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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Etude de l’impact de la fracturation hydraulique : interférences majeures de l’industrie du gaz de schiste

(!) Info minute – Revue de Presse Cinq ans après s’être lancée dans une étude ambitieuse sur l’impact de la fracturation hydraulique sur l’environnement, l’Agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA) a considérablement réduit la portée et l’importance de ses recherches. Quelle en est la raison? L’immixtion de l’industrie pétrolière et gazière dans ce […]

Climat : des scientifiques alertent sur le dégel du permafrost

Gaz de Schistes Provence - jeu, 11/06/2015 - 22:26

 

source: goodplanetinfo

Bonn (AFP) – Des scientifiques ont mis en garde mardi à Bonn contre le cercle vicieux que provoquerait, pour le réchauffement climatique, un dégel du permafrost, des sols gelés en permanence qui emprisonnent des milliards de tonnes de gaz à effet de serre (GES).

« Il y a 1.500 milliards de tonnes de gaz à effet de serre gelé et emprisonné dans le permafrost », a averti la chercheuse Susan Natali du Woods Hole Research Center, en marge des négociations menées à Bonn pour préparer la conférence sur le climat à Paris.

Ce volume, accumulé depuis plusieurs milliers d’années, est « environ deux fois plus important que celui présent dans l’atmosphère », a-t-elle souligné devant la presse.

« Vous pouvez donc imaginer que, quand le permafrost dégèle et qu’une partie, même faible, de ce gaz à effet de serre est libérée dans l’atmosphère, cela peut entraîner une augmentation importante des émissions globales » de GES, a-t-elle poursuivi.

Les émissions résultant du dégel du permafrost, sous forme de dioxyde de carbone ou de méthane, accélèrent le réchauffement climatique, qui lui-même accélère la fonte du permafrost, a expliqué Mme Natali, décrivant ce cercle vicieux.

« Selon nos estimations, 130 à 160 gigatonnes de GES pourraient être libérées dans l’atmosphère d’ici à 2100″ du fait de ce dégel, a indiqué Mme Natali.

Les zones de permafrost couvrent environ 25% des terres de l’hémisphère Nord. D’ici à la fin du siècle, elles devraient diminuer de 30 à 70%, selon les émissions de gaz à effet de serre.

« Dans les scénarios de faible émission, nous prédisons une perte de 30% », un chiffre qui pourra grimper à 70% dans les scénarios les plus noirs, a indiqué la chercheuse, coauteur d’une étude parue dans la revue Nature en avril.

L’estimation la plus basse suppose une réduction drastique des émissions, afin d’atteindre l’objectif de limiter le réchauffement à 2° que s’est fixé la communauté internationale. L’estimation la plus haute suppose que les émissions ne sont pas contrôlées.

La conférence de Paris tentera en décembre de parvenir à un accord pour rester sous 2°. Les pays doivent annoncer d’ici là leurs objectifs de réduction d’émissions de GES.

« Les actions que nous menons maintenant sur nos émissions dues aux énergies fossiles auront un impact important », a souligné Mme Natali. « Nous savons que les fuites de GES du permafrost seront importantes et irréversibles » et qu’elles « doivent être prises en compte si nous voulons atteindre nos objectifs en matière d’émissions ».

 

© AFP

– See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/06/10/climat-des-scientifiques-alertent-sur-le-degel-du-permafrost/#sthash.8itvUcvn.dpuf


Guerre en Ukraine: Shell pourrait se retirer d’un projet de gaz de schiste dans l’Est

Gaz de Schistes Provence - jeu, 11/06/2015 - 22:17

 

source: AFP/Romandie
Londres – Shell envisage de se retirer d’un important projet de gaz de schiste dans l’Est de l’Ukraine, gelé car proche de la ligne de front entre forces ukrainiennes et rebelles séparatistes prorusses, a-t-on appris auprès du géant pétrolier.

Shell n’a pu concrétiser ses engagements à propos du projet Iouzivska depuis longtemps à cause d’un état de force majeure, les circonstances échappant au contrôle de Shell, a expliqué le géant anglo-néerlandais dans un court communiqué transmis à l’AFP.

Un accord avait été signé au début 2013 entre Royal Dutch Shell et l’Etat ukrainien pour ce champ, devant constituer l’une des principales exploitations de gaz de schiste du pays qui souhaite réduire sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie voisine.

