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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

In Salah / La mobilisation anti-gaz de schiste se poursuit pendant le ... - algerie-focus.com

Google actu "Schiste" - jeu, 25/06/2015 - 16:08

algerie-focus.com

In Salah / La mobilisation anti-gaz de schiste se poursuit pendant le ...
algerie-focus.com
Plus de six mois après le soulèvement populaire inédit dans cette ville du Sud, la mobilisation anti-schiste, certes réduite à un noyau, continue. Les pionniers restent déterminés en dépit des conditions de manifestation extrêmes et du silence sourd ...

Aux États-Unis, l’exploitation du pétrole de schiste génère des tremblements de terre

(!) Info minute – Revue de Presse Comme le rapporte l’agence Reuters, une récente série de secousses sismiques dans l’État américain de l’Oklahoma a contraint l’autorité locale de régulation de l’énergie à envisager en urgence des restrictions supplémentaires sur l’activité de forage liée au gaz et au pétrole de schiste, a déclaré mercredi un porte-parole. […]

L'Oklahoma s'inquiète des séismes liés au pétrole de schiste - Capital.fr

Google actu "Schiste" - jeu, 25/06/2015 - 07:58

Capital.fr

L'Oklahoma s'inquiète des séismes liés au pétrole de schiste
Capital.fr
Une récente série de secousses sismiques dans l'Etat américain de l'Oklahoma a contraint l'autorité locale de régulation de l'énergie à envisager en urgence des restrictions supplémentaires sur l'activité de forage liée au gaz et au pétrole de schiste, ...

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USA-L'Oklahoma s'inquiète des séismes liés au pétrole de schiste - Boursorama

Google actu "Schiste" - jeu, 25/06/2015 - 03:15

USA-L'Oklahoma s'inquiète des séismes liés au pétrole de schiste
Boursorama
par Yeganeh Torbati 25 juin (Reuters) - Une récente série de secousses sismiques dans l'Etat américain de l'Oklahoma a contraint l'autorité locale de régulation de l'énergie à envisager en urgence des restrictions supplémentaires sur l'activité de ...

Le Japon dit adieu à son rêve de gaz de schiste américain - Sputnik France

Google actu "Schiste" - mer, 24/06/2015 - 17:18

Le Japon dit adieu à son rêve de gaz de schiste américain
Sputnik France
Yoshinori Umemoto, employé au siège d'Itochu Corporation à Tokyo a déclaré lors d'une interview exclusive accordée à la radio Sputnik que "les prévisions des prix du gaz de schiste ne sont pas très favorables, de ce fait, nous avons pris la décision de ...

Algérie - Gaz de schiste : la bataille ne fait que commencer - Le Point Afrique

Google actu "Schiste" - mer, 24/06/2015 - 13:13

Le Point Afrique

Algérie - Gaz de schiste : la bataille ne fait que commencer
Le Point Afrique
Le 27 décembre, Youcef Yousfi, alors ministre de l'Énergie, annonce solennellement que l'Algérie a allumé sa première torche de gaz de schiste, après le forage "réussi" d'un premier puits pilote dans le bassin de l'Ahnet. "Ce puits nous laisse ...

Gaz de schiste en France : Vermillon se positionne ? - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - mer, 24/06/2015 - 12:15

LeGazdeSchiste

Gaz de schiste en France : Vermillon se positionne ?
LeGazdeSchiste
Cette opération intrigue voire inquiète les opposants au gaz de schiste en France car elle semble laisser entendre que le groupe se positionne d'ores et déjà sur ces infrastructures en attendant un éventuel voire probable changement de mentalité et de ...

Un « TTIP light » n’est plus possible [UE/États-Unis]

Gaz de Schistes Provence - mer, 24/06/2015 - 09:09

 

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source: contexte

C’est ce qu’a affirmé la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, lors du European Trade Policy Day à Bruxelles. Américains et Européens ont des priorités trop divergentes pour s’entendre sur un contenu a minima de l’accord, a-t-elle expliqué. La Suédoise a aussi expliqué que la communication sur la politique commerciale de l’Europe, attendue à la fin de l’année, précisera comment la Commission compte mettre en œuvre la réforme de l’arbitrage entre investisseurs et États.


Chevron dénoncé devant le Conseil des droits de l'homme pour les violations des droits humains de populations autochtones et paysannes en Équateur

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 23/06/2015 - 15:34
CHEVRON DÉNONCÉ DEVANT LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME POUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DE POPULATIONS AUTOCHTONES ET PAYSANNES EN ÉQUATEUR

Communiqué de presse du CETIM

Une délégation de l'Union des populations affectées par les activités de l'entreprise pétrolière Texaco-Chevron en Équateur (UDAPT) a participé à la 29ème session du Conseil des droits de l'homme avec l'appui du CETIM pour dénoncer la campagne sans merci que mène la société transnationale avec l'objectif de criminaliser ses victimes et faire taire ses défenseurs.

Objet inconnu Genève, le 18 juin 2015. Le cas Chevron se réfère au litige que maintiennent depuis 22 ans des communautés autochtones et paysannes en Équateur contre la société transnationale Chevron pour exiger justice et réparation pour les dommages causés en 26 ans d'exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne.

Chevron a souillé plus de 450'000 hectares d'une des zones de la planète les plus riches en biodiversité, détruisant les conditions de vie et de subsistance de ses habitants, provoquant la mort de centaines de personnes et une augmentation brutale des taux de cancers et autres graves problèmes de santé.
Plus de 60 milliards de litres d'eaux toxiques ont été déversés dans les rivières, 880 fosses de déchets d'hydrocarbures ont été ouvertes, et 6.65 milliards de mètres cube de gaz naturel ont été brûlés à l'air libre.

“Le pire c'est que cette pollution n'est pas le fait d'accidents mais de l'usage délibéré de techniques polluantes et de technologies obsolètes afin de faire des économies”, a souligné Maria Eugenia Garces, représentante de la UDAPT, durant la conférence parallèle “Chevron vs. le peuple d'Équateur : comment une grande société transnationale tente de criminaliser ses victimes et faire taire des défenseurs”, organisé par le CETIM le 16 juin au Palais des Nations à Genève.

“C'est exemple montre qu'il n'y a pas que les États qui violent les droits humains, les entreprises le font aussi, à travers des pratiques systématiques et généralisées qui nient les droits fondamentaux de leurs travailleurs et de la société au sein de laquelle elles s'insèrent », a insisté Eduardo Toledo, avocat des victimes auprès de la Cour pénale internationale (CPI) durant ladite conférence.

Malgré les jugements des tribunaux équatoriens qui ont condamnés Chevron à payer 9,5 milliards de dollars pour être à l'origine du pire désastre environnemental de l'histoire de l'humanité, la compagnie pétrolière nie sa responsabilité, consacre d'énormes efforts et ressources pour ignorer la sentence, persécuter les victimes et faire taire leurs défenseurs. L'avocat principal de Chevron a dit publiquement en mai 2009 que la compagnie « allait se battre jusqu'à ce que l'enfer se couvre de glace et continuera ensuite de se battre sur la glace ».

La délégation a présenté une déclaration orale en plénière du Conseil des droits de l'homme pour dénoncer la campagne médiatique, judiciaire, économique et scientifique que mène Chevron contre les populations affectées et leurs défenseurs depuis sept années consécutives pour assurer son impunité et éviter l'application de la décision judiciaires

“Chevron a engagé 60 cabinets et 2'000 avocats, des agences de relations publiques et des lobbistes pour mettre en œuvre sa stratégie qui consiste principalement à intimider et effrayer jusqu'à réussir à faire taire toute personne qui se risque à élever sa voix en faveur des communautés affectées”, a expliqué Maria Eugenia Garces.

