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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Les Etats-Unis deviennent exportateurs de gaz


13.01.16. - Un premier bateau vient d’accoster au terminal de Sabine Pass, un site flamblant neuf, destiné à exporter les excédents américains de gaz. Il marque un revirement spectaculaire dans la stratégie énergétique du pays.

Le bateau Energy Atlantic a accosté mardi sur les côtes de Louisiane. Parti de l’océan indien deux mois plus tôt, il représente un immense symbole pour les Etats-Unis : il marque la mise en service du terminal de Sabine Pass, un site flambant neuf destiné à expédier vers l’étranger du gaz produit aux Etats-Unis.

Le groupe Cheniere, à l’origine du projet, espère débuter les exportations dès ce début d’année, à l'issue d’une phase de test qui commencera cette semaine. Situé à l’embouchure de la rivière Sabine, qui sépare la Louisiane du Texas, son terminal permettra de déverser aux quatre coins du monde les excédents que le pays accumule depuis le début de la décennie. « La production aux Etats-Unis augmente deux fois plus vite que la consommation. Les producteurs du pays ont besoin de nouveaux débouchés », expliquait l’an dernier Tyler Pedersen, un ingénieur ayant supervisé la construction du terminal.

Quasi-monopole

Le site est le meilleur témoin du virage que les Etats-Unis ont accompli en matière d’énergie ces dix dernières années. Il avait été conçu comme un port d’importation au début des années 2000. Mais il était déjà totalement obsolète au moment de son inauguration, en 2008. Car, entre ces deux dates, la révolution du gaz de schiste a transformé l’Amérique d’importateur de gaz en premier producteur mondial, devant la Russie. Le pays produit 700 milliards de mètres cubes par an désormais, ce qui le rend totalement indépendant de l’étranger. Le PDG de l’époque de Cheniere, Charif Souki, a ainsi fait un pari terriblement osé : il a transformé un port d’importation en port d’exportation, et renversé le cours des pipelines pour faire converger vers la Louisiane les excédents de gaz.

Son pari a payé : Cheniere est la première entreprise à devoir exporter du gaz américain. En demandant un permis d’exporter dès 2010, elle a même pris deux ans d’avance sur ses concurrents. Cinq autres terminaux sont en train d’être construits dans le pays aujourd’hui, tel celui de Dominion sur la côte Est (Maryland). Mais parce qu’il a été plus visionnaire que les autres, Cheniere disposera d’un quasi-monopole sur les exportations jusqu’à la fin 2017. Si tout se passe comme prévu, il deviendra même l’un des vendeurs de gaz les plus importants du monde, capable d’expédier jusqu’à 6 % de la production américaine.

La mise en service du terminal n’intervient toutefois pas au meilleur moment  : très dépendant du cours du pétrole, le prix du gaz a lourdement chuté ces derniers mois. Heureusement, Cheniere a négocié des contrats d’exportation pour les vingt prochaines années, qui lui assurent un forfait minimum de revenus garantis, quelles que soit les fluctuations du marché mondial. Le français Total, l’un de ses plus gros partenaires, a ainsi l’obligation de lui verser 6 milliards de dollars sur les vingt prochaines années. Il pourra lui acheter, en contrepartie, 3 milliards de m3 de gaz par an.

Ce type de contrat garantit l’accès à une offre de gaz qui est à la fois stable et régulière. Mais il est peu attractif au regard du prix auquel se négocie le gaz aujourd’hui. Pour un volume équivalent (1 million de BTU), le gaz américain se monnaie 7,50 dollars (coûts de transports et de liquéfaction compris) alors que celui en Europe se vend 5,20 dollars. Les partenaires de Cheniere n’ont pas forcément fait le bon choix à court terme. Mais cela peut rester un excellent calcul sur 20 ans. 


isa77_Jouarre's insight:

Pourquoi faut-il payer plus cher le gaz américain?

Certes, sur 20 ans pourquoi pas. Sauf que dans 20 ans il n'est pas certain que les Etats-Unis continueront à être producteurs de gaz de schiste. 



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La France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels


12.01.16. - Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, a déclaré mardi soir lors d'un débat parlementaire la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal.

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030.

"C'est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels", a déclaré Mme Royal, interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein. Selon des données publiées par le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015 et quelque 130 demandes de permis de recherches.

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique", a expliqué la ministre.

