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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Le Danemark va permettre à TOTAL de relancer le forage exploratoire de gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - jeu, 14/05/2015 - 22:16

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

(!)Info minute – Revue de Presse

Malgré une forte opposition locale, l’Agence Danoise de l’Énergie est prête à laisser le géant français poursuivre son entreprise controversée d’exploration de gaz de schiste dans le Northern Jutland sur le site de Vendsyssel.

Les responsables de l’Agence Danoise de l’Énergie ont annoncé mardi soir qu’ils allaient autoriser TOTAL à reprendre son forage d’exploration de gaz de schiste. La semaine dernière,cette même agence avait ordonné l’arrêt immédiat des travauxaprès qu’il fut révélé que TOTAL avait utilisé le produit chimique Null Foam en violation de la réglementation locale. Celui-ci n’avait en effet pas été approuvé dans le cadre de l’évaluation de l’impact environnemental.

Dansun communiqué de presse, l’agence a déclaré avoir reçu un rapport de TOTAL dans lequel la société « décrit comment elle fera en sorte qu’il n’y ait plus d’erreurs dans le futur » et a…

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Le Danemark va permettre à TOTAL de relancer le forage exploratoire de gaz de schiste

(!) Info minute – Revue de Presse Malgré une forte opposition locale, l’Agence Danoise de l’Énergie est prête à laisser le géant français poursuivre son entreprise controversée d’exploration de gaz de schiste dans le Northern Jutland sur le site de Vendsyssel. Les responsables de l’Agence Danoise de l’Énergie ont annoncé mardi soir qu’ils allaient autoriser […]

Remaniement ministériel: Youcef Yousfi ou le départ de l'homme de ... - MAGHREB EMERGENT

Google actu "Schiste" - jeu, 14/05/2015 - 19:49

Remaniement ministériel: Youcef Yousfi ou le départ de l'homme de ...
MAGHREB EMERGENT
Droit dans ses bottes, Youssef Yousfi, a maintenu que la production algérienne n'était pas en déclin avant de sortir, comme une sorte de baguette magique, l'option de l'exploitation du gaz de schiste, qui, dans le meilleur des cas, ne serait pas ...

et plus encore »

Gaz de schiste : la fracturation hydraulique, c'est la cata - Radins.com

Google actu "Schiste" - jeu, 14/05/2015 - 06:16

Radins.com

Gaz de schiste : la fracturation hydraulique, c'est la cata
Radins.com
Une étude américaine, réalisée par une université dont ils ne donnent malheureusement pas le nom, affirme que des prélèvements d'eau réalisés sur des nappes phréatiques situées à proximité de sites d'extraction de pétrole de schiste contiennent... des ...

La catastrophique fracturation hydraulique albanaise

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 13/05/2015 - 23:59
LA CATASTROPHIQUE FRACTURATION HYDRAULIQUE ALBANAISE

Dans la région de Fier, au Sud de l'Albanie, l'entreprise canadienne Bankers Petroleum Ltd exploite depuis 2004 l'une des plus importantes réserves d'hydrocarbures des Balkans et d'Europe Occidentale. Bien que le pétrole soit la première source de richesses de l'Albanie, la population locale ne bénéficie que peu de cette activité et souffre des nombreuses conséquences environnementales de cette exploitation excessive des ressources.

Les journalistes de l'aJT ont été à la rencontre d'Hugo Fraysse et Sidonie Hadoux afin qu'il nous en dissent plus sur leur reportage photographie : « Albanie, or noir misère grise »

Un reportage édifiant sur alterjt.tv

USA : Des additifs de fracturation hydraulique dans l'eau du robinet

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 13/05/2015 - 23:58
USA : DES ADDITIFS DE FRACTURATION HYDRAULIQUE DANS L'EAU DU ROBINET

Pour la première fois, l'analyse de l'eau du robinet de maisons voisines du champ de gaz de shiste "Marcellus" en Pennsylvanie démontre sans ambiguïté une pollution des nappes phréatiques par cette technique d'extraction.

