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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

New York State Refuses Permit for Constitution Pipeline in Major Victory for Anti-Fracking Organizers


03.05.16. - In a striking victory for grassroots environmental and community groups, New York state's Department of Environmental Conservation announced on April 22 that it had denied a key permit for a pipeline that would have carried fracked gas from Pennsylvania to planned natural gas export facilities in New York state. The Constitution Pipeline, planned to stretch 125 feet wide and 124 miles long starting near Dimock, PA and crossing over 275 streams and waterways, would have required the cutting of as many as 700,000 trees in Pennsylvania and New York, part of a build-out project estimated to cost investors as much as $1 billion. But in recent months, the project faced escalating opposition, not only from larger environmental nonprofits, but also from a coalition of local landowners and activists who adopted tactics ranging from collecting over 15,000 public comments for New York state's review of the project to civil disobedience at federal hearings.

In its April 22 letter to the Constitution Pipeline Co., LLC, New York state's Chief Permit Administrator John Ferguson cited not only concerns about tree-felling in watersheds, but also the impacts the pipeline and its construction would have on the New York's streams and wetlands, and even threats to old growth forests — extraordinarily rare in the eastern U.S. — from the proposed construction.
[…]
“This is also a tremendous victory for the thousands of citizen activists and impacted landowners who through four years of sacrifice and grassroots organizing created the political space for this decision to be made,” he said.
[…]
New York state's decision comes on the heels of a string of cancelled oil and gas infrastructure building plans. Just days earlier, Kinder Morgan announced it was dropping its plans to construct a $3.1 billion pipeline, the Northeast Direct, that would have crossed Pennsylvania and New York state on its route to New England. And plans to build two different Liquefied Natural Gas (LNG) plants recently collapsed when a pipeline and export terminal scheme was dropped by Oregon LNG, citing “a funding decision” and the Jordan Cove project, also in Oregon, failed to demonstrate to federal regulators that anyone was willing to buy the LNG they planned to sell.
[…]



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Dozens arrested as anti-fossil fuel protesters join Australian coal blockade


08.05.16. - Police have arrested 66 people in anti-fossil fuel protests in the Newcastle, home to Australia’s biggest coal export port.

Hundreds of kayaks and boats blocked the entrance to Newcastle harbour in an attempt to stop coal ships from leaving or entering. Another group blocked train tracks used to transport coal on the Sandgate Bridge in the city’s north west.

The protests are part of several anti-fossil fuel actions happening across 12 countries.

Organisers estimate more than 1,000 people attended the protest in Newcastle, which lies approximately 160km north of Sydney, on Sunday, calling for the government to take action on climate change and wind down the use of fossil fuels.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

une mobilisation en Australie pour demander l'arrêt de l'extraction du charbon. Un millier de militants défendant le climat ont mis en place plusieurs actions: petits bateaux pour bloquer le port de Newcastle, sitting sur les voies ferrées, occupation d'un pont, etc;



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Incendie de Fort McMurray: L’Enfer du Décor

Gaz de Schistes Provence - lun, 09/05/2016 - 23:16
source: 2000 watt.org

L’énorme incendie, qui ravage la ville de Fort McMurray, Alberta, est perçu comme une tragédie au Canada. Plus de 2000 km2 de forêts et des milliers d’habitations ont été détruits dans une ville inventée pour extraire un pétrole non conventionnel.

Bien que les feux se propagent loin des centres d’exploitation des sables bitumineux, la production a déjà diminué de 1 million de barils/jour (b/j). On ne peut s’empêcher de faire un lien entre le réchauffement climatique et la technologie d’extraction d’or noir la plus polluante. Est-ce que cet écosystème industriel, environnemental et économique pourra se reconstruire alors que les cours du pétrole remontent grâce à cette catastrophe ?

Fort McMurray: Capitale Mondiale du Réchauffement Climatique

A la fin des années 90, avant l’arrivée des compagnies pétrolières, Fort McMurray recensait à peine 10’000 citoyens. La semaine dernière, elle comptait 78’000 habitants ainsi que 43’000 «shadow workers» (travailleurs de l’ombre), logés directement dans les exploitations pétrolières à 50 km plus au nord.

Il a fallu déboiser, bétonner, construire et faire sortir de terre une ville artificielle et tenter de lui donner une once de viabilité.  La grande majorité de ces infrastructures ont été financées par les investissements privés des grands producteurs pétroliers soucieux d’attirer assez d’employés dans cet endroit austère et au climat hostile.

Avec le temps, Fort Mc Murray a réussi à forger une population expérimentée dans l’exploitation des sables bitumineux ainsi que de se créer une renommée mondiale dans une industrie qui produit le 8,3% des gaz à effet de serre du Canada

Combien seront-ils à revenir dans cette ville devenue fantôme où ils ont tout perdu?