Mais le groupe pétrolier a déclaré en juillet 2014 un cas de force majeure autour de ce projet, situé en partie dans la région du fief rebelle de Donetsk et près de la ligne de front entre forces ukrainiennes et rebelles séparatistes prorusses.

A cause de ces événements, les conditions de mise en place du projet ont changé. Nous avons donc entamé des discussions avec le gouvernement ukrainien et notre partenaire Nadra Iouzivska à propos de l’accord de production partagée, a poursuivi Shell.

Une source proche du dossier a précisé qu’un retrait pur et simple du géant pétrolier était l’une des options envisagées, parmi d’autres.

Le projet représente un important enjeu financier puisque l’Etat ukrainien avait estimé début 2013 les investissements potentiels à plus de dix milliards de dollars et la production potentielle entre 10 et 20 milliards de mètres cubes par an. Sur le plan symbolique, il participe en outre de la tentative d’émancipation ukrainienne vis-à-vis du joug énergétique russe.

Au total, le gisement de Iouzivska couvre près de 8.000 km2 dans les régions de Donetsk et de Kharkiv, avec une ressource située à une profondeur de deux à trois kilomètres. L’Ukraine est considérée comme l’un des pays les plus prometteurs en Europe pour l’exploitation du gaz de schiste (ou pétrole de schiste), avec la Pologne et la Roumanie.

Les autorités ukrainiennes ont affirmé cette semaine affronter une force de plus de 42.000 hommes appuyés par plus de 500 chars dans l’Est, soit l’équivalent d’une armée d’un pays européen moyen, et craignent une escalade des violences dans la région séparatiste où les combats ont repris lundi.

pn/jmi/mcj

ROYAL DUTCH SHELL PLC

(©AFP / 11 juin 2015 13h03)

Étude: Aux États-Unis, le boom du pétrole et du gaz de schiste a dévasté les écosystèmes

Gaz de Schistes Provence - jeu, 11/06/2015 - 19:58

Publié: 24 avril 2015 dans énergie climat, forage d’hydrocarbures, gaz de schiste
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(!) Info minute – Revue de Presse

Les forages effectués pour exploiter le pétrole et le gaz ont causé des dommages durables aux écosystèmes à travers le Canada et les États-Unis, c’est ce que documente une étude publiée le 23 avril 2015[1].

La dégradation des écosystèmes pourrait être irréversible

Publiée dans la revue « Science », l’étude examine l’impact de la production de pétrole et de gaz sur la croissance des plantes terrestres, en utilisant une mesure qu’on appelle la production primaire nette(PPN). La PPN peut être utilisée pour évaluer la santé de l’écosystème. Analysant des données satellitaires pour la période 2000-2012, les auteurs ont constaté que la production de pétrole et de gaz a induit une perte de PPN d’environ 4,5 Tg (ou mégatonnes) de carbone ou d’environ 10 mégatonnes de biomasse par la perte de la végétation qu’elle a engendré. Les terres cultivées ont perdu l’équivalent de 3,27 millions de tonnes de blé au cours de cette période – soit environ 13% de l’ensemble des exportations de blé des États-Unis en 2013 – tandis qu’on enregistrait une perte de végétation représentant plus de la moitié des terres de pâturage publics gérées par le Bureau of Land Management[2].

L’équivalent de la surface de la Région Languedoc-Roussillon occupée par les infrastructures liées à l’exploitation des hydrocarbures

La production de pétrole et de gaz américaine a explosé au cours des dernières années, et ce « boom » a encore de beaux jours devant lui. Aujourd’hui, l’étude constate qu’entre 2000 et 2012, les plateformes de forage, les routes et les installations de stockages construites pour l’exploitation du pétrole et du gaz occupent environ 3 millions d’hectares de terres – l’équivalent de trois parcs nationaux de Yellowstone (ou 30 000 km2 soit plus de la superficie totale de la Région Languedoc Roussillon, ou 70% de la surface de la région Rhône-Alpes). Et selon les auteurs, comme la demande en agro-carburants et pour l’agriculture augmente, les activités pétrolières et gazières risquent de se propager encore plus loin dans les zones de pâturages inutilisées. Les dommages écologiques déjà engendrés par cette activité pourraient être irréversibles.

