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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Has the Shale Oil Rig Count Finally Hit Bottom?


06.06.16. - As an indicator of the turmoil that has hit the US oil & gas services sector the Baker Hughes rig count is hard to beat. From 1,931 rigs drilling in September 2014 the count has declined to a total of 408, dramatically reducing activity and jobs for drillers, service companies and suppliers alike.

Unconventional activity has been hit hard. Higher horsepower rigs, ever-longer laterals and costly stimulation services increased well costs by millions of dollars compared with conventional, vertical wellbores. Despite impressive cost savings across the US, non-core unconventional assets have been among the main casualties of the current energy crisis. Even core areas of the prolific Eagle Ford and Williston Basins saw market declines in active rigs.

Those declines may have finally hit bottom. The last four Baker Hughes rig count updates have horizontal rigs targeting oil at 248, 249, 249 and 257 units. Larger unconventional drillers have stated that $50/bbl WTI will be enough for them to add rigs to the fleet, albeit in modest numbers, a price now within reach. While vertical rigs continue to decline slightly, the US service sector has now reached, or very nearly reached, what appears to be the trough. This is good news for oilfield employment with data suggesting up to 200 workers are employed for each active rig, either directly or indirectly.

While the unconventional oilfield services and new equipment sectors appear to have finally hit the lowest point in the cycle, their path to profitability remains distant. The balance of 2016 is set to remain testing as the unconventional rig count grinds upward.

 


isa77_Jouarre's insight:

Un article publié dans "Shale-Gas info", le journal professionnel des producteurs de gaz et de pétrole de schiste.

Après un rappel de quelques chiffres (1931 foreuses en activité en septembre 2014, 408 en mai 2016) l'article insiste sur la vie difficile des entreprises du secteur. 

D'après l'article il semblerait que la pire situation a été atteinte. En ce qui concerne les équipements permettant d'obtenir des forages horizontaux, les chiffres semblent se stabiliser. Ce qui n'est pas le cas encore pour les foreuses ne produisant que des puits verticaux. 

Il suffit d'attendre quelques mois pour savoir si le rédacteur de l'article dit vrai…



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l'Apel57 a déposé 6 recours au T.A. de Strasbourg contre les autorisations de forage données à EGL

Communiqué de presse : L’APEL57 vient de déposer en date du 23 mai 2016, 6 recours (3 référés en suspension + 3 référés en Annulation) devant le Tribunal Administratif de Strasbourg à l’encontre des trois arrêtés préfectoraux pris par le Préfet de Moselle  autorisant : les forages de gaz de couche par la société EGL/Française de l’Energie sur les communes de Longeville les st Avold , Zimming et Lachambre. L’association APEL57 a décidé d’utiliser tous les moyens juridiques et légaux pour mettre un terme à ces projets qui vont à l’encontre des intérêts vitaux et écologique des habitants de ces communes. Le 29 mars 2016, la société European Gas Limited, renommée Française de l’Energie, a obtenu de la préfecture de Moselle l’autorisation de forer des puits d’extraction de gaz de couche à Zimming (6 puits), Longeville-Lès-Saint-Avold (6 puits) et Lachambre (2 puits). Le gaz de couche est un hydrocarbure non-conventionnel piégé dans des couches de charbon très peu perméables. À ne surtout pas confondre avec le gaz de mine, qui, lui, est extrait par simple pompage dans d’anciennes mines désaffectées, comme dans le Nord-Pasde-Calais. Si les deux sont parfois appelés « gaz de houille », celui que la Française espère trouver en Moselle est bien du gaz de couche : un hydrocarbure de roche-mère, proche cousin du gaz de schiste, accessible par des forages dirigés (horizontaux), et dont l’extraction ne peut devenir rentable qu’en «stimulant» la roche par la technique de la fracturation hydraulique. Même en phase de test, l’impact environnemental de cette industrie peut être lourd : menaces sur la nappe phréatique, sur la qualité des sols, sismicité induite. Car ces forages profonds traverseront, à Longeville et à Zimming, 12 fois la nappe phréatique, et nécessiteront l’injection de nombreuses substances nocives dans le sol (soude caustique notamment). Sans compter que le méthane, qui sera rejeté dans l’atmosphère avant son exploitation, est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2. Considérant que l’arrêté préfectoral autorisant ces forages ne tient pas suffisamment compte de ces risques, et ne prévoit aucun réel contrôle des installations de la Française de l’Energie, l’Association pour la Préservation de l’Environnement Local en Moselle (APEL57) vient de déposer au Tribunal Administratif de Strasbourg des recours en annulation et en suspension contre les trois arrêtés préfectoraux. Et espère protéger ainsi un secteur qui n’a déjà que trop subi les pollutions industrielles



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Constructing shale gas sites - Algorithm reduces environmental impact at reasonable expense

  • Date :   June 3, 2016
  • Source :   National Institute for Mathematical and Biological Synthesis (NIMBioS)

Extracting gas from shale rock not only causes environmental disturbances below ground, the surface infrastructure required to drill the wells can cause a variety of problems above ground, from fragmenting fragile habitats, eroding soil, degrading freshwater systems and displacing rare species.

Minimizing the environmental consequences above-ground is possible, but at a cost to the developers. However, a new study suggests that the additional cost to developers is far smaller than the savings made to the environment.

The study, which appears in Conservation Biology, found that on average, for a 20 percent increase in costs, developers could reduce surface-level environmental impacts by more than a third.

