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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Gaz de schiste : un chantier Total mis à l'arrêt au Danemark

06.05.15. - Après avoir retrouvé un produit chimique interdit, les autorités danoises ont décidé d'arrêter un chantier d'exploration de gaz de schiste de Total. Le site sera resté ouvert deux petits jours.

Ils ont utilisé un produit qui ne faisait pas partie de ceux autorisés", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Direction de l'énergie, Ture Falbe-Hansen, au lendemain de la décision. Selon la télévision publique DR, le produit est appelé Null Foam, et jugé dangereux pour l'environnement.

Un cadre danois de Total interrogé par la chaîne, Henrik Nicolaisen, a dit ne pas comprendre cette décision. "Nous sommes en contact avec aussi bien la commune que la Direction de l'énergie depuis février, et nous pensions que nous étions tous d'accord sur le fait que la substance pouvait être utilisée", a-t-il déclaré. Total avait obtenu en juillet l'autorisation de creuser un puits d'exploration dans le Vendsyssel, l'extrêmité nord du pays.

Le gaz de schiste est une forme d'hydrocarbures dite "non conventionnelle", dont l'exploitation nécessite l'usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique. Le Danemark, avec d'autres pays européens comme le Royaume-Uni, la Pologne ou la Roumanie, fait partie des États favorables à l'exploitation de cette ressource que d'autres rejettent par crainte pour les dégâts sur l'environnement.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Jérôme Ferrier : l'avenir du gaz ne dépend pas des gaz de schiste - Journal de l'environnement (Abonnement)

Google actu "Schiste" - mer, 06/05/2015 - 19:21

Journal de l'environnement (Abonnement)

Jérôme Ferrier : l'avenir du gaz ne dépend pas des gaz de schiste
Journal de l'environnement (Abonnement)
A quelques jours de l'ouverture du Congrès mondial du gaz, Jérôme Ferrier, patron de l'union internationale du gaz, a reçu le JDLE. L'occasion d'évoquer les gaz de schiste à la française, la place du gaz naturel dans le PEC 2030, et la sécurité ...

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Oklahoma : le lien entre exploitation de gaz de schiste et ... - Libération

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L'exploitation des pétroles non conventionnels n'est pas sans risque pour la nature. En Alberta, au Canada, les sables bitumineux posent question ; une problématique explorée dans le jeu Fort McMoney, dont Libération est partenaire. Plus au sud, c'est ...

Gaz de schiste : un chantier Total mis à l'arrêt au Danemark - Boursorama

Google actu "Schiste" - mer, 06/05/2015 - 14:34

Boursorama

Gaz de schiste : un chantier Total mis à l'arrêt au Danemark
Boursorama
Le gaz de schiste est une forme d'hydrocarbures dite "non conventionnelle", dont l'exploitation nécessite l'usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique. Le Danemark, avec d'autres pays européens comme le Royaume-Uni, la Pologne ...
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Gaz de schiste: le Danemark arrête un chantier Total à cause d'un ...Actualités Techniques de l'Ingénieur

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Gaz de schiste: à cause d’un produit interdit, le Danemark stoppe le chantier de TOTAL

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Gaz de schiste: le Danemark arrête un chantier Total à cause d'un ... - Romandie.com

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Copenhague - Les autorités danoises ont indiqué mercredi avoir arrêté un chantier d'exploration de gaz de schiste du français Total dès le deuxième jour à cause d'un produit chimique interdit. Ils ont utilisé un produit qui ne faisait pas partie de ...

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Des produits chimiques de l'exploitation du gaz de schiste détectés ... - Al Huffington Post

Google actu "Schiste" - mar, 05/05/2015 - 18:03

Al Huffington Post

Des produits chimiques de l'exploitation du gaz de schiste détectés ...
Al Huffington Post
L'étude aborde la question des risques potentiels sur les nappes d'eau phréatiques, l'un des principaux arguments contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. Un mouvement de contestation se poursuit depuis plus de quatre mois au sud du pays, ...

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Des produits chimiques de l'exploitation du gaz de schiste détectés ... - Al Huffington Post

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Al Huffington Post

Des produits chimiques de l'exploitation du gaz de schiste détectés ...
Al Huffington Post
L'étude aborde la question des risques potentiels sur les nappes d'eau phréatiques, l'un des principaux arguments contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. Un mouvement de contestation se poursuit depuis plus de quatre mois au sud du pays, ...

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TAFTA

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/05/2015 - 10:12
source: contexte

Arbitrage : un ancien haut fonctionnaire de l’ONU appelle à suspendre les négociations [UE]. Le professeur de droit international et défenseur des droits humains Alfred de Zayas estime que les mécanismes d’arbitrage entre investisseurs et États, inscrits dans les accords commerciaux, ont permis aux grandes entreprises de bloquer certaines politiques publiques, rapporte le Guardian. L’expert publiera un rapport sur le sujet, a-t-il expliqué.


Tafta ou climat : sept questions à François Hollande et au gouvernement

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/05/2015 - 10:01

04 mai 2015 |  Par Maxime Combes

source: blog mediapart

Interrogé à plusieurs reprises, le gouvernement nie les implications climatiques du Tafta. A l’occasion de l’audition de Matthias Fekl, ce mardi 5 mai, à l’Assemblée nationale, voilà sept questions documentées, comme autant d’arguments, à ce sujet : Tafta ou climat, il faut choisir !

Dans une même phrase, un même discours, une même journée, François Hollande n’hésite pas à dire qu’il souhaite obtenir un accord historique entre les Etats-Unis et l’Union européenne (Tafta), et ensuite qu’il veut laisser « sa trace dans l’histoire » avec un « accord historique » lors de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique à Paris à la fin de cette année. De notre point de vue1, il y a clairement un « historique de trop ».

Ce mardi 5 mai, les commissions des affaires économiques et des affaires européennes de l’Assemblée nationale auditionnent Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur, en amont du Conseil Affaires étrangères (commerce) de l’Union européenne du 7 mai. Voici sept questions, documentées, que nous poserions à Matthias Fekl, si nous étions parlementaires.

1. Pourquoi le gouvernement français accepte-t-il que le mandat de négociations du Tafta ne compte aucune référence aux exigences climatiques ?