Steve Running, professeur d’écologie forestière à l’Université du Montana et coauteur de l’étude précise : «ce sont des terres semi-arides, il ne s’agit pas de régions luxuriantes. Donc cette terre pourra rester ainsi pendant des siècles sans qu’il n’y pousse plus rien s’il n’y a pas une certaine remise en état et une re-végétalisation ».

Par le passé d’autres études avaient analysé les impacts environnementaux des forages de pétrole et de gaz aux États-Unis, mais la plupart portaient sur des régions ou des aspects de la biodiversité spécifiques, tels que la perte de surfaces dédiées à l’habitat ou de ressources en eau[3]. L’étude publiée dans Science prend une approche plus large, plus complète, englobant plus de 2 millions de puits de pétrole et de gaz à travers les États-Unis et le Canada. Et bien que d’autres aient utilisé la PPN pour mesurer la santé des écosystèmes touchés par le l’exploitation des combustibles fossiles, les experts disent que cette étude est la première faite à une si grande échelle.

Un « appel à l’action » pour les décideurs

L’administration Obama a vanté le développement de l’exploitation du pétrole et gaz de schiste comme un « moteur de la croissance économique et une étape importante vers la réduction de la dépendance américaine au pétrole étranger ». Mais à présent il faut faire face à des préoccupations majeures sur l’impact environnemental de l’industrie des combustibles fossiles, et en particulier pour ce qui concerne la fracturation hydraulique, ou le fracking. Face à l’incertitude généralisée sur les effets à long terme en matière de santé publique, l’administration fédérale, vient d’introduire une réglementation plus stricte pour les entreprises de fracturation (lire notre article ici). Toutefois cette nouvelle réglementation concerne uniquement les terres fédérales. Or 90% des opérations d’exploitation d’hydrocarbure aux États-Unis ont lieu sur des terrains privés, communaux qui échappent à cette réglementation. Toutefois, les chercheurs espèrent que les conclusions de leur étude stimuleront des débats politiques plus larges concernant le compromis entre la préservation de l’environnement et la production d’énergie.

En Europe, le désastre lié à la recherche et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste n’est pas encore là.  Préservons-nous en!

_______________________________

[1] D’après “The oil and gas boom has devastated ecosystems across the US” publié le 23 Avril 2015http://www.theverge.com/2015/4/23/8481845/oil-gas-fracking-ecosystem-damage-study
[2] Bureau of Land management : Le Bureau de Gestion du Territoire est une agence américaine qui fait partie du Département de l’Intérieur des États-Unis et qui gère les terrains publics. Ces terrains couvrent environ 1 070 000 km2. Ces terres sont situées en grande partie dans l’ouest du pays. L’agence emploie près de 9 000 personnes à plein temps et environ 1 000 à temps partiel ce qui représente 105 km2 par employé. Ses missions visent à préserver la santé, la richesse de la diversité et la productivité des terres qui sont exploitées en préservant celles-ci pour les générations futures.
[3] On notera que bien souvent les études ont été financées par l’industrie du pétrole et du gaz elle-même voir à ce sujet ce qui se dit de ce qu’on appelle frackademia http://public-accountability.org/2015/02/frackademia-in-depth/


Comment le schiste américain a bouleversé le monde du pétrole - Capital.fr

Google actu "Schiste" - jeu, 11/06/2015 - 18:28

Capital.fr

Comment le schiste américain a bouleversé le monde du pétrole
Capital.fr
Pour la première fois depuis 40 ans, les Etats-Unis sont devenus le premier producteur d'or noir au monde grâce au pétrole de schiste, dépassant l'Arabie saoudite et la Russie, d'après les statistiques publiées par BP . Il y a dix ans à peine, ils ...
Pétrole : Les États-Unis numéro 1 mondial grâce au gaz de schisteEconomie Matin
Grâce au pétrole de schiste, les USA surclassent les SaoudiensEconomiste Maghrébin
Les États-Unis produisent plus de pétrole que l'Arabie saouditeFRANCE 24
El Watan -L'Opinion -Le Parisien
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Guerre en Ukraine: Shell pourrait se retirer d'un projet de gaz de ... - Romandie.com

Google actu "Schiste" - jeu, 11/06/2015 - 18:21

Guerre en Ukraine: Shell pourrait se retirer d'un projet de gaz de ...
Romandie.com
Londres - Shell envisage de se retirer d'un important projet de gaz de schiste dans l'Est de l'Ukraine, gelé car proche de la ligne de front entre forces ukrainiennes et rebelles séparatistes prorusses, a-t-on appris auprès du géant pétrolier. Shell n ...