Avec les prix actuels du baril, est-ce que les pétroliers et les assurances auront le financement disponible et la volonté de recréer les infrastructures dévastées?

Le business modèle repose sur les travailleurs immigrés

Pour répondre aux besoins financiers des compagnies pétrolières, le gouvernement a dû importer en masse de la main d’œuvre étrangère pour assurer, à très bas coûts, les tâches logistiques secondaires comme dans la restauration, les hôpitaux, les magasins, la construction, la prostitution ou certains emplois difficiles dans l’exploitation des sables bitumineux.

En échange, le gouvernement a exigé des compagnies pétrolières que les emplois les plus rémunérateurs soient réservés aux canadiens.

Les immigrés représentent 70’000 des 133’000 emplois que compte le secteur. Sans ces travailleurs de seconde zone, le boom n’aurait pas été possible. Ils se retrouvent aujourd’hui sans travail et donc sans permis.

Les services de l’immigration canadienne ont fait savoir qu’ils allaient examiner la situation afin de faire exception au principe du renvoi automatique.

Mais un retour à Fort Mc Murray pourrait prendre plusieurs semaines. Auront-il les ressources financières pour tenir durant tout ce temps?

Baisse de 1 million de barils de pétrole par jour. Le baril remonte

En temps normal, l’Alberta produit un peu plus de 2,1 millions baril par jour (b/j) de pétrole bitumineux.

Une grande partie des 43’000 travailleurs de l’ombre ont dû être évacués des zones d’exploitation afin que leurs mobile homes soient déplacés et mis à disposition les habitants évacués de Fort McMurray.

Même si pour l’instant les terrains d’exploitation ne sont pas directement menacés par l’incendie, faute de main d’œuvre Syncrude, Suncor, Shell, Nexen, ConocoPhilips, Total, Husky et Connacher ont dû se résigner à suspendre leurs opérations. Leurs pertes pourraient s’élever à 5 milliards $ alors qu’elles sont déjà en difficulté.

Cependant, la coupe sèche d’un million b/j est une excellente nouvelle pour les producteurs qui ont vu les prix du baril remonter à 45$ à New York.

Si la paralysie devait continuer pendant plusieurs semaines, les marchés pourraient durablement regrimper et redonner espoir aux producteurs.

Environnement et Incendie: La violence des feux interpelle.

La création de Fort Mc Murray repose sur des bases anarchiques dans la plus grande tradition du grand frère américain.

La déforestation pratiquée de manière sauvage favorise les feux de forêt en laissant brindilles et branches sèches et appauvrissant les sols. Un hiver très sec, des températures dépassants de 15 degrés les normales saisonnières et un fort vent auront fait le reste. Les causes du départ de l’incendie ne sont pas connues, mais en revanche sa propagation s’explique.

Sur les réseaux sociaux canadiens, ceux osent mettre les mots «réchauffement climatique» et «Pétrole bitumineux» dans la même phrase font face à la virulence de ceux qui ne voient aucun impact sur le climat. Comme les participants ont des opinions très tranchées, les étincelles embrasent cette fois-ci le Net.

Au-delà de cette catastrophe, on peut se demander si tout ce business modèle n’est pas la dernière folie des hommes pour tenter d’extraire du sol les dernières gouttes de pétrole?

Importer des travailleurs bon marché, exploiter anarchiquement le sol, polluer sans se soucier des conséquence et exporter la quasi totalité de la production aux USA. Combien de fois les canadiens voudront-ils reconstruire cet écosystème?
Du côté des assureurs, la réponse est déjà connue.


Avion: les militants anti-gaz de couche ne baissent pas la garde

08.05.16. - Rien de bien nouveau sur le dossier de l’exploration possible du gaz de couche (ou gaz de houille) sur le territoire. Mais pour occuper le terrain, les militants de divers collectifs ont organisé, samedi, une rando-manifestation au départ d’Arras et de Béthune jusqu’au parc de la Glissoire d’Avion.

En ce samedi après-midi, le curieux attroupement à l’entrée du parc de la Glissoire ne passe pas inaperçu. Des drapeaux multicolores, des pancartes plantées dans le sol, des tee-shirts flanqués d’un « Gaz de couche non merci » et plusieurs militants qui prennent le micro pour des prises de paroles un peu improvisées. Quelques militants politiques (écolos évidemment) sont aussi du déplacement. Dont le secrétaire national d’Europe Écologie les Verts, David Cormand, Vincent Dhelin, patron régional des Verts, l’Héninoise Marine Tondelier… venus rappeler leur opposition ferme à toute exploration du gaz de couche ici à Avion ou à Divion.