To quantify the costs of avoiding environmental impacts, the researchers developed a novel algorithm to plan the construction of well pads, access roads, and pipelines at 84 sites in Pennsylvania. With close to 10,000 drilled wells, Pennsylvania was chosen as a representative state for shale energy development in the eastern U.S.

The algorithm in the study plans infrastructure much the way developers do, adhering to regulations and developer practices. However, it plans infrastructure with protecting the environment as a primary goal. The researchers synthesized findings across their study sites to find the relative cost of avoiding impacts by some amount.

Other studies have quantified the environmental impacts of shale gas surface infrastructure, but this study is the first of its kind to quantify the trade-offs between costs of development and its environmental impacts by explicitly planning infrastructure at sites.

While the study found that developers could reduce environmental impacts at a relatively small cost, the results were dependent on the attributes of the site. Some impacts were easier and therefore less costly to avoid than others. For example, the study found that a large portion of environmental impacts could be avoided by steering development away from habitats associated with rare species.

Because the results depended on attributes of the site, a one-size-fits all approach to regulating infrastructure development, which is the common approach, may not necessarily be effective.

"The types of impacts and developers' ability to avoid them changes from site to site, and this means forcing all developers to adhere to a uniform standard like we see in many places today could be unnecessarily restrictive. Other, more flexible alternatives exist that could reduce environmental impacts across developers for the same or less cost," said the study's lead author Austin Milt, who conducted the research while a graduate research assistant at the National Institute for Mathematical and Biological Synthesis.


isa77_Jouarre's insight:

Quand les scientifiques se penchent sur les questions de réduction des impacts environnementaux…

Une réponse algorithmique pour faire face aux dégâts de la fracturation hydraulique. Pour s'apercevoir que "La" réponse-type n'est sans doute pas efficace, les résultats étant très dépendants de la spécificité de chaque lieu. 

Et si la solution c'était tout simplement de laisser le gaz et le pétrole de schiste là où ils se trouvent, sans y toucher?



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BreakFree - Camp Lorraine 2016 - 19 au 21 août 2016 à Volmerange-lès-Boulay en Lorraine


10.06.16. - Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80% des réserves fossiles déjà connues pour ne pas dépasser les 2°C de réchauffement, les entreprises pétro-gazières n’ont pas pris la mesure du désastre et poursuivent imperturbablement leur sinistre business.

Les forages d'exploration sur les énergies extrêmes (gaz de schiste, gaz de couche, sables bitumineux...) se multiplient avec la complicité des gouvernements, bien que les dégâts sur l’environnement et sur le climat ne soient plus à démontrer.

De plus, la signature des traités transatlantiques consacrerait l'exploitation de ces énergies fossiles et de nombreux candidats à l’élection présidentielle de 2017 annoncent qu’ils souhaitent abroger la loi qui interdit la fracturation hydraulique en France.

En Lorraine, la société European Gas Limited/Française de l'Énergie a déjà obtenu l'autorisation de forer 14 puits d'exploration de « gaz de couche » (gaz issu du charbon) et se projette dans la perspective délirante d'exploiter 200 autres forages en Lorraine et 150 dans le Nord, dans les 10 ans à venir.

Par ailleurs, celle-ci a déposé un dossier de demande de cotation en bourse, ce qui révèle le caractère purement financier de ce projet qui vise essentiellement à la valorisation de l'entreprise : augmentation du portefeuille de permis, certification de nouvelles réserves gazières, OPA sur d’autres entreprises...

Continuer dans la logique de l’extractivisme forcené, au mépris total des engagements pris lors de la COP21 montre assez clairement la volonté de nos politiques de tout mettre en œuvre pour ne rien changer.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés ; le week-end du 13 mai dernier, plus de 2000 militants paralysaient une mine de charbon, au nord-est de l’Allemagne.

Exploitation des énergies extrêmes

Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain !

 

 

Pour tout renseignement : [email protected]


isa77_Jouarre's insight:

N'oubliez pas de faire un tour régulièrement sur http://camplorraine2016.webnode.fr/, vous y trouverez les informations pratiques du Camp Lorraine 2016. 



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Mai 2016 - foreuses en activité

07.06.16. - Baker Hughes a publié les chiffres du mois de mai 2016:

”The average U.S. rig count for May 2016 was 408, down 29 from the 437 counted in April 2016, and down 481 from the 889 counted in May 2015”


isa77_Jouarre's insight:

29 foreuses ont disparu en mai 2016, sur le sol américain. Il y en avait 437 en Avril 2016, il n'y en n'a plus que 408 le mois suivant. 

Un an auparavant il y avait 889 foreuses en activité. Soit plus de 50% de pertes…

Même si le prix du baril remontait rapidement, la disparition des foreuses en activité ne permettrait pas une reprise immédiate des forages. 



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Police find no evidence of McClendon suicide

08.06.16. - When Aubrey McClendon drove his Chevy Tahoe into a bridge the day after he was indicted for allegedly rigging the price of oil and gas leases, suspicions arose that he had killed himself.

But a two-month probe by Oklahoma Police has found nothing to suggest the Chesapeake Energy founder committed suicide.

"Our investigators found no information that this was anything other than a car accident," Captain Paco Balderrama said, but "we may never know 100% what happened."


isa77_Jouarre's insight:

L'ancien patron de Chesapeake mort, en mars 2016, au volant de sa Chevrolet, quelques heures après sa mise en examen ne se serait pas suicidé. C'est donc juste une voiture qui s'encastre sur une des piles du pont. Mais comme dit le policier en charge de l'enquête, "on ne saura jamais à 100% ce qui est arrivé". 



