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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Feu vert au gaz de schiste en Grande-Bretagne — BASTA!GAZ ALES

Gaz de Schistes Provence - jeu, 26/05/2016 - 15:20

La Grande-Bretagne vient de relancer l’exploration très controversée de gaz de schiste, dans le nord du Royaume-Uni. C’est une première depuis cinq ans: la Grande-Bretagne vient de relancer l’exploration très controversée de gaz de schiste. Le conseil du comté du North Yorkshire, dans le nord du Royaume-Uni, a en effet autorisé la société Third Energy […]

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Le terril de 16.000 m3 transformé en pétales de schiste: «On attend ... - l'avenir.net

Google actu "Schiste" - jeu, 26/05/2016 - 10:06

l'avenir.net

Le terril de 16.000 m3 transformé en pétales de schiste: «On attend ...
l'avenir.net
Le terril, sorte de terrain vague de 16 000 m3 de déchets d'ardoise, au cœur de Warmifontaine est transformé en pétales de schiste pour les jardins. Depuis des dizaines d'années un terril masque la vue des riverains notamment de la Côte des Fontaines ...

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Le terril de 16.000 m3 transformé en pétales de schiste: «On attend ... - l'avenir.net

Google actu "Schiste" - jeu, 26/05/2016 - 09:52

l'avenir.net

Le terril de 16.000 m3 transformé en pétales de schiste: «On attend ...
l'avenir.net
Le terril, sorte de terrain vague de 16 000 m3 de déchets d'ardoise, au cœur de Warmifontaine est transformé en pétales de schiste pour les jardins. Depuis des dizaines d'années un terril masque la vue des riverains notamment de la Côte des Fontaines ...

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Gaz de schiste: Arnaud Montebourg favorable à "la recherche pour ... - BFMTV.COM

Google actu "Schiste" - mer, 25/05/2016 - 11:56

BFMTV.COM

Gaz de schiste: Arnaud Montebourg favorable à "la recherche pour ...
BFMTV.COM
Arnaud Montebourg s'est dit favorable mercredi à la recherche permettant d'extraire du gaz de schiste proprement en France. "Si cette technologie existe, elle mérite d'être expérimentée", a dit l'ancien ministre qui répondait aux auditeurs de RMC.

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Feu vert au gaz de schiste en Grande-Bretagne - Le Figaro

Google actu "Schiste" - mer, 25/05/2016 - 09:08

Le Figaro

Feu vert au gaz de schiste en Grande-Bretagne
Le Figaro
Cette décision intervient après celle des autorités britanniques, qui ont accordé en décembre dernier une série de licences d'exploration pour la recherche d'hydrocarbures sur terre, dont le gaz de schiste. Mi-décembre, les députés ont également donné ...
Au Royaume-Uni, feu vert controversé pour le gaz de schiste dans ...Le Monde
Le Royaume-Uni se relance dans le gaz de schisteFrancetv info
Gaz de schiste: l'exploration autorisée dans le Yorkshire (GB)Journal de l'environnement (Abonnement)

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Grande Bretagne: appel à l’opposition nationale contre la fracturation hydraulique

(!) Info minute – Revue de Presse Après l’autorisation accordée la veille à la société Third Energy de rechercher du gaz de schiste dans le nord-est de l’Angleterre, les opposants à la fracturation hydraulique appellent à la formation d’un mouvement d’opposition national. Comme le rapporte l’AFP, cette autorisation, qui porte sur un site de forage […]

North Yorkshire council fracking decision a “declaration of war”


24.05.16. - Anti-fracking campaigners have accused North Yorkshire council of declaring war on people’s rights to clean air and water after it approved the first operation to frack for shale gas in five years.

Campaigners opposed to the development outside Kirby Misperton – a village in Ryedale near the North York Moors national park – launched a “people’s declaration” in an attempt to stop the process going ahead. There have also been calls for a judicial review from Friends of the Earth and Frack Free Ryedale, which led the campaign against the application by Third Energy.

[…]

 



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Au Royaume-Uni, feu vert controversé pour le gaz de schiste dans le Yorkshire


24.05.16. - L’ambiance dans la mairie de Northallerton était lourde, lundi 23 mai. Après deux jours de longues discussions avec des centaines de manifestants qui ont crié leur colère à l’extérieur, les conseillers municipaux de cette petite ville de 15 000 habitants du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, se savaient scrutés de tous. Par sept voix contre quatre, les visages fermés, ils se sont finalement prononcés, dans la soirée, lors d’un vote à main levée, et ont autorisé l’utilisation de la fracturation hydraulique pour le forage d’un puits de gaz de schiste.

Cette décision très controversée est une première depuis l’instauration d’un moratoire, en 2011, au Royaume-Uni. Après des années de blocage et d’opposition des populations locales, elle relance les espoirs du gouvernement britannique de développer une large industrie du gaz de schiste, qui pourrait, à terme, suppléer aux réserves vacillantes de la mer du Nord. Mais elle provoque aussi la colère des riverains et des groupes environnementaux. « Ces plans ouvrent la voie à des milliers de puits de fracturation hydraulique dans le Yorkshire et dans le reste du pays si on ne les arrête pas », avertit l’association Frack Off.

