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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

gaz de schiste, un «obscurantisme» français?

17.04.15. - Nous oublions ci-après une tribune d'Alexandre Andlauer, […]------------------

"Il y a quelques jours, le débat sur l’exploitation du gaz de schiste en France a refait surface avec l’exhumation d’un rapport que le gouvernement avait pris le soin d’enterrer en 2014. Que disait ce rapport pour que nos dirigeants aient cru bon de le classer (presque) secret défense?
[…]  Le rapport présentait en réalité une solution qui permettrait à la France d’exploiter « proprement » le gaz et le pétrole de schiste dont notre sous-sol regorge.
Depuis la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, le débat était désespérément au point mort, empêchant notre pays d’aller exploiter ses ressources considérées comme les plus importantes en Europe, et faisant ainsi passer la France à côté de ce qui est d’ores et déjà une révolution énergétique majeure. Ce rapport tombait donc à pic pour sortir enfin de l’obscurantisme et avancer sur la voie d’une exploitation du gaz de schiste respectueuse de l’environnement, via une alternative à la fracturation hydraulique.
[…]

En effet, comment peut-on se permettre aujourd’hui d’ignorer une telle révolution et ses retombées économiques, alors que nous sommes englués dans une crise sans précédent ? Comment oser tuer dans l’œuf une telle occasion de voir notre économie redémarrer? Depuis 5 ans, sous Sarkozy comme sous Hollande, on nous promet des  reprises», des «inversions», et plus récemment des «retournements». Mais la vérité des chiffres, elle, est implacable : la France est parmi les dernières des grandes puissances à recouvrer une bonne santé économique.
Elle se traîne péniblement. 
Pathétiquement.
Quel autre secteur d’activité nous laisse entrevoir, à l’heure actuelle, la création de dizaines de milliers d’emplois et la réduction de notre immense déficit commercial ? Le fameux rapport enterré évoquait à nouveau la création de 220.000 emplois en France, un chiffre déjà annoncé à plusieurs reprises par de nombreux experts. Une véritable panacée alors que le taux de chômage n’est plus passé sous la barre des 10% depuis de longues années. Quant à notre déficit commercial, la démonstration est encore plus parlante. Ce dernier, qui s’élève à 67,2 milliards d’euros est principalement plombé par notre facture énergétique de 68,7 milliards d’euros. Et pour cause, nous importons quasiment 100% du gaz et du pétrole que nous consommons. Alors que nous aurions sous nos pieds de quoi produire nos propres hydrocarbures… 

Ce qu’il faut retenir de cet épisode du rapport enterré, c’est que nous persistons dans un aveuglement qui confine à l’obscurantisme, alors que la planète entière est en train de prendre le virage de la révolution énergétique des gaz et pétrole de schiste.

[…]

D’ailleurs, si cette fameuse loi du 13 juillet 2011 avait été appliquée pleinement, nous n’en serions pas là, à découvrir des rapports ourdis en secret et qui ne font qu’augmenter la défiance des Français à l’égard du gaz de schiste. En effet, le texte prévoyait, en marge de l’interdiction, que des travaux scientifiques soient menés afin de trouver une manière acceptable d’exploiter nos ressources. Ces travaux, à disposition du public au fur et à mesure de leur avancement, devaient être menés par une commission mixte de scientifiques, industriels et parlementaires. Mais elle n’a jamais vu le jour...
[…]


isa77_Jouarre's insight:

Au passage, ne manquez pas le lapsus extraordinaire à la première ligne de cet article. "Nous oublions une tribune".

L'inconscient du rédacteur aurait-il parlé??? En effet pourquoi Alexandre Andlauer et son comparse Christophe Hecker ont-il oublié de lire le point de vue de Jean-Louis Schilansky à propos de cette pseudo fracturation propre. L'ancien patron de l'UFIP explique fort bien que la seule fracturation disponible est celle utilisée aux Etats-Unis, à savoir eau+additifs. La fracturation au propane non inflammable n'existe pas, ce n'est qu'un projet… 

Répétons une fois encore que Us Oil Invest, l'entreprise fondée et gérée par Andlauer et Hecker propose … d'investir dans l'immobilier à proximité des gisements américains.

Autre manière de dire: ils proposent d'acheter des parts d'"Algeco" mis à disposition des travailleurs précaires dans des régions désertiques des Etats-Unis. 

Est-ce que cela leur permet de manifester l'enthousiasme dont ils font preuve dans l'article?…

A moins qu'il ne s'agisse de la méthode Coué pour faire face à la récession actuelle dans les gisements d'hydrocarbures non conventionnels aux Etats-Unis, seul pays, rappelons le à exploiter ce type d'hydrocarbure à l'échelle industrielle. 



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[archive] La mise en exploitation du gisement de Marcellus pose question

06. 04.10. […] A l'heure où les états du nord est (New York, Pennsylvanie, Ohio) doivent décider de la mise en exploitation des formations bitumineuses de la région des Appalaches (schistes Marcellus), lesquels présenteraient des réserves importantes pouvant satisfaire l'ensemble des besoins énergétiques du pays sur une quinzaine d'années, le manque d'information sur les retombées environnementales de l'utilisation de ce procédé fait obstacle. […]
La fracturation hydraulique ou hydro-fracturation représente actuellement un procédé couramment utilisé aux Etats-Unis, permettant l'accès à des réservoirs profonds ou hétérogènes. Elle consiste à injecter des fluides de fracturation à haute pression […]  Appelés eaux de rejet, les fluides de fracturation sont alors évacués par camion citerne, étant considérés comme des déchets toxiques.
[…] ces répercutions sur l'environnement n'ont pas fait l'objet d'études approfondies et sont actuellement la cible d'attaques importantes de la part des environnementalistes. En effet, la nature des fluides de fracturation, consistant en un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques, reste inconnue, les compagnies refusant de révéler la composition des produits chimiques employés, considérée comme un secret de fabrication. Il n'en reste pas moins que ce mélange chimique utiliserait plusieurs produits définis comme hautement toxiques selon la législation américaine mais néanmoins nécessaires pour diminuer les frictions entre le liquide et les formations géologiques ainsi que pour augmenter les propriétés antigel du fluide de fracturation. Analysant les eaux de rejet d'un forage ayant recours à l'hydro-fracturation, les experts ont conclu à la présence de plusieurs perturbateurs endocriniens (40% des produits analysés), pouvant provoquer des malformations de foetus et des cancers. Sachant qu'une partie de ces fluides est susceptible de rester emprisonnée en profondeur après l'extraction du gaz naturel, les environnementalistes craignent des risques de fuites vers le milieu extérieur et des contaminations de nappes d'eau souterraines.


Faisant l'objet d'une enquête de l'EPA en 2004, le procédé avait alors été jugé apte à l'utilisation, aucune preuve de risque sur la santé humaine n'ayant été relevée. Cette étude, loin d'être exhaustive, avait uniquement porté sur les gisements de "coalbed methane" et n'avait pas évalué les risques d'impacts à la surface. L'enquête émettait néanmoins certaines réserves quant à la migration des fluides de fracturation injectés en souterrain et dénonçait l'utilisation du diesel comme composant de ce dernier. […]

[…] Souhaitant aider à la mise en place d'une nouvelle donne énergétique, l' "Energy Policy Act" de 2005 signé par George W. Bush avait en effet exempté le procédé des contrôles imposés dans la cadre de la loi sur l'eau.

