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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

TAFTA

Gaz de Schistes Provence - mer, 29/07/2015 - 09:38

TTIP : « Aucun des 28 États membres n’a demandé de renoncer à l’ISDS » [UE]. C’est ce que déclare la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, dans une interview au quotidien allemand Tagesspiegel. La Suédoise rappelle aussi que neuf pays disposent de traités d’investissements bilatéraux « beaucoup plus douteux » avec les États-Unis.

TTIP : Les députés allemands n’ont toujours pas accès aux documents de négociation [UE/États-Unis]. La salle de lecture ouverte au mois de mai dans l’ambassade américaine à Berlin n’est toujours accessible qu’aux membres du Gouvernement, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung. Le ministère de l’Économie affirme que l’accord entre la Commission européenne et les États-Unis ne permet pas de l’ouvrir aux élus. Le Gouvernement américain prétend que le ministère de l’Économie allemand est chargé de gérer l’accès à la salle.


CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l'Ecologie - Objectif Gard

Google actu "Schiste" - mar, 28/07/2015 - 19:04

Objectif Gard

CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l'Ecologie
Objectif Gard
Selon les anti gaz de schiste et suite aux arguments qu'ils ont exposé, Philippe Bodenez a reconnu qu'il y a "de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis". D'après le collectif ardéchois, "il reconnaît l'incohérence politique de ...

et plus encore »

CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l'Ecologie - Objectif Gard

Google actu "Schiste" - mar, 28/07/2015 - 19:04

Objectif Gard

CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l'Ecologie
Objectif Gard
Selon les anti gaz de schiste et suite aux arguments qu'ils ont exposé, Philippe Bodenez a reconnu qu'il y a "de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis". D'après le collectif ardéchois, "il reconnaît l'incohérence politique de ...

et plus encore »

Carcares Sainte-Croix: Une commune hors Tafta

Gaz de Schistes Provence - sam, 25/07/2015 - 09:25

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source: sud ouest Publié le 24/07/2015 à 03h45 , modifié le par

Des affichettes ont été apposées sur les panneaux d’informations municipales de la commune. ©

Photo Guy Bop Lors de la dernière séance estivale du Conseil municipal, sur proposition du maire, Philippe Dubourg, le Conseil, à l’unanimité, a voté une motion rejetant le projet actuellement en négociation de « partenariat translatlantique pour le commerce et l’investissement », plus connu sous l’abréviation Tafta. Après examen du mandat de négociation donné à la Commission européenne par les états membres de l’Union, les élus ont constaté que plusieurs articles de ce mandat menaçaient les choix de société et les modes de vie qui fondent le « vivre ensemble » des citoyens français et remettaient en cause les prérogatives des collectivités territoriales telles que définies dans la Constitution. « Nous considérons que ce projet est inacceptable et nous refusons qu’il s’applique dans notre commune », a déclaré le maire, soutenu par l’ensemble des élus qui demandent au gouvernement de dénoncer cet accord. Ensuite, a eu lieu l’affichage, sur le panneau d’informations municipales, de cette décision : Carcarès-Sainte-Croix entend rester une commune hors Tafta.

Guy Bop


Les collectifs ardéchois et gardois reçus au ministère de l'Ecologie

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 24/07/2015 - 16:04
LES COLLECTIFS GARDOIS ET ARDÉCHOIS DEMANDENT L'ABROGATION
DES 3 PERMIS D'EXPLORATION ET D'EXPLOITATION
D'HYDROCARBURES DITS “NON CONVENTIONNELS”
DE LA PLAINE D'ALÈS, DU BASSIN D'ALÈS ET DE NAVACELLES,
SITUÉS SUR LES COMMUNES DU SUD DE L'ARDÈCHE ET DU NORD DU GARD

Les collectifs gardois et ardéchois demandent l'abrogation des 3 permis d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures dits “non conventionnels” de la plaine d'Alès, du bassin d'Alès et de Navacelles, situés sur les communes du sud de l'Ardèche et du nord du Gard.
Ces permis arrivent tous à échéance et leur prolongation est actuellement à l'étude.

Après avoir été reçus en juin en préfecture du Gard et en l'attente de prochains rendez-vous en Préfecture de l'Ardèche et à La Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) Rhône-Alpes, une délégation à été reçue ce 21 juillet 2015 au Ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie (MEDDE) par M. Bodenez, conseiller auprès de Mme la Ministre et en charge notamment des questions des risques technologiques et de l'économie circulaire et par Mme Vidal, responsable des relations avec le parlement.

Cette délégation "Stop au gaz de schiste" se composaient de :
* Jean-Claude Prat pour la commission scientifique du collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste
* Sébastien Espagne pour la commission "Code Minier" des collectifs du Gard
* Nicolas Daures pour la commission "Code Minier" des collectifs du Gard
* Hervé Ozil, membre du collectif Stop Gaz de Schiste" des Elus de l'Ardèche
* Mme Pilar-Chaleyssin, Présidente de l'association des maires du Gard
Accompagnaient la délégation :
* Laura Buck, assistante parlementaire de Fabrice Verdier, député du Gard
* Sabine Buis, députée de l'Ardèche et son assistante parlementaire
Cette délégation était reçue par :
* M. Bodenez, conseiller auprès de la Ministre en charge notamment des questions des risques technologiques et de l'économie circulaire
* Mme Vidal, responsable des relations avec le parlement

L'objectif de ce rendez-vous était de demander et d'obtenir la non prolongation des trois permis ardécho-gardois de la Plaine d'Alès, du Bassin d'Alès et de Navacelles.