François Hollande clame haut et fort sa conversion à l’urgence climatique. Au point de s’être auto-décerné, avec Barack Obama, un rôle de « leadership » en la matière au printemps dernier dans une tribune conjointe. Pourtant, l’Union européenne et les Etats-Unis négocient un accord transatlantique sans que les exigences climatiques ne soient prises en compte. Ainsi, le mandat de négociations2 que les Etats-membres de l’UE ont confié à la Commission européenne, pourtant très détaillé sur les principes commerciaux à mettre en œuvre, n’évoque tout simplement pas l’urgence climatique : aucune mention de la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), de l’objectif de rester en deçà des 2°C de réchauffement global d’ici à la fin du siècle, ou de l’urgence de mettre en œuvre une transition énergétique qui soit à la hauteur de ces enjeux. PourquoiFrançois Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, ne proposent-ils pas de revoir le mandat de négociations pour y intégrer, noir sur blanc, ces objectifs ?

2. Pourquoi poursuivre des négociations qui vont accroître les émissions de GES ?

Les études d’impact que la Commission européenne utilise pour justifier le bienfondé des négociations indique très clairement que la libéralisation des échanges transatlantiques génèrerait une hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) de quatre à onze milles tonnes de CO2 par an. Cette hausse, même limitée, n’est-elle pas contraire aux exigences climatiques que l’Union européenne et ses Etats-membres, donc la France, se sont fixées ? Si l’urgence climatique est telle qu’il faille réduire urgemment et drastiquement les émissions de GES comme nous y invitent les derniers rapports du GIEC, est-il acceptable de poursuivre des négociations qui vont les augmenter de façon certaine ? Pourquoi François Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, acceptent de poursuivre des négociations qui augmentent les émissions de GES et renforcent le réchauffement global ?

Commentaire : cette question n’est pas secondaire. La contribution du commerce mondial de marchandises aux dérèglements climatiques est considérable : le fret serait responsable de 10 % des émissions mondiales. On peut même calculer que la globalisation des échanges (diversification des marchandises, dégroupage de la production, gonflement du volume des échanges) et la logistique de la mondialisation contribuent à plus de 20 % des émissions globales. N’est-il pas temps de s’attaquer à ce problème ?

© Olivier Tétard, licence Creative Commons BY-SA.

3. Pourquoi poursuivre des négociations qui encouragent l’exploitation d’hydrocarbures de schiste et de sables bitumineux ?

Sous couvert de garantir sa « sécurité énergétique », l’UE veut libéraliser le commerce et les investissements transatlantiques en matière d’énergie et de matières premières. Alors qu’il est muet sur le climat, le mandat de négociations est très clair à ce propos3. Comme le montrent des documents fuités dans la presse américaine en mai et juillet derniers4, l’UE souhaite lever les restrictions américaines à l’exportation de gaz naturel et de pétrole brut. Une série de dispositions prévoit même de faciliter les investissements et l’octroi de licences de prospection, d’exploration et de production d’hydrocarbures aux entreprises étrangères des deux côtés de l’Atlantique. La France et l’Allemagne ont explicitement appuyé cette approche. Si les attentes de l’UE étaient acceptées, l’industrie pétrolière et gazière serait encouragée à étendre la frontière d’extraction du pétrole issu des sables bitumineux ainsi que l’usage de la fracturation hydraulique pour accroître la production d’hydrocarbures de schiste. Soit deux des sources d’énergies les plus polluantes et dévastatrices que l’on connaisse sur la planète. Pour être acheminés de l’autre côté de l’Atlantique, ce gaz et ce pétrole nécessitent des investissements colossaux – plusieurs centaines de milliards de dollars – des deux côtés de l’Atlantique dans la construction de nouveaux pipelines, raffineries et usines de liquéfaction et regazéification. Des investissements qui renforceront la dépendance de l’UE aux énergies fossiles et des montants qui ne seront pas consacrés à la ransition énergétique. PourquoiFrançois Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, acceptent de poursuivre des négociations qui encouragent l’exploitation d’énergies fossiles et retardent la transition énergétique en Europe ?

4. Pourquoi poursuivre des négociations qui sabotent déjà la lutte contre les dérèglements climatiques ?

Fin septembre 2014, la Commission européenne et le Canada ont annoncé avoir finalisé leurs négociations commerciales (Ceta). Quelques jours plus tard, l’Union européenne renonçait5 à restreindre l’importation du pétrole issu des sables bitumineux. Pour obtenir ce résultat, Stéphane Harper, le premier ministre canadien, allié aux multinationales du pétrole, a multiplié les pressions diplomatiques6 auprès des responsables politiques européens, en mettant dans la balance le Ceta, pour que la directive européenne sur la qualité des carburants ne discrimine pas négativement le pétrole canadien. Depuis le gouvernement français a jugé que cet accord était un « bon accord ». Avec le Ceta et le Tafta, les normes visant à encadrer et/ou réduire l’importation et la consommation d’énergies fossiles ne sont pas les bienvenues et sont perçues comme des fardeaux réglementaires à supprimer. PourquoiFrançois Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, acceptent-ils de brader des normes favorables au climat pour signer des accords commerciaux ?

5. Pourquoi renforcer le droit des investisseurs au détriment du droit à réguler en matière de climat ?

Le très controversé mécanisme de règlement des différends investisseur – Etat (ISDS) pourrait fragiliser toute une série de réglementations écologiques dont l’Union européenne, ses pays membres ou collectivités locales pourraient se doter. C’est clairement l’utilisation7 qui est faite de ce mécanisme par l’entreprise canadienne Lone Pine Resources qui poursuit le Canada, via une de ses filiales basées au Delaware (paradis fiscal des Etats-Unis) suite au moratoire sur la fracturation hydraulique décidé par le Québec. Pourquoi François Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, acceptent des négociations qui renforcent la prééminence dudroit commercial sur le droit de l’environnement ?

6. Pourquoi instaurer des mesures contraires à la transition énergétique ?

Selon les documents fuités du Tafta, les Etats et les collectivités ne pourraient « ni adopter ni maintenir des mesures prévoyant des exigences de localité », ni « exiger la création de partenariats avec les entreprises locales » ni imposer des « transferts de droits de propriété intellectuelle » en matière de développement des énergies renouvelables. Autant de mesures qui sont pourtant utiles et nécessaires pour faire grimper la part des renouvelables et les déployer sur tous les territoires avec l’engagement des collectivités et des populations. Ces critères de localité et de qualité sont de puissants outils pour relocaliser des emplois et des activités à travers la promotion de produits et de compétences locales, et l’utilisation des meilleures technologies disponibles. Pourtant, ces mesures sont perçues comme des « entraves » aux investissements étrangers et une « restriction déguisée au commerce international ». Pourquoi François Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, acceptent-ils de restreindre le droit à réguler des Etats et des collectivités locales en matière de climat et de transition énergétique ?

8. Pourquoi utiliser des arguments qui sont infondés sur la libéralisation du commerce des biens set services environnementaux ?

