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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Surexploitée, la Méditerranée boit la tasse

Gaz de Schistes Provence - mer, 20/01/2016 - 10:19
source: le journal de l’environnement

Le 19 janvier 2016 par Romain Loury

 

La route des crêtes, entre Cassis et La Ciotat
DR

La mer Méditerranée n’est pas au bout de ses déboires: selon l’étude MedTrends, rendue publique lundi 18 janvier par l’association WWF, son exploitation, notamment pétrolière et touristique, va se développer tous azimuts au cours des 20 prochaines années. Seul perdante, la pêche professionnelle, dont le recul devrait se poursuivre.

C’est comme si l’expression «Mare Nostrum» prenait un nouveau sens: à force de nous appartenir, la nature y perd progressivement ses droits. Malmenée par la surpêche, la pollution d’origine terrestre, le transport maritime et le réchauffement climatique, la Méditerranée, l’un des 25 hotspots mondiaux de biodiversité, est déjà en bien piteux état. Et nul ne sait quand sa rapide dégradation prendra fin.

Dans un rapport publié lundi, l’association WWF dresse les perspectives de développement de plusieurs activités marines au cours des 20 prochaines années. Intitulé MedTrends, ce projet, mené sur les 8 pays européens bordant la Grande Bleue, révèle une forte croissance dans tous les secteurs. A l’exception de la pêche professionnelle, bridée par l’effondrement des stocks halieutiques, une tendance très nette depuis le milieu des années 1990.

A défaut de pêche, les amateurs de poissons pourront toujours se rabattre sur l’aquaculture méditerranéenne. Celle-ci est en plein boom, avec un taux annuel de croissance systématiquement supérieur à 8% au cours des 40 dernières années. Et elle devrait encore doubler en 2030 par rapport à 2010, avec une production supérieure à 600.000 tonnes/an.

Vers un quintuplement de la production gazière

L’exploration d’hydrocarbures a également de très beaux jours devant elle: selon les projections du WWF, la production pétrolière en mer pourrait augmenter de 60% en 2020 par rapport à 2010, tandis que la production gazière devrait quintupler en 2030 par rapport à 2010.

Actuellement, 23% de la surface méditerranéenne est couverte par des contrats d’exploration, et 21% additionnels pourraient bientôt être concernés (zones ouvertes à l’exploration, appels d’offre). Si le gros de l’exploitation, pétrolière et gazière, s’effectue en Egypte, l’Italie, dotée d’une centaine d’installations gazières dans l’Adriatique, est le premier pays européen en la matière, suivi de loin par l’Espagne.

Haut lieu du transport maritime, aussi bien de marchandises que de passagers, la Méditerranée devrait s’embouteiller encore plus. Le commerce international devrait augmenter de 4% par an au cours de la prochaine décennie, les croisières touristiques de 10%. En mer ou sur la plage, le tourisme va poursuivre sa croissance: première destination mondiale, la Méditerranée devrait connaître 60% plus de visiteurs en 2030 qu’en 2010, dépassant ainsi le seuil des 500 millions.

Conséquence directe de cet afflux de vacanciers, mais aussi d’une forte croissance démographique, le littoral se peuplera toujours plus: la population locale pourrait augmenter de 5% dans les pays européens bordant la Méditerranée entre 2010 et 2030, voire jusqu’à 44% en Jordanie et 59% en Palestine sur la même période. Ce qui va pousser un peu à l’artificialisation du littoral, qui touchera 5.000 km de plus en 2025 par rapport à 2005.

L’exploration minière, de lointains projets

A plus long terme, l’exploitation minière sous-marine pourrait aussi se développer en Méditerranée. WWF évoque notamment l’identification de gisements de sulfure à proximité des littoraux italien et grec, respectivement près de la Calabre et en mer Egée. Quant aux énergies renouvelables, dont l’expansion est pour l’instant limitée, l’éolien offshore pourrait produire jusqu’à 12 gigawatts dans les pays méditerranéens de l’UE d’ici 2030. Un développement souhaitable d’un point de vue climatique, mais qui pourrait avoir des effets néfastes localement, notamment en termes de bruit sous-marin.

