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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Le changement climatique est en route

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 21/03/2017 - 15:15
NOUVEAUX RECORDS CLIMATIQUES :
FAUDRA-T-IL ATTENDRE L'EFFONDREMENT POUR RÉAGIR ?

L'année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse du mercure atteint 1,1°C en moyenne, s'accompagnant de records en matière de concentration de C02 dans l'atmosphère, d'élévation du niveau des mers et de perte de surfaces de banquises. Les records et les anomalies s'empilent, mais c'est l'inertie et la passivité qui gagnent les décideurs politiques et économiques. Jusqu'à quand ?

Dans un monde soucieux de son avenir, les données publiées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ce mercredi 21 mars devraient replacer la lutte contre les dérèglements climatiques au coeur des priorités et du débat public. Compilant les résultats de plusieurs organismes de recherche, l'OMM confirme ce que tous les spécialistes redoutaient : l'année 2016 est bien l'année de tous les records. Des records qu'il ne faudrait pourtant plus chercher à battre tant ils transcrivent une profonde déstabilisation du systéme climatique mondial.

1. Température mondiale en hausse
La température moyenne de la planète a été supérieure de 1,1 °C à la moyenne de l'époque préindustrielle.

2. Hausse du CO2 dans l'atmosphère
La concentration de CO2 dans l'atmosphère ne cesse de s'accroître. Pour la première fois, la barre symbolique des 400 ppm en moyenne annuelle a été franchie.

3. Baisse de la surface des banquises
En novembre 2016, ce ne sont pas moins de 4 millions de km2 de banquises qui avaient disparu de la planète, une anomalie sans précédent.

4. Hausse du niveau des mers
Entre novembre 2014 et février 2016, le niveau des mers aurait augmenté de 1,5 centimètres en moyenne, soit une hausse équivalent à ce qui était observé, ces dernières années, chaque cins ans.

5. Des impacts qui se conjuguent au présent
L'OMM n'hésite pas à insister sur les vagues de chaleur incroyables obsevées en diverses régions du monde, ou sur les sécheresses sévères qui ont touché certaines régions africaines

6. Faut-il attendre que tout s'effondre pour réagir ?
Comment se fait-il que l'accumulation de travaux et de savoirs scientifiques robustes sur le changement climatique ne génère pas la mise en œuvre des décisions nécessaires pour conjurer la crise climatique, et ce alors que les prévisions se sont confirmées au cours du temps ?

Lire l'article de Maxime Combes dans sa totalité

Election présidentielle et hydrocarbures non-conventionnels

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 21/03/2017 - 14:28
LE COLLECTIF 07 SGHDS INTERROGE LES CANDIDATS À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Largentière - Ardèche le 19 mars 2017

Madame, Monsieur,

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non conventionnels, soit tous les hydrocarbures ne pouvant pas être extraits par simple forage suivi de pompage.

L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels est une aberration économique, sanitaire et environnementale. Son prix de revient élevé, la surestimation des gisements et leur épuisement rapide, les risques importants qu'elle fait peser sur l'économie, la santé et l'environnement rendent ce secteur fondamentalement néfaste et non rentable sans préjuger des dégâts environnementaux engendrés et souvent irréversibles.

S'appuyant sur les antécédents en Amérique du Nord et en Europe, ainsi que sur les nombreuses études réalisées par des chercheurs indépendants de différents pays, le Collectif 07 SGHDS arrive aux conclusions suivantes :

l'exploitation de ces réserves conduit à :
l'augmentation des gaz à effet de serre et/ou toxiques (méthane, CO2, oxydes, …),
une consommation irresponsable des ressources en eau et la mise en danger des aquifères, cours d'eau et zones humides
la pollution de l'air, de la terre et de l'eau (pollution confirmée aux USA par l'Agence de l'Environnement)
des risques accrus pour la santé des riverains (cancers, maladies neurologiques, …),
des effets sismiques,
la fragilisation des économies locales (notamment dans le domaine agricole et touristique)
la destruction des paysages et la dévalorisation du foncier.
l'incompatibilité avec les accords de la COP 21 et les déclarations du GIEC qui préconise de garder 80% des réserves prouvées d'hydrocarbures dans le sol.

Madame, Monsieur, en qualité de candidate/candidat à la Présidence de la République, vous engagez-vous à mettre fin à ces multiples errements juridiques et législatifs et écarter définitivement les risques majeurs que présente cette exploitation et plus précisément :

1. À interdire définitivement l'exploration et l'exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels.

2. À annuler tous les permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures non conventionnels accordés en France, à rejeter les demandes de permis en cours ainsi que les demandes de renouvellement , à ne pas accorder d'autorisation de travaux en cas de doute sur la cible prospectée ainsi que pour les poches sous les fonds marins et dans le pergélisol.

3. À reprendre et finaliser la réforme du Code minier, en y intégrant les principes de la Charte de l'Environnement et la définition des hydrocarbures non conventionnels comme donnée par l'Institut Français des Pétroles et des Énergies Nouvelles (*) .

4. À faire sortir notre pays de choix énergétiques archaïques pour l'introduire définitivement dans un avenir responsable, en transférant les financements consacrés à la recherche et au développement des énergies fossiles au profit des énergies. Renouvelables.

Dans l'attente de votre réponse, recevez, Madame, Monsieur, nos salutations citoyennes les meilleures.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste

Collectifs associés : Collectif "les grenouilles en colère" de Lachambre, Camis'Gaz "permis plaine d'Alès" (30), Collectif Contre le Gaz et Huile de Schiste de Montpeyroux, Arboras, et Aniane (34), Collectif Anduze (30), Collectif Roquedur-Le Vigan (30), Collectifs locaux NON au Gaz de schiste du Var (83), Collectif stop GDHC d'Alsace et de Lorraine, APEL57, Collectif Ouille Ouille Ouille, Collectif 91, Collectif Taupes Énervées, Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34), Collectif du Céressou (34), Eco'lectif de Gignac (34), Collectif de Campagnan, St Pargoire (34), Collectif citoyen IDF-Paris, Collectif Bastagaz-Alès (30)

(*) Définition de l'IFPEN des hydrocarbures non-conventionnels :
les pétroles non conventionnels contenus dans une roche réservoir (Tight oils, pétroles lourds ou extra-lourds, sables bitumineux) ;
les pétroles non conventionnels contenus dans une roche mère (schistes bitumineux, pétrole de schiste).
les gaz non-conventionnels contenus dans une roche réservoir : Tight gas ;
les gaz non-conventionnels contenus dans une roche mère : gaz de schiste, gaz de houille ;
les hydrates de méthane, qui sont un mélange d'eau et de méthane qui, sous certaines conditions de pression et de température, cristallisent pour former un solide.

Attention! Gaz de schiste, il est temps d'agir! - Le Courrier Sud

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 21:58

Le Courrier Sud

Attention! Gaz de schiste, il est temps d'agir!
Le Courrier Sud
LETTRE OUVERTE. Mardi soir le 7 mars 2017, j'assistais à une soirée d'information au Centre Gabrielle-Granger à Nicolet, sur les enjeux de la loi 106 qui détermine la réglementation principalement en ce qui concerne le gaz de schiste et autres produits ...

