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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Une très courte manifestation contre le gaz de schiste sous le lac ... - Franceinfo

Google actu "Schiste" - dim, 04/09/2016 - 10:45

Franceinfo

Une très courte manifestation contre le gaz de schiste sous le lac ...
Franceinfo
Les militants français anti-gaz de schiste étaint invités hier, samedi 3 septembre, à prendre la parole à Villeneuve, dans le canton de Vaud côté suisse. En France c'est la loi nationale qui encadre la fracturation hydraulique, mais en Suisse, chaque ...

USA. L’Oklahoma frappé par un séisme de magnitude 5,6 ce samedi

Gaz de Schistes Provence - sam, 03/09/2016 - 22:58

  • L’épicentre se situe à Pawnee, à 119 km au Nord-Est de la ville d’Oklahoma City. | Visactu

 

Ouest-France avec Visactu et AFP

Un séisme de magnitude 5,6 a été enregistré aux États-Unis ce samedi. L’épicentre se situe à Pawnee, à 119 km au Nord-Est de la ville d’Oklahoma City.

Selon CNN, la secousse a été ressentie dans sept états américains : Nebraska, Iowa, Kansas, Missouri, Oklahoma, Arkansas, Texas :

Voir l’image sur Twitter

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« En ville, aucun blessé n’est à signaler », a déclaré le maire de la commune, Brad Sewell, sur une antenne locale de Fox News.

« Il y a eu des dégâts à Pawnee », a indiqué la police de la grande ville voisine de Tulsa, sur Facebook. Des images reprises par les médias locaux montraient des façades lézardées, des provisions tombées au sol dans une petite épicerie et des briques au pied d’un immeuble.

Voir l’image sur Twitter

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Les autorités inspectaient les ponts et autres infrastructures pour évaluer les dégâts, a expliqué la gouverneure de l’Oklahoma, Mary Fallin, sur Twitter.

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Une technique qui augmente les risques de séisme

La région est au coeur d’une zone sismique en raison de l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique selon une nouvelle carte des risques sismiques aux États-Unis publiée par l‘USGS, l’institut américain de géophysique, en mars 2016.

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Shane [email protected]

 issue can be ignored no more @MaryFallin @GovJayNixon @govsambrownback @clairecmc@joshsanburn http://ti.me/1RKQEWG 

18:27 – 3 Sept 2016 Oklahoma Is Now as Much of an Earthquake Risk as California

A new federal hazard map includes man-made quakes for the first time

time.com

 

 

Selon l’USGS, la technique utilisée pour extraire pétrole et gaz de schiste provoque une augmentation significative des tremblements de terre. Cette méthode de la fracturation hydraulique consiste à injecter à haute pression de l’eau mélangée à du sable et à des produits chimiques pour fracturer les formations rocheuses du sous-sol et en extraire le pétrole et le gaz.

L’eau sale qui est aussi récupérée dans ce processus est ensuite réinjectée dans d’autres puits, modifiant la pression sur les lignes de faille, selon les experts de l’USGS. L’Oklahoma comptait 4 500 puits de ce type fin 2015, dont 3 200 opèraient quotidiennement.

Depuis que la fièvre de la fracturation s’est emparée de l’Oklahoma, le nombre de séismes de magnitude 3 ou plus a explosé, passant de deux en moyenne entre 1975 et 2008, à 20 en 2009 et… 585 en 2014, selon l’USGS.

Sept millions d’Américains concernés

L’Oklahoma est l’État le plus à risque selon la nouvelle carte de la sismicité aux États-Unis publiée par l’USGS. De « forts » tremblements de terre y ont été enregistrés, des séismes qui peuvent provoquer des dommages aux constructions. Sept millions d’Américains vivent dans cette zone.

C’est la première fois que l’Institut de géophysique publie une carte des risques sismiques résultant de la fracturation hydraulique. Auparavant, seuls les risques de tremblement de terre naturel étaient concernés par ses prévisions.

 

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Manifestation contre le gaz de schiste avortée - Tribune de Genève

Google actu "Schiste" - sam, 03/09/2016 - 16:58

Tribune de Genève

Manifestation contre le gaz de schiste avortée
Tribune de Genève
Manifestation contre le gaz de schiste avortée. VilleneuveLes participants se sont réunis au bord du lac sans savoir si la manifestation était autorisée, la situation étant restée confuse jusqu'au bout. Halte aux Forages et Damaris Lütolf Awad comptent ...

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Villeneuve Manifestation contre le gaz de schiste avortée - Le Matin Online

Google actu "Schiste" - sam, 03/09/2016 - 16:58

Le Matin Online

Villeneuve Manifestation contre le gaz de schiste avortée
Le Matin Online
Villeneuve Manifestation contre le gaz de schiste avortée. Les participants se sont réunis au bord du lac sans savoir si la manifestation était autorisée, la situation étant restée confuse jusqu'au bout. Halte aux Forages et Damaris Lütolf Awad ...

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Gaz de schiste : Fabrice Verdier et William Dumas, Sabine Buis et Frédéric Roig en Pennsylvanie

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 03/09/2016 - 11:15
GAZ DE SCHISTE : FABRICE VERDIER ET WILLIAM DUMAS, SABINE BUIS ET FRÉDÉRIC ROIG EN PENNSYLVANIE

Du 11 au 18 septembre, les députés gardois Fabrice Verdier et William Dumas consacreront leur semaine à la thématique du gaz de schiste lors d'un voyage parlementaire en Pennsylvanie.