La délégation a présenté les cas d'intimidation, de persécution et de poursuites juridiques contre les populations affectées, les journalistes, les collaborateurs, les avocats, les militants, les citoyens indépendants et même les investisseurs qui demandaient à la compagnie pétrolière de traiter ce cas avec responsabilité.

Maria Eugenia Garces a souligné que “les violations de droits humains ne sont possibles que quand elles sont exécutées dans l'ombre et restent dans l'ombre.
Faire taire les victimes pour que personne ne connaisse leur existence est une des manières d'éviter la réprobation du public et d'être tenu responsable pour les actes à leur encontre”.

Eduardo Toledo a mis en évidence “la mise en œuvre d'une campagne juridique aux États Unis et dans les autres pays auquel s'adressent les plaignants afin de faire apparaître la sentence équatorienne comme une fraude et de convertir les victimes en criminels et la compagnie pétrolière en innocente, avec le seul objectif de retarder l'issue à laquelle tôt ou tard on finira par arriver : la réparation des dégâts causés dans les territoires équatoriens”.

En février 2011, Chevron a présenté une plainte devant un tribunal de New York en accusant les plaignants équatoriens et leurs soutiens d'extorsion. D'après la sentence rendue, la décision des tribunaux équatoriens était frauduleuse et les campagnes publicitaires, la création de pages web, de blogs et les demandes adressées aux autorités gouvernementales par les ONG peuvent être considérées comme une tentative d'extorsion criminelle. Un recours a été déposé le 2 juillet 2014 mais ce jugement a déjà eu des conséquences catastrophiques pour les victimes et leurs défenseurs, à savoir les criminaliser, les priver de soutiens financier, et jeter des soupçons sur leur intégrité et leur crédibilité.

Face à ces évidences de violations des droits humains commises par Chevron, l'intervention urgente du Conseil des droits de l'homme et de ses procédures spéciales a été sollicitée afin de faire cesser ces attaques contre les victimes et leurs défenseurs, et de faire respecter la sentence des tribunaux équatoriens.

Pour plus d'information sur ce cas voir les déclarations écrites présentées sur ce cas par le CETIM au Conseil des droits de l'homme en juin 2014 et en juin 2015

La fracturation hydraulique pose un risque « significatif » pour l'homme et doit être interdite en Europe

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 23/06/2015 - 15:21
LA FRACTURATION HYDRAULIQUE POSE UN RISQUE « SIGNIFICATIF » POUR L'HOMME ET DOIT ÊTRE INTERDITE EN EUROPE

CHEM Trust – qui se définit comme un organisme (britannique) travaillant à empêcher les fracking pollution chimiques fabriqués par l'homme de causer des dommages à long terme sur la faune ou les êtres humains, en veillant à ce que les produits chimiques qui causent de tels dommages soient remplacés par des alternatives plus sûres publie un rapport sur les risques – publie ce 21 Juin 2015 un rapport intitulé « Pollution de la fracturation hydraulique : Quelle est la toxicité des produits chimiques de la fracturation et quelle incidence peut-elle avoir sur la faune et les personnes au Royaume Uni et dans l'UE ».

Nous précisons que les conclusions et recommandations de CHEM Trust que nous retranscrivons ici ne reflètent pas les positions des collectifs français opposés à la recherche et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille. Les collectifs français restent opposés à toute forme de recherche et d'exploitation des hydrocarbures dits de schiste ou de houille et considèrent comme une nécessité absolue d'orienter les moyens de la recherche et les investissements vers l'efficacité énergétique et le développement des énergies moins polluantes et renouvelables.

Toutefois, il nous a paru intéressant de relayer cette étude et ses conclusions qui mettent une nouvelle fois en évidence les risques liés à la recherche et l'exploitation des hydrocarbures extrêmes et le manque criant de réglementation et de moyens pour leur mise en application dans les pays qui s'avèrent pourtant être les plus riches du monde : ceux de l'Union Européenne. Alors que certains se sont positionnés pour la recherche et l'exploitation.

Résumé des recommandations

Après avoir exploré la toxicité des produits chimiques de la fracturation hydraulique et les risques qu'elle pose pour la faune et l'homme CHEM Trust formule les principales recommandations suivantes :

1) La composition de tout les produits chimiques utilisés dans la fracturation doit être divulguée, sans appliquer de réserve liée au secret commercial.

2) Le renforcement de la réglementation de l'Union Européenne sur la fracturation hydraulique est nécessaire, afin d'assurer que l'Étude d'impact environnemental soit rendue obligatoire pour chaque site, que l''utilisation des produits chimiques soit contrôlée et transparente, qu'une surveillance efficace soit obligatoire, que la gestion des eaux usées soient sans danger, avec l'interdiction absolue de l'élimination des eaux usées par réinjection dans le sol.

3) La réglementation doit protéger l'environnement et les personnes, même lorsque les puits de fracturation ne sont plus utilisés, ceci comprend des obligations financières pour couvrir les coûts de dépollution.

4) Le suivi effectif et efficace est essentiel pour assurer que les contrôles réglementaires soient respectés. Cela signifie que les régulateurs doivent avoir les ressources nécessaires pour mener à bien ces fonctions ; ceci constitue une préoccupation particulière quand l'Agence de l'environnement (EA) du le Royaume-Uni connaît de substantielles coupes budgétaires.

Un moratoire en Europe
De plus, de l'avis de CHEM Trust, un moratoire sur la fracturation hydraulique doit être mis en place au niveau de l'Union Européenne et persister tant qu'il n'y a pas l'assurance que l'ensemble de ses recommandations est en place.

On notera, et c'est particulièrement important, que CHEM Trust a mis l'accent sur les effets toxiques des polluants tout en précisant que leur position n'a pas pris en compte l'examen des effets de la fracturation sur le changement climatique ni son potentiel de causer des tremblements de terre.

Lire la suite de l'article sur Stop Gaz de Schiste.org

Lire le document complet en anglais

Gaz de schiste, nucléaire : Maud Fontenoy veut une écologie ... - Boursorama

Google actu "Schiste" - mar, 23/06/2015 - 11:48

Boursorama

Gaz de schiste, nucléaire : Maud Fontenoy veut une écologie ...
Boursorama
Invitée de la matinale de "RMC/BFM-TV" ce mardi 23 juin, la navigatrice - proche de Nicolas Sarkozy - s'est notamment déclarée favorable à l'exploration des réserves françaises de gaz de schiste et à leur exploitation "avec des techniques non polluantes".
Gaz de schiste: Fontenoy (LR) favorable à l'exploration en FranceLa Montagne

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Code minier : Bercy remet à plat son avant-projet de loi

Gaz de Schistes Provence - mar, 23/06/2015 - 10:44

 

source: actu-environnement

Les services du ministère de l’Economie en charge du projet de loi de réforme du code minier travaillent à un nouveau texte. Lors de la consultation, parlementaires, ONG et industriels ont rejeté la « tentation des ordonnances ».

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© Eduard Andras

Bercy remet actuellement à plat l’avant-projet de loi de réforme du code minier présenté en mars dernier. Les ordonnances sont au cœur de ce travail de réécriture, la consultation ayant fait remonté une opposition des parties prenantes. Le nouveau texte devrait prendre la forme d’un projet de loi de codification. Il devrait aussi laisser moins de place à la procédure législative déléguée, même si quelques autorisations à légiférer par ordonnances devraient subsister dans le texte final.

