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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Vaca Muerta : le gaz de schiste fracture l'Argentine - The Good Life

Google actu "Schiste" - mar, 28/11/2017 - 07:40

The Good Life

Vaca Muerta : le gaz de schiste fracture l'Argentine
The Good Life
C'est le début d'une belle histoire », déclarait en avril dernier Patrick Pouyanné, le président de Total juste après l'annonce du développement de son gisement d'Aguada Pichana, situé sur la formation de gaz de schiste de Vaca Muerta, en Argentine ...

Recentrer les débats à leur juste valeur - La Dépêche de Kabylie

Google actu "Schiste" - mar, 28/11/2017 - 00:28

La Dépêche de Kabylie

Recentrer les débats à leur juste valeur
La Dépêche de Kabylie
Gaz de schiste : du gaz naturel contenu dans les entrailles de la terre dans des conditions complexes qui pénètre de plus en plus le marché énergétique. à l'instar des autres gaz dits non conventionnels, le gaz de schiste est un gaz naturel piégé dans ...

Le scénario négaWatt 2017 - 2050

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 27/11/2017 - 23:30
NÉGAWATT 2017-2050

Le scénario négaWatt 2017-2050 a été rendu public mercredi 25 janvier 2017.

Après l'adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015 puis l'Accord de Paris sur le climat signé en 2016, la France est désormais engagée dans la transition énergétique et dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Si l'action reste largement insuffisante et rencontre encore de nombreuses résistances, elle peut en revanche s'appuyer sur la mobilisation croissante d'acteurs de plus en plus nombreux de la société.

C'est dans ce contexte que s'inscrit, cinq ans après le précédent, le nouveau scénario de l'Association négaWatt, qui confirme que le « 100 % renouvelables » est possible dès 2050. Dans la droite ligne de ses prédécesseurs, le scénario négaWatt 2017-2050 est un exercice riche et complexe.

Les effets positifs d'une transition ambitieuse sur l'emploi, l'économie, la sécurité énergétique, la pollution de l'air ou encore la précarité énergétique seront par exemple présentés.

Ainsi, le scénario négaWatt 2017-2050 éclaire les choix qui feront d'une transition indispensable et possible une transformation réussie, bénéfique pour l'ensemble de la société.

La synthèse ne saurait faire le tour des questions qui se posent déjà et ne manqueront pas se poser à l'avenir. Elle en présente toutefois l'essentiel, depuis les points forts de ce nouveau scénario jusqu'à ses impacts environnementaux et socio-économiques, en passant par sa méthodologie et l'explication de son contenu sur la demande et l'offre d'énergie.

Sobriété, efficacité, énergies renouvelables, c'est le fondement de la démarche négaWatt !

Sur le site internet de négaWatt
* La synthèse du scénario négaWatt 2017-2050
* les 12 points clés du scénario négaWatt 2017-2050
* l'agenda des conférence de présentation du scénario négaWatt 2017-2050

La démarche négaWatt sur le site de l'association négaWatt

LES 12 POINTS-CLÉS DU SCÉNARIO 2017-2050

Un constat majeur : la courbe de la consommation s'est inversée

La consommation d'énergie est orientée à la baisse depuis quelques années dans l'ensemble des pays de l'OCDE. Pour la France la courbe de consommation rejoint de fait celle tracée par le scénario négaWatt dès 2003.

Cette baisse affecte également les émissions de gaz à effet de serre, non seulement celles mesurées sur le territoire national mais aussi celles contenues dans nos importations : le phénomène n'est pas lié à la crise de 2008-2009 ni à un mouvement de délocalisation, il est bien structurel et non conjoncturel.

La sobriété et l'efficacité sont les clés de l'inflexion de la demande

Grâce aux actions de sobriété et d'efficacité qui se traduisent par la suppression des gaspillages, la consommation d'énergie finale en 2050, au terme du scénario négaWatt 2017, est réduite de moitié et l'énergie primaire de 63 %, tout en maintenant un haut niveau de services.