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France.


isa77_Jouarre's insight:

la dépêche AFP, sans plus de commentaires…



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380 dollars Le prix du baril de pétrole dans dix ans selon deux économistes

19.04.05. - Bientôt, le baril de brut à 50 dollars pourrait n'être qu'un antique souvenir. Le baril de pétrole pourrait en effet coûter 380 dollars dans dix ans, soit près de huit fois plus qu'aujourd'hui, selon les économistes Patrick Artus et Moncef Kaabi. Dans une étude de la banque Ixis-CIB, les auteurs jugent «totalement déraisonnables» les hypothèses selon lesquelles le prix du baril de brut pourrait revenir entre 30 et 40 dollars d'ici à 2015. Leur base de calcul : l'évolution actuelle de la consommation mondiale de pétrole. Or, celle-ci avoisinera les 108 millions de barils par jour (bpj) en 2015 et sera supérieure de 8 % aux capacités de production estimées à 100 millions de bpj. Le monde fait face, en effet, à une décroissance continue des nouvelles réserves de pétroles trouvées. L'augmentation de la consommation est plus rapide que celle du PIB mondial. Et le développement d'énergies de substitution (hydrogène) trop lent. «Pour réduire de 8 % en 2015 la demande mondiale de pétrole, il faudrait [...], de 2005 à 2015, une multiplication par 6,9 du prix réel du pétrole», écrivent Artus et Kaabi. Corrigé par l'inflation annuelle de 2,5 % aux Etats-Unis, cela donne «un prix nominal du pétrole de 380 dollars par baril en 2015»...


isa77_Jouarre's insight:

L'économie n'est définitivement pas une science exacte ! !!!

En 2005 deux économistes trouvaient impensable d'envisager le prix du baril entre 30 et 40$ en 2015. Ils le “voyaient” à 380$. 

Dans 10 ans qu'est-ce qui nous fera sourire? 



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Ces pays qui ont réduit leurs subventions aux énergies fossiles


05.01.16. - Une trentaine de pays à travers le monde ont pris des mesures de réduction des subventions aux énergies fossiles. Des subventions qui atteignent, selon les différentes estimations, jusqu’à 5.300 milliards de dollars par an si l’on prend en compte les impacts négatifs des énergies fossiles sur l’environnement ou sur la santé. Les économies émergentes sont particulièrement actives pour réduire ces soutiens. Tour d’horizon.



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Half of U.S. Fracking Industry Could Go Bankrupt as Oil Prices Continue to Fall


18.01.16. - So the slide continues with no end in sight. As expected this morning, the oil price has fallen below $28 a barrel on the back of the historic news over the weekend of sanctions being lifted on Iran.

This is the lowest level for oil since 2003.

The markets are spooked that the lifting of sanctions means the imminent introduction of half a million or so more barrels of oil per day from Iran into an already oversupplied market. The country has the world’s fourth largest reserves of oil.

Speaking earlier today at the Asia Financial Forum in Hong Kong, Stuart Gulliver, CEO of HSBC said “Major producers are currently delivering 2-2.5 million barrels per day more than demand, so the question is how long they can continue to overproduce for at that level.”

Already struggling with oversupply from various countries, the market now has Iran to contend with too.

After years of isolation due to sanctions, Iran reportedly has a significant amount of oil to place on the international market immediately. Analysts from Barclays said simply: “Iranian exports come at a very bad time.”

That can only mean one thing: a market awash with oil, which will only add a downwards pressure on the already low oil price.

The numbers are becoming brutal reading for the industry: The oil price has collapsed more than 70 percent since mid-2014.

And there is no respite in store. In his speech, HSBC chief executive, Stuart Gulliver, said he predicted the price of oil to be somewhere between $25 and $40 in a year’s time.

The American shale industry needs oil at about the 60 to 70 dollar a barrel level in order to survive.

Having limped along last year hoping for a rebound in prices this year, the industry is heading for deep trouble.

Last week, one analyst predicted that half of U.S. shale oil producers could go bankrupt before the oil price rebalances itself.

Fadel Gheit, a senior oil and gas analyst at Oppenheimer & Co believes it could be two years before oil stabilizes near $60, which is still below the break-even point for many shale producers.

“Half of the current producers have no legitimate right to be in a business where the price forecast even in a recovery is going to be between, say, $50, $60. They need $70 oil to survive,” he told CNBC.

Even the big boys are taking a hit.

Last week, BHP Billiton was forced to writedown the value of its U.S. oil and gas assets by $US7.2 billion (Aus$10.4bn), admitting it needed $US60 a barrel oil to be “cashflow positive.”

But the reality is that under $30 dollar a barrel, it is only a matter of time before we see a range of bankruptcies in the shale industry.

“At this price range, nothing is safe,” says Jesse Thompson, an economist at the Federal Reserve Bank of Dallas. And he could well be proved right.



isa77_Jouarre's insight:

A 30 $ le baril, la moitié des entreprises impliquées dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels vont faire faillite cette année…



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3 'Knitting Nannas' Arrested Protesting 850 Proposed Gas Wells


18.01.16. - Three women from Knitting Nannas Against Gas, an anti-coal seam gas group, have been arrested after locking themselves by their necks to the gates of a wastewater treatment plant in New South Wales, Australia. The women—Angela Dalu, 70, Dominique Jacobs, 51, Theresa Mason, 48—chained themselves this morning to the gates of the Santos Leewood Water treatment plant south of Narrabri. The plant is the proposed site of 850 coal seam gas wells.

“The action today has seen three ladies from the Knitting Nannas Against Gas lock themselves to the Santos gates to prevent workers gaining access to the controversial Leewood evaporative ponds,” the group posted to its Facebook page. “This is where almost 600 million liters of toxic CSG [coal seam gas] waste is stored. Santos are trying to build a reverse osmosis plant on this site to concentrate the waste and use treated water for neighboring crops.”