En mars 2015, le ministère de l’Economie soumettait à consultation un avant-projet de loi qui prévoyait de modifier par ordonnance une série de dispositions du code minier. La codification de la partie législative devait être réalisée en ratifiant l’ordonnance du 20 janvier 2011. Un texte de ratification avait été déposé à l’Assemblée nationale le 13 avril 2011, mais il n’a jamais été étudié, tant le sujet est sensible. Par ailleurs, l’avant-projet prévoyait de modifier un quinzaine de dispositions par ordonnances : exigences environnementales, sanitaires et de sécurité publique, procédures d’autorisation, d’enregistrement et de déclaration, participation et information du public, outre-mer, simplification des règles pour faciliter les opérations minières, délais des recours contentieux, droit social des mineurs, ou encore création d’un contentieux de pleine juridiction.

La tentation de l’ordonnance

C’est à l’occasion d’un colloque organisée vendredi 19 juin par Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste du Nord, que Rémi Galin, chef du Bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non énergétiques, a présenté les dernières orientations sur lesquelles le ministère de l’Economie travaille, suite à la consultation lancée en mars 2015.

« Nous travaillons sur un projet de loi de codification », explique-t-il en réaction aux nombreuses interrogations des participants. Dans le cadre de la consultation publique, les parlementaires, les associations environnementales et les industriels ont semble-t-il marqué une vive opposition. « Vous faites la loi à la place du Parlement », auraient-ils critiqué en cœur face à un avant projet de loi prévoyant autant d’ordonnances.

L’annonce de l’abandon de la plupart des ordonnances et d’une remise à plat du projet de loi satisfait Marie-Christine Blandin qui regrette que le gouvernement ait cédé dans un premier temps « à la tentation de l’ordonnance », tentation qu’elle qualifie de « dégât démocratique ». « Le nuage est passé », se félicite la sénatrice.

« On s’est bien trompé »

Revenant sur les étapes précédentes, Rémi Galin explique que le rapport Tuot remis fin 2013 par le conseiller d’Etat « était un code [minier], livré sans commentaires ». Par ailleurs, certains points, tels que les travaux en mer, l’outre-mer ou la fiscalité n’étaient pas abordés. Ce nouveau code contenait quelque 350 articles, dont 80% repris de l’actuel code minier et 20% de nouveau.

Les nouveaux points devaient être repris dans l’avant-projet de loi présenté au printemps dernier par les services d’Emmanuel Macron. En revanche, les parties reprises de l’ancien code minier devant l’être par ordonnance. Conséquence : de quelque 90 pages dans la version remise par Thierry Tuot, le projet a fondu à 17 pages dans la version présentée en mars 2014.

« On s’est bien trompé », estime Rémi Galin, expliquant que ses services reviennent à un texte plus conforme au projet présenté par le conseiller d’Etat. Néanmoins, il devrait rester dans la nouvelle mouture quelques autorisations à légiférer par ordonnance. Ces autorisations ne devraient concerner que des points techniques et non politiques. « Enfin, on espère », ajoute en conclusion le responsable du dossier, échaudé par les commentaires concernant l’avant-projet de mars dernier. En effet, les ordonnances prévues initialement ne devaient déjà concerner que des points techniques. Visiblement, certaines parties prenantes ne partageaient pas l’avis du gouvernement concernant la frontière entre sujets « techniques » et « politiques ».

// Note Consulter le projet de loi.Plus d’infos// Code minier : la réforme renvoyée à des ordonnances (article paru le 19/03/2015) Le ministère de l’Economie propose un projet de loi de réforme du code minier limité aux grandes lignes du futur code. Les éléments sensibles et concrets, qui intéressent les acteurs de terrain, seront définis ultérieurement par des ordonnances.Lire la news// La France fait le pari d’une relance minière « responsable » (article paru le 19/06/2015) En allouant les premiers permis de recherche depuis 30 ans, l’Etat relance l’exploration minière en métropole. Objectif : assurer l’approvisionnement en minéraux, dans une approche qui se veut responsable d’un point de vue social et environnemental.Lire la news// Réforme du code minier : les députés mettent la pression sur le Gouvernement (article paru le 20/05/2015) La commission du développement durable de l’Assemblée demande au Gouvernement de passer à la vitesse supérieure sur la réforme du code minier… sans pour autant recourir systématiquement aux ordonnances. Lire la news// Code minier : le projet dévoilé (article paru le 09/12/2013) Le projet de code minier prévoit notamment d’instituer, sous certaines conditions, une consultation publique exceptionnelle, de rattacher les autorisations de travaux à la législation ICPE et d’instaurer un schéma national minier.Lire la news// Ordonnance du 20/01/2011 (INDX1009820R) Ordonnance n° 2011-91 du 20 janvier 2011 portant codification de la partie législative du code minier En savoir plus

Article publié le 22 juin 2015

Le gaz de schiste en Algérie : un mouvement de contestation inédit

Gaz de Schistes Provence - lun, 22/06/2015 - 22:48
 

Par Le Matin  //

Communication de Hocine Malti à la conférence du groupe des Verts au Parlement européen à Bruxelles le 4 juin 2015.

Hocine Malti  69  3

La genèse

Tout a commencé il y a une dizaine d’années quand l’Agence américaine de l’énergie a publié une étude dans laquelle l’Algérie était classée troisième au monde pour ce qui est des réserves de gaz de schiste, qu’elle avait estimées à près de 20 000 milliards de m3. Disons tout de suite que ce sont là des chiffres fantaisistes : la même agence, en utilisant les mêmes techniques d’appréciation, s’est trompée dans un rapport de un à cinq pour ce qui est des réserves de la Pologne. Pour la Californie, ce sont 96% des réserves qu’elle avait annoncées qui n’existent pas en réalité. En Algérie, cela n’est cependant pas tombé dans l’oreille d’un sourd ; la compagnie nationale des pétroles Sonatrach, se fondant sur ces affirmations, a foré un premier puits de gaz de schiste en 2008.

En parallèle, en 2010-2011, le gouvernement s’est rendu compte que l’Algérie n’attirait plus les investisseurs étrangers, en raison d’une loi sur les hydrocarbures qui était devenue un véritable repoussoir. Il décida alors de la changer. Il prit attache des compagnies pétrolières étrangères et entreprit avec elles ce que l’on peut considérer comme des négociations secrètes, dans le but de savoir quelles modifications elles souhaitaient. Elles «suggérèrent» que soit révisé le système de calcul de l’impôt et que soit autorisée l’exploitation du gaz de schiste. Ce que le gouvernement fit dans une nouvelle loi sur les hydrocarbures, entérinée par le Parlement en 2013.

Les multinationales pétrolières ne se bousculèrent pas pour autant au portillon, car elles ne voulaient pas essuyer les plâtres, tant sur le plan technico-économique qu’au plan des relations avec les populations locales. Preuve en est que lors de l’appel à la concurrence pour l’attribution de permis de recherche de septembre 2014, aucun des dix-sept périmètres censés contenir du gaz de schiste ne trouva preneur. Sonatrach se lança alors seule dans le forage de puits d’exploration. Elle a réalisé, à ce jour (autant que l’on sache, car aucune information ne filtre à l’extérieur), sept à huit puits dont deux sur le permis de l’Ahnet (région d’In-Salah).

