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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Hess CEO Becomes Billionaire Following Singer Proxy Fight

01.08.14. - A little more than a year after settling a proxy fight with Paul Singer’s Elliott Management Corp. over how to boost the shares of energy giant Hess Corp. (HES), the company’s chief executive officer John B. Hess has become a billionaire as the stock hit a 5-year high this week.

[…] The stock is up 18 percent for the year.

Hess has initiated 11 asset sales valued at $10.5 billion since adding three board members nominated by Elliott Management in May 2013, according to data compiled by Bloomberg. The sales, including 1,342 gas stations and a commercial energy-marketing business, will help the New York-based company focus on becoming an oil and gas exploration and production company.

[…] Hess, 60, has a $1.2 billion fortune, according to the Bloomberg Billionaires Index. […]

Wills, Trusts

The billionaire owns more than 9 million shares of Hess directly and in trusts for his benefit and that of his children. He also has 1.3 million exercisable options. He has sole voting power over 27 million of the company’s shares because he’s a trustee of 16 trusts, including those for the benefit of his sisters Constance and Marlene, according to the company’s 2014 proxy statement.

Shares credited to Hess, who has been CEO since 1995, include his one-third interest in 10 million shares held in a charitable lead trust created after the death of his father, Leon, in 1999, according to wills filed in New York City for the patriarch and his wife Norma, who died in 2010. […]

Estate Taxes

Leon Hess built the company from an oil-delivery service in Asbury Park, New Jersey, into one of the world’s largest integrated oil companies. He also owned the New York Jets football team, which he forbade family members from controlling and ordered its sale to pay estate taxes to preserve the family’s interest in Hess Corp., according to his will. The family controls more than 10 percent of the company.

John Hess serves on the board of trustees of the center for Strategic and International Studies and the board of directors of Lincoln Center for the Performing Arts, among other institutions.


isa77_Jouarre's insight:

Etre le fils de son père, ça aide visiblement, pour faire fortune ! 

Même après avoir perdu le pouvoir sur son entreprise il peut encore devenir milliardaire grâce aux actions et autres intérets qu'il détient…



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L'or noir [mexicain] fait couler beaucoup d'encre

30.07.14. - (Mexico, Mexique) Des députés analysent actuellement les dernières lois d'une réforme énergétique qui mettra fin à 76 ans de monopole d'État. Cette réforme ambitieuse du président Enrique Peña Nieto ne fait pas que des heureux; des citoyens et des intellectuels multiplient les sorties publiques pour la dénoncer.

Ils étaient des dizaines de milliers, banderole et pancarte à la main, à investir la semaine dernière la place de la Constitution de Mexico. Tantôt à cheval ou sur un tracteur, ces producteurs agricoles et autochtones ont afflué des quatre coins du pays pour s'opposer à une ambitieuse réforme du secteur énergétique.

Les lois de la réforme qu'analysent actuellement les députés permettront à des entreprises privées d'occuper temporairement des terres pour y chercher des hydrocarbures et du gaz.

«Notre machette et notre terre, c'est tout ce que nous avons pour travailler. Si on vient envahir notre terre, de quoi allons-nous vivre?», demande l'un des marcheurs, José Hernandez, de la région pétrolifère de Veracruz, située sur la côte du golfe du Mexique.

La réorganisation projetée s'inscrit dans le «Pacte du Mexique», un ensemble d'ententes que le gouvernement d'Enrique Peña Nieto a scellé avec l'opposition de droite quelques mois après son élection. Le train de réformes structurelles, qui touche non seulement l'énergie, mais aussi l'éducation, les télécommunications, les finances et la fiscalité, vise notamment à nourrir la croissance économique, à redynamiser les industries nationales et à atténuer les inégalités sociales.

S'attaquer à un tabou

En révisant le monopole pétrolier d'État, le gouvernement s'attaque à un tabou de la société mexicaine. «C'est une réforme majeure et profonde, un changement de direction du système énergétique élaboré par la Constitution de 1917 et par l'expropriation des pétrolières étrangères dans les années 30», explique l'économiste et chercheur à l'Université nationale autonome du Mexique Ramon Carlos Torres Flores.

Depuis 1938, seuls des contrats de sous-traitance gérés par la société pétrolière d'État PEMEX ont ponctué ce monopole public. Cependant, la pétrolière s'essouffle. Le pays produit actuellement 2,5 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 1 million de moins qu'il y a 10 ans.

La réforme de l'énergie assure à PEMEX et à la Commission fédérale d'électricité (CFE), l'Hydro-Québec mexicaine, la mainmise sur la majorité des territoires actuellement exploités pour leurs ressources. Elle ouvre toutefois la porte aux entreprises privées qui souhaitent explorer, exploiter, raffiner et transporter des hydrocarbures, mais aussi du gaz naturel et du pétrole et du gaz de schiste.

«Une plus grande participation du privé permettra de diminuer les coûts et les risques de l'exploration et l'exploitation du pétrole pour l'État mexicain», décrit le président mexicain qui espère hausser le PIB de 1% et créer plus de 500 000 emplois d'ici 2018.

Opposition

L'opposition de gauche est contre à la réforme, qu'elle considère comme une menace à la souveraineté du pays. «Ils veulent nous faire croire qu'ils vont sauver le Mexique en privatisant nos biens nationaux et que les étrangers vont nous donner la main», a affirmé le chef du Parti de la révolution démocratique (PRD), Jesús Zambrano. Plusieurs experts craignent que le privé touche une partie de la rente pétrolière qui, selon la Constitution, ne peut appartenir qu'à l'État mexicain. La protection de l'environnement est un autre point épineux de la réforme.

Les dernières lois de la réforme et les mesures fiscales pour la mettre en branle doivent être adoptées d'ici la fin du mois de septembre, mais déjà, l'opposition promet d'organiser un référendum pour l'annuler et les juristes menacent d'exposer ces lacunes constitutionnelles aux tribunaux du pays.



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Chevron dépasse les attentes | Résultats financiers

01.08.14. - Le groupe énergétique américain Chevron a dépassé les attentes des analystes au deuxième trimestre, bénéficiant de cessions d'actifs, alors que sa production a été affectée par la maintenance de certains puits pétroliers.

Entre avril et juin, le bénéfice net s'élève à 5,7 milliards de dollars (+5,6% sur un an). […]

Ses revenus sont également ressortis meilleurs que prévu: le chiffre d'affaires est de 57,93 milliards de dollars, contre 56,93 milliards anticipés, selon un communiqué de l'entreprise.

[…]

Les profits trimestriels du deuxième groupe pétrolier américain ont été gonflés par des cessions d'actifs.

Mi-juin, Chevron a vendu au gouvernement tchadien pour 1,3 milliard de dollars une participation de 25% qu'il détenait dans une concession pétrolière dans le pays.

La société américaine vient aussi de quitter la Lituanie, où elle a cédé ses actifs dans un projet d'exploration et d'extraction de gaz de schiste.