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La Française de l'Energie : s'introduit en bas de fourchette


10.06.16. -  La Française de l'Energie annonce son introduction en bourse sur le compartiment C du marché réglementé d'Euronext à Paris, en levant 37,5 millions d'euros par voie d'augmentation de capital. Le prix de l'offre a été fixé à 27 euros par action. Au total le nombre d'actions émises s'établit à 1.388.889. Sur la base d'un total de 5.065.174 actions à admettre aux négociations et d'un prix par action de 27 euros, la valorisation boursière de La Française de l'Energie s'élève à 137 ME à l'issue de l'opération. […]. Les actions commenceront à être négociées sous forme de promesses d'actions à partir du 13 juin à 9h et ce jusqu'au 14 juin 2016. Les actions émises sur conversion des obligations convertibles émises par la société, soit un nombre de 449 665 actions, seront émises le même jour. Les actions seront ensuite négociées sur Euronext Paris sous une ligne de cotation unique Française Energie dès l'ouverture des négociations le 15 juin.



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Introduction en bourse de La Française de l’Energie

10.06.2016 - 
  • Prix de l’Offre fixé à 27 € par action
  • Emission de 1 388 889 actions nouvelles pour un montant de 37,5 millions d’euros
  • Fonds levés pour financer l’acquisition de Gazonor, le remboursement de certains prêts d’actionnaires (dont un prêt consenti par EGLUK) et des investissements pour la mise en production des activités de gaz de charbon en Lorraine
  • Valorisation de 137 M€

La Française de l’Energie (Paris:LFDE) (« La Française de l’Energie »), acteur de référence dans le secteur du gaz en France, annonce aujourd’hui son introduction en bourse sur le compartiment C du marché réglementé d’Euronext à Paris, en levant 37,5 M€ par voie d’augmentation de capital.

Le prix de l’offre à prix ouvert (l’« OPO ») et du placement global et ensemble avec l’OPO, l’ « Offre » a été fixé à 27 € par action. Au total le nombre d’actions émises s’établit à 1 388 889, permettant la réalisation d’une augmentation de capital de 37,5 M€. Sur la base d’un total de 5 065 174 actions à admettre aux négociations et d’un prix par action de 27 €, la valorisation de La Française de l’Energie s’élève à 137 M€ à l’issue de l’opération.

Julien Moulin, Président-directeur général de La Française de l’Energie déclare :

« Nous sommes heureux de la réalisation de l’introduction en bourse de La Française de l’Energie sur Euronext Paris. Nous tenons tout d’abord à remercier tous nos actionnaires historiques qui nous ont renouvelé leur confiance et ont démontré un soutien continu pour notre stratégie. Nous tenons également à remercier chacun de nos nouveaux actionnaires, particuliers ou professionnels, qui ont placé leur épargne et leur confiance dans notre projet unique qui permet de développer une production d’un gaz local plus propre, au bénéfice des territoires sur lesquels nous opérons. La qualité de la base d’investisseurs est un autre aspect positif de cette levée de fonds. Avec le financement de RGreen Invest, cette levée de fonds marque une étape importante dans notre stratégie de développement et va nous permettre de nous concentrer sur l’implémentation de notre développement en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais


isa77_Jouarre's insight:

Sur les 37,5 millions d'euros, quelle est la part versée par les actionnaires à l'origine de cette levée de fonds (Moulin, Chalopin, etc) ? 

Y a-t-il des collectivités locales qui sont tombées dans le piège? 

 



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Gaz de schiste : l’alerte


11.06.16. - A Montpellier, le colloque était destiné aux élus. Mais ils n'étaient qu'une vingtaine.

L' association No fracking France organisait vendredi à la faculté d'économie de Montpellier un colloque à destination des élus locaux. Le géologue canadien Marc Durand a fait le déplacement pour l'événement.

Vos recherches portent sur la non-étanchéité des puits...

Sur les 30 forages qui ont été effectués entre Québec et Montréal, 5 % fuyaient, dont deux majeurs où il est question de plusieurs litres à la seconde. Ce sont des puits de méthane, qui a un pouvoir à effet de serre 86 % plus fort que le CO2. Et il s'agit de puits neufs. Le plus préoccupant, c'est que la proportion atteint 50 % de fuites sur les 15 000 puits aux États-Unis, quinze ans après le démarrage, une fois qu'ils ont été abandonnés et que la corrosion s'est installée.

Vous dites aussi qu'il reste beaucoup de gaz et de pétrole une fois l'exploitation terminée...

2 % seulement du pétrole sont captés. On peut récupérer plus de gaz, environ 20 %. On ferme le puits parce que le débit n'est plus assez intéressant pour l'exploitant, mais il ne tombe pas à zéro. Le gaz va remettre en pression les puits qui eux-mêmes vont se corroder et devenir peu étanches... C'est la recette pour un coût astronomique qui va être celui que les prochaines générations devront gérer.

Et le coût incombera à l'État ?

Les puits abandonnés sont transférés à l'État. C'est le cas chez nous au Québec et chez vous en France. L'exploitant n'a qu'un bail. Ça coûte parfois des dizaines de millions d'euros pour réparer et boucher une fois qu'une fuite est amorcée. Aux États-Unis, les propriétaires des terrains du Dakota du Nord sont propriétaires du pétrole qu'il y a dessous. Ils ont tout intérêt à vendre leur âme au diable, ils touchent des milliers de dollars. Mais pour les années futures, leurs voisins pourront les poursuivre pour contamination de l'eau potable ou de celle qui alimente le bétail. Les avocats américains ont un très beau terrain de pratique pour la prochaine génération.