 

L’autorisation donnée par la mairie du Yorkshire concerne un seul puits, qui a déjà été creusé en 2013, en utilisant des méthodes conventionnelles. Mais l’entreprise qui en possède la licence, Third Energy, a estimé qu’elle avait besoin de recourir à la fracturation hydraulique pour l’exploiter.

Avec le feu vert, elle va maintenant pratiquer des tests d’exploration supplémentaires. Ce n’est qu’après plusieurs mois d’études qu’elle décidera si le gisement est exploitable commercialement. Third Energy précise qu’elle possède déjà quatre puits conventionnels aux alentours. Elle annonce que la communauté locale recevra 1% des revenus bruts de l’exploitation du gaz, soit potentiellement 3 ou 4 millions d’euros par an. « La mairie a pris une seule décision sur un seul site », soulignent les conseillers municipaux, qui veulent minimiser la portée de leur verdict. Pourtant, celui-ci pourrait créer un précédent.

 

Longtemps, dans un pays qui exploite le pétrole et le gaz en mer du Nord depuis quatre décennies, le gaz de schiste n’a pas été contesté. Mais, en 2011, une série de petites secousses sismiques ont été ressenties près de Blackpool (nord-ouest de l’Angleterre). Rapidement, le coupable a été trouvé : l’entreprise Cuadrilla utilisait, à proximité, la fracturation hydraulique pour un puits d’exploration. La pression de l’eau injectée près d’une faille géologique avait provoqué les déplacements de terrain. Le forage avait alors été suspendu. Le gouvernement avait décidé un moratoire, le temps de l’enquête.

Celui-ci a été levé un an plus tard, en échange de quelques mesures de sécurité complémentaires imposées à l’industrie pétrolière. Mais, dans le même temps, la controverse sur les techniques de fracturation hydraulique a pris de l’ampleur. L’injection, à très haute pression, d’eau mélangée à des produits chimiques pour creuser la roche et libérer le gaz est attaquée pour être extrêmement polluante. La contamination des nappes phréatiques, en particulier, est mise en avant. Le double langage du gouvernement britannique, qui affirme vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en exploitant les hydrocarbures, est aussi mis en cause.

 

Dans ce contexte explosif, Cuadrilla demande, en 2013, une nouvelle autorisation de forage, cette fois-ci à Balcombe (sud). L’affaire prend une tournure politique. Elle provoque une alliance contre nature des groupes environnementaux et des conservateurs qui habitent cette cossue région. La manifestation dure des semaines, jusqu’à l’abandon du projet, du moins pour le moment.

[…]

Malgré cette stratégie nationale vers plus de gaz de schiste, l’opposition locale est restée très forte. Après Balcombe, le comté du Lancashire a surpris tout le monde, en juin 2015, en rejetant une demande de forage de Cuadrilla, allant contre les recommandations de son propre comité d’experts.

 

Furieux de ce revers, le gouvernement britannique a changé les règles du jeu. Désormais, les municipalités doivent inclure comme critère d’évaluation l’importance de la sécurité énergétique du pays. Les conseillers municipaux de Northallerton étaient les premiers à prendre une décision sous ce nouveau régime. Plusieurs dizaines d’autres pourraient suivre.


isa77_Jouarre's insight:

L'autorisation donnée par le comté du North Yorkshire concerne un puits foré en 2013… en utilisant des méthodes conventionnelles. 

Comme quoi, la différence entre conventionnel et non conventionnel est bien ténue… Elle est surtout politique, absolument pas technique ni géologique …



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Kirby Misperton fracking: Protest groups considering legal action


24.05.16. - Anti-fracking campaigners are considering a possible legal challenge after plans to begin the controversial technique were approved by councillors.

North Yorkshire County Council voted 7-4 in favour of Third Energy's application to extract shale gas at a site near Kirby Misperton in Ryedale.

Friends of the Earth and Frack Free Ryedale said they would be seeking legal advice and launched a People's Declaration in a bid to stop fracking.

Third Energy says the process is safe.

Fracking is the process of drilling down into the earth before a high-pressure water mixture is directed at rock to release the gas inside.

Opponents say it can cause water contamination, earthquakes and noise and traffic pollution.

Third Energy's application was passed by the council's planning committee on Monday.

More than 4,300 objections to the application were received and 100 people gave evidence during the two-day hearing. Just 36 representations in support of the application were received.

Ryedale District Councillor Di Keal, of Frack Free Ryedale, told BBC Radio York: "People are very down, people are very upset - there were tears yesterday. But I know people round here, they will stand up and they will fight. This battle does go on.

"We will be looking to take legal opinion on what we can do."

Friends Of The Earth campaigner Simon Bowens said the organisation would "consider all options available, and that includes judicial review", but would not expand on what any legal challenge might focus on.

Both groups are urging people to support their campaign by signing a Public Declaration, which states that "we remain opposed to fracking in Yorkshire, in Britain, and across the world".