Parmi les rares bonnes nouvelles de MedTrends, une atténuation de la pollution terrestre, au moins pour les pays membres de l’UE et pour quelques polluants: moins d’eaux usées, moins de polluants organiques polluants (POP), moins de mercure et de plomb. En revanche, les rejets de nutriments, dont les nitrates et les phosphates issus de l’agriculture, «devraient légèrement augmenter dans les 15 années à venir», prévoit le WWF.

Reste à savoir comment tous ces secteurs en forte croissance s’accommoderont les uns des autres. Selon l’association, le risque de conflits est grand, par exemple entre aquaculture côtière, source de pollution organique, et tourisme, ou encore entre exploitation d’hydrocarbures et transport maritime.

Ces tendances concurrentes ne vont pas pousser à la mise en place d’aires marines protégées (AMP): «il est hautement probable que l’expansion des activités des secteurs maritimes et le renforcement de la concurrence spatiale aient pour effet de ralentir, voire d’entraver, le processus de désignation de nouvelles AMP», juge le WWF.

Avec 3,21% de la surface méditerranéenne protégée en 2015, contre 1,08% en 2010 (hors sanctuaire Pelagos), «il est peu probable que le seuil de 10% soit atteint en 2020», selon l’objectif 11 d’Aichi fixé par la Convention sur la diversité biologique (CBD).


Gaz de schiste, l'interminable combat - Hebdo de l'Ardèche

Google actu "Schiste" - mer, 20/01/2016 - 09:30

Hebdo de l'Ardèche

Gaz de schiste, l'interminable combat
Hebdo de l'Ardèche
Débuté en 2010, le combat contre l'exploitation des gaz de schiste n'en finit plus de rebondir. Le 22 décembre dernier, les opposants pensaient pourtant avoir obtenu une victoire juridique définitive. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait ...

et plus encore »

Communiqué de L’Union Calanques Littoral sur le scandale ALTEO

Gaz de Schistes Provence - mer, 20/01/2016 - 02:38

Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Naturel-Provence-Alpes-Côte d'Azur

La démocratie bafouée Le Parc National des Calanques sacrifié

Ce qui vient de se passer dans notre pays est un déni à la démocratie et la décision qui vient d’être prise par le gouvernement doit être dénoncée haut et fort comme une injure aux valeurs républicaines de la France.

View original post 1 709 mots de plus


Chesapeake Energy sinks to 16-year low as biggest S&P 500 loser

19.01.16. - 

Chesapeake Energy fell more than 13% today to its lowest since April 2000, making it the worst performer in the S&P 500 Index, on investor concern that falling oil prices would hurt the company’s ability to repay debt.

"Chesapeake tends to move more than others because of their financial leverage," says Subash Chandra, managing director of Guggenheim Securities, who says Chesapeake Energy and some other oil and gas firms will be "delevering for years."

Chesapeake Energy shares have plunged 84% in the past year, and are down nearly 32% YTD.

ConocoPhillips was the day's second-worst oil and gas performer, falling as much as 9.6% before settling for a 7.4% drop, its lowest close since March 2009.


isa77_Jouarre's insight:

Mauvaise passe pour Chesapeake et ConocoPhillips. 

C'est sûr que ce n'est pas avec un baril à 30$ que ces entreprises vont pouvoir rembourser leurs dettes !



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Drôme-Ardèche : Total pourrait renoncer au gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - mar, 19/01/2016 - 22:57

Par Germain Treille, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 19 janvier 2016 à 11:20 Mis à jour le mardi 19 janvier 2016 à 13:49


Patrick Pouyanné, le PDG de Total © Maxppp

Le PDG du groupe Total ne veut pas passer en force sur cet épineux dossier.

