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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Maroc: San Leon effectue des tests positifs sur l'huile de schiste de ... - Agence Ecofin

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 10:44

Agence Ecofin

Maroc: San Leon effectue des tests positifs sur l'huile de schiste de ...
Agence Ecofin
(Agence Ecofin) - Au Maroc, San Leon Energy plc, coté à Londres, poursuit de « façon prudente » ses efforts de développement de sa superficie Timahdit qui regorge d'importantes ressources d'huile de schiste, a indiqué Oisin Fanning, Président exécutif ...

Gaz de schiste : Nouvelle marche à In Salah - El Watan

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 10:07

Gaz de schiste : Nouvelle marche à In Salah
El Watan
Samedi matin, une quarantaine de citoyens d'Oran ont investi le square Port Saïd, sur le front de mer, brandissant des pancartes contre le gaz de schiste. Des universitaires, des leaders du mouvement associatif et autres activistes ont répondu à l ...

Gaz de schiste : rente contre développement - Liberté-Algérie

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 10:00

Gaz de schiste : rente contre développement
Liberté-Algérie
Preuve en est que l'option du gaz de schiste est antérieure à la crise du prix du baril : les entreprises partenaires ont été identifiées avant le début du quatrième mandat. Seule l'opposition citoyenne, qui tend à se renforcer, contrarie les ...

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Algérie : le gaz de schiste au chevet du Pouvoir - Le Matin DZ

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 09:33

Algérie : le gaz de schiste au chevet du Pouvoir
Le Matin DZ
Des débats à la pelle sur l'exploitation du gaz de schiste sont souvent lancés sur les plateaux des chaînes de télévision publiques ou privées. Mais, le fond du problème, constituant le danger mère, à savoir le maintien en place du pouvoir honni et ...

"Le Premier ministre est désinformé par les partisans du gaz de ... - MAGHREB EMERGENT

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 07:06

algerie-focus.com

"Le Premier ministre est désinformé par les partisans du gaz de ...
MAGHREB EMERGENT
Le gaz de schiste : une option contestée en Algérie (photo publiée sur le site de l'agence APS). Il y a lieu de rappeler que le 4 ème appel à la concurrence lancé par l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft ...
In Salah: La mobilisation anti-gaz de schiste continue sur fond de ...algerie-focus.com
Gaz de schiste : Nouvelle marche à In SalahEl Watan
Gaz de schiste : la contesta à la croisée des cheminsLiberté-Algérie
Agence Ecofin
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Algérie: la contestation s'étend contre le gaz de schiste dans le Sud - RFI

Google actu "Schiste" - lun, 26/01/2015 - 05:27

RFI

Algérie: la contestation s'étend contre le gaz de schiste dans le Sud
RFI
En Algérie, une nouvelle manifestation a eu lieu dimanche à In Salah, à 1 200 km au sud d'Alger pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans cette région. Les habitants protestent presque tous les jours depuis le 31 décembre dernier.
Mobilisation anti-gaz de schiste : Rassemblement samedi à Parisalgerie-focus.com
Algérie:l'action de protestation contre l'exploitation du Gaz de ...MAGHREB EMERGENT
Gaz de schiste : Nouvelle marche à In SalahEl Watan
Radio Algérienne -TSA - Tout Sur l'Algérie -Maghreb Emergent
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Algérie - Contestation anti-gaz de schiste: Une journée avec les ... - MAGHREB EMERGENT

Google actu "Schiste" - dim, 25/01/2015 - 18:26

Algérie - Contestation anti-gaz de schiste: Une journée avec les ...
MAGHREB EMERGENT
Les femmes d'In Salah sont partie prenante de la protestation contre l''exploitation du gaz de schiste (photo : Nejma Rondeleux). Ce reportage de Nejma Rondeleux du Huffington Post Algérie décrit heure après heure le sit-in tenu par les habitants d'In ...