En préambule M. Bodenez a fait un point de la situation, actuelle et passée, sur les décisions politiques et juridiques qui ont été prises sur ce dossier depuis 2011.

La délégation reçue a ensuite insisté sur plusieurs points importants :
Les cibles géologiques clairement identifiées « gas shale » ou non conventionnelles dés 2009 par la DRIRE de l'époque et par l'EIA pour les 3 PERH en question, ainsi que par le CGIET en 2011.
Le flou entretenu par le rapport Deroin (expertise demandée par D. Batho en 2012 pour éclaircir les cibles géologiques de Mouvoil) qui ne tranche pas la question posée par la ministre de l'époque mais qui reconnaît qu'il y a des huiles lourdes huiles nécessitant pour leur extraction des techniques non-conventionnelles : forages horizontaux, fracturation qui ne peut qu'être hydraulique, chauffage et solvants chimiques.
L'incohérence des décisions politiques de l'époque en abrogeant les « 3 grands permis » et en "oubliant" les « 3 petits » ainsi que celui de Nîmes.
La possibilité, prévue par le code minier, d'un rejet explicite d'une prolongation
Les 5 ans de mobilisation, de veille et de préparation pour les populations, les collectifs et les élus de ce territoire avec les risques de troubles à l'ordre public que cela entraînent.
La géologie extrêmement fracturée et chaotique de cette bordure du Massif Central et la menace sur la ressource en eau en est d'autant plus forte qui en résulte.
Un accident serait un désastre pour cette région qui dispose du premier patrimoine d'établissement thermaux dont la source Perrier mondialement connue.
Une recherche pétrolière dans cette zone pourrait être catastrophique.
Le fait que tous ces permis auraient du être abrogés en 2011 et que nos députés soutiennent le MEDDE dans sa volonté de rejeter explicitement ces permis.
Sabine Buis (députée de l'Ardèche) et Fabrice Verdier (député du gard) vont faire une demande commune pour appuyer cette démarche auprès de Matignon en insistant pour que ces refus de renouvellement soient clairement justifiés par la Ministre de manière à interdire toute possibilité de recours des titulaires des permis devant le Tribunal Administratif pour absence de justification afin de faire abroger ces refus de renouvellement.
La catastrophe économique que serait l'exploitation pétrolière sur ce territoire qui, en crise depuis longtemps, a trouvé sa voie par une valorisation de son patrimoine environnemental en axant son
économie vers une agriculture de qualité et vers le tourisme.
Toutes les collectivités territoriales oeuvrent dans ce sens. Combien d'emplois détruits si une telle industrie venait sur ces deux départements ?
Le fait que les structures économiques des pétitionnaires de permis en France et en paerticulier de ces 3 PERH sont très souvent des sociétés d'une seule personne, aux moyens financiers limités, parfois hébergées dans des paradis fiscaux. Ce profil clairement spéculatif pose un certain nombre de questions sur le sérieux de ces structures et leut intérêt pour un développement industriel solide.

M. Bodenez a commente l'exposé en reconnaissant effectivement qu'il y a « de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis ».
Il rappelle que le principe n'est pas de refuser une demande sur une cible conventionnelle à une société qui fait de manière historique de l'exploitation conventionnelle.
Dans le cas de nos « 3 petits permis », il reconnaît l'incohérence politique de l'époque et il ne voit pas comment le ministère pourrait donner suite à ces demandes de prolongations. Le MEDDE doit toutefois s'accorder sur cette question avec le ministère de l'économie kui aussi en charge des questions des mines .
Il redira encore que le MEDDE demandera le rejet de manière explicite et en motivant le plus solidement possible sa position.

LES COLLECTIFS LE RÉPÈTENT ENCORE

Depuis 5 ans les populations du sud de l'Ardèche et du nord du Gard, réunies au sein de collectifs citoyens soutenus par les maires des communes concernées et des communes périphériques, les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs des 2 départements, s'opposent à ces projets menaçants pour l'avenir de la région. Elles mènent une lutte déterminée pour faire échec à ces projets désastreux pour la santé, l'environnement (eau potable, rivières, climat...) et pour l'économie agricole et touristique de nos territoires.
Autant de voix citoyennes qui disent “Non au renouvellement de ces permis ! Oui à leur abrogation !”

Cela fait 5 ans maintenant que nous empêchons les spéculateurs de venir forer le sol à la recherche d'hypothétiques hydrocarbures qu'ils disent non conventionnels.

5 ans que nous suivons avec intérêt les promesses d'Eldorado en Europe alors que, dans les pays où la recherche a commencé, les immenses réserves annoncées se sont avérées surestimées et donc sans intérêt pour les compagnies pétrolières.

5 ans que nous disons, comme certains analystes financiers américains, que les gaz et huiles de schiste sont une bulle financière prête à éclater.

5 ans que nous recevons et collectons différentes informations des pays exploitants concernant les accidents, dégats environnementaux, tremblements de terre, explosions, polutions de l'eau, de l'air, de la la terre ...

Toutes ces raisons nous renforcent dans notre volonté de refuser que des puits de recherche et d'exploitation viennent s'implanter dans notre région et nous ne pouvons pas accepter qu'au nom d'intérêts financiers privés, le développement harmonieux de nos territoires soit détruit de manière irréversible au détriment de la mise en place d'une véritable politique de transition énergétique.

