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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Grande-Bretagne: le Suisse Ineos investit un milliard de dollars dans le gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 22:50

source: – 20minutes.fr 

 

Le groupe de chimie basé en Suisse Ineos a annoncé jeudi qu’il allait investir un milliard de dollars pour rechercher du gaz de schiste au Royaume-Uni, avec l’ambition de devenir le plus important acteur du secteur dans le pays.

Matthew Hancock, secrétaire d’Etat aux Entreprises et à l’Energie, à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, le 29 septembre 2014 – Leon Neal AFP

© 2014 AFP

Le groupe de chimie basé en Suisse Ineos a annoncé jeudi qu’il allait investir un milliard de dollars pour rechercher du gaz de schiste au Royaume-Uni, avec l’ambition de devenir le plus important acteur du secteur dans le pays.

La somme, équivalente à environ 800 millions d’euros, sera consacrée à des travaux d’exploration et d’évaluation des ressources.

«Des investissements substantiels interviendront par la suite si l’entreprise s’engageait dans une phase de développement et de production», a indiqué Ineos dans un communiqué.

Le groupe, qui possède déjà deux licences, s’est porté candidat auprès des autorités britanniques pour un certain nombre de licences supplémentaires, essentiellement dans le nord de l’Angleterre et en Écosse.

Si elles lui étaient attribuées, il deviendrait le principal acteur au Royaume-Uni dans le secteur du gaz de schiste, une source d’énergie encore balbutiante dans le pays. Le Royaume-Uni extrait de vastes quantités de pétrole en mer du Nord depuis 40 ans, mais ces gisements vieillissant coûtent de plus en plus cher à exploiter.

«Ravi d’accueillir l’investissement de 640 millions de livres d’Ineos dans le gaz de schiste au Royaume-Uni. Une solide avancée pour cette importante source nationale d’énergie», a réagi sur Twitter Matthew Hancock, secrétaire d’État aux Entreprises et à l’Énergie.

Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron fait tout pour encourager l’exploitation du gaz de schiste dans le pays afin de disposer d’une source d’énergie bon marché, à l’image de ce qui se passe aux États-Unis, et réduire la dépendance à l’égard de l’étranger.

Ineos avait déjà annoncé son intention de se lancer dans l’exploration pour notamment alimenter son complexe de raffinerie et de pétrochimie de Grangemouth en Écosse.

«Je veux qu’Ineos soit le premier acteur du gaz de schiste au Royaume-Uni. Je pense que le gaz de schiste pourrait révolutionner le secteur industriel britannique comme il l’a fait aux États-Unis», a déclaré jeudi Jim Ratcliffe, le président d’Ineos.

Des groupes de défense de l’environnement ont en revanche fait part de leur inquiétude face à la perspective de l’utilisation de la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à créer des fissures souterraines en injectant un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques à haute pression pour libérer les hydrocarbures.

«L’Écosse n’a pas besoin de gaz non conventionnel pour répondre à ses besoins énergétiques. De plus son extraction et sa combustion mettraient en danger nos objectifs climatiques et exposeraient les populations locales à des risques de santé inacceptables», a réagi Richard Dixon, directeur de l’association des Amis de la Terre Écosse.

Mais Ineos a avancé un autre argument face aux éventuelles inquiétudes des riverains, promettant de reverser 6% des revenus de sa production aux communautés locales, qui ont souvent un passé minier ou industriel.


Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste - Romandie.com

Google actu "Schiste" - jeu, 20/11/2014 - 18:18

Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste
Romandie.com
Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste. Londres (awp/afp) - Le groupe de chimie basé à Rolle Ineos va investir 640 millions de livres (près de 800 millions d'euros) dans le gaz de schiste au Royaume-Uni, a annoncé jeudi le ...

Basé en Suisse, Ineos investit dans le gaz de schiste au Royaume-Uni - RTS.ch

Google actu "Schiste" - jeu, 20/11/2014 - 14:38

Basé en Suisse, Ineos investit dans le gaz de schiste au Royaume-Uni
RTS.ch
Ineos, groupe de chimie basé à Rolle (VD) va investir 640 millions de livres (plus de 961 millions de francs) dans le gaz de schiste au Royaume-Uni, a annoncé jeudi le gouvernement britannique. Le gouvernement conservateur de David Cameron fait tout ...

Report de la réunion publique de Bonnieux (Vaucluse) du 3 décembre 2014

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 10:15
Mercredi 3 décembre 2014 à Bonnieux (Vaucluse)

La réunion publique, conférence/débat initialement prévue en présence de Delphine Batho et Thomas Porcher à la maison du livre de Bonnieux est reportée à une date ultérieure courant janvier 2015, en raison d’un problème d’agenda de Delphine Batho.

JLR


Le projet de loi Macron veut réformer l’étude d’impact et l’enquête publique

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 09:54

 

source: actu-environnement

L’article 42 du projet de loi pour la croissance et l’activité, dit « projet de loi Macron », habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance une série de mesures visant à simplifier les procédures environnementales.

Outre l’extension des procédures d’autorisation unique, il s’agit, en premier lieu, de modifier les règles applicables à l’étude d’impact : simplification des dispositions applicables à l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes, amélioration de l’articulation entre les études d’impact de différents projets ou entre celle des projets et celle des plans, modification des règles de désignation et d’attribution des autorités environnementales, transposition de la directive du 16 avril 2014.

Le projet de loi prévoit également qu’une ordonnance modernisera les modalités de participation du public : simplification des dispositions des articles L. 120-1 et suivants du code de l’environnement, détermination des modalités de consultation en fonction des caractéristiques du projet, de son avancement et des concertations déjà conduites, simplification des modalités des enquêtes publiques et recours à une procédure de participation du public unique pour plusieurs projets. Le texte prévoit enfin une réduction des délais de règlement devant les juridictions administratives des litiges nés de l’application du code de l’environnement.