Néanmoins, suite à l'augmentation du nombre de plaintes déposées et de plusieurs cas de contamination d'aquifères situés près de sites de forage, la loi sur l'eau potable devrait faire très prochainement l'objet d'un amendement afin d'avoir autorité sur la nature des produits chimiques déversés en souterrain. En effet, de nombreux exemples de contamination de réserves d'eau souterraine ont été relevés non loin de sites de forage. A titre d'exemple, la région de Sublett (Wyoming) héberge un des plus grands champs gaziers des Etats-Unis et recensait en 2008 plus de 88 puits où les échantillons d'eau présentaient des concentrations anormales en hydrocarbures (dépassant jusqu'à 1500 fois les normes établis par l'EPA). Fortement minimisée par la société en charge des forages, cette pollution avait été attribuée aux fuites accidentelles des camions en charge du transport des eaux de rejet. Plusieurs cas de contamination des nappes d'eau souterraines ont par ailleurs été relevés dans 6 autres états du pays (Alabama, Colorado, Montana, New Mexico, Ohio, Texas). Afin de minimiser les risques de contamination futurs, un projet de loi, intitulé "Fracturing Responsability and Awareness of Chemicals Act" (FRAC) est actuellement étudié. Déposé en juin dernier auprès des deux chambres du Congrès, le projet est en cours de validation par le comité du Sénat en charge de l' "Environnement et des Travaux Publics".

L'intégration de l'hydro-fracturation sous l'égide de la loi sur l'eau aura pour répercussion immédiate d'obliger les différentes compagnies gazières à révéler l'ensemble des produits chimiques utilisés dans le fluide de fracturation. […]


isa77_Jouarre's insight:

En 2010, le bulletin du Ministère des Affaires étrangères publiait un long papier sur la fracturation hydraulique et ses risques.

Cinq ans plus tard, ce papier est toujours très pertinent… 


… Merci Estelle (pour avoir exhumé ce document)…



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Le décompte hebdomadaire de foreuses actives [17/04/2015]

Par rapport à la semaine précédente, il y a 34 foreuses actives en moins. 

Il n'en reste plus que 954. 

En comparaison avec l'année précédente on peut constater qu'il manque aujourd'hui 877 foreuses actives!


Le 17 avril 2014 on constatait la présence de 1831 foreuses actives. 



isa77_Jouarre's insight:

Baker Hughes a renoncé à publier le bilan trimestriel des foreuses en activité. Le bilan hebdomadaire est disponible ici:  http://phoenix.corporate-ir.net/phoenix.zhtml?c=79687&p=irol-rigcountsoverview



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Schlumberger supprime 11 000 emplois supplémentaires

16.04.15. - Face au plongeon abrupt des prix du pétrole, le groupe de services pétroliers franco-américain Schlumberger a annoncé jeudi une nouvelle vague de suppressions d'emplois pour éviter une détérioration accélérée de sa rentabilité.

[…] Cette annonce porte à 20 000, soit 15% de ses 115 000 salariés, le nombre de suppressions de postes au sein de l'entreprise annoncées depuis le début de l'année. Le groupe, qui opère dans plus de 85 pays à travers le monde, ne donne pas de répartition géographique pour ces coupes.

Le coût des indemnités de départ et autres mesures d'accompagnement est estimé à 390 millions de dollars.

[…]

À Wall Street, l'action prenait 2,57% à 94,25 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance. En séance, elle avait terminé en baisse de 0,12%.

Le plongeon d'environ 50% des prix du baril de pétrole depuis juin dernier a affaibli les entreprises énergétiques, forçant nombre d'entre elles à restreindre leurs projets d'exploration pétrolière avec un impact direct sur l'activité de leurs sous-traitants comme Schlumberger.

L'agence d'évaluation financière Moody's prévoit une baisse de 25% des projets d'exploration cette année comparé à 2014 et a averti qu'aucun segment de l'industrie n'en réchappera.

[…]

Le bénéfice net a, lui, chuté de 38,7% à 975 millions de dollars, même si c'est dans une moindre proportion que redouté.

Le chiffre d'affaires du groupe continue de reculer, à 10,25 milliards de dollars (-9% sur un an), contre 10,46 milliards escomptés par les marchés.

[…] Le tableau d'ensemble ne devrait pas beaucoup changer dans les trimestres à venir.

[…] Les deux principaux concurrents du groupe franco-américain ont préféré joindre leurs forces pour faire face.

Halliburton et Baker Hughes, dont la fusion vient d'être approuvée par leurs actionnaires, espèrent être en position de force dans des zones d'exploration pétrolière requérant un haut savoir-faire technologique comme l'Arctique pour compenser des baisses de prix dans d'autres régions. Mais eux aussi ont annoncé des milliers de suppressions d'emplois.



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La Chine continue d'accroître ses découvertes de réserves de pétrole et de gaz

16.04.15. - BEIJING, 16 avril (Xinhua) -- La Chine a continué de rencontrer un succès grandissant en 2014 dans la découverte de réserves de pétrole brut et de gaz naturel, selon des données publiées jeudi par le ministère du Territoire et des Ressources.

La Chine a découvert environ 1,06 milliard de tonnes de gisements de pétrole brut en 2014, contre 1,1 milliard de tonnes en 2013, marquant la 8e année consécutive avec une quantité découverte supérieure à un milliard de tonnes.

Plus de 1.100 milliards de mètres cubes de gaz naturel ont été découverts en 2014, soit un nouveau record historique.

Parmi les nouvelles découvertes, 187 millions de tonnes de pétrole et 474,9 milliards de mètres cubes de gaz naturel peuvent être exploités avec les technologies actuelles, selon le ministère.

Les nouvelles découvertes de réserves de gaz de schiste ont atteint 106,75 milliards de cubes mètres, dont 26,69 milliards exploitables.

C'est la première fois que des réserves de gaz de schiste sont rendues publiques depuis que le gouvernement chinois a approuvé ce gaz comme ressource minérale indépendante en 2011.

Les découvertes de méthane houiller, un gaz non-conventionnel, ont atteint 60,2 milliards de mètres cubes, soit une hausse annuelle de 155,3%.

La Chine est un des plus grands consommateurs d'énergie au monde et s'appuie largement sur les importations pour répondre à ses demandes, particulièrement pour le pétrole et le gaz naturel.


isa77_Jouarre's insight:

26 milliards de mètres cube de gaz de schiste exploitables en Chine comparé à 1.100 milliards de gaz naturel découverts en 2014… 

Faut-il prendre des risques sanitaires, environnementaux importants pour un peu plus de 2,6% supplémentaires???



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Le lobby du gaz de schiste noyaute un groupe d’experts de la Commission

16.04.15. - Les défenseurs de l'environnement accusent l’industrie du gaz de schiste de contrôler un groupe d'expert influent au sein de la Commission européenne.

