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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

“DIVERSION” : un court-métrage qui nous transporte dix ans après le TAFTA — Non au Traité Transatlantique

Gaz de Schistes Provence - mer, 20/07/2016 - 00:20

En l’an 2026, Alan ne veut plus sortir de chez lui depuis des mois, en proie à une trop grande peur du monde extérieur. Il vit seul sous l’influence d’une mère qui l’aime, mais qui le manipule. Un beau jour, il rencontre Shana, une militante qui entend bien déranger le 10e anniversaire de la signature […]

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Les asthmatiques sensibles aux exploitations de gaz de schiste — BASTA!GAZ ALES

Gaz de Schistes Provence - mer, 20/07/2016 - 00:16

Les asthmatiques ont jusqu’à quatre fois plus de risques d’avoir une crise s’ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique. Telle est la conclusion d’une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie.⇒⇒⇒⇒

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ExxonMobil et Total se disputent le gaz de Papouasie-Nouvelle-Guinée — BASTA!GAZ ALES

Gaz de Schistes Provence - mer, 20/07/2016 - 00:16

Les deux groupes sont en course pour racheter une partie de la participation du groupe InterOil dans les gisements potentiellement lucratifs d’Elk et d’Antelope. Les réserves sont évaluées à plus de 175 milliards de mètres cubes.⇒⇒⇒⇒

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Le gaz de schiste américain arrive au Moyen-Orient - Sputnik France

Google actu "Schiste" - mar, 19/07/2016 - 20:58

Sputnik France

Le gaz de schiste américain arrive au Moyen-Orient
Sputnik France
D'après une étude de la société Wood Mackenzie publiée la semaine dernière, le pétrole de schiste américain attirera à court terme plus d'investissements que les autres types d'exploitation car il sera le moins cher à produire. Selon cette étude ...

L'exposition au gaz de schiste augmenterait l'asthme - Francetv info

Google actu "Schiste" - mar, 19/07/2016 - 15:30

Francetv info

L'exposition au gaz de schiste augmenterait l'asthme
Francetv info
Les asthmatiques ont jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise s'ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique, selon une recherche publiée le 18 juillet et réalisée à partir de patients vivant en ...
Asthme. Davantage de crises près des exploitations de gaz de schisteOuest-France
Asthme: Vivre près d'exploitations de gaz de schiste augmenterait ...20minutes.fr
Plus d'asthmatiques près des sites d'extraction de gaz de schisteTopSanté
France Soir -Sciences et Avenir -L'énergie d'avancer
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Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ... - Europe1

Google actu "Schiste" - mar, 19/07/2016 - 09:29

Europe1

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ...
Europe1
Les asthmatiques ont jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise s'ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique, selon une recherche publiée lundi dans la revue médicale américaine JAMA Internal Medicine.
Asthme: Vivre près d'exploitations de gaz de schiste augmenterait ...20minutes.fr
Le gaz de schiste mauvais pour l'asthmeLe Parisien
Les exploitations de gaz de schiste : un vrai danger pour la santéMES BONS PLANS (Blog)

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Les asthmatiques étouffent près des sites d’exploitation de gaz de schiste

(!) Info minute – Revue de Presse Les asthmatiques ont jusqu’à quatre fois plus de risques d’avoir une crise s’ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique. Telle est la conclusion d’une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie. Les asthmatiques priés de ne pas […]

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ... - Sciences et Avenir

Google actu "Schiste" - lun, 18/07/2016 - 20:15

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ...
Sciences et Avenir
Washington (AFP) - Les asthmatiques ont jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise s'ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique, selon une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant ...

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ... - Le Parisien

Google actu "Schiste" - lun, 18/07/2016 - 20:03

Le Parisien

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ...
Le Parisien
Les asthmatiques ont jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise s'ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique, selon une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie (est ...