Vous qui étudiez la question depuis six ans, comment lisez-vous la stratégie des pétroliers ?

A. Ils ne font pas de recherches, par exemple, pour voir en combien de temps les puits se dégradent. Au Québec, ils ont embauché un ancien Premier ministre et un ancien ministre de l'Environnement pour servir de porte-parole.... Ils ont fait long feu parce que l'opposition populaire était telle qu'ils y ont perdu des plumes. Les pétroliers ont payé la rénovation de clochers pour se mettre le curé de leur côté, ils financent des recherches aux États-Unis pour contrer les quelques oppositions, pour masquer le problème. C'est le même combat qu'à l'époque dans les liens entre tabac et cancer.


isa77_Jouarre's insight:

C'est bien dommage que seulement une vingtaine de personnes aient pu profiter de l'intervention de Marc Durand.

Il faut espérer qu'il n'a pas trop été déçu par cette faible participation et qu'il acceptera de revenir s'il est invité par une association ou un collectif local.

Plus d'une centaine de personnes étaient venues écouter son intervention à St-Cyr-sur-Morin en Seine-et-Marne en 2013. 

 



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Dans l’Arctique canadien, Shell fait place à un parc maritime


09.06.16. - Shell vient de céder ses droits de prospection dans l’Arctique canadien à une ONG environnementale. Pour la région, c’est une bonne nouvelle. Pour la multinationale, un pas de plus pour s’adapter à la baisse des prix du pétrole.

Après s’être retiré de l’Alaska, Shell abandonne ses forages en Arctique. Le géant pétrolier a cédé le 8 juin ses permis de prospection sur une zone côtière de l’Arctique canadien à une organisation environnementale, la Nature Conservancy, rapporte le Financial Post. L’ONG ayant à son tour rétrocédé les permis au gouvernement canadien, l’espace de 8 625 kilomètres carrés dans le détroit de Lancaster a toutes les chances de devenir un parc de conservation naturel maritime.

Le projet de parc naturel marin s’étend sur 44 500 kilomètres carrés, soit la quasi-totalité du détroit qui relie l’Atlantique Nord à l’océan Arctique. Cette zone maritime pour laquelle Shell détenait les permis depuis quarante ans est prisée par nombre de mammifères marins tels que le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, mais aussi l’ours polaire et d’importantes colonies d’oiseaux polaires, précise Radio Canada. “Des Inuits ont chassé dans la zone depuis des générations et continuent à le faire.”

Le site phys.org rappelle de son côté que le groupe néerlando-britannique réduit ses prospections un peu partout dans le monde. “Face à la baisse des prix du pétrole, Shell pourrait abandonner jusqu’à dix pays dans le cadre de son plan de cession d’actifs dans les secteurs du pétrole et gaz à hauteur de 10 %.” Une annonce dans ce sens a été faite mardi 9 juin.  


isa77_Jouarre's insight:

Suffisemment rare pour être retenu! Un pétrolier qui rend son permis et qui cède les territoires impactés à une ONG pour en faire un parc naturel maritime.



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Le gaz de schiste américain et la sécurité énergétique en Europe

10.06.16. - En mai 2016, la ministre française en charge de l’énergie Ségolène Royal a annoncé vouloir interdire les importations par Engie et EDF de gaz de schiste provenant des États-Unis. Les deux énergéticiens avaient précédemment conclu des contrats d’approvisionnement en GNL (gaz naturel liquéfié) portant sur des cargaisons à livrer à partir de 2018 (1). Selon Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l’Institut Thomas More, cette décision serait « funeste » pour la sécurité énergétique européenne.

Dans une note en 10 points clés publiée cette semaine, il rappelle entre autres que l’ouverture d’une route « Nord Atlantique du gaz » constitue un moyen de diversifier l’approvisionnement gazier (aux côtés du « corridor sud » de la Caspienne et à plus long terme des importations depuis la Méditerranée orientale). En mars 2014 déjà, Barack Obama avait présenté le gaz américain comme une alternative possible aux importations de gaz russe en cas de rupture de cette voie d’approvisionnement. Pour rappel, la Russie assure près de 40% des importations européennes de gaz naturel.

Les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de gaz naturel en 2009 grâce à l’exploitation de leurs ressources d’hydrocarbures non conventionnels (en ayant recours à la technique de fracturation hydraulique, interdite en France par la loi du 13 juillet 2011). En 2015, le pays a produit 767,3 milliards de m3 de gaz, soit autant que les 2e et 3e producteurs mondiaux réunis (la Russie avec 573,3 Gm3 et l’Iran avec 192,5 Gm3).

Jean-Sylvestre Mongrenier note qu’il est très peu probable que Moscou interrompe ses flux de gaz vers l’Europe tant le pays est lui-même dépendant à l’égard de ce marché : le pétrole et le gaz naturel conditionnent la moitié du budget de la Russie et l’Europe absorbe 86% des exportations russes de gaz. La situation actuelle de diversification des voies possibles d’approvisionnement a d’ailleurs permis à des compagnies européennes importatrices de négocier avec Gazprom une baisse des tarifs gaziers.

Les prix peu élevés du gaz naturel pourrait expliquer en partie « l’apparent désintérêt » actuel du gouvernement français pour l’importation de gaz de schiste selon le chercheur de l’Institut Thomas More. Ce dernier met toutefois en garde au sujet d’une future remontée des prix face à la baisse des investissements dans l’exploration et la production. Il appelle les pays européens à se préparer au nouveau contexte géopolitique gazier en misant sur « l’ouverture au grand large » avec le GNL américain.


isa77_Jouarre's insight:

La sécurité énergétique ? A quel prix? Pour combien de temps? Décidément, les logiques financières capitalistiques sont très très "court-termistes". 