Le pétrole repart en baisse : le schiste américain et la reprise de la ... - TSA - Tout Sur l'Algérie

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 21:09

TSA - Tout Sur l'Algérie

Le pétrole repart en baisse : le schiste américain et la reprise de la ...
TSA - Tout Sur l'Algérie
La déprime est de retour sur le marché pétrolier. Ce lundi, les cours ont entamé la semaine en baisse. À New York, le WTI a clôturé en recul de 56 cents à 48,12 dollars. À Londres, le Brent est dans le rouge : il se maintient difficilement au-dessus ...
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Fuite de gaz en Alaska

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 20/03/2017 - 14:51
FUITES DU PIPELINE DE GAZ NATUREL DANS LE GOLFE DE COOK EN ALASKA

Depuis plus de trois mois, un pipeline sous-marin a déverse des centaines de milliers de mètres cubes de gaz naturel à Cook Inlet en Alaska, menaçant potentiellement des baleines, des poissons et d'autres animaux sauvages menacés d'extinction.

Le pipeline de 8 pouces, détenu et exploité par Hilcorp Alaska, écoule plus de 210 000 pieds cubes de gaz par jour. Le gaz représente 99% de méthane et fournit du carburant pour quatre plates-formes du golfe de Cook.

Un avis de l'Administration américaine de la sécurité des pipelines et des matières dangereuses (PHMSA) a révélé que Hilcorp était au courant de la fuite dès le mois de décembre, mais n'a signalé la fuite que le 7 février après qu'un hélicoptère ait repéré du gaz à la surface de l'eau.

PHMSA a déclaré que la décharge de gaz naturel pourrait présenter un risque pour la sécurité publique, l'environnement et les mammifères marins et a donné Hilcorp jusqu'au 1er mai à réparer en permanence la ligne ou l'arrêter.

Mais les groupes de conservation avertissent qu'attendre jusqu'à mai pourrait permettre la libération de 16 millions de pieds cubes supplémentaires de gaz. Sept groupes ont soumis une lettre à l'administration Trump pour demander l'arrêt immédiat du pipeline vieux de 52 ans.

"Cette fuite dangereuse pourrait s'arrêter immédiatement si les régulateurs faisaient leur travail et fermaient ce vieux pipeline branlant", a déclaré Miyoko Sakashita, directeur du programme pour les océans du Centre pour la diversité biologique. "Nous sommes dégoûtés par le manque d'inquiétude de l'Administration Trump au sujet de cette catastrophe. Chaque jour, la fuite continue, ce gazoduc émet plus de pollution dans le golde de Cook et menace les bélugas et d'autres animaux sauvages.

La lettre a été signée par le Centre pour la diversité biologique, les Amis de la Terre, le Conseil de défense des ressources naturelles, les défenseurs de la faune, la résistance à la destruction environnementale sur les terres indigènes, Greenpeace et le Conseil de préservation Eyak.

Hilcorp soutient que la forte couverture de glace du golfe de Cook et les marées fortes ont rendu trop risqué la résolution immédiate du problème par les plongeurs et qu'il faut attendre au moins fin Mars ou Avril que la glace fonde.

La couverture de glace a également rendu impossible l'étude des risques de fuite pour l'environnement et la faune. Mais les scientifiques ont déjà averti que l'impact pourrait être désastreux.

« Il ya trois impacts potentiels qui nous inquiètent », a détaillé Chris Sabine, un océanographe chimique de l'Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) à Inside Climate Nouvelles.

Tout d'abord, l'exposition au méthane pourrait être nocive pour les poissons, ce qui pourrait perturber ses principaux systèmes fonctionnels - respiration, système nerveux, formation de sang, activité enzymatique et autres.

Deuxièmement, Sabine a expliqué que les bactéries métabolisant l'eau saturée en méthane pourraient produire du dioxyde de carbone supplémentaire et appauvrir les niveaux d'oxygène dans l'eau, créant une zone hypoxique.

Enfin, ce CO2 supplémentaire peut rende l'eau plus acide, ce qui peut causer affaiblir les coquilles de certains animaux.

Sadie Wright, spécialiste des mammifères marins de la NOAA, a ajouté que la zone hypoxique pourrait avoir un impact sur l'approvisionnement alimentaire des 340 bélugas du golfe de Cook.

Le bruit provenant de la fuite de gaz pourrait également être un « facteur de stress potentiel », at-elle dit, car un bruit excessif peut inciter les bélugas à abandonner leur habitat.

« Nous ne savons pas à quel point la fuite pourrait être forte », a déclaré Wright.

On ne sait pas grand chose de ce qui se passe sous les eaux glacées de Cook Inlet. Les autorités réglementaires américaines ont seulement approuvé le plan d'échantillonnage et de surveillance environnementale de Hilcorp.

Jusqu'à présent, les responsables de l'État ont rapporté que les relevés aériens des fuites de gaz n'ont pas révélé d'oiseaux blessés ou de mammifères marins, y compris des bélugas.

Pour ralentir la fuite, la compagnie a abaissé la pression sur la ligne affectée le 4 mars, estimant que la fuite a été réduite à 210.000 à 310.000 pieds cubes de gaz par jour. Il a de nouveau baissé la pression lundi et a estimé que la ligne a une fuite de 193 000 à 215 000 pieds cubes par jour.

Quant à savoir pourquoi Hilcorp n'a pas simplement fermé sa ligne, la compagnie a dit qu'un déversement de pétrole pourrait se produire parce que la ligne a été utilisée une fois pour transporter le pétrole.

La fermeture du pipeline risquerait d'entainer « une prise d'eau, de geler et potentiellement de se rompre », a expliqué Lori Nelson, responsable des affaires externes à Hilcorp en Alaska, le mois dernier à l'Alaska Dispatch News. Nelson a également déclaré que la ligne doit être maintenue sous pression, sinon elle pourrait se remplir d'eau, ce qui permettrait au pétrole brut résiduel de s'échapper de ce qui était précédemment utilisé comme pipeline de pétrole brut.

Le Centre pour la diversité biologique a envoyé un avis d'intention de poursuivre Hilcorp en vertu de la Clean Water Act et de la Clean Air Act. Cook Inletkeeper, agence à but non lucratif de protection du golfe d'Alaska a envoyé un avis similaire de poursuite.

« Si Hilcorp ne peut ou ne veut pas cesser de polluer nos ressources publiques, en premier lieu il ne devrait pas avoir le droit d'opérer dans nos eaux », a écrit Bob Shavelson, directeur exécutif de Cook Inletkeeper dans un billet de blog. "Hilcorp a présenté diverses excuses pour ne pas pouvoir fermer le pipeline qui coule dans les conditions glaciales de Cook Inlet, y compris que l'eau infiltrait la canalisation de gaz et d'autres raisons, mais le fait est que Hilcorp veut simplement maintenir la production et les profits sans interruption.

Lire l'article sur Ecowatch.com

"C'est la ruée vers le pétrole de schiste aux Etats-Unis" - L'Express

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 08:00

L'Express

"C'est la ruée vers le pétrole de schiste aux Etats-Unis"
L'Express
Alexandre Andlauer, spécialiste du marché pétrolier chez Alpha Value, revient sur l'explosion de la production de pétrole de schiste dans le Texas menée par des petites compagnies très efficaces, réactives et innovantes. L'Express. L'Agence ...

« Il est trop tard pour exploiter le schiste français » - Le Monde de l'Energie (Inscription)

Google actu "Schiste" - jeu, 16/03/2017 - 10:09

Le Monde de l'Energie (Inscription)

« Il est trop tard pour exploiter le schiste français »
Le Monde de l'Energie (Inscription)
Pour Alexandre Andlauer, responsable du secteur pétrolier chez AlphaValue, alors que les États-Unis peuvent devenir à terme énergétiquement indépendants, la France a raté le coche dans le domaine de l'exploitation du schiste sur son sol. Interview.

