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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Lettre ouverte de 248 collectifs et associations aux instances de l'Union Européenne

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 17/01/2014 - 13:46
LETTRE OUVERTE DE 248 COLLECTIFS ET ASSOCIATIONS AUX INSTANCES DE L'UNION EUROPÉENNE

A l'attention de Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne,
A Mesdames et Messieurs les commissaires de l'Environnement, de l'Énergie, du Climat, de l'Entreprise et l'Industrie, et de l'Agriculture,
A Mesdames et Messieurs, Parlementaires Européens.
A nos Présidents, Premiers ministres et Ministres concernés dans les États européens,

Objet : Combustibles fossiles non-conventionnels / Directive Évaluation de l'Impact Environnemental (EIE) et autres projets des Institutions Européennes.

Nous, groupes de citoyens concernés et organisations environnementales, mobilisés contre le développement en Europe des combustibles fossiles non-conventionnels (UFF), sommes extrêmement préoccupés par les récentes évolutions de la révision de la Directive Évaluation de l'Impact Environnemental (EIE), et par les accords transatlantiques en cours de négociation et autres projets de la Commission européenne.

La technique dite « fracturation hydraulique » ou « fracking », qui permet d'extraire ces UFF : gaz ou de l'huile de schiste, tight gas ou méthane de couche de charbon (CSG ou CBM) génère aujourd'hui de nombreux et inévitables impacts sur l'environnement, le climat, la santé publique, ainsi que sur les libertés fondamentales et les droits humains.

Notre opposition à cette industrie et à cette technique s'appuie sur de nombreuses raisons :
Les techniques d'extraction confisquent et altèrent une part disproportionnée des ressources primaires essentielles : terres, eau et air, et impactent fortement et de manière irrémédiable les écosystèmes.
L'extraction de ces hydrocarbures ne fera qu'empirer notre empreinte de gaz à effet de serre (GES) et détourner voir compromettre les objectifs européens en matière d'énergie et de climat ;
La promotion politique de ces activités est en complète contradiction avec les besoins de développement des économies locales basées sur la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel, sur le développement des énergies renouvelables, la sobriété énergétique et les échanges en circuits courts.
Différents rapports ont mis en évidence des fuites massives de méthane (CH4), de l'ordre de 7% à 15% sur l'ensemble des processus de transformation et transport (sur l'échelle d'un siècle une tonne de CH4 émise aujourd'hui aura un effet sur le réchauffement de l'atmosphère équivalent à celui de 21 tonnes de CO2, mais sur l'échelle de 12 années ce rapport est estimé à 75 et 105 fois la valeur du dioxyde de carbone).
Cette industrie extractive implique à grande échelle une infrastructure de transformation, de conditionnement et de transport. L'ensemble de ces processus conduit à d'importantes fuites de méthane que différents rapports estiment entre 4% et 11% du volume produit. Or le méthane est un gaz à effet de serre 86 fois plus puissant que le CO2 sur une échelle de temps de 20 ans, ce qui signifie que la production potentielle des UFF aurait sur le climat un impact pire que le charbon lui-même.
Ces activités industrielles à grande échelle touchent de nombreux secteurs densément peuplés et des zones écologiquement sensibles (cf. États-Unis, Canada et Australie), avec des impacts majeurs sur l'aménagement des territoires.

Nous constatons que la situation juridique actuelle, concernant l'exploration et l'extraction des hydrocarbures non-conventionnels au niveau de l'Union Européenne, ne garantit pas dans tous les États membres l'application de règles obligatoires visant à protéger l'environnement, la santé publique et à inclure la participation des citoyens au processus de décision par le biais d'une EIE obligatoire.

Nous déplorons que certains décideurs politiques se montrent aveugles aux innombrables études et rapports - émanant de scientifiques confirmés et des autorités européennes elles-mêmes - qui démontrent les effets dramatiques et irréversibles liés à l'extraction de ces UFF, avec l'usage de la technique dite de « fracturation hydraulique » ou « fracking ».

De nombreux députés européens, ONG environnementales et collectifs citoyens de toute l'UE ont également, à maintes reprises, notamment via la Résolution de Korbach, appelé les responsables européens à appliquer de manière obligatoire l'EIE aux projets d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste et de tous les UFF. Mais, rendus sourds par la prédominance du discours du lobby industriel et financier, le Conseil Européen et la Commission ont refusé jusqu'ici cette exigence essentielle qui consisterait à imposer des études d'impact justifiées avant le début de tout nouveau projet de forage visant des hydrocarbures. A défaut de mieux, ceci garantirait au moins une meilleure intégration des communautés locales dans le processus de décision.

Au lieu de cela, la Commission Européenne, sous l'action conjointe de M. Barroso et de pays tels que le Royaume-Uni, la Pologne, la Roumanie, la République tchèque et la Hongrie, ne fait que présenter un lot de recommandations non contraignantes. Les promesses faites pour l'établissement de règles permettant un développement sécurisé des hydrocarbures non-conventionnels ne seront sans doute pas tenues.

Cette situation est la porte ouverte à une violation permanente des principes de la politique européenne de l'environnement, des objectifs d'aménagement du territoire et des essentielles valeurs démocratiques européennes, voire des libertés fondamentales et des droits humains, comme le montre la situation à Pungesti (Roumanie), où des habitants opposés légitimement aux forages qui détruisent leur environnement subissent depuis octobre une violation de leurs droits et libertés les plus élémentaires ainsi que des violences policières inacceptables, à Barton Moss (Royaume Uni), où des arrestations d'opposants à un forage - y compris de femmes enceintes, et ce sous les yeux d'enfants - ont lieu tous les jours depuis plusieurs semaines, ou encore à Zurawlow (Pologne), où les habitants sont harcelés par le pétrolier Chevron.

Cet état de fait qui doit être pris en considération dans la révision de la directive EIE, doit l'être également dans le cadre des négociations du CETA (Accord Commercial Canada / Union Européenne) et du PTCI (Partenariat Transatlantique sur le Commerce et l'Investissement, qui se déroulent dans le plus grand secret. La Commission Européenne annonce un « cadre non contraignant » sur le gaz de schiste. Quelle est sa marge de manœuvre compte-tenu de la très grande pression des investisseurs et industriels de l'énergie ?

Il est aussi de plus en plus évident que, dans les négociations de ces accords, la réglementation REACH elle-même est menacée. Elle est pourtant un outil important pour encadrer les activités industrielles, en particulier dans le secteur de la chimie qui fournit les produits nécessaires à l'industrie extractive.

Nous constatons également que les règles d'arbitrages entre entreprises et États, sont conçues non pour favoriser les besoins et les intérêts des citoyens, mais pour épouser parfaitement les demandes des investisseurs. Ces derniers pourront contester la législation environnementale au prétexte qu'elle est un obstacle à leurs investissements et donc à leurs profits. Nous notons enfin que les règles d'arbitrage entre les entreprises et les États donnent souvent raison aux investisseurs : les compensations financières reçues par ces derniers réduisent considérablement les budgets de l'État. Ces règles, soutenues par le Traité sur la Charte de l'Energie, permettent aux investisseurs de faire plier les autorités locales.

Comment l'Europe peut-elle encourager des activités industrielles nuisibles à l'environnement dès le court terme, et de manière irréversible, alors qu'elles n'induisent des bénéfices - très incertains - qu'au profit d'entreprises souvent extérieures à l'Europe ? Comment nos représentants au sein de l'Institution européenne peuvent-ils faire une croix sur la santé publique, la qualité de l'environnement et la durabilité des ressources essentielles à la vie, trahissant la confiance de leurs électeurs et les mandats que ces derniers leur ont confié ?

Peut-on dès lors s'étonner de voir décliner la confiance en l'Union Européenne ?

Pour toutes ces raisons, nous appelons solennellement les membres du Conseil Européen et les plus hauts représentants de la Commission à un sursaut de sagesse. Car en niant les faits établis et les impacts avérés de cette pratique industrielle, les décideurs politiques européens que vous êtes accepteraient tacitement et sciemment les impacts notoirement néfastes de cette pratique industrielle, hypothéquant, dans un avenir proche et pour toutes les générations futures, la qualité de vie, l'intégrité de l'environnement et les économies locales.

C'est pourquoi vous, Monsieur Barroso, les Commissaires européens et les membres du Conseil Européen, devez agir vigoureusement a minima pour une clarification juridique : l'usage de la fracturation hydraulique (fracking), au regard de ses nombreux impacts, et de toute autre technique utilisée lors de l'exploration et de l'exploitation des sources d'énergies fossiles, doit être soumis obligatoirement à une évaluation d'impact environnemental, ainsi que toutes les activités qui leur sont liées - aménagement du site, forage, cimentation, acheminement, etc.

Monsieur le Président de la Commission européenne, Mesdames, Messieurs les Commissaires, les Membres du Conseil Européen, les Chefs d'États et Ministres concernés, vous devez agir résolument pour le retrait du principe d'ISDS (règlement des différents Investisseurs/Etats) envisagé dans les CETA et PTCI. Car ce principe torpillerait nos systèmes juridiques locaux. Il serait utilisé pour attaquer les objectifs politiques déjà adoptés dans les domaines de l'environnement, de la lutte contre le changement climatique, de l'énergie, de la protection des consommateurs, et les principes juridiques de l'Union Européenne. Vous devez également agir pour l'exception sur la réglementation REACH qui, au contraire, devrait être renforcée.

