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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Ils auront l’Alsace et la Lorraine !

Collectif 77 - Seine et Marne - lun, 14/10/2013 - 08:34

13 octobre 2013

Les collectifs locaux, réunis en coordination nationale à

Saint-Avold, Moselle, les 12 et 13 octobre 2013 communiquent :

 

Alors que le gouvernement se réjouit de la décision du Conseil Constitutionnel qui valide la loi du 13juillet 2011 relative

à la fracturation hydraulique, nous nous interrogeons sur la judiciarisation de la question de l’exploration et de

l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. En 2011, la loi Jacob n’avait pas été votée par l’actuelle majorité

au motif qu’elle n’était pas suffisamment rigoureuse, qu’elle permettait des expérimentations. Arrivée au pouvoir,

l’actuelle majorité n’a pas modifié cette loi. Elle a attendu une action judiciaire d’un pétrolier pour maintenant se réjouir

du contenu de la loi Jacob. Le gouvernement attendra-t-il une pression judiciaire pour nommer la commission de suivi et

d’évaluation, instaurée par cette loi, qui permettra de mettre en place les expérimentations de fracturation?

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, le gouvernement refuse de prendre position explicitement sur les transferts de

propriété (les “mutations”) de certains permis de recherche. Les industriels se sont lancés dans une débauche

d’attaques juridiques.

Ainsi, dans l’une des affaires qui l’oppose au pétrolier Hess Oil, l’absence de réponse du gouvernement le contraint (1)

à la date du 17 octobre 2013 : soit à autoriser la mutation de sept permis, soit à payer une astreinte de 2000 euros par

jour et par permis. Au moins quatre de ces permis visent explicitement la recherche d’hydrocarbures de roche-mère,

exploitables uniquement par fracturation hydraulique. Nous nous interrogeons sur la passivité chronique de ce

gouvernement qui, dans cette affaire comme dans toutes les autres (2), n’a pas présenté aux juges de dossier de

défense. Nous pensons que ce silence passif est éloquent. Le gouvernement aurait-il décidé de déléguer à la justice

ses choix politiques en la matière ?

Philippe MARTIN, ministre de l’environnement, rejettera-t-il ces demandes comme la loi l’y autorise et conformément

aux promesses du chef de l’État (3) ? De toute évidence il les signera. S’il les signe, il pourra ensuite déplorer de ne pas

avoir pu se soustraire à une décision de justice.

Les collectifs locaux se sont réunis en coordination nationale à Saint-Avold (57). Dans cette région ainsi que dans l’Est

et le Nord de la France, le gouvernement a mis fin au gel de décisions concernant les attributions et prolongations de

permis exclusifs de recherche. Par exemple, en août dernier, il a octroyé les permis dits de “Forcelles” (54) et “Seebach”

(67), il a prolongé les permis “Bleue Lorraine Sud” (57) et “Soufflenheim” (67) ; il a ouvert (en septembre) le permis

“Nord Cambrai” (59) à la concurrence, etc.

Le nouvel objectif du gouvernement serait-il d’ouvrir toute grande la porte de l’exploitation des gaz de couche aux

industriels? Dans des régions ayant un fort passé industriel, aujourd’hui faisant face à une crise profonde (Lorraine,

Nord-Pas de Calais, etc.), on fait miroiter aux populations locales “des emplois” et une exploitation “écologique”, en

jouant sur la confusion entre gaz de mines et gaz de couche (4).

La région Lorraine, où s’est tenue la réunion, est couverte par onze demandes ou permis exclusifs de recherche.

Pourtant le gaz de mine n’y est plus exploité, les méthodes pour l’extraire n’ont pas changé et ne sont pas devenues

plus faciles ou rentables… L’objectif masqué est d’évidence le gaz de couche et les industriels sont très pressés de

passer de la phase de “forages-tests” pratiqués actuellement en Lorraine à l’exploitation industrielle de ces gaz qui, sur

la durée, nécessite le recours à la fracturation hydraulique. L’exploitation sans recours à cette méthode ne permet

d’extraire qu’une petite partie des ressources en hydrocarbures, dont les industriels ne se contenteront pas, car ils ont

besoin de rentabiliser leurs investissements. Par conséquent, les industriels ne pourront pas tenir leur promesse de ne

pas utiliser cette technique sur ce type de gisements.

Mais, ici comme ailleurs, la résistance s’organise, les collectifs locaux se renforcent et tissent des liens entre eux, les

populations locales sont donc de mieux en mieux informées. Fortes de cette vision des choses, les populations

céderont-elles encore une fois aux sirènes des industriels ou, préféreront-elles se tourner vers une vraie politique de

sobriété et de conversion énergétique et écologique relocalisée, génératrice d’emplois stables et durables ?

Des alternatives aux hydrocarbures existent.

Sortons des schémas archaïques et productivistes et de la frénésie extractiviste !

 

Contacts presse

Lorraine, Marie-Noëlle Stephan : 03 87 01 87 14 Sud-Ouest, Sylviane Baudois : 06 83 20 51 96

Nord/Pas-de-Calais, Christine Poilly : 06 21 68 30 87 Jouarre, Isabelle Lévy : 06 63 04 05 19

Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34 Ile-de-France, Philippe Pascot : 06 78 08 99 07

 

(1) ordonnance du tribunal administratif de Cergy, 26 septembre 2013, PCJA : 54-035

(2) T.A. de Chalons en Champagne en janvier 2013, Conseil d’Etat en juillet 2013, T.A. Cergy-Pontoise en avril et en septembre 2013

(3) Allocution de François Hollande le 14 juillet 2013

(4) http://www.nongazdeschiste.fr/index.php/coordinationnationale/301-gaz-de-couche-nouvel-avatar-des-masseurs-de-roche COMMUNIQUE DE PRESSE

* Collectifs citoyens opposés à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures « non conventionnels », à la fracturation du sous-sol, aux forages

extrêmes et appelant à une véritable transition énergétique pérenne.