No Gazaran

EN SAVOIR PLUS

Tract 2015 pour l'abrogation des permis du Bassin et de la Plaine d'Alès, et de Navacelles
Rapport des collectifs ardéchois et gardéchois demandant le non-renouvellement du PERH du Bassin d'Alès

Gaz de schiste au Maroc, les défis à relever - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - ven, 24/07/2015 - 09:30

LeGazdeSchiste

Gaz de schiste au Maroc, les défis à relever
LeGazdeSchiste
Tout juste lancé dans l'activité du gaz de schiste, le Maroc a cependant quelques défis majeurs à relever afin que le filon soit rentable et commercialement viable. Car si le pays dispose de réserves qui comptent parmi les plus importantes au monde, ...

L’extraction pétrogazière dans le Sud tunisien – Visite à El Faouar

Gaz de Schistes Provence - jeu, 23/07/2015 - 23:31

23 juillet 2015 |  Par Dianerob

Source: Blog Mediapart

« Ils font grève tout le temps, ce n’est pas raisonnable ». « Ils sont ingrats envers la nation. » « Ils sont pauvres ». « Ils ne sont pas cultivés ». « C’est le désert total. Il n’y a rien ». « Ils votent mal. » « Ils sont anti-progrès ». « Ils sont pro-Daech ». « C’est un repaire de terroristes ». Voilà le genre de discours sur le Sud tunisien qu’on peut lire dans la presse, qu’on entend parfois dans les cafés de la capitale. [1]

Cela faisait quelque temps que je voulais me rendre dans le Sud, pour confronter ces discours à ce que je pourrais percevoir de la réalité sur le terrain. Mettre des images sur les fameuses disparités régionales qui ont nourri la « révolution », sur les impacts de l’extraction pétro-gazière sur les conditions de vie des habitants de ces régions. Et aussi voir le désert pour la première fois.

Au Forum Méditerranéen contre le Gaz de Schiste et le Fracking de Bizerte, j’avais pris contact avec Messaoud, un ouvrier des environs d’El Faouar, venu témoigner de la grève, des soupçons d’extraction de gaz de schiste, avérés ou non, de la prolifération des cancers et plus généralement de la situation dans la région. Il avait accepté que je me rende sur place « Tu pourras dormir chez moi avec mes filles ». Alors quelques semaines plus tard, fin mai, j’y suis allée. Très bien accueillie dans sa famille avec ses 8 enfants, j’étais aussi l’attraction du village : les « gaouris » [2] se font rares dans cette partie du désert.
Avec lui et d’autres hommes du village, nous sommes allés rendre visite aux manifestants des sites des compagnies pétro-gazières de la région d’El Faouar.

Situation géographique d’El Faouar

Délimitation des sites des compagnies autour d’El Faouar – carte réalisée à partir de la carte IHS – Mediterranean Sea – Global Exploration and Production service

La route qui mène à El Faouar traverse des étendues de sable parsemées d’herbes jaunies, d’oasis, qui ressemblent à des forêts de palmiers – c’est là que sont construits les villages – et de barrières faites de branches de palmier pour contenir l’avancée des dunes. En arrivant à la ville, un groupe d’hommes bloque la route. Ceux qui m’accompagnent dans la voiture en connaissent certains, on nous laisse passer. En sortant d’El Faouar, un autre barrage. C’est pour empêcher les individus malhonnêtes d’aller négocier avec les compagnies pétrolières et les autorités au nom de tous habitants de la région, me dit-on. A El Faouar, les décisions se prennent au marché. Celles de reconduire la grève, d’accepter ou non les dédommagements financiers… Mais parfois certains court-circuitent ces discussions et se rendent de leur propre chef à la table des négociations en espérant en retirer des bénéfices personnels.

Après quelques minutes à travers le Chott el Jerid, désert plat et brûlant, nous apercevons un forage au loin. C’est celui de l’entreprise néerlandaise Mazarine. Suite à l’annonce de la découverte d’un nouveau puits de pétrole par cette société, des habitants de la région ont commencé à protester pour se faire embaucher. Les manifestations ont été réprimées par la police, ce qui a conduit à l’incendie du poste de la garde nationale de la région.

Le forage de la compagnie néerlandaise Mazarine

Puis nous arrivons au site d’El Franig, celui-là même où la société Perenco s’est targuée d’avoir réalisé avec succès la première opération de fracturation hydraulique pour l’extraction de gaz de schiste sur le territoire tunisien en 2010.[3] De plus, la compagnie n’a pas recruté autant d’habitants de la région que ses promesses le laissaient entendre.

Deux tentes sont plantées à côté du grillage qui délimite le site. Quelques dizaines d’hommes campent devant l’entrée, gardée par des militaires. A notre arrivée, un attroupement se forme. Je suis la seule femme et la seule blanche, on veut savoir ce que je fais là. Un des militaires, le téléphone vissé à l’oreille, demande à voir mon passeport, à connaître le nom des associations qui m’envoient, en prenant des notes et sans cesser de communiquer avec ses donneurs d’ordre. Les habitants qui parlent le mieux français et qui ne se méfient pas trop de moi m’énumèrent leurs plaintes et leurs revendications : l’emploi, le développement, les infrastructures, les services… et puis finalement, mentionnent leur refus du gaz de schiste.

