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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

L’Afrique du Sud va autoriser sous peu l’exploration du gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - mar, 04/02/2014 - 22:50

(Agence Ecofin) – La ministre sud-africaine des ressources minières, Susan Shabangu, a annoncé, le 3 novembre, que son pays va donner sous peu le «coup d’envoi légal» pour l’exploration du gaz de schiste. «Nous avons publié les réglementations techniques sur le développement du gaz de schiste pour consultation publique et les réglementations définitives seront publiées sous peu», a-t-elle déclaré lors d’une grande conférence minière tenue dans la ville du Cap.

«Nous allons avancer avec détermination et néanmoins responsabilité dans l’exploration du gaz de schiste», a-t-elle dit, soulignant que le gouvernement est désireux d’exploiter ce potentiel pour donner une sécurité énergétique, compétitive en termes de coût, et créer des emplois. L’Afrique du Sud avait publié, le 15 octobre 2013, les réglementations relatives à la fracturation hydraulique, soit une année après la levée de l’interdiction de cette technique de forage.

Outre le gaz de schiste, Mme Shabangu a rappelé que l’Afrique du Sud avait des projets de production pétrolière et gazière offshore.

Le pays qui importe 70% de ses besoins en hydrocarbures cherche à exploiter des réserves de gaz de schiste estimées à 485 000 milliards de pieds cubes dans le semi-désert de Karoo (Sud-ouest). Royal Dutch Shell Plc et d’autres compagnies pétrolières ont déjà présenté des demandes de permis de prospection des hydrocarbures non conventionnels dans la région du Karoo.

La perspective de l’exploitation du gaz de schiste a donné lieu à un débat national houleux en Afrique du Sud. Des ONG écologistes opposées à la technique de fracturation hydraulique, qui repose sur l’injection de l’eau, du sable et de produits chimiques dans les roches profondes pour libérer le gaz naturel, ont notamment soulevé les risques de la contamination de la nappe phréatique.

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Cuadrilla announces two new Lancashire fracking sites


Company to apply for planning permission to drill eight wells and test shale gas flows at Roseacre Wood and Preston New Road

Shale gas exploration company Cuadrilla has said it will apply to drill and frack a total of eight wells at two new sites in Lancashire.

The company already has three sites in the north-west – including the only site, near Blackpool, where modern hydraulic fracturing techniques have been used so far in the UK. Cuadrilla is not currently fracking at any of these sites owing to setbacks including small earth tremors caused by the drilling, and concerns over migrating birds.

Planning permission will be needed to drill and frack at the proposed new sites of Roseacre Wood and Preston New Road, both close to the company's existing operations. An application for planning permission will be submitted this summer and if successful, drilling could begin next year.

Four fracking wells could be drilled at each site, according to a statement from Cuadrilla on Tuesday. For each well, the local community will receive £100,000 from the company, meaning that up to £800,000 may ultimately be handed out at the sites.

Of the company's existing Lancashire sites, two – at Preese Hall and Anna's Road – will be "turned back", with no further activity expected. One at Grange Hill will not be used for fracking but will be turned into a seismic monitoring centre. A further possible site at Becconsall is under review. […]



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L'exploitation des sables bitumineux du Canada plus polluante et risquée qu'estimé initialement

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 04/02/2014 - 21:27
L'EXPLOITATION DES SABLES BITUMINEUX DU CANADA
PLUS POLLUANTE ET RISQUÉE POUR L'ENVIRONNEMENT ET LA SANTÉ HUMAINE QU'ESTIMÉ INITIALEMENT

L'exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux d'Athabasca dans la province de l'Alberta, à l'ouest du Canada, serait deux à trois fois plus polluante et risquée pour l'environnement et la santé humaine qu'estimé initialement, selon une étude canadienne publiée lundi aux États-Unis.

Sur La Presse.ca, un article de Jean-Louis SANTINI - Agence France-Presse - Washington
Lire l'article dans sa totalité

Cette recherche montre que les émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) calculées initialement pour autoriser l'exploitation des sables bitumineux de la région d'Athabasca sont probablement trop faibles, notent les auteurs de ces travaux parus dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

« Nous avons notamment découvert que les estimations officielles des émissions d'un groupe particulier de ces substances toxiques (HAP) utilisées dans les études d'impact environnemental sont trop basses, ce qui fait que la possibilité d'un risque pour la santé humaine et l'environnent a été sous-estimée », précise Frank Wania, professeur de sciences environnementales à l'Université de Toronto (Canada), qui a conduit cette étude.

Pour parvenir à ces conclusions ces chercheurs ont analysé les données sur les émissions de HAP rejetées directement dans l'atmosphère par l'extraction du bitume et également celles provenant de l'évaporation des bassins de décantation, qui « pourraient être une source beaucoup plus importante de ces contaminants dans l'air qu'estimé », explique-t-il.

Les auteurs de l'étude ont également comparé les estimations officielles d'hydrocarbures et leur densité dans la région d'Athabasca à celles de 200 pays dans le monde. Ils ont constaté que ces estimations avaient été largement sous-estimées : elles étaient quasiment les plus faibles, même inférieures à celles du Groenland où il n'y a pas d'exploitation d'hydrocarbure.

« Ceci est un autre indicateur que les estimations officielles d'émissions de HAP de l'Alberta sont inexactes et incomplètes », souligne le professeur Wania.

Source majeure d'inquiétude

Mais celui-ci note aussi une évolution encourageante depuis ces toutes dernières années puisque l'agence environnementale fédérale canadienne, en collaboration avec le gouvernement de la province d'Alberta, a accru ses activités de surveillance de l'impact de l'exploitation des schistes bitumineux dans cette région.

En 2010, un rapport d'experts de l'académie canadienne des arts, des lettres et des sciences, la Société Royale du Canada, concluait à « des impacts minimaux du développement des sables bitumineux sur la qualité de l'air de la région à l'exception des problèmes posés par les émissions toxiques d'oxyde d'azote les deux dernières années ».

« Le contrôle de ces émissions et le risque d'acidification régionale demeurent des préoccupations valables », ajoutaient ces experts.

Le potentiel de pollution de ces hydrocarbures est une source majeure d'inquiétude des groupes américains de protection de l'environnement opposés au projet d'oléoduc Keystone XL, entre l'ouest du Canada et les raffineries du Golfe du Mexique aux États-Unis.

Le Département d'État américain a publié vendredi un rapport d'étape qui conclut à l'absence d'impact significatif sur la plupart des ressources le long du tracé proposé du projet. Le président Barack Obama devra trancher.

Les schistes bitumineux de l'Alberta représentent la troisième plus grande réserve prouvée de pétrole brut dans le monde. Elle devrait contribuer pour 2280 milliards de dollars canadiens au Produit intérieur brut du pays de 2010 à 2035.

Actuellement, la plus grande partie du bitume est extraite à ciel ouvert, ce qui nécessite d'enlever la végétation et entraîne une perte d'habitat, de couloir de migration pour les oiseaux et de zones de reproduction pour la faune sauvage.

Le plus grand gisement exploitable de bitume s'étend sur 4800 kilomètres carré. Il s'agit de celui d'Athabasca et des environs de la région de Fort McMurray, dans le nord-est de la province.

Le processus d'extraction du bitume en surface et jusqu'à cent mètres de profondeur consiste à le séparer des autres éléments formant ces sables bitumineux avec de l'eau chaude à haute pression.

L'eau chargée des résidus de l'extraction est acheminée dans des bassins de décantation. Elle contient de petites quantités de résidus de bitume, du sable, de l'argile, des métaux dissouts et des composants organiques, notamment les HAP dont seize sont classés comme d'importants polluants par l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA).