La réaction de la population

Dès que l’on sut, déjà en 2012, que la nouvelle loi sur les hydrocarbures allait permettre l’exploitation du gaz de schiste, un vent de protestation se mit à souffler sur l’Algérie. Les mouvements associatifs, des spécialistes pétroliers, des journalistes, des responsables politiques, des syndicalistes manifestèrent leur opposition à ce projet. Le mouvement de protestation s’amplifia en 2013, après la promulgation de la loi. Le Premier ministre tenta de calmer le jeu et fit notamment une déclaration, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est malheureuse : il dit que l’exploitation n’était pas prévue avant 2025, voire 2040, comme si le fait de reporter à plus tard la catastrophe la rendait plus acceptable. Il dit aussi que les produits chimiques utilisés lors de la fracturation hydraulique n’étaient pas plus nocifs que ceux dont sont imbibées des couches-bébé…

À In-Salah, le mouvement de protestation de la population a été plus puissant que partout ailleurs. Parce que, non seulement le forage des deux puits programmés se déroulait, on peut dire aux portes de la ville (à 28 km à vol d’oiseau), mais aussi parce que des dizaines, voire des centaines d’autres puits suivront, dans le cas où il serait décidé d’exploiter le gaz contenu dans ce bassin géologique. L’opposition de la population d’In-Salah est d’autant plus légitime qu’elle souffre de traumatismes antérieurs. C’est dans cette région qu’ont eu lieu les expériences atomiques françaises des années 1960 et c’est ici aussi que se déroule une autre opération extrêmement dangereuse pour l’homme et son environnement, celle de la séquestration du CO2 dans le gisement de gaz de Krechba.

Le face-à-face autorités-population

La visite du ministre de l’Énergie, fin décembre 2014, pour inaugurer le premier puits allait mettre le feu aux poudres à In-Salah. Il s’en prenait violemment à la population qui, disait-il, avait montré par ses manifestations contre le gaz de schiste qu’elle voulait du mal à son pays et qu’elle allait en faire un nouvel Irak ou une nouvelle Libye. Dire cela à des gens connus pour leur pacifisme et qui, après tout, ne réclament rien d’autre que le droit à la vie…

Depuis le 1er janvier 2015, c’est toute la population qui manifeste journellement, du matin au soir sur la place centrale de la ville qu’elle a débaptisée et qu’elle appelle Sahat Essoumoud (place de la Résistance). Il s’est constitué un collectif anti-gaz de schiste composé de vingt-deux membres qui veille à ce que le mouvement demeure pacifique, mais extrêmement ferme dans ses revendications. C’est là un fait inédit en Algérie, et ce pour deux raisons.

C’est la première fois que l’on voit autant de femmes dans une manifestation de rue. Ailleurs à travers le pays, on ne voit d’habitude que des hommes et quelques rares femmes noyées dans la foule, alors que là il y a pratiquement autant de femmes que d’hommes. La seconde raison est que l’on a affaire à un mouvement citoyen sans motivations politiques ni matérielles. Cette foule ne dit pas «Bouteflika, dégage !» et ne demande pas d’argent ou de privilèges particuliers. Et ça, le pouvoir ne sait pas traiter.

Il sait comment casser un mouvement de contestation politique. Par la matraque, les gaz lacrymogènes, les arrestations, etc. Par la manipulation et l’infiltration du mouvement : il sait corrompre les leaders ou pousser à la violence les militants. Par le «clonage», en créant un mouvement parallèle, généralement plus extrémiste dans ses revendications affichées pour mieux torpiller l’action des mouvements d’origine. Toutes ces techniques ont été utilisées sans succès à In-Salah. Pour neutraliser un mouvement de contestation à motivation matérielle, le régime algérien sort quelques millions de dollars du Trésor public qu’il distribue aux contestataires et achète ainsi la paix sociale. À In-Salah, ce sont tour à tour le Premier ministre, le chef de la police, le chef de la région militaire qui se sont rendus sur place et ont tenté de calmer les ardeurs de la population. Laquelle rejette toute discussion et n’exige qu’une seule chose : que le président de la République proclame l’arrêt des forages.

La contestation a pris une ampleur particulière au cours du premier trimestre 2015. On a vu naître un peu partout à travers le pays des collectifs identiques à celui d’In-Salah, qui se sont fédérés au niveau national au sein d’un «collectif national Non au gaz de schiste». Le 23 février, a été adressée au président de la République une demande de moratoire, accompagnée d’un argumentaire extrêmement bien fait dans lequel sont démontrés tous les dangers que comporte la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste de la roche-mère ; les dangers pour la santé de l’homme mais aussi les risques de pollution du sol, du sous-sol, de l’air, de l’eau, notamment de la couche albienne qui recèle des dizaines de milliers de milliards de mètres cubes d’une eau fossile, accumulée là depuis la nuit des temps. Cet argumentaire relève également que l’exploitation du gaz de schiste est économiquement non rentable.

Dans la demande adressée au président de la République, en sus de la promulgation d’un moratoire, il a été proposé qu’ait lieu un débat public, une confrontation d’idées entre les experts ayant préparé l’argumentaire qui y est joint et les spécialistes qui auraient préparé le dossier technique sur lequel s’est appuyé le gouvernement pour autoriser l’exploitation du gaz de schiste. À ce jour, aucune réponse n’a été donnée par le président de la République à cette requête.

L’«assistance» américaine

Constatant que le mouvement de rejet de l’exploitation du gaz de schiste se propageait rapidement à travers le pays et craignent que le «virus» n’atteigne le cœur de la Sonatrach, le pouvoir a fait appel à l’assistance des États-Unis. Le 18 février de cette année il fit inviter par l’IAP (Institut algérien du pétrole) un spécialiste «indépendant» américain qui vint à Alger exposer aux cadres supérieurs de l’entreprise nationale les bienfaits que cela procurerait à l’Algérie. Effectivement, ce spécialiste, Thomas Murphy, directeur du Penn State Marcellus Center of Outreach and Research, ne dit que du bien de la fracturation hydraulique, une technique qui serait, selon son expérience personnelle en Pennsylvanie, sans danger pour l’homme, pour la faune et pour la flore. Il ne fit qu’une seule recommandation, celle d’agir en toute transparence, car, dit-il, les masses populaires sont ignorantes de toutes les retombées positives que procure l’exploitation du gaz de schiste.

Il faut savoir que le centre de recherches que dirige M. Murphy est chargé du suivi de l’exploitation du gisement de gaz de schiste de Marcellus, l’un des plus grands – si ce n’est le plus grand – aux États-Unis, et que participent au fonctionnement et au financement de ce centre pas moins de trois cents firmes, toutes intéressées à un titre ou un autre par l’exploitation du gisement. Que pouvait donc dire d’autre M. Murphy, si ce n’est louer les bienfaits de l’exploitation du gaz de schiste ? Le gouvernement connaissait évidemment ce «détail» : c’est en toute connaissance de cause qu’il fit appel à ce représentant d’un lobby, qu’il présenta comme un expert «indépendant».

Autre initiative américaine, la venue à Alger dans le courant de la première quinzaine de mars 2015 de Charles Rivkin, sous-secrétaire d’État aux Affaires économiques, qui fit une conférence de presse à l’ambassade des États-Unis, au cours de laquelle il déclara qu’il «n’avait pas de conseils à donner aux Algériens, mais qu’il fallait qu’ils sachent que, dans son pays, l’exploitation du gaz de schiste avait été créative d’emplois, que la technique utilisée était saine et sans dangers et que l’opération était rentable». Puis il ajoutait que «les États-Unis étaient disposés à fournir à l’Algérie l’assistance technique nécessaire, si elle le désirait». Venant de la part d’un représentant officiel de la première puissance mondiale, c’était là plus qu’un conseil donné aux Algériens, c’était un ordre.