Mais comme son rival ExxonMobil la veille, Chevron voit sa production de pétrole et de gaz continuer à reculer même si c'est à un rythme plus lent. Celle-ci a diminué de 1,2% sur un an à 2,55 millions de barils équivalents pétrole par jour. Elle était de 2,58 millions au deuxième trimestre 2013.

Ce niveau est en dessous des prévisions du groupe californien, qui veut produire 3,1 millions de barils équivalent pétrole par jour cette année jusqu'en 2017. […]

La hausse de la production aux États-Unis, au Nigeria, au Brésil et en Argentine n'a pas pu compenser le déclin de certains puits et la maintenance prévue d'autres sites comme au Kazakhstan, explique Chevron. Il a aussi interrompu sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) en Angola (-15.000 barils par jour).

[…]

Les dépréciations d'actifs et les coûts de Chevron ont par ailleurs augmenté. Les dépenses liées à l'exploration ont par exemple plus que doublé sur le trimestre comparé à un an plus tôt à 694 millions de dollars.

Le groupe pétrolier a vu la rentabilité de sa branche production-exploration s'améliorer: le bénéfice a augmenté de 6,4% sur un an à 5,2 milliards de dollars.

Dans le raffinage et la distribution en revanche, le bénéfice a reculé de 6% à 721 millions de dollars.

À Wall Street, le titre a perdu 1,04% à 127,90 dollars.


isa77_Jouarre's insight:

Pas facile la production d'énergie carbonée…



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North Dakota crude no more dangerous than similar fuels, report finds

05.08.14. - 

  • An industry-funded study concludes that crude oil from the Bakken region is similar to other North American light, sweet crudes and does not pose a greater risk to transport by rail than other crudes and transportation fuels.
  • But the study also outlines several best practices intended to boost safety, including classifying the crude higher on the hazardous material shipping scale.
  • The group hopes the report allays fears that Bakken oil may be more prone to ignition after a series of accidents involving rail shipments of the oil.
  • Bakken producers include Continental Ressources [CLR], EOG, Kodial Oil and Gas [KOG], Whiting Petroleum [WLL], Hess [HES], Exxon Mobil [XOM], Oasis Petroleum [OAS], Northern Oil & Gas [NOG], Emerald Oil [EOX], Marathon Oil [MRO].

isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend que les industriels pétroliers ont payé une étude portant sur la dangerosité des transports par train du pétrole produit dans le Bakken. Et la conclusion est … que le pétrole du Bakken n'est pas plus dangereux q'un autre! L'étude propose quelques "bonnes pratiques", quelques règles du jeu pour améliorer la sécurité… 



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une campagne en faveur du développement du gaz de schiste au Nouveau Brunswick


05.08.14. - Un nouveau groupe de citoyens milite pour l'industrie du gaz de schiste dans la province du Nouveau-Brunswick, et pour contrer la mauvaise information qui circule à ce sujet, selon eux.

Le groupe Ressource Sage NB a vendu presque 250 bracelets verts portant le message « Bring 'Em Back », ou « Ramenez-les », au sujet des travailleurs de la province qui sont partis dans l'Ouest canadien pour trouver de l'emploi.

Le groupe pense que l'industrie du gaz de schiste pourrait créer de la richesse et des emplois dans la province. Son président, Brian Cheney, croit que les Néo-Brunswickois doivent être mieux informés.

Lui-même ne vit pas à proximité d'un secteur où il y a de l'exploration, mais il affirme qu'il ne changerait pas d'avis, si cela devait se produire.



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GAZ DE SCHISTE- «L'Algérie s'engage dans une voie dangereuse ... - Mediapart

Google actu "Schiste" - mar, 05/08/2014 - 13:52

GAZ DE SCHISTE- «L'Algérie s'engage dans une voie dangereuse ...
Mediapart
De la même manière que la ruée vers l'or a enrichi les vendeurs de pelles, les gaz de schiste font la fortune des sociétés qui vendent les technologies de forage, mais provoquent souvent la ruine des exploitants qui croyaient en l'Eldorado tout en ...

Appel à manisfestation STOP TAFTA samedi 30 Août à La Rochelle

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/08/2014 - 08:54

Collectif Stop TAFTA – Non au Grand Marché Transatlantique

Formulaire posté le : 4 août 2014 à 17h51min.

Par : [email protected]

Le samedi 30 août, dans le cadre des journées d’été du PS à La Rochelle, Hubert Védrines interviendra au sujet du GMT. Le collectif stop-tafta de La Rochelle propose de faire une manifestation à cette occasion, mais ils sont trop peu nombreux pour monter cela par eux-mêmes.

Le Réseau Saintongeais stop-tafta a été sollicité; nous sommes prêts à participer. Nous avons pensé qu’il serait bon d’en faire un événement national avec des manifestants convergeant de plusieurs coins de France vers La Rochelle.

Merci de relayer cette proposition à l’ensemble des collectifs afin que l’on voie dès que possible ce que l’on peut organiser.

Pour le Réseau Saintongeais stop-tafta, Jean-Yves Boiffier

Envoi via le site Collectif Stop TAFTA – Non au Grand Marché Transatlantique ( https://www.collectifstoptafta.org/ )

— Envoyé par Collectif Stop TAFTA – Non au Grand Marché Transatlantique


La consommation massive d'eau, face cachée de la production d'énergie

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 04/08/2014 - 19:32
LA CONSOMMATION MASSIVE D'EAU, FACE CACHÉE DE LA PRODUCTION D'ÉNERGIE

Article de Andrea Barolini sur Reporterre.net

L'eau est indispensable à la production d'énergie. La consommation croissante d'énergie en mobiliserait donc de plus en plus. Centrales à charbon, agrocarburants et gaz de schiste constituent ainsi une charge lourde sur des ressources en eau de plus en plus disputées.

La quantité d'eau douce consommée pour produire l'énergie à travers le monde va doubler sur la période allant jusqu'en 2035. Selon les calculs de l'Agence internationale de l'énergie, plusieurs facteurs provoqueront cette augmentation vertigineuse des besoins en eau. Mais le rapport pointe surtout du doigt, d'une part, le boom prévu des agrocarburants et d'autre part, l'utilisation massive du charbon.

Sans modification des politiques énergétiques actuelles, l'AIE a calculé que la consommation d'eau du système de production global passera de 66 milliards de mètres cubes aujourd'hui à 135 milliards dans les prochaines décennies.

La planète pourra-t-elle supporter cet abus d'une ressource naturelle qui sera de plus en plus rare ?
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Il faut bien tenir compte des prévisions des Nations Unies, selon lesquelles la population mondiale actuelle de 7,2 milliards devrait atteindre 8,1 milliards en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100.