Accélérer les projets d’aménagement

Il s’agit aussi d’accélérer les projets de construction et d’aménagement par différents moyens : réduction des délais de délivrance des autorisations d’urbanisme, meilleure articulation avec les procédures relevant de législations distinctes, aménagement des pouvoirs du juge administratif, substitution du maire par le préfet en cas d’annulation du refus de délivrance d’une autorisation d’urbanisme, suppression de la procédure d’autorisation des unités touristiques nouvelles (UTN).

L’habilitation à légiférer par ordonnance sur ces différentes questions est donnée au Gouvernement pour une durée d’un an, portée à 18 mois pour ce qui concerne l’articulation entre les différentes évaluations environnementales.

// Note Télécharger le projet de loiPlus d’infos// Note Consulter les articlesPlus d’infos// L’expérimentation d’autorisation unique ICPE bientôt étendue à tout le territoire (article paru le 18/11/2014) Le projet de loi pour la croissance et l’activité, dont la version soumise au Conseil d’Etat a été dévoilée par la Fédération nationale des unions de jeunes avocats (Fnuja), prévoit d’étendre l’expérimentation d’autorisation unique en matière d’in…Lire la news// A quoi servent les avis de l’Autorité environnementale ? (article paru le 19/03/2013) L’Autorité environnementale du CGEDD rend public son quatrième rapport annuel. L’occasion de s’interroger sur la prise en compte des avis rendus par cette autorité indépendante.Lire la news// Directive européenne du 16/04/2014 (2014/52/UE) Directive 2014/52/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 modifiant la directive 2011/92/UE concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnementEn savoir plus

Article publié le 19 novembre 2014

Un oléoduc géant menace le Canada et l’Europe

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 09:42
source: mediapart

19 NOVEMBRE 2014 |  PAR THOMAS CANTALOUBE

L’entreprise TransCanada vient de déposer officiellement sa demande de construction d’Énergie Est, un pipeline de 4 600 km pour acheminer les sables bitumineux de l’Alberta vers l’est du pays. Au même moment, l’Union européenne facilite, par une directive et le traité de libre-échange avec le Canada, l’importation de ce pétrole hautement polluant.

Les pétroliers canadiens, appuyés par leur gouvernement, ont de la suite dans les idées. Malgré les dégâts environnementaux causés par l’exploitation des sables bitumineux, malgré les oppositions citoyennes à leur acheminement à l’intérieur du pays ou aux États-Unis, malgré la suspension (pour l’instant temporaire) du pipeline Keystone XL par la Maison Blanche, malgré les accidents industriels, ils continuent à préparer de nouveaux projets visant à trouver des débouchés commerciaux pour ce pétrole hautement polluant. Et, cette fois-ci, ils le font avec la bienveillante complicité de l’Union européenne.

TransCanada, la même entreprise canadienne que celle qui est derrière le pipeline Keystone XL, entend désormais construire un autre oléoduc géant, Énergie Est, qui traverserait le Canada d’ouest en est sur 4 600 kilomètres pour véhiculer 1,1 million de barils de pétrole par jour. Annoncé pour la première fois en 2013, ce projet est désormais entré dans sa phase active avec le dépôt, le 30 octobre, du dossier de TransCanada auprès de l’Office national de l’énergie (ONE, l’institution canadienne chargée de la régulation des énergies).

Au même moment, presque jour pour jour, la Commission européenne a publié la mise en application de sa Directive sur la qualité des carburants (DQC), qui traînait depuis 2011, et qui renonce à étiqueter les sables bitumineux comme du « pétrole sale ». Cette décision ouvre donc la voie à l’importation de sables bitumineux canadiens en Europe sans pénalité pour leurs utilisateurs, alors que l’Union européenne reconnaît explicitement, dans la même DQC, que ce type de carburant est une menace en raison de son « fort impact climatique », selon les scientifiques.

Le récent voyage de François Hollande au Canada a merveilleusement illustré ce double discours européen. Le président français, qui n’est pas à une contradiction près, a ainsi pu déclarer, en évoquant nommément le pétrolier Total : « Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses de l’Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou dans la construction d’infrastructures. » Dans le même temps, selon Le Monde, « il s’est efforcé de convaincre le Canada de s’impliquer activement dans la lutte contre le réchauffement climatique, à l’instar des pays de l’Union européenne. » Comme si les deux choses n’étaient aucunement liées…

Depuis la hausse des prix du pétrole dans les années 2000, les immenses réserves de sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, qui coûtent très cher à exploiter, sont devenues rentables. Pourtant, en dépit de cette nouvelle équation économique, ces réserves posent un double problème aux pétroliers. Primo, elles sont situées au fin fond du Canada, loin des consommateurs et des grands ports. Secundo, les sables bitumineux nécessitent un raffinage particulièrement intense avant de pouvoir s’en servir.

C’est pour cette raison que le projet Keystone XL (voir notre série d’articles sur Mediapart), visant à acheminer les sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries texanes du golfe du Mexique, est crucial pour l’industrie pétrolière et le gouvernement canadien, qui entend profiter au maximum des ressources de son sous-sol.

L’exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux dans l’Alberta © Jean-Marc Giboux

Mais, au vu des difficultés politiques rencontrées dans la construction du Keystone XL, et du caractère très coûteux des alternatives (transport par route, train et barges, ou construction d’un oléoduc vers l’océan Pacifique en traversant les montagnes Rocheuses), TransCanada a imaginé une alternative : transporter les sables bitumineux vers l’est du pays en recyclant un vieux gazoduc des années 1970, auquel viendraient s’ajouter environ 1 000 kilomètres de nouveaux tuyaux, principalement dans la province du Québec, et un nouveau port pétrolier. Chiffré à 12 milliards de dollars canadiens (10,5 milliards d’euros), c’est « le projet de la décennie » pour l’Amérique du Nord !

