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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Shale Oil: Expensive, Over-hyped, and Short-Lived [video]

19.11.14. - The mainstream press has faithfully repeated every press and PR statement made by the shale producers and if you simply followed the headlines you might even believe this about the US:

  • It is soon going to be energy independent,
  • Its oil production will surpass even Saudi Arabia putting it in the number one spot,and
  • The US will even be exporting oil again like the days of old.

The only problem with this story is that it is misleading in some very important ways and entirely false in others. 


isa77_Jouarre's insight:

Une vidéo qui démontre que les Etats-Unis ne sont pas indépendants énergétiquement, qu'ils continuent à importer du gaz, etc.



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Local Resolutions Against Fracking

The movement to ban fracking is growing fast. Communities across the U.S. are taking steps to protect themselves because they believe fracking poses an unacceptable risk to their drinking water, their health and the well-being of their communities. More and more communities are pressuring their state and local elected officials to ban fracking.

Passed Measures : 446

Across the United States, communities are taking control of their futures and well-being by banning fracking within their borders. See which cities, towns, villages and counties have passed measures against this dangerous practice. These documents can be useful if you’re working to ban fracking in your own community.

Find passed measures by state:

California  - Colorado - Connecticut  - District of Columbia  - Florida  - Hawaii  -  Illinois  - Indiana -  Iowa  -  Maryland  -  Massachusetts  - Michigan  - Minnesota  -  New Jersey  - New Mexico -  New York  - North Carolina - Ohio -  Pennsylvania -  Texas - Vermont - Virginia  - West Virginia  -  Wisconsin  - Wyoming

 


isa77_Jouarre's insight:

Le site “Food and Water Watch“ recense, état par état, les 446 décisions locales prises aux Etats-Unis pour interdire la fracturation hydraulique. Si vous entendez dire qu'aux Etats-Unis, tout le monde est d'accord avec l'exploration et l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste, regardez la liste, téléchargez les documents disponibles… 446 communautés locales se sont prononcées contre l'usage de la fracturation hydraulique



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L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née la fracturation hydraulique !

17.11.14. - A l’occasion des élections américaines de mi-mandat du 4 novembre dernier, 58 % des électeurs de Denton, ville de 113.000 habitants dans le nord du Texas, ont voté l’interdiction de la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’exploitation du gaz de schiste. Jusqu’ici, Denton était connue pour être la ville où est née la fracturation hydraulique.[…] Aujourd’hui Denton compte plus de 270 puits de forage.

Denton rejoint la longue liste [1] des villes et comtés américains qui ont voté l’interdiction ou la restriction de l’usage de la fracturation hydraulique.[…]plusieurs centaines de villes et de comtés américains. Cette liste s’est encore allongée lors des élections du 4 novembre […]

La décision des électeurs de Denton ne plait pas du tout aux producteurs de pétrole et de gaz de la région. A peine douze heures après le vote, le General Land Office, qui gère notamment les recettes issues des droits octroyés aux exploitants pétroliers, et l’association des producteurs de pétrole et de gaz du Texas ont déposé des recours en justice contre cette décision démocratique. Pour ces deux institutions, les lois de l’État du Texas primeraient sur les lois locales. La décision des électeurs de la ville de Denton serait donc sans valeur légale. Comme le révèle le site Desmoblog, la famille Bush est aux manettes.

Pour les organisations écologistes, si la majorité des électeurs de Denton a rejeté l’exploitation des gaz de schiste, c’est la preuve qu’il faut poursuivre les initiatives en ce sens aux États-Unis : « Si, au cœur de l’industrie pétrolière et gazière, on ne peut pas vivre avec la fracturation, qui le peut ? », interrogent-elles. Selon un nouveau sondage réalisé après les élections de mi-mandat par le Pew Research Center, une majorité d’américains s’opposent désormais à l’utilisation de la fracturation hydraulique [3]. Alors qu’ils étaient 48 % à être favorables à l’utilisation de cette technique en mars 2013, ils ne sont désormais plus que 41 % contre 47 % qui s’y opposent.

Maxime Combes



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Pétrole, charbon, et gaz de schiste - AgoraVox

Google actu "Schiste" - mar, 18/11/2014 - 13:33

Pétrole, charbon, et gaz de schiste
AgoraVox
Le changement climatique ne s'arrête pas à la frontière. Le pays qui croit se protéger en interdisant, par exemple, l'exploration du gaz de schiste chez lui, est aussi menacé que les autres. Les politiques énergétiques devraient être concertées au ...

L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née ... - Basta !

Google actu "Schiste" - lun, 17/11/2014 - 10:02

L'exploitation des gaz de schiste interdite... dans la ville où est née ...
Basta !
Pour les organisations écologistes, si la majorité des électeurs de Denton a rejeté l'exploitation des gaz de schiste, c'est la preuve qu'il faut poursuivre les initiatives en ce sens aux États-Unis : « Si, au cœur de l'industrie pétrolière et gazière ...

Pour son prochain film, Jean Paul Jaud a besoin de nous.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - dim, 16/11/2014 - 20:52

J+B Séquences

Bienvenue sur le site de J+B Séquences. Créée en 1989 par Jean-Paul et Béatrice Jaud, J+B Séquences est une société indépendante dédiée à la production et à l'édition vidéo de long-m...

http://www.jplusb.fr/index.php

Bonjour à vous tou-te-s.

