Langue

STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Assange et Yanis Varoufakis s’attaquent au traité TAFTA

Gaz de Schistes Provence - mar, 11/08/2015 - 22:03
source: le journal du geek

Par Elodie, le 11 août 2015 à 16h22

Julian Assange et Yanis Varoufakis, ancien ministre des finances grec, s’associent pour contribuer au financement de la prime de 100 000 dollars offerte à toute personne qui dévoilera le contenu de l’accord de libre-échange transatlantique(TTIP ou « Tafta »), négocié dans l’opacité la plus totale entre la Commission européenne et les États-Unis.

C’était une première pour Wikileaks, la pratique a-t-elle vocation à se répéter ?. Après le traité transpacifique en juin, c’est au tour du traité transatlantique de se retrouver dans la ligne de mire de Wikileaks. Ils souhaitent ainsi faire voler en éclat le secret qui entoure aussi bien les négociations menées dans la plus grande opacité que le contenu du futur traité « tafta ».

Quelques heures après son lancement, un peu plus de 21 000 dollars ont ainsi été levés, sans que le détail des contributions n’ait été communiqué.

« Le secret du TTIP menace le futur de la démocratie européenne. Certains intérêts en profitent et s’en donnent à cœur joie, comme on l’a vu lors du récent siège financier contre le peuple grec. Le TTIP influe sur les vies de tous les Européens et entraîne l’Europe dans un conflit de long terme avec l’Asie. Il est temps de mettre fin au secret », estime ainsi Julian Assange dans un communiqué publié sur Wikileaks.

Concernant la première récompense offerte pour le TTIP, la somme est proche d’être intégralement collectée.

 

Mardi 11 aout, Wikileaks a donc annoncé le lancement d’une campagne de financement visant à rassembler la somme de 100 000 dollars constituant la récompense pour tout lanceur d’alerte qui fournira au site de Julian Assange une copie du TTIP. L’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, s’est rallié à la campagne pour faire la lumière sur ce traité qui touchera directement les millions de citoyens européens, totalement exclus des pourparlers, à l’inverse des multinationales. Il fait désormais partie des premiers contributeurs, avec Gleen Greenwald, Daniel Ellsberg, journaliste à l’origine des Pentagon papers ou la créatrice de mode Vivienne Westwood.
« La transparence a besoin d’un coup de main dans la zone euro, mais aussi dans les négociations commerciales qui l’affectent »

Source


Gaz de schiste aux Etats-Unis, les coûts de production bientôt moins ... - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - lun, 10/08/2015 - 09:11

Gaz de schiste aux Etats-Unis, les coûts de production bientôt moins ...
LeGazdeSchiste
Une étude du très réputé cabinet Boston Consulting Group (BCG) révèle que les coûts de production de l'industrie américaine dans son ensemble seront bientôt moins élevés qu'en Chine. L'abondance de gaz de schiste dans les sous-sols américains en est ...

La géothermie "haute température" reste pertinente si l’eau chaude n’est pas profonde, en région volcanique en particulier ...

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - dim, 09/08/2015 - 22:37
Produire de l'électricité en allant chercher de la vapeur d'eau à 5 kilomètres sous terre, c'est l'une des pistes suivie par la France pour sa transition énergétique. La création d'un fonds ...

Malgré ses promesses, ExxonMobil a donné des millions aux parlementaires niant le changement climatique

Gaz de Schistes Provence - dim, 09/08/2015 - 20:03

Publié: 5 août 2015 dans énergie climat, forage d’hydrocarbures, gaz de schiste
Tags:, , , , , , ,, , , , , , , 0

(!) Info minute – Revue de Presse

Il y a huit ans, sous la pression de ses actionnaires, la société avait promis de cesser de financer le déni du changement climatique. Mais les preuves financières et fiscales révèlent une histoire bien différente. ExxonMobil a fait don de plus de 2,3 Millions de $ (2,1 Millions d’Euros) aux membres du Congrès et à un groupe de lobbying des entreprises qui nient le changement climatique et bloquent les efforts pour lutter contre le changement climatique. Ceci huit ans après avoir promis d’arrêter de financer de déni du changement climatique. C’est ce que rapporte le journal britannique The Guardian.

Le pipeline de dollars alimente les conservateurs climatosceptiques et leur discours

Le déni du changement climatique – de la part des Républicains au Congrès et des groupes de pression effectuant leur lobbying au niveau de l’État – est considéré au États-Unis comme un obstacle majeur aux efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique. Ils condamnent la possibilité d’établir des règlements fédéraux et d’État visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la possibilité de planifier un avenir qui connaitra une forte élévation du niveau de la mer et des conditions météorologiques extrêmes.

Selon un décompte fait par Greenpeace, c’est environ 30 millions de dollars (27,5 M d’Euros) qu’Exxon à injecté pour financer les chercheurs et les groupes militants faisant la promotion de la désinformation sur le réchauffement climatique. En réponse à la pression d’actionnaires, en 2007 la compagnie pétrolière a promis de stopper un tel financement.

« En 2008, nous cesserons nos contributions financières à plusieurs groupes d’intérêt public dont la position sur le changement climatique pourrait détourner l’attention de l’important débat sur la façon dont le monde va sécuriser l’énergie nécessaire à la croissance économique d’une manière respectueuse de l’environnement», déclarait Exxon dans son rapport de 2007.

Mais depuis 2007, selon l’information financières et fiscale disponible, la compagnie pétrolière a versé 1,87 Millions de $ aux Républicains du Congrès, lesquels nient l’existence du changement climatique, ainsi qu’un montant supplémentaire de $ 454 000 à la l’American Legislative Exchange Council (Alec), une association regroupant élus conservateurs et représentants du secteur privé particulièrement active dans la défense des intérêts des compagnies avec une vision très libérale des échanges et un marché dérégulé.