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Gaz de schiste : Nouvelle marche à In Salah en prévision d'une ... - El Watan

Google actu "Schiste" - dim, 25/01/2015 - 15:38

El Watan

Gaz de schiste : Nouvelle marche à In Salah en prévision d'une ...
El Watan
Samedi matin, une quarantaine de citoyens d'Oran ont investi le square Port Saïd sur le Front de mer brandissant des pancartes contre le gaz de schiste. Des universitaires, des leaders du mouvement associatif et autres activistes ont répondu à l'appel ...

Béjaïa: Rassemblement anti-gaz de schiste - El Watan

Google actu "Schiste" - dim, 25/01/2015 - 14:08

El Watan

Béjaïa: Rassemblement anti-gaz de schiste
El Watan
L'opposition au très controversé projet d'exploitation du gaz de schiste dans le grand sud s'est renforcée d'un collectif dans la wilaya de Béjaïa. Il a tenu, hier matin, un rassemblement, au niveau de la place Said Mekbel, dans le chef-lieu de la wilaya.
Les anti-gaz de schiste protestentLa Dépêche de Kabylie
Rassemblement citoyen contre l'exploitation du gaz de schisteLe temps d'Algérie

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Gaz de schiste : la contesta à la croisée des chemins - Liberté-Algérie

Google actu "Schiste" - dim, 25/01/2015 - 10:00

Gaz de schiste : la contesta à la croisée des chemins
Liberté-Algérie
“Nous sommes contre l'escalade ; nous appelons les manifestants à rester calmes. Ceci ne veut, toutefois, pas dire que nous allons renoncer à notre mouvement”, a expliqué, hier, un membre du “groupe des 22” à sa sortie d'une réunion tenue avec le chef ...

S'abonner au Dauphiné Prémium - Le Dauphiné Libéré

Google actu "Schiste" - dim, 25/01/2015 - 06:04

S'abonner au Dauphiné Prémium
Le Dauphiné Libéré
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Luttes écologiques citoyennes

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 24/01/2015 - 20:00
LUTTES ÉCOLOGIQUES CITOYENNES

le 23 janvier à St ETIENNE DE BOULOGNE

LUTTES ÉCOLOGIQUES CITOYENNES
contre le gaz de schiste et contre les différentes formes d'extractivisme en Argentine et en Amérique latine
Télécharger l'affiche de la soirée (pdf 138 ko)

avec Emilio Taddei
Enseignant-chercheur à l'Institut d'études de l'Amérique latine et des Caraïbes -
Sociologue, membre de la Coordination des mouvements sociaux de l'Alternative bolivarienne des peuples d'Amérique (ALBA) – section ArgentineFaculté de sciences sociales de l'Université de Buenos Aires

Projection du film TERRES DE SCHISTE
un film de Grégory Lassalle présentés par les Amis de La Terre
Le documentaire "Terres de schiste" témoigne de la nouvelle ruée vers les gaz et huiles de schiste de l'Argentine à la France
Lire l'article sur le film Terres de schiste

UNE SOIRÉE SOUS LE SIGNE DU "NI AILLEURS"

La soixantaine de personne qui ont bravé le froid ce vendredi 23 janvier pour assister à la réunion publique du Collectif 07 n'ont jamais été aussi “Ni ici, ni ailleurs”.

Avec la projection du film “Terres de schiste” d'abord, qui montrait la lutte, ici, en Ardèche, avec une bataille gagnée par la mobilisation citoyenne et la lutte des communautés argentine qui s'organise.

Avec, ensuite l'intervention de notre invité, Emilio Taddei. Le scrutateur des luttes en Amérique du Sud. L'annaliste subtil des rapports de force.

Avec le débat pour finir. Un débat ouvert qui, englobant toutes les luttes de tous les pays, désignait le seul responsable de ce désastre : l'attrait du gain érigé en système. Un système dans lequel on nous plonge. Un système qui nous détruit à force d'épuiser et de polluer la planète, un système qui appauvrit les peuples desquels se nourrit la "bête immonde".

Il y a de l'espoir quand l'on voit les mobilisations de par le monde.