Sans doute, vous souvenez-vous du film de Jean Paul Jaud, "Nos enfants nous accuseront" où il traitait de la pollution chimique dans nos aliments et où il accusait le monde de l'agriculture industrielle de nous empoisonner.
Son prochain film en cours de réalisation traitera des énergies alternatives, et des risques du nucléaire.
Il recherche actuellement un  financement complémentaire à hauteur de 200 000 euros pour boucler son budget.
Chacun peut déposer à la  Nef (la première banque éthique en France) une somme à partir de 5 euros, pour participer à la production de ce film.
A ce jour, 111 000 euros ont déjà été déposés dans ce financement citoyen, et il ne reste plus que 15 jours pour recueillir les 89 000 euros qui seront nécessaires à Jean Paul Jaud pour aller au bout de son film. Une grosse somme, certes, mais qui peut se trouver dans l'engagement de plusieurs milliers de militants  écolos aux revenus modestes.
Si vous avez un peu d'argent à y mettre, allez faire un tour sur http://jefinance.libres-lefilm.com/fr/soutenez-le-film/view/2-libres pour en savoir plus, et si vous êtes convaincus de l'intérêt de participer à cette aventure, relayez ce message dans vos réseaux personnels, que vous ayez pu y contribuer ou non.

Bien à vous.

Gaz de schiste : le filon parisien est-il toujours convoité ? - L'Obs

Google actu "Schiste" - dim, 16/11/2014 - 12:57

L'Obs

Gaz de schiste : le filon parisien est-il toujours convoité ?
L'Obs
"Un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d'éviter toute pollution des nappes phréatiques", précise d'ailleurs la notice d'impact déposée par Realm Energy International. D'autres ...

TOTAL, BP et les autres… En Provence, quand il pleut, il pleut !

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - ven, 14/11/2014 - 14:02

C’est bien connu, le climat en région méditerranéenne a un petit côté que certains jugeraient excessif.
Quand il fait chaud, il fait très chaud et quand il pleut, il peut pleuvoir beaucoup. C’est ainsi depuis la nuit des temps et nous devons non seulement nous en accommoder mais aussi en tenir compte… comme l’ont fait les Anciens, là encore, depuis la nuit des temps. Ce que l’on pourrait appeler la sagesse populaire.

Mais la sagesse de la France d’en bas d’hier ou des sans dents d’aujourd’hui n’est visiblement pas à la hauteur des ambitions des entreprises multinationales. Nous ne parvenons pas nous hisser au même rang d’expertise et d’intelligence que leurs PDG ou leurs administrateurs. La preuve, nous sommes beaucoup moins riches qu’eux, le seul signe d’intelligence qui semble être actuellement reconnu par les pouvoirs politiques et certains media et qui permette d’imposer sa loi.

Alors, comment expliquer la dernière marée noire qui se déverse dans l’Etang de Berre à partir de stockages d’eaux usées de la raffinerie Total de la Mède ? Des stockages inadéquats et insuffisants ? Que nenni ! Il a simplement trop plu. 300 à 400 mm en 2 jours. Et oui, Messieurs les Experts, ça peut arriver.  Et ça peut même être pire, sachez-le.

Evidemment, cette marée noire provençale n’est qu’un épiphénomène comparée à la désastreuse marée noire du Golfe du Mexique depuis un forage en mer de BP, autre fleuron de l’industrie pétrolière mondiale. Il faut souligner que ce forage était à très grande profondeur et ce qui était présenté comme une prouesse technique s’est révélé être une erreur monumentale. Cela nous rassure-t-il pour autant ? Pas vraiment. Car les incidents plus banals semblent se multiplier au fil des années.

En 2009, un pipe-line de la SPSE s’était rompu en Plaine de Crau, déversant 7000m3 d’hydrocarbure dans les coussouls, zone protégée. Une belle pollution ! A terre cette fois-ci. Et la SPSE, c’est quoi ? Une filiale des 4 « majors » pétrolières : Total, BP, ExxonMobil et Shell. La raison de cet autre incident : un simple manque d’entretien du tuyau, qualifié de négligence par le Tribunal en juin 2014.

Alors, quand les responsables de 4 grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier se mettent d’accord pour oublier d’entretenir des tuyaux obsolètes, on ne peut que s’inquiéter et s’interroger sur leur niveau de compétence. Calculer de volumes de stockage ou remplacer de vieux tubes et de vieilles vannes ne semble pourtant pas être insurmontable ni relever d’une technique vraiment élaborée. Nos plombiers de village le font tous les jours avec succès.

Et quand on pense que ces mêmes responsables font un lobbying intense à Bruxelles pour obtenir le droit de rechercher gaz et huiles de schistes dans nos pays, selon des méthodes hasardeuses mais dont on nous dit qu’elles seront bien meilleures que tout ce que l’on connaît actuellement, on n’a pas vraiment envie de leur faire confiance… Normal !

Enfin, à l’heure où l’on exige de tous une baisse d’émission de gaz à effet de serre, prétendre que les hydrocarbures de schiste sont une bonne transition énergétique, c’est nous prendre pour qui ? Décidément, notre niveau de compréhension et d’expertise est bien faible…

Les scientifiques enterrent les « espoirs » d’une « révolution du gaz de schiste » en Europe

(!) Info minute – Revue de Presse      Bien que certains considèrent qu’il n’y a pas de raisons scientifiques pour interdire la fracturation hydraulique, le gaz de schiste n’est pas une solution face aux problème de « sécurité de l’approvisionnement en énergie » de l’Union Européenne. C’est la conclusion d’un nouveau rapport publié par le Conseil consultatif […]

Texas : une ville vote l'interdiction de la fracturation hydraulique

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 12/11/2014 - 17:16
TEXAS : UNE VILLE VOTE L'INTERDICTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Article sur Good Planet.info

La ville de Denton au Texas vient de voter l'interdiction de la fracturation hydraulique sur son territoire.

