Langue

STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Allemagne : réglementer la fracturation maintenant – Aucune autorisation pour le gaz de schiste ou le gaz de charbon en couche

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 08/08/2014 - 16:12
ALLEMAGNE : RÉGLEMENTER LA FRACTURATION MAINTENANT – AUCUNE AUTORISATION POUR LE GAZ DE SCHISTE OU LE GAZ DE CHARBON EN COUCHE

L'Agence fédérale de l'environnement (UBA) fait pression pour un règlement rapide de la technologie de la fracturation : « La fracturation est et reste une technologie à haut risque – et donc a besoin de solides lignes directrices pour la protection de l'environnement et de la santé."
Elle a publié la semaine dernière un rapport décrivant les risques liés à l'utilisation de la fracturation hydraulique.

La semaine dernière, l'Agence fédérale de l'environnement a publié un rapport de 600 pages donnant un aperçu détaillé des nombreux risques qu'impliquent la fracturation hydraulique.

Cette recherche a conduit sa présidente Maria Krautzberger à cette conclusion (traduit de l'allemand) : "La fracturation est et reste une technologie risquée et nécessite donc des limites considérables pour la protection de l'environnement et la santé.

Tant qu'on ne peut prévoir avec certitude et maîtriser les risques importants associés à cette technologie, la fracturation hydraulique en Allemagne ne peut être utilisée pour extraire le gaz de schiste et le méthane de houille"

Son avertissement est en contraste frappant avec l'approche d'autres gouvernements européens, par exemple celle du Royaume-Uni et de la Pologne, qui ont proposé de grandes étendues de leur territoire pour les sociétés d'exploration de gaz de schiste.

Compte tenu des risques graves liés à l'eau de fracturation, l'Agence fédérale allemande pour l'environnement indique clairement que beaucoup de zones devraient être exemptées de la fracturation : zones de protection des eaux potables, les zones de spa, les réserves naturelles et les bassins versants des lacs et des réservoirs.

Le rapport de l'Agence fédérale de l'environnement confirme également et clairement quelque chose que les militants anti-fracking disent depuis des années, à savoir que le traitement du reflux des puits de gaz de schiste demeure une question non résolue (le reflux est le liquide qui remonte à la surface quand un puits est fracturé).
Le reflux contient des métaux lourds et des hydrocarbures aromatiques comme le benzène. Parfois, les matières radioactives peuvent également s'écouler vers la surface. Encore une fois, la présidente Maria Krautzberger affirme : "Aucune entreprise n'a été en mesure de proposer un concept (solution) pour le traitement durable de l'eau de reflux des opérations de fracturation".

Qu'en est-il de la question souvent évoquée par l'industrie à savoir que le gaz naturel peut être un carburant de transition vers une production d'énergie sans émission de carbone ?
Encore une fois, l'Agence fédérale allemande pour l'environnement supplie de se différencier de ceux qui lient le gaz de schiste à la lutte contre le changement climatique : "La technologie de la fracturation hydraulique n'est pas un remède miracle pour la protection du climat pouvant permettre plus facilement la transition vers les énergies renouvelables .Ce serait mieux si notre pays se concentrerait sur les formes d'énergie qui sont meilleurs pour l'environnement, tels que les énergies renouvelables ".

Les Allemands sont bien connus pour leur "Gründlichkeit" ou leur rigueur. Si leur agence de l'environnement, après quelques années de recherche, présente ces revendications fortes sur les risques de la fracturation hydraulique, nous prenons mieux au sérieux leurs conclusions !

Lire l'article complet + liens sur BastaGaz Alès.fr

GDF Suez lance son usine de gaz de schiste américain - Les Échos

Google actu "Schiste" - ven, 08/08/2014 - 08:58

Les Échos

GDF Suez lance son usine de gaz de schiste américain
Les Échos
GDF Suez disposera de 4 millions de tonnes de GNL chaque année grâce au projet Cameron. - D.R.. 1 / 1. Précédent; Suivant. Associé à d'autres partenaires, le groupe exportera en Asie plus de 4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié chaque année.
GDF Suez se lance dans le Schiste… aux Etats-UnisRSE Magazine
GDF Suez confirme qu'il investira dans le terminal GNL CameronReuters

18 autres articles »

Des Américains déconseillent l’aventure du gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - ven, 08/08/2014 - 08:47

 

Un reportage de Radio Canada proposé par Basta!Gaz Alès.

Nicolas Steinbach reporter de Radio Canada, est allé à la rencontre des résidents de Dimock en Pennsylvannie dont les terres et l’eau ont été polluées par Cabot and Oil

Cliquer Ici  pour voir la vidéo de 5mn. "Avec l’accent québécois en prime".
 

Cinq ans après le début du boom gazier, des citoyens de Dimock, une petite ville en Pennsylvanie connue pour ses puits d’eau potable contaminés par une compagnie gazière, déconseillent aux Canadiens de s’aventurer dans cette industrie.