 

Le projet n’est pas nouveau puisque cela fait des années que la possibilité d’aller extraire le gaz enfermé dans les couches de charbon revient régulièrement à la surface. Plusieurs permis d’explorer (et non pas d’exploiter) ont été délivrés, à Avion et à Divion notamment. Mais pour l’heure, rien. Pas de foreuse à l’horizon, pas l’ombre d’un casque d’ouvrier. Pour plusieurs raisons. D’abord parce que la société European Gas Limited (EGL), devenue depuis La Française de l’énergie, est concentrée sur son projet beaucoup plus avancé dans l’Est de la France. Les difficultés techniques s’accumulant, on n’est visiblement pas encore prêt à extraire le gaz à proprement parler. Ensuite parce que Gazonor qui exploite le grisou est concentré sur l’activité de transformation de ce gaz de moins en moins bonne qualité (et donc non injectable en l’état dans le réseau) en électricité. Ne pouvant et ne voulant pas courir deux lièvres à la fois, l’exploration du gaz de couche n’est plus d’actualité.

 

Qu’importe, les militants, dont le collectif Houille, ouille, ouille, ou encore Gaz Houille62 pour ne citer qu’eux, entendent occuper le terrain. Parce que la perspective d’une exploration ouvrirait les portes d’une exploitation. Et la future entrée en bourse de la Française de l’énergie ne ferait qu’accélérer les choses. Pour les opposants, ce serait une catastrophe écologique (atteinte à la ressource en eau, pollution de l’air) sans compter la transformation du cadre de vie.

 

Arguments balayés par les « pro-exploration », s’appuyant sur le rapport de la mission d’enquête de la Région estimant que nous avons potentiellement un trésor sous nos pieds qui pourrait garantir une meilleure indépendance énergétique de la région. Tout en faisant remarquer que depuis toutes ces années où le grisou est extrait par Gazonor, jamais un accident n’a été signalé. Des élus parlent aussi de débouchés en matière d’emplois pour une région dont le taux de chômage atteint des sommets

 

Pourquoi participer à cette mobilisation au milieu de différents collectifs ?

« Parce qu’il faut sortir des énergies productivistes. Arrêter avec la production de gaz, de carbone au profit d’une économie circulaire, comme cela se fait déjà dans le bassin minier, à Loos-en-Gohelle. Exploiter le gaz de houille, ce ne serait qu’un retour en arrière, nuisible pour l’économie, pour l’emploi, pour la planète. Il n’y a pas de bonne façon de brûler du carbone ! »

Certains vous répondront que nous avons potentiellement une richesse sous nos pieds.

« Ce n’est qu’un mirage. Et comme tout mirage c’est mortel. Ce n’est pas un trésor, mais une malédiction si on y touche. L’exploitation du gaz de houille ne créera qu’un emploi et demi par puits et sur une durée limitée de deux ans. Faut-il tout défoncer pour des CDD ? Je ne peux dire qu’une chose au porteur de ce projet, c’est un mauvais investissement, uniquement de la cavalerie économique. D’autres choix économiques sont beaucoup plus porteurs d’emplois. »

Y-a-t-il vraiment des risques à explorer ici dans le bassin minier comme en Lorraine ?

« Au départ, on dit toujours qu’il n’y a aucun risque mais au final ce sera une très mauvaise nouvelle pour les habitants avec une altération de la ressource en eau, une modification des paysages. L’écologie politique c’est de proposer de nouvelles solutions, inventer l’économie du XXIe siècle, pas revenir en arrière si on veut que la panète reste viable. »

  

 


isa77_Jouarre's insight:

EGL devenu Française de l'Energie prépare son introduction en bourse en falsifiant les informations, en entretenant une confusion entre gaz de mine et gaz de couche, en confondant permis de recherche et permis d'exploiter (concession). Les collectifs locaux sont présents sur leur territoire et le font savoir. 



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En France, le gaz de schiste est interdit... sauf à l'importation


09.05.16. - Si la fracturation hydraulique est interdite sur le sol français, l'importation de gaz récolté de cette manière ne l'est pas. Une première livraison pourrait arriver en juin; au grand dam d'associations.

"C'est une hypocrisie totale", dénonce Paul Reynard, porte-parole de l'association "Stop au gaz de schiste". Comme la Norvège et le Portugal, la France va désormais importer du gaz récolté à partir de cette méthode, en provenance des États-Unis. Une manière de contourner la loi française, qui a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, permettant d'extraire le gaz du sous-sol. Les groupes énergétiques Français EDF et Engie ont déjà signé des contrats avec un opérateur texan et un premier bateau pourrait effectuer une livraison dès le mois de juin.