Ce qui est certain c'est que B.Obama a tout intérêt à vendre le gaz américain produit à perte mais subventionné par les Américains!



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Gaz de schiste : l'alerte - Midi Libre

Google actu "Schiste" - sam, 11/06/2016 - 11:27

Midi Libre

Gaz de schiste : l'alerte
Midi Libre
A Montpellier, le colloque sur le gaz de schiste était destiné aux élus ce vendredi 10 juin. Mais ils n'étaient qu'une vingtaine. Réactions... L'association No fracking France organisait ce vendredi à la faculté d'économie de Montpellier un colloque à ...

Pétrole. Dans l'Arctique canadien, Shell fait place à un parc maritime

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 11/06/2016 - 08:42
PÉTROLE. DANS L'ARCTIQUE CANADIEN,
SHELL FAIT PLACE À UN PARC MARITIME

Shell vient de céder ses droits de prospection dans l'Arctique canadien à une ONG environnementale. Pour la région, c'est une bonne nouvelle. Pour la multinationale, un pas de plus pour s'adapter à la baisse des prix du pétrole.

Après s'être retiré de l'Alaska, Shell abandonne ses forages en Arctique. Le géant pétrolier a cédé le 8 juin ses permis de prospection sur une zone côtière de l'Arctique canadien à une organisation environnementale, la Nature Conservancy, rapporte le Financial Post. L'ONG ayant à son tour rétrocédé les permis au gouvernement canadien, l'espace de 8 625 kilomètres carrés dans le détroit de Lancaster a toutes les chances de devenir un parc de conservation naturel maritime.

Le projet de parc naturel marin s'étend sur 44 500 kilomètres carrés, soit la quasi-totalité du détroit qui relie l'Atlantique Nord à l'océan Arctique. Cette zone maritime pour laquelle Shell détenait les permis depuis quarante ans est prisée par nombre de mammifères marins tels que le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, mais aussi l'ours polaire et d'importantes colonies d'oiseaux polaires, précise Radio Canada. “Des Inuits ont chassé dans la zone depuis des générations et continuent à le faire.”

Le site phys.org rappelle de son côté que le groupe néerlando-britannique réduit ses prospections un peu partout dans le monde. “Face à la baisse des prix du pétrole, Shell pourrait abandonner jusqu'à dix pays dans le cadre de son plan de cession d'actifs dans les secteurs du pétrole et gaz à hauteur de 10 %.” Une annonce dans ce sens a été faite mardi 9 juin.

Lire l'article sur Courrier International.com

Le gaz de schiste américain et la sécurité énergétique en Europe - Connaissance des Énergies

Google actu "Schiste" - ven, 10/06/2016 - 16:01

Connaissance des Énergies

Le gaz de schiste américain et la sécurité énergétique en Europe
Connaissance des Énergies
En mai 2016, la ministre française en charge de l'énergie Ségolène Royal a annoncé vouloir interdire les importations par Engie et EDF de gaz de schiste provenant des États-Unis. Les deux énergéticiens avaient précédemment conclu des contrats ...

Lutte contre le TTIP (TAFTA), l’AECG et le mécanisme de RDIE : les enseignements du Canada en vidéo avec l’ALENA

Gaz de Schistes Provence - jeu, 09/06/2016 - 11:24

Cette vidéo est archivée dans  la catégorie de liens « 09 – Films/Vidéos » disponible en déroulant la page d’accueil. Les liens sont sur la droite.

Jean-Luc

 

Le présent document a pour objet de servir d’avertissement aux Européens qui se soucient de la santé de leur peuple, de la résilience de leurs communautés, du destin de leurs services publics et de la protection de leurs ressources naturelles.

En 1989, le Canada et les États-Unis ont signé l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ). En 1994, les deux pays et le Mexique ont signé l’Accord de libre-échange nordaméricain (ALENA). Ces deux accords donnaient le ton à la nouvelle génération d’accords commerciaux bilatéraux et régionaux, et créaient un modèle toujours largement appliqué par la plupart des gouvernements.

Dans le cadre de l’ALÉ, le Canada a perdu la majeure partie de son assise manufacturière, car les multinationales américaines ont fermé leurs usines canadiennes et les ont délocalisées. Le Canada a également cédé le contrôle règlementaire de ses réserves d’énergie. L’ALENA a introduit une nouvelle disposition, le règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE, ou ISDS pour « investor-state dispute settlement »), en vertu duquel les multinationales des trois pays auraient le droit de poursuivre les gouvernements pour des modifications apportées à des lois, politiques ou pratiques ayant un impact négatif sur leur résultat net.

L’héritage de l’ALENA est bien vivant et bien présent dans le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP, pour « Transatlantic Trade and Investment Partnership ») entre l’Union européenne et les États-Unis, et l’Accord économique et commercial global (AECG) signé entre l’Union européenne et le Canada. Alors que ces accords exagèrent les prévisions budgétaires découlant des échanges commerciaux de plusieurs façons, ils contiennent tous deux des dispositions relatives au mécanisme de RDIE, qui sont particulièrement controversées en Europe.

