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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

La Chambre des représentants vote en faveur de Keystone XL

14.11.14. - La Chambre des représentants américaine, contrôlée par les républicains, a voté en faveur d'un projet de loi qui autoriserait la construction de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et le Texas. Le Sénat pourrait lui emboîter le pas la semaine prochaine.


isa77_Jouarre's insight:

Et bien non, le Sénat n'a pas voté comme la Chambre des représentants. Le Sénat a voté contre…



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Le projet Keystone XL échoue par une voix au Sénat américain


18.11.14. - Le projet d'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis a été bloqué au Sénat américain, mardi soir, à Washington. Alors que la Chambre des représentants avait adopté le projet vendredi dernier, le pipeline n'a pas obtenu les 60 appuis nécessaires des sénateurs, échouant par une seule voix.

Il s'agit bien sûr d'une déception pour le gouvernement de Stephen Harper, qui tente d'obtenir l'aval des États-Unis pour la construction de l'oléoduc de TransCanada depuis des années. 

[…]

Le premier ministre de l'Alberta, Jim Prentice, qui souhaite exporter le pétrole des sables bitumineux de sa province vers les États-Unis grâce au pipeline, s'est également dit déçu, mais encouragé que le projet d'oléoduc ait gagné des appuis chez les élus américains. Il est convaincu que le nouveau sénat facilitera les choses. Il ira justement en visite à Washington en janvier.

Par voie de communiqué, TransCanada s'est félicité de ce qu'elle considère malgré tout comme un « soutien important et croissant pour Keystone XL » au Sénat. Son patron, Russ Girling, promet de « continuer à pousser » afin d'avoir gain de cause.

Le vice-président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Greg Strigham, se dit lui aussi plein d'espoir en voyant que le vote n'a été perdu que par une voix dans un sénat contrôlé par les démocrates.

Le nouveau sénat à majorité républicaine prendra ses fonctions en janvier. L'industrie est convaincue que le projet de pipeline sera présenté de nouveau. 

Greenpeace y voit tout au contraire un vote qui « donne raison à la science » en repoussant un projet qui engendrerait quelque 24 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an.

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photo: Barack Obama lors d'un discours en 2012 devant un entrepôt de tuyaux de TransCanada à Cushing, en Oklahoma


isa77_Jouarre's insight:

Attendons le mois de janvier…



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Le Sénat américain vote contre l'oléoduc Keystone XL


19.11.14. - Obama n'aura pas à utiliser son veto... Pour l'instant.  Le Sénat américain a rejeté de justesse mardi la construction de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, un chantier suspendu depuis six ans à une décision de l'administration de Barack Obama.

Seuls 59 sénateurs ont voté en faveur d'une mesure qui aurait donné le feu vert au projet, alors que 60 voix étaient requises, la plupart des démocrates étant hostiles à Keystone XL en raison des risques environnementaux. Mais un nouveau vote aura lieu en janvier sous la nouvelle majorité républicaine, qui devrait trouver quelques démocrates pour passer la barre des 60 voix.

La Maison Blanche avait répété mardi que le président américain était opposé à la loi, Barack Obama souhaitant attendre la fin du processus judiciaire avant de décider si le projet doit être approuvé par son administration ou non. La société TransCanada a déposé sa première demande en 2008, et soumis un nouveau tracé en 2012.

Pour les républicains, Keystone XL représente un potentiel de création de dizaines de milliers d'emplois. Mais les démocrates dénoncent les risques de fuite et de contamination environnementale, sur un tronçon de 1.900 km dont 1.400 aux Etats-Unis.

Keystone XL doit en outre transporter du brut issu des sables bitumineux de l'Alberta, un type de gisement qui requiert des méthodes d'extraction plus énergivores et polluantes que pour les réservoirs «classiques».

Dans la foulée du vote, le chef des républicains Mitch McConnell a annoncé que la mesure serait la priorité du Sénat à partir de janvier, quand les républicains prendront le contrôle de la chambre haute du Congrès. La Chambre des représentants avait, de son côté, voté en faveur de Keystone XL vendredi.



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Il y a un trésor sous le Bassin parisien, et ce n'est pas du gaz de schiste: de la chaleur enfouie

18.11.14. - Les avantages de cette énergie: elle n’émet pas de gaz à effet de serre, ne cause pas de pollution résiduelle importante, est renouvelable et peut être pratiquée avec des risques limités pour l’environnement

Avec ses derniers travaux, l’Association des géologues du Bassin parisien vient de livrer une synthèse des recherches effectuées sur la zone depuis une trentaine d’années. Le bassin en question est considéré dans sa version extensive, puisque la vision en coupe sur laquelle a travaillé l’association couvre une distance de 650 km du pays d’Auge en Normandie jusqu’à la plaine d’Alsace, sur une profondeur de 3.500 mètres. Les sous-sols des Yvelines, de la Brie, de la Champagne et du plateau lorrain sont donc également passés au scalpel.

Bien sûr, une grande partie de ces couches géologiques a déjà été explorée notamment par les pétroliers qui, depuis le milieu du XXe siècle, procèdent à des forages. Mais les progrès réalisés en la matière, avec par exemple la mise au point des forages horizontaux ou la télédétection par satellite, ont permis une connaissance plus fine de ce sous-sol et une évolution des concepts géologiques. L’association met ainsi à profit des données dont ne disposaient pas les chercheurs qui établirent la précédente synthèse en 1980.

Du gaz, mais pas de schiste…

A la limite de la Champagne humide, on découvre par exemple en très grande profondeur une pointe géologique de même nature que le sous-sol lorrain. Il est fort probable que cette résurgence renferme, comme en Lorraine, du grisou et, par là, des poches de gaz, explique Didier Bonijoly, président de l’Association.