Ils seront accompagnés de deux autres confrères : Sabine Buis, député de l'Ardèche, et Frédéric Roig, député de l'Hérault. Tous sont membres, à l'Assemblée nationale, du groupe d'études sur les gaz de schiste, présidé par Fabrice Verdier.

Farouchement opposé aux projets d'exploration et d'exploitation de gaz et huile de schiste, le député de la quatrième circonscription du Gard souhaite, à travers ce voyage, « avoir de nouveaux éléments objectifs » sur l'exploitation de ce gaz non conventionnel, très répandue en Pennsylvanie. « Au-delà des postures, il faut avoir des arguments pour expliquer notre opposition. Manifester c'est bien, mais ça ne suffit pas », commente Fabrice Verdier.

De passage trois jours au Québec avant d'atterrir en Pennsylvanie pour le reste de la semaine, les quatre parlementaires prévoient de rencontrer des pétroliers, des scientifiques, des collectifs, des opposants, etc. Le voyage serait financé « à titre personnel ».

Article de Elodie Boschet sur Objectif Gard

GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en Pennsylvanie

Gaz de Schistes Provence - sam, 03/09/2016 - 09:21
source: objectif Gard

1 septembre 2016 à 19:00

William Dumas et Fabrice Verdier. DR/O.G.

Du 11 au 18 septembre, les députés gardois Fabrice Verdier et William Dumas consacreront leur semaine à la thématique du gaz de schiste lors d’un voyage parlementaire en Pennsylvanie.

Ils seront accompagnés de deux autres confrères : Sabine Buis, député de l’Ardèche, et Frédéric Roig, député de l’Hérault. Tous sont membres, à l’Assemblée nationale, du groupe d’études sur les gaz de schiste, présidé par Fabrice Verdier.

Farouchement opposé aux projets d’exploration et d’exploitation de gaz et huile de schiste, le député de la quatrième circonscription du Gard souhaite, à travers ce voyage, « avoir de nouveaux éléments objectifs » sur l’exploitation de ce gaz non conventionnel, très répandue en Pennsylvanie. « Au-delà des postures, il faut avoir des arguments pour expliquer notre opposition. Manifester c’est bien, mais ça ne suffit pas », commente Fabrice Verdier.

De passage trois jours au Québec avant d’atterrir en Pennsylvanie pour le reste de la semaine, les quatre parlementaires prévoient de rencontrer des pétroliers, des scientifiques, des collectifs, des opposants, etc. Le voyage serait financé « à titre personnel ».


Des projets d'extraction du gaz de schiste inquiètent sur les deux ... - Franceinfo

Google actu "Schiste" - ven, 02/09/2016 - 18:41

Franceinfo

Des projets d'extraction du gaz de schiste inquiètent sur les deux ...
Franceinfo
Français et Suisses, main dans la main pour dire non au gaz de schiste : les habitants des deux rives du lac Léman manifestent contre des projets de forage, samedi 3 septembre près de Montreux. Un nouvel exemple de la fronde contre ce gaz naturel qui ...

L’exploitation du gaz sous le Léman inquiète à nouveau

Gaz de Schistes Provence - jeu, 01/09/2016 - 22:54

source: le dauphiné.com

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De nombreuses manifestations ont eu lieu dans la région comme ici à Bellegarde en 2014 contre les gaz de schistes. Cette fois, il s’agit de gaz “serré”, mais qui nécessite les mêmes techniques de fracturation pour les collectifs. <img src= »//s-www.ledauphine.com/images/F01CCD9F-705F-4171-BC5A-DDBFAF2B0A04/LDL_V0_06/title.jpg » alt= » » />
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«La date est un peu difficile car les gens rentrent de vacances. Mais nous devrions avoir du monde » se réjouit Jacques Cambon du Collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain, qui se rendra à la manifestation binationale de Villeneuve ce samedi, tout au bout du Léman. Il faut dire que les manœuvres autour de Noville inquiètent les militants. Après des forages exploratoires menés en 2009-2010, la société Petrosvibri entendrait désormais « faire des tests de productivité » selon les associations.

La présence de gaz à près de 3000 mètres sous le lac avérée depuis septembre 2011, cette nouvelle démarche vise à savoir « quelles sont les quantités à exploiter ». Et pour les associations réunies dans “Halte aux forages”, il y a déjà des risques environnementaux. « Il faudra procéder à des premières fracturations » souligne Jacques Chambon, qui imagine mal la société faire ce genre de tests sans viser une exploitation derrière.


GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en ... - Objectif Gard

Google actu "Schiste" - jeu, 01/09/2016 - 19:01

Objectif Gard

GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en ...
Objectif Gard
Du 11 au 18 septembre, les députés gardois Fabrice Verdier et William Dumas consacreront leur semaine à la thématique du gaz de schiste lors d'un voyage ...

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GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en ... - Objectif Gard

Google actu "Schiste" - jeu, 01/09/2016 - 19:01

Objectif Gard

GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en ...
Objectif Gard
Farouchement opposé aux projets d'exploration et d'exploitation de gaz et huile de schiste, le député de la quatrième circonscription du Gard souhaite, à travers ce voyage, « avoir de nouveaux éléments objectifs » sur l'exploitation de ce gaz non ...

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Un point sur le TAFTA. Il se dit beaucoup de choses en ce moment.