Protesters have also raised concerns that passing the application will open the floodgates to hundreds of other wells.

Third Energy operations director John Dewar said he was "absolutely confident" that the operation - called KM8 - would run according to plan. He could not say whether fracking there would be commercially viable. "What we can't predict at this moment in time how much [gas] will flow and how long it will flow for," he said. "We do know the gas is down there and I'm absolutely confident we will be able to fracture each of the five zones safely, and then we just have to wait and see what quantity and what rate of gas comes back."

The onshore energy industry has welcomed the decision.

The chief executive of UK Onshore Oil and Gas, Ken Cronin, said fracking could help to combat climate change.

He said: "What we've seen in the US is a massive reduction in emissions coming from the electricity sector, as a result of a shift from coal to gas.

 

  

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GB: appel à un mouvement d'opposition national contre la fracturation hydraulique

24.05.16. - Des opposants à la fracturation hydraulique ont appelé mardi à la formation d'un mouvement d'opposition national, après l'autorisation accordée la veille à la société Third Energy de rechercher du gaz de schiste dans le nord-est de l'Angleterre.
Cette autorisation, qui porte sur un site de forage situé près du village de Kirby Misperton, est la première accordée au Royaume-Uni depuis 2011, quand des tests menés dans le Lancashire (nord-ouest) avaient été considérés comme responsables de séismes mineurs dans la zone.

Mardi, l'association de défense de l'environnement Friends of the earth (Les amis de la terre) a lancé une pétition pour empêcher la réalisation de forages.
Nous savons que la fracturation hydraulique comporte de sérieux risques pour la population locale, pour notre santé, notre eau, notre faune, et contribue au changement climatique, écrit-elle.

La réalisation (des projets de fracturation hydraulique) mettrait en danger les jolis paysages du Yorkshire et notre industrie touristique, avec la venue de millions de visiteurs chaque année, qui alimentent des milliers d'emplois, s'inquiètent par ailleurs les opposants.

L'autorisation a été votée lundi par sept voix contre quatre par les élus du conseil du comté du North Yorkshire, qui avaient reçu 4.375 objections à ce projet, contre 36 avis favorables.

Le directeur général de Third Energy a promis une approche responsable, faisant valoir que sa société forait des sites, produisait du gaz et générait de l'électricité en toute sécurité et en toute discrétion depuis plus de 20 ans dans le North Yorkshire.
Selon le quotidien The Times, les forages pourraient ne démarrer que cet hiver, en novembre ou décembre, avec l'espoir que le froid découragera les manifestants.
La décision du North Yorkshire devrait ouvrir la voie à d'autres autorisations, estiment les médias britanniques, alors que la société Cuadrilla Ressources attend une réponse d'ici le mois de juillet sur des demandes d'exploration sur deux sites du Lancashire.

Le moratoire imposé sur la fracturation hydraulique après les secousses de 2011 avait été levé dès l'année suivante, le gouvernement du Premier ministre David Cameron cherchant à encourager l'exploitation du gaz de schiste, vue comme une potentielle source d'énergie bon marché, à l'heure du déclin des champs pétrolifères de la mer du Nord. Mais les forages sont restés au point mort depuis.

Le procédé de fracturation hydraulique consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche.



isa77_Jouarre's insight:

Il n'y a pas qu'en France que les enquêtes publiques ne sont que consultatives!

4375 objections au projet, 36 avis favorables et les élus du conseil du comté du North Yorkshire autorise l'utilisation de la fracturation hydraulique. 



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le projet ultra-polluant de Total au Canada [Cash Investigation]


24.05.16. - Total a pris de très fermes engagements pour le climat. Pourtant, l'entreprise française participe à un projet pharaonique d'extraction de sables bitumineux dans le nord du Canada, en vue de produire 200 000 barils par jour. A voir dans "Cash Investigation" mardi 24 mai à 20h55 sur France 2.



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La Française de l'Energie signe avec RGreen [spécialisée dans le financement de projets liées aux énergies vertes]

11.05.16. - La Française de l’Energie est heureuse d’annoncer la signature d’une lettre d’intention avec RGreen (société d’investissement spécialisée dans le financement de projets liés aux énergies vertes) pour la mise en place d’un financement pouvant aller jusqu’à 60 M€ de son programme de développement. La société maintient par ailleurs son objectif de lancer son opération d’introduction en bourse très prochainement.

Julien Moulin, Président de La Française de l’Energie, a déclaré : «La signature de cette lettre d’intention marque une étape importante dans l’histoire de la société. La Française de l’Energie axant désormais ses efforts sur la mise en production, il est clair que la participation d’un groupe d’investissement expérimenté comme RGreen valide notre programme de développement et confirme la qualité de notre projet qui repose sur des bases économiques et techniques très saines.»

Julien Moulin tient à remercier les actionnaires de la Française de l’Energie ainsi que RGreen pour leur soutien à ce projet d’une importance significative dans le cadre de la transition énergétique en France.