Il y a de l'espoir qu'il faut entretenir en continuant à marteler “Ni ici, ni ailleurs” et en le mettant en application chaque jour.

Les Amis de la Terre France mènent depuis 2007 une campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises, centrée sur le secteur des industries extractives. Dans ce cadre, Les Amis de la Terre mènent un travail de soutien aux communautés affectées, ainsi que des activités de plaidoyer et des campagnes publiques visant à faire pression sur les multinationales françaises pour qu'elles changent leurs pratiques.

En savoir plus sur le site de Terres de schiste :
Un rapport de mission et d'enquête sur l'expansion des gaz et huiles de schiste en Argentine
Comprendre la problématique des gaz et huiles de schiste, et la situation spécifique de l'Argentine et des projets de Total
Où en est-on aujourd'hui ?,
La campagne "Pas de pétroliers à Auca Mahuida"

« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste - El Watan

Google actu "Schiste" - sam, 24/01/2015 - 15:12

LeGazdeSchiste

« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste
El Watan
Dissension en vue dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste. A In Salah, l'heure est décidément à la fracturation. Et pas seulement hydraulique. Pour couper l'herbe sous les pieds des « radicaux » et éviter d'éventuels « dérives » et ...
Gaz de schiste : vers une fracturation plus propreLeGazdeSchiste

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Le Docteur Abdelkader Saadallah explique le gaz de schiste et son ... - Al Huffington Post

Google actu "Schiste" - sam, 24/01/2015 - 13:45

Le Docteur Abdelkader Saadallah explique le gaz de schiste et son ...
Al Huffington Post
Le débat sur le gaz de schiste continue à faire rage alors que les populations du Sud notamment de In Salah campent sur leur position. Le Non au gaz de schiste gagne du terrain en dépit de tous les débats d'experts favorable à son exploitation. Souvent ...

Café Presse : Les "malheurs" en schiste de Yousfi, Khelil qui "tapait ... - Al Huffington Post

Google actu "Schiste" - sam, 24/01/2015 - 09:28

Café Presse : Les "malheurs" en schiste de Yousfi, Khelil qui "tapait ...
Al Huffington Post
L'émission du Café Presse Politique du jeudi dernier a été marquée par la contestation au sud contre le gaz de schiste et la question du retour, réel ou présumé, des salafistes sur la scène politique. Il a été question de Youcef Yousfi, qui n'arrive ...

Comment le pétrole a fait éclater la bulle de gomme de guar


23.01.15. - En perdant depuis juin 2014 presque 60% de sa valeur, le pétrole a fait des victimes inattendues : les agriculteurs indiens. Car l’Inde contrôle 80% de la production de gomme de guar, dont les exploitants du pétrole de schiste se sont entichés, puis détournés. Résultat : le prix de la gomme de guar, après avoir bondi de plus de 600% en 2012, est en train de redescendre à son prix historique d’avant la fracturation hydraulique.

 

Longtemps, le guar est resté un triste haricot farineux dont la production (250 000 tonnes annuelles) était partagée entre l’alimentation animale – notamment les bœufs indiens – et l’alimentation humaine. Cette légumineuse originaire de l’Afrique de l’Ouest contient une farine, la gomme de guar, largement utilisée dans l’agroalimentaire comme émulsifiant, gélifiant ou stabilisant. Les polysaccharides qu’elle contient forment au contact de l’eau un gel visqueux qui épaissit les soupes, donne du moelleux au pain et stabilise les crèmes glacées, tout en augmentant l’impression de satiété. La gomme est également utilisée dans la cosmétique et la papeterie.

 Mais ça, c’était avant la fracturation hydraulique. Car les pétroliers ont découvert un autre usage à la gomme de guar. En rendant plus visqueux les fluides d’extraction injectés dans la roche-mère, ce gélifiant maintient en suspension le sable nécessaire à l’ouverture des « fractures » par lesquelles les liquides de schiste remontent vers la surface. La gomme de guar est alors devenue une ressource cruciale sur la route de l’indépendance énergétique américaine.