C’est une déclaration qui intervient trois jours après l’annonce d’une mobilisation anti-gaz de schiste le 28 février prochain dans le Gard et à quelques jours de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise sur un recours du groupe pétrolier. Le permis de Montélimar, qui lui avait été accordé, avait été abrogé en 2011. Il concerne plusieurs départements (Drôme, Ardèche, Vaucluse, Gard, Hérault) sur des milliers de kilomètres carrés. Patrick Pouyanné, le PDG de Total, cherche désormais le consensus, il l’a dit ce mardi 19 janvier lors d’un entretien chez nos confrères d’Europe 1 :

« Je n’ai pas envie de passer en force et si la collectivité ne souhaite pas qu’on fasse de l’exploration de gaz de schiste nous ne le ferons pas. Je suis prêt à chercher le consensus ».

Si le tribunal administratif rend finalement le permis à Total, le patron de la plus grosse entreprise française promet d’en discuter sur place avec les autorités publiques. Patrick Pouyanné d’ajouter que sa société ne fera aucune recherche sans l’accord du gouvernement. La ministre de l’écologie, Ségolène Royal a, pour sa part, affirmé à plusieurs reprises que l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste n’étaient plus d’actualité dans notre pays.


Sonatrach suspend l'exploration du gaz de schiste


19.01.16. - Sonatrach a décidé de suspendre son exploration du gaz de schiste, selon le quotidien El Khabar

La chute des prix du pétrole a poussé la compagnie nationale à surseoir à ses explorations au niveau des champs expérimentaux de Ain Salah au Nord de la wilaya de Tamanrasset. Le prix du pétrole qui se situe ces derniers jours au-dessous des 30 dollars n'est indiscutablement pas rentable.

Selon le quotidien El-Khabar toujours, Sonatrach ne peut plus faire face aux dépenses qu’engendrent ces travaux d’exploration coûteux. au moment du lancement des explorations en 2014, le prix du baril n'était pas loin des 100 dollars.

La suspension des travaux d’exploration du gaz restera en vigueur tant que le prix du pétrole ne remonte pas au moins au niveau des 80 dollars le baril. L’investissement dicté s'avère aujourd'hui coûteux pour le prix récolté. Un seul forage, note encore la même source, revient à plus de 3 millions de dollars.

El Khabar qui cite l'expert énergétique Nazim Zouiouèche, le souci majeur de Sonatrach aujourd'hui est de réduire au maximum ses coûts de production. Il précisera que la maîtrise du marché énergétique aujourd'hui est quasiment impossible notamment avec le refus de l'Opep de réduire ses quotas et l'augmentation du quotas iranien de plus de 500 000 barils.



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Gaz de schiste, pas assez cher ; Sonatrach (Algérie) stoppe ses explorations !

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mar, 19/01/2016 - 21:56
Et si les EnR produisent une énergie en équivalent moins cher que 80 dollars le baril de pétrole : fini les énergies fossiles.

Christophe Cavard : Total ne doit pas récupérer son permis de Montélimar !

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 19/01/2016 - 20:56
TOTAL NE DOIT PAS RÉCUPÉRER SON PERMIS D'EXPLORATION DU GAZ DE SCHISTE DE MONTÉLIMAR !

Communiqué de presse de Christophe Cavard

Le 8 janvier dernier, le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise examinait la légalité de l'abrogation du permis d'exploration du Gaz de schiste dit « de Montélimar ». Cette abrogation, décidée par le gouvernement en octobre 2011, s'appuyait sur la loi du 14 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, en reprochant alors à Total de ne pas avoir « suffisamment explicité » les techniques alternatives à la fracturation hydraulique que le groupe pétrolier entendait mettre en œuvre.

Les Sociétés Total Gas Shale Europe et Total Exploration & Production France ont saisi le T.A. d'un recours en annulation dirigé contre la décision d'abrogation du Permis de Montélimar qui lui avait été délivré le 1er mars 2010.

Je suis partie prenante de ce procès suite à la plainte que nous avions déposé avec deux parlementaires européens écologistes, José Bové et Michèle Rivasi, afin de venir en soutien au Ministère de l'écologie pour l'abrogation de ce permis qui touche beaucoup le Gard, et notamment les Gorges du Gardon.