Gaz de Schistes Provence - jeu, 01/09/2016 - 15:26

Bonjour,

Vous avez sûrement suivi les déclarations de ces derniers jours sur le TAFTA. Si non, voici une petite revue de publications plus pertinentes que les autres (je trouve) pour vous faciliter la vie. Il y en a plein d’autres bien entendu, ce n’est pas exhaustif.

« Fin » du TAFTA  : la France ne convainc pas
Communiqué du collectif Stop TAFTA.

Deux articles du Monde utiles pour comprendre le contexte politique

Pour Sigmar Gabriel, l’accord Tafta a « pratiquement échoué »
Troisième partie de l’article parle rapidement de la situation politique en Allemagne, très importante pour comprendre les dynamiques actuelles au niveau européen

Pourquoi la France veut-elle maintenant enterrer le Tafta ?
Bon article, même si son analyse des « victoires » de la France sur les tribunaux d’investissement est contraire à la notre (pas de vraie amélioration).

Blog

Vers la fin du Tafta ? Une annonce qui ne doit pas rester un trompe l’oeil…
Avec des points non développés dans d’autres articles

Et bien sûr, ce qui compte pour l’instant c’est le CETA, comme tous ces articles le montrent !

Petit guide pour contrer la propagande en faveur du CETA / AECG
Toute la base

Le TAFTA avant l’heure – tout comprendre au traité UE-Canada
Tout, plus en détail

CETA, alimentation et agriculture : danger pour notre sécurité alimentaire

le titre officiel est horrible mais le rapport n’est pas difficile à lire

Bien à vous,
Lucile


L’industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets chez les Noirs et les pauvres »

Gaz de Schistes Provence - jeu, 01/09/2016 - 14:47
Source BastaMag

PAR  OLIVIER PETITJEAN 15 JUILLET 2016

Soutien : Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Déversements sauvages de déchets toxiques, contamination des réseaux d’eau urbains, séismes… La ville de Youngstown dans l’Ohio fait l’expérience cruelle des problèmes environnementaux associés à l’expansion du gaz de schiste. Aussi bien la fracturation hydraulique que la pratique – peu connue en Europe – qui consiste à réinjecter ses eaux usées dans le sous-sol, représentent un risque majeur de contamination des ressources en eau. Une question qui concerne aussi les Européens, alors que la Bruxelles envisage d’ouvrir davantage le continent aux importations de gaz de schiste américain. Deuxième volet de notre reportage sur l’industrie du gaz de schiste dans l’Ohio.

Le gaz de schiste est surtout une affaire de gagnants et de perdants. Si l’arrivée dans l’Ohio de cette industrie a profité aux compagnies pétrolières et à leurs actionnaires, les retombées pour les populations locales paraissent autrement plus problématiques. Les propriétaires qui ont loué leurs terres à ces compagnies pour qu’elles en exploitent le sous-sol peinent souvent à recueillir les bénéfices financiers qu’on leur a fait miroiter, tandis que les riverains des sites de fracturations en subissent de plein fouet les nuisances (voir le premier volet de cette enquête). Au-delà, c’est la population dans son entier qui est affectée par l’impact environnemental de l’industrie du schiste.

Autour de Youngstown comme un peu partout dans le monde, ce sont les menaces de contamination de l’eau potable par des produits chimiques toxiques ou du méthane qui focalisent les craintes. Pourtant, malgré les controverses, une grande partie des élus et fonctionnaires américains chargés de réguler le gaz de schiste semblent continuer à se fier aveuglément aux dires des industriels sur l’innocuité de leurs procédés. « Les fonctionnaires d’ici n’ont visiblement jamais entendu parler du principe de précaution »,soupire Raymond Beiersdorfer, un habitant de Youngstown qui anime la résistance contre le gaz de schiste.

Un exemple ? À Youngstown même, un permis de fracturer a été accordé à la société Halcón, sur une concession de 5 000 acres (20 km2) en bordure du Meander Reservoir, un immense lac artificiel creusé dans les années 1930 et qui constitue l’unique source d’eau potable de la ville. Apparemment, ni le département municipal de l’eau ni l’agence de l’environnement de l’Ohio n’avaient été notifiés par le département des ressources naturelles de l’État, qui a délivré l’autorisation, malgré le risque que les produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique ne migrent progressivement dans le réseau d’eau potable de Youngstown. Début 2013, déjà, des fissures ont été repérées sur un puits de gaz de schiste foré par Consol Energy, dans le bassin versant du réservoir.

Des produits toxiques dans les réseaux d’eau potable

Dès les premiers pas de cette industrie, les risques de contamination des nappes phréatiques par la fracturation hydraulique ont focalisé le mouvement de résistance contre le gaz de schiste. Les images d’eau du robinet prenant feu au contact d’une allumette, en raison de la présence de méthane, ont fait le tour du monde. Depuis, plusieurs études sont venues confirmer la réalité de ces risques [1]. Les puits individuels puisant dans les nappes phréatiques – qui restent une forme très répandue d’approvisionnement en eau potable aux États-Unis en dehors des grandes villes – sont les plus vulnérables, mais les réseaux urbains ne sont pas à l’abri.

Selon les militants de Youngstown, les contrôles de la qualité de l’eau réalisés par le département municipal de l’eau de la ville ne sont pas à la hauteur des risques. Les régulations fédérales américaines contraignent les fournisseurs d’eau à tester la présence de seulement 91 substances dans l’eau potable, alors que la fracturation hydraulique en utilise plusieurs centaines, dont certaines sont tenues secrètes. En outre, durant le deuxième trimestre 2013, le département municipal a tout simplement « oublié » de tester la présence de THM et d’AHA [2]. Deux ans plus tard, en septembre 2015, il a alerté la population sur la présence de THM dans l’eau potable de la ville, mais en déniant toute relation avec le gaz de schiste [3].