 

2012 : des prix décuplés

Pour répondre à la demande du secteur pétrolier, les exportations indiennes de graines de guar ont bondi de quelque 200 000 tonnes avant 2010 à 409 000 en 2012 (dont 245 000 tonnes vers les Etats-Unis). La même année, les prix ont été multipliés par 10, avant de subir une correction classique. Après la folle envolée qui a vu le prix de la tonne de guar passer de 1 000 à 11 000 dollars – ce qui avait provoqué la fermeture des contrats à terme –, le marché s’est ensuite stabilisé autour de 5 000 dollars en raison de la hausse massive de production.

Ces trois dernières années, la production indienne de graines de guar était montée à presque 3 millions de tonnes, selon le journal local Economic Times. Sachant qu’il faut 3 kg de graines pour extraire 1 kg de gomme, les 475 000 tonnes de gomme exportées l’an dernier ne représentent plus qu’1,5 million de tonnes de graines. Et la part du guar consommée par l’agroalimentaire, qui achète moins cher que le secteur pétrolier, est en augmentation. Aujourd’hui, la tonne de  gomme de guar à échéance proche vaut moins de 2000 dollars.

 

Le rôle des pétroliers

 Halliburton a été l’un des acteurs principaux de cette bulle, de sa naissance à son éclatement. Après avoir acheté, en 2011-2012, des quantités considérables de gomme de guar pour répondre à la demande de ses clients, le géant américain des services pétroliers a réalisé que ces achats avaient fortement impacté son bénéfice opérationnel, ce qu’avait reconnu son PDG Dave Lesar : « Nous avons pris la mauvaise décision, nous avons acheté trop de gomme de guar à un prix trop élevé », avait-t-il déclaré à Dow Jones Newswire. En 2011, Halliburton achetait environ 20% de la production indienne. Avant même la chute des prix du brut, le groupe  a donc réagi en développant des fluides d’extraction alternatifs contenant peu ou pas du tout de guar. Schlumberger n’a pas tardé à en faire de même.

 

Chute des cours : le coup de grâce

 Aujourd’hui, la chute des cours  du pétrole, qui touche particulièrement les huiles de schiste américaines, dont le point mort est en moyenne de 80 dollars alors que le baril en vaut moins de 50, est sans doute le coup de grâce pour les cultivateurs indiens, que la demande des pétroliers avait sortis de la pauvreté. Selon le département américain de l’Agriculture (USDA), les importations américaines de guar (245 000 tonnes) représentaient 3,4 milliards de dollars en 2012. Au prix actuel, l’ensemble de la récolte annuelle exportée vaut à peine un milliard. Sans l'agroalimentaire et la cosmétique, le guar serait redevenu un triste haricot qui n'intéresse plus que les vaches indiennes.



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Hydraulic fracking may have an impact on the Cernavoda plant

12.01.15. - Interview with Daniela Lulache, CEO of Nuclearelectrica
 
 Hydraulic fracking may have an impact on the Cernavodă plant, said Daniela Lulache, CEO of Nuclearelectrica SA, citing the conclusions of a study which the company ordered in that regard. The specialists who conducted the study advise against the exploitation of shale gas on a perimeter of 100 km around the Cernavodă plant. 

According to Mrs. Lulache, the experts consider that the analysis must continue by conducting thorough impact studies.

This study conducted in 2014 did not involve any costs for the Cernavodă nuclear plant, as it was paid out of the Government's funds allocated to the National R&D Program.

Nuclearelectrica had this initiative after Chevron began the works for the exploration of shale gas in Pungeşti, and the topic was heavily debated by the public.

[…]

Reporter: In 2013, Nuclearelectrica has ordered a study for assessing the impact which the exploration and exploitation of shale gas would have on the Cernavodă plant. What are the conclusions of the study?

Daniela Lulache: Indeed, to assess the impact of the use of this technology for the exploitation of shale gas on nuclear plants, we have requested in 2013, as part of the National R&D Program which ICN Piteşti and SITON Bucharest are participating in, an "Impact assessment concerning the exploitation of shale gas on the seismicity of the location of the Cernavodă Nuclear Electric Plant and on the tectonics and the hydrology in the area". 