 

Signataires ; collectifs et associations

Carmen (02), Gazpart (02), Touche pas à mon schiste ! (07), Collectif 07 (07), Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Non au gaz de schiste Montélimar /Drôme Sud (26), Romans

Nord Drôme des Collines (26), FRAPNA 26 (26), Roynac 26 (26), Gard Rhodanien (30), Cigalois (30), Les Mages AJC (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30),

Gardonnenque – Petite Camargue (30), Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Basta ! Gaz Alès (30), Nîmes anti schiste (30), Piémont cévenol (30), Gers Non au gaz de schiste (32), Bassin

de Thau (34), Sète (34), Non aux gaz de schiste Canal-Lirou (34), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste (34), Ceressou (34), Orb-Jaur Non au gaz de schiste (34), Eco’lectif Dégaze

Gignac et environs (34), Lodévois (34), Grand Montpellier (34), Pézenas (34), Clapiers (34), Inter-collectif Plaines du Languedoc Non au gaz de schiste (LR), Isère Stop aux GHRM (38), Haut-Jura

(39), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist 47 (47), Causse Méjean – Gaz de schiste

NON ! (48), Florac Non gaz de schiste (48), La Canourgue (48), Houille ouille ouille (59-62), Pays fertois (77), Pays de Coulommiers (77), Briard (77), Bocage gâtinais (77-89-45), CRI – Nonville (77),

Association Nature-Environnement 77 (77), Union PNR de la Brie et des deux Morins (77), Collectif Marne-Ourcq-Multien (77), Stop pétrole de schiste 77 (77), Entrecasteaux (83), Collectif 83 (83),

Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste (IDF), Collectif ALDEAH / France et Amérique Latine, Association Gaïa – SOS planète en danger,

Association nationale No Gazaran !

 

 

RESTONS MOBILISES

Collectif 77 - Seine et Marne - sam, 12/10/2013 - 15:10

La loi interdisant la fracturation hydraulique en France vient d’être validée par le Conseil Constitutionnel. Mais cela ne signifie pas la fin de notre combat, au contraire,  le danger demeure et nous devons redoubler de vigilance  pour de nombreuses raisons :

  1. La notion de fracturation Hydraulique n’est pas définie par la loi et certains opérateurs parlent de massage ou de stimulation de la roche mère
  2. L’eau auquel le terme de fracturation hydraulique fait référence, peut-être remplacée  par d’autre fluides ( méthane, anhydride carbonique, Hélium, composés fluorés etc…) et les risque pour l’environnement ne sont pas nécessairement éliminés.
  3. Quelle que soit la méthode utilisée pour libérer les hydrocarbures de la roche mère,  un très grand nombre de forages sera nécessaire affectant gravement le territoire.
  4. La pollution de l’air et les émissions de CO2 ne seront pas éliminées par une méthode alternative.
  5. Une commission d’orientation de suivi et d’évaluation des méthodes d’exploitation est prévue par la loi et peut comporter des expériences de fracturation hydraulique.  D’ores et déjà  le syndicat des pétroliers réclame la mise en place de cette commission et des expérimentations. Ceci ouvrirait alors la porte à une révision de la loi.
  6. L’action juridique engagée par Schuepbach ne s’est pas  éteinte par la décision du C.C.  elle se poursuit au tribunal de Cergy-Pontoise et l’on ne peut préjuger de l’issue de la procédure.
  7. Des accords internationaux TAFTA ou européens peuvent entrer en vigueur et primer sur la loi Française

Pour toutes ces raisons nous devons rester mobilisés et réclamer l’abrogation de tous les permis de recherche (59 ) et les nouvelles demandes ( 118  couvrant 60 000 Km² du territoire soit environ la surface de 10 départements)

Orientons nous vers l’avenir, c’est-à-dire les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

 

 

Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique Le 19 octobre 2013

Collectif 77 - Seine et Marne - jeu, 03/10/2013 - 09:45

Nous sommes unis dans un mouvement mondial et appelons nos gouvernements à contribuer à un avenir énergétique renouvelable et soutenable et à empêcher l’usage de la fracturation hydraulique ou le développement d’infrastructures associées dans nos collectivités ou communautés. Nous sommes les collectivités qui luttons contre la fracturation hydraulique, l’extraction du sable de fracturation, les gazoducs, les oléoducs, les stations de compression, les terminaux de GNL, les exportations de gaz naturel, gaz de charbon, etc. La fracturation ne fait pas partie de notre vision pour un avenir énergétique propre et devrait être interdite.

 

En Ile de France nous vous appelons à vous joindre aux manifestations prévues

ETAMPES : Le 19 Octobre

Devant la boutique LA SOURCE (Square Du Dr Jacques Calley,)

Exposition permanente l’après midi

A Partir de 19H00 Conférence Conférence debat le soir avec une sociologue et un médecin

Salle ANTOINE 22 Rue Saint ANTOINE 91000 ETAMPES

Organisation : - LE COLLECTIF NON AU GAZ ET PETROLE DE SCHISTE 91 et  ATTAC SUD ESSONNE

PARIS : Le 19 Octobre

une croisière sur la Seine à travers Paris, sur une péniche contre la fracturation hydraulique!

Contactez la Coordination Eau Ile-de-France: 09 82 31 73 84 ou [email protected]

http://eau-iledefrance.fr/appel-journee-mondiale-contre-la-fracturation-hydraulique-2013-le-1910/

MILLY LA FORET le 17 OCTOBRE

avec 2 jours d’avance Réunion D’information / Débat

20 heures salle des fêtes ; Bd. Marechal Lyautey

organisation : Unis vers un Milly Vert et GAIA

 

 

 

 

Fracturons enfin librement

Collectif 77 - Seine et Marne - mer, 25/09/2013 - 13:16
Brigade spéciale de fracturation hydillique au Conseil Constitutionnel (ou presque)

A tous les FrançéEs

La B.A.C., soucieuse de l’Avenir Pétrolifère et Gazifère de la France, a envoyé hier mardi 24 septembre 2013, une Brigade Spéciale de Fracturation au Conseil Constitutionnel, pour connaître l’issue de la Question Prioritaire de Constitutionnalité posée sur la loi Jacob (qui interdit la fracturation hydillique en France) !