Ce résultat est obtenu grâce à la maîtrise du dimensionnement, du nombre et de l'usage de nos appareils et équipements, au développement d'une mobilité “servicielle”, à un programme ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments et à une occupation plus raisonnée de l'espace.

Une confirmation : le “100 % renouvelables” est possible dès 2050
Il est possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l'horizon 2050. La biomasse solide reste la première source de production d'énergie renouvelable, suivie de très près par l'éolien puis le photovoltaïque, lui-même suivi de très près par le biogaz.

Les énergies fossiles importées ne servent plus qu'à des usages non énergétiques. Le fonctionnement des 58 réacteurs nucléaires actuels n'étant pas prolongé au-delà de la quatrième visite décennale (environ 40 ans), le dernier d'entre eux est arrêté en 2035. Basée sur l'exploitation partout sur son territoire de ses ressources diversifiées, la France assure pleinement sa sécurité énergétique.

Zéro émissions nettes en 2050 : la France devient neutre en carbone

Le couplage des scénarios négaWatt et Afterres2050 montre que les émissions nettes de gaz à effet de serre, toutes sources confondues, deviennent nulles en 2050 : les "puits de carbone" agricoles et forestiers compensent alors les émissions résiduelles, principalement dues à l'agriculture.

Par la suite, la quantité de carbone stockée finit par plafonner, et la fonction puits de carbone se réduit progressivement sur la période 2050-2100.

Gaz et électricité, une complémentarité incontournable

Les vecteurs gaz et électricité voient leur part augmenter de manière concomitante, au détriment notamment des carburants liquides, pour représenter en 2050 plus de 70 % de la consommation d'énergie finale. Capables de couvrir une très grande part de nos usages, ces deux vecteurs sont d'évidence complémentaires et non concurrents.

La valorisation et le stockage possible des excédents d'électricité renouvelable sous forme de méthane de synthèse (power-to-gas) est l'une des clés de voûte du système énergétique de 2050.

L'agriculture et la forêt jouent un rôle majeur

Couplé au scénario négaWatt, le scénario Afterres2050 montre également que l'agriculture et la forêt jouent un rôle majeur sur le climat, à la croisée des enjeux climatiques et énergétiques, par la fourniture de ressources renouvelables, le stockage de carbone et la réduction des gaz à effet de serre

Le triptyque négaWatt appliqué au système alimentaire démontre ici aussi toute sa pertinence : sobriété dans la consommation, efficacité des modes de production, utilisation et production de ressources renouvelables.

L'économie circulaire, moteur du renouveau industriel

Pour répondre à l'évolution des besoins, l'industrie doit réorienter ses productions vers des biens et équipements plus durables, loin de la surconsommation actuelle, et veiller au contenu de ses produits en énergie grise et en matériaux.

En développant les filières de réparation, de recyclage et de récupération, il est possible de diviser par deux les quantités de matières minières consommées, y compris en prenant en compte le développement des énergies renouvelables qui offrent par ailleurs de nouvelles opportunités pour l'industrie.

Des bénéfices multiples pour la santé et l'environnement

Le scénario négaWatt améliore très significativement la qualité de l'air, de l'eau et des sols ainsi que la biodiversité avec des conséquences positives majeures sur la santé publique.

Il rend notre air bien plus sain par la quasi-suppression des particules émises par les combustibles et carburants (remplacés par du méthane), par l'utilisation d'équipements de combustion performants pour la biomasse et par une forte diminution des émissions d'ammoniac agricole.

La transition énergétique, un bienfait pour l'économie et l'emploi

Le scénario négaWatt s'avère globalement moins coûteux que le scénario tendanciel, même en considérant un prix des énergies importées stable. Il est aussi nettement plus riche en emplois : la transition énergétique crée pas moins de 400 000 emplois nets d'ici 2030, confirmant les analyses antérieures.

La société française devient ainsi plus résiliente face à d'éventuels chocs extérieurs tels que, par exemple, une crise géopolitique entraînant une rupture d'approvisionnement ou une hausse soudaine du prix du baril.