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Guerre en Ukraine: Shell pourrait se retirer d'un projet de gaz de ... - Connaissance des Énergies

Google actu "Schiste" - jeu, 11/06/2015 - 13:08

Guerre en Ukraine: Shell pourrait se retirer d'un projet de gaz de ...
Connaissance des Énergies
Shell envisage de se retirer d'un important projet de gaz de schiste dans l'Est de l'Ukraine, gelé car proche de la ligne de front entre forces ukrainiennes et rebelles séparatistes prorusses, a-t-on appris auprès du géant pétrolier. "Shell n'a pu ...

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Pétrole : Les États-Unis numéro 1 mondial grâce au gaz de schiste - Economie Matin

Google actu "Schiste" - jeu, 11/06/2015 - 06:30

Economie Matin

Pétrole : Les États-Unis numéro 1 mondial grâce au gaz de schiste
Economie Matin
Le pays a profité à plein de la révolution du gaz et du pétrole de schiste. Les puits d'extraction et de fracturation hydraulique se sont multipliés sur le territoire, tout particulièrement au Texas, au Nouveau-Mexique ainsi qu'au Dakota du Nord — à ...
Grâce au schiste Les USA : premier producteur mondial de pétroleEl Watan
Les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétroleLes Échos
Les États-Unis deviennent le premier producteur de pétrole du mondeLe Figaro
BFMTV.COM -Libération
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Amorce de la chute de la production du pétrole de schiste aux États-Unis

Gaz de Schistes Provence - mer, 10/06/2015 - 22:48

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

Le boom du pétrole de schiste qui a transformé les États-Unis en plus grand exportateur de carburant au monde et fait baisser le prix de l’essence à la pompe est en passe de s’enrayer tandis que l’OPEP maintient sa production.

Selon les estimations de l’agence américaine de l’énergie, ce mois-ci, la production de brut à partir des principaux gisements de schiste tels que le Bakken du Dakota du Nord et le schiste d’Eagle Ford au Texas devrait connaître une contraction de 1,3% pour atteindre 5,58 millions de barils par jour. En Juillet elle chutera encore pour atteindre 5,49 millions de barils par jour, le niveau le plus bas depuis Janvier. Avec la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de maintenir son niveau de production de pétrole, la production issue des schistes aux États-Unis est sous la pression face à la nécessité de rééquilibrer une surabondance de…

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Amorce de la chute de la production du pétrole de schiste aux États-Unis

(!) Info minute – Revue de Presse Le boom du pétrole de schiste qui a transformé les États-Unis en plus grand exportateur de carburant au monde et fait baisser le prix de l’essence à la pompe est en passe de s’enrayer tandis que l’OPEP maintient sa production. Selon les estimations de l’agence américaine de l’énergie, […]

Au parlement européen, l’art d’étouffer la politique

Gaz de Schistes Provence - mer, 10/06/2015 - 22:25
source: mediapart

10 JUIN 2015 |  PAR LUDOVIC LAMANT

Les observateurs avaient imaginé des dizaines de rebondissements possibles, à l’approche d’un vote très attendu, mercredi midi à Strasbourg, sur le projet de traité de libre-échange avec les États-Unis (TTIP ou TAFTA pour ses adversaires). Mais ce scénario-là, ils sont peu à l’avoir vu venir. Martin Schulz, le président du Parlement européen, a décidé in extremis, mardi en début de soirée, de reporter la consultation du lendemain. Quelques lignes envoyées par mail aux 751 eurodéputés ont suffi : circulez, le vote n’aura pas lieu (ci-dessous le mail du secrétariat général envoyé aux eurodéputés).

Extrait du mail du secrétariat général du parlement européen envoyé mardi soir.