Dans une déclaration au Guardian cette semaine, Richard Keil le porte-parole d’Exxon réitérait: « ExxonMobil ne finance pas le « déni climatique »« .

Le changement climatique « un canular », les émissions de carbone « un élixir de vie »

L’ALEC, ce groupe de pression ultra-conservateur, a accueilli des séminaires faisant la promotion de l’idée (discréditée depuis longtemps) que l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone est un « élixir de vie » (sic !). L’ALEC est également instigatrice d’une loi interdisant aux planificateurs de l’Etat de Caroline du Nord de considérer l’élévation future du niveau de la mer…

En somme, le soutien d’Exxon aux membres du Congrès et aux groupes de pression qui nient le changement climatique est en parfaite contradiction avec la position publique de la compagnie qui se dit déterminée à agir contre la menace posée par le réchauffement climatique.

Selon le Center for American Progress (think tank progressiste), une majorité de républicains à la Chambre des représentants et au Sénat nie le changement climatique ou s’oppose aux proposions de mesures pour lutter contre le changement climatique. Les bénéficiaires d’Exxon au Congrès incluent par exemple le sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe, qui qualifie le réchauffement climatique de canular, et qui a reçu $ 20.500 depuis 2007, selon la base de données « Dirty Energy Money » (Argent sale de l’énergie) alimentée par Oil Change International. Moins efficace, Exxon a financé le sénateur du Missipi Roger Wicker, qui fut le seul à rejeter une déclaration votée au Sénat affirmant que le changement climatique était bien réel et non pas un canular : La résolution a été adoptée à 98 contre 1. Wicker, qui a reçu $ 14 000 d’Exxon est en effet celui qui a voté non.

Distribution générale de billets de 100 dollars par paquets de 50

Exxon a également donné un total de $ 868 150 aux sénateurs républicains lesquels ont voté contre une autre résolution symbolique affirmant que l’activité humaine était un moteur important du changement climatique. Chacun des 49 sénateurs républicains qui ont voté « non » a reçu au moins $ 5000 de la part d’Exxon, selon les chiffres d’Oil Change.

Fondateur du « Centre pour l’étude du dioxyde de carbone et le changement global », Craig Idso déclarait lors d’une réunion devant 100 parlementaires que « l’augmentation continue du dioxyde de carbone dans l’atmosphère devrait être accueillie à bras ouverts ». Si de telles fariboles sont pourtant rejetées dans leur intégralité par la communauté scientifique, l’ALEC considère que « tous les points de vue sont les bienvenus et qu’aujourd’hui, les élus en charge de l’établissement des réglementations veulent apprendre d’autant de points de vue que possible afin de prendre la meilleure décision possible pour les gens qu’ils représentent ».

Certaines compagnie finissent par se désolidariser

Championne du lobbying climatosceptique, l’ALEC a pourtant fini par subir une série de défections liées à sa prise de position sur le changement climatique au cours de la dernière année : des sociétés comme News Corp du magnat Rupert Murdoch, BP America, Microsoft, Facebook et Yahoo ont renoncé à leur statut de membres. Google se désolidarisant également accuse le groupe de lobbying de mentir sur le changement climatique.

Quant à Exxon, interrogée par le Guardian, elle n’est pas prête à discuter de son appartenance à l’ALEC. Toutefois, la société déclare être sérieuse par rapport au changement climatique et ne pas financer le déni climatique. Dans un courriel, M. Keil, le porte-parole d’Exxon, poursuit : « Nous prenons des mesures en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dans nos opérations, en aidant les consommateurs à réduire leurs émissions, et en soutenant les grandes universités américaines en augmentant la capacité de recherche à la fois concernant la réduction des émissions mais aussi sur les sources d’énergie alternatives ». M. Keil n’a toutefois pas voulu répondre aux questions précises concernant le soutien financier d’Exxon aux membres du Congrès qui nient le changement climatique, son soutien à l’ALEC ni au financement du séminaire dans lequel Craig Idso faisait ses stupéfiantes déclarations sur les bénéfices supposés de l’augmentation des émissions de carbone.

Et pour conclure, le porte parole d’Exxon de déclarer : « Parce que le Guardian a abandonné le journalisme objectif et a un agenda clair en ce qui concerne le changement climatique, on ne peut plus lui faire confiance pour faire le travail que ses lecteurs ont le droit d’attendre, celui de fournir une couverture exacte et impartiale sur ce sujet important ».

Le financement du discours niant le changement climatique par les compagnies du secteur énergétique est considéré comme un obstacle majeur à l’action des États-Unis sur le changement climatique – et divise les États-Unis et l’Europe dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Source: The Guardian


Pétrole de schiste : Europe écologie tire le signal d'alarme - Pays Briard

Google actu "Schiste" - dim, 09/08/2015 - 10:12

Pays Briard

Pétrole de schiste : Europe écologie tire le signal d'alarme
Pays Briard
... dans la mairie d'Essômes-sur-Marne). Dans son délibéré en date du 21 juillet dernier le Conseil Constitutionnel est revenu sur la loi du 11 juillet 2011 concernant les forages amenant à extraction de pétrole et gaz de schiste par fracturation ...

Alberta Earthquakes Tied to Fracking, Not Just Wastewater Injection


06.08.15. - Fox Creek, an oil town of nearly 3,000 residents in western Alberta, recently experienced its third earthquake of at least magnitude 4.0 this year. The difference between this one and many of the quakes felt in fracking country in the U.S., however, is that Canadian researchers are attributing the cause to fracking itself, not just the wastewater disposal process.

The reported 4.4-magnitude event that jolted the region in mid-June was the latest in a surge of seismic events that ramped up in December 2013, around the time fracking increased in this part of Alberta. There was no reported damage, but Chevron Corp. temporarily shut down its drilling operations nearby.