Sur La Presse.ca, un article de Jean-Louis SANTINI - Agence France-Presse - Washington
Lire l'article dans sa totalité

LES ARGUMENTS PRO-GAZ DE SCHISTE DE MAUD FONTENOY DEMONTES UN A UN.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mar, 04/02/2014 - 21:23

INTERVIEW DE MAUD FONTENOY : «LE GAZ DE SCHISTE EST DEVENU UN ATOUT ECOLOGIQUE»

Le ministre du Redressement productif n’a pas renoncé à convaincre le président d’autoriser les recherches sur le gaz de schiste en mettant en avant une nouvelle technique propre d’exploitation du sous-sol. Qu’en pensez-vous?

MAUD FONTENOY. Malgré toute mon amitié pour le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, je suis de l’avis d’Arnaud Montebourg. L’exploitation des gaz de schiste permettrait de faire baisser le coût de l’énergie en France. (NDLR - Les conditions d’exploitation en France et aux Etats-Unis ne sont pas comparables : cela coûterait beaucoup plus cher en France.) Aux Etats-Unis, ils représentent le tiers de la fourniture de gaz américain et créeront 600 000 emplois d’ici à 2020.

C’est étonnant pour une navigatrice plutôt écologiste de soutenir le développement de gaz à effet de serre… L’exploitation des gaz de schiste outre-Atlantique est devenu un atout écologique car les Etats-Unis, en réduisant considérablement leur consommation de charbon, ont diminué leurs émissions de gaz à effet de serre de 450 millions de tonnes ces cinq dernières années. (NDLR- Faux : Les émissions de méthane américaines ont diminué de 8,2% depuis 1990 et devraient augmenter de 1% entre 2005 et 2020. Si les émissions liées à l'exploitation du gaz naturel ont globalement diminué depuis 1990, les émissions intempestives liées à l'exploitation du gaz de schiste pourraient inverser cette tendance. Source http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74277.html 08/11/2013)

A contrario, la sortie annoncée du nucléaire en Allemagne a des conséquences dramatiques car nos voisins ont recours massivement au pétrole ainsi qu’au charbon.

(NDLR- FAUX : La part du charbon a baissé de 2000 à 2012 en Allemagne de 15,4 TWh (térawatts), la part du pétrole n’a augmenté que de 4,1 TWh. La part des énergies renouvelables a augmenté de 97,1 TWh. Source http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm )

Quid de la pollution du sous-sol… C’est vrai que la fracturation hydraulique nécessite l’utilisation de produits chimiques et induit un gros gaspillage d’eau. Mais avec la fracturation au propane, choisie par le Canada, il n’y a plus de problème d’eau et on peut recycler le propane pratiquement à 100%. C’est la solution la plus intéressante actuellement car elle ne pollue pas.

(NDLR – Un propane non inflammable, le NFP, semble avoir été trouvé, mais c’est du METHANE nocif pour la planète et c’est très cher.)

Vous accepteriez d’avoir des derricks dans votre région? Bien sûr. Un forage de gaz de schiste aujourd’hui ne demande qu’un hectare d’espace en surface (NDLR - Mais il faudrait les multiplier à de courts intervalles et donc détruire les paysages… et quid des allées et venues de camions, du bétonnage qui nécessite de l’eau et des problèmes sismiques…) et les techniques alternatives ne mettent pas en danger les nappes phréatiques.

(NDLR- à voir… mais la couche d’ozone oui !).

On ne peut pas à la fois vouloir sortir du nucléaire, renoncer au charbon, rouler en voiture et se priver des richesses de notre sous-sol.

(NDLR - quid de la transition énergétique, comme à Schönau en Allemagne ?).

En les exploitant, nous pourrions créer des centaines de milliers d’emplois

(NDLR – FAUX En France, pour créer 100 000 emplois d’ici 2020, il faudrait … forer environ 90 000 puits ! Un matraquage concentré dans le Gard, l’Ardèche, les Cévennes ou l’Ile-de-France, là où sont les réserves. Mais la densité de population n’a rien à voir avec celle des Etats-Unis. Et ces zones sont touristiques… Les habitants n’y gagneraient donc rien, ou très peu. Ils risqueraient même de s’appauvrir. Aux Etats-Unis, une étude a montré une dévalorisation de l’immobilier dans un rayon de 2 000 mètres autour d’un forage. Source l’économiste Thomas Porcher, 16.05.2013)

Et la baisse de notre facture de gaz permettrait d’investir dans la recherche sur les énergies renouvelables, qui est essentielle.

(NDLR – FAUX Le marché européen du gaz est différent. Même si notre gaz de schiste était moins cher que le gaz importé, le prix final s’alignerait sur le plus élevé. C’est un vieux principe d’économie. Seules les compagnies profiteraient de cette rigidité du marché : en vendant leur gaz au prix du gaz importé, elles feraient d’énormes marges. Source Thomas Porcher)

 

Le Parisien, 30.01.2014

Le fluoropropane ne peut pas être une alternative à l'eau dans la fracturation hydraulique

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 04/02/2014 - 20:52
LE FLUOROPROPANE NE PEUT PAS ÊTRE UNE ALTERNATIVE À L'EAU DANS LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

La stimulation (ou fracturation) au propane est une solution si géniale qui, bien que testée, n'a pas donné de bons résultats.
Il faudrait stocker d'incroyables quantités de ce gaz hautement inflammable et qui possède un fort potentiel de gaz à effet de serre.

Une autre technique est donc proposée : le fluoropropane
À base de "fluoropropane" (ou NFP pour "non flammable propane") Ce gaz n'a jamais été testé sur le terrain et sa production est extrêmement onéreuse ce qui le rend non-rentable.

Par ailleurs son pouvoir de réchauffement climatique est selon les experts de l'ONU près de 3.000 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone.
Son utilisation "nécessiterait donc de prévenir et de contrôler les fuites susceptibles de survenir à tous les stades de la chaîne de production", souligne l'Opecst. De plus, son utilisation se heurterait aux engagements de l'UE qui prévoit de réduire l'usage de gaz fluorés de 80% d'ici 2030.

Le taux de fuites dans les installations gazières américaines se situe entre 2 et 11%. Les opérations de séparation du fluoropropane d'avec le méthane pour recycler le premier va très certainement encore augmenter encore ce taux.

Car comme le rappelle le Professeur Tony Ingraffea le pire est après la fracturation « Les gens qui sont contre la fracturation hydraulique ne pensent pas à tout ce qui se passe avant et après. L'opération de « fracking » en tant que tel présente des risques limités pour la qualité de l'air, mais les polluants issus des gaz d'échappement des moteurs diesel et les émissions de méthane associées aux processus d'excavation, de forage, la déshumidification, la compression, le traitement et le transport du gaz par pipeline présentent de graves problèmes pour la qualité de l'air et le réchauffement climatique ». Et que dire en y rajoutant l'heptafluoropropane ?

Sans parler des forages eux-mêmes dont l'isolation (tube d'acier plus ciment) n'est pas adaptée à la taille des molécules de méthane selon une étude conjointe du CNRS et du MIT[7], ce qui expliquerait les fuites systématique de gaz dans le sous-sol et donc les nappes phréatiques. Le remplacement du liquide de fracturation par un gaz ne serait pas pour améliorer les choses.

André Picot, Toxicochimiste, ingénieur en Chimie Biologie et l'auteur du fameux "rapport Picot" explique que de nombreuses substances utilisées pour la fracturation hydraulique soumises aux conditions de ces « réacteurs chimiques » peuvent produire des molécules dangereuses pour l'environnement et la santé humaine.