En 2012, les chercheurs de l'Earth and Environmental Institute de l'Université d'Etat de Pennsylvanie ont reçu des échantillons d'eau du robinet provenant de trois maisons voisines du champ de gaz de schiste "Marcellus" en Pennsylvanie, réputé pour être le plus important au monde. Les occupants étaient préoccupés par le fait que leur eau faisait de la mousse en sortant du robinet. Les analyses de routine effectuées par les services de santé ne permettaient pas de déterminer la composition des produits qui faisaient mousser l'eau car ceux-ci étaient en dessous des seuils de détection de l'administration.

Les propriétaires ont depuis vendu leurs maisons aux exploitants du gisement. Mais les échantillons, eux, sont restés au laboratoire où les chercheurs leur ont fait passer un examen approfondi combinant chromatographie gazeuse et spectrométrie de masse. Leurs résultats viennent d'être publiés dans les PNAS. Ils constituent la première preuve officielle que la contamination des nappes phréatiques par la fracturation hydraulique est bien possible malgré la distance séparant les nappes phréatiques des couches de schistes plus profondes.
Eau et gaz pollués s'infiltrent à travers le sol

DETECTION. En recherchant un large éventail de contaminants possibles à de faibles concentrations plutôt que de traquer un seul produit spécifique, les chercheurs ont mis en évidence un composé chimique, 2-BE, et un complexe mélange de polluants organiques indéterminés mais régulièrement retrouvés dans les eaux résiduelles d'extraction des gaz de schistes du champ Marcellus. « Cette découverte est importante parce que nous démontrons que les produits chimiques voyagent à travers plus de deux kilomètres de couches géologiques vers les puits d'eau potable, a déclaré Susan Brantley, professeur de géoscience et directeur du Earth and Environmental Institute. Les molécules chimiques que nous avons identifié venaient soit des fluides de fracturation soit des additifs utilisés pour les forages et ils se sont déplacés avec le gaz naturel à travers des interstices naturels dans la roche ».

Pour la première fois, toutes les données analysées sont publiées pour que chacun puisse se faire son idée. Une telle contamination de l'eau potable par des puits de gaz de schiste n'avait encore jamais été prouvée avec une cette précision, évacuant doutes et polémiques. Selon Susan Brantley, la technique que son laboratoire a utilisée pourrait être un outil efficace pour vérifier que les accusations de pollution de l'exploitation des gaz de schistes sont bien réelles. Elle demande donc que de telles études soient généralisées et portées à la connaissance du grand public afin de faire émerger un cadre réglementaire sur l'exploitation de cette ressource. De nombreuses photos aériennes du champ "Marcellus" sont disponibles ici.

Lire l'article avec lien et photos sur Sciences et Avenir.fr

La Commissaire Malmström à la Chambre: «Non, je n’arrêterai pas les négociations sur le TTIP»

Gaz de Schistes Provence - mer, 13/05/2015 - 23:55

| Union européenne – lesoir.be

L.C. avec Belga et Catherine Joie à la Chambre
Mis en ligne mardi 12 mai 2015, 18h55

La Commissaire au commerce a échangé avec les parlementaires belges sur le projet de marché de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis.

  • Cecilia Malmström. ©AFP
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    Cecilia Malmström. ©AFP
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    Cecilia Malmström. ©AFP


Sur le même sujet

C’est sans doute le projet européen le plus explosif : le TTIP (ou Tafta), le projet de marché de libre-échange UE-Etats-Unis. La Commissaire en charge du sujet, Cecilia Malmström, a tenté de désamorcer le débat ce mardi à la Chambre, comme elle le fait dans plusieurs parlements européens. L’assemblée était composée de députés fédéraux et de sénateurs, mais également de quelques députés européens et du ministre-président de la Communauté germanophone Olivier Paasch.

Cecilia Malmström, qui a repris le dossier de ce partenariat transatlantique en novembre 2014, a d’abord listé les avantages qu’offrirait un accord commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis : poids plus important sur la scène internationale, allégement des procédures de sécurité et de certification entre l’UE et les Etats-Unis, accès facilité au marché américain pour les PME et pour certains secteurs performants en Belgique.