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Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ... - Romandie.com

Google actu "Schiste" - lun, 18/07/2016 - 19:59

Vivre près d'exploitations de gaz de schiste accroîtrait les crises d ...
Romandie.com
Washington - Les asthmatiques ont jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise s'ils vivent près de puits de gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique, selon une recherche publiée lundi et réalisée à partir de patients vivant en ...

L'industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets ... - Basta !

Google actu "Schiste" - ven, 15/07/2016 - 06:30

Basta !

L'industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets ...
Basta !
Déversements sauvages de déchets toxiques, contamination des réseaux d'eau urbains, séismes... La ville de Youngstown dans l'Ohio fait l'expérience cruelle des problèmes environnementaux associés à l'expansion du gaz de schiste. Aussi bien la ...

Accord TransAtlantique : La Menace des Entreprises

Gaz de Schistes Provence - jeu, 14/07/2016 - 09:52
 source: 2000watt Accord TransAtlantique : La Menace des Entreprises

La compagnie de pipelines canadiens TransCanada Inc poursuit en justice le Gouvernement Américain et demande 15 milliards $ de dédommagement pour l’annulation de la construction de l’oléoduc transfrontalier Keystone XL entre les USA et le Canada.

Sur la base de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna), TransCanada a présenté sa demande d’arbitrage. Cet exemple souligne la dangerosité et la perversité des accords de libre échange comme le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’Europe et les USA).

15 milliards $ pour faire pression sur les Gouvernements

Le pipeline Keystone XL aurait dû transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, Canada à Steele City dans le Nebaska, USA. Après 7 ans d’hésitations, le président Obama a décidé en octobre 2015 de ne pas autoriser la construction de ce pipeline car il entre en contradiction avec les actions prises contre le réchauffement climatique.

C’est cette décision que TransCanada Inc attaque les USA et demande la somme pharamineuse de 15 milliards $ de dédommagement. TransCanada Inc pense que la décision du président Obama est «arbitraire et injustifiée en regard du traité commercial USA-Canada et qu’il s’agit d’une discrimination. Les retards et la décision ultime de ne pas délivrer le permis est une décision politique, directement contraire aux études du gouvernement US au lieu d’être basée sur les mérites du pipeline Keystone. TransCanada Inc a investi des milliards $ dans ce projet et ce refus ôte toute valeur à nos investissements. ».

L’entreprise se prépare à une lutte longue et coûteuse contre le Gouvernement américain et se dit prête à refaire une demande pour construire ce pipeline.

Détail piquant : TransCanada demande un dédommagement de 15 milliards $ alors que les coûts de la construction étaient devisé à 5,4 milliards $. Cette demande stratosphérique aurait pour effet de « faire réfléchir et dissuader » tout gouvernement qui désirerait se mettre en travers d’un futur projet pétrolier. Le lobby pétrolier US et Canadien soutient cette démarche.

Les grandes entreprises se sont octroyées des droits légaux afin de s’accaparer l’argent des contribuables.

TransCanada invoque le chapitre 11 de l’ALENA qui stipule qu’un investisseur (TransCanada) peut poursuivre un État s’il juge que ses droits économiques ont été violés ou qu’il a été exproprié de manière injustifiée et que ce faisant, il perd des profits potentiels.

En un mot, si un Etat prend une décision qui nuit à la stratégie d’affaires d’une entreprise, celle-ci peut poursuivre le Gouvernement.

En 2015, le Canada a déboursé 172 millions $ à différentes entreprises et le Mexique 204 millions $. Pour le moment, les États-Unis n’ont pas à cette date encore perdu de cause. Jusqu’à aujourd’hui, la tactique utilisée par les corporations est de brandir la menace judiciaire pour aller récolter une partie des montants demandés. Souvent sans même avoir commencé à investir dans les projets contestés !

TransCanada souligne les ambitions des grandes entreprises qui sont à la base de ces accords commerciaux. Comme elle ne peut pas construire ce très profitable pipeline, elle demande une compensation financière aux contribuables américains. Qu’importe les problèmes climatiques, la pollution ou la santé des habitants, tant qu’il y a de l’argent à se faire. Les politiques doivent être conscients de ce stratagème en soutenant ce genre d’accord et la population doit être informée sur le détournement d’impôts.