Téléchargez la lettre en différentes langues

European Open Letter - Thursday, January 16, 2014
Signatories – Signataires – Unterzeichner – Ondertekenaars – Semnatarii

Austria – Österreich - Autriche
Bürgerinitiative Risiko-Gas - Bürgerinitiative Schiefesgas - Weinviertel statt Gasviertel

Belgium – België - Belgique
Climaxi WZW, Fracking Free Ireland – Brussels, Friends of the Earth Flanders & Brussels

Bulgaria – България - Bulgarie
Climate action coalition - Foundation for Environment and Agriculture - Fracking Free Bulgaria

Czech Republic – Česká republika - République Tchèque
Centrum pro Dopravu a Energetiku - Koalice STOP HF

France
Agir pour l'environnement – Amis de la Terre - Association Gaïa SOS Planète en Danger - Association Le Cercle de Gindou – Association Stop Forages Bugey Sud - Association Unis Vers Un Milly Vert - Attac France - Bastagaz Alès – Collectif Carmen – Collectif Ceressou - Collectif "Montpellier Littoral contre les gaz, pétrole de schiste !" - Collectif "Non gaz de schiste" Florac - Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste - Collectif 91 Non au gaz et huile (pétrole) de schiste - Collectif AJC - Collectif ALDEAH - Collectif Causse Méjean « Gaz de Schiste NON ! » - Collectif citoyen Ile de France non aux gaz et pétrole de schiste - Collectif Citoyen Anti-Gaz de Schiste Pézenas , Castelnau de Guers et Environs - Collectif citoyen du Narbonnais Non gaz et pétrole de schiste - Collectif de Vigilance CAMISGAZ - Collectif des Dindons - Collectif des Taupes énervées - Collectif des Trois Vallées non au gaz et pétrole de schiste - Collectif du Pays Fertois « Non au pétrole de schiste » - Collectif Stop au gaz de schiste 39 – Collectif Stop gaz de schiste Anduze - Fondation Danielle Mitterrand, France Libertés - Objectif Terre 77

Germany – Deutschland - Allemagne
Aktionsbündnis No Moor Fracking - BI "Kein CO2-Endlager Altmark" - BI Fracking freies Hamburg - BI gegen Gasbohren im Landkreis Rotenburg - BI Gemeinsam gegen Gas und Probebohrungen am Niederrhein/Rees - BI Gesundheit und Klimaschutz Unterelbe - BI-Frackloses Gasbohren im LK Rotenburg/Wümme - BIGG-Werne - BIST e.V. Herbern - Bürgerinitiative CO2ntra Endlager - Bürgerinitiative Fracking freies Hamburg-Harburg - Bürgerinitiative Fracking freies Hessen - Bürgerinitiative für ein lebenswertes Korbach - Bürgerinitiative gegen CO2-Endlager e.V. Schleswig-Holstein - Bürgerinitiative gegen Gasbohren in Kleve - BUND Landesverband Niedersachsen e.V, IG NRÜ gegen Fracking e.V. - IG Rees gegen Gasbohren e.V. - IG Schönes Lünne, nteressengemeinschaft Fracking-freies Artland e.V. - Quakenbrück, Interessengemeinschaft gegen Gasbohren in Hamminkeln/Niederrhein - PowerShift - Urgewald e.V

Irland – Éire - Irlande
Action for Thoughtful Use of Natural Resources ( ATUN) - Carrick Against Fracking - Environmental Pillar - FÍS NUA - Fracking Free Clare - Fracking Free Cork - Fracking Free Ireland - Good Energies Alliance Ireland - Irish Citizens Party - Irish Doctors Environmental Association (IDEA) - Keep Ireland Fracking Free - Love Ireland Ban Fracking - Love Leitrim - No Fracking Dublin - No Fracking Ireland - North West Network Against Fracking - Sporting Rights Owners Association Ireland

Italy – Italia - Italie
Associazione Ernesto Ragazzoni, Orta - Invisible Cities APS.

Lithuania – Lietuva - Lituanie
Alliance Zali.lt - Centre for Sustainable Development - Green Policy Institute - Lithuanian Green Movement - Lithuanian Green Party - Peasant and Green Party of Lithuania.

Macedonia – Македонија - Macédoine
Association for environmental protection Terra Floria

Netherlands – Nederland – Pays-Bas
Burgerinitiatief Schaliegas Vrij Boxtel – Milieudefensie, Friends of the Earth Netherlands - Stichting Schaliegas Vrij Haaren - Stichting Schaliegasvrij Nederland

Northern Ireland – Norlin Airlann - Irlande du Nord
Ban Fracking Fermanagh - Fermanagh Fracking Awareness Network (FFAN) – Notforshale,Belfast

Norway – Norge - Norvège
Transition Nesodden

Poland – Polska - Pologne
Citizens Affairs Institute - Stowarzyszenie Ekologiczne EKO-UNIA - Workshop for All Beings Association

Romania – România – Roumanie
Academia Civica Bihor, Oradea - Activisti fara frontiere, Bucharest - Asociatia Alburnus Maior (Rosia Montana) - Asociatia Amicii Bucovinei - Campulung Moldovenesc - Asociatia Art-Hoc, Oradea - Asociatia Centrul pentru Studii si Initiativa Civica – Arad - Asociatia Cetatenilor Abuzati din Romania, Lasi - Asociatia LIFE, Oradea - Asociatia Muriel, Vaslui - Asociatia Proiect Moral, Oradea - Asociatia Quantic, Bucharest - Asociatia Romania Vie, Bucharest - Asociatia Salvati Bucurestiul, Bucharest - Asociatia SPEhRo, Lasi - Casa de Cultura Permanenta, Cluj Napoca - Centrul pentru Arii Protejate si Dezvoltare Durabila, Oradea – DobroGeea, Mangalia - Ecocivica, Bucharest - ECOTOP, Oradea - Ecotopia Romania Association - Greenitiative, Mogosoaia - Group for Iiniative of the Civil Society - GISC Barlad - Grupul H.ARTA, Timisoara - Informal group Civica, Galati - Informal Group Solidaritate pentru Romania (group of the Romanian diaspora) - Interesseförening för Rumäner, Sweden (NGO of the Romanian dispora in Sweden) -Liga Distributista “Ion Mihalache”, Bucharest - Militia Spirituala, Bucharest - Mining Watch Romania - Neuer Weg, Fagaras - Organizatia Romana Drepturile Omului - Proveritas, Adevarul te face liber, Galati - Rezistenta Pungesti – Romania fara Ei, Bucharest - Tarnat Kalotaszeg Durabil – Vama Verde - Verdeata Isteata - Cluj Napoca, Vira, Barlad - Zero Waste Romania

Serbia – Србија - Serbie
Stop Ecocide in Serbia

Slovakia – Slovensko – Slovaquie
Brečťan Nové Mesto nad Váhom - Ekocentrum Sosna o.z - Priatelia Zeme, CEPA (FoE Slovakia) - Združenie Slatinka

Spain - España - Espagne
Altermuatiba, Ermua (Bizkaia) - Amigos de la Tierra España (FoE Spain) - Arca Iberica - Asamblea contra la Fractura Hidraulica de las Merindades - Asamblea Fracking No Pinares (Burgos) - Asoc. Soriana para la Defensa y Est. de Naturaleza - Asociación de Cultura Popular Alborada, Gallur - Asociación El Colletero (Nalda, La Rioja) - Asociación Sociocultural Hoces del Alto Ebro y Rudron - Asociación Trusilurri mundo piedra - Confederación de Ecologistas en Acción - Grupo Antifracking del Norte palentino - Grupo Arco Cinco Villas Aragon España - Grupo de Energía y Dinámica de Sistemas, Universidad de Valladolid, Grupo Gurruño, Atapuerca - Grupo Gurruño, Burgos - Informal group Salvemos Rosia Montana, Madrid - Ingenieria sin Fronteras Andalucia - Plataforma Andalucía Libre de Fracking - Plataforma Aragón Sin Fractura - Plataforma Asturiana Antifracking - Plataforma ciudadana Zaragoza sin fractura - Plataforma Fracking ez Bizkaia - Plataforma Stop Fracking Extremadura - Teruel sin Fractura - Tierra Viva

Sweden – Sverige - Suède
AMFÖ Aktionsgruppen Mot Fossilgasutvinning På Öland - Heaven or sHell

Switzerland – Suisse
Collectif citoyen Val-de-Travers “Non aux forages d'hydrocarbures” - Internationale Direkthilfe, Meisterschwanden

United Kingdom – Royaume Uni
Barton Moss Community Protection Camp - Bromley Against Fracking - Caldicot Anti Fracking Alliance (South Wales) - Defend Lytham - East Kent Against Fracking - Frack Free Bristol - Frack Free Chew Valley - Frack Free Greater Manchester - Frack Free Lincolnshire - Frack Free Somerset - Frack Free South Yorkshire - Frack Free Wales - Frack Off Lanelli – Frack Free Dorset - Fracking Regs - Friends of the Earth Sheffield - Gas Field Free Mendip - Green Left - Keep Shepherdswell Well Action Group' Kent - Kent Green Party - Lewes Aganst Fracking, East Sussex - Oxfordshire Against Fracking - No FiBS - No Fracking in Balcombe Society - Pantybrad No and Frack,Free Wales - Residents Action on Fylde Fracking (RAFF) - Ribble Estuary Against Fracking - Safe Energy Wales (Swansea, South Wales) - Sheffield Climate Alliance - SwanageTeam for Prosperous Environment - The Corner House - The Warrior's Call, pagans united against fracking - Town Councillor for Bampton, Devon - Transition Sheffield - West Kent Against Fracking

Canada
BC Tapwater Alliance Stop Fracking British Columbia, Council of Canadians, Ernst versus Encana, WARNED (Toronto), group initiated by the Romanian diaspora in Canada

European NGOs – Organisations Européennes
Corporate Europe Observatory, End Ecocide in Europe, Food & Water Europe, Push Europe, Via Campesina Europa

International NGOs – Organisations Internationales
Blue Planet Project, Frack Free World – FFW, Transnational Institute

Avant le 22 janvier, SIGNEZ la pétition pour que l’UE interdise les gaz et huiles de schiste !

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - ven, 17/01/2014 - 10:47

La commission Européenne s'apprête à rendre, le 22 janvier prochain, des recommandations très peu contraignantes pour les Etats membres qui souhaiteraient exploiter les gaz de schiste.