L'AIE estime que « les besoins en eau pour la production d'énergie sont appelés à croître deux fois plus rapidement que la demande énergétique ». L'eau est de plus en plus utilisée dans la production d'énergie : pour la génération d'électricité, pour l'extraction, le transport et le traitement du pétrole, du gaz et du charbon, et aussi pour l'irrigation des cultures destinées à la production des agrocarburants.

L'Agence indique qu'en 2010, « les prélèvements d'eau à des fins de production énergétique se sont élevés à 583 milliards de mètres cubes, dont 66 milliards pour la consommation d'eau, c'est-à-dire le volume prélevé qui n'est pas retourné à sa source ».

En 2035 les centrales thermiques à charbon devraient rester le principal moyen de production d'électricité, et les plus responsables de la consommation d'eau. Et si aujourd'hui elles représentent 56,7% de la consommation d'eau, elles ne baisseraient qu'à 51,9% dans les 20 prochaines années. Donc, plus de la moitié de l'eau consommée pour la production d'énergie sera encore liée à la plus vieille et polluante technologie actuellement exploitée.

En outre, les agrocarburants, qui aujourd'hui consomment 17,9% de l'eau, atteindront, en 2035, 30,4%.

Economiser l'énergie, c'est économiser l'eau

Comment consommer moins d'eau pour faire de l'énergie ? L'AIE souligne que, du point de vue de la consommation d'eau, une réponse pourrait être la technologie de refroidissement à sec pour les centrales à charbon, qui ne prévoit pas l'utilisation d'eau. Mais cela va coûter bien plus cher aux entreprises (jusqu'à trois ou quatre fois). Et surtout, le charbon ne peut pas être considéré comme une option pour le futur, vu son impact sur l'environnement et le changement climatique.

L'agence internationale conclut donc en indiquant comme possible solution le développement de l'éolienne et du solaire photovoltaïque, qui garantissent une consommation hydrique très réduite (moins de 1% du total aujourd'hui).

Mais une forte baisse de la demande d'énergie, fruit d'une stratégie globale sur l'efficacité qui minimise la consommation globale, sera aussi indispensable.

Lire l'article de Andrea Barolini sur Reporterre.net

Rappel du Collectif 07
L'exploitation des gaz et huiles de schiste est non seulement consommatrice d'une très grande quantité d'eau mais le risque de pollution des eaux souterraines et des eaux de surface est énorme.
Gaz de schiste et hydrocarbures non-conventionnels : une aberration économique, sanitaire et environnementale

Prolongation du Permis « Plaine d’Alès » : silence et mutisme prévalent

Gaz de Schistes Provence - dim, 03/08/2014 - 18:00

jlr18:

Cela n’augure rien de bon. Restons vigilants

Originally posted on BASTA!GAZ:

Où en est on par rapport à la demande de prolongation du permis "Plaine d’Alès" parue au bulletin d’information n°83 du BEPH (Bureau Exploration – Production des Hydrocarbures du MEDDE) d’avril 2014.?

Vous trouverez ci joint une synthèse des différentes démarches et interpellations entreprises par le collectif Basta! Gaz auprès des instances administratives et du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.

Pour rappel, une demande de prolongation exceptionnelle du permis exclusif de recherches d’hydrocarbures « Plaine d’Alès » ( PERH) a été déposée par Diamoco Energy auprès du ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) le 10 février 2014.

Quarante neuf communes du Nord-Ouest du département sont concernées par le périmètre de ce permis d’une surface de 503 Km2 Ce permis a été délivré pour une période de validité de quatre ans à la société Bridgeoil par arrêté du 1er mars 2010 et publié au Journal…

Voir l'original 1 138 mots de plus


La consommation massive d’eau, face cachée de la production d’énergie

Gaz de Schistes Provence - dim, 03/08/2014 - 13:34

Originally posted on BASTA!GAZ:

Réservoirs d’eau installés avant une opération de fracturation hydraulique.

L’eau est indispensable à la production d’énergie. La consommation croissante d’énergie en mobiliserait donc de plus en plus. Centrales à charbon, agrocarburants et gaz de schiste constituent ainsi une charge lourde sur des ressources en eau de plus en plus disputées.

La quantité d’eau douce consommée pour produire l’énergie à travers le monde va doubler sur la période allant jusqu’en 2035. Selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (voir page 9), plusieurs facteurs provoqueront cette augmentation vertigineuse des besoins en eau. Mais le rapport pointe surtout du doigt, d’une part, le boom prévu des agrocarburants et d’autre part, l’utilisation massive du charbon.

Sans modification des politiques énergétiques actuelles, l’AIE a calculé que la consommation d’eau du système de production global passera de 66 milliards de mètres cubes aujourd’hui à 135 milliards dans les prochaines décennies.

La planète pourra-t-elle supporter cet…

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Les accords de libre échange ont ils du plomb dans l'aile ?

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 03/08/2014 - 12:43
LES ACCORDS DE LIBRE ÉCHANGE
ONT ILS DU PLOMB DANS L'AILE ?

Les multinationales essaient de mettre la main sur les richesses de la planète en signant des traités de libre-échange leur permettant de passer outre les lois de protection sociales et environnementales des pays.
Cette privatisation de la planète se fait avec des fortunes diverses mais, tenaces, les multinationales exercent de fortes pressions, faisant jouer leurs lobbies pour faire signer de tels accords aux états.

Bien entendu, le volet des hydrocarbures non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes ...), bien que n'étant pas le seul concerné, est celui qui intéresse plus particulièrement notre mouvement.

Ci-dessous 3 articles d'actualité à ce propos.

L'HORIZON S'ASSOMBRIT POUR LE TRAITÉ DE LIBRE-ÉCHANGE AVEC LES ETATS-UNIS

Lire l'article complet de Ludovic Lamant avec de nombreux liens sur Médiapart.fr

Berlin s'oppose à un volet de l'accord de libre-échange avec le Canada, sur le point d'être adopté. Cela pourrait, par ricochet, torpiller le chantier titanesque du « TTIP », négocié par Bruxelles avec les États-Unis. Un tournant.

C'est un coup à plusieurs bandes qui n'a pas échappé aux initiés, et réjoui nombre d'activistes suivant de près les négociations commerciales menées par l'Union européenne. En laissant entendre que Berlin ne signerait pas en l'état le traité de libre-échange entre l'Union et le Canada, l'Allemagne vient de plomber l'avenir de son grand frère davantage médiatisé, le « partenariat transatlantique » (TTIP) avec les États-Unis.

L'explication est simple : CETA (le surnom de l'accord canadien, toujours en chantier) sert de modèle aux négociations menées avec les États-Unis pour aboutir au TTIP. Plusieurs sources proches des discussions assurent que des pans entiers de l'accord passé avec Ottawa ont fourni le point de départ aux débats avec Washington. Si CETA s'écroule, le TTIP est menacé.

