STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Algérie: texte du moratoire demandé sur le gaz de schiste


27.02.15. - El Watan Week-end publie la lettre adressée au président de la République par les militants anti-gaz de schiste et des extraits des études publiées dans le moratoire.

A- Fracturation hydraulique et enjeux environnementaux

I- La contamination de l’eau
   1- La contamination des nappes d’eau à travers les espaces annulaires des puits.

   2- Contamination par la fracturation et les failles préexistantes

II- Fracturation hydraulique et occupation spatiale

III- La fracturation hydraulique et gestion de l’eau

IV- Exploitation des gaz de schistes et contamination de l’air

   1- Contamination directe par l’évaporation des substances chimiques incorporées dans les liquides de fracturation
   2- Contamination indirecte par fuites de méthane

B-Impacts sur la santé de l’exploitation des gaz de schistes 

I- Les produits utilisés dans les fluides de fracturation à éliminer impérativement, car responsables d’effets irréversibles.

Le benzène,

Le formaldéhyde,

L’oxyde d’éthylène,

La silice cristalline

L’acide sulfurique

II- Symptomatologie et signes d’appel

C- La non-rentabilité




isa77_Jouarre's insight:

Le document complet est accessible ici: 

http://www.elwatan.com/complements/2015/02/27/moratoire-de-gaz-schiste-insalah_2601380.pdf
c'est une synthèse de tous les arguments justifiant du refus de l'exploration et de l'exploitation du gaz de schiste. 

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Gaz de schiste : Sonatrach contre-attaque - Jeune Afrique

Google actu "Schiste" - ven, 27/02/2015 - 10:31

Jeune Afrique

Gaz de schiste : Sonatrach contre-attaque
Jeune Afrique
Pour contrer les arguments des opposants au gaz de schiste en Algérie, Sonatrach a invité des experts étrangers pour rassurer l'opinion quant aux dangers représentés par l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. Pour contrer les opposants au ...

et plus encore »

Moratoire sur le gaz de schiste - El Watan

Google actu "Schiste" - ven, 27/02/2015 - 10:07

El Watan

Moratoire sur le gaz de schiste
El Watan
Dans le cas du gaz de schiste, les 85 à 90% des réserves non récupérées, mélangées aux 20 à 40% du fluide de fracturation laissé dans la roche, exerceront, avec le temps, une pression de plus en plus forte sur les abords immédiats du puits.

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Google actu "Schiste" - ven, 27/02/2015 - 06:02

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TAFTA: les sociaux démocrates valident, en douce, les tribunaux d’arbitrage

Gaz de Schistes Provence - jeu, 26/02/2015 - 23:36
Mercredi 25 Février 2015 à 13:05

Bruno Rieth Ce samedi 21 février, les dirigeants sociaux-démocrates européens ont adopté une disposition commune pour réclamer l' »amélioration » du mécanisme des tribunaux privés d’arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Une fausse bonne nouvelle puisque cette disposition enterre par la même occasion la suppression pure et simple de ce dispositif dans le cadre des négociations sur le TAFTA pourtant majoritairement rejeté par les peuples européens. Manuel Valls entouré de Martin Schulz (à droite) et de Sigmar Gabriel, Vice-Chancelier de l’Allemagne. Paco Campos/EFE/SIPA

Samedi dernier, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernements sociaux-démocrates européens se réunissaient à Madrid. Objectif, afficher leur unité face aux attaques meurtrières terroristes et tenter de définir une stratégie économique commune. Et surtout, donner un coup de main au chef de file du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, en peine dans les sondages et aux prises avec le très en vogue parti anti-austérité Podemos, porté par vague Syriza. Manuel Valls qui représentait la France a donc pu assister à un drôle de spectacle. Notre premier ministre venu à la fois en tant que spectateur et représentant des dirigeants politiques sociaux-démocrates a tenu un discours inhabituel dans sa bouche, appelant à arrêter « l’austéricide » des politiques européennes, critiquant « l’austérité pour l’austérité ». Cocasse, quand dans leurs pays respectifs, tous ces «socdem» s’emploient pourtant à en appliquer les « bonnes » recettes. Un sérieux dédoublement de la personnalité dirait un psychiatre…

En marge de cet étrange exercice d’équilibriste, les dirigeants européens en ont aussi profité pour s’accorder sur une position commune sur l’épineuse question du mécanisme des tribunaux d’arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Adoptée, elle permettrait, dans le cas d’un litige commercial entre une entreprise américaine et un état européen, à l’entreprise américaine d’attaquer cet état devant un tribunal arbitral international et d’écarter de fait les instances judiciaires nationales. La disposition suscite une véritable levée de boucliers de toute part dans le cadre des négociations sur le traité transatlantique.  En témoigne les résultats de la consultation européenne sur ce mécanisme. Sur 150 000 avis rendus, 88 % des répondants s’opposent à l’introduction de cette clause dans le TAFTA. En réponse, les sociaux démocrates ont donc accordé leurs violons pour réclamer un cadrage plus strict de ces tribunaux : exclusion de certains secteurs comme la santé ou l’environnement« pour préserver la capacité des Etats à prendre des décisions souveraines », rehaussement des exigences en matière de conflit d’intérêt des juges-arbitres, création d’une cour d’appel et d’une cour permanente ainsi que le renforcement des pénalités en cas de plainte abusive des investisseurs.