«D’autres bassins tectoniques très anciens ont été reconnus depuis les dernières décennies profondément enfouis à plusieurs kilomètres de profondeur. (…) Ces bassins pourraient contenir d’importantes réserves en gaz naturel», commente l’association dans un ouvrage de présentation de ces nouvelles coupes géologiques.

En revanche, pas de gaz de schiste, estime le spécialiste de la question au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Ce qui corrobore les hypothèses du rapport de 2012 du Conseil général de l'environnement et du développement durable, sur «les hydrocarbures de roche-mère», qui concluait à l’existence possible de gaz de schiste dans le bassin Causses/Cévennes/Ardèche, mais pas dans le Bassin parisien. De quoi évacuer de nombreuses polémiques, s’agissant du Bassin parisien.

Du pétrole non conventionnel pour l’instant intouchablePour l’huile de schiste, le verdict est différent: puisqu’on extrait du pétrole conventionnel dans la Brie, c’est qu’il existe une roche mère plus profonde qui contient forcément du pétrole non conventionnel; de l’huile de schiste, donc.

[…] 

Géothermie, une richesse énergétique renouvelable

Reste une ressource énergétique qui n’émet pas de gaz à effet de serre, ne cause pas de pollution résiduelle importante, est renouvelable et peut être pratiquée avec des risques limités pour l’environnement: la géothermie, qui utilise la température de la Terre à l’intérieur des couches profondes.

[…] Dans le Bassin parisien, c’est au niveau des couches du jurassique supérieur (un voyage dans le temps de l’ordre de 200 millions d’années…) qu’il conviendrait de forer, entre 3.000 et 4.500 mètres, pour profiter de températures oscillant entre 150°C et 180°C.

On ne cache pas au BRGM que la France pourrait développer beaucoup plus l’exploitation de cette ressource. Elle n’a qu’un défaut: elle n’est pas subventionnée et est donc concurrencée par l’éolien et le solaire qui le sont davantage.

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Une position du BRGM ambivalente : rendre acceptable le gaz de couche du Bassin Parisien tout en prônant la géothermie… Quant à la mise au point sur le fait que le Bassin Parisien ne recèle pas de gaz de schiste, était-elle bien utile?

On le savait déjà! Mais cette mise au point du BRGM permet à des journalistes lisant un peu trop rapidement les documents mis à leur disposition de dire "Ben alors, de quoi avez-vous peur, il n'y a pas de gaz de schiste chez vous”…



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Keystone Pipeline Fails to Get Through Senate


18.11.14. - The controversial Keystone XL oil pipeline failed to win approval in the Senate tonight […]

The final vote was 59-41.

Shortly after the vote was tallied, Kentucky Sen. Mitch McConnell, who will become the Senate Majority Leader when Republicans take control of the Senate in January, said he will bring up the issue again "early next year."

[…].

Fourteen Democrats joined all 45 Republicans in support of the measure. The White House had refrained from announcing whether President Obama would veto the measure, but many Democratic senators expected the president to veto the bill had it passed.

[…]

Support for the pipeline has become a significant issue in the Louisiana run-off campaign.

The pipeline would carry oil from Canada's tar sand pits to refineries in the U.S. Opponents of the bill warn that the Keystone pipeline would further damage the environment.

“XL stands for Xtra Lethal and misery follows the tar sands,” Sen. Barbara Boxer, D-Calif., said today.

The White House had not said whether it would veto the legislation if it had passed, but many Democratic senators believe the president will do just that.



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Gaz de schiste : une entente historique pour l’inspection des puits abandonnés

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 10:11

source: O 97,3 –

 

Sébastien Roy
18/11/14
NATIONAL – Une entente avec l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique et le Collectif Moratoire Alternatives Vigilance et Intervention a été conclue en vue de la localisation et l’inspection de tous les puits inactifs des basses du Saint-Laurent.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, en a fait l’annonce aujourd’hui. Les représentants des deux organismes se disent satisfait de cette collaboration inédite.Les membres du CMAVI et de l’AQLPA ont développé une expertise dans le cadre de leur vigie dans le dossier gaz de schiste.

Le ministre Arcand a reconnu aujourd’hui cette expertise et la met au service de la population grâce à cette entente, qualifiée d’historique pour les deux parties.


Un monde à court de pétrole

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 09:58

Courrier des lecteurs -

source: Journal de l’île de la Réunion

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Malgré la production nord-américaine de carburants fossiles non conventionnels et la fourniture de pétrole offshore du Brésil, le brut d’Arabie reviendra en avant dans les années 2020, seule énergie en mesure d’étancher la soif de pétrole de la planète. C’est une des révélations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans le World Energy Outlook 2013 (WEO 2013). D’ici à 2035, la demande aura augmenté d’1/3 et sera soutenue par l’Inde et le Sud-est asiatique davantage que par la Chine. Le Brésil s’illustre par ses performances en terme d’intensité énergétique, mais aussi en tant que nouveau producteur et consommateur mondial. La consommation de l’OCDE va stagner.

Le WEO 2013 pointe le fait que le pétrole de schiste et celui extrait à grande profondeur constitueront un apport supplémentaire en raison de l’amélioration des techniques d’extraction. Pour combien de temps ? Les experts tablent sur une production qui ne dépassera pas l’horizon 2020 pour les huiles de schiste. « Le prix du pétrole s’oriente vers 128 USD le baril en 2035 ce qui soutiendra le développement de ces nouvelles ressources. La montée en puissance des pétroles de schiste va réduire l’écart entre la demande, 101 millions de barils/jour en 2035, et l’offre, 65 millions de barils/jour », résume le WEO.