Lorsqu’il est interrogé sur les questions précédentes, le gouvernement botte généralement en touche. Quand il accepte d’apporter des éléments de réponse (via ses ministres ou même Laurence Tubiana, en charge des négociations climat pour le gouvernement), il s’appuie sur une théorie, développée et mise en avant depuis de longues années par des institutions internationales comme l’OCDE, la Banque mondiale ou même le PNUE, selon laquelle il n’y aurait pas de contradictions entre la libéralisation du commerce et de l’investissement, la protection de l’environnement et la lutte contre les dérèglements climatiques. Selon cette théorie, la libéralisation des biens et services environnementaux serait le meilleur moyen de diffuser des techniques « vertes », de protéger l’environnement et de lutter contre les dérèglements climatiques. Pourtant, cette théorie n’est pas vérifiée dans les faits. De nombreuses études8 montrent en effet que la libéralisation des échanges n’a pas les répercussions promises sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au contraire, l’augmentation du commerce mondial génère un accroissement des émissions : à l’échelle mondiale, plus on commerce, plus on émet des gaz à effet de serre. Cette théorie est également invalidée par l’architecture générale du droit international : les règles restrictives en matière de propriété intellectuelle ne favorise pas la diffusion des technologies (supposées) vertes, et la libéralisation du commerce des services et biens environnementaux ne peut avoir d’effets majeurs en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Pourquoi François Hollande et le gouvernement, s’ils sont réellement convaincus de l’urgence d’agir en matière de climat, éludent nos questions pour mobiliser une théorie infondée et non vérifiée dans les faits ?

Conclusion :

François Hollande et le gouvernement ont le choix. Ils peuvent poursuivre les négociations des Tafta et Ceta et ainsi accentuer le décalage croissant entre d’un côté la réalité de la globalisation économique et financière qui concourt à une exploitation sans limite des ressources d’énergies fossiles et de l’autre, des politiques et négociations climatiques qui esquivent toute discussion sur les règles du commerce mondial et des investissements à l’étranger. Ou bien ils peuvent contribuer à résorber ce décalage et arrêter de se déclarer « déterminé à agir » sans ne jamais rien entreprendre : stopper les négociations du Tafta serait sans doute la plus grande mesure en faveur du climat que François Hollande et le gouvernement sont en mesure de prendre en cette année 2015 ! Le bon choix pour qui veut véritablement laisser sa « trace dans l’histoire » et montrer toute la détermination du gouvernement en matière de lutte contre les dérèglements climatiques.

Maxime Combes, Economiste, membre d’Attac France et de l’Aitec,

@MaximCombes sur Twitter

 

Pour aller plus loin : (cliquer sur l’image)

1Ce texte s’inspire très largement d’une intervention prononcée dans le cadre de la journée internationale contre les accords de libre-échange du samedi 18 avril, lors d’une conférence « Sauvons le Climat, pas le TAFTA ! » organisée par Attac France et le collectif Stop-Tafta à Montreuil.

2Les États membres de l’UE ont finalement déclassifié le mandat de négociations début octobre 2014, plus d’un an après avoir commencé http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-11103-2013-REV-1-DCL-1/fr/pdf

3La Commission doit « assurer un environnement commercial ouvert, transparent et prévisible en matière énergétique et à garantir un accès sans restriction et durable aux matières premières ».

4https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/avec-le-tafta-l-ue-et-les-etats

5http://www.bastamag.net/Carburants-polluants-une-premiere

6http://www.amisdelaterre.org/Sables-bitumineux-une-nouvelle.html

7Voir : http://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports-37/article/non-a-la-fracturation-hydraulique

8Citées dans Mehdi Abbas, «Libre-échange et changements climatiques: “soutien mutuel” ou divergence ? », Mondes en développement, no 162, février 2013, p. 33-48, <http://www.cairn.info/resume.php?ID_ ARTICLE=MED_162_0033>


Le caricaturiste Tahar Djehiche devant le juge

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/05/2015 - 09:53

Actualité – El Watan //

Tahar Djehiche s’ajoute à une longue liste de caricaturistes algériens poursuivis par les autorités à cause de leurs dessins. Son avocat, Djamal Lekbir, inquiet, qualifie les accusations de «dangereuses» et l’affaire de «politique». Joint par téléphone, Tahar explique que le procureur de la République lui reproche sa caricature publiée sur son compte facebook illustrant un sablier dont le sable de la fiole d’en haut, qui représente In Salah, s’écoule et recouvre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, assis sur sa chaise roulante dans la fiole d’en bas.

Concernant la deuxième accusation, l’avocat affirme qu’il est toujours en relation avec la question du gaz de schiste au sud algérien. Tahar se justifie : «Il s’agit d’une question que j’ai posée sur mon compte facebook où je me suis demandé si la marche initiée par la CTLD, le 24 février (en solidarité avec la population d’In Salah et contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie), allait drainer des gens ou pas ?»

Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Tahar le caricaturiste (en arabe), Tahar Djehiche, 54 ans, enseignant en primaire à El Oued, est auditionné pour la première fois vers la fin du mois d’avril avant d’être présenté officiellement devant le procureur de la République de la même wilaya jeudi dernier.

«C’est une atteinte grave à la liberté d’expression. Les autorités veulent nous empêcher de nous exprimer contre le projet du gaz de schiste en Algérie et se lance dans une campagne d’oppression contre les voix libres du Sud qui dénoncent ces pratiques dignes d’un Etat dictatorial», s’indigne le caricaturiste.

Pour rappel, c’est Tahar Djehiche qui est derrière la plupart des slogans portés par les manifestants à Ouargla et à El Oued lors de la marche antigaz de schiste du 14 mars dernier. Son avocat affirme que son client est sous le viseur des autorités depuis 2012 et s’interroge : «Pourquoi le ministre des Affaires étrangères, qui a participé à la marche parisienne en soutien aux caricaturistes de Charlie Hebdo, ne manifeste pas sa solidarité avec Tahar Djehiche ?»

Selon Me Lekbir, Tahar risque jusqu’à 13 mois de prison ferme pour la première accusation et six mois pour la deuxième. «C’est de la hogra, fulmine Tahar Djehiche. Je reste solidaire avec la population d’In Salah et contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. Je défendrai la liberté d’expression et je célébrerai aujourd’hui à ma manière, cette Journée internationale de la liberté de la presse.»