« Gain en efficacité »

Elle a notamment insisté sur le fait que le traité n’était pas un nivellement pas le bas. Elle a pris l’exemple des tests à effectuer pour qu’un produit soit disponible sur les deux marchés. «  Faire un test plutôt que deux n’est pas un nivellement pas le bas, mais un gain en efficacité  », a-t-elle avancé en substance.

A la question d’Olga Zrihen (PS) «  est-ce un combat entre David et Goliath ?  », la Commissaire a répondu par l’affirmative : «  Oui, mais Goliath, c’est nous. Nous sommes 500.000 millions d’Européens !  ».

« Vous restez très vague ! »

Les questions des députés ont principalement tourné autour du mécanisme controversé de tribunaux arbitraux entre les investisseurs et les Etats (ISDS) et sur le mépris apparent de la Commission face à la contestation citoyenne. A l’image des députés Flahaux (MR) ou Dallemagne (CDH) qui ont tous deux posé la question épineuse des tribunaux d’arbitrage. A ce sujet, Wouter De Vriendt (Ecolo/Groen !), n’a pas caché son opposition : «  La logique m’échappe, a-t-il lancé. Comment garantir l’impartialité de l’ISDS ? Vous restez très vague dans vos explications  ».

Mme Malmström a rappelé qu’elle était favorable à la création d’une cour internationale avec une réserve de juges appelables, sur le modèle d’autres cours internationales existantes, et avec un système d’appel.

>>> Lire aussi : Une grande coalition belge unit ses forces contre le TTIP (abonnés)

La Commissaire a reconnu que l’opposition était forte dans quelques pays, dont la Belgique, mais qu’aucun ministre européen n’avait demandé de stopper le processus. «  Non, je n’arrêterai pas les négociations  », a promis Cecilia Malmström devant la Chambre. Elle a aussi assuré être en contact régulier avec tous les acteurs de la société concernés de près ou de loin par les négociations du TTIP.

Revivez les débats dans les conditions du direct ( cliquez ici si vous êtes sur mobile ) :


Gaz de schiste : l'Afrique du Sud lance une étude d'impact sur l ... - Jeune Afrique

Google actu "Schiste" - mer, 13/05/2015 - 19:03

Jeune Afrique

Gaz de schiste : l'Afrique du Sud lance une étude d'impact sur l ...
Jeune Afrique
Gaz schiste Afrique Sud cAFP L'Afrique du Sud a annoncé le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait suffisamment de réserves pour satisfaire 400 ans ...
Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ...Romandie.com
L'Afrique du sud lance une étude d'impact de l'exploitation du gaz ...Agence Ecofin
Afrique du Sud : une étude préalable à l'exploitation du gaz de schisteAfrique 7

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Pétrole/gaz de schiste : opportunités et risques pour l'Algérie (opinion) - MAGHREB EMERGENT

Google actu "Schiste" - mer, 13/05/2015 - 15:30

Pétrole/gaz de schiste : opportunités et risques pour l'Algérie (opinion)
MAGHREB EMERGENT
L'option du gaz de schiste a été introduite dans la nouvelle loi des hydrocarbures mais avec des garde-fous. Le problème stratégique de l'Algérie est d'éviter les débats stériles. Cette option est une opportunité face à l'épuisement des réserves -l ...

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Pétrole/gaz de schiste : opportunités et risques pour l'Algérie (opinion) - Maghreb Emergent

Google actu "Schiste" - mer, 13/05/2015 - 15:29

Pétrole/gaz de schiste : opportunités et risques pour l'Algérie (opinion)
Maghreb Emergent
L'option du gaz de schiste a été introduite dans la nouvelle loi des hydrocarbures mais avec des garde-fous. Le problème stratégique de l'Algérie est d'éviter les débats stériles. Cette option est une opportunité face à l'épuisement des réserves -l ...