Pollution et hécatombe d’oiseaux

Aujourd’hui, il est certain que la pollution est déjà là. Elle est partout : dans l’air, à la surface du sol et dans le sous-sol. Il n’est qu’à voir, pour s’en convaincre, ces images diffusées sur Internet de bourbiers laissés derrière eux par les exploitants, qu’il s’agisse de Halliburton ou des foreurs de la Sonatrach. Il y a de fortes chances que la nappe d’eau phréatique, utilisée par la population locale pour ses besoins personnels, soit déjà polluée ou en voie de l’être très bientôt.

D’ailleurs des pigeons sont morts, des faucons sont morts, des volées de cigognes en migration sont mortes également. On ne connaît pas la raison exacte d’une telle hécatombe, très probablement la conséquence de la pollution des eaux et de l’air causée par les forages réalisés ou en cours dans la région. Connaîtra-t-on un jour la vérité ? Cela semble difficile, car les vétérinaires d’In-Salah ou des villes avoisinantes, sollicités pour procéder aux examens, analyses ou autopsies qui permettraient de déterminer les causes de ces morts, refusent de les faire. Ils craignent des représailles de la part des autorités dans le cas où ils viendraient à démontrer des liens de cause à effet entre les forages de gaz de schiste et ces disparitions d’oiseaux…

H. M.

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De l’Alberta à l’Arctique, le lourd tribut environnemental des sables bitumineux

Gaz de Schistes Provence - lun, 22/06/2015 - 22:37

source: Observatoire des multinationales// // //

18 juin 2015 par Edward Struzik

Dans les plaines de l’Alberta, au Canada, des firmes pétrolières canadiennes et internationales, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent les gisements de sables bitumineux à un rythme effréné. Malgré la chute actuelle des cours du pétrole, elles espèrent encore tripler leur production d’ici 2030. S’il est beaucoup question de l’impact des sables bitumineux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, on parle moins de ses conséquences sur les ressources en eau. Extraction excessive et pollutions commencent pourtant à faire sentir leurs effets en aval, et peut-être jusqu’à l’océan Arctique. Sur fond de dérèglement climatique et de fonte des glaciers, le développement incontrôlé de l’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait ainsi affecter une large partie du Grand Nord canadien. Premier volet d’une enquête exclusive sur les sables bitumineux et l’eau réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

Il y a cinquante ans, lorsque commencèrent les travaux de construction de la première exploitation commerciale de sables bitumineux en Alberta, plus de 400 aborigènes menaient une existence modeste dans cet écosystème marécageux de plus de 3000 kilomètres carré. Les étés dans le delta et dans le lac Athabasca, immédiatement à l’Est, donnaient suffisamment de poissons non seulement pour subvenir à leurs propres besoins, mais aussi pour soutenir une petite pêcherie commerciale. Avec l’automne arrivaient des milliers d’oies et de canards en route vers le sud, qui faisaient étape pendant plusieurs jours dans le delta avant de poursuivre leur migration. L’hiver, il y a avait des élans, des caribous et des bisons à chasser. Au retour du printemps, il y avait des œufs de sterne, de goélands, de canards ou d’oies à collecter, et suffisamment de rats musqués pour remplir un bateau en une journée. Les rats musqués et les œufs d’oiseaux constituaient aussi une source fiable de nourriture pour des visons, des lynx, des coyotes, des loups et d’autres prédateurs.

L’importance écologique du delta Paix-Athabasca n’est pas disputée. En 1922, lorsque le gouvernement canadien créa Wood Buffalo, le plus grand Parc national du pays, 80% du territoire du delta fut inclus dans son périmètre. En 1982, l’Unesco classa Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca au patrimoine mondial de l’humanité, et les désigna parallèlement comme un site Ramsar, c’est-à-dire une zone humide d’importance globale.


« Le prix mondial du développement insoutenable »

Aussi important et reconnu qu’il soit au niveau international, le delta est en train de mourir lentement. Le changement climatique, les barrages hydroélectriques, la pollution et les extractions massives de l’eau des rivières pour la fracturation hydraulique et l’exploitation des sables bitumineux affectent si lourdement l’intégrité écologique de la région que Wandering Spirit est maintenant la seule personne qui continue à y vivre tout au long de l’année. La pêcherie commerciale est abandonnée, en raison notamment de lésions et de malformations qui rendaient le poisson invendable. Les truites que l’on pouvait capturer dans la partie aval de la rivière Athabasca ont disparu. De même la plupart des caribous. Les populations de rats musqués ont décliné si brutalement que les aborigènes ont renoncé à les piéger. Les oiseaux sont eux aussi touchés. Les populations de gibiers d’eau comme les macreuses ou les fuligules ont chuté de 70% ou plus depuis les années 1950. Les œufs de goélands à bec cerclé collectés en 2012 contenaient 139% de mercure de plus qu’en 2009.

« Rien sur la planète ne peut être comparé à la destruction en cours dans cette partie du monde », résume David Schindler, un scientifique canadien de renommée mondiale qui étudie la région depuis plus de 20 ans. « S’il y avait un prix mondial du développement insoutenable, les sables bitumineux seraient sûrs de gagner. »

Une industrie gourmande en eau

Malgré les promesses des industriels et du gouvernement de réduire l’utilisation de l’eau pour l’exploitation des sables bitumineux et de restaurer les zones humides qui ont été minées jusqu’à une profondeur de plus de 200 mètres, le déclin écologique du delta deviendra irréversible si les entreprises pétrolières triplent effectivement leur production en Alberta, comme elles l’annoncent, d’ici l’année 2030. Extraire le pétrole du sable bitumineux requiert en effet des quantités énormes d’eau. Pour chaque baril de pétrole produit, au moins 2,6 barils d’eau doivent être extraits de la rivière Athabasca, ou de nappes phréatiques locales. Pour les opérations dites « in situ », qui utilisent de la vapeur pour séparer le pétrole du sable dans la terre, et pompent ensuite le bitume à la surface, la consommation d’eau douce est moindre, mais toujours significative.

Au total, les sables bitumineux requièrent l’extraction de pas moins de 170 millions de mètres cube d’eau chaque année de la seule rivière Athabasca. C’est environ la moitié de la quantité d’eau que consomme la ville de Toronto (2,5 millions d’habitants) dans le même temps. Et contrairement à la ville de Toronto, qui traite ses eaux usées et les rend au cycle naturel, les entreprises de sables bitumineux et de fracturation hydraulique ne rendent pas l’eau qu’elles utilisent à la nature. Elle est beaucoup trop toxique, et il est donc interdit de la rejeter. Les eaux usées qui ne sont pas recyclées sont réinjectées dans le sous-sol, ou stockées dans des bassins de rétention.

Lacs artificiels toxiques

Ces derniers forment des lacs artificiels qui couvre actuellement une surface équivalente aux trois quarts du territoire de la ville de Paris. Ils sont tellement grands que les oiseaux migrateurs font parfois l’erreur fatale d’y atterrir, pour se reposer.

À mesure qu’augmente le volume d’eau toxique contenu dans les bassins de rétention de l’industrie pétrolière, le débit de la rivière Athabasca se réduit inévitablement. L’eau potentiellement extraite pour des activités d’exploitation des sables bitumineux en opération ou en préparation représente actuellement 2,5% du débit annuel naturel de la rivière. Ce pourcentage peut atteindre 10% en hiver, lorsque la rivière est à son plus bas niveau.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les crues saisonnières, nécessaires pour recharger en eau les lacs étalés et peu profonds du delta, ont quasiment cessé depuis 1997. Suite à la crue importante survenue cette année là, 55% de la partie nord du delta, alimentée par la rivière de la Paix, était couverte d’eau ou de marais peu profonds. En 2014, ce chiffre était tombé à 33%. La partie sud du delta, qui est rechargée par la rivière Athabasca, est en meilleur état, mais elle aussi tend à devenir de plus en plus sèche.