La révélation : le Moyen-Orient redeviendra la clé. A l’heure actuelle, le rôle de l’Opep est restreint par quatre principaux faits : les exportations étasuniennes, premier producteur de pétrole mondial en raison de ses pétrole et gaz de schiste ; les exportations de sables bitumineux du Canada ; la production brésilienne de pétrole offshore extrait à grande profondeur, dont le débit atteindra 6 millions de barils/jour d’ici à 2035 ; la production de gaz naturel liquéfié un peu partout sur la planète. Cette combinaison en provenance d’autres pays que l’Opep se tarira à partir des années 2020. Les compagnies pétrolières des pays de l’Opep disposent, elles, de 80% des réserves prouvées.

L’AIE confirme le pic pétrolier à travers l’analyse de 1600 puits : ceux-ci s’illustrent par une décrue de 6% de leur production. Sur les 790 milliards de barils devant être produits d’ici à 2035 pour satisfaire la demande mondiale, plus de la moitié servira à endiguer le déclin.

Le WEO se penche sur le coût de l’extraction. Et souligne que les ressources futures ne pourront être mises en production aux mêmes coûts qu’aujourd’hui. L’AIE établit un modèle combinant taux de déplétion, évolutions technologiques et inflation des coûts, qui tendent à augmenter avec le prix du baril.

« La capacité de l’industrie pétrolière à développer rapidement de nouvelles ressources est limitée », avertit l’AIE. Une inconnue : le pétrole lourd du bassin de l’Orénoque, au Venezuela, qui représente les plus grandes réserves mondiales.

Quand on connaît l’optimisme dans lequel se complaît l’AIE, et qui porte du crédit aux puissances du golfe quant à l’estimation de leurs propres réserves, on ne peut être qu’inquiet. Et quand le GIEC nous prédit un réchauffement de 4°c à la fin du siècle, lié aux activités anthropiques, et particulièrement la consommation d’énergie fossile, on se dit que, décidément, il n’est pire sourd qu’un capitaliste croissantiste et consommateur d’énergie fossile qui ne veut pas entendre. Pourtant l’avenir de l’humanité est en jeu.

Bruno Bourgeon, président d’AID


Il y a un trésor sous le Bassin parisien, et ce n’est pas du gaz de schiste: de la chaleur enfouie

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 09:48

source: slate.fr

Gilles Bridier

Laurence Le Callonnec, géologue de l’Université Pierre-et-Marie-Curie présente la nouvelle coupe du Bassin parisien réalisée par l’Association des Géologues du Bassin de Paris.

Les avantages de cette énergie: elle n’émet pas de gaz à effet de serre, ne cause pas de pollution résiduelle importante, est renouvelable et peut être pratiquée avec des risques limités pour l’environnementAvec ses derniers travaux, l’Association des géologues du Bassin parisien vient de livrer une synthèse des recherches effectuées sur la zone depuis une trentaine d’années. Le bassin en question est considéré dans sa version extensive, puisque la vision en coupe sur laquelle a travaillé l’association couvre une distance de 650 km du pays d’Auge en Normandie jusqu’à la plaine d’Alsace, sur une profondeur de 3.500 mètres. Les sous-sols des Yvelines, de la Brie, de la Champagne et du plateau lorrain sont donc également passés au scalpel.Bien sûr, une grande partie de ces couches géologiques a déjà été explorée notamment par les pétroliers qui, depuis le milieu du XXe siècle, procèdent à des forages. Mais les progrès réalisés en la matière, avec par exemple la mise au point des forages horizontaux ou la télédétection par satellite, ont permis une connaissance plus fine de ce sous-sol et une évolution des concepts géologiques. L’association met ainsi à profit des données dont ne disposaient pas les chercheurs qui établirent la précédente synthèse en 1980.

Du gaz, mais pas de schiste… // //

A la limite de la Champagne humide, on découvre par exemple en très grande profondeur une pointe géologique de même nature que le sous-sol lorrain. Il est fort probable que cette résurgence renferme, comme en Lorraine, du grisou et, par là, des poches de gaz, explique Didier Bonijoly, président de l’Association.

«D’autres bassins tectoniques très anciens ont été reconnus depuis les dernières décennies profondément enfouis à plusieurs kilomètres de profondeur. (…) Ces bassins pourraient contenir d’importantes réserves en gaz naturel», commente l’association dans un ouvrage de présentation de ces nouvelles coupes géologiques.

En revanche, pas de gaz de schiste, estime le spécialiste de la question au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Ce qui corrobore les hypothèses du rapport de 2012 du Conseil général de l’environnement et du développement durable, sur «les hydrocarbures de roche-mère», qui concluait à l’existence possible de gaz de schiste dans le bassin Causses/Cévennes/Ardèche, mais pas dans le Bassin parisien. De quoi évacuer de nombreuses polémiques, s’agissant du Bassin parisien.

Du pétrole non conventionnel pour l’instant intouchable

Pour l’huile de schiste, le verdict est différent: puisqu’on extrait du pétrole conventionnel dans la Brie, c’est qu’il existe une roche mère plus profonde qui contient forcément du pétrole non conventionnel; de l’huile de schiste, donc.

Mais on sait ce qu’il en est des ressources d’hydrocarbures en France: sur une réserve évaluée à 10 milliards de barils de pétrole conventionnel, seulement 1 milliard pourrait être extrait, soit seulement deux ans de consommation française. Certes, à 100 euros le baril, l’enjeu économique n’est malgré tout pas négligeable. Mais compte tenu des investissements à réaliser, le jeu ne vaut pas forcément de mettre le feu aux poudres.