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Rejet du fast track au Sénat : grâce aux américains, le TAFTA a du plomb dans l’aile

Gaz de Schistes Provence - mer, 13/05/2015 - 12:41

Bonjour,

Lire en ligne :https://www.libre-echange.info/veille/article/rejet-du-fast-track-au-senat-grace

Ce mardi 12 mai, les sénateurs américains ont refusé de donner l’autorité spéciale de négociation, ou « Fast Track Authority » [ négociation permettrait à l’administration Obama de négocier
seule (...)" href="https://www.libre-echange.info/veille/article/rejet-du-fast-track-au-senat-grace#nb1" rel="footnote">1
] au président Obama, mettant un sérieux bâton dans les roues du TAFTA. Il s’agit d’un véritable revers pour le président, forcé de s’allier aux républicains contre son propre parti [ sénateur républicain John McCain : « Pour le business
en (...)" href="https://www.libre-echange.info/veille/article/rejet-du-fast-track-au-senat-grace#nb2" rel="footnote">2
]. Hier, seul un sénateur démocrate a voté pour le fast track, tous les autres se sont opposés au texte.

Grâce à la très large alliance d’organisations de la société civile et de syndicats opposée à l’accord transpacifique (TPP) et à l’accord transatlantique (TAFTA), le débat sur les traités a véritablement décollé aux États-Unis ces dernières semaines.

La semaine dernière, le président Obama a choisi le siège de Nike pour s’adresser au congrès et l’exhorter à lui donner l’autorité spéciale de négociation. Tout un symbole.

L’accord transpacifique [ zone Asie Pacifique" href="https://www.libre-echange.info/veille/article/rejet-du-fast-track-au-senat-grace#nb3" rel="footnote">3] (TPP), bien plus avancé que le TAFTA, est au cœur des débats. L’opacité des négociations, les menaces sur l’emploi, l’ISDS, les dangers du chapitre propriété intellectuelle pour l’accès aux médicaments et pour les libertés sur internet ont cristallisé l’opposition au fast track.

Le projet de loi doit maintenant passer devant la chambre des représentants.

Pour aller plus loin Notes

[1] L’autorité de négociation permettrait à l’administration Obama de négocier seule l’accord transpacifique (TPP) et l’accord transatlantique (TAFTA), et de ne présenter au congrès que la version finale des accords, à prendre ou à laisser.

[2] Le Guardian cite le sénateur républicain John McCain : «  Pour le business en Amérique, en particulier pour l’exportation, [le fast track] est l’une des questions les plus importantes qui va passer devant le Congrès. Ils vont devoir galvaniser le monde des affaires pour qu’il fasse pression sur les Démocrates.  »

[3] Avec douze pays de la zone Asie Pacifique


Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ... - Romandie.com

Google actu "Schiste" - mer, 13/05/2015 - 08:23

Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ...
Romandie.com
Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait des quantités très importantes. Cette étude ...

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Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ... - Romandie.com

Google actu "Schiste" - mer, 13/05/2015 - 07:52

Afrique 7

Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ...
Romandie.com
Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait des quantités très importantes. Cette étude ...
Afrique du Sud : une étude préalable à l'exploitation du gaz de schisteAfrique 7

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Motion de soutien au mouvement citoyen antigaz de schiste d'In Salah - Le Matin DZ

Google actu "Schiste" - mar, 12/05/2015 - 21:44

Le Matin DZ

Motion de soutien au mouvement citoyen antigaz de schiste d'In Salah
Le Matin DZ
Le premier Forum méditerranéen sur le gaz de schiste tenu à Bizerte (Tunisie) du 7 au 9 mai 2015 a réuni des scientifiques et des représentants du monde associatif pour débattre des questions relatives à l'exploitation du gaz de schiste, des pratiques ...

Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ... - Romandie.com

Google actu "Schiste" - mar, 12/05/2015 - 17:17

Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une ...
Romandie.com
Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait des quantités très importantes. Cette étude ...