The Knitting Nannas, who were joined by some 60 other anti-coal seam gas activists, were charged with obstructing traffic and failure to comply with police direction, The Guardian reported. They did not resist arrest, local police said.

The group was formed in June 2012 “in response to a growing awareness of the exploration for unconventionally mined gas in our prime agricultural land,” and they “peacefully and productively protest” against unconventional gas and other non-renewable energy projects, the group’s website says. The act of knitting is intended to show the group’s sense of maternal nurturing, though they said you don’t have to be a nanna or knit to join the group.

“I’ve never been involved in protests in my life before the coal seam gas threat came to my home town of Gloucester,” Jacobs, a mother of seven, told The Guardian. “As a mother I cannot stand back and let this destructive industry roll out across our state.”

The group’s spokeswoman Letitia Kemister said they would protest “every single day” until the project is stopped. “If we put 850 gas wells into the region, we’re going to have a methane mess,” Kemister said.

Santos’s Energy New South Wales manager Peter Mitchley told ABC Newsthe company had “all approvals in place to conduct its work safely and without harm to the environment.”

He said the facility has strong support from the people of Narrabri. “More than 85 percent of the landholders within our project are supportive of our work and local community groups including the Narrabri Chamber of Commerce and Yes2Gas have also voiced their support publicly,” Mitchley said.

ABC News reported the proposed project has been controversial:

More than 10,000 liters of untreated wastewater leaked from a storage pond built by previous owner Eastern Star Gas in 2011, and exploration by the same owner contaminated an aquifer with uranium.

When Santos took over, it built new storage ponds and has proposed a high-tech reverse osmosis treatment plant at Leewood.

At capacity, the Leewood facility is expected to produce 500 megaliters of concentrated toxic waste liquid but only has storage for 300 megaliters.

The Environmental Protection Authority warned the ponds would be full in three years.

 


isa77_Jouarre's insight:

Le gang des nanas tricoteuses…



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Du gaz de schiste américain en Europe et en France


18.01.16. - Premier producteur mondial de gaz et de pétrole (devant l’Arabie Saoudite), grâce notamment aux hydrocarbures de schiste, les Etats-Unis vont exporter pour la première fois du gaz de schiste vers l’Europe. Un navire méthanier doit quitter la Louisiane avec la première livraison de gaz de schiste.

L'Energy Atlantic, un méthanier de 290 mètres de long, a accosté sur les côtes de Louisiane, au terminal gazier de Sabine Pass. Son but: charger du gaz liquéfié et l'exporter vers une destination encore inconnue, Brésil ou Europe, en fonction des contrats et des prix.

C'est un événement pour les Etats-Unis. Il symbolise l'arrivée des Etats-Unis comme fournisseur de gaz au monde. «Les Etats-Unis devraient devenir à la fin de la décennie le troisème plus gros exportateur de GNL – gaz liquéfié  au monde, après le Qatar et l'Australie», précise le Financial Times. Cela traduit la révolution énergétique qui a touché les Etats-Unis depuis dix ans, avec les extractions d'hydrocarbures de schiste. Résultat, la production de gaz a augmenté d’un tiers. Grâce à cette révolution, les Etats-Unis sont aujourd’hui en mesure d’exporter leur gaz, alors qu’il n’y a pas si longtemps on les voyait comme un gros importateur. «Alors que les prix du gaz se sont effondrés dans le pays, l’administration a fini par autoriser les exportations dans des volumes limités», précise Usine Nouvelle. Ce qui n'est pas (encore) le cas pour le pétrole.
Ce gaz de schiste arrivera à Montoir-de-Bretagne«La première cargaison quittera Sabine Pass dans les prochains jours, pour l'Europe, à un moment où les prix du gaz connaissent des plus bas depuis quinze ans», précise Le Figaro. Côté européen, il s’agit de diversifier les sources d’approvisionnement en gaz. Aujourd'hui, les Russes livrent 30% du gaz en Europe, le reste étant fourni par des pays comme le Qatar et la Norvège, notamment.
Ce gaz américain devrait être fourni à l’Europe par Engie (ex-GDF Suez) et EDF via la compagnie américaine Chenière qui a investi des milliards pour construire ces terminaux de GNL sur le Golfe du Mexique. Un investissement que la chute des cours rend aujourd’hui difficile à rentabiliser, mais les cours du gaz sont plus élevés en Europe qu’aux Etats-Unis. 
Chez Engie, une douzaine de méthaniers devraient faire la liaison entre les Etats-Unis et l’Europe. Et c’est à Montoir-de-Bretagne, en France, que ce gaz de schiste va arriver pour alimenter les réseaux. Un comble pour un pays qui interdit la recherche et la production de gaz de schiste. 

