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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Avion: les militants anti-gaz de couche ne baissent pas la garde

08.05.16. - Rien de bien nouveau sur le dossier de l’exploration possible du gaz de couche (ou gaz de houille) sur le territoire. Mais pour occuper le terrain, les militants de divers collectifs ont organisé, samedi, une rando-manifestation au départ d’Arras et de Béthune jusqu’au parc de la Glissoire d’Avion.

En ce samedi après-midi, le curieux attroupement à l’entrée du parc de la Glissoire ne passe pas inaperçu. Des drapeaux multicolores, des pancartes plantées dans le sol, des tee-shirts flanqués d’un « Gaz de couche non merci » et plusieurs militants qui prennent le micro pour des prises de paroles un peu improvisées. Quelques militants politiques (écolos évidemment) sont aussi du déplacement. Dont le secrétaire national d’Europe Écologie les Verts, David Cormand, Vincent Dhelin, patron régional des Verts, l’Héninoise Marine Tondelier… venus rappeler leur opposition ferme à toute exploration du gaz de couche ici à Avion ou à Divion.

 

Le projet n’est pas nouveau puisque cela fait des années que la possibilité d’aller extraire le gaz enfermé dans les couches de charbon revient régulièrement à la surface. Plusieurs permis d’explorer (et non pas d’exploiter) ont été délivrés, à Avion et à Divion notamment. Mais pour l’heure, rien. Pas de foreuse à l’horizon, pas l’ombre d’un casque d’ouvrier. Pour plusieurs raisons. D’abord parce que la société European Gas Limited (EGL), devenue depuis La Française de l’énergie, est concentrée sur son projet beaucoup plus avancé dans l’Est de la France. Les difficultés techniques s’accumulant, on n’est visiblement pas encore prêt à extraire le gaz à proprement parler. Ensuite parce que Gazonor qui exploite le grisou est concentré sur l’activité de transformation de ce gaz de moins en moins bonne qualité (et donc non injectable en l’état dans le réseau) en électricité. Ne pouvant et ne voulant pas courir deux lièvres à la fois, l’exploration du gaz de couche n’est plus d’actualité.

 

Qu’importe, les militants, dont le collectif Houille, ouille, ouille, ou encore Gaz Houille62 pour ne citer qu’eux, entendent occuper le terrain. Parce que la perspective d’une exploration ouvrirait les portes d’une exploitation. Et la future entrée en bourse de la Française de l’énergie ne ferait qu’accélérer les choses. Pour les opposants, ce serait une catastrophe écologique (atteinte à la ressource en eau, pollution de l’air) sans compter la transformation du cadre de vie.

 

Arguments balayés par les « pro-exploration », s’appuyant sur le rapport de la mission d’enquête de la Région estimant que nous avons potentiellement un trésor sous nos pieds qui pourrait garantir une meilleure indépendance énergétique de la région. Tout en faisant remarquer que depuis toutes ces années où le grisou est extrait par Gazonor, jamais un accident n’a été signalé. Des élus parlent aussi de débouchés en matière d’emplois pour une région dont le taux de chômage atteint des sommets

 

Pourquoi participer à cette mobilisation au milieu de différents collectifs ?

« Parce qu’il faut sortir des énergies productivistes. Arrêter avec la production de gaz, de carbone au profit d’une économie circulaire, comme cela se fait déjà dans le bassin minier, à Loos-en-Gohelle. Exploiter le gaz de houille, ce ne serait qu’un retour en arrière, nuisible pour l’économie, pour l’emploi, pour la planète. Il n’y a pas de bonne façon de brûler du carbone ! »

Certains vous répondront que nous avons potentiellement une richesse sous nos pieds.

« Ce n’est qu’un mirage. Et comme tout mirage c’est mortel. Ce n’est pas un trésor, mais une malédiction si on y touche. L’exploitation du gaz de houille ne créera qu’un emploi et demi par puits et sur une durée limitée de deux ans. Faut-il tout défoncer pour des CDD ? Je ne peux dire qu’une chose au porteur de ce projet, c’est un mauvais investissement, uniquement de la cavalerie économique. D’autres choix économiques sont beaucoup plus porteurs d’emplois. »

Y-a-t-il vraiment des risques à explorer ici dans le bassin minier comme en Lorraine ?