De nombreuses associations citoyennes ont entrepris de se mobiliser au Canada, notamment au Québec qui risque d’être le plus « impacté » par le projet Énergie Est. La bataille s’annonce difficile, car le gouvernement canadien – dirigé par le conservateur Stephen Harper depuis 2006 – est à fond derrière le projet. Idem au Québec, où le parti Libéral au pouvoir y est favorable. Pourtant, les risques liés au projet sont considérables. Tout d’abord, TransCanada envisage d’utiliser en grande partie un vieux gazoduc construit dans les années 1970. Or le transport des sables bitumineux nécessite qu’y soient incorporés de nombreux produits chimiques, ce qui rend les conséquences d’une fuite bien plus dommageables pour l’environnement. Une fuite de gaz n’est pas bien grave ; celle de pétrole lourd mêlé à des solvants inconnus (pour cause de secret industriel) coûte des dizaines de millions d’euros à nettoyer.

Au Québec, « le nouvel oléoduc devra traverser 900 cours d’eau ou bassins aquatiques, dont le fleuve Saint-Laurent », souligne Jean Léger, de la Coalition Vigilance Oléoduc (CoVO). Autant de risques de contamination, sachant que les sables bitumineux ne flottent pas à la surface de l’eau comme les autres pétroles, mais coulent au fond. Quant au point final d’acheminement, il reste encore flou. TransCanada envisage plusieurs terminaux, dont un nouveau port à Cacouna dans l’estuaire du Saint-Laurent, en face d’une zone maritime protégée, ce qui suscite une franche hostilité des habitants.

« Nous avons le sentiment que TransCanada a proposé un lieu d’exportation inacceptable afin de focaliser les énergies et les finances des opposants, pour ensuite proposer une solution de « compromis », qui serait tout aussi dommageable pour l’environnement », suggère Simon Côté, de l’association Stop Oléoduc.

«On n’a jamais vu une telle activité de lobbying»

En déposant son projet de 30 000 pages devant l’Office national de l’énergie (quasiment toutes en anglais, ce qui est anormal dans un pays officiellement bilingue), TransCanada joue sur du velours. « Le document est extrêmement technique et quasiment incompréhensible pour le commun des mortels », affirme Jean Léger. « Il va donc être très difficile à combattre. » De plus, « les gaz à effet de serre et les changements climatiques ne feront pas partie de l’évaluation qu’on va faire »a expliqué un porte-parole de l’ONE au journal Le Devoir. Énergie Est sera donc jugé purement sur son aspect technique. Enfin, l’ONE, qui a dix-huit mois pour rendre son rapport, se contentera de recommandations. C’est le premier ministre qui, au bout du compte, tranchera. Or celui-ci est d’ores et déjà favorable au projet.

Concernant l’éventuelle opposition des propriétaires terriens au passage d’un pipeline sur leurs terres (qui est la cause des problèmes rencontrés par Keystone XL), TransCanada a pris les devants. Pour négocier avec les communautés amérindiennes sur le trajet, l’entreprise a embauché une firme de lobbying appartenant à l’ancien chef des Premières Nations, Phil Fontaine. Les arguments sont sonnants et trébuchants, comme l’explique sans détour le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce : « Il y a plusieurs avantages pour toutes les communautés qui sont sur le tracé. Le droit de passage vient avec certains avantages monétaires. On ne passe pas par le territoire d’une communauté sans compenser pour ça. »

Pour les négociations avec les agriculteurs, c’est le syndicat unique, l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui discute avec TransCanada pour l’ensemble de ses membres. Même si l’UPA possède une puissance de frappe importante, le pétrolier a intérêt à n’avoir face à lui qu’un seul interlocuteur plutôt que des centaines de fermiers…

Malgré ce paysage très favorable à Énergie Est, les associations citoyennes au Canada ont commencé à se mobiliser : une trentaine d’entre elles, au Québec, ont réclamé la création d’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), un mécanisme de consultation, afin d’« étudier l’ensemble du projet Énergie Est ». Cette demande vient dans la foulée d’une motion adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec qui réclame un BAPE et refuse de déléguer ses compétences environnementales à l’ONE.

Même si les Canadiens pris dans leur ensemble sont encore hésitants quant au projet Énergie Est, l’argument de TransCanada selon lequel ce projet ferait baisser les coûts de l’essence et du fuel domestique ne prend pas. En effet, l’oléoduc et le nouveau port pétrolier signifient clairement la volonté d’exporter les sables bitumineux.« TransCanada promettait que les exportations ne dépasseraient pas 50 %, mais tous les spécialistes jugent que c’est impossible car toutes les raffineries canadiennes fonctionnent à pleine capacité et il n’y a pas de place ici pour 1 million de barils par jour », estime Simon Côté. « Au minimum, 80 % des sables bitumineux seront exportés. »

Vers où ? Vers l’Europe si l’on juge le lobbying intense mené par le Canada, et dans une moindre mesure par les États-Unis, auprès de la Commission européenne ces dernières années. « On n’a jamais vu une telle activité de lobbying de la part d’un gouvernement, en l’occurrence celui de Stephen Harper, auprès des instances européennes », juge Natacha Cingotti, de la confédération environnementale Friends of the Earth Europe.