Appel à Ségolène Royal. "On interdit en France la fracturation hydraulique pour ne pas polluer, mais on achète du gaz de schiste qui vient d'ailleurs et qui pénalise des populations", poursuit Paul Reynard. "On ne veut pas polluer dans notre jardin, mais le jardin du voisin, on s'en fout", estime-t-il.

Le groupement des collectifs français contre le gaz de schiste demande à la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal d'interdire l'importation de ce gaz américain.

Une énergie moins chère ? S'il est controversé, le procédé pourrait pourtant permettre de faire des économies, selon Francis Perrin,  président de Stratégies et politiques énergétiques : "C'est un bon signe pour le consommateur, parce que cela accroît la sécurité de ses approvisionnements." De quoi réduire la facture d'énergie en fin de mois ? "Cela ne veut pas forcément dire que les prix baissent toujours en valeur absolue, mais en tous cas qu'ils sont plus bas que ce qu'ils seraient si la concurrence était moins intense sur le marché français et européen", précise-t-il.

 
isa77_Jouarre's insight:

L'importation du gaz de schiste en France ne fera pas baisser le prix (dixit le président de "Stratégie et politiques énergétiques"), mais cela évitera qu'il augmente! Une hypocrisie de plus. Le prix du gaz baisse depuis des mois, cela n'a strictement aucun rapport avec l'importation ou non du gaz américain. Il y a une surproduction internationale, une baisse de la consommation, donc une baisse des prix. Les seuls bénéficiaires ce sont les producteurs de gaz de schiste américain qui peuvent vendre leur gaz plus cher à l'exportation que sur leur marché local…



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Le gaz de schiste américain vient concurrencer le gaz algérien en Europe

09.05.16. - Les experts doutent encore de la rentabilité d’une telle opération d’exportation par bateau dans un contexte marqué par la baisse des prix du gaz qui sont indexés aux cours pétroliers.

Le gaz de schiste américain arrive en Europe. Il atteindrait la France dès cet été. « La prochaine livraison pourrait être pour la France dans moins de deux mois », rapporte le site Francetvinfo qui précise que « EDF a signé un contrat de 50 cargos de gaz américain, du gaz de schiste extrait aux États-Unis ».

Après le boom du gaz de schiste de la fin des années 2000, les USA comptent exporter jusqu'à 60 millions de tonnes de gaz par an d'ici à 2020. Invraisemblables, il y a quelques temps les livraisons de gaz américains sont arrivées au Brésil avant d’atteindre l’Europe, il y a deux semaines, avec une première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) américain livrée au groupe pétrolier et gazier portugais Galp Energia.

Les experts doutent encore de la rentabilité d’une telle opération d’exportation par bateau dans un contexte marqué par la baisse des prix du gaz qui sont indexés aux cours pétroliers. « Il faut que ces exportations soient rentables, ce qui n'est pas évident avec des coûts élevés et des prix actuellement au plus bas », estime le directeur de la revue « Pétrole et Gaz arabes », Francis Perrin.

Dans un entretien accordé au journal français Le Parisien, M.Perrain juge que ces opérations d’exportation  requièrent une infrastructure lourde et des investissements colossaux. « Il faut construire au point de départ des usines de liquéfaction pour refroidir le gaz à des températures inférieures à - 160 °C, afin de le rendre liquide, puis louer ou développer des flottes de méthaniers pour le transport. Des bateaux qui peuvent dépasser 300 m de long pour 50 m de large ! Et enfin bâtir à l'arrivée de nouvelles usines de regazéification. Cela prend du temps », explique-t-il.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée du gaz américain sur le marché européen est une réalité tangible surtout lorsqu’on sait que des travaux sont en cours sur le terminal de Dunkerque dans le Nord qui s’apprête à recevoir une première cargaison de gaz de schiste américain.

Pression sur le gaz algérien

Ainsi, après avoir tourné le dos au gaz algérien à la fin des années 2000, les américains viennent bousculer l’Algérie sur son marché traditionnel. L’Union européenne, principal client de l’Algérie a beau affirmer que l’Algérie est un « partenaire stratégique » en la matière, elle ne cesse de diversifier ses sources d’approvisionnement pour s’affranchir de sa dépendance notamment envers le gaz russe.

Le transport par canalisation demeure, certes, le moyen le plus fiable, mais l’arrivée du gaz américain sur le marché européen risque de mettre encore plus de pression sur l’Algérie qui a déjà perdu ses parts de marché en Europe au profit du Qatar et de la Russie au moment où elle compte augmenter ses livraisons en direction du vieux continent.

L’Algérie espère augmenter de 15% ses exportations pour atteindre les 50 milliards de mètre cubes cette année, contre 45 milliards en 2015.


isa77_Jouarre's insight:

Le gaz de schiste américain, une menace pour la vente du gaz algérien en Europe? 