« Au départ, on dit toujours qu’il n’y a aucun risque mais au final ce sera une très mauvaise nouvelle pour les habitants avec une altération de la ressource en eau, une modification des paysages. L’écologie politique c’est de proposer de nouvelles solutions, inventer l’économie du XXIe siècle, pas revenir en arrière si on veut que la panète reste viable. »

  

 


isa77_Jouarre's insight:

EGL devenu Française de l'Energie prépare son introduction en bourse en falsifiant les informations, en entretenant une confusion entre gaz de mine et gaz de couche, en confondant permis de recherche et permis d'exploiter (concession). Les collectifs locaux sont présents sur leur territoire et le font savoir. 



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En France, le gaz de schiste est interdit... sauf à l'importation


09.05.16. - Si la fracturation hydraulique est interdite sur le sol français, l'importation de gaz récolté de cette manière ne l'est pas. Une première livraison pourrait arriver en juin; au grand dam d'associations.

"C'est une hypocrisie totale", dénonce Paul Reynard, porte-parole de l'association "Stop au gaz de schiste". Comme la Norvège et le Portugal, la France va désormais importer du gaz récolté à partir de cette méthode, en provenance des États-Unis. Une manière de contourner la loi française, qui a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, permettant d'extraire le gaz du sous-sol. Les groupes énergétiques Français EDF et Engie ont déjà signé des contrats avec un opérateur texan et un premier bateau pourrait effectuer une livraison dès le mois de juin.

Appel à Ségolène Royal. "On interdit en France la fracturation hydraulique pour ne pas polluer, mais on achète du gaz de schiste qui vient d'ailleurs et qui pénalise des populations", poursuit Paul Reynard. "On ne veut pas polluer dans notre jardin, mais le jardin du voisin, on s'en fout", estime-t-il.

Le groupement des collectifs français contre le gaz de schiste demande à la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal d'interdire l'importation de ce gaz américain.

Une énergie moins chère ? S'il est controversé, le procédé pourrait pourtant permettre de faire des économies, selon Francis Perrin,  président de Stratégies et politiques énergétiques : "C'est un bon signe pour le consommateur, parce que cela accroît la sécurité de ses approvisionnements." De quoi réduire la facture d'énergie en fin de mois ? "Cela ne veut pas forcément dire que les prix baissent toujours en valeur absolue, mais en tous cas qu'ils sont plus bas que ce qu'ils seraient si la concurrence était moins intense sur le marché français et européen", précise-t-il.

 
isa77_Jouarre's insight:

L'importation du gaz de schiste en France ne fera pas baisser le prix (dixit le président de "Stratégie et politiques énergétiques"), mais cela évitera qu'il augmente! Une hypocrisie de plus. Le prix du gaz baisse depuis des mois, cela n'a strictement aucun rapport avec l'importation ou non du gaz américain. Il y a une surproduction internationale, une baisse de la consommation, donc une baisse des prix. Les seuls bénéficiaires ce sont les producteurs de gaz de schiste américain qui peuvent vendre leur gaz plus cher à l'exportation que sur leur marché local…



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Le gaz de schiste américain vient concurrencer le gaz algérien en Europe

09.05.16. - Les experts doutent encore de la rentabilité d’une telle opération d’exportation par bateau dans un contexte marqué par la baisse des prix du gaz qui sont indexés aux cours pétroliers.

Le gaz de schiste américain arrive en Europe. Il atteindrait la France dès cet été. « La prochaine livraison pourrait être pour la France dans moins de deux mois », rapporte le site Francetvinfo qui précise que « EDF a signé un contrat de 50 cargos de gaz américain, du gaz de schiste extrait aux États-Unis ».

Après le boom du gaz de schiste de la fin des années 2000, les USA comptent exporter jusqu'à 60 millions de tonnes de gaz par an d'ici à 2020. Invraisemblables, il y a quelques temps les livraisons de gaz américains sont arrivées au Brésil avant d’atteindre l’Europe, il y a deux semaines, avec une première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) américain livrée au groupe pétrolier et gazier portugais Galp Energia.

Les experts doutent encore de la rentabilité d’une telle opération d’exportation par bateau dans un contexte marqué par la baisse des prix du gaz qui sont indexés aux cours pétroliers. « Il faut que ces exportations soient rentables, ce qui n'est pas évident avec des coûts élevés et des prix actuellement au plus bas », estime le directeur de la revue « Pétrole et Gaz arabes », Francis Perrin.

