Langue

STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

VIDÉOS. Á In Salah, la mobilisation contre le gaz de schiste gagne ... - TSA - Tout Sur l'Algérie

Google actu "Schiste" - dim, 11/01/2015 - 14:13

TSA - Tout Sur l'Algérie

VIDÉOS. Á In Salah, la mobilisation contre le gaz de schiste gagne ...
TSA - Tout Sur l'Algérie
Le mouvement de protestation contre le gaz de schiste gagne en intensité plus de dix jours après son déclenchement. Des centaines de personnes se sont rassemblés, ce dimanche 11 janvier, devant le siège de la daïra tandis que d'autres défiler au bord ...

Rejet du gaz de Schiste : La mobilisation s'étend dans le Sud - El Watan

Google actu "Schiste" - dim, 11/01/2015 - 10:07

Radio Algérienne

Rejet du gaz de Schiste : La mobilisation s'étend dans le Sud
El Watan
Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et un des organisateurs de cette journée de protestation, nous a déclaré : «Ce n'est pas fini, tant que les torches du gisement de gaz de schiste d'In Salah ne seront pas éteintes.
Gaz de schiste: marche pacifique de protestation à TamanrassetRadio Algérienne
Gaz de schiste: In Salah poursuit sa contestation, la mobilisation s ...Al Huffington Post
Gaz de schiste : Poursuite de la protestation à In-SalahEl Moudjahid
TSA - Tout Sur l'Algérie -L'Expression
11 autres articles »

Gaz de schiste en Algérie : l’urgence d’un débat national

Gaz de Schistes Provence - dim, 11/01/2015 - 09:27

Le Matin | 10 janvier 2015 | Abderrahmane Mebtoul

Le Brent a été coté en fin de journée du 09 janvier 2015 à 50,03 dollars, le WIT 48,39 dollars, l’euro à son cours le plus bas à 1,18 dollar, avec une remontée de l’once d’or à 1219 dollars, le prix de cession du gaz étant indexé sur celui du pétrole. Or ’énergie constitue le cœur de la sécurité des Nations et constitue la principale ressource exportatrice de l’Algérie, 98% et 70% du pouvoir d’achat des Algériens en dépend.

Le développement du gaz de schiste, est une option pour l’Algérie au-delà des contraintes financières et environnementales, selon le ministre de l’Energie. Le dialogue étant un des fondements de la bonne gouvernance, l’objet de cette contribution est de poser objectivement l’opportunité de cette option. Pour avoir connu très bien cette région, notamment Ouargla, Ghardaïa, El Goléa et In Salah, en tant qu’officier d’administration de la route de l’unité africaine durant les années 1972/1973, c’est une population paisible, ouverte au dialogue, profondément surtout attachée à l’unité nationale et solidaire. Et bien entendu l’on doit éviter de se focaliser uniquement sur cet aspect. La chute actuelle du cours des hydrocarbures doit nous faire prendre conscience une fois pour toute que le fondement stratégique est de réaliser rapidement la transition vers une économie hors rente.

1.- Nature du gaz schiste

Le gaz non conventionnel est contenu dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, qui renferment au moins 5 à 10% de matière organique. Généralement la profondeur d’exploitation des shale gas est de l’ordre, en moyenne générale, selon les gisements, de 500, souvent 1.000 à 3.000 mètres de profondeur, soit de un à plusieurs kilomètres au-dessous des aquifères d’eau potable, la profondeur étant moindre aux USA, ce qui réduit les couts. La fracturation de la roche suppose d’injecter un million de mètres cubes d’eau douce pour produire un milliard de mètres cubes gazeux à haute pression et du sable. Une partie de l’eau qui a été injectée pour réaliser la fracturation hydraulique peut être récupérée (20 à 50%) lors de la mise en production du puits après traitement. Ce qui suppose des investissements pour des installations appropriées et des unités de dessalement en cas où l’eau est saumâtre. Le sable injecté combiné d’additifs chimiques a pour but de maintenir les fractures ouvertes une fois la fracturation hydraulique effectuée, afin de former un drain pérenne par lequel le gaz va pouvoir être produit. De nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes, et se mêler à l’eau, qui devient alors impropre à la consommation. Pour l’Algérie, pays semi-aride, le problème se pose avec le risque de pollution des nappes phréatiques, la nappe d’eau étant l’Albien. De nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes, et se mêler à l’eau, qui devient alors impropre à la consommation. A-t-on prévu les moyens de lutte contre la détérioration de l’environnement ? Et l’Algérie étant un pays semi-aride, a-t-on fait les extrapolations d’arbitrage entre la consommation d’eau des populations, des secteurs économiques et l’utilisation de ce gaz ? En l’absence de technique alternative à la facturation hydraulique grande consommatrice d’eau, l’impact de cette exploitation sur la ressource en eau demeure l’une des principales préoccupations. Parce que dans le climat aride ou semi-aride de l’Algérie, le rechargement des nappes phréatiques est faible. C’est donc dans les nappes profondes que les exploitants iraient pomper l’eau nécessaire à l’exploitation du gaz. Par ailleurs, l’utilisation massive d’eau par l’Algérie ou d’autres pays du Maghreb nécessitent une entente régionale du fait que ces nappes sont communes.. Certains bassins hydrographiques complexes sont en effet partagés comme celui de Mjradah Wadi, commun à la Tunisie et à l’Algérie ou celui de Deraa qui alimente également le Maroc sans compter les bassins communs avec la Libye.

2.- Pourquoi l’Algérie veut s’orienter vers le gaz schiste ?

Les hydrocarbures constituent l’épine dorsale de l’économie algérienne. Les revenus issus des hydrocarbures qui ont été selon les bilans de Sonatrach de 700 milliards de dollars en devises entre 2000 /2013 représentant 60/70% des recettes fiscales. Ils ont ont permis à l’Etat algérien de constituer des réserves de change de l’ordre de 190 milliards de dollars au 01juillet 2012 et une dépense publique avec une importation en devises entre 2000/2013 de plus de 500 milliards de dollars selon les données de la banque mondiale. L’économie algérienne est toujours une économie rentière après 50 années d’indépendance politique, 97/98% d’exportation représentées par les hydrocarbures à l’état brut et semi brut, la pétrochimie étant embryonnaire, et important 70/75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%. Sonatrach, c’est l’Algérie et l’Algérie c’est Sonatrach. Cet artifice statistique peut cependant cacher la dure réalité. Le chômage apparemment maîtrisé (10%) mais dominée par les emplois improductifs (administration) au niveau de la sphère réelle et plus de 50%de la population active étant localisée dans la sphère informelle selon le rapport gouvernemental de l’ONS(2012). Aussi, cette décision stratégique a été prise probablement après que le gouvernement ait estimé que l’Algérie serait une importatrice nette de pétrole dans moins de 10 ans et dans 20 ans pour le gaz conventionnel. La consommation intérieure triplera horizon 2030 et quadruplera horizon 2040 selon le Ministre de l’Energie. En cas de non découvertes substantielles et surtout rentable selon le vecteur prix international, l’Algérie pourrait commencer à importer du pétrole à partir de 2020 et du gaz à partir de 2030 pour satisfaire la demande locale. La solution est –elle en le pétrole-gaz de schiste ? Et ce, en tenant compte tant des exportations que de la forte consommation intérieure du fait du bas prix un des plus bas au niveau du monde bloqués par la décision D/06-05/CD du 30 mai 2005. Pour le gaz il est cédé à Sonelgaz entre le sixième et le dixième du prix international sur le marché libre, ce taux variant selon les fluctuations des prix internationaux, largement influencés par l’entrée du gaz non conventionnel américain. Ce montant tient compte des décisions courant 2012 d’installer des capacités d’électricité.