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EDF et les gaz de schiste importés: le double langage


09.05.16. - Ce weekend, Ségolène Royal s'est prononcé contre l'importation prochaine de gaz de schiste américains. Chez EDF, même si les premières livraisons ne devraient pas intervenir cette année, le discours est bien plus ambigu.

Ce week-end, Ségolène Royal a été invitée à réagir à la possible livraison, dès cet été, de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. […] la ministre de l'écologie, visiblement surprise, a déclaré […] qu'elle n'y était pas vraiment favorable: "On ne peut pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation." 

Selon plusieurs experts du secteur contactés par L'Express, cette position très politique est difficilement tenable dans un marché globalisé. "Du gaz de schiste arrive au Portugal, en Belgique, une fois dans les tuyaux, comment interdire qu'il arrive en France?" se demande un observateur.

Prévue depuis plus d'un an, la livraison, d'ici 2018, d'une cinquantaine de cargos méthaniers en provenance du Texas pour le compte d'EDFet d'Engie (ex GDF-Suez) a mis le feu aux poudres, au sein même du gouvernement. En effet, ce gaz liquéfié (GNL) peut potentiellement contenir du gaz de schiste, massivement extrait aux Etats-Unis mais qui se confond dans les tuyaux américains avec la production dite conventionnelle.  Les autorités américaines estiment à 40% la part de gaz de schiste dans leur production. "Les Etats-Unis sont le premier producteur mondial, mais aussi le premier consommateur, explique à L'Express Jérôme Ferrier, président de l'Association française du gaz. Mais, depuis que les Américains ont réussi à extraire en grande quantité du gaz non-conventionnel [et donc du gaz de schiste, NDLR], ils ont aussi commencé à en exporter." 

En 2015, une première livraison a quitté le golfe du Mexique pour le Brésil. L'année dernière, 20 cargos ont pris la mer en direction de l'Argentine. En avril, le Portugal a accueilli un premier navire, ouvrant ainsi la route maritime vers l'Europe.  

 

Pour ce qui concerne l'Hexagone, deux contrats ont été signés par EDF et Engie (ex GDF-Suez). En juillet 2014, EDF a paraphé un accord avec le groupe américain Cheniere, portant sur "0,77 million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, pour une durée de vingt ans", détaille l'entreprise dans son document de référence de la même année

[…]

Officiellement, "il doit bien y avoir une livraison de GNL en juin prochain au nouveau terminal méthanier de Dunkerque, admet une source chez EDF, mais nous n'en connaissons pas encore la provenance. En l'état actuel, nous ne savons même pas si ce gaz viendra du groupe Cheniere. Le gaz n'a pas encore été acheté". 

Si l'on s'en tient au document de référence de 2014, les livraisons de gaz américains étaient prévues "à compter de la mise en service commerciale du terminal de liquéfaction de Corpus Christi (Texas), au plus tôt en 2019". 

[…]

Chez EDF, on refuse de s'exprimer sur les prix. Mais on se félicite "de la sécurisation et de la diversification des approvisionnements et des importations", tout en précisant que le "gaz non-conventionnel" restera "très minoritaire, moins de 10% du portefeuille". Selon sa ministre de tutelle, l'Etat n'en veut pas, du tout. Il pourrait bien devoir faire avec. 



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Gaz de schiste importé des Etats-Unis: “le summum de l’hypocrisie”


09.05.16. - Du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis devrait être livré à la France d'ici deux mois. Or, la fracturation hydraulique –qui permet d'extraire ce gaz- est interdite depuis 2011 en France. Une véritable « hypocrisie » selon l'économiste spécialiste de l'énergie, Thomas Porcher, invité ce lundi matin de Jean-Jacques Bourdin.

Malgré son interdiction en 2011, le gaz de schiste devrait être distribué en France. Ce gaz de schiste ne sera pas français mais américain. EDF a en effet signé un contrat de 50 cargos de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. "C'est le summum de l'hypocrisie", juge l'économiste spécialiste de l'énergie Thomas Porcher, invité ce matin dans Bourdin Direct.

Il estime que ces importations remettent en cause "la crédibilité de la politique énergétique française et européenne", rappelant que la majorité des Français reste opposée au gaz de schiste.

"Rendez-vous compte: en 2011, on vote une loi contre la fracturation hydraulique et en même temps on laisse deux champions -Total et EDF- investir 1 milliard d'euros dans un terminal méthanier à Dunkerque", rappelle-t-il.

 

Et selon lui, les prix du gaz ne devraient même pas baisser pour les consommateurs français. "C'est un choix géopolitique", analyse-t-il. "La France a le choix entre un gaz qu'elle ne juge pas démocratique venant de Russie et un gaz sale venant des Etats-Unis".