Dans un entretien accordé au journal français Le Parisien, M.Perrain juge que ces opérations d’exportation  requièrent une infrastructure lourde et des investissements colossaux. « Il faut construire au point de départ des usines de liquéfaction pour refroidir le gaz à des températures inférieures à - 160 °C, afin de le rendre liquide, puis louer ou développer des flottes de méthaniers pour le transport. Des bateaux qui peuvent dépasser 300 m de long pour 50 m de large ! Et enfin bâtir à l'arrivée de nouvelles usines de regazéification. Cela prend du temps », explique-t-il.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée du gaz américain sur le marché européen est une réalité tangible surtout lorsqu’on sait que des travaux sont en cours sur le terminal de Dunkerque dans le Nord qui s’apprête à recevoir une première cargaison de gaz de schiste américain.

Pression sur le gaz algérien

Ainsi, après avoir tourné le dos au gaz algérien à la fin des années 2000, les américains viennent bousculer l’Algérie sur son marché traditionnel. L’Union européenne, principal client de l’Algérie a beau affirmer que l’Algérie est un « partenaire stratégique » en la matière, elle ne cesse de diversifier ses sources d’approvisionnement pour s’affranchir de sa dépendance notamment envers le gaz russe.

Le transport par canalisation demeure, certes, le moyen le plus fiable, mais l’arrivée du gaz américain sur le marché européen risque de mettre encore plus de pression sur l’Algérie qui a déjà perdu ses parts de marché en Europe au profit du Qatar et de la Russie au moment où elle compte augmenter ses livraisons en direction du vieux continent.

L’Algérie espère augmenter de 15% ses exportations pour atteindre les 50 milliards de mètre cubes cette année, contre 45 milliards en 2015.


isa77_Jouarre's insight:

Le gaz de schiste américain, une menace pour la vente du gaz algérien en Europe? 



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EDF et les gaz de schiste importés: le double langage


09.05.16. - Ce weekend, Ségolène Royal s'est prononcé contre l'importation prochaine de gaz de schiste américains. Chez EDF, même si les premières livraisons ne devraient pas intervenir cette année, le discours est bien plus ambigu.

Ce week-end, Ségolène Royal a été invitée à réagir à la possible livraison, dès cet été, de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. […] la ministre de l'écologie, visiblement surprise, a déclaré […] qu'elle n'y était pas vraiment favorable: "On ne peut pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation." 

Selon plusieurs experts du secteur contactés par L'Express, cette position très politique est difficilement tenable dans un marché globalisé. "Du gaz de schiste arrive au Portugal, en Belgique, une fois dans les tuyaux, comment interdire qu'il arrive en France?" se demande un observateur.

Prévue depuis plus d'un an, la livraison, d'ici 2018, d'une cinquantaine de cargos méthaniers en provenance du Texas pour le compte d'EDFet d'Engie (ex GDF-Suez) a mis le feu aux poudres, au sein même du gouvernement. En effet, ce gaz liquéfié (GNL) peut potentiellement contenir du gaz de schiste, massivement extrait aux Etats-Unis mais qui se confond dans les tuyaux américains avec la production dite conventionnelle.  Les autorités américaines estiment à 40% la part de gaz de schiste dans leur production. "Les Etats-Unis sont le premier producteur mondial, mais aussi le premier consommateur, explique à L'Express Jérôme Ferrier, président de l'Association française du gaz. Mais, depuis que les Américains ont réussi à extraire en grande quantité du gaz non-conventionnel [et donc du gaz de schiste, NDLR], ils ont aussi commencé à en exporter." 

En 2015, une première livraison a quitté le golfe du Mexique pour le Brésil. L'année dernière, 20 cargos ont pris la mer en direction de l'Argentine. En avril, le Portugal a accueilli un premier navire, ouvrant ainsi la route maritime vers l'Europe.  

 

Pour ce qui concerne l'Hexagone, deux contrats ont été signés par EDF et Engie (ex GDF-Suez). En juillet 2014, EDF a paraphé un accord avec le groupe américain Cheniere, portant sur "0,77 million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, pour une durée de vingt ans", détaille l'entreprise dans son document de référence de la même année

[…]

Officiellement, "il doit bien y avoir une livraison de GNL en juin prochain au nouveau terminal méthanier de Dunkerque, admet une source chez EDF, mais nous n'en connaissons pas encore la provenance. En l'état actuel, nous ne savons même pas si ce gaz viendra du groupe Cheniere. Le gaz n'a pas encore été acheté". 