Les brigadiers avaient pour mission de demander aux plus Hauts Gardiens du Pouvoir Législatif, si nous pouvions enfin fracturer librement et hydilliquement.

Voici leur message :

« Parce que nous ne pouvons continuer à vivre dans l’ignorance de ce qui se cache sous le sol que nous foulons jour après jour, nous voulons savoir ! Savoir combien de Gaz et d’Huiles de Chips dorment tranquillement sous nous à chaque instant, à notre insu ! Nous sommes prêts à tout fracturer pour savoir : vivre ainsi dans l’ignorance, c’est indigne et insupportable, nous n’en dormons plus !!!

Et on est aussi en manque de Pétrole et de Bulles Spéculatives, ce qui est aussi indigne et insupportable, et pour notre dose on est prêt à tout aussi !

Fracturons enfin librement ! »

Pour nous éviter la fatigue des escaliers qui mènent aux Hauts Gardiens, nous avons été reçu devant la Comédie Française par un charmant comité d’accueil officiel, en uniforme et tout ! Trop la classe !


C’était tellement beau devant la Comédie Française, que du coup on a fait pété la fracturation illico, sur le champ, pour fêter ça, tellement on était content ! ça a bien giclé, c’était beau et rafraichissant comme tout. Et on a tout de suite vu les effets économiques: notre mallette s’est remplie de billets auto-ma-tiquement !! Ils ont eu l’air d’apprécier beaucoup ceux du comité d’accueil, mais ils sont très modestes, la preuve, ils ont pas voulu de nos billets…

Après ça, ou avant j’ai oublié l’ordre, on a délivré notre message (cf. plus haut, entre guillemets) et on espère qu’il a bien été transmis aux Hauts Gardiens, sans oublier, un GROS BISOU !!

Le Conseil constitutionnel va-t-il censurer l’interdiction de la fracturation hydraulique ?

Collectif 77 - Seine et Marne - lun, 23/09/2013 - 18:59
  Le Conseil Constitutionnel examine en audience publique ce mardi 24 septembre la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) introduite par la société Schuepbach Energy LLC dans le cadre du recours de cette société contre l’abrogation, en octobre 2011, de ses permis de recherche d’hydrocarbures dits de « Nant » et de « Villeneuve-de-Berg ». Cette QPC demande que les articles 1 et 3 de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique soient déclarés anticonstitutionnels.   Les Collectifs rappellent respectueusement au Conseil Constitutionnel leur attachement, ainsi que celui d’une majorité des citoyens en France, à l’actuelle interdiction de la fracturation hydraulique dont les conséquences environnementales et sanitaires à court, moyen et long termes sont clairement démontrées par de nombreuses études scientifiques et par les résultats catastrophiques de l’exploitation des hydrocarbures par cette technique dans d’autres pays.   Les Collectifs s’étonnent par ailleurs que les dix mémoires en intervention contestant la QPC « Schuepbach » et demandant le maintien de la loi du 13 juillet 2011, déposés le 5 août dernier par une association et des citoyens demeurant dans des zones concernées par des permis de recherche d’hydrocarbures (Aude, Gard, Gers, Seine-et-Marne) – dont celui dit de « Nant » – aient été rejetés par le secrétaire général du Conseil Constitutionnel, sans avoir été transmis pour être examinés sur le fond. Les interventions des conseils, régional d’Ile-de-France et général de Seine-et-Marne, solidaires, ainsi que de l’Adepad+ (1) et du Mnle (2) ont également été rejetés dans les mêmes conditions.   Les Collectifs réaffirment leur opposition à l’expérimentation, l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures nécessitant une fracturation hydro-chimique ou toute autre stimulation de la roche. Une interdiction qu’il convient de maintenir et de renforcer afin que notre pays s’oriente clairement et le plus rapidement possible vers des énergies à faible impact environnemental. Ceci lui permettant en partie de respecter son engagement à contenir les effets des activités humaines sur le dérèglement climatique constaté ainsi qu’à préserver les ressources et les milieux que nous léguerons aux générations futures.   Contacts presse   Nord/Pas-de-Calais, Christine Poilly : 06 21 68 30 87 Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34 et Philippe Pascot : 06 78 08 99 07 Ile-de-France/Jouarre, Isabelle Levy : 06 63 04 05 19        Sud-Ouest, Sylviane Baudois : 06 83 20 51 96   Signataires (collectifs et associations) Carmen (02), Collectif 07 (07), Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), FRAPNA Drôme (26), Grand Valentinois (26), Gard Rhodanien (30), Les Mages AJC (30), Auzonnet, Cèze et Gagnière (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30), Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Barjac (30), Basta ! Gaz Alès (30), Territoire en transition Vidourle-Vaunage (30), Gers Non au gaz de schiste (32), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste (34), Eco’lectif Dégaze Gignac et environs (34), Grand Montpellier (34), Clapiers (34), Stop aux GHRM 38Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Association Stop au gaz de schiste- Non al gas d’esquist 47 (47), Causse Méjean-Gaz de schiste NON ! (48), Florac Non au gaz de schiste (48), Houille ouille ouille (59-62),Stop GDS 69 (69), Pays fertois (77), Pays de Coulommiers (77), Briard (77), Bassée-Montois (77), Bocage gâtinais (77-89-45), Stop pétrole de schiste 77 (77), Collectif 83 (83), Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste, Association nationale No Gazaran !   (1) Association de défense de l’environnement et du patrimoine à Doue 77510 et aux communes environnantes (2) Mouvement national de lutte pour l’environnement

Soutien à l’occupation de la plate forme pétrolière d’Hess à Jouarre.