«La Française de l’Energie est en bonne voie pour fournir un gaz local d’excellente qualité et une électricité verte aux consommateurs locaux et régionaux situés dans les régions de production. Ce modèle de circuit court est extrêmement efficace et un outil puissant pour contribuer à réduire l’empreinte carbone des régions dans lesquelles le projet est en cours de développement », a ajouté Cédric Lacaze, PDG de RGreen.

 

À propos de La Française de l’Energie
La Française de l’Energie est une jeune entreprise innovante (label Bpifrance) dont le siège est situé à Forbach en Lorraine. Installée dans cette région depuis 2009, La Française de l’Energie est une PME dynamique composée de près de 20 personnes, déjà leader en matière d’évaluation des ressources gazières en France. Spécialiste du gaz de charbon, La Française de l’Energie a pu, grâce à une équipe technique expérimentée, démontrer la présence de ressources significatives de gaz dans les charbons des anciens bassins miniers français. Avec la production de cette énergie nouvelle génération, propre et stratégique, La Française de l’Energie entend construire un projet ambitieux autour d’un savoir-faire reconnu.

A propos de RGreen
RGREEN group, au travers de sa filiale RGREEN INVEST Funds (InfraGreen I et InfraGreen II) conseille les Investisseurs institutionnels et particuliers dans leurs choix d’investissement liés à la thématique de l’environnement. Les investissements concernent des sociétés dont l’objectif principal est de financer, construire et exploiter des projets d’infrastructure dans le secteur des énergies vertes. L’équipe de RGREEN INVEST aide les Investisseurs à comprendre et à tirer le meilleur parti de la transition écologique à l’œuvre au sein de l’économie.


isa77_Jouarre's insight:

Fournir une électricité verte à partir du gaz de houille (ou plus exactement du gaz de couche), il fallait oser, Julien Moulin l'a fait!



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Française de l'énergie (gaz) reporte son processus d'entrée en Bourse

10.05.16. - La société Française de l'énergie, qui projette notamment d'exploiter du gaz de houille en Lorraine, a indiqué mardi qu'elle reportait son projet d'introduction en Bourse grâce à l'obtention d'un financement jusqu'à 60 millions d'euros auprès d'une société d'investissement

Suite à la signature d'une lettre d'intention avec RGreen (société d'investissement spécialisée dans le financement de projets liés aux énergies vertes) pour la mise en place d'un financement pouvant aller jusqu'à 60 millions d'euros de son programme de développement, la Française de l'Energie a décidé de reporter le lancement de son projet d'introduction en Bourse le temps de finaliser les conditions de ce financement, indique la société dans un court communiqué.

Le conseil d'administration maintient son objectif de lancer l'opération très prochainement, est-il ajouté.

L'entreprise, qui s'appelait jusqu'à l'an dernier European Gas Limited (EGL), avait lancé le 15 mars dernier son processus d'entrée sur les marchés avec l'enregistrement de son document de base auprès de l'Autorité des marchés financiers.

Elle comptait pouvoir utiliser les fonds levés à cette occasion pour négocier de meilleurs prix avec les entreprises du secteur para-pétrolier, notamment du forage, qui souffrent actuellement de la faiblesse des prix du pétrole.

Son objectif est d'avoir mis en activité d'ici fin 2018 plus de 15 puits de production.


isa77_Jouarre's insight:

Ça c'était avant, ou presque.

Il y a 15 jours la Française de l'Energie annonce en fanfare qu'elle reporte son projet d'introduction en Bourse ayant obtenu un financement d'environ 60 millions d'euros. 15 jours plus tard, la Française de l'Energie annonce qu'elle lance son introduction en Bourse. Quel épisode avons-nous manqué? 



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La Française de l’Énergie lance son introduction en Bourse

24.05.16. - La Française de l’Énergie n'a pas froid aux yeux. Dans un contexte de marché difficile pour les introductions en Bourse, la société spécialisée dans le gaz de charbon des anciens bassins houillers français a lancé ce matin son IPO d'un montant minimum de 50 millions d'euros. De prime abord, cette décision apparaît d'autant plus courageuse que le secteur de l'énergie est lui même durement affecté par la chute des prix liée à la faiblesse de la demande et à la concurrence des énergies renouvelables.

 

Pour autant, le business model du groupe s'inscrit parfaitement dans la problématique qui anime actuellement le secteur européen : la transition énergétique.

Une étude de février 2016 de l'IFEU (Institut für Energie-und Umweltforschung), l'institut allemand de référence dans la recherche dédiée à l'énergie, l'environnement et l'écologie, a mis en évidence le très faible bilan carbone du projet d'exploitation de gaz de houille lorrain par Française de l'Energie. Les résultats révèlent que cette énergie, de haute qualité et 100% française, émet en moyenne dix fois moins de CO2 que le gaz naturel importé et consommé en France (principalement en provenance de Norvège, Russie, Pays-Bas, Algérie et Qatar).

Dès lors, La Française de l'Energie entend en effet remplacer une partie du gaz importé et consommé en France par ce gaz 'made in France' de qualité et fournir une énergie locale compétitive grâce aux circuits courts d'approvisionnement.