L'avis du rapporteur public est invraisemblable, parce qu'il veut donner raison aux mensonges du pétrolier. Oui, Total ment, de façon très maline, en expliquant qu'il n'utilisera pas la technique de fracturation hydraulique, mais « une autre qui sera disponible ». Il n'y a pas de technique alternative ! Si une telle technique existait, les canadiens et les américains, qui ont vu leurs territoires ravagés par l'exploitation des gaz de schistes, s'empresseraient de les essayer ! Total ment encore en restant flou sur ses intentions, laissant croire qu'il n'explorerait finalement le sous-sol qu'à la recherche d'hydrocarbures conventionnels !

Total ment et cherche à gagner du temps, non pas pour trouver une improbable technique douce ou propre d'exploitation des hydrocarbures prisonniers des roches-mères, mais pour être en position de ravager nos sols au cas où le prix du baril de pétrole augmenterait tellement qu'il deviendrait « socialement » acceptable d'aller en chercher sous nos pieds, et tant pis pour nos paysages et nos réserves souterraines d'eau !

Le tribunal doit rendre sa décision à la fin du mois de janvier.
À l'heure où Laurent Fabius déclare, au sortir de la COP 21, qu'il faut cesser d'aider les énergies fossiles, nous devons réaffirmer avec force que nous n'avons pas besoin d'extraire les hydrocarbures des roches-mères de nos sous-sols. Nous avons besoin de développer des énergies renouvelables, des transports propres et des comportements plus responsables.

Christophe Cavard, Député écologique du Gard

Gaz de schiste - Mobilier du Nouvel Obs

Google actu "Schiste" - mar, 19/01/2016 - 19:31

Hebdo de l'Ardèche

Gaz de schiste
Mobilier du Nouvel Obs
gaz de schiste 1.jpg Le tribunal de Cergy-Pontoise à la fin du mois dira si Total peut récupérer son permis de « recherche » sur 5 départements. Si c'est le cas, le gouvernement aura deux mois pour faire appel. C'est pourquoi le « Collectif antigaz de ...
Gaz de schiste, l'interminable combatHebdo de l'Ardèche

2 autres articles »

Jusqu'où peut aller la baisse du prix du pétrole ?


13.01.16. - Axel de Tarlé reçoit Jean-Louis Schilansky, président du "Centre hydrocarbures non conventionnels", pour parler de la baisse des cours de l'or noir.

Le baril de pétrole est tombé sous les 30 dollars. Les cours ont été divisés par trois, moins 70 % en à peine un an et demi. De mémoire de pétrolier que vous êtes, il faut remonter à il y a longtemps pour voir un tel phénomène ? "Je crois qu'on n'avait jamais vu ça. On a des cours d'il y a treize ans. C'est un phénomène structurel. Aujourd'hui, on est dans un monde où il y a un excédent d'offre de pétrole".

[…]

Ce n'est pas forcément bon pour la planète, cette chute ? "Il faut regarder la demande globale de pétrole. Elle est très sage. Elle n'a pas augmenté beaucoup en 2015".

La baisse des prix est une conséquence positive pour nos portefeuilles. En revanche, on s'aperçoit qu'il y a toute une filière pétrolière, en France. Il y a d'autres entreprises que Total. "Il y a beaucoup d'entreprises, notamment dans le parapétrolier. Ce sont des entreprises qui recherchent où est extrait Il n'y a pas que des grands groupes comme Technip".

Ce sont des vraies PME qui participent à cette filière pétrolière ou parapétrolière. C'est un coup dur pour eux. "Avec la baisse du prix du pétrole, les pétroliers n'investissent plus ou investissent beaucoup moins. Les entreprises qui recherchent du pétrole subissent de plein fouet la chute des investissements".

Il y a un champion mondial qui fait des tubes sans soudure qui permettent d'aller chercher du pétrole très profond. "C'est toujours une star, mais le marché s'est effondré. Les investissements pétroliers ont été coupés de 30 ou 40 %. Il y a moins de demande".

Le pétrole de la mer du Nord est moins rentable. Le pétrole est tellement moins cher qu'on ne va pas aller exploiter le pétrole de l'Arctique.