14 mars 2017 / Clarification de la CRIIRAD à propos des rejets d’un réacteur nucléaire en Norvège

Gaz de Schistes Provence - mer, 15/03/2017 - 13:10
Confusion

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des messages très inquiétants comme “Alerte en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre)..”. Il s’agit d’une confusion entre deux évènements :
De l’iode 131 (isotope radioactif artificiel) a été détecté à de faibles niveaux dans l’air ambiant de plusieurs pays européens en janvier 2017. L’origine exacte de cet iode 131 n’est pas connue et plusieurs hypothèses sont envisageables. Voir communiqué CRIIRAD du 14 février 2017.

Il y a eu un incident sur un réacteur nucléaire en Novège en octobre 2016, mais il n’y a pas à notre connaissance d’incident ou accident nucléaire actuellement en Norvège et les stations de mesure dont les résultats sont publiés sur le site du réseau Européen EURDEP ne montrent pas actuellement de radioactivité anormale en Norvège ou sur les pays proches.

Rejets d’iode 131 d’un réacteur Norvégien en octobre 2016

Il y a bien eu, le 24 octobre 2016 à 13H45 un incident significatif sur le réacteur nucléaire de l’IET à Halden au sud-est d’Oslo en Norvège, lors de manipulation du combustible usé. L’autorité Norvégienne de Protection Radiologique a signalé cet incident dans un communiqué du 25 octobre 2016.

Cet incident, qui a conduit à évacuer le personnel de la centrale, a entrainé des rejets radioactifs à l’atmosphère. Les autorités norvégiennes ont estimé le rejet à 150 millions de becquerels pour l’iode 131 et 24 millions de becquerels pour l’iode 132. A noter que le communiqué ne précise pas comment ces estimations ont été effectuées, ni leur niveau de fiabilité. On peut s’étonner d’ailleurs du fait que les autorités n’aient pas fait état des autres substances radioactives susceptibles d’avoir été rejetées (tritium, carbone 14, gaz rares radioactifs).

Heureusement, la situation a pu être maîtrisée. Cet « incident » d’octobre 2016 pose de nombreuses questions sur le plan de la sûreté (origine de l’incident), du défaut de transparence (l’exploitant n’a déclaré l’incident que 20 heures après), des insuffisances de la métrologie (pas d’évaluation de l’ensemble des rejets radioactifs).

L’ONG Norvégienne Bellona, avait fait part en 2004 d’inquiétudes sur la sûreté et dénoncé des fuites d’eau lourde et des rejets élevés de tritium (isotope radioactif de l’hydrogène).

En ce qui concerne les rejets d’iode 131 du 24 octobre 2016, en Norvège, les stations de mesure de l’iode 131 sous forme particulaire situées à Osteras, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Halden et à Arland, à 500 kilomètres au nord, n’avaient pas mis en évidence d’impact mesurable (données consultables sur le site EURDEP).

De l’iode 131 particulaire avait bien été détecté sur les filtres à air du 17 au 24 octobre 2016 avec des valeurs de l’ordre de 0,37 à 0,45 µBq/m3, mais la période de mesure s’arrêtait vers 6H du matin soit avant l’heure officielle des rejets. Dans les deux semaines suivantes, les niveaux d’iode 131 publiés restaient inférieurs aux limites de détection comprises entre < 0,3 µBq/m3 et < 3,6 µBq/m3.
Ces résultats posent un certain nombre de questions.
On peut s’étonner par exemple de l’absence d’échantillonnage pour la station d’Osteras pendant la période des rejets supposés. En effet les analyses portent sur un premier filtre pour la période du 17 au 24 octobre à 6H34, puis un second du 25 octobre à 11H30 au 26 octobre à 10H49. Il n’y a donc pas de mesure du 24 octobre à 6H35 au 25 octobre à 11H29 ?
On peut également déplorer l’absence de mesure de l’iode 131 sous forme gazeuse qui est dans de nombreux cas prépondérante par rapport à la forme particulaire. Et bien entendu, il convient de souligner que les stations de mesure sont à grande distance de la centrale et ne renseignent pas sur la contamination de l’air dans un rayon de quelques kilomètres.
A ce jour, rien ne permet de faire le lien entre les rejets d’iode 131 du réacteur de Halden en Norvège en octobre 2016 et la détection d’iode 131 dans l’atmosphère de plusieurs pays européens en janvier 2017.
Rappelons que la période physique de l’iode 131 est de 8 jours, l’activité de l’iode 131 rejeté le 24 octobre 2016 serait donc divisée par un facteur 1 300 au 15 janvier 2017. Par ailleurs, les niveaux d’iode 131 particulaire les plus élevés détectés en Europe en janvier 2017 étaient en Pologne (5,9 µBq/m3).
Il serait par contre souhaitable que des analyses indépendantes soient effectuées au voisinnage du réacteur de Halden afin d’évaluer les niveaux d’exposition des riverains (analyses d’air, sol, précipitations et chaîne alimentaire).

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD avec le support technique de Jérémie MOTTE, ingénieur environnement, responsable du service Balises de la CRIIRAD. CRIIRAD
29 cours Manuel de Falla
26000 Valence
04.75.41.82.50[email protected]

contamination de l’Europe à l’iode131 en cours suite à un accident nucléaire en Norvège

Gaz de Schistes Provence - mer, 15/03/2017 - 00:24

Alerte : en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre). Un accident nucléaire sur le réacteur de recherche atomique de Halden en serait à l’origine. Le risque de contamination des populations du nord et jusqu’à la France n’est pas négligeable notamment pour les enfants et adolescents. Les autorités norvégienne comme française pratiquent la rétention d’informations.

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En Norvège, un coeur de réacteur atomique expérimental serait, comme à Fukushima, hors de contrôle. De l’hydrogène radioactif s’accumulerait dans son enceinte. L’exploitant et l’équivalent de notre ASN procèdent à des rejets radioactifs dans l’atmosphère pour éviter l’explosion et la catastrophe atomique européenne. Il s’agirait du réacteur de Halden (1). La Norvège exploite 4 réacteurs de recherche à Kjeller : NORA (activé en 1961, arrêté en 1967),  JEEP I (activé en 1951, arrêté en 1967), JEEP II (activé en 1966) et à Halden : HBWR – Halden Boiling Water Reactor (activé en 1959) à la frontière suédoise. Une ville d’environ 30 000 habitants et de 640 km2.

C’est depuis janvier 2017 qu’à été détectée une présence anormale d’iode 131 dans l’air ambiant en Europe. Ce radionucléide artificiel, émetteur de rayonnements bêta et gamma, de période dite courte de 8,02 jours ( c’est à dire d’une durée de contamination effective d’au moins … une année) se fixe sur la thyroïde, une glande qui joue un rôle crucial dans la croissance. C’est la raison pour laquelle, les nourrissons et très jeunes enfants ainsi que les adolescents y sont particulièrement sensibles.

C’est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu’il est relâché dans l’environnement. Très mobiles car volatils, les isotopes radioactifs de l’iode se dispersent puis se déposent un peu partout puis sont captés par les feuilles des végétaux, puis absorbés par les racines, puis ingérer par les animaux ou les humains qui consomment alors des aliments contaminés. La teneur en iode-131 doit être surveillée dans la chaîne alimentaire durant plusieurs semaines, le temps que ce radioélément cesse d’irradier. Des contrôles de radioactivité du lait et des végétaux sont primordiaux en particulier les légumes à grandes feuilles comme les épinards et les laitues. L’eau doit être également surveillée. D’autant que très radioactif l’iode-131 va voir sa radioactivité divisée par 1000 tous les 80 jours seulement. Autrement dit la quantité d’iode-131 est divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et il faut attendre une année pleine pour qu’il n’en reste plus trace dans les aliments.

Si l’alerte avait été lancée suffisamment tôt par les autorités, des irradiations inutiles auraient pu être évitées dans la population par la prise de mesures de protection. Mais dès le début les autorités européennes sont restées dans une incapacité à identifier l’origine de cette contamination radioactive et, comme lors des catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima ont privilégié le mensonge par omission et la poursuite de l’activité économique et financière.