Si l'on s'en tient au document de référence de 2014, les livraisons de gaz américains étaient prévues "à compter de la mise en service commerciale du terminal de liquéfaction de Corpus Christi (Texas), au plus tôt en 2019". 

[…]

Chez EDF, on refuse de s'exprimer sur les prix. Mais on se félicite "de la sécurisation et de la diversification des approvisionnements et des importations", tout en précisant que le "gaz non-conventionnel" restera "très minoritaire, moins de 10% du portefeuille". Selon sa ministre de tutelle, l'Etat n'en veut pas, du tout. Il pourrait bien devoir faire avec. 



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Gaz de schiste importé des Etats-Unis: “le summum de l’hypocrisie”


09.05.16. - Du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis devrait être livré à la France d'ici deux mois. Or, la fracturation hydraulique –qui permet d'extraire ce gaz- est interdite depuis 2011 en France. Une véritable « hypocrisie » selon l'économiste spécialiste de l'énergie, Thomas Porcher, invité ce lundi matin de Jean-Jacques Bourdin.

Malgré son interdiction en 2011, le gaz de schiste devrait être distribué en France. Ce gaz de schiste ne sera pas français mais américain. EDF a en effet signé un contrat de 50 cargos de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. "C'est le summum de l'hypocrisie", juge l'économiste spécialiste de l'énergie Thomas Porcher, invité ce matin dans Bourdin Direct.

Il estime que ces importations remettent en cause "la crédibilité de la politique énergétique française et européenne", rappelant que la majorité des Français reste opposée au gaz de schiste.

"Rendez-vous compte: en 2011, on vote une loi contre la fracturation hydraulique et en même temps on laisse deux champions -Total et EDF- investir 1 milliard d'euros dans un terminal méthanier à Dunkerque", rappelle-t-il.

 

Et selon lui, les prix du gaz ne devraient même pas baisser pour les consommateurs français. "C'est un choix géopolitique", analyse-t-il. "La France a le choix entre un gaz qu'elle ne juge pas démocratique venant de Russie et un gaz sale venant des Etats-Unis".

"Il faut être cohérent et refuser d'importer ce gaz. Ça fait depuis 2010 que la consommation de gaz baisse en Europe, donc pourquoi on va aller chercher des importations venant des Etats-Unis?", s'interroge l'économiste.

Car selon lui, ces exportations arrangent bien les Etats-Unis: "Il faut se poser la question, à qui profitent ces importations? Aux Etats-Unis qui ont un excédent énorme de production de gaz, à un prix extrêmement faible donc ils veulent l'exporter soit du côté de l'Asie ou de l'Europe".


isa77_Jouarre's insight:

Thomas Porcher sur bfmtv.



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Fort McMoney : plongez au coeur de l'industrie pétrolière - ARTE Future (Blog)

Google actu "Schiste" - lun, 09/05/2016 - 17:58

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Tout au long de son investigation, David Dufresne a interrogé plus de cinquante personnages, depuis des lobbyistes de l'industrie en passant par des militants écologistes jusqu'aux élus locaux. Et un ancien trappeur, Jim Rogers, qui est devenu le fil ...

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EDF et les gaz de schiste importés: le double langage - L'Express

Google actu "Schiste" - lun, 09/05/2016 - 17:32

L'Express

EDF et les gaz de schiste importés: le double langage
L'Express
Ce week-end, Ségolène Royal a été invitée à réagir à la possible livraison, dès cet été, de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. En marge des commémorations du 8 mai, la ministre de l'écologie, visiblement surprise, a déclaré au micro de France ...
ENVIRONNEMENT Du gaz de schiste sera importé en France : « C ...Le Dauphiné Libéré
Gaz de schiste : il débarque en France en juin en provenance des ...Boursorama
Bientôt du gaz de schiste américain dans les gazinières des FrançaisBFMTV.COM
L'Usine Nouvelle -Francetv info -Europe1
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Le «principe Royal» sur le gaz de schiste : et si on n'importait plus ... - L'Opinion

Google actu "Schiste" - lun, 09/05/2016 - 16:08

L'Opinion

Le «principe Royal» sur le gaz de schiste : et si on n'importait plus ...
L'Opinion
L'application de ce principe a d'autres secteurs montre à quel point ce raisonnement est absurde. Est-ce le vent du protectionnisme qui lui a fait tourner la tête ou un simple moment d'égarement ? « On ne va pas interdire l'exploitation du gaz de ...