Ces Etats n'auront en effet qu'à rendre un « tableau de bord » prouvant qu'ils respectent les mesures environnementales (contrôle des débits d'eau, des émissions de méthane...).

Bien moins contraignantes qu'une directive, ces recommandations vont laisser la porte ouverte aux gaz de schiste et fermer celle de la transition énergétique car :

• Ces mesures ne sont en aucun cas juridiquement contraignantes pour les industriels,
• C'est un pas de plus vers la légalisation des gaz de schiste en Europe,
• Ces mesures sont en contradictions avec les objectifs climatiques de l'Union Européenne,
• Ces recommandations font la part belle aux lobbies industriels, au détriment de notre environnement et de notre santé.

► SIGNEZ la pétition pour que l'UE interdise les gaz et huiles de schiste !
http://www.gazdeschiste-nonmerci.fr/

L'exploration comme l'exploitation des gaz et huiles de schiste est désastreuse :
• Pour notre eau car une fracturation hydraulique nécessite l'équivalent de six piscines olympiques d'eau ajouté à quelques 700 produits chimiques dont 600 nocifs pour la santé.
• Pour nos paysages puisqu'il faut ériger un puits tous les 200 mètres environ. Aux Etats-Unis où l'exploitation est en cours, cela signifie jusqu'à 30 000 nouveaux forages de puits.
• Pour notre climat car elle entraîne jusqu'à 9% de fuites de méthane sur tout le cycle de production et qu'au delà de 2,5% de fuites de méthane, cette énergie deviendrait plus polluante que le charbon. Cela entraîne également des gaz à effets de serre, ce qui contribue fortement au réchauffement climatique.
• Pour notre santé par la pollution de l'eau, de l'air et de nos sous-sols.

À l'heure de la transition écologique, il est urgent de sortir des énergies fossiles et de se tourner vers la sobriété, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Nous exigeons que l'Union Européenne interdise l'exploration et l'exploitation des gaz et huile de schiste, quelque soit la technique utilisé !

► SIGNEZ la pétition pour que l'UE interdise les gaz et huiles de schiste !
http://www.gazdeschiste-nonmerci.fr/

Un manifestant contre les gaz de schiste écope de 5 mois de prison

Gaz de Schistes Provence - ven, 17/01/2014 - 10:15
source: la presse.ca

 

John Levi, âgé de 45 ans, faisait partie d’un groupe de manifestants qui s’opposaient, le 21 juin dernier, à des travaux de prospection géosismique de la compagnie SWN Resources dans la région de Kent Junction, dans l’est de la province.

Photo Andrew Vaughan, PC

Un résidant du Nouveau-Brunswick a été condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis pour entrave au travail des policiers lors d’une manifestation contre l’exploitation des gaz de schiste, en juin, a indiqué mercredi la Gendarmerie royale du Canada.

John Levi, un membre de la communauté autochtone Elsipogtog, a plaidé coupable à cette accusation lors de sa comparution, mardi, devant une cour provinciale de Moncton, a indiqué la police.

Selon la GRC, Levi, âgé de 45 ans, faisait partie d’un groupe de manifestants qui s’opposaient, le 21 juin dernier, à des travaux de prospection géosismique de la compagnie SWN Resources dans la région de Kent Junction, dans l’est de la province.

Levi a aussi admis avoir enfreint une ordonnance de la cour, a ajouté la GRC.

Les cinq mois de sa peine avec sursis seront suivis d’une période de probation de six mois, ont précisé les autorités.

Selon les conditions imposées par le tribunal, l’accusé ne pourra se trouver à moins de 500 mètres des employés de SWN Resources et des équipements de la compagnie, pas plus qu’il ne pourra s’interposer dans leurs activités.


Pétrole : les Victoriavillois devraient aussi se sentir concernés

Gaz de Schistes Provence - ven, 17/01/2014 - 10:09
source: nouvelle union Hélène Ruel

Alain Guillon en appelle à la solidarité

Il n’y a aucun argument politique ou économique qui persuadera un Alain Guillon d’apposer sa signature à celles des Bernard Landry, Joseph Facal et Monique Jérôme-Forget au Manifeste pour tirer profit collectivement de notre pétrole. «Cela parce que les quelques bénéfices qu’on pourrait en tirer seraient vite éliminés par les conséquences environnementales», soutient le président du Comité citoyens sur les gaz de schiste de Victoriaville.

Alain Guillon

M. Guillon, que l’on a encore vu au lutrin des citoyens lors de la séance du conseil municipal le 13 janvier, cherche à informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens de Victoriaville.

Le Comité veut d’ailleurs organiser de nouvelles séances d’information au cours des mois de février et de mars. «On aurait souhaité organiser un sondage pour mesurer l’intérêt des citoyens à ces questions. Ce n’est pas parce qu’une pétrolière n’est pas en train de creuser un puits à Victoriaville que les citoyens ne devraient pas se sentir concernés. Ce qui se passe à Gaspé avec Pétrolia, par exemple, concerne tout le Québec. Si Gaspé perd contre Pétrolia, c’est toutes les municipalités du Québec qui perdent aussi.»

Il sent un certain «désintérêt» sur ces questions. M. Guillon admet que si on ne craint plus vraiment l’exploitation de gaz de schiste, c’est de pétrole dont il s’agit maintenant. «Et pour extraire le pétrole, il faut aussi procéder par fracturation. Dès le départ, c’est à la fracturation qu’on s’opposait.»

Selon Alain Guillon, la mobilisation citoyenne a fait reculer les gazières avec leurs projets de forage dans la Vallée du Saint-Laurent. «Il faut que les citoyens prennent conscience du pouvoir qu’ils possèdent de soutenir leur municipalité et leur MRC afin, par exemple, de protéger leurs sources d’eau potable.» M. Guillon fait allusion au projet de règlement déposé par le ministre Yves-François Blanchet et dont il craint l’adoption.

Les arguments économiques avancés par les tenants de l’exploitation des ressources pétrolifères du Québec le laissent froid. Suivant en cela les arguments avancés par des géologues et biologistes (comme Marc Durand et Sylvain Archambault cités dans Le Devoir au cours des derniers jours), M. Guillon dit que même si les Québécois étaient assis sur un gisement de pétrole, on ne pourrait en extraire qu’un infime pourcentage, 2% selon les experts, entre 5 et 7% selon l’industrie. «C’est un jeu comptable, les bénéfices qu’on en tirerait pourraient être complètement rayés par les dégâts que l’on occasionnerait à l’environnement. Les gaz et le pétrole qui s’échappent par la suite des opérations de fracturation se répandent dans le sol par des fissures et des veines d’eau, remontent à la surface et les gaz polluent l’atmosphère. Et on ne parle pas des accidents et des fuites qui surviennent et pour lesquels les compagnies d’assurances limitent le montant des indemnisations.»

M. Guillon rappelle que le seul moratoire imposé jusqu’à maintenant prévaut pour la protection du fleuve entre Montréal et la pointe est de l’ile d’Anticosti. Pour des informations supplémentaires, on peut visiter le site Internet du comité (www.regroupementgazdeschiste.com) et il possède aussi son compte Facebook (www.facebook.com/nongazschistevicto)


Ne confondons pas recherche scientifique et prospection petroliere

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/01/2014 - 21:02
NE CONFONDONS PAS RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET PROSPECTION PETROLIERE

L'INTERDICTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE RELEVEE-T-ELLE DE L'OBSCURANTISME

La loi française interdit « l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides et gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche… ». Elle prévoit la possibilité de mettre « en œuvre des expérimentations, réalisés à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ».

Le Collectif stop aux gaz et pétrole de schiste 07 se bat pour l'application stricte de cette loi et s'oppose fermement à toute tentative de contournement de celle-ci sous prétexte de recherche… scientifique. Cette démarche de protection de notre environnement nous vaut d'être traité « d'obscurantistes écologiques » qui refuseraient de savoir si oui ou non notre région est « le Qatar des hydrocarbures de roche-mère ». Ceux qui tiennent ce langage sont-ils bien claires dans leurs intentions et leurs propos ?

FORAGE-TEMOIN OU LOBBYING

Les pétroliers et leurs soutiens s'agitent pour obtenir l'autorisation de mener un forage de démonstration avec fracturation hydraulique pour démontrer leur prétendue innocuité. Bref de construire un « forage-témoin » afin de « vendre » ensuite des milliers de forages comme le font les promoteurs immobiliers. Mais comme pour les pavillons-témoins et les diverses « chalandonnettes », on ne voit que ce qu'on veut bien nous montrer, oubliés les 30 à 50 % des 20 millions de litres d'eau polluée par le liquide de fracking abandonnés dans le sol, la destruction irréversible de l'imperméabilité de la roche-mère, la multiplication future des forages d'exploitation distants de quelques centaines de mètres et s'étendant à l'infini, des voies d'accès, de la circulation intense, … Réalisé avec beaucoup de précautions, ce forage-témoin ne reflètera en rien les forages de la phase d'exploitation lorsque ceux-ci seront réalisés en série et au plus « juste » prix. Pourquoi donc ne pas observer un échantillon bien plus représentatif de la réalité en analysant les dizaines de milliers de forages réalisés en Amérique du Nord ?

Devant l'inquiétude suscitée par cette volonté furieuse de fracturer notre sous-sol, les pétroliers nous affirment que la micro-sismique permettrait de « maîtriser » la fracturation des roches et de la contrôler. La micro-sismique consistant à enregistrer les ondes de claquages (Instantaneous Shut-In Pressure) des roches au moment de la création des fractures, il faut donc que celles-ci aient eu lieu pour pouvoir les enregistrer. Cette technique ne permet en aucun cas de prévoir la localisation et l'extension des fractures créées par fracturation hydraulique.