L’Est montré du doigt… à tort

Très vite les autorités européennes ont indiqué que ces rejets radioactifs anormaux pouvaient provenir d’un centre de recherche situé en Hongrie (l’institut de production de radio-isotopes de Budapest) qui s’était déjà rendu coupable du 8 septembre au 16 novembre 2011 de tels rejets. Mais sans certitude aucune. Cet « Izotop Intezet » disposerait selon l’Autorité à l’Énergie Atomique Hongroise d’une autorisation de rejets annuels de 1 600 GBq soit 1 600 milliards de Becquerels d’iode 131. Autorisation dont bénéficient aussi les installations nucléaires françaises (2).

Un avion « renifleur » états-unien a été dépêché,  pour survoler l’Europe. Depuis son déploiement le 17 février à Mildenhall, en Angleterre, le Boeing WC-135 Constant Phoenix de l’US Air Force a été repéré en moins de deux semaines au-dessus de la France, de la Méditerranée, de la mer du Nord, du Danemark et de la mer Baltique.  L’Etat-major français des armées n’a pas, dans un premier temps, « retrouvé le vol » pour ensuite finalement confirmer le passage du « nuke sniffer » sur notre territoire le 27 février, sans vouloir en dire plus. Mais les déploiements en Europe de WC-135 ne sont « pas fréquents » selon l’historien militaire suisse Daniel Fuhrer qui travaille pour le Département fédéral de la défense :  » il a été conçu pour surveiller les essais atomiques soviétiques durant la Guerre froide et a surtout servi ces dernières années au large de la Corée du Nord« .

Parmi les autres spéculations a été aussi envisagé un supposé essai nucléaire russe dans l’Arctique qui, pour certains, serait à l’origine des traces de l’iode 131 délétère. Mais cette théorie et cette piste n’a convaincu que ceux qui voulaient y croire car nombre de spécialistes l’ont rejeté du fait que d’autres isotopes radioactifs (toujours concomitants à un essai atomique) n’avaient pas été détectés. Une autre piste pointant l’Est seraient d’anciens bâtiments ou sous-marins russes à propulsions nucléaires, qui ne fonctionnent pas très bien. Mais là encore : pas de preuve tangible. Mais l’avion-renifleur états-unien est apparu sur des relevés radar au-dessus la Baltique, non loin de l’enclave russe de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et les pays baltes. Puis un autre appareil américain, destiné lui à la reconnaissance et dont les missions sont beaucoup plus fréquentes que celles du WC-135, ne s’est pas caché de voler à quelques dizaines de kilomètres de Kaliningrad. Il est vrai que l’enclave, de plus en plus militarisée, cristallise les tensions croissantes entre l’OTAN et la Russie. Pour les Etats-Unis s’était peut-être l’occasion de faire d’une pierre deux coups.

Les hypothèses vers l’Est font pschitt, l’Europe du Nord pointée du doigt

Ce n’est que le 13 février 2017 que l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) français a confirmé que « De l’iode 131, radionucléide d’origine artificielle, a été détecté, courant janvier 2017… en Europe” dont la France. Déjà cette contamination radioactive avait été mesurée sous forme d’aérosol (gaz) en Norvège, Finlande et Pologne (5,92 µBq/m  microBecquerel par mètre cube) du 9 au 16 janvier, puis du 17 au 23 janvier en Tchéquie, en Allemagne du 16 au 30 janvier, puis du 18 au 26 janvier en France (0,31 µBq/m par exemple dans le Puy-de- Dôme) et du 17 au 24 janvier en Espagne.

Comme bon nombre d’installations nucléaires européennes sont autorisées a rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactive au quotidien : les conditions météorologiques des semaines de début d’année, à l’origine d’une forte pollution par les particules fines et propices à la stagnation des poussières dans les couches inférieures de l’atmosphère, furent alors mises en accusation. Tout serait dans la normalité mortifère, seule la météo serait coupable. Il n’y aurait pas d’augmentation des rejets radioactifs mais une diminution des possibilités de dilution ! Dilution légale de radioactivité au demeurant permettant que les concentrations en polluants radioactifs ne soient plus détectables … mais en augmentant le nombre de citoyens exposés et victimes.

Finalement c’est un physicien nucléaire proche de l’Autorité norvégienne de protection contre les rayonnements (NRPA) qui début mars (le 3 mars) indique qu’ont eu lieu des rejets d’iode radioactif au coeur du réacteur de Halden lorsque l’IFE [Institut de technologie de l’énergie] intervenait sur du combustible endommagé dans la salle du réacteur. L’opération a généré la libération de substances radioactives au travers du système de ventilation. Et s’est poursuivit le jour suivant. Alors que le NRPA (équivalent de l’ASN française) effectuait une inspection inopinée, les rejets radioactifs se poursuivant, la décision a été prise de fermer le système de ventilation pour limiter les rejets dans l’environnement. Mais cette disposition a, à son tour, engendré des problèmes encore plus graves. L’air pressurisé a bloqué les vannes du système de refroidissement du réacteur en position d’ouverture, ce qui a empêché la circulation de l’eau de refroidissement. Les jours suivants la sécurité du réacteur était dans un état plus que préoccupant.

En Norvège : situation identique à celle de Fukushima

Des fluctuations de température dans le réacteur ont mis en évidence une augmentation du flux de neutrons dans le noyau et le danger de formation d’hydrogène. La même situation de formation d’hydrogène dans le noyau du réacteur qu’à Fukushima-Daïchi qui a engendré l’explosion et la catastrophe atomique. Comme au Japon, il ne restait plus pour les techniciens qu’une solution désespérée : ouvrir à nouveau les vannes même si cela signifiait libérer la radioactivité sur le reste du pays et plus loin. Tout comme à Fukushima les spécialistes de l’IFE n’ont pas compris la gravité de la situation .

Selon les responsables de cette unité atomique de recherche se serait une banale panne technique pendant la manutention du combustible qui a engendré l’accident nucléaire et la libération d’iode131 mais aussi d’iode132 radioactifs. Une alarme a alors retenti et le personnel de la sale des machines a été évacué immédiatement après le début de l’incident. Puis ils y sont revenu pour tenter d’identifier la cause et l’ampleur du volume de radioactivité. Mais le mal était fait.

La NRPA fulmine. Et impuissante, tout comme l’ASN l’est en France, de déclarer par la voix de son chef de la sécurité, Per Strand : « Nous allons étudier comment cela a pu se produire et pourquoi nous n’avons été avertis que le lendemain ».

Les rejets radioactifs continuent-ils ? Les autorités sanitaires des pays concernés dont la France vont-elles encore garder un mutisme complice quitte à porter atteinte à la santé et à la vie de la population ?
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(1) Le HBWR est un réacteur à eau bouillante à circulation naturelle. La puissance maximale est de 25 MW (thermique) et la température de l’eau est de 240 ° C, correspondant à une pression de service de 33,3 bars. La superficie du site atomique est de 7000 m 2 . Le circuit primaire du réacteur est situé à l’intérieur d’une caverne rocheuse d’un volume net de 4500 m 3 . Le revêtement de la roche a une épaisseur de 30-60 m. 14 tonnes d’eau lourde agissent comme réfrigérant et modérateur. Un mélange de vapeur et d’eau s’écoule vers le haut par circulation naturelle à l’intérieur des tubes de carénage qui entourent les crayons combustibles. Les circuits d’élimination de la chaleur sont placés à l’intérieur de la salle du réacteur ou dans le tunnel d’entrée du réacteur. La salle de contrôle et les installations de service sont placées à l’extérieur de l’excavation. Les bâtiments de service contiennent des bureaux, des ateliers et des laboratoires.
(2) Un rejet d’iode radioactif de 300 + 324 GBq soit 624 GBq tel que celui déclaré par Izotop Intezet pour l’année 2011 est 28 300 fois supérieur aux rejets d’iode radioactif effectués en 2009 par la centrale atomique EDF du Tricastin (France) déjà attentatoire à la santé (et 130 fois supérieur à ceux effectués par l’usine Areva de retraitement de la Hague).