Projet minier de Loc-Envel. Les très grandes réserves d’un toxicochimiste

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/05/2015 - 09:45

Propos recueillis par Arnaud Morvan

Manif contre el projet. Photos d’archives

Connu pour son rapport critique sur l’exploitation des gaz de schiste, le toxicochimiste André Picot, directeur de recherche honoraire au CNRS, était l’invité, samedi, de Douar Didoull, à Belle-Isle-en-Terre. Un scientifique qui, comme le collectif d’opposants au projet minier dit de Loc-Envel, appelle à accentuer la pression médiatique car « nous n’avons aucune garantie » environnementale. > Un projet minier de 400 km2 Comprenez-vous les craintes de Douar Didoull ? Faut-il avoir peur des sondages miniers ? Je ne suis pas géologue. Je ne connais pas non plus le projet Loc-Envel. Mais quand je lis l’interview du directeur de Variscan Mines, je me dis que son discours est à l’eau de rose et que c’est une joyeuse plaisanterie. Bien sûr, quand Michel Bonnemaison dit que « les risques de l’exploration sont nuls », c’est sûrement vrai. Ce ne sont évidemment pas quelques prélèvements de terre ou des mesures électromagnétiques par drones ou autres qui vont s’avérer dangereux. Mais ce sont les conséquences de ces mesures et études qui sont importantes et qui posent question. Tout le problème est celui de l’exploitation des mines. Et à l’heure actuelle, nous n’avons aucune garantie quant au respect de l’environnement et de la santé des populations. Michel Bonnemaison indique pourtant qu’aujourd’hui les méthodes d’extraction des minerais n’ont plus rien à voir avec celles du XIXe siècle… Quand ce Monsieur dit qu’on a l’expérience, c’est faux, mais c’est son boulot. Il suffit d’aller voir en Chine ou au Pérou comment cela se passe… En Bretagne, Variscan Mines vient chercher des métaux rares, stratégiques, qui rentrent dans la composition de composants électroniques indispensables à la téléphonie mobile, l’aérospatiale, etc. Le Massif armoricain en est très riche, c’est évident, comme celui des Cévennes. Les Cévennes, j’en parle car notre association, ATC (Association toxicologie chimie), a travaillé sur le site de Saint-Félix-de-Pallières (Gard). Ce que j’ai vu là-bas est dramatique. Des enfants jouent sur des terrils bourrés de plomb argentifère, ils souffrent de saturnisme : c’est une catastrophe ! Le magazine « Pièces à conviction » (France 3, NDLR) prépare un sujet à ce propos. Il doit être diffusé en septembre. Cela va faire du bruit… André Picot, directeur de recherche honoraire au CNRS Pour le projet Loc-Envel (336 km², 25 communes), c’est surtout le tungstène qui est recherché. Par ailleurs, le directeur de Variscan assure que les nappes phréatiques seront préservées… Quand on creuse à 50 mètres et plus, on tombe obligatoirement sur des nappes ce qui engendre des remontées des eaux contaminées. En outre, ce que ne dit pas le directeur de Variscan Mines, c’est qu’en Bretagne, on est sur un massif granitique et que pour exploiter le minerai, il faut utiliser de l’acide fluorhydrique qui est très dangereux. La Bretagne a déjà tellement de problèmes avec les nitrates et les pesticides (d’ailleurs, l’Union européenne va à ce titre sanctionner de plus en plus), qu’il est inutile d’en rajouter. En vous invitant pour une conférence à Belle-Isle-en-Terre, Douar Didoull sollicite le scientifique, mais aussi l’homme qui s’est érigé contre la fracture hydraulique dans l’exploitation du gaz de schiste. Il s’agit donc de jouer la carte de la pression médiatique ? Absolument ! La Bretagne devrait s’inspirer de ce qu’il s’est passé en France pour le gaz de schiste. Il faut que les autorités, le gouvernement, cèdent à la pression. La démarche de Douar Didoull relève du réflexe citoyen. Si on ne demande pas l’avis des citoyens, on fait n’importe quoi. Les membres du collectif ne font que légitimement s’interroger, et moi, je leur apporte ma petite expérience. De toute façon, ce n’est pas une fois que les choses seront lancées que l’on pourra faire quelque chose. Le directeur de Variscan Mines évoque l’hypothèse « d’une poignée de dogmatiques qui refusent le développement économique ». Qu’en dites-vous ? Je ne suis pas un ennemi de l’exploitation minière, pas plus que je ne suis un ennemi du gaz de schiste ou du progrès. Je suis, en revanche, pour une exploitation contrôlée et pour le principe de précaution. Quand on ne sait pas faire, on s’en passe ! Et inutile d’être nombreux pour être légitimes !

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/projet-minier-nous-n-avons-aucune-garantie-04-05-2015-10615900.php#

Gaz de schiste en Algérie : atteinte grave à la liberté d'expression

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 04/05/2015 - 14:52
ACCUSÉ D'« ATTEINTE À L'IMAGE DU PRÉSIDENT »
LE CARICATURISTE TAHAR DJEHICHE DEVANT LE JUGE

Tahar Djehiche s'ajoute à une longue liste de caricaturistes algériens poursuivis par les autorités à cause de leurs dessins. Son avocat, Djamal Lekbir, inquiet, qualifie les accusations de « dangereuses » et l'affaire de « politique ».
Joint par téléphone, Tahar explique que le procureur de la République lui reproche sa caricature publiée sur son compte facebook illustrant un sablier dont le sable de la fiole d'en haut, qui représente In Salah, s'écoule et recouvre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, assis sur sa chaise roulante dans la fiole d'en bas.

Concernant la deuxième accusation, l'avocat affirme qu'il est toujours en relation avec la question du gaz de schiste au sud algérien. Tahar se justifie : « Il s'agit d'une question que j'ai posée sur mon compte facebook où je me suis demandé si la marche initiée par la CTLD, le 24 février (en solidarité avec la population d'In Salah et contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie), allait drainer des gens ou pas ? »

Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Tahar le caricaturiste (en arabe), Tahar Djehiche, 54 ans, enseignant en primaire à El Oued, est auditionné pour la première fois vers la fin du mois d'avril avant d'être présenté officiellement devant le procureur de la République de la même wilaya jeudi dernier.

« C'est une atteinte grave à la liberté d'expression. Les autorités veulent nous empêcher de nous exprimer contre le projet du gaz de schiste en Algérie et se lance dans une campagne d'oppression contre les voix libres du Sud qui dénoncent ces pratiques dignes d'un Etat dictatorial », s'indigne le caricaturiste.