D’ailleurs si la production de pétrole conventionnel est passée de 3 millions de tonnes jadis à 1 million aujourd’hui (pour 56 millions de tonnes importées en France en 2013), c’est que les investissements ont été jugés dissuasifs. Sans parler des «contraintes de surface» liées aux environnements agricole et urbain qui compliquent sérieusement leur rentabilisation, de la redevance à l’Etat et de la réglementation avec la réforme du code minier. Celle-ci, entre autres, doit raccourcir les délais pour obtenir des autorisations mais renforce l’obligation d’une consultation publique en amont de cette obtention. Aussi, avant de songer à l’huile de schiste…

C’est cette réforme et l’interdiction de recourir à la fracturation hydraulique (sur ce point, l’interdiction de la loi de 2011 a été sanctuarisée et n’a pas été remise en question dans le projet de réforme) qui rend impossible à ce stade l’exploitation des ressources non conventionnelles… au moins aussi longtemps que des techniques d’extraction «non dangereuses» ne seront pas mises au point.

Géothermie, une richesse énergétique renouvelable

Reste une ressource énergétique qui n’émet pas de gaz à effet de serre, ne cause pas de pollution résiduelle importante, est renouvelable et peut être pratiquée avec des risques limités pour l’environnement: la géothermie, qui utilise la température de la Terre à l’intérieur des couches profondes.

Qu’est-ce que c’est?

La géothermie ou «chaleur de la terre» couvre l’ensemble des applications permettant de récupérer la chaleur contenue dans le sous-sol ou dans les nappes d’eau souterraines (la température de la terre et de l’eau souterraine est d’autant plus élevée que l’on se rapproche du centre de la terre). En fonction de l’application, les calories ainsi récupérées servent à la production de chaleur et/ou de froid ou à la production d’électricité.

Source: ministère de l’Ecologie

L’utilisation de cette ressource n’est pas nouvelle: le BRGM est devenu un spécialiste des techniques d’exploration, qu’il développe maintenant depuis une trentaine d’années.  Et dans le Bassin parisien, on compte aujourd’hui «36 installations en fonctionnement et un équivalent de plus de 150.000 logements alimentés», explique Romain Vernier, responsable de la géothermie au BRGM.

Mais on pourrait faire plus. Dans le Bassin parisien, c’est au niveau des couches du jurassique supérieur (un voyage dans le temps de l’ordre de 200 millions d’années…) qu’il conviendrait de forer, entre 3.000 et 4.500 mètres, pour profiter de températures oscillant entre 150°C et 180°C.

On ne cache pas au BRGM que la France pourrait développer beaucoup plus l’exploitation de cette ressource. Elle n’a qu’un défaut: elle n’est pas subventionnée et est donc concurrencée par l’éolien et le solaire qui le sont davantage.

Toutefois, Didier Bonjoly compte bien que la loi pour la transition énergétique lui donnera une impulsion nouvelle. L’exploration pour trouver de nouveaux réservoirs sera alors développée afin de multiplier le recours aux pompes à chaleur géothermiques et aux réseaux de chaleur raccordés à des stockages souterrains, voire à produire de l’électricité ou à construire des systèmes hybrides d’énergie.


Services pétroliers : Baker Hughes racheté par Halliburton

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 09:32

source: 2000 watt

La chute des prix du pétrole et la raréfaction des forages profitables poussent les acteurs pétroliers à se cannibaliser. Ainsi le géant américain Halliburton rachète, à prix d’or, l’autre américain Baker Hughes actif dans la prospection et les forages. Dans le panier de la mariée: 34,6 milliards $ avec une prime de 31% par rapport au prix de vendredi dernier.

C’est une idée de génie que d’avoir payé 78,62$ pour Baker Hughes, même si personne n’en voulait à 52$ il y a trois jours!

Le nouveau groupe américain devient le leader mondial des services pétroliers en termes de chiffres d’affaires, 51,8 milliards $ et 136’00 salariés. Le No2, Schlumberger présente une copie à 45,2 milliards $ et 126’000 employés.

 

La crise pétrolière actuelle pousse à la restructuration

La crise actuelle que traverse le pétrole pousse les majors pétrolières à réduire leurs investissements, qui sont de moins en moins rentables, et crée une baisse de travail pour leurs sous-traitants. La rentabilité de Baker Hughes et Halliburton, comme celle de l’ensemble de leurs concurrents, est sur le grille.

Les économies d’échelle via la cannibalisation des concurrents est l’une des réponses pour garder les juteux dividendes versés aux actionnaires, ce qui est une tradition dans le pétrole. Halliburton espère 2 milliards $ d’économie et certainement des milliers d’emplois passés à la trappe.

Avec Baker Hughes, Halliburton devient numéro un mondial de la fracturation hydraulique pour l’extraction du gaz du schiste et bénéficie également de son savoir-faire dans les techniques d’extraction pour stimuler la production des gisements en fin d’exploitation et dans les sables bitumineux canadiens.


Shale Oil: Expensive, Over-hyped, and Short-Lived [video]

19.11.14. - The mainstream press has faithfully repeated every press and PR statement made by the shale producers and if you simply followed the headlines you might even believe this about the US:

  • It is soon going to be energy independent,
  • Its oil production will surpass even Saudi Arabia putting it in the number one spot,and
  • The US will even be exporting oil again like the days of old.

The only problem with this story is that it is misleading in some very important ways and entirely false in others. 


isa77_Jouarre's insight:

Une vidéo qui démontre que les Etats-Unis ne sont pas indépendants énergétiquement, qu'ils continuent à importer du gaz, etc.