Dans son rapport, il mentionne un fait non négligeable, l'effet d'un réacteur chimique : ... Tout semble se passer comme si la zone de fracturation, qui se situe à grandes profondeurs (1000 à 3000 m voire plus), soumise à de fortes pressions et à des températures assez élevées, se comportait comme un réacteur chimique dans lequel plusieurs centaines de produits, dont certains sont de puissants catalyseurs (sels métalliques…), interagissaient et formaient en final de nouveaux composés, résultats d'une ou de plusieurs réactions chimiques.
Lire l'article d'un désastre sanitaire dû à la pollution chimique
Bilan toxicologique & chimique du docteur Picot

ACIDE FLUORHYDRIQUE OU FLUORURE D'HYDROGÈNE

Sources
http://www.travailler-mieux.gouv.fr...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_...

Le fluorure d'hydrogène pur est souvent appelé acide fluorhydrique anhydre. Il est classé très toxique et corrosif.

L'acide fluorhydrique est l'un des seuls liquides connus capables de dissoudre le verre, en conséquence. Il a la propriété unique de pouvoir dissoudre presque tous les oxydes inorganiques, ainsi que la plupart des métaux (exceptés le platine, l'or, l'argent et le mercure).
Dans le corps humain, il réagit avec le calcium et le magnésium et peut endommager les nerfs, les os et plusieurs organes parmi lesquels le cœur et les reins.

L'acide fluorhydrique (HF) n'est pas un acide comme les autres. C'est un puissant corrosif et un agent décalcifiant redoutable (très forte affinité pour le calcium avec fixation possible dans les dents, les os et le sang).
Il réagit violemment avec l'eau, les bases fortes anhydres ou en solutions concentrées. Il attaque le verre. Ses solutions aqueuses attaquent la plupart des métauxavec dégagement d'hydrogène inflammable et explosible.

Les dangers du gaz de schiste dans le Jura (9): Un forage en travers des Gorges: non merci!

(!) Info minute – Revue de Presse Depuis le 21 novembre 2013, nos voisins et amis Suisses du Collectif Val-de-Travers publient dans le Courrier du Val-de-Travers Hebdo, une information sur le projet de forage de Noiraigue. Il nous semble tout à fait opportun de faire la chambre d’écho et d’offrir à nos lecteurs la possibilité […]

Charte de Bruxelles pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mar, 04/02/2014 - 18:38
                     Pour signer la pétition,

              cliquez sur http://iecc-tpie.org/

Charte de Bruxelles pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé

Considérant le droit inaliénable de l’homme à un environnement sain et le risque d’irréversibilité du niveau atteint par la perte de biodiversité.

LES PARTIES INITIATRICES :

Rappellent et soulignent les Principes et les contenus de toutes les Résolutions internationales et les Déclarations internationales depuis la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement, adoptée à Stockholm le 16 Juin 1972;

Reconnaissent que les enjeux dépassent les frontières et doivent être traités de manière supra nationale;

Affirment que la question de l’utilisation excessive des ressources pose celle de l’endommagement, voire de la destruction d’écosystèmes dont le fonctionnement permet le maintien et le développement de la vie, démontré par la disparition de nombreuses espèces végétales et animales; que la santé humaine est mise en péril par l’usage de produits toxiques et en particulier les perturbateurs endocriniens et les produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques;

Observent que différentes initiatives visent à donner un caractère constitutionnel à la préservation du vivant (comme, par exemple, la nouvelle Charte Constitutionnelle de l’Équateur, la Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra – Cochabamba, la Charte de l’environnement en France);

Soulignent l’extrême urgence à agir;

Relèvent qu’une telle perspective exige l’étude et l’évaluation des données historiques, anthropologiques et culturelles, scientifiques, sanitaires, économiques et politiques;

Estiment en conséquence que ces données doivent avoir une traduction juridique pour permettre la préservation de l’environnement avec des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives; en effet, certains choix et décisions, pris en toute connaissance de cause, se traduisent par des conséquences dramatiques à court et à long terme sur les ressources, la nature et les humains ; qu’il importe donc de reconnaître un accès effectif à la justice;

Constatent qu’il existe aujourd’hui de nombreuses initiatives de forme et de nature diverses portées par elles-mêmes et d’autres organisations qui les rejoindraient ; elles poursuivent un but analogue avec des méthodes différentes mais complémentaires et susceptibles de se mettre en place plus ou moins rapidement ; il convient de trouver les solutions et les outils les plus adéquats pour agir de concert et permettre la mise en œuvre immédiate de ce qui peut l’être et de coordonner les efforts pour parvenir au meilleur résultat possible de chaque initiative.

Qu’en conséquence, elles ont décidé de se réunir pour convenir de ce qui suit
  1. Immédiatement, toutes les initiatives déjà existantes ou en préparation permettant à la société civile de s’emparer et de juger au moins sur le plan moral les responsables des crimes et délits environnementaux mettant en péril les ressources planétaires et la santé humaine seront soutenues par toutes les organisations signataires ; il en va notamment ainsi du Tribunal international de conscience des crimes contre la nature et l’environnement, et celle du Tribunal des Peuples;
  2. Une seconde étape historique pourrait être franchie par la création D’UN TRIBUNAL PENAL EUROPEEN DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA SANTE; À la suite de l’audition, le 10 juillet 2010, par la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen, du professeur Abrami, vice-président de l'Académie internationale des Sciences de l’Environnement, le département politique « droits des citoyens et affaire constitutionnelles » de la DG des politiques internes de l’UE du Parlement européen a émis des commentaires1 sur cette proposition stipulant que: « la création d’une chambre spécialisée au sein de la Cour de Justice de l’UE, ou un tribunal spécialisé attaché à la Cour avec une compétence sur les questions environnementales, serait un but réaliste à moyen terme.2 »; l’AME-DIE a soutenu cette initiative qui pourrait se traduire par une modification du statut de la CJUE ; la reconnaissance de la nécessaire sanction pénale des délits environnementaux (directive 2008/99/EC) et la création d’un parquet pénal européen pourraient être considérés comme un premier pas dans cette direction ; le renforcement des sanctions et la reconnaissance du crime d’écocide, demandé par le mouvement citoyen End Ecocide in Europe, s’inscrivent également dans cette démarche;
  3. UNE COUR PÉNALE INTERNATIONALE DE L ‘ENVIRONNEMENT ET DE LA SANTE est le but final à atteindre. Pour y parvenir, une révision des statuts de la Cour Pénale internationale (art 121,122 et 123) est possible, en introduisant la catastrophe environnementale comme l’une des incriminations des crimes contre l’humanité permettant de poursuivre les responsables ayant agi de façon intentionnelle. Ce crime de catastrophe environnementale permettrait d’obtenir une protection effective internationale des écosystèmes, dans l’esprit des précédents jurisprudentiels de nature civile émanant de la Cour internationale de Justice (Trail Case, conflit du canal de Corfou ) dont résulte une règle de droit international coutumier selon laquelle: "aucun État n'a le droit d'utiliser ou permettre qu'on utilise son propre territoire de telle manière à provoquer des dommages", réaffirmée par le principe n.21 de la Déclaration de Stockholm du 1972 et dans le Principe n.2 de la Conférence de Rio de Janeiro du 1992;

Les parties signataires suivent également avec intérêt et certaines soutiennent également la création d’un nouveau crime dit d’ « écocide » comme 5ème crime contre la paix.