Une France plus solidaire et plus responsable

La mise en œuvre de la sobriété, de l'efficacité et du développement des énergies renouvelables apporte à tous les territoires, ruraux comme urbains, de l'activité et des richesses qui permettent de construire à terme un paysage énergétique réparti plus équitablement : elle permet notamment de réduire très fortement le nombre de personnes en situation de précarité énergétique.

À l'international, la France envoie un triple message : de responsabilité en prenant toute sa part de l'effort climatique, d'exemplarité en contribuant à l'émergence d'un nouveau modèle de développement et enfin de solidarité vis-à-vis des pays où la croissance de la consommation d'énergie reste une nécessité.

Il n'y a plus de temps à perdre

Il ne faut ni attendre de grand soir énergétique, ni se contenter de gadgets : la priorité pour les 5 ans à venir est à la mise en œuvre des lois et mesures décidées durant les deux quinquennats précédents, mais dont le rythme d'application est très insuffisant. Une réelle volonté d'agir doit se manifester clairement et à toutes les échelles, entre continuité des engagements et nouveaux trains de mesures.

Le combat pour le climat n'est pas perdu, mais chaque année d'atermoiements obère notre avenir énergétique et climatique.

Le scénario négaWatt, une boussole et un tempo pour agir

Partout dans les territoires, des acteurs de toutes natures, citoyens, entrepreneurs, élus se sont déjà engagés concrètement pour construire un nouveau paysage énergétique.

À ceux-là et à tous les autres qui, toujours plus nombreux, leur emboîtent le pas, le scénario négaWatt offre une trajectoire et un rythme pour guider l'action : à tous, nous disons de s'en saisir pour réussir la transition énergétique, notre immense et vital chantier pour la première moitié de ce siècle.

Algérie : le retour du gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 27/11/2017 - 13:33
L'ALGÉRIE VEUT REPRENDRE L'EXPLORATION DU GAZ DE SCHISTE

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a demandé au groupe pétrolier public Sonatrach de reprendre l'exploration du gaz de schiste, suspendue après des manifestations d'habitants et de défenseurs de l'environnement, ont rapporté les médias algériens.

"Il est temps que Sonatrach exploite toutes ses énergies au service de l'entreprise et du pays", a déclaré M. Ouyahia lors d'une visite dimanche à la raffinerie d'Arzew (ouest).

En 2015, des manifestations d'opposants à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste s'étaient multipliées à In Salah, localité du Sahara située à 1.500 km au sud d'Alger, où la Sonatrach avait effectué avec succès son premier forage exploratoire fin décembre 2014. (Lire l'article)

Les habitants craignaient les conséquences sur l'environnement de la méthode d'extraction du gaz de schiste, la fracturation hydraulique.

L'Algérie compte énormément sur ses ressources en gaz de schiste - qui seraient les quatrièmes au monde, selon plusieurs études - pour compenser la baisse des prix des hydrocarbures "classiques", principale ressource du budget de l'État.

Lire l'article sur sciences et avenir.fr

Gaz de schiste au Royaume-Uni : des injonctions interdisant l ... - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - dim, 26/11/2017 - 17:03

LeGazdeSchiste

Gaz de schiste au Royaume-Uni : des injonctions interdisant l ...
LeGazdeSchiste
Le juge Morgan a déclaré qu'une ordonnance était nécessaire, car les sites étaient confrontés à un risque « imminent et réel » d'ingérence. Toutefois, le juge Morgan a déclaré que l'entreprise n'avait pas "démontré le besoin" qu'une ordonnance ...