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Local Resolutions Against Fracking

The movement to ban fracking is growing fast. Communities across the U.S. are taking steps to protect themselves because they believe fracking poses an unacceptable risk to their drinking water, their health and the well-being of their communities. More and more communities are pressuring their state and local elected officials to ban fracking.

Passed Measures : 446

Across the United States, communities are taking control of their futures and well-being by banning fracking within their borders. See which cities, towns, villages and counties have passed measures against this dangerous practice. These documents can be useful if you’re working to ban fracking in your own community.

Find passed measures by state:

California  - Colorado - Connecticut  - District of Columbia  - Florida  - Hawaii  -  Illinois  - Indiana -  Iowa  -  Maryland  -  Massachusetts  - Michigan  - Minnesota  -  New Jersey  - New Mexico -  New York  - North Carolina - Ohio -  Pennsylvania -  Texas - Vermont - Virginia  - West Virginia  -  Wisconsin  - Wyoming

 


isa77_Jouarre's insight:

Le site “Food and Water Watch“ recense, état par état, les 446 décisions locales prises aux Etats-Unis pour interdire la fracturation hydraulique. Si vous entendez dire qu'aux Etats-Unis, tout le monde est d'accord avec l'exploration et l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste, regardez la liste, téléchargez les documents disponibles… 446 communautés locales se sont prononcées contre l'usage de la fracturation hydraulique



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L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née la fracturation hydraulique !

17.11.14. - A l’occasion des élections américaines de mi-mandat du 4 novembre dernier, 58 % des électeurs de Denton, ville de 113.000 habitants dans le nord du Texas, ont voté l’interdiction de la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’exploitation du gaz de schiste. Jusqu’ici, Denton était connue pour être la ville où est née la fracturation hydraulique.[…] Aujourd’hui Denton compte plus de 270 puits de forage.

Denton rejoint la longue liste [1] des villes et comtés américains qui ont voté l’interdiction ou la restriction de l’usage de la fracturation hydraulique.[…]plusieurs centaines de villes et de comtés américains. Cette liste s’est encore allongée lors des élections du 4 novembre […]

La décision des électeurs de Denton ne plait pas du tout aux producteurs de pétrole et de gaz de la région. A peine douze heures après le vote, le General Land Office, qui gère notamment les recettes issues des droits octroyés aux exploitants pétroliers, et l’association des producteurs de pétrole et de gaz du Texas ont déposé des recours en justice contre cette décision démocratique. Pour ces deux institutions, les lois de l’État du Texas primeraient sur les lois locales. La décision des électeurs de la ville de Denton serait donc sans valeur légale. Comme le révèle le site Desmoblog, la famille Bush est aux manettes.

Pour les organisations écologistes, si la majorité des électeurs de Denton a rejeté l’exploitation des gaz de schiste, c’est la preuve qu’il faut poursuivre les initiatives en ce sens aux États-Unis : « Si, au cœur de l’industrie pétrolière et gazière, on ne peut pas vivre avec la fracturation, qui le peut ? », interrogent-elles. Selon un nouveau sondage réalisé après les élections de mi-mandat par le Pew Research Center, une majorité d’américains s’opposent désormais à l’utilisation de la fracturation hydraulique [3]. Alors qu’ils étaient 48 % à être favorables à l’utilisation de cette technique en mars 2013, ils ne sont désormais plus que 41 % contre 47 % qui s’y opposent.

Maxime Combes



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Pétrole, charbon, et gaz de schiste - AgoraVox

Google actu "Schiste" - mar, 18/11/2014 - 13:33

Pétrole, charbon, et gaz de schiste
AgoraVox
Le changement climatique ne s'arrête pas à la frontière. Le pays qui croit se protéger en interdisant, par exemple, l'exploration du gaz de schiste chez lui, est aussi menacé que les autres. Les politiques énergétiques devraient être concertées au ...

L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née ... - Basta !

Google actu "Schiste" - lun, 17/11/2014 - 10:02

L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née ...
Basta !
Pour les organisations écologistes, si la majorité des électeurs de Denton a rejeté l'exploitation des gaz de schiste, c'est la preuve qu'il faut poursuivre les initiatives en ce sens aux États-Unis : « Si, au cœur de l'industrie pétrolière et gazière ...

Pour son prochain film, Jean Paul Jaud a besoin de nous.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - dim, 16/11/2014 - 20:52

J+B Séquences

Bienvenue sur le site de J+B Séquences. Créée en 1989 par Jean-Paul et Béatrice Jaud, J+B Séquences est une société indépendante dédiée à la production et à l'édition vidéo de long-m...

http://www.jplusb.fr/index.php

Bonjour à vous tou-te-s.

Sans doute, vous souvenez-vous du film de Jean Paul Jaud, "Nos enfants nous accuseront" où il traitait de la pollution chimique dans nos aliments et où il accusait le monde de l'agriculture industrielle de nous empoisonner.
Son prochain film en cours de réalisation traitera des énergies alternatives, et des risques du nucléaire.
Il recherche actuellement un  financement complémentaire à hauteur de 200 000 euros pour boucler son budget.
Chacun peut déposer à la  Nef (la première banque éthique en France) une somme à partir de 5 euros, pour participer à la production de ce film.
A ce jour, 111 000 euros ont déjà été déposés dans ce financement citoyen, et il ne reste plus que 15 jours pour recueillir les 89 000 euros qui seront nécessaires à Jean Paul Jaud pour aller au bout de son film. Une grosse somme, certes, mais qui peut se trouver dans l'engagement de plusieurs milliers de militants  écolos aux revenus modestes.
Si vous avez un peu d'argent à y mettre, allez faire un tour sur http://jefinance.libres-lefilm.com/fr/soutenez-le-film/view/2-libres pour en savoir plus, et si vous êtes convaincus de l'intérêt de participer à cette aventure, relayez ce message dans vos réseaux personnels, que vous ayez pu y contribuer ou non.