Collectif 77 - Seine et Marne - lun, 23/09/2013 - 18:48
Dimanche 22 septembre 2013 au matin, le collectif des « Dindons de la farce » a occupé la plateforme pétrolière de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne. Par cette action résolue, ils ont attiré l’attention de l’opinion et des médias sur « la farce qui se déroule sous nos yeux et dont nous refusons d’être les dindons ». Les collectifs soutiennent entièrement cette action. La plateforme occupée est celle de la filiale française Hess Oil France du géant étasunien Hess Corp. Entreprise qui a déjà réalisé plusieurs forages préparatoires sur des permis de recherche d’hydrocarbures officiellement identifiés en 2011 comme visant du pétrole de schiste (1). L’évaluation de la rentabilité d’un gisement de pétrole de roche-mère et a fortiori son extraction est impossible sans fracturation hydro-chimique, seule technique aujourd’hui disponible. Pourquoi Hess avance dans ses travaux alors que la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 lui interdit de passer à l’acte ? Un industriel entreprendrait-il ces coûteuses opérations ; 12 millions d’euros par forage – soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis – sans certitude d’un retour sur investissement ? Les dirigeants d’Hess n’auraient-ils pas des assurances que cette interdiction sera prochainement levée ? C’est ce que laisse craindre la Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la compagnie texane Schuepbach qui cherche à invalider cette loi du 13 juillet 2011. La décision du Conseil Constitutionnel sera rendue début octobre prochain. Les sites forés à ce jour sont prêts pour la suite des opérations. Après en avoir terminé avec Jouarre, la foreuse HH300 de la COFOR (filiale de Vinci), utilisée par Hess et conçue pour forer dans les schistes, partira sur une autre plateforme, probablement celle de Fontenay-de-Bossery dans l’Aube, site qui offre une vue plongeante sur la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à moins de 110 km de Paris, en bord de Seine. Cette action a mis en lumière la farce en cours, elle rappelle au Président Hollande – qui déclarait qu’il n’y aurait pas d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels en France – de tenir sa parole. Pour que la deuxième Conférence environnementale qui vient de s’achever, ne soit pas un nouveau catalogue d’intentions. Pour exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz et le pétrole de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction, l’abandon de tous les projets similaires et un ferme engagement pour une vraie transition énergétique et écologique. Parce que la poursuite de ces travaux est une preuve flagrante des promesses non tenues ; parce que les lobbies pétro-gaziers sont résolus à avancer dans l’exploration et l’exploitation des sources d’énergie « extrêmes » en France en méprisant le refus de la population. Les citoyens attachés à la qualité de l’eau, de l’air, de leur santé, de la beauté de nos paysages, aux alternatives écologiques et à une vision du monde régi par d’autres rêves que le profit, réaffirment leur OPPOSITION AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN, NI ICI, NI AILLEURS Contacts presse Jouarre, Isabelle Levy : 06 63 04 05 19                               Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34 Sud-Ouest, Sylviane Baudois : 06 83 20 51 96                         Sud-Est, Alain Roubineau : 06 73 94 66 97 Voir le communiqué et les contacts des « Dindons » sur http://www.aldeah.org/

Signataires : collectifs et associations Carmen (02), Collectif 07, Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Montélimar/Drôme Sud (26), Roynac (26), Grand Valentinois (26), Gard Rhodanien (30), Barjac (30), Auzonnet, Cèze et Gagnière (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30), Hautes Cévennes (30), Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Barjac (30), Basta ! Gaz Alès (30), Gers Non au gaz de schiste (32), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste (34), Eco’lectif Dégaze Gignac et environs (34), Orb Taurou (34), Isérois Stop aux GHRM (38), Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Causse Méjean – Gaz de schiste NON ! (48), Florac Non au gaz de schiste (48), Houille ouille ouille (59-62), Stop GDS 69, Pays fertois (77), Briard (77), Bocage gâtinais (77-89-45), Stop pétrole de schiste 77, Collectif 83, Entrecasteaux (83), Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste (IDF), Association nationale No Gazaran !

 

Des dindons prennent le beffroi

Collectif 77 - Seine et Marne - dim, 22/09/2013 - 15:17

Occupation de la plateforme pétrolière de Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne)

Des dindons prennent le beffroi

Mises en jour de la situation en continu (photos à venir) :  http://www.aldeah.org/fr/stop-forages-schiste

21/09/2013. Depuis 06h53 ce matin, 30 personnes du collectif des Dindons de la farce occupent la plateforme pétrolière de la Petite Brosse à Jouarre (Seine-et-Marne). Nous avons escaladé la tour de forage, nous y sommes enchaînés, avons déployé des banderoles et entendons y rester. Par cette action résolue, nous souhaitons attirer l’attention du public et des médias sur la farce qui se déroule sous nos yeux et dont nous refusons d’être les dindons.

La plateforme occupée est celle de la compagnie états-unienne HESS Oil, l’entreprise qui cette dernière année a réalisé plusieurs forages préparatoires sur des permis de recherche d’hydrocarbures officiellement déclarés comme portant sur l’huile de schiste[1]. Il est de notoriété publique que l’huile de schiste est impossible à extraire sans recourir à une fracturation et qu’aujourd’hui seule la technique de fracturation hydraulique présente les conditions de rentabilité jugées satisfaisantes par les pétroliers.

Pourquoi  HESS Oil avance dans ses travaux alors qu’une loi (Loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 ) lui interdit de passer à l’acte ? Pourquoi cherche-t-elle des hydrocarbures qu’elle ne pourrait pas exploiter ? Difficile d’imaginer qu’un industriel entreprenne ces opérations coûteuses (12 millions d’euros par forage, soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis) sans attendre un possible retour sur investissement. Alors, pourquoi ? Spéculation?  Ou bien les dirigeants d’HESS Oil sont-ils si sûrs que l’interdiction sera levée comme le laisse craindre la Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la compagne texane Schuepbach qui cherche à invalider la loi du 13 juillet (la décision du Conseil Constitutionnel sera rendue début octobre) ? Espèrent-ils, aussi, qu’à force de lobbying, un miracle ne rende les dangers de la fracturation hydraulique « socialement acceptables » jusqu’à ce que les dégâts, irréversibles, ne commencent à apparaître?