Le Parti socialiste, dans un communiqué, s’est empressé de saluer cette « réponse ambitieuse » et de se réjouir de « cette déclaration commune qui reflète nos valeurs : transparence, défense des intérêts des Etats, protection des citoyens et de l’environnement, engagement pour une mondialisation maîtrisée et favorable aux peuples souverains ». Le PS en a aussi profité pour vanter « l’important travail diplomatique mené par le secrétaire d’Etat au commerce extérieur de Matthias Fekl avec plusieurs partenaires européens ». Et au Quai d’Orsay, on ne boude pas son plaisir. « A dilplomate is born » nous confie-t-on au quai d’Orsay, plein d’enthousiasme. Et de poursuivre « Cela fait des mois que Matthias Fekl travaille pour faire bouger les lignes. D’abord avec les allemands puis avec les autres partenaires européens. Il y a encore quelques mois, nous n’aurions même pas imaginé que l’on puisse arriver un tel résultat. C’est très excitant ». Un coup de projecteur que ne doit pas renier le jeune et discret ministre, arrivé au quai d’Orsay pour remplacer le « phobique Thévenoud ».

 

capture d’écran

Une victoire à la pyrrhus car il y a un gros revers à la médaille : en voulant encadrer plus strictement ce mécanisme plutôt que de réclamer sa suppression, les sociaux démocrates européens viennent en fait de le sanctuariser. En parfaits sociaux démocrates, ils ont opté pour une réforme du dispositif pour en limiter les dérives et surtout le rendre acceptable par des parlements nationaux très remontés contre le projet: « Oui, mais si on change la nature même de ces mécanismes, ça en aura le goût et l’odeur mais ça ne sera plus les tribunaux d’arbitrages que l’on connaît », nous rétorque-t-on, l’enthousiasme en moins.

Un glissement subtil qui n’a pas échappé non plus à Yannick Jadot, député européen EELV, en pointe dans le combat contre le TAFTA. « Cette position de la France et maintenant des sociaux démocrates qui consiste à dire que l’on va faire évoluer ces mécanismes pour les améliorer, c’est n’importe quoi ! La consultation européenne a clairement montré que les européens rejettent en bloc ce mécanisme », et de poursuivre, « c’est le principe même de tribunaux privés supranationaux qui permettra à des investisseurs de contester des décisions des Etats en arguant d’hypothétiques pertes de bénéfices qui est inadmissible ». Les conséquences de la mise en place de ces juridictions privées se feraient d’ailleurs déjà sentir selon lui. Preuve en est, le report sine die par la Commission européenne de toute proposition pour légiférer sur les « dangereux » perturbateurs endocriniens « pour éviter de contrarier les multinationales américaines », analyse-t-il. Une position d’autant plus regrettable pour l’élu écologiste que les négociations sont encore en cours, « tout est encore ouvert à ce stade », au point de se désoler de cette France qui ne sait plus dire «non»: « A l’époque, Lionel Jospin avait su dire non face à l’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) ce qui avait eu pour conséquence l’abandon du projet. Plus récemment, lorsqu’ Angela Merkel considère que les intérêts de l’Allemagne sont en jeu, elle n’hésite pas à dire non. Pourquoi la France ne pourrait pas refuser ce transfert de la souveraineté démocratique à des multinationales ? ». Peut-être qu’un jour les sociaux-démocrates européens se réuniront pour réfléchir sur leur propre impuissance.

Article actualisé à 18h20. 


« Je ne suis pas contre l’exploitation du gaz de schiste »

23.02.15. - Abdelmadjid Menasra est président du Front du changement (FC). Dans cet entretien, il s’exprime sur les initiatives de la CNLTD et son appel à une marche contre l’exploitation du gaz de schiste le 24 février.

La CNTLD a appelé à une marche contre l’exploitation du gaz de schiste. Quelle est votre position ?

Je ne suis pas contre l’exploitation du gaz de schiste. Du coté scientifique je suis convaincu que ce n’est pas nuisible pour l’environnement. Moi je suis contre la façon avec laquelle ce dossier a été traité.  Le problème à In Salah est que le pouvoir marginalise la population. Il aurait dû les convaincre d’abord avant de procéder à l’exploration ou à l’exploitation du gaz de schiste. Les habitants d’In Salah ont le droit à l’information. Le plus important aussi c’est qu’ils ont droit au respect. L’attitude du gouvernement reflète un manque de respect envers les citoyens alors qu’ils ne sont pas bêtes et ils savent bien quoi faire. De mon côté je soutiens nos frères à In Salah et je salue leur civisme. Les protestataires ont montré un haut niveau de culture et d’éthique en exprimant leurs revendications. D’ailleurs, ils défendent toute l’Algérie, pas uniquement In Salah.

[…]

Vous dites que l’opposition subit beaucoup de pression, pouvez-vous nous donner des illustrations?