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Du gaz de schiste en France dès cet été - Magazine GoodPlanet

Google actu "Schiste" - lun, 09/05/2016 - 12:55

Magazine GoodPlanet

Du gaz de schiste en France dès cet été
Magazine GoodPlanet
La France va recevoir en provenance des Etats-Unis sa première cargaison de gaz de schiste, qui sera exploitée par EDF. Celui-ci fera son apparition dès cet été, malgré l'interdiction en 2011 de la fracturation hydraulique sur le sol français, méthode ...

En France, le gaz de schiste est interdit… sauf à l’importation, hypocrisie!

(!) Info minute – Revue de Presse Si la fracturation hydraulique est interdite sur le sol français, l’importation de gaz de schiste ne l’est pas ! Commandée par EDF, une première livraison pourrait arriver en France en juin 2016 en provenance des États-Unis. Nous nous insurgeons. Hypocrisie totale! « C’est une hypocrisie totale« , dénonce Paul Reynard, porte-parole […]

Importation de gaz de schiste des Etats-Unis: "C'est le summum de l ... - BFMTV.COM

Google actu "Schiste" - lun, 09/05/2016 - 12:17

BFMTV.COM

Importation de gaz de schiste des Etats-Unis: "C'est le summum de l ...
BFMTV.COM
EDF et Engie viennent de signer un contrat avec les Américains pour importer du gaz de schiste. Thomas Porcher, économiste et professeur à la Paris School of Business, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi. "C'est le summum de l'hypocrisie.

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Gaz de schiste : il débarque en France en juin en provenance des ... - Boursorama

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Boursorama

Gaz de schiste : il débarque en France en juin en provenance des ...
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Il y a quelques semaines, la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) obtenu par fracturation hydraulique, débarquait en Europe, au Portugal. Si la législation française interdit toujours d'extraire le gaz de schiste sur son territoire, l ...
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Énergie : le gaz de schiste américain bientôt en FranceFrancetv info
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Sorti par la porte, le gaz de schiste entre par la fenêtre ! EDF - Etat français actionnaire majoritaire - même pas honteux.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - lun, 09/05/2016 - 08:31
Comment ? Après plusieurs années de forages intensifs, les Etats-Unis en sont venus à exporter leur surplus de production. Une vraie révolution dans le monde de l'énergie. Depuis le boom du ga...

Two-Thirds of U.S. Gas Supply Now Comes From Fracking


06.05.16. - Hydraulic fracturing, the method used to extract oil and natural gas from shale formations deep underground, has gone from a niche activity to the process responsible for more than two-thirds of U.S. gas supply. Fracking now accounts for 67 percent of marketed gas output, up from less than 7 percent in 2000, according to the U.S. Energy Information Administration. The controversial technique involves pumping water, sand and chemicals into a well to break apart rock and release fuel.


isa77_Jouarre's insight:

Aujourd'hui, Bloomberg nous apprend que seulement 7% du gaz américain a été produit en 2000 à l'aide de la fracturation hydraulique. 

On peut aussi voir sur ce graphique que la production se répartissait encore à 50/50 en 2010 entre gaz produit avec ou sans fracturation hydraulique.

On est bien loin de la fable qu'on a voulu nous vendre qui nous expliquait que la fracturation hydraulique avait fait ses preuves historiquement, au motif qu'elle était soit-disant utilisée depuis plus de 50 ans aux Etats-Unis. 



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Canada ... Incendies ... Sécheresse ... Sables bitumineux ... Pétrole ...

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - dim, 08/05/2016 - 19:16
Fort McMurray se trouve en Alberta (Canada). Voir carte ci-dessous. Sables bitumineux ? Les sables bitumineuxOn appelle ainsi des gisements pétroliers non conventionnels contenant du pétrole extra-lourd extrêmement visqueux..., ou bitumeux, sont un mélange...

Fort McMurray, une région pétrolière en crise frappée par les flammes


06.05.16. - Le plus grand site mondial d’exploitation de sables bitumineux avait déjà vu, avec la chute des prix du pétrole, ses projets d’investissement se tarir.