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Gaz de schiste au Canada, Petrolia et Québec ferraillent sur Anticosti


L'île d'Anticosti au Québec est devenue le symbole de la lutte qui oppose le groupe énergétique Pétrolia avec le gouvernement du Québec. Ce dernier entend revoir ses engagements en faveur des opérations d'exploration du gaz de schiste sur l'île tandis que la compagnie gazière ne l'entend pas de la même oreille.L'île d'Anticosti est située en plein cœur du golfe du Saint-Laurent, au large de la côte nord-est du Québec. Son potentiel en termes de gaz de schiste est jugé des plus prometteurs même si aucune quantité exacte n'a encore été révélée à ce jour. Et c'est bien pour quantifier précisément le stock de gaz de schiste que Pétrolia doit bénéficier d'un investissement de 57 millions de dollars de la part du gouvernement québécois. Des opérations d'exploration des sous-sols censées débuter en 2016 mais qui sembleraient être remises en question par l'actuel Premier Ministre Philippe Couillard. L'homme politique a en effet récemment déclaré qu'il été finalement fermement opposé à la fracturation hydraulique et à l'exploitation des énergies fossiles sur l'île. Seulement Pétrolia (dont Québec est le principal actionnaire par ailleurs) entend bien faire respecter au gouvernement ses engagements. Le communiqué du groupe est à cet égard des plus clairs : « Contrairement à ce qui a été dit par le premier ministre, il n’y a rien dans les ententes qui donne au gouvernement du Québec le droit de se retirer ou de se soustraire à ses obligations. Ces contrats ont été signés de bonne foi avec le gouvernement du Québec et homologués par décret du Conseil des ministres » et de continuer par le fait qu'il est « nécessaire de rappeler que ces ententes existent, qu’elles s’appliquent et qu’elles ne sauraient être occultées ou, pire encore, sabotées ».

La fracturation hydraulique au centre des débats

Au delà de l'exploitation d'énergies fossiles, ce qui cristallise véritablement les débats et la sempiternelle question de la fracturation hydraulique, ce qu'admet par ailleurs à demi-mot le premier ministre du Québec. Car pour lui, la solution idéale serait de procéder aux opérations d'exploration sans avoir recours au fracking mais par d'anciennes méthode dont l'impact sur l'environnement serait presque nul : « On est pris avec un contrat où il y a des forages qui doivent être terminés, mais sans fracturation hydraulique. La ligne qu’on a faite dans le sable, c’est : écoutez, faites votre forage normal, avec des carottes sans injection dans le sous-sol. Mais avant de passer à la deuxième phase, un instant, on va faire des vérifications. ». En clair, Philippe Couillard souhaiterait des forages sans fracking et des études environnementales intermédiaires. Pour autant, Pétrolia rappelle de son côté que le contrat est nettement plus clair que les intentions assez floues de Couillard :  trois forages avec fracturation hydraulique doivent ainsi être réalisés au cours de 2016, suite aux résultats d'une première série de 12 forages effectués cette fois entre 2014 et 2015. Et pour Pétrolia, Anticosti s'avère déjà prometteur en termes de réserves, les futurs forages programmés ne servant qu'à "confirmer le potentiel commercial".

Avec une demande mondiale en gaz naturel appelée à croître à un rythme soutenu au cours des prochaines années, la question du remplacement ou de l'amélioration de la fracturation hydraulique se pose de plus en plus. Elle reste le point majeur de désaccord entre pros et anti gaz de schiste. Le débat actuel au Québec l'illustre une fois de plus.


isa77_Jouarre's insight:

Le rédacteur du site "le gaz-de-schiste" est toujours un grand rêveur. Il croit encore au Père Noël, ou à tout le moins à une alternative à la fracturation hydraulique ! Une seule alternative: laisser les hydrocarbures non explorés dans le sol. C'est très exactement le cas d'Anticosti. 



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La France n’accordera plus de permis de recherche d’hydrocarbures conventionnels, annonce Mme Royal

« Toute nouvelle demande de permis de recherches d’hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles », a déclaré mardi soir 12 janvier lors d’un débat parlementaire la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal.
Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030.

« C’est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d’autorisation de recherches d’hydrocarbures conventionnels », a déclaré Mme Royal, interrogée à l’Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein.


isa77_Jouarre's insight:

Juste une brève pour cette annonce importante sur le site de Reporterre. Il faudrait maintenant s'assurer que les propos de Ségolène Royal vont être suivis d'actes et de mise en oeuvre. 



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La France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels, assure Ségolène Royal

13.01.16. - Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ?"

En accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, a assuré hier soir la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal, lors d'un débat parlementaire.

Selon des données publiées par le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015, et quelque 130 demandes de permis de recherches.

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique", a expliqué la ministre.



isa77_Jouarre's insight:

L'obs est tellement surpris qu'il n'y a aucun commentaire. En revanche le même paragraphe de la dépèche AFP est copié DEUX fois! Quand on aime on ne compte pas…



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Le pétrole «made in France» va se faire de plus en plus rare


14.01.16. - La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a annoncé que toute nouvelle demande de permis de recherche d'hydrocarbures sur le territoire sera refusée. Une nouvelle qui met un nouveau coup de frein à une production de pétrole déjà anecdotique.