Pourtant, la contamination par des eaux usées de la fracturation hydraulique figure bien parmi les causes possibles de l’apparition de ces deux classes de substances chimiques, potentiellement toxiques dans l’eau [4]. C’est ainsi qu’en 2010, le département de l’eau de la métropole de Pittsburgh (Pennsylvanie), à une centaine de kilomètres de Youngstown, a constaté une augmentation anormale des THM dans son eau. Les experts mandatés ont fini par identifier la source du problème : des stations de traitement qui recevaient des eaux usées issues de la fracturation hydraulique mais ne possédaient pas les équipements nécessaires pour les dépolluer efficacement. Celles-ci rejetaient ensuite ces liquides dans l’Alleghany et les autres rivières dont Pittsburgh tire son eau potable [5].

Les déchets déversés dans les zones à fort taux de chômage

Malgré ses risques bien réels, la fracturation proprement dite n’est sans doute pas le principal problème de Youngstown ni la principale menace qui pèse sur son approvisionnement en eau. La majorité des forages de gaz de schiste du gisement d’Utica sont d’ailleurs situés davantage vers le sud de l’État (voir les cartes ci-dessous). En revanche, Youngstown et ses environs accueillent depuis plusieurs années des opérations de « réinjection » souterraine des eaux usées issues de la fracturation hydraulique. « L’Ohio est unique au sens où nous avons décidé de faire tout à la fois : de la production d’hydrocarbures par fracturation hydraulique, de l’injection des déchets liquides et du retraitement des déchets solides issus du fracking, explique Ted Auch, de l’ONG FracTrackerNos voisins de Virginie occidentale et de Pennsylvanie envoient tous leurs déchets dans l’Ohio. »

Localisation des puits de gaz de schiste dans l’Ohio (source : FracTracker). Rouge : puits en production ; bleu : puits autorisés ; vert : puits forés ; violet : forages en cours.
Localisation des puits d’injection dans l’Ohio (source : FracTracker)

De quoi s’agit-il ? Après un forage par fracturation hydraulique, une partie du mélange — eau, sable et produits chimiques — injecté dans le sol remonte à la surface, souvent après s’être chargé de particules toxiques supplémentaires. Trop polluées, ces eaux usées ne peuvent être retournées directement au milieu naturel, et – comme l’a démontré l’expérience de Pittsburgh – les installations de traitement existantes sont généralement insuffisantes pour en retirer tous les contaminants. D’où la pratique consistant à les réinjecter dans le sous-sol. Peu connue en Europe, où les controverses restent largement focalisées sur la fracturation et ses impacts directs, cette pratique est pourtant elle aussi une source de risques environnementaux majeurs.

Moins regardant que ses voisins et disposant d’une géologie plus favorable, l’Ohio s’est imposé comme la destination de choix des déchets du fracking, notamment dans ses comtés les plus frappés par la désindutrialisation, comme les environs de Youngstown.  « C’est dégueulasse, ils choisissent délibérément de venir mettre leurs déchets chez les pauvres et les Noirs », fulmine Raymond Beiersdorfer. Selon les chiffres collectés par Fractracker, 90% des eaux usées injectées dans le sous-sol de l’Ohio proviennent de l’extérieur de l’État. Entre le troisième trimestre 2010 et le premier trimestre 2015, de 98 à 128 milliards de litres d’eaux usées issues de la fracturation ont été injectés dans le sous-sol de l’Ohio, et le chiffre a continué d’augmenter rapidement depuis [6].

Quand Youngstown devient une zone sismique

En général, les firmes pétrolières ne s’occupent pas elles-mêmes de leurs eaux usées. Ce sont des petites entreprises qui se chargent d’évacuer les eaux usées dans des camions, puis d’autres petites entreprises qui gèrent les puits de réinjection proprement dits. Le secteur ne semble pas extrêmement précautionneux dans ses pratiques environnementales. Selon les militants de Youngstown, lorsque les transporteurs d’eaux usées ne trouvent pas de puits où laisser leur cargaison, ou qu’ils cherchent simplement à « s’alléger » pour faire baisser leurs coûts, les chauffeurs de camion la déversent tout simplement dans une rivière… Les propriétaires de ces firmes échappent facilement à toute sanction en organisant leur faillite du jour au lendemain.

Youngstown a été l’une des premières villes américaines à faire l’expérience des conséquences de cette injection irréfléchie à grande échelle. Le 31 décembre 2011, elle a subi un tremblement de terre de magnitude 4 sur l’échelle de Richter. Plusieurs autres séismes avaient été ressentis dans la ville au cours des semaines et des mois précédents, mais ils n’avaient pas été reconnus officiellement par l’administration. En tout, selon les calculs de Raymond Beiersdorfer, l’Ohio – un État jusqu’alors quasiment épargné par les séismes – a connu plus de 1 000 tremblements de terre entre 2011 et début 2014, dont plus de la moitié à Youngstown même. Le puits d’injection Northstar 1, situé en pleine ville, à quelques dizaines de mètres de l’usine de Vallourec, a été officiellement reconnu comme la source de la plupart des séismes survenus à Youngstown – qui ont continué bien après que le puits ait été mis à l’arrêt forcé [7].