Je vous donne un simple exemple : à chaque fois qu’on veut organiser une conférence ou une réunion, on doit obtenir d’abord l’accord des autorités. Je ne comprends pas pourquoi un parti agréé doit à chaque fois solliciter l’autorisation auprès des autorités.

D’autre part, réserver une salle est un autre volet de nos soucis. Les partis qui soutiennent le pouvoir n’ont aucun problème à propos de cela, mais les partis d’opposition souffrent pour réserver un lieu approprié pour se réunir. La majorité des salles appartiennent à l’Etat. En outre, elles sont excessivement chères, comme si le pouvoir faisait du business avec nous. Certains partis qui ont les moyens financiers pour louer une salle préfèrent se réunir en dehors de la capitale où les hôtels sont moins chers. Interdire les partis politiques d’exercer leurs activités n’a aucun lien avec les principes démocratiques.

On dit que l’opposition est le miroir du pouvoir…

Je suis tout à fait d’accord mais malheureusement notre système politique est inconscient. Il ne sait pas qu’il est en train de porter préjudice aux principes démocratiques de la République Algérienne. Dans les États développés c’est absolument la réalité. L’opposition est considérée comme le miroir qui reflète les défauts du système politique, en permettant à ce dernier de se corriger. Chez nous on est loin de cela. Notre pouvoir politique ne reconnait pas l’opposition. Il fait toujours de son mieux pour la marginaliser et la mettre à l’écart de la scène politique. Malheureusement, il n’est pas assez mûr pour traiter l’opposition comme son miroir.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

A-t-il compris la question sur l'opposition, miroir du pouvoir, pas certain ! 

En tout cas, sa déclaration a le mérite d'être claire: il est pour l'exploitation du gaz de schiste. Le seul intérêt de la situation à In Salah c'est qu'il y a une révolte contre le pouvoir. Le refus de l'exploration du gaz de schiste, c'est secondaire… 



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CHEVRON jette l'éponge dans le gaz de schiste en Roumanie

23.02.15. - Chevron a annoncé dimanche l'arrêt prochain de ses recherches de gaz de schiste en Roumanie. En janvier déjà, la compagnie américaine avait abandonné ses opérations
liées au gaz de schiste en Pologne en raison la aussi de sa faible rentabilité. Le gaz de schiste, plus coûteux à produire que les hydrocarbures conventionnels, est frappé de plein fouet par la chute des cours du brut qui rend sa production bien trop coûteuse.



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La capitale [algérienne] interdite à l’opposition


25.02.15. - La capitale a été une nouvelle fois fermée à toute expression pacifique de l’opposition. Le rassemblement, auquel ont appelé de nombreux partis politiques, a été empêché selon des procédés pernicieux qui renseignent sur la sophistication des méthodes de  répression. Des rassemblements et des marches ont été, par ailleurs organisés dans plusieurs villes du pays, où des manifestants ont tenu à exprimer leur soutien à la population d’In Salah qui rejette le projet du gaz de schiste.

Alger, une citadelle assiégée. Des murailles infranchissables des forces antiémeute ont été dressées pour empêcher le rassemblement contre l’exploitation du gaz de schiste auquel a appelé  l’Instance de suivi et de coordination (ICSO) qui regroupe une dizaine de partis politiques de l’opposition. L’esplanade de la Grande-Poste, où devait se tenir le sit-in était tout simplement inaccessible. Le pouvoir a fait dans l’envahissement du terrain.

[…]

Une véritable chasse à l’homme est déclenchée dès que les premiers opposants tentèrent d’atteindre la Grande-Poste.

A peine ont-ils brandi des pancartes : «Non à l’exploitation du gaz de schiste», «Nous sommes tous des In Salah», ils se sont fait embarqués manu militari. Des leaders de partis de l’opposition ont été vraiment bousculés, malmenés et roulés par terre. C’est le cas de Mohamed Dhouibi d’Ennahda. L’ancien candidat à la présidentielle, Ali Benflis et son bras droit, Ahmed Attaf, ancien chef de la diplomatie durant les années 1990, ont été cernés par la police les empêchant de se rendre à la Grande-Poste.

[…] Le sociologue engagé Nacer Djabi s’est dit «choqué par la brutalité policière, signe d’affolement du pouvoir».

Après ce corps-à-corps qui a duré toute la matinée, les leaders de l’opposition se sont retrouvés au bureau régional du RCD, pour un point de presse. Mohcine Belabbas a exigé la libération des manifestants arrêtés à Alger et à Boumerdès. Ali Benflis, lui, a fortement dénoncé «un régime pharaonique, autoritaire et personnel». «Le peuple exige son droit à l’autodétermination, à désigner ses gouvernants à travers des élections transparentes», a-t-il revendiqué, avant que les chefs des partis quittent les lieux avec le sentiment d’avoir marqué et célébré le 24 Février dans la lutte.



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le 24 février, des slogans hostiles au pouvoir à Tizi Ouzou

25.02.15. -  Une marche pacifique a eu lieu hier au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, pour répondre à l’appel lancé par la CNLTD. Cette manifestation s’est ébranlée à 13h, devant le portail principal du campus universitaire de Hasnaoua, pour se diriger vers le centre-ville.

Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Contre l’exploitation du gaz du schiste», «Le gaz de schiste est une affaire nationale», «A vous les hydrocarbures, à nous l’histoire», ou encore «La souveraineté nationale est une ligne rouge», les manifestants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir. «A bas la répression, liberté d’expression», «Pouvoir assassin», ont-ils crié à tue-tête, avant d’amorcer la montée vers le stade du 1er Novembre.

Là aussi, les marcheurs ont marqué une halte pour reprendre en chœur : «Assas azekka, JSK tela, tela», tout en s’inclinant à la mémoire d’Albert Ebossé, le joueur de la JSK tué en août dernier. Puis, la procession a avancé lentement vers le premier rond-point de la capitale du Djurdjura, où les manifestants, bien encadrés par les organisateurs, ont également continué à scander les mots d’ordre de la marche. Et ce jusqu’à leur arrivée devant le jardin public jouxtant le siège de wilaya, où un rassemblement a été observé, avant que la foule se disperse dans le calme.

Dans la marche, nous avons remarqué, notamment, la présence des militants, cadres et élus du RCD, du MSP et ceux d’autres partis de l’opposition. Des présidents d’APC comme Ouahab Aït Menguellet, Rachid Hammi et Rabah Irmeche – maires de Tizi Ouzou, d’Abi Youcef et d’Aghribs – ont marché arborant leur écharpe officielle.

Mohamed Ikherbane, sénateur du RCD, a estimé, à la fin de la marche, que cette manifestation a été une réussite remarquable. «Cette capacité de mobilisation à l’appel de l’opposition prouve que la population veut un changement pacifique dans notre pays. La marche s’est déroulée dans la discipline. Nous réclamons toujours le départ du système», a martelé le même parlementaire.


isa77_Jouarre's insight:

Et si le ralliement à la cause des opposants au gaz de schiste n'était qu'une opportunité pour mobiliser contre le pouvoir en place? 

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Quelle est la signification d'un mot d'ordre tel que «Le gaz de schiste est une affaire nationale»?

Ni ici ni ailleurs… ni aujourd'hui ni demain? 



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24 février, rassemblement et sit-in à l’est de l'Algérie

25.02.15. - A Constantine, au moins une centaine de personnes ont répondu, hier, à l’appel lancé par la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD). Ce rassemblement, composé de représentants de partis politiques de l’opposition et de figures de la société civile et du mouvement associatif, s’est donné rendez-vous sur l’esplanade de la Brèche, sise en face du palais de justice, pour afficher leur soutien inconditionnel aux habitants d’In Salah dans leur combat contre l’exploitation du gaz de schiste.

Sur les banderoles arborées lors de ce rassemblement, on pouvait lire : «Nous sommes tous In Salah» et «Non au gaz de schiste». Un communiqué, signé par l’instance de suivi et de concertation de la CNLTD et réitérant l’opposition à ce projet d’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles, a été distribué. Au bout de 45 minutes, les manifestants se sont dispersés dans le calme sous une discrète mais importante surveillance policière.

A Jijel, certes, ce n’était pas la grande foule, surtout sous une pluie battante, mais une cinquantaine de militants de trois partis membre de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) ont tenu à marquer la date symbolique du 24 Février par un sit-in. Les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’APC de Jijel avec des écriteaux et des banderoles sur les lesquels était exprimé le rejet du recours au gaz de schiste et pour la protection de l’environnement dans ces contrées du Sahara. Les présents étaient essentiellement issus du Mouvement de la société pour la paix (MSP), du Parti de la justice et du développement (PJD) et d’Ennahda.

La ville de Batna n’a pas été en reste. L’appel de la CNLTD, s’il na pas eu l’écho escompté, a toutefois été entendu. Quelque 70 personnes ont observé un sit-in sur la grande esplanade du centre-ville, pancartes et drapeaux à la main, scandant durant plus d’une heure des slogans antigaz de schiste. Outre les représentants du MSP, Ennahda, RCD et Jil Jadid, d’anciens militants du FIS dissous étaient également présents et ont même occupé le devant de la scène.

Contrairement à son habitude, la police n’a pas pris le soin de se déplacer, anticipant certainement sur le petit nombre de manifestants. «Solidarité avec les habitants du Sud», «Non au gaz de schiste » et «Souveraineté nationale ligne rouge» étaient les slogans affichés par les protestataires. Le froid glacial n’a pas empêché des dizaines de citoyens, à Khenchela, de protester devant la stèle du chahid Abbès Laghrour, située au centre-ville, pour dénoncer l’exploitation du gaz de schiste en Algérie, et en signe de solidarité avec les habitants d’In Salah. Les manifestants ont exigé l’ouverture d’un dialogue national sur les grands dossiers qui préoccupent les citoyens, y compris le problème de l’extraction du gaz de schiste.

A la fin du sit-in, le mouvement a rendu public un communiqué dans lequel il «condamne avec la plus grande fermeté la répression qui s’abat sur les citoyens du Sud». Le même soutien est apporté aux habitants d’In Salah par les citoyens de Bordj Bou Arréridj. En effet, des universitaires et des leaders du mouvement associatif ont investi, hier, la place de la Liberté, en plein centre-ville, brandissant des pancartes contre l’exploitation du gaz de schiste.