Soixante puits de gaz de schiste ont été forés dans la ville américaine de 1500 habitants, en cinq ans.

Plusieurs familles de la région ne peuvent pas parler de la qualité de leur eau parce qu’ils ont signé une entente de confidentialité avec la compagnie gazière Cabot and Oil.

La compagnie les a dédommagés pour avoir contaminé leurs puits d’eau potable, en échange de leur silence.

Rebecca Roter, résidente de Brooklin en Pennsylvanie  Photo :  Nicolas Steinbach

Rebecca Roter, une citoyenne de Brooklin en Pennsylvanie, regrette d’avoir loué sa terre aux compagnies gazières. Selon elle, un refus n’aurait rien changé.

« Ils m’ont dit qu’ils allaient prendre le gaz, que je signe ou pas. Ils fracturent le schiste verticalement, puis horizontalement. De cette façon, ils accèdent à votre sous-sol », explique-t-elle.

Les citoyens s’inquiètent aussi de la qualité de l’air. Les compresseurs filtrent le gaz de schiste pour ne retenir que le gaz naturel, qui est redirigé vers les marchés d’exportation. Ces compresseurs émettent du gaz dont la toxicité n’a pas encore été démontrée.

Solidarité de la nation Sioux avec Elsipogtog

Susan Bresse, de la nation Sioux, a voulu se montrer solidaire avec les Autochtones d’Elsipogotog, au Nouveau-Brunswick, qui ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient contre les travaux d’exploration de la compagnie gazière SWN Ressources.

« Je veux montrer mon appui aux Autochtones du Canada qui se battent pour leurs terres, ne lâchez pas, ne laissez pas les compagnies gazières forer chez vous. » — Susan Bresse, membre de la nation Sioux

Susan Breese accuse la compagnie SWN d’avoir contaminé son puit d’eau potable. Elle est obligée désormais d’aller puiser de l’eau à une rivière. Elle et ses voisins ont intenté une poursuite contre SWN. Susan Breesse reconnaît ne pas avoir beaucoup d’espoir étant donné que la qualité de son eau n’avait pas été testée avant la fracturation.

Les citoyens de la région de Dimock voudraient que les gens se servent de leur exemple pour sensibiliser les autres régions du monde qui voudraient s’aventurer dans l’industrie du gaz de schiste.


Un argumentaire "Pour" ou "Contre" les gaz de schiste. Un document alamarge.net.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - ven, 08/08/2014 - 08:07

Alamarge.net (http://www.alamarge.net/) est un web/radio qui met à votre disposition des enquêtes, reportages ou entretiens sur des thèmes très divers.
Ci-dessous une émission qui reprend diverses interventions argumentées pour et contre les gaz de schiste.
Cliquez sur la flèche orange pour lancer l'émission.

GAZ DE SCHISME: conclusion provisoire (dernière émission de la saison 2013-2014) by alamarge.net

GAZ DE SCHISME: une émission radio consacrée à la question des pétroles et gaz de schiste, abordant tous les quinze jours, un nouvel angle à partir d'une série de questions identiques posées...

http://soundcloud.com/alamarge-net/gaz-de-schisme-conclusion

Jail Time for Boss Who Ordered Employees to Dump Fracking Waste in Ohio River


07.08.14. - The owner of a Youngstown, Ohio-based company was sentenced on Tuesday to more than two years in prison for ordering his employees to repeatedly dump toxic fracking waste into a local waterway.

Between Nov. 1, 2012 and Jan. 31, 2013, employees of Hardrock Excavating LLC, which provided services to the oil and gas industry including storing fracking waste, made over 30 discharges of fracking waste into a tributary of the Mahoning River. Sixty-four-year old Benedict W. Lupo, then-owner of Hardrock Excavating, directed his employees to dump the waste, which included benzene and toluene, under the cover of night into the waterway.

[…]

According to previous reporting by The Vindicator, Lupo’s lawyers said he ordered his employees to carry out the illegal dumping in order to keep them working because the company’s wastewater wells had been shut over connections to earthquakes.

In addition to a 28-month prison sentence, U.S. District Judge Donald Nugent fined Lupo $25,000. The maximum sentence would have been three years in prison and a $250,000 fine.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend que le patron d'une entreprise située dans l'Ohio a été condamné à 28 mois de prison pour avoir demander à ses employés de déverser le liquide de fracturation dans la rivière Mahoning. Ce liquide, remontant du puits après fracturation contenait du benzène et du toluène. 

L'avocat du condamné avait expliqué que c'était pour conserver des emplois qu'il avait choisi ce déversement illégal dans la rivière, à la suite de la fermeture des puits de réenfouissement pour cause de séïsmes


La vie n'est pas simple pour les "frackeurs"…



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Fracking Comes to Ireland


07.08.14. - Knockmore Road was a small potholed country road for as long as anyone can remember, but suddenly it was paved with two layers of tarmac. Heavy trucks are rolling in with police protection. Hydro-fracking for natural gas is coming to Ireland. Opposition is mounting, but many of the protesters are not local. Daniel Graham, a local resident, says that the local people are resigned to the inevitability. He marveled at the number of police at the drill site, and wondered how much of his tax money was going to insulate this private enterprise from public opposition.