Si l'on en croit un article publié samedi par le Süddeutsche Zeitung, qui cite plusieurs diplomates allemands et européens, Berlin s'oppose désormais à l'accord avec le Canada « tel qu'il a été négocié ». Dans la ligne de mire des Allemands : la clause d'arbitrage État/investisseur, intégrée au traité, et dont Berlin ne veut pas.

Ce mécanisme sulfureux – baptisé ISDS dans le jargon bruxellois – doit, pour ses défenseurs, donner de meilleures garanties juridiques aux entreprises, pour qu'elles investissent davantage à l'étranger. Mais ses adversaires y voient une procédure d'exception, qui autorise des groupes privés à attaquer des États en justice, à l'encontre de l'intérêt général (lire notre enquête). L'ISDS est présent, à l'identique, dans le texte en chantier avec les États-Unis.

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Les négociations avec le Canada ont officiellement pris fin en octobre 2013, après quatre années d'un travail laborieux. L'an dernier, José Manuel Barroso, le patron de la commission européenne, et Stephen Harper, premier ministre canadien, avaient mis en scène leur réussite. Le Portugais avait expliqué, en particulier, que ce texte servirait de « référence » pour les autres accords à venir.

Mais depuis ce « deal » politique, qui n'était en fait qu'un « pré-accord », l'affaire patine. Des points techniques continuent d'opposer les négociateurs, sans aucun compte-rendu public. ........................... ;

L'affaire est d'autant plus sensible, à Bruxelles, que la commission européenne vient d'achever une consultation publique sur ISDS, dont on connaîtra les conclusions à la rentrée. L'exécutif européen y avait consenti pour tenter d'apaiser les inquiétudes sur la portée du futur accord avec Washington. Mais on voit mal comment cette consultation n'aura pas, aussi, des effets sur le contenu de l'accord avec le Canada.

L'UE pourrait-elle, en bout de course, signer des accords de libre-échange vidés de l'ISDS ?

Mais les signaux envoyés par les Canadiens et les Américains sont très différents : à leurs yeux, ces mécanismes sont essentiels, pour les intérêts du secteur privé. Et rien ne dit que Washington consentira à un accord si l'ISDS est mis de côté. « Un TTIP sans ISDS est-il possible, du point de vue américain ? », s'est interrogée, en juillet, Marietje Schaake, une élue néerlandaise libérale, lors d'un échange au parlement de Strasbourg.

Avec ou sans ISDS, l'accord en chantier reste de toute façon plus qu'hypothétique, tant les désaccords sont légion. Parmi les sujets qui fâchent, et dont on voit mal comment ils seront réglés à court terme, l'intégration aux discussions des services financiers, tel que le souhaite Bruxelles, ou encore l'ouverture des marchés publics américains aux entreprises européennes, là encore une priorité des négociations selon la commission. Comme l'a lancé Yannick Jadot, eurodéputé EELV, lors d'un débat avec le commissaire De Gucht la semaine dernière à Bruxelles, « que reste-t-il à négocier, à part, peut-être, la taille des rétroviseurs des voitures » ?

SUCCÈS DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR UN VOLET SULFUREUX DE L'ACCORD UE-USA

Lire l'article complet de Ludovic Lamant avec de nombreux liens sur Médiapart.fr

La commission européenne a reçu près de 150 000 réponses, en majorité négatives, à sa consultation sur le mécanisme d'arbitrage entre État et investisseur, l'un des volets les plus sensibles du futur accord de libre-échange entre Bruxelles et Washington. C'est un avertissement pour l'exécutif européen. Reste à savoir comment ce dernier prendra en compte les réponses.

Un an après leur lancement, les négociations sur l'accord transatlantique patinent. Les points de désaccord entre Bruxelles et Washington pour former la plus grande zone de libre-échange au monde s'accumulent, par exemple sur la libéralisation des services financiers (lire notre article), ou encore sur l'accès des Européens aux marchés publics américains.

Mais c'est sans doute l'un des volets les plus techniques du « TTIP », le nom de code de cet accord contesté, qui symbolise le mieux les incertitudes qui pèsent sur l'avenir du texte tout entier : le mécanisme d'arbitrage entre État et investisseur. C'est une procédure assez répandue – on la retrouve dans plus de 3 000 traités internationaux –, à laquelle les États-Unis tiennent beaucoup : il s'agit d'offrir des garanties juridiques à des entreprises, pour les encourager à investir à l'étranger.

S'ils s'estiment lésés, des groupes privés sont autorisés à poursuivre des États devant des tribunaux ad hoc et parfois, comme Mediapart l'a déjà décrit ici, obtenir gain de cause. Les sommes en jeu sont énormes, à tel point que certaines capitales y pensent désormais à deux fois avant de modifier tel ou tel aspect de leur législation, dans les secteurs de l'environnement ou du social en particulier, de peur de se perdre en justice après coup.

Au printemps 2014, sur fond de campagne pour les élections européennes, la contestation n'a cessé d'enfler contre ce mécanisme baptisé « ISDS » (en français : règlement des différends entre investisseurs et États). La commission européenne a alors fait un geste : elle a gelé les négociations avec Washington sur ce point, le temps d'ouvrir une consultation publique pour recueillir les positions des uns et des autres, qui s'est achevée le 13 juillet.

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Cette participation n'est pas totalement une surprise : plusieurs ONG avaient mis en place des réponses types pour « faciliter » le travail des citoyens et activistes lambda. .........................

.......... le Belge Karel de Gucht, qui a livré une interprétation toute particulière de cette consultation, mardi, devant un panel d'eurodéputés à Bruxelles : « Un grand nombre des réponses sont identiques. C'est intéressant. Je ne sais pas comment on fait cela, a ironisé le commissaire. C'est une façon de contourner le système (…). C'est la raison pour laquelle il est important que nous fassions aussi une analyse qualitative des réponses, et il faut peut-être considérer que les réponses identiques ne sont qu'une. »

L'attitude du commissaire était prévisible, mais elle n'a pas manqué d'agacer les ONG. « Les dizaines de milliers de citoyens qui se sont exprimés, à travers les outils créés par la société civile pour rendre cette consultation accessible, verraient ainsi leur expression démocratique ignorée, pour le simple fait d'avoir répondu la même chose qu'un autre citoyen ? Un bel exemple de démocratie et de transparence ! » raille Michel Cermak, du collectif belge CNCD.

« En répondant massivement, les citoyens européens ont montré leur vigilance et leur volonté de s'insérer dans les cadres de débat proposés par la DG commerce. Mais celle-ci s'apprête à passer outre leur expression claire d'un refus inconditionnel de l'inclusion de ces clauses nuisibles dans le projet de traité », lit-on dans une lettre adressée jeudi par Attac et l'Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) à Fleur Pellerin, chargée du dossier au sein du gouvernement français.