L'ONG des Amis de la Terre Europe a claqué la porte d'un lieu de réflexion sur le gaz de schiste. Il s'agit du Réseau scientifique et technique européen pour l'extraction des hydrocarbures non conventionnels du Centre commun de recherche (JRC). Le JRC est le service scientifique intégré à la Commission. Son rôle est d'informer les décideurs politiques européens.

Le réseau a pour mission d'évaluer les projets de fracturation hydraulique en cours et leurs conséquences. Le 15 avril, l'ONG des Amis de la Terre a cependant accusé l'organisation d'être « en fait un lobby interne pour le gaz de schiste dans la stratégie énergétique de la Commission européenne ».

L'ONG estime que le réseau devrait être dissout, une idée a été écartée par Shale Gas Europe, l'association européenne de l'industrie du gaz de schiste, et par la Commission européenne.

[…]

Le 15 avril, les Amis de la Terre Europe et l'Observatoire de l'Europe industrielle, une organisation de surveillance anti-lobbies, ont publié une enquête sur la composition du réseau scientifique et technique européen pour l'extraction des hydrocarbures non conventionnels.

Le réseau est composé de 74 membres, dont 14 travaillent pour la Commission européenne. L'enquête révèle plusieurs choses en ce qui concerne les 60 autres membres.

  • Plus de 70 % représentent ou ont des liens financiers avec l'industrie de la fracturation hydraulique, alors que seuls moins de 10 % représentent la société civile.
  • Les personnes occupant les postes-clés, les cinq présidents des groupes de travail de l'organisation, travaillent pour l'industrie de la fracturation ou proviennent de gouvernements ou d'organismes favorables à la fracturation.
  • Les grandes entreprises du secteur, comme Cuadrilla, ConocoPhillips, Shell, Total, ExxonMobil et GDF Suez, sont toutes représentées dans le réseau.

[…]

« L'étiquette de 'réseau scientifique et technique pour les combustibles fossiles non conventionnels' donne un air très objectif à l'organisme, mais ce n'est en réalité qu'une façade », dénonce Antoine Simon, militant anti-gaz de schiste pour l'ONG. « La Commission européenne donne trop d'influence à l'industrie de la fracturation et noie dans cette foule les citoyens et les groupes qui s'inquiètent à raison de cette industrie sale. »

[…]



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Gaz de Schiste en France : d'où proviendrait la manne de 100 milliards d'euros?


17.04.15. - Le rapport commandé par Arnaud Montebourg en 2012 faisait état de possibilité d'une rentabilité impressionnante si la France faisait le choix de l'exploitation du gaz de schiste. 100 milliards seraient à la clé et plus de 220 000 créations d'emploi également. Mais dans quelles régions du pays les experts recommandaient-ils de procéder à des forages ?

Les conclusions du rapport qui vient de refaire surface il y a quelques jours à peine démontraient d'une part la possibilité d'exploiter du gaz de schiste en France via une alternative à la fracturation hydraulique et d'autre part le formidable levier de croissance que l'activité serait en passe de réaliser. Car les experts planchent sur une manne située entre 100 et presque 300 milliards d'euros sur une durée de 30 années. Avec 225 000 emplois à la clés, pour un pic de croissance de 1.7% par an.

De nombreux géologues et autres experts de la question des ressources en gaz non conventionnels et gaz conventionnels avaient alors créé une véritable carte de France retraçant les gisements potentiels. Une carte publiée alors par l'Institut Français du Pétrole.

Le Sud-est du pays en première ligne

La plus grosse quantité de gaz de schiste qui pourrait être extraite des sous-sols français se situe donc massivement dans le sud-est. L'Ardèche, la Drôme, le Gard font ainsi figure de candidats les plus sérieux à une exploitation à grande échelle. La région de France concentrerait à elle seule non moins de 170% de notre consommation en gaz de schiste sur une période de 30 ans. Une manne financière impressionnante située entre plus de 65 milliards et plus de 220 milliards d'euros selon les prévisions les plus optimistes pourrait en être retirée.

A ce titre, avant 2011 - date à laquelle la technique de la fracturation hydraulique a été officiellement interdite par le loi Jacob - plusieurs permis avaient été attribués à l'Américain Schuepbach et au Français Total. Et pour le seul permis accordé à l'époque à Total pour des exploitations proches des viles de Montélimar et de Montpellier, entre 20 et cinquante d'ans de consommation de gaz était à la clé pour le pays.

La France laissera-t-elle vacants ces gisements ?

C'est tout l'enjeu auquel se devront de répondre les responsables politiques actuels comme les prochains à venir. Car force est de constater que la France est assise sur une véritable mine d'or tant du point de vue de son indépendance énergétique ou du moins de sa capacité à absorber ses besoins nationaux que du point de vue du levier de croissance sans égal que le gaz de schiste est en passe de représenter.

Une sorte de filière d'excellence à la Française à placer sur le même plan que la filière nucléaire par exemple.

Et si le rapport fait bel et bien état de ressources plus que conséquentes, il fait également clairement mention du fait que la fracturation hydraulique pourrait être remplacée par une technique plus sobre au niveau environnemental avec l'injection de fluoropropane.

Reste à savoir à présent quels seront les prochaines décisions prises sur la question.



isa77_Jouarre's insight:

C'est dommage pour le rédacteur de cet article qu'il n'ait pas lu le papier d'Aurélien Saussay. Il reprend les chiffres publiés dans le "rapport Montebourg" en expliquant que la "rente" serait 15 fois moins importante que celle évoquée dans le rapport. Il explique pourquoi il obtient un résultat différent.


http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/gaz-de-schiste-redressement-dun-mirage/




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Gaz de schiste : la stimulation à l'heptafluoropropane, une invention ... - Industrie et Technologies

Google actu "Schiste" - ven, 17/04/2015 - 12:52

Industrie et Technologies

Gaz de schiste : la stimulation à l'heptafluoropropane, une invention ...
Industrie et Technologies
Les premiers tests de stimulation au propane pur ont été effectués par EcorpStim à Frio County dans le Texas en décembre 2012. Sur le même sujet. Gaz de schiste : Hess Oil victime d'un procès d'intention... 13/03/2014. Un centre pour fédérer les ...

Tribune: gaz de schiste, un «obscurantisme» français? - Energie2007

Google actu "Schiste" - ven, 17/04/2015 - 10:45

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Tribune: gaz de schiste, un «obscurantisme» français?
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Le lobby du gaz de schiste noyaute un groupe d’experts de la Commission

Gaz de Schistes Provence - jeu, 16/04/2015 - 23:26
source: euractiv

Manifestation contre la fracturation hydraulique à Berlin. Les défenseurs de l’environnement estiment que l’extraction du gaz de schiste aura des conséquences importantes en termes de réchauffement climatique. [Robin Wood/Flickr]

Les défenseurs de l’environnement accusent l’industrie du gaz de schiste de contrôler un groupe d’expert influent au sein de la Commission européenne.