The conclusions of the study, drawn up by SITON Bucharest last year, stipulate that hydraulic fracking could have an impact on the Cernavodă plant and the suggestion is for the exploration of shale gas to be restricted on a perimeter of 100 km around the location of the Cernavodă Nuclear Plant. Since the evaluation conducted by SITON was conservative and considering the negative effects which the exploitation of shale gas could cause in the vicinity of the nuclearelectric plant, the recommendation of the institute is for other supplemental and complementary studies and analyses to be conducted as well, involving specialists from related areas, in order to have an interdisciplinary analysis of impact, with hypotheses closer to reality. […]


isa77_Jouarre's insight:

En Roumanie, la PDG de la centrale nucléaire de Cernavoda commente le résultat d'une étude menée sur les risques liés à la fracturation hydraulique. La recommandation de l'étude: pas de fracturation dans à moins de 100 km d'une centrale nucléaire. 

et si on utilisait ces résultats en pensant à la centrale de Nogent-sur-Seine? 



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Les puits fracturés sont à 25 km du centre ville de In Salah

23.01.15. - Abdelkader Bouhafs est ingénieur à Sonatrach. Il est membre de la commission des 22 interlocuteurs des autorités, composée d’habitants In Salah, d’ingénieurs, de sociologues, et de cadres de la ville. Il explique, ci-après, ses craintes de l’exploitation du gaz de schiste et les origines de la mobilisation citoyenne.


Des experts et des études rassurent quant aux techniques d’exploitation du gaz de schiste, notamment avec une bonne maîtrise de la cimentation des puits lors de la fracture et du forage horizontal. En tant qu’ingénieur, opposant au gaz de schiste, quelles sont les métrologies d’exploitation que vous continuez à rejeter ?

Il existe certes des études qui pourraient rassurer lorsque nous avons la technologie et la maîtrise nécessaire, chose que nous n’avons pas en Algérie. Je vous parle ici de nos connaissances et nos observations. Il existe dans la wilaya de Tamanrasset des puits conventionnels où Sonatrach n’a pris aucune mesure de sécurité pour les dépôts des déchets d’exploitations amassés dans des bourbiers sauvages. Cela je le rappelle, pour des puits conventionnels que l’Algérie exploite depuis un demi siècle. Vous imaginez alors ce qui serait avec une exploitation nouvelle que l’on expérimente à une vingtaine de kilomètres des zones d’habitations ? Je dis bien une vingtaine de kilomètres, car ce champ d’exploitation n’est pas situé à Ahnet, qui est à 150 km de la ville d’In Salah, comme l’ont annoncé les autorités, mais bien à 25 km du centre ville. Et là, je dénonce le mensonge des officiels, le premier ministre Sellal a parlé hier encore d’Ahnet, alors que le puits fracturé est devant nos fenêtres. […]

Le deuxième point technique, c’est que des hydrauliciens nous ont confirmé qu’il n’est pas possible de contrôler la fracturation hydraulique, surtout quand celle-ci s’opère dans une zone aquifère à la limite sud de la nappe albienne. Ce choix n’a pas été fait par hasard, mais pour pouvoir injecter les quantités d’eau énormes directement de ces nappes. Il y a ensuite le problème de cette même eau qui remonte à la surface avec les produits chimiques injectés, et les effets de la radioactivité inhérente. Les mesures de sécurité strictes de la gestion et du contrôle de cette eau seront-ils au rendez-vous ? Je pense qu’on ne va pas risquer la vie des habitants, des animaux et de la biodiversité en attendant la confirmation.

 

Il y a quand-même des études environnementales réalisées par le ministère de l’environnement et Sonatrach. On n’entreprendrait pas une exploitation aussi controversée sans prévoir les conséquences ?