Déversements sauvages

Peu de temps après, grâce à un lanceur d’alerte, l’entreprise qui gérait Northstar 1 a été prise en flagrant délit de déversement d’eaux usées issues de la fracturation dans la rivière Mahoning. Des centaines de milliers de litres de substances toxiques et radioactives auraient ainsi été déversées à au moins 24 reprises entre fin 2012 et début 2013 dans cet affluent de la rivière Ohio, qui s’écoule vers la Pennsylvanie voisine. Le patron de l’entreprise et l’employé qu’il avait poussé à se débarrasser ainsi de ces eaux usées ont été condamnés à des peines de prison ferme. Le coût du nettoyage a été chiffré à trois millions de dollars.

Un autre déversement de substances toxiques a eu lieu en mars 2015 dans une zone humide, dans la localité de Vienna, à quinze kilomètres de Youngstown. Les déchets provenaient d’un puits d’injection appartenant à une autre entreprise, Kleese. Constatant que son terrain et les cours d’eau qui le traversaient avaient été dévastés, et que toute trace de vie y avait disparu, le propriétaire a tenté d’alerter les autorités de l’État, qui ont refusé de se déplacer pendant plusieurs semaines. Il a fallu qu’il contacte les militants locaux anti-gaz de schiste et les médias pour obtenir une réaction – laquelle a été de faire venir des camions pour nettoyer la zone au plus vite et enterrer l’affaire. La firme, sommée de dépolluer le site, a confié ce travail à des prisonniers venus de l’État de Géorgie, à des centaines de kilomètres de là. Selon les témoignages des riverains, ces prisonniers, chargés de récolter et d’évacuer les sacs pleins de cadavres de poissons, de tortues et d’autres animaux, ne disposaient que d’un équipement rudimentaire, sans protection respiratoire.


Consulter le diaporama de la Frackfree America National Coalition

Autant d’incidents qui sont tout sauf des exceptions : selon une compilation réalisée par l’Associated Press, près de 700 millions de litres d’eaux usées issues de l’extraction de pétrole et de gaz ont été déversées dans la nature entre 2009 et 2015 aux États-Unis, par accident ou de manière délibérée [8].

Une leçon à méditer

Pour Ted Auch, les problèmes qui entourent l’industrie de la réinjection illustrent un enjeu plus général : pour juger du véritable impact du gaz de schiste, il est indispensable de regarder au-delà de la seule fracturation hydraulique, pour considérer cette filière industrielle dans son ensemble. À l’enjeu du traitement des eaux usées s’ajoute ainsi celui des déchets solides. Forer des puits à plusieurs milliers de mètres de profondeur implique de faire remonter des quantités importantes de roche et de terre, elles aussi potentiellement chargées de substances toxiques et radioactives. L’industrie ne communique aucun chiffre, mais Fractracker estime que chaque puits de gaz de schiste produit entre 700 et 800 tonnes de déchets solides. Ces déchets partent dans des camions et, selon Ted Auch, « on n’a aucune idée d’où ils vont. Personne n’est en charge de les superviser. ».

Ce n’est pas tout : il y a aussi l’extraction à grande échelle de sable pour la fracturation, le passage incessant de camions qui abiment les routes, la construction de gazoducs… Ces impacts se font souvent sentir dans des régions différentes : ce sont par exemple les États du Wisconsin, du Minnesota, du Michigan et de l’Illinois, où l’extraction de gaz de schiste est quasi inexistante, qui subissent de plein fouet le développement de l’extraction de sable pour servir les besoins de cette industrie [9]. Ted Auch y voit une leçon que l’Europe devrait méditer. Si, par exemple, l’Angleterre se mettait à pratiquer massivement la fracturation hydraulique — comme l’espère aujourd’hui le gouvernement conservateur — on pourrait voir se multiplier rapidement en France des concessions d’extraction de sable, ou voir arriver les déchets du gaz de schiste.

Olivier Petitjean

 Lire aussi : L’Amérique défavorisée, proie de l’industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries

— 
Photos : Mark CC (Une) ; NPCA CC (un puits de gaz de schiste à la frontière du Dakota du Nord et du Montana) ; Sarah Craig/Faces of Fracking CC (eaux usées issues de la fracturation hydraulique, Californie) ; OP (les réservoirs du puits d’injection Northstar 1 à Youngstown).

Notes

[1] Lire par exemple « Drinking water contaminated by shale gas boom in Texas and Pennsylvania », The Guardian, septembre 2014.

[2] Trihalogénométhanes (THM) et acides haloacétiques (AHA).

[3] Voir ici.

[4] Les THM et les AHA sont des composés chimiques qui se forment typiquement après le traitement d’eaux usées ou d’eau brute par des procédés tels que la chloration ou l’ozonation, notamment lorsque ces eaux présentent une forte teneur en bromures et en iodures, comme c’est le cas des eaux fortement salinisées issues de la fracturation hydraulique.

[5] Après la révélation de ces problèmes dans un article mémorable du New York Times (voir aussi cet article du North Carolina Health News), les firmes qui exploitent le gaz de schiste en Pennsylvanie ont globalement renoncé à faire appel à des stations locales de traitement pour disposer de leurs eaux usées : elles les envoient dans l’Ohio, comme on le verra bientôt.

[6] Tous ces chiffres sont tirés de cet article de synthèse de Ted Auch.

[7] Même si de nouvelles régulations ont été mises en place par les autorités de l’État pour encadrer la pratique de la réinjection, elles paraissent confuses et mal appliquées. Les entreprises sont désormais obligées d’installer des sismographes à côté de leurs puits… mais elles restent propriétaires des données.