Les sites forés sont prêts pour la suite des opérations. Après en avoir terminé avec Jouarre, la foreuse HH300 de la COFOR (filiale de Vinci), utilisée par HESS Oil et conçue pour forer dans les schistes, partira sur une autre plateforme, probablement celle de Fonteney-de-Bossery (10 Aube), site qui offre une vue plongeante sur la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à moins de 110 km de Paris, en bord de Seine.

Alors cette foreuse, pour l’instant, nous la gardons. Pour mettre en lumière la farce en cours. Pour rappeler au Président Hollande – qui déclarait qu’il n’y aurait pas d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels en France – de tenir sa parole. Pour que la Conférence environnementale en cours ne soit pas un nouveau catalogue d’intentions. Pour exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz et le pétrole de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction, l’abandon de tous les projets similaires et un ferme engagement pour une vraie transition énergétique et écologique.

 

Parce que la poursuite de ces travaux est une preuve flagrante des promesses non tenues ;

parce que les lobbies pétro-gaziers sont résolus à avancer dans l’exploration et l’exploitation des sources d’énergie « extrêmes » en France, dans le total mépris du refus de la population ; pour défendre notre eau et notre air, notre santé, la beauté de nos paysages, les alternatives écologiques et une vision du monde régi par d’autres rêves que le profit : NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE NI DE HOUILLE, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN, NI ICI, NI AILLEURS

 

 

Contacts presse :

Collectif des Dindons de la Farce :

Estelle Tardy :0652621368

Julien Renault :0675605934 Collectifs locaux (non parties prenantes dans l’action) :

Collectif du Pays fertois, Isabelle Lévy :0663040519

Permanence du Collectif Ile-de-France :0622447428

 

Suivre en direct : http://www.aldeah.org/fr/stop-forages-schiste

[1] “Les hydrocarbures de roche-mère en France”, rapport provisoire du CGIET et du CGEDD, février 2012, p.13 et annexe 3

Fin d’un forage contesté par les anti-pétrole de schiste près de Paris

Collectif 77 - Seine et Marne - jeu, 19/09/2013 - 16:26

JOUARRE (France) – Le pétrolier américain Hess Oil a terminé, après un mois et demi de travaux, un forage d’exploration contesté par les militants anti-pétrole de schiste, et démontait jeudi ses installations à Jouarre (Seine-et-Marne), a constaté l’AFP.

Les opposants, qui ont réuni entre 300 et 450 personnes en août devant la plateforme, soupçonnent Hess Oil de se positionner en attendant une éventuelle autorisation de l’exploitation des hydrocarbures de schiste en France.

Le forage, particulièrement profond dans cette région de l’Est du bassin parisien où du pétrole conventionnel est exploité depuis plus de 50 ans, a atteint dimanche 2.918 mètres sous le plancher des vaches, son point le plus bas, a précisé un porte-parole de l’entreprise.

La foreuse a notamment traversé entre 2.250 et 2785 mètres de profondeur la roche-mère du Lias, là où peut se trouver du pétrole de schiste. Plusieurs centaines de mètres de carottes de roche, d’au moins 20 cm de diamètre, ont été remontées à la surface. Leur analyse prendra au moins six mois.

Extraits notamment aux Etats-Unis, gaz et pétrole de schiste nécessitent pour leur exploitation de recourir à la technique de la fracturation hydraulique, interdite en France et controversée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement. Hess, l’un des principaux acteurs américains des hydrocarbures de schiste, s’est à l’origine installé en France pour chercher ce type de pétrole.

GAZ DE SCHISTE ET DEMOCRATIE

Collectif 77 - Seine et Marne - lun, 16/09/2013 - 10:06

par Jacqueline BALVET

un article à propos des journées des 4 et 5 septembre au Parlement européen à Bruxelles

Gaz de schiste et démocratie from Philippe Lecorneur

Gaz de couche : nouvel avatar des masseurs de roche…

Collectif 77 - Seine et Marne - jeu, 12/09/2013 - 21:57

COMMUNIQUE DE PRESSE

Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille

http://www.nongazdeschiste.fr/ 8 septembre 2013

Les collectifs locaux, réunis en coordination nationale à Lille, Nord/Pas-de-Calais, les 7 et 8 septembre 2013, communiquent :

Les collectifs français opposés aux pétrole et gaz de schiste et de houille réunis en coordination nationale le 7

septembre, à Lille, à l’initiative du “Collectif Houille-ouille-ouille 59/62″ ont tenu à mettre en lumière un risque réel

jusqu’alors largement méconnu : l’exploitation des gaz de couche.

Contrairement aux gaz de mine, dont l’extraction consiste à récupérer le méthane circulant dans les galeries des

anciennes mines de charbon, le gaz de couche requiert, pour son exploitation, les mêmes techniques extrêmes que les

gaz et pétrole de schiste. En effet, si l’exploration des gaz de couche peut être menée sans recours à la fracturation

hydraulique, son exploitation rentable rend cette dernière le plus souvent indispensable

2

. Les risques habituellement

associés à cette technologie sont d’autant plus importants dans le Nord/Pas-de-Calais et en Lorraine, que les

innombrables galeries existantes rendent le sous-sol particulièrement instable et sensible aux séismes.

Déjà commencée en Lorraine (permis “Bleue-Lorraine”), l’exploration des gaz de couche est aussi la cible de permis

octroyés, entre autres, dans le Nord/Pas-de-Calais (“Sud-Midi” et “Valenciennois”) et de demandes de permis,

notamment “Nord-Cambrai” (dont l’instruction vient d’être réactivée) et “Bleue-Lorraine Sud” (57).

Comble du cynisme, l’électricité qui sera produite à partir de gaz de houille (en réalité, des gaz de couche, selon EDF

3

)

sera subventionnée par le Conseil Régional de la Lorraine et par la CSPE (Contribution au Service Public de

l’Électricité), prélevée sur les factures des usagers et censée être consacrée aux énergies renouvelables !

Nous apportons notre soutien total à ceux qui luttent contre les énergies extrêmes et s’exposent à la répression, comme

récemment en France à Jouarre (plus de 500 personnes rassemblées le 3 août) et à Nîmes (plus de 1000 personnes, le

30 août), et à travers le monde, que ce soit par le biais d’occupations (Balcombe – Royaume-Uni, Zurawlow – Pologne,

Colette – Canada) ou d’autres mobilisations (Roumanie, Neuquén – Argentine, etc.).