L'Azerbaïdjan pourrait se lancer dans l'exploitation du gaz de schiste - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - mar, 12/05/2015 - 15:06

LeGazdeSchiste

L'Azerbaïdjan pourrait se lancer dans l'exploitation du gaz de schiste
LeGazdeSchiste
La nation du Caucase serait sur le point de passer la vitesse supérieure en entrant dans le cercle des pays exploitant le gaz de schiste. "L'Azerbaïdjan pourrait s'engager dans l'exploitation de ses ressources en gaz de schiste, mais le développement ...

Cuba : à la veille de la conférence sur le climat, François Hollande fonce … avec TOTAL dans ses bagages

(!) Info minute – Revue de Presse « Nous ne sommes pas venus faire des affaires », a insisté François Hollande. « Nous sommes venus pour, avec les Cubains, faire un développement économique qui puisse être utile à Cuba, à la France et à la zone Caraïbes ». Cette visite programmée il y a déjà quelques mois émeut la […]

Algérie: l’opposition au gaz de schiste souligne les impasses du régime

Gaz de Schistes Provence - mar, 12/05/2015 - 09:48

11 MAI 2015 |  PAR PIERRE PUCHOT

source: mediapart –  article offert

Peu médiatisé, le mouvement contre le gaz de schiste en Algérie ne se dément pourtant pas. Il met en lumière les contradictions internes d’un régime pris entre le développement de la demande interne d’énergie et la baisse de ses recettes pétrolières.

À l’ombre des médias, la mobilisation contre le gaz de schiste en Algérie se poursuit. Pour le mouvement né en décembre 2014 dans la région d’In Salah, ville du Sud algérien qui a déjà subi les essais nucléaires de la France au début des années 1960, le mois d’avril a été particulièrement actif. Parmi les actions remarquées, des manifestants ont notamment perturbé la visite du premier ministre algérien Sellal dans la ville de Ouargla.

Pour mettre fin au mouvement qui a suscité des réactions de solidarité et de sympathie dans toute l’Algérie, les autorités ont tout tenté, allant jusqu’à arrêter le caricaturiste Tahar Djehiche, convoqué lundi 20 avril par la police de Lemghir, une ville située à plus de 600 kilomètres au sud-est de la capitale Alger. Avant d’être finalement relâché, Tahar Djehiche était accusé d’avoir partagé des dessins sur le réseau social Facebook autour de la problématique de l’exploitation du gaz de schiste.

Caricature représentant le président Bouteflika sous le sable d’In Salah © Tahar Djehiche

L’un de ses dessins a été jugé insultant pour le président Bouteflika par les policiers car il le campait à l’intérieur d’un sablier croulant sous le sable d’In Salah (voir ci-contre). « C’est la première fois qu’il y a en Algérie un mouvement citoyen animé par des personnes qui n’ont pas de revendication politique ou matérielle, car elles ne demandent pas d’augmentation de salaire ni de logements, explique de son côté Hocine Malti, ancien directeur de la Sonatrach, la compagnie algérienne nationale de pétrole, et auteur d’une histoire secrète du pétrole algérien aux éditions La Découverte. Ces gens-là se battent simplement pour leur vie, quand ils se trouvent alimentés en eau par une nappe qui se trouve à une cinquantaine de mètres de là où la Sonatrach fore. C’est véritablement une catastrophe qui s’annonce pour la population locale. Cela explique que le mouvement tienne aussi longtemps, alors que le régime a tout tenté – répression, intimidation – pour y mettre fin. »

Pourquoi les habitants d’In Salah s’opposent-ils au gaz de schiste ? Interdite en France depuis le 30 juin 2011, l’exploitation du gaz de schiste via la fracturation hydraulique est autorisée en Algérie depuis 2013 (lire ici l’avenant à la nouvelle loi sur les hydrocarbures), sans que les populations locales du Sud et d’In Salah, à proximité de laquelle deux forages sont en cours, n’aient été consultées. Pour plusieurs spécialistes, à l’instar de Thomas Porcher, cette absence de consultation locale est d’ailleurs constitutive de la plupart des mouvements d’opposition au gaz de schiste, exploités aux États-Unis, au Canada, en Argentine… et bientôt peut-être en Algérie.