Mardi dernier, 58 % des votants de cette ville de 123 000 habitants se sont prononcés contre la poursuite de l'exploitation des gaz de schiste sur leur commune.

C'est une première au Texas, état conservateur où l'exploitation des énergies fossiles joue un rôle primordial dans l'économie. Les firmes impliquées dans l'exploitation gazière avaient pourtant dépensé plus de 700 000 dollars pour faire échouer ce vote.

L'interdiction de la fracturation hydraulique là où elle est née

Le quotidien britannique The Guardian décrit Denton comme « certainement la ville la plus lourdement fracturée de tout les Etats-Unis ».
Un tiers de la superficie de la ville est concernée par l'extraction des gaz de schiste. Les habitants se plaignent des nuisances : passage de camions, fumées et bruits. Denton se trouve sur le gisement de Barnett, l'un des plus importants du pays.
C'est aussi là où les technologies de la fracturation et du forage horizontale sont nées [pour en savoir plus, lisez le chapitre sur ce sujet du livre Gaz de schiste le vrai du faux]. Le scrutin a eu lieu à l'occasion des élections de mi-mandat durant lesquelles les électeurs sont conduits à élire leurs représentants au niveau fédéral et pendant lesquelles ils votent aussi sur des enjeux locaux.

Une remise en cause de la fracturation hydraulique

Pour les opposants au gaz de schiste et à la fracturation, il s'agit d'une victoire. « Cela doit être un signal envoyé à l'industrie : si les habitants du Texas où la fracturation a été inventée ne peuvent pas vivre avec elle, alors personne ne le peut », affirme Sharon Wilson de l'ONG EarthWorks qui réside à Denton.

Bien que ce vote remette en cause les forages locaux, il risque d'abord d'entrainer de nombreuses batailles judiciaires puisque les compagnies gazières vont contester cette décision devant la justice.
Le Républicain David Porter qui siège à la Commission des Chemins de fer du Texas (organisation du Texas qui gère l'énergie) regrette : « en passant cette loi, les électeurs de Denton ont cédé à la peur et ont accepté des déformations de la vérité.
Cette interdiction basée sur la désinformation – et non sur les faits et la science – menace la renaissance énergétique du Texas et, par extension, son bien-être. » Il faudra donc attendre les prochains mois pour savoir si l'interdiction de la fracturation hydraulique prendra ou non effet. Et la question risque de prendre de l'ampleur puisque près de 15 millions d'Américains vivent à proximité d'un forage

Lire l'article et suivez les liens sur Good Planet.info

Pr Omar Aktouf sur RadioM : "Le gaz de schiste est la prochaine bulle financière américaine !"

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mer, 12/11/2014 - 17:07
PR OMAR AKTOUF SUR RADIOM : "LE GAZ DE SCHISTE EST LA PROCHAINE BULLE FINANCIÈRE AMÉRICAINE !"

Omar Aktouf, professeur titulaire en Management à HEC Montréal, explore le modèle américain d'exploitation du gaz de schiste, explique pourquoi il n'est pas soutenable, aux Etats-Unis même. Alors de là à l'amener en Algérie…
Entretien audio/vidéo sur RadioM
Lire l'article sur www.maghrebemergent.info

* RadioM. Le modèle nord-américain est le modèle gagnant, que l'on oppose à chaque fois que les réserves sur l'exploitation du gaz de schiste sont émises. Vous vivez en Amérique du Nord, est-ce vraiment un modèle gagnant ?
Omar Aktouf : Le modèle nord-américain est un effet d'annonce, il ne marche pas aussi bien qu'on le dit. Le gaz de schiste est rentable à très court terme. Pendant les quelques premiers mois, un puits de gaz de schiste peut payer les investissements et générer quelques profits, mais au bout d'un an, le taux de récupération d'un puits de gaz schiste perd jusqu'à 90 %. Il faudrait alors creuser un autre puits. Or creuser un puits de gaz de schiste tous les ans, c'est énorme. Les grandes firmes multinationales Exxon, Haliburton, ou GSP Energy creusent environ 1.000 puits par an, ce qui coûte entre 12 et 15 milliards de dollars. Si on multiplie ce chiffre par l'ensemble des exploitations en USA, on va obtenir l'équivalent de ce que l'on a dépensé pour sauver la planète de la crise de 2008.

* RadioM. Pourtant, l'arrivée des hydrocarbures non conventionnels a permis aux Etats-Unis de devenir autonomes en matière de gaz, ce qui a eu des impacts sur le marché mondial. De plus, leur niveau de production de pétrole a atteint au mois d'octobre 2014 celui de la Russie. Spectaculaire tout de même ?
Omar Aktouf : C'est effectivement spectaculaire mais de court terme. C'était d'ailleurs inscrit dans leur stratégie qui consistait à aller très vite dans la production, et j'ignore s'ils savaient ce qu'ils faisaient à ce propos. En effet, lorsque nous lisons les revues spécialisées en pétrole, à l'instar de Petroleum Review ou Nature, on déduit que cette industrie accélérée n'est, en réalité, qu'une bulle financière et spéculative, un effet d'annonce pour dire au monde entier qu'on a le gaz de schiste, et cela nous permettra de récupérer 3, 4, et même 5% d'huile, chose, qui permettra d'équilibrer les pertes de gaz de schiste qui viennent du mode d'exploitation, de production, et de l'acheminement de ce gaz non conventionnel. Des processus de production qui sont infiniment plus chers que ceux du conventionnel.