Grâce à son entrée en Bourse, le groupe veut produire à terme 5% de la consommation annuelle de gaz en France, le pays important aujourd'hui près de 100% de ses besoins en la matière.

Il entend aussi financer les dépenses de mise en production des activités de gaz de charbon en Lorraine, ainsi que l'acquisition de la société Gazonor dans le Nord-Pas-de-Calais et la conversion de gaz de mine en électricité.

La Française de l'Energie a certifié ses premières réserves de gaz de houille sur le bassin lorrain, qui représentent près de six fois la consommation annuelle française.
Fort de ces perspectives, le groupe installé en Lorraine depuis 2009 entend lever environ 50 millions d'euros. Ce montant pourrait être porté à un maximum d'environ 66 millions d'euros en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de surallocation.

Son entrée en Bourse se traduira par la création d'un maximum de 1.851.851 actions nouvelles sur la base de la limite inférieure d'une fourchette de prix indicative de 27 à 35,5 euros par action.

La société dit avoir reçu de plusieurs de ses actionnaires actuels, ainsi que de nouveaux investisseurs, des engagements de souscription pour un montant total d'environ 14 millions d'euros. La clôture du placement global et la fixation du prix de l'offre sont prévues le 7 juin.


isa77_Jouarre's insight:

C'est sûr, la Française de l'Energie n'a pas froid aux yeux. Dans le document rédigé pour son introduction en bourse, on y apprend que FdE serait l'un des premiers producteurs d'hydrocarbures français. Trop fort pour une entreprise qui n'a jamais rien produit, que des dettes!



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La Française de l'Energie veut lever 50 millions avec son IPO

24.05.16. -La Française de l'Energie, société spécialisée dans le gaz de charbon des anciens bassins houillers français, a annoncé mardi le lancement de son introduction en Bourse sur le marché réglementé d'Euronext à Paris à travers une augmentation de capital d'environ 50 millions d'euros.

Ce montant pourrait être porté à un maximum d'environ 66 millions d'euros en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de surallocation, a précisé la société dans un communiqué.

La Française de l'Energie, qui a reçu le visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour cette opération, veut notamment produire à terme 5% de la consommation annuelle de gaz en France.

Son entrée en Bourse se traduira par la création d'un maximum de 1.851.851 actions nouvelles sur la base de la limite inférieure d'une fourchette de prix indicative de 27 à 35,5 euros par action.

La société dit avoir reçu de plusieurs de ses actionnaires actuels, ainsi que de nouveaux investisseurs, des engagements de souscription pour un montant total d'environ 14 millions d'euros.

La clôture du placement global et la fixation du prix de l'offre sont prévus le 7 juin.



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Au Royaume-Uni, feu vert controversé pour le gaz de schiste dans ... - Le Monde

Google actu "Schiste" - mar, 24/05/2016 - 11:12

Le Monde

Au Royaume-Uni, feu vert controversé pour le gaz de schiste dans ...
Le Monde
Par sept voix contre quatre, les visages fermés, ils se sont finalement prononcés, dans la soirée, lors d'un vote à main levée, et ont autorisé l'utilisation de la fracturation hydraulique pour le forage d'un puits de gaz de schiste. Cette décision ...
Feu vert au gaz de schiste en Grande-BretagneLe Figaro
Le Royaume-Uni se relance dans le gaz de schisteFrancetv info
Gaz de schiste: l'exploration autorisée dans le Yorkshire (GB)Journal de l'environnement (Abonnement)
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La Tunisie a envisagé l'exploration du gaz de schiste en 2012 - kapitalis

Google actu "Schiste" - mar, 24/05/2016 - 09:05

kapitalis

La Tunisie a envisagé l'exploration du gaz de schiste en 2012
kapitalis
Des études internationales révèlent la disponibilité d'un stock considérable de gaz de schiste, estimé à 5.000 milliards de mètres cubes en Tunisie et ce stock peut être exploité durant 80 ans. Des experts estiment que ce type de gaz pourrait ...

Gaz de schiste : pour interdire les importations, révisons les règles de l'OMC - Maxime Combes


11.05.16. - Interrogée à l'Assemblée nationale, Ségolène Royal a annoncé vouloir interdire l'importation de gaz de schiste sur le territoire national. L'intention est louable. Mais la proposition est contraire aux pratiques et décisions récentes du gouvernement et de la Commission européenne en la matière. Et elle se heurte de plein fouet aux règles de l'OMC. Explications.

C'est un article du Parisien qui a mis le feu aux poudres : après la Norvège et le Portugal, la France va importer du gaz de schiste provenant des Etats-Unis. L'information n'est pourtant pas nouvelle.

 

Le gouvernement laisse faire, en toute connaissance de cause

Cela fait deux ans que l'on sait qu'EDF et Engie ont signé des contrats aux Etats-Unis (voir détails ci-dessous) leur permettant d'importer du gaz de schiste en France, sans que le gouvernement, pourtant actionnaire majoritaire et de référence dans chacune des deux entreprises, ne cherche à les en empêcher. Cela fait également deux ans que nous alertons sur les investissements des entreprises françaises (et notamment des banques françaises) dans le gaz de schiste (production, exploitation, services ou importation). Des investissements qui sont encouragés et jugés de façon bienveillante par le Président de la République et le gouvernement.