Bien à vous.

Gaz de schiste : le filon parisien est-il toujours convoité ? - L'Obs

Google actu "Schiste" - dim, 16/11/2014 - 12:57

L'Obs

Gaz de schiste : le filon parisien est-il toujours convoité ?
L'Obs
Avant l'interdiction de 2011, les pétroliers exploraient aussi la région à la recherche d'hydrocarbures non-conventionnels, potentiellement une grande réserve de gaz et pétrole de schiste. Aujourd'hui plusieurs associations écologistes les suspectent ...

Pr Omar Aktouf sur RadioM : "Le gaz de schiste est la prochaine bulle financière américaine !"

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 14/11/2014 - 17:07
PR OMAR AKTOUF SUR RADIOM : "LE GAZ DE SCHISTE EST LA PROCHAINE BULLE FINANCIÈRE AMÉRICAINE !"

Omar Aktouf, professeur titulaire en Management à HEC Montréal, explore le modèle américain d'exploitation du gaz de schiste, explique pourquoi il n'est pas soutenable, aux Etats-Unis même. Alors de là à l'amener en Algérie…
Entretien audio/vidéo sur RadioM
Lire l'article sur www.maghrebemergent.info

* RadioM. Le modèle nord-américain est le modèle gagnant, que l'on oppose à chaque fois que les réserves sur l'exploitation du gaz de schiste sont émises. Vous vivez en Amérique du Nord, est-ce vraiment un modèle gagnant ?
Omar Aktouf : Le modèle nord-américain est un effet d'annonce, il ne marche pas aussi bien qu'on le dit. Le gaz de schiste est rentable à très court terme. Pendant les quelques premiers mois, un puits de gaz de schiste peut payer les investissements et générer quelques profits, mais au bout d'un an, le taux de récupération d'un puits de gaz schiste perd jusqu'à 90 %. Il faudrait alors creuser un autre puits. Or creuser un puits de gaz de schiste tous les ans, c'est énorme. Les grandes firmes multinationales Exxon, Haliburton, ou GSP Energy creusent environ 1.000 puits par an, ce qui coûte entre 12 et 15 milliards de dollars. Si on multiplie ce chiffre par l'ensemble des exploitations en USA, on va obtenir l'équivalent de ce que l'on a dépensé pour sauver la planète de la crise de 2008.

* RadioM. Pourtant, l'arrivée des hydrocarbures non conventionnels a permis aux Etats-Unis de devenir autonomes en matière de gaz, ce qui a eu des impacts sur le marché mondial. De plus, leur niveau de production de pétrole a atteint au mois d'octobre 2014 celui de la Russie. Spectaculaire tout de même ?
Omar Aktouf : C'est effectivement spectaculaire mais de court terme. C'était d'ailleurs inscrit dans leur stratégie qui consistait à aller très vite dans la production, et j'ignore s'ils savaient ce qu'ils faisaient à ce propos. En effet, lorsque nous lisons les revues spécialisées en pétrole, à l'instar de Petroleum Review ou Nature, on déduit que cette industrie accélérée n'est, en réalité, qu'une bulle financière et spéculative, un effet d'annonce pour dire au monde entier qu'on a le gaz de schiste, et cela nous permettra de récupérer 3, 4, et même 5% d'huile, chose, qui permettra d'équilibrer les pertes de gaz de schiste qui viennent du mode d'exploitation, de production, et de l'acheminement de ce gaz non conventionnel. Des processus de production qui sont infiniment plus chers que ceux du conventionnel.

* RadioM. Vous voulez dire que ce modèle économique du non-conventionnel est une supercherie, qu'il s'est soutenu par des subventions, des crédits ?
Omar Aktouf : Le modèle économique du non-conventionnel tient par des crédits d'impôts. Les entreprises qui se sont lancées dedans (Les américaines Haliburton, Exxon, et les européennes Royal Dutch Shell, GB Energy, etc.) disent qu'elles sont dans le rouge et qu'elles sont obligées de fonctionner sur crédits d'impôts : des subventions et sur un effet d'annonce, à court terme. Ils ont pu mettre sur le marché des quantités de gaz supplémentaires qui ont suffi pour faire baisser le prix du charbon et, par conséquent, le prix de l'électricité qu'on produit encore avec beaucoup de charbon aux Etats-Unis. Cela a restauré une compétitivité de court terme et permis de gagner la paix sociale dans un contexte de crise.

* RadioM. Vous diriez donc que le premier obstacle devant l'exploitation du gaz de schiste est de type économique ?
Omar Aktouf : Tout à fait. C'est totalement différent de creuser un puits conventionnel et un autre dans le schiste. Dans le conventionnel, on creuse un puits de manière verticale, dans le non- conventionnel, on creuse un puits verticalement, puis horizontalement, sur un ou deux km minimum, de façon beaucoup plus profonde. Pour le conventionnel, on creuse à 2.000 à 3.000 mètres de profondeur, tandis que pour le non-conventionnel, il faudrait aller de 3.000 à 10.000 mètres pour, soi-disant, ne pas contaminer la nappe phréatique, qui finira par être contaminée. Quand on creuse à l'horizontal après avoir creusé à la verticale, on produit beaucoup plus de coups sur les roches que dans les puits conventionnels. En plus, il faudrait injecter de l'eau à très haute pression, entre 500 et 900 produits chimiques différents dont on ignore les entités (toxiques, meurtriers, cancérigènes). En Pennsylvanie par exemple, on a assisté à la perte de la couverture végétale et du bétail. L'eau courante est devenue toxique. En Arkansas, la nappe phréatique a été contaminée. Il faudrait rajouter à cela les effets de sismicité induite, provoqués par la fracturation des roches : une petite explosion dans le tuyau horizontal chaque 10, 20, 15 cm, rend la roche plus perméable et provoque des effets sismiques sur toutes les roches environnements. Cela s'étend sur des centaines de mètres, voire des kilomètres, ce qui fait que les roches qui étaient imperméables deviennent perméables. C'est ainsi qu'on a pu observer en Arkansas, par exemple, des tremblements de terre 4 à 5 sur l'échelle Richter. De ces effets sismiques s'échappe le gaz méthane des roches poreuses. Ce gaz méthane, comme on le sait, est 10 fois plus producteur d'effet de serre que le carbone.