« Quel que soit le niveau de développement du pays, on a toujours vu une opposition au gaz de schiste, que ce soit en Angleterre, en France ou en Bulgarie, et maintenant en Algérie, analyse Thomas Porcher, économiste et professeur en marché des matières premières. Il y a une opposition face à des décisions qui sont prises par le pouvoir central, comme en France avec des permis qui avaient été donnés sans qu’on prévienne les populations avoisinantes. »

Les risques de pollution liés à l’exploitation du gaz de schiste sont considérables, liés notamment aux nappes phréatiques qui servent de ravitaillement en eau potable. Dans leur livre Gaz de schiste, de la catastrophe écologique au mirage énergétique (Actes Sud, 2013), la journaliste Marine Jobert et le porte-parole de l’association Génération future, François Veillerette, résument le processus en ces termes : « L’extraction de ces hydrocarbures dits « non conventionnels » nécessitent de phénoménales quantités d’eau, injectées sous haute pression – pour fracturer la roche – et additionnées de multiples produits chimiques toxiques. Cela s’appelle la fracture hydraulique. Ses conséquences peuvent être funestes : contamination de l’eau du robinet et des cours d’eau… »

La problématique de l’eau en Algérie est particulièrement aiguë. En 2006, au moment où les forages s’étaient déjà multipliés aux États-Unis et que l’Algérie pensait encore pouvoir compter sur l’extraction d’hydrocarbures conventionnels pour des décennies, le directeur de l’Agence algérienne pour les changements climatiques, Mustapha Kara, ne déclarait-il pas que « les ressources en eau en Algérie atteindr[aient] leurs limites à l’horizon 2020-2025 » ? Les habitants d’In Salah l’ont bien compris. La fracturation hydraulique, dans cette région qui manque d’eau, mobiliserait, selon Thomas Porcher, 15 à 25 millions de litres d’eau… La production de gaz de schiste entre donc directement en conflit avec les besoins de la population locale.

«Don de Dieu»

Le 21 février, les habitants ont transmis une demande de moratoire sur l’exploitation de gaz de schiste aux autorités algériennes, à ce jour restée sans réponse. « Ce qui est inquiétant dans le cas de l’Algérie, c’est le fait que les standards pétroliers de production seront probablement beaucoup plus faibles qu’en Europe, et que les risques de pollution seront d’autant plus importants, estime Thomas Porcher. Que vont faire les autorités algériennes des eaux usées ? Ont-elles prévu des bacs à cet effet ? Selon les informations dont on dispose aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Tout ça est fait dans des conditions insuffisantes, ce qui fait que les risques de pollution en Algérie sont encore plus importants qu’en Europe. »

Pourquoi l’Algérie, pays exportateur de pétrole, aurait-elle besoin de gaz de schiste, qualifiés de « dons de Dieu » par le président Bouteflika le 24 février ? « Le pétrole, c’est la rente de l’Algérie, c’est ce qui constitue l’assise du régime algérien, juge Hocine Malti. Or depuis quatre ans, la production pétrolière a commencé à chuter. La production de gaz a également baissé, de même que les exportations. Si l’Algérie disposait de 195 milliards de dollars de réserve de devises en novembre 2014, ces mêmes réserves sont aujourd’hui tombées à 178 milliards. »

Dans le même temps, la consommation intérieure d’une énergie largement subventionnée par l’État pour éviter l’émergence de nouvelles protestations sociales ne cesse d’augmenter (lire notre précédent article), diminuant d’autant les exportations de gaz et de pétrole. C’est cette contradiction qui a poussé le régime algérien à se lancer dans la production du gaz de schiste. Dès 2011, la US Energy Information Administration évaluait le potentiel algérien en gaz de schiste à 6 540 milliards de m3 (la France, par exemple, ne disposerait que de 5 000 milliards de m3).

En septembre 2014, l’issue de l’appel d’offres lancé s’est avérée décevante pour Alger. Sur les 31 permis de recherche proposés, seuls quatre ont été attribués. Les autorités algériennes ont donc pris la décision de confier à la compagnie nationale pétrolière, la Sonatrach, l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. La Sonatrach a, depuis, commencé les forages, pour ouvrir sept puits à ce jour, dont deux dans la région d’In Salah.