En conséquence de l’ALENA, le Canada est le pays du monde développé qui a fait l’objet du plus grand nombre de poursuites en vertu du mécanisme de RDIE, et les Canadiens ont une histoire importante à partager avec les Européens alors qu’ils luttent contre le TTIP et l’AECG. Le présent document a pour objet de servir d’avertissement aux Européens qui se soucient de la santé de leur peuple, de la résilience de leurs communautés, du destin de leurs services publics et de la protection de leurs ressources naturelles.

 


Libre-échange : l’astuce de Bruxelles pour expédier l’accord Ceta, cousin du Tafta

Gaz de Schistes Provence - jeu, 09/06/2016 - 01:29

Source : Marianne. Mercredi 08 Juin 2016 à 10:11

 Louis Hausalter La Commission européenne aimerait se passer de l’avis des parlements nationaux pour ratifier l’accord de libre-échange conclu avec le Canada. Un signe que la contestation croissante du Tafta, autre traité en cours de négociation, donne des sueurs froides à Bruxelles. Une manifestation contre le Tafta et le Ceta à Bruxelles, en octobre 2015. – Martin Meissner/AP/SIPA

C’est le petit cousin du Tafta, le traité de libre-échange transatlantique actuellement négocié entre l’Union européenne et les Etats-Unis, mais dont la raison d’être est de plus en plus contestée. Son sigle à lui est Ceta, pour Comprehensive Economic Trade Agreement. Cet accord a été conclu en septembre 2014 entre l’UE et le Canada, mais il doit désormais être ratifié pour entrer en vigueur. Pressée d’en finir – et inquiète de l’audience grandissant des opposants à ce type d’accord – la Commission européenne cherche à accélérer le processus. Selon , Bruxelles envisage en effet de se passer de l’avis des 28 parlements nationaux de l’Union…

Cette petite astuce repose sur une subtilité juridique. La Commission européenne est compétente pour négocier et signer des traités avec d’autres pays. Lorsqu’un accord est conclu, deux possibilités existent. Soit le texte ne concerne que des compétences exclusives de l’UE : pour entrer en vigueur, il lui suffit alors d’être validé par le Conseil (qui rassemble les gouvernements des 28) et le Parlement européen. Soit l’accord touche aussi à des compétences qui relèvent des Etats : dans ce cas, il doit être approuvé par chacun des 28 parlements nationaux pour être ratifié. Et si l’un d’entre eux n’est pas d’accord, il faut tout recommencer…

Epreuve d’obstacles

Autant dire que Bruxelles aimerait s’épargner cette épreuve d’obstacles, alors que les parlements wallon, hollandais et luxembourgeois ont récemment manifesté leurs inquiétudes quant au Ceta. La Commission a donc demandé à son service juridique si ce dernier ne pouvait pas être considéré comme un accord qui n’empiète pas sur les compétences des Etats. La réponse est attendue pour la mi-juin. Si elle est positive, la Commission demandera en juillet aux gouvernements des Etats membres s’ils sont eux aussi disposés à se passer de l’avis des parlements nationaux, auquel cas le Ceta pourrait être ratifié d’ici à la fin de l’année. Le problème, c’est que les 28 ne sont eux-mêmes pas tellement en phase sur le sujet… Un groupe emmené par le Royaume-Uni plaide pour aller vite, mais s’oppose à la plupart des autres Etats membres – dont la France – qui souhaitent que les parlements nationaux soient consultés. Pour le Ceta, l’été sera chaud.

 

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Entre risque nucléaire et gaz de schiste, l’inquiétant projet de gazoduc d’Engie dans la vallée du Rhône

Gaz de Schistes Provence - jeu, 09/06/2016 - 00:01
source: observatoire des multinationales

8 juin 2016

Eridan : c’est le nom d’un projet de gazoduc porté par GRTgaz, filiale d’Engie, qui doit s’étendre sur 220 kilomètres dans la vallée du Rhône, pour un coût estimé à 620 millions d’euros. Un projet « aberrant », selon ses critiques, qui passe à proximité de plusieurs sites nucléaires, et dont l’utilité est sujette à caution en raison de la baisse de demande de gaz et des impératifs de la transition énergétique. En arrière-plan se profile la stratégie des géants de l’énergie, comme Total et Engie, pour maintenir leurs positions, et la perspective d’importation massive de gaz de schiste américain … voire d’exploitation future du gaz de schiste français. Enquête de Mediapart.

Le projet de gazoduc Eridan doit relier Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), à proximité des terminaux méthaniers de Fos-sur-Mer au nord de la Drôme, sur 220 kilomètres. Sur son tracé, les sites nucléaires de Marcoule et du Tricastin, ainsi, non loin, que ceux de Cruas et Romans-sur-Isère, mais aussi la plaine de la Crau et d’autres zones agricoles et viticoles.

Pourquoi un tel projet, alors que la demande de gaz tend à diminuer en France et que les objectifs de la loi sur la transition énergétique devraient réduire les besoins futurs d’importation de gaz ?

Initié sous Sarkozy, validé sous Hollande : pourquoi l’État s’entête-t-il à vouloir faire entrer au chausse-pied Eridan dans la vallée du Rhône ? « C’est la continuité des lobbys », lance Michèle Rivasi. Les multinationales du secteur se précipitent en effet sur le gaz. Leur stratégie : le faire accepter comme un élément central de la transition énergétique. « Il émet deux fois moins de CO2 que le charbon et 30 % de moins que le pétrole », vante Jérôme Ferrier. Cet ancien cadre de Total préside l’Association française du gaz (AFG), le lobby du méthane. Malgré son discours, son énergie n’en reste pas moins fossile et autrement plus polluante que l’éolien ou le solaire. « On ne pourra pas tout miser sur le renouvelable », coupe-t-il. Depuis les bureaux de l’AFG à Neuilly-sur-Seine, il justifie Eridan avec la méthode Coué : « Anticipons les besoins futurs. » Pas sûr que les consommateurs l’entendent de cette oreille. Au bout du compte, ce sont eux qui paieront en majeure partie cet investissement estimé à 620 millions d’euros.