EN CONSEQUENCE, LES PARTIES INITIATRICES
  1. Invitent les autres organisations intéressées à soutenir la demande de créer un Tribunal Pénal Européen de l’Environnement et de la Santé sur la base des principes élaborés par l’UE d’une sanction effective, proportionnée et dissuasive;
  2. Invitent les organisations intéressées et au-delà la société civile mondiale à soutenir la demande de création d’une Cour Pénale Internationale de l’Environnement et de la Santé en développant les compétences actuelles de la Cour Pénale Internationale (ICC) par le biais des procédures prévues dans le traité (révision et amendements) et en incluant comme nouveau crime spécifique, la catastrophe environnementale;
  3. En conséquence, demandent au Secrétaire Général de l’ONU d’entreprendre toute démarche utile pour
    • Répertorier les différentes urgences environnementales de la Planète Terre avec une attention particulière pour la protection de la santé et pour les problèmes scientifiques et technologiques a?érents ainsi que pour tous les aspects culturels et anthropologiques;
    • Élaborer les actes nécessaires à la création de la Cour Pénale Internationale de l’Environnement et de la Santé et à la sanction effective des infractions environnementales ayant causé des dommages aux personnes comme aux écosystèmes;
  4. Invitent les organisations intéressées et la société civile à soutenir une initiative visant à faire reconnaitre par l’ONU, et les États le principe pollueur payeur comme un principe juridique de valeur universelle et sanctionnable, à réparer le préjudice écologique, à introduire une véritable protection juridique et juridictionnelle des ressources dans un esprit de multilatéralisme efficace et de solidarité;
  5. Décident en tous cas de s’organiser en plateforme commune pour poursuivre cet objectif et le préciser.

Gaz de schiste : le retour en force

04.02.14. -  […]seule la loi de la peur, le principe de précaution, est à combattre.

La commission de recherche parlementaire (OPECST) a remis son rapport le 27 novembre 2013. Ce texte est le résultat de recherches d'une année en France et à l'étranger. Il indique les moyens d'extraire le gaz de schiste sans eau ou produits chimiques. L'innovation résulte de l'utilisation de propane non inflammable au fluor, un gaz à pression et température ambiante, ce qui élimine à 100 % les risques de l'utilisation du propane simple, et tout risque pendant le transport et le stockage. Cette technologie n'a pas besoin de se soumettre aux normes européennes Seveso.

En 1978, la compagnie "e CORP" a été créée pour permettre aux pays européens disposant de faibles ressources en eau d'avoir accès au gaz de schiste. Il est utile de citer le rapport qui souligne l'ignorance en France que "des technologies alternatives font déjà l'objet d'études profondes opérationnelles et prometteuses". L'article sur cette question paru dans "Le canard Enchaîné" fait une erreur en ne sachant pas de quel type de propane il s'agit et le présente comme inflammable (journal "Libération" du 30/01/2014).

Arnaud Montebourg s'efforce de convaincre le Président Hollande d'avancer sur la recherche.

[…]

L'écologie étant devenue une religion, notre porte-parole du gouvernement est proche du blasphème.

Notre industrie a besoin d'entrepreneurs qui vont de l'avant… La loi de la peur, actuellement dans notre constitution, aurait interdit la construction de nos chemins de fer. On aurait entendu "vous vous rendez compte, l'être humain ne pourra jamais survivre à des vitesses continues de 30 kilomètres à l'heure… et les tunnels ?

[…]

Prenons la cinquième proposition du rapport Gallois: Mener les recherches sur les techniques d'exploitation du gaz de schiste […]


isa77_Jouarre's insight:
Ce rédacteur enthousiaste a lu un peu trop vite le dossier de presse qu'on lui a transmis.
Certes "eCorp" a été créé en 1978, mais il n'était pas question ni de pays européen ni de ressources faibles en eau. La société "eCorpStim" fililale de la précédente a été créée en 2012 !!! C'est elle qui avait pour objectif de proposer des fracturations sans eau. Elles ont été mises en oeuvre dans le nord du Canada et dans le sud du Texas.
Par ailleurs, les seules fracturations sans eau effectuées par eCorpStim font appel au propane INFLAMMABLE. L'arrivée de l'heptafluoropropane dans le catalogue des prestations n'a fait son apparition que le 10 octobre 2013. Pour l'instant, l'entreprise n'a fait AUCUNE fracturation à l'aide de ce gaz…

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It Could Be A Few Years Before North Dakota Stops Wasting Nearly A Third Of Its Natural Gas


30.01.14. - […] Due to a lack of infrastructure for storing, transporting, and compressing the gas, nearly 30 percent of North Dakota’s natural gas is flared, or burned off. This is both economically wasteful and environmentally costly — An estimated $100 million worth of gas is flared in North Dakota each month, emitting substantial amounts of greenhouse gases into the atmosphere.

On Wednesday, the North Dakota Petroleum Council’s flaring task force, made up of hundreds of companies, pledged to address this issue and significantly reduce the amount of gas being burned. “The industry can increase natural gas capture to 85 percent within two years, 90 percent capture in six years, and could capture up to 95 percent of gas,” the Council said in a press release.

The gas being flared releases “roughly six million tons of carbon dioxide into the atmosphere every year, roughly equivalent to three medium-sized coal plants,” according to the New York Times, which also reported that “experts expect a 40 percent increase in the gas produced from the Bakken field by the end of 2015.” That means a lot of wasted energy.

[…]

“Natural gas requires its own infrastructure to be collected and marketed, necessitating further investment,” reads the report. “In the absence of a strong regulatory framework that
prohibits flaring, companies working with a limited amount of capital (which is to say all companies) have a strong incentive to put their capital toward oil production, given its higher return relative to natural gas.”

Natural gas has a much lower relative value than oil, with the North Dakota Industrial Commission reporting that the oil to gas price ratio was 30 to 1 in 2013.

[…]

 Landowners have filed class-action lawsuits against oil and gas companies for basically burning away their royalties.

[…]

Methane leaks are also a major concern when it comes to producing natural gas. Methane, which makes up most of natural gas, is a potent greenhouse gas and contributes significantly to climate change when leaked. The Environmental Protection Agency says natural gas leakage from production is around 1.5 percent, but many studies estimate higher. So reducing pipeline and storage leaks is just as important as reducing flaring, which emits carbon dioxide. 

 
isa77_Jouarre's insight:
Où l'on apprend que dans le Dakota du Nord on torche encore le gaz dans les exploitations de pétrole de schiste. L'équivalent de 100 millions de dollars CHAQUE MOIS. Ce torchage produit une quantité importante de gaz à effet de serre. Certes le gaz pourrait être récupéré mais sachant qu'il vaut 30 fois moins que le pétrole…
Des propriétaires louant leur terrain aux pétroliers ont porté plainte: une partie de leur royalties part en fumée !
Au delà du torchage, la question des fuites de méthane reste ouverte. Le chiffre officiel est de 1,5%, il semble bien que sur le terrain cela soit supérieur.

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Pétrole: Des permis touchés, mais des forages pas encore coulés


21.12.13. - Est-ce le début de la fin pour le pétrole classique et le pétrole de schiste dans le Sud-Ouest marnais ? On peut en douter.

Le ministre de l’Écologie Philippe Martin vient pourtant d’annoncer sa décision de refuser d’autoriser la mutation au profit de la compagnie pétrolière Hess Oil de sept permis de recherches d’hydrocarbures situés dans le Bassin parisien. Ces permis avaient été délivrés par le précédent gouvernement à une compagnie pétrolière et la mutation est en quelque sorte une reprise d’un permis par une autre compagnie. Il faut savoir que la mutation, soit la cession d’un permis de recherches entre compagnies pétrolières, est une pratique courante.

Deux de ces permis concernent le Sud-Ouest marnais. Celui dit de « Château-Thierry », qui englobe dans son périmètre les territoires de Verdon, Corrobert et le Vézier. Et celui dit de « Leudon-en-Brie », qui concerne Villeneuve-la-Lionne.