Pour calmer l'inquiétude, ils changent les mots mais ce changement ne change en rien la réalité. Une fracture de plusieurs centaines de mètres laissant circuler du pétrole ou du gaz peut être renommée « micro fissure » cela ne change rien au fait que l'étanchéité de la roche-mère est détruite, que les hydrocarbures et le cocktail de fracturation avec ses produits toxiques vont circuler dans le sol et si rien ne les arrête, polluer les eaux et atteindre la surface.

Régulièrement, les pétroliers relayés par les médias nous annoncent que des techniques « propres » (propane, arc électrique) sont prêtes à remplacer la fracturation reposant sur l'eau ou la remplaceront bientôt. Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, seule la fracturation reposant sur l'eau est utilisée. Rappelons comme le soulignait M. De Margerie, PDG de la société TOTAL, dans un entretien au Monde (11 janvier 2013) que la loi interdit la fracturation hydraulique et que cela entend « toute technique reposant sur des fluides » comprenant l'eau naturellement mais aussi le propane ou tout autre gaz et qu'on ne pouvait espérer une alternative à cette technique avant 10 ou 20 ans.

Notre refus interdirait donc de connaître les ressources d'hydrocarbures exploitables en France. Bref, par notre faute nous serions tous de « riches » qataris qui s'ignorent.

RECHERCHE SCIENTIFIQUE OU PROSPECTION PETROLIERE

L'industrie pétrolière plaide pour la « recherche scientifique » pour connaître les ressources disponibles en se gardant bien de préciser que dans le cas des hydrocarbures de roche-mère, la quantité exploitable est directement liée à la technique d'extraction.

Les travaux prévus par les titulaires de permis passent tous par les grandes étapes suivantes :

1. l'étude géologique qui est dans notre pays premièrement bibliographique puis suivie de visites et de travail de terrain.

2. l'étude géophysique qui repose sur des mesures de terrain faites à l'aide de camions vibreurs émetteurs d'ondes sismiques, qui donneront lieu à une interprétation de la structure du sous-sol.

3. des travaux de forages qui visent à : vérifier la validité de la structure proposée et à la modifier si nécessaire, déterminer la nature des roches et la présence ou non de gaz ou de pétrole voire d'huile lourde dans notre cas.

4. la mise au point du processus technique d'exploitation pour connaître la quantité de produit réellement extractibles et donc commercialisable, elle permet d'évaluer la rentabilité financière et de décider ou non de l'exploitation. Il s'agit pour chaque formation géologique voire chaque forage de trouver la « recette » permettant l'exploitation optimale de la roche-mère : effet de la fracturation hydraulique sur la perméabilité, définition de la composition du fluide de fracking, essais de production, évolution dans le temps de la productivité des puits avec combustion par torchère des gaz. Pour les huiles lourdes : essai de chauffage, test des solvants à utiliser, fracturation, etc…

Il s'agit d'une prospection pétrolière tout à fait classique.

Si nous comparions ces étapes à un diagnostic médical, on peut dire que la phase 1 est la ou les visites chez les médecins généralistes et spécialistes, la phase 2 correspondrait aux radiographies et imageries médicales diverses, le phase 3 avec ses forages serait les biopsies et la phase 4, fixation du process d'exploitation et rentabilité de l'opération peut être comparé au traitement prescrit. Elle est l'objectif essentiel qui motive et justifie toutes les dépenses engagées. Seule cette dernière phase permet de connaître les quantités réellement exploitables.

La France n'est pas « terra incognita », la présence de gaz et de pétrole est bien connue et ces hydrocarbures sont d'ailleurs exploités quand ils sont conventionnels et extractibles par des forages classiques. La quantification des volumes exploitables dépend de la technique d'extraction. Pour les hydrocarbures de roches-mères, il n'existe qu'une seule technique ; les forages horizontaux suivis de fracturation hydraulique, interdite par la loi et extrêmement dommageable pour l'environnement. Les quantités exploitables dépendant de la technique en œuvre, les travaux seront à reprendre si une nouvelle technique vient à émerger. Ceci est tellement vrai que sur le permis de Villeneuve de Berg aujourd'hui abrogé, la Société Shuepbach, titulaire du permis, avait décidé de reforer à proximité immédiate du forage pétrolier existant, considéré négatif lors de sa réalisation faute de technique d'exploitation.

Cette prospection pétrolière n'a donc rien à voir avec des « expérimentations à but de recherche scientifique », il s'agit de l'estimation des ressources exploitables avec les méthodes couramment maîtrisées pour ce type d'hydrocarbure.

VIEILLES DE 200 MILLIONS D'ANNEES, CES RESSOURCES SERONT TOUJOURS LA QUAND NOUS SAURONS LES EXPLOITER PROPREMENT

En France, la prospection minière repose sur des permis de recherche confiés à des opérateurs privés. Un titulaire de permis a pour objectif de trouver, dans notre cas, du gaz ou du pétrole et il se rétribuera de ses dépenses sur l'exploitation future… ou sur la revente de son permis à un opérateur intéressé par l'exploitation.

Ce principe ne favorise pas la recherche de nouvelle technique et ne vise donc pas à mettre en œuvre des « expérimentations à seules fins de recherche scientifique ». Par contre, il impose de clairement identifier les ressources exploitables et de démontrer la rentabilité de leur exploitation. Les données acquises, les résultats de la prospection sont propriété du titulaire du permis et protégé par le secret industriel. Ce principe favorise par contre la spéculation financière et conduit à gonfler les réserves exploitables pour accroître la valeur financière de la découverte et du permis.

Prospection et exploitation pétrolière nécessitent la mise en œuvre de techniques spécifiques maîtrisées par les opérateurs privés du secteur et pour les hydrocarbures de roche-mère essentiellement par des sociétés américaines. L'Etat dispose de services ayant compétence dans le secteur minier mais ils maîtrisent mal les techniques spécifiques à la prospection des hydrocarbures de roche-mère. L'appel au privé pour ce type de contrôle est possible mais conduit à s'appuyer sur des opérateurs du milieu pétrolier peu enclins à contrôler leurs principaux clients !

Le lobby pétrolier fait pression pour obtenir l'autorisation de mener des travaux de prospection avec usage de la fracturation hydraulique en les qualifiant de recherche. Ensuite, à partir d'extrapolations hasardeuses et d'évaluations mirobolantes, ils exigeront la remise en cause de la loi interdisant l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère par fracturation hydraulique. Les discussions commerciales actuellement en cours entre l'Union Européenne et les USA en vue d'un grand marché transatlantique est le cheval de Troie idéal pour remettre en selle la fracturation hydraulique car les accords internationaux prévalent sur le droit national et donc français, et on voit mal les négociateurs américains interdire la fracturation hydraulique.

Si nous voulons préserver notre environnement et respecter notre objectif national de réduire de 20%, d'ici à 2020, l'émission de gaz à effet de serre, la France doit concentrer ses efforts sur la transition énergétique. Les ressources fossiles vieilles de près de 200 millions d'années, seront toujours là quand nous saurons les utiliser sans compromettre la vie sur notre planète.

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Pétition pour que l'Union Européenne interdise les gaz et huiles de schiste !

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/01/2014 - 19:57
PÉTITION POUR QUE L'UNION EUROPÉENNE
INTERDISE LES GAZ ET HUILES DE SCHISTE !

La Commission Européenne s'apprête à rendre, le 22 janvier prochain, des recommandations très peu contraignantes pour les Etats membres qui souhaiteraient exploiter les gaz de schiste.

Ces Etats n'auront en effet qu'à rendre un « tableau de bord » prouvant qu'ils respectent les mesures environnementales (contrôle des débits d'eau, des émissions de méthane...).

Bien moins contraignantes qu'une directive, ces recommandations vont laisser la porte ouverte aux gaz de schiste et fermer celle de la transition énergétique car :
Ces mesures ne sont en aucun cas juridiquement contraignantes pour les industriels,
C'est un pas de plus vers la légalisation des gaz de schiste en Europe,
Ces mesures sont en contradictions avec les objectifs climatiques de l'Union Européenne,
Ces recommandations font la part belle aux lobbies industriels, au détriment de notre environnement et de notre santé.

L'exploration comme l'exploitation des gaz et huiles de schiste est désastreuse :
Pour notre eau car une fracturation hydraulique nécessite l'équivalent de six piscines olympiques d'eau ajouté à quelques 700 produits chimiques dont 600 nocifs pour la santé.
Pour nos paysages puisqu'il faut ériger un puit tous les 200 mètres environ. Aux Etats-Unis où l'exploitation est en cours, cela signifie jusqu'à 30 000 nouveaux forages de puits par an.
Pour notre climat car elle entraîne jusqu'à 9% de fuites de méthane sur tout le cycle de production et qu'au delà de 2,5% de fuites de méthane, cette énergie deviendrait plus polluante que le charbon. Cela entraîne également des gaz à effets de serre, ce qui contribue fortement au réchauffement climatique.
Pour notre santé par la pollution de l'eau, de l'air et de nos sous-sols.

À l'heure de la transition écologique, il est urgent de sortir des énergies fossiles et de se tourner vers la sobriété, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Nous exigeons que l'Union Européenne interdise l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, quelque soit la technique utilisée !

SIGNEZ LA PÉTITION - GAZ DE SCHISTE : NON MERCI !
Signez sur Gaz et Huiles de Schiste Non Merci.fr
Pétition à l'initiative de l'association Agir pour l'Environnement, en partenariat avec France Libertés.