En effet, suite aux coupures récurrentes d’électricité, il a été décidé la réalisation du projet de centrale électrique en cycle combiné à Ras Djinet (Boumerdes) d’une capacité de 1.200 MW confiée au groupe sud-coréen Daewoo EC pour un montant 73,4 milliards de DA (près d’un milliard de dollars), pour un délai de 40 mois. Le projet de cette centrale vise à produire 12.000 MW supplémentaires d’électricité à l’horizon 2017, devant une fois achevé, de doubler la production nationale d’électricité. Ainsi, il est prévu la construction de 9 centrales électriques totalisant une puissance de 8.050 MW, 300 postes très haute et haute tension, près de 10.000 km de réseau de transport très haute tension et 500 km de réseau de transport de gaz destiné à l’alimentation des centrales. Ce programme est appelé à satisfaire une demande en nette croissance avec un rythme annuel moyen de 14% et qui devra passer à 19.316 MW en 2017 contre 11.436 MW projetés pour 2013. Pour le grand Sud, le 15 aout 2012, la Société de production d’électricité (SPE), filiale du groupe Sonelgaz, a diffusé un appel d’offres pour la réalisation d’une vingtaine de centrales électriques diesel. Ces plateformes de production d’électricité sont destinées à alimenter les villes du Grand Sud du pays ; elles seront réalisées à Hassi Khebi (12 000 kW), Tabelbela (2000 kW), Oum Lassel (1000 kW), Talmine (4000 kW), Timaouine (1000 kW), Aïn Belbel (1500 kW), M’guiden (500 kW), Djanet (16 000 kW), Bordj Omar Driss (6000 kW), Aïn Alkoum (300 kW), Bord Badji Mokhtar (6000 kW) et Tin Zaouatine (2500 kW), trois centrales d’une capacitté de 24 000 kW pour Tindouf, la ville de Debdeb trois centrales électriques d’une puissance totale de 7200 kW et deux centrales diesel pour la ville d’Idless d’une capacité de 700 kW. Ainsi, Sonelgaz financera via le trésor public environ 27 milliards de dollars d’ici à 2016-2017 pour une capacité supplémentaire de 12 000 MW. Ainsi tous ces investissements fonctionneront en majorité en turbines de gaz, et pour le Sud au diesel. Comme le diesel connait un prix international très élevé, à quel cout produira donc le KWH et à quel prix sera la cession ? Dès lors avec cette augmentation de la consommation intérieure, du fait de la décision de ne pas modifier les prix intérieurs, il y a risque d’aller vers plus de 70/75 milliards mètres cubes gazeux horizon 2030 de consommation intérieure. En effet, si l’on prend les extrapolations d’exportation de 85 milliards mètres cubes gazeux et 70 milliards de mètres cubes gazeux de consommation intérieures, il faudrait produire plus de 155/160 milliards de mètres cubes gazeux supposant d’importants investissements dans ce domaine et surtout du gaz. Ici doit être prendre en compte les couts, les concurrents ayant déjà amortis leurs installations, des énergies substituables et des importantes mutations énergétiques mondiales. L’intérêt des autorités algériennes pour les hydrocarbures non conventionnels s’explique donc par la nécessité d’assurer la transition énergétique du pays mais également guidé toujours par la captation de la rente afin d’éviter à terme des remous sociaux. Mais l’objectif stratégique pour l’Algérie n’est-il pas d’imaginer une autre gouvernance collant aux nouvelles mutations mondiales à l’instar des pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

3.- Quelle rentabilité pour l’Algérie?

Le groupe algérien Sonatrach vient de forer son premier puits de gaz de schiste (shale gas) dans le bassin d’Ahnet, situé au sud d’In Salah, qui devait être suivi de d’autres. Pour développer ces réserves, Sonatrach devrait conclure des partenariats avec les groupes internationaux dont Shell, Exxon Mobil, Total, Talisman, INIE ect …Selon le groupe Sonatrach des études récentes, réalisées durant le second trimestre 2012 sur une superficie de 180 000 km2, font état d’un potentiel de gaz de schiste dépassant plus de 19800 milliards de mètres cubes gazeux donnant avec un taux de récupération de 25% plus de 4000 milliards de mètres cubes gazeux. Mais l’Algérie a-t-elle établi une carte géologique fiable confirmant ces statistiques ? On peut comme pour le gaz conventionnel découvrir des milliers de gisements mais non rentables financièrement. La rentabilité économique et par là le calcul des réserves, est fonction de la croissance de l’économie mondiale et de son modèle de consommation, de la consommation intérieure, des couts d’extraction et du transport, des concurrents et des énergies substituables. Selon les estimations établies par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avec le gaz de schiste, cette nouvelle évaluation majorerait les réserves de gaz techniquement extractibles dans le monde de 40% et les porterait à 640.000 milliards de m3, soit plus du triple des réserves mondiales de gaz conventionnel dont d’ailleurs des découvertes importantes se font chaque jour avec une concurrence accrue. Depuis la révolution du gaz non conventionnel qui fera des USA horizon 2020 le premier exportateur mondial avant la Russie sachant que qu’elle détient un tiers des réserves mondiales de gaz conventionnel, et quelle est le principal concurrent de Sonatrach malgré le gel récent du South Stream approvionnant 30% le marché européen. D’autres concurrents comme l’Iran (15% des réserves mondiales) dont un accord devrait avoir lieu courant 2015 avec les USA et l’Europe levant l’embargo, et du Qatar (10%) qui a pris des parts de marché en Europe à l’Algérie, sans compter la Chine qui détient les premières réserves mondiales de gaz de schiste, combiné aux investissements dans les énergies renouvelables qui en feront un leader mondial, possédant surtout la ressource humaine, richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures, le Mozambique qui deviendra le deuxième ou troisième réservoir d ‘or noir en Afrique, la découverte de plus de 20.000 milliards de mètres cubes gazeux en méditerranée orientale, le retour de l’Irak et de la Libye, la concurrence risque d’être encore plus rude pour l’Algérie. Comme ce marché est segmenté à l’instar du gaz conventionnel où les canalisations représentent environ 70% de la commercialisation mondiale du gaz, la concurrence en Asie des projets russes et qataries, se posera également toute la problématique de la rentabilité des GNL algériens à faibles capacités en plus des importants investissements en moyens de transport, (méthaniers appropriés). Comme il faudra amortir les installations par canalisations,(Transmed et Medgaz), les projets Galsi via la Sardaigne et le Nigal (Nigeria–Europe via l’Algérie) dont les couts de réalisation du fait des retards ont augmenté de plus de 50% par rapport au cout initial, étant toujours en gestation.

Qu’en sera-t-il pour l’Algérie, le gaz représentant environ 40% des recettes de Sonatrach ? Or, entre 2015/2017-2014, outre que les USA seront exportateurs en Europe, la majorité des contrats à moyen terme auront expirés et selon certaines informations crédibles, les principaux partenaires européens demanderont une révision à la baisse du prix de cession du gaz conventionnel ? Cela ne peut qu’influencer le prix de cession du gaz non conventionnel. L’Algérie n’est pas seule sur le marché mondial. Il existe une concurrence internationale. L’on doit tenir compte de la dispersion des gisements dont la durée de vie contrairement au gaz conventionnel est limitée dans le temps, selon l‘intensité de l’extraction dépassant rarement 5 années, devant fracturer la roche sur d’autres espace comme une fromage de gruyère. Les Etats Unis perforent environ 2000 puits par an sur un même espace géologique et 500/600 puits peuvent donner 28 milliards de mètres cubes gazeux. Or, en Algérie même au niveau du gaz/pétrole traditionnel, il n’ pas jamais été atteint 200 puits.

Selon le chef de département d’analyse des bassins du groupe Sonatrach, lors du workshop international sur le gaz de schiste, les coûts de réalisation d’un forage pour l’exploitation du gaz de schiste en Algérie varient entre 10 et 15 millions de dollars, alors qu’aux USA le cout moyen d’un puits varie entre 5 à 7 millions de dollars. Aussi la commercialisation pour l’Algérie ne pourrait se faire, selon le Ministre de l’Energie pas avant 2020/2025, supposant une parfaite maîtrise technologique afin de réduire les couts. Par ailleurs, outre la maîtrise technologique, dont il conviendra d’inclure dans le coût par l’achat du savoir-faire, l’avantage de certains pays comme les USA c’est la disponibilité d’un réseau de transport de gaz pratiquement sur l’ensemble du territoire en plus du fait que les gisements ne sont pas profonds. Qu’en sera-t-il des coûts des canalisations additionnels pour l’Algérie ? La rentabilité dépend donc de l’évolution future du prix de cession du gaz sur le marché international qui est actuellement bas sur le marché libre avec la révolution du gaz non conventionnel, ce cours ayant légèrement remonté entre 2011-2012 après la catastrophe nucléaire japonaise. C’est que la gestion de l’exploitation est complexe, les forages perdant 80% de la productivité au bout de 5 ans, à moins de technologies nouvelles. Sans compter la maîtrise technologique qui demande une formation pointue dans la ressource humaine, inexistante en Algérie. La question de la rentabilité renvoie à la carte énergétique mondiale, à la consommation énergétique mondiale horizon 2030/2040 tenant compte également des couts des énergies renouvelables qui peuvent décroitre si les investissements sont massifs. A moyen terme, bien qu’élastique, le prix du gaz ne va pas s’effondrer. L’épisode de Fukushima et la volonté affichée par certains de sortir du nucléaire, la dynamique des pays émergents gros consommateurs d’énergie, s’ils maintiennent l’actuel modèle, ce qui n’est pas évident, peuvent soutenir la demande de gaz conventionnel et non conventionnel. Pour l’Algérie l’on doit impérativement protéger l’environnement d’où l’importance de centres de formation recrutant en priorité la population du Sud qui doivent être impliquées pour une éventuelle exploitation. Ainsi se pose l’opportunité par des grands groupes internationaux de l‘exploitation du gaz schistes avec la règle restrictive imposée par le gouvernement algérien des 49/51%. La reformulation de la loi des hydrocarbures permettra-t-elle de relancer l’exploration sur des bases opérationnelles ? A moins et comme cela se passe pour la majorité des entreprises publiques structurellement déficitaires, le Trésor supporte les surcouts d’exploitation du gaz schistes sachant qu’il a consacré plus de 60 milliards entre 1991/2013. Pour autant, 70% des entreprises sont revenues à la case de départ.