"Il faut être cohérent et refuser d'importer ce gaz. Ça fait depuis 2010 que la consommation de gaz baisse en Europe, donc pourquoi on va aller chercher des importations venant des Etats-Unis?", s'interroge l'économiste.

Car selon lui, ces exportations arrangent bien les Etats-Unis: "Il faut se poser la question, à qui profitent ces importations? Aux Etats-Unis qui ont un excédent énorme de production de gaz, à un prix extrêmement faible donc ils veulent l'exporter soit du côté de l'Asie ou de l'Europe".


isa77_Jouarre's insight:

Thomas Porcher sur bfmtv.



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Fort McMoney : plongez au coeur de l'industrie pétrolière - ARTE Future (Blog)

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EDF et les gaz de schiste importés: le double langage - L'Express

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Ce week-end, Ségolène Royal a été invitée à réagir à la possible livraison, dès cet été, de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. En marge des commémorations du 8 mai, la ministre de l'écologie, visiblement surprise, a déclaré au micro de France ...
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Du gaz de schiste en France dès cet été - Magazine GoodPlanet

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Magazine GoodPlanet

Du gaz de schiste en France dès cet été
Magazine GoodPlanet
La France va recevoir en provenance des Etats-Unis sa première cargaison de gaz de schiste, qui sera exploitée par EDF. Celui-ci fera son apparition dès cet été, malgré l'interdiction en 2011 de la fracturation hydraulique sur le sol français, méthode ...

En France, le gaz de schiste est interdit… sauf à l’importation, hypocrisie!

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Importation de gaz de schiste des Etats-Unis: "C'est le summum de l ... - BFMTV.COM

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BFMTV.COM

Importation de gaz de schiste des Etats-Unis: "C'est le summum de l ...
BFMTV.COM
EDF et Engie viennent de signer un contrat avec les Américains pour importer du gaz de schiste. Thomas Porcher, économiste et professeur à la Paris School of Business, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi. "C'est le summum de l'hypocrisie.

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Gaz de schiste : il débarque en France en juin en provenance des ... - Boursorama

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Gaz de schiste : il débarque en France en juin en provenance des ...
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Il y a quelques semaines, la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) obtenu par fracturation hydraulique, débarquait en Europe, au Portugal. Si la législation française interdit toujours d'extraire le gaz de schiste sur son territoire, l ...
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Énergie : le gaz de schiste américain bientôt en FranceFrancetv info
Etes-vous d'accord avec l'importation de gaz de schiste américain?BFMTV.COM
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Sorti par la porte, le gaz de schiste entre par la fenêtre ! EDF - Etat français actionnaire majoritaire - même pas honteux.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - lun, 09/05/2016 - 08:31
Comment ? Après plusieurs années de forages intensifs, les Etats-Unis en sont venus à exporter leur surplus de production. Une vraie révolution dans le monde de l'énergie. Depuis le boom du ga...

Two-Thirds of U.S. Gas Supply Now Comes From Fracking


06.05.16. - Hydraulic fracturing, the method used to extract oil and natural gas from shale formations deep underground, has gone from a niche activity to the process responsible for more than two-thirds of U.S. gas supply. Fracking now accounts for 67 percent of marketed gas output, up from less than 7 percent in 2000, according to the U.S. Energy Information Administration. The controversial technique involves pumping water, sand and chemicals into a well to break apart rock and release fuel.


isa77_Jouarre's insight:

Aujourd'hui, Bloomberg nous apprend que seulement 7% du gaz américain a été produit en 2000 à l'aide de la fracturation hydraulique. 

On peut aussi voir sur ce graphique que la production se répartissait encore à 50/50 en 2010 entre gaz produit avec ou sans fracturation hydraulique.

On est bien loin de la fable qu'on a voulu nous vendre qui nous expliquait que la fracturation hydraulique avait fait ses preuves historiquement, au motif qu'elle était soit-disant utilisée depuis plus de 50 ans aux Etats-Unis. 



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Canada ... Incendies ... Sécheresse ... Sables bitumineux ... Pétrole ...

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - dim, 08/05/2016 - 19:16
Fort McMurray se trouve en Alberta (Canada). Voir carte ci-dessous. Sables bitumineux ? Les sables bitumineuxOn appelle ainsi des gisements pétroliers non conventionnels contenant du pétrole extra-lourd extrêmement visqueux..., ou bitumeux, sont un mélange...

Fort McMurray, une région pétrolière en crise frappée par les flammes


06.05.16. - Le plus grand site mondial d’exploitation de sables bitumineux avait déjà vu, avec la chute des prix du pétrole, ses projets d’investissement se tarir.