* RadioM. Vous voulez dire que ce modèle économique du non-conventionnel est une supercherie, qu'il s'est soutenu par des subventions, des crédits ?
Omar Aktouf : Le modèle économique du non-conventionnel tient par des crédits d'impôts. Les entreprises qui se sont lancées dedans (Les américaines Haliburton, Exxon, et les européennes Royal Dutch Shell, GB Energy, etc.) disent qu'elles sont dans le rouge et qu'elles sont obligées de fonctionner sur crédits d'impôts : des subventions et sur un effet d'annonce, à court terme. Ils ont pu mettre sur le marché des quantités de gaz supplémentaires qui ont suffi pour faire baisser le prix du charbon et, par conséquent, le prix de l'électricité qu'on produit encore avec beaucoup de charbon aux Etats-Unis. Cela a restauré une compétitivité de court terme et permis de gagner la paix sociale dans un contexte de crise.

* RadioM. Vous diriez donc que le premier obstacle devant l'exploitation du gaz de schiste est de type économique ?
Omar Aktouf : Tout à fait. C'est totalement différent de creuser un puits conventionnel et un autre dans le schiste. Dans le conventionnel, on creuse un puits de manière verticale, dans le non- conventionnel, on creuse un puits verticalement, puis horizontalement, sur un ou deux km minimum, de façon beaucoup plus profonde. Pour le conventionnel, on creuse à 2.000 à 3.000 mètres de profondeur, tandis que pour le non-conventionnel, il faudrait aller de 3.000 à 10.000 mètres pour, soi-disant, ne pas contaminer la nappe phréatique, qui finira par être contaminée. Quand on creuse à l'horizontal après avoir creusé à la verticale, on produit beaucoup plus de coups sur les roches que dans les puits conventionnels. En plus, il faudrait injecter de l'eau à très haute pression, entre 500 et 900 produits chimiques différents dont on ignore les entités (toxiques, meurtriers, cancérigènes). En Pennsylvanie par exemple, on a assisté à la perte de la couverture végétale et du bétail. L'eau courante est devenue toxique. En Arkansas, la nappe phréatique a été contaminée. Il faudrait rajouter à cela les effets de sismicité induite, provoqués par la fracturation des roches : une petite explosion dans le tuyau horizontal chaque 10, 20, 15 cm, rend la roche plus perméable et provoque des effets sismiques sur toutes les roches environnements. Cela s'étend sur des centaines de mètres, voire des kilomètres, ce qui fait que les roches qui étaient imperméables deviennent perméables. C'est ainsi qu'on a pu observer en Arkansas, par exemple, des tremblements de terre 4 à 5 sur l'échelle Richter. De ces effets sismiques s'échappe le gaz méthane des roches poreuses. Ce gaz méthane, comme on le sait, est 10 fois plus producteur d'effet de serre que le carbone.

* RadioM. En dépit de toutes ces nuisances, le gaz de schiste est perçu comme un succès aux USA. L'écosystème économique américain a profité de ce gaz non conventionnel, c'est ce qui a permis de soutenir un tel modèle ?
Omar Aktouf : C'est juste, mais la question, maintenant, est de savoir jusqu'à quand on va continuer à le soutenir. C'est une des stratégies qu'on leur prête. Les Etats-Unis attendent l'ouverture d'autres marchés du gaz de schiste dans le monde pour les subventionner, car ils ont la maîtrise et la technologie. Tout autre pays qui aura envie de se lancer dans l'industrie du schiste aura besoin du savoir-faire américain en priorité, et les USA pensent subventionner la technologie des marchés du schiste. Cette technologie exige des coûts faramineux. Pour le jet de l'eau par exemple, il faudrait entre 10 et 20 mille litres pour creuser un puits de schiste contrairement à un puits conventionnel. C'est énorme ! Une personne consomme 1 mètre cube d'eau en moyenne dans les pays développés. 20 milles mètres cubes, représente donc l'équivalent de la consommation de 20.000 personnes ! En Algérie, cette quantité d'eau représentera l'équivalent de la consommation de 100.000 personnes. Où est-ce qu'on veut aller chercher toute cette eau ? Surtout s'il faut aller creuser un puits supplémentaire tous les ans.

* RadioM. Que pensez-vous quand vous écoutez les partisans du gaz du schiste dire qu'il faudrait maintenir une veille technologique car peut-être sur les 20 prochaines années, il y aura de nouvelles méthodes de fracturation de la roche ?
Omar Aktouf : On est là dans le « peut-être », car la technologie dans ce domaine-là est le grand trou noir. On ne sait pas. Tout ce qu'on sait est qu'il faut fracturer ces roches, les rendre perméables alors que la nature les a faites imperméables, les rendre poreuses alors que la nature les a faites non poreuses. Il faut absolument injecter du sable, des billes de métal, etc., pour maintenir les fissures ouvertes. En plus des dissolvants, des diluants, des produits chimiques etc. Quelles technologies va-t-on inventer ? On parle d'hélium, de chauffer les roches par arc magnétique, mais ça reste de simples hypothèses.