Pour rappel, c'est Tahar Djehiche qui est derrière la plupart des slogans portés par les manifestants à Ouargla et à El Oued lors de la marche antigaz de schiste du 14 mars dernier. Son avocat affirme que son client est sous le viseur des autorités depuis 2012 et s'interroge : « Pourquoi le ministre des Affaires étrangères, qui a participé à la marche parisienne en soutien aux caricaturistes de Charlie Hebdo, ne manifeste pas sa solidarité avec Tahar Djehiche ? »

Selon Me Lekbir, Tahar risque jusqu'à 13 mois de prison ferme pour la première accusation et six mois pour la deuxième. « C'est de la hogra, fulmine Tahar Djehiche. Je reste solidaire avec la population d'In Salah et contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. Je défendrai la liberté d'expression et je célébrerai aujourd'hui à ma manière, cette Journée internationale de la liberté de la presse. »

EL OUED : UN DEUXIÈME PROCÈS CONTRE RACHID AOUINE

Condamné à quatre mois de prison ferme en mi-avril dernier, le militant chômeur, Rachid Aouine, sera jugé dans une deuxième affaire pour « outrage au corps constitué », aujourd'hui.

Selon Me Badi Abdelghani, président du bureau d'Alger de la LADDH et l'un des membres du collectif d'avocats qui défendront le chômeur, les faits infligés à Rachid Aouine ont rapport avec une vidéo « montrant un jeune homme être tabassé par des gendarmes » publiée par le chômeur en 2012 sur son propre compte facebook.

« C'est une affaire qui remonte à 2012. Rachid a, pourtant, bénéficié d'un non-lieu quand il a été présenté devant le juge d'instruction de la même wilaya », affirme l'avocat. Son père, Khelifa, joint par téléphone, dénonce cette vague interminable d'accusations « injustes » enclenchée contre son fils.

« Lorsque mon fils a été présenté devant le procureur de la République en mars dernier, celui-ci a juré de multiplier les accusations en représailles contre Rachid qui n'a pas marché ses mots devant toutes ces accusations vides de sens », avoue Khelifa Aouine.

Pour rappel, dans la première condamnation, Rachid Aouine a été accusé d'« incitation à attroupement » pour avoir appelé sur sa page facebook, « les policiers à manifester leur solidarité avec leurs collègues licenciés abusivement après les marches qu'ils ont organisées à Alger en octobre dernier, au lieu de s'acharner sur des militants pacifiques qui luttent pour leurs droits les plus élémentaires », affirme l'un de ses avocats, Me Noureddine Ahmine.

Rachid Aouine, l'ex-douanier qui a « explosé » l'affaire du gazoduc qui alimentait illégalement la Tunisie, est toujours en prison à El Oued. Alors qu'il encourt sa première peine, il risque de la voir s'alourdir, c'est en tout cas ce que craignent sa famille et les membres du collectif des chômeurs.

Lire l'article de Meziane Abane sur El Watan

Gaz de schiste en Algérie : atteinte grave à la liberté d'expression

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 04/05/2015 - 14:52
ACCUSÉ D'« ATTEINTE À L'IMAGE DU PRÉSIDENT »
LE CARICATURISTE TAHAR DJEHICHE DEVANT LE JUGE

Tahar Djehiche s'ajoute à une longue liste de caricaturistes algériens poursuivis par les autorités à cause de leurs dessins. Son avocat, Djamal Lekbir, inquiet, qualifie les accusations de « dangereuses » et l'affaire de « politique ».
Joint par téléphone, Tahar explique que le procureur de la République lui reproche sa caricature publiée sur son compte facebook illustrant un sablier dont le sable de la fiole d'en haut, qui représente In Salah, s'écoule et recouvre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, assis sur sa chaise roulante dans la fiole d'en bas.

Concernant la deuxième accusation, l'avocat affirme qu'il est toujours en relation avec la question du gaz de schiste au sud algérien. Tahar se justifie : « Il s'agit d'une question que j'ai posée sur mon compte facebook où je me suis demandé si la marche initiée par la CTLD, le 24 février (en solidarité avec la population d'In Salah et contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie), allait drainer des gens ou pas ? »

Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Tahar le caricaturiste (en arabe), Tahar Djehiche, 54 ans, enseignant en primaire à El Oued, est auditionné pour la première fois vers la fin du mois d'avril avant d'être présenté officiellement devant le procureur de la République de la même wilaya jeudi dernier.

« C'est une atteinte grave à la liberté d'expression. Les autorités veulent nous empêcher de nous exprimer contre le projet du gaz de schiste en Algérie et se lance dans une campagne d'oppression contre les voix libres du Sud qui dénoncent ces pratiques dignes d'un Etat dictatorial », s'indigne le caricaturiste.

Pour rappel, c'est Tahar Djehiche qui est derrière la plupart des slogans portés par les manifestants à Ouargla et à El Oued lors de la marche antigaz de schiste du 14 mars dernier. Son avocat affirme que son client est sous le viseur des autorités depuis 2012 et s'interroge : « Pourquoi le ministre des Affaires étrangères, qui a participé à la marche parisienne en soutien aux caricaturistes de Charlie Hebdo, ne manifeste pas sa solidarité avec Tahar Djehiche ? »

Selon Me Lekbir, Tahar risque jusqu'à 13 mois de prison ferme pour la première accusation et six mois pour la deuxième. « C'est de la hogra, fulmine Tahar Djehiche. Je reste solidaire avec la population d'In Salah et contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. Je défendrai la liberté d'expression et je célébrerai aujourd'hui à ma manière, cette Journée internationale de la liberté de la presse. »

EL OUED : UN DEUXIÈME PROCÈS CONTRE RACHID AOUINE

Condamné à quatre mois de prison ferme en mi-avril dernier, le militant chômeur, Rachid Aouine, sera jugé dans une deuxième affaire pour « outrage au corps constitué », aujourd'hui.

Selon Me Badi Abdelghani, président du bureau d'Alger de la LADDH et l'un des membres du collectif d'avocats qui défendront le chômeur, les faits infligés à Rachid Aouine ont rapport avec une vidéo « montrant un jeune homme être tabassé par des gendarmes » publiée par le chômeur en 2012 sur son propre compte facebook.

« C'est une affaire qui remonte à 2012. Rachid a, pourtant, bénéficié d'un non-lieu quand il a été présenté devant le juge d'instruction de la même wilaya », affirme l'avocat. Son père, Khelifa, joint par téléphone, dénonce cette vague interminable d'accusations « injustes » enclenchée contre son fils.

« Lorsque mon fils a été présenté devant le procureur de la République en mars dernier, celui-ci a juré de multiplier les accusations en représailles contre Rachid qui n'a pas marché ses mots devant toutes ces accusations vides de sens », avoue Khelifa Aouine.