Ce qui a motivé le ministre de l’Écologie : « Certains permis, comme celui dit de Château-Thierry, posent la question de savoir si l’on peut aujourd’hui, compte tenu de l’interdiction générale et absolue de recourir à la fracturation hydraulique posée par la loi, autoriser la mutation d’un permis dont les objectifs initiaux étaient incontestablement et exclusivement d’explorer des huiles et gaz de schiste. Même si la société Hess Oil a déclaré, afin de se conformer à cette loi, qu’elle ne l’utiliserait pas (…). »

Pour les collectifs opposés au pétrole de schiste, c’est une victoire. « Sur ces permis d’exploration, (…) seules les techniques conventionnelles d’exploration ont été utilisées par Hess Oil France, sans dommage pour l’environnement et en pleine transparence avec les services de l’État et les collectivités locales concernées », indique la compagnie pétrolière sur son site internet. Les permis dont la mutation a été refusée restent valables. Seulement, la compagnie Hess Oil ne pourra pas reprendre ces permis qui ont été accordés initialement à une autre compagnie. Ce refus de mutation des permis ne signe pas l’arrêt de mort de la recherche et de l’exploitation du pétrole, qu’il soit de schiste ou non, dans le Sud-Ouest marnais. De très nombreuses demandes de permis de recherches d’hydrocarbures qui concernent l’ensemble Sud-Ouest marnais sont encore en instruction.

D’autres compagnies déposent des demandes

Un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) sur «  Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste », remis fin novembre, plaide même pour la fracturation. Il indique que : « La fracturation hydraulique a fait d’important progrès et c’est une technologie, certes industrielle et comportant des risques, mais maîtrisée », assure le rapport.

Surtout, la possible manne que constituerait le pétrole de schiste dans le Bassin parisien fait encore saliver beaucoup de compagnies, qui continuent de déposer des demandes, en attendant peut-être un vent plus favorable pour sonder le sous-sol puis exploiter le pétrole qui se trouve à grande profondeur. Cela n’a pas échappé aux associations : « Nous demandons à l’État de faire preuve de cohérence et d’abroger tous les permis litigieux », demande un collectif d’associations opposés au pétrole et gaz de schiste. Non, le pétrole classique, mais aussi le pétrole de schiste, n’ont pas sûrement pas dit leur dernier mot.

 

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Un ministre du gouvernement anglais déclare que le gaz de schiste n'est pas une option viable

04.02.14. - Le ministre anglais des Affaires et de l’Innovation, Vince Cable, a déclaré qu’en Grande-Bretagne, le gaz de schiste ne sera pas une option valable pendant au moins une décennie et que le gouvernement devrait plutôt exploiter les énergies renouvelables.



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Vermilion poursuit ses découvertes de pétrole en Brie


03.02.14. - Philippe Martin, Ministre de l'Écologie (à gauche) a remis le prix à Bruno Vila, président du groupe Rougeline, directeur associé Tom d’Aqui et à Jean-Pascal Simard (à droite), directeur relations publiques Vermilion Europe

 

Récemment distingué par le ministre de l’écologie Philippe Martin, Vermilion a demandé l’attribution d’une concession contiguë à l’Est de celle de Champotran.

 

Vermilion souhaite intensifier la production de pétrole (à extraction conventionnel) en Seine-et-Marne et en Brie en particulier et a demandé l’attribution pour 25 ans d’une concession de 34,39 km2 dite ‘’La Conquillie’’ qui concerne tout ou partie des territoires des communes de « Bannost-Villagagnon, Bézalles, Boisdon, Chenoise, Jouy-le-Châtel et Saint-Hilliers », précise l’arrêté préfectoral 2013/DCSE/M/031 instituant l’enquête publique préalable obligatoire qui se déroule jusqu’au 8 février. Une demande qui intervient peu de temps après les 5 nouvelles découvertes pétrolières près de Vaudoy-en-Brie et Jouy-le-Châtel et leur mise en production et qui semblent confirmer les études indiquant que les réserves pétrolières en place sont supérieures à ce qui a déjà été extrait (lire le Pays Briard du 21/01, page 8).
20 barils par jour
Cette demande de concession concerne un gisement conventionnel situé aux tréfonds du sous-sol dans un horizon géologique déjà exploité en Seine-et-Marne depuis les années 1980. Elle trouve son origine « suite à une réouverture d’un ancien puits pétrolier en 2006 », indique Vermilion.  Après le succès des travaux exploratoires réalisés sur place, ce puits produit actuellement « un peu plus de 3m3 par jour », environ 20 barils par jour. le pétrole extrait est stocké dans deux bacs situés sur la plateforme, avant d’être acheminé par camion-citerne directement vers la raffinerie de Grandpuits. « Nous avons pu démontrer le caractère économique de ce gisement qui a une géologie similaire mais distincte de Champotran et que nous souhaitons développer par une méthode d’extraction conventionnelle » détaille Jean-Pascal Simard, directeur pour l’Europe des relations publiques de Vermilion. Un développement qui s’effectuera par la reconnaissance et le développement du champ avec un nouveau forage dans les 2 ou 3 années à venir qui sera spécifiquement autorisé : « Il est important de souligner que la délivrance d’un titre minier(…) n’autorise en rien le concessionnaire Vermilion Rep  S.A.S. à démarrer des travaux de forage sans l’accord préalable de la préfète du département », précise Vermilion.

 


isa77_Jouarre's insight:
Pourquoi Vermilion, qui avait déjà demandé l'octroi d'une concession au même endroit en 2008 y a renoncé en avril 2011??? Rien à voir avec le moratoire mis en place par NKM à l'époque, … non ! ! !

Qu'est-ce qu'une “géologie similaire mais distincte de Champotran”?

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Vince Cable: shale gas won't be a reality in UK for at least a decade


04.02.14. - Business secretary calls for energy policies to focus on renewables, describing fracking as a long-term option.

Vince Cable, the business secretary, told the Guardian shale gas would not be a reality in the UK for at least a decade, and that energy policies should focus on renewable energy.

[…]

Residents near the village of Fernhurst, West Sussex, in the South Downs national park, are launching a legal blockade against drilling under their land. Solicitors acting on behalf of the group have written to oil and gas company Celtique Energie and the energy secretary, Ed Davey, to say they explicitly deny permission for the firm to drill horizontally under their properties from a proposed well on land leased from a local landowner.

[…]

Lord Browne, the former chief executive of BP and now chairman of Cuadrilla, the only company to have used modern hydraulic fracturing techniques in the UK, has also said he is cautious about the timescale because of planning objections. He told the Guardian it would take five years to discover whether the shale gas reserves of the UK could be profitably exploited.

Cable said that the real future for oil and gas in the UK was the North Sea. "Shale is a possible long-term resource, but we do not yet know. I want to tell people to get realistic about it.

 


Cable said that the real future for oil and gas in the UK was the North Sea. "Shale is a possible long-term resource, but we do not yet know. I want to tell people to get realistic about it.

"I do not think people in industry expect it to make a great deal of difference within a decade. Beyond that, it depends on geology, communities willing to accommodate it, companies willing to invest."

He said he did not think anyone is expecting much within five years, but that wind farms will be going ahead substantially in the next five years.

"No one is saying that shale gas is an alternative [to renewables] – it is complementary," he said.

Some Tories, and the influential energy economist Dieter Helm, have said shale is a more economic proposition than renewables.

[…]





isa77_Jouarre's insight:
Où l'on apprend que Vincent Cable, secrétaire d'état aux affaires économiques en Grande-Bretagne ne semble pas très optimiste sur la possibilité d'exploiter les hydrocarbures non-conventionnels rapidement. Il pense que rien ne se fera avant une dizaine d'années et que cela serait interessant pour la Grande-Bretagne de regarder du côté des énergies renouvelables.
Il ne semble pas tout à fait dans la ligne de Cameron.
On apprend aussi qu'un groupe de citoyens britanniques tentent une opposition par voie de justice pour empêcher la fracturation sous leurs propriétés.