Les exportateurs de gaz demandent des prix justes - AGEFI.com

Google actu "Schiste" - sam, 25/11/2017 - 11:01

AGEFI.com

Les exportateurs de gaz demandent des prix justes
AGEFI.com
Les cours du gaz, liés à ceux du pétrole et ses dérivés, sont actuellement déprimés en raison notamment de l'abondance des gaz de schiste aux Etats-Unis. De son côté, le président bolivien Evo Morales a appelé à "combattre ceux qui veulent s'approprier ...
Les producteurs misent sur la hausse de la demande mondialeEl Watan

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Gaz de schiste : jugement mis en délibéré pour la société Schuepbach - Le Dauphiné Libéré

Google actu "Schiste" - sam, 25/11/2017 - 06:04

Le Dauphiné Libéré

Gaz de schiste : jugement mis en délibéré pour la société Schuepbach
Le Dauphiné Libéré
La société pétrolière Schuepbach avait fait parler d'elle en 2010 lorsqu'elle avait obtenu un titre d'exploration de gaz de schiste en Sud-Ardèche, dit permis de Villeneuve-de-Berg. La loi Jacob de juillet 2011 avait interdit la fracturation ...

Gaz de schiste: l’abrogation de Total et Schuepbach jugée par la cour d’appel administrative

Gaz de Schistes Provence - ven, 24/11/2017 - 21:51
source: france info Auvergne/Rhône-Alpes © photo Collectif 07

 

En France, il est interdit d’utiliser la technique de fracturation hydrauliquedepuis le moratoire de 2011. Pourtant deux recours étaient examinés ce jeudi 23 novembre par la Cour d’Appel Administrative de Versailles. Les entreprises Total et Schuepbach pourraient être déboutés ou pas!

Par Isabelle GonzalezPublié le 23/11/2017 à 18:19

En France, il est interdit d’utiliser la technique de fracturation hydraulique depuis le moratoire de 2011. Pourtant, le gaz de schiste revient sur le devant de la scène après qu’un permis d’exploratoire ait été accordé, à deux compagnies pétrolières, le français Total et le texan Schuepbach. Des autorisations abrogées il y a 4 ans. C’était sans compter les recours déposés par les deux pétroliers.

Une mobilisation qui paye

Entre 2009 et 2011, des milliers de personnes s’étaient mobilisées, dans notre région notament, contre les projets d’exploration et/ou d’extraction du gaz de schiste. Tous les permis utilisaient la technique de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz et ils avaient été accordés à la société texane Schuepbach et au pétrolier français Total.

Des collectifs ont dénoncé les risques écologiques. Message reçu, le gouvernement a abrogé les permis en 2011.
La décision a été validée par le conseil constitutionnel, mais elle est encore combattue par les entreprises américaine et française devant la justice administrative.

Les pétroliers s’accrochent

Les pétroliers n’abandonnent pas facilement  leur combat en faveur de l’exploration du gaz de schiste. Leur bataille, perdue dans les territoires menacés puis devant le Parlement, se poursuit devant les tribunaux. Six ans après l’abrogation des titres miniers, le feuilleton continue. Les deux audiences qui ont eu lieu ce jeudi 23 novembre, devant la Cour d’Appel Administrative de Versailles ont conforté les opposants aux gaz de schiste.

Le Rapporteur Public de la Cour s’est prononcé en faveur de la légalité de l’abrogation décidée en 2011 face à la Société TOTAL. Une position qui invalide donc l’annulation de l’abrogation prononcée par le Tribunal Administratif de Cergy-Pointoise en janvier 2016. A l’époque TOTAL avait obtenu ce jugement après avoir déclaré « ne pas utiliser la fracturation hydraulique ». Une affirmation qui, selon les opposants, est fausse puiqu’elle est la seule technique disponible pour extraire du gaz de schiste.

Cette même Cour a examiné le recours indemnitaire du pétrolier texan Schuepbach, qui, débouté en 1ère instance, avait fait appel pour obtenir un dédommagement. Le Rapporteur Public de la Cour s’est prononcé favorable à une indemnisation a minima de cette société. Il a proposé que ne soient prises en compte que les dépenses engagées par celle-ci pour obtenir ses titres miniers. Il a également préconisé de désigner un expert pour déterminer avec certitude le montant engagé par le texan.
En revanche, il a proposé de rejeter l’indemnisation du manque à gagner que le pétrolier texan avait chiffré à 1 milliard d’euros.

Si la cour administrative d’appel réfute l’abrogation des permis aus deux sociétés, c’est l’action même de l’Etat qui serait été remise en question. Le jugement a été mis en délibéré.