Après le schiste, c'est au tour du pétrole conventionnel de s'attirer les foudres du gouvernement. La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, vient d'annoncer que toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France. Le but: respecter les objectifs de réduction de la consommation d'énergies fossiles inscrits dans la loi de transition énergétique. Promulguée en août dernier, cette loi prévoit une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation énergétique primaire d'énergies fossiles de 30% en 2030.

«Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique», a déclaré la ministre lors d'un débat parlementaire mardi. Mais combien la France a-t-elle délivré de permis jusqu'à aujourd'hui? Et quelle est la portée d'une telle interdiction pour le secteur des hydrocarbures en France? Eléments de réponse.

• Combien de permis de recherche et d'exploitation la France compte-elle?

Au 1er juillet 2015 (derniers chiffres disponibles), 54 permis de recherche d'hydrocarbures conventionnels actifs et quelque 130 demandes ont été recensés. Le permis de recherche fournit à une entreprise le droit exclusif d'explorer les hydrocarbures à l'intérieur d'un certain périmètre. Il est attribué pour une période de 5 ans et peut être prolongé à deux reprises, chaque fois de cinq ans au plus. Selon le ministère de l'Environnement, aucun nouveau permis n'a été attribué en 2014. Et à en croire Ségolène royal, aucune nouvelle demande ne sera désormais validée. En moyenne, depuis 35 ans, seuls 15 permis de recherches d'hydrocarbures ont été attribués chaque année.

Le permis de recherche est à distinguer du permis d'exploitation. Pour obtenir ce dernier, l'entreprise doit en effet déposer une nouvelle demande. C'est seulement si elle obtient le précieux sésame qu'elle pourra exploiter les hydrocarbures trouvés dans le périmètre défini par son permis de recherche. On parle alors de concession. Une concession est habituellement accordée par l'État pour une période de 25 ou 50 ans et peut être renouvelée plusieurs fois pour 25 ans au plus chaque fois.

À ce jour, la France compte 64 concessions.

À noter que ces permis ne concernent que les hydrocarbures conventionnels. Depuis la loi du 13 juillet 2011, la fracturation hydraulique pour la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures de schiste, est strictement interdite.


• Où se situent les permis d'exploration accordés et les concessions?

Les permis d'exploration terrestres en cours de validité représentent 24.584 km² en métropole et 66.610 km² Outre-Mer. Mais la surface «gelée», constituée par les demandes en cours d'instruction depuis parfois plus de 5 ans, représente environ 80.000 km²!

Les explorations se font essentiellement dans le bassin parisien et dans le bassin aquitain où la plupart des gisements ont été découverts entre 1960 et 1970. Les autres recherches se font en région Alsace. Outre-Mer, les forages d'exploration se font notamment en Guyane. Les concessions, quant à elles, englobent une surface de 4000 km², essentiellement dans le bassin parisien et en Aquitaine.


• Quelle est la production française de pétrole?

En 2014, la France a produit seulement 766.474 tonnes de pétrole. «Les deux tiers de la production sont assurés par dix gisements dont la production unitaire est supérieure à 20.000 tonnes. Parmi ceux-ci, quatre concentrent près de 40% de la production nationale: Parentis et Cazaux en Aquitaine, Champotran et Itteville dans le bassin parisien», précise le ministère dans un rapport publié l'été dernier.

• Quel est le poids économique de cette filière?

La filière a permis de générer en 2014 un chiffre d'affaires de l'ordre de 330 millions d'euros et des retombées fiscales de plus de 55 millions d'euros. «La production d'hydrocarbures sur notre territoire contribue à limiter notre dépendance énergétique tout en étant également source d'activité économique et d'emplois», assurent les auteurs du rapport publié par le ministère.

Le refus systématique des nouveaux permis de recherche risque toutefois d'accélérer la chute de cette activité. Depuis quelques temps déjà, l'exploration en métropole subit une baisse drastique, reflétée par la dégringolade des dépenses d'exploration. Ces dernières ont été divisées par 10 entre 2013 et 2014, passant de 742 millions d'euros à 77 millions d'euros. Selon les prévisions, elles devraient encore fortement baisser à 16 millions d'euros en 2015.


isa77_Jouarre's insight:

En 2014 il n'y a pas eu de nouveaux permis octroyés, mais en 2015 Ségolène Royal en a signé quatre…



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Fin des recherches d'hydrocarbures conventionnels : l'annonce (presque) inaperçue de Royal


14.01.16. - Ségolène Royal annonce que la France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels… et ? Et rien, s’agace Maxime Combes, économiste et membre d’Attac, qui regrette sur son blog que cette "annonce majeure" soit passée inaperçue des médias (et des écologistes). Un désert médiatique ? Presque. Le Figaro a consacré au sujet un article pour rappeler que la production de pétrole est anecdotique en France.