4.- Dialogue social et nouveau modèle de consommation énergétique

L’Algérie doit impérativement penser à un nouveau modèle de consommation énergétique relevant du Conseil National de l’Energie qui doit être réactivé, Sonatrach étant une entreprise commerciale(1). Concernant le pétrole-gaz de schiste, il doit répondre à trois critères : la protection de l’environnement, éviter toute pollution de l’eau, le prix de cession de l’exploitation du pétrole-gaz de schiste devant impérativement couvrir les couts avec une marge de profit raisonnable. Selon le Ministère de l’Energie la commercialité n’est pas pour demain, peut être horizon 2020/2025. La plus grande réserve de gaz et de pétrole pour l’Algérie, ce sont les économies d’énergie pouvant aller à 15/20%, pouvant économiser au vu de la consommation actuelle 4 milliards de mètres cubes gazeux par an et cumulé horizon 2015/2030, avec une progression arithmétique plus de 90/100 milliards de mètres cubes gazeux. Et dans ce cadre comment ne pas rappeler que le coût actuel du projet Galsi d’environ 4 milliards de dollars concerne seulement 8 milliards de mètres cubes gazeux. Cela implique de revoir notamment les politiques actuelles désuètes de l’habitat et du transport et un large débat national sur les subventions actuellement non ciblées source de gaspillage et de fuites de produits hors des frontières. Selon les rapports internationaux, l’Algérie consacrerait, en 2011 et en 2012, l’équivalent de 11% de son PIB au soutien des prix de l’énergie, environ 4% du PIB à l’éducation et 6% à la santé. Pour avoir connu très bien cette région, notamment Ouargla, Ghardaïa, El Goléa et In Salah, en tant qu’officier d’administration de la route de l’unité africaine durant les années 1972/1973, c’est une population paisible, ouverte au dialogue et profondément attachée à l’unité nationale.

Aussi, il y a lieu d’éviter les débats stériles, pour ou contre et d’associer les populations à la décision ne pouvant imposer par la force, surtout pour ce cas précis, au sein d’une région qui connait des tensions géostratégiques, d’éviter une décision centralisée sans concertation, supposant une autre gouvernance tant centrale que locale. D’une manière générale, il y a urgence de penser au futur modèle de consommation énergétique, (le Mix énergétique), ce qui nécessite des arbitrages de politique économique : énergies fossiles classiques –pétrole/gaz conventionnel, gaz/pétrole non conventionnel, énergie nucléaire à des fins civiles et énergies renouvelables. Selon la banque d’Algérie, 2013 où le montant prélevé au niveau du fonds de régulation des recettes(FRR) a été de 70,2 milliards de dinars alors que durant les neuf mois de l’année 2014, le montant a été de 757,10 milliards de dinars soit environ 10 milliards de dollars et les réserves de change (or non compris) se ont été évaluées à 185,273 milliards de dollars à la fin septembre contre 193,269 à la fin juin. Pourtant, je n’ai pas attendu le récent rapport de la banque d’Algérie pour attirer l’attention des pouvoirs publics depuis des années qu’il faut cesser de dépenser sans compter, ne pouvant pas avoir une recette de 50/60 milliards de dollars au cours de 70/80 dollars (moins au cours de 60/70) avec une sortie de capitaux, biens –services – transferts légaux de profits des compagnies étrangères allant vers 75/80 milliards de dollars. Environ 65% des importations étant liées à la dépense publique à ce rythme, le fonds de régulation des recettes fondra dans moins de deux années et les réserves de change s’épuiseront horizon 2020.

En bref, un dialogue constructif au profit des intérêts supérieurs de l’Algérie est nécessaire, en étant conscient que l’énergie est un des facteurs déterminants de la sécurité nationale.

Abderrahmane Mebtoul (docteur d’Etat-1974 en gestion) -Professeur des Universités, Expert International en management stratégique directeur d’Etudes Ministère Energie/Sonatrach 1974/1979 – 1990/1995 – 2000/2006

(1) Voir Professeur Abderramane Mebtoul étude «Face aux mutations énergétiques mondiales, le Ministère de l’Energie via Sonatrach a besoin d’un nouveau management stratégique» publiée dans la revue internationale de Management de HEC Montréal novembre 2010 (45 pages) ainsi que la revue stratégie-défense «Agir» (2012 – Paris France). Abderrahmane MEBTOUL ancien émigré ayant effectué des études primaires, secondaires, une fraction du supérieur à Lille (France) est Docteur d’Etat en Sciences Economiques (1974) diplômé d’expertise comptable de l’Institut supérieur de Gestion de Lille, auteur de plus de 20 ouvrages et de plus de 500 contributions et conférences nationales-internationales dont une grande partie a été consacré aux mutations énergétiques mondiales et internationales est professeur des Universités et Expert International en management stratégique.


La protestation contre l’exploitation du gaz de schiste gagne Metlili

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 19:43

le 10.01.15 | K.Nazim, El Watam

© Photo El Watan

Plus de 500 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur l’esplanade jouxtant le musée du Moudjahid, en plein centre ville de Metlili, daïra située a 45 Kms au sud du chef lieu de wilaya de Ghardaïa.

Munis de banderoles de hauts parleurs, de micros et de mégaphones, et dans une parfaite organisation, les protestataires ont écoutes des spécialistes en la matière, enfants de la région, qui ont martelés leurs convictions quant au danger potentiel de cette nouvelle technique d’extraction, source, selon eux, de tous les dangers tant pour les humains que pour la vie animale et végétale.

Prenant la parole en 1er, le Docteur Gheziel Med Mouloud, docteur en économie de développement et directeur du laboratoire de recherche en tourisme, de territoire et de société à l’Université  Noumérate de Ghardaïa, a mis l’accent sur « les risques patents sur la santé de la population que les pouvoirs publics doivent absolument préserver « ajoutant que « la communication avec les citoyens qui sont en droit de savoir ce qui les préoccupe et qui met la vie de leurs enfants en péril ».

Pour le Dr Bouzid Abdelhakim, enseignant- chercheur à l’Université de Ouargla »c’est une grave erreur de persister dans ce type d’extraction que les pays développés, notamment les européens ont rejetés. »il ajoute  » notre pays gagnerait a exploiter d’autres ressources propres tel le solaire « .

Après  avoir écoutes les spécialistes en la matière, les protestataires, répétant tout au long du parcours le slogan « Ya lil Aar, ya lil Aar, ba3ou el Sahra be Dollar « , se sont dirigés vers le cimetière des Martyrs ou ils ont récité la fatiha et entonnés  l’hymne national avant de reprendre le chemin vers l’esplanade avant de se disperser dans  le calme.

Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l’homme, membre de la CNDDC et l’un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que  » c’est n’est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas éteintes. Nous sommes solidaires avec la population de In Salah et à travers votre journal, nous lançons un appel aux autorités. Si d’ici lundi, celles-ci n’auraient pas été éteintes, nous irons a plus de 4000 jeunes de Metlili et nous nous dirigerons jusqu’aux puits ou nous camperont autant de temps qu’il faudra « .

Véritable ultimatum lancé aux pouvoirs publics qui se doivent d’écouter leur peuple


Algérie : contestation sociale impressionnante contre les gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 19:38
par Sophie Chapelle 9 janvier 2015, Basta! (nous ne pouvons que vous encourager à lire et soutenir bastamag.net)

Voilà une semaine que le Sahara algérien est gagné par des mobilisations contre l’exploitation des gaz de schiste. Depuis le 1er janvier dernier, journée au cours de laquelle 1 500 personnes se sont rassemblées à In Salah, « la ville est comme paralysée, encore sous l’onde de choc de cette mobilisation extraordinaire », relève le quotidien algérien El Watan. Les commerces, écoles et administrations sont fermés. Initialement lancée par l’ONG environnementale In Salah Sun & Power, la protestation a été rejointe par la population locale, dont beaucoup de femmes et d’enfants.