La plupart des efforts ont visé à retarder la mise en application de la Directive sur la qualité des carburants (DQC), adoptée en 2011 et qui attribue une valeur d’émissions de gaz à effet de serre à chaque source de carburant dans le but de réduire des émissions de 6 % pour les transports d’ici 2020. Alors que la mise en application de la directive aurait dû être publiée dès 2011 ou 2012, le Canada a tout fait pour la retarder. « Plus il y avait de discussions et de délais, plus la mesure était affaiblie. C’était une tactique délibérée », affirme Natacha Cingotti. En définitive, la DQC reconnaît que les sables bitumineux sont plus polluants que les autres carburants (ils émettent 23 % de gaz à effet de serre de plus que le pétrole ordinaire), mais elle ne prend pas en compte leur spécificité pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre des industries qui s’en servent. Une aberration !

  • Le gouvernement de Stephen Harper a menacé d’aller devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour discrimination de ses produits, et il a également utilisé la perspective de l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada (CETA) comme levier pour faire avaler la couleuvre des sables bitumineux. Les lobbyistes des États-Unis ont joué la même partition dans la perspective de l’accord TTIP (libre-échange entre l’UE et les États-Unis). L’industrie pétrolière se sent d’ailleurs tellement en confiance qu’ExxonMobil a annoncé cet été un investissement d’un milliard de dollars (800 millions d’euros) dans une raffinerie à Anvers, en Belgique, capable de traiter les sables bitumineux. Car, aujourd’hui, il n’y a que deux raffineries européennes capables de transformer ce type de pétrole lourd (une en Espagne et une en Italie).

Selon une étude du Natural Resources Defense Council, reprise par Greenpeace et Friends of the Earth Europe, si le projet Énergie Est aboutit, cela signifie que la consommation européenne de pétrole issu des sables bitumineux passera de 4 000 barils par jour à plus de 700 000 barils en 2020, pour représenter de 5 % à 7 % de la consommation totale. En prenant en compte le fait que les sables bitumineux sont plus polluants, cela reviendrait à mettre 6 millions de véhicules supplémentaires sur les routes de l’UE ! Autant dire que les belles promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’envoleront en fumée…


Le Sénat américain rejette de justesse l’oléoduc Keystone XL

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 22:43
AFP paru le 19 nov. 2014 à 00 :41

Le Sénat américain a rejeté de justesse mardi la construction de l’oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, un chantier suspendu depuis six ans à une décision de l’administration de Barack Obama.

Seuls 59 sénateurs ont voté en faveur d’une mesure qui aurait donné le feu vert au projet, alors que 60 voix étaient requises, la plupart des démocrates étant hostiles à Keystone XL en raison des risques environnementaux.

Des personnes présentes dans les tribunes du public de l’hémicycle ont protesté bruyamment à l’annonce du résultat, avant d’être arrêtées par les policiers du Capitole.

La Maison Blanche avait répété mardi que le président américain était opposé à la loi, Barack Obama souhaitant attendre la fin du processus judiciaire avant de décider si le projet doit être approuvé par son administration ou non.

La société TransCanada a déposé sa première demande en 2008, et soumis un nouveau tracé en 2012.

Pour les républicains, Keystone XL représente un potentiel de création de dizaines de milliers d’emplois. Mais les démocrates dénoncent les risques de fuite et de contamination environnementale, sur un tronçon de 1.900 km dont 1.400 aux Etats-Unis.

Keystone XL doit en outre transporter du brut issu des sables bitumineux de l’Alberta, un type de gisement qui requiert des méthodes d’extraction plus énergivores et polluantes que pour les réservoirs « classiques ».

Dans la foulée du vote, le chef des républicains Mitch McConnell a annoncé que la mesure serait la priorité du Sénat à partir de janvier, quand les républicains prendront le contrôle de la chambre haute du Congrès.

La Chambre des représentants avait, de son côté, voté en faveur de Keystone XL vendredi.


The Death of Shale

19.11.14. - […] 

3 Inconvenient Truths About Shale

Although you will get plenty of arguments from other analysts, I maintain that current oil prices are merely a blip.

I don't buy for a second that OPEC has the ability to play a long game of chicken, and I'm also of the belief that the shale revolution, which has completely disrupted the global market, doesn't have significant staying power.

As I've discussed in the past, the full impact of decline rates is rarely discussed when investors gather around to throw shale parties and wax poetic over illusions of century-long production runs throughout the United States.

In fact, a new report authored by Canadian geoscientist J. David Hughes (a 32-year veteran with the Geological Survey of Canada) argues that the government's entire forecast for tight oil and the shale boom is severely flawed because it doesn't take into account three inconvenient truths:

  • High productivity shale plays are not ubiquitous, and wells suffer from very high rates of depletion.
  • Because depletion rates are so high and drilling locations increasingly unproductive, the industry must drill ever more wells just to offset declines.
  • To continue drilling rates, the industry will need prices to rise substantially or have to take on more debt, which may not be sustainable.

Hughes concludes that 89% of current tight oil production in the U.S. will peak this decade and decline to a small fraction of current production by 2040.


isa77_Jouarre's insight:

Quand une lettre d'investisseurs s'appuie sur le rapport de David Hughes ! 



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Shale fail


14.11.14. - ON NOVEMBER 25th, fracking experts from across the continent will convene in Warsaw for the Shale Gas World Europe conference. […]

Four years later, those dreams are sputtering out. International companies are fleeing Poland, government efforts to create regulations for the sector are flailing, and while a few test wells have been drilled (including the one pictured above, in the eastern village of Grzebowilk), they show disappointing results.

It’s clearly developing below expectations,” says Pawel Poprawa, an oil and gas expert at Poland’s Energy Studies Institute, an advisory firm. […].

Marathon Oil, Talisman Energy, Eni and ExxonMobil have all gone. Chevron and ConocoPhillips, as well as Polish companies PGNiG, PKN Orlen, and a few small independents are still in the hunt; but the atmosphere in the gas industry is a far cry from the enthusiasm of just a few years  ago.