L’ONG des Amis de la Terre Europe a claqué la porte d’un lieu de réflexion sur le gaz de schiste. Il s’agit du Réseau scientifique et technique européen pour l’extraction des hydrocarbures non conventionnels du Centre commun de recherche (JRC). Le JRC est le service scientifique intégré à la Commission. Son rôle est d’informer les décideurs politiques européens.

Le réseau a pour mission d’évaluer les projets de fracturation hydraulique en cours et leurs conséquences. Le 15 avril, l’ONG des Amis de la Terre a cependant accusé l’organisation d’être « en fait un lobby interne pour le gaz de schiste dans la stratégie énergétique de la Commission européenne ».

L’ONG estime que le réseau devrait être dissout, une idée a été écartée par Shale Gas Europe, l’association européenne de l’industrie du gaz de schiste, et par la Commission européenne.

Un représentant de l’exécutif européen a expliqué à EurActiv que la Commission regrettait la décision des Amis de la Terre, parce que « la participation de la société civile dans ce réseau est essentielle pour assurer un échange de positions équilibré ». «Ce réseau a pour vocation d’être un organe technique, et non de prodiguer des conseils à l’attention des décideurs ou de promouvoir les combustibles fossiles non conventionnels », fait remarquer un porte-parole.

Selon Shale Gas Europe, « il est contreproductif que certains lobbyistes comme les Amis de la Terre quittent ce processus important deux mois seulement après son lancement ». « Il s’agit plus d’un message politique que d’un réel désir de résoudre les défis énergétiques auxquels l’Europe fait face. »

Enquête

Le 15 avril, les Amis de la Terre Europe et l’Observatoire de l’Europe industrielle, une organisation de surveillance anti-lobbies, ont publié une enquête sur la composition du réseau scientifique et technique européen pour l’extraction des hydrocarbures non conventionnels.

Le réseau est composé de 74 membres, dont 14 travaillent pour la Commission européenne. L’enquête révèle plusieurs choses en ce qui concerne les 60 autres membres.

  • Plus de 70 % représentent ou ont des liens financiers avec l’industrie de la fracturation hydraulique, alors que seuls moins de 10 % représentent la société civile.
  • Les personnes occupant les postes-clés, les cinq présidents des groupes de travail de l’organisation, travaillent pour l’industrie de la fracturation ou proviennent de gouvernements ou d’organismes favorables à la fracturation.
  • Les grandes entreprises du secteur, comme Cuadrilla, ConocoPhillips, Shell, Total, ExxonMobil et GDF Suez, sont toutes représentées dans le réseau.

Corporate Europe Observatory infographic Source:

Infographie de l’Observatoire de l’Europe industrielle. En vert, les représentants de la société civile ; en bleu, les membres du réseau ayant des liens avec l’industrie ; en turquoise, les représentants de la Commission européenne ; en orange, autres.

Les représentants de l’UE ont assuré que, contrairement à ce que relate l’enquête, il n’y a pas cinq présidents, mais seulement deux. Ils affirment qu’il n’existe que deux groupes de travail, chacun doté d’un président et d’un vice-président.

Selon les sources d’EurActiv, un représentant de l’industrie qui faisait une présentation lors de la première réunion aurait été pris par erreur pour le président d’un groupe de travail par l’ONG.

La présence des représentants de l’industrie est nécessaire, défend la Commission, afin que le réseau puisse avoir accès aux données environnementales et techniques spécifiques aux sites d’extraction.

Les représentants de la Commission soulignent également qu’une invitation à participer a été lancée lors de la création du réseau et qu’il n’était pas trop tard pour s’y joindre.

Les Amis de la Terre Europe affirment néanmoins que la promotion et l’expansion de la technique controversée de la fracturation hydraulique sont l’objectif principal du groupe de conseil.

Un réseau de facade ?

« L’étiquette de ‘réseau scientifique et technique pour les combustibles fossiles non conventionnels’ donne un air très objectif à l’organisme, mais ce n’est en réalité qu’une façade », dénonce Antoine Simon, militant anti-gaz de schiste pour l’ONG. « La Commission européenne donne trop d’influence à l’industrie de la fracturation et noie dans cette foule les citoyens et les groupes qui s’inquiètent à raison de cette industrie sale. »

>> Lire : L’Allemagne fait volte-face sur la fracturation hydraulique

Conférence de l’ONU sur le changement climatique

« Nous nous rapprochons des négociations cruciales de la conférence de l’ONU sur le climat. Les relations intimes de la Commission avec l’industrie des combustibles fossiles assurent que la fracturation hydraulique sera épargnée », regrette Pascoe Sabido, chercheur de l’Observatoire de l’Europe industrielle.

La conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se déroulera à Paris en novembre 2015 a pour objectif de dégager une limite contraignante au changement climatique au niveau mondial. Des campagnes de sensibilisation tentent de convaincre les dirigeants de la dangerosité de la fracturation hydraulique et de la nécessité de laisser les combustibles fossiles où ils sont – enterrés.

Les détracteurs des combustibles non conventionnels soulignent que ces derniers sont dangereux en termes de santé, d’environnement et de climat.

Si ses opposants insistent sur les émissions de CO2 résultant de la fracturation hydraulique, ses défenseurs estiment que le gaz de schiste pourrait servir de « combustible-pont » pendant que les scientifiques améliorent la rentabilité des sources d’énergies plus propres, comme les renouvelables.

>> Lire : Le gaz de schiste ne révolutionnera pas l’énergie en Europe

Shale Gas Europe a déclaré que tous les membres du réseau scientifique et technique européen pour l’extraction des hydrocarbures non conventionnels s’étaient accordés sur le fait que le gaz de schiste devrait « être exploité dans un cadre environnemental durable ».

« Toutefois, toute décision sur l’avenir du gaz de schiste doit être basée sur une analyse scientifique et académique complète et approfondie, et non sur une rhétorique non fondée », peut-on lire dans une réaction de l’organisation à l’enquête des Amis de la Terre et de l’Observatoire de l’Europe industrielle.

En plus de remplacer des carburants plus polluants, comme le charbon, le gaz de schiste pourrait aider les pays de l’UE à atteindre leurs objectifs en matière de réduction des émissions de carbone, estime Shale Gas Europe. Il pourrait également rendre l’énergie moins chère, plus fiable et plus sûre, assure l’organisation.

La sécurité énergétique est l’un des objectifs principaux de l’initiative d’Union de l’énergie de l’UE, qui entend rendre le bloc plus résistant face aux pénuries, un objectif rendu encore plus urgent à la lumière du conflit en Ukraine.

>> Lire : Climat ou business, un choix qui rend les entreprises schizophrènes

Groupes de conseil

La Commission supervise des centaines de groupes de conseil qui contribuent à l’élaboration des lois et politiques européennes. La composition de ces groupes de conseil a déjà été l’objet de critiques. Le Médiateur européen, qui enquête sur les cas de mauvaise administration au sein des institutions, s’est d’ailleurs penché sur la question.

Emily O’Reilly, la Médiatrice, a présenté à la Commission une série de propositions visant à rendre ces groupes plus équilibrés et plus transparents. Elle a exhorté l’exécutif européen à établir un cadre législatif contraignant pour tous les groupes d’experts, qui précise notamment l’équilibre de représentation dans les différents groupes.