Un manifestant tué

Le mouvement s’est étendu dans plusieurs localités voisines (In Ghar, Iguestene, Sahla Tahtania…) et plus au Nord dans les oasis sahariennes comme Ghardaïa. Le décès d’un manifestant de 21 ans, Mohamed El Noui, le 4 janvier, après des affrontements avec les forces de l’ordre, a relancé la mobilisation. Le 6 janvier, plus de 2 000 personnes parmi lesquels de nombreux étudiants et enseignants ont participé à une marche dans les rues de Tamanrasset, « en signe de solidarité avec les habitants d’In Salah », note El Watan.

Ces mobilisations font suite aux déclarations du ministre de l’Énergie algérien le 27 décembre 2014, qui a salué le succès du premier forage pilote de gaz de schiste dans la région d’Ahnet – un puits situé à quelque 35 kms de la ville d’In Salah. « Ce forage confirme l’existence de réserves importantes de gaz de schiste dans le bassin de l’Ahnet », s’est réjoui le ministre. Ce qui va selon lui, « ouvrir de nouvelle perspectives économiques pour l’Algérie avec pas moins de 8 000 emplois pour 2015 ».

Sacrifier l’agriculture au profit de la rente gazière

Les travaux d’exploration ont été lancés par l’entreprise publique algérienne Sonatrach, associée à la major française Total qui détient une participation de 49% sur le permis Ahnet [1]. Total estime que ce bassin doit « permettre d’assurer une production gazière d’au moins 4 milliards de mètres cubes par an ». Selon un rapport daté de 2013 de l’Agence américaine US Energy Information Administration (EIA), le sous-sol algérien détient la troisième réserve mondiale de gaz de schiste récupérables, après la Chine et l’Argentine [2]. Source de la carte ci-dessus : Frack Free Europe – Attac

Les opposants algériens au gaz de schiste pointent les quantités d’eau nécessaires à l’extraction de ces hydrocarbures non conventionnels (nos précédents articles sur cette technique controversée). Or, l’Algérie manque d’eau et est en situation de « stress hydrique » permanent, rappelle l’association Attac et le mouvement Frack Free Europe dans une note commune. En février 2014, le journal El Watan titrait déjà sur « les craintes des agriculteurs du Sud » quant aux menaces de pollutions chimiques liées à l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique. « Il existe dans notre région des centaines d’oasis. Elles font travailler des milliers de personnes. Une fois les eaux des nappes polluées, cela signifiera la fin de l’agriculture. Que feront les habitants ? » s’inquiétait notamment un agriculteur.

Le ministre de l’Énergie assure en retour que « la quantité d’eau utilisée dans la fracturation hydraulique n’excède pas les 7000 m3 et est réutilisable pour d’autres opérations de fracturation » [3]. Quant au risque de contamination des aquifères, ce ne serait pas plus dangereux que pour les hydrocarbures fossiles (sic). Des arguments loin de convaincre les manifestants qui réclament un moratoire concernant l’exploitation du gaz de schiste dans le Sahara, et un débat public en la matière. Ils exigent également la venue du Premier ministre Abdelmalek Sellal. Sans cela, ils affirment être déterminés à bloquer des zones pétrolières et à fermer d’importants axes routiers menant vers le bassin d’exploration.


Les forages au large des Calanques pourraient reprendre en 2015

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 18:13

09 janvier 2015  |  Actu-Environnement.com

Un arrêt du Conseil d’Etat a subrepticement donné raison à la société Melrose Mediterranean Ltd qui demande à prolonger son permis de recherche d’hydrocarbures au large des Calanques de Marseille, au cœur d’écosystèmes protégés

© mmac72

Le serpent de mer d’une plateforme pétrolière au large des parcs nationaux de Port-Cros et des Calanques de Marseille va-t-il resurgir parmi les herbiers de Posidonie, les mérous bruns, les coraux rouges et les dauphins, espèces rares et protégées ? L’Etat est-il souverain dans cette zone de 3.138 kilomètres carrés, toute proche du sanctuaire Pelagos, à l’ouest de la côte occidentale de la Corse, connue pour la richesse de sa biodiversité marine ?

L’affaire traîne en longueur, depuis que le permis « Rhône maritime », délivré par arrêté du 29 octobre 2002 à une société britannique TGS-NOPEK, s’est perdue dans les abysses de la Méditerranée. Jusqu’à ce que la société Melrose Mediterranean Ltd, au profit de laquelle a été transféré le permis par un arrêté du 11 octobre 2006, présente sa seconde demande de prolongation, le 15 juillet 2010, ainsi que le rappelle le juriste de l’environnement Sébastien Mabile.

Rejet du permis

Sous la pression citoyenne d’une myriade de collectifs et d’une grande mobilisation de l’opinion publique marquée par la catastrophe de la plate forme pétrolière étasunienne Deep Water Horizon, Nicolas Sarkozy annonce en pleine campagne électorale, en avril 2012, que la France ne laisserait pas construire cette plateforme.

Après les élections, Delphine Batho, nouvelle ministre de l’Ecologie, hérite de ce dossier et établit une stratégie juridique. Selon la ministre, « le périmètre de ce permis portait sur une zone qui se trouvait, à l’époque où ces demandes ont été formées, comprise dans la zone de protection écologique (ZPE) instituée, à titre provisoire, afin de lutter contre les dégazages sauvages des navires en Méditerranée. Or, à la différence d’une zone économique exclusive (ZEE), l’État français ne détenait, dans cette zone de protection, aucun droit de souveraineté lui permettant d’autoriser l’exploration, a fortiori l’exploitation, des ressources du sous-sol ».

Deux régimes juridiques s’affrontent

Une bataille juridique s’engage avec la société Melrose, par la suite rachetée par Petroceltic, basée à Dublin (Irlande). La société Melrose Mediterranean Ltd fonde sa demande de prolongation du permis d’exploration sur le code minier, dont l’article L. 142-1 prévoit que « la validité d’un permis exclusif de recherches peut être prolongée à deux reprises, chaque fois de cinq ans au plus, sans nouvelle mise en concurrence ». C’est aussi le code minier qui prévoit que la recherche de l’ensemble des substances minérales ou fossiles contenues dans le sous-sol du plateau continental ou dans le fond de la mer et le sous-sol de la zone économique exclusive sont soumis aux dispositions définies par ce code.

Face à Melrose, l’Etat français, qui cherche à mettre fin à ce permis d’exploration, oppose un autre régime juridique, celui du droit de l’environnement. Il se réfère à la loi du 15 avril 2003 qui a créé une « zone de protection écologique » au large des côtes françaises de Méditerranée, devenue effective au 11 janvier 2004. Cette loi a été inscrite dans le Code minier par une ordonnance datée du 20 janvier 2011. Las, le projet de loi de ratification de cette ordonnance n’a jamais été adopté par le Parlement. Ce qui fonde le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy, compétent pour les affaires minières, à douter de la légalité du rejet implicite du permis d’exploration. Le Conseil d’Etat lui a donné raison par un arrêt daté du 19 décembre dernier.

Branle bas le combat

Passée inaperçue aux abords des vacances de Noël, cette décision alerte les militants locaux. Le 5 janvier, dans son blog, Achim Gerz, militant du collectif « Objectif Transition » en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), publie l’arrêt, que découvrent les collectifs de la région Paca, par ailleurs mobilisés sur d’autres fronts sur le littoral : dossier des boues rouges de Gardanne et projet Abyssea, centre d’expertise et d’essais en mer profonde en projet au large de Toulon, à quelques miles de l’île du Levant dans le Var, ces projets mobilisent le rassemblement « Non aux hydrocarbures en mer ».

La société Melrose va-t-elle persister dans ce coûteux projet d’exploration, à l’heure où la baisse du prix du baril réduit la rentabilité de tels investissements ? Le ministère de l’Ecologie, qui hérite de cette patate chaude, pourrait trouver un appui auprès des parcs nationaux concernés, fondés à accorder un avis conforme lors d’autorisations d’ouverture de travaux tels que le forage d’un puits à une profondeur de 2.500 mètres, de même que l’Agence des aires marines protégées. Un refus de leur part constituerait un obstacle au projet.


