Langue

Roumanie

Articles

Solidarité avec Rosia Montana

Date de publication: 
Dimanche, 2 Février, 2014
Par: 
Rosia Montana Paris / coll. ALDEAH

Source : http://legiovhispana.blogia.com/Source : http://legiovhispana.blogia.com/>> Journée de Rosia Montana à Pairs. Jeudi 6 février, de 19h à 22h, Eglise St Sulpice, Crypte St François, 35, rue St. Sulpice 75006 Paris. Plus d'information ici

A ciel ouvert

Rosia Montana est un petit village situé au cœur de la Transylvanie roumaine. C’est aussi la plus ancienne cité minière du pays, dont l’existence est attestée par des documents historiques datant d’il y a 1883 ans. Son patrimoine naturel, culturel et historique est d’une valeur inestimable. Aujourd’hui, un projet d’exploitation d’or et d’argent à ciel ouvert menace de détruire ce village. Ce projet,  l’un des plus importants au monde, est mené par la compagnie canadienne Rosia Montana Gold Corporation (RMGC). Pour extraire quelques 300 tonnes d’or et 1600 tonnes d’argent, celle-ci projette d’utiliser quotidiennement 20 tonnes d’explosifs, ainsi que plus de 12 000 tonnes de cyanure par an, soit 12 fois le volume total de cyanure utilisé annuellement par l’ensemble des secteurs industriels en Europe. 

Les déchets d’exploitation seront stockés dans une zone dont le sol est perméable, ce qui, selon l'Institut roumain de la géologie, risque d’entrainer l’infiltration du cyanure dans la nappe phréatique. On estime que l’exploitation générera entre 250 et 500 millions de tonnes de stériles de cyanuration (concentrés cyanurés). La compagnie laissera derrière elle un lac de cyanure (215 millions de mètres cubes) et un barrage de rétention.

De Notre-Dame des Landes à Rosia Montana


Depuis 11 ans que Tatiana vit avec moi sur la ferme, c'était une première pour nous de revenir dans son pays d'origine au moment des fêtes de Noël. L'accueil fût à la hauteur.
Paysans engagés contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, nous avions entendu parler du projet de mine d'or et d'argent à Rosia Montana, situé à 150 kilomètres de notre lieu de villégiature.
Nous y sommes allés le 26 décembre 2013 et avons pu rencontrer Eugen David, paysan de son état et président d'Alburnus Maior (l'équivalent local de l'Acipa).
Rosia Montana est une petite cité minière des monts Apuseni (Nord-Ouest de la Roumanie). L'expoitation de l'or y est ancienne mais en 1999 l'Etat Roumain qui le gérait décide que ce n'est plus rentable et cesse l'activité.
Barricade notre Dame des LandesBarricade notre Dame des Landes

Dès l'année 2000, il concède à la société canadienne RMGC (Rosia Montana Gold Corporation) la recherche et l'exploitation de nouveaux gisements. Il s'agirait d'extraire 315 tonnes d'or et 1480 tonnes d'argent. Pour cela il faut arraser 4 montagnes qui entourent la cité minière et construire dans la vallée en contre-bas d'une des montagnes un bassin de rétention de 4 kilomètres de long sur 2 de large. Pour extraire l'or et l'a

rgent il serait nécessaire d'utiliser 12 000 tonnes de cyanure par an.
Quand la RMGC présente son projet à la population elle ne doute pas car il permettra une nouvelle prospérité à Rosia Montana. Elle rassure la population sur le côté «innofensif» du cyanure même à 1000 tonnes par mois.

Gaz de schiste : sur les barricades de Pungeşti, en Roumanie

C’est devenu le cauchemar de la multinationale américaine Chevron. Depuis octobre dernier, les habitants du petit village de Pungeşti, en Roumanie, s’opposent aux travaux d’exploration des gaz de schiste. Antoine Simon et David Heller, de l’ONG Friends of the Earth Europe, étaient sur place le 7 décembre dernier. « Leur périlleux combat illustre le ton de la bataille qui commence à se mener aux quatre coins de l’Europe contre l’expansion européenne de ce nouveau type d’énergie extrême », assurent-ils. Témoignage en images.

Roumanie - Tous les contenus

Brève Mine de Rosia Montana / Gabriel Resources attaque la Roumanie auprès de la banque mondiale : 4 milliards de dollars demandés.
Brève Après la Pologne et la Lituanie, Chevron abandonne sa quête de gaz de schiste en Roumanie
Communiqué Communiqué de presse du réseau euro-maghrébin contre le gaz et le pétrole non-conventionnels et l'extractivisme
Événement Journée de Rosia Montana à Paris
Article Solidarité avec Rosia Montana
Article de presse De Notre-Dame des Landes à Rosia Montana
Événement Les luttes des peuples contre l'exploitation minière, alternatives de résistance face à l'extractivisme
Événement Rassemblement à Bruxelles, le 16 janvier 2014 à 18h30 devant l'ambassade des Etats-Unis
Article de presse Gaz de schiste : sur les barricades de Pungeşti, en Roumanie
Communiqué Violente répression policière contre les opposants à un forage CHEVRON visant du gaz de schiste à PUNGESTI en Roumanie
Communiqué ALERTE Gaz de Schiste : Repression violente en Roumanie
Brève Roumanie (Pungesti) : répression de l'opposition au x gaz de schiste
Brève Roumanie : nouveau revers pour un projet canadien de mine d'or
Brève Roumanie : Chevron suspend ses activités après des protestations
Brève Roumanie : un village se révolte contre Chevron
Brève Roumanie: le gouvernement fait marche arrière sur un projet de mine d'or
Brève Roumanie: des milliers de personnes manifestent contre les gaz de schiste
Article de presse Un village roumain refuse de devenir une mine d’or
Article Il y a 10 ans : le nord-est de la Hongrie ravagé par le cyanure. Hongrois et Roumains luttent contre la pollution