Projection de "Holy Field, Holy War" - Le 18 janvier 2014 - Muséum national d'Histoire Naturelle

Occupy Chevron en français - jeu, 16/01/2014 - 18:43
Projection de "Holy Field, Holy War" - Le 18 janvier 2014 - Muséum national d'Histoire Naturelle :

benoithicke:

HOLY FIELD, HOLY WAR

Réal. : Lech Kowalski (France/Pologne, 2012, 105’)

Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Si l’invasion des exploitations familiales par des multinationales de l’agro-business se fait loin des caméras et des médias, pour le petit exploitant elle…

Gaz de schiste : le dégrisement polonais - Le Monde

Google actu "Schiste" - jeu, 16/01/2014 - 12:25

Le Monde

Gaz de schiste : le dégrisement polonais
Le Monde
Fini l'euphorie dans laquelle baignait la Pologne voici à peine trois ans, lorsque certaines estimations – américaines – sur les ressources potentielles du pays en gaz de schiste avaient laissé entrevoir des perspectives flamboyantes. Après les groupes ...

Les dangers du gaz de schiste dans le Jura (2): La région de Noiraigue, une géologie complexe…

(!) Info minute – Revue de Presse Depuis le 21 novembre 2013, nos voisins et amis Suisses du Collectif Val-de-Travers publient dans le Courrier du Val-de-Travers Hebdo, une information sur le projet de forage de Noiraigue. Il nous semble tout à fait opportun de faire la chambre d’écho et d’offrir à nos lecteurs la possibilité […]

Gaz de schiste : le groupe italien Eni se retire de Pologne

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 15/01/2014 - 17:28
GAZ DE SCHISTE : LE GROUPE ITALIEN ENI SE RETIRE DE POLOGNE

L'article sur Romandie.com

VARSOVIE - Le groupe gazier italien ENI va se retirer de Pologne où il explorait des gisements de gaz de schiste, a rapporté mardi le quotidien économique polonais Puls Biznesu.

ENI abandonne les schistes polonais, a affirmé le journal. La décision de la direction à Milan a déjà été prise, a-t-il ajouté en se référant à des sources non identifiées.

Interrogé par l'AFP, le groupe ENI n'a pas commenté cette information.

Selon le journal, Eni qui possède trois concessions en Pologne, dont une vient d'expirer et deux autres expireront prochainement, ne demandera pas aux autorités polonaises leur renouvellement.

Nous avons été informés par ENI qu'ils n'allaient plus participer au programme de dialogue avec les habitants, car le groupe a décidé de ne pas prolonger sa concession de Mlynary expirée le 5 janvier, a indiqué mardi à l'AFP Anna Miazga, responsable d'un programme gouvernemental de dialogue social visant à apaiser les tensions entre les partisans et les opposants de l'exploitation du gaz de schiste.

ENI serait ainsi le quatrième groupe, après Exxon, Talisman et Marathon, à se retirer de Pologne.

Selon un expert du secteur gazier, Andrzej Szczesniak, ces sociétés n'ont pas trouvé de gisements de gaz de schiste espérés. Le groupe italien de facto n'a pas commencé ses forages, a-t-il déclaré à l'AFP.

Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste.

Les réserves de gaz de schiste en Pologne sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3. Une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet.

Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il en faudrait quelque 350 au total.

Le gouvernement prévoit d'investir à cet effet 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020.

La Bulgarie reste ferme sur l'interdiction des forages de gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 15/01/2014 - 17:22
LA BULGARIE RESTE FERME SUR L'INTERDICTION DES FORAGES DE GAZ DE SCHISTE

L'article original sur Novinite.com

La Bulgarie n'a pas et ne modifiera pas, en aucune manière, sa législation nationale sur les gaz de schiste, dit le ministre de l'Environnement et des Eaux, Iskra Mihaylova.

S'exprimant jeudi à TV7, Mihaylova a rappelé qu'il existe un moratoire sur l'exploration et le forage de gaz de schiste.

Le géant américain de l'énergie, Chevron, a exprimé son intérêt dans l'exploration de champs possibles de gaz de schiste en Bulgarie du nord, mais de grands rassemblements anti-fracking ont forcé le parlement bulgare à imposer en février 2012 un moratoire sur tous les forages de gaz de schiste dans le pays.

La fracturation hydraulique, ou fracking, technique utilisée dans l'extraction de gaz de la coquille est connu pour être très dangereuse pour la nappe phréatique.

Le Royaume-Uni propose le « Fracking » pour la moitié de la Grande-Bretagne

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 15/01/2014 - 16:29
LE ROYAUME-UNI PROPOSE LE « FRACKING » POUR LA MOITIÉ DE LA GRANDE-BRETAGNE

Le Royaume-Uni propose le « Fracking » pour la moitié de la Grande-Bretagne
UK Proposes to Frack One-Half of Great Britain

L'article original de Frederick Reese sur Ecowatch.com du 13 janvier 2014
Traduction assurée par Max du collectif Basta ! Gaz Alès

Etant donné que l'expansion rapide de la fracturation aux États-Unis a conduit à un nombre grandissant de partisans préoccupés par les répercussions de cette activité potentielle sur la santé et l'environnement, il se dit que l'Union européenne (UE) prend des mesures importantes envers la prévention de la fracturation hydraulique en Europe.

Cependant, dans une conversation avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk, le Premier ministre britannique David Cameron a confirmé qu'il fera en sorte que la fracturation hydraulique arrive en Europe.

Cette reconnaissance intervient à un moment où l'UE est en train d'instituer un renforcement de son système d'échange carbone. L'UE a récemment contribué à retarder la vente de 900 millions de quotas de carbone, ce qui est susceptible d'augmenter les prix des quotas de carbone de 10 à 15 pour cent.

Les commentaires de Cameron tentent d'influencer l'UE de décider de ne pas réglementer la fracturation hydraulique sur le continent européen. La Commission européenne, basée à Bruxelles, se prépare déjà à introduire de nouvelles réglementations contrôlant l'impact environnemental qu'un forage peut avoir. Porté par la France, qui a interdit la fracturation à l'intérieur de ses frontières depuis 2011, les préoccupations de contamination aux bassins versants partagés du continent et la possibilité de séismes induits, ont forcé les commissaires à prendre au sérieux cette technologie relativement nouvelle et dangereuse.

Toutefois, le lobbying du Royaume-Uni et des diverses sociétés de fracturation ont convaincu le président de l'UE José Manuel Barroso que l'approche de l'inertie est la meilleure.

« J'étais juste très inquiet que si nous sommes déjà en retard sur la fracturation hydraulique et le gaz non conventionnel par rapport à l'Amérique, nous aurions encore plus de retard si nous avions des processus plus juridiques pour l'empêcher ", a déclaré Cameron après le réexamen de l'UE . " C'est donc un bon pas en avant. Cela pourrait signifier 70 000 emplois ou plus au Royaume-Uni ainsi que d'aider les consommateurs à réduire leurs factures, mais aussi aider à nous rendre plus compétitifs et nous présenter comme un lieu d'investissement. « Nous devons donner suite à cela et maintenant je peux vous assurer que cette industrie peut vraiment aller de l'avant ", a déclaré Cameron.

Chasing gaz de schiste en Grande-Bretagne

Actuellement, l'extraction du gaz de schiste est réglementée par 17 règlements de l'UE, avec des États membres disposant d'une autonomie sur la façon de faire respecter la législation. Au Royaume-Uni, la hausse des coûts de l'énergie se sont révélés être un problème acariâtre avant les élections générales de 2015. Alors que la hausse des prix de l'énergie a été un sujet de préoccupation, en particulier, à la lumière d'un hiver anormalement froid, les protestations et les cris anti-fracking carbone à partir d'un certain nombre de collectivités ont conduit un certain nombre de députés conservateurs à craindre que leurs sièges puissent être en danger si le fracking devait être approuvé dans le pays.

Selon un rapport commandé par le gouvernement, celui-ci envisage de permettre de forer jusqu'à 2800 puits. Chaque comté anglais à l'exception des Cornouailles - aura un puits et les communautés locales bénéficieront d'au moins $ 164.730 par puits. Le gouvernement estime que ce projet tombe à pic et saura satisfaire un cinquième de la demande de gaz au Royaume-Uni et créer jusqu'à 32 000 emplois.

Parmi les domaines qui ont été offerts aux entreprises de fracturation comme sites potentiels on compte plusieurs parcs nationaux, un grand nombre de « zones de beauté naturelle exceptionnelles », et plusieurs sites jugés « d'importance internationale » pour les écologistes.

Jusqu'à présent, 176 zones de zones d'exploitation ont été attribuées à des entreprises de forage, la plupart du temps autour de Lancashire, Cheshire, Yorkshire et Sussex. Les sites proposés s'étendent du sud de l'Ecosse vers la côte sud de l'Angleterre et représentent environ les deux tiers de l'Angleterre ou la moitié de la Grande-Bretagne.

Les sociétés pétrolières et gazières seront autorisées à appliquer dans un tour de licences pour débuter l'été prochain. Cependant, les entreprises seront tenues d'assurer une série de permis de plans de travail et environnementaux avant forage.

« Nous avons vu l'énorme impact que l'extraction du gaz de schiste aux États-Unis a eu sur l'économie, à la fois sur les factures des ménages et les prix industriels. Il y a eu un fort impact là-bas et il y a le potentiel d'en avoir un ici ", a déclaré Michael Fallon, le ministre britannique de l'énergie. " Il permettra de réduire notre dépendance au gaz naturel liquide. Actuellement, nous importons plus de la moitié de notre gaz et nous sommes confrontés à la perspective d'avoir à importer 70 pour cent de nos besoins en gaz d'ici 2030 si nous ne trouvons pas de gaz de schiste ici

" Trouver du gaz de schiste réduit bien évidemment nos importations et réduit notre dépendance sur les prix de gros du gaz ", a poursuivi Fallon. « Ce tournant sera bon pour l'économie ».

Points de vue différents :

Partout sur le continent, il semble y avoir quelques avis partagés sur la fracturation hydraulique. L'Allemagne, sous Angela Merkel, a élevé les conditions de forage et d'extraction à un tel niveau que la fracturation hydraulique est logistiquement impossible dans le pays.