La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili - El Watan

Google actu "Schiste" - sam, 10/01/2015 - 17:42

El Watan

La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili
El Watan
Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et l'un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que " c'est n'est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas ...
Ghardaïa s'unit contre le gaz de schisteL'Expression

2 autres articles »

Algérie. Plusieurs manifestations aujourd’hui à travers le Sud

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 14:06
La protestation anti-gaz de schiste entame sa 2e semaine

le 10.01.15 | Houria Alioua, El Watan

La population d’In Salah reste mobilisée et conteste…

La mobilisation a atteint son summum, ce week-end, à In Salah, où la population s’est retrouvée durant toute la journée d’hier à la place de la daïra, baptisée, place de la Résistance, depuis que ce grand espace de sable ocre est devenu le symbole de la protestation de la population locale contre l’expérimentation du gaz de schiste à Dar Lahmar, 28 km au nord d’In Salah.

Entre pression et décompression, la journée de jeudi a été riche en rebondissements, houleuse et porteuse d’interrogations sur cette confrontation ouverte, quasiment inédite, entre la population d’une région donnée et le gouvernement à propos de ses choix, de sa politique, de ses projets ayant un impact environnemental qui suscite des appréhensions et des peurs aussi fortement exprimées par les habitants et qui s’y opposent avec force.

Toute la ville attendait sur le qui-vive l’issue de la confrontation directe entre ses 40 délégués et le ministre de l’Energie, arrivé en milieu de journée pour une rencontre, qui s’est soldée, rappelons-le, par une rupture du dialogue, le retrait des représentants de la société civile d’In Salah et le départ quasi instantané de la délégation officielle vers Alger.

Youcef Yousfi, venu présenter une politique énergétique, un programme d’action à l’horizon 2030, a presque accusé la population d’In Salah de freiner le développement futur de l’Algérie en s’opposant à la seule alternative génératrice de revenus et de souveraineté pour le siècle à venir. Plusieurs délégués ont pris la parole, pressant le représentant du gouvernement de se donner un délai de réflexion, d’organiser un débat national, sur la question du gaz de schiste en particulier, et les alternatives énergétiques de l’Algérie en général.

Abdelkader Bouhafs, représentant de l’association Shams In Salah, est revenu sur les risques encourus par les riverains des puits schisteux, évoquant particulièrement la peur qui hante les habitants qui gardent en mémoire les séquelles encore visibles des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le site d’In Eker étant à 100 km à peine de la ville, en plein massif de l’Ahaggar.

Moratoire

«Nous ne sommes pas égoïstes, monsieur le ministre, et encore moins indifférents à l’avenir du pays et des générations futures, nous pourrions l’être, ces ressources sont sous nos pieds, nous n’en profitons pas de toute façon, mais c’est un moratoire que nous vous demandons, comment pouvez-vous être aussi insensible à nos cris de détresse ?» Aucune des deux parties n’est arrivée à convaincre l’autre. La rupture du dialogue a été consommée et en restera là, en attendant sûrement d’autres médiations, peut-être un changement de position du gouvernement, une intervention providentielle du président de la République en personne que les gens d’In Salah espèrent en silence.

Cette absence du président Bouteflika, qu’In Salah pensait sensible à ses souffrances, malgré une politique catastrophique à l’égard des villes éloignées du sud du pays, notamment celles faisant partie du Sud utile, celui qui offre sans compter toutes ses richesses à la communauté nationale. Et voilà qu’une région comme In Salah, qui n’a, somme toute, pas demandé plus qu’un arrêt momentané des forages, un délai de réflexion, un moratoire, un débat national responsable et constructif, soit ainsi traitée.

Mobilisation

La population n’en revient pas. Beaucoup de manifestants espèrent que cette protestation soit suivie d’un effet bénéfique pour tous, les femmes en particulier se sont investies totalement, de la manière la plus complète, en poussant leurs hommes, leurs enfants à résister, à maintenir le pacifisme de cette protestation, à en tirer le meilleur profit.

C’est une image d’une ville entière, une population qui frôle les 55 000 habitants, unie conte le gaz de schiste. Et comme pour souligner encore plus et renforcer cette unité, la prière du vendredi a été unifiée. Elle a eu lieu en plein air à la place de la Résistance, où toute la ville s’est déplacée, laissant un peu de place à des groupes venus d’In Ghar, Iguestene et Tamanrasset.

Une unité confortée par des marques de sympathie et de soutien plus grand chaque jour. Les rangs des protestataires grossissent de jour en jour à In Salah et les villes environnantes. Jeudi soir, Ouargla, Adrar, El Ménéa, Illizi et Metlili annonçaient pour aujourd’hui des manifestations de soutien à la population d’In Salah. Le gaz de schiste cristallise la lutte pour l’émancipation du sud du pays, la mobilisation des citoyens est là pour le dire.


Pourquoi le gaz de Schiste est inopportun en Algérie

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 13:54

le 08.01.15 | Mohamed Saïd Beghoul, El Watan

Ce rapport, publié en juin 2013, classe l’Algérie à la 4e place dans le monde après les USA, la Chine  et l’Argentine. C’est ainsi que les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures (en vigueur depuis le 9 mars 2013) ont  lancé, prématurément, un appât pour les compagnies pétrolières en injectant des blocs présumés potentiels en gaz de schiste dans le 4e appel d’offres dont l’ouverture des plis, effectuée le 30 septembre 2014, s’est soldée par des résultats très décevants au vu des attentes des décideurs et notamment quand on sait que la décision d’exploiter le gaz de schiste en Algérie a été  officiellement avalisée par le Conseil des ministres en date du 21 mai 2014.

Sur les 31 périmètres lancés en appel d’offres, seuls quatre ont été pris par des consortiums dominés par des partenaires qui connaissent bien le domaine minier algérien (Repsol, Shell, Statoil), mais aucune compagnie n’a manifesté le moindre intérêt pour l’exploitation du gaz de schiste tant ambitionné par le gouvernement.

Ce manque d’engouement de la part des investisseurs étrangers trouve son explication plutôt dans le volet économique que dans le volet sécuritaire, comme le pensent certains milieux. L’acte isolé de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 21 septembre dernier, soit 10 jours avant le dépôt des offres et l’ouverture des plis, ne peut faire subitement de l’Algérie un pays à «hauts risques» comme il l’a été dans les années 1990 quand le pays traversait une période d’insécurité très généralisée, mais les contrats d’exploration avec les compagnies étrangères se signaient par dizaines.

Il y a 3 principales raisons de l’inopportunité du gaz de schiste en Algérie : une réactivité du management des projets inadaptée, un cadre géologie peu attractif en matière de shale gas,  et une rentabilité incertaine. Sur le plan logistique et managérial, l’exploitation du gaz de schiste demande une réactivité et des prises de décision rapides, voire instantanées, notamment quand il s’agit d’acquisition et d’acheminement du matériel vers les chantiers.

Un projet shale gaz nécessite, en effet, la mobilisation ininterrompue de centaines d’appareils de forage. Les exploitations actuelles de gaz de schiste dans les pays les plus avancés dans le domaine se caractérisent par une forte densité de forages (une moyenne d’un puits tous les 200 mètres). En Algérie, l’essentiel du matériel de forage et produits de fracturation étant importés, la lenteur des transactions bancaires et des formalités administratives au niveau des douanes, par exemple, constituerait un «Non Productive Time» très coûteux pour le projet.

Le parc appareils de forage en Algérie  est lui-même insuffisant pour les puits conventionnels. Sur le plan géologique, les compagnies qui connaissent le domaine minier algérien savent bien que la  principale roche mère argileuse d’âge silurien, qui est censée constituer le «réservoir» du gaz de schiste algérien, n’a pas les caractéristiques minéralogiques requises pour la réussite de la fracturation hydraulique (absence notable de minéraux cassants). Les problèmes techniques rencontrés lors du forage conventionnel de ces argiles, très ductiles et gonflables, en sont une preuve patente.

Dans le même temps, ces argiles auraient un index de productivité très faible du fait de la concentration insignifiante de gaz libre. L’essentiel du gaz libre a déjà migré il y a 150 millions d’années pour remplir les gisements conventionnels que nous exploitons aujourd’hui. Les ressources de gaz de schiste algérien ont été largement surestimées par la méthode volumétrique déterministe peu adaptée à ce type de «réservoir» dont la porosité utile se situerait entre 2 et 4% au vu de la grande profondeur de l’objectif.

Cette faible porosité, combinée au comportement rhéologique plastique de la roche, pénalisant toute possibilité de fracturation et de création de perméabilité, donnerait un taux de récupération dérisoire de 5 à 8% contre 15 à 22% dans les argiles à minéralogie cassante (cas de certains gisements nord-américains).