Pour rappel, dans la première condamnation, Rachid Aouine a été accusé d'« incitation à attroupement » pour avoir appelé sur sa page facebook, « les policiers à manifester leur solidarité avec leurs collègues licenciés abusivement après les marches qu'ils ont organisées à Alger en octobre dernier, au lieu de s'acharner sur des militants pacifiques qui luttent pour leurs droits les plus élémentaires », affirme l'un de ses avocats, Me Noureddine Ahmine.

Rachid Aouine, l'ex-douanier qui a « explosé » l'affaire du gazoduc qui alimentait illégalement la Tunisie, est toujours en prison à El Oued. Alors qu'il encourt sa première peine, il risque de la voir s'alourdir, c'est en tout cas ce que craignent sa famille et les membres du collectif des chômeurs.

Lire l'article de Meziane Abane sur El Watan

L’extraction des gaz de schiste sur le point de passer au vert ?

Gaz de Schistes Provence - lun, 04/05/2015 - 10:21

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/78406.htm

Une équipe de chercheurs américains vient d’expérimenter en laboratoire une nouvelle méthode d’extraction des gaz de schiste en modifiant le mélange utilisé traditionnellement pour la fracturation des roches. Son utilisation pourrait réduire les besoins énergétiques nécessaires à la création de réservoirs de gaz rentables sans provoquer de fissures profondes dans les sols.


Techniques de fracking et leur impact
Crédits : Creative commons


Le groupe de scientifiques, emmené par Carlos Fernandez du Pacific Northwest National Laboratory, rattaché au Department of Energy (DoE), a développé un fluide capable de multiplier son volume par 2,5 au contact du dioxyde de carbone. La présence de poly-allylamine – polymère provenant d’une réaction entre le chlorure d’allyle (CH2=CH-CH2Cl) et l’ammoniac (NH3) – dans le fluide le rend réactif à une stimulation au CO2. La réaction permet alors la transformation de la solution aqueuse du polymère en un hydrogel. Cet hydrogel cherche à occuper un plus grand volume que la solution aqueuse, il exerce alors une pression provoquant la fracture de la roche.

Des avantages environnementaux et économiques

Cette technique présente de nombreux avantages. Elle permet d’abord de réduire considérablement la quantité d’eau communément utilisée pour la fracturation hydraulique (en moyenne, 15 millions de litres pour avoir accès à un réservoir). Pour rappel, la fracturation hydraulique repose aujourd’hui sur l’injection à forte pression d’eau, de sable et de produits chimiques. L’eau à haute pression permet la fracturation progressive des schistes. Le sable s’infiltre alors dans les fissures pour empêcher qu’elles ne se referment, tandis que les produits chimiques facilitent la récupération des huiles et gaz, et empêchent la croissance de bactéries dans le puits.

Par ailleurs, le processus chimique qui a conduit à la formation de l’hydrogel peut être inversé à l’aide d’une dépressurisation au CO2 ou par l’ajout d’un acide dilué. Le fluide peut alors être en partie retiré, recyclé et réutilisé, réduisant ainsi la pollution des sols et l’impact environnemental. L’équipe de Carlos Fernandez va même plus loin, précisant que son produit agit également comme biocide, régulant ainsi la vie des organismes présents, et comme anticorrosif. Enfin, il serait non-toxique.

Jusqu’ici, la fracturation des sols représente une technique relativement coûteuse. Entre l’acquisition des permis, la fiscalité applicable, l’étude des sols, l’accès et le traitement de l’eau, les infrastructures et la faible productivité d’un puits, dont la majeure partie du gaz est extraite en 5 ans, la facture s’élève très rapidement. Grâce à la technique développée par l’équipe du DoE, le coût pourrait diminuer. La réduction de la quantité d’eau et l’utilisation du dioxyde de carbone, composé présent en quantité abondante dans la nature, devrait permettre de considérablement diminuer le prix de l’exploitation.

Un cadre juridique en pleine évolution

La publication de ces résultats, qui doivent encore être testés sur le terrain, arrive dans un contexte tendu aux Etats-Unis. Le gouvernement du Président Obama a annoncé à la fin du mois de mars 2015 de nouvelles mesures encadrant de manière plus rigoureuse la fracturation hydraulique pour les états n’ayant pas complètement interdit le procédé. Entre autres, la liste des produits chimiques utilisés pour la fracturation devra être rendue publique dans les trente jours suivant l’extraction et les parois des puits devront être renforcées pour éviter toute contamination des nappes phréatiques. Cette loi s’applique uniquement aux opérations réalisées sur les terrains fédéraux [1], ce qui représente seulement environ 20% de la totalité des forages. Les analystes estiment cependant que l’industrie en fera vite un standard, une seule règle fédérale étant préférable à une mosaïque de règles des états. Cette loi a cependant provoqué de vives réactions des industriels et des écologistes. Les premiers y voient un frein à l’expansion de la fracturation hydraulique, au moment où le prix du pétrole, de nouveau à la baisse, semble rendre le gaz de schiste moins nécessaire. Les seconds jugent la loi encore insuffisantes, exigeant l’interdiction totale de la fracturation hydraulique sur le territoire américain, ou des dispositifs plus contraignants..

A noter qu’il ne s’agit pas là de la première tentative pour trouver une alternative à la fracturation hydraulique [2]. La société canadienne GasFrac a notamment proposé en 2009 une technique reposant sur l’heptafluoropropane. Ce produit, introduit sous forme de gel liquéfié mélangé à du sable, n’utilise ni eau ni produits toxiques et peut être récupéré sous forme gazeuse pour ensuite être réutilisé. Cependant, plusieurs problèmes existent. Pour n’en citer qu’un, le fluoropropane présente un fort potentiel de gaz à effet de serre.

Le nouveau procédé de fracturation développé par l’équipe de Carlos Fernandez, sous réserve d’une expérimentation réussie, pourrait constituer une alternative à la fracturation hydraulique plus acceptable par les opposants à l’exploitation du gaz de schiste.

[1] Pour rappel, chaque état américain peut appliquer sa propre loi. Ainsi, la technique de fracturation est notamment interdite dans l’état de New-York.

[2] Voir le rapport de l’Assemblée Nationale sur les alternatives à la fracturation hydraulique.

L'extraction des gaz de schiste sur le point de passer au vert ? - bulletins-electroniques.com

Google actu "Schiste" - lun, 04/05/2015 - 01:06

L'extraction des gaz de schiste sur le point de passer au vert ?
bulletins-electroniques.com
Une équipe de chercheurs américains vient d'expérimenter en laboratoire une nouvelle méthode d'extraction des gaz de schiste en modifiant le mélange utilisé traditionnellement pour la fracturation des roches. Son utilisation pourrait réduire les ...