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Gaz et huiles de schiste : le débat sur les hydrocarbures non-conventionnels relancé


04.02.14. - Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg vient de relancer le débat sur les gaz et huiles de schiste. En effet, dans un article du Canard Enchaîné en date du 29 janvier 2014, on apprend que le ministre souhaiterait présenter après les élections municipales un rapport concluant à la faisabilité d'extraction du gaz de schiste grâce au fluoropropane, un dérivé du gaz propane.

 

L'utilisation de ce gaz permettrait de ne pas avoir recours à la fracturation hydraulique, interdite en France depuis la loi du 13 juillet 2011. Suite à ces révélations, plusieurs voix se sont déjà élevées contre cette position notamment celles des ministres Cecile Duflot et Philippe Martin.

 

Réutilisable

 

Cette méthode d'extraction est présentée comme un procédé d'exploitation propre des hydrocarbures non-conventionnels. Le fluoropropane, ininflammable, est miscible avec les gaz et huiles de schiste. De ce fait, il remonte en même temps que l'hydrocarbure extrait. Il peut ainsi être récupéré et réutilisé pour une nouvelle extraction ou injecté dans les pipelines avec le produit extrait.

 

Ce procédé présenterait également l'avantage de supprimer un des aspects les plus néfastes de la fracturation hydraulique, à savoir : le recours massif à l'eau et la circulation de cette dernière dans la roche qui entraîne son chargement en métaux et en éléments radioactifs pour ensuite contaminer les terrains alentours.

 

Toutefois, la faisabilité de cette technique dans un pays avec une densité de population élevée comme la France reste à prouver. En effet, seules deux mille extractions ont été conduites pour le moment, aux États-Unis et au Canada, dans des régions peu peuplées.

 

De plus, le fluoropropane est peu disponible et cher à produire en grande quantité (plus de 10 €/kg). Il est aussi à relever qu'il participe déjà à l'heure actuelle pour 0,05 % des émissions totales de gaz à effet de serre. Or, son pouvoir de réchauffement est près de 3.000 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone selon l'ONU. Ainsi, son utilisation industrielle nécessiterait de prévenir et de contrôler le cas échéant toute fuite. Enfin, son utilisation se heurterait aux engagements de l'Union européenne qui prévoit de réduire l'usage de gaz fluorés de 80 % d'ici 2030.


isa77_Jouarre's insight:
Quelques petites remarques sur cet article:
il ne s'agit pas de fluoropropane mais d'heptafluoropropane.
Le premier est inflammable, le second ne l'est pas !!

Il n'y a jamais eu de fracturation effectuée à l'aide d'heptafluoropropane.

Il s'agit QUAND MEME d'une fracturation hydraulique. Le fluide serait ici l'hepta… ce qui ne change rien à l'appellation "hydraulique".

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les voeux de Philippe Martin.pdf


isa77_Jouarre's insight:
page 4, on peut lire: “
Je ne m’étendrai pas sur les gaz de schistes et les différentes façons de l’extraire. J’ai déjà rappelé à plusieurs reprises la position constante du président de la République et du Gouvernement, renforcée par la validation du Conseil constitutionnel de l’interdiction de la fracturation hydraulique en France. Cette position vient de loin : alors dans l’opposition, nous avions déposé une proposition de loi en juillet 2011, dont le premier signataire était Jean-Marc AYRAULT, et quatre Ministres actuels figuraient parmi les premiers signataires.
Petit jeu: Qui sont les quatre ministres actuels évoqués par Philippe Martin? Sur la couverture du projet de loi numéro 3283, déposé le 30/03/2011, on peut lire:
PROPOSITION DE LOI visant à interdire l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels et à abroger les permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux, et tendant à assurer la transparence dans la délivrance des permis de recherches et des concessions, […] présentée par Mesdames et Messieurs Jean-Marc AYRAULT, […], Christiane TAUBIRA […], Arnaud MONTEBOURG, Aurélie FILIPPETTI, […] Valérie FOURNEYRON […], Marisol TOURAINE […]

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Schiste et fluoropropane : à la recherche du gaz miracle d'Arnaud Montebourg


[…] J'aime penser que je suis pragmatique sur les questions énergétiques, je n'exclus aucune solution a priori et j'ai bien conscience qu'il nous faut choisir entre des filières dont aucune n'est parfaite, pour autant la saga du gaz de schiste commence à me lasser. Nos stock d'énergies carbonées sont déjà largement supérieurs à ce que nous pouvons utiliser sans dérégler complètement le climat, pourquoi dépenser de l'argent pour en rechercher de nouveaux alors qu'il y a bien mieux à faire ? Et puis on a tellement entendu ces doctes discussions sur des chiffres de quantité exploitable fantaisistes sans que personne apparemment ne juge utile de se pencher sérieusement sur les statistiques du prix de l'énergie au États-Unis que ça n'est même plus drôle.

 Fluopropane ou heptafluopropane ? Le mystère des atomes de fluor perdus

Voilà donc mon état d'esprit au moment où je me plonge dans la lecture de l'article. Il en ressort que la technique miracle consiste à fracturer la roche non pas avec de l'eau mais avec un gaz, le fluoropropane nous dit le Canard. Je ne suis pas expert en chimie organique, mais quand j'essaie de me représenter ce gaz je me dit immédiatement qu'il ressemble beaucoup à un hydrofluorocarbure (HFC), un de ces "climate killers" dont le pouvoir de réchauffement est souvent plus de mille fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
A ce stade, j'ai une petite période d'incrédulité : l'article ne fait pas mention d'effet néfaste sur le climat et précise que des experts publics et privés ont été consultés depuis un an sur le sujet. Si la fracturation au fluoropropane avait un impact climatique important, il se serait bien trouvé quelqu'un pour alerter le ministre sur ce sujet. Je me trompe sans doute.

[…] Arrivé à mon bureau, je décide d'en avoir le cœur net : direction chemspider. J'y apprend que la demi-vie du fluoropropane est de 13 jours, c'est-à-dire que si vous relâchez ce gaz dans l’atmosphère la moitié aura disparu en 2 semaines. Cette propriété garantit qu'il n'aura pas d'impact à long terme sur l'environnement, et en particulier sur le climat. OK. Je me trompais effectivement.
Ceci-dit, une autre ligne attire mon attention : le fluoropropane est signalé comme hautement inflammable, or l'article précise clairement que le gaz miracle de Montebourg est non inflammable. J'ai le sentiment qu'il y a bien anguille sous roche mais la vie est ainsi faite qu'on ne peut pas passer ses journées à refaire le travail des cabinets ministériels et des journalistes, je lâche donc l'affaire...

Pour mieux la reprendre au moment de la pause déjeuner. Entretemps une dépêche de l'AFP a précisé que le gaz en question est en fait l'heptafluoropropane (C3HF7 et non C3H7F). Retour sur chemspider, ce nouveau gaz n'est plus inflammable et sa demi-vie est passée à 30 ans, ce qui est beaucoup plus vraisemblable. J'enchaîne sur la liste des gaz à effet de serre de l'UNFCCC, et bingo : l'heptafluoropropane s'y trouve avec unpotentiel de réchauffement global à 100 ans 2900 fois plus élevé que le dioxyde de carbone. 

Un petite recherche complémentaire montre que ce gaz peut être utilisé dans des systèmes d'extinctions d'incendie sous le nom commercial de FM-200 mais qu'un avis de l'INRS l'exclut en raison de son potentiel de réchauffement climatique.