Dans leur croisade, les gaziers peuvent compter sur Bruxelles. L’Union européenne encourage tous azimuts le développement du réseau de gazoducs, avec à la manœuvre l’Espagnol Miguel Arias Cañete, commissaire à l’énergie. Coïncidence ? Son pays ambitionne de devenir la porte d’entrée du gaz (en provenance d’Afrique et d’Amérique) consommé en Europe. Mais faute de connexion de taille, les nombreux terminaux méthaniers espagnols tournent au ralenti. À moins que… Depuis des mois, Cañete tente d’imposer à la France un gazoduc géant, baptisé MidCat. Il traverserait les Pyrénées près de Perpignan. Or de ce projet dépend l’avenir d’Eridan, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). La CRE est déterminante pour les habitants de la vallée du Rhône : elle autorise ou non les investissements prévus pour les grandes infrastructures énergétiques. « Si on fait MidCat, il faut faire Eridan pour permettre au gaz de transiter vers le reste de l’Europe. Seulement, d’après nos simulations, rien ne justifie cette très coûteuse [trois milliards d’euros] liaison avec l’Espagne », déclare à Mediapart son président, Philippe de Ladoucette. Pour autant et contre toute logique, la CRE refuse d’abandonner Eridan. Au contraire ! Elle a encouragé GRTgaz à décrocher toutes les autorisations nécessaires à sa construction. « On ne sait jamais. Eridan est un projet en couveuse. On le garde sous le coude en fonction des évolutions futures », assume Philippe de Ladoucette.

En attendant, sous l’épée de Damoclès, des opposants s’interrogent sur le lien entre Eridan et l’exploitation des gaz de schiste. Le gazoduc longera le permis d’exploration de Montélimar. Sur ce vaste périmètre qui s’étend du sud de Valence au nord de Montpellier, Total a théoriquement le droit de fouiller le sous-sol à condition de ne pas procéder par fracturation hydraulique, technique interdite en France. Pour le moment, les industriels n’ont pas élaboré d’alternative. Le gazoduc rhodanien aurait-il néanmoins un objectif officieux ? « Eridan a été pensé en 2007 alors que personne ne parlait des gaz de schiste », balaie Georges Seimandi, agacé. « Au début des années 2010, les plans décennaux de GRTgaz mentionnaient clairement l’exploitation des gaz des schiste comme un but à terme. Et, c’est un fait, le tracé d’Eridan passe à proximité de zones où on en trouve », soulève à l’inverse Jean-Pierre Gautry, chargé de mission pour le collectif Alternative gazoduc Fos-Dunkerque. Rien de farfelu à rapprocher les deux sujets, estime Michèle Rivasi. « Il suffit qu’on change de gouvernement pour que l’exploration soit relancée, prédit l’écologiste. Or, l’une des problématiques des gaz de schiste concerne leur évacuation. En construisant Eridan, GRTgaz libère son actuelle canalisation [d’une capacité quatre fois inférieure], plus commode à alimenter. »

Lire l’intégralité de l’enquête sur le site de Mediapart (abonnement)


Pour « outrepasser le droit de grève », les sites pétroliers du Havre exposés à un accident grave ?

Gaz de Schistes Provence - mer, 08/06/2016 - 23:43
source: observatoire des multinationales

1er juin 2016 par Nolwenn Weiler

C’est une répercussion inquiétante du mouvement social sur la loi travail en France. La CGT accuse les entreprises pétrolières présentes dans le port du Havre, à commencer par Total et ExxonMobil, de continuer à faire fonctionner leurs installations « dans des conditions périlleuses » malgré la grève d’une grande partie du personnel qui devrait entraîner la mise en veille de ces sites. Horaires de travail à rallonge pour les non-grévistes, cadres faisant le travail de techniciens… Pour le syndicat, ces pratiques font courir le risque d’un accident « type AZF ».

L’alerte a été envoyée ce 30 mai à Jacques Vernier, président du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT), rattaché au ministère de l’Environnement [1]. Cette alerte signale un risque d’accident majeur, type AZF, sur plusieurs sites pétroliers du Havre et de sa périphérie, en Normandie : la plateforme d’ExxonMobil à Notre-Dame de Gravenchon, celle de Total à Gonfreville et sur le terminal pétrolier du Havre géré par la compagnie industrielle maritime (CIM). Signé par Pascal Servain, président de la Fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic-CGT) et membre du CSPRT, le texte précise que « la CGT a constaté un non-respect de la réglementation du travail et de la réglementation qui concerne les installations classées pour outrepasser le droit de grève et tenter de produire dans des conditions périlleuses ».