Une estimation probabiliste et objective du facteur de risque géologique situerait ce dernier à un niveau très élevé, écartant ou ajournant toute décision d’investissement avant l’approfondissement des études. Ceci dit, la présence d’une roche mère argileuse aussi épaisse et entendue soit-elle n’est pas un critère éligible ou suffisant pour espérer un développement de gaz techniquement et économiquement exploitable, même si toutes les argiles du monde ont tendance à laisser échapper un peu de gaz lors des premiers forages.

Sur le plan économique, il est utile de signaler qu’au vu des coûts historiques des puits conventionnels, le coût d’un forage de gaz de schiste, en Algérie,  pourrait dépasser 20 millions de dollars dans le Sahara ouest où se concentrerait le potentiel présumé du gaz de schiste. Une simple simulation économique peut montrer que la rentabilité passe par un prix de vente qui excéderait 15 dollars/million BTU pour le gaz brut et 20 dollars pour le GNL, alors que le pays peine à placer son gaz conventionnel à 10 dollars sur le marché européen au moment où le Qatar et autres Australie s’apprêtent à exporter leur gaz vers le Vieux continent, faisant chuter les prix sur les marchés spots à des niveaux très bas par rapport aux prix des contrats long terme (cas de l’Algérie) sur lesquels plane sans cesse une renégociation les indexant sur les prix spot.

Aussi, pour les investisseurs étrangers, les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures n’ont pas amélioré les dispositions économiques en matière de subventions et exonérations fiscales pour le gaz de schiste, sachant que l’exploitation de ce type de gaz requiert d’importantes dépenses qui exposent l’opérateur à de profonds gouffres financiers, comme on le constate actuellement pour certaines grandes compagnies de renommée internationale.

A ce titre, aux Etats-Unis, par exemple,  une loi  permet aux investisseurs dans les projets à hauts risques d’amortir la quasi-totalité des coûts de forage et l’incitation à forer est donc très importante, ce qui explique pourquoi des milliers de puits sont creusés alors qu’ils ne sont ni productifs ni rentables. Ce modèle américain ne peut en aucun cas être transposé ni à Sonatrach ni à ses partenaires.

L’Algérie a donc décidé d’exploiter son hypothétique gaz de schiste à un moment malaisé et inopportun, où les problèmes de la surestimation des réserves, des coûts élevés et de la non-rentabilité ont commencé à faire l’unanimité à l’échelle mondiale à partir de l’année 2012, et au moment-même où bon nombre de compagnies majors s’apprêtent à faire marche arrière.

En Pologne, par exemple, le généreux potentiel de 5000 milliards de mètres cubes attribué par l’agence américaine d’information sur l’énergie en 2011 vient d’être divisé par cinq après une réévaluation par les géologues polonais. Bien que du gaz ait été produit dans certains puits, beaucoup de compagnies (Exxon, Talisman et Marathon Oil) ont abandonné leurs licences d’exploitation et en 2013 c’est au tour du groupe français Total de renoncer aux recherches, estimant qu’il faut une cinquantaine de puits juste pour tester la faisabilité et plus de 300 puits pour juger de la rentabilité.

Au Royaume-Uni, GDF-Gaz de France Suez, l’autre groupe français investissant dans le gaz de schiste, annonce des coûts de production fluctuant entre 8 et 12 dollars /million BTU, alors que sur le marché européen le prix du gaz est de 10 dollars/million BTU. Une quarantaine de grandes sociétés spécialisées en pétrole et gaz de schiste s’empêtrent progressivement, depuis 6 ans, dans le problème de rentabilité et de dégradation financière. Avec des coûts de forage dépassant les 10 millions de dollars, dont 30% à 40% pour la seule fracturation, et des prix de vente de gaz en-dessous des coûts réels de production, les marchés de capitaux commencent  à arrêter le soutien des projets non conventionnels.

Beaucoup de sociétés envisagent  de céder des actifs comme la française Total, BHP Billiton et même Chesapeake, le leader du gaz de schiste américain, dont le patron a démissionné suite à un scandale à Wall Street qui a prêté à cette compagnie 16 milliards de dollars pour l’achat de licences d’exploitation sur plus de 6 millions d’hectares.  Après l’achat des  licences, des milliers de forages ont cessé de produire, mettant Chesapeake financièrement à genoux.

Ou encore ce cri d’alarme du patron d’Exxon, Rex Tillerson, qui, en 2013, a dit ceci : «On ne fait pas d’argent, tout est dans le rouge. Nous sommes en train de perdre notre chemise dans ce gaz naturel.» Pourtant, les forages ne sont pas aussi profonds qu’en Algérie. Par ailleurs, la production de gaz de schiste américain a commencé à décliner en janvier 2012 sur 4 champs parmi les cinq principaux qui constituent 80% de la production de ce type de gaz aux USA. Celle de Barnett, l’un des plus potentiels des gisements, est tombée de 20% en deux ans.

L’éclatement de la bulle de gaz de schiste quelques petites années seulement après son boom est bien corroboré par la réduction de 50% des budgets alloués par les compagnies nord-américaines en 2013. Selon la source «Bloomberg», les budgets d’exploitation de ce gaz passent, en effet, de 54 milliards de dollars en 2012 à 26 milliards de dollars en 2013.

Ces restrictions budgétaires concernent notamment les zones déjà en exploitation, tandis que la suspension voire l’annulation des investissements concernent les zones n’ayant pas encore fait l’objet d’évaluations concrètes, mettant en évidence l’existence d’un potentiel prouvé et économiquement exploitable, comme c’est le cas de l’Algérie.

Si la main tendue par l’Algérie  aux investisseurs étrangers par le biais du quatrième appel à la concurrence sur l’exploration conventionnelle et non conventionnelle des hydrocarbures n’a pas trouvé d’échos favorables,  bien qu’on soit encore aux débuts de l’éclatement de la bulle du gaz de schiste, qu’en sera-t-il dans les années à venir, quand les bienfaits économiques de l’exploitation de ce gaz, aux Etats-Unis en particulier,  ne seront plus qu’un sournois vieux souvenir ?

L’Algérie s’est donc trop empressée en voulant exploiter son prétendu gaz de schiste sans recueillir les avis de ses vrais experts et spécialistes sur l’opportunité de ce dossier. Ces avis semblent clairement exhibés par les partenaires au vu des résultats du quatrième appel à la concurrence dont l’ouverture des plis a eu lieu, publiquement, le 30 septembre 2014.


Le ministre de l’Energie s’est adressé à la population d’In-Salah : l’exploitation du gaz de schiste est sans danger

Gaz de Schistes Provence - sam, 10/01/2015 - 13:51

09-01-2015, K. S., Le Temps d’Algérie

Très attendu par la population locale, le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, a enfin rencontré jeudi à In-Salah (700 km au nord de Tamanrasset) les représentants des protestataires contre l’exploitation du gaz de schiste dans la région.Le gaz de schiste ne comporte aucun danger, a rassuré le ministre, mais ces derniers refusent catégoriquement l’exploitation du gaz de schiste en raison, selon eux, de ses effets négatifs sur l’environnement et la santé.

Yousfi a appelé les représentants des protestataires à faire preuve de sagesse et à s’assurer des résultats de l’exploitation du gaz de schiste, même s’il faut pour cela prévoir un voyage à l’étranger pour un groupe de ces protestataires, en compagnie d’experts, afin d’en avoir le cœur net, et que dans le cas contraire, il sera procédé à l’arrêt de l’exploitation du gaz de schiste dans la région, a ajouté un responsable de la wilaya de Tamanrasset, citée par l’APS.

Selon le même responsable de wilaya, le ministre a souligné, lors de cette rencontre tenue à l’hôtel Tidikelt en présence de notables et d’élus de la région, que les nouvelles techniques utilisées permettent une extraction «sans danger» de ce type de gaz et que «l’Algérie se devait de diversifier ses sources d’énergie».

Le sud algérien renferme de «grandes quantités» de gaz de schiste qui, de plus, est d’une des meilleures qualités, a-t-il affirmé.

A propos des coûts de son extraction, Yousfi a souligné qu’ils ne sont pas encore connus, car «nous sommes en phase d’évaluation».

Dans le but d’assurer la formation des jeunes de la région, il a annoncé l’ouverture prochaine de deux instituts de formation de techniciens supérieurs, à In-Salah et Tamanrasset, et deux stations de bonbonnes de gaz dans ces mêmes villes, qui viendront s’ajouter aux deux projets de centrales éolienne et solaire à Ghardaïa et Hassi-Rmel.