Après la fermeture du parking gratuit, les employés de la ville en ... - Nord Eclair.fr

Google actu "Schiste" - ven, 24/11/2017 - 16:02

Nord Eclair.fr

Après la fermeture du parking gratuit, les employés de la ville en ...
Nord Eclair.fr
Après la fermeture du parking gratuit en schiste rouge, situé entre la rue du Haze et la rue Gabriel-Péri, les syndicats représentant les employés municipaux ne ...

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Gaz de schiste : jugement en délibéré pour Schuepbach - 24/11 ... - ladepeche.fr

Google actu "Schiste" - ven, 24/11/2017 - 04:10

ladepeche.fr

Gaz de schiste : jugement en délibéré pour Schuepbach - 24/11 ...
ladepeche.fr
Le rapporteur public de la cour d'appel administrative de Versailles s'est prononcé, hier, favorable à une indemnisation a minima de la société Schuepbach. Il a proposé que ne soient prises en compte que les dépenses engagées par celle-ci pour...
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Franceinfo
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L'ère du pétrole s'achève ; celle du gaz commence. - Fondation de service politique

Google actu "Schiste" - jeu, 23/11/2017 - 10:45

L'ère du pétrole s'achève ; celle du gaz commence.
Fondation de service politique
Mais les « States » savaient aussi que le continent nord américain regorgeait de pétrole et de gaz de schiste. Problème : ces hydrocarbures d'extraction artificielle sont chers, car pour en obtenir deux barils, il faut en consommer un. En gros, les ...

Il est temps d'initier la transition écologique en France

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 22/11/2017 - 22:39
FUMÉES SUSPECTES, ODEURS IRRITANTES ET SURMORTALITÉ INQUIÉTANTE AUTOUR DU BASSIN PÉTROCHIMIQUE DE LACQ

Par Ariane Puccini et Elsa Dorey sur Bastamag

La zone industrielle de Lacq, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, est le deuxième pôle chimique de l'Hexagone, où les réserves de gaz ont longtemps fait le bonheur de Total.

Pendant des années, les nombreux rejets polluants issus de ces activités industrielles ont été mis au second plan, si ce n'est passés sous silence. Aujourd'hui, devant la multiplication des troubles sanitaires et les indices épidémiologiques inquiétants, les habitants du secteur tentent de briser l'omerta.

Le mystère des suffocations
conclusion penaude des industriels : « On ne sait pas ce qu'il se passe » ... En ce début de soirée d'été, le mystère des suffocations de riverains va donc demeurer, aussi épais que les fumées industrielles qui enveloppent certaines nuits les quartiers résidentiels alentour.

Bienvenue au « Texas béarnais »
Depuis deux ans, les ventilations et climatiseurs ont été éteints. On hésite à ouvrir les fenêtres, même par grande chaleur.
Le fumet saisit la gorge, pique le nez. « Ça imprègne les maisons, les rideaux. »

Car, sous les champs de maïs, le sous-sol de Lacq renferme alors ce qui va en faire pendant six décennies le « Texas béarnais » : un important gisement de gaz. Chargé en soufre, donc très odorant, il sera une manne exploitée par la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA), devenue Elf, puis Total, des années 60 jusqu'au quasi épuisement du gisement, en 2010. Une manne aussi pour tous les villages et habitants du secteur. Les puits de Lacq ont ainsi fourni jusqu'à un tiers des besoins en gaz de la France, en pleine période des Trente glorieuses, accompagnant évolutions technologiques et raccordement de nombreuses zones urbaines à cette source d'énergie.

Vivre au milieu des fumées
« C'est ma fille de trois ans et demi qui ressent en premier les maux de tête », raconte-t-il avant de détailler par le menu les symptômes ensuite partagés par le reste de la famille, soit sa fille Manon de neuf ans et sa femme Angélique : le nez et yeux irrités, les quintes de toux jusqu'aux vomissements, ou encore les diarrhées. Les médecins, pneumologues et allergologues, constatent pourtant qu'aucun d'entre-eux ne présente de pathologie expliquant ces symptômes.