Un homme m’explique que les seuls emplois que les habitants de la région obtiennent, malgré le nombre de diplômés au chômage, sont des emplois de gardien. « Et encore », il ajoute. « De plus en plus, on est remplacés par des chiens ». Puis il sourit : «… qui reçoivent même salaire que nous ! » Un autre me chuchote, sourire en coin : « Tu remarqueras qu’il n’y a pas de drapeau tunisien ici ». Je leur propose de les prendre en photo. Certains sont réticents. Je demande aussi l’autorisation aux militaires de photographier le site, à travers la grille, ou même simplement l’entrée. Il pose la question à ses chefs par téléphone. Autorisation refusée.

Les manifestants devant le site d’El Franig de Perenco, gardé par l’armée

Nous remontons dans la voiture. Plus loin sur la route, nous arrivons à une sorte de mare. De l’eau s’écoule d’un tuyau. Juste en amont de l’écoulement, deux vannes. L’une approvisionne le site de Perenco. L’autre le site de Winstar-Serinus, non loin. Il n’y a pas de compteur.

La source qui approvisionne les forages de Perenco et Winstar-Serinus

Un berger fait paître ses chèvres à côté de la mare. Il dit que la qualité de l’eau s’est beaucoup dégradée. Que quand les vannes sont fermées, l’eau ressort avec un débit plus important et de grandes quantités de sable, signe que la nappe est déstabilisée. Il dit que beaucoup de ses bêtes sont mortes. Il parait que la culture des palmiers dattiers subit aussi la dégradation de la qualité de l’eau, et la diminution des réserves. Les récoltes sont moins bonnes.

Un berger fait paître ses chèvres près de la source d’eau qui alimente Perenco et Winstar

Nous prenons maintenant le chemin qui mène au site de Sabria, exploité par l’entreprise Winstar, filiale tunisienne de Serinus Energy Inc. Là encore, des militaires gardent le site ; devant l’entrée, une tente témoigne d’une occupation récente par les habitants comme sur le site de Perenco. Et juste derrière le grillage, il y a un chien. De l’autre côté, juste à côté du puits, un hôtel a été construit pour héberger les ingénieurs et les techniciens et sans doute minimiser leurs contacts avec les gens d’El Faouar. On me dit qu’ils viennent de l’étranger ou peut-être de Tunis, et que les employés de l’hôtel ne sont pas non plus de la région.

Le chien de garde du forage de Winstar-Serinus sur le site de Sabria. Y avait-il avant un humain à son poste ?

Nous jetons un coup d’œil aux bassins de rétention d’eau qui jouxtent les installations de forage.Ils sont « isolés » du sol par une simple bâche, et ce sont, je crois, les boues de forage qui y sont entreposées. Puis les militaires et le responsable de la sécurité viennent à notre rencontre, accompagnés de trois employés qui habitent El Faouar (donc il y en a quand même…). Ils veulent savoir ce que nous faisons là, ce que nous cherchons. Je leur demande si Serinus extrait du gaz de schiste. Le responsable de la sécurité, un peu nerveux, m’assure avec un grand sourire que non, qu’ils ne l’ont jamais fait, et il m’offre une cigarette. Les employés d’El Faouar confirment ses dires.

Les bassins de rétention d’eau du forage de Serinus-Winstar sur le site de Sabria

Il y a quand même de sérieux doutes que Serinus envisage de réaliser des opérations de fracturation hydraulique. Le site de Sabria contient d’importantes réserves de gaz de schiste et un document de l’entreprise datant de 2013 mentionne ses intentions d’y réaliser à court terme des opérations de « frac » et des puits horizontaux, ce qui semble faire référence à la méthode d’extraction du gaz de schiste, par fracturation hydraulique.[4] D’ailleurs, il semble que Mazarine projette aussi, à plus ou moins long terme, d’exploiter le gaz de schiste sur son territoire.[5]

De retour au village, nous rendons visite à plusieurs malades, qui souffrent de cancers et de complications. Leurs familles nous racontent les voyages à l’hôpital de Sousse, à l’autre bout du pays, puisqu’il n’y a pas d’hôpital digne de ce nom dans la région, les rencontres avec les médecins, qui ne prennent pas beaucoup de temps pour expliquer les maladies aux patients et à leurs familles et se contentent souvent de donner des ordonnances, les efforts financiers que tout cela représente. Les pièces des maisons sont vides hormis quelques matelas par terre. Les murs sont nus. Le sable s’accumule dans les cours des maisons et s’infiltre sous le seuil des portes. Il faut sans cesse balayer.

Le village où j’étais, sans cesse envahi par le sable

Voilà. Le Sud. « C’est beau, mais c’est dur », dit Messaoud.

Dans la région d’El Faouar, de nombreux jeunes sont au chômage. On dit que les maladies se sont multipliées. Il n’y a pas d’hôpital. Il n’y a pas d’université. Il n’y a pas de théâtre ou de cinéma. Il n’y a pas de bureau de poste. Par contre il y a plein de mosquées.

On rencontre très peu de « gaouris ». A part ceux qui vont pomper le pétrole, le gaz et l’eau sans compteur…

 

Sur la route du retour, je ressens de la tristesse face aux inégalités que subissent les habitants du Sud tunisien. Du ressentiment envers ceux qui les méprisent et l’Etat qui les abandonne. De la colère face à l’impunité dont bénéficient les compagnies pétro-gazières avec l’appui des autorités corrompues et des institutions internationales. De la crainte par rapport à la situation future. Et de la gratitude envers ceux qui m’ont accueillie.