L'accord de la coalition allemande est clair :
Selon les études disponibles sur la pertinence de l'environnement, la technologie de fracturation hydraulique dans sa production non conventionnelle, en particulier de gaz naturel en gaz de schiste est une technologie d'énormes à risques potentiels. Les effets sur l'homme, la nature et l'environnement ne sont scientifiquement pas encore suffisamment clarifiés. L'eau potable et la santé ont la priorité absolue pour nous. Nous rejetons l'usage de substances toxiques pour l'environnement dans l'application de la technologie de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'extraction de gisements de gaz naturel non classiques.

La Pologne, d'autre part, est agressive puisque ses réserves pourraient être les plus grandes sur le continent. Cela pose une multitude de problèmes : la Pologne est l'un des pays les plus densément peuplés d'Europe avec une grande activité agricole. L'approvisionnement en eau de la nation était déjà sous pression avant la fracturation. Les questions sur l'utilisation massive d'eau de forage ont soulevé des inquiétudes montrant que la Pologne serait plongée dans des situations de sécheresse ou que les fuites de fluides de fracturation pourraient empoisonner rapidement la population.

Toutefois, la perspective de voir le gaz polonais soulager la dépendance de l'UE vis à vis du gaz russe a convaincu la nation d'Europe orientale d'avancer malgré les risques. La Russie fournit actuellement l'UE avec 25 pour cent de son gaz naturel.

Californie et "Safe Fracking"

Alors que l'Europe adopte le modèle de fracturation américain, les États-Unis sont en train de faire face aux conséquences à long terme de la technologie. Après une série de rapports Associated Press mettant en évidence des déchargements de produits chimiques de fracturation dans l'océan par les compagnies pétrolières et gazières en mer de Californie du Sud, l'Agence de Protection Environnementale (US Environmental Protection Agency- EPA) a introduit de nouvelles règles obligeant ainsi les opérateurs à déclarer tous les rejets de produits chimiques dans les cours d'eau.

Les rapports ont constaté que les produits chimiques ont bien été rejetés sans une analyse de l'impact environnemental, sans divulgation publique et avec peu ou pas de contrôle. Les règles de l'Etat ont décidé que les compagnies pétrolières Californiennes doivent tester les eaux souterraines et alerter les propriétaires fonciers locaux avant le démarrage de toute activité de fracturation ou stimulation de puits. En outre, les entreprises doivent divulguer tous les produits chimiques utilisés lors de la fracturation et obtenir un permis avant les opérations de fracturation.

Pour beaucoup, l'idée est que les sociétés pétrolières et gazières cachent ce qu'elles font sans se poser la question de savoir si les opérations de fracking sont vraiment sécurisées.

« La règle veut que l'EPA fournira des informations sur les produits chimiques de fracturation toxiques déversés dans nos océans, mais l'Agence s'appuie sur l'honnêteté et la transparence des déclarations des compagnies pétrolières », a déclaré Miyoko Sakashita, avocat principal au Centre pour la diversité biologique. Ces règlements devraient entrer en vigueur en 2015.

La Russie se prépare à la révolution du pétrole de schiste - Les Échos

Google actu "Schiste" - mer, 15/01/2014 - 06:10

La Russie se prépare à la révolution du pétrole de schiste
Les Échos
La Russie a longtemps minimisé l'impact de la révolution du gaz de schiste. Mais elle ne veut surtout pas rater celle du pétrole de schiste. Dernier développement en date : Rosneft, le géant de l'énergie russe, a lancé en décembre une société commune ...

UK Proposes to Frack One-Half of Great Britain


13.01.14. - 

As the rapid expansion of fracking in the U.S. has led to a growing chorus of concerned voices about the potential health and environmental repercussions of this activity, news has surfaced that the European Union (EU) is taking significant steps toward preventing fracking in Europe.

However, in a conversation with Polish Prime Minister Donald Tusk, British Prime Minister David Cameron confirmed that he will work to ensure that fracking comes to Europe.

 

This acknowledgement comes at a time when the EU is debating strengthening its carbon-trading system. The EU has recently moved to delay the selling of 900 million carbon allowances, which is likely to raise the prices of carbon allowances by 10 to 15 percent.

The withholding of carbon allowances—which is a publicly-tradable certificate that “offsets” or pays for the carbon dioxide a company releases into the atmosphere, with each certificate representing a metric ton of the gas—is thought to raise the prices on energy production, as companies must spend more to control their emissions.

Cameron’s comments come on the heels of the EU deciding it won’t regulate fracking on the European continent. The European Commission, based in Brussels, has previously moved to introduce new regulations that would control the environmental impact the drilling may have. Buoyed by France, which has banned fracking within its borders since 2011, concerns of contamination to the continent’s shared watersheds and the possibility of induced earthquakes have forced commissioners to take seriously this relatively new and dangerous technology.

However, lobbying from the UK and various fracking companies have convinced EU President Jose Manuel Barroso that a “hands-off” approach is best.

“I was just very worried that while we are already behind on fracking and unconventional gas compared to America, we would fall even further behind if we had more legal processes to go through,” Cameron said after the EU’s reconsideration. “So it’s a good step forward. It could mean 70,000 jobs or more for people in the UK as well as helping to keep the bills of individuals down, but also helping to make us more competitive as a location for investment.

“We’ve got to follow through on that and now make sure that this industry can really go ahead,” Cameron said.

Chasing Shale Gas in Great Britain

Currently, shale gas extraction is regulated under 17 EU regulations, with the member states having autonomy over how to enforce the legislation. In the UK, rising energy costs have proven to be a cantankerous issue ahead of the 2015 general elections. While the rising price of energy has been a matter of concern—particularly, in light of an abnormally cold winter and tightened carbon trading—anti-fracking protests and outcries from a number of communities have led a number of Tory MPs to fear that their seats may be in danger should fracking be approved in the country.

According to a government-commissioned report, the government is planning to permit as many as 2,800 wells to be drilled. Every English county—with the exception of Cornwall—will receive a well, with the local communities being promised at least $164,730 in benefits per well. Government estimates project that at peak fracking will satisfy one-fifth of the UK’s gas demand and create as many as 32,000 jobs.

Among the areas that have been offered to fracking companies as potential well sites are several national parks, a large number of “areas of outstanding natural beauty,” and several sites deemed of “international importance” for conservationists.

So far, 176 “license” areas have been allocated to the drilling companies, mostly around Lancashire, Cheshire, Yorkshire and Sussex. The proposed sites stretch from the south of Scotland to the Southern English coast and represent approximately two-thirds of England or one-half of Great Britain.

The oil and gas companies will be allowed to apply in a licensing round to commence in the summer. The companies will be required to secure a series of planning and environmental permits, however, prior to drilling.

“We have seen the enormous impact that shale gas extraction in the States has had on its economy, both on household bills and industrial prices. It has had a strong impact there and it has the potential to have an impact here,” said Michael Fallon, the U.K. energy minister. “It will reduce our dependence on liquid natural gas. We import over half our gas at the moment and we face the prospect of having to import 70 percent of our gas by 2030 if we haven’t found any shale by then.”

“If we do find shale that will obviously reduce our dependence on those imports and reduce our dependence on wholesale gas prices,” Fallon continued. “That in turn will be good for the economy.”

According to a government-commissioned report, the government is planning to permit as many as 2,800 wells to be drilled. Cuadrilla fracking site in the Bowland Basin near Blackpool, England.

Differing Views

Throughout the continent, there seems to be few shared opinions on fracking. Germany, under Angela Merkel, has increased drilling and extraction to such a high degree that fracking is logistically impossible in the country.

The German coalition agreement read:

According to available studies on its environmental relevance, the fracking technology in unconventional natural gas production—particularly in shale gas production—is a technology with enormous potential risks. The effects on humans, nature and the environment are scientifically not yet sufficiently clarified. Drinking water and health have absolute priority for us.

We reject the use of environmentally toxic substances in the application of fracking technology for exploration and extraction of unconventional natural gas deposits. A request for approval can only be decided upon when the necessary data basis for evaluation exists and is clarified beyond doubt that any adverse change in water quality can be ruled out.

Poland, on the other hand, is aggressively tapping its reserves—thought to be the largest on the continent. This presents a host of problems: Poland is one of Europe’s most-densely populated nations with a large agricultural base. The nation’s water supply was already under pressure before fracking. Questions about the drilling’s massive water use have raised concerns that Poland will be pulled into drought conditions or that leaked fracking fluids can poison a large population quickly.

However, the prospect of Polish gas relieving the EU’s dependency on Russian gas has convinced the Eastern European nation to push on despite the risks. Russia currently provides the EU with 25 percent of its natural gas.

California and “Safe Fracking”

As Europe embraces the American fracking model, the U.S. is starting to deal with the long-term implications of the technology. After a series of Associated Press reports highlighting Southern California offshore oil and gas companies discharging fracking chemicals into the ocean, the U.S. Environmental Protection Agency (EPA) has introduced new rules requiring well operators to report the release of any chemicals into the waterways.

The reports found that the well discharged the chemicals without an environmental impact analysis, without public disclosure and with little or no oversight. State regulators ruled separately that California oil companies must test the groundwater and alert local landowners prior to the starting of any fracking or well stimulation activity. In addition, the companies must disclose all chemicals used during fracking and acquire permits prior to a fracking job.

For many, the notion that the oil and gas companies are hiding what they are doing begs the question of just how safe fracking truly is.

“The EPA’s rule will provide some information about the toxic fracking chemicals dumped into our ocean, but it relies on oil companies to be honest and transparent in their self-reporting,” said Miyoko Sakashita, senior attorney at the Center for Biological Diversity.

These regulations are scheduled to go into effect in 2015.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

300 000 Américains toujours privés d'eau après une fuite chimique


13.01.14. - 

Pour la cinquième journée consécutive, lundi 13 janvier, près de 300 000 personnes ne pourront ni boire l'eau du robinet, ni cuisiner ou même se laver les dents avec, à la suite d'une fuite importante dans les usines de Freedom Industries à Charleston, en Virginie-Occidentale.