 

60% des cas gagnés par les entreprises contre 40% pour les Gouvernements

Les firmes nord-américaines impliquées dans le schiste, les sables bitumineux, les forages, les mines, la chimie et toutes les autres formes d’activités qui mettent en péril l’environnement et la santé des populations scrutent ou se servent des failles dissimulées dans ces accords afin de mettre à table les gouvernements.

Par le passé, la plupart des disputes sur les accords commerciaux (ISDS Investor State Dispute Settlement) se passaient dans un couloir Nord-Sud (pays riches et pauvres) avec des flux financiers à sens unique.

Aujourd’hui avec ces nouveaux accords entre pays riches, la tentation des entreprises de se servir dans les caisses plaines au-travers d’actions en justice, est une tentation trop grande pour être écartée.

Statistiquement, 60% des cas ISDS sont remportés par des entreprises et seuls 40% sont gagnés par les entités publiques.  Les coûts de ses actions en justice varient de 8 à 30 millions $ selon l’United Nation Conference Trade and Developement. Le jeu en vaut largement la chandelle pour les multinationales et la multiplication des cas est une question de pure logique mathématique.

Protestations inutiles

« TransCanada devrait avoir honte de tenter d’extirper des milliards $ aux contribuables américains afin de faire exploser ses bénéfices après avoir été stoppée dans sa tentative de construction d’un sale et dangereux pipeline de pétrole bitumineux dans nos terrains » s’est plaint Michael Brune, CEO de Sierra Club.

Le son de cloche est totalement différent chez TransCanada qui s’appuie sur le droit légal qui lui a été transféré au travers de l’accord NAFTA.

 

A l’échelle européenne, rappelons que l’accord TTIP (USA-Europe) utilise les accords de l’ALENA comme inspiration pour établir les règles de cet accord qui se négocie en secret dans les couloirs de Bruxelles.

Alors que tout cela ne fait aucun sens, une question émerge :
Pourquoi certains gouvernements sont-ils si déterminés à faire prendre autant de risque à l’argent versé par les contribuables en faveur d’entreprises sans scrupules ?


Protestation contre l’exploration du gaz de schiste [en Algérie]

10.07.16. - Hier vers 1h, de nombreux citoyens de la commune de Aïn Farès, à 13 km du chef-lieu de la wilaya de Mascara, sont descendus dans la rue pour réclamer l’abandon immédiat et définitif de l’exploration du gaz de schiste dans la région.

Pris de panique vers 0h45 par la troisième secousse sismique de magnitude de 3,1 sur l’échelle de Richter, localisée à 9 km au nord-ouest de la localité d’El Bordj, les habitants de Aïn Fares se sont rassemblés, toute la nuit, à quelques encablures du siège de la sûreté de daïra en signe de colère.

Certains ont bloqué la circulation automobile durant quelques heures sur la RN7 reliant Mascara à Relizane.  «Ce sont les opérations d’exploration de gaz de schiste, menées depuis plusieurs mois dans les régions limitrophes, qui sont à l’origine des séismes qui secouent notre localité ces derniers jours», s’accordent à dire les citoyens mécontents.

[…]

Depuis lundi dernier (4 juillet), trois secousses telluriques ont été enregistrées à travers la wilaya de Mascara. La première, de magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter, a été localisée au sud-est de la localité de Sidi Kadda et la seconde de magnitude 3,2 a été enregistrée jeudi et localisée à 12 km au nord-est de Mascara.

Sans faire de dégâts matériels ni de perte humaine, ces secousses ont effrayé les populations de nombreuses régions, dont celle de Aïn Fares. Rappelons que depuis plusieurs mois, des véhicules tout-terrain immatriculés à Ouargla de l’Entreprise nationale de géophysique (Enageo) sillonnent le territoire de la wilaya de Mascara, notamment les monts de Beni Chougrane dans le cadre d’une opération de «prospection d’hydrocarbures».   