Les scientifiques prédisent que la situation va devenir bien pire si la production de sables bitumineux est effectivement multipliée par trois à l’horizon 2030, pour atteindre 5,2 millions de barils par jour. La quantité d’eau extraite de la rivière Athabasca, disent-ils, pourrait alors atteindre 30% du débit naturel.


L’Ouest canadien bientôt asséché ?

Ce pourcentage pourrait même être en fait supérieur si les glaciers et la couverture neigeuse dont la fonte alimente les rivières de la Paix et Athabasca continuent à décliner du fait du changement climatique. Des scientifiques ont récemment calculé que les 17 000 glaciers de Colombie-Britannique – dans les montagnes Rocheuses et sur la côte Pacifique – perdaient 22 milliards de mètres cube d’eau par an. De quoi remplir d’eau un stade de football de 60 000 places 8300 fois… L’enneigement et les glaciers diminuent également dans l’Alberta, à tel point que même certains acteurs des sables bitumineux concèdent que leur industrie pourrait être confrontée à l’avenir à une pénurie d’eau.

L’avenir du delta paraît si sombre que la nation Mikisew Cree a récemment demandé à l’Unesco de placer Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca sur la liste du patrimoine mondial en danger. Cette liste a pour but de susciter une prise de conscience internationale des menaces qui pèsent sur un site classé, et d’encourager des mesures préventives par les gouvernements concernés.

« Nous sommes profondément inquiets des impacts de l’activité industrielle sur nos terres traditionnelles dans le delta Paix-Athabasca au sein du parc national Wood Buffalo », écrit le chef Mikisew Steve Courtoreille à l’Unesco. « Ces menaces s’intensifient avec le projet de barrage Site C en Colombie-Britannique et avec l’expansion des sables bitumineux. Nous usons de tous les moyens possibles avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la terre qui a nourri notre peuple pendant des millénaires. »

Zones humides détruites

La baisse du niveau des rivières n’est pas le seul problème à laquelle la région est confrontée. Avant que les entreprises de sables bitumineux n’entrent en scène, au moins la moitié, si ce n’est les deux tiers des territoires aujourd’hui exploités étaient des zones humides boréales typiques du nord de l’Alberta. Ces zones humides, au sud du delta, abritaient un grand nombre d’espèces végétales, parmi lesquelles des orchidées sauvages parmi les plus rares de l’Ouest canadien ; des centaines d’espèces d’oiseaux ; des espèces d’insectes innombrables ; et des grands mammifères comme le caribou des bois, l’élan, le loup ou le grizzly. Personne ne sait l’étendue de la biodiversité qu’elles abritaient, car aucun inventaire n’en a jamais été réalisé, que ce soit avant ou pendant la construction des installations industrielles destinées à l’exploitation des sables bitumineux.

Ce que l’on sait, c’est que ces zones humides, après avoir été minées par les firmes pétrolières, ne filtrent plus l’eau, ne séquestrent plus le carbone et ne nourrissent plus la chaîne complexe de plantes et d’animaux qui en dépendaient auparavant. Outre les émissions de gaz à effet de serre directement issues de la combustion du pétrole extrait en Alberta, les transformations de paysages occasionnés par l’exploitation des sables bitumineux pourraient également générer entre 11,4 et 47,3 millions de tonnes de carbone, selon une étude de la scientifique canadienne Suzanne Bayley. Ces transformations, ajoute-t-elle, réduiront parallèlement la capacité de séquestration du carbone des zones humides de la région de peut-être 7,2 millions de tonnes par an.

Un énorme passif environnemental et sanitaire

Joe Wandering Spirit connaît mieux que quiconque les bouleversements entraînés dans la région par l’industrie des sables bitumineux. Ce qui l’inquiète encore davantage, de même que les autres aborigènes qui vivent en aval, est la possibilité que l’un des murs de terre qui retiennent les eaux usées des bassins de rétention s’effondre un jour, relâchant un déluge d’eau toxique vers l’aval.

Wandering Spirit n’est pas le seul à être inquiet. En 2012, un panel d’experts réunis par le Rosenberg International Forum on Water Policy estimait qu’un tel incident était non seulement possible, mais probable. « Si une rupture de ce type survenait durant l’hiver et que les eaux usées atteignaient la rivière Athabasca sous les glaces, concluait le panel, il serait virtuellement impossible d’y remédier ou de dépolluer… Un déversement majeur, par exemple en cas de rupture significative d’une retenue importante d’eaux usées, pourrait menacer l’intégrité biologique du bassin inférieur de la rivière Athabasca, du delta Paix-Athabasca, du lac Athabasca, de la rivière des Esclaves et de son delta, du Grand lac des Esclaves, du fleuve Mackenzie et de son delta et peut-être même de la mer de Beaufort [dans l’océan Arctique, NdT]. Ses conséquences sur la société humaine dans les Territoires canadiens du Nord-Ouest seraient sans précédent. »

Aussi bien les autorités du Canada et de l’Alberta que l’industrie pétrolière ont été extrêmement lentes à s’attaquer à l’énorme passif environnemental des sables bitumineux, qui pourrait représenter jusqu’à 13 milliards de dollars canadiens (9,3 milliards d’euros) rien qu’en coûts de réhabilitation. Le gouvernement de l’Alberta a même essayé de réduire au silence John O’Connor, un médecin qui a suivi pendant 15 ans une population d’environ 900 aborigènes vivant en aval des sables bitumineux. Son seul crime est d’avoir exprimé publiquement son inquiétude sur les taux anormalement élevés de cancers rares et d’autres pathologies dans ces communautés. O’Connor n’avait fait que suggérer que des études supplémentaires étaient requises pour déterminer si ces problèmes étaient liés à la pollution occasionnée par les sables bitumineux.

Le docteur O’Connor a mené (et remporté) une longue bataille contre le gouvernement après que celui-ci eut essayé de révoquer sa licence de praticien. Mais en mai 2015, une agence gouvernementale lui annonça que ses services n’étaient plus requis, lui faisant perdre le droit de soigner les gens de la communauté.

Au-delà de ces enjeux sanitaires, le gouvernement de la province et les partisans des sables bitumineux eux-mêmes commencent à se rendre compte que le statu quo n’est plus une option acceptable, particulièrement depuis que les États-Unis ont fermé la porte à l’envoi du pétrole issu des bitumes de l’Alberta vers le sud à travers l’oléoduc Keystone.

Moratoire

De nouvelles régulations mises en place en mai 2015 limitent la quantité d’eaux usées pouvant être stockée dans des bassins de rétention et obligent les entreprises à investir dans des technologies réduisant la quantité d’eaux usées produites par leurs opérations. Des seuils ont été établis afin de déterminer quand les entreprises doivent prendre des mesures pour réduire leurs impacts environnementaux. Et ces régulations obligent aussi les firmes à mettre en place des garanties financières pour les problèmes potentiels de réhabilitation.

Les critiques des sables bitumineux restent sceptiques. Lorsque des régulations similaires furent introduites en 2009, les entreprises n’ont pas pu, ou pas voulu, se mettre en conformité. En outre, ces régulations reposent sur des solutions technologiques… qui n’existent pas encore.

Au vu de l’expérience passée, un nombre croissant de scientifiques et d’économistes du Canada et des États-Unis estiment désormais que la seule manière d’avancer est la mise en place par les gouvernements du Canada et de l’Alberta d’un moratoire sur les nouvelles exploitations de sables bitumineux.