A la fin de cette manifestation, un communiqué a été lu par le représentant de la CNLTD, auteur de cette initiative, appelant les citoyens à rester «vigilants, debout et à l’écoute de ce qui se passe au Sud». Skikda aussi a rejoint les rangs de la manifestation à l’est du pays. Une quarantaine de personnes ont observé, vers 13h30, un sit-in devant le siège du parti Ennahda, sur les allées du 20 Août 1955. Représentant quatre mouvements politiques, le FDJ de Djaballah, MSP, Ennahda et Fajr Jadid, les organisateurs ont brandi, à l’occasion, des banderoles portant des slogans antigaz de schiste.



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Bakken oil drillers retreating to the core

26.02.15. - 

  • North Dakota's oil producers have cut the number of active rigs in the state to just 121 from 190 a year ago, according to a new list published by the state’s Department of Mineral Resources.
  • The rig count is now below the threshold of “at least 130” the DMR director had identified last month as needed to sustain output at the current level of slightly more than 1.2M bbl/day.
  • Of the 121 active rigs, 115 are drilling in just four counties at the heart of the Bakken - Dunn, McKenzie, Mountrail and Williams.
  • With the number of rigs in even the core areas down by 30% in just over two months, production likely will begin to plateau or fall in the coming months, Reuters' John Kemp writes.

isa77_Jouarre's insight:

Un bulletin d'investisseurs qui constate que le nombre de foreuses actives dans le Bakken est en diminution (121 cette semaine contre 190 un an plus tôt). 

Le département des ressources minérales qui pense qu'il faut au moins 130 foreuses actives pour maintenir la production à son niveau actuel (1,2 million de barils jour)

Une concentration des forages dans quatre comtés (115 foreuses se trouvent au centre du Bakken, à Dunn, McKenzie, Mountrail et Williams). 

Une chute de 30% des foreuses en activité en deux mois laisse présager une production en plateau ou une diminution, telles sont les conclusions du rédacteur de Reuters…



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L'exploration comme l'exploitation du gaz de schiste doivent être rejetées, selon Ali Benouari

L’ancien ministre délégué au budget et ex candidat à l’élection présidentielle de 2014, Ali Benouari, estime que l'Algérie n'a pas un problème d'approvisionnement en énergie, comme les USA ou l'Europe, « qui pourrait conférer au gaz de schiste une place centrale parmi ses préoccupations ».  

 

 

S’ajoutant aux voix opposées au gaz de schiste en écho aux protestataires d’In Salah,  Ali Benouari pense dans une tribune parue ce jeudi dans le quotidien Liberté, que le problème de l’Algérie est qu'elle n'exporte rien d'autre « que son pétrole et son gaz, qui font vivre tout le pays, d'où l'exploitation effrénée des gisements à laquelle nous assistons, qui ne fait que retarder le moment où il faudra s'attaquer aux vraies difficultés ». Pour l’ancien ministre, l'exploitation du gaz de schiste comporte un grand risque de pollution pour les nappes albiennes du Sahara. Des nappes qui, dit-il, sont un vrai trésor à protéger, car « mieux que le pétrole et le gaz, elles sont à même de nous prémunir des effets néfastes du changement climatique, l'augmentation du stress hydrique et la réduction des surfaces agricoles  pouvant entraîner  des famines éventuelles ». Pour Ali Benouari, polluer ces réserves revient à commettre un « crime » semblable à un empoisonnement de puits.  L’ancien ministre délégué au budget des années 1990 vilipende les pouvoirs publics qui, selon lui, ont caché au peuple que la décision d'exploiter le gaz de schiste a été prise « il y a déjà plusieurs années », leur reprochant au passage de refuser, une fois démasqués, de faire la seule chose qui soit raisonnable selon lui : entamer le dialogue avec les populations du Sud « légitimement inquiètes et traumatisées par les radiations provoquées par les explosions atomiques françaises de 1960 ».

 Sortir de la dépendance excessive des hydrocarbures conventionnels

Le gouvernement aux yeux de Benouari ne voit dans la contestation grandissante des populations qu' « un vulgaire trouble » à l'ordre public, qu'il faut « réprimer sans état d'âme ». Mauvais calcul, note-t-il, car il juge que ce refus de dialoguer ne fait qu'alimenter les rumeurs sur « des contrats passés avec des multinationales, contrats qu'il faut honorer coûte que coûte ».

L'exploration comme l'exploitation du gaz de schiste doivent être rejetées, selon Ali Benouari. Pour deux raisons. « Non seulement en vertu du principe de précaution (dangers environnementaux non maîtrisés au vu des technologies actuelles), mais aussi pour sortir de la dépendance excessive vis-à-vis des hydrocarbures conventionnels ». Il préconise comme d’autres l’ont fait de diversifier notre économie et nos sources d'énergie. « Le Sahara, dit-il, nous offre justement la plus grande et la plus inépuisable d'entre elles, l'énergie solaire ». « L'alternative au pétrole et au gaz conventionnels, ce n'est pas le gaz de schiste, c'est le soleil ! », clame Ali Benouari pour qui le gaz de schiste, non seulement, pollue les nappes d'eau souterraines, mais renforce la dépendance du pays, le soleil les valorise au contraire.