La raison de cette manœuvre est simple : le groupe politique auquel appartient Martin Schulz à Strasbourg, les sociaux-démocrates (dont le PS), se déchire en interne sur ce dossier emblématique du mandat. De ce fait, la majorité « classique » formée des conservateurs et des sociaux-démocrates, qui dicte – et plombe bien souvent – la vie de l’institution depuis l’été 2014, n’est plus assurée. En l’état, selon les derniers décomptes, ce texte n’aurait pas eu de majorité mercredi.

Une anecdote parmi d’autres, dans les méandres de la vie strasbourgeoise ? Au contraire, ce passage en force sur un texte clé du mandat est un révélateur des manières de fonctionner totalement déprimantes de l’institution. Schulz, en gestionnaire ultra-dévoué de cette « grande coalition » à l’allemande, a préféré ne prendre aucun risque. Il a choisi de ne pas organiser un vote qu’il aurait pu, sacrilège, ne pas remporter.

Mieux vaut ne pas voter que perdre : l’élu natif d’Aix-la-Chapelle a joué de sa personne comme rarement il l’a osé. Il a sorti de son chapeau un article du règlement plutôt exotique (le 175) pour renvoyer le texte en commission spécialisée, en l’occurrence la commission « commerce international » du Parlement. Selon cet article, un texte peut être reporté lorsque plus de cinquante amendements sont déposés à l’approche du vote en séance plénière – ce qui est largement le cas ici, on a recensé plus de 200 amendements.

Que s’est-il passé pour en arriver là ? La commission « commerce international » du Parlement s’était pourtant prononcée le 28 mai en faveur du TTIP en chantier, ce qui laissait présager un vote plutôt facile en plénière à Strasbourg. À l’époque, la majorité comptait toutes les voix du PPE (droite, premier groupe du Parlement, dont l’UMP) et des sociaux-démocrates du S&D (à l’exception de celle du socialiste français Emmanuel Maurel). Pour obtenir cette majorité très confortable en commission (28 voix pour, 14 contre), le rapporteur social-démocrate avait dû lâcher du lest. Il avait accepté, en particulier, de retirer du texte la mention explicite d’une exclusion de l’ISDS, ce mécanisme d’arbitrage entre État et entreprises privées qui cristallise toutes les tensions depuis le début des négociations en 2013.

Seulement, depuis le vote du 28 mai, les sociaux-démocrates se sont fait attaquer sur leur gauche, par les écolos, la gauche unitaire européenne (GUE, où l’on trouve le Front de gauche) et une myriade d’organisations de la société civile, qui leur reprochent leur trahison sur l’ISDS. Le groupe S&D a donc choisi de contre-attaquer et de déposer la semaine dernière un nouvel amendement mentionnant, de manière explicite cette fois, l’exclusion de ce fameux mécanisme d’arbitrage. Ainsi, si cet amendement anti-ISDS avait été adopté mercredi, c’est le PPE, sur la droite, qui aurait alors refusé de voter l’ensemble du texte en l’état.

Bref, la situation s’annonçait imprévisible, et la majorité menacée. Soudainement, on observait à Strasbourg ce qui manque d’habitude cruellement au Parlement européen : de l’incertitude, des rapports de force inédits, un débat qui dépasse les murs du Parlement et finit même par intéresser le grand public. Sentant la situation lui échapper, Schulz a choisi de temporiser.

Sur le front de la légalité, il n’y a rien à redire. Mais le signal envoyé par le patron de l’institution est consternant. Il renvoie l’image d’une institution verrouillée, ultra-dominée par une coalition PPE-S&D calquée (de loin) sur le modèle allemand (CDU-SPD), où toute tentative d’élaborer une majorité alternative, qui mettrait en minorité l’un des deux premiers groupes de l’hémicycle, est bannie.

Toutes proportions gardées, l’affaire rappelle ce rouleau compresseur auquel doit faire face le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, qui cherche à construire – sans y parvenir pour l’instant – une alternative au sein de l’UE aux politiques défendues de concert par les dirigeants sociaux-démocrates et conservateurs à Bruxelles.

Martin Schulz le 1er juillet à Strasbourg, après sa réélection à la présidence du Parlement. © Reuters.