La Commission doit aussi, selon elle, prendre des mesures afin de limiter les éventuels conflits d’intérêts et publier plus d’informations sur le travail des groupes de conseil.

L’exécutif européen devrait donner une réponse à ses propositions d’ici le 30 avril 2015.

« La Commission a déjà pris de nombreuses mesures afin d’améliorer la transparence et de promouvoir une représentation équilibrée des différents intérêts dans les groupes d’experts. Il reste cependant des efforts à faire si nous voulons que le public puisse avoir confiance en ces groupes et suivre leurs travaux », a déclaré Emily O’Reilly.

Les lobbies sur la sellette

La dispute sur le gaz de schiste a éclaté alors même que l’organisation Transparency International a averti que les institutions et gouvernements européens doivent adopter des règles plus ambitieuses pour réduire l’influence des lobbies, s’ils ne voulaient pas s’exposer à des risques de corruption.

Cette organisation de surveillance anticorruption a étudié la transparence de 19 États et trois institutions de l’UE selon les normes internationales liées aux lobbies. Ils obtiennent un résultat moyen de seulement 31/100.

Seules deux entités parviennent à dépasser les 50 points : la Commission européenne elle-même (53/100) et la Slovénie. Transparency International souligne néanmoins que les « écarts vis-à-vis des réglementations, des échappatoires et une mauvaise application des règles » restent courants, même au sein de la Commission.

Le Parlement européen obtient 37/100 et le Conseil de l’UE seulement 19/100.

« Les pratiques de lobbyisme illégitimes et opaques constituent l’un des grands risques de corruption en Europe », explique Elena Panfilova, vice-présidente de l’organisation. « Les pays européens et les institutions de l’UE doivent adopter des règles plus sévères en matière de lobbies. Des règles qui couvrent tout l’éventail des lobbyistes qui influencent directement ou indirectement toute décision politique ou législative », insiste-t-elle.

De très nombreux domaines entretiennent des lobbies à l’influence disproportionnée. C’est le cas par exemple des secteurs de l’automobile, du tabac, des boissons alcoolisées, de l’énergie, de la finance et de l’industrie pharmaceutique.

Ce n’est pas la première fois que l’influence des industries sur les politiques européennes fait les gros titres. En 2012, le Maltais John Dalli, le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs avait démissionné suite à un scandale découvert par l’organe antifraude de l’UE. Il s’était avéré qu’un entrepreneur maltais obtenu avait un pot-de-vin d’une entreprise suédoise pour utiliser ses liens avec le commissaire afin de modifier la législation liée au tabac.

La Commission a promis d’introduire un registre obligatoire des lobbyistes gravitant autour des institutions européennes.

>> Lire : Frans Timmermans prévoit de durcir les règles à l’encontre des lobbys

LIENS EXTERNES:

ONG

Médiateur européen

Commission européenne

Shale Gas Europe

EurActiv.com James Crisp traduit de l’anglais par Manon Flausch

Les militants anti-schiste ne baissent pas la garde et revoient leur ... - Al Huffington Post

Google actu "Schiste" - jeu, 16/04/2015 - 21:24

Al Huffington Post

Les militants anti-schiste ne baissent pas la garde et revoient leur ...
Al Huffington Post
Face à ce constat d'enlisement et de "prolifération de groupes anti-schiste risquant de noyer la principale revendication à savoir l'arrêt de la fracturation hydraulique", explique une militante d'In Salah, les manifestants ont décidé de restructurer ...

L'Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 17:00
L'EUROPE OUVRE GRANDE LA PORTE AUX LOBBIES FAVORABLES AUX GAZ DE SCHISTE

La Commission européenne vient d'officialiser la création d'un groupe d'experts chargés de collecter des informations sur l'exploitation des gaz de schiste et sur d'éventuelles méthodes d'extraction moins polluantes. Le tout dans un esprit d'« échange d'idées équitable et équilibré », assure Bruxelles.

Problème : la grande majorité de ces « experts » sont liés à l'industrie pétrolière et gazière, favorable aux gaz de schiste. Et de l'aveu même d'un de ses membres, ce groupe d'experts financé sur fonds publics aura pour but de rendre l'attitude des citoyens européens plus « pragmatique » et « favorable » aux gaz de schiste.

Malgré l'opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission européenne persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d'études d'impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd'hui un « réseau » d'experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste. Les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, basé à Bruxelles, publient aujourd'hui une étude sur la composition de ce réseau, dont l'intitulé « Carte blanche for fracking » laisse présager le faible niveau d'indépendance de ces « experts ».

Sur 60 « experts » déjà nommés, 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l'Union française des industries pétrolières (UFIP). Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie. Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d'une main : ils ne sont que cinq ! Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l'industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste. Au total, 70% des membres de ce réseau ont des liens financiers avec l'industrie pétrolière et gazière...
« Renverser l'attitude défavorable envers le gaz de schiste »

Quel rôle joueront-ils ? Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l'extraction des hydrocarbures non conventionnels » a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d'évaluer les technologies utilisées pour les extraire. Ces experts seront ainsi chargés d'étudier les méthodes de fracturation hydraulique et ses alternatives éventuelles – pour l'instant totalement chimériques.

................

« Sous couvert de mettre en place un ‘réseau scientifique et technologique', la Commission utilise des fonds publics pour créer un lobby favorable à l'industrie pétrolière et gazière, dénoncent les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory. Ce qui est particulièrement inquiétant, c'est que malgré l'opposition massive du public, la Commission cherche une nouvelle fois à faire entrer discrètement le gaz de schiste par la porte de derrière, en essayant de faire en sorte que la question ne soit pas ‘si' l'Europe veut la fracturation hydraulique, mais ‘comment'. »

Lire l'article complet de Olivier Petitjean sur Bastamag

L'Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 17:00
L'EUROPE OUVRE GRANDE LA PORTE AUX LOBBIES FAVORABLES AUX GAZ DE SCHISTE

La Commission européenne vient d'officialiser la création d'un groupe d'experts chargés de collecter des informations sur l'exploitation des gaz de schiste et sur d'éventuelles méthodes d'extraction moins polluantes. Le tout dans un esprit d'« échange d'idées équitable et équilibré », assure Bruxelles.

Problème : la grande majorité de ces « experts » sont liés à l'industrie pétrolière et gazière, favorable aux gaz de schiste. Et de l'aveu même d'un de ses membres, ce groupe d'experts financé sur fonds publics aura pour but de rendre l'attitude des citoyens européens plus « pragmatique » et « favorable » aux gaz de schiste.

Malgré l'opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission européenne persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d'études d'impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd'hui un « réseau » d'experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste. Les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, basé à Bruxelles, publient aujourd'hui une étude sur la composition de ce réseau, dont l'intitulé « Carte blanche for fracking » laisse présager le faible niveau d'indépendance de ces « experts ».