[…]

"Les Saoudiens ont décidé d'avoir une stratégie de maintien de leurs parts de marché. Ils ont dit que ce n'était pas eux qui allaient réduire leur production. Ils ont voulu rentrer dans une guerre de prix avec les Américains. C'est ça qui est en train de se passer. Les Saoudiens ont maintenu Les prix se sont effondrés".

On est un peu comme dans un supermarché où deux concurrents se font face. L'Arabie saoudite a décidé de faire la guerre des prix. "Ils ont décidé de garder leurs clients. Les Saoudiens ont l'avantage d'avoir des coûts de production peu élevés. Ils pensent qu'à terme, ils seront gagnants dans cette guerre".

Ils veulent pousser les Américains, qui exploitent du pétrole de schiste, à faire faillite. "A diminuer leur production, tout simplement".

Le pétrole de schiste américain à 30 dollars, maintenant que le baril vaut moins de 30 dollars, est-ce toujours rentable ? "Ce n'est pas rentable pour aller le chercher. On voit les activités d'investissement chuter".

On ne creuse plus de nouveaux forages. "Très peu. Par contre, les puits en production continuent de produire. On a vu, en 2015, que la production américaine était à peu près égale à celle de 2014".

Plus de nouveaux forages, est-ce que le sous-investissement d'aujourd'hui n'annonce pas la pénurie de demain ? "C'est la vraie et grande question. Aujourd'hui, on n'investit plus, donc la production va diminuer. Demain, quand la consommation restera ce qu'elle est, on risque d'avoir un très fort rebond des prix. On est en ce moment dans une période où les prix du pétrole sont très bas. Ça risque de ne pas durer pour l'éternité".

Vous dites que ce sont des cycles. Quand les prix sont hauts, on arrête les investissements et ça crée la pénurie. "Aujourd'hui, on est en bas du cycle".

Quand la banque Morgan Stanley nous annonce que le prix du pétrole va tomber à 20 dollars, vous en pensez quoi ? "Ça me semble extrêmement bas. On s'est toujours trompés. On n'a jamais cru ses prévisions. Aujourd'hui, on est à 30 dollars le baril. C'est un prix extrêmement bas. L'avenir dira où l’on va".


isa77_Jouarre's insight:

C'est sûr, c'est plus facile de commenter le passé que l'avenir ! 



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Fin des permis de recherche d’énergies fossiles en France : ne pas confondre production et consommation


13.01.16. - En annonçant que toute nouvelle demande de permis de recherche pour des hydrocarbures conventionnels (pétrole et gaz) en France sera désormais refusée, la ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal ignore deux enjeux majeurs : celui du taux d’indépendance énergétique et celui du mix énergétique.

Epinglée pour avoir accordé fin septembre 2015, à la veille de la COP21, trois permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux (Champfolie en Seine-et-Marne, Herbsheim dans le Bas-Rhin et Estheria dans la Marne) et en avoir prolongé deux autres dans les eaux des îles Eparses (canal du Mozambique), Ségolène Royal avait prévenu qu’il s’agissait sans doute des derniers permis accordés. Mardi 12 janvier, à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Environnement et de l’Energie confirmait en annonçant que toute nouvelle demande de permis d’exploration pour ces combustibles fossiles serait désormais refusée.

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherche d'hydrocarbures conventionnels?", demande la ministre. Peut-être parce que la France ne produit respectivement que 1% du pétrole et 0,07% du gaz qu’elle consomme ?


Selon le Comité professionnel du pétrole (CPDP), en 2014 la France a extrait de son sol 0,7 million de tonnes de pétrole, couvrant 3,5 jours de consommation, et 0,03 gigamètres cubes (Gm3) de gaz, soit 0,3 jour de consommation.