[8] L’étude menée par Associated Press est de surcroît incomplète, puisque aucune donnée n’est disponible pour certains États, comme la Pennsylvanie

[9] Voir par exemple ici.

 

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GAZ DE LACQ :
ENFIN DES ENQUÊTES SUR LA SANTÉ DES HABITANTS

Quatorze ans après la découverte d'une surmortalité parmi les riverains de l'ancien plus gros site de forage de gaz en France, l'État se décide à enquêter sur l'état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

Des habitants du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), l'ancien plus gros site de production de gaz en France, sont-ils morts de la pollution de l'air causée par les forages ? Jusqu'à présent, il était impossible de le savoir malgré les informations inquiétantes révélées par des chercheurs : entre 1968 et 1998, ils établissent une surmortalité de 14 % pour les personnes de moins de 65 ans vivant dans la zone directement à proximité de l'usine de Lacq, par rapport aux habitants de la zone témoin la plus éloignée. Pour l'ensemble des cancers, une surmortalité de 30 à 40 % est repérée entre 1991 et 1998 dans la zone exposée, alors qu'elle connaissait une sous-mortalité avant 1976.

Dans leur rapport remis en 2002, les scientifiques n'apportent aucune preuve d'un lien de causalité directe entre la présence de l'usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d'une possible relation » entre l'activité industrielle du bassin de Lacq et l'évolution de la mortalité, ainsi que d'un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pendant quatorze ans, ces études n'ont toutefois pas été menées ...

Jusqu'à présent, l'ARS refusait de reconnaître l'existence d'une surmortalité locale ...
L'agence vient de changer de position. Elle a annoncé dans un communiqué daté du 1er juillet la mise en place de nouvelles études « pour éclairer la situation du bassin industriel de Lacq ». Doivent être lancées une analyse qualitative du contexte local ainsi que deux études épidémiologiques pour « préciser les données de santé des populations vivant à proximité ». Leurs résultats sont annoncés d'ici fin 2017. Par ailleurs, une commission de suivi du site de Lacq doit être créée. Le mot « surmortalité » ne figure pas dans le communiqué.

Sur la défensive, l'ARS réfute avoir changé d'avis ...

La surmortalité que les services de l'État se décident enfin à étudier pourrait être liée à l'activité de l'ancien site de forage de gaz. Mais le bassin de Lacq est aujourd'hui touché par d'autres problèmes de santé. Depuis quelques années, des riverains dénoncent de nouvelles nuisances : odeurs parfois insoutenables, irritations, problèmes respiratoires. Les forages de gaz à usage commercial ont cessé en 2013, du fait de l'épuisement du gisement. Mais son exploitation industrielle se poursuit. Le site de Lacq s'est reconverti en pôle pétro-chimique. Vingt sites classés Seveso potentiellement dangereux pour l'environnement se côtoient sur le bassin.

Mais Gilles Cassou s'impatiente : « Il y a encore et toujours des émanations. On en prend toujours plein les poumons et plein le nez. Les problèmes physiques directs ressentis sont toujours les mêmes : irritations des yeux, des voies respiratoires, avec nez bouché, toux et bronchospasmes. » Il décrit des riverains « fatigués » qui en ont assez d'appeler le numéro d'alerte mis à la disposition des personnes incommodées. L'odeur de mercaptan, ce produit ajouté au gaz pour des raisons de sécurité, « est extrêmement forte, à un niveau qu'on n'avait plus connu depuis trente ans. On se réveille le matin en ayant envie de vomir ». Il est actuellement en arrêt de travail, et a dû quitter son lieu de travail et son domicile à cause des gênes subies. Le soir du 28 août, il signale « des émanations si fortes qu'en quelques minutes de nombreuses personnes du village de Lacq ont appelé le site Induslacq ». Mais d'autres riverains disent ne ressentir aucune gêne physique. Si bien qu'entre les uns et les autres, le ton monte.

Dans un courrier du 29 juillet adressé à l'Arsil, le préfet des Pyrénées-Atlantiques reconnaît que « les irritations persistent et restent à caractériser en ce qui concerne la ou les sources ». Il annonce qu'un nouveau programme d'analyse va être mis en œuvre, et rappelle que le respect des prescriptions réglementaires en matière de rejets atmosphériques a été vérifié pour tous les industriels de la plate-forme de Lacq. En tout, neuf inspections ont été conduites, de jour et de nuit. Mais l'État ne sait toujours pas expliquer d'où vient le problème.

Lire la totalité de l'article de Jade Lindgaard sur Médiapart

Gaz de Lacq: enfin des enquêtes sur la santé des habitants

Gaz de Schistes Provence - mer, 31/08/2016 - 09:26

source: Mediapart

30 août 2016 | Par Jade Lindgaard

Quatorze ans après la découverte d’une surmortalité parmi les riverains de l’ancien plus gros site de forage de gaz en France, l’État se décide à enquêter sur l’état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

Des habitants du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), l’ancien plus gros site de production de gaz en France, sont-ils morts de la pollution de l’air causée par les forages ? Jusqu’à présent, il était impossible de le savoir malgré les informations inquiétantes révélées par des chercheurs : entre 1968 et 1998, ils établissent une surmortalité de 14 % pour les personnes de moins de 65 ans vivant dans la zone directement à proximité de l’usine de Lacq, par rapport aux habitants de la zone témoin la plus éloignée. Pour l’ensemble des cancers, une surmortalité de 30 à 40 % est repérée entre 1991 et 1998 dans la zone exposée, alors qu’elle connaissait une sous-mortalité avant 1976.