In 2011, the United States' Energy Information Administration sparked dreams of an energy bonanza when it estimated that Poland could have gas reserves of as much as 5.3 trillion cubic metres, the largest in Europe. A later and more conservative estimate by the Polish geological institute suggested shale gas reserves in the range of 346 to 768 billion cubic metres. The US agency has also since downgraded its estimate. […]

Only 64 vertical test wells have been drilled, and just 11 of them have been horizontally hydraulically fractured—the process in which water and chemicals are forced at high pressure deep underground to fracture rocks and release trapped gas. Industry experts suggest about 200 such test wells should be drilled to see whether Poland’s geology can sustain a viable industry. By contrast, Pennsylvania, at the heart of America's shale boom, sees about 1,600 new wells drilled every year. And Poland's test wells have so far produced only 10% to 30% of the gas flow needed to be commercially sustainable. 

The money needed to complete the programme is enormous. It costs as much as $25m to properly test a single well—at least twice as much as in the better-developed American market. […]



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Pétrole : le calme avant la tempête, d’après l’Agence internationale de l’énergie


19.11.14. - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) previent dans son dernier rapport annuel : la planète pétrole est en passe d'entrer dans une zone à très haut risque, en dépit de ce que pourrait laisser croire la chute actuelle des cours de l'or noir. Conséquence de la révolution du pétrole "de schiste" aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance mondiale, la baisse spectaculaire des prix du baril menace de tarir les investissements indispensables pour repousser le spectre du pic pétrolierconfirme l'AIE.

Le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, avertit :

"L'image à court terme d'un marché pétrole bien approvisionné ne doit pas masquer les risques futurs (...), à mesure que s'accroît la dépendance vis-à-vis de l'Irak et du reste du Moyen-Orient."

[…]

Le profil de la tempête potentielle se dessine à l'examen du graphe de l'AIE reproduit ci-dessus :

- le boom de la production américaine devrait prendre fin avant la fin de la décennie (conformément au diagnostic le plus récent de l'administration Obama) ;

- en dehors des Etats-Unis, il n'y a pas de réplique significative à attendre du boom du pétrole "de schiste" (ou de roche-mère, à proprement parler) ;

- les pétroles non-conventionnels nord-américains (pétrole de roche-mère aux Etats-Unis, sables bitumineux au Canada) ne suffiront pas à eux seuls à apporter une compensation des sources conventionnelles de pétrole en déclin ;

- déjà plus que délicat à maintenir lorsque le baril était au-dessus de cent dollars(tout particulièrement pour les "majors"), le gigantesque effort d’investissement– de l'ordre de 500 milliards de dollars par an –, nécessaire afin de compenser le déclin naturel de nombre de sources de brut majeures anciennes et parvenues à maturité, est d’autant plus difficile à pérenniser maintenant que le baril est tombé à 80 dollars, relève l'AIE, en particulier pour ce qui concerne les sables bitumineux et les forages ultra-profonds au large du Brésil. En juin, alors que le baril était encore à 115 dollars, le pétrolier français Total remisait dans ses cartons un projet à dix milliards de dollars au Canada, parce qu'il n’offrait pas une rentabilité suffisante. […]


isa77_Jouarre's insight:

A lire, comme tous les autres articles de Matthieu Auzanneau



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Le projet fou du Canada pour exporter son pétrole par l'Arctique


19.11.14. - Mardi 18 novembre, le Sénat états-unien a rejeté l’autorisation de l’oléoduc Keystone, qui est censé acheminer vers le Texas le pétrole des sables bitumeux du Canada. Celui-ci cherche désespérément à exporter cette huile ultra-polluante. Dernière idée folle : un gigantesque oléoduc de plus de 2.400 km, vers l’océan Arctique, à destination de l’Europe.

Les élus albertains ont présenté fin août un rapport (« An Arctic Energy Gateway for Alberta », daté en réalité de 2013), afin de convaincre le gouvernement fédéral qu’il s’agit d’une très bonne idée. L’étude conclut qu’il serait possible de faire transiter le pétrole extrait près de la rivière Athabasca, à Fort McMurray, par un immense oléoduc qui traverserait les territoires du Nord-Ouest le long du fleuve Mackenzie, jusqu’au port arctique de Tuktoyaktuk.

Ensuite, le pétrole serait transbordé sur des navires qui devraient traverser l’océan afin de gagner l’Europe en exploitant, en été, les routes maritimes ouvertes par la fonte des glaces causée par le réchauffement climatique. Et en hiver, quand la mer est glacée ? Rien de plus facile, d’après les idées avancées (page 13) par les administrateurs canadiens : on se dotera d’une flotte de brise-glaces ou... de sous-marins nucléaires !


isa77_Jouarre's insight:

L'article est à lire sur Reporterre



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Alberta: un individu a tiré sur un oléoduc de Talisman Energy et provoque une fuite


18.11.14. - HINTON, Alberta. - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Alberta recherche un individu ayant intentionnellement tiré avec une arme à feu sur un oléoduc de gaz naturel de l'entreprise Talisman Energy.

Ce corps de police a indiqué que le conduit en question a été visé à l'aide d'une carabine de gros calibre.

Il a précisé que le crime a été perpétré durant la fin de semaine à environ 60 km au nord de Hinton.

La GRC a ajouté qu'il y a eu une importante fuite avant que les mécanismes de sécurité n'entrent en action pour mettre un terme à l'écoulement du gaz naturel.

Elle a invité toute personne détenant de l'information à propos de ce dossier à se manifester dès que possible.