Une fuite en avant

Poursuivant son réquisitoire, Ali Benouari pense que l’idée d'exploiter le gaz de schiste, envers et contre tous, « est une sorte de fuite en avant ». Une manière « pour le pouvoir de rassurer une population rendue inquiète par la baisse des prix du pétrole, de lui faire croire que nous avons une autre source d'énergie, quasi inépuisable ». Cette fuite en avant, soutient-il, le dispensant d'affronter la dure réalité et de devoir entamer des réformes qui seront la négation de tout ce qu'il a fait depuis 15 ans. 



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Roumanie : Chevron renonce au gaz de schiste


24.02.15. -  Suite à la chute du prix du baril, le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé qu’il abandonnait la prospection de gaz de schiste en Roumanie. C’est un immense soulagement pour les milliers d’opposants mobilisés depuis des années.

Cette décision a été confirmée par un porte-parole de Chevron qui s’est adressé à l’agence Mediafax à Bucarest. « Les résultats du forage en Roumanie ne justifient pas les espoirs et les progrès ont été trop lents pour étendre les investissements », selon les médias roumains.


En 2014, le Premier ministre roumain Victor Ponta avait reconnu que les travaux d’exploration menés par Chevron avaient échoué à produire des résultats, en dépits d’investissements significatifs.

« La Roumanie déploie beaucoup d’efforts pour quelque chose qui n’existe pas. Il semble que nous n’ayons pas de gaz de schiste », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que le pays allait acheter le gaz supplémentaire dont il avait besoin à Gazprom.

Les experts de Chevron avaient initialement estimé la quantité de gaz de schiste en Roumanie à 51 milliards de m3, ce qui, avaient-ils affirmé, suffirait à fournir du gaz au pays pour un siècle.

Le gouvernement roumain avait à l’époque délivré à Chevron un permis d’exploration de trois à cinq ans. Bucarest espérait que le gaz de schiste lui garantirait une sécurité énergétique et mettrait un terme à sa dépendance à la Russie. Gazprom fournit 20 % du gaz consommé en Roumanie.

L’été dernier, Chevron avait été contraint de suspendre ses travaux dans le district roumain de Vaslui, suite à des manifestations de riverains et d’environnementalistes. Ceux-ci craignaient que le forage et l’injection de grandes quantités de produits chimiques dans le sol ne causent une pollution environnementale.

« Nous avons vaincu grâce à nos protestations, nous ne serons plus empoisonnés », se sont exclamés des habitants de Pungeşti. Ils s’étaient opposés à plusieurs reprises aux travaux de Chevron, notamment le 7 décembre, quand plusieurs d’entre eux avaient affronté les gendarmes.

La baisse du prix du pétrole est à l’origine de la décision Chevron de se retirer de Roumanie. 




isa77_Jouarre's insight:

Chevron se retire de Roumanie après avoir quitté la Pologne il y a quelques mois. 



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transport du pétrole, une fiche pédagogique

26.02.15. - 

  • Près de 56,5 millions de barils de pétrole et de produits raffinés transitent quotidiennement d’un pays à un autre.
  • Le pétrole constitue près de 30% du tonnage de la marine marchande mondiale en 2013.
  • Le plus gros navire pétrolier jamais construit avait une capacité de 565 000 tonnes, soit l’équivalent de deux jours et demi de consommation de pétrole en France.
  • […]

isa77_Jouarre's insight:

Une fiche pédagogique intéressante. Il manque toutefois des données sur les transports en trains qui même s'ils sont marginaux n'en sont pas moins en pleine expansion sur le sol américain. 



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Les prédateurs redoublent d’appétit

26.02.15. - L’opposition aura réussi son pari de manifester non seulement à travers le pays, mais aussi à Alger, sous très haute surveillance et en dépit d’une répression «sophistiquée». Malgré la brutalité policière, elle est parvenue à mobiliser des citoyens aux côtés de chefs de parti, de députés et de représentants de la société civile.

Elle a surtout brisé, en ce 24 février, le monopole d’une commémoration patriotique qu’est la nationalisation des hydrocarbures, dévoyée ces dernières années par un régime autoritaire qui l’a transformée outrageusement en une glorification d’un système politique usé, totalement autiste aux doléances des Algériens. Une récupération «historique» au profit exclusif d’un clan du pouvoir et de ses intérêts, depuis l’accession de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République.

En dépit de tous les efforts du régime à interdire l’expression de la contestation et du droit de rassemblement dans la capitale, les Algérois qui ont manifesté mardi, ont réussi, aux prises avec un service d’ordre impressionnant et d’une violence inouïe, à briser ce mur de la peur. Une telle violence atteste que des instructions ont été données d’en haut dans ce sens. Une volonté des plus officielles à faire taire par la force, s’il le faut, toute velléité de contestation.

Ceux qui ont manifesté mardi, au-delà du refus de l’exploitation du gaz de schiste vue par Bouteflika comme «un don de Dieu» ont tenu, aussi, et c’est sans doute le plus important, à exprimer leur refus d’assister à une dilapidation des ressources et des richesses par un clan de prédateurs dont les accointances avec le pouvoir sont à peine soupçonnées.