Notre détermination est plus que jamais renforcée par la venue en France de Josh Fox, réalisateur de Gasland, pour

présenter son nouveau film Gasland II. Nous annonçons dès à présent une forte mobilisation partout sur le territoire,

notamment lors de la journée mondiale “Global Frackdown” du 19 octobre 2013.

Des alternatives aux hydrocarbures existent. Sortons des schémas archaïques et productivistes et de la frénésie

extractiviste !

NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE.

NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN

Contacts presse

Nord/Pas-de-Calais, Christine Poilly : 06 21 68 30 87

Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34

Sud-Ouest, Sylviane Baudois: 06 83 20 51 96

Sud-Est, Alain Roubineau : 06 73 94 66 97

1

Le gaz de houille est le terme générique pour désigner les gaz (méthane) issus du charbon, dont les gaz de mine et les gaz de

couche.

2

Source : INERIS. Voir « Fracturation hydraulique : les pétroliers jugent qu’il n’y a pas d’alternative », Actu Environnement, 19

avril 2013, http://www.actu-environnement.com/ae/news/fracturation-hydraulique-alternatives-gaz-schiste-houille-geothermie-

18344.php4

3

Source : EDF/AFP, 18 juin 2013,

http://www.romandie.com/news/n/_L_electricite_a_base_de_gaz_de_houille_va_etre_subventionnee27180620131913.asp

Gaz de schiste: le réalisateur Josh Fox présente en France la suite de Gasland

Collectif 77 - Seine et Marne - ven, 06/09/2013 - 10:10
Gaz de schiste: le réalisateur Josh Fox présente en France la suite de Gasland

PIERRE-LEVEE (France) – Le réalisateur américain Josh Fox, auteur du documentaire Gasland qui pourfend le gaz de schiste, s’est rendu jeudi en Seine-et-Marne pour la première diffusion en France de Gasland II, non loin de l’endroit où le pétrolier Hess Oil a commencé en août à forer le sol.

Dans le village de Pierre-Levée, au milieu de militants écologiques et sous un chaud soleil, Josh Fox, 41 ans, est en terrain conquis. La lutte contre le gaz de schiste est une lutte planétaire. On est proche de l’un des plus beaux endroits du monde, Paris, et on est sous la menace de la fracturation hydraulique. La ligne de front est ici, explique-t-il, allure décontractée, avec une casquette des New York Yankees vissée sur la tête.

Jérôme, 40 ans, est venu spécialement de Paris rencontrer en chair et en os Josh Fox, une légende selon ce militant écologique.

Les Français lui doivent la loi sur la fracturation hydraulique et la position des présidents Hollande et Sarkozy (hostile à l’exploration du gaz de schiste, ndlr) ainsi que des derniers ministres de l’Environnement, dit-il.

Selon la société Hess Oil, le forage vertical doit seulement cartographier le sous-sol du bassin parisien sans recours à la controversée fracturation hydraulique, conformément à la loi. Mais les nombreux habitants de cette région agricole de l’Ile-de-France craignent eux que cela soit un préalable à son exploitation.

Si le premier Gasland était une présentation et une dénonciation globale du gaz de schiste, la suite se concentre davantage sur les collusions entre le monde politique américain et les multinationales favorables à la fracturation hydraulique.

L’industrie pétrolière sape les fondements de notre démocratie. On traverse l’une des plus graves crises environnementales de la décennie, mais que font les hommes politiques, le gouvernement Obama ?, s’interroge le réalisateur, alors que le premier Gasland a fait partie des nominés pour l’oscar du meilleur documentaire en 2011.

Projeté mercredi au Parlement européen, le film a reçu selon lui un très bon accueil, avec notamment une scène forte où l’on voit des fermiers américains contraints de verser de l’eau en bouteille aux poules en raison de la pollution supposée des eaux par l’exploitation du gaz.

Le réalisateur doit se rendre vendredi en Ardèche et samedi à Montpellier pour de nouvelles projections du documentaire, qui n’a pour l’instant pas trouvé de distributeur dans les salles classiques. Fin août, un millier de personnes avaient manifesté à Nîmes contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans le bassin d’Alès.

(©AFP / 05 septembre 2013 19h18)

     

GASLAND II le 5 sptembre à Jouarre

Collectif 77 - Seine et Marne - ven, 30/08/2013 - 21:15

Josh Fox, le réalisateur de Gasland sera a Jouarre le 5 /09 pour présenter son nouveau film

 

Josh Fox le 5 septembre a Jouarre from Philippe Lecorneur

Pique-Nique festif à Jouarre le 8 septembre

Collectif 77 - Seine et Marne - ven, 30/08/2013 - 21:06

Encore une belle occasion de montrer notre détermination à refuser les manoeuvres préparatoires à l’exploitation du pétrole de schiste

manifestation a Jouarre Le8 3 from Philippe Lecorneur

Solidarité avec les opposants au forage d’exploration visant du gaz de schiste à Balcombe, Sussex, Royaume-Uni

Collectif 77 - Seine et Marne - sam, 24/08/2013 - 21:46

Les Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille*

Les collectifs, groupes et associations de France, Grande-Bretagne, Italie,

Allemagne, Pologne, Suisse, Colombie et Californie, communiquent :

 

 

Depuis près d’un mois, des citoyens britanniques s’opposent pacifiquement, mais avec détermination, à

un forage d’exploration visant des hydrocarbures non-conventionnels (gaz ou huile de schiste) à

Balcombe. Suite à une première vague d’interpellations, le 26 juillet dernier, les Collectifs français « non

aux pétrole et gaz de schiste et gaz de houille » ont adressé un courrier à tous les eurodéputés (1), pour

exprimer leur préoccupation devant une politique de plus en plus répandue en Europe visant à faire

passer par la force, voire la violence policière, des projets mettant en péril la qualité de l’environnement,

la santé et la sécurité des citoyens et l’économie locale.