Le mouvement de protestation contre l’exploitation du gaz de schiste avait été enclenché mardi dernier à In-Salah et a été ponctué par un blocage de la RN1 sur le tronçon reliant cette ville à El-Ménea (Ghardaïa), avant sa réouverture à la circulation suite à une intervention des éléments de la Gendarmerie nationale.

Les étudiants à l’avant-garde
Dans la journée de jeudi, près de 500 personnes, en majorité des étudiants, ont marché à Tamanrasset pour protester contre l’exploitation du gaz de schiste à In-Salah.

Ils ont entamé leur marche au niveau du centre universitaire Hadj Moussa Akhamoukh à destination du siège de la wilaya, à travers le centre-ville, scandant des slogans appelant à «l’ârret de l’exploitation du gaz de schiste», avant de faire le chemin de retour vers le centre universitaire par la route contournant la ville.

Cette action de protestation des étudiants est la seconde du genre, après celle menée il y a deux jours devant le siège de la wilaya suite à laquelle les participants se sont dispersés dans le calme après avoir été informés par les autorités locales de la tenue prochaine d’une rencontre avec eux au niveau de l’établissement universitaire, sur la question de l’exploitation du gaz de schiste.

Réagissant aux mouvements de contestation, le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), Dahmane Hamza, a mis l’accent, dans un communiqué, sur la nécessité de «suspendre d’urgence temporairement le projet d’exploitation du gaz de schiste».

Ce responsable a appelé, en revanche, le ministère concerné à «organiser une rencontre avec les représentants des protestataires en vue de parvenir à une position consensuelle servant l’intérêt suprême du pays, préservant le calme et la sérénité, et évitant toute exploitation politique de cette action de protestation».

Une réunion d’urgence du bureau de l’APW a été tenue également mercredi dernier à Tamanrasset, au cours de laquelle il a été convenu d’appeler à «une intervention d’urgence des autorités du pays pour stopper l’exploitation du gaz de schiste».


Gaz de schiste en Algérie : l'urgence d'un débat national - Le Matin DZ

Google actu "Schiste" - sam, 10/01/2015 - 13:51

Gaz de schiste en Algérie : l'urgence d'un débat national
Le Matin DZ
Le développement du gaz de schiste, est une option pour l'Algérie au-delà des contraintes financières et environnementales, selon le ministre de l'Energie. Le dialogue étant un des fondements de la bonne gouvernance, l'objet de cette contribution est ...

Nous sommes Charlie

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 10/01/2015 - 10:30
NOUS SOMMES CHARLIE

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art 19) :

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

« Charlie Hebdo » : du côté des blessés, entre trauma et soulagement notamment pour Fabrice Nicolino, un des quatre blessés graves, écrivain et journaliste à Politis, à Terre Sauvage et à Charlie Hebdo, chroniqueur à La Croix et un des très nombreux militants Stop Gaz de Schiste engagés de la première heure.

"CHARLIE VIVRA"

L'association Presse et Pluralisme et Reporters sans frontières lancent un spot de soutien pour Charlie Hebdo.
Toutes les chaînes de télévision ont été appelées à relayer cette vidéo. Parmi les premières contactées ayant répondu favorablement : TF1, les chaînes du groupe France Télévisions, Canal +, M6.

Sur la chanson de Georges Brassens interprétée par Maxime Le Forestier « Quand les cons sont braves », défilent des images de personnes venues manifester place de la République à Paris. Des jeunes couples, des familles, des personnes âgées… Tous sont porteurs du même message, brandissant l'écriteau « JE SUIS CHARLIE ».

Voir le spot sur rsf.org

Gaz de schiste dans le Luberon : le permis de Calavon officiellement rejeté

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 10/01/2015 - 08:30
GAZ DE SCHISTE DANS LE LUBERON : LE PERMIS DE CALAVON OFFICIELLEMENT REJETÉ


Article sur Le Dauphiné Vaucluse

Le permis de recherche d'hydrocarbures du Calavon, dans le Luberon est officiellement rejeté.

Si Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie l'avait annoncé début octobre, l'arrêté ministériel stipulant ce rejet a été publié aujourd'hui jeudi.

« Nous l'attendions avec impatience. […] Cependant, le fait de retenir uniquement l'argument financier, à savoir l'absence « des capacités financières nécessaires » de la société Thétys Oil France AB n'est pas satisfaisant » déclarent conjointement dans un communiqué de presse Olivier Florens, vice-président du conseil général du département, Irène Bouré, avocate et le FNE 84 (France Nature Environnement) du Vaucluse.

Article sur Le Dauphiné Vaucluse

NOTE DU COLLECTIF 07 SGHDS

On peut lire dans la brève publiée dans le Dauphiné que l'argument utilisé est celui de l'absence des garanties financières de Thétys. C'est sans doute une bonne raison.
Pourquoi, dans ces conditions, Ségolène Royal a-t-elle signé le 10 octobre la prolongation du permis d'Attila (Meuse)… au profit de Thétys et de Galli Coz.
Ce qui est insuffisant pour le Vaucluse serait-il suffisant pour la Meuse ?
L'engagement financier pour le permis d'Attila est de 1,5 million d'euros. Pour le permis de Calavon, Thétys s'engageait à dépenser une somme identique, à savoir 1.500.000 euros.
Affaire à suivre…

Algérie: Non au gaz de schiste, solidarité avec les habitants d’In Salah

(!) Info minute – Revue de Presse Depuis le 31 décembre 2014, des milliers de personnes se mobilisent dans le sud algérien pour réclamer un moratoire sur les hydrocarbures non conventionnels. La colère fait suite à la décision du gouvernement algérien de lancer la recherche active de gaz de schiste et à l’inauguration d’un puits […]

Lancashire business leaders show support for fracking in open letter

09.01.15. - A group of local business leaders have written an open letter to Lancashire County Council, urging them to grant permission for fracking in the county.


The letter, from more than 100 business leaders from across the North West, claims that fracking could create a £33bn supply chain, which will create thousands of jobs and improve local wages.

The county council is set to decide on two applications to drill for shale gas – at Little Plumpton and Roseacre.

The first decision is scheduled to take place on January 28.

The issue has proved controversial, with protest groups springing up and thousands of letters of objection sent to the county council.

Now supporters of the technology say that it could provide a major boost to the area.

The open letter says: “Tangible benefits are already felt with the Government announcement for a new £10m national energy college based at Blackpool – allowing for the training of the next generation of highly-skilled workers in our region.”

Babs Murphy, chief executive of the North and Western Lancashire Chambers of Commerce, said: “Natural gas from Lancashire shale represents an opportunity to boost skilled employment and stimulate our local economy – providing a sound basis for long-term economic growth in the North West.

“In light of what this could mean for jobs, local investment and taxes, I urge all businesses in the region to get behind the development of natural gas from shale.”

Those who are against the idea of fracking, which includes environmental groups like Friends of the Earth, cite safety fears about the technology including the risk of earthquakes and contamination of ground water supplies.


isa77_Jouarre's insight:

Quand la Chambre de Commerce soutient les projets de fracturation hydraulique dans le Lancashire…



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Native Voices Say No to Keystone XL Pipeline at DC Rally


06.01.15. - On Wednesday, Jan. 7, the Senate Energy and Natural Resources Committee will hold a hearing on legislation to try and push forward the Keystone XL pipeline after the Senate approval of the pipeline was defeated by one vote in November.

We are here to urge Congress about the gravity of the decision they are about to make and the catastrophic results that the construction of the KXL pipeline will have when it spills and contaminates the land and likely the largest aquifer of fresh water in the world that provides 30 percent of the irrigation water and approximately 70 percent of the drinking water for the United States,” said Tara Houska, founder of NotYourMascots .org and co-organizer of the rally.

“We are in the battle of our lives as we see history repeating itself in legislation that steals our lands, our homes and our lives,” said Emelie Jeffries of Voices Of Our People [ sur la photo] and co-organizer of the rally. “The KXL Pipeline is a greater threat to national security, more so than any terrorist!”

At the rally Jeffries read this statement from Debra White Plume, a Lakota grandmother and founder and director of Owe Aku (Bring Back the Way), a grassroots non-profit devoted to preserving and revitalizing the Lakota way of life:

Friends, allies and relatives gathered here today in the spirit of resistance, in the spirit of demanding rights for Mother Earth and the Protection of Sacred Water, in the spirit of standing up for the coming generations … be strong, be focused, be brave, and be ready to demand of this citizen government that they first and foremost protect our sacred water and our sacred children from the black snake of the KXL Tar Sand poison banging on our doors.