 

[1] Deux exemples d’articles réprobateurs qui déplorent que les manifestants refusent de « se sacrifier pour l’économie nationale » et visent à les criminaliser (« ces groupuscules de terroristes et de tueurs ») : http://www.letemps.com.tn/article/91319/qui-profitent-les-troubles%C2%A0 ; http://www.webdo.tn/2015/06/09/sit-in-blocages-greves-debrayages-ou-est-lautorite-de-letat/

[2] Le terme « gaouri » désigne les étrangers blancs, les européens.

[3] http://nawaat.org/portail/2013/10/29/enquete-sur-le-gaz-de-schiste-en-tunisie-des-profondeurs-du-sous-sol-tunisien-aux-paradis-fiscaux/ ; http://www.economie-tunisie.org/fr/observatoire/analysiseconomics/mensonges-sur-le-gaz-de-schiste-les-catastrophes-environnementales

[4] http://bankwatch.org/news-media/for-journalists/press-releases/ebrds-silent-shale-gas-coup-tunisia ; www.winstar.ca/documents/2013/2013-04-24-Project%20Angler-AcquisitionPresentation.pdf

A noter : l’entreprise Winstar bénéficie d’un prêt de la Banque Européenne de Reconstruction et Développement

[5] « In addition, significant shale potential exists within the Silurian ‘hot shale’ throughout the permit area. » http://www.mazarine-energy.com/zaafrane-central-tunisia/


La production de gaz de schiste au Maroc, un projet ‘ultra-difficile’ selon un expert bulgare

Gaz de Schistes Provence - jeu, 23/07/2015 - 23:17


Paris : Martin Vladimirov, analyste spécialisé des questions énergétiques à l’institut bulgare ‘Center for the Study of Democracy’, indique que le ‘Maroc pays producteur de gaz de schiste’ est un statut ultra-difficile à réaliser pour le royaume.

PH Archive Le Maroc est théoriquement, un pays très riche en gisements gaziers, comme le prétend la ‘Energy Information Administration – EIA’, l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des États-Unis.

Selon les estimations de cette instance américaine, crée par le congrès des USA en 1977, le royaume détiendrait dans ses sous-sols, des réserves géantes de gaz de schiste, s’élevant à 566 milliards de mètres cubes et correspondant à environ 6 % des réserves dans la zone MENA.

Or, si le royaume peut à la lumière de ces chiffres américains et des premiers résultats des tests réalisés par plusieurs firmes énergétiques étrangères, qui prospectent chez lui, être optimiste quant au volume de ses richesses naturelles énergétiques ; passer au statut de riche pays producteur de gaz, est un projet des plus difficiles à concrétiser.

C’est ce qu’affirme l’expert bulgare, Martin Vladimirov, dans une analyse qu’il a signé sur le site américain spécialisé, OilPrice.com.

Selon Martin Vladimirov, le Maroc souffrira de nombreuses difficultés sur le chemin de sa transformation en un pays producteur de gaz de Schiste, profitant économiquement pleinement et durablement de sa nouvelle richesse.

Vladimirov a expliqué qu’il existe plusieurs classes de difficultés auxquelles le royaume est confronté et qui sont toutes insurmontables les unes que les autres.

Une eau trop chère

D’abord, une première difficulté naturelle : Le royaume étant un pays en presque stress hydrique, aura du mal à fournir aux compagnies pétro-gazières étrangères, assez d’eau pour réaliser la fraction hydraulique, technique nécessaire à l’extraction du gaz de Shiste. L’eau représentera ainsi un surcout qui amoindrirait la rentabilité d’un tel projet.

Et puis, le Maroc qui n’a pas d’histoire dans la production de pétrole et de gaz, devra construire des infrastructures ultra-coûteuses qui ne seraient amortissables que dans plusieurs dizaines d’années.

Or, relève l’expert international, le royaume qui est un pays à revenu intermédiaire, n’a pas les moyens de telles dépenses. Il devra faire appel aux capitaux étrangers et les convaincre de venir dans une région, de laquelle ils fuient dernièrement, à la suite du chaos du printemps arabe.

Des prix de gaz trop bas au Maroc

Et en fin la demande : Martin Vladimirov souligne que l’Etat marocain ne peut guère garantir aux investisseurs étrangers, un taux de rendement adéquat et ce sur les deux segments du marché, l’intérieur et l’extérieur.

Au niveau du marché intérieur, le Maroc est peu intéressant vu que les prix de gaz y sont bas.  Ils sont largement maintenus bas, grâce à la caisse de compensation, une subvention, relève Vladimirov, qui sera difficile, socio-politiquement à éliminer et les niveaux de prix actuels ne peuvent être rentables pour les investisseurs.

Pour ce qui est du marché extérieur, le Maroc ne peut exporter sans une infrastructure d’exportation viable, pour transporter le gaz vers les marchés à prix élevés.

Conclusion : en dépit de la richesse théorique de ses gisements, il est peu probable que les sociétés d’énergie étrangères, viennent au Maroc, y engager des milliards de dollars sans taux de rendement adéquat.

source: le mag.ma Larbi Amine

Si vous ne l'êtes pas encore, abonnez-vous au &quot;Ramasse-miettes de presse&quot; de Bruno.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mer, 22/07/2015 - 18:53
Oui, cela fait des mois et des mois que Bruno, militant anti gaz de schiste de la première heure, nous fait bénéficier de ses recherches hebdomadaires. Aucun article relatif au gaz de schiste, à la fracturation hydraulique, aux forages ... échappe à Bruno....