* RadioM. Mais il y a 25 ans, par exemple, on ne pensait pas pouvoir faire de l'off-shore en profondeur, ni utiliser la banquise de l'Arctique pour extraire du pétrole...
Omar Aktouf : Tout a fait, mais cela ne veut pas dire qu'on maîtrise ce qu'on fait. Regardez les dégâts naturels comme ceux causés qui dans le Golfe du Mexique (la plateforme Deepwater Horizon de BP qui a explosé en avril 2010, NDLR). Je vous assure qu'aujourd'hui, on ne sait absolument pas comment pallier à ces dégâts. On n'arrive même pas à contenir le pétrole dans de l'eau dans les profondeurs. On joue avec le feu.

* RadioM. Qu'est-ce que vous pensez en écoutant le Ministre de l'Energie dire que le gaz de schiste sera l'alternative pouvant permettre de rallonger la durée de vie des réserves énergétiques algériennes ?
Omar Aktouf : Dans l'état actuel des choses, c'est un pari fou, dangereux. Et je dirais même à la limite criminel.

* RadioM. Vous attendez-vous à ce que le modèle nord-américain de gaz de schiste s'écroule dans les prochaines années ?
Omar Aktouf : Il s'est déjà écroulé. Il est déjà en faillite. Il y a quelques mois, le patron d'Exxon était devant une commission sénatoriale ; il pleurait et disait : « Nous sommes dans le rouge, on est fini ». Il a même utilisé l'expression, « On a bouffé nos chemises ». Si Exxon dit en avoir bouffé sa chemise avec le gaz de schiste, que ferions-nous alors ?

Lire l'article sur www.maghrebemergent.info

L'investissement dans le schiste US menacé par les prix bas - Capital.fr

Google actu "Schiste" - mer, 12/11/2014 - 16:28

Capital.fr

L'investissement dans le schiste US menacé par les prix bas
Capital.fr
Exploitation dans le schiste au Texas, près de la ville de Mertzon. La chute des cours du pétrole pourrait entraîner une baisse de 10% des investissements dans le schiste en 2015 aux Etats-Unis, estime l'Agence internationale de l'Energie (AIE), ce qui ...

et plus encore »

L'étang de Berre sent le pétrole ! Et nous qui pensions que "Total" était synonyme de "Zéro pollution".

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mer, 12/11/2014 - 08:41

La pollution de Total a touché une grande partie de l'étang de Berre

Les pompiers ont utilisé un drone pour vérifier l'étendue de la pollution aux hydrocarbures après les intempéries Une odeur entêtante flottait hier sur toute la partie ouest de l'étang de Be...

http://www.laprovence.com/article/actualites/3124660/la-pollution-de-total-a-touche-une-grande-partie-de-letang-de-berre.html

La dépollution suit son cours à La Mède

Du côté de l'industriel, Total indique avoir renforcé les mesures prises depuis dimanche, en doublant notamment les barrage Deux jours après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur ...

http://www.laprovence.com/article/actualites/3126061/la-depollution-suit-son-cours-a-la-mede.html

Merci à "La Provence" de relater ces faits. Plus d'infos sur l'édition papier.

Les permis de recherche hydrocarbures en Rhône-Alpes, un attentisme de l’Etat qui profite aux compagnies et aux spéculateurs

(!) Info minute – Revue de Presse Un code minier qui devait faire l’objet d’une révision à l’automne 2013 après les travaux menés par la commission Tuot .  Des demandes d’information à répétition auprès de la Ministre de l’Écologie, lesquelles restent sans réponse aucune. L’attentisme de l’État donne l’impression d’une équipe gouvernementale sidérée comme un […]

Gaz de schiste: L’interdiction de la fracturation hydraulique dans la ville de Denton va subir les attaques en piqué de la famille Bush

(!) Info minute – Revue de Presse La petite ville du Texas où est née la fracturation hydraulique à voté l’interdiction de cette technique. Le résultat de cette consultation populaire est déjà attaqué par l’État du Texas et l’association des producteurs de pétrole et du gaz de Texas. Aux manettes, le clan Bush. Comme rapporte […]

Prix Pinocchio du développement durable

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 07/11/2014 - 14:00
PRIX PINOCCHIO DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les Amis de la Terre en partenariat avec CRID Peuples Solidaires vous convie à la cérémonie de remise des "Prix Pinocchio du développement durable"
Mardi 18 novembre 2014 à partir de 19h00, à la Java, 105 rue du faubourg du temple, 75010, paris
Entrée libre et gratuite

Le concept de développement durable, comme "mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs", fait désormais partie du langage courant grâce à l'engouement nouveau pour la protection de l'environnement, la défense des droits humains et une plus grande solidarité internationale.

Mais de nombreux acteurs, dont certaines entreprises françaises figurant parmi les plus puissantes au monde, l'ont malheureusement récupéré à des fins purement cosmétiques. Un discours engagé sur le développement durable est ainsi souvent utilisé pour masquer les impacts réels de leurs activités, tout en améliorant leur image auprès des clients et actionnaires.

En 2014, plus personne ou presque ne conteste l'urgence environnementale et sociale au niveau planétaire. Mais les entreprises, acteurs économiques de poids, ont fait trop peu de progrès en terme de responsabilité sociale et environnementale. Il est nécessaire de mettre fin au double-discours.

Qui ment ? Qui n'a de vert que la couverture de son rapport développement durable ?