L'air devient suspect, un climat d'inquiétude se propage
Chez les voisins, les témoignages sont étrangement concordants. A des degrés divers, ils ressentent les mêmes effets et en subissent d'autres : réveillés certaines nuits par les odeurs et les maux de têtes, ils évoquent des vomissements, des démangeaisons, des plaques blanches sur la peau exposée à l'air.
Fils du précédent maire de Lacq, employé d'une entreprise de la zone industrielle, Gilles Cassou fréquente régulièrement depuis un an les urgences des hôpitaux voisins, pris de spasmes respiratoires qu'aucun spécialiste ne parvenait à élucider.

Surmortalité à proximité du bassin industriel
Mais en matière sanitaire, le silence a longtemps été la loi. Après quatorze ans de secret, les riverains du bassin découvrent abasourdis en mars 2016, par la presse, qu'une étude épidémiologique a été réalisée en 2002 par l'Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement (ISPED) de l'Université de Bordeaux. Bien que prudentes, les conclusions n'en sont pas moins inquiétantes : plus on s'approche de la zone industrielle, plus la mortalité est importante.

De l'agence régionale de santé au gouvernement : la faillite des autorités
Si l'enquête n'éclaire pas la cause de ces morts, ses auteurs émettent une hypothèse : la surmortalité observée pourrait être due à une exposition professionnelle, et pas nécessairement à une exposition « environnementale ». Encore fallait-il poursuivre l'étude pour en avoir le cœur net. Ce qui n'a pas été le cas. La Cour des comptes réclame pourtant, dans un référé daté du 26 janvier 2015, une étude épidémiologique complémentaire.

Une question de communication ?
L'inaction de l'ARS devient alors embarrassante, surtout lorsque le Conseil de la Caisse primaire d'assurance maladie de Pau demande lui aussi la poursuite de l'étude épidémiologique, après un appel lancé par des élus.

Des études qui se font attendre
Pour connaître la mortalité autour du bassin de Lacq, les riverains devront encore s'armer de patience.

Des morts prématurées supplémentaires entre 1999 et 2012
Pourtant, les données et le protocole nécessaires à la réalisation de la prolongation de l'étude de 2002 sont à portée de main.

Recenser les malades, et pas seulement les morts
Si la surmortalité est avérée, ces données ne permettent pas de cibler précisément les pollutions en cause ni l'ensemble des effets pour les travailleurs et riverains. « Cette étude ne recense que les morts, et non pas les malades »

Précarité et éparpillement des travailleurs
« Certains patients ne savent même pas ce qu'ils manipulent sur leur lieu de travail. Il semble y avoir un certain secret autour de cela » Et d'ajouter : « Ils évoquent souvent un déficience vis-à-vis des systèmes de protection comme les masques, qu'ils doivent avoir sur eux.

Lire l(article de Ariane Puccini et Elsa Dorey sur Bastamag

Soutien à Lech Kowalski

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 22/11/2017 - 16:00
CE QUE LE GOUVERNEMENT POLONAIS N'A PAS CRU DEVOIR FAIRE
L'ÉTAT FRANÇAIS L'A OSÉ !

Les poursuites contre le réalisateur Lech Kowalski sont abandonnées.
Le parquet de Guéret a finalement décidé d'abandonner les poursuites et de classer l'affaire sans suite.
Lire l'article sur Reporterre


Lech Kowalski, cinéaste indépendant, est l'auteur du documentaire “Le mirage du gaz de schiste” (DRILL BABY DRILL). Pour réaliser ce film, il a passé des mois aux cotés des paysans polonais qui ont occupé le terrain pour lutter contre les pétroliers.

De nombreux militants de nos collectifs ont rencontré ce réalisateur engagé sympathique lorsqu'il est venu dans la région présenter son film.

Lech Kowalski a été un élément important de la lutte contre les hydrocarbures non conventionnels en Europe.

