Langue

Zoom

Pourquoi est-ce que ces peuples autochtones en colère "ruinent" la protestation?

Date de publication: 
Mercredi, 8 Novembre, 2017
Par: 
Tara Houska

Traduction d’un article de Tara Houska, juriste Anishinaabe, sur le site de Honor the Earth.

Chers alliés,

Tout au long de cette lutte que nous menons pour l'avenir de nos enfants, un sujet profondément problématique continue à s’immiscer dans le débat. Je constate que beaucoup d’entre vous ne font que découvrir maintenant l'idée d'inclure les communautés affectées lorsqu’il s’agit de protéger les terres et les ressources naturelles. Je reconnais que beaucoup d’entre vous ne connaissent pas les droits et les luttes des peuples autochtones, que notre complexité et notre traumatisme ne vous sont pas familiers. Je reconnais que le récit colonial a fait de son mieux pour s'assurer que les peuples autochtones soient presque entièrement effacés de la conscience sociale.

Trop souvent, je vois les droits autochtones traités comme un simple sujet de conversation. Trop souvent, je fais face à ceux qui parlent des peuples autochtones, qui croient pouvoir mieux défendre nos droits que nous. Trop souvent, j'entends des ONG et des alliés non autochtones dénoncer «l'agressivité» et «le comportement intimidant» des peuples autochtones. J'ai même entendu dire que ces autochtones «agressifs» devraient être mis de côté en tant qu'agitateurs extérieurs au mouvement. Agitateurs extérieurs. Réfléchissez un moment. «Terres volées» n'est pas un slogan sur un t-shirt, c'est une réalité que les peuples autochtones vivent chaque jour. "Indigène" n'est pas un mot sur une feuille de papier ou sur une photo colorée et pittoresque d’autochtones, c'est ce que nous sommes.

La survie de la Terre Mère nous unit tous en tant qu'êtres humains. Nous combattons côte à côte pour les générations futures. J'ai beaucoup de camarades, d'alliés, de complices et d'amis incroyables qui luttent pour l'avenir.

Réforme du code minier : revue d'info (janvier 2017)

Date de publication: 
Mercredi, 25 Janvier, 2017
Par: 
ALDEAH

la campagne : stopgazdeschiste.org

JANVIER 2017

L'Assemblée vote la proposition de loi, mais le Sénat ne l'examinera pas avant la fin de la législature : http://www.aldeah.org/fr/lassemblee-vote-linterdicti...

Le texte de la proposition de loi

... portant adaptation du code minier au droit de l'environnement (N° 890) que l'Assemblée nationale a adopté en 1ère lecture, le 25 janvier 2017, et qui sera transmis au Sénat : www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/ta/ta0890.pdf

Code minier : une réforme au goût amer votée à l’Assemblée nationale

Amis de la Terre

Le 25 janvier 2017 – Après de longues heures de débat, les députés viennent d’adopter la proposition de loi visant à adapter le code minier au droit de l’environnement. Cette réforme, attendue et annoncée depuis plus de cinq ans, laisse aujourd’hui un goût amer. En effet, si certaines améliorations ont pu être adoptées - bien souvent malgré l’opposition du gouvernement et du rapporteur – (1), les problématiques centrales du code minier n’ont pas été résolues, telle que le droit de suite. Surtout, cette réforme arrive bien tard et risque de ne pas aboutir, la session parlementaire se terminant dans un mois. Les Amis de la Terre regrettent une opportunité manquée de voter un texte plus ambitieux, qui aurait pu notamment donner des garanties et des outils à l’Etat pour tourner la page des énergies fossiles.

C’est après deux jours de débat qu’une des dispositions les plus attendues a été votée : l’interdiction de l’exploration et l’exploitation « des hydrocarbures non conventionnels », quelle que soit la technique utilisée. Ce vote reflète en réalité le bilan mitigé de l’examen de cette proposition de loi, car cette interdiction ne porte en réalité que sur les gaz et huiles de schiste, en excluant les autres hydrocarbures non conventionnels comme le tight gas et surtout les gaz de couche, dont l’impact environnemental et climatique est pourtant tout aussi important.

Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industries extractives aux Amis de la Terre France, commente : « L’exclusion des gaz de couche ne repose sur aucun argument scientifique, et n’a rien d’un hasard : c’est le fruit des pressions des industriels, car c’est le seul hydrocarbure non conventionnel qui fait actuellement l’objet d’explorations en France. L’urgence climatique exige pourtant qu’on cesse immédiatement tout investissement dans les énergies fossiles, à commencer par les hydrocarbures non conventionnels » (2).

Ramasse miettes de presse






Bonjour,

Jour de pluie, jour de couture; j'ai sorti la vieille machine à
coudre (120 v) et hop points droits et zigzag. j'aime bien.




