En 2007, l’Equateur, dont les ressources économiques dépendent du pétrole, annonce qu’il est prêt à renoncer à l’exploitation de ses gisements les plus importants : ceux du Yasuni, un parc qui abrite une richesse et une biodiversité exceptionnelle, classé par l’UNESCO réserve mondiale de la biosphère.
En contrepartie, Rafael Correa, président de ce petit pays, demande une compensation financière au titre de sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Il propose un marché où Nord et Sud seraient gagnants : faire un premier pas dans l’ère post-pétrole et donner les moyens à ce pays pauvre de préserver son capital naturel et de mettre en place un modèle de développement durable.
[img_assist|nid=377|title=Le parc Yasuni (ITT)|desc=|link=node|align=left|width=96|height=128]Sigle venant du nom des trois forages d'exploration se trouvant dans la zone : Ishpingo-Tambococha-Tiputini. Consiste à laisser sous terre quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le parc Yasuní en Equateur, une réserve naturelle contenant une des plus importantes biodiversités au monde.