 

Signe encourageant, ce mercredi 14 août, la Magistrate Court de Crawley a annulé l’interdiction faite par

la police aux personnes arrêtées de se rendre à nouveau sur la zone jouxtant la plateforme de forage,

c’est à dire sur le site de la manifestation et ses environs. Par cette décision de justice, que nous

saluons, cette cour a réaffirmé le droit pour chaque citoyen britannique de manifester. Toutefois des

charges pèsent encore sur plusieurs personnes arrêtées à Balcombe, notamment celle de contrevenir

au Trade Union Labour Relations Act. Leur jugement est prévu le 2 octobre prochain.

 

Mais si nous nous réjouissons de la décision de la Magistrate Court de Crawley, nous sommes par

contre préoccupés par plus de trente arrestations, certaines utilisant une force disproportionnée (2), qui

ont à nouveau eu lieu lundi 19 août dernier, durant une nouvelle journée de mobilisation. Entre mille et

deux mille personnes, selon les sources, étaient venues signifier leur opposition à ce forage, mais elles

se sont heurtées à 400 policiers venus défendre non pas les intérêts des citoyens mais ceux de

l’entreprise privée Cuadrilla, qui a pu, depuis une quinzaine de jours, commencer le forage incriminé. Il

est à noter que l’unique représentante du Green Party au Royaume-Uni, la députée Caroline Lucas, a

elle aussi été emmenée par les forces de l’ordre.

 

 

Les Collectifs français « non aux pétrole et gaz de schiste et gaz de houille » ainsi que

les groupes et associations de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique unissent leurs

voix en soutien aux citoyens britanniques mobilisés pour la défense de leur

environnement et de leur qualité de vie.

 

Ensemble nous disons NON à toute exploitation des hydrocarbures non

conventionnels ici et ailleurs.

 

 

Contacts presse, France

 

Françoise Lienhard, Sud-Est 09 54 14 53 26

 

Isabelle Levy, Jouarre 06 63 04 05 19

 

 

 

(1) http://bastagazales.wordpress.com/2013/08/04/lettre-a-mmes-et-mm-les-eurodeputes-au-sujet-du-forage-dexploration-de-gaz-de-schiste-a-

balcombe-dans-le-sussex-en-angleterre/

(2) Violence policière à Balcombe, le 19 août 2013 http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-23755891

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous appuyant sur les travaux de nombreux scientifiques, nous rappelons ici notre conviction que les

hydrocarbures qualifiés de non-conventionnels, considérés dans l’ensemble de leurs processus de

l’extraction jusqu’à la distribution, ne sont que des facteurs d’aggravation du changement climatique ; ils

ne peuvent en aucun cas être considérés comme alternatives aux hydrocarbures conventionnels, dans

l’optique d’une transition énergétique et écologique.

Bulle économique, l‘exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille ne produit que des emplois

précaires, délocalisés et générateurs de troubles sociaux, par ailleurs cette industrie détruit des activités

préexistantes ; agriculture, commerce, tourisme, etc.

 

D’une manière générale, et dans le respect de la souveraineté de chaque État membre de l’Union

Européenne libre de choisir sa politique énergétique, nous demandons aux dirigeants de tous les pays

européens d’engager de manière prioritaire toutes les mesures permettant de réduire drastiquement la

consommation énergétique, en aidant les populations à tendre vers la sobriété, tout en travaillant dans la

même optique avec les industriels. Aussi, nous les appelons à développer sans délai les filières locales

(et non au profit d’industriels privés) d’énergies renouvelables, afin de maintenir une économie

soutenable, la qualité et la sécurité de l’approvisionnement en eau, la salubrité de l’air, la beauté des

paysages ainsi que le cadre de vie des citoyens européens.

 

 

Signataires ; collectifs et associations

 

FRANCE,

Carmen (02), Gazpart (02), Touche pas à mon schiste ! (07), Collectif 07 (07), Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Non

au gaz de schiste Montélimar /Drôme Sud (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), FRAPNA 26 (26), Roynac 26 (26), Gard Rhodanien

(30), Cigalois (30), Les Mages AJC (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30), Gardonnenque – Petite Camargue (30),

Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Basta ! Gaz Alès (30), Nîmes anti schiste (30), Piémont cévenol (30), Gers Non au gaz de

schiste (32), Bassin de Thau (34), Sète (34), Non aux gaz de schiste Canal-Lirou (34), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste

(34), Ceressou (34), Orb-Jaur Non au gaz de schiste (34), Eco’lectif Dégaze Gignac et environs (34), Lodévois (34), Grand Montpellier (34),

Pézenas (34), Clapiers (34), Inter-collectif Plaines du Languedoc Non au gaz de schiste (LR), Isère Stop aux GHRM (38), Haut-Jura (39), Martel

Non au gaz de schiste et de Houille (46), Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist

47 (47), Causse Méjean – Gaz de schiste NON ! (48), Florac Non gaz de schiste (48), La Canourgue (48), Houille ouille ouille (59 / 62), Pays

fertois (77), Pays de Coulommiers (77), Briard (77), Bocage gâtinais (77), CRI – Nonville (77), Association Nature-Environnement 77 (77), Union

PNR de la Brie et des deux Morins (77), Collectif Marne-Ourcq-Multien (77), Stop pétrole de schiste 77 (77), Entrecasteaux (83), Collectif 83

(83), Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste (IDF), Collectif ALDEAH / France et

Amérique Latine, Association Gaïa – SOS planète en danger, Association nationale No Gazaran !

 

Grande-Bretagne

Frack Off

 

POLOGNE

Occupy Chevron Żurawlów

 

ALLEMAGNE

Interessengemeinschaft Schönes Lünne, IG Rees gegen Gasbohren e.V.