« Dans le port du Havre, certains cadres s’occupent de manœuvrer les bateaux, ce n’est pas leur travail !, s’inquiète Pascal Servain. Ce sont des techniciens spécialisés qui doivent le faire. Il y a des risques d’explosion, des risques d’incendies, des risques de pollution. » Il signale par ailleurs des durées de travail illégales et irraisonnables, « jusqu’à 72 heures d’ affilée nuit et jour à la CIM pour certains non-grévistes » ! Jean-Paul Lecoq, maire communiste de Gonfreville, et vice-président de la communauté de l’agglomération havraise, délégué aux risques majeurs et à l’environnement industriel, est en contact permanent avec les salariés des sites classés. « À la CIM, les salariés grévistes nous expliquent qu’il y a 17 cadres dans l’entreprise depuis une semaine. Ils mangent et dorment là. Normalement, pour garantir la sécurité de ce site, il faut être trente ! De plus, les cadres ne connaissent pas l’entreprise comme les salariés. »

« On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! »

Pascal Servain mentionne par ailleurs l’allongement des durées de travail des salariés qui effectuent les « trois-huit » (trois fois huit heures) sur les plate-formes d’ExxonMobil à Notre-dame de Gravenchon ou de Total à Gonfreville. « Au lieu de travailler 8 heures d’affilée, les gars bossent parfois plus de 12 heures. On peut facilement imaginer que quelqu’un qui a travaillé de 22h à 10h du matin est dans un état de fatigue qui altère ses capacités de réaction en cas de pépin. On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! » À Notre-Dame-de-Gravenchon, la plate-forme comprend une raffinerie, qui produit du gaz, de l’essence, du kérosène, des gazoles, des fiouls lourds et fiouls domestiques. Elle fabrique également des huiles de base pour la chimie. Le site comprend par ailleurs plusieurs unités pétrochimiques, où l’on conçoit des caoutchoucs synthétiques ou des résines de pétrole. « On est occupés en permanence à gérer des conflits de risques avec les produits que l’on traite », rappelle Pascal Servain.

Jean-Paul Lecoq a transmis l’alerte à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), service du ministère de l’Écologie chargé de s’assurer que les conditions de travail et de production dans les usines des sites classés respectent bien la règlementation. « J’aimerais que l’État me fasse un retour sur les risques évoqués, explique l’élu communiste. En tant que maire, je suis chargé d’assurer la sécurité de mes concitoyens. La semaine dernière, une alerte m’a été transmise par les salariés grévistes d’une usine d’engrais de l’entreprise Yara, située sur ma commune. C’est le même genre d’usine qu’AZF ! J’ai prévenu la Dreal qui a aussitôt été sur place. Depuis l’usine a été sécurisée, la production a été mise en veille. » L’élu doit rencontrer les services de l’État ce mardi après-midi.

« Tout cela, c’est une question de fric, assure Pascal Servain. Ils veulent produire à tout prix, pour ne pas perdre d’argent. Normalement, dans les raffineries, à chaque grève, il y a un protocole. Les grévistes discutent avec la direction pour savoir quelles unités on arrête. Arrêter une raffinerie, c’est un gros chantier. Là, à Gonfreville et Granvenchon, les directions ont fait traîner les choses et bafoué l’arrêté préfectoral qui décrit la façon dont les usines Seveso doivent être exploitées. » L’arrêté précise notamment le nombre de personnes minimales qui doivent être présentes pour faire fonctionner une raffinerie. « Normalement, s’il n’y a pas assez de monde, on arrête », rappelle Pascal Servain. « Il vaut mieux garantir la sécurité, quitte à limiter les stocks produits », suggère de son côté Jean-Paul Lecoq. Les directions de Total et ExxonMobil, que nous avons sollicitées au sujet de ces risques d’accidents graves, n’ont pas répondu. La direction de la CIM déclare de son côté qu’elle ne communique pas avec la presse. Silence également au sein du ministère de l’Environnement.

Nolwenn Weiler


Photo : Luc Poupard CC


8 juin: Française de l'Energie repousse son entrée en Bourse

08.06.16. - La société Française de l'Energie (ex-EGL), qui devait faire son entrée à la Bourse de Paris mercredi, fera finalement ses premiers pas sur le marché lundi prochain.

Deux actionnaires actuels du groupe ont en effet passé des ordres complémentaires, le président de l'entreprise Julien Moulin pour un montant de 571.000 euros et Jean Chalopin, pour son propre compte et celui d'autres actionnaires, pour un montant de 10 millions d'euros, qui ne figuraient pas dans le prospectus de présentation de l'opération.

Ces ordres permettaient de dépasser, sur la base du livre d'ordres au 7 juin 2016, le seuil de 37,5 millions d'euros, soit 75% du montant initial de l'offre. En conséquence il a été décidé de proroger l'offre de deux jours de négociation, note l'entreprise dans un communiqué.

Les premières négociations des actions de la société sur Euronext Paris auront lieu le 13 juin 2016, précise-t-elle.

La société, qui ambitionne d'exploiter le gaz des anciens bassins houillers dans le Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine, avait donné le coup d'envoi de son introduction en Bourse via une augmentation de capital fin mai, une opération qui pourrait lui rapporter jusqu'à 66 millions d'euros en cas d'exercice d'une clause d'extension et d'une option de surallocation


isa77_Jouarre's insight:

FDE repousse de quelques jours sont entrée en bourse, au motif que J.Moulin et J.Chalopin ont passé des ordres complémentaires. Jargon boursier qui ne fait que masquer l'échel de l'opération de J.Moulin. Il faut comprendre qu'il a trouvé 37,5 millions dont 10,5 millions sont apportés par les partenaires à l'origine de FDE. Restent une vingtaine de millions venus d'ailleurs. Quels sont ces aventuriers au grand coeur???



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Entre risque nucléaire et gaz de schiste, l'inquiétant projet de ... - Observatoire des multinationales

Google actu "Schiste" - mer, 08/06/2016 - 10:16

Observatoire des multinationales

Entre risque nucléaire et gaz de schiste, l'inquiétant projet de ...
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