This first drill site in Ireland is happening at an abandoned rock quarry that is surrounded by fence topped with razor wire, and thus is not visible from the road. Officials are stressing that this operation is only a test drilling operation to determine the quality and quantity of the shale gas to be had, and that there will be no fracking during this stage.

A double page advertisement in the local paper, The Impartial Reporter, by the drilling company (Tamboran) lists the potential benefits of fracking to Fermanagh County as: decades of gas reserves, security of supply, cheaper energy, investment (though it does not specify where the 6bn pounds would be invested, or to whose benefit), training (“Tamboran could help facilitate job training at local colleges…”), jobs (“We believe there could be hundreds of direct and probably thousands of indirect jobs…”), tax Revenues, (estimated tax revenues of many billion…”), community Funds (“…Tamboran would expect local Fermanagh communities to receive special funding, as well as advantages to local roads, schools, and hospitals”).


isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend que l'Irlande est touchée aussi par la fracturation hydraulique. Un premier forage se met en place. 

Où l'on apprend aussi que l'entreprise pétrolière s'est payée une double page dans le journal local pour expliquer qu'il y aura des emplois, des sous, etc…



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Sables bitumineux : une industrie plus compliquée que prévu pour Pékin


30.07.14. - En Chine, l'arrestation pour corruption de trois cadres de la firme PetroChina a entraîné une interruption de paiement à l'entreprise canadienne Athabasca Oil avec laquelle le groupe chinois est lié. Une affaire qui change la manière dont les Chinois investissent dans le pétrole canadien. Surtout que les acquisitions effectuées au cours des dernières années dans les sables bitumineux ne semblent pas satisfaire le gouvernement à Pékin.

En 2012, le géant chinois CNOOC mettait la main sur la pétrolière albertaine Nexen pour 15,1 milliards de dollars. Il s'agissait d'un sommet en ce qui concerne les investissements de la Chine dans les sables bitumineux. […]

Quelques années plus tard, la poussière retombe. La valeur des actions de plusieurs entreprises canadiennes dans lesquelles des intérêts chinois sont impliqués est à la baisse depuis quelques années. C'est le cas pour Nexen et CNOOC, mais aussi pour Athabasca Oil et Sunshine Oilsands. Une situation qui frustre Pékin.

Selon l'analyste en affaires Ryan Lijdsman, les sociétés d'État chinoises « n'avaient pas de connaissances sur les sables bitumineux ». Il estime que Pékin s'attendait à investir beaucoup et à voir rapidement les profits liés à ces investissements. Or, Ryan Lijdsman rappelle que l'exploitation des sables bitumineux est longue et complexe et qu'il faut être patient.

Le modèle d'affaires des grandes entreprises chinoises ne serait tout simplement pas adapté au pétrole canadien, et ce, malgré des succès, entre autres en Afrique. Le directeur de l'Institut sur la Chine de l'Université de l'Alberta, Gordon Houlden, rappelle qu'il y a des différences culturelles dans le monde des affaires au Canada qui sont difficiles à surmonter pour les investisseurs chinois. Il explique que pour les Chinois, « c'est difficile parce qu'il y a des défis environnementaux qui sont beaucoup plus rigoureux et compliqués qu'en Chine ».


Avec cette frustration à l'endroit du peu de rentabilité de ses investissements canadiens, mais aussi cette campagne anti-corruption menée à Pékin et qui touche des hauts placés du pétrole ayant des liens avec le Canada, la Chine revoit sa manière d'investir au Canada. […]

Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie, la Chine est devenue en septembre 2013 le premier importateur net de pétrole au monde.


isa77_Jouarre's insight:

La Chine a investi 15 milliards de dollars dans une entreprise canadienne pour exploiter les sables bitumineux. Les investisseurs chinois semblent se comporter comme les "Hedge funds": beaucoup d'argent pour une rentabilité quasi-immédiate… 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

GAZ DE SCHISME: la réforme du code minier

Gaz de Schistes Provence - jeu, 07/08/2014 - 23:04

Originally posted on BASTA!GAZ:

GAZ DE SCHISME : une série de questions identiques posées à deux contradicteurs sur un thème concernant les pétroles et gaz de schiste.