Aidez-nous à relancer le débat public pour que les entreprises assument leurs responsabilités !
Votez pour les Prix Pinocchio ! sur www.prix-pinocchio.org
Participer aux cyberactions Pinocchio ! en envoyant un message aux entreprises nominées ! sur www.prix-pinocchio.org

Télécharger le livret (pdf 2,1 Mo)

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Au Canada, François Hollande foule aux pieds le travail du GIEC

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 04/11/2014 - 22:12
AU CANADA, FRANÇOIS HOLLANDE FOULE AUX PIEDS LE TRAVAIL DU GIEC

Par Maxime Combes

Quelle ironie ! Ou quelle gaffe !
Alors que le GIEC accable à nouveau l'inaction des gouvernements en matière de climat, François Hollande rend visite au champion toute catégorie, le Canada, qui exploite du pétrole sale sans limite et avec qui l'UE finalise un accord de libre-échange contraire aux exigences climatiques et à la transition écologique !

En visite au Canada, François Hollande a déclaré ce dimanche que la France et le Canada étaient « déterminés à agir ensemble en matière de climat ».

Tout just après avoir indiqué qu'il souhaitait que les entreprises françaises, qu'il juge « bien placées » à l'instar de Total, « continuent à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d'exploitation, de transformation, d'acheminement des hydrocarbures ou que ce soit dans la construction d'infrastructures ». François Hollande propose donc d'agir pour le climat en exploitant toujours plus de pétrole.

Cela pourrait être une histoire drôle pour l'une des longues soirées de négociations internationales sur le climat. Mais cela n'en est pas une tant le rapport de synthèse que vient de publier le GIEC confirme la gravité de la situation climatique et l'urgence de réduire les émissions de gaz à effets de serre.

En se rendant en Alberta et en encourageant la poursuite de l'exploitation du pétrole issu des sables bitumineux au moment même où le GIEC rend public son rapport de synthèse, François Hollande foule au pieds le travail et les recommandations de la communauté scientifique et montre combien d'importance il attache à la lutte contre les dérèglements climatiques.

Faut-il rappeler que le Canada est le pays de la planète le plus réfractaire à toute action climatique. Même les Etats-Unis de Barak Obama sont sont doute plus ambitieux en la matière, si cela avait un sens de comparer les résultats de deux des pires cancres de l'histoire récente. Le Canada a en effet récemment décidé de se retirer le protocole de Kyoto et de rejoindre les Etats-Unis dans la liste des Etats-voyous de l'inaction climatique.

Le gouvernement conservateur canadien, dirigé par Stéphane Harper, est en effet prêt à tout pour développer l'exploitation et le commerce du pétrole issu des sables bitumineux d'Alberta. Il a multiplié les exemptions fiscales et réglementaires pour attirer les industries pétrolières, comme Total, pour exploiter ce qui est sans doute l'un des pétroles les plus sales de la planète (voir ce reportage accablant). Les conséquences écologiques et sanitaires sont terrifiantes : la forêt boréale et les populations autochtones sont sacrifiées, les terres et les fleuves sont souillés pour des siècles, et l'atmosphère est surchargée de nouvelles émissions de gaz à effets de serre et de substances toxiques.

Pour promouvoir ce pétrole sale, Stéphane Harper, allié aux industries pétrolières, multiplie les pressions diplomatiques. Avec un certain succès puisque l'Union européenne a récemment renoncé à restreindre l'importation de ce pétrole sale à travers la mise en application de sa directive sur la qualité des carburants. C'était la condition de Harper pour finaliser fin septembre l'accord de libre-échange et d'investissements avec le Canada, que le gouvernement français juge comme un « bon accord ». Un accord qui, comme TAFTA, vise à libéraliser le marché transatlantique de l'énergie afin de maintenir, voire d'accroître les importations d'énergies fossiles en Europe. Rien qui ne soit climato-compatible.

Après avoir entendu François Hollande s'auto-décerner un très usurpé rôle de « leadership » en matière climatique avec les Etats-Unis au printemps dernier, il donc assez inquiétant d'entendre le Président de la République déclarer que la France et le Canada seraient « déterminés à agir ensemble en matière de climat », tout en promouvant le pétrole issu des sables bitumineux et alors que le gouvernement canadien brille par ses politiques et décisions climaticides. François Hollande veut-il faire comme le Canada et quitter le protocole de Kyoto tout en facilitant l'exploitation et le commerce d'hydrocarbures non conventionnels ? A travers son voyage en Alberta et en promouvant l'accord de libre-échange CETA, il y contribue fortement.

A tout juste un an de la conférence de l'ONU sur le changement climatique que la France va accueillir sur l'aéroport du Bourget, François Hollande aurait pourtant pu utiliser son déplacement au Canada de façon plus cohérente avec ses prétentions en la matière.
A l'instar de Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la préservation de la planète, qui, quelques semaines plus tôt, a déclaré que « les énergies fossiles, conventionnelles ou non conventionnelles, sont les ennemies du climat ; elles ne font pas partie de la solution mais du problème ». Il pourrait également exiger une revoyure du projet d'accord avec le Canada pour y intégrer le respect des exigences climatiques telles que les fixe le dernier rapport du GIEC.
Ce serait une véritable avancée, à laquelle il serait difficile de s'opposer, sauf à afficher un mépris et un déni des dérèglements climatiques et de l'urgence à agir.

Pour mettre en cohérence les actes avec les paroles. Enfin.