Lech Kowalski est un cinéaste underground qui a réalisé une grande partie de ses films à New York. Il a notamment filmé de nombreux documentaires sur la scène punk rock, ainsi que sur les sans-abris ou encore les toxicomanes new-yorkais. Il réside en France depuis 1999.

Depuis une dizaine de mois, il filmait le conflit des GM&S à la Souterraine
Il a logiquement accompagné les salariés à la préfecture, à Guéret où il a été interpellé, le 20 septembre, après que le bâtiment a été envahi par les employés en lutte.

Resté en garde à vue 20 heures, il a été accusé de « violence » et « rébellion », et doit passer le 15 novembre en comparution sur « reconnaissance préalable de culpabilité » devant le tribunal de Guéret. La violence et la rébellion en question consistent à avoir refusé de céder sa caméra à un policier.

Lech a tourné en Afghanistan, au Mexique, dans les pays les plus dangereux du monde, sans jamais être inquiété par les autorités et c'est à Guéret, Creuse, qu'il a été interpellé et placé en garde à vue pour la première fois de sa carrière.

Le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de la Creuse met aussi en cause un cameraman de France 2, l'accusant d'exciter les manifestants.

Le Collectif 07 SGHDS apporte son soutien à Lech Kowalski et dénonce les méthodes et les brutalités dignes d'une dictature dont il est la victime. La liberté d'expression en France régresse autant qu'augmente le pouvoir de l'argent.

Ci-joint le courrier de Lech Kowalski

Message de Lech Kowalski

LE POUVOIR DES IMAGES

Le 20 septembre dernier, j'ai été arrêté alors que je filmais les salariés de l'usine GM&S en lutte qui occupaient alors la préfecture de Guéret, une petite ville de la Creuse, en France, à des centaines de kilomètres de Paris, du pouvoir centralisé. J'ai été arrêté par des gendarmes, une force policière composée de personnels militaires et placée sous la responsabilité du ministère de l'Intérieur.

Mon arrestation n'a pas été réalisée lors de mon évacuation mais une heure plus tard, par des policiers dirigés par le Directeur Départemental de la Sécurité Publique en personne.

Au moment où on m'a fait entrer à l'arrière d'une voiture de police, j'ai vu un gendarme empêcher un cameraman d'une grande chaîne de télévision française de filmer. Je suis vite arrivé au poste de police, mais pendant le trajet, un des policiers m'a arraché ma caméra des mains.

Au poste, j'ai raconté comment s'était déroulée mon arrestation et ma déposition a été officiellement enregistrée.
Des agents ont pris mes affaires personnelles, m'ont posé des questions relatives à mon identité et ont fouillé mes poches et mon portefeuille. On m'a retiré les cordons de mes vêtements et j'ai aussi dû enlever mes chaussures.

La pièce dans laquelle j'ai passé la nuit mesure 2,5 m sur 1,5 m. Un des murs, comme la porte, est en plexiglas épais. Des graffitis, des traces de crachats, de morve, de sang séché couvrent les autres murs peint en jaune insipide. Un des murs est flanqué d'un banc en bois. Des toilettes turques dans un coin – en clair : un trou dans le sol – en plein champ d'une caméra surélevée, hors d'atteinte et pourtant protégée dans une boîte en plexiglas. Un policier m'a dit que tout ce que je faisais était surveillé.

Juste au-dessus des toilettes, un lavabo. Pas de papier toilette. On m'a donné une couverture rêche, du jus et un repas froid passé au micro-onde. Une lampe halogène éclairait vivement la pièce en permanence.

Après une nuit sans sommeil, on m'a mesuré, on m'a pris mes empreintes et on a photographié mon visage, mon corps et mon tatouage. On a aussi prélevé mon ADN. J'ai demandé pourquoi ; l'une des deux fonctionnaires de police chargées de ce prélèvement m'a répondu que c'était « obligatoire ».

Suis-je un criminel ?