Des files interminables de voitures fuyant les flammes, des dizaines de véhicules en panne sèche à l’abandon sur les bas-côtés de l’autoroute, des centaines d’habitants réfugiés dans des baraquements de fortune : près de cent mille personnes ont quitté Fort McMurray et ses environs, l’évacuation la plus importante liée à des incendies de l’histoire canadienne. Un drame humain et environnemental, qui n’a pour l’heure pas fait de morts, mais qui survient tragiquement dans une région déjà durement éprouvée socialement et économiquement par la chute vertigineuse des prix du pétrole.

L’incendie monstre à Fort McMurray atteint les 1.000 km² de superficie

Parti dimanche 1er mai de feux de broussailles, l’incendie à Fort McMurray (province de l’Alberta, Canada) continue de s’étendre. Vendredi 6 mai, les feux étaient passés d’une superficie de 800 km² à 1 000 km², selon Radio-Canada.

Une zone de 1 000 km², cela représente dix fois la superficie de Paris ou tout simplement la taille de l’île de la Martinique.

Près de 25 % de l’économie canadienne est liée à l’industrie pétrolière. Avant les feux, il en coûtait entre 40 et 65 dollars pour produire un baril de pétrole dans ces sables bitumineux. Rien ne dit si ces coûts seront maintenus une fois la situation maîtrisée sur le front des incendies.

Installé dans ce nord profond et ultraconservateur de l’Alberta, « Fort McMoney », comme on surnommait cette ville il n’y a pas si longtemps tant sa croissance paraissait sans limite, s’était mise à tourner au ralenti ces derniers mois, malgré la baisse continue des coûts d’exploitation.

A 30 ou 40 dollars le baril, le plus grand site mondial d’exploitation de pétrole, avec ses sols gorgés de sables bitumineux évalués à 170 milliards de barils (3e réserve de la planète de ce mélange de bitume, de sable et d’argile), a vu ses projets d’investissement se tarir.

Depuis les derniers mois de 2015, le temps paraissait bien fini où les travailleurs affluaient de toutes parts, […] Oubliées les semaines où l’ouvrier qualifié était payé 4 000 dollars (environ 3 500 euros) la semaine « douze-heures-par-jour-sept-jours-sur-sept », primes comprises. Terminés aussi les petits boulots au McDonald’s local à 20 dollars de l’heure, le double du salaire habituel.

 Avec un tiers de ses logements vacants avant son évacuation, Fort McMurray connaissait le plus fort taux d’inoccupation du pays. Les hôtels étaient à moitié vides. Et les ambitions de production des groupes pétroliers revues à la baisse : un peu plus de 4 millions de barils par jour étaient attendus en 2030, soit 2 millions de barils de moins que les projections faites en 2014. Avant le départ des feux, les dépenses en capital de l’industrie du pétrole et du gaz avaient l’objectif d’atteindre 31 milliards de dollars cette année, soit une baisse de 62 %, par rapport au record de 81 milliards en 2014.

Aucun calcul ni aucune nouvelle projection n’ont été faits depuis les incendies. Près de 20 % de la production vient d’être arrêtée. Un chiffre provisoire tant le manque de main-d’œuvre va se faire sentir dans les jours à venir.

En un an, le secteur avait déjà perdu plus de 35 000 emplois dans la région. Le triple, si l’on y ajoute les intermédiaires et les sociétés liées à l’industrie pétrolière. […]

Le veto de Barack Obama, en décembre 2015, au projet controversé d’extension de l’oléoduc Keystone XL, destiné à acheminer le pétrole bitumineux canadien aux raffineries texanes, avait un peu plus plongé le secteur dans le doute. […]



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Canada : incendie au cœur des champs de sables bitumineux

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 08/05/2016 - 18:15
CANADA : INCENDIE AU CŒUR DES CHAMPS DE SABLES BITUMINEUX

L'incendie de forêt qui a forcé l'évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta, progresse inexorablement.
Parti dimanche 1er mai de feux de broussailles, l'incendie à Fort McMurray (province de l'Alberta, Canada) continue de s'étendre.
Vendredi 6 mai, les feux étaient passés d'une superficie de 800 km² à 1 000 km², selon Radio-Canada.

Au cœur des champs de l'industrie des sables bitumineux dont Fort McMurray est la capitale, au moins 1 600 maisons ont été détruites par le feu, qui a déjà brûlé plus de 200 000 hectares de forêt.
Le site pétrolier de Syncrude a été évacué.