Au point que les investisseurs français étaient arrivés au troisième rang des investisseurs mondiaux dans le gaz de schiste américain (4,5 milliards de dollars en cinq ans selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie) et que Vallourec, frappé de plein fouet par l'effondrement des investissements dans les hydrocarbures de schiste, a fait appel à l'Etat à de l'argent public pour opérer une augmentation de capital. Total a même été accusée d'avoir perdu une pastille radioactive dans un puits de gaz de schiste en Patagonie (Argentine) sans que cela n'émeuve ni le gouvernement ni les médias. Cela fait enfin deux ans que les collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste dénoncent cette hypocrisie dans chacun de leurs communiqués, demandant au gouvernement de faire preuve de cohérence.

Interrogée sur France 2 ce dimanche 8 mai, Ségolène Royal a affirmé qu'on ne pouvait « pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation ». C'est juste. Mais c'est pourtant ce qu'ont laissé faire le gouvernement et les services de l'Etat, en toute connaissance de cause, depuis plus de deux ans.

  • Autrement dit : Ségolène Royal annonce vouloir interdire les importations de gaz de schiste que le gouvernement et les services de l'Etat ont encouragées ou, du moins, n'ont pas cherché à bloquer.

 

Annoncer vouloir interdire les importations d'un côté...

En affirmant vouloir étudier « juridiquement » la façon d'interdire les importations prévues par EDF et Engie, Ségolène Royal, en plus de réagir avec retard, expose au grand jour le manque de sérieux et les négligences du gouvernement en matière de contrôle sur les choix d'investissement d'entreprises dont l'Etat est actionnaire majoritaire (EDF) et de référence (Engie). Rappelons-nous d'ailleurs que le gouvernement avait sélectionné ces deux entreprises pour être des sponsors de la COP21 au prétexte que cela les inciterait à avoir des comportements plus climato-compatibles au lendemain de la COP21 qu'avant : il n'en est manifestement rien.

Un manque de sérieux qui se double d'une mauvaise compréhension des systèmes énergétiques. A propos des contrats signés par EDF et Engie, Ségolène Royal affirme qu'il y a « dans ces contrats (qu'elle a) regardé de près (...) 40% de gaz d'origine gaz de schiste ». Il faut bien comprendre ce que signifie ce 40% : EDF et Engie n'ont pas signé des contrats qui prévoient d'importer 40 % de gaz de schiste et 60% de gaz conventionnel. Les contrats prévoient d'importer 100 % de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de la production étatsunienne, le GNL étant la seule forme sous laquelle il est possible de transporter du gaz (de schiste ou pas) à travers les océans.

Il se trouve qu'aux Etats-Unis, comme dans les autres pays, il n'existe qu'un seul système gazier d'acheminement et de distribution (gazoducs), de stockage et de traitement du gaz (usines de liquéfaction et de regazéification). Il est estimé que 40% de la totalité du gaz produit sur le sol américain provient de la production de gaz de schiste. Cette part de 40% n'est donc pas fixée par contrat, mais elle est fonction de ce qui est produit aux Etats-unis : elle est amenée à être modifiée en fonction des investissements et des rendements des productions à venir.

  • Autrement dit : à partir du moment où vous souhaitez importer du gaz naturel liquéfié d'un pays qui exploite – ou envisage d'exploiter – des gaz de schiste, vous importez (ou importerez) nécessairement du gaz de schiste !
  • Autrement dit bis : à partir du moment où vous souhaitez interdire l'importation de gaz de schiste, vous devez interdire l'importation de gaz de tous les pays exploitant du gaz de schiste.
  • Autrement dit ter : interdire l'importation de gaz de schiste tout en ayant encouragé la construction de nouveaux ports méthaniers (Dunkerque) ou l'extension de ports existants (Montoir, Fos-sur-mer) est contradictoire.

 

tout en encourageant leur importation par les accords de libre-échange …

« Permettre aux entreprises européennes d’importer des ressources énergétiques et matières premières des États-Unis », telle est une des missions qu'a assigné la Commission européenne au Tafta. Une mission qui se fonde sur le mandat de négociation, validé par François Hollande et le gouvernement français, qui demande un « accès sans restriction et durable aux matières premières ». Pas assez clair ? Le 15 novembre 2015, à la veille de la COP21, le négociateur en chef de la Commission européenne, Ignacio Garcia Bercero, déclarait que « la question de la liberté d’accès au GNL est une partie importante des négociations du Tafta ». L'UE, et donc la France, souhaite la fin des restrictions américaines à l’exportation de gaz naturel. Ce qui nécessairement encourage l'importation de gaz de schiste.

  • Autrement dit : la Commission européenne négocie au nom du gouvernement français la facilitation des importations de gaz de schiste que Ségolène Royal annonce vouloir interdire !