Lire l'article blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

Réchauffement : le GIEC met en garde contre des effets sévères et irréversibles

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 02/11/2014 - 16:40
RÉCHAUFFEMENT : LE GIEC MET EN GARDE CONTRE DES EFFETS SÉVÈRES ET IRRÉVERSIBLES

Article de Stéphane Foucart sur Le Monde.fr

Agir vite et fort, sans quoi le changement climatique produira de plus en plus d'« effets pervasifs, sévères et irréversibles » sur les sociétés humaines et les écosystèmes. C'est avec des mots inhabituellement forts que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a rendu public, dimanche 2 novembre à Copenhague (Danemark), la synthèse de son cinquième rapport, en présence de Ban Ki-moon.

« Le rapport que nous présentons a été conduit par plusieurs centaines de scientifiques internationaux et est le plus complet jamais entrepris sur le sujet, a déclaré le secrétaire général des Nations unies. Il offre trois messages-clés.
D'abord, l'influence des hommes sur le climat est claire, et cette influence croît rapidement.
Ensuite, nous devons agir vite et de manière décisive si nous voulons éviter des conséquences destructrices.
Enfin, nous avons les moyens de limiter le changement climatique en cours et construire un meilleur futur. »
Désormais, a-t-il ajouté, « les décideurs doivent prendre les décisions, car le temps joue contre nous ».

Le rapport présenté rassemble et résume les trois volets publiés par le GIEC depuis septembre 2013 :
le premier sur l'état de la science climatique,
le second sur les impacts et les vulnérabilités des différentes régions du monde,
et le troisième sur les leviers d'action économique pour limiter le réchauffement.
Il servira de base scientifique et économique aux négociations qui se tiendront en décembre à Lima (Pérou), puis à Paris en 2015, où elles pourraient se conclure par un accord contraignant de réduction des émissions au niveau mondial.

Teneur en dioxyde de carbone inédite

« Avec ce rapport, le message est plus précis, plus fort et le niveau de confiance est significativement plus important que ce qui était disponible en 2009. L'ignorance ne peut plus être un prétexte à l'inaction, a déclaré Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), sous l'égide de laquelle est placé le GIEC. Dans trente ans, les gouvernements et les décideurs, à tous les niveaux, pourront être tenus pour responsables des décisions qui ne seraient pas prises maintenant, car la connaissance est là. Nous savons. Nous n'avons plus d'excuses pour ne pas agir. »

Selon le rapport, la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre émis par les activités humaines, est inédite depuis huit cent mille ans au moins. La température de la basse atmosphère terrestre a grimpé de 0,85 °C depuis la fin du XIXe siècle. Le niveau des océans s'est élevé de 19 centimètres, « ce qui est déjà un signal d'alarme dans de nombreuses régions du monde », a dit Rajendra Pachauri, le président du GIEC. La quantité globale de neiges et de glaces à la surface de la Terre a chuté dans la plupart des régions du monde. « Les effets du changement climatique se sont déjà fait sentir au cours des récentes décennies sur tous les continents et les océans », écrivent les scientifiques.

Pour conserver une bonne probabilité de demeurer sous les 2 °C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle – le seuil de danger adopté par la communauté internationale en 2009 –, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 % à 70 % d'ici à 2050, par rapport à leur niveau de 2010. Or, avertit M. Pachauri, « depuis 2010, les émissions augmentent plus vite encore que dans les décennies précédentes ».

« Grands risques pour la sécurité alimentaire mondiale »

Pour maintenir la stabilité climatique de la planète, les scientifiques réunis par le GIEC ajoutent que « les niveaux d'émissions devront être proches de zéro en 2100, voire en dessous » – c'est-à-dire que, globalement, le système économique devra fonctionner en absorbant du CO2 plutôt qu'en en émettant comme c'est le cas aujourd'hui. « Une augmentation de la température moyenne au-delà de 4 °C, combinée à une augmentation de la demande en alimentation, représenterait de grands risques pour la sécurité alimentaire mondiale », estiment les scientifiques.

« Il y a un mythe selon lequel l'action climatique coûtera très cher, alors que l'inaction coûtera beaucoup, beaucoup plus cher », a expliqué M. Pachauri. De fait, selon les simulations conduites par les économistes réunis par le GIEC, une politique climatique ambitieuse, conduite au niveau mondiale et permettant de demeurer sous la barre des 2 °C de réchauffement, ne se solderait que par une faible réduction de la croissance. « Cela correspond à une réduction annuelle de 0,04 % à 0,14 %, avec comme valeur médiane 0,06 %, par rapport à une croissance de la consommation comprise entre 1,6 % et 3 % par an », écrivent les experts.

Cependant, ces estimations sont calculées sans tenir compte des dégâts que la part désormais inévitable du réchauffement produira sur les économies. « Et plus nous attendons, plus ces coûts seront importants », dit le président du GIEC. Même en cas de politique climatique très ambitieuse, l'avenir sera donc peut-être un peu moins rose que ne le disent les 0,06 % de réduction de consommation sortis des modèles économiques du GIEC. En outre, a ajouté M. Pachauri, les efforts à accomplir ne se feront pas « sans changement des styles de vie et des comportements ». Dans une déclaration qui ne plaira pas aux industries extractrices, le président du GIEC a également ajouté que « traiter la question du changement climatique ne sera pas possible si des agents économiques mettent chacun en avant leurs intérêts de manière indépendante : cela peut être uniquement fait par le biais de la coopération. »

Article de Stéphane Foucart sur Le Monde.fr

Note à propos de la COP 21 (Conférence Paris Climat) du 30/11 au 11/12 2015 (pdf 73 ko)

Plainte devant la Cour Pénale Internationale contre le pdg de Chevron

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 30/10/2014 - 19:29
DES COMMUNAUTÉS INDIGÈNES ET PAYSANNES DÉPOSENT PLAINTE CONTRE LE PDG DE CHEVRON AU TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL DE LA HAYE

Les Equatoriens affectés par la pollution laissée par Chevron en Equateur ont présenté une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale, en vue de la condamnation des dirigeants de la compagnie pour les crimes contre l'Humanité commis à l'encontre de la population de l'Amazonie équatorienne.