Et les deux associations d'interpeller directement la secrétaire d'État : « Trouvez-vous acceptable que cette expression légitime soit tout simplement ignorée et que le droit de participation démocratique de dizaines de milliers de citoyen-ne-s européen-ne-s soit ainsi nié ? » Fleur Pellerin, en déplacement à Ouagadougou après le crash d'Air Algérie, n'était pas joignable dans l'immédiat pour répondre aux questions de Mediapart.

L'accord avec le Canada dans la ligne de mire
Au-delà de ce désaccord comptable, les rangs des adversaires d'ISDS ne cessent de grossir. Le nouveau patron de la commission du commerce international au parlement européen, Bernd Lange, y est opposé : « Nous voulons un accord, mais sans ISDS », a affirmé ce social-démocrate allemand (lire notre article). De manière plus surprenante, Jean-Claude Juncker, le futur président de la commission, a lui aussi émis des réserves. Le Luxembourgeois s'est ainsi déclaré favorable au TTIP devant les députés, à Strasbourg, le jour de son élection, tout en mettant en garde, dans un document qui fixe ses lignes directrices pour les cinq ans à venir : « Je n'accepterai pas que la jurisprudence des tribunaux au sein des Etats membres de l'UE soit limitée par des régimes spéciaux qui concerneraient les différends avec investisseurs. »
En mai dernier, interrogé sur le sujet par Mediapart, Jean-Claude Juncker, alors candidat en campagne, s'était montré moins catégorique,

L'accord de libre-échange avec les États-Unis n'est pas le seul en négociation ces jours-ci à Bruxelles ...
Dans le collimateur, l'accord de libre-échange avec Singapour, qui semble prêt, et surtout celui avec le Canada (baptisé « CETA » dans le jargon européen). En début de semaine, Karel De Gucht, le commissaire au commerce, a répété qu'il espérait un accord sur le texte d'ici au 25 septembre, date d'un sommet prévu à Ottawa. Une fois le texte finalisé, et validé par les capitales, il serait ensuite soumis aux eurodéputés à Strasbourg. Fruit d'une négociation difficile, de 2009 à 2013, le texte de CETA – officiellement en cours de traduction, mais qui n'a toujours pas été rendu public – pourrait servir de modèle au futur TTIP.

L'avenir de CETA est encore loin d'être joué, mais l'attitude de la commission laisse songeur : à quoi bon vouloir accélérer en fin de mandat sur l'accord avec le Canada, tant que les réponses à la consultation publique sur l'ISDS n'ont pas été analysées ? Les négociations pour CETA ont duré plus de quatre ans : les négociateurs n'en sont plus à quelques mois près.

L'EUROPE IMPOSE À L'AFRIQUE UN TRAITÉ PIRE QUE LE TAFTA

Lire l'article complet de Jean Gadret sur Reporterre.net

L'Union Européenne a signé avec seize pays d'Afrique de l'Ouest un accord dit de partenariat économique. Pire que le Traité transatlantique avec les Etats-Unis, l'APE est un blanc-seing donné par la Commission européenne aux multinationales pour piller les ressources et le marché africains. Un appel est lancé pour appeler les élus européens à ne pas ratifier cet accord.

Nous avons pris à quelques-un-e-s (Jacques Berthelot, Jean Gadrey, Susan George et Majdouline Sbaï) l'initiative d'un appel dont l'ambition est de bloquer l'adoption par le Parlement européen d'un projet très avancé, qui a exigé des années de négociations souterraines, à l'abri du regard et des exigences de la société civile : un APE, accord dit de partenariat économique avec seize pays de l'Afrique de l'Ouest, sous la pression de l'UE.

C'est pour nous un TAFTA (le grand marché transatlantique entre l'UE et les Etats-Unis) en pire. En pire en tout cas pour les peuples d'Afrique de l'Ouest. J'ai déjà consacré un billet à ce projet funeste et deux billets au projet TAFTA ou GMT, dont celui-ci.

Cet appel est assez court. J'aurai l'occasion, avec les trois personnes qui l'ont initié, d'expliciter certains aspects de cet APE, dont un mécanisme de règlement des différends entre les Etats et les firmes multinationales qui serait à coup sûr bien plus désastreux encore pour des pays pauvres que celui qui figure dans le projet TAFTA.

Nous espérons également que notre appel confortera la société civile africaine, mobilisée depuis quatorze ans contre ces projets d'APE, et qui va encore mener des mobilisations dans les pays concernés, dont il semble que les Parlements doivent se prononcer.

ATTENTION : n'envoyez pas de signatures individuelles à ce stade. Notre intention est de réunir au cours de l'été des signatures d'une part d'ONG et associations en Europe et en Afrique, d'autre part d'élu-e-s ou anciens élu-e-s aux Parlements nationaux et au Parlement européen.

Nous en avons déjà recueillies plusieurs en quelques jours, et non des moindres. Beaucoup d'autres vont arriver. Nous en rendrons la liste publique probablement vers la fin août et nous déciderons alors, en relation avec les organisations signataires, de lancer ou non une pétition « grand public » hébergée par un site approprié.

Lire le texte de l'appel sur l'article complet de Jean Gadret sur Reporterre.net

Vermilion avance ses pions en Seine-et-Marne

Gaz de Schistes Provence - sam, 02/08/2014 - 15:54

Originally posted on BASTA!GAZ:

Au travers d’une campagne de communication Vermilion Energy révèle ses intentions pour le sous-sol seine-et-marnais. Et patiente sagement sur la question du pétrole de schistes.

Le groupe pétrolier canadien Vermilion Energy ne cesse, depuis 17 ans, d’étendre son influence sur le territoire Seine-et-Marnais. Aujourd’hui premier producteur de pétrole en France (65 % de la production nationale), la société reste pourtant inconnue du grand public, en comparaison avec les mastodontes que sont Total et Esso.

Dans une logique de « transparence », la direction du groupe a donc organisé une rencontre avec la presse et les associations de défense de l’environnement sur son site de Jouy-le-Châtel, au hameau du Petit-Paris, non loin de Provins. Objectif : illustrer « la nouvelle campagne de forages du groupe sur le territoire Seine-et-Marnais ». En effet, le plan de développement de Vermilion pour 2014 est de forer quatre nouveaux puits sur ce site. « Là, nous terminons le forage du quatrième puits…

Voir l'original 48 mots de plus


Les pétitions et cyberactions

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 02/08/2014 - 14:25
Les pétitions à signer :

Stop fracking in South Africa : Many people in South Africa are very concerned about the potential negative impacts that the extensive process of shale gas mining can cause, as recorded in the USA, international research reports and articles.
Signez cette pétition sur Avaz.org

Code Minier : intérêt général et démocratie en danger
signez cette pétition sur pétition 24.net

Pétition contre le traité transatlantique (TAFTA)
Signez cette pétition sur Collectif Stop Tafta.org
Signez cette pétition sur Pétition 24.net

Contre les violence de la police à Barton Moss : brutalités policières contre des manifestants pacifiques à Barton Moss
Signez cette pétition sur Avaz.org