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Dans leur rapport remis en 2002, les scientifiques n’apportent aucune preuve d’un lien de causalité directe entre la présence de l’usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d’une possible relation » entre l’activité industrielle du bassin de Lacq et l’évolution de la mortalité, ainsi que d’un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pendant quatorze ans, ces études n’ont toutefois pas été menées. L’Agence régionale de santé (ARS) a bien procédé à une évaluation des risques sanitaires – elle a montré en 2007 que les habitants, y compris dans les écoles, les crèches, les hôpitaux et les maisons de retraite, étaient exposés à plus de 140 substances différentes dans l’air. Mais ces études « ne prennent en compte que les polluants atmosphériques et non le risque global », elles « ne tiennent pas compte de l’éventuelle exposition professionnelle et ne sont pas en mesure d’estimer d’éventuels effets-cocktails », c’est-à-dire l’effet cumulé des molécules, analyse la Cour des comptes dans un référé adressé au gouvernement en janvier 2015. Une actualisation des données sur l’évaluation des risques doit être présentée lors d’un prochain comité de suivi.

Jusqu’à présent, l’ARS refusait de reconnaître l’existence d’une surmortalité locale. En 2009, elle s’oppose au lancement d’une nouvelle étude épidémiologique pour ne pas « briser la paix sociale ». En avril 2016, le responsable du pôle de santé publique et environnementale de l’ARS, Michel Noussitou, lors d’un entretien avec Mediapart, refuse d’employer le terme « surmortalité », car il est « connoté » : « Vous voulez faire le buzz avec un mot qui a un sens très particulier en épidémiologie », affirme-t-il alors.

L’agence vient de changer de position. Elle a annoncé dans un communiqué daté du 1er juillet la mise en place de nouvelles études « pour éclairer la situation du bassin industriel de Lacq ». Doivent être lancées une analyse qualitative du contexte local ainsi que deux études épidémiologiques pour « préciser les données de santé des populations vivant à proximité ». Leurs résultats sont annoncés d’ici fin 2017. Par ailleurs, une commission de suivi du site de Lacq doit être créée. Le mot « surmortalité » ne figure pas dans le communiqué.

La commission de suivi doit remplacer les instances en place jusque-là, dont les associations de riverains dénoncent l’inutilité. Le lancement de ces nouvelles études met en œuvre une recommandation de Santé publique France (le nouveau nom de l’Institut national de veille sanitaire). Les médecins épidémiologistes missionnés doivent actualiser les données de l’enquête de 2002 en la poursuivant jusqu’à janvier 2014, explique le quotidien Sud Ouest. La seconde enquête analysera les données statistiques des médecins locaux (activité des hôpitaux, ventes de médicaments, registre des cancers).

Sur la défensive, l’ARS réfute avoir changé d’avis : « La puissance publique et l’ARS  n’ont pas changé d’avis sur ce dossier » et rappelle l’enquête lancée entre 2003 et 2007 sur les risques sanitaires de zone (celle dont la Cour des comptes explique qu’elle ne répond pas aux questions posées sur les liens entre l’usine et la santé des riverains) : « Cette étude, innovante à l’époque, a permis de prendre en compte l’ensemble des émissions de la zone, y compris celles des nouvelles activités sur le bassin », écrit-elle dans sa réponse à Mediapart. Pourquoi initier ces nouvelles études aujourd’hui ? « L’ARS a pris en compte les interrogations relayées par les élus, les associations et la Cour des comptes et a saisi le ministère de la santé sur l’opportunité de la mise en place d’une surveillance épidémiologique autour du bassin de Lacq », répond-elle. C’est parce que la direction générale de la santé en a fait la demande que l’ARS commande aujourd’hui ces nouvelles études.

Pour Cathy Soublès, de la la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso), l’association qui a déclassifié l’étude épidémiologique de 2002 pour alerter l’opinion publique, l’annonce de la conduite de nouvelles études « est une avancée. Mais des points importants sont toujours manquants : aucune prise en compte n’est prévue pour les personnes qui travaillent sur le site, ni pour les intérimaires ». Les élus locaux se montrent sceptiques. « Ce n’est qu’une étude parapluie dilligentée par des pouvoirs publics qui ne veulent aucun reproche », a déclaré le député socialiste David Habib, pour qui « aucun élément objectif ne laisse à penser qu’on est plus malade ou plus susceptible de mourir dans le bassin de Lacq qu’ailleurs ». Selon Jacques Cassiau-Haurie, président de la communauté de communes de Lacq-Orthez : « Il est urgent de prouver qu’on peut continuer à faire vivre notre territoire. »

Rejet de fumée orange depuis le site de Lacq (©GC).