Un climate killer pour fracturer du schiste, quelle bonne idée !J'ai un peu envie de débouler chez l'éditeur du Canard, quelques étages sous mon bureau, pour leur faire corriger l'info. En effet c'est tout sauf anecdotique : les problèmes environnementaux liés à l'exploitation du gaz de schiste viennent justement de ce qu'on est incapable d'éviter les fuites - fuite de liquide de fracturation vers les nappes phréatiques, fuite de méthane dans l’atmosphère, etc.- utiliser de l'heptafluoropropane à la place de l'eau n'y changerait évidemment rien. Fracturer le schiste par ce moyen reviendrait surtout à relâcher un gaz à effet de serre surpuissant dans l’atmosphère, à l'échelle industrielle. 

[…]



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De l’eau dans le gaz de schiste ? Pas si sûr, Maud Fontenoy persiste et signe !

03.02.14. - Je savais qu’en me déclarant favorable à la poursuite des recherches sur le gaz de schiste (1), je prenais à rebours certains de mes amis écologistes. Mais j’étais loin d’imaginer l’ampleur et la violence des réactions : «scandale», «folie», «incompétence», «dérive» (péché mortel pour une navigatrice)… Ce n’est plus un débat, c’est une guerre de religion, avec ses orthodoxes, ses hérétiques et sa chasse aux sorcières. Quel gâchis d’énergie !

Ne louvoyons pas. Quel est mon crime dans cette histoire ? D’exhumer un débat enfoui, c’est-à-dire réduit depuis longtemps à un dialogue de sourds entre partisans et détracteurs, imperméables l’un et l’autre à toute idée neuve. De sortir de l’écologiquement correct pour m’interroger sur les mérites éventuels d’une énergie fossile qui, si l’on s’en tient à la fracturation hydraulique, est une catastrophe environnementale mais qui, à l’inverse, si l’on parvient à l’extraire sans abîmer la planète, est une manne susceptible de réduire la dépendance énergétique de la France, de remplacer le pétrole par un hydrocarbure moins polluant et (c’est le plus important) de financer le développement des énergies renouvelables.

Et l’honnêteté impose de reconnaître qu’aujourd’hui, grâce aux progrès de la recherche, la très controversée fracturation hydraulique n’est plus l’unique procédé d’extraction du gaz de schiste. Il existe au moins une autre méthode, nettement moins polluante : la fracturation au propane, voire au fluoropropane (NFP : non-flammable propane) - qui présenterait l’avantage supplémentaire de supprimer tout risque d’explosion, d’être recyclable et d’être utilisable sans eau ni additifs. Cette méthode, défendue par Arnaud Montebourg et exposée aux parlementaires français (2) en octobre par le président d’Ecorpstim [filiale du groupe Ecorp, développeur de projets et fournisseur de services énergétiques, ndlr], John Francis Thrash, permettrait, si les tests sont concluants, d’exploiter les gisements de gaz dans le respect des normes environnementales.

Pourquoi, dans ces conditions, le sujet est-il tellement explosif en France ? Les Français seraient-ils les seuls à y voir clair ? Serions-nous les seuls garants d’une vertu que les autres auraient bradée ? Le reste du monde aurait-il renoncé à protéger l’environnement et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre ? Serions-nous les seuls à lire les rapports du Giec sur l’urgence à lutter contre le réchauffement climatique ? Les Etats-Unis n’ont-ils pas, sous l’influence de Barack Obama, considérablement diminué leurs émissions de gaz à effet de serre tout en divisant par quatre le prix moyen du gaz ? Comment vouloir, tout à la fois, sortir du nucléaire, renoncer au charbon, rouler en voiture et nous priver des richesses de notre sous-sol ?

Tout comme vous, amis écologistes, je me bats pour la transition énergétique et le développement des énergies alternatives (solaire, éolienne, marine…), mais il faut de l’argent pour cela.

Or quel meilleur moyen, en temps de crise, de financer l’indispensable et urgent passage au renouvelable que de diminuer le coût de l’énergie dans notre pays et de se donner ainsi les moyens d’investir ?

Comme souvent, la calomnie seconde la mauvaise foi : j’entends dire, ici et là, que je serais «vendue» aux industriels de l’énergie, voire en campagne pour l’UMP ! Que les choses soient claires : je discute avec tout le monde, mais je ne travaille pour personne et, surtout, n’en déplaise à ceux qui voudraient ainsi discréditer une parole qui les dérange, je ne suis candidate nulle part. Ma seule ambition est d’opposer un peu de bon sens au sectarisme et à l’idéologie, fût-elle vertueuse.

On m’objecte que la majorité des Français est défavorable à une telle recherche. Ce n’est pas étonnant. Si je n’écoutais que le consensus alarmiste sur ce sujet, je serais du même avis qu’eux. Enlevons nos œillères et discutons-en. Etre écolo, c’est également préférer le débat aux chapes de plomb. Il va falloir ramer, vraisemblablement, pour y parvenir. J’y suis prête. Ça ne m’impressionne pas. J’ai connu pire.

(1) Entretien accordé au «Parisien» du 30 janvier.

(2) Dans le cadre de L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Dernier ouvrage paru : «Ras-le-bol des écolos - Pour qu’écologie rime avec économie», Plon, 2013.

 


isa77_Jouarre's insight:
Ok pour l'ouverture d'esprit, ok pour aimer le débat, ok pour supprimer les chapes de plomb.
Cela n'empêche pas d'ouvrir les yeux et les oreilles.
Il vaut mieux être documentée avant de se lancer dans un tel débat !!!

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Lettre ouverte au Ministre de l’Ecologie sur les gaz de schiste.

Gaz de Schistes Provence - lun, 03/02/2014 - 23:38

 

Source: France Libertés – 03/02/2014 17:10:00


Suite à la publication des recommandations non contraignantes de la Commission Européenne sur l’exploitation des gaz de schiste, France Libertés publie une lettre ouverte au Ministre de l’Ecologie Mr Philippe Martin.

Lettre ouverte au Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie,

Monsieur Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie,

Suite à la publication officielle le 22 janvier 2014 des recommandations de la Commission Européenne sur l’exploitation des gaz de schiste, nous nous permettons de vous interpeller sur l’aspect non contraignant de cette décision qui inquiète les organisations de défense de l’environnement dont nous faisons partie.

« Les principes minimaux que les Etats membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux et sanitaires » pour citer Janez Potocnik, sont pour nous très insuffisants, compte tenu de l’orientation de la politique environnementale de l’Union Européenne basée sur la promotion des énergies renouvelables. D’autant plus que ces recommandations vont à l’encontre des engagements climatiques pris par l’Union Européenne comme par la France. La législation européenne en vigueur est trop faible, et bien que nous soyons conscients du droit d’un État membre de déterminer les conditions d’exploitation de ses ressources énergétiques, selon l’article 194 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, nous sommes également conscients que l’UE ne tient pas compte de son « exigence de préserver et d’AMELIORER l’environnement » selon le même article.

Au-delà des importantes émissions de gaz à effet de serre que l’extraction de gaz de schiste génère notamment via les fuites de méthane, nous sommes très inquiets des risques de contamination des sols et eaux souterraines ainsi que de l’appauvrissement des ressources en eau que la technique de fracturation hydraulique engendre, surtout dans le cas de projets cumulatifs.

C’est pourtant le chemin que prennent aujourd’hui la Grande Bretagne, la Pologne et la Roumanie pour ne citer qu’eux. L’UE reconnaît elle-même dans ses études publiées le 7 Septembre 2012, la forte empreinte environnementale que l’extraction de gaz de schiste entraîne et elle souligne dans les recommandations du 22 janvier que la consommation en eau va entrer en concurrence avec d’autres usages déjà établis (industrie, agriculture, eau potable). Nous ne pouvons pas admettre que l’UE se tourne vers les énergies fossiles sous couvert de croissance économique (qui n’est qu’un mirage) au détriment de l’environnement (dont les conséquences seront elles, réelles). Même si Bruxelles n’exclut pas de rendre ces règles juridiquement contraignantes après une évaluation dans les 18 mois qui suivront la publication au Journal Officiel, il sera déjà trop tard et les sites seront déjà impactés.