Stop au gaz de schiste en Kabylie : Exploitation des gaz de schiste en Kabylie : Ferhat Mehenni interpelle F. Hollande
Signez cette pétition sur Avaz.org

Charte de Bruxelles : Pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé
Signez cette pétition sur http://iecc-tpie.org

Cyber-action n°596 : Députés, co-signez la PPL contre les hydrocarbures non-conventionnels !
Participez sur Cyber-acteur.org

A tous les chefs de gouvernement_moratoire sur le gaz de schiste
Signez cette pétition sur Pétitions 24.net

Pétition pour que l'Union Européenne interdise les gaz et huiles de schiste !
Signez cette pétition sur Gaz et Huile de Schiste, NON MERCI

Pétition "NON à l'exploration du GAZ DE HOUILLE en Nord/Pas-de-Calais"
signez cette pétition sur Pétition 24.net

Pétition européenne pour Mettre un Terme à l'Écocide en Europe
signez cette pétition sur End Ecocide Europe.fr

Contre l'exploitation des gaz et huiles de schiste dans la plaine d'Alès (30) !
Collectif d'Alès - « Basta ! Gaz Alès »
signez cette pétition sur Pétition24

Avant le pétrole, on a besoin d'eau pour vivre
Pétition contre les permis en Seine et Marne
Vous joindre à cet appel sur Avaaz.org

Mobiliser la société face au pic pétrolier
Vous joindre à cet appel sur Tribune-Pic-Petrolier.org

Gaz de schiste non merci
signez la pétition sur Pétition Publique.fr

Pétition pour l'interdiction de la fracturation hydraulique en Irlande
signez cette pétition sur Avaaz.org

Pétition contre le lancement du premier forage de gaz de schiste dans le bassin de l'Ahnet (Algérie)
signez cette pétition sur La Pétition.be

Pétition de soutien à "Occupy Chevron en Pologne"
signez cette pétition sur Mouve On.org
signez cette pétition sur Avaaz.org

Transition énergétique et gaz de schiste, les incohérences de Ségolène Royal et du gouvernement

31.07.14. - Annoncé comme un projet phare du quinquennat, le projet de loi sur la transition énergétique que Ségolène Royal a fait adopter ce mercredi 30 juillet en Conseil des ministres ne saurait masquer les incohérences d'un gouvernement qui refuse d'écarter définitivement la recherche d'hydrocarbures.

[…]

Néanmoins, si l'on décide de prendre au sérieux les grands objectifs mentionnés dans le projet de loi (et répertoriés dans ce dossier de presse), alors ils peuvent servir de levier pour obtenir la mise en œuvre déterminée, rapide et continue de politiques et de décisions cohérentes, aussi bien de la part du gouvernement que des collectivités locales. Ainsi, pour se limiter à l'une des dimensions de cette exigence de cohérence, il est grand temps que le gouvernement stoppe son soutien au développement des énergies fossiles. Comment en pourrait-il être autrement lorsqu'on se fixe des objectifs de réduction de la consommation d'énergie fossile de 30 % d'ici 2030 et que l'on prétend à l'exemplarité et la cohérence dans la perspective de l'accueil de la conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015 ?Laurent Fabius a lui-même récemment exprimé son souhait de voir les pouvoirs publics, y compris le gouvernement français, stopper leur soutien aux énergies fossiles.

Pour faciliter le travail du gouvernement, voici donc quelques idées :

1) Abandonner définitivement les recherches d'hydrocarbures

François Hollande avait promis qu'il n'y aurait pas « pas d'exploration de gaz de schiste en France ». Alors que la fracturation hydraulique est interdite, une soixantaine de permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux sont toujours valables, parmi lesquels un nombre conséquent qui ciblent manifestement des hydrocarbures de schiste. Pire, le gouvernement a délivré deux nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux en Alsace et Lorraine en 2013. Il encourage le développement de l'exploitation de nouvelles énergies fossiles comme les gaz de couche, par exemple à travers les permis Sud-Midi et du Valenciennoisdans le Nord-Pas-de-Calais qui devraient pourtant tomber sous le coup de la loi d'interdiction de la fracturation hydraulique. Par ailleurs, la société canadienne Vermilion Energy continue de forer en Seine-et-Marne tout en lorgnant vers les réserves de pétrole de schiste de la région et de cartographier les couches géologiques de roche-mère susceptibles d'en contenir : comme le demandent les collectifs citoyens contre les gaz et pétrole de schiste, la préfecture peut immédiatement s'opposer à la demande de recherches sismiques de l'entreprise Vermillon sur et autour de sa concession de Champotran en Seine-et-Marne.

2) Le complexe de l'énergie fossile français doit être ramené à la raison

Les investisseurs français, parmi lesquels Total et la peu connue mais très puissante multinationale Vallourec, seraient lestroisièmes investisseurs dans le gaz de schiste américain. A moins d'être inconséquent et incohérent, le gouvernement français devrait intervenir, y compris par de nouvelles dispositions législatives, pour que les entreprises siégeant sur le territoire français ne puissent mener des activités à l'étranger qui sont interdites sur le territoire national. Ainsi,Total, qui a notamment pu se positionner en Argentine, est aujourd'hui accusée d'avoir perdu une pastille radioactive dans un puits de gaz de schiste en Patagonie sans qu'elle n'ait prévenue les autorités locales compétentes : par son silence, le gouvernement français cautionne les agissements inacceptables de la multinationale française. Par ailleurs, il est proprement incroyable que GDF Suez et EDF, respectivement détenue à 36 % et 85 % par l'Etat français, puissent envisager d'importer du gaz de schiste depuis les Etats-Unis (voir ici pour GDF Suez etici pour EDF) sans que le gouvernement ne cherche à les en empêcher. Par son implication forte au sein de ces deux entreprises, le gouvernement français soutient donc le développement des gaz de schiste aux Etats-Unis, contribue aux dramatiques conséquences environnementales que supportent les populations riveraines, et, aggrave les dérèglements climatiques.Quelle cohérence ? Quelle exemplarité ?

3) Ne pas encourager la production d'hydrocarbures de schiste par les accords de libre-échange

« Permettre aux entreprises européennes d’importer des ressources énergétiques et matières premières des États-Unis ». Voilà une des missions qu'a assigné le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, au futur accord de commerce et d'investissement entre les Etats-Unis et l'UE. Comme l'affirme le mandat de négociations et un document secret qui a fuité au mois de maila Commission européenne cherche à faciliter l'importation de gaz et de pétrole de schiste, mais également de pétrole issu des sables bitumineux d'Alberta au Canada. Faciliter leur exportation encouragerait les producteurs d'hydrocarbures de schiste à étendre encore l'usage de la fracturation hydraulique sur le territoire américain. Et de ce côté-ci de l'Atlantique, plutôt que d'investir dans des programmes de sobriété et d'efficacité énergétique en mesure d'orienter l'économie européenne dans une ère post-fossile – politiques qui sont par ailleurs très fortement limitées dans le cadre de ce projet d'accord commercial – un tel accord contribuerait à maintenir et accroître une très forte dépendance aux énergies fossiles en Europe, qui est déjà de 60 % pour le gaz et de 85 % pour le pétrole. Le gouvernement français peut exiger l'abandon des négociations sur ce chapitre de l'énergie et des matières premières.