 

ainsi que par les politiques de « sécurité énergétique » européennes

Le 16 février, la Commission européenne a dévoilé de nouvelles propositions en matière d'approvisionnement en gaz : elle encourage l'UE et les Etats-membres à une importation massive de gaz de schiste venant des Etats-Unis au nom de la sécurité de l'approvisionnement énergétique des pays-membres de l'UE. A notre connaissance, Ségolène Royal et le gouvernement ne se sont pas offusqués. Alors que les études de la Commission européenne montre que la demande en gaz a plutôt tendance à décroître, et que l'UE disposerait des infrastructures suffisantes en matière de gaz naturel liquéfié (GNL), la Commission fait de l'importation de GNL et de la construction de nouveaux ports méthaniers, usines de regazéification et gazoducs une priorité : 40% des deux cents projets d'intérêt commun (PCI) répertoriés par la Commission concernent la construction de nouvelles infrastructures gazières. La liste des projets prévus sur le territoire national se trouve sur … le site du ministère de l'environnement de Ségolène Royal ! Pour l'essentiel, ce sont des projets de gazoducs qui visent à renforcer les connexions entre systèmes gaziers nationaux afin de « contribuer à l’intégration des marchés et à une concurrence accrue ». En clair : à partir du moment où du gaz de schiste sera introduit dans le réseau européen, qu'il provienne de GNL américain ou de l'exploitation dans un autre pays européen, il pourra aboutir dans n'importe quel réseau national.

  • Autrement dit : au nom de la « sécurité énergétique » et de la « concurrence », la Commission européenne fait son possible pour introduire du gaz de schiste en quantité dans le réseau européen !

 

Interdire des importations est rendu impossible … par les règles du commerce international

Pour des raisons techniques liées à l'interconnexion des réseaux gaziers européens, la question de l'interdiction de l'importation de gaz de schiste doit donc se poser au niveau européen, en étant accompagnée d'une proposition d'interdiction d'exploitation sur le sol européen. Si Ségolène Royal est sincère, c'est clairement la direction à suivre. La tâche est immense. De nombreux pays ne veulent pas interdire l'exploitation des gaz de schiste et les récentes décisions de la Commission européenne vont dans le sens contraire. Néanmoins, une telle proposition pourrait être soutenue par de nombreuses organisations de la société civile européenne.

Au nom du climat et de l'environnement, proposer d'interdire au niveau européen l'importation de gaz de schiste – et donc de GNL – de pays les exploitant serait une proposition courageuse et de nature à faire bouger les lignes. Une telle proposition se heurterait frontalement aux règles du commerce international qui sont consignées dans les accords de l'OMC. En effet, une telle mesure serait sans doute perçue comme une mesure discriminatoire et injustifiée : pour l'OMC, rien ne justifie une interdiction d'importation de gaz naturel produit dans un pays donné dont la consommation sur le territoire européen ne génèrera pas plus de pollution que du gaz naturel produit dans un autre pays. Nul doute donc que les Etats-Unis attaqueraient devant l'Organisme des Réglements des Différends de l'OMC une décision perçue comme une « restriction déguisée au commerce international ».

Ce serait une nouvelle occasion de prendre à témoin l'opinion publique et de montrer qu'il est absolument urgent de remettre à plat le droit du commerce international qui entrave manifestement la possibilité de prendre des mesures contribuant à la lutte contre les dérèglements climatiques. Alors que les exemples s'amoncellent (Ontario, Inde, Québec, etc), il est temps, au nom de l'urgence climatique, de rénover les règles du commerce mondial. Ségolène Royal et le gouvernement partagent-ils une telle ambition ? Rien n'est moins sûr. Mais c'est le chemin à suivre pour qui veut réellement contenir le réchauffement climatique en deçà des 2°C, ou idéalement, en deçà d'1,5°C.

 

Maxime Combes, économiste et membre d'Attac France.

 


isa77_Jouarre's insight:

Maxime Combes propose une très bonne analyse du double discours tenu par le gouvernement français sur le sujet des hydrocarbures extrêmes. 



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Total prêt à financer un puits d’exploration de gaz de schiste en France, si le gouvernement l’y autorise


18.05.16. - Total se dit prêt à financer un puits d’exploration de gaz de schiste sur son permis de Montélimar, éventuellement en s’associant à l’IFPEN et au BRGM. Par ailleurs, le pétrolier juge que l’interdiction des importations de gaz américain serait une erreur pour la compétitivité européenne.

Ce 18 mai, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, était reçu par la commission des Affaires économiques du Sénat. Si le thème de l’audition était tourné globalement sur l’avenir de Total et son engagement dans les énergies nouvelles et l’électricité, notamment à travers le rachat du fabricant de batteries Saft, de nombreuses questions des élus ont porté sur le gaz de schiste. Total possède toujours un permis d’exploration, le permis de Montélimar (Drôme). D’abord abrogé par le gouvernement en 2011, la justice l’a rendu au pétrolier début 2016.