Dans une tribune récemment publiée par la revue scientifique Nature, la chercheuse Wendy Palen et sept de ses collègues avancent que les controverses sur les bassins de rétention et les oléoducs comme Keystone ou Northern Gateway cachent un problème plus profond – ce qu’ils décrivent comme un « processus politique détraqué ». Que ce soit au Canada ou aux États-Unis, soulignent-ils, la production des sables bitumineux, la gestion de l’eau, les politiques de transport, climatique et environnementales sont abordées séparément. Chaque projet est évalué de manière isolée. Il y a selon eux un besoin urgent d’une approche plus cohérente, qui évaluerait tous les nouveaux projets de sables bitumineux dans le contexte d’une stratégie énergétique et climatique plus cohérente et plus large.

« Les sables bitumineux canadiens sont vastes, et la production a plus que doublé au cours de la décennie écoulée pour atteindre plus de 2 millions de barils par jour », m’a récemment déclaré Palen. « La ruée sur le développement de ces ressources a été beaucoup trop rapide au regard du besoin d’une analyse robuste des impacts sur l’environnement, la santé humaine et le système climatique global. Tout nouveau développement devrait être suspendu jusqu’à ce que l’on ait pu étudier leurs effets cumulés de manière publique et transparente. »

Edward Struzik

Lire la seconde partie de cette enquête, autour d’un projet d’exploitation « écologique » des sables bitumineux de Shell et Veolia : Est-il possible d’exploiter « proprement » les sables bitumineux de l’Alberta ? Le projet de Shell et Veolia à Carmon Creek

Article original en anglais, traduit par Olivier Petitjean.

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Crédits photos : dans l’ordre, Une (Suncor Energy CC), vue d’un bassin de rétention avec une usine en arrière-plan (Pembina Institute CC) vue aérienne d’un bassin de rétention (Rainforest Action Network CC), vue aérienne du delta Paix-Athabasca (© Edward Struzik), bison dans le delta Paix-Athabasca (© Edward Struzik), terrain en exploitation (Howl Art Collective CC), cheminées fumantes (Kris Krug CC), Un gardien des Parcs nationaux canadiens contemple la rivière Whirlpool dans les Rocheuses. L’eau de cette rivière alimente la rivière Athabasca River, qui traverse la région des sables bitumineux (© Edward Struzik).


Gaz de schiste en Ukraine, quand les conflits s'en mêlent - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - lun, 22/06/2015 - 14:18

Gaz de schiste en Ukraine, quand les conflits s'en mêlent
LeGazdeSchiste
Les conflits entre la Russie et l'Ukraine sont en train de sérieusement remettre en cause l'exploitation du gaz de schiste planifiée par Shell dans le pays. La firme pourrait tout simplement se retirer d'Ukraine et abandonner l'opération. Une grosse ...

La fracturation hydraulique pose un risque «significatif» pour l’homme et doit être interdite en Europe

Gaz de Schistes Provence - lun, 22/06/2015 - 09:13

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

(!)Info minute – Revue de Presse

CHEM Trust – qui se définit comme un organisme (britannique) travaillant à empêcher les produits chimiques fabriqués par l’homme de causer des dommages à long terme sur la faune ou les êtres humains, en veillant à ce que les produits chimiques qui causent de tels dommages soient remplacés par des alternatives plus sûres publie un rapport sur les risques – publie ce 21 Juin 2015 un rapport intitulé « Pollution de la fracturation hydraulique : Quelle est la toxicité des produits chimiques de la fracturation et quelle incidence peut-elle avoir sur la faune et les personnes au Royaume Uni et dans l’UE ».

Nous précisons que les conclusions et recommandations de CHEM Trust que nous retranscrivons ici ne reflètent pas les positions des collectifs français opposés à la recherche et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille. Les…

Voir l'original 1 235 mots de plus


La fracturation hydraulique pose un risque «significatif» pour l’homme et doit être interdite en Europe

(!) Info minute – Revue de Presse CHEM Trust – qui se définit comme un organisme (britannique) travaillant à empêcher les produits chimiques fabriqués par l’homme de causer des dommages à long terme sur la faune ou les êtres humains, en veillant à ce que les produits chimiques qui causent de tels dommages soient remplacés […]

Alternatiba à Avignon samedi 27 juin.

Gaz de Schistes Provence - dim, 21/06/2015 - 22:54

Bonjour
Vous trouverez ci dessous le programme final pour notre journée d’accueil du tour tandem Alternatiba à Avignon le 27 juin.

A transférer sans modération autour de vous.

Nous inscrivons cette journée sous l’égide de la » coalition Climat 21″ et du « collectif pour une transition citoyenne », il y aura donc continuité pour tisser les convergences entre acteurs, c’est à ce titre qu’un/des cahiers de doléances portés par territoires et remis aux décideurs peuvent contribuer à dynamiser les actions concrètes.

Bien cordialement à chacun
Patrick Sagon Collectif d’accueil alternatiba Avignon


Marseille, première ville à refuser la mobilisation citoyenne Alternatiba !

Gaz de Schistes Provence - dim, 21/06/2015 - 22:34

COMMUNIQUE DE PRESSE ALTERNATIBA MARSEILLE
Marseille, première ville à refuser la mobilisation citoyenne Alternatiba !
A Marseille, le vendredi 19 juin,

Après un premier refus du cabinet du maire quant à l’implantation du Village des Alternatives le 27 juin sur la Canebière et ses alentours, nous avions déposé des demandes pour la place Bargemon et le Palais Longchamp.

Mercredi 17 juin, le Sénateur Maire de Marseille Jean-Claude Gaudin nous fait part de son refus d’organiser dans les lieux proposés l’ensemble du festival, le 24 juin pour l’accueil du Tour Alternatiba et le 27 juin pour le Village des Alternatives, et ce, à moins de 10 jours de l’ouverture du festival. L’ensemble des services de la Ville avait pourtant validé les autorisations avec nos équipes techniques.

En ayant ignoré nos demandes de rendez-vous et nos mails, le Maire de la seconde ville de France bâillonne le travail d’un collectif qui réunit plus de 200 bénévoles, 140 structures locales et 120 artistes et nous pousse à construire une solution dans l’urgence.

La question climatique interroge notre quotidien, les enjeux du logement, de l’emploi, des transports, de l’éducation, autant d’urgences vitales aujourd’hui dans une ville qui est l’une des plus inégalitaires, polluées, et embouteillées de France. Mais Marseille est aussi une des villes les plus riches de ses initiatives citoyennes. Elle a déjà commencé la transition écologique, sociale et économique.

Etant donné l’urgence climatique que nous vivons, il est impératif de faire passer ces alternatives de l’échelle de niche à l’échelle de masse. C’est le message d’Alternatiba.

C’est pourquoi nous sommes plus que jamais déterminés à l’organiser. Cette interdiction inédite en France nous pousse à dénoncer le mépris des responsables politiques municipaux face aux citoyen-ne-s.

Les 4 et 5 juin derniers, Marseille a accueilli la MEDCOP 21 à la Villa Méditerranée en présence du Chef de l’État François Hollande, du Président du Conseil Régional PACA Michel Vauzelle et du Sénateur-Maire Jean-Claude Gaudin. A cette occasion, ce dernier s’est auto-proclamé « le porte-parole des villes, et plus particulièrement des villes méditerranéennes qui se mobilisent fortement au sein du réseau Cité et Gouvernements Locaux Unis ». Il a ajouté par la suite que les collectivités territoriales sont « les mieux placées pour imaginer les modes de vie et de consommation du futur, pour organiser les services publics de demain, plus sobres en consommation d’énergie, plus adaptables aux changements et plus ouverts aux nécessaires solidarités. »

Alternatib’aïoli et l’ensemble des Alternatiba en France sont le fruit du travail quotidien de tous ces acteurs qui proposent de nouveaux modes de vie et de consommation. Il y a donc un véritable décalage entre le discours et l’action publique. Il est clair que la société civile, selon Jean-Claude Gaudin, n’est pas un acteur à prendre en compte.

