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« Plutôt que décroissance, il faut penser bien-être et démocratie »

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
David Servenay
Date de publication: 
Samedi, 31 Juillet, 2010

Rapports Nord/Sud, modèles de production, Grenelle : l'agronome Marc Dufumier revient sur les défis du monde paysan.

Marc Dufumier n'a jamais la langue dans sa poche. Ni pour ses étudiants d'AgroParisTech, où il occupe la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole, ni pour les politiques qu'il a abordé au moment du Grenelle de l'environnement.

Agronome bio, passé par le privé avant d'enseigner, il milite pour un « virage à 90 degrés » du monde agricole, tout en se méfiant de la décroissance. Entretien.

 

Pourquoi les agriculteurs du Nord ne parviennent-ils pas à nourrir l'humanité aujourd'hui, compte tenu des progrès effectués depuis cinquante ans ?

 

La réponse est facile : la faim naît de la pauvreté des gens du Sud.

Les agriculteurs du Nord sont, c'est vrai, excédentaires pour les produits de première nécessité (céréales, légumes secs, viande...). Ils pourraient donc nourrir le monde entier : il faut 200 kilos d'équivalent céréales par an pour nourrir un habitant, et la production mondiale totale est déjà de 330 kilos par habitant.

Mais voilà, les gens sont pauvres, dans les pays du Sud, mais aussi en France, aux Etats-Unis, en Argentine ou au Brésil. Les 130 kilos d'excédents vont ailleurs, vers des marchés solvables, comme les usines d'aliments pour bétail. Et depuis peu, une part de cette énergie alimentaire va aussi abreuver nos voitures sous la forme de bio-carburants.Lire la suite

 

 

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