In western Canada, similar to parts of the central United States, one of the emerging side effects of the fracking boom is what scientists call "induced seismicity" — the proliferation of suspected man-made earthquakes. […]

Cause, or Coincidence?

Fox Creek is one of the emerging seismic hot spots in western Alberta and northeastern British Columbia, providing an opportunity for Canadian researchers to investigate this less-understood type of induced seismicity.

At first glance, fracking quakes and wastewater quakes are triggered in a similar manner: They both involve the injection of fluid underground in an area with existing faults.

But, according to Jeffrey Gu, an associate professor of geophysics at the University of Alberta, there are some key differences. For one, fracking-caused events likely occur more quickly after fluid injection—on the order of hours to days to weeks. Wastewater events, however, can occur months to years later.

[…] The 2015 Fox Creek events shattered the notion that fracking-triggered earthquakes are always small, said Atkinson. Fox Creek potentially set the record for the largest quake likely tied to fracking with a magnitude 4.4 event on Jan. 22. A week prior, the same area experienced a 4.0-magnitude event.

[…] Earlier this week, three earthquakes with magnitudes ranging between 4.0 and 4.5 shook Oklahoma. Since then, state officials have announced that two wastewater-disposal wells have been temporarily shut down.

Alberta's rules were first put to the test following the earthquake in mid-June. Chevron was the closest operator to the earthquake origin, and immediately closed down its facility. […]

So far, none of the suspected induced seismic events in western Canada have caused any damage. It's a different story in the United States, where events possibly linked to wastewater disposal have resulted in cracked buildings and collapsed chimneys, and impacted residents repeatedly have attempted to sue energy companies for compensation.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Des séïsmes en Alberta provoqués par la fracturation proprement dite et non pas par la réinjection des eaux remontant de la fracturation. 





See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Question n°70726 - Assemblée nationale - programme Horizon 2020 - fonds de recherche européen sur le gaz de schiste -

04.08.15. - texte de la question, publiée le 09/12/14 : M. Philippe Plisson appelle l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le fonds de recherche européen et le programme Horizon 2020. Alors que l'Europe s'est engagée dans la voie de la décarbonisation par ses politiques de haute protection environnementale et de lutte contre le dérèglement climatique.[…] Selon le programme, le gaz de schiste émettrait peu de carbone et pourrait contribuer à la transition énergétique […] Il souhaiterait connaître sa position sur la question et souhaiterait obtenir les informations sur les groupes ayant obtenu le fonds en question et la nature de celui-ci.


texte de la réponse:

L'Union européenne encourage une nouvelle révolution industrielle fondée notamment sur des énergies renouvelables et non polluantes. […] il est prévu une action, parmi une vingtaine d'autres, concernant spécifiquement la recherche visant à comprendre, prévenir et réduire les impacts potentiels sur l'environnement et les risques de l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. Cette activité de recherche sera financée à hauteur de 11,6 millions d'euros sur une enveloppe globale de 33 millions d'euros qui profitera également à la recherche relative au stockage souterrain du CO2 ou en matière de centrales à hydrocarbures hautement performantes. La recherche ainsi menée à l'échelle de l'Union européenne dans le domaine du gaz de schiste vise à travailler sur des données, développer des modèles, évaluer des risques et des impacts environnementaux des différentes techniques d'exploration et d'exploitation, et élaborer des recommandations scientifiques en vue de bonnes pratiques. Il s'agit d'examiner les moyens de réduction des impacts environnementaux pour ceux des Etats membres qui décident d'exploiter du gaz de schiste. En France, la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 interdit l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis d'opérations de fracturation hydraulique. Aucun permis exclusif de recherche d'hydrocarbures liquides et gazeux visant de l'huile ou du gaz de roche mère ayant recours à cette technique ne peut être délivré sur le territoire français. Le Président de la République a indiqué à plusieurs reprises que, dans l'état actuel des connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huile de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, soit exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement. Dans la mesure où ces explorations et exploitations ne sont pas autorisées, ces investigations ne seront pas menées sur le territoire national. Cependant, les agences sanitaires suivent attentivement les données sanitaires issues de l'expérience d'autres pays. Il n'est pas envisagé de modifier ou d'abroger la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011.


isa77_Jouarre's insight:

Est-ce que celui qui a rédigé la réponse sait que la loi Jacob prévoit des expérimentations? 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

‘Frack now, pay later,’ top services companies say amid oil crash


07.08.15. - Business is so tough for oilfield giants Schlumberger NV and Halliburton Co that they have come up with a new sales pitch for crude producers halting work in the worst downturn in years. It amounts to this: "frack now and pay later."

[…]

In some cases, they are willing to take on the role of traditional lenders, like banks, which have grown reluctant to lend since the price drop that began last summer, or act like producers by taking what are essentially stakes in wells.

At Halliburton, […] When its second-quarter net profit tumbled by more than half a billion dollars to just $54 million, Halliburton's Chief Executive Dave Lesar told analysts the company needed to find new revenue. […]

Schlumberger has said it has eight onshore refracking clients in North America.

[…]

Halliburton and Schlumberger tout refracking as a cheap way of adding barrels because it avoids drilling new wells, which can cost several million dollars each.

[…]

It is not yet clear how much business refracking will generate.

[…]




isa77_Jouarre's insight:

Quand le prix du baril chute Halliburton et Schlumberger trinque.

Le résultat net d'Halliburton est passé de 500 millions de dollars au premier trimestre à 54 millions au deuxième trimestre. Soit dix fois moins.