16 000 BARILS PRODUITS TOUS LES JOURS EN FRANCE

La loi de transition énergétique, promulguée en août 2015, prévoit certes une réduction de la consommation française d’énergies fossiles de 30% d’ici 2030 par rapport à 2012. Ce qui revient, sur la base du mix énergétique français de 2012, à se contenter en 2030 de 45 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) de pétrole, 22 Mtep de gaz et 3,5 Mtep de charbon. Au vu des estimations de réserves, nul risque que la France produise sur son sol le pétrole et le gaz nécessaires pour répondre à ces besoins.


Quelque 16 000 barils de pétrole sont donc produits chaque jour en France, pour plus de moitié par la compagnie canadienne Vermilion, et principalement dans les Bassins parisien et aquitain. Outre un infime effet positif sur la balance commerciale française, ils rapportent 55 millions d'euros annuels en recettes fiscales, dont 30 millions aux collectivités locales, selon l’Ufip. Avec un coût de revient avoisinant les 30 dollars, cette production est longtemps restée rentable malgré la chute des cours du Brent, qui fait référence pour le pétrole français.

Etant donné le faible taux d’indépendance énergétique de la France sur les énergies fossiles, au plan national, ce n’est pas tant la production mais la consommation d’énergie qu’il faut urgemment faire évoluer. Et accompagner la mutation de ce mix énergétique est à la fois plus urgent et plus compliqué que d’annoncer un moratoire dont l’opposition a déjà laissé entendre qu’elle reviendrait dessus en cas de changement de majorité en 2017.



isa77_Jouarre's insight:

Etrange article. C'est aussi bien la production que la consommation qu'il faut faire évoluer.

La production, en favorisant les renouvelables, en favorisant la production locale. Mais bien évidemment la consommation, en travaillant sur la sobriété, sur l'efficacité. 



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7 Arrested in Solidarity With the People of Porter Ranch


On Martin Luther King, Jr. Day, seven people declared their support for the residents of Porter Ranch where a massive methane leak from an underground gas
isa77_Jouarre's insight:

Une manifestation en soutien aux victimes de la fuite de gaz de Californie = 7 arrestations. Il faisait environ -20°…



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62 milliardaires possédent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale


19.01.16. - Le nombre de milliardaires détenant autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ne fait que diminuer. 

On peut voir sur l'illustration ci-dessus qu'en 2010 ils étaient 388.

En 2011 il n'en fallait plus que la moitié. 

Ils ne sont plus que 62 en 2015. 


isa77_Jouarre's insight:

Lire l'article des décodeurs du Monde : http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/19/les-limites-de-l-etude-d-oxfam-sur-les-personnes-les-plus-riches_4849680_4355770.html

pour avoir quelques réflexions de type méthodologique sur ces chiffres. 



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Drôme-Ardèche : Total pourrait renoncer au gaz de schiste


19.01.16. - Le PDG du groupe Total ne veut pas passer en force sur cet épineux dossier.

C'est une déclaration qui intervient trois jours après l'annonce d'une mobilisation anti-gaz de schiste le 28 février prochain dans le Gard et à quelques jours de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise sur un recours du groupe pétrolier. Le permis de Montélimar, qui lui avait été accordé, avait été abrogé en 2011. Il concerne plusieurs départements (Drôme, Ardèche, Vaucluse, Gard, Hérault) sur des milliers de kilomètres carrés. Patrick Pouyanné, le PDG de Total, cherche désormais le consensus, il l'a dit ce mardi 19 janvier lors d'un entretien chez nos confrères d'Europe 1 :

"Je n'ai pas envie de passer en force et si la collectivité ne souhaite pas qu'on fasse de l'exploration de gaz de schiste nous ne le ferons pas. Je suis prêt à chercher le consensus".

Si le tribunal administratif rend finalement le permis à Total, le patron de la plus grosse entreprise française promet d'en discuter sur place avec les autorités publiques. Patrick Pouyanné d'ajouter que sa société ne fera aucune recherche sans l'accord du gouvernement. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal a, pour sa part, affirmé à plusieurs reprises que l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste n'étaient plus d'actualité dans notre pays.


isa77_Jouarre's insight:

On comprend dans cette déclaration qu'il y a sûrement un marchandage en prévision du type "je laisse tomber le permis de Montélimar, en revanche vous m'autorisez à ???" 