Vous savez, on parle toujours de mesures de sécurité et de contrôle, mais nous avons observé lors du forage du premier puits de gaz de schiste en 2012 dans la wilaya de Tamanrasset, alors qu’il n’y avait aucune loi l’autorisant, des fuites d’eau et des microséismes. Certains nomades remarquaient des maladies chez leurs chameaux, qu’ils imputaient aux eaux d’abreuvoirs aux alentours du puits exploité. […]

 

In Salah est située quand même sur le continental intercalaire, l’une des plus grandes réserves d’eau souterraine au monde. Pensez-vous que cette réserve risque l’épuisement suite à l’utilisation des eaux pour la fracturation ?

[…] Si ce projet se poursuit, il y aura d’un coté l’épuisement des ressources aquifères souterraines, et d’un autre coté la contamination des eaux restantes.

 

La demande en énergie, notamment la demande nationale, est appelée à augmenter, et les réserves d’énergie conventionnelle font le compte à rebours de leur rendement. L’Algérie possède les troisièmes plus grandes réserves de gaz de roches mères. Ne pensez-vous pas qu’il serait quand-même dommage de ne pas les exploiter ?

Je ne pense pas que ce soit la seule alternative qui se présente. Je pense que le débat est ailleurs. Il s’agit à mon avis de remobiliser les compétences nationales et de les valoriser pour sortir de cette entonnoir. Ce que nous faisons ici, c’est reproduire les mêmes schémas de la dépendance de la technologie étrangère que nous avons fait avec le conventionnel. […] Cette règle du 51/49 me dérange, je suis pour la nationalisation de nos ressources.

 

Pouvez-vous nous parlez de cette mobilisation citoyenne et de la commission des 22 dont vous êtes un acteur important ?

La mobilisation a débuté à l’Université de Tamanrasset quand des jeunes étudiants voulaient comprendre les enjeux suite à l’annonce du forage du premier puits de gaz de schiste […], le 27 décembre dernier. Ces étudiants ont fait appel à des techniciens, ingénieurs, et des experts, pour en parler. C’est après qu’on a découvert avec le wali que le puits ne se trouve qu'à 25km de chez nous. Suite à cela, on a commencé à nos mobiliser. La commission des 22, a été créée sur le tas, avec des collègues, des experts, des sociologues et de simples citoyens pour essayer de sensibiliser la population, puis d’intervenir auprès des pouvoirs publics et demander des explications. Les gens ont commencé spontanément à se joindre aux manifestations, y compris les femmes, qui n’avaient jamais manifesté auparavant. […]

Nous craignons que ces manifestations légitimes, citoyennes et pacifiques, ne soient récupérées par des partis politiques ou, surtout, par les extrémistes et les djihadistes qui circulent sur la zone. Vous savez nous sommes une wilaya frontalière, tout le monde peut entrer et tout le monde peut activer. Je crains que le sentiment d’humiliation observé chez les jeunes aujourd’hui suite aux déclarations de Sellal hier, ne fasse des jeunes des proies à ces groupes. Je crains pour l’après gaz de schiste plus que je ne crains de son exploitation.



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Algérie : La colère du jour d’après

23.01.15. - La déclaration du Premier ministre Abdelmalek Sellal mercredi soir, en contradiction avec les discours d’autres responsables, n’a pas convaincu les militants. Aujourd’hui, les habitants en appellent à une déclaration du président Bouteflika.

Ce que la plupart des militants attendaient n’est pas arrivé. Abdelmalek Sellal n’a pas annoncé la suspension de l’exploration des ressources en gaz de schiste. «Ce discours est loin de nos réalités. Nous voulons un décret présidentiel pour annuler l’exploration du gaz de schiste», lance Aibek Abdelmalek, militant des droits de l’homme à Ouargla.

L’objectif du discours est de rassurer, mais la parole ministérielle est dissonante : «Je l’ai dit et je le répète, nous n’en sommes pas à l’étape d’exploitation du gaz de schiste, c’est une question qui n’est pas inscrite à l’ordre du jour du gouvernement», a déclaré le Premier ministre, alors que le PDG de Sonatrach affirmait, le 11 décembre dernier, que 70 milliards de dollars allaient être investis sur 20 ans pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz de schiste par an.