Les deux spécialistes de la fracturation tentent de s'adapter à cette nouvelle situation en proposant de nouveaux services à leurs clients: première proposition: la fracturation à crédit; la deuxième la "refracturation". En refracturant un puits déjà fracturé on récupère du pétrole sans avoir besoin de payer un nouveau forage. Pour l'instant la méthode de refracturation ne semble pas convaincre beaucoup d'industriels. 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

A contre courant

06.08.15. -  Ce matin nous avions invité la presse de Seine-et-Marne pour les informer de la décision du Conseil Constitutionnel du 27 juillet. Le Premier Ministre lui avait demandé de se prononcer sur la nature juridique de l’article 2 de la Loi du 13 juillet 2011 (dite Loi Jacob).

L’enjeu ? Pouvoir intégralement gérer par décret la Commission créée par la Loi interdisant la fracturation hydraulique. Le rôle de cette commission ? Ouvrir la porte à l’expérimentation de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’extraction des hydrocarbures de schiste interdite dans l’article 1 de la même loi.

Pas dupes et sous-représentées, les associations ont toujours refusé de participer à cette commission, la rendant inopérante et bloquant ainsi toutes capacités d’expérimentation.

Si le Conseil Constitutionnel n’a pas retiré aux premiers alinéas leur caractère législatif (existence de la Commission, obligation de rendre des rapports publics …), elle a considéré que le dernier, relatif à la composition de la commission avait un caractère réglementaire. L’amicale des foreurs est ravie, le Gouvernement pourra organisé la composition de la commission à sa guise avec comme maigre lot de consolation – merci quand même au Conseil Constitutionnel – l’assurance de son maintien et de la publicité de ses travaux.

Si notre vigilance reste entière en Seine-et-Marne c’est que nous sommes en première ligne du bon plaisir de la société Vermillon et de ses soutiens. Principale extractrice de pétrole de l’hexagone, cette société canadienne a d’ores et déjà exécutée au moins deux fracturations hydrauliques avant l’interdiction. En attendant, par la trahison du Gouvernement actuel de ses engagements ou la grâce du CETA (traité lui aussi transatlantique mais plus avancé que le TAFTA/TTIP), de pouvoir transformer la Seine-et-Marne (et le Sud de l’Essonne) en Dakota du Nord, Vermillon ne cesse de demander et d’obtenir de nouvelles autorisations de forages prétendument conventionnels. Ces forages, proches les uns des autres contrairement aux forages relatifs aux réservoirs classiques de pétrole, visent en réalité les micros réservoirs de roches profondes comme ceux qui avaient été exploités dans le Dakota du Nord avant que la technique de forage horizontal (et le cours du pétrole) rendent possible l’exploitation des gaz de schiste.

Philippe Martin, le prédécesseur de Ségolène Royal au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, ne parlait pas démocratie participative mais avait permis que s’engage le dialogue avec les collectifs et les élus de terrain. Depuis son départ ? Rien.[…]

Rien ? Si des autorisations de forages, des demandes de permis ou des renouvellements, les discours de la COP21, ceux sur la transition énergétique. […] La France, qui avait été pionnière dans l’interdiction (malgré cet article 2 ouvrant la porte à l’expérimentation), est entrain de jouer aux apprentis sorciers jusque sur la principale nappe phréatique d’Ile de France, dans la région à plus forte densité démographique.

Mais chut … on organise la COP21.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Hydraulic fracturing linked to increases in hospitalization rates in the Marcellus Shale

15.07.15. - Hospitalizations for heart conditions, neurological illness, and other conditions were higher among people who live near unconventional gas and oil drilling (hydraulic fracturing), according to new research from Pennsylvania and Columbia, published in PLOS ONE. Over the past ten years in the United States, hydraulic fracturing has experienced a meteoric increase. Due to substantial increases in well drilling, potential for air and water pollution posing a health threat has been a concern for nearby residents.


To address this issue, researchers from two Environmental Health Science Core Centers (EHSCC) of the National Institute of Environmental Health Sciences -- the Center of Excellence in Environmental Toxicology (CEET) at Penn's Perelman School of Medicine and the Center for Environmental Health in Northern Manhattan at the Mailman School of Public Health, Columbia University, examined the link between drilling well density and healthcare use by zip code from 2007 to 2011 in three northeastern Pennsylvania counties.

Using databases that contained over 198,000 hospitalizations (which includes multiple hospitalizations for the same person), the team examined the top 25 specific medical categories for hospitalizations, as defined by the Pennsylvania Health Cost Containment Council. They associated these categories with residents' proximity to active wells. […]

"This study captured the collective response of residents to hydraulic fracturing in zip codes within the counties with higher well densities," said senior author Reynold Panettieri, Jr., MD, a professor of Medicine and CEET deputy director. "At this point, we suspect that residents are exposed to many toxicants, noise, and social stressors due to hydraulic fracturing near their homes and this may add to the increased number of hospitalizations. This study represents one of the most comprehensive to date to link health effects with hydraulic fracturing."

However, the authors caution that more study is needed to determine how specific, individual toxicants or combinations may increase hospitalization rates. For example, the increase in cardiology hospitalizations could be related to an increased exposure to air pollution such as diesel exhaust and fine particulate matter; however, this would require personal monitoring studies to measure exposure to specific toxicants, Panettieri notes. "Our findings provide important clues to design epidemiological studies to associate specific toxicant exposures with health end-points."

Their findings revealed that cardiology and neurologic inpatient prevalence rates (the proportion of a population found to have been hospitalized per 100 residents per year) were significantly higher in areas closer to active wells, as determined by the proximity of wells to a person's home and their density as defined by the number of active wells per square kilometer. In addition, increased neurologic inpatient prevalence rates were associated with higher well density. Hospitalizations for skin conditions, cancer, and urologic problems were also associated with the proximity of dwellings to active wells.

The team found that 18 zip codes had a well density greater than 0.79 wells per square kilometer, and residents living in these zip codes were predicted to have a 27 percent increase in cardiology inpatient prevalence rates for each year this specific active well density existed compared to Wayne County residents where there is no drilling. The researchers aim to look at specific types of health problems within these broad categories in the future.