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Toxic Chemicals Found in Residents Living Near Oil and Gas Operations in Pavillion, Wyoming


16.06.16. - If your drinking water is contaminated with toxic chemicals you might be able to make do with another source, but if your air is toxic you can't choose to breathe somewhere else," Deb Thomas, director of ShaleTest who lives in Wyoming and was one of the study leaders, said.

“No matter which way the wind blows, gas development involves so many emissions sources that people can't help but to be exposed to toxic chemicals from their operations. Unfortunately, this is what everybody who is living with oil or gas drilling now has to look forward to if that drilling leads to production."

Science experts along with community members from Pavillion used a variety of air monitoring and biomonitoring methods in concert to understand if air emissions from gas production equipment are being absorbed into the bodies of nearby residents. They then used new biomonitoring methods that have been developed to detect the signature of hazardous chemicals in study participants through the metabolites or "break-down" products and other evidence of toxic chemical exposure.

[…]

Researchers found volatile organic compounds (VOCs) in the air emitted from gas operations in Pavillion and in the air immediately surrounding people working and living in the area. Later, researchers found evidence of these same chemicals in study participants' bodies. The study focused on VOCs and a specific family of VOCs named BTEX chemicals (Benzene, Toluene, Ethylbenzene and Xylenes), because these chemicals are known to be hazardous to human health, even at low levels.

VOCs detected in this study are linked to chronic diseases such as cancer, reproductive or developmental disorders, as well as respiratory problems, headaches, nosebleeds and skin rashes. […] 

 

“It's outrageous that Pavillion residents don't know if toxic chemicals are in their air or bodies, especially since gas production has been going on here for decades," Wilma Subra, an award-winning biochemist and one of the scientists involved in the project, said. "We may just be finding out and proving, that they've been exposed to toxic chemicals in the air for thirty years. Hopefully, the methods that we developed through this study will help them get better protections from government agencies responsible for public health—and help other communities across the nation get the protections they deserve."

[…]

The GreenScreen analysis shows that many of the chemicals detected in the air around Pavillion and in the bodies of study participants are extremely hazardous and should be avoided—although Pavillion residents have been unable to avoid these ongoing exposures now for decades.

Based on the findings of this report and the new methods developed to understand health impacts resulting from gas operation's air emissions, report authors and affiliated groups are making […] recommendations

[…]

 


isa77_Jouarre's insight:

Et oui, quand l'eau est polluée on peut toujours boire autre chose mais quand l'air est toxique, on ne peut pas en choisir un autre… 

Une étude faite à Pavilion, dans le Wyoming. On trouve dans le corps des habitants installés non loin des puits des BTEX…

_____________

Sur la photo: en rouge les puits et en bleu les habitations…

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le rapport (en V.O.)



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Gaz de schiste : une pollution insidieuse

07.06.16. - Perchés à 3 580 mètres d’altitude, dans la station d’observation de Jungfraujoch (Alpes Suisse), Whitney Bader et Bruno Franco, du Groupe infrarouge de physique atmosphérique et solaire (GIRPAS) de l’université de Liège, mesurent l’abondance et la répartition d’une trentaine de gaz présents dans l’atmosphère, comme à leur ordinaire. Suite à la mise au point d’une nouvelle méthode qui leur permet d’analyser encore plus finement le spectre infrarouge de la lumière, ils mettent à jour les séries temporelles collectées depuis le milieu des années 1980, autrement dit les valeurs représentant l’évolution de ces gaz dans l’atmosphère et dans le temps, afin de mesurer plus spécifiquement la quantité d’éthane (C2H6). Les résultats marquent un changement de tendance intriguant. L’éthane est un des précurseurs de la formation de l’ozone dans les basses couches de l’atmosphère. Depuis les années 1980, et grâce à des mesures politiques visant à préserver la qualité de l’air, sa concentration diminuait d’environ 1% par an. Cependant, ces nouveaux résultats montrent qu’elle réaugmente depuis 2009, à raison de 5% par an.  