Rapide retour en arrière. Au printemps 2014, la campagne pour les élections européennes introduit une nouveauté : les Spitzenkandidaten, des « chefs de file » pour chaque parti européen. Ces figures s’engagent à faire campagne dans toute l’Europe, pour leur formation respective. Avec une règle implicite : le chef de file du parti qui arrivera en tête des élections, au niveau des 28, deviendra président de la commission. Cette innovation a un double objectif. D’abord, elle vise à « européaniser » la campagne pour les européennes, quand trop souvent, les querelles nationales l’emportent sur les débats européens de fond. Elle doit aussi renforcer la légitimité du président de la commission, élu, non pas directement par les citoyens, mais par les eurodéputés. Dans la foulée, le Parlement espérait renforcer (un peu) son autorité dans le jeu bruxellois, face à la commission (censée incarner l’intérêt général européen) et au conseil de l’UE (qui porte la voix des 28 États membres à Bruxelles).

À l’époque, le candidat du parti socialiste européen n’est autre que Martin Schulz. Il va perdre, assez largement, face à un certain Jean-Claude Juncker. À peine battu, Schulz ne tarde pas à négocier avec la droite européenne cette « grande coalition » qui lui permet, dès juillet 2014, de rempiler à son poste de président du Parlement européen, malgré la défaite. Et cette même « grande coalition » élira Juncker à la tête de la commission en octobre 2014 (un vote où les socialistes français se sont abstenus). Tout se passe comme si, depuis ce « deal » originel, Schulz n’avait cessé, un seul jour de son mandat, de se souvenir qu’il doit son poste à cette « grande coalition » bancale entre PPE et S&D.

Pour le groupe social-démocrate, l’effet politique est déflagratoire. Il se trouve piégé, à intervalles réguliers, par des compromis boiteux avec la droite européenne, qu’il peine bien souvent à défendre devant ses électeurs. Après un an de mandat, la délégation du S&D semble très divisée.

Sur le TTIP, l’écart est immense entre des partisans fervents du traité (Roumains, Italiens, Espagnols, une partie des Allemands) et des opposants assez nombreux (une partie des Français, des Allemands, des Britanniques). De ce point de vue, le report tactique de Schulz risque d’exacerber un peu plus ces divisions. Il pourrait aussi encourager des remises en question plus franches de cette « grande coalition » implicite avec la droite, négociée dans la précipitation, sans suffisamment de garanties, et dont les sociaux-démocrates sortiront toujours perdants ou presque. C’est peut-être là, la bonne nouvelle du jour.


Gaz de schiste : l'Afrique du Sud lance une étude d'impact sur l ... - Jeune Afrique

Google actu "Schiste" - mer, 10/06/2015 - 18:26

Jeune Afrique

Gaz de schiste : l'Afrique du Sud lance une étude d'impact sur l ...
Jeune Afrique
L'Afrique du Sud a annoncé le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait suffisamment de réserves pour satisfaire 400 ans de consommation d'énergie.

Le parlement européen demande un moratoire sur la recherche et l’exploitation du gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - mer, 10/06/2015 - 17:31

jlr18:

C’est la première fois que le parlement Européen soutient un moratoire sur la fracturation hydraulique (338 pour, 319 contre et 42 abstentions)

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

(!)Info minute – Revue de Presse

Aujourd’hui, le Parlement Européen examinait le rapport sur la stratégie européenne pour la sécurité énergétique de la commission de l’industrie,(à consulter ici) de la recherche et de l’énergie et le soumettait au vote de l’Assemblée.Un amendement qui avait été déposé pour demander un moratoire sur la fracturation hydraulique dans les pays de l’Union a été adopté.

Les parlementaires adoptent l’amendement contre le fracking

Contre toute attente, l’amendement est passé avec 338 votes « pour », 319 « contre » et 42 absentions. Avec ce vote, c’est la première fois qu’une majorité du Parlement européen soutient un moratoire sur la fracturation hydraulique lequel « invite instamment les États membres à ne pas autoriser de nouvelles activités s’accompagnant de l’exploration ou de l’extraction de combustibles non conventionnels sur le territoire de l’Union européenne tant que leur innocuité pour l’environnement, les citoyens et…

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Les paysans de Zurawlow attaqués par Chevron ont tous été relaxés

Occupy Chevron en français - mer, 10/06/2015 - 16:51

Juin 2015: Les 34 paysans qui avaient été attaquées en justice par Chevron ont tous  été relaxés après un long procès. Pour  rappel des habitants de Zurawlow avaient bloqué les travaux de recherche de gaz de schiste sur un permis octroyé par l’État Polonais à Chevron en Pologne orientale.