Aujourd’hui la réforme du CODE MINIER, avec Michèle Rivasi, député européenne et Thierry Tuot, conseiller d’état, rapporteur et rédacteur du nouveau code

Une émission présentée et réalisée par Thierry Gautier, produite par Alamarge Productions, en partenariat avec RadioM   A écouter sur https://soundcloud.com/alamarge-net/gaz-de-schisme-le-code-minier

Signez la pétition – Code minier : pour une réforme préservant l’intérêt général et la démocratie ! http://bastagazales.fr/2014/04/19/signez-la-petition-code-minier-pour-une-reforme-preservant-linteret-general-et-la-democratie/

Attention, le projet de Code minier va contre l’intérêt général et la démocratie http://www.reporterre.net/spip.php?article5790

Pour en savoir plus :

Une première synthèse des propositions de Thierry Tuot pour la réforme du code minier (février 2013) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_des_propositions_TTuot-dossier_de_presse.pdf

Remise du projet Tuot au gouvernement le 10 décembre 2013 http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013-12-10_CP_travaux_refonte_code_minier.pdf

Positions et travaux de la Commission « code minier » de collectifs gardois  http://bastagazales.files.wordpress.com/2013/11/comm-cm-22ss-propositionsreformecodeminier-231020131.pdf

Le projet complet du texte officiel et les…

Voir l'original 122 mots de plus


GDF Suez lance son usine de gaz de schiste américain

07.08.14. - Associé à d’autres partenaires, le groupe exportera en Asie plus de 4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié chaque année.

Le projet était dans les tuyaux depuis un an. Il est désormais en passe de se réaliser. GDF Suez a annoncé un accord de financement pour la construction d’une usine de liquéfaction de gaz à Hackberry en Louisiane pour un montant de 10 milliards de dollars.

Le groupe français détiendra une participation de 16,6 % dans le projet Cameron LNG aux cotés des japonais Mitsubishi et Mitsui qui seront à impliqués à même hauteur dans la joint venture. L’américain Sempra Energy restera majoritaire dans ce projet cosmopolite (50,2 %) qui sera construit sur son terminal méthanier. Les travaux devraient débuter dès cet automne.

4 millions de tonnes de GNL par anLe projet avait reçu l’aval du ministère de l’Energie (DoE) américain en février dernier et de la Commission fédérale de régulation de l’énergie nucléaire (FERC). Ne restait plus qu’à valider la décision finale d’investissement.

GDF Suez bénéficiera d’un tiers des capacités de l’usine, qui atteindra au total 12 millions de tonnes de GNL (gaz naturel liquéfié) réparties sur trois trains de production. Le premier devrait être prêt en 2018. Les deux autres suivront rapidement. A terme le groupe français disposera de 4 millions de tonnes de GNL par an qui pourront être vendus à ses clients dans le monde.

Demande accrue en Asie

Le groupe énergétique français devrait profiter de la hausse de la demande en faveur du GNL en Asie. En mai dernier, GDF Suez avait annoncé avoir conclu un contrat d’une durée de 20 ans avec le japonais Tohoku Electric Power. Cette grande compagnie régionale d’électricité japonaise couvre la région du Nord-Est du Japon où s’est produit le tsunami et la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011. Elle est obligée depuis de faire tourner ses centrales thermiques à plein régime afin de compenser les mesures de précautions prises avec les réacteurs nucléaires de la région.

Cet investissement fait partie de la stratégie de GDF Suez qui a fait du développement du GNL un des grands axes de sa stratégie. Le groupe revendique le troisième rang mondial avec 16 millions de tonnes de gaz vendus chaque année ainsi que 14 méthaniers sous contrat d’affrètement.




See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Pour le Centre Patronal Vaudois, la Suisse doit exploiter le gaz de schiste


07.08.14. - […] "La Suisse et ses cantons, souverains en matière d'hydrocarbures, ne doivent pas pour des raisons purement idéologiques s'interdire de prospecter du 'gaz serré', à savoir des gaz pris dans une roche peu poreuse, voire du gaz de schiste", affirme mercredi le Centre patronal (CP) vaudois dans sa note d'information.

En clair, le CP demande aux autorités de "faire barrage aux tentatives des écologistes visant à interdire de fait toute exploitation du gaz suisse"

[…] 

Laisser la porte ouverte au gaz de schiste serait en outre très judicieux puisque le sous-sol suisse pourrait contenir des quantités importantes de gaz. L'un des responsables de la société de prospection sous le Léman a déclaré que ce gisement pourrait représenter un volume considérable correspondant à près de 25 ans de consommation suisse.

[…]

En septembre 2011, le Conseil d'Etat vaudois a décidé de ne pas autoriser de travaux de prospection orientés vers l'exploitation de gaz de schistes. La société Petrosvibri, qui a foré sous le Léman depuis Noville (VD) en 2009, a demandé au canton le renouvellement de son permis de forage en surface et un nouveau permis en profondeur pour des investigations complémentaires, a expliqué mercredi Philippe Petitpierre, président du groupe Holdigaz et président de Petrosvibri.


Il y a déjà eu des rencontres avec le canton qui voulait des précisions. L'étude d'impact sur l'environnement a été faite et Petrosvibri attend désormais la réponse du canton. "Le mot de fracturation ne figure sur aucun document. On ne fait pas de la fracturation, il s'agit de stimulation, ça n'a rien à voir en intensité, en pression et en durée, et je ne joue pas sur les mots", affirme Philippe Petitpierre.