L’éthane n’étant pas en lui-même un polluant majeur, la hausse de sa concentration aurait pu être anodine ; mais sa dégradation dans l’atmosphère le rend dangereux. Ce gaz est émis essentiellement par l’activité humaine, et en particulier lors de fuites dues à l’exploitation et au transport de gaz naturel

[…]

D’où vient cette inversion de tendance ? C’est ce qu’ont essayé de savoir les deux chercheurs et Emmanuel Mahieu, responsable du GIRPAS. Pour cela, ils ont contacté leurs collègues américains du réseau NDACC (Network for the Detection of Atmospheric Composition Change) afin d’avoir un aperçu de l’état de l’atmosphère au dessus de l’hémisphère Nord. Les mesures des stations situées en Amérique du Nord et à Hawaï témoignent aussi d’une réaugmentation de la concentration en éthane depuis 2009, avec les plus fortes croissances observées au Colorado et à Toronto, à proximité de nombreuses zones d’exploitation de gaz de schiste. Les forages américains, nombreux depuis le milieu des années 2000, sont-ils responsables de l’augmentation conséquente du taux d’éthane dans l’atmosphère ? C’est en tout cas l’hypothèse que les chercheurs ont voulu tester.

L’exploitation par fracturation hydraulique des gisements de gaz de schiste libère en effet des hydrocarbures dont du méthane et de l’éthane, dans un rapport plus ou moins constant (entre 9 à 12 fois plus de méthane que d’éthane). C’est cette propriété qu’ils ont utilisée pour valider leur hypothèse. Les flux de méthane dans l’atmosphère sont détectables depuis l’espace – contrairement à ceux d’éthane. Il est donc possible, sur la base de la quantité de méthane émise depuis les régions incriminées, de déduire le flux d’éthane. La cartographie de ces émissions couplée à une carte de la distribution des puits d’extraction aux États-Unis leur a permis de quantifier les émissions d’éthane dues à l’extraction du gaz de schiste. Les résultats de cette étude sont concordants avec leurs premières mesures directes.

Ainsi, la seule exploitation du gaz de schiste aurait pour conséquence l’augmentation de 75 % des émissions d’éthane en provenance d’Amérique du Nord. Ce résultat a ensuite servi à apprécier la quantité de méthane émise par cette industrie. Jusqu’à présent, il était difficile de distinguer la contribution de chaque source, car le méthane provient d’une dizaine de sources naturelles et anthropiques telles que l’élevage, l’utilisation des énergies fossiles ou les marécages. Cependant, en s’appuyant sur le rapport de concentration constant entre éthane et méthane, les chercheurs ont pu déduire qu’en 2009, l’extraction du gaz de schiste a produit 20 millions de tonnes de méthane dans l’atmosphère. Dès lors, l’émission de méthane due à l’extraction du gaz de schiste a augmenté et atteignait 35 millions de tonnes en 2014, soit 10 % des émissions annuelles globales de méthane d’origine anthropique.

Ces travaux pointent les effets néfastes de l’extraction du gaz de schiste sur le climat. Cette industrie a certes réduit les émissions de CO2 (liées à la production d’électricité à partir du charbon), mais elle a un rôle dans l’augmentation des émissions du méthane, dont l’impact sur le climat est environ 25 fois plus important que celui du CO2.