Gard : les anti-gaz de schiste ont été reçus au ministère - Midi Libre

Google actu "Schiste" - mer, 22/07/2015 - 18:03

Midi Libre

Gard : les anti-gaz de schiste ont été reçus au ministère
Midi Libre
I ls souhaitent que le gouvernement refuse la prolongation des permis de recherches de gaz de schiste. Au printemps dernier, les trois permis de recherche d'hydrocarbures non conventionnels du Bassin d'Alès et de Navacelles arrivaient à expiration.

La production de gaz de schiste au Maroc, un projet 'ultra-difficile ... - Lemag.ma

Google actu "Schiste" - mer, 22/07/2015 - 16:06

Lemag.ma

La production de gaz de schiste au Maroc, un projet 'ultra-difficile ...
Lemag.ma
Paris : Martin Vladimirov, analyste spécialisé des questions énergétiques à l'institut bulgare 'Center for the Study of Democracy', indique que le 'Maroc pays producteur de gaz de schiste' est un statut ultra-difficile à réaliser pour le royaume.

La baisse des émissions de CO2 aux USA : c’est la récession et non le gaz de schiste

(!) Info minute – Revue de Presse Une équipe de chercheurs vient de publier une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature Communications dans laquelle ils présentent leur analyse des facteurs qui ont contribué à la baisse de 11% des émissions de CO2 aux États-Unis entre 2007 et 2013. De nombreux médias et experts ont […]

Réchauffement climatique : investir dans des projets gaziers peut s’avérer risqué

Gaz de Schistes Provence - mer, 22/07/2015 - 09:23
 source: novethic

Si l’industrie du gaz a encore quelques beaux jours devant elle, contrairement au charbon et au pétrole, l’ONG londonienne Carbon Tracker alerte cependant sur les risques pour les investisseurs à l’horizon 2025-2035. Dansune étude publiée début juillet, elle analyse les projets des vingt plus grandes firmes pétrolières et gazières au monde. Les trois quarts d’entre elles ont des projets jugés non viables, dans un scénario de réchauffement global limité à 2 degrés. Au total, ce sont près de 300 milliards de dollars d’investissement qui sont en jeu.

Plate-formes gazière en mer du Nord (2004).
Marcel Mochet / AFP

C’est une étude qui risque de couper court à la campagne de valorisation du gaz menée par les firmes pétrolières. Publiée début juillet par l’ONG anglaise Carbon Tracker, qui a théorisé le risque carbone, elle met en garde sur certains projets de gaz naturel liquéfié (GNL) qui ne seraient pas viables dans un scénario de réchauffement de la planète limité à 2°C.

283 milliards de dollars, c’est la valeur cumulée de ces projets à risque, à l’horizon 2025. Ce montant atteint même les 379 milliards de dollars en 2035. De quoi inquiéter les investisseurs et les compagnies pétrolières, qui voient dans le gaz une reconversion salutaire pour leurs finances et leur réputation.

 

+ 10 % : l’augmentation de la demande de gaz d’ici 2035

 

En juin dernier, sept firmes européennes du secteur ont adressé une lettre ouverte à la CNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) pour réclamer la mise en place d’un prix carbone pendant la conférence climatique de Paris (COP 21), afin de « matérialiser les avantages du gaz » par rapport au charbon ou au pétrole, et développer ainsi leur activité gazière.

Ces compagnies font valoir que le gaz est une solution au réchauffement climatique, faisant de cette énergie une voie d’avenir. BP et Shell estiment ainsi que les besoins en gaz vont augmenter de 40% entre 2015 et 2035, ne prenant pas en compte la transition en cours vers une économie bas carbone.

En effet, dans le scénario 450 ppm (parties par million) de l’AIE (Agence internationale de l’énergie), la demande mondiale de gaz va bel et bien augmenter, mais de seulement 10% sur cette période. Une estimation bien en-deçà de celle avancée par les compagnies pétrolières.

 

Shell-BG la plus exposée

 

Pour James Leaton, directeur de recherche chez Carbon Tracker, « les investisseurs devraient examiner le véritable potentiel de croissance des entreprises de GNL au cours de la prochaine décennie. L’offre excédentaire actuelle signifie qu’il y a déjà une série de projets qui attendent d’entrer en production, et dont on ne sait pas s’ils seront viables ».

Parmi les pays les plus menacés, on compte le Canada (82 milliards de dollars à l’horizon 2025), les États-Unis (71 milliards de dollars) et l’Australie (68 milliards de dollars), à cause notamment de leurs projets de gaz de schiste. Et sur les plus vingt grandes compagnies analysées, seize ont des projets qui risquent de ne pas être viables à l’horizon 2025.

Shell, devenu l’opérateur le plus important du secteur avec le rachat de BG, est la société la plus exposée, avec une exposition de 59 milliards de dollars d’ici dix ans. Le géant néerlando-anglais a indiqué qu’il fondait son offre sur l’hypothèse selon laquelle le prix du baril remonterait à 90 euros, ce qui correspond en moyenne à un prix du gaz de 14-15 dollars/mmBtu (un million de british thermal unit, une unité de mesure énergétique britannique). Or, selon l’ONG Carbon Tracker, les projets dont la rentabilité suppose un prix du gaz supérieur à 10 dollars/mmBtu sur les dix années à venir sont menacés.