Brèves

Mine de Rosia Montana / Gabriel Resources attaque la Roumanie auprès de la banque mondiale : 4 milliards de dollars demandés.

La compagne canadienne Gabriel Resources poursuit l'Etat roumain auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (tribunal arbitral de la Banque Mondiale), via une filiale basée à Jersey, ce qui lui permet d'invoquer le traité d'investissement signé entre le Royaume Uni et la Roumanie. Selon l'entreprise, la Roumanie paralyse le projet de mine d'or de Rosia Montana. Elle demande 4 milliards de $ de compensation.
Lire la suite »

Après la Pologne et la Lituanie, Chevron abandonne sa quête de gaz de schiste en Roumanie

New York - Le groupe pétrolier américain Chevron a abandonné ses efforts de prospection de gaz de schiste en Roumanie, le dernier pays européen où il était encore actif dans ce domaine.

Après l'arrêt de ses projets en Pologne, Ukraine et Lituanie, cela nous laissait la Roumanie où nous sommes en passe d'abandonner nos intérêts dans les concessions accordées par le gouvernement local, a indiqué un porte-parole de l'entreprise au Wall Street Journal.

Ce responsable n'a pas précisé les raison de cette décision.
Lire la suite »

Roumanie (Pungesti) : répression de l'opposition au x gaz de schiste

PUNGESTI (Roumanie) - Plusieurs centaines de gendarmes sont intervenus en force lundi à l'aube contre des villageois de Pungesti (nord-est de la Roumanie) qui organisent depuis deux mois un sit-in pour empêcher la compagnie américaine Chevron de lancer l'exploration pour les gaz de schiste, a constaté un correspondant de l'AFP.
Lire la suite »

Roumanie : nouveau revers pour un projet canadien de mine d'or

La compagnie canadienne Gabriel Resources attend depuis près de quatorze ans le feu vert pour pouvoir implanter une mine d'or à Rosia Montana, un village roumain à 430 km de Bucarest. Mais une commission du Parlement roumain vient de repousser encore un peu plus cette idée, en rejetant, lundi 11 novembre, un projet de loi controversé qui devait en ouvrir la voie.
Lire la suite »

Documents

Violente répression policière contre les opposants à un forage CHEVRON visant du gaz de schiste à PUNGESTI en Roumanie

Date de publication: 
Lundi, 2 Décembre, 2013
Par: 
Collectifs français anti gaz et pétrole de schiste et de houille

COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PETROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE* - Le 2 décembre 2013 - LA GUERRE DU GAZ DE SCHISTE AURAIT-ELLE COMMENCÉ EN EUROPE ?

Ce 2 décembre, en pleine nuit, plusieurs centaines de policiers anti-émeute, venus de toute la Roumanie ont envahi le camp de résistance à Pungesti, camp installé sur des terrains privés pour lutter contre un forage de la compagnie Chevron visant du gaz de schiste. Ils ont arrêté ou chassé les occupants, y compris femmes, vieillards et enfants, avec une extrême violence, qui a nécessité des hospitalisations et semé la frayeur dans le camp et le village. Relâchés dans la matinée, les manifestants ont écopé d’amendes. Des charges pénales pèsent sur deux d'entre eux, selon nos dernières informations.

Les routes sont bloquées, la zone est déclarée "zone spéciale d'intervention", interdisant à tout journaliste d'y accéder. Comme les faits se sont passé nuitamment, il a été difficile pour les occupants du camp de filmer afin de rapporter la violence de ces faits (1) et (2).
Pendant ce temps la police fait un travail de désinformation, criminalisant les opposants à ce forage, et permettant l'installation sur place du matériel de forage, sous haute garde.

Pourquoi un tel déploiement guerrier, qui fait suite à un précédent assaut, le 16 octobre dernier - lequel avait déjà fait plusieurs blessés parmi les habitants du village - et à la décision de Chevron de suspendre ses activités sur le site, sous la pression internationale ? Tout simplement parce que cette multinationale, première responsable des émissions mondiales de gaz à effet serre (3), veut faire quelques bénéfices supplémentaires en forant des puits de gaz de schiste à Pungesti et que les habitants ne l'entendent pas ainsi. De quel droit cette multinationale violente-t-elle ainsi les habitants, avec le soutien du gouvernement d’un pays membre de l’Europe ? N'ont-ils plus le droit de vivre parce qu'ils habitent sur des réserves supposées d'hydrocarbures ? Les quelques futurs bénéfices de Chevron valent-ils plus que les vies de tous les habitants de la région ?