La surmortalité que les services de l’État se décident enfin à étudier pourrait être liée à l’activité de l’ancien site de forage de gaz. Mais le bassin de Lacq est aujourd’hui touché par d’autres problèmes de santé. Depuis quelques années, des riverains dénoncent de nouvelles nuisances : odeurs parfois insoutenables, irritations, problèmes respiratoires. Les forages de gaz à usage commercial ont cessé en 2013, du fait de l’épuisement du gisement. Mais son exploitation industrielle se poursuit. Le site de Lacq s’est reconverti en pôle pétro-chimique. Vingt sites classés Seveso potentiellement dangereux pour l’environnement se côtoient sur le bassin. « Il va falloir trouver une solution. On ne peut pas laisser tomber les riverains », plaide Gilles Cassou, président de l’association des riverains des sites industriels du bassin de Lacq (Arsil). Or pour l’instant aucune nouvelle étude n’est prévue à ce sujet. L’ARS rappelle qu’en 2015 une enquête exploratoire a permis « d’objectiver la présence de symptômes signalés par 20 foyers (symptômes irritatifs affectant les sphères ORL, cutanées, ophtalmologiques et respiratoires) n’ayant néanmoins impliqué aucune hospitalisation ».Mais Gilles Cassou s’impatiente : « Il y a encore et toujours des émanations. On en prend toujours plein les poumons et plein le nez. Les problèmes physiques directs ressentis sont toujours les mêmes : irritations des yeux, des voies respiratoires, avec nez bouché, toux et bronchospasmes. » Il décrit des riverains « fatigués » qui en ont assez d’appeler le numéro d’alerte mis à la disposition des personnes incommodées. L’odeur de mercaptan, ce produit ajouté au gaz pour des raisons de sécurité, « est extrêmement forte, à un niveau qu’on n’avait plus connu depuis trente ans. On se réveille le matin en ayant envie de vomir ». Il est actuellement en arrêt de travail, et a dû quitter son lieu de travail et son domicile à cause des gênes subies. Le soir du 28 août, il signale « des émanations si fortes qu’en quelques minutes de nombreuses personnes du village de Lacq ont appelé le site Induslacq ». Mais d’autres riverains disent ne ressentir aucune gêne physique. Si bien qu’entre les uns et les autres, le ton monte.

Dans un courrier du 29 juillet adressé à l’Arsil, le préfet des Pyrénées-Atlantiques reconnaît que « les irritations persistent et restent à caractériser en ce qui concerne la ou les sources ». Il annonce qu’un nouveau programme d’analyse va être mis en œuvre, et rappelle que le respect des prescriptions réglementaires en matière de rejets atmosphériques a été vérifié pour tous les industriels de la plate-forme de Lacq. En tout, neuf inspections ont été conduites, de jour et de nuit. Mais l’État ne sait toujours pas expliquer d’où vient le problème.


Manifestation contre le forage de Noville

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 30/08/2016 - 18:30
MANIFESTATION CONTRE LE FORAGE DE NOVILLE

SAMEDI 3 SEPTEMBRE
MANIFESTATION CONTRE LE FORAGE DE NOVILLE ET POUR LE RESPECT DES DROITS DÉMOCRATIQUES

Rassemblement à 13h30 à Villeneuve (Vaud) au parc au bord du lac, près du port
Le programme de la manifestation sera communiqué sur place

Manifestation organisée par le collectif Hydrocarbures - Halte aux forages Vaud
Avec le soutien du collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain et de : Amis de la Terre Savoie - Association Climat Genève - Attac Haute-Savoie - Ecoattitude - Fondation MART fossil-free.ch - France Nature Environnement Savoie - Grands-Parents pour le Climat - Greenpeace Vaud - Stop GMT 74

Téléchargez le flyer
Partagez, diffusez tout autour de vous, préparez banderoles et pancartes et venez nombreux !

Cette manifestation est l'occasion d'un grand rassemblement intercantonal et franco-suisse dans le but de sensibiliser les élus, les médias et l'ensemble de la population aux problèmes que pose l'exploitation des hydrocarbures dans nos régions.

S'inscrivant dans la mobilisation mondiale "Break free - Libérons-nous des énergies fossiles" la manifestation prévue pour le 8 mai 2016 à Noville avec le soutien de nombreuses associations environnementales suisses et françaises a été abusivement interdite par la municipalité de Noville.

C'est pourquoi, le 3 septembre 2016, nous, citoyennes et citoyens, déclarerons notre opposition au forage de Noville et défendrons le droit fondamental de manifester.

L'énergie fossile que l'on veut exploiter depuis Noville est du gaz non-conventionnel, dont l'extraction est particulièrement dangereuse pour l'environnement (par fracturation hydraulique).

Le sous-sol de la région est complexe, traversé de nombreuses failles et le risque sismique est bien réel.
Le gisement de gaz se trouve sous le Léman, son exploitation menace donc la plus grande réserve d'eau potable d'Europe occidentale mais aussi toute la région lémanique qui est densément peuplée.

Le site de forage jouxte scandaleusement la réserve naturelle des Grangettes et le canal du Rhône.
Le forage d'exploration de Noville a été réalisé par la société Petrosvibri.
Cette société privée a pour actionnaire majoritaire une autre SA, Gaznat qui, elle, est détenue majoritairement par Genève et Lausanne.
35 millions ont déjà été consacrés à ce forage d'exploration. C'est 35 millions en moins pour les énergies renouvelables.

Nous nous opposons au projet de Noville exigeons la remise en état du site et revendiquons le droit de le manifester.
TOUS À VILLENEUVE LE 3 SEPTEMBRE !

Informations sur www.gareauxforages.ch et sur Facebook

Gaz de couche en Moselle

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 30/08/2016 - 17:30
Gaz de couche : vous êtes concernés !
Cela commence déjà à LACHAMBRE en Moselle !!!

Gaz de couche, gaz de mine : à ne surtout pas confondre !

Le gaz de couche (coal bed methane) est du méthane piégé dans les veines de charbon profondes, très compactes, non exploitées.

Le gaz