[…]

Ailleurs en Suisse, le canton de Berne va interdire le forage par fracturation hydraulique pour trouver des gisements de gaz et les Verts bernois ont déposé une initiative intitulée "Stop fracking". Neuchâtel va se pencher pour sa part sur un projet de loi visant à instaurer un moratoire de dix ans.


isa77_Jouarre's insight:

25 ans de consommation? Expertise faite par qui? ceux qui avaient prédit les 500 ans de réserves polonaises ???



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

CANADA–UNION EUROPÉENNE• Le libre-échange n’est pas pour demain

Gaz de Schistes Provence - jeu, 07/08/2014 - 20:18

 

 

source: courrier international Les négociations pour un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne se heurtent aux craintes européennes concernant les clauses de protection des investisseurs privés qui risquent de menacer la souveraineté politique des Etats.

 

//

Manifestations parisiennes suite à un appel du collectif STOP TAFTA / AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

"L’ambassadeur allemand au Canada a déclaré que le débat sur les droits des investisseurs n’empêcherait pas la conclusion d’un accord", rapporte le quotidien canadien Globe & Mail.  Cette prise de position se veut rassurante car les négociations pour le Comprehensive Economic and Trade Agreement (Ceta, un accord de libre-échange) entre l’Union européenne et le Canada, lancées en octobre 2013, ne sont pas bien accueillies en Allemagne. En effet, un responsable allemand, qui a souhaité garder l’anonymat, a fait part dans le Süddeutsche Zeitung, des réticences allemandes à signer un tel accord. D’ailleurs il exprimait ainsi les inquiétudes manifestées côté européen.Les raisons de cette méfiance se trouvent dans les clauses de protection des investisseurs privés leur permettant de s’opposer à des législations leur portant préjudice et de poursuivre en justice des Etats devant des tribunaux d’arbitrage indépendants. Un mécanisme qui représenterait une menace pour les souverainetés politiques.

Côté canadien, où le Premier ministre Stephen Harper est un fervent défenseur de cet accord, "le gouvernement est silencieux, mais des sources industrielles assurent que le débat entre les entreprises étrangères et les gouvernements est le dernier élément problématique des négociations", écrit The Star.
Plus de transparence dans les négociations

Le journal canadien souligne que "les négociations en cours entre l’Europe et les Etats-Unis [autour du traité transatlantique – ou Tafta –, prévoyant la création en 2015 d'une zone de libre-échange transatlantique souvent appelée grand marché transatlantique] ont également soulevé beaucoup de réactions. Désormais, les Européens s’interrogent sur la sagesse d’inclure la protection des investisseurs privés dans les accords commerciaux".

"Les Canadiens sont aussi de plus en plus sceptiques", annonce le Tageszeitung. Dans un sondage récent, 80 % d’entre eux réclameraient plus de transparence dans les négociations. "Nombreux sont ceux qui craignent la mainmise des entreprises européennes sur l’offre. Les provinces canadiennes ne veulent pas dépenser plus en médicaments quand les firmes européennes protégeront leurs brevets. Quant au lobby agricole, il a peur de la concurrence du Vieux Continent", selon le quotidien allemand.

Ce dernier rappelle aussi la controverse autour de la fracturation hydraulique, technique récemment mise entre parenthèses en Allemagne. "La firme Lone Pine attaque la province de Québec et réclame 250 millions de dollars [187 millions d'euros] à cause d’un moratoire sur la fracturation". Une action permise par les clauses de protection des investisseurs incluses dans l’Alena, l’accord commercial nord-américain.

Les résistances allemandes sur le Ceta renforcent la polémique sur l’accord entre Européens et Américains. Ledit Tafta prévoit les mêmes clauses, et grandit dans la même opacité. "Une opposition européenne à la protection des investisseurs menacerait également le Tafta", écrit Die Zeit. Le journal allemand rappelle également que le diplomate cité par la Süddeutsche Zeitung ne voyait aucune chance de conclusion du Tafta si le Ceta ne passait pas. "Le gouvernement fédéral allemand a clairement fait comprendre qu’il ne voyait pas l’utilité des clauses controversées. Les investisseurs américains sont parfaitement protégés par la justice allemande", conclut le Zeit.

 


GDF Suez lance son usine de gaz de schiste américain

Gaz de Schistes Provence - jeu, 07/08/2014 - 20:09
Adrien Schwyter | Le 07/08 à 17:51, mis à jour à 18:23, in Les Echos
  • GDF Suez disposera de 4 millions de tonnes de GNL chaque année grâce au projet Cameron. – D.R.

     

Associé à d’autres partenaires, le groupe exportera en Asie plus de 4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié chaque année.

Le projet était dans les tuyaux depuis un an. Il est désormais en passe de se réaliser. GDF Suez a annoncé un accord de financement pour la construction d’une usine de liquéfaction de gaz à Hackberry en Louisiane pour un montant de 10 milliards de dollars.