* RadioM. En dépit de toutes ces nuisances, le gaz de schiste est perçu comme un succès aux USA. L'écosystème économique américain a profité de ce gaz non conventionnel, c'est ce qui a permis de soutenir un tel modèle ?
Omar Aktouf : C'est juste, mais la question, maintenant, est de savoir jusqu'à quand on va continuer à le soutenir. C'est une des stratégies qu'on leur prête. Les Etats-Unis attendent l'ouverture d'autres marchés du gaz de schiste dans le monde pour les subventionner, car ils ont la maîtrise et la technologie. Tout autre pays qui aura envie de se lancer dans l'industrie du schiste aura besoin du savoir-faire américain en priorité, et les USA pensent subventionner la technologie des marchés du schiste. Cette technologie exige des coûts faramineux. Pour le jet de l'eau par exemple, il faudrait entre 10 et 20 mille litres pour creuser un puits de schiste contrairement à un puits conventionnel. C'est énorme ! Une personne consomme 1 mètre cube d'eau en moyenne dans les pays développés. 20 milles mètres cubes, représente donc l'équivalent de la consommation de 20.000 personnes ! En Algérie, cette quantité d'eau représentera l'équivalent de la consommation de 100.000 personnes. Où est-ce qu'on veut aller chercher toute cette eau ? Surtout s'il faut aller creuser un puits supplémentaire tous les ans.

* RadioM. Que pensez-vous quand vous écoutez les partisans du gaz du schiste dire qu'il faudrait maintenir une veille technologique car peut-être sur les 20 prochaines années, il y aura de nouvelles méthodes de fracturation de la roche ?
Omar Aktouf : On est là dans le « peut-être », car la technologie dans ce domaine-là est le grand trou noir. On ne sait pas. Tout ce qu'on sait est qu'il faut fracturer ces roches, les rendre perméables alors que la nature les a faites imperméables, les rendre poreuses alors que la nature les a faites non poreuses. Il faut absolument injecter du sable, des billes de métal, etc., pour maintenir les fissures ouvertes. En plus des dissolvants, des diluants, des produits chimiques etc. Quelles technologies va-t-on inventer ? On parle d'hélium, de chauffer les roches par arc magnétique, mais ça reste de simples hypothèses.

* RadioM. Mais il y a 25 ans, par exemple, on ne pensait pas pouvoir faire de l'off-shore en profondeur, ni utiliser la banquise de l'Arctique pour extraire du pétrole...
Omar Aktouf : Tout a fait, mais cela ne veut pas dire qu'on maîtrise ce qu'on fait. Regardez les dégâts naturels comme ceux causés qui dans le Golfe du Mexique (la plateforme Deepwater Horizon de BP qui a explosé en avril 2010, NDLR). Je vous assure qu'aujourd'hui, on ne sait absolument pas comment pallier à ces dégâts. On n'arrive même pas à contenir le pétrole dans de l'eau dans les profondeurs. On joue avec le feu.

* RadioM. Qu'est-ce que vous pensez en écoutant le Ministre de l'Energie dire que le gaz de schiste sera l'alternative pouvant permettre de rallonger la durée de vie des réserves énergétiques algériennes ?
Omar Aktouf : Dans l'état actuel des choses, c'est un pari fou, dangereux. Et je dirais même à la limite criminel.

* RadioM. Vous attendez-vous à ce que le modèle nord-américain de gaz de schiste s'écroule dans les prochaines années ?
Omar Aktouf : Il s'est déjà écroulé. Il est déjà en faillite. Il y a quelques mois, le patron d'Exxon était devant une commission sénatoriale ; il pleurait et disait : « Nous sommes dans le rouge, on est fini ». Il a même utilisé l'expression, « On a bouffé nos chemises ». Si Exxon dit en avoir bouffé sa chemise avec le gaz de schiste, que ferions-nous alors ?

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TOTAL, BP et les autres… En Provence, quand il pleut, il pleut !

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - ven, 14/11/2014 - 14:02

C’est bien connu, le climat en région méditerranéenne a un petit côté que certains jugeraient excessif.
Quand il fait chaud, il fait très chaud et quand il pleut, il peut pleuvoir beaucoup. C’est ainsi depuis la nuit des temps et nous devons non seulement nous en accommoder mais aussi en tenir compte… comme l’ont fait les Anciens, là encore, depuis la nuit des temps. Ce que l’on pourrait appeler la sagesse populaire.

Mais la sagesse de la France d’en bas d’hier ou des sans dents d’aujourd’hui n’est visiblement pas à la hauteur des ambitions des entreprises multinationales. Nous ne parvenons pas nous hisser au même rang d’expertise et d’intelligence que leurs PDG ou leurs administrateurs. La preuve, nous sommes beaucoup moins riches qu’eux, le seul signe d’intelligence qui semble être actuellement reconnu par les pouvoirs politiques et certains media et qui permette d’imposer sa loi.