Nous savions déjà que l’écologie n’est pas la priorité de la majorité municipale qui préfère voir fleurir des parkings détruisant ainsi des arbres centenaires du Parc du Palais Longchamp, unique espace vert de l’hyper-centre de la ville. Cependant, Alternatiba Marseille avait l’espoir d’obtenir un espace d’expression sur la voie publique et reste stupéfaite face à la réaction du Cabinet du Maire.

Les conséquences financières engendrées par cette annulation de dernière minute sont des plus importantes. Nous les estimons aux alentours de 18 000 €. Nous appelons donc l’ensemble des citoyen-ne-s à participer à l’appel au financement participatif pour tenter de combler ces pertes.

Suite à cette décision de la mairie, nous avons convoqué une plénière exceptionnelle qui a réuni ce hier soir plus d’une centaine de personnes à La Ruche.

Lors de cette plénière nous avons décidé collectivement de désengager l’association Alternatiba Marseille de l’organisation et de faire acte de désobéissance civile. Ainsi, Alternatiba Marseille se dégage de toute responsabilité pour la suite des événements.

Cependant, considérant que le Tour Alternatiba est en route vers la Cité Phocéenne, la coordination européenne des Alternatiba assume la responsabilité d’organiser la venue du Tour dans notre ville. Le Tour arrivera le mercredi 24 juin à l’Espace Mistral à l’Estaque à 12h pour ensuite laisser place à une vélorution qui se transformera en Cyclo Scuba Parade à 18h sur le Vieux Port. La journée se terminera par des prises de paroles Place Bargemon et un concert de HK et les Saltimbanks au Cours Julien.

Enfin, le mouvement étant européen, la Coordination Européenne des Alternatiba estime que les Marseillais-es ont aussi droit à leur transition écologique et sociale. C’est pourquoi cette instance fait le choix d’œuvrer et de coordonner la mobilisation citoyenne pour organiser le Village des Alternatives à Marseille le week-end prochain dans de nouvelles modalités. Ainsi, le Village s’implantera dans l’après-midi du 27 juin prochain sur le Cours Julien. L’objectif reste identique : sensibiliser le plus grand nombre possible de Marseillais-es sur les alternatives concrètes au dérèglement climatique.

Nous démontrerons qu’à Marseille, c’est l’ensemble des habitants qui se mobiliseront, de tous les quartiers, du nord au sud, du centre à l’est. Marseille, ville de tous les possibles, va se mobiliser le 27 juin pour exprimer sa volonté de vivre ensemble et de construire les réponses concrètes que nos élus ont été incapables d’anticiper depuis des décennies. La convergence de ces initiatives citoyennes va se cristalliser ce 27 juin à Marseille !

Nous appelons tous les citoyen-ne-s à nous rejoindre mercredi 24 juin à 18h sur le Vieux Port et le samedi 27 juin à 14h au Cours Julien.

Aïoli !

La Plenière d’Alternatiba Marseille.
Contact Presse :
06.31.46.09.74
[email protected]
alternatibaioli.org
FB: Alternatiba Marseille
Tw: AlternatibaMars
Framasphere : Alternatibaioli Mars
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COMMUNIQUE DE PRESSE
COORDINATION EUROPEENNE
DES ALTERNATIBA
Alternatiba interdit dans la seconde ville de France ? Face à l’urgence climatique, on lâche rien !

Vendredi 19 juin 2015

En pleine année de la COP21, le maire de la seconde ville de France, Marseille, interdit dans sa commune la tenue d’Alternatiba, rassemblement de promotion des alternatives au changement climatique, et le passage du Tour Alternatiba, parcourant 5 600 km pour sensibiliser les populations à l’urgence climatique. La Coordination européenne des Alternatiba a décidé de maintenir ces deux manifestations, et lance un appel solennel à y participer de manière massive, déterminée et 100 % non-violente.

Malgré l’avis favorable de ses services techniques, M. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a refusé l’autorisation nécessaire à l’organisation de l’étape du Tour Alternatiba ( https://alternatiba.eu/tour2015/ ) prévue le mercredi 24 juin dans sa commune, ainsi qu’à la tenue de l’Alternatib’Aïoli le samedi 27 juin.

Alternatiba est pourtant une dynamique exemplaire de mobilisation citoyenne face au changement climatique, à laquelle ont déjà participé 120 000 personnes, et dont les rassemblements se sont déjà tenus sans le moindre problème dans de nombreuses villes -tenues par des majorités de droite ou de gauche- comme Bordeaux, Bayonne, Nantes, Lille, Nancy etc. Partout, les collectivités locales conscientes du défi climatique devraient naturellement faire tout leur possible pour aider, faciliter les choses à ce type d’engagement collectif nécessaire et constructif.

Aprés 20 ans d’inaction irresponsable des grands décideurs politiques et économiques, il nous reste aujourd’hui peu d’années pour opérer les changements massifs permettant d’éviter les seuils d’emballement climatique pouvant conduire à une situation incontrôlable et irréversible bouleversant les conditions de vie de l’humanité. Dans cette situation d’urgence absolue, la Coordination européenne des Alternatiba ne peut se résoudre à accepter l’attitude irresponsable du maire de Marseille. Nous avons donc décidé de :

-maintenir l’étape du Tour Alternatiba prévue à Marseille le mercredi 24 juin. Nous appelons la population locale et régionale à y participer activement avec ses vélos, skate et rollers ;

-organiser malgré tout un Alternatiba à Marseille, sans autorisation et en assumant donc toutes les conséquences de cette action de désobéissance civile en faveur de la stabilisation du climat. Nous lançons un Appel national à se donner rendez-vous le samedi 27 juin à Marseille à 14H00 précises au Cours Julien, dans le centre (Métro Notre-Dame-du-Mont). Nous voulons être le plus nombreux possible pour commencer à installer ensemble ce Village des alternatives au changement climatique, et nous comptons y procéder dés 14H00, même si la mairie s’entêtait dans son intention de l’interdire.

-notre appel à ces deux manifestations est à la fois déterminé, à la hauteur des enjeux de la bataille climatique, et strictement non-violent. Nous demandons expressément à tous ceux et celles qui y répondront de venir dans un esprit radicalement non-violent, quelques soient les provocations ou les agressions dont nous pourrions être victimes ces jours là.

-enfin, cette interdiction est également un coup dur sur le plan financier pour les citoyens et collectifs ayant impulsé Alternatib’aïoli (Alternatiba Marseille) qui se retrouvent sans ressources face à d’importants frais engagés, dans la perspective d’un événement qui voulait rassembler plus de 10 000 personnes. Les pertes sont estimées à 18 000 euros. Nous appelons donc l’ensemble de la population à se solidariser avec eux en participant massivement (même avec des petites sommes) au financement participatif qu’ils avaient initialement mis en place.

Rien ni personne n’arrêtera la mobilisation contre le changement climatique !
Tour Alternatiba, la transition est là !
Alternatiba : ensemble, construisons un monde meilleur en relevant le défi climatique !

La Coordination européenne des Alternatiba

Contacts : 06 14 99 58 79 / 06 33 09 43 04

Mail : [email protected]

Site web : http://www.alternatiba.eu
alternatibaioli.org


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