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Fracking the Future - How Unconventional Gas Threatens our Water, Health and Climate


[…] But recent revelations about the dangers that unconventional gas drilling poses to drinking water supplies, public health and the global climate are raising important questions about how “clean” this gas really is.

Scientists studying the impacts of unconventional gas drilling warn that gas is likely to have a greater influence on water, air and climate than previously understood. Major scientific bodies have cautioned against a national commitment to gas as a bridge fuel, citing the need for further research into the potential consequences of continued reliance on this fossil fuel.

A growing number of land owners, former gas industry executives and elected officials are also challenging the notion that gas is as clean as its proponents argue, and questioning whether unconventional gas drilling can be done without threatening drinking water supplies, air quality and the global climate.

[…]

DeSmogBlog joins those who are calling for a nationwide moratorium on hydraulic fracturing and other troublesome practices in the unconventional gas industry. Until independent scientists and experts conduct further studies, the public simply cannot trust the fossil fuel industry to continue with this dirty energy boom.


isa77_Jouarre's insight:

Le rapport (en anglais) est disponible:  Click here to download this report as a PDF



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Future of Fracking Not Nearly as Bright as Forecasted


27.10.14. - The report, Drilling Deeper: A Reality Check on U.S. Government Forecasts for a Lasting Tight Oil & Shale Gas Boom, authored by Post Carbon fellow J. David Hughes, updates an earlier report he authored for Post Carbon in 2012.

Hughes analyzed the production stats for seven tight oil basins and seven gas basins, which account for 88 percent and 89 percent of current shale gas production.

Among the key findings:

  • By 2040, production rates from the Bakken Shale and Eagle Ford Shale will be less than a tenth of that projected by the Energy Department. For the top three shale gas fields—the Marcellus Shale, Eagle Ford and Bakken—production rates from these plays will be about a third of the U.S. Energy Infromation Administration (EIA) forecast.
  • The three year average well decline rates for the seven shale oil basins measured for the report range from an astounding 60 percent to 91 percent. That means over those three years, the amount of oil coming out of the wells decreases by that percentage. This translates to 43 percent to 64 percent of their estimated ultimate recovery dug out during the first three years of the well’s existence.
  • Four of the seven shale gas basins are already in terminal decline in terms of their well productivity: the Haynesville Shale, Fayetteville Shale, Woodford Shale and Barnett Shale.
  • The three year average well decline rates for the seven shale gas basins measured for the report ranges between 74 percent to 82 percent.
  • The average annual decline rates in the seven shale gas basins examined equals between 23 percent and 49 percent. Translation: between one-quarter and one-half of all production in each basin must be replaced annually just to keep running at the same pace on the drilling treadmill and keep getting the same amount of gas out of the earth.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Les chiffres-clés du rapport de David Hugues publiés par Ecowatch: en 2040 la production réelle des gisements de Bakken et d'Eagle Ford seront dix fois moins important que ceux prévus par le département de l'Energie.

En trois ans la production des puits diminue dans une fourchette de 60% à 91%.

Quatre des sept grands gisements de gaz sont déjà dans leur phase de déclin,

Il faut forer 25% à 50% de puits supplémentaire chaque année pour maintenir la production à son niveau actuel…




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Trop de pétrole

21.10.14. - Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter ? La chute spectaculaire des cours de l'or noir, tombés en trois mois de 115 à moins de 85 dollars le baril [75 dollars, un mois plus tard], laisse bien des experts circonspects. Pendant longtemps, les règles du jeu sont restées relativement claires sur les marchés pétroliers : d'un côté, une soif de brut en apparence inextinguible, de l'autre, une production sous fortes contraintes, géologiques, techniques ou géopolitiques. Cette mécanique bien huilée, mais tournant à plein régime, le moindre imprévu pouvait la faire cahoter. Avec à la clef de fortes embardées du prix du baril, à la hausse comme à la baisse.

Ce qui se passe depuis le mois de juin est beaucoup moins simple à décrypter. Un repli significatif, mais régulier, que rien ne semble devoir enrayer : ni la propagation du virus Ebola - une menace bien réelle désormais, pour de nombreuses régions pétrolières -, ni la dégradation de la situation en Syrie et en Irak n'ont suffi à faire repartir les cours à la hausse. Cette insensibilité aux aléas est le signe très clair d'une nouvelle donne sur la planète pétrole : non seulement la demande mondiale est plus faible que prévu - l'AIE, qui défend les intérêts des pays consommateurs, vient d'abaisser de plus de 20 % ses prévisions par rapport à septembre -, mais l'offre de pétrole s'avère aussi beaucoup plus abondante. C'est le cas aux Etats-Unis, où l'exploitation du pétrole de schiste continue de doper la production locale. C'est également vrai dans des pays comme la Libye ou l'Irak, qui parviennent à faire fonctionner leurs installations malgré le chaos ambiant. On peut s'en féliciter, en faisant le pari que ces flots de pétrole continueront à faire baisser les prix, redonneront du pouvoir d'achat aux consommateurs et favoriseront au final le redémarrage de la croissance mondiale. Mais on peut aussi voir dans le repli des cours le simple reflet de l'atonie planétaire, un indice de plus de la déflation qui menace. Autant dire que, dans cette hypothèse, il faudrait bien plus qu'une baisse des prix du brut pour relancer la machine.


isa77_Jouarre's insight:

Pas optimiste le rédac chef des Echos ! 



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La Roumanie en quête d'un gaz de schiste apparemment inexistant


13.11.14. - Les sols de la Roumanie n'enfermeraient aucune source de gaz de schiste selon premier ministre roumain. Un avis que discute le géant pétrolier américain Chevron qui a indiqué ne pas avoir fini ses études exploratoires dans le pays.

Pour certains États membres, le gaz de schiste représente le nouvel or noir et un sésame vers l'indépendance énergétique. Un Graal qui semble s'éloigner pour Bucarest.