[…] Car si le gaz de schiste ou toute autre ressource naturelle représentent, aux yeux des Algériens, une opportunité de financer un développement harmonieux, il n’en demeure pas moins que dans les conditions actuelles d’un autoritarisme dominant dans le domaine politique comme dans la sphère économique, son exploitation suscite des appétits de rapine dans des «milieux d’affaires» peu scrupuleux mais néanmoins bien introduits quand ils ne sont pas proches du pouvoir politique.

Au-delà des inquiétudes somme toute justifiées des citoyens qui ont manifesté, à In Salah et ailleurs, sur les conséquences que pourrait avoir, en l’état actuel des choses, une exploitation du gaz de schiste sur l’environnement, celles de voir cette nouvelle richesse au cœur de prédations en tous genres et d’actes de prévarication sont dans l’état actuel du pouvoir malheureusement tout aussi justifiées.

L’opacité qui entoure les transactions et l’attribution des marchés laisse planer la crainte d’assister à d’autres affaires du genre Sonatrach 1 et 2 et autres rebondissements comme les cavales de Chakib Khelil et Farid Bedjaoui. Et de cela comme de l’impunité dont jouissent tous les prédateurs, les Algériens n’en veulent plus.


isa77_Jouarre's insight:

Où l'on peut comprendre que tous les soutiens aux manifestants d'InSalah ne sont pas tous opposés à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Ce qui mobilise en ce moment c'est plutôt de savoir qui sera destinataire de cette nouvelle richesse… 



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Libertés: Les militants algériens surveillés et menacés en permanence


26.02.15. - Les militants issus du milieu associatif arrêtés durant la marche anti-gaz de schiste du 24 février dernier à Alger, disent continuer de subir les représailles des services de la police et des renseignements généraux.

La scène s’est déroulée à Alger-centre mardi dernier. Des dizaines de rangées de voitures de police sur la rue Didouche Mourad et plusieurs centaines d’éléments des forces anti-émeute – 40.000 selon la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) -, qui repoussent les manifestants anti-gaz de schiste à l’aide de leur matraque et bouclier. Dans leur foulée, les agents de l’ordre – dont le nombre exact n’a pas été confirmé par la DGSN, joint ce jeudi par nos soins – embarquent plusieurs militants associatifs et membres des partis politiques qui ont répondu à l’appel de l’Instance de suivi et de consultation de l’opposition (ISCO). Les manifestants parlent de 300 arrestations au total. […]

Ce type d’intimidation sur les militants est courant en Algérie, d’après ce leader du mouvement national des chômeurs. “Nous sommes tous sous la pression des autorités. Moi-même, durant les manifestations, je suis toujours “escorté” par au moins deux flics en civils”, confie Abdelaziz Noureddine, qui dit avoir été placé sous une surveillance permanente de la police et des renseignements de sécurité.

En dépit du travail de sape des autorités pour les dissuader de poursuivre leur engagement, qu’elles dénoncent, plusieurs associations – SOS Disparus, Barakat, Mouvement démocratique et social (MDS) etc, menacent de descendre à nouveau dans la rue le 11 mars. Elles ont effectivement lancé un appel pour manifester le 11 mars prochain devant le tribunal de Laghouat en soutien aux militants, condamnés à six mois de prison ferme et six mois avec sursis, qui seront jugés en appel. ”On sera tous là pour faire libérer nos camarades”, promet Abdelaziz Noureddine.


isa77_Jouarre's insight:

Sur ce blog, on trouve des publicités, comme souvent. Rien à redire, il faut bien que les blogs "gratuits" soient financés.

Au milieu du papier concernant la répression subies par les militants solidaires des manifestants d'In Salah, on peut lire une publicité pour le groupe gazier italien ENI. Il se trouve que ce groupe industriel est l'un de ceux avec lequel la Sonatrach a conclu un accord pour effectuer l'exploration du gaz de schiste dans le sud algérien. Malencontreux hasard… 



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La production de pétrole a contaminé des nappes phréatiques au Soudan du Sud

26.02.15. - L'exploitation pétrolière dans l'État d'Unité, au Soudan du Sud, a définitivement contaminé les nappes phréatiques d'une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l'eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

Il y a un lien direct entre l'exploitation et la production pétrolière dans le nord de l'État d'Unité et la contamination de l'eau potable dans la zone, a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l'ONG Sign of Hope (Signe d'espoir), Klaus Stieglitz.

L'ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l'entreprise African Water, installée en Allemagne et au Soudan du Sud et spécialisée dans la recherche et la fourniture d'eau potable dans ce pays.

Nous pouvons prouver que l'eau potable dans plusieurs villages (...) est contaminée par des produits d'origine humaine issus des activités d'extraction du pétrole, a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

La nappe phréatique supérieure est polluée par l'infiltration lente d'eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies, poursuit-elle dans son étude, estimant qu'aucune autre source d'eau salée n'a pu être identifiée dans la zone.
Les compagnies pétrolières ne prennent aucune mesure de protection de l'environnement, stockant eaux usées et boues de forage - contenant des additifs chimiques - dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent de leurs déchets de façon inappropriée, selon elle.