Gaz de schiste : les séismes de plus en plus fréquents dans l'Oklahoma

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 03/05/2015 - 10:52
GAZ DE SCHISTE : LES SÉISMES DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTS DANS L'OKLAHOMA

Une série de nouvelles études conclut que la hausse récente du nombre de tremblements de terre aux Etats-Unis, notamment dans l'Oklahoma, serait directement liée à l'exploitation du gaz de schiste.

On savait depuis longtemps que les forages de puits de pétrole, ou la fracturation hydraulique, pouvait provoquer des petits séismes. Mais le phénomène prend une ampleur inattendue, expliquent des travaux publiés dans la revue Science.

Le U.S. Geological Survey vient de publier une nouvelle étude portant sur 17 régions dans huit Etats du centre et de l'Ouest des États-Unis, désignés comme étant vulnérables aux tremblements de terre. Traditionnellement, les séismes sont associés à la côte ouest des Etats-Unis, notamment la Californie ou l'Alaska. Mais ces dernières années, la production de gaz de schiste a pris un essor inédit, dans le centre du pays notamment. Cette hausse soutenue de la production est allée de pair avec une hausse exponentielle du nombre de séismes de plus de 3,0 sur l'échelle de Richter, souligne l'étude, publiée dans la revue Science.

À titre d'exemple, avant 2008, l'Oklahoma connaissait en moyenne deux tremblements de terre de terre par an de plus de 3 sur l'échelle de Richter. De nos jours, le rythme est passé à un ou deux par jour.

Les scientifiques pointent du doigt la technique du « fracking » - la fracturation hydraulique. Un procédé qui consiste à injecter un fluide sous très haute pression dans la roche pour la fissurer et micro-fissurer. En libérant le gaz ou le pétrole, le fluide déséquilibre les roches. Par ailleurs, le processus nécessite une quantité massive de liquide, qui est réinjecté par les producteurs dans le sol pour s'en débarrasser. Ce qui facilite probablement les séismes, expliquent les géologues.

La situation ne s'améliore pas, constate Roger Musson du British Geological Survey. L'Etat de l'Oklahoma a d'ailleurs admis récemment le lien « très probable » entre la hausse récente des tremblements de terre et le « fracking ». L'inquiétude étant que les secousses, aujourd'hui relativement faibles, n'empirent, passant à 4 ou 5 sur l'échelle de Richter. Déjà en 2011, un séisme de 5,6 a frappé l'Oklahoma. Certains experts avertissent qu'une secousse encore plus importante pourrait survenir.

Lire l'article sur La Voix de l'Amerique

Gaz de schiste : les séismes de plus en plus fréquents dans l'Oklahoma

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 03/05/2015 - 10:52
GAZ DE SCHISTE : LES SÉISMES DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTS DANS L'OKLAHOMA

Une série de nouvelles études conclut que la hausse récente du nombre de tremblements de terre aux Etats-Unis, notamment dans l'Oklahoma, serait directement liée à l'exploitation du gaz de schiste.

On savait depuis longtemps que les forages de puits de pétrole, ou la fracturation hydraulique, pouvait provoquer des petits séismes. Mais le phénomène prend une ampleur inattendue, expliquent des travaux publiés dans la revue Science.

Le U.S. Geological Survey vient de publier une nouvelle étude portant sur 17 régions dans huit Etats du centre et de l'Ouest des États-Unis, désignés comme étant vulnérables aux tremblements de terre. Traditionnellement, les séismes sont associés à la côte ouest des Etats-Unis, notamment la Californie ou l'Alaska. Mais ces dernières années, la production de gaz de schiste a pris un essor inédit, dans le centre du pays notamment. Cette hausse soutenue de la production est allée de pair avec une hausse exponentielle du nombre de séismes de plus de 3,0 sur l'échelle de Richter, souligne l'étude, publiée dans la revue Science.

À titre d'exemple, avant 2008, l'Oklahoma connaissait en moyenne deux tremblements de terre de terre par an de plus de 3 sur l'échelle de Richter. De nos jours, le rythme est passé à un ou deux par jour.

Les scientifiques pointent du doigt la technique du « fracking » - la fracturation hydraulique. Un procédé qui consiste à injecter un fluide sous très haute pression dans la roche pour la fissurer et micro-fissurer. En libérant le gaz ou le pétrole, le fluide déséquilibre les roches. Par ailleurs, le processus nécessite une quantité massive de liquide, qui est réinjecté par les producteurs dans le sol pour s'en débarrasser. Ce qui facilite probablement les séismes, expliquent les géologues.

La situation ne s'améliore pas, constate Roger Musson du British Geological Survey. L'Etat de l'Oklahoma a d'ailleurs admis récemment le lien « très probable » entre la hausse récente des tremblements de terre et le « fracking ». L'inquiétude étant que les secousses, aujourd'hui relativement faibles, n'empirent, passant à 4 ou 5 sur l'échelle de Richter. Déjà en 2011, un séisme de 5,6 a frappé l'Oklahoma. Certains experts avertissent qu'une secousse encore plus importante pourrait survenir.

Lire l'article sur La Voix de l'Amerique

How Shale Is Becoming The .COM Bubble Of The 21st Century

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 03/05/2015 - 10:36
HOW SHALE IS BECOMING THE .COM BUBBLE
OF THE 21ST CENTURY

By Leonard Brecken of Oilprice.com

As I review the financials of one of the largest shale producers in the United States, Whiting Petroleum (WLL), I can't help but notice the parallels to the .COM era of 1999 which, to some extent, has already returned to the technology and biotech sectors of today. Back then, the faster you burned cash to capture customers regardless of earnings to drive your topline, the higher your valuation. The theory was that after capturing the customers (in energy today, it is the wells) spending would slow and so would customer additions allowing companies to generate cash. By the way, a classic recent case is none other than Netflix (NFLX) which, in the past was exposed for accounting gimmicks that continue even today. It is still following this path of burning cash for the sake of customer additions, while never generating any cash in its entire existence.

Cash was plentiful in 1999 so it could always be raised as the Federal Reserve began its easy money era creating a series of bubbles for the next 15 years. Does this sound familiar to what is occurring now ? It will end the same way and that process has already started as currency wars heat up and our economy grinds to a halt proving QE does not, in fact, create wealth (temporary yes for the 1%, short term, until POP) but instead it destroys it by distorting asset prices, misallocating investments, and ultimately creating an equity crash.

We just witnessed this in energy, as all the economic stats that distorted the real underlying economic weakness in the economy led energy producers to overproduce while easy money fueled it and expanded speculation in the futures market. Back in 1999 did the internet companies adapt their business models ? Some which still survive today did, but most went bankrupt. The parallels here with energy are simply stunning as most E&P companies need to spend well over their operational cash flow in order to not only grow but to replace the wells that are producing tied to depletion. Money is free right ? Well we are witnessing the first stages now and it may not last, as junk bond investors in energy can attest.