While the study does not prove that hydraulic fracturing actually causes these health problems, the authors say, the hospitalization increases observed over the relatively short time span of observation suggests that healthcare costs of hydraulic fracturing must be factored into the economic benefits of unconventional gas and oil drilling.



isa77_Jouarre's insight:

Une étude américaine, mettant en évidence la relation entre "voisinage des puits fracturés" et hospitalisation pour des problèmes cardiaques ou neurologiques. L'équipe de recherche propose que les dépenses de santé soient prises en compte lorsqu'on évoque les bénéfices engendrés par l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Explosion du nombre d'hospitalisations dans les zones de forage de pétrole et de gaz de schiste


17.07.15. - Les habitants de Pennsylvanie résidant dans les comtés à forte densité de puits d’exploitation d’hydrocarbures dits de schiste font face à un risque plus élevé d’être admis à l’hôpital suite à des affections causées par l’impact du processus d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. C’est ce que met en lumière une étude de l’université de médecine de Pennsylvanie.

[…]

Leurs résultats ont révélé que la proportion de la population hospitalisée pour des raisons cardiologiques et neurologiques était significativement plus élevée dans les zones proches des puits en activité. Les hospitalisations pour affections de la peau, le cancer et les problèmes urologiques ont été également associés à la proximité des habitations à des puits en activité.

L’équipe a constaté que pour les 18 des codes postaux présentant une densité de puits supérieure à 0,79 puits par kilomètre carré, les résidents vivant dans ces zones présentaient un risque accru -augmentant de 27% par an- d’être hospitalisé pour raison cardiaque.

Pour ses auteurs, bien que l’étude ne prouve pas que l’exploitation des hydrocarbures par le fracking provoque effectivement ces problèmes de santé, l’augmentation des hospitalisations observée sur ce laps de temps relativement court suggère que les soins de santé liés à la fracturation hydraulique doivent être pris en compte dans le calcul du coût de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.




See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Societe Generale Rating Update on Hess Corporation

06.08.15. - In a research note released to the investors, Societe Generale upgrades its rating on Hess Corporation.The analysts at the brokerage house have a current rating of Buy on the shares. Earlier, the shares were rated a Hold by the brokerage firm. The rating by the firm was issued on July 30, 2015.

Hess Corporation: The mean short term price target for Hess Corporation has been established at $81 per share. The higher price target estimate is at $95 and the lower price target estimate is expected at $75 according to 8 Analyst. The stock price is expected to vary based on the estimate which is suggested by the standard deviation value of $6.19

As much as 15 analysts have advised buy on Hess Corporation with an average broker rating of 1.93. Experts at Zacks have given it a short term rating of 2, which means that the investors can Buy for the short term positions.

[…]

Hess Corporation has dropped 24.64% during the last 3-month period . Year-to-Date the stock performance stands at -23.7%. Hess Corporation has lost 6.86% in the last five trading days and dropped 14.04% in the last 4 weeks.

Hess Corporation (Hess) is a global integrated energy company that operates in two segments: Exploration and Production (E&P) and Marketing and Refining (M&R). The E&P segment explores for, develops, produces, purchases, transports and sells crude oil and natural gas. These exploration and production activities take place principally in Algeria, Australia, Azerbaijan, Brazil, Brunei, China, Denmark, Egypt, Equatorial Guinea, France, Ghana, Indonesia, the Kurdistan region of Iraq, Libya, Malaysia, Norway, Peru, Russia, Thailand, the United Kingdom and the United States.

[…]

In June 2014, two Energy Investors Funds (EIF)-managed funds have indirectly acquired an additional 50% ownership stake in the Newark Energy Center from Hess.


isa77_Jouarre's insight:

On apprend que la Société Générale recommande d'acheter des actions de Hess Corporation (la maison mère). 

On apprend aussi que la valeur de l'action a chuté de presque 25% en trois mois, de presque 7% ces 5 derniers jours.

On apprend enfin que les activités d'exploration et de production de Hess se déroulent (aussi) en France. Cela questionne sur la véracité du reste des informations… 

Rappelons que depuis 2013, les activités de Hess en France se déroulent exclusivement dans les palais de justice. Depuis 2013, Hess Oil France n'a plus aucune activité liée à son coeur de métier, à savoir la production d'hydrocarbures. En revanche le nombre de procédures judiciaires à l'encontre du gouvernement français n'a pas chuté!



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Archives du Portail du Gouvernement: exploration et exploitation des gaz de schiste, la loi promulguée

27.07. 2011 : L'exploration des gaz et huiles de schiste a donné lieu, depuis plusieurs mois, à une série de débats parlementaires et une forte expression d'inquiétudes de la part des populations locales. L'Assemblée nationale a adopté la loi n° 2011-835 qui est applicable au jour de sa promulgation, soit le 13 juillet.

Que dit la loi ? La loi interdit l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sur le territoire national.

Elle crée une Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Cette commission réunira un député et un sénateur, des représentants de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées.

[…]

Elle demande au Gouvernement de remettre un rapport annuel au Parlement sur l'évolution des techniques et la connaissance du sous-sol en matière d'hydrocarbures, sur les conditions de mise en œuvre d'expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, sur les travaux de la Commission nationale précitée, sur la conformité du cadre législatif et réglementaire à la Charte de l'environnement de 2004 dans le domaine minier et sur les adaptations législatives ou réglementaires à envisager.

[…]

On distingue l'exploration, qui permet d'acquérir des connaissances sur les gisements, avec quelques travaux de forage en quantité limitée, et l'exploitation propre. Il n'y a aujourd'hui en France ni exploration de gaz de schiste, ni a fortiori d'exploitation.

[…]

Est-il prévu une expérimentation ?

La loi demande que le Gouvernement, avec l'aide de la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation, étudie les conditions de mise en œuvre d'expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public.