La communication, qui est l'équivalent d'une plainte, a été remise à Fatou Bensouda, la Procureure de ladite Cour.

Le document écrit les faits intervenus dans la forêt amazonienne en Equateur et explique en quoi les actions et décisions prises par le PDG John Watson, et d'autres membres dirigeants de Chevron, constituent une attaque généralisée et systématique contre la population civile de la zone, punissable selon l'article 7 (Crimes contre l'humanité) du Statut de Rome.

Le 23 octobre l'UDAPT a déposé une plainte contre le PDG et son vice-présidente au Tribunal Pénal International à La Haye.
La CPI a confirmé la reception de la plainte et va étudier le dossier ces prochaines semaines.

Sur Proche-Amazonie.net, une vidéo concernant le dépôt de la plainte et la conférence à l'ISS
Sur You Tube, la conférence à Quito

Deux articles concernant cette plainte :
Lire l'article sur ejolt.org
Lire l'article sur ecowatch.com http://ecowatch.com/2013/10/15/chev...

Cette lutte oppose des indigènes et des paysans à une des multinationales les plus puissantes du monde qui pourtant accuse les victimes d'être une bande mafieuse selon la loi RICO et de vouloir extorquer CHEVRON.
Sur Proche-Amazonie.net un extrait vidéo qui montre les adversaires tant redoutés par Chevron

Lire l'article "Les ravages de chevron en amazonie"sur le site du Collectif 07 SGHDS

Vallée du Rhône : Projets de forages géothermiques : l'alternative au gaz de schiste ?

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 30/10/2014 - 18:57
VALLEE DU RHÔNE PROJETS DE FORAGES GÉOTHERMIQUES : L'ALTERNATIVE AU GAZ DE SCHISTE ?

Article de Joël AUDRAN sur Le Dauphiné.com

Les sous-sols de la Drôme et de l'Ardèche regorgeraient d'importantes ressources d'énergie naturelle. La société Fonroche Géothermie (Pau, Pyrénées-Atlantiques) a déposé trois permis pour rechercher des “gîtes géothermiques” à haute et basse température.

Une première enquête publique pour la haute température a été réalisée en 2013 sur un périmètre longeant la vallée du Rhône et le permis - exclusif ! - a été validé le 18 mars 2014 par un arrêté du ministre du Redressement productif (Arnaud Montebourg à l'époque) sur 152 km² en Ardèche et 1 089 km² dans la Drôme. Deux autres enquêtes publiques, pour la basse température, sont en cours sur deux territoires distincts, la région de Valence et la région de Montélimar.

« Aller chercher la chaleur du globe terrestre »
La géothermie consiste à « aller chercher la chaleur du globe terrestre » en puisant l'eau dans la roche à 2 000 mètres de profondeur pour la basse température, et à 5 000 mètres pour la haute température. « L'eau est alors à 170/180 °C, c'est l'équivalent de 40 MW d'énergie disponible et cela pourrait alimenter 20 000 logements en chaleur », illustre Jean-Philippe Soulé, responsable du projet pour Fonroche Géothermie.

Chaque installation nécessite deux forages – parfois trois – permettant de pomper l'eau chaude et, en parallèle, de réinjecter le fluide refroidi (environ 60 °C) afin de réapprovisionner les réservoirs utilisés. « On maintient l'équilibre », dit M. Soulé, reconnaissant toutefois que cette activité provoquerait un refroidissement. « L'eau sera à 160° au lieu de 180 °C après 60 ans d'exploitation », estime-t-il.

En surface, l'énergie est dirigée vers une centrale de cogénération produisant de la chaleur et de l'électricité ; ou bien elle est directement dirigée vers des bâtiments via un réseau de chaleur. C'est là que le rôle de la collectivité est crucial : « Il faut que les communes aient envie de se connecter, tirer des tuyaux, etc. » L'échelle des communautés de communes intéresse d'ailleurs Fonroche.

« Ce genre de projet ne se fait jamais dans le dos des gens »
Il s'agit de projets au long cours. Il faudrait bien compter six à huit ans pour mettre en fonctionnement une seule centrale et pas moins de vingt ans pour que « trois ou quatre » centrales soient créées dans la Drôme-Ardèche. C'est l'ambition de Fonroche. La population s'était soulevée contre les permis de recherche de gaz de schiste dans les sols drômois et ardéchois. Quelle sera sa réaction devant les permis de recherche de gîtes géothermiques à haute et basse températures ?

Jean-Philippe Soulé s'attendait à la question : « Nous avons explicitement écarté l'usage de la fracturation hydraulique, nous voulons rester en dehors de ça. Ce genre de projet, ça ne se fait jamais dans le dos des gens ».

Lire l'article de Joël AUDRAN sur Le Dauphiné.com

Lire l'article à propos de la géothermie sur le site du Collectif 07 SGHDS

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