Cette étude de Carbon Tracker sur la viabilité des projets gaziers vient compléter deux autres études publiées l’année dernière sur la viabilité des projets liés au charbon et au pétrole.

 

 

 

Concepcion Alvarez

Gaz de schiste : hospitalisations en hausse près des sites d'extraction - Pourquoi Docteur ?

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Voilà qui devrait apporter de l'eau au moulin des détracteurs du gaz de schiste. Une nouvelle étude publiée dans la revue PLOS One et menée par les Universités de Pennsylvanie et de Columbia, alerte sur les taux d'hospitalisation des populations ...
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BHP Billiton : lourde dépréciation dans le gaz de schiste - Le Blog Finance (Blog)

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Le gaz de schiste, çà eut payé ? Le géant anglo-australien BHP Billiton va inscrire une provision de 2,8 mrd USD dans ses comptes 2015 en raison d'une minoration de ses actifs dans le gaz de schiste « onshore » aux Etats-Unis, lesquels ont été ...

Gaz de schiste aux Pays-Bas, début possible en 2020 - LeGazdeSchiste

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Gaz de schiste aux Pays-Bas, début possible en 2020
LeGazdeSchiste
Le gouvernement néerlandais a récemment fait savoir que la phase d'exploitation du gaz de schiste ne débuterait pas avant cinq années, soit pas avant 2020. Le temps pour le pays de faire le point sur les tenants et les aboutissants de la filière ...

EGL se rebaptise Française de l'Energie pour faire prospérer le gaz de houille lorrain

17.07.15. - Paris - European Gas Limited (EGL), société spécialisée dans l'exploration et l'évaluation du gaz de houille, a décidé de se rebaptiser Française de l'Energie pour traduire son ancrage français, alors qu'elle espère débuter en 2017 l'exploitation de cette ressource en Lorraine, a expliqué son président.
Avec ce nouveau nom, on explique clairement qui on est, on affirme la démarche qui a été mise en place depuis 2009 et on annonce les prochaines étapes, a déclaré Julien Moulin, président de l'entreprise, lors d'un entretien à l'AFP.
Le gaz de houille est le méthane emprisonné dans les veines de charbon, autrement dit le grisou tant redouté par les mineurs. On sait aujourd'hui l'extraire grâce à des techniques qui datent d'une vingtaine d'années, consistant à réaliser des forages horizontaux, le long de la veine.
Et le sous-sol des zones où Française de l'Energie détient des permis d'exploitation - essentiellement en Lorraine (Nord-Est) - contiendrait quelque 450 milliards de mètres cube de ressources contingentes et prospectives de gaz, soit 10 ans de consommation française, selon une estimation certifiée en 2012 par le Beicip, filiale de l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN).
On ne peut pas passez à côté d'un développement d'une ressource d'aussi bonne qualité (car constituée à 96% de méthane), aussi proche des infrastructures existantes (une bonne partie du gaz importé en France passant par le Nord-Pas de Calais ou la Lorraine) et qu'on connaît déjà très bien, a expliqué Julien Moulin, en référence aux nombreux puits d'exploration déjà réalisés dans la région.
Selon le dirigeant, exploiter le gaz lorrain serait compétitif aux prix actuels du marché (environ 7 dollars par millier de pieds cube (mpc), l'unité de référence), puisque les coûts d'exploitation seront d'environ 5 dollars par mpc.
A l'origine filiale européenne du groupe australien Kimberley Oil, EGL s'était faite connaître notamment pour le rachat début 2008 de Gazonor, filiale des ex-Charbonnages de France qui exploite du gaz de mine dans le Nord-Pas-de-Calais. Mais cette acquisition avait plombé ses comptes et Gazonor avait dû être revendue aux créanciers en 2010, à la faveur d'une restructuration de la dette.

L'actionnariat a depuis été entièrement renouvelé: l'équipe dirigeante détient environ 15% du capital, le reste appartenant à des investisseurs familiaux tels que celle du fondateur d'Addax Petroleum, Jean-Claude Gandur, ou celle du fondateur de Maurel et Prom, Jean-François Michaud.
Recentrée sur ses actifs français, la PME d'une vingtaine de salariés entend désormais avancer vers la phase d'exploitation, qu'elle espère démarrer en 2017.
Pour cela, la société, qui a investi à ce jour un peu moins de 40 millions d'euros, devra réaliser entre 60 millions et 100 millions d'investissements supplémentaires, estime le dirigeant.
Si Julien Moulin entend garder toutes les options ouvertes, n'écartant pas une entrée en Bourse ou la participation d'investisseurs institutionnels, l'horizon de long terme de Française de l'Energie le conduit à privilégier les actionnaires actuels ou des partenaires industriels, tels que de gros consommateurs de gaz de la région, qui pourraient financer une partie des investissements en échange de gaz bon marché.
Des discussions sont en cours avec des groupes comme Solvay et Dalkia ou la plateforme pétrochimique de Carling (Total, Arkéma...).
Une deuxième certification du Beicip, attendue d'ici la fin de l'été, devrait permettre à Française de l'Energie d'être les premiers en Europe à avoir des réserves prouvées sur cette activité, espère le dirigeant.
Il s'agit d'une technique non invasive, avec un impact de surface très limité, insiste-t-il pour se différencier aussi de la technique très controversée de fracturation hydraulique, interdite en France depuis 2011.