Des files interminables de voitures fuyant les flammes, des dizaines de véhicules en panne sèche à l’abandon sur les bas-côtés de l’autoroute, des centaines d’habitants réfugiés dans des baraquements de fortune : près de cent mille personnes ont quitté Fort McMurray et ses environs, l’évacuation la plus importante liée à des incendies de l’histoire canadienne. Un drame humain et environnemental, qui n’a pour l’heure pas fait de morts, mais qui survient tragiquement dans une région déjà durement éprouvée socialement et économiquement par la chute vertigineuse des prix du pétrole.

L’incendie monstre à Fort McMurray atteint les 1.000 km² de superficie

Parti dimanche 1er mai de feux de broussailles, l’incendie à Fort McMurray (province de l’Alberta, Canada) continue de s’étendre. Vendredi 6 mai, les feux étaient passés d’une superficie de 800 km² à 1 000 km², selon Radio-Canada.

Une zone de 1 000 km², cela représente dix fois la superficie de Paris ou tout simplement la taille de l’île de la Martinique.

Près de 25 % de l’économie canadienne est liée à l’industrie pétrolière. Avant les feux, il en coûtait entre 40 et 65 dollars pour produire un baril de pétrole dans ces sables bitumineux. Rien ne dit si ces coûts seront maintenus une fois la situation maîtrisée sur le front des incendies.

Installé dans ce nord profond et ultraconservateur de l’Alberta, « Fort McMoney », comme on surnommait cette ville il n’y a pas si longtemps tant sa croissance paraissait sans limite, s’était mise à tourner au ralenti ces derniers mois, malgré la baisse continue des coûts d’exploitation.

A 30 ou 40 dollars le baril, le plus grand site mondial d’exploitation de pétrole, avec ses sols gorgés de sables bitumineux évalués à 170 milliards de barils (3e réserve de la planète de ce mélange de bitume, de sable et d’argile), a vu ses projets d’investissement se tarir.

Depuis les derniers mois de 2015, le temps paraissait bien fini où les travailleurs affluaient de toutes parts, […] Oubliées les semaines où l’ouvrier qualifié était payé 4 000 dollars (environ 3 500 euros) la semaine « douze-heures-par-jour-sept-jours-sur-sept », primes comprises. Terminés aussi les petits boulots au McDonald’s local à 20 dollars de l’heure, le double du salaire habituel.

 Avec un tiers de ses logements vacants avant son évacuation, Fort McMurray connaissait le plus fort taux d’inoccupation du pays. Les hôtels étaient à moitié vides. Et les ambitions de production des groupes pétroliers revues à la baisse : un peu plus de 4 millions de barils par jour étaient attendus en 2030, soit 2 millions de barils de moins que les projections faites en 2014. Avant le départ des feux, les dépenses en capital de l’industrie du pétrole et du gaz avaient l’objectif d’atteindre 31 milliards de dollars cette année, soit une baisse de 62 %, par rapport au record de 81 milliards en 2014.

Aucun calcul ni aucune nouvelle projection n’ont été faits depuis les incendies. Près de 20 % de la production vient d’être arrêtée. Un chiffre provisoire tant le manque de main-d’œuvre va se faire sentir dans les jours à venir.

En un an, le secteur avait déjà perdu plus de 35 000 emplois dans la région. Le triple, si l’on y ajoute les intermédiaires et les sociétés liées à l’industrie pétrolière. […]

Le veto de Barack Obama, en décembre 2015, au projet controversé d’extension de l’oléoduc Keystone XL, destiné à acheminer le pétrole bitumineux canadien aux raffineries texanes, avait un peu plus plongé le secteur dans le doute. […]



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Canada : incendie au cœur des champs de sables bitumineux

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 08/05/2016 - 18:15
CANADA : INCENDIE AU CŒUR DES CHAMPS DE SABLES BITUMINEUX

L'incendie de forêt qui a forcé l'évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta, progresse inexorablement.
Parti dimanche 1er mai de feux de broussailles, l'incendie à Fort McMurray (province de l'Alberta, Canada) continue de s'étendre.
Vendredi 6 mai, les feux étaient passés d'une superficie de 800 km² à 1 000 km², selon Radio-Canada.

Au cœur des champs de l'industrie des sables bitumineux dont Fort McMurray est la capitale, au moins 1 600 maisons ont été détruites par le feu, qui a déjà brûlé plus de 200 000 hectares de forêt.
Le site pétrolier de Syncrude a été évacué.

Vendredi 6 mai. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d'habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s'étaient réfugiés dans des camps de l'industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l'or noir, après l'ordre général d'évacuation donné mardi.