__

autres sources :http://www.wikistrike.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html . http://bellona.org/news/nuclear-issues/2017-03-norways-halden-reactor-a-poor-safety-culture-and-a-history-of-near-misses . https://youtu.be/uW6zTn2lCOc . http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170213_Detection-iode-radioactif-en-Europe- durant-le-mois-de-janvier-2017.aspx#.WKK3ijVkH2b  . https://francais.rt.com/international/28033-norvege-fuite-reacteur-nucleaire . https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.emtr.eu/hr.html&prev=search .


Engie se détourne du gaz du schiste britannique - L'EnerGeek - L'Energeek

Google actu "Schiste" - mar, 14/03/2017 - 13:45

L'Energeek

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Engie se détourne du gaz du schiste britannique - L'Energeek

Google actu "Schiste" - mar, 14/03/2017 - 13:45

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Engie se détourne du gaz du schiste britannique
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Engie a annoncé jeudi 9 mars 2017 avoir cédé ses activités dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne au suisse Ineos. Le groupe français poursuit ainsi son important plan de cessions engagé début 2016 dans le but d'éponger sa dette et de concrétiser un ...

Le schiste américain sape les efforts de l'OPEP - El Watan

Google actu "Schiste" - mar, 14/03/2017 - 13:04

El Watan

Le schiste américain sape les efforts de l'OPEP
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La reprise du secteur du schiste américain commence à saper complètement les efforts de réduction de l'offre de pétrole engagés par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en novembre dernier, le brut évoluant désormais à des niveaux ...
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LA LEÇON DU CETA ? TROP DE DÉMOCRATIE !

Gaz de Schistes Provence - sam, 11/03/2017 - 10:33

 

PAR SYLVAIN LAPORTE 10/03/2017 PARU DANS LE FAKIR N°(78 ) DÉCEMBRE 2016 – JANVIER 2017

ON A BESOIN DE VOUS

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

C’était juré craché : après le Brexit, on allait « rapprocher l’Europe des peuples ». Promesse d’ivrogne. Quatre mois plus tard, tels des alcooliques, ils replongent. Et imposent au forceps un traité de libre-échange fabriqué par les multinationales et leurs lobbies. On en raconte ici l’histoire. Grâce à son acteur principal, le lobbyiste Jason Langrish.

Ils sont formidables ! Ils sont fous !
« L’Union européenne ne peut à nouveau aller de l’avant que si elle continue à s’appuyer sur le soutien de ses citoyens. »
C’était hier. C’était il y a quatre mois. Juste après le Brexit.
Angela Merkel, François Hollande, Matteo Renzi déclaraient ça, main dans la main, lors d’un sommet spécial. Et tous les dirigeants, tous les éditorialistes, promettaient de « réformer l’Europe », « renforcer la démocratie », « se rapprocher des peuples », etc.
Ils avaient compris, enfin.
Et quatre mois après, donc, voici le CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. La preuve manifeste qu’on s’est mis à l’écoute des peuples, et non au service de l’oligarchie…
Car comment est né ce CETA ? D’où vient ce « Comprehensive Economic and Trade Agreement » ?
On en révèle ici l’histoire, sinon secrète, du moins discrète.

CETA, kézako ?L’Union européenne et le Canada ont donc signé un « Comprehensive Economic and Trade Agreement ». Mais qu’est-ce que ça change ?

Céréales
Jusqu’alors, la tonne de blé était taxée de 122 $ à son entrée en Europe, l’avoine 114 $, l’orge et le seigle 120 $, et les légumes frais de 3,2 à 14,4 %. Ce sera désormais zéro. L’agriculture française traverse, paraît-il, « l’une des pires crises de son histoire », rien que ça, mais voilà la solution : plus de concurrence !

Viandes
Les quotas de bœuf sans hormones explosent de 4 000 à 45 000 tonnes, tout comme pour le porc, de 6 000 à 80 000 tonnes autorisées. Et dans le même temps, les droits de douane européens (20 %) sont supprimés.

Produits de la mer
96 % des produits seront exemptés de taxes aux frontières, comme les crevettes surgelées (jusqu’alors taxées à 20 %), le saumon (15 %), le maquereau congelé (20 %).

Fromages
Ce sont les gagnants chez nous de cet accord : Lactalis et autres producteurs de fromages. Le quota à destination du Canada doublera (de 20 000 à 37 000 tonnes), et sans droits de douanes.

Métaux et bois
Pour ces matières, 98 % des barrières douanières sont supprimées. Notamment pour l’aluminium (jusqu’alors taxé à 10 %), l’acier (7 %), le contreplaqué (10 %)…

Industrie
99 % des droits sur les produits manufacturés sont levés, dont les machines, la construction aérospatiale et ferroviaire (taxés jusqu’à 22 % à l’entrée dans l’UE), les produits chimiques (6,5 %). Et idem pour l’automobile : les droits de douanes, jusqu’alors de 10 %, sont levés.

1998. La matrice.

Accor, Alstom, ArcelorMittal, Areva, BNP‑Paribas, Continental, Deutsche Bank, Lafarge, Mercedes Benz, Société Générale, Total S.A., Veolia Environnement, Volkswagen AG… Parmi les soutiens au CETA, on retrouve nos amis de la European Round Table, le plus important lobby à Bruxelles (qui avait déjà appuyé le traité de Maastricht, la monnaie unique, l’élargissement à l’Est, etc.).

Depuis 1999, ces multinationales de chez nous se sont associées avec des petits copains d’outre-Atlantique : Alcan, Bombardier, Monsanto, Rio Tinto, etc.

Tous réunis, ils ont fondé la Canada Europe Round Table for Business (CERT). Et c’est son directeur Jason Langrish qui, dans l’ombre, depuis dix ans, est le fer de lance du traité de libre-échange. Parfois bavard, cet avocat d’affaires en livre lui-même l’historique.

Septembre 2005. L’étude.

La CERT publie, d’abord, un « rapport technique », intitulé : « Recommandations : un cadre pour une plus grande prospérité. » Et que recommande‑t‑il, pour cette prospérité ? Un « commerce plus libre », « un libre mouvement des capitaux », « un marché libre sans barrières », etc.

Mais, comme le remarque Jason Langrish lui-même : « Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce genre de dossier doit être porté par un leadership politique, sinon cela ne décolle pas. »

Il lui faut donc trouver le « porteur », et ce sera le Premier ministre du Québec.

Novembre 2006. Le porteur.

« En 2006, la communauté des affaires a poussé Jean Charest à être le champion politique en faveur d’un accord global de libre-échange Canada‑UE, se souvient Jason Langrish (National Magazine, 15/4/2014). Et il a sauté dessus tout de suite. En fait, nous avons conclu un accord, c’était en novembre, il a dit : ‘‘Je m’occuperai des politiques, vous, vous vous occuperez du business et du soutien des entreprises.’’ Nous avons tenu notre parole en apportant le soutien de 125 dirigeants d’entreprise, et lui a plus que rempli sa part. C’est lui, d’ailleurs, qui a convaincu Nicolas Sarkozy, le président français, de soutenir un accord de libre-échange. Il avait également des entrées avec Peter Mandelson, qui était alors le Commissaire européen au commerce. Donc il a fait beaucoup, il a vraiment fait du bon boulot. »

Du bon boulot, mais au service de qui ?