Ses équipes donnent une grande importance à l'information du public et aux échanges avec les acteurs locaux, affirme-t-il. Et selon lui, en très grande partie, dès qu'on explique le projet (...) on est très bien reçus.



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Nominations au cabinet de Ségolène Royal dont le directeur - Energie

17.07.15. - Par arrêté publié au Journal Officiel vendredi 17 juillet, Guillaume Leforestier est nommé directeur du cabinet de la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal. Il était directeur adjoint du cabinet et conseiller budgétaire. Guillaume Leforestier succède à Elisabeth Borne qui est depuis mi-mai la patronne de la RATP.

Une directrice adjointe du cabinet, Cécile Bigot-Dekeyzer, a également été nommée. Elle était directrice des Pêches Maritimes et de l’Aquaculture (DPMA) au ministère de l’Écologie.

Enfin, Gilles Boeuf est nommé conseiller scientifique pour l’environnement, la biodiversité et le climat.



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Unconventional Gas and Oil Drilling Is Associated with Increased Hospital Utilization Rates


15.07.15. - Over the past ten years, unconventional gas and oil drilling (UGOD) has markedly expanded in the United States. Despite substantial increases in well drilling, the health consequences of UGOD toxicant exposure remain unclear. This study examines an association between wells and healthcare use by zip code from 2007 to 2011 in Pennsylvania. Inpatient discharge databases from the Pennsylvania Healthcare Cost Containment Council were correlated with active wells by zip code in three counties in Pennsylvania. For overall inpatient prevalence rates and 25 specific medical categories, the association of inpatient prevalence rates with number of wells per zip code and, separately, with wells per km2 (separated into quantiles and defined as well density) were estimated using fixed-effects Poisson models. To account for multiple comparisons, a Bonferroni correction with associations of p<0.00096 was considered statistically significant. Cardiology inpatient prevalence rates were significantly associated with number of wells per zip code (p<0.00096) and wells per km2 (p<0.00096) while neurology inpatient prevalence rates were significantly associated with wells per km2 (p<0.00096). Furthermore, evidence also supported an association between well density and inpatient prevalence rates for the medical categories of dermatology, neurology, oncology, and urology. These data suggest that UGOD wells, which dramatically increased in the past decade, were associated with increased inpatient prevalence rates within specific medical categories in Pennsylvania. Further studies are necessary to address healthcare costs of UGOD and determine whether specific toxicants or combinations are associated with organ-specific responses.



isa77_Jouarre's insight:

L'article complet en version originale est disponible ici

http://www.plosone.org/article/fetchObject.action?uri=info:doi/10.1371/journal.pone.0131093&representation=PDF

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PLOS est l'acronyme de Public Library of Science. Comme l'écrit Wikipedia: La Public Library of Science, pouvant se traduire par Bibliothèque scientifique publique, est un projet américain à but non lucratif de publication scientifique anglophone à accès ouvert fonctionnant sur la base de licences libres. 



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Gaz et pétrole de schiste : plus d'hospitalisations à proximité des puits


18.07.15. - Les taux d'hospitalisation pour des maladies cardiaques, des maladies neurologiques et d'autres conditions sont plus élevés chez les personnes qui vivent près de puits de forage de gaz ou de pétrole utilisant la fracturation hydraulique, selon une étude publiée dans la revue PLOS One.

Reynold Panettieri et ses collègues des universités de Pennsylvanie et Columbia ont examiné le lien entre la densité de puits de forage et l'utilisation des soins de santé entre 2007 et 2011 dans trois comtés du nord-est de la Pennsylvanie.

À partir de bases de données concernant plus de 198 000 hospitalisations, ils ont mis en relation les 25 catégories médicales d'hospitalisation les plus courantes avec la proximité de puits actifs. Deux des comtés - Bradford et Susquehanna - ont vu une augmentation significative de l'activité de forage au cours de cette période, tandis que le comté de Wayne, utilisé pour la comparaison, n'en a connu aucune.

Dix-huit zones de codes postaux avaient une densité de puits supérieure à 0,79 par kilomètre carré. Chaque année, leurs résidents avaient un taux d'hospitalisation en cardiologie accru de 27 % comparativement au comté de Wayne. Des taux d'hospitalisation accrus étaient aussi constatés en neurologie ainsi que pour des pathologies de la peau, des cancers et des problèmes urologiques.

Bien que l'étude ne prouve pas que le lien soit de cause à effet, l'observation d'augmentations des hospitalisations sur ce laps de temps relativement court le suggère fortement, estiment les chercheurs.

« À ce stade, nous soupçonnons que les résidents sont exposés à de nombreuses substances toxiques, au bruit et aux facteurs de stress sociaux en raison de la fracturation hydraulique près de leur domicile, ce qui peut s'additionner pour mener à l'augmentation du nombre d'hospitalisations. »

Des études plus approfondies sont nécessaires pour déterminer comment les substances toxiques spécifiques, individuelles ou en combinaison, peuvent augmenter les taux d'hospitalisation, soulignent les chercheurs. Par exemple, l'augmentation des hospitalisations en cardiologie pourrait être liée à une exposition accrue à la pollution de l'air telle que le diesel et les particules fines.



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