D’autre part, il est regrettable de s’apercevoir que les décideurs politiques se montrent aveugles à la forte mobilisation citoyenne ainsi qu’à la réelle défiance de l’opinion publique qui s’exprime en Europe mais aussi en France face à l’expansion de l’exploitation des gaz de schiste. Vous avez dû notamment entendre parler, Monsieur le Ministre, d’une lettre ouverte qui exigeait un « sursaut de sagesse », signée conjointement par plus de 370 organisations et adressés le 16 janvier dernier à tous les décideurs politiques concernés.

C’est ainsi animés par l’inquiétude que nous souhaiterions connaître, Monsieur le Ministre, votre avis sur ces recommandations de la Commission Européenne sur l’exploitation des gaz de schiste. La position politique de la France, malgré les propos réitérés de certains membres du gouvernement, étant claire sur le sujet, ne pourrions-nous pas, à ce titre, interpeller l’Union Européenne sur le développement de ces projets hors de nos frontières et influencer de manière plus significative et ambitieuse la politique environnementale européenne ?

Dans l’attente de votre réponse et dans l’espoir de trouver ensemble des solutions au nécessaire abandon de l’exploitation des gaz de schiste, nous vous prions de bien vouloir recevoir Monsieur le Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, l’expression de notre haute considération.


Gaz de schiste et TAFTA: concordance des genres

Gaz de Schistes Provence - lun, 03/02/2014 - 23:31
source: huffington post Daniele FAVARI

Juriste de l’environnement et droit européen de l’environnement

 A l’heure du retour des gaz de schiste – auquel de plus en plus de français sont opposés (63%), selon un récent sondage - et du nouveau bras de fer au sein du Gouvernement, on ne peut manquer de dresser un parallèle entre le débat sur les hydrocarbures non-conventionnels et l’accord de libre échange UE-USA à (inter)venir.

Selon le mandat de la Commission européenne, "l’objectif des négociations sur le commerce des services sera de lier le niveau autonome existant de la libéralisation des deux parties au plus haut niveau [protection des investissements] en éliminant les obstacles d’accès au marché de longue date restants et en assurant l’équité en ce qui concerne l’octroi de licences pour une égalité des chances pour les investisseurs dans l’UE."

Déjà, nombre de sociétés américaines sont titulaires de permis de recherche sur le territoire français (Hess Oil, Schuepbach) et européen (Chevron, Exxon Mobil, Marathon) et, au terme des accords à venir, elles devraient donc bénéficier d’un traitement non moins favorable [1] pour l’établissement de leurs entreprises, filiales ou succursales en Europe que le traitement accordé à leurs propres sociétés, filiales ou succursales sur leur continent. (Article 16 du mandat de la Commission européenne)

Le règlement des différends d’État à État qui devrait être inclus dans l’accord de libre-échange ne devrait pas interférer avec le droit des investisseurs d’avoir recours à des mécanismes de règlement (pour l’instant, dénués d’une possibilité d’appel) des différends investisseur-État (RDIE) [2]. Il établirait des règles visant à un traitement juste et équitable, (y compris une interdiction des mesures déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires), à une protection contre l’expropriation directe et indirecte, y compris le droit à une indemnisation rapide, adéquate et efficace selon des normes établies suivant :

  1. le traitement national,
  2. le traitement de la nation la plus favorisée

Ce n’est pas sans rappeler le recours de Schuepbach Energy devant le Conseil Constitutionnel, à la suite de l’abrogation de ses permis de recherche de gaz de schiste de Nant et Villeneuve-de-Berg. Si dans un arrêt du 11 octobre 2013, la juridiction du contrôle de conformité de la loi à la Constitution a débouté Schuepbach, c’est uniquement pour reconnaître la constitutionnalité de l’interdiction de la fracturation hydraulique.

Si cette procédure avait eu lieu devant un tribunal arbitral et si son jugement avait rétabli Schuepbach dans ses droits, la technique contestée de la fracturation hydraulique aurait, à nouveau, été autorisée et par là même, l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.
Suite à la recommandation non contraignante rendue sur le gaz de schiste, l’eurodéputée Corine Lepage regrettait que la Commission Européenne "ait l’initiative, alors qu’elle n’est pas élue. Il faudrait que le Parlement puisse prendre une initiative, ce qui n’est pas le cas. Au niveau démocratique, cela pose un sacré problème, surtout avec des populations majoritairement contre les gaz de schiste" et qui, conscients de l’omnipotence de la Commission, se mobilisent de plus en plus contre l’accord de libre-échange UE-USA.
________________________________________
[1] En 2011, au niveau européen (tous pays confondus) les subventions aux énergies étaient les suivantes: 35 milliards pour le nucléaire, 26 milliards pour les énergies fossiles et 30 milliards pour les renouvelables (solaire et éolien). (Michèle Rivasi, députée européen) et 523 milliards de dollars au niveau mondial.
[2] (en anglais : ISDS pour Investor-State Dispute Settlement)

 


La transparence du lobbying européen en question

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 03/02/2014 - 21:51
LA TRANSPARENCE DU LOBBYING EUROPÉEN EN QUESTION

Sur Novethic.fr, lire l'article en totalité avec lien et références

Déclarations d'intérêts, registre des lobbyistes : à Bruxelles, les outils contre les conflits d'intérêt et pour la transparence du lobbying sont en place.

Mais une guerre d'influence se déroule, au sein de la profession lobbyiste car certains avocats conseil refusent de jouer le jeu au nom de la confidentialité. Dernier rebondissement : une ONG Bruxelloise demande une enquête sur les liens entre Rachida Dati et GDF Suez.

Députée européenne et avocate en activité, Rachida Dati est-elle en position de conflit d'intérêt ? C'est la question que pose Friends of the Earth Europe dans un courrier envoyé ce lundi 3 février à Martin Schulz, le président du Parlement européen. L'ONG y demande officiellement que soit ouverte une enquête pour permettre de faire la lumière sur le sujet. Car depuis juin 2013, les prises de positions de la députée sur l'énergie posent question.

Soupçons de conflits d'intérêts
En juin 2013, un article des Echos affirme que l'élue était consultante pour GDF Suez. A l'époque, aucun démenti. Quatre mois plus tard Rachida Dati relaie dans le même journal l'appel fait par des grands énergéticiens européens dont GDF Suez, pour un changement de politique énergétique en Europe, des expérimentations sur le gaz de schiste et la fin des subventions aux « énergies renouvelables matures ». Dans la foulée, plusieurs médias mettent à jour que celle qui est aussi membre suppléante de la commission de l'Industrie, de la Recherche et de l'Energie, a proposé en 2012 plusieurs amendements à des textes qui vont dans le sens du soutien aux grands énergéticiens.

Le code de conduite, grand oublié des élus avocats ?
Au-delà du cas Dati, l'affaire révèle un certain malaise dans la pratique du lobbying à Bruxelles. Pour assurer la transparence des décisions, les députés européens doivent en effet obligatoirement remplir une déclaration d'intérêt, avec leurs sources de revenus extra-parlementaires (en plus de respecter le code de conduite qui traite notamment des conflits d'intérêt). Pourtant, les parlementaires assurent souvent le minimum syndical. C'est particulièrement vrai pour ceux - au moins une douzaine (sur les 790 députés européens), d'après l'organisation Corporate Europe Observatory - qui sont avocats en exercice. Rachida Dati et Corinne Lepage, par exemple, précisent l'ordre de grandeur de leurs revenus dans leur déclaration, mais pas le nom de leurs clients même si la seconde accepte, on l'a vu, de donner plus de détails.

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