Alors, comment expliquer la dernière marée noire qui se déverse dans l’Etang de Berre à partir de stockages d’eaux usées de la raffinerie Total de la Mède ? Des stockages inadéquats et insuffisants ? Que nenni ! Il a simplement trop plu. 300 à 400 mm en 2 jours. Et oui, Messieurs les Experts, ça peut arriver.  Et ça peut même être pire, sachez-le.

Evidemment, cette marée noire provençale n’est qu’un épiphénomène comparée à la désastreuse marée noire du Golfe du Mexique depuis un forage en mer de BP, autre fleuron de l’industrie pétrolière mondiale. Il faut souligner que ce forage était à très grande profondeur et ce qui était présenté comme une prouesse technique s’est révélé être une erreur monumentale. Cela nous rassure-t-il pour autant ? Pas vraiment. Car les incidents plus banals semblent se multiplier au fil des années.

En 2009, un pipe-line de la SPSE s’était rompu en Plaine de Crau, déversant 7000m3 d’hydrocarbure dans les coussouls, zone protégée. Une belle pollution ! A terre cette fois-ci. Et la SPSE, c’est quoi ? Une filiale des 4 « majors » pétrolières : Total, BP, ExxonMobil et Shell. La raison de cet autre incident : un simple manque d’entretien du tuyau, qualifié de négligence par le Tribunal en juin 2014.

Alors, quand les responsables de 4 grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier se mettent d’accord pour oublier d’entretenir des tuyaux obsolètes, on ne peut que s’inquiéter et s’interroger sur leur niveau de compétence. Calculer de volumes de stockage ou remplacer de vieux tubes et de vieilles vannes ne semble pourtant pas être insurmontable ni relever d’une technique vraiment élaborée. Nos plombiers de village le font tous les jours avec succès.

Et quand on pense que ces mêmes responsables font un lobbying intense à Bruxelles pour obtenir le droit de rechercher gaz et huiles de schistes dans nos pays, selon des méthodes hasardeuses mais dont on nous dit qu’elles seront bien meilleures que tout ce que l’on connaît actuellement, on n’a pas vraiment envie de leur faire confiance… Normal !

Enfin, à l’heure où l’on exige de tous une baisse d’émission de gaz à effet de serre, prétendre que les hydrocarbures de schiste sont une bonne transition énergétique, c’est nous prendre pour qui ? Décidément, notre niveau de compréhension et d’expertise est bien faible…

Les scientifiques enterrent les « espoirs » d’une « révolution du gaz de schiste » en Europe

(!) Info minute – Revue de Presse      Bien que certains considèrent qu’il n’y a pas de raisons scientifiques pour interdire la fracturation hydraulique, le gaz de schiste n’est pas une solution face aux problème de « sécurité de l’approvisionnement en énergie » de l’Union Européenne. C’est la conclusion d’un nouveau rapport publié par le Conseil consultatif […]

Texas : une ville vote l'interdiction de la fracturation hydraulique

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 12/11/2014 - 17:16
TEXAS : UNE VILLE VOTE L'INTERDICTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Article sur Good Planet.info

La ville de Denton au Texas vient de voter l'interdiction de la fracturation hydraulique sur son territoire.

Mardi dernier, 58 % des votants de cette ville de 123 000 habitants se sont prononcés contre la poursuite de l'exploitation des gaz de schiste sur leur commune.

C'est une première au Texas, état conservateur où l'exploitation des énergies fossiles joue un rôle primordial dans l'économie. Les firmes impliquées dans l'exploitation gazière avaient pourtant dépensé plus de 700 000 dollars pour faire échouer ce vote.

L'interdiction de la fracturation hydraulique là où elle est née

Le quotidien britannique The Guardian décrit Denton comme « certainement la ville la plus lourdement fracturée de tout les Etats-Unis ».
Un tiers de la superficie de la ville est concernée par l'extraction des gaz de schiste. Les habitants se plaignent des nuisances : passage de camions, fumées et bruits. Denton se trouve sur le gisement de Barnett, l'un des plus importants du pays.
C'est aussi là où les technologies de la fracturation et du forage horizontale sont nées [pour en savoir plus, lisez le chapitre sur ce sujet du livre Gaz de schiste le vrai du faux]. Le scrutin a eu lieu à l'occasion des élections de mi-mandat durant lesquelles les électeurs sont conduits à élire leurs représentants au niveau fédéral et pendant lesquelles ils votent aussi sur des enjeux locaux.

Une remise en cause de la fracturation hydraulique

Pour les opposants au gaz de schiste et à la fracturation, il s'agit d'une victoire. « Cela doit être un signal envoyé à l'industrie : si les habitants du Texas où la fracturation a été inventée ne peuvent pas vivre avec elle, alors personne ne le peut », affirme Sharon Wilson de l'ONG EarthWorks qui réside à Denton.

Bien que ce vote remette en cause les forages locaux, il risque d'abord d'entrainer de nombreuses batailles judiciaires puisque les compagnies gazières vont contester cette décision devant la justice.
Le Républicain David Porter qui siège à la Commission des Chemins de fer du Texas (organisation du Texas qui gère l'énergie) regrette : « en passant cette loi, les électeurs de Denton ont cédé à la peur et ont accepté des déformations de la vérité.
Cette interdiction basée sur la désinformation – et non sur les faits et la science – menace la renaissance énergétique du Texas et, par extension, son bien-être. » Il faudra donc attendre les prochains mois pour savoir si l'interdiction de la fracturation hydraulique prendra ou non effet. Et la question risque de prendre de l'ampleur puisque près de 15 millions d'Américains vivent à proximité d'un forage

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