Pourtant, selon Combes – qui vient de publier Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition – l’annonce de la ministre de l’écologie "aurait dû déclencher une tempête médiatique et une avalanche de réactions. Des applaudissements nourris venus des ONG, des écologistes ou des promoteurs d'une véritable transition énergétique. Sur l'autre versant, industriels et champions du statu quo auraient dû exprimer des réprobations furieuses! Entre les deux, éditorialistes et commentateurs auraient essayé de concilier l'inconciliable, le climat et la fuite en avant extractive. Rien n'est venu. Aucune réaction officielle. Aucun communiqué de presse. Aucun édito. Aucun article (hormis la reprise de la dépêche AFP sur quelques sites d'information)."


Quelle est donc cette annonce qui aurait dû faire l’objet d’une tempête médiatique ? Comme le raconte l’AFP, interrogée à l'Assemblée nationale par un député socialiste mardi dernier, la ministre a en effet annoncé la mise en place "d’un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels". Mieux : Royal justifie cette décision pour "inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique".

Combes applaudit : […]

Une annonce totalement passée à la trappe ? Pas tout à fait.

Hormis les quelques reprises de la dépêche – ici ou là – Le Figaro a tout de même consacré à l’annonce de Royal un long papier ce matin tout en assurant que, de toute façon, la production de pétrole en France était anecdotique. Pour preuve : "depuis quelques temps déjà, l'exploration en métropole subit une baisse drastique, reflétée par la dégringolade des dépenses d'exploration. Ces dernières ont été divisées par 10 entre 2013 et 2014, passant de 742 millions d'euros à 77 millions d'euros. Selon les prévisions, elles devraient encore fortement baisser à 16 millions d'euros en 2015"Le Figaro précise également que "la production française de pétrole ne représente seulement 1% de la consommation nationale".

Quant aux données sur le nombre de permis en cours, là encore Le Figaro relativise : le permis de recherche – à ne pas confondre avec le permis d’exploitation – "est attribué pour une période de 5 ans et peut être prolongé à deux reprises, chaque fois de cinq ans au plus. Selon le ministère de l'Environnement, aucun nouveau permis n'a été attribué en 2014. […] En moyenne, depuis 35 ans, seuls 15 permis de recherches d'hydrocarbures ont été attribués chaque année". Un début d'un débat qui ravira Maxime Combes ? 


isa77_Jouarre's insight:

On aurait attendu un article plus pertinent de la part d'Arrêt sur images.

Une tentative de décryptage sur le thème "pourquoi la déclaration de Ségolène Royal est-elle tombée dans une trappe au lieu d'être colportée, répétée comme le sont toutes ses déclarations habituellement" (cf Nutella). Un mystère de plus…



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Hydrocarbures conventionnels : fini les nouveaux permis de recherche, assure Ségolène Royal

Interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein mardi 12 janvier, la ministre de l'Écologie et de l'Énergie a déclaré que son ministère refuserait toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels. En France, 130 demandes de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels ont été déposés et 54 permis étaient actifs au 1er juillet 2015, selon les données publiées sur le site du ministère. Or aucune nouvelle demande de recherche de pétrole ou gaz naturel extraits par des méthodes classiques comme le forage (et non la fracturation hydraulique) ne devrait aboutir.

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels?", a-t-elle déclaré devant l'Assemblée le 12 janvier pour justifier le refus d'accorder de nouveaux permis, comme le prévoit la loi de transition énergétique. Elle entend ainsi "inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique".

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030.

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France. François Hollande avait assuré en juillet 2013 qu'il n'y aurait ni exploration ni exploitation du gaz de schiste en France sous sa présidence.



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Ségolène Royal : "Le ministère refuse toute nouvelle demande d’autorisation de recherche d’hydrocarbures conventionnels"

13.01.16. - La déclaration qui a marqué l'actualité de l'environnement aujourd'hui. 

C’est ce qu’a assuré Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, mardi 12 janvier lors de la séance de questions sur la politique en matière d’énergie à l’Assemblée. "Dans la mesure où il faut réduire la part des énergies fossiles, (...) pourquoi faudrait[-il] continuer à accorder des autorisations de recherche d’hydrocarbures conventionnels", a-t-elle expliquéLa ministre invite les groupes industriels à réorienter leurs investissements vers la production d’énergie renouvelable ou l’efficacité énergétique.

Le projet de loi de transition énergétique prévoit ainsi un objectif de réduction de la consommation énergétique primaire d'énergies fossiles de 30% en 2030, par rapport à 2012, en modulant cet objectif par énergie fossile en fonction du facteur d’émissions de gaz à effet de serre de chacune.