« Il semblerait que nous n'avons pas de gaz de schiste, nous nous sommes démenés pour chercher quelque chose que nous n'avons pas », a déclaré le premier ministre roumain, Victor Ponta, à la télévision roumaine Antena 3, alors en pleine campagne pour les élections présidentielles qui auront lieu le 16 novembre.


Chevron garde espoir

Un avis que ne partage pas Chevron, la compagnie pétrolière américaine, qui a répliqué qu'elle n'avait pas terminé son évaluation des sources potentielles de gaz de schiste que contiendrait le sol roumain.

« Chevron procède à l'analyse des données collectées durant ses forages et prospections sismiques en vue de déterminer les sources potentielles de gaz de schiste », a expliqué Chevron à Reuters.

« Une fois l'analyse terminée, les résultats seront fournis à l'Agence nationale pour les ressources minérales et resteront en charge de l'État [roumain] », a assuré le géant américain.


Cent ans d’indépendance énergétique

La Roumanie est le troisième pays le plus indépendant sur le plan énergétique au sein de l'UE. À l'instar d'autres États membres, comme la Pologne, Bucarest a ouvert ses portes aux entreprises pour mener des études exploratoires et trouver du gaz de schiste, dans l'espoir de jouir d'une chute des prix de l'énergie similaire à ce que connaissent les États-Unis.


Plus tôt dans l'année, Chevron a annoncé qu'elle avait terminé son travail d'exploration dans un puits à l'est de la Roumanie près du village de Pungesti, après avoir à plusieurs reprises repoussé les opérations à cause de manifestations locales.

Chevron détient trois permis d'exploitation en Roumanie aux abords de la mer Noire, pour appuyer l'exploration d’éventuelles nouvelles ressources en gaz alternatif. Une quête qui est devenue plus pressante depuis l'éclatement du conflit ukrainien, pays par lequel la Russie fait transiter la moitié de ses exportations en gaz vers l'UE.

L'Agence américaine pour l'information sur l'énergie a estimé que la Roumanie pourrait potentiellement extraire 51 000 milliards de pieds cubes de gaz de schiste, ce qui pourrait couvrir la demande intérieure pour plus d'un siècle.



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Native Americans Arrested Following Keystone XL Pipeline Vote


19.11.14. - That sound was coming from Native Americans in the gallery, singing a traditional tribal tune. Five of them were removed from the gallery and arrested.

According to Red Power Media, one of the protesters was Greg Grey Cloud of the Rosebud Sioux tribe.

“Grey Cloud, who wore a headdress, continued singing as he was knocked to the floor and pulled to the wall of the hallway,” said Red Power Media. […]

The Rosebud Sioux tribe had already declared the House approval of the pipeline last Friday an “act of war” and said that it would close its tribal borders to pipeline construction.

“The House has now signed our death warrants and the death warrants of our children and grandchildren,” Rosebud Sioux president Cyril L. Scott told the Lakota Voice. “The Rosebud Sioux Tribe will not allow this pipeline through our lands. We are outraged at the lack of intergovernmental co-operation. We are a sovereign nation and we are not being treated as such. Authorizing Keystone XL is an act of war against our people.”

The tribe is concerned about the potential for the pipeline to pollute their land which sits on top of the Ogallala Aquifer, one of the world’s largest aquifers and a major source of agricultural and drinking water for Great Plains. They assert that a pipeline break and spill polluting the aquifer is virtually inevitable.

[…]

The proposed pipeline route crosses Great Sioux Nation Treaty lands and within the current boundaries of the Rosebud and Cheyenne River Sioux reservations, both in South Dakota.


isa77_Jouarre's insight:

Quand les Cheyennes, les Sioux protestent contre le projet d'oléoduc Keystone, après le vote favorable à la Chambre des Représentants…



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L'Arabie Saoudite lance une bombe dans le pétrole

05.11.14. - L’Arabie Saoudite a pris tout le monde à contrepied en annonçant qu’elle baissait le prix du pétrole à destination des USA et des Etat-Unis uniquement. Les prix pour l’Asie et l’Europe (Brent) sont par contre augmentés. En réaction, le baril a chuté à 77$ à New York.

Nous étions dans les premiers à annoncer cette hypothèse (lire:une partie d'échec), mais l’Arabie Saoudite confirme qu’elle a bien déclaré la guerre aux producteurs américains de pétrole de schiste.

La baisse de 45 ct$ par baril annoncée par Saudi Aramco ne touche que la vente de pétrole aux USA.

L’Arabie et ses alliés ne désirent pas perdre leur hégémonie dans le contrôle du pétrole dans le monde et les USA étaient sur le point de les menacer. De son côté, la Russie, après des mois de baisse continue, a fortement augmenté sa production dès le mois de septembre pour atteindre 10,16 millions de barils jour.


Pétrole de Schiste dans le viseur

Les USA produisent un peu plus de 3 millions de barils par jour grâce aux forages de schistes ou de roche mère et atteignent presque 9 millions de barils jour ce qui frise la production d'Arabie Saoudite et la main mise sur le pilotage du pétrole mondial. Les producteurs américains ont bénéficié des largesses du gouvernement qui a injecté des milliards via Wall Street dans cette technologie ainsi que par des intérêts bancaires de 0%. En faisant pression sur les prix, l'Arabie Saoudite met en danger la production non-conventionnelle des américains très onéreuse à extraire.

Selon Morgan Stanley et Goldman Sachs le breakeven du pétrole de schiste « made in USA » se situe entre $75 et $78.