 



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EPA's Study of Hydraulic Fracturing for Oil and Gas and Its Potential Impact on Drinking Water Resources

Les impacts de la fracturation hydraulique sur la ressource en eau potable, une étude de l'EPA


isa77_Jouarre's insight:

Pour ceux qui pourraient trouver les vacances un peu longues, une étude de l'EPA (l'agence de protection de l'environnement américaine). Après des années de dénégation, l'EPA a produit une étude mettant en évidence le lien entre fracturation hydraulique et pollution des eaux



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Maurel et Prom poursuivi au Canada par un associé

12.07.16. - La société canadienne Pétrolia a annoncé mardi le dépôt d'un référé contre ses associés dans un projet d'exploitation de pétrole de schiste dans le golfe du Saint-Laurent, la compagnie pétrolière française Maurel et Prom et le gouvernement du Québec.

Les trois groupes se sont associés en avril 2014 avec la création d'une coentreprise d'exploration pétrolière, Hydrocarbures Anticosti (HASEC), afin d'exploiter le brut du sous-sol de l'île d'Anticosti dont Pétrolia détenait alors les permis d'exploration.

Le Québec possède à 35% cette coentreprise, via la société publique Ressources Québec, tandis que Pétrolia, Corridor Ressources et Saint-Aubin Energie (filiale canadienne de Maurel et Prom) détiennent chacun 21,7% des parts.

Selon les termes des ententes signées en 2014, Pétrolia et Corridor Resources ont cédé à HASEC tous leurs droits et permis d'exploration sur l'île d'Anticosti, en échange d'un investissement pouvant atteindre 100 millions de dollars de la part de Ressources Québec et de Saint-Aubin pour financer le programme de travaux exploratoires, rappelle Pétrolia dans un communiqué.

Selon les termes de cette association, Ressources Québec s'est engagé à investir jusqu'à 56,6 millions de dollars canadiens dans les travaux d'exploration, tandis que Saint-Aubin doit débourser 43,3 millions de dollars.
Or, accuse la société pétrolière canadienne, Ressources Québec et Saint-Aubin négligent maintenant de remplir leurs obligations et d'investir dans HASEC les sommes visées par leurs engagements.
Ces manquements allégués mettent en péril le programme d'exploration pétrolière qui prévoit cet été des tests de fracturation hydraulique dans trois puits, approuvés par les autorités environnementales québécoises malgré les inquiétudes d'insulaires, d'environnementalistes et de Premières nations.
Dans ce contexte, Pétrolia dit n'avoir d'autre choix que de recourir à l'assistance des tribunaux, afin d'assurer le début des travaux à l'été 2016 et annonce le dépôt d'une demande d'injonction (référé).

Grande comme la Corse, Anticosti est un joyaux écologique que se partagent 200 habitants et 200.000 cerfs de Virginie. Ses entrailles contiendraient de 30 à 40 milliards de barils de pétrole de schiste, dont une infime partie (entre 1% et 5%) est récupérable.

[…]

Le Premier ministre québécois Philippe Couillard affiche depuis quelques mois son embarras par rapport à l'exploitation de cette île sauvage.

Actuellement en mission économique en Europe, M. Couillard s'est dit mal l'aise mardi avec les projets de fracturation hydraulique prévus cet été, selon des propos rapportés par la presse québécoise l'accompagnant. Environ 30 millions de litres d'eau seront puisés sur l'île dans des cours d'eau, dont deux rivières aux populations de saumons en voie de disparition.
Si M. Couillard comprend l'inquiétude pour l'environnement, il devrait arrêter ce projet, a estimé mardi sur Radio-Canada Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté amérindienne d'Ekuanitshit, qui revendique des droits ancestraux sur l'île.
Ces Innus, vivant sur la côte septentrionale du golfe du Saint-Laurent, ont ainsi menacé mardi de déposer à leur tour un référé, contre Pétrolia cette fois, afin d'empêcher la fracturation hydraulique.



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Des Innus veulent bloquer les forages sur Anticosti


12.07.16. - La communauté innue d'Ekuanitshit, à Mingan, sur la Côte-Nord, déposera une demande d'injonction pour stopper les travaux de forage par fracturation hydraulique sur l'île d'Anticosti. Pétrolia, quant à elle, vient de s'adresser aux tribunaux pour forcer une filiale d'Investissement Québec à investir ce qui était prévu pour le projet d'exploitation.