Vendredi 6 mai. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d'habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s'étaient réfugiés dans des camps de l'industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l'or noir, après l'ordre général d'évacuation donné mardi.

Sur le front de l'incendie, les nouvelles sont rassurantes pour Fort McMurray. Centre-ville, hôpital, aéroport ont été épargnés, mais « les dommages sont considérables, la ville n'est pas près d'être sécurisée et la reconstruction prendra des mois ».
Le bilan de vendredi fait état de 101 000 hectares brûlés et de deux nouveaux foyers d'incendies déclenchés par des éclairs dus au feu principal. Aucun site d'exploitation de pétrole ou de gaz n'a été touché, a encore précisé M. Morrison.

Cependant, plusieurs compagnies d'Athabasca, principale région productrice de pétrole issu des sables bitumineux, ont mis leurs installations au ralenti, avec un minimum d'employés. L'Association canadienne des producteurs de pétrole (CAPP) refusait, vendredi, d'évaluer les pertes, bien que les médias aient fait état d'une réduction de la production de 800 000 à un million de barils par jour, soit la moitié de la normale, depuis mardi. Dans le même temps, les prix du baril de pétrole clôturaient à la hausse vendredi comme la veille. Affichant une perte record de 4,8 milliards d'euros en 2015, les compagnies pétrolières canadiennes ont supprimé plusieurs dizaines de milliers d'emplois depuis deux ans à la suite de la chute des cours pétroliers.

Installé dans ce nord profond et ultraconservateur de l'Alberta, « Fort McMoney », comme on surnommait cette ville il n'y a pas si longtemps tant sa croissance paraissait sans limite, s'était mise à tourner au ralenti ces derniers mois, malgré la baisse continue des coûts d'exploitation.
A 30 ou 40 dollars le baril, le plus grand site mondial d'exploitation de pétrole, avec ses sols gorgés de sables bitumineux évalués à 170 milliards de barils (3e réserve de la planète de ce mélange de bitume, de sable et d'argile), a vu ses projets d'investissement se tarir.

Depuis les derniers mois de 2015, le temps paraissait bien fini où les travailleurs affluaient de toutes parts, attirés par les promesses de ruée vers l'or de ce « Klondike » du XXIe siècle. Oubliées les semaines où l'ouvrier qualifié était payé 4 000 dollars (environ 3 500 euros) la semaine « douze-heures-par-jour-sept-jours-sur-sept », primes comprises. Terminés aussi les petits boulots au McDonald's local à 20 dollars de l'heure, le double du salaire habituel.

Avec un tiers de ses logements vacants avant son évacuation, Fort McMurray connaissait le plus fort taux d'inoccupation du pays. Les hôtels étaient à moitié vides. Et les ambitions de production des groupes pétroliers revues à la baisse : un peu plus de 4 millions de barils par jour étaient attendus en 2030, soit 2 millions de barils de moins que les projections faites en 2014. Avant le départ des feux, les dépenses en capital de l'industrie du pétrole et du gaz avaient l'objectif d'atteindre 31 milliards de dollars cette année, soit une baisse de 62 %, par rapport au record de 81 milliards en 2014.
Aucun calcul ni aucune nouvelle projection n'ont été faits depuis les incendies. Près de 20 % de la production vient d'être arrêtée. Un chiffre provisoire tant le manque de main-d'œuvre va se faire sentir dans les jours à venir.

En un an, le secteur avait déjà perdu plus de 35 000 emplois dans la région. Le triple, si l'on y ajoute les intermédiaires et les sociétés liées à l'industrie pétrolière. Pour les groupes pétroliers, cette crise tombait d'autant plus mal que le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau projetait de plafonner les aides publiques à la production des sables bitumineux et de limiter leur empreinte carbone. L'exact contre-pied des années Stephen Harper, l'ancien premier ministre conservateur, élu de l'Alberta.
Le veto de Barack Obama, en décembre 2015, au projet controversé d'extension de l'oléoduc Keystone XL, destiné à acheminer le pétrole bitumineux canadien aux raffineries texanes, avait un peu plus plongé le secteur dans le doute.

Près de 25 % de l'économie canadienne est liée à l'industrie pétrolière. Avant les feux, il en coûtait entre 40 et 65 dollars pour produire un baril de pétrole dans ces sables bitumineux. Rien ne dit si ces coûts seront maintenus une fois la situation maîtrisée sur le front des incendies.