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De son côté, la compagnie pétrolière française Total, qui détenait 49 % de l’un des permis de forage dans le Sud algérien, n’a officiellement pas renouvelé sa participationet a donc perdu ses droits de forage. « Au sommet de l’État algérien, c’est un peu la panique, estime Hocine Malti, d’autant que les décisions de l’OPEP et la baisse du prix du baril de pétrole [désormais aux alentours de 60 dollars, quand le coût de production du gaz de schiste nécessite un baril proche des 80 dollars – ndlr] ne font pas les affaires du régime, et je doute que nous voyions le gouvernement algérien faire marche arrière, du moins uniquement du fait de ce mouvement. Mais je pense que les habitants d’In Salah vont bel et bien sauver leurs terres. D’ailleurs, la Sonatrach a commencé à forer plus loin, du côté d’Adrar, je pense qu’ils ne reviendront pas dans la région d’In Salah. »

Pour une bataille en passe d’être gagnée, restent celles des autres forages et celle du « tight gaz » soulevée en mars par le magazine Bastamag. Mais là encore, le coût d’exploitation risque de s’avérer dissuasif pour la compagnie française Total, au grand dam des autorités algériennes.


Gaz de schiste: les produits de la fracturation hydraulique dans l'eau du robinet [un article publié par le journal de l'Académie des Sciences américaine].


11.05.15. - Alors que les industriels et leurs soutiens pro-gaz de schiste ont tant moqué « l’eau du robinet qui s’enflamme », cette image iconique issue du film Gasland de Josh Fox , des chercheurs de l’Université d’État en Pennsylvanie ont détecté des traces d’additifs dans l’eau du robinet des maisons voisines du champ de gaz de schiste de Marcellus. Une grande première qui serait due au procédé de fracturation hydraulique.

[…] Dans le bassin de Marcellus, dans l’état de New York, les chercheurs ont pour la première fois démontré que la fracturation hydraulique a causé la pollution des nappes phréatiques aux alentours.

Tout a débuté en 2012, lorsque les savants de l’Université d’État reçoivent des échantillons de l’eau du robinet de trois maisons situées à côté du champ de gaz de schiste de Marcellus, le plus important du monde en exploitation. Des habitants s’inquiétaient que leur eau fasse de la mousse… Mais jusqu’à aujourd’hui, aucun des composants de cette eau n’avait pu être identifié avec précision.

Les scientifiques ont testé la composition du liquide en lui faisant passer des examens de chromatographie gazeuse, la séparation des molécules pour mieux les distinguer, puis de spectrométrie de masse, une analyse pour détecter des molécules par la mesure de leur masse.

Les résultats, publiés dans les PNAS, (le journal de l’académie de sciences aux Etats-Unis) ont fait l’effet d’une bombe. D’une précision rare, ils constituent la preuve officielle et indiscutable que les nappes phréatiques, et donc indirectement les eaux du robinet, ont été polluées par des opérations d’extractions de gaz dans les roches. Et ce malgré la profondeur des couches de schiste dans le sol.

« Cette découverte est importante parce que nous démontrons que les produits chimiques voyagent à travers plus de deux kilomètres de couches géologiques vers les puits d’eau potable. Les molécules chimiques que nous avons identifiées venaient soit des fluides de fracturation, soit des additifs utilisés pour les forages et ils se sont déplacés avec le gaz naturel à travers des interstices naturels dans la roche« , explique Susan Brantley, directrice de l’Institut de la Terre et de l’Environnement.

Cet institut demande d’ailleurs la généralisation de cette technique de détection à l’ensemble des cas de pollution déclenchés par des opérations en lien avec le gaz de schiste dans le monde.