Le groupe français détiendra une participation de 16,6 % dans le projet Cameron LNG aux cotés des japonais Mitsubishi et Mitsui qui seront à impliqués à même hauteur dans la joint venture. L’américain Sempra Energy restera majoritaire dans ce projet cosmopolite (50,2 %) qui sera construit sur son terminal méthanier. Les travaux devraient débuter dès cet automne.

4 millions de tonnes de GNL par an

Le projet avait reçu l’aval du ministère de l’Energie (DoE) américain en février dernier et de la Commission fédérale de régulation de l’énergie nucléaire (FERC). Ne restait plus qu’à valider la décision finale d’investissement.

GDF Suez bénéficiera d’un tiers des capacités de l’usine, qui atteindra au total 12 millions de tonnes de GNL (gaz naturel liquéfié) réparties sur trois trains de production. Le premier devrait être prêt en 2018. Les deux autres suivront rapidement. A terme le groupe français disposera de 4 millions de tonnes de GNL par an qui pourront être vendus à ses clients dans le monde.

Demande accrue en Asie

Le groupe énergétique français devrait profiter de la hausse de la demande en faveur du GNL en Asie. En mai dernier, GDF Suez avait annoncé avoir conclu un contrat d’une durée de 20 ans avec le japonais Tohoku Electric Power. Cette grande compagnie régionale d’électricité japonaise couvre la région du Nord-Est du Japon où s’est produit le tsunami et la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011. Elle est obligé depuis de faire tourner ses centrales thermiques à plein régime afin de compenser les mesures de précautions prises avec les réacteurs nucléaires de la région.

Cet investissement fait partie de la stratégie de GDF Suez qui a fait du développement du GNL un des grands axes de sa stratégie. Le groupe revendique le troisième rang mondial avec 16 millions de tonnes de gaz vendus chaque année ainsi que 14 méthaniers sous contrat d’affrètement.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0203691266908-gdf-suez-finalise-son-usine-de-gaz-de-schiste-americain-1031278.php?PgHfjqpL7tB8CevJ.99


Gaz de schiste : discussion sur des occasions d'affaires au Nouveau ... - ICI.Radio-Canada.ca

Google actu "Schiste" - jeu, 07/08/2014 - 15:36

Gaz de schiste : discussion sur des occasions d'affaires au Nouveau ...
ICI.Radio-Canada.ca
Des gens d'affaires du Nouveau-Brunswick discutent des retombées possibles de l'industrie du gaz de schiste dans la province. Une centaine de délégués à Moncton ont assisté, jeudi matin, à un déjeuner-conférence pendant lequel il était question des ...

"La tentation du schiste". Un film/vidéo paru sur France 5.

Gaz de Schistes Provence - jeu, 07/08/2014 - 14:10
"La tentation du schiste". Un film/vidéo paru sur France 5. Certain-e-s le trouveront comme prenant parti, d’autres plutôt pragmatique ….

Ce film est archivé dans la catégorie de liens : "10. Films/vidéos" dans le bandeau de droite de ce blog.

Laissez vos commentaires ci dessous.

 


L'Algérie s'engage dans une voie dangereuse

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 06/08/2014 - 15:49
L'ALGÉRIE S'ENGAGE DANS UNE VOIE DANGEREUSE

Dans une longue interview exclusive accordée à El Watan, Nicolas Imbert (1), directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, donne un éclairage sur les enjeux liés à l'exploitation des énergies non conventionnelles, la préservation des ressources, l'éco-conception et la consommation responsable.

L'exploitation des hydrocarbures schisteux peut-elle se faire sans porter atteinte aux ressources hydriques et à l'environnement ?
Clairement non : il y a, tout d'abord, un danger sur la santé humaine, ensuite, sur la contamination des eaux, le stress hydrique et, enfin, différents dommages environnementaux, sur les activités agricoles et touristiques. Sans compter les risques de microséismes. Il faut également se rendre compte que les gaz de schiste ne servent pas la transition énergétique et ne préparent ni à une énergie bon marché, ni à une énergie décarbonnée.

De la même manière que la ruée vers l'or a enrichi les vendeurs de pelles, les gaz de schiste font la fortune des sociétés qui vendent les technologies de forage ...

- Abdelmadjid Attar et quelques autres ministres algériens crient à la polémique et pensent qu'il y a exagération sur les risques écologiques et environnementaux. Qu'en pensez-vous ?

Les risques liés à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste sont avérés. En France, ils ont été interdits en vertu du principe de prévention (et non pas du principe de précaution), ce qui démontre un risque « certain », avéré et non pas un risque hypothétique. Le risque est donc là, avéré, et incontestable.

Par contre, ce sont les éventuels bénéfices liés à son extraction qui sont, eux, contestables ...

Quel sera l'impact de la fracturation du gaz de schiste dans le Sahara algérien sur les nappes phréatiques et des sols à moyen et long termes ?