Abdelmalek Sellal a assuré que Sonatrach allait se contenter de «terminer un deuxième forage de prospection en cours dans l’Ahnet» et que l’exploration s’arrêterait «définitivement pendant 4 ans pour faire des études et former des cadres». «C’est habituel de faire une pause après l’exploration, pour évaluer la viabilité commerciale», explique un salarié d’une entreprise d’hydrocarbures.

Pas de risque donc s’il n’y a pas d’exploitation ? L’exploration serait sans danger ? «Faux», répondent les spécialistes. «Pour la phase d’exploration, c’est-à-dire pour savoir si un puits produit du gaz ou pas, on va utiliser la fracturation. Si ça marche, on reproduit la même technique pour la production et on adapte la technique pour maximiser la production», explique un expert.

[…]

Nous avons décidé de descendre dans la rue chaque jeudi. Nous étions des milliers, hier encore, pour tenir tête aux autorités. Nous allons marcher au rythme d’In Salah qui a lancé un ultimatum à l’Etat. En cas de refus, nous irons d’un commun accord avec les autres wilayas du Sud pour geler toutes les activités et annoncer une grève générale dans nos régions.

[…]



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2.000 milliards d'investissements menacés

16.01.15. - Licenciements, coupes dans les investissements… : de nombreuses compagnies pétrolières ont déjà réagi au plongeon des prix du pétrole et dévoilé des mesures parfois drastiques. BP, qui avait annoncé il y a un mois une vaste restructuration, a précisé hier qu'il supprimerait dans ce cadre 300 emplois en mer du Nord. Le canadien Suncor a annoncé, mardi, la suppression de 1.000 emplois, quelques jours après la décision de l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell de licencier 10 % de ses 3.000 salariés employés dans les sables bitumineux d'Alberta, une province du Canada.

Shell a aussi annoncé, hier, qu'il abandonnait un projet pétrochimique à 6,5 milliards de dollars envisagé avec le Qatar, le jugeant «  commercialement infaisable, particulièrement dans le climat économique actuel de l'industrie pétrolière ». Le même jour, le britannique Premier Oil annonçait qu'il réduirait ses investissements de 40 % en 2015, et qu'il différait des projets en mer du Nord ou au large des îles Falkland.

Mesures d'économies

«  Parmi les majors, seul ConocoPhillips a annoncé à ce jour une réduction de ses investissements, de 20 % », note Anne Pumir, analyste chez Natixis. «  Mais les compagnies indépendantes spécialisées dans l'exploration-production ont réagi de façon parfois spectaculaire, avec des coupes de 59 % chez Vermilion, 60 % chez Athabasca Oil, 68 % chez Oasis Petroleum, et la liste n'est pas close. »

Confrontées à une forte inflation de leurs coûts ces dernières années, la plupart des compagnies avaient déjà lancé des mesures d'économies et placé sous revue leur portefeuille de projets. Mais la chute du prix de l'or noir a accéléré la tendance. Particulièrement coûteux, le développement des sables bitumineux du Canada, du pétrole non conventionnel américain, des gisements en offshore très profond au Brésil, ou de certains projets en mer du Nord, n'est plus rentable au niveau actuel du baril.

Selon une étude de Goldman Sachs parue cette semaine, les investissements qui passent dans le rouge à 70 dollars le baril représentent au total 2.000 milliards de dollars et une production de 2 millions de barils par jour (2 Mb/j). Le cabinet écossais Wood Mackenzie est moins pessimiste : il estime qu'à 50 dollars, seulement 190.000 b/j ne sont plus rentables, pour 400.000 b/j à 50 dollars et 1,5 Mb/j à 40 dollars.

Goldman Sachs estime que les compagnies européennes vont compenser la chute du baril en réduisant leurs investissements de 23 % en moyenne d'ici à 2018, et qu'elles recourront dans l'immédiat à l'endettement et à des cessions.[…]



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