Jusqu'à 19 000 litres de méthylcyclohexane, un produit chimique industriel utilisé dans le processus de traitement du charbon, se sont ainsi jeudi dans la rivière Elk, à quelques pas des pompes de la compagnie des eaux locales, provoquant la paralysie du système de distribution d'eau des villes alentour. 

Vendredi, le gouverneur, Earl Ray Tomblin, a déclaré l'état d'urgence dans neuf comtés, dont Charleston, capitale et principale ville de l'Etat. L'un des dirigeants d'une compagnie de distribution d'eau s'est exprimé dans The Washington Post ce week-end, avertissant que plusieurs jours pourraient se passer avant le retour d'eau potable.

« LA SEULE CHOSE QUE L'ON PUISSE FAIRE, C'EST TIRER LA CHASSE D'EAU »

Les effets indésirables de ce produit chimique, le méthylcyclohexane, restent peu connu des autorités locales, qui, selon The New York Times, n'ont pour l'instant pas donné d'informations précises sur les implications d'une exposition trop inmportante.

« Je ne suis pas certain que l'eau soit dangereuse, mais je ne peux pas affirmer qu'elle ne l'est pas », a expliqué Jeff McIntyre, le président de la filiale locale d'American Water Company, société qui gère la principale usine de traitement des eaux dans la région. « La seule chose que l'on puisse faire avec cette eau, c'est tirer la chasse d'eau », a-t-il finalement résumé.

Malgré l'arrivée de 75 camions chargés de distribuer des bouteilles d'eau, envoyées par l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Federal Emergency Management Agency, FEMA), de nombreuses écoles, restaurants et entreprises ont dû fermer. Selon un bilan fourni par les services de santé de Virginie-Occidentale, cinq personnes ont été hospitalisées et mises en observation. Elles souffrent de divers symptômes : vomissements, vertiges, diarrhée, rougeurs. L'eau contaminée a une odeur de réglisse ou d'anis.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

La Commission va émettre des recommandations sur le gaz de schiste


14.01.14. - EXCLUSIF / Les pays européens qui autorisent l'extraction de gaz de schiste devront publier un « tableau de bord » pour prouver qu'ils respectent les bonnes pratiques environnementales. Ces recommandations consultées par EurActiv, qui doivent être publiées le 22 janvier, sont nettement moins contraignantes qu'une directive.

Consultations publiques et études d'impact sur l'environnement seront bientôt obligatoires pour tout site d'extraction de gaz de schiste dans l'UE, selon les nouvelles règles consultées par EurActiv. Faute de parvenir à un consensus autour d'une directive, la Commission a choisi d'émettre de nouvelles recommandations pour l'exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel.

Si les États ne respectent pas les recommandations, une évaluation prévue en juillet 2015 pourrait rendre ces règles « juridiquement contraignantes ».


Des recommandations contraignantes, faute de directive

« Un site ne pourra être sélectionné que si l'évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit n'entraîne la libération directe d'aucun polluant dans les nappes phréatiques », indique le document de l'UE.

Selon la définition donnée par le document, la fracturation consiste  à injecter 1000 mètres cubes d’eau, voire plus, dans un puits ; ou bien à utiliser de 10 000 mètres cubes tout au long du processus de fracturation (voir « Contexte »).

Des restrictions pourraient aussi voir le jour dans les zones inondables, ainsi que dans les zones sismiques. Selon les recommandations, les États membres doivent s'assurer que les installations « soient construites de manière à éviter des fuites à la surface et des déversements dans le sol, l'eau ou l'air ».


Tableau de bord

Le document dresse la liste de règles contraignantes : le contrôle des débits d'eau, la surveillance des émissions de méthane et l'installation d'infrastructures destinées à la capture et au transport du gaz naturel tout en réduisant au maximum la combustion en torchère.

Les entreprises seront quant à elles obligées de surveiller la composition exacte du fluide de fracturation utilisé dans chaque puits, le volume d'eau consommée, la pression au cours du processus de fracturation et enfin les liquides qui émergent à la surface.

La Commission surveillera de près la mise en œuvre des règles « sous la forme de tableau de bord », selon les recommandations. Un examen des avancées aura lieu le 22 juillet 2015. Il visera à analyser la « mise à jour des dispositions et la nécessité de mettre au point des clauses harmonisées et juridiquement contraignantes », révèle le document.

Les défenseurs de l'environnement ne se montrent pourtant pas satisfaits de ces nouvelles mesures.

« C'est triste de voir que les commissaires européens protègent les intérêts de quelques entreprises actives dans les énergies fossiles plutôt que ceux des citoyens européens », explique à EurActiv l'eurodéputé vert Claude Turmes.

Il demande également aux commissaires européens de faire appel à leur conscience et d’exprimer le fond de leurs pensées tant que la proposition est soumise à  consultation en interne avant la publication des recommandations le 22 janvier.


Des mesures moins contraignantes que la directive voulue par la DG Environnement

Les nouvelles recommandations sont moins contraignantes que celles prévues au départ dans la directive préparée par la direction générale de l'environnement de la Commission.

Selon les informations d'EurActiv, la secrétaire générale Catherine Day et les commissaires en charge de l'énergie, de l’industrie et du budget s'opposent toujours en coulisse à ces recommandations. Ils préfèreraient tous un document « consultatif », moins lourd sur le plan juridique.

Malgré tout, les services juridiques sont à « 90 % de notre côté », révèle une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

Le commissaire en charge de l'environnement, Janez Potočnik, a indiqué qu'il préférerait ne pas avoir de proposition du tout plutôt que d'avoir un document peu ambitieux et peu respectueux de l'environnement en vue d’obtenir un rapide feu vert des autres institutions.

En dépit du caractère non contraignant des recommandations, des fonctionnaires estiment qu’il serait plus efficace d'adopter ces recommandations plutôt que d'être confronté à une opposition prolongée de Londres et de Varsovie sur cette question législative.

« Dans une large mesure, les forages des gisements de gaz de schiste sont déjà couverts par la législation existante », selon une source anonyme.

« Des lacunes existent, mais la directive sur l'évaluation des incidences sur l'environnement, la directive-cadre sur l'eau et celle sur les déchets miniers sont entrées en vigueur. Un ensemble de lois existe déjà et si nous faisons des recommandations sur le gaz de schiste, ces dernières pourront atteindre les mêmes résultats (qu'une directive). »


Enquête sur les aides publiques britanniques

Après des manœuvres diplomatiques, le Royaume-Uni est parvenu à ses fins : éviter la discussion d'une directive ad hoc. Il a aussi devancé les projets de la Commission, en prenant des dispositions locales.

Le 13 janvier, le premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé que les municipalités pouvaient conserver la moitié des taxes locales prélevées sur les entreprises actives dans le gaz de schiste par rapport aux autres entreprises. Cette décision stimulerait l'industrie de gaz de schiste.

Elle n'irait pas nécessairement à l'encontre des nouvelles recommandations européennes.

« Tant que [les entreprises] réalisent des consultations publiques et une évaluation des incidences sur l'environnement, on ne peut pas les empêcher », selon une source.  En revanche, « les réductions fiscales relèvent plus de l'aide publique », ajoute-t-elle.

L'eurodéputé Claude Turmes partage le même point de vue et a demandé le lancement immédiat d'une enquête européenne sur les aides publiques au Royaume-Uni. Ces mesures vont « clairement à l'encontre de la décision de l’UE de mettre progressivement un terme aux énergies fossiles », explique-t-il à EurActiv. « C'est comme si on donnait des pots-de-vin aux décideurs politiques locaux pour autoriser des opérations extrêmement dangereuses pour l'environnement. »

Les autorités britanniques contactées par EurActiv n'ont pas souhaité faire de commentaire.

PROCHAINES ÉTAPES : 22 janvier 2014 :  la Commission européenne va publier ses recommandations sur le gaz de schiste22 juillet 2014 : les États membres seront invités à expliquer à la Commission les mesures qu'ils ont mises en place dans le cadre des recommandations22 juillet 2015 : la Commission va examiner la mise en œuvre des recommandations et décidera de les rendre juridiquement contraignantes ou non

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Renouveau énergétique, renouveau économique ?

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 14/01/2014 - 21:40
RENOUVEAU ÉNERGÉTIQUE, RENOUVEAU ÉCONOMIQUE ?

Lire l'article de Fanny Costes sur Energies-Actu.fr

La transition énergétique n'est pas seulement une urgence écologique, elle est surtout une urgence économique. C'est la thèse largement développée par les auteurs de "La crise incomprise", après les argumentations désormais célèbres d'Amory Lovins ou de Jeremy Rifkin.

La crise économique qui a frappé l'Occident de plein fouet en 2008 n'est pas le fruit de spéculations de banquiers et autres traders, mais celui de notre dépendance outrancière au pétrole. C'est le constat dressé par les économistes Oskar Slingerland et Maarten Van Mourik, dans l'ouvrage intitulé La crise incomprise*.

« Au risque de défier le bon sens économique, nous pensons que le krach financier s'est produit parce que le monde consomme maintenant plus de pétrole qu'il ne peut raisonnablement en produire et à des prix trop élevés pour être supportés par l'économie », lancent les auteurs dès l'introduction.

Résultat d'un or noir trop cher, « l'économie mondiale est privée de son élément vital, la croissance économique ne peut que s'arrêter », tranchent-ils.

Les origines énergétiques du mal économique

Bien sûr, le pétrole a constitué l'élément central des richesses nationales pendant plus d'un siècle. L'inventeur du concept de négaWatt et auteur de Réinventer le feu, Amory Lovins, l'a récemment rappelé lors d'une conférence aux Pays-Bas. « Comme le feu nous a faits totalement humains et l'agriculture permis l'émergence de nos villes et de nos Etats, les carburants fossiles nous ont rendus modernes ».