4) Supprimer les financements climaticides

[…]



isa77_Jouarre's insight:

Une contribution de Maxime Combes, à lire dans sa totalité sur Mediapart (en accès libre). 



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Vermilion avance ses pions en Seine-et-Marne


31.07.14. - Au travers d'une campagne de communication Vermilion Energy révèle ses intentions pour le sous-sol seine-et-marnais. Et patiente sagement sur la question du pétrole de schistes.

Pour peu, on se croirait au Texas. Avec un puits de forage qui culmine à près de 50 mètres de hauteur, le site de Jouy-le-Châtel, situé sur la concession de Champotran, est visible de loin.

Le groupe pétrolier canadien Vermilion Energy ne cesse, depuis 17 ans, d’étendre son influence sur le territoire Seine-et-Marnais. Aujourd’hui premier producteur de pétrole en France (65 % de la production nationale), la société reste pourtant inconnue du grand public, en comparaison avec les mastodontes que sont Total et Esso.

Dans une logique de « transparence », la direction du groupe a donc organisé une rencontre avec la presse et les associations de défense de l’environnement sur son site de Jouy-le-Châtel, au hameau du Petit-Paris, non loin de Provins. Objectif : illustrer « la nouvelle campagne de forages du groupe sur le territoire Seine-et-Marnais ». En effet, le plan de développement de Vermilion pour 2014 est de forer quatre nouveaux puits sur ce site. « Là, nous terminons le forage du quatrième puits, révèle Jean-Pascal Simard, le porte-parole. Cette logique découle des excellents résultats que nous avons obtenus des cinq forages réalisés à Jouy-le-Châtel en 2013. Ceux-ci nous ont permis de doubler notre production sur la concession de Champotran, soit 1.600 barils de plus par jour. »

Pétrole de schisteL’entreprise est tellement confiante dans la richesse du sous-sol de Seine-et-Marne qu’elle compte investir, dans les cinq prochaines années, près de 20 millions d’euros par an rien que pour le champ de Champotran, et 100 millions sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, dès le mois d’août, elle lancera une campagne d’acquisition de données géophysiques. Concrètement, il s’agit là de cartographier le sous-sol « afin d’obtenir des informations encore plus précises sur les couches géologiques autour de Champotran, jusqu’à 3.000 mètres de profondeur ». Et c’est justement là que les inquiétudes des associations écologiques interviennent puisque le pétrole de schiste, tant convoité et contesté, se situe précisément entre 2.000 et 2.500 mètres, dans la partie géologique que l’on appelle la roche mère.

Réserves

« Nous respectons la législation française qui interdit la fracturation hydraulique, plaide Jean-Pascal Simard. Nous nous intéressons seulement au pétrole conventionnel qui se situe plus profond ». Mais de reconnaître : « Nous savons qu’il y a du pétrole de schiste en Seine-et-Marne. Ce que nous ignorons, c’est la quantité et la rentabilité économique de cette ressource. Nous avions démarré une évaluation en 2010, avant que la loi nous l’interdise (loi Jacob de 2011, N. D. L. R.). Pour le moment, ce n’est pas dans notre plan d’action d’étudier les réserves de schiste. »

De là à imaginer que le pétrolier canadien soit dans une logique d’attente, il n’y a qu’un pas. Et même si Jean-Pascal Simard ne croit pas que l’assouplissement législatif sur la fracturation hydraulique soit pour demain, les récentes déclarations de certains membres du gouvernement, notamment Ségolène Royal, tendent à prouver que les lignes bougent. Dans ce cas, le pétrolier canadien se retrouverait en pôle position en Ile-de-France, puisque ses pions sont d’ores et déjà placés pour exploiter une manne énergétique qu’elle extrait déjà depuis des années au Canada.




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Transition énergétique et gaz de schiste, les incohérences de Ségolène Royal et du gouvernement

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 30/07/2014 - 20:05
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET GAZ DE SCHISTE, LES INCOHÉRENCES DE SÉGOLÈNE ROYAL ET DU GOUVERNEMENT

Article de Maxime Combe sur son blog Médiapart

Annoncé comme un projet phare du quinquennat, le projet de loi sur la transition énergétique que Ségolène Royal a fait adopter ce mercredi 30 juillet en Conseil des ministres ne saurait masquer les incohérences d'un gouvernement qui refuse d'écarter définitivement la recherche d'hydrocarbures.

Certains des objectifs fixés par le projet de loi relatif à la « transition énergétique pour la croissance verte », adopté ce mercredi 30 juillet en Conseil des ministres, ne peuvent être balayés d'un revers de la main. Ainsi en est-il des objectifs consistant à vouloir diviser par deux la consommation d'énergie de la France d'ici 2050 et diminuer la consommation des énergies fossiles de 30 % d'ici 2030, les deux par rapport à 2012. Si l'on y ajoute les engagements de division par quatre des émissions de gaz à effets de serre (GES) d'ici 2050, tout en réduisant la part du nucléaire de 75 % à 50 % d'ici 2025, ces objectifs généraux donnent le cap d'un scénario de descente énergétique et de sobriété énergétique. C'est un pas décisif puisque l'administration et les grands énergéticiens français avaient toujours promu un accroissement de l'offre et refusé d'entendre parler d'un plafonnement ou d'une réduction de la consommation d'énergie française.

Bien-entendu, une série d'objectifs spécifiques et intermédiaires ne sont pas suffisants au regard des exigences de la société civile. Ainsi en est-il de la réduction de la part du nucléaire, bien en-deçà des scénarios de sortie du nucléaire et des exigences post-Fukushima. D'autre part, se limiter à 40 % de réduction d'émissions de GES d'ici 2030 revient à repousser à l'après 2030 l'essentiel des efforts et à stocker dans l'atmosphère bien trop de GES sur la période 2015-2030 (voir ici pour plus d'explications). Ce qui revient peu ou prou à perdre 15 ans de lutte contre les dérèglements climatiques. Par ailleurs, les objectifs de développement des énergies renouvelables pour 2020 et 2030 pourraient être bien plus ambitieux.