Bien que les grands acteurs du pétrole non-conventionnel soutiennent qu’ils peuvent résister à cette baisse de prix, certaines entreprises montrent déjà des signes de faiblesses. A ce jour, seul Hercules Offshore a annoncé un licenciement de 324 employés dans ces forages offshores dans le Golfe du Mexique. Mais les factures s'amoncellent sur les producteurs qui sont déjà majoritairement dans le rouge vif. Ce n'est qu'une question de temps.

Quelle sera la réaction d'Obama qui n'est pas prêt à laisser tomber l'industrie pétrolière qui est accessoirement une grande contributrices aux élections présidentielles.


L'OPEP se réunit à la fin du mois

Les pays membres du cartel de l’OPEP se réuniront le 27 novembre pour revisiter, ou pas, les quotas de production. Le ministre saoudien du pétrole, Ali al-Naimi, n’a plus fait de déclaration depuis le mois de septembre, ce qui ne lui ressemble guère. Il va rencontrer cette semaine Rafael Ramirez, ministre des relations extérieures du Venezuela, pays qui souffre de la chute des cours.  Une grande partie d'échec, effectivement!



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Fracking to be permitted in George Washington National Forest

18.11.14. - NORFOLK, Virginia. — Environmentalists and energy boosters alike welcomed a federal compromise announced Tuesday that will allow fracking in the largest national forest in the eastern United States, but make most of its woods off-limits to drilling.

The decision was highly anticipated because about half of the George Washington National Forest sits atop the Marcellus shale formation, a vast underground deposit of natural gas that runs from upstate New York to West Virginia and yields more than $10 billion in gas a year.

The federal management plan reverses an outright ban on hydraulic fracturing that the U.S. Forest Service had proposed in 2011 for the 1.1 million-acre forest, which includes the headwaters of the James and Potomac rivers. Those rivers feed the Chesapeake Bay, which is the focus of a multibillion-dollar, multistate restoration directed by the Environmental Protection Agency.

A total ban would have been a first for America's national forests, which unlike national parks are commonly leased out for mining, timber and drilling. But some environmentalists were pleased that at least some balance was struck between energy development and conservation.

"We think the decision shows the Forest Service listened to the local community," said Sarah Francisco, leader of the Southern Environmental Law Center's national forests and parks program. "The vast majority of the forest is protected in this decision."

With both sides lobbying hard, Virginia's Democratic Gov. Terry McAuliffe told his climate change panel in September that federal officials had assured him fracking was off the table. "I won't allow it as long as I'm governor," he said.

[…]

"We think we've ended up in a much better place, which is we are allowing oil and gas drilling," said Robert Bonnie, the undersecretary for national resources and environment at the U.S. Department of Agriculture, which oversees the Forest Service.

[…]

The new plan eliminates the potential for oil and gas leases on 985,000 acres where they could have been granted, and permits drilling only on 167,000 acres with existing private mineral rights and 10,000 acres already leased to oil and gas companies. […]

This lobbying fight was mostly over principle, since no energy company has wanted to actually drill on the land they're leasing, Bonnie acknowledged. "The economic value of these reserves is very low. We've had very little interest on oil and gas on the forest," Bonnie said.

[…] Opponents also argued that the trucks, wells and other infrastructure that would come with gas drilling are incompatible with the forest's primary attractions of hiking, fishing, hunting, camping, tourism and its abundant wildlife. The forest includes a section of the Appalachian Trail and attracts more than 1 million visitors annually.

The American Petroleum Institute maintains that hydraulic fracturing can be done safely and without risk to groundwater, but the science has not been conclusive.

[…]



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Will Saudis try to bankrupt US shale?

12.11.14. - There has always been a close link between U.S. oil production, international prices and OPEC.

So, it should come as no surprise that North America's shale drillers find themselves locked in a battle with Saudi Arabia over prices and market share.

Until the 1950s, the United States accounted for more than half of all global oil production. Big finds such as Oklahoma's Glenn Pool (1905) and the East Texas field (1930) drove oil price changes around the rest of the world.

Since the 1970s, the United States has been a net importer, and international prices have tended to drive changes in U.S. exploration and production.

Drilling and output in major oil-producing states have been closely correlated with the rise and fall in real oil prices. And nowhere has the relationship been closer than North Dakota, where the fortunes of its oil industry have mirrored the rise and fall in prices, resulting in a brutal cycle of boom and bust.

[…]

In August 2014, state oil production stood at more than 1.1 million barrels per day, more than 90 percent of it from the Bakken, according to North Dakota's Department of Mineral Resources.

North Dakota's oil industry and other similar shale oil plays across the United States are the product of events and price changes far beyond the state's own borders - and indeed beyond North America. It is vital to remember that linkage when thinking about the next phase of the oil price cycle.

Craig Pirrong at the University of Houston doubts that Saudi Arabia is using a predatory pricing strategy to drive shale producers out of business ("The Saudis: crazy like a desert fox?" Nov 2014).

There is no evidence that Saudi Arabia is deliberately engineering a volume or price war to stop the shale revolution (or indeed to intensify the pressure on other oil-exporting rivals such as Iran and Russia) rather than simply responding rationally to protect its market share.

Yet a prolonged period of low prices and a squeeze on the shale business may be inevitable, unless Saudi Arabia and OPEC are willing to accept a big drop in their market share.

Past experience suggests the fortunes of the U.S. oil industry, Saudi Arabia and OPEC are bound tightly together. Part of the adjustment process now underway in the oil market is likely to be a prolonged period of lower prices and a slowdown in the growth of the U.S. shale industry.

[…]

The shale revolution will not be reversed, and the United States will continue to have a much bigger role in global supply.

But some slowdown in shale growth is inevitable and will probably come on the fringes of the Bakken and in less developed shale oil plays, which have taken its place at the vulnerable high-cost frontier for U.S. onshore oil exploration.



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