Il ne s'agit que d'une réflexion collective, aucune expérimentation pratiquant la fracturation hydraulique ne pouvant être réalisée sans une nouvelle loi.

Une telle réflexion permet de satisfaire au principe constitutionnel de précaution tel qu'énoncé dans la Charte de l'environnement de 2004. A ce titre, les "autorités publiques veillent à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques" (la réflexion sur l'expérimentation) "et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage" (l'interdiction de la fracturation hydraulique et l'abrogation des permis concernés).


Source : porte-parole du Gouvernement



isa77_Jouarre's insight:

En 2011, le gouvernement Fillon écrivait: aucune expérimentation pratiquant la fracturation hydraulique ne pouvant être réalisée sans une nouvelle loi.

Qu'en pense le gouvernement Valls?



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Saint-Pierre-et-Miquelon : le gouvernement autorise une prospection d’hydrocarbures

Gaz de Schistes Provence - jeu, 06/08/2015 - 09:04

  Dorothée Laperche

Actu-Environnement.com

Le gouvernement a autorisé par un arrêté en date du 27 juillet 2015, la société MultiKlient Invest AS à réaliser des prospections préalables d’hydrocarbures liquides ou gazeux au large de Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette autorisation dite APP Saint-Pierre-et-Miquelon couvre une superficie de 5.809 kilomètres carrés environ et sera valable pour une durée de deux ans. 
Le sujet est sensible. Réserve potentielle d’hydrocarbure, le plateau continental est en effet convoité à la fois par le Canada et la France et fait l’objet de discussions serrées entre les deux pays. Au vu des coordonnées inscrites dans l’arrêté, la zone de l’APP resterait dans les limites des zones économiques exclusives entre Saint-Pierre et Miquelon et le Canada définies par la sentence arbitrale du 10 juin 1992.


Communiqué de l’Amicale des Foreurs : Gaz de schiste et loi Jacob, articles 2 et 4

28.07.15. - Le Conseil Constitutionnel, saisi par le Premier ministre Manuel VALLS, vient de statuer par décision du 21 Juillet de la nature juridique des articles 2 et 4 de la loi 2011-835 du 13 juillet 2011 qui, outre l’interdiction de la fracturation hydraulique, prévoyait (article 2) la création d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux et (article 4) la remise annuel par le Gouvernement d’un rapport au Parlement.

Depuis quatre ans, l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole a multiplié les démarches auprès des autorités gouvernementales, des élus et des médias pour que cette loi soit mise en œuvre dans sa totalité. Malgré de multiples relances, nous n’avons reçu aucune réponse des Premiers ministres ou des Ministres successifs en charge de ce dossier.

Nous sommes donc très heureux de constater que le Premier ministre se soit enfin penché sur l’application de cette loi et que les « Sages » aient confirmé le caractère législatif et réglementaire des articles en question.

En toute logique cette décision devrait ouvrir la voie à la réalisation de forages d’expérimentation qui pourraient évaluer nos potentielles ressources en huile et gaz de schiste.

L’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole se félicite de cette avancée qui constitue un début de récompense pour tous les efforts d’information et de défense de la profession dispensés depuis plusieurs années.

Néanmoins, conscients du contexte hautement politisé de ce sujet, nous restons vigilants.


isa77_Jouarre's insight:

La décision du Conseil Constitutionnel constitue un début de récompense pour tous les efforts d'information et de défense de la profession […]. Ce sont les foreurs qui le disent, le lobbying a payé, il faut donc les croire! 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Le fléau méconnu de la fracturation à faible profondeur

29.07.15. - Une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford vient de publier une étude s’intéressant à un sujet peu exploré jusqu’ici, celui de la fracturation hydraulique à faible profondeur, aux États-Unis et au Canada. Le terme recouvre les activités de fracturation menées à moins de 1600 mètres de profondeur. Plus courante qu’on ne le croit, cette pratique menace davantage les eaux souterraines que les forages plus profonds.

L’étude a répertorié pas moins de 44 000 puits ayant subi une fracturation hydraulique entre 2010 et 2013 aux États-Unis et au Canada. De tous ces puits, près de 6 900 (soit 16 % total) ont été fracturés à moins de 1 600 mètres de profondeur. Plus étonnant encore, 2 600 puits de plus (6 %) ont été fracturés à moins de 900 mètres de la surface.

La majeure partie de cette fracturation à faible profondeur a lieu dans les États américains du Texas, de la Californie, de l’Arkansas du Wyoming. Bien que les données n’aient pas été aussi systématiquement analysées au Canada, on y a relevé des cas en Saskatchewan, en Alberta, au Québec, au Manitoba et en Colombie-Britannique, parfois à des profondeurs n’atteignant pas les 500 mètres.

[…]

Bien que l’industrie pétrolière estime que ses pratiques ne menacent pas les eaux souterraines, plusieurs éléments laissent croire le contraire, du moins pour les puits à faible profondeur.

[…]

En juin dernier, l’agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, a publié une étude de 500 pages confirmant la contamination des réserves d’eau souterraine par du liquide de fracturation. L’étude révélait, par exemple, qu’en Pennsylvanie, 25 % des puits échantillonnés étaient contaminés. Des États comme l’Ohio, le Texas et la Virginie Occidentale présentent aussi une foule d’anomalies, y compris des cas où le liquide de fracturation a contaminé l’eau de surface.

Et au Québec?
Plusieurs des 28 forages exploratoires menés dans la vallée du Saint-Laurent entre 2007 et 2010 ont comporté de la fracturation à faible profondeur. Le schiste d’Utica, la strate géologique visée, affleure en surface sur la Rive-Sud du Saint-Laurent et s’enfonce progressivement jusqu’à 2 500 mètres de profondeur jusqu’aux contreforts des Appalaches. Le rapport du BAPE indique que plusieurs fracturations ont eu lieu à une profondeur d’à peine 1 000 mètres.