Sur Le Monde : articles, photos, vidéos
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/06/fort-mcmurray-une-region-petroliere-en-crise-frappee-par-les-flammes_4914959_3244.html#H1Si1lkQVdrseDLX.99
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/07/au-canada-l-exode-par-terre-et-par-air-pour-fuir-l-incendie-a-fort-mcmurray_4915235_3244.html#ryJtGmJfRgwP3ulL.99
* http://www.lemonde.fr/incendie-de-fort-mcmurray/article/2016/05/08/a-lac-la-biche-l-attente-des-sinistres-de-fort-mcmurray_4915496_4915262.html#rC18d0sH98KFlp6H.99

Assemblée générale de l’Association Des Victimes des Affaissements Miniers

07.05.16. - L’assemblée générale de l’association des victimes des affaissements miniers (ADVAM) s’est réunie en présence de Colette Goeuriot, présidente d’honneur du collectif de défense des bassins miniers lorrains.

Le comité a établi le rapport moral et financier de l’année 2015. Le bilan est positif, les 37 membres poursuivent l’activité car les affaissements miniers ne sont pas terminés.

Colette Goeuriot a dressé un bilan des actions menées par les différentes ADVAM et le collectif de défense des bassins miniers pour obtenir auprès du gouvernement un texte de loi précis concernant le risque minier, toujours d’actualité, l’indemnisation des victimes, ainsi que des communes.

Elle a insisté sur la nécessité de continuer la mobilisation, pour que le projet gouvernemental de réforme du code minier intègre les propositions initiales du collectif.

 

Travaux de refonte du code minier

Depuis 2012, le collectif a participé aux travaux de refonte du code minier, avec la constitution de la commission Tuot et du rapport du même nom, incluant la majeure partie des propositions du collectif. Mais, lorsqu’en mars 2015, le ministère de l’Environnement soumet un nouveau texte, les membres du collectif constatent la disparition quasi totale du volet après-mine.

En août 2015, une nouvelle version est soumise à leurs commentaires et analyses, qu’ils ont réalisés avec l’aide de spécialistes du droit. Les dommages engendrés par les risques miniers sont multiples :

  • perte de valeur immobilière,
  • difficultés pour les communes concernées de se développer en raison de la rareté des zones blanches,
  • ennoyages en cours dans certaines zones,
  • indemnisation des victimes ne se faisant pas sur la base d’une reconstruction à neuf…

Plusieurs réunions de territoires regroupant associations, élus et parlementaires du secteur ont eu lieu, où les différents acteurs sont revenus en détail sur les modifications à apporter au texte existant.

Colette Goeuriot a incité les membres de l’ADVAM à participer aux différentes actions du collectif : « Nous sommes dans un rapport de force, donc il faut continuer ». L’assemblée générale s’est terminée par la réélection du comité en place. « On est reparti pour une année, en espérant qu’on ait d’autres résultats », s’est exprimé le président de l’ADVAM de Montois.



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Énergie : il y aura du gaz de schiste en France cet été


08.05.16. - Il n'a pas réussi à entrer par la grande porte, il passera donc par la fenêtre. La France a beau avoir interdit en 2011la fracturation hydraulique…


isa77_Jouarre's insight:

Pour l'instant, il n'est pas encore arrivé…



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Gaz de schiste : bientôt en France?


08.05.16. - Alors que la France a interdit la fracturation du gaz de schiste en 2011, dans quelques mois, ce gaz fera quand même son apparition sur notre territoire en provenance des États-Unis.

Un cargo rempli de gaz de schiste arrive au Portugal. La prochaine livraison pourrait être pour la France dans moins de deux mois. EDF a signé un contrat de 50 cargos de gaz américain, du gaz de schiste extrait aux États-Unis. Après fracturation hydraulique dans les sous-sols, le gaz sera acheminé par bateau jusqu'au terminal de Dunkerque dans le Nord, avant d'être distribué dans nos entreprises et nos logements. 50 cargos américains commandésEDF achète du gaz de schiste à d'autres pays alors que la France refuse d'en extraire sur son territoire. Comme à Barjac (Gard) en février dernier, une partie de l'opinion publique y reste opposée. Un paradoxe dénoncé parSégolène Royal ce dimanche 8 mai. "On ne peut pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation", a assuré la ministre de l'Environnement.

 


isa77_Jouarre's insight:

Ni ici, ni ailleurs a dit Ségolène Royal… On attend la mise en pratique…



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