Si la communauté innue n'obtient pas gain de cause devant les tribunaux, elle menace même d'occuper l'île d'Anticosti.

Le premier ministre Philippe Couillard dit « comprendre » la volonté de la communauté innue.

« C'est au promoteur de jouer son rôle, et j'espère que ce sera le cas. [...] Le minimum, c'est la consultation [des Premières Nations] », a soutenu Philippe Couillard, qui est en voyage économique en Allemagne. Il considère que les prises de positions des Autochtones sur les divers projets d'exploitation des ressources naturelles sont « excessivement importantes ».

Il n'aime toutefois pas la menace de blocage des forages par la communauté innue. « Je n'aime pas les actions illégales ou les actions qui entravent la circulation des gens. Je pense que le recours aux tribunaux, dans une société de droit, est une façon plus légitime de procéder », a-t-il dit. 

[…]

Pétrolia veut forcer les travaux

De son côté, Pétrolia annonce qu'elle a déposé une demande d'injonction pour forcer Québec et Saint-Aubin, deux de ses partenaires dans le projet d'exploration des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti, à respecter leurs engagements financiers.

Dans un communiqué publié mardi, l'entreprise québécoise indique que Ressources Québec et Saint-Aubin, une filiale de la société française Maurel & Prom, « négligent leurs obligations d'investir dans [la société en commandite] Hydrocarbures Anticosti les sommes visées par leurs engagements ».

Selon Pétrolia, Québec et Saint-Aubin se sont engagés à investir une somme pouvant atteindre 100 millions de dollars dans la phase exploratoire du projet en vertu du contrat que les partenaires ont signé en 2014.

Elle explique avoir entrepris cette démarche judiciaire pour assurer le début de la deuxième phase des travaux exploratoires, qui doivent s'amorcer cet été.

 

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Pétrole : sortir d’Anticosti... et ça urge!

12.07.16. - Le «dossier» des forages d’exploration pétrolière par fracturation hydraulique à Anticosti prend de plus en plus des airs de bourbier. Politique et financier.

Multipliant les messages contradictoires, le premier ministre Couillard jure un jour que «jamais le délabrement de L'Île-d'Anticosti ne portera ma signature. Jamais l'agression sauvage d'un milieu naturel comme l'Anticosti ne portera ma signature».

Ou, encore, que «ce qui fait problème ici, c'est cette décision franchement impardonnable — impardonnable — d'avoir engagé des fonds publics dans un processus de fracturation hydraulique sur une île comme L'Île-d'Anticosti. Ça, ce n'est pas pardonnable, surtout d'un parti qui comptait, qui compte encore peut-être, des militants environnementaux dans ses rangs. Ça, ce n'est pas acceptable.»

Or, en même temps, le premier ministre s’entête à refuser de résilier le même contrat négocié par le gouvernement de Pauline Marois – lequel fut en effet une erreur politique majeure. Résultat: son gouvernement permettra des forages opérés par le même mode hautement controversé de fracturation hydraulique qu’il dénonce pourtant si haut et si fort.

Cherchez l’erreur...

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l'Amicale des Foreurs écrit une lettre ouverte à Ségolène Royal

13.07.16. -  Objet : Les permis de recherche d’hydrocarbures

Bordes (64) le 12 juillet 2016 - C’est avec stupéfaction et colère que nous avons appris, par un communiqué officiel émanant de votre ministère, que vous aviez pris la décision personnelle et unilatérale de ne plus donner suite aux demandes de permis de recherche d’hydrocarbures déjà déposées, mais également de ne plus accepter de nouvelles demandes.

Sur quel critère de droit législatif ou constitutionnel vous êtes-vous basée pour prendre une telle décision autoritaire et non concertée ?
C’est un abus de pouvoir qui a pour conséquence immédiate de décapiter irrémédiablement notre industrie pétrolière et parapétrolière déjà mise à mal depuis quatre ans par le gouvernement auquel vous appartenez. C’est un coup supplémentaire porté à notre indépendance énergétique dont le taux ne cesse de baisser.