Par ailleurs quand Patrick Pouyanné ajoute qu'il ne fera aucune recherche sans l'accord du gouvernement il n'y a aucune grandeur d'âme de sa part. Pour effectuer un forage, même lorsqu'on est détenteur d'un permis, il faut demander l'autorisation au Préfet (au représentant de l'Etat) qui peut répondre positivement ou non à cette demande. La bonhommie de P. Pouyanné est à relativiser…



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Total "ne passera pas en force" sur le gaz de schiste


19.01.16. - Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a déclaré qu'il était "prêt à chercher le consensus" sur la question polémique de l'exploration du gaz de schiste.


isa77_Jouarre's insight:

C'est sûr, à 30$ le baril, ce n'est sans doute pas nécessaire de mettre le feu aux poudres à un an des élections présidentielles! Autant attendre calmement au chaud…



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Gaz de schiste : Total ne «passera pas en force» à Montélimar - Le Parisien

Google actu "Schiste" - mar, 19/01/2016 - 14:50

Le Parisien

Gaz de schiste : Total ne «passera pas en force» à Montélimar
Le Parisien
... son PDG Patrick Pouyanné veut calmer le jeu. «Je n'ai pas envie de passer en force sur ce sujet-là. Si la collectivité nationale ne souhaite pas qu'on fasse d'exploration de gaz de schiste, nous ne le ferons pas», a-t-il expliqué ce mardi matin ...
Gaz de schiste à Montélimar: Total ne force pasLe Figaro
Total "ne passera pas en force" sur le gaz de schisteEurope1
"Si la collectivité ne veut pas d'exploration des gaz de schiste, nous ...L'Usine Nouvelle
France Bleu
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Gaz de schiste à Montélimar: Total ne force pas - Le Figaro

Google actu "Schiste" - mar, 19/01/2016 - 13:43

Le Parisien

Gaz de schiste à Montélimar: Total ne force pas
Le Figaro
Même si la justice autorise Total à reprendre ses recherches de gaz de schiste dans la région de Montélimar (Drôme), le groupe pétrolier ne passera pas en force contre la volonté du gouvernement qui avait abrogé son permis, a déclaré mardi son PDG, ...
Gaz de schiste : Total ne «passera pas en force» à MontélimarLe Parisien
Total "ne passera pas en force" sur le gaz de schisteEurope1
"Si la collectivité ne veut pas d'exploration des gaz de schiste, nous ...L'Usine Nouvelle
Mobilier du Nouvel Obs -France Bleu
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Créteil : débat sur les révoltés du gaz de schiste en Algérie

Gaz de Schistes Provence - mar, 19/01/2016 - 09:41

18 Janv. 2016, 15h16 | MAJ : 18 Janv. 2016, 15h16

source: le parisien 

Illustration. En Algérie, depuis un an, les habitants d’In Salah protestent contre l’exploitation du gaz de schiste. (LP/Marie d’Ornellas.)

Nouvelle conférence de l’université populaire de l’Eau et du Développement durable (UPEDD) ce mardi à Créteil. Hocine Malti, auteur de « L’histoire secrète du pétrole algérien » (éditions La Découverte, 2010) et Sophie Chapelle, journaliste et auteur du rapport Total et le gaz de schiste algérien, publié en 2015, interviendront à propos des « révoltés d’In Salah », en Algérie.

Depuis un an, un mouvement d’opposition totalement inédit dans le paysage algérien est né pour s’opposer à l’exploitation des gaz de schiste dans cette ville.

Ce mardi à 19 heures, Pavillon des Archives, 10, rue des Archives à Créteil.

Les Etats-Unis deviennent exportateurs de gaz


13.01.16. - Un premier bateau vient d’accoster au terminal de Sabine Pass, un site flamblant neuf, destiné à exporter les excédents américains de gaz. Il marque un revirement spectaculaire dans la stratégie énergétique du pays.