"Je ne sais pas s’il y a du gaz de schiste en France et ce n’est pas une posture de dire cela. (…) Ceci étant, je suis prêt à financer une  exploration car ce débat repose sur de mauvaises bases", a affirmé le patron de Total. Aujourd’hui, la loi française interdit l’usage de la fracturation hydraulique, seule technologie permettant l’exploration et l’exploitation de ce gaz non conventionnel. Le PDG reconnaît que la prise d’un permis dans la zone très sensible de Montélimar a été mal gérée et que le groupe "a été pris par surprise" par l’opposition. Une fois que "c’est devenu une affaire d’Etat, il était compliqué de remettre de la raison", selon lui.

Associer les instituts publics

"J’ai presque regretté que la justice nous ait rendu le permis de Montélimar", s’amuse Patrick Pouyanné. Mais désormais, il souhaite apaiser ce sujet en rappelant que les puits forés en Pologne et celui foré au Pays-Bas n’ont pas donné les résultats escomptés. "Si un jour on me permet de forer un puits (en France), ce sera peut-être pour dire qu’il n’y a rien. Et s’il y en a (du gaz), nous pourrons alors discuter de ce que nous faisons", explique-t-il. "Je suis prêt à prendre en charge un puits et, puisque la France aime les instituts publics, à donner une part à l’IFPEN (Institut français du pétroleénergies nouvelles) et au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)".

Le grand patron écarte la question du danger de la technologie, qui s’est "beaucoup améliorée. Le côté cow-boy des débuts aux Etats-Unis a été rationalisé. Nous recyclons aujourd’hui 98 % de l’eau utilisée et on fracture des puits depuis trente ans. Nous pouvons donner des assurances techniques", juge-t-il. Selon lui, "la vraie question, c’est l’occupation de l’espace. (Pour exploiter le gaz de schiste), il faut beaucoup de puits. Et là, il y a un vrai débat".

Des importations à interdire ?

Mais il y a quelques années encore d‘ici à ce que Total tente d’extraire la moindre molécule de méthane issue d’un puits de gaz de schiste en France. Il y a un sujet plus immédiat : celui de l’importation, par les énergéticiens français dont Total, de gaz naturel liquéfié américain, qui contient une part de gaz non conventionnel. La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, s‘en est émue et a annoncé son intention d’interdire les importations.

"Les molécules de gaz n’ont pas d’odeur ou de couleur (selon leur origine). Je ne sais pas comment empêcher le gaz américain de circuler alors que l’on parle de traité transatlantique", ironise le grand patron. Puis il juge que l’interdiction de l’importation serait "une erreur pour l’industrie européenne car le prix du gaz européen baisse grâce au gaz  liquéfié américain".


isa77_Jouarre's insight:

L'extractivisme dans toute sa splendeur. Oui, il y a un problème d'occupation de l'espace, et alors… 



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Pétrole de schiste: une interdiction de forage en France confirmée en justice

11.05.16. - Paris - Le groupe pétrolier canadien Vermilion a renoncé à son recours contre une interdiction de réaliser un forage d'exploration pétrolière à Nonville (Seine-et-Marne), la rendant ainsi définitive, a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat de la commune [Arnaud Gossement].

Cette interdiction avait été prononcée en 2014 par le tribunal administratif de Melun à l'encontre du groupe pétrolier américain Hess Oil, dont la licence a été reprise par Vermilion.
Cette décision, présentée comme une première en France du côté des militants écologistes qui reprochaient à Hess Oil de viser du pétrole de schiste, avait été contestée devant la cour administrative d'appel de Paris.
Lors d'une audience lundi, nous avons appris que le rapporteur public - ses conclusions sont généralement suivies - allait nous donner raison: rejet de l'appel et confirmation du jugement du tribunal administratif, a expliqué Me Arnaud Gossement à l'AFP.

Dans la foulée, Vermilion a renoncé à son recours, à la veille de l'audience jeudi où devaient être présentées les conclusions du rapporteur public.
Ce dernier va d'ailleurs accepter ce désistement, confirmant ainsi le jugement du tribunal de Melun, a expliqué Me Gossement.
Personne n'était joignable chez Vermilion pour commenter l'information.
Selon l'avocat de Nonville, le projet de forage portait très clairement sur du pétrole de schiste: c'est écrit noir sur blanc dans le jugement du tribunal administratif.
Or, une des seules techniques disponibles à ce jour pour extraire ce type de pétrole, la fracturation hydraulique, est critiquée pour les risques qu'elle fait courir à l'environnement et interdite en France depuis 2011.

Hess Oil avait de son côté assuré à plusieurs reprises vouloir simplement sonder par des forages conventionnels le sous-sol du bassin parisien pour rechercher des hydrocarbures non exploités.
La société elle-même, avant la loi de 2011, avait fait circuler un dossier de presse auprès des élus locaux dans lequel il était écrit noir sur blanc qu'il y aurait schiste et fracturation hydraulique. Comme par enchantement, après la loi, elle a prétendu le contraire, a commenté Arnaud Gossement.

C'est pour cela que ce jugement est très important: (...) c'est la première fois que nous avons un jugement qui annule une autorisation de forage pour du pétrole de schiste. C'est la première fois qu'on a une application claire, nette, directe de la loi de 2011, a-t-il ajouté.



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