Further, US equity markets are beginning to “realize” that the US economy isn't better off vs. Europe and the US dollar begins to fade as it shows signs of correcting as well. The Fed clearly isn't as accommodative by instantly launching QE4, for a host of reasons, thus potentially opening the door to a deeper correction vs. prior ones in order to get what the 1% wants again : more QE. Yes the Keynesian feedback loop is real as, in the past, each equity correction was met with more QE.

WLL, in its March quarter, generated over $200M in cash from operations and, with hedges and production expected to be flat sequentially for rest of year in 2015, expects to earn at least $850M in cash from operations, give or take. The problem is though, they need to spend $2B to keep it up because depletion rates are so high. They claim “growth” capital expenditures are discretionary (just like NFLX by the way, in capturing customers), but the realities are that wells in the Bakken deplete 80% in 12 months, so does that really sound discretionary ?

What is worse is WLL continues to grow production even though prices have collapsed and cash generation is in decline. In fact, year over year cash generated from operations fell 30% despite production growing some 70% plus percent. Does this sound like a company you want to invest in or like one that is run efficiently ? So, let's review : .com companies did the same and the majority went bankrupt so if WLL and other E&P companies continue to spend cash well above their operation capacity, not because they want to but because they have to, it will lead to the same result as it did in 2000… POP !

Most of these E&P companies who do not adapt will go bankrupt as the money runs dry, unless they spend within their operational CF. As of now, WLL specifically does not seem to be adapting as production rises this year and next. On their EPS call, management did say next year CF would fully cover capital expenditures which is encouraging, assuming current strip. Those companies that do adapt will not only survive but will thrive, as we believe that the ultimate result of all this will be much higher oil prices from here. The shale revolution will see a dramatic period of slow growth/no growth or more likely declining production as marginal players leave and costs to drill overall, outside of most prolific areas (as they run dry), rise. And as a reminder, OPEC does not have the spare capacity in hand to supply the market leading to the next boom in prices longer term. In the short term and as a rule of thumb, do not invest in those companies who spend considerably above the operation cash flow and only consider those that respect their limits.

Read more (with links) by Leonard Brecken of Oilprice.com
What Is Triggering Recent M&A Activity In The Energy Sector ?
Why The US Should Worry About Oil Sector Jobs
We Are Witnessing A Fundamental Change In The Oil Sector

How Shale Is Becoming The .COM Bubble Of The 21st Century

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 03/05/2015 - 10:36
HOW SHALE IS BECOMING THE .COM BUBBLE
OF THE 21ST CENTURY

By Leonard Brecken of Oilprice.com

As I review the financials of one of the largest shale producers in the United States, Whiting Petroleum (WLL), I can't help but notice the parallels to the .COM era of 1999 which, to some extent, has already returned to the technology and biotech sectors of today. Back then, the faster you burned cash to capture customers regardless of earnings to drive your topline, the higher your valuation. The theory was that after capturing the customers (in energy today, it is the wells) spending would slow and so would customer additions allowing companies to generate cash. By the way, a classic recent case is none other than Netflix (NFLX) which, in the past was exposed for accounting gimmicks that continue even today. It is still following this path of burning cash for the sake of customer additions, while never generating any cash in its entire existence.

Cash was plentiful in 1999 so it could always be raised as the Federal Reserve began its easy money era creating a series of bubbles for the next 15 years. Does this sound familiar to what is occurring now ? It will end the same way and that process has already started as currency wars heat up and our economy grinds to a halt proving QE does not, in fact, create wealth (temporary yes for the 1%, short term, until POP) but instead it destroys it by distorting asset prices, misallocating investments, and ultimately creating an equity crash.

We just witnessed this in energy, as all the economic stats that distorted the real underlying economic weakness in the economy led energy producers to overproduce while easy money fueled it and expanded speculation in the futures market. Back in 1999 did the internet companies adapt their business models ? Some which still survive today did, but most went bankrupt. The parallels here with energy are simply stunning as most E&P companies need to spend well over their operational cash flow in order to not only grow but to replace the wells that are producing tied to depletion. Money is free right ? Well we are witnessing the first stages now and it may not last, as junk bond investors in energy can attest.

Further, US equity markets are beginning to “realize” that the US economy isn't better off vs. Europe and the US dollar begins to fade as it shows signs of correcting as well. The Fed clearly isn't as accommodative by instantly launching QE4, for a host of reasons, thus potentially opening the door to a deeper correction vs. prior ones in order to get what the 1% wants again : more QE. Yes the Keynesian feedback loop is real as, in the past, each equity correction was met with more QE.

WLL, in its March quarter, generated over $200M in cash from operations and, with hedges and production expected to be flat sequentially for rest of year in 2015, expects to earn at least $850M in cash from operations, give or take. The problem is though, they need to spend $2B to keep it up because depletion rates are so high. They claim “growth” capital expenditures are discretionary (just like NFLX by the way, in capturing customers), but the realities are that wells in the Bakken deplete 80% in 12 months, so does that really sound discretionary ?

What is worse is WLL continues to grow production even though prices have collapsed and cash generation is in decline. In fact, year over year cash generated from operations fell 30% despite production growing some 70% plus percent. Does this sound like a company you want to invest in or like one that is run efficiently ? So, let's review : .com companies did the same and the majority went bankrupt so if WLL and other E&P companies continue to spend cash well above their operation capacity, not because they want to but because they have to, it will lead to the same result as it did in 2000… POP !

Most of these E&P companies who do not adapt will go bankrupt as the money runs dry, unless they spend within their operational CF. As of now, WLL specifically does not seem to be adapting as production rises this year and next. On their EPS call, management did say next year CF would fully cover capital expenditures which is encouraging, assuming current strip. Those companies that do adapt will not only survive but will thrive, as we believe that the ultimate result of all this will be much higher oil prices from here. The shale revolution will see a dramatic period of slow growth/no growth or more likely declining production as marginal players leave and costs to drill overall, outside of most prolific areas (as they run dry), rise. And as a reminder, OPEC does not have the spare capacity in hand to supply the market leading to the next boom in prices longer term. In the short term and as a rule of thumb, do not invest in those companies who spend considerably above the operation cash flow and only consider those that respect their limits.

Read more (with links) by Leonard Brecken of Oilprice.com
What Is Triggering Recent M&A Activity In The Energy Sector ?
Why The US Should Worry About Oil Sector Jobs
We Are Witnessing A Fundamental Change In The Oil Sector

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