To violate our Human Right to water by promising to approve the KXL for a Canadian-based corporation is a serious act by the elected leaders in this big land that the citizens must not ignore or allow to pass unnoticed. When government refuses to protect its people, then the people must be ready to protect themselves. These non-violent, direct actions of putting this issue in the face of the government and the citizens are acts of love. Acts of love … for coming generations and Mother Earth.

We are not protestors, we are the Protectors of Sacred Water! Have faith in the good people who will vote against KXL, and be ready to support them in their vote to be steadfast and deny it entry to our lands and waters. Be ready to stand in front of the black snake or it will be in your house flicking its deadly tongue at your children.

I thank you all for being here, and for your love of Mother Earth. My love and heart is with you in resistance and solidarity, my body is along the banks of Wounded Knee Creek, where I will fast all day and night to support you, and to be with you.”



isa77_Jouarre's insight:

Quand les Indiens manifestent contre le pipeline Keystone XL. 

**Nous ne sommes pas des protestataires, nous sommes les protecteurs de l'Eau Sacrée**



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Que désigne-t-on par «hydrocarbures liquides»?

06.01.15. - Les Etats-Unis ont produit près de 12 millions de barils par jour (mb/j) en septembre 2014, dont 8,8 mb/j de pétrole brut.Les États-Unis sont les premiers producteurs au monde d’ « hydrocarbures liquides » depuis avril 2014, d’après l’AIE. Pour rappel, un hydrocarbure est une molécule organique constituée de carbone et d’hydrogène. Des publications se réfèrent parfois aux hydrocarbures liquides sans préciser leur nature, ce qui laisse certains lecteurs présumer à tort que ceux-ci se limitent au pétrole brut.
Par hydrocarbures liquides, sont désignés :• le pétrole brut en incluant le pétrole dit « non conventionnel » comme les huiles de schiste,les huiles extraites des sables bitumineux et les pétroles « extra lourds » ;• les condensats ou « liquides de puits de gaz naturel », c’est-à-dire des fractions légères comme le pentane et l’octane. Ces hydrocarbures sont présents à l’état gazeux dans des gisements et se condensent à pression atmosphérique. Ils sont souvent comptabilisés avec le pétrole brut sauf dans les pays de l’OPEP (car ils ne sont pas inclus dans les quotas de production) ;• les liquides de gaz naturel, c’est-à-dire l’éthane, le propane et le butane. Les deux derniers, produits dans des usines de gaz naturel mais aussi dans des raffineries de pétrole, sont qualifiés de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ;• les liquides de synthèse produits à partir de gaz naturel et de charbon ;les biocarburants (bioéthanol et biodiesel), produits à partir de matériaux organiques non fossiles. Ils sont comptabilisés dans les bilans de production d’hydrocarbures liquides, contrairement aux carburants traditionnels issus du pétrole.

Le gaz naturel liquéfié (GNL) n’est pas comptabilisé parmi les hydrocarbures liquides car cet état se limite à la phase de transport.


Les États-Unis sont les premiers producteurs d’hydrocarbures liquides mais pas de pétrole brut, leur production restant à l’heure actuelle inférieure à celles de l’Arabie Saoudite et de la Russie. 


isa77_Jouarre's insight:

Une liste de définition permettant de comprendre pourquoi on peut lire des informations apparemment contradictoires concernant les USA et l'Arabie Saoudite. 

En ce qui concerne le pétrole brut, l'Arabie Saoudite en produit plus que les USA qui sont devenus premiers producteurs d'hydrocarbures liquides. Ce qui n'empêche toujours pas les Etats-Unis d'être encore importateur d'hydrocarbures, la demande étant supérieur à l'offre produite localement. 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Do Not Buy TransCanada [Keystone XL pipeline]


09.01.15. - Political junkies all over America are salivating today...

The U.S. House of Representatives will hold a vote on the Keystone XL Pipeline, and after a long winter break for Congress, it looks like legislation will come early on in the new session.

Now, I don't really care much for politics or what the corporate buyers tell their puppets in Washington to vote on next. But when the vote concerns energy, I pay attention. So with the first vote of the year to be on the controversial Keystone XL, it makes sense that I should talk about it in today's column, since it could have an impact on the market.

Here's the thing: The Keystone XL Pipeline has been hijacked by politicians, PACs, and the media and turned into something it is not.

[…]

I have no doubt in my mind that the Keystone pipeline bill will pass the House today. It should be no problem, with energy-friendly Republicans outnumbering Democrats 247 to 188.

[…]

Clearly, President Obama will not approve the legislation that the House is voting on today, but that doesn't mean it will never pass.

[…]

Either way, it doesn't matter; the pipeline is irrelevant.

After six long years of foot dragging and over-hyping of the 800,000 barrel-per-day extension to an already existing pipeline system, the Keystone XL has lost its luster.

No matter if the pipeline passes now; Canadian producers looking to transport tar sands crude to refineries and ports for export have found alternatives aplenty.

Two of those — the Energy East Pipeline and the Northern Gateway Pipeline — travel through Canada, one to the west and the other to the east.

The Energy East will have a capacity of about 1.1 million barrels per day, while the Northern Gateway will carry about 525,000 barrels per day.

Add to that the Flanagan South Pipeline's 600,000 barrel-per-day throughput, and you can see that the combined 2.3 million barrels per day between these three alone makes Keystone unimportant.

If you weren't aware, Keystone XL will only transport 800,000 barrels a day maximum.

Beyond that, if you are an investor, buying the pipeline operator or manufacturers makes little sense.

Because investors have had six years to learn of the Keystone XL and make investments accordingly, any worthwhile gains have already evaporated. Sure, if it passes, you could make a quick buck, but it's not worth the hassle.

[…]

What I'm getting at here is that if you want to make money on pipelines (or any other midstream investment), the key is to avoid investing in what's popular.

There are other more profitable ways to invest your money in the logistics of North American oil and gas. There are service companies, oil tankers, storage tankers, and refiners, among others.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Quand une lettre d'investisseurs explique qu'il ne faut pas investir dans le pipeline Keystone XL, même si celui-ci est voté par les élus américains. On peut y lire que ce pipeline ne servira pas à grand chose. 

Il y a de Grands Projets Inutiles partout!



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

USA: Keystone XL à nouveau approuvé en commission au Sénat

08.01.15. - Le projet d'autorisation de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, contesté par les écologistes et menacé de veto par Barack Obama, a été adopté en commission au Sénat jeudi, étape préalable à son adoption par le Congrès.

La commission de l'Énergie et des Ressources naturelles du Sénat, dominée par les républicains, a une nouvelle fois adopté une proposition de loi autorisant le projet, après un processus similaire en 2014. Tous les sénateurs démocrates sauf un, Joe Manchin, ont voté contre.

"Il existe trop de questions environnementales importantes à examiner avant que le Congrès ne donne à une entreprise étrangère une permission spéciale", a critiqué la démocrate Maria Cantwell. "Mon message à TransCanada est de respecter les règles".

[…]

L'opérateur canadien TransCanada a déposé, en 2008 puis en 2012, une demande de construction de l'oléoduc Keystone XL pour transporter du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l'Alberta, au Canada, jusqu'au Nebraska, dans le centre des Etats-Unis, d'où il pourra rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau existant d'oléoducs.

L'administration de Barack Obama est normalement l'autorité délivrant le permis de construire. Mais après des années d'études environnementales (désormais achevées) et de procédure judiciaire sur le tracé (en cours), le président américain n'a toujours pas accordé, ni refusé, le permis.

Les républicains du Congrès ont donc décidé d'autoriser le projet de force, par la loi, en contournant le processus administratif.

[…]

La Chambre devait voter vendredi, tandis qu'un débat de plusieurs semaines commencera la semaine prochaine au Sénat.

Si le texte était voté en l'état, Barack Obama a indiqué qu'il y opposerait son veto, que chaque chambre pourra tenter de surmonter lors d'un nouveau vote, cette fois à une majorité des deux tiers.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Gaz et pétrole de schiste, nouvelle frontière ou feu de paille ? - Actu-environnement.com

Google actu "Schiste" - ven, 09/01/2015 - 10:11

Actu-environnement.com

Gaz et pétrole de schiste, nouvelle frontière ou feu de paille ?
Actu-environnement.com
Plusieurs études publiées aux Etats-Unis interrogent l'optimisme des données géologiques fournies par l'Agence américaine de l'énergie relatives aux stocks et au coût d'extraction des hydrocarbures de schiste, qui font le boom pétrolier outre-Atlantique.

Syndiquer le contenu