Selon la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de l’Ecologie, en 2014, 54 permis de recherches d’hydrocarbures conventionnels étaient en cours de validité. Aucun ne concerne le pétrole de schiste, ni le gaz de schiste.


isa77_Jouarre's insight:

Heureusement que la direction générale de l'énergie et du climat est là pour éclairer la situation. Aucun permis ne concerne le pétrole de schiste ni le gaz de schiste. Ce n'est pas ce qu'écrivent les auteurs du rapport produit en juillet 2015 concernant les permis en cours de validité ni les permis en cours d'instruction… 

_______________________

"Délai d'instruction des demandes de permis exclusifs de recherche et de concession d'hydrocarbures"

rapport rédigé par Rémi Steiner, Pascal Clément, Philippe Guignard



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Ségolène Royal : hydrocarbures conventionnels : plus de permis de recherches

13.01.16. - Ségolène Royale prévient que la France n'accordera plus de permis de recherche d'hydrocarbures conventionnels. Soyons prudents, Ségolène à déjà fait marche arrière dans de nombreux dossiers face à la pression des lobbies


La question : qu’en est-il des demandes de renouvellement de permis ?
D’après une information de « La Dépêche du Midi » du 31 décembre dernier, les renouvellements de permis mais également les nouvelles demandes de permis seraient refusés par le ministère.


isa77_Jouarre's insight:

Courage, Ségolène Royal, allez jusqu'au bout… une circulaire pour informer les Préfets de l'inutilité de mener à leur terme les instructions des dossiers de demandes de nouveaux permis… L'année 2016 commencerait bien !



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Hydrocarbures conventionnels : plus de permis de recherches en France (déclaration de S. Royal)

12.01.16. - Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, a déclaré mardi soir lors d'un débat parlementaire la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal.

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030. 

"C'est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels", a déclaré Mme Royal, interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein.

Selon des données publiées par le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015, et quelque 130 demandes de permis de recherches.  "Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique", a expliqué la ministre. 

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France. 


isa77_Jouarre's insight:

C'est vrai ou c'est juste pour dire quelque chose ce jour là? 



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Hydrocarbures conventionnels : plus aucun permis accordé

13.01.16. - La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a prévenu, en accord avec la loi de transition énergétique, que plus aucune demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels ne serait accordée en France.

De passage à New York où elle avait insisté auprès de Ban Ki-moon pour une accélération de la mise en place des mesures prises à l'issue de la COP21, Ségolène Royal est revenue en France, déterminée à "montrer l'exemple" au nom de la France et de l'Europe. C'est dans cette optique, mardi 12 janvier, que la ministre de l'Écologie a annoncé, lors d'un débat parlementaire, que plus aucune demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels ne serait accordée en France. 

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ? s'est interrogée la ministre devant l'hémicycle. Dans le cadre de la loi de transition énergétique, promulguée en août 2015, Ségolène Royal entend ainsi "inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique". 

Selon des données publiées par le site du ministère de l'Écologie et de l'Énergie, la France comptait, au 1er juillet 2015, 54 permis de recherches actifs et quelque 130 demandes de permis en cours. La loi de transition énergétique prévoit une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030. 


isa77_Jouarre's insight:

130 dossiers qui vont connaitre bientôt un classement "vertical" ???

et puis ensuite les renouvellements de permis???


Pour ceux qui ne connaitraient pas la formule, voir https://fr.wiktionary.org/wiki/classement_vertical



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Ségolène Royal a raison: il est temps de laisser les énergies fossiles dans le sol !

14.01.16. - On a l'habitude des déclarations à l'emporte-pièce de Ségolène Royal , qui ne se soucie guère de souffler le chaud et le froid! Alors, mauvaise boutade? provocation?  mépris pour tous ceux qui sont préoccupés par la sauvegarde de leur cadre de vie? inconscience? pourquoi cette déclaration à propos des hydrocarbures conventionnels  alors que, pour rappel, en 2015, la Ministre de l' Écologie a accordé 3 permis d'hydrocarbures non conventionnels et n'a pas attendu le délai de 30 jours accordé par le Tribunal des référés de St Denis de la Réunion pour signer la prolongation du permis au large de l'ile de Juan Nova à 2 sociétés pétrolières, à la veille de la COP 21. En ce début d'année, concernant le recours que la Sté pétrolière TOTAL exerce concernant l'abrogation en 2011, du permis d'exploration  de Montélimar, dont on sait que les objectifs sont non conventionnels, l'avocate des opposants au gaz de schiste n'a pu que déplorer l'absence de représentation de l'Etat à l'audience du 08 janvier dernier, devant le TA de Cergy 


 « Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ? ». Ainsi s'est exprimée Ségolène Royal, dans un débat parlementaire mardi 12 janvier, comme le rapporte une dépêche AFP passée (presque) inaperçue. Plus inaperçue en tout cas que les rencontres de Ségolène Royal avec Justin Bieber ou Léonardo Di Caprio. Misère de la peopolisation de la vie politique.

.....L'annonce de Ségolène Royal est pourtant une annonce majeure. Une annonce qui reprend mot à mot les exigences de toutes celles et ceux qui préconisent aujourd'hui de geler une majorité des réserves prouvées d'énergies fossiles pour répondre à l'urgence climatique : conserver une chance raisonnable de rester en deçà de 2°C de réchauffement climatique d'ici la fin du siècle – qui plus est dans le cas des 1,5°C tel que préconisé par l'accord de Paris – implique de ne pas exploiter 80 % des réserves d'énergies fossiles. Ce n'est pas une option. Mais une condition.....



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Ségolène Royal a raison : il est temps de laisser les hydrocarbures dans le sol !