Sur 60 « experts » déjà nommés, 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l'Union française des industries pétrolières (UFIP). Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie. Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d'une main : ils ne sont que cinq ! Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l'industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste. Au total, 70% des membres de ce réseau ont des liens financiers avec l'industrie pétrolière et gazière...
« Renverser l'attitude défavorable envers le gaz de schiste »

Quel rôle joueront-ils ? Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l'extraction des hydrocarbures non conventionnels » a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d'évaluer les technologies utilisées pour les extraire. Ces experts seront ainsi chargés d'étudier les méthodes de fracturation hydraulique et ses alternatives éventuelles – pour l'instant totalement chimériques.

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« Sous couvert de mettre en place un ‘réseau scientifique et technologique', la Commission utilise des fonds publics pour créer un lobby favorable à l'industrie pétrolière et gazière, dénoncent les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory. Ce qui est particulièrement inquiétant, c'est que malgré l'opposition massive du public, la Commission cherche une nouvelle fois à faire entrer discrètement le gaz de schiste par la porte de derrière, en essayant de faire en sorte que la question ne soit pas ‘si' l'Europe veut la fracturation hydraulique, mais ‘comment'. »

Lire l'article complet de Olivier Petitjean sur Bastamag

Premier forum mediterranéen sur le gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 16:42
PREMIER FORUM MEDITERRANÉEN SUR LE GAZ DE SCHISTE

A l'hôtel JALTA à BIZERTE LES 8 & 9 MAI 2015

Organisé par ALTERCARTO, FORCEM, FTDES & FTCR
Avec l'aide et le soutien des collectifs Rhônalpins STOP GAZ DE SCHISTE et du conseil régional Rhône Alpes et sous la direction scientifique du professeur Mohammed Larbi Bouguerra

Ce forum rassemblant Citoyens, Politiques, Scientifiques des deux rives et à pour but de vulgariser les pratiques de ces industries pétro-gazières et de la gestion de l'eau auprès des élus locaux et citoyens afin d'apporter une information alternative sourcée et vérifiable contre la propagande des lobbies et mobiliser ainsi les populations méditerranéenne contre cet extractivisme dangereux et économiquement non viable.

LES THÈMES ABORDÉS PENDANT CES DEUX JOURNÉES :
* Le Réchauffement climatique, les énergies fossiles et la transition énergétique
* L'eau rare, sa préservation et sa protection face aux pollutions diverses
* La santé, risques sanitaires et dégâts humains de l'exploitation de ces ressources d'hydrocarbures
* Le financement des infrastructures à moyen et long terme (routes, pollutions diffuses, accaparement des sols…)

PROJECTION DU FILM HOLLY FIELD, HOLLY WAR EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR LECH KOWALSKI ET DE LA PRODUCTRICE DU FILM ODILE ALLARD

Une clôture de synthèse est programmée le dimanche matin ; elle permettra de faire le lien avec les différentes mobilisations aussi bien en Europe qu'en Afrique du Nord

LES INTERVENANTS PRÉVUS
* Corinne Morel-Darleux FDG (France)
* Houcine Malti (Algérie)
* Lech Kowalski et Odile Allard (réalisateur et distributeur du film « Holly Fields, Holly War) (France)
* Benoît Leclair Vice Président énergie Rhône Alpes (France)
* Leila Bencharif Vice présidente du conseil régional Rhône Alpes (France)
* Mansour Cherni, syndicaliste Institut des Services Public s (Tunisie)
* Mansour Romdhani vice président FTDES (Tunisie)
* Michel Wilson conseiller Technique (France)
* Michèle Rivasi députée européenne EELV ; (France)
* Mohamed Larbi Bouguerra, professeur (Tunisie)
* Moncef Guedouar FTCR (Tunisie/France)
* Rachid Malawi Syndicaliste SNAPAP (Algérie)
* Véronique Moreira Vice présidente du conseil régional Rhône Alpes (France)
* Yannick Jadot (France)
* des Représentants officiels tunisiens et Européens des associations tunisiennes

Premier forum mediterranéen sur le gaz de schist

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 16:42
PREMIER FORUM MEDITERRANÉEN SUR LE GAZ DE SCHISTE

A l'hôtel JALTA à BIZERTE LES 8 & 9 MAI 2015

Organisé par ALTERCARTO, FORCEM, FTDES & FTCR
Avec l'aide et le soutien des collectifs Rhônalpins STOP GAZ DE SCHISTE et du conseil régional Rhône Alpes et sous la direction scientifique du professeur Mohammed Larbi Bouguerra

Ce forum rassemblant Citoyens, Politiques, Scientifiques des deux rives et à pour but de vulgariser les pratiques de ces industries pétro-gazières et de la gestion de l'eau auprès des élus locaux et citoyens afin d'apporter une information alternative sourcée et vérifiable contre la propagande des lobbies et mobiliser ainsi les populations méditerranéenne contre cet extractivisme dangereux et économiquement non viable.

LES THÈMES ABORDÉS PENDANT CES DEUX JOURNÉES :
* Le Réchauffement climatique, les énergies fossiles et la transition énergétique
* L'eau rare, sa préservation et sa protection face aux pollutions diverses
* La santé, risques sanitaires et dégâts humains de l'exploitation de ces ressources d'hydrocarbures
* Le financement des infrastructures à moyen et long terme (routes, pollutions diffuses, accaparement des sols…)

PROJECTION DU FILM HOLLY FIELD, HOLLY WAR EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR LECH KOWALSKI ET DE LA PRODUCTRICE DU FILM ODILE ALLARD

Une clôture de synthèse est programmée le dimanche matin ; elle permettra de faire le lien avec les différentes mobilisations aussi bien en Europe qu'en Afrique du Nord

LES INTERVENANTS PRÉVUS
* Corinne Morel-Darleux FDG (France)
* Houcine Malti (Algérie)
* Lech Kowalski et Odile Allard (réalisateur et distributeur du film « Holly Fields, Holly War) (France)
* Benoît Leclair Vice Président énergie Rhône Alpes (France)
* Leila Bencharif Vice présidente du conseil régional Rhône Alpes (France)
* Mansour Cherni, syndicaliste Institut des Services Public s (Tunisie)
* Mansour Romdhani vice président FTDES (Tunisie)
* Michel Wilson conseiller Technique (France)
* Michèle Rivasi députée européenne EELV ; (France)
* Mohamed Larbi Bouguerra, professeur (Tunisie)
* Moncef Guedouar FTCR (Tunisie/France)
* Rachid Malawi Syndicaliste SNAPAP (Algérie)
* Véronique Moreira Vice présidente du conseil régional Rhône Alpes (France)
* Yannick Jadot (France)
* des Représentants officiels tunisiens et Européens des associations tunisiennes

Traités de libre-échange : journée mondiale de mobilisation, samedi 18 avril 2015

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 16:30
TRAITÉS DE LIBRE-ÉCHANGE
JOURNÉE MONDIALE DE MOBILISATION, SAMEDI 18 AVRIL 2015

Depuis des décennies, les gouvernements négocient en secret des accords de libre-échange et d'investissement.
Ces accords sapent nos droits, détruisent l'emploi et l'environnement dans le seul intérêt court-termiste des multinationales.
Les négociations transatlantiques avec les États-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA) en sont de parfaits exemples.
Mais sur tous les continents, les mobilisations s'amplifient pour dénoncer ces traités des multinationales et promouvoir la justice sociale et écologique.