Plein de gens dans le monde souffrent de torts et d'humiliations bien plus grandes que celles que je viens de décrire. Mais je me dois de souligner que ces actions procédurales – la prise d'empreintes, les photos, le prélèvement d'ADN – ont été pratiquées avant même que je ne puisse plaider ma cause en justice.
J'ai aussi appris par mon avocat que ces pratiques – le prélèvement d'ADN et le fait de garder cette donnée dans un fichier national – étaient remises en question par la Cour Européenne des Droits de l'Homme et que la France était sommée de les justifier par celle-ci.

L'infraction qui m'est reprochée a pour nom « rébellion ». Le 15 novembre prochain, je serai traduit devant le procureur de Guéret qui me demandera de reconnaitre ma culpabilité et d'accepter une peine pour une infraction que je n'ai pas commise. Il y a quelques jours, mon avocat m'a fait part des charges déposées contre moi.

J'ai été choqué par les inexactitudes décrites par les gendarmes sur ce qui s'est passé avant, pendant et après mon arrestation. J'ai appris que la peine maximale encourue pour cette infraction était d'une amende pouvant aller jusqu'à 35 000 euros, et deux ans de prison.

J'ai aussi découvert, dans le dossier pénal, que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de la Creuse mettait en cause un cameraman de France 2, l'accusant d'exciter les manifestants.

Je n'ose pas penser qu'en fait c'est le regard des médias qui dérange les policiers et qu'il faut nous évincer à tous prix pour que ce genre d'opération se déroule sans trace filmée.

La nuit que j'ai passée en prison a été révélatrice, en ceci qu'elle m'a donné l'occasion de réfléchir à ce que j'avais appris au cours de ces six derniers mois, pendant lesquels j'ai filmé les salariés de GMS en lutte. Macron, le président français, a dit de ces travailleurs qu'au lieu de « foutre le bordel », ils feraient mieux de chercher du travail. Des médias de masse, qui relaient le discours du gouvernement, décrivent ces salariés comme des dinosaures opposés aux progrès, des paresseux qui ne veulent pas travailler.

C'est loin d'être vrai. Certains de ces salariés travaillent là depuis 40 ans. L'âge moyen dans l'usine est de 50 ans. GM&S est comme une deuxième maison, pour eux. Aujourd'hui, ils se battent surtout pour conserver leur mode de vie qu'ils n'ont pu atteindre qu'après des années et des années de travail.

Avant sa disparition, GM&S était le deuxième plus grand employeur privé dans une des zones les moins peuplées de France. GM&S fabriquait des pièces détachées pour Renault et Peugeot surtout. Ça n'a pas toujours été le cas. Avant de devenir « GM&S », l'usine – qui a maintes fois changé de propriétaires et de nom – avait une activité plus diversifiée. Comme tant d'autres, elle a été détruite par la logique financière à sens unique de ses actionnaires consécutifs.

La lutte de ces salariés illustre en fait ce qui arrive aux ouvriers du monde entier, et cette histoire, leur histoire, porte bien au-delà du territoire français. En Australie, par exemple, les usines de fabrication automobile ont complètement disparu. Mais pendant la crise de 2008, qui a renfloué l'industrie automobile ?

Les gouvernements, grâce aux fonds publics issus des impôts collectés auprès des citoyens. Comment une société ose-t-elle encore se dénommer ainsi, quand elle n'est plus qu'une agglomération de consommateurs ?
D'où viendra l'argent pour consommer si les gens n'ont plus d'emplois ? Comment les actionnaires gèreront-ils ce dilemme ? C'est ce qui causera leur perte.

Dans le monde entier, les gouvernements sont incapables de gérer les problèmes sociaux abyssaux qui résultent de l'impact incroyable des multinationales sur nos vies.

Pour moi, c'est très clair : nous, citoyens, avons perdu toute illusion de vivre en démocratie.
Où sont les gouvernements, aujourd'hui, alors que les peuples ont besoin d'eux comme jamais ?
Je filme la lutte des salariés de GM&S pour soulever ces questions. C'est pour ça que j'ai été arrêté.
Les oligarchies ont peur de mes images. J'ai été arrêté parce que je suis un cinéaste indépendant qui filme la réalité du monde qui l'entoure.

Ce film est une coproduction Revolt Cinema/Arte France.

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