Quoiqu’il en soit, la pratique de la fracturation du sous-sol pour exploiter les hydrocarbures reste un danger quelque soit la technique employée. Les fractures causées par la main de l’homme (il s’agit de provoquer des fissures et de les maintenir ouvertes avec des microbilles ou du sable) sont incontrôlables et à court ou long terme déboucheront sur la contamination de l’eau ou de l’air avec son lot de conséquences sur l’environnement, la santé humaine et animale.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Le prix du pétrole baisse un peu

11.05.15. - Les cours du pétrole ont un peu baissé lundi à New York, le marché restant prudent alors qu'il se demande si la production américaine risque de se maintenir ou même de se redresser à la faveur de la récente hausse des prix.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin a cédé 14 cents à 59,25 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au terme d'une journée calme et sans grande direction.

À Londres, le cours du baril de Brent pour livraison en juin a reculé de 48 cents à 64,91 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Il y a eu un peu de prises de bénéfices», a commenté Carl Larry, chez Frost & Sullivan, tandis que, chez Price Futures Group, Dan Flynn estimait que les investisseurs restent prudents avant la publication, mardi soir et mercredi, de nouveaux chiffres sur les stocks de brut et la production aux États-Unis.

Au total, les prix ont reflué «à cause des inquiétudes sur le fait que la production américaine de pétrole pourrait se maintenir ou même augmenter, vu comme les prix ont monté», a expliqué M. Larry.

En effet, selon les analystes de Commerzbank, «le rebond des prix observé ces dernières semaines a fait considérablement ralentir le rythme de la baisse de l'activité de forage aux États-Unis».

Selon un décompte publié vendredi par le groupe parapétrolier Baker Hughes, le recul du nombre de puits en activité dans le pays a nettement ralenti la semaine dernière, avec 11 fermetures nettes de puits.

En outre, dans certaines régions, comme le riche bassin de schiste de Bakken (nord des États-Unis), «le nombre de puits de forage a augmenté pour la première fois de l'année», notaient les experts de Commerzbank.

Les cours ont bondi de quelque 40 % entre la mi-mars et début mai, jusqu'à atteindre 60,93 dollars le baril de WTI le 6 mai, approchant ce que plusieurs experts estiment être le seuil de rentabilité pour les puits de pétrole de schiste américains.

Or l'élan pris par les marchés depuis mars a en grande partie été dû au fait que de nombreux investisseurs spéculatifs tablaient sur une baisse de la production américaine, qui a semblé s'amorcer ces dernières semaines selon les chiffres du ministère de l'Énergie (DoE), atténuant les inquiétudes suscitées par la surabondance de l'offre.

Si la production repart à la hausse, les cours risquent de se trouver de nouveau sous pression, estimait-on chez Commerzbank.

Le dollar, orienté à la hausse, pesait également sur les cours puisque les échanges d'or noir sont libellés en billets verts.

Enfin, a noté M. Larry, le marché anticipe l'entrée en vigueur d'une trêve au Yémen qui viendrait apaiser des peurs du côté géopolitique.

Mais plusieurs facteurs sont venus limiter le recul des cours.

Ainsi Tim Evans, chez Citi, a mentionné la réduction des taux d'intérêt de la Banque centrale chinoise (PBOC), qui devrait encourager la consommation dans la deuxième puissance économique mondiale.

Il a aussi noté l'absence du roi Salmane d'Arabie saoudite au sommet des pays du Golfe avec le président américain Barack Obama, prévu mercredi et jeudi près de Washington, qui pourrait révéler des tensions sur les négociations avec l'Iran.

Le marché suit de très près les pourparlers sur le nucléaire iranien, anticipant un afflux de brut venu de la République islamique en cas de succès et de levée des sanctions, ce qui aggraverait le déséquilibre actuel entre l'offre surabondante et la demande.


isa77_Jouarre's insight:

Un texte quasi-surréaliste que les shadoks auraient apprécié. L'élan pris par les marchés a été dû au fait que de nombreux investisseurs spéculatifs tablaient sur une baisse de la production qui a semblé s'amorcer ces dernières semaines… Le marché suit de très près les pourparlers sur le nucléaire iranien, anticipant un afflux de brut venu de la République islamique en cas de succès et de levée des sanctions, ce qui aggraverait le déséquilibre actuel entre l'offre surabondante et la demande…



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