Néanmoins, si l'on décide de prendre au sérieux les grands objectifs mentionnés dans le projet de loi (et répertoriés dans ce dossier de presse), alors ils peuvent servir de levier pour obtenir la mise en œuvre déterminée, rapide et continue de politiques et de décisions cohérentes, aussi bien de la part du gouvernement que des collectivités locales. Ainsi, pour se limiter à l'une des dimensions de cette exigence de cohérence, il est grand temps que le gouvernement stoppe son soutien au développement des énergies fossiles. Comment en pourrait-il être autrement lorsqu'on se fixe des objectifs de réduction de la consommation d'énergie fossile de 30 % d'ici 2030 et que l'on prétend à l'exemplarité et la cohérence dans la perspective de l'accueil de la conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015 ? Laurent Fabius a lui-même récemment exprimé son souhait de voir les pouvoirs publics, y compris le gouvernement français, stopper leur soutien aux énergies fossiles.

Pour faciliter le travail du gouvernement, voici donc quelques idées :

1) Abandonner définitivement les recherches d'hydrocarbures
2) Le complexe de l'énergie fossile français doit être ramené à la raison
3) Ne pas encourager la production d'hydrocarbures de schiste par les accords de libre-échange
4) Supprimer les financements climaticides
5) Pour des politiques de recherche et d'innovation en faveur de la transition, pas des énergies fossiles

Maxime Combes,
membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

PS : je ne saurais remercier suffisamment le travail des collectifs citoyens contre les gaz et pétrole de schiste sans lesquels le suivi de tous ces dossiers serait bien plus compliqué.

Lire l'article complet + liens sur le blog Médiapart de Maxime Combe

TV : des films-documentaires à l'actualité

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 30/07/2014 - 17:36
TV : DES FILMS-DOCUMENTAIRES À L'ACTUALITÉ

En ce début août 2014 et alors que l'industrie des hydrocarbures dits "non-conventionnels" exerce une pression sur le gouvernement et la presse, la télévision française diffusent 2 documentaires sur les gaz de schiste :
LA TENTATION DU SCHISTE, un nouveau documentaire de Hervé Nisic et Pierre Stoeber
GASLAND, le désormais bien connu film de Josh Fox

Des infos sur ces films-documentaires
mais aussi en lançant une recherche sur les moteurs de recherches de Arte, la 5 et Google

Samedi 2 août lundi, 4 août 2014 sur France 5

LA TENTATION DU SCHISTE Documentaire de 52 mn écrit et réalisé par Hervé Nisic et Pierre Stoeber

Face à la réduction de la production pétrolière, là les sables bitumineux, ailleurs les gaz et huiles de schiste, apparaissent comme la solution.
Ce film propose de peser la réalité de l'alternative énergétique des "hydrocarbures de roche-mère" (dits pétroles et gaz non conventionnels), et d'interroger dix ans d'exploitation à travers le monde sur leur rentabilité écologique, climatique, énergétique, financière.

Et si nous étions moins dépendants de la croissance économique et énergétique que de notre environnement ?

GASLAND
mardi 12 AOUT à 20h50 sur ARTE

Le point de départ de Gasland est une lettre adressée à Josh Fox, le réalisateur. Elle lui propose 100.000 dollars pour pouvoir forer des puits d'exploitation du gaz de schiste sur sa propriété, un Eden forestier bordé par une rivière cristalline.

Avec ce documentaire-réquisitoire, Josh Fox dépeint une réalité cauchemardesque avec les armes de l'ironie.

Focus is on Bakken buyout candidates after Kodiak's $6B takeout

14.07.14. - 
  • Whiting Petroleum's  $6B buyout of Kodiak Oil & Gas (KOG) is renewing investor attention on independent energy firms with operations in the Bakken Shale, especially those significantly owned by hedge funds; Paulson & Co. is the single biggest owner of KOG stock, with just under 10% of shares outstanding as of the last filing date.
  • While many of the largest Bakken producers are huge companies or parts of huge companies - Hess EOG, Statoil ), Marathon Oil , XTO Energy ( - a few small and mid-cap independent players show hedge fund interest, CNBC's Brian Sullivan writes.
  • The single biggest holder of Oasis Petroleum  also is John Paulson's hedge fund, which owns 9.9M shares (~9.8% of shares outstanding), Jana Partners owns 16M-plus shares in QEP Resources, and WPX Energy has substantial hedge fund ownership.

isa77_Jouarre's insight:

Dans cet article financier il est beaucoup question de "hedge fund" et en particulier de Paulson

Par curiosité, allez faire un tour sur Wikipedia,  http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Paulson

on comprend rapidement que l'intêret pour les gaz et pétrole de schiste n'a rien à voir avec une éventuelle solution de transition énergétique comme certains voudraient nous le faire croire… 



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Talisman Energy affiche une perte de 237 millions

29.07.14. - Talisman Energy, […] a affiché mardi une perte nette de 237 millions $ US, soit 23 cents US par action, pour son deuxième trimestre.

En comparaison, le producteur de pétrole et de gaz naturel de Calgary avait réalisé un bénéfice de 97 millions $ US, ou 9 cents US par action, au cours de la même période en 2013.

Talisman a indiqué avoir été approchée par Repsol SA au sujet de possibles ententes, mais la société énergétique espagnole pourrait être davantage intéressée à mettre la main sur certaines parties de l'entreprise plutôt que de la racheter au complet.

Talisman fait l'objet de rumeurs d'acquisition depuis un certain temps.

[…]

Talisman se concentre dorénavant sur deux principales régions, soit les Amériques, qui comprennent les dépôts de schiste nord-américains et les champs pétrolifères colombiens, et le sud-est de l'Asie. Elle compte aussi des actifs pétroliers prometteurs dans la région semi-autonome irakienne du Kurdistan et sur des plateformes au large du Royaume-Uni et de la Norvège, dans la mer du Nord.

[…]

Les revenus totaux ont atteint 1,24 milliard $, comparativement à 1,19milliard $ à la même période l'an dernier.

Les flux de trésorerie se sont chiffrés à 567 millions $ US, soit 55 cents US par action, au cours du trimestre, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à ceux de 526 millions $ US, ou 51 cents US par action, réalisés un an plus tôt.

Les analystes s'attendaient en moyenne à des revenus de 1,36 milliard $ US et à des flux de trésorerie de 55 cents US par action.

La production totale de Talisman a atteint 375 000 barils de pétrole par jour, une croissance de 4% par rapport à la même période l'an dernier.


isa77_Jouarre's insight:

La production a augmenté, les revenus aussi, mais les pertes sont quand même là…



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Everything you need to know about UK fracking


28.07.14. - About half the country is being opened up to fracking for shale gas and oil today, various newspapers reported this morning. Here's everything you need to know about UK fracking.

[…]

Does the public support fracking?

Public opposition to fracking seems to be increasing the closer we get to actually having a shale gas industry. A Carbon Brief poll last summer found just 18 per cent would support a shale gas well within 10 miles of their home. The latest government survey found 22 per cent opposed to shale exploration generally, 29 per cent in favour and 44 per cent undecided.

There are now 130 opposition groups across the country and two-thirds of Sussex people want a moratorium, according to Geoffrey Lean in the Telegraph. New energy minister Matthew Hancock was unable to name a community that supported fracking when asked this morning.




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