Equateur

Démocratie participative et « inclusive » à Cotacachi (Equateur)

Dans le canton de Cotacachi (Imbabura, Equateur), aussi bien la résistance à l’industrie minière que la construction des alternatives à celle-ci ont trouvé un terrain d’expression au niveau du gouvernement local. Son dirigeant indigène, Auki Tituaña, élu pour la première fois en 1996 (puis réélu en 2000 et en 2004), est arrivé à la tête du canton avec un programme visant à promouvoir « l’inter-culturalité» et la participation populaire dans la gestion des affaires locales.

Pour atteindre cet objectif, une Assemblée d’Unité Cantonale est créée. L’instance de réflexion, planification et suivi, déclinée en 6 comités thématiques, elle rassemble les représentants de la société civile selon les principes de parité entre les hommes et les femmes et entre les ressortissants des trois territoires constitutifs du canton (zone andine, Intag et zone urbaine). C’est au sein de l’Assemblée que sont discutés et votés les différents axes de développement du canton et son budget.

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Ecotourisme solidaire dans Intag (Equateur) : des vacances utiles

Junin cabanaPlusieurs initiatives d’écotourisme communautaire permettent aux voyageurs de découvrir les trésors de la cordillère du Toisan et de constater par eux-mêmes que l’exploitation des ressources naturelles n’est pas l’unique option pour l’avenir de cette région. Parmi celles-ci, le projet éco-touristique de Junin est probablement le plus emblématique : situé dans la plus grande réserve communautaire d’Intag, tout près des concessions appartenant aujourd’hui à l’entreprise canadienne Ascendant Copper Corporation, il représente, pour les deux communautés qui en ont la charge, une alternative directe au développement minier de la zone.

Séjourner à Junin c’est donc aussi soutenir ses habitants dans leur lutte contre le projet de construction d’une mine de cuivre à ciel ouvert qui forcerait le déplacement d’entre 100 et 200 familles et détruirait le village.

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Révocation de 587 permis miniers en Equateur : un espoir pour les régions en lutte

Le 25 janvier dernier, le Ministère des Mines et de Pétrole de l'Equateur a annulé 587 concessions appartenant à des sociétés minières, pour cause de défaut de paiement des droits annuels de conservation (1 à 16$ par héctare). 536.387,58 hectares sont ainsi repris par l'Etat. Parmi les concessions annulées, deux faisaient partie du projet minier de Junin (Intag) d'Ascendant Copper Corporation, l'origine d'un conflit qui opposait l'entreprise à la population depuis 2002.

Deux jours plus tard, le Ministère des Mines officialisait la décision de poursuivre la révision des concessions minières, portant désormais sur l'ensemble de concessions octroyées par le pays (4112). Sont ainsi menacées d'annulation toutes les concessions en phase d'exploration qui n'auraient réalisé aucun investissement en date du 31 décembre 2007, celles qui n'auraient pas payé les droits de conservation ou encore celles qui se trouvent dans des zones protégées. Cette mesure du gouvernement est un premier pas dans la révision de la législation minière, ayant pour objectif d'accroitre le contrôle de l'Etat sur le secteur.
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Procès contre Chevron Texaco en Equateur

En mai 2003 s’ouvre en Equateur le « procès environnemental du siècle » contre la compagnie pétrolière étatsunienne Chevron-Texaco.
Une douzaine de communautés souffrent jusqu’à ce jour des conséquences de la pollution générée par les activités de la compagnie pétrolière dans la forêt amazonienne. En 28 ans de présence, Texaco a contaminé une vaste zone du territoire national, rejetant des déchets toxiques et des « eaux de formation » (eaux utilisées dans le processus d’exploitation pétrolière) dans les estuaires et les fleuves utilisés par plus de 30 000 personnes comme source d’eau potable, d’irrigation et de pêche. La pollution très importante des eaux et des sols a des conséquences catastrophiques pour la santé des populations de la zone, où les taux enregistrés de cancers, leucémies, problèmes digestifs et respiratoires sont sensiblement supérieurs à ceux du reste du pays. De nombreuses personnes ont dû abandonner leurs terres et ceux qui restent n’ont d’autre choix que de consommer une eau au goût de pétrole et de cultiver des terres empoisonnées.

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Intag, Equateur : non à la mine de cuivre à ciel ouvert

Rio IntagLa zone d’Intag (environ 1680 km²) correspond à deux-tiers du canton Cotacachi, lui-même appartenant à la province d’Imbabura, située dans le nord-ouest de l’Equateur. Cette région, un réservoir de biodiversité unique au monde est également riche en cuivre. Depuis le milieu des années 1990, pour préserver leur terre et pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir, les habitants d’Intag font front aux compagnies minières étrangères. L’exploration minière est dans un premier temps conduite par une filiale de Mitsubishi (Bishi Metals). En 1997, la résistance de la population pousse les Japonais à abandonner leur projet, mais dès 2004 l’entreprise canadienne Ascendant Copper Corporation rachète les concessions.
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Equateur : le rapport d’expert de la Cour demande à Texaco plus de 16 000 millions de dollars de compensation.

Début avril (2008), Richard Cabrera, expert désigné par la Cour supérieure de Nueva Loja dans le cadre du procès mené par les indigènes d’Amazonie contre la multinationale Chevron Texaco, a remis au juge le rapport d’évaluation des dégâts environnementaux et du montant de l’indemnisation que la compagnie états-unienne, devra, si elle est condamnée, verser à l’Equateur et aux victimes des pollutions. Le rapport d’expert évalue les dégâts environnementaux à près de 8000 millions de dollars. De plus, toujours selon le rapport, les «gains illicites» de Texaco s’élèvent à 8000 millions de dollars supplémentaires qui devraient, si la Cour le décide, être reversés aux victimes des pollutions.

En savoir plus : Procès contre Chevron Texaco en Equateur

Presse : El Commercio El Universal

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