Le Sahara contient des aquifères profonds parmi les plus vastes au monde, avec des risques de pollution irrémédiables qui pourront se manifester très loin des lieux de fracturation, et qu'en plus, le désert a déjà été ébranlé par les essais de bombes atomiques françaises, et qu'on ne modélise que très imparfaitement son comportement en cas de nouveaux chocs de fracturation. ...

Y a-t-il des techniques alternatives dites « propres » à la fracturation hydraulique ? On parle, par exemple, de la fracturation au fluoropropane...

Aujourd'hui, cette technique n'existe pas à l'échelle industrielle, elle est particulièrement dangereuse en phase d'utilisation : le fluor accélère la destruction de la couche d'ozone, propane et fluor ont une contribution à l'effet de serre environ 20 fois supérieure au dioxyde de carbone. Toutes ces techniques ont le point commun de fracturer la roche mère en provoquant une surpression (une « explosion » de la roche en profondeur) ...

Dans la situation économique actuelle de l'Algérie, a-t-on vraiment besoin de l'exploitation de ce gaz ?

Pas du tout… l'Algérie a absolument tous les atouts pour mettre en place des énergies renouvelables de proximité, que nous appelons 4D : déconcentrées, décarbonnées, diversifiées et démocratiques, ce peut être un mix de solaire thermique, de solaire photovoltaïque, d'éolien, d'hydroliennes au fil de l'eau, de biomasse… toutes des technologies qui existent actuellement, qui ont beaucoup plus de bénéfices que de risques et qui sont compétitives économiquement. ...

C'est donc une affaire politique plutôt qu'économique ?

La décision de développer du gaz de schiste à l'échelle d'un pays est très idéologique, et pas du tout dictée par la rationalité économique. ...

Si l'exploitation du gaz de schiste présentait beaucoup d'avantages pour la France, une indépendance énergétique, la création des milliers de postes et l'amélioration de sa balance commerciale et la diminution de son chiffre d'importation de gaz qui atteint les 14 milliards d'euros, chaque année, pourquoi donc l'interdire ?

Malheureusement, toutes les assertions que vous avancez sont fausses. Nous avons effectué un rapport en 2012 et 2013, que nous avons présenté au groupe de travail gaz de schiste de l'Assemblée nationale française, en juillet 2013, qui casse sept idées reçues : l'exploitation du gaz de schiste permet de faire baisser les prix du gaz sur les marchés spot et de faire pression sur les contrats long terme, qu'elle permettrait à la France de réduire significativement ses importations de gaz, la création d'emplois locaux, sa disponibilité en quantité importante en Europe et au Maghreb de manière certaine, qu'il va permettre à la France d'avoir une nouvelle source d'énergie qui se substitue aux autres hydrocarbures fossiles et l'inscrit donc dans la transition énergétique, que le gaz de schiste est un combustible fossile plus vert que les autres hydrocarbures, qu'il est possible de garantir une étanchéité parfaite à un puits.

Toutes ces idées sont fausses et nous le démontrons. ...

A qui profite la décision de lancer la production du gaz de schiste en Algérie ?

L'Algérie part dans un positionnement qui lui fait rater la transition énergétique et l'engage dans une voie dangereuse pour la santé des habitants, l'approvisionnement en eau, l'environnement et l'économie, et sur laquelle elle achète la technologie à l'extérieur sans la posséder. La France exporte une technologie qu'elle ne tolère pas sur son sol, en vertu du principe de précaution, et vend à autrui une technologie dont elle connaît les risques avérés.

Lire l'article de Nicolas Imbert (Green Cross France) sur El Watan.com

(1) Nicolas Imbert est directeur exécutif de Green Cross France et Territoires et consultant en stratégie du développement durable à propos de l'exploitation du gaz de schiste.

Il faut garder la porte ouverte au gaz de schiste - 20 minutes.ch

Google actu "Schiste" - mer, 06/08/2014 - 11:19

Il faut garder la porte ouverte au gaz de schiste
20 minutes.ch
«La Suisse et ses cantons, souverains en matière d'hydrocarbures, ne doivent pas pour des raisons purement idéologiques s'interdire de prospecter du 'gaz serré', à savoir des gaz pris dans une roche peu poreuse, voire du gaz de schiste», affirme ...

et plus encore »

Le financement des énergies renouvelables, pierre d’achoppement de la loi sur la transition énergétique

Gaz de Schistes Provence - mer, 06/08/2014 - 08:15

Originally posted on BASTA!GAZ:

Un pilier de la transition énergétique qui pose question

Le projet de loi concernant la transition énergétique aura été l’objet de débats jusqu’à sa présentation. In fine, il repose sur trois piliers distincts, la rénovation thermique des bâtiments, le déploiement de nouvelles infrastructures de transports et le développement des énergies renouvelables. D’après les évaluations menées par les experts lors du débat national sur la transition énergétique et par l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie,10 à 30 milliards d’euros supplémentaires seront nécessaires chaque année par rapport au niveau actuel des investissements énergétiques.