Depuis, et comme les autres multinationales pétrolières, Chevron a quitté la Pologne après les échecs successifs dans la recherche de gaz de schiste. L’exploitation commerciale du gaz de schiste annoncée par M.Tusk lorsqu’il était premier ministre n’existe pas en Pologne. Le “nouvel Eldorado” promis par les américains qui avaient surestimé les réserves de manière invraisemblable n’a pas été découvert.  

Le parlement européen demande un moratoire sur la recherche et l’exploitation du gaz de schiste

(!) Info minute – Revue de Presse Aujourd’hui, le Parlement Européen examinait le rapport sur la stratégie européenne pour la sécurité énergétique de la commission de l’industrie,(à consulter ici) de la recherche et de l’énergie et le soumettait au vote de l’Assemblée. Un amendement qui avait été déposé pour demander un moratoire sur la fracturation […]

Shell en Arctique : la planète se meurt, alors allons y gaiment

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 10/06/2015 - 14:01
SHELL ASSURE QUE LA FAUNE ARCTIQUE AURA DISPARU BIEN AVANT LA PROCHAINE MARÉE NOIRE

HOUSTON - Affirmant que tout dommage sera limité à une poignée d'espèces qui auront réussi à survivre aussi longtemps, des fonctionnaires de la Shell Oil Company ont assuré mercredi au public que la majorité de la faune de l'Arctique vivant près de leur site de forage aura disparu bien avant leur prochaine marée noire.

"Après avoir mené plusieurs études d'impact environnemental, nous pouvons dire avec confiance que nos opérations de forage en mer ne posent absolument aucune menace pour les centaines d'espèces endémiques de l'Arctique, auront déjà été complètement disparu avant que toute mésaventure ou déversement de pétrole brut n'ait lieu sur les sites de forages de l'Arctique », a déclaré le porte-parole de Shell, Curtis Smith, ajoutant que des ours polaires, les morses et les baleines boréales de la région seront probablement éliminés bien avant que les premières gouttes de pétrole brut commencent à jaillir dans le Chuchki Mer par une combinaison de la surpêche, de l'acidification des océans et de la fonte des glace."

"Nous pouvons vous assurer qu'il n'y aura pas de répétition de la marée noire de BP, dans lequel, un écosystème complexe et florissante a été détruit. Tout au plus, seules certaines algues et peut-être un peu de maquereaux seront encore là quand les forages cracheront des millions de litres de pétrole dans leur habitat, et nous pensons que ces espèces approcheront de leur disparition d'ici là.

"Smith a ajouté que les risques environnementaux associés à l'installation initiale des plates-formes seront longuement étudiés et que que sera acquise l'assurance que la plupart des espèces faunistiques auront disparu avant toute future marée noire.

Lire l'article sur www.theonion.com

Note du Collectif 07 SGHDS : et la Shell Oil Company sait de quoi elle parle lorsqu'elle fait référence à des marée noires et à la disparition des espèces. Allez voir sur Google.

NOTE 2 DU COLLECTIF 07 sghds : Le journal "The Onion" est un pastiche de site d'information tel notre "Gorafi" mais l'article nous paraissant bien refléter un certain cynisme ambiant auquel nous sommes confrontés, l'article nous a plu au point de le publier

STOP TTIP et CETA : 2 125 085 signatures dépassées pour l’ICE auto-organisée !!! Il faut continuer à faire signer.

Gaz de Schistes Provence - mer, 10/06/2015 - 12:40

Le vote important qui devait avoir a lieu à Strasbourg ce mercredi 10 juin a été reporté.
Le Parlement Européen veut voter une résolution sur le TTIP. Va-t-il demander l’exclusion de la très controversée clause ISDS concernant le règlement des différends Investisseurs – États ?