15.01.16. - L'annonce de Ségolène Royal aurait du déclencher une tempête médiatique. Elle est passée inaperçue. La Ministre a pourtant mille fois raison : l'urgence climatique et l'impératif de la transition énergétique doit conduire à ne plus chercher de nouveaux hydrocarbures.

« Puisqu’il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d’hydrocarbures conventionnels ? ». Ainsi s’est exprimée Ségolène Royal, dans un débat parlementaire mardi 12 janvier, comme le rapporte une dépêche AFP passée (presque) inaperçue. Plus inaperçue en tout cas que les rencontres de Ségolène Royal avec Justin Bieber ou Lenoardo Di Caprio. Misère de la peopolisation de la vie politique.

L’annonce de Ségolène Royal aurait pourtant du déclencher une tempête médiatique et une avalanche de réactions. Des applaudissements nourris venus des ONG, des écologistes ou des promoteurs d’une véritable transition énergétique. Sur l’autre versant, industriels et champions du statu quo auraient du exprimer des réprobations furieuses ! Entre les deux, éditorialistes et commentateurs auraient essayé de concilier l’inconciliable, le climat et la fuite en avant extractive.

Rien n’est venu. Aucune réaction officielle. Aucun communiqué de presse. Aucun édito. Aucun article (hormis la reprise de la dépêche AFP sur quelques sites d’information).

Comme si cela n’intéressait personne (où sont donc les écologistes ?).

Comme si les déclarations politiques – notamment celles de Ségolène Royal – n’avait plus aucune valeur. En tout cas moins qu’une photo avec les Bieber et Di Caprio.

Comme si l’urgence climatique était passée à la trappe : la COP 21 n’est-elle pas finie ?

L’annonce de Ségolène Royal est pourtant une annonce majeure. Une annonce qui reprend mot à mot les exigences de toutes celles et ceux qui préconisent aujourd’hui de geler une majorité des réserves prouvées d’énergies fossiles pour répondre à l’urgence climatique : conserver une chance raisonnable de rester en deçà de 2 °C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle – qui plus est dans le cas des 1,5 °C tel que préconisé par l’accord de Paris – implique de ne pas exploiter 80 % des réserves d’énergies fossiles. Ce n’est pas une option. Mais une condition.

À quoi bon alors continuer à creuser, explorer, chercher de nouveaux gisements ? Ségolène Royal a mille fois raisons. Elle le dit très clairement : il ne faut plus « délivrer d’autorisation de recherches d’hydrocarbures conventionnels, puisqu’il faut inciter les groupes industriels qui s’engagent dans ce type d’activité à réorienter leurs investissements vers la production d’énergies renouvelables ou vers la production de l’efficacité énergétique ».

Nous encourageons donc Ségolène Royal à passer aux actes. Plusieurs décisions peuvent être prises sans attendre :

  • selon son ministère, au 1er juillet 2015, la France comptait 54 permis de recherches et quelque 130 demandes de permis de recherches : il est plus qu’urgent de remettre à plat les permis de recherche existant – dont certains concernent manifestement des hydrocarbures non conventionnels – et de refuser les nouvelles demandes de permis ;
  • la réforme du code minier, qui doit pendre la forme d’une loi et non d’ordonnances, doit être débattue au plus vite au Parlement : il faut y intégrer l’urgence climatique et la nécessité – scientifiquement démontrée – de laisser les fossiles dans le sol comme un des principes qui priment dans la délivrance de nouveaux titres miniers ; la France pourrait devenir exemplaire et pionnière en la matière ;
  • le gouvernement français devrait exiger de rouvrir immédiatement le mandat de négociation des accords de libre-échange et d’investissement dont dispose la Commission européenne (TAFTA, CETA, Tisa, etc) pour y introduire les mentions de l’urgence climatique – le mot climat n’apparait pas – et de la nécessité de réduire drastiquement production, consommation et commerce international des énergies fossiles.

Bien d’autres mesures sont nécessaires, comme la nécessité de désinvestir massivement des énergies fossiles – la Caisse des dépôts et Consignation devrait s’activer en la matière – puisque sortir de l’âge des fossiles nécessite d’aller beaucoup plus loin. Dans le livre du même nom, nous avons proposé dix étapes, comme autant de propositions pour déverrouiller, déminer et déclencher la transition : le principe des 3D.

Ne serait-il pas temps d’en débattre ouvertement, publiquement et sérieusement ?

Pour que l’État d’urgence climatique ne devienne pas un État d’urgence permanent.





isa77_Jouarre's insight:

Après la parole, les actes. On attend la suite…



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décompte des foreuses en activité aux U.S.A. le 15/01/16

15.01.16. - Cette semaine, le nombre de foreuses en activité (650) a encore baissé en comparaison de la semaine précédente : il y en a 14 de moins dont 13 pour le gaz. 

En un an, la baisse du nombre de foreuses en activité sur le sol américain et de 1026. Il y en avait 1676 en activité il y a un an. 



isa77_Jouarre's insight:

Si le nombre de foreuses baisse cela signifie qu'il y a moins de forages. S'il y a moins de forages cela signifie qu'il y aura une baisse de production. 



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