 

SUISSE

Val-de-Travers Non aux forages d’hydrocarbures, Canton de Neuchâtel

 

ITALIE

Rete di Cittadini Liberi (Foggia), Nuovo Senso Civico (Lanciano, Suisse / Italie), Animalisti Italiani Onlus (Roma), Comitato Ambiente e

sottosuole (Modena), Comitato Abruzzese Difesa Beni Comuni (Teramo), Emergenza Petrolio Abruzzo (Pescara), Gruppo No Triv Cento

(Ferrara), Associazione Apnea Pantelleria Onlus (Trapani), Centro Studi Giuseppe Martella (Peschici, Foggia), Associazione civica Porta Nuova,

di Vasto (Chieti), Gruppo d’Intervento Giuridico onlus (Cagliari), Accademia della Ventricina (Scerni, Vasto), Comitati cittadini per l’ambiente

(Sulmona l’Aquila), Libero Comitato Centroemilia (Ferrara), Mediterraneo No Triv (Policoro, Matera), WWF Zona Frentana e Costa Teatina

(Lanciano, Chieti), CARP Novara Onlus – Coordinamento Ambientalista Rifiuti Piemonte (Novara), No Scorie Trisaia (Rotondella, Matera),

Fondo Ambiente Italia – Delegazione di Vasto (Vasto, Chieti), Associazioni Ambientaliste Folgore e Demetra (Trani), Comitato Difesa Nostro

Territorio (Carpignano Sesia, Novara), Comitato Abruzzese del paesaggio (Pescara), No al progetto Eleonora (Arborea, Oristano), WWF

Basilicata (Potenza), Comitato 5 Giugno (Lecco), Associazone per la Tutela della Salute e dell’Ambiante di Basilicata (Potenza), Movimento

Ambientalista Bat Puglia, Active Citizen (Roma), Terra che ci appartiene (Gonnosfanadiga, Medio Campiano, Sardegna), No Megacentrale

(Guspini, Medio Campiano, Sardegna), Centro Internazionale Crocevia (Roma), No petrolio alta Irpinia (Avellino), Comitato ambientalisti

Lombardia (Cremona), Associazione Ambiente e Salute di Correggio e San Martino (Reggio Emilia), Comitato No Petrolio (Tollo, Chieti –

Abruzzo), Associazione Profumo di Mare (Reggio Calabria)

 

COLOMBIE

Ambiental Doima – Piedras, Ambiental en Defensa de la Vida (Ibagué), Ambiental y Campesino Provincia de los Nevados, Ambiental Sur del

Tolima, Ambiental y Campesino de Anaime y Cajamarca

 

ETATS-UNIS

Stop Fracking California State (Los Angeles)

Arrêt immédiat du forage d’Hess Oil France à Jouarre, 77 !

Collectif 77 - Seine et Marne - mer, 07/08/2013 - 14:17

COMMUNIQUE DE PRESSE

Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille

http://www.nongazdeschiste.fr/ 7 août 2013

 

Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de Château-Thierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…».

Les collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste. C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces travaux.

En effet, le collectif du pays fertois n’a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel. De plus, la Déclaration d’ouverture de travaux miniers, déposée par Toreador (alors titulaire de ce permis), en avril 2010, précise que le « …sous-sol est connu depuis longtemps, que les carottages ont été nombreux, que la roche-mère est riche en huile… ».

Les propos de B. Demont* l’attestent puisque sa société, très active dans l’exploitation de pétrole et gaz de schiste aux Etats-Unis «…compte découvrir (…) du pétrole de roche mère extractible sans fracturation…» ??? Méthode que le rapport de l’OPECST n’a pas –encore- présenté !

Ce forage vertical est donc la première phase d’une exploration de pétrole de schiste. Les deux suivantes sont encore interdites à ce jour : les drains horizontaux par arrêté préfectoral du 30 avril 2013 et la fracturation hydraulique depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, prohibant cette technique. Le Conseil Constitutionnel qui doit statuer sur la validité des art. 1 et 3 de la loi Jacob** avant le 12 octobre prochain pourrait invalider ces art. ; la voie sera alors libre pour fracturer à Jouarre et ailleurs.

De plus, cette exploration est en totale contradiction avec les propos qu’aurait tenu, le Président F. Hollande, en présence de son ministre de l’Ecologie, P. Martin, au collectif du Gers, le 3 août 2013 à Auch ; « …qu’il n’y aurait pas d’exploration et d’exploration de gaz et pétrole de schiste… ».

Enfin, ce forage a fait l’objet d’une simple procédure de déclaration. Or, le Conseil d’État a jugé, le 17 juillet 2013, que ce type de forage ne pouvait être conduit sous ce régime et donc sans étude d’impact et enquête publique, en raison des risques graves qu’il présente pour l’environnement.

Contacts presse Isabelle Lévy, Jouarre : 06 63 04 05 19 Alain Roubineau, Sud-Est : 06 73 94 66 97

* AFP 6 août 2013. ** DODTM, avril 2010, chapitre 2, page 3 ; deux cartes légendées « Shale oil pilot wells, Château-Thierry permit » ; à gauche épaisseur de la formation de la roche mère liasique ; à droite profondeur de la formation. *** QPC Schuepbach.

A paraître « Comment Hess contourne l’interdiction française » sur http://www.nongazdeschiste.fr/

Les collectifs directement signataires Pays fertois (77), Carmen (02), Briard (77), Nature Environnement-77, Bastagaz Alès (30), Anduze (30), Gardonnenque – Petite Camargue (30), Lodévois (34), Plaines du Languedoc (LR), Causse Méjean (48), Florac (48), La Canourgue (48), Viganais (34), Bassin de Thau (34), Collectif-83, Nîmes anti schiste (30), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Narbonnais (11), FRAPNA 26, Entrecasteaux (83), Nord-Pas de Calais (59-62), Piémont cévenol (30), Grand Montpellier (34), Montpellier Littoral (34), Gazpart (02), Gignac (34), Collectif-07, Collectif-Gers (32), Pézenas (34), Garrigue Vaunage (30), Clapiers (34), Touche pas à mon schiste (07), Montélimar (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), Association nationale No Gazaran ! Collectif-IdF, Roynac (26), Collectif Nord (59-62), Réseau Rhône-Alpes (01-07-26-38-69-74). Collectif47, Briard (77), Haut-Jura (39)

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