Le 18 avril nous lutterons ensemble : tous et toutes dans la rue, partout en France et dans le monde, pour la journée mondiale contre les traités des multinationales !

En savoir plus sur TAFTA : infos, documents, tracts, articles de presse ...

SAMEDI 18 TAFTA MOBILISATION INTERNATIONALE AUBENAS

Dans le cadre de la journée internationale contre les traités du samedi 18 avril 2015, le collectif Stop TAFTA de l'Ardèche méridionale sera présent à Aubenas, Place de la Rotonde, ou place du château, ou... (précision à venir) à partir de 10 heures pour informer les citoyen-ne-s sur les négociations du TAFTA et du TISA et diffuser le tract ci-joint.

Venez nous rejoindre !

Télécharger « Tract Tafta 18 avril Ardèche méridionale.pdf »

Traités de libre-échange : journée mondiale de mobilisation, samedi 18 avril 2015

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 16/04/2015 - 16:30
TRAITÉS DE LIBRE-ÉCHANGE
JOURNÉE MONDIALE DE MOBILISATION, SAMEDI 18 AVRIL 2015

Depuis des décennies, les gouvernements négocient en secret des accords de libre-échange et d'investissement.
Ces accords sapent nos droits, détruisent l'emploi et l'environnement dans le seul intérêt court-termiste des multinationales.
Les négociations transatlantiques avec les États-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA) en sont de parfaits exemples.
Mais sur tous les continents, les mobilisations s'amplifient pour dénoncer ces traités des multinationales et promouvoir la justice sociale et écologique.

Le 18 avril nous lutterons ensemble : tous et toutes dans la rue, partout en France et dans le monde, pour la journée mondiale contre les traités des multinationales !

En savoir plus sur TAFTA : infos, documents, tracts, articles de presse ...

SAMEDI 18 TAFTA MOBILISATION INTERNATIONALE AUBENAS

Dans le cadre de la journée internationale contre les traités du samedi 18 avril 2015, le collectif Stop TAFTA de l'Ardèche méridionale sera présent à Aubenas, Place de la Rotonde, ou place du château, ou... (précision à venir) à partir de 10 heures pour informer les citoyen-ne-s sur les négociations du TAFTA et du TISA et diffuser le tract ci-joint.

Venez nous rejoindre !

Télécharger « Tract Tafta 18 avril Ardèche méridionale.pdf »

Réchauffement climatique: le gouvernement néerlandais devant les juges

Gaz de Schistes Provence - jeu, 16/04/2015 - 13:58

source: AFP – Magazine GoodPlanet Info // // // //

 

La Haye (AFP) – Près de 900 citoyens néerlandais ont entamé mardi une action en justice contre leur gouvernement, pour l’obliger à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans l’espoir de contrer le réchauffement climatique.

« Nous voulons que le gouvernement néerlandais réduise les émissions de gaz à effet de serre à un niveau 40% inférieur à celui de 1990 et ce d’ici à 2020″, a expliqué à l’AFP Marjan Minnesma, la directrice de l’ONG coordonnant les plaignants.

Plus de 200 d’entre eux, des enseignants, des entrepreneurs, des artistes, des musiciens, étaient présents mardi à La Haye pour le début du procès.

Selon l’ONG Urgenda, c’est la première fois qu’une organisation et des citoyens essaient de faire en sorte que leur Etat soit tenu pour responsable de son inaction face au réchauffement climatique.

Les plaignants ont demandé aux juges de qualifier un réchauffement climatique de plus de deux degrés Celsius de « violation des droits de l’homme ». Un jugement est attendu pour le 24 juin.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif de limiter à 2°C la hausse des températures mondiales par rapport à l’ère pré-industrielle.

En vue du tout premier accord universel sur le climat espéré en décembre à Paris, les Etats sont ainsi invités à rendre publics des engagements nationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’UE (28 pays) a fait part de son intention de réduire ses émissions de 40% en 2030 par rapport à 1990, tandis que les Etats-Unis, 2e plus gros émetteur derrière la Chine, veulent les réduire de 26 à 28% entre 2005 et 2025.

« Nous ne pouvons pas attendre que les politiques se mettent d’accord, il est urgent d’agir », a expliqué Mme Minnesma : « parfois, un tribunal peut mettre fin à un grand abus malgré le statu quo politique qui existe à ce moment-là ».

 

© AFP


La Norvège va boycotter les bandits climatiques

Gaz de Schistes Provence - jeu, 16/04/2015 - 13:44

Le fonds de pension gouvernemental norvégien prendra en compte le critère de l’environnement dans ses futurs investissements. [Shutterstock/Alis Leonte]

Le fonds de pension gouvernemental norvégien,  le plus important du monde, n’investira plus dans les entreprises participant de manière « inacceptable »  au réchauffement climatique.

Les étudiants et les universitaires anglo-saxons en rêvent depuis des mois. La Norvège va le faire. Dans uncommuniqué mis en ligne ce vendredi 10 avril, le gouvernement norvégien annonce l’introduction de nouveaux critères d’exclusion pour le fonds de pension gouvernemental (GPFG).

Le principe est de ne plus prendre de participations dans les entreprises qui contribuent, «de façon inacceptable à accroître les émissions de gaz à effet de serre».

Proposé par un groupe de trois experts, le critère d’exclusion ne sera toutefois pas facile à appliquer. Le GPFG ne pourra boycotter, par exemple, un secteur d’activité dans son ensemble, ni les émetteurs d’une famille de gaz à effet de serre, précise le communiqué.

Pas de menace pour les charbonniers

Les producteurs et les consommateurs de charbon devraient ainsi passer au travers des gouttes: «Le gouvernement considère que l’exclusion pour des considérations éthiques de tous les producteurs de charbon ou de pétrole ne serait pas appropriée», confirme Oslo.

A la tête de l’équivalent de 1,3% de la capitalisation boursière mondiale, le fonds souverain norvégien est régi par des règles qui lui interdisent d’investir dans des groupes coupables de violations des droits de l’homme, recourant au travail des enfants, fabriquant des armes particulièrement inhumaines ou encore produisant du tabac.

Ces dernières années, le CPFG s’est déjà désengagé de dizaines d’entreprises (extraction de charbon, sables bitumineux, production de ciment…) dont le modèle économique est, selon lui, insoutenable tant sur le plan environnemental que climatique.

Le fonds de pension gouvernemental norvégien prendra en compte le critère de l’environnement dans ses futurs investissements.

Article publié sur le Journaldelenvironnement.net


Gaz de schiste : pourquoi j’ai renoncé à participer au groupe d’experts de la Commission européenne

Gaz de Schistes Provence - jeu, 16/04/2015 - 13:34

Source: blog mediapart (article offert)

15 avril 2015 |  Par Maxime Combes

 La Commission européenne a mis sur pied un groupe d’experts sur les hydrocarbures non-conventionnels. Invité à le rejoindre, j’ai renoncé à participer à un groupe de travail qui revient à donner « carte blanche » aux industriels et à l’exploitation des hydrocarbures de schiste en Europe.