Et les auteurs de La crise incomprise le soulignent également : « Depuis les seules douze premières années du troisième millénaire, la population mondiale a augmenté d'un milliard de personnes. C'est le pétrole qui a permis cette envolée démographique. (…) Aujourd'hui, le pétrole est la plus importante source d'énergie, couvrant environ 35% des besoins énergétiques globaux, chiffre qui s'élève à 95% lorsqu'il s'agit des transports ».

Mais cette dépendance est désormais nuisible, pour la santé, l'environnement et l'économie. Car la demande évolue trop vite, plus vite en tous cas que la capacité de production. Les réserves sont loin d'être vides, mais celles exploitables à bas coût et rapidement sont presque à sec. « En effet, si nous n'avons pas la capacité de l'extraire, il importe peu de savoir qu'il reste du pétrole sous terre », écrivent encore les deux économistes, spécialistes du marché pétrolier.

S'appuyant notamment sur une étude comparative entre l'évolution du prix du pétrole et celle de la croissance du PIB de la zone euro, ils démontrent qu'un prix trop accru de l'or noir détruit tout espoir de croissance durable.

La crise perpétuelle ou le rebond durable ?

Pour Slingerland et Van Mourik, « il serait donc préférable d'avoir une franche poussée des prix du pétrole conduisant à une authentique modification du comportement des consommateurs, comme ce fut le cas dans les années 1970 et 1980, mais il est plus probable que l'on sera confronté à une répétition du scénario observé en 2008-2012 : récession, relâchement du prix du pétrole, signes de reprise, hausse du prix du pétrole, empêchant chaque fois d'échapper à la récession ».

Une vision hautement négative donc. Même s'ils tentent une proposition : « réduire notre consommation d'énergie. (…) Cela apporterait à notre environnement de plus grands bénéfices que la croissance économique illimitée à laquelle beaucoup continuent de rêver ».

Solution que la plupart des théoriciens de la transition énergétique mettent en avant. Avec l'optimisme en plus ! « Avec Internet et les énergies renouvelables, nous sommes à l'aube d'une troisième révolution industrielle marquée par la démocratisation totale des communications et de l'énergie », déclarait le prospectiviste Jeremy Rifkin au quotidien Libération, en février 2013.

Un modèle s'essouffle donc, mais un autre prend souffle. Une idée séduisante que défend aussi Amory Lovins. « La transition énergétique est la plus grande opportunité économique de notre temps », affirme-t-il. « Le nouveau feu combine deux éléments : il utilise l'énergie trois fois plus efficacement et d'ici 2050 il se procure les trois quarts de cette énergie par diverses, et surtout répandues, sources renouvelables ».

Fanny Costes
Lire l'article de Fanny Costes sur Energies-Actu.fr

* La crise incomprise, par O. Slingerland et M. Van Mourik, éditions L'Artilleur, janvier 2014, 14,90€

La Grande-Bretagne veut devenir l'eldorado du gaz de schiste


14.01.14. - Le gouvernement britannique met "tout en oeuvre" pour faciliter l'exploitation du gaz de schiste. Il a annoncé, lundi 13 janvier, des avantages fiscaux pour les communes qui accueilleront des projets de d'exploitation de cette énergie.

Celles acceptant que la fracturation hydraulique, cette technique de forage controversée, soit opérée sur leur sol recevront la totalité de la taxe professionnelle collectée au lieu des traditionnels 50%, a indiqué le Premier ministre, David Cameron. Une manne de 2 millions supplémentaires par an pour chaque site exploré, selon des sources gouvernementales.

Pour les écologistes britanniques, le gouvernement tente de "corrompre" les autorités locales avec ces recettes fiscales supplémentaires. En Grande-Bretagne, l'opinion publique n'est pas moins hostile à la fracturation hydraulique, la technique utilisée pour exploiter le gaz de schiste, qu'en France, où elle est interdite. Les manifestations contre les projets se multiplient outre-Manche, et les maires qui acceptent les projets risquent de se mettre à dos leurs administrés.

 

Des réserves impossibles à évaluerD'où la décision de Londres, pour qui cette industrie est "synonyme de plus d'emplois, de plus d'opportunités et de sécurité économique pour notre pays", martèle David Cameron.

C'est un deuxième cadeau fiscal, après celui annoncé en juillet, à destination des entreprises cette fois: l'imposition sur les revenus de l'exploitation de ce gaz non-conventionnel sera de 30%, au lieu du taux de 62% imposé aux exploitants d'hydrocarbures en mer du Nord.

Lundi 13 janvier également, Total annonçait sa participation majoritaire dans un projet d'exploration de gaz de schiste dans les East Midlands. Dans un champ relativement petit, de 250 kilomètres carrés, mais qui permet au Français de se placer sur un marché amené à se développer.

Selon le British Geological Survey, les réserves du pays sont certes moindres que celles de la France et de la Pologne, mais néanmoins substantielles. Mais peu de forages exploratoires ont été réalisés pour le moment. Donc rien ne permet d'évaluer le volume des réserves réellement exploitables.



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Le gaz de schiste britannique va-t-il être plus rentable que l'américain pour Total ?

13.01.14. - "En France, il n'y a pas de débat, dit Christophe de Margerie. Total ne parlera plus des gaz de schiste. Comme le précédent, ce gouvernement a tout décidé avant de débattre". Prononcé par le PDG de Total il y a un peu plus d’un an lors des Journées de l’Economie à Lyon, ce constat désabusé ne vaut que pour la France.

Car à l’étranger, la multinationale est loin d’être inactive. Elle est présente aux Etats-Unis, en Argentine, en Chine, en Australie, en Pologne, au Danemark et donc maintenant en Grande-Bretagne où elle a acquis un intérêt de 40% dans deux permis, d’exploration et de production, dans la région des East Midlands.

Aux Etats-Unis, Total a mis la "pédale douce"

Tout avait commencé outre-Atlantique où le Français a pris 25% de deux gisements du spécialiste Chesapeake. Mais aujourd’hui, c’est clairement en dehors de l’Amérique que Total met le turbo. Pourquoi? Pour disposer d’une seconde chance. Car le boom des gaz non conventionnels au pays de l’Oncle Sam a aujourd’hui des effets pervers.

Il a fait chuter les prix à un niveau si bas, autour de 3 ou 4 dollars le million de BTU (British thermal unit), que les coûts d’extraction ne sont pas toujours rentables. "Nous sommes en train d'y laisser notre chemise", disait il y a 18 mois le patron d'ExxonMobil, Rex Tillerson, en évoquant les gaz de schiste américains.

Son homologue à Shell, Peter Voser, regrettait de son côté d’y avoir investi pour 24 milliards de dollars (17,6 milliards d'euros). Total a dit par la voix de Margerie, qu’il mettait désormais "la pédale douce" sur les gaz de schiste américains.

En Europe, ce devrait être différent

Pour les pétroliers, l’Europe peut constituer une nouvelle opportunité car le prix du gaz y est plus élevé, autour de 11 dollars le million de BTU. Attention toutefois à l’excès d’euphorie, prévient Thomas Porcher, professeur à l’ESG Management School et auteur du Mirage des gaz de schiste(Max Milo Editions).

"Comme l’a montré une étude de l’Agence internationale de l’Energie, ce qui s’est passé aux Etats-Unis ne peut se dupliquer en Europe. Les terrains géologiques ne sont pas équivalents, le cadre règlementaire est différent (le sous-sol n’appartient pas au propriétaire du sol, NDLR) et les infrastructures sont bien moins étendues" en Europe qu’aux Etats-Unis.

Thierry Bros, analyste à la Société Générale et auteur de After The Shale Gas Revolution (Editions Technip), note toutefois qu’en Grande-Bretagne, ce sont les populations qui devraient bénéficier, via l’impôt local, de la manne des gaz de schiste. "On parle fracking sweeteners, observe-t-il. C’est-à-dire que les désagréments de la fracturation hydrauliques seront couverts par l’impôt". L’extraction outre-Manche pourrait être profitable, ajoute Thierry Bros. "Et si la Grande-Bretagne réussit, ce serait un signal fort pour le reste de l’Europe".



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Gaz de schiste: le groupe italien Eni se retire de Pologne

14.01.14. - VARSOVIE - Le groupe gazier italien ENI va se retirer de Pologne où il explorait des gisements de gaz de schiste, a rapporté mardi le quotidien économique polonais Puls Biznesu.

ENI abandonne les schistes polonais, a affirmé le journal. La décision de la direction à Milan a déjà été prise, a-t-il ajouté en se référant à des sources non identifiées.

Interrogé par l'AFP, le groupe ENI n'a pas commenté cette information.

Selon le journal, Eni qui possède trois concessions en Pologne, dont une vient d'expirer et deux autres expireront prochainement, ne demandera pas aux autorités polonaises leur renouvellement.

Nous avons été informés par ENI qu'ils n'allaient plus participer au programme de dialogue avec les habitants, car le groupe a décidé de ne pas prolonger sa concession de Mlynary expirée le 5 janvier, a indiqué mardi à l'AFP Anna Miazga, responsable d'un programme gouvernemental de dialogue social visant à apaiser les tensions entre les partisans et les opposants de l'exploitation du gaz de schiste. 

ENI serait ainsi le quatrième groupe, après Exxon, Talisman et Marathon, à se retirer de Pologne.

Selon un expert du secteur gazier, Andrzej Szczesniak, ces sociétés n'ont pas trouvé de gisements de gaz de schiste espérés. Le groupe italien de facto n'a pas commencé ses forages, a-t-il déclaré à l'AFP.

Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste.

Les réserves de gaz de schiste en Pologne sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3. Une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet. 

Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il en faudrait quelque 350 au total.

Le gouvernement prévoit d'investir à cet effet 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020. 


isa77_Jouarre's insight:
350 puits sont nécessaires pour évaluer la rentabilité de l'exploitation commerciale…

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