*** Les 2 125 085 signatures sont dépassées et pour 14 pays le quorum est dépassé : c’est un signal fort qui a été envoyé

les 14 pays sont : Allemagne, Grande Bretagne, Autriche, Finlande, France, Slovénie, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, l’Irlande, la Belgique, la Suède, la Tchécoslovaquie et le Danemark

Répartition par pays :
– Allemagne (1571% – 1 131 815), Grande Bretagne (578% – 316652), Autriche (552% – 74619), France (351% – 195167), Finlande (342% – 33421), Pays-Bas (341% – 54732), Belgique (240% – 37918), Slovénie (177% – 10674), Irlande (170% – 14044), Danemark (170% – 16653), Espagne (162% – 65960), Luxembourg (155% – 7007), Suède ( 135% – 20322), – Tchécoslovaquie (108% – 17042) ont dépassés leur quorum
– Slovaquie (81% – 7935), Hongrie (80% – 12622), Croatie (92% – 7616), Italie (83% – 45468), Bulgarie (54% – 6982), Portugal (50% – 7938), Pologne (37% – 14514), Roumanie (28% – 6841), Grèce (24% – 3823), Estonie (23% – 1047), Lettonie (12% – 756), Lituanie (9% – 767), Chypre (8% – 370)

La mobilisation contre les Traités Transatlantiques continue !

L’objectif est de 2 500 000 signatures en ligne avant le 6 octobre 2015

SIGNER et FAIRE SIGNER est toujours le mot d’ordre

https://stop-ttip.org/fr/signer/

FACE CACHÉE: le fonds de pension du Sénat finance le gaz de ... - RTL info

Google actu "Schiste" - mer, 10/06/2015 - 10:45

RTL info

FACE CACHÉE: le fonds de pension du Sénat finance le gaz de ...
RTL info
Il est question du financement du gaz de schiste via le "KBC-Energie", l'agriculture intensive génétiquement modifiée (Monsanto via "Petercam Agrifood"), et les climato-sceptiques à travers "European Larges Caps". Le Fonds de pension du Sénat investit ...
Le Sénat finance les armes, les OGM, la spéculation, le tabac via ...Le Vif

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Report du vote au parlement Européen. Communiqué du collectif national STOP TAFTA, publié le 10/6/2015

Gaz de Schistes Provence - mer, 10/06/2015 - 10:02
https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/vote-sur-la-resolution-tafta-au Vote sur la résolution TAFTA au Parlement européen : un report c’est bien, un abandon des négociations c’est encore mieux !

Adopté le 28 mai par la Commission Commerce international du Parlement européen (INTA), le projet de résolution sur le traité transatlantique (TAFTA) devait être voté en séance plénière ce mercredi 10 juin. Faute de soutien suffisant, le Président du Parlement Martin Schulz et le rapporteur Bernd Lange, avec l’approbation du groupe PPE, ont décidé hier de repousser le vote de cette résolution controversée.

Cette décision est un désaveu cinglant du travail entrepris ces derniers mois, en particulier par Bernd Lange, pour l’adoption d’une résolution qui a suscité de nombreux débats et amendements. C’est une preuve supplémentaire des désaccords existants sur ce projet de traité transatlantique. Le texte se refusait notamment à remettre en cause les privilèges accordés aux investisseurs et le recours à l’arbitrage d’investissement.

Il s’agit d’une première historique : c’est la première fois que le vote d’une résolution de ce type est ajourné faute d’accord politique. Ce report constitue une victoire pour la mobilisation citoyenne qui se développe partout en Europe depuis le lancement des négociations. Les 2 millions de signatures rassemblées en quelques mois par l’initiative citoyenne auto-organisée, les milliers de courriels envoyés aux eurodéputés ces derniers jours montrent l’ampleur de cette mobilisation. Ils témoignent du refus largement partagé de mécanismes renforçant les pouvoirs des multinationales ou de l’affaiblissement des régulations environnementales et sociales.

Le report de la résolution au Parlement montre, une fois de plus, que la Commission européenne n’a pas de légitimité pour négocier un tel accord. Ce n’est qu’une étape : les négociations doivent être abandonnées ! La campagne Stop TAFTA le rappellera dès ce matin à Strasbourg lors d’un rassemblement à 8H30 sur l’esplanade face au parlement européen.

Notes :

[1] Interpellation des euro-députés français
[2] Manifestation de la campagne Stop TAFTA le 10 juin à Strasbourg


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