Juin 2007. Les perroquets.

En janvier 2007, à Davos, Jean Charest souhaite « l’amorce de discussions pour la signature d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne », afin de « s’attaquer aux freins à l’investissement et de stimuler le commerce des biens et des services ».

Le « souhait » se réalise vite. Cinq mois plus tard, à Berlin, à l’occasion du sommet UE‑Canada, la CERT se félicite :

« La déclaration rendue publique par le Premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, et la chancelière allemande, Angela Merkel, qui reprend les réflexions des chefs d’entreprises, a engagé les deux parties à collaborer à une étude visant à examiner et à évaluer les coûts et les avantages d’un partenariat économique plus étroit. »

C’est juste une incise, discrète : « qui reprend les réflexions des chefs d’entreprises », mais tout est dit, avec délicatesse : les politiques se font les perroquets des PDG. Comme préconisée par les businessmen, est donc lancée une « étude ». Suspense : que va-t-elle conclure ?

Le lobby se paie le luxe, même, de fixer la suite du calendrier aux « dirigeants » (des guillemets s’imposent, car qui dirige vraiment ?) : « Lors du sommet UE-Canada à l’automne 2008, écrit la CERT, nous prions instamment la Commission européenne et le gouvernement du Canada de confirmer que l’on procédera à une vaste initiative en matière de commerce et d’investissement. »

Second suspense : l’agenda sera-t-il respecté ?

Juillet 2008. L’ambition.

À la surprise générale, l’« étude » conclut à des « coûts » négligeables, mais des « avantages » infinis : 9 milliards d’euros pour « le Canada », 12 milliards pour « l’Europe ». Les négociations débutent derrière des portes closes.

On est ambitieux.
On voit grand.

Comme le relate, en petit comité, John Langrish en 2014 (National Magazine, 15/4/2014) :

« Le CETA est en grande partie plus important que le TAFTA [Traité de libre‑échange USA-UE]. Lorsque le CETA entrera en vigueur, ce seront 99 % des produits dont on abaissera les taxes. Le CETA est un accord qui va bien au-delà de la question des frontières. Il reconnaît le caractère moderne des affaires, la mondialisation des chaînes de production et de valeur, de l’investissement, de l’accès aux marchés publics, de la protection de la propriété intellectuelle, de la mobilité des travailleurs qualifiés. Dans de telles circonstances, le CETA est un accord bien plus large et bien plus complet que le TAFTA. »

Le cheval de Troie du Tafta« Il y a une régression sur les échanges commerciaux dans le monde, et nous, on va un peu à contresens », constate Jean Charest, l’ancien Premier ministre du Québec. Et de se féliciter : « On devient une plaque tournante en quelque sorte pour ceux qui veulent avoir accès au marché européen. »

« Ce traité nous permettra d’attirer les multinationales qui chercheraient à faire du profit via le Canada », confirme Jason Langrish (The Star, 27/10/2016). Ainsi de Monsanto.

Pourquoi cette multinationale, américaine, est-elle membre de la CERT, la « Canada Europe Round Table » ? Parce qu’elle possède une filiale au Canada. Par ce biais, elle pourra donc exporter librement vers notre continent. Et qu’importe le blocage du TAFTA.

Un gage d’« attractivité », selon Ottawa.

Décembre 2015. Le chaos.

Tout va bien.
Tout va bien jusqu’à l’été 2015 : contesté par l’opinion, le Tafta entre dans la tourmente. Par ricochet, le CETA pourrait en souffrir, être condamné à trop de lumière.

« C’est un chaos total, s’inquiète Jason Langrish (Ottawa Citizen, 14/7/2015). J’ignore si les craintes portées par le Parlement européen sur le TAFTA concernent réellement les tribunaux arbitraux ou si c’est juste un bon moyen de tuer le traité Canada-UE. J’espère que c’est juste une tempête et que nous en ressortirons vite et indemnes. »

Face aux protestations, le discours se métamorphose.

On se fait modeste, minimaliste.

On fourbit les « éléments de langage » : « Les tribunaux arbitraux ne doivent pas devenir un problème tant que les négociations sur le TAFTA n’ont pas abouti, prévient Jason Langrish (The Globe and Mail, 6/8/2014). Nous devons maintenant nous demander : comment accepter ce mécanisme avec le Canada et le refuser aux Américains ? La réponse, c’est que les négociations sont différentes. Ce qui est acceptable dans un cas ne l’est pas nécessairement pour l’autre. »

D’après cette nouvelle rhétorique, désormais, TAFTA et CETA n’ont plus rien à voir.

Et elle circule : « C’est quasiment l’exact contraire », proclame, en version française, Matthias Fekl, le secrétaire d’État au Commerce extérieur (Médiapart, 22/9/2016). Chez les industriels, c’est le branle-bas de combat. La CERT rassemble ses troupes, BusinessEurope, Canadian Manufacturers, Europe Federation of Pharmaceutical Industries, Chemistry Industry Association of Canada, etc., pas moins de dix-sept lobbies. Dix-sept signatures, au bas d’une lettre ouverte, adressée aux « chers Président Juncker, Président Tusk, Premier ministre Trudeau et Président Schulz ».

Ça sent la panique :

« Notre association se tient prête à vous soutenir activement, vous et vos procédures officielles. (…) Nous vous demandons urgemment de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour clore le processus d’approbation en 2016, et nous nous tenons prêts à vous assister dans les derniers moments de cet accord historique. »

Pourquoi 2016 ? Pourquoi cette « urgence »  ?

Jason Langrish l’explique : il faut « que cet accord soit voté et ratifié par le Parlement européen le plus tôt possible en 2017, parce qu’après commenceront les élections nationales en Allemagne et en France, et qui sait ce qui se passera ensuite » (National Post, 31/8/2016).

Octobre 2016. Un monde nouveau.

Débutent alors les manœuvres de contournement : le Parlement européen ne sera pas consulté avant la signature. Et le traité de libre-échange sera aussitôt mis en œuvre, les barrières douanières supprimées, etc., avant que les parlements nationaux ne se prononcent.

Sauf dans un pays.
Un seul.
Presque le plus petit.
La Belgique.
Avec, on le sait, la Wallonie qui résiste.

Comme un château de cartes qui s’écroule pour Jason Langrish, qui sort de l’ombre et ne retient pas sa colère :

« Il apparaît que la Belgique est le seul Etat membre dont la position n’est pas celle du ‘‘oui’’ au CETA. Si cette situation persiste, la Belgique sera tenue pour responsable de l’échec de l’accord de libre-échange le plus progressiste et de la plus grande qualité que l’Europe et le Canada n’aient jamais négocié. L’échec du CETA endeuillerait le Canada vis-à-vis de l’UE. Cela arriverait au pire moment possible, après le Brexit et à l’approche d’une série d’élections nationales où les partis eurosceptiques font des avancées » (The Globe and Mail, 16/10/2016).

Ça ose tout, les Jason. C’est à ça qu’on les reconnaît.
« Le seul État membre dont la position n’est pas celle du ‘‘oui’’ », et forcément ! C’est le seul où un parlement, ne parlons même pas d’un peuple, a été consulté !

Et « cela arriverait au pire moment possible, après le Brexit et à l’approche d’une série d’élections nationales où les partis eurosceptiques font des avancées », comme si ce n’était pas les Langrish, les CERT, qui la faisaient haïr, cette Europe conçue pour les Accor, Alstom, ArcelorMittal, etc.

Enfin, c’est passé.
Au forceps, mais c’est passé.
Jason Langrish jubile : « Un ‘‘nouveau monde’’ émerge » (Financial Post, 31/10/2016).
Rien de moins.