Depuis plusieurs années, la population (de la zone) se plaint d'un goût salé et amer de l'eau des puits, de maladies intestinales et d'une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, les gens abandonnent leurs puits pour boire l'eau des marais impropre à la consommation.


Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon l'estimation la plus prudente, subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais nous n'avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l'Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l'environnement de l'activité pétrolière. Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu'elles ne sont pas responsables du problème, a-t-il estimé, les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n'écoute.


isa77_Jouarre's insight:

Pollution des nappes phréatiques sur une exploitation "conventionnelle". Qu'arriverait-il si la nappe du Sud-Algérien était polluée à la suite d'une fracturation? 



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A In Salah, les habitants plantent des arbres contre le gaz de schiste


26.02.15. - Au 55e jour de contestation anti-gaz de schiste à In Salah, lundi 23 février, 55 arbres ont été plantés autour de la place Somoud (place de la Résistance) à l’initiative des habitants de la région.


Cette "green" campagne a pris naissance sur proposition d’un internaute sur le très dynamique groupe Facebook " In Salah Sun & Power ", qui suggérait de planter des arbres dans la région. Une proposition à laquelle ont adhéré de tout cœur les habitants de In Salah, encouragés et soutenus par le propriétaire d’une pépinière qui leur a offert les 55 plantes.

Une adhésion qui démontre surtout l’influence de la page Facebook dans le déroulement du mouvement In Salah, où se réunissent quotidiennement les militants pour échanger des propositions et des idées.


In Salah mène désormais un double combat! De nature socio-politique à posteriori, à travers les marches et les rassemblements organisés quotidiennement. De nature écologique, dans une optique de prévention "symbolique" contre les effets néfastes de l’exploration du gaz de schiste sur l’environnement



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Obama oppose son veto à la loi autorisant l'oléoduc Keystone XL

24.02.15. - Le président américain Barack Obama a opposé mardi son veto à la loi, votée par le Congrès à majorité républicaine, autorisant la construction de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis.

En usant de son véto, M. Obama veut conserver son pouvoir de décision sur ce projet controversé, en particulier pour des raisons environnementales, sur lequel il ne s'est pas encore prononcé sur le fond.

Les associations environnementales et nombre de démocrates jugent que ce projet va à l'encontre de la lutte contre le changement climatique et mettent en garde contre les risques de fuite posés par l'oléoduc.

Les républicains, appuyés par le gouvernement canadien conservateur de Stephen Harper, vantent le potentiel de création d'emplois du chantier, le renforcement de l'indépendance énergétique nord-américaine et la sécurité du transport par oléoduc plutôt que par voie ferroviaire.

Dans une tribune publiée dans le quotidien USA Today, les leaders républicains de la Chambre des représentants et du Sénat, John Boehner et Mitch McConnell, ont dénoncé par avance une décision "purement politique" du veto qui n'a rien à voir avec la valeur intrinsèque du projet.

Il s'agit du premier veto de M. Obama depuis que les républicains ont pris le contrôle total du Congrès en janvier et de son troisième seulement depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2009.

Dans sa lettre au Sénat expliquant sa démarche, le président américain souligne que le Congrès a tenté, par cette loi, de "contourner" un processus de décision établi de longue date.

Les républicains ont la possibilité de demander un nouveau vote, mais il leur faudrait une majorité de deux tiers, ce qui impliquerait le soutien de nombreux démocrates, une hypothèse improbable.

L'opérateur TransCanada a déposé, en 2008 puis en 2012, une demande de construction de Keystone XL pour transporter du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l'Alberta (ouest du Canada), jusqu'au Nebraska (centre des Etats-Unis), d'où il pourrait rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau existant d'oléoducs. L'oléoduc servirait en fait de raccourci à l'oléoduc Keystone et permettra d'augmenter de 40% la capacité de transport.

La Maison Blanche n'a donné aucun calendrier pour sa décision sur le fond, indiquant simplement qu'elle attendrait l'évaluation menée par le département d'Etat avant de se prononcer.




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High Yield Energy Report


26.02.15. - Pour les anglophones et les patients (la présentation est très très longue), écoutez l'argumentaire de ce conseiller financier. Il vous expliquera que pour gagner à coup sûr dans l'industrie pétrolière il faut investir dans les pipelines, mais surtout pas dans le XL Keystone ni aucun autre nouveau pipeline.

Ce gentil investisseur va vous expliquer que les trains ça ne fonctionne pas terriblement bien pour le transport des hydrocarbures, c'est trop dangereux ! La solution passe donc par les pipelines. Mais ces pipelines sont soumis à des normes, des réglementations donnant lieu à des contrôles (imposés par les mouvements de défense de l'environnement). Et comme la conformité à ces règlements sera vérifiée par une entreprise privée celle-ci va avoir du travail, puisqu'elle devra contrôler tous les pipelines existants ou à venir. Il y a donc de l'argent à se faire en investissant dans cette entreprise dont l'action ne coûte que 13$. 



isa77_Jouarre's insight:

On croirait presque une pièce de théâtre… 



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