C’est gravissime pour la nation, et néfaste pour notre image et notre crédibilité auprès des investisseurs étrangers.

Vos prédécesseurs au MEDDE pendant trois ans, et vous-même qui dirigez ce même ministère, renommé MEEM, depuis juin 2014, n’avez jamais appliqué l’intégralité de la loi 2 011 – 835 du 13 juillet 2011, plus précisément les articles 2 et 4 prévoyant la création d’une commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation, ainsi que la mise en œuvre d’expérimentations scientifiques réalisées sous contrôle public.

Nous observons, qu’à ce jour, rien n’a été fait.

Pourquoi l’idéologie politique prend-elle le pas sur la recherche et ne fait confiance ni à la science ni aux hommes ?

Votre ministère est-il au-dessus des lois ?

C’est gravissime dans une nation dite démocratique.

Le SCGH (Service de Conservation des Gisements d’hydrocarbures), l’ancêtre du BEPH, est une institution stratégique qui a été mise en place par le général de Gaulle en 1958. Elle est aujourd’hui totalement désossée de ses prérogatives qui étaient de gérer, valoriser et promouvoir le domaine minier hydrocarbures français.

En effet, nous avions pour habitude de récupérer sur le site internet du BEPH (portail d’accès officiel), les informations mensuelles professionnelles concernant le domaine minier français, pour diffusion auprès de tous nos adhérents.

Or, depuis le début de l’année, selon vos instructions, plus aucune information n’est diffusée sur le site, et seules les sociétés détentrices de titres miniers d’hydrocarbures ont désormais accès au bulletin d’information mensuel. Par ailleurs, plus aucune information sur les permis miniers n’est diffusée ou mise à jour sur le site du ministère.

Au niveau ministériel, cette discrimination et cette omerta sont gravissimes.

La transparence, la concertation, sont des slogans de propagande utilisés par votre ministère, mais qui sont complètement dévoyés ; pour ce qui nous concerne, vous n’avez jamais répondu à aucun de nos courriers, préférant le mutisme au dialogue ou la langue de bois à la vérité.

Notre Amicale, qui fête cette année ses 30 ans d’existence, est de notoriété nationale et internationale reconnue, elle mérite le respect et autant de considération que les collectifs de la bien-pensance que vous choyez.

La transition écologique dont vous êtes devenue l’égérie, ne pourra se faire, que vous soyez d’accord ou pas, sans l’apport des énergies fossiles, qui depuis plus d’un siècle ont contribué au progrès de l’humanité et apporté un confort dont tous, y compris vous-même dans vos multiples déplacements aériens actuels par exemple, bénéficient quotidiennement.
Un rapport que vous avez commandé vient de proposer de remplacer les centrales au charbon par des centrales au gaz ; chacun sait que ces centrales, dites d’appoint, sont indispensables pour compenser le caractère intermittent des énergies éoliennes et photovoltaïques dont vous multipliez les projets de déploiement.
D’où viendra ce gaz ?

Nous attendons avec impatience une réponse aux interrogations posées dans ce courrier et vous informons que, compte tenu de la gravité des décisions que vous avez prises, nous rendons cette lettre publique.

Veuillez croire, Madame le Ministre, à nos respectueux sentiments.

Jacques Sallibartant, Président


isa77_Jouarre's insight:

On apprend en lisant ce document produit par l'Amicale des Foreurs que la politique du silence, des non réponses n'est pas uniquement destinée aux collectifs luttant contre les énergies extrêmes. Les foreurs y ont droit, eux aussi. 

On apprend par ailleurs que le bulletin du BEPH, outil extrêmement utile pour les collectifs n'est plus public. Il est uniquement destiné aux entreprises impliquées dans des forages. Etrange transparence ! 

Visiblement les foreurs ne sont pas contents non plus!



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