Fin août 2014, nous sommes alertés par des ONG basées à Bruxelles et mobilisées contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste en Europe. La Commission européenne, qui est en train de constituer un groupe d’experts chargés de collecter des informations sur l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, leur a garanti que le travail de ce groupe d’expert serait indépendant et qu’il pourrait décider de son propre programme de travail, y compris sur le climat, l’environnement et la santé publique. Ces ONG nous invitent – nous les militant-e-s impliqués dans les mobilisations citoyennes contre les hydrocarbures de schiste depuis des années – à déclarer notre intérêt auprès de la Commission pour rejoindre un tel groupe, ce d’autant plus que les candidats sont peu nombreux et liés aux industries pétrolières et gazières.

Je m’exécute et exprime mon intérêt (détails ici), avant la date limite du 15 Septembre. Pour voir. En sachant d’ailleurs que les moyens financiers nécessaires pour assurer la participation de la société civile, qui dispose de bien moins de ressources que les industriels, dans cette instance, ne sont pas garantis.

A trois reprises (le 30 septembre et le 18 décembre 2014 ainsi que le 19 janvier 2015 – voir ici), je suis invité, par email, à renvoyer un CV justifiant de mes compétences sur « ce terrain ». Messages auxquels j’ai répondu, une fois, en envoyant une série d’articles, de rapports et d’études auxquels j’ai contribué depuis le début de la mobilisation contre les hydrocarbures de schiste en Europe. En effet, comme l’essentiel des militants et experts citoyens sur les hydrocarbures de schiste, nos compétences sont le fruit d’un engagement quotidien et d’une lecture assidue de la littérature scientifique, journalistique et citoyenne, complétée de l’expérience du terrain, en France et à l’étranger. Notre légitimité et notre expertise sur le sujet ne viennent pas de diplômes et de postes dans des entreprises du secteur, sanctionnées par de jolis intitulés dans nos CV. Difficile à comprendre pour une Commission européenne plus habituée à travailler avec les lobbies industriels qu’avec la population.

In fine, même sans CV, mon « expression d’intérêt » est « acceptée » (voir ici) et je suis convié à participer à la réunion qui est organisée les 23 et 24 février 2015 à Bruxelles.

Je vais pourtant très rapidement renoncer à me rendre à cette réunion et renoncer à participer à ce groupe d’experts. Pour plusieurs raisons :

  1. à la différence des groupes industriels et des experts rattachés à ces groupes, je n’ai pas, pas plus que mon association ou les groupes citoyens luttant contre la fracturation hydraulique, les moyens de me rendre à Bruxelles pour ces réunions : nous n’avons pas les moyens pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement, pas plus que pour couvrir le temps de travail que cela nécessite ; or, aussi surprenant que cela puisse paraître, la Commission européenne n’a initialement débloqué et confirmé aucun moyen pour assurer la participation de la société civile ; ce n’est qu’après la réunion de février qu’elle a annoncé pouvoir financer une cinquantaine de voyages, soit très peu, pour un groupe de travail supposé se réunir quatre fois par an pendant trois ans (cela couvre, tout au plus, les frais de trois ou quatre participants) ;
  2. malgré les discussions initiées par les ONG basées à Bruxelles et en dépit d’une lettre envoyée par les collectifs citoyens, l’intitulé des deux groupes de travail constitués n’a pas été modifié : le premier groupe s’intéresse aux projets d’exploration, de démonstration et de production d’hydrocarbures non conventionnels en Europe tandis que le second groupe se focalise sur les technologies. Le message d’invitation pour la réunion de Bruxelles n’est pas plus rassurant : il est rappelé que « l’objectif principal de ce groupe de travail est de collecter, analyser et examiner les résultats des projets d’exploration ainsi que d’évaluer le développement des technologies utilisées dans les projets de gaz et de pétrole non conventionnels ». Les effets sur le climat, sur l’environnement et la santé sont très largement minorés et relégués à un second plan, comme le montre la page de présentation du groupe de travail sur le site de la Commission européenne. De fait, l’objectif assigné à ce groupe de travail par la Commission européenne est relativement clair : il s’agit d’appuyer le travail des industriels pour promouvoir l’exploitation des hydrocarbures de schiste sous couvert d’expertise scientifique.
  3. en relisant le mandat confié par la Commission européenne à ce groupe de travail, je m’aperçois qu’il ne comporte aucun doute sur l’opportunité d’exploiter les hydrocarbures de schiste. Il n’y est fait mention que de recherche des meilleures technologies disponibles et des conditions techniques et économiques de l’exploitation des hydrocarbures de schiste. Alors que les scientifiques du climat recommandent de ne pas exploiter la majeure partie des réserves prouvées d’énergies fossiles, ce groupe d’expert n’a pas pour mission de tenir compte de ces recommandations, et des résultats scientifiques des climatologues. Par le mandat qu’il lui est donné, ce groupe d’expert est placé dans une position de déni des savoirs scientifiques en matière de climat, comme s’il était possible de discuter et de poursuivre l’exploitation des hydrocarbures de schiste sans tenir compte des exigences climatiques. Comme je l’ai expliqué récemment, cela revient à nier le réchauffement climatique et à se comporter comme de véritables climato-sceptiques. En instituant ce groupe de travail et en lui confiant un tel mandat, la Commission européenne nie donc le réchauffement climatique et ses implications. La Commission européenne, en limitant la discussion aux méthodes d’exploitation des hydrocarbures de schiste et refusant de débattre de l’opportunité de telles exploitations, agit donc comme une institution climato-sceptique. C’est tout simplement inacceptable.

Le rapport publié ce mercredi 15 avril par Les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory confirme cette analyse et me conforte dans le choix de ne pas avoir accepté de rejoindre ce qui n’est qu’un pseudo groupe d’expert-e-s :

Sur 60 « experts » déjà nommés, 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l’Union française des industries pétrolières (UFIP). Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie [1]. Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main : ils ne sont que cinq ! Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste. Au total, 70 % des membres de ce réseau ont des liens financiers avec l’industrie pétrolière et gazière… ((source : Olivier Petitjean, Basta !, Avril 2015, L’Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de schiste)

Alors que des mobilisations citoyennes se renforcent chaque jour un peu plus contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste aux quatre coins de la planète et de l’Union européenne (dernière en date au Danemark), la Commission européenne utilise tous les moyens à sa disposition, y compris la création ex-nihilo d’un espace de lobbying favorable à l’industrie pétrolière et gazière.

Il était donc bien-entendu hors de question que je participe et cautionne, par ma présence, une telle initiative totalement inacceptable. En prenant faits et causes pour les lobbies pétroliers et gaziers, la Commission européenne fait d’une pierre deux coups : saper toute ambition climatique et miner le débat démocratique. Well done.

Maxime Combes, Economiste, membre d’Attac France et de l’Aitec,

@MaximCombes sur Twitter


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