Le bateau Energy Atlantic a accosté mardi sur les côtes de Louisiane. Parti de l’océan indien deux mois plus tôt, il représente un immense symbole pour les Etats-Unis : il marque la mise en service du terminal de Sabine Pass, un site flambant neuf destiné à expédier vers l’étranger du gaz produit aux Etats-Unis.

Le groupe Cheniere, à l’origine du projet, espère débuter les exportations dès ce début d’année, à l'issue d’une phase de test qui commencera cette semaine. Situé à l’embouchure de la rivière Sabine, qui sépare la Louisiane du Texas, son terminal permettra de déverser aux quatre coins du monde les excédents que le pays accumule depuis le début de la décennie. « La production aux Etats-Unis augmente deux fois plus vite que la consommation. Les producteurs du pays ont besoin de nouveaux débouchés », expliquait l’an dernier Tyler Pedersen, un ingénieur ayant supervisé la construction du terminal.

Quasi-monopole

Le site est le meilleur témoin du virage que les Etats-Unis ont accompli en matière d’énergie ces dix dernières années. Il avait été conçu comme un port d’importation au début des années 2000. Mais il était déjà totalement obsolète au moment de son inauguration, en 2008. Car, entre ces deux dates, la révolution du gaz de schiste a transformé l’Amérique d’importateur de gaz en premier producteur mondial, devant la Russie. Le pays produit 700 milliards de mètres cubes par an désormais, ce qui le rend totalement indépendant de l’étranger. Le PDG de l’époque de Cheniere, Charif Souki, a ainsi fait un pari terriblement osé : il a transformé un port d’importation en port d’exportation, et renversé le cours des pipelines pour faire converger vers la Louisiane les excédents de gaz.

Son pari a payé : Cheniere est la première entreprise à devoir exporter du gaz américain. En demandant un permis d’exporter dès 2010, elle a même pris deux ans d’avance sur ses concurrents. Cinq autres terminaux sont en train d’être construits dans le pays aujourd’hui, tel celui de Dominion sur la côte Est (Maryland). Mais parce qu’il a été plus visionnaire que les autres, Cheniere disposera d’un quasi-monopole sur les exportations jusqu’à la fin 2017. Si tout se passe comme prévu, il deviendra même l’un des vendeurs de gaz les plus importants du monde, capable d’expédier jusqu’à 6 % de la production américaine.

La mise en service du terminal n’intervient toutefois pas au meilleur moment  : très dépendant du cours du pétrole, le prix du gaz a lourdement chuté ces derniers mois. Heureusement, Cheniere a négocié des contrats d’exportation pour les vingt prochaines années, qui lui assurent un forfait minimum de revenus garantis, quelles que soit les fluctuations du marché mondial. Le français Total, l’un de ses plus gros partenaires, a ainsi l’obligation de lui verser 6 milliards de dollars sur les vingt prochaines années. Il pourra lui acheter, en contrepartie, 3 milliards de m3 de gaz par an.

Ce type de contrat garantit l’accès à une offre de gaz qui est à la fois stable et régulière. Mais il est peu attractif au regard du prix auquel se négocie le gaz aujourd’hui. Pour un volume équivalent (1 million de BTU), le gaz américain se monnaie 7,50 dollars (coûts de transports et de liquéfaction compris) alors que celui en Europe se vend 5,20 dollars. Les partenaires de Cheniere n’ont pas forcément fait le bon choix à court terme. Mais cela peut rester un excellent calcul sur 20 ans. 


isa77_Jouarre's insight:

Pourquoi faut-il payer plus cher le gaz américain?

Certes, sur 20 ans pourquoi pas. Sauf que dans 20 ans il n'est pas certain que les Etats-Unis continueront à être producteurs de gaz de schiste. 



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La France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels


12.01.16. - Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, a déclaré mardi soir lors d'un débat parlementaire la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal.

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030.

"C'est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels", a déclaré Mme Royal, interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein. Selon des données publiées par le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015 et quelque 130 demandes de permis de recherches.

"Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique", a expliqué la ministre.

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France.


isa77_Jouarre's insight:

la dépêche AFP, sans plus de commentaires…



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