HORS SUJET, QUOIQUE !:

  • width="47" height="31">17-11-20 - Ligue des Droits de
    l'Homme
    - "Alerte de la commission des Droits de
    l’Homme sur le traitement des personnes migrantes"
    (en
    fichier joint)

Sur le site bastamag.net, en date du 23 novembre 2017: "Lancement
des États généraux pour une autre politique migratoire"

:

href="https://www.bastamag.net/Lancement-des-Etats-generaux-des-migrations-pour-une-autre-politique-migratoire">https://www.bastamag.net/Lancement-des-Etats-generaux-des-migrations-pour-une-autre-politique-migratoire

Sur le site cncd.be, en date du 22 novembre 2017: "Sahara
occidental : un an après la décision de la Cour de Justice, où
en est-on ?"
:

href="https://www.cncd.be/Sahara-occidental-un-an-apres-la">https://www.cncd.be/Sahara-occidental-un-an-apres-la

Sur le site reporterre.net, en date du 23 novembre 2017: "Bruno
Latour : « Défendre la nature : on bâille. Défendre les
territoires : on se bouge »"
:

Lire la suite »

Sources et ressources

Industrie minière

Liste des permis et de demandes de permis de recherche de métaux en France métropolitaine : ici

Quelques liens utiles pour en savoir plus sur les enjeux et les impacts de l’industrie minière : un début de recensement de sources documentaires (articles, sites Internet, etc.) en français.

Sur ALDEAH

Brochures et Dossiers

Gaz et huile de schiste, testez vos connaissances sur les hydrocarbures de roche mère

Afin de tester vos connaissances en la matière, la coordination des collectifs du nord de la Loire vous propose quelques questions..., mais aussi, dans un grand élan de générosité, ses réponses (rassurez-vous, aucun contrôle de connaissances n'est prévu lors de la manifestation).

Campagnes & Actions

Rencontres des Occupations et des Résistances Rurales à Casa Selba

Date de publication: 
Jeudi, 6 Juillet, 2017
Par: 
IACAM !

 

Pour la défense des occupations rurales et du territoire!

L'occupation rurale?

L'occupation à la campagne est une pratique politique qui n'est pas aussi connue que le squat en ville. Mais elle existe et elle est forte dans de nombreux endroits du monde. Selon les motifs qui amènent à occuper des terres, les caractéristiques des occupations sont différentes. Il y a celles qui se mettent en place pour défendre des lieux contre de Grands Projets Inutiles (la ZAD de NDDL, le No-TAV en Val de Suse, les Anti-MAT en Catalogne), celles qui essayent de défendre des forêts contre des entreprises énergétiques (forêt de Hambach à Cologne) ou touristiques (la ZAD de Roybon) ou celles qui repeuplent des villages abandonnés.Cette dernière forme est particulièrement répandue en Espagne, surtout dans les Pyrénées, dans la province de Huesca. Les motifs peuvent être différents, par contre les objectifs poursuivis sont assez semblables : la défense du territoire, l'expérimentation de nouvelles façons de vivre et la recherche d'émancipations individuelles et collectives.

Il y a 20 ans, le village squatté de Sasé a été expulsé; c'était un village abandonné qui se trouve à La Solana (Huesca). Depuis cet événement, les occupations de villages jouissent d'une certaine tranquillité. Par contre, ces derniers mois la répression s'est accrue et on sent à nouveau peser une vraie menace sur ces villages. Des camarades qui habitent à Fraguas (Castilla-la-Mancha) doivent faire face à un procès qui veut les condamner à 4 années de prison pour chacun-e et à 26000 euros d'amende pour payer la destruction des maisons qu'ils/elles ont eux-mêmes reconstruites. A Urniza (Navarre) des camarades font face aussi à des pressions de la part des gardes forestiers ; ils/elles ont reçu une lettre d'expulsion et ils/elles attendent la réaction de l'administration qui les menacent. Dans d'autres villages squattés de la province de Huesca, ils/elles subissent des pressions diverses, que ce soit des amendes, des menaces, ou des tentatives de négociation mensongère, etc. Pour finir, les camarades de Casa Selba (Huesca), sont les premier.e.s à subir la répression chez elles/eux. Le 25 mai 2017, ils/elles ont été convoqué.e.s à un procès pour usurpation, à l'issu duquel ils/elles ont été acquité.e.s. Par contre, ils/elles courent toujours le risque d'être éxpulsé.e.s, et ils/elles se demandent quelles voies répressives utiliseront celles/ceux qui détruisent le territoire.

C’est pour cela que nous lançons un appel à solidarité et au soutien international, pour pouvoir résister à une probable expulsion. Mais aussi pour être uni.e.s car nous savons que malgré la répression, les occupations de terres seront toujours fortes et vivantes. Nous allons donc organiser les Rencontres des Occupations et des Résistances Rurales à Casa Selba, du 8 au 17 septembre 2017. Nous vous tiendrons informé.e.s à mesure que ces Rencontres prendront forme. Nous souhaitons inviter toutes les personnes qui désirent défendre des territoires menacés de destruction, partager et apprendre. Nous vous demandons de réserver ces dates-là et de vous mettre en contact avec nous pour qu'on puisse organiser ces Rencontres au mieux !

Agenda