Wallons enfants de la patrieLa vraie presse s’est fâchée très fort contre nos amis les Belges qui refusaient de signer l’accord, comme on le voit ci-dessous. C’est beau, le pluralisme !

En revanche, aucun éditorialiste qui ne se demande : « Comment une poignée de lobbyistes et d’oligarques ont en quelque sorte fini par imposer leur volonté à 500 millions d’Européens ? »

Pour notre part, on se montre nettement plus internationalistes, au moins jusqu’à Namur ! « Et si on demandait, pour une fois, le rattachement de la France à la Wallonie ?, balançait le rédac’chef. Nous qui militons pour la Grande Picardie socialiste, de Paris à Bruxelles, pour le Ceta on pourrait faire une exception. Et devenir Wallons ! »

On en a fait une pétition. Qui, en quelques jours, a recueilli près de 10 000 signatures.
Et 10 000 enthousiastes sur notre Facebook.

Les éditorialistes enragent…

  • « C’est une région de quatre millions d’habitants, la Wallonie, qui peut bloquer le processus qui en concerne cinq cents. »
    Dominique Seux, France Inter.
  • « Quand on parle de démocratie, que 3,5 millions de gens prennent en otage le reste de l’Europe, cela pose une difficulté. »
    Sylvie Goulard, députée européenne Les Républicains.
  • « Les Canadiens ont sonné la fin de la partie et ils ont eu raison. Les Belges se prétendent fédéralistes mais agissent en nationalo-régionalistes. »
    Arnaud Leparmentier, Le Monde.
  • « Les élus de 3,6 millions de Wallons ont en quelque sorte fini par imposer leur volonté à 500 millions d’Européens. »
    Le Figaro.
  • « Comment la ‘‘petite’’ Wallonie arrive à paralyser un méga‑accord. »
    Les Échos.
  • « La petite Wallonie continue de bloquer le grand traité de libre‑échange UE-Canada. »
    LCI.
  • « Comment la petite Wallonie arrive à bloquer les négociations sur le CETA. »
    France info.
  • « La Wallonie, ce petit bout de Belgique qui bloque l’Europe. »
    France 3 Nord‑Pas-de-Calais.

Etc., etc.

… la Fakirie se marre.

  • « On leur déclare la guerre, et puis on se rend. Du coup ils nous annexent ! Et hop, on devient Belges ! »
    Éric, stratège.
  • Le nouvel hymne : « Wallooons enfants de la patriiieeeuh ! »
    David, mélomane.
  • Une prière : « Wallons wakbar. »
    Matt, fidèle.
  • « Une bonne idée pour faire revenir, de fait, les exilés fiscaux. »
    Mathieu, économiste.
  • Et les Flamands n’échapperont pas à l’offensive : « On pourrait pas annexer Bruges à la nouvelle entité, comme ça, discrètement ? Une ville qui construit des biéroducs mérite qu’on la sauve… »
    ColdFinger, assoiffé.

Et maintenant ? Les leçons.

De cette histoire, il faut tirer les leçons.

Guy Verhofstadt, l’ancien Premier ministre belge, l’estime aussi : « Nous devons apprendre de nos erreurs. Avec encore trente accords comme le Ceta en préparation, nous devons nous assurer que le commerce reste une compétence exclusive de l’Union européenne. »

Qu’en termes technocratiques ces choses‑là sont dites. Le souci, ce n’est pas l’absence de démocratie, mais déjà le trop de démocratie : on doit pouvoir se passer, entièrement, des parlements nationaux.

Voilà notre « erreur » !

Pascal Lamy, ancien commissaire européen, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, se fait plus clair : « On ne devrait pas avoir besoin de la ratification des parlements nationaux » (L’Express, 27/10/2016).

De quoi rapprocher l’Europe des peuples !

Et qui, d’après Jean-Claude Juncker, doit « réfléchir à son modèle de fonctionnement » ? L’Union européenne ? Non : « La Belgique » ! (Le Figaro, 30/10/2016)

Ces gens-là sont fous.
Vraiment.
Des fanatiques.
D’un dogmatisme à faire pâlir le Comité central de l’ex-Union soviétique.

Et l’on hésite : faut-il prendre ces extrémistes au tragique ? Le drame d’une folie périlleuse : à rendre fous et dangereux les peuples, ils nous conduisent avec psychorigidité à la catastrophe. Ou mieux vaut-il, au contraire, ne plus y voir qu’une comédie ? La pantomime d’un monde ancien, portant à bout de souffle, à bout de bras, à bout de combines surtout, leur utopie (car c’en est une) d’une globalisation aujourd’hui moins heureuse qu’usée, fatiguée.

Leur étoile est morte.
Elle ne brille plus que dans leurs yeux.

Et chez nous ? La fronde en caoutchoucLa démocratie française, elle aussi, se porte comme un charme. La preuve grâce à un sketch tourné à l’Assemblée nationale…

« On ne peut pas, au détour d’un accord, parce qu’on a l’impression qu’il va y avoir des difficultés dans le processus de ratification, tout d’un coup changer les règles et vouloir zapper les parlements nationaux du processus. C’est incroyable. Je trouve ça encore plus hallucinant à quelques jours du résultat du référendum britannique qu’on puisse envisager au niveau de la Commission européenne ce type de très mauvaises manières. »

C’est Matthias Fekl, notre secrétaire d’État au Commerce, qui s’emporte, au début de l’été, contre Jean-Claude Juncker et son idée : contourner les parlements nationaux. Le Premier ministre Manuel Valls, à son tour, prévient : « Attention à cette image d’une Europe punitive. » Et jusqu’au sommet de l’État, François Hollande souhaite ce « contrôle démocratique ».

Mais un « contrôle démocratique » qui, pour eux, pourrait s’exercer a posteriori : la Commission signe, le traité de libre-échange entre en vigueur, et ensuite, ensuite seulement, dans les années à venir, les parlements nationaux discutent, et éventuellement on recause de tout ça avec le Canada.

Sauf que des députés socialistes s’enhardissent.

Ils sont 77 à en appeler, le 21 septembre, au président de la République contre cette « application – même provisoire – de tout ou partie de ce texte ». Et ils accusent Bruxelles de « mépris pour les démocraties nationales ».

À l’Assemblée, en Commission des affaires européennes, la présidente (verte) Danielle Auroi présente une motion en ce sens. Elle est soutenue par des parlementaires socialistes, écologistes, radicaux, et détient ainsi la majorité dans sa commission. Sauf que, le matin du vote, le 5 octobre, cinq députés PS se font porter pâles : ils ont d’autres occupations, ailleurs. Ils sont alors remplacés par cinq autres députés PS… mais qui eux s’opposent au texte ! La motion est alors rejetée par 12 voix contre 4. Puis ces cinq supplétifs démissionnent à leur tour, et les autres reviennent !

Tellement pathétiques, tellement dérisoires.
Du théâtre de boulevard.

Avec un acteur, en particulier, qui a révélé son potentiel comique : Jean-Claude Buisine, député PS de la Somme. Il appartient aux 77 qui, fin septembre, dénoncent cette « application même provisoire » du CETA. Quinze jours plus tard, il fait également partie des cinq, nommés pour la journée, qui votent contre la motion…

Ouf, le traité pourra entrer en vigueur !

Cet épisode, c’est la caricature de ces « frondeurs » en carton pâte, avec leurs frondes qui n’envoient que des boulettes de papier mâché.


