Pobre este gobierno que no puede generar otro desarrollo
Intervention de Raúl Zibechi, journaliste et écrivain uruguayen, dans le cadre du débat « Tensions entre extractivisme et redistribution dans les processus de changement en Amérique latine » au Forum Social des Amériques. Asunción, Paraguay, août 2010.
Je vais aborder quatre aspects relatifs au lien qui existe entre l’extractivisme et la redistribution, étant entendu que ce lien implique des relations de pouvoir.
Absence de débat sur le modèle
Une première tension est celle de l’absence de débat autour du modèle. D’une manière générale, les gouvernements ont admis et assumé que c’est le seul modèle viable et possible, nécessaire pour aller de l’avant. Et il n’y a pas de débat. Les gauches, nous nous sommes renforcées, les mouvements sociaux nous nous sommes consolidés dans notre trajectoire en discutant, en débâtant, en nous interpellant, en nous confrontant à nos problèmes. Il n’est pas nécessaire de rabaisser le niveau du débat, de fuir le débat, pour continuer d’être de gauche ou pour accorder un certain soutien aux gouvernements.