L’île d’Anticosti présente un profil encore plus alarmant. […]

 

Sources :

Andrew Nikiforuk, Higher-risk ‘Shallow Fracking’ More Common than Suspected: Study, 07/2015

Andrew Nikiforuk, US Federal Report Confirms Water Pollution by Fracking, 06/2015

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Le développement du gaz de schiste au Québec : document technique, 09/2010



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Transformer les ressources en réserves : pétrole et gaz non conventionnels

30.07.15. - Le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie "les ressources en réserve" permet d'avoir un point de vue actualisé sur la situation des ressources naturelles dans le monde. Voici les résultats pour les pétrole et gaz non conventionnels.


La quantité dans le monde de pétrole non conventionnel est élevée. Bien que la base des  ressources et des réserves soit similaire à celle du pétrole conventionnel, il existe potentiellement plus de ressources en attente de solutions technologiques. Les ressources en pétrole lourd et sablonneux sont largement concentrées au Canada et au Venezuela. Les opérations minières d’extraction des réserves peu profondes connaissent une augmentation significative. Beaucoup de gisements plus profonds sont exploités en utilisant  de la vapeur pour réduire la viscosité. Du fait de la consommation intense d’énergie et de l’empreinte carbone associée à de tels projets, beaucoup de ces développements sont contraint de déployer des solutions de capture et de stockage de carbone (CSC), à savoir des processus par lequel le CO2 est capturé à sa source d'émission et généralement injecté par la suite dans des sites souterrains pour le stockage géologique à long terme.

L’utilisation de gaz non conventionnel – tight gaz, le gaz de schiste et le méthane de houille – a connu une croissance substantielle aux États-Unis et au Canada, tirée principalement par la nécessité de réduire la dépendance sur l’importation de carburant. La technologie a été au centre de cette croissance.

L’élaboration de puits verticaux et horizontaux, ainsi que la création de fractures hydrauliques pour maximiser et orienter le flux de gaz, a apporté des résultats. Cependant, l’équilibre financier de ces développements reste très sujet aux prix du gaz à l'échelle locale. D'autres réductions de coûts sont possibles grâce à l'amélioration du forage et des techniques d'achèvement, ainsi qu’une meilleure compréhension des phénomènes d’écoulement dans les réservoirs sensibles au stress. Transmettre cette expérience et les connaissances acquises à d'autres parties du monde où l'exploration de ces ressources en est encore à ses balbutiements constitue une énorme opportunité.

Avec la demande croissante de gaz naturel, des perspectives sont à l'étude concernant le gaz aigre (gaz contaminé avec du CO2 ou de sulfure d'hydrogène). L’enjeu de cette l'évolution est la capacité à séparer les contaminants et de disposer d’eux d'une manière respectueuse de l'environnement.

[…]



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Hydrocarbures : La question de la fracturation hydraulique relancée !


31.07.15. - En toute discrétion, le Premier ministre Manuel Valls a demandé au Conseil constitutionnel de se prononcer sur la nature juridique d’un certain nombre de dispositions figurant dans différentes lois, dont l'article 2 de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique.

Rappel : L'article 2 prévoit la création d’une commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Une commission chargée notamment de tester la fracturation hydraulique, d'en comprendre les impacts, les moyens de les réduire voire de trouver des techniques alternatives. Son dernier alinéa impose la présence des associations, lesquelles ne veulent pas siéger. Cette commission ne s’est donc jamais réunie, rendant impossible toute expérimentation. De ce fait la loi Jacob n'a jamais complètement été appliquée.

Le Conseil constitutionnel a conclu que les trois premiers alinéas de l'article 2

Il est créé une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

Elle a notamment pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.

Elle émet un avis public sur les conditions de mise en oeuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, prévues à l’article 4.

ont un caractère législatif, ils ne peuvent donc pas être supprimés par simple décret.

Le dernier alinéa

Cette commission réunit un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées. Sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement sont précisées par décret en Conseil d’Etat.

a quant à lui un caractère réglementaire, il peut donc être modifié par simple décret.

 

Ainsi la commission ne peut être supprimée

mais le Gouvernement a la possibilité d'en modifier la composition, sans passer par la loi. 

Le gouvernement a-t-il voulu donner un signe positif aux partisans de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère ?



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Amnesty International : les autorités algériennes cherchent à “étouffer l’opposition”


31.07.15. - Amnesty International Algérie redoute que les poursuites judiciaires intentées contre plusieurs militants des Droits de l’Homme, chômeurs et anti-gaz de schiste à In Salah notamment, ces six derniers mois, servent à punir l’engagement politique et dans l’opposition de ces activistes.

Suite à la série d’arrestations de militants sociaux et écologiques durant le premier semestre de l’année, l’ONG internationale hausse le ton. Amnesty International Algérie ne cache plus ses doutes sur les intentions des autorités publiques après la condamnation de 17 personnes, dont des membres du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) de Laghouat et des militants écologiques opposés à l’exploitation de gaz de schiste à In Salah, en raison de leur participation à des manifestations dans l’espace public. “Amnesty International craint que ces poursuites n’aient été déclenchées pour des raisons politiques, pour punir les intéressés de s’être mobilisés et d’avoir critiqué les autorités“, peut-on lire dans un communiqué de l’organisation diffusé jeudi 30 juillet.

[…]

“Bien que le droit de réunion pacifique soit garanti dans la Constitution algérienne et les traités internationaux ratifiés par l’Algérie, le Code pénal contient plusieurs dispositions permettant de sanctionner pénalement les rassemblements pacifiques dans certaines circonstances”. L’article 97 du Code pénal interdit les rassemblements non armés dans les lieux publics lorsque l’on estime qu’ils sont de nature à troubler l’ordre public. L’article 98 prévoit des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement lorsque les participants n’obéissent pas à un ordre de dispersion. Aux termes de l’article 100, la provocation à un attroupement non armé par des discours, des écrits ou des imprimés publics est passible d’un an d’emprisonnement.