Sur le front de l'incendie, les nouvelles sont rassurantes pour Fort McMurray. Centre-ville, hôpital, aéroport ont été épargnés, mais « les dommages sont considérables, la ville n'est pas près d'être sécurisée et la reconstruction prendra des mois ».
Le bilan de vendredi fait état de 101 000 hectares brûlés et de deux nouveaux foyers d'incendies déclenchés par des éclairs dus au feu principal. Aucun site d'exploitation de pétrole ou de gaz n'a été touché, a encore précisé M. Morrison.

Cependant, plusieurs compagnies d'Athabasca, principale région productrice de pétrole issu des sables bitumineux, ont mis leurs installations au ralenti, avec un minimum d'employés. L'Association canadienne des producteurs de pétrole (CAPP) refusait, vendredi, d'évaluer les pertes, bien que les médias aient fait état d'une réduction de la production de 800 000 à un million de barils par jour, soit la moitié de la normale, depuis mardi. Dans le même temps, les prix du baril de pétrole clôturaient à la hausse vendredi comme la veille. Affichant une perte record de 4,8 milliards d'euros en 2015, les compagnies pétrolières canadiennes ont supprimé plusieurs dizaines de milliers d'emplois depuis deux ans à la suite de la chute des cours pétroliers.

Installé dans ce nord profond et ultraconservateur de l'Alberta, « Fort McMoney », comme on surnommait cette ville il n'y a pas si longtemps tant sa croissance paraissait sans limite, s'était mise à tourner au ralenti ces derniers mois, malgré la baisse continue des coûts d'exploitation.
A 30 ou 40 dollars le baril, le plus grand site mondial d'exploitation de pétrole, avec ses sols gorgés de sables bitumineux évalués à 170 milliards de barils (3e réserve de la planète de ce mélange de bitume, de sable et d'argile), a vu ses projets d'investissement se tarir.

Depuis les derniers mois de 2015, le temps paraissait bien fini où les travailleurs affluaient de toutes parts, attirés par les promesses de ruée vers l'or de ce « Klondike » du XXIe siècle. Oubliées les semaines où l'ouvrier qualifié était payé 4 000 dollars (environ 3 500 euros) la semaine « douze-heures-par-jour-sept-jours-sur-sept », primes comprises. Terminés aussi les petits boulots au McDonald's local à 20 dollars de l'heure, le double du salaire habituel.

Avec un tiers de ses logements vacants avant son évacuation, Fort McMurray connaissait le plus fort taux d'inoccupation du pays. Les hôtels étaient à moitié vides. Et les ambitions de production des groupes pétroliers revues à la baisse : un peu plus de 4 millions de barils par jour étaient attendus en 2030, soit 2 millions de barils de moins que les projections faites en 2014. Avant le départ des feux, les dépenses en capital de l'industrie du pétrole et du gaz avaient l'objectif d'atteindre 31 milliards de dollars cette année, soit une baisse de 62 %, par rapport au record de 81 milliards en 2014.
Aucun calcul ni aucune nouvelle projection n'ont été faits depuis les incendies. Près de 20 % de la production vient d'être arrêtée. Un chiffre provisoire tant le manque de main-d'œuvre va se faire sentir dans les jours à venir.

En un an, le secteur avait déjà perdu plus de 35 000 emplois dans la région. Le triple, si l'on y ajoute les intermédiaires et les sociétés liées à l'industrie pétrolière. Pour les groupes pétroliers, cette crise tombait d'autant plus mal que le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau projetait de plafonner les aides publiques à la production des sables bitumineux et de limiter leur empreinte carbone. L'exact contre-pied des années Stephen Harper, l'ancien premier ministre conservateur, élu de l'Alberta.
Le veto de Barack Obama, en décembre 2015, au projet controversé d'extension de l'oléoduc Keystone XL, destiné à acheminer le pétrole bitumineux canadien aux raffineries texanes, avait un peu plus plongé le secteur dans le doute.

Près de 25 % de l'économie canadienne est liée à l'industrie pétrolière. Avant les feux, il en coûtait entre 40 et 65 dollars pour produire un baril de pétrole dans ces sables bitumineux. Rien ne dit si ces coûts seront maintenus une fois la situation maîtrisée sur le front des incendies.

Sur Le Monde : articles, photos, vidéos
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/06/fort-mcmurray-une-region-petroliere-en-crise-frappee-par-les-flammes_4914959_3244.html#H1Si1lkQVdrseDLX.99
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/07/au-canada-l-exode-par-terre-et-par-air-pour-fuir-l-incendie-a-fort-mcmurray_4915235_3244.html#ryJtGmJfRgwP3ulL.99
* http://www.lemonde.fr/incendie-de-fort-mcmurray/article/2016/05/08/a-lac-la-biche-l-attente-des-sinistres-de-fort-mcmurray_4915496_4915262.html#rC18d0sH98KFlp6H.99

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