Transition énergétique et hydrogène

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 10/03/2017 - 21:37
L'HYDROGÈNE À LYON : "LE CHAÎNON MANQUANT DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE"

Le salon Bepositive, de la performance énergétique et environnementale, installé à Eurexpo du 8 au 10 mars, permet aux visiteurs de découvrir la filière hydrogène et ses représentants. Présentée comme la solution pour le développement des énergies renouvelables à l'horizon 2018.

L'hydrogène est "le pilier de la révolution énergétique", selon le directeur scientifique recherche et innovation d'Engie, Jean-Paul Reich, présent ce jeudi au salon Bepositive. Utilisé dans l'industrie et pour les véhicules électriques, l'hydrogène est encore aujourd'hui produit à partir d'énergie fossile. Mais les nombreux professionnels présents à Bepositive, sont venus montrer que l'hydrogène peut aussi être fabriqué à partir d'énergie renouvelable, par électrolyse de l'eau.

Cet hydrogène produit grâce à de l'électricité issue de l'éolien, du solaire ou des centrales hydrauliques peut être utilisé comme carburant pour véhicules électriques ou pour alimenter des bâtiments. L'avantage de l'hydrogène, produit avec des énergies renouvelables ou non, est qu'il ne rejette pas de gaz à effet de serre.

Stocker l'électricité pour éviter le gaspillage

Selon la Compagnie nationale du Rhône (CNR), l'hydrogène est un vecteur d'énergie qui permettrait une utilisation optimale de la production d'énergie, car il permet également de stocker le surplus d'électricité généré par les parcs éoliens, solaires ou hydrauliques. Plutôt que de "devoir couper les sites de production ou de vendre de l'énergie", cette dernière pourrait être stockée pour être utilisée ultérieurement, explique à Lyon Capitale Alexis Gurtz, de la CNR.

Ce procédé est toujours en phase d'innovation, mais son arrivée sur le marché est prévue pour 2018, le temps de trouver "un modèle économique viable", expliquent les différents exposants présents à Bepositive. À l'heure actuelle, l'hydrogène produit par électrolyse coûte quatre fois plus cher que les procédés utilisant des énergies fossiles.

La région engagée vers une transition énergétique

Autre acteur de l'hydrogène dans la région, le pôle de compétitivité Tenerrdis, présent au salon Bepositive, œuvre pour la transition énergique en Auvergne-Rhône-Alpes. Il coordonne un "projet hydrogène", financé par la région, l'État et la métropole, qui permettrait à l'horizon 2018 d'installer dans la région des stations d'hydrogène "vert" destinées aux véhicules électriques. Pour accompagner les stations, une cinquantaine de voitures à réservoir hydrogène seront mises en circulation par le constructeur Hyway. La région est déjà dotée de deux stations hydrogène, à Lyon, sur le port Édouard Herriot, et à Grenoble. Ces dernières ne fonctionnent cependant pas encore avec de l'hydrogène "vert".

En 2012, la région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé un appel à manifestation d'intérêt intitulé "territoires à énergie positive", afin de financer des projets engagés dans une démarche de transition énergétique sur le territoire rhônalpin. La région se fixe comme objectif, à 2050, de parvenir à un équilibre entre la production et la consommation d'énergies renouvelables.

Lire l'article de Camille Calvier sur Lyon Capitale.fr

Compagnies pétrolières et CO2

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 10/03/2017 - 21:00
HUIT DES PLUS GRANDES COMPAGNIES DE CARBURANT FOSSILE POLLUENT AUTANT QUE LES ÉTATS-UNIS

Huit des plus grandes compagnies pétrolières mondiales sont responsables de la plus grande partie de la pollution nuisible au climat rejetée dans l'atmosphère comme l'ensemble des États-Unis, selon une étude menée par un chercheur basé à Londres.

Saudi Aramco, Exxon Mobil Corp., OAO Gazprom, la National Iranian Oil Co., BP Plc et Royal Dutch Shell Plc figuraient parmi les huit sociétés dont le carburant était responsable d'un tiers des émissions de pétrole et de gaz, selon le groupe sans but lucratif Groupe CDP.
Les sociétés ont publié un cinquième de tous les gaz à effet de serre en dehors de l'agriculture et de la foresterie depuis 1988, année où la plupart des gouvernements ont reconnu le changement climatique causé par l'homme comme un risque.

Les résultats suggèrent que les décideurs politiques pourraient être plus centrés sur les pratiques des entreprises que sur les politiques environnementales nationales. La publication de l'étude coïncide avec les préparatifs du président américain Donald Trump visant à réduire les réglementations environnementales et à se retirer de l'accord de Paris, qui promet de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

« Une des façons de faire avancer l'action climatique consiste à regarder les principaux producteurs de combustibles fossiles qui réchauffent le globe, voilà ce que les nouvelles données CDP apportent à la vie », a déclaré Paul Simpson, PDG de CDP qui analyse les entreprises et collecte des données sur les questions de durabilité.

Le CDP a analysé 50 compagnies pétrolières et gazières, mesurant leurs émissions directes et la pollution provenant de l'utilisation de leurs produits remontant à 1854. L'ensemble de l'industrie pétrolière et gazière a produit environ 40 pour cent des 832 gigatonnes mondiales d'équivalent dioxyde de carbone libérées dans les trois dernières Décennies, selon le CDP.

La compagnie pétrolière nationale saoudienne, Saudi Arabian Oil Co., également connue sous le nom d'Aramco, a été nommée le plus grand émetteur, responsable de près de 5% de la pollution industrielle du carbone pendant cette période.

China National Petroleum Corp et Petroleos Mexicanos complètent la liste des huit entreprises qui en 2015 ont émis 6,59 gigatonnes d'équivalent CO2. C'est presque le même montant que les États-Unis ont émis cette année-là.

Plusieurs appels téléphonique à CNPC et China Petrochemical Corp. n'ont pas reçu de réponse. Un email à CNPC et un fax à Sinopec n'ont pas obtenu de réponse. Les fonctionnaires d'Aramco n'ont pas fait de commentaire immédiat.

"BP joue son rôle en demandant un prix sur le carbone, en fournissant des produits à faible teneur en carbone, y compris le gaz naturel et les énergies renouvelables, en poursuivant l'efficacité énergétique et en appuyant la recherche", a déclaré un porte-parole de la société. Le service de presse de Gazprom a refusé de commenter.

Alors que les pays ont passé des décennies à faire des progrès minutieusement lents vers l'action sur le changement climatique, le rapport du CDP dit qu'un petit groupe de décideurs commerciaux ont été responsables de la majorité des émissions de leur industrie. Les entreprises de l'industrie notent qu'elles produisent un produit dont les consommateurs ont besoin et qui est à la fois légal et encouragé par les gouvernements qui cherchent à alimenter leurs économies.

Le chef de la direction d'Exxon, Darren Woods, a réfuté cette semaine la notion selon laquelle la croissance économique entraînerait davantage de pollution. Il a fait remarqu" que l'investissement de sa société dans la technologie de capture du carbone, les biocarburants, la recherche pour améliorer les procédés de raffinage et les technologies d'économie de carburant qui, si appliqué aux États-Unis, pourrait éviter les gaz à effet de serre de 8 millions de voitures.

"Nous partageons tous la même aspiration à vivre dans un monde qui est propre et sûr et prospère", a déclaré Woods dans un discours à la CERAWeek par IHS Markit conférence mardi à Houston. "L'énergie abordable joue un rôle important dans la réalisation de ce projet."

"Les faits sont les faits", a déclaré Michael Tadeo, porte-parole de l'American Petroleum Institute, dans un courriel. "Les États-Unis sont les leaders mondiaux dans la production et le raffinage du pétrole et du gaz naturel et dans la réduction des émissions de carbone qui sont à leur niveau le plus bas depuis plus de 20 ans".

Lire l'article sur Bloomberg.com

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