Citant l’article 97, 98 et 100 du code pénal algérien, relatifs au rassemblement non armée sur des lieux publics, Amnesty International affirme enfin que “ces dispositions ont été utilisées pour traduire en justice des membres du CNDDC de Laghouat et El Oued qui ne faisaient qu’exercer leur droit légitime à la liberté d’expression et de réunion pacifique”.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Fracturation hydraulique : une épine dans le pied du Gouvernement ?

31.07.15. - Le Gouvernement est à nouveau confronté à la question de la création de la commission d'évaluation des techniques d'exploration des gaz de schiste. Une décision du Conseil constitutionnel donne du grain à moudre aux partisans de son installation.

Depuis son adoption en juillet 2011, la loi interdisant la fracturation hydraulique n'est pas correctement appliquée. Son article 2 prévoit la création d'une commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Une commission chargée notamment de tester la fracturation hydraulique, d'en comprendre les impacts, les moyens de les réduire voire de trouver des techniques alternatives.

Une première tentative d'installation en 2012 s'est soldée par un échec. Le décret d'application a été publié en mars mais la commission n'a jamais été réunie. Les arrêtés de nomination des membres sont en effet restés dans les tiroirs du ministère. Pour les associations de protection de l'environnement, il n'est pas question de faire de la fracturation hydraulique en France et ce, même pour tester. Depuis, le dossier est classé, maintenu fermé par la position claire de François Hollande de ne pas autoriser de fracturation hydraulique au cours de son mandat présidentiel.

Mais une décision du Conseil constitutionnel du 21 juillet 2015 relance le sujet. Elle apporte surtout des éléments nouveaux profitables aux partisans de l'exploitation des gaz de schiste.

Cette commission ne peut pas être supprimée

Le Conseil constitutionnel répond à une saisine du Premier ministre. Manuel Valls a sollicité l'avis des Sages le 23 juin dernier sur la nature juridique de plusieurs dispositions figurant dans différentes lois. Toutes ces dispositions ont la particularité de prévoir la création d'une commission, d'un comité ou encore d'un conseil. Le gouvernement envisage-t-il la suppression pure et simple de ces instances dans le droit fil du processus de simplification ? Interrogé, le cabinet du Premier ministre n'a pas souhaité répondre.

Le Conseil constitutionnel a conclu que les trois premiers alinéas de l'article 2 ont un caractère législatif. Le dernier alinéa a quant à lui un caractère réglementaire. Autrement dit, les trois premiers alinéas qui prévoient la création de la commission sur la fracturation et définissent ses prérogatives ne peuvent pas être modifiés par simple décret. Ce qui est le cas pour le dernier alinea, qui précise les catégories de personnes composant cette commission.

Pour Arnaud Gossement, cette précision du Conseil constitutionnel interroge sur les intentions du Gouvernement. "La saisine de Matignon n'avait pas pour but la suppression de cette commission car on savait déjà que ce n'était pas possible au regard des décisions précédentes du Conseil constitutionnel", estime l'avocat qui évoque ainsi une volonté de réécrire le décret de composition. "L'opposition de certaines associations de protection de l'environnement à leur participation à cette commission alors que la loi oblige leur présence, bloque le processus d'installation, explique l'avocat. Avec cette décision du Conseil constitutionnel, le Gouvernement se donne la possibilité de modifier la composition de la commission. Le principal verrou à son installation vient de sauter".

Une analyse que partage l'Amicale des foreurs et des métiers du pétrole […]

du côté de la fédération France nature environnement (FNE) : "Il n'y a aucun signe d'une reprise des réflexions concernant cette commission. Et il semble inconcevable que le Gouvernement modifie sa composition par décret pour sortir du dispositif les associations de protection de l'environnement. En ce qui concerne FNE, nous ne voulons pas de cette commission, mais si finalement elle voit le jour, nous serons présents", explique Maryse Arditi, chargée des dossiers énergie chez FNE.


Reste que cette commission en suspens constitue toujours un point de pression pour les pro-gaz de schiste. "Une société pourrait s'appuyer sur cette nouvelle décision du Conseil constitutionnel pour obliger l'Etat à mettre en place ladite commission par voie judiciaire", prévient l'avocat spécialisé Arnaud Gossement.

[…] selon Jean-Claude Rémondet, face au "mutisme" du Gouvernement français, les sociétés pétrolières préfèrent se détourner de la France et privilégier les pays plus favorables à l'exploitation des gaz de schiste comme l'Angleterre, la Pologne ou encore le Danemark. "Plusieurs sociétés ont laissé tomber leur demande de permis. De plus les hydrocarbures de schiste restent chers à produire. Elles préfèrent donc se concentrer sur leur programme d'exploitation en cours plutôt que s'investir dans des nouveaux puits", explique le vice-président de l'Amicale des Foreurs.


isa77_Jouarre's insight:

On s'en doutait, la loi Jacob semblait fragile. Maintenant, c'est certain! 

Il restait à trouver une astuce pour que la commission permettant les expérimentations voit le jour. Le Conseil Constitutionnel a trouvé : la composition de la commission est "réglementaire", ce qui signifie qu'un simple décret suffit pour en fixer la composition.

Il doit être content le sénateur Houel (Seine & Marne). Il avait tenté, au printemps dernier, de faire voter un amendement à la loi sur la transition énergétique au Sénat permettant “la vérification du potentiel de notre pays en hydrocarbures non-conventionnels”. L'amendement avait été retoqué. Le Conseil Constitutionnel est venu à son secours…



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation
Syndiquer le contenu