Inévitablement, la question du financement va être remise sur la table, mais il semblerait que ce soit celui des énergies renouvelables qui soit le plus préoccupant. En effet, le mode de financement des énergies renouvelables a longtemps cristallisé les critiques en France. L’opacité du système ou l’inflation des dépenses qui se ferait au détriment du consommateur…

Voir l'original 62 mots de plus


«L’Algérie s’engage dans une voie dangereuse», une interview de Nicolas Imbert


04.08.14. - Dans une longue interview exclusive accordée à El Watan, Nicolas Imbert (Directeur exécutif de Green Cross France et Territoires et consultant en stratégie du développement durable) donne un éclairage sur les enjeux liés à l’exploitation des énergies non conventionnelles, la préservation des ressources, l’éco-conception et la consommation responsable.

- L’exploitation des hydrocarbures schisteux peut-elle se faire sans porter atteinte aux ressources hydriques et à l’environnement ?

Clairement non : il y a, tout d’abord, un danger sur la santé humaine, ensuite, sur la contamination des eaux, le stress hydrique et, enfin, différents dommages environnementaux, sur les activités agricoles et touristiques. Sans compter les risques de microséismes. Il faut également se rendre compte que les gaz de schiste ne servent pas la transition énergétique et ne préparent ni à une énergie bon marché, ni à une énergie décarbonnée.

[…]

Abdelmadjid Attar et quelques autres ministres algériens crient à la polémique et pensent qu’il y a exagération sur les risques écologiques et environnementaux. Qu’en pensez-vous ?

Les risques liés à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste sont avérés. En France, ils ont été interdits en vertu du principe de prévention (et non pas du principe de précaution), ce qui démontre un risque «certain», avéré et non pas un risque hypothétique. Le risque est donc là, avéré, et incontestable.

Par contre, ce sont les éventuels bénéfices liés à son extraction qui sont, eux, contestables : le rendement énergétique de l’extraction est très mauvais,

[…]

- Quel sera l’impact de la fracturation du gaz de schiste dans le Sahara algérien sur les nappes phréatiques et des sols à moyen et long termes ?

Le Sahara contient des aquifères profonds parmi les plus vastes au monde, avec des risques de pollution irrémédiables qui pourront se manifester très loin des lieux de fracturation, et qu’en plus, le désert a déjà été ébranlé par les essais de bombes atomiques françaises, et qu’on ne modélise que très imparfaitement son comportement en cas de nouveaux chocs de fracturation. […]


- Y a-t-il des techniques alternatives dites «propres» à la fracturation hydraulique ? On parle, par exemple, de la fracturation au fluoropropane...

Aujourd’hui, cette technique n’existe pas à l’échelle industrielle, elle est particulièrement dangereuse en phase d’utilisation : le fluor accélère la destruction de la couche d’ozone, propane et fluor ont une contribution à l’effet de serre environ 20 fois supérieure au dioxyde de carbone. […]


- Dans la situation économique actuelle de l’Algérie, a-t-on vraiment besoin de l’exploitation de ce gaz ?

Pas du tout… l’Algérie a absolument tous les atouts pour mettre en place des énergies renouvelables de proximité, que nous appelons 4D : déconcentrées, décarbonnées, diversifiées et démocratiques, ce peut être un mix de solaire thermique, de solaire photovoltaïque, d’éolien, d’hydroliennes au fil de l’eau, de biomasse… toutes des technologies qui existent actuellement, qui ont beaucoup plus de bénéfices que de risques et qui sont compétitives économiquement.[…]


- C’est donc une affaire politique plutôt qu’économique ?

La décision de développer du gaz de schiste à l’échelle d’un pays est très idéologique, et pas du tout dictée par la rationalité économique. […]


- Si l’exploitation du gaz de schiste présentait beaucoup d’avantages pour la France, une indépendance énergétique, la création des milliers de postes et l’amélioration de sa balance commerciale et la diminution de son chiffre d’importation de gaz qui atteint les 14 milliards d’euros,  chaque année, pourquoi donc l’interdire ?

Malheureusement, toutes les assertions que vous avancez sont fausses. […] Toutes ces idées sont fausses et nous le démontrons. L’absence de modèle économique fiable si l’exploitant paie toutes les externalités engendrées par son activité est également démontrée. C’est pour cela que les partisans du gaz de schiste prédisent un eldorado à venir pour réclamer à la fois les subventions et les exonérations de charges qui permettront aux premiers de gagner beaucoup d’argent, puis de laisser des concessions exsangues et des sols pollués, comme cela s’est passé au Dakota du Nord ou au Wyoming.


- Cette interdiction est-elle purement écologique ?

C’est une interdiction en vertu du principe de prévention : l’exploration et l’exploitation sont à la fois dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement, comme cela a été démontré, en octobre 2013, par le Conseil d’Etat français à l’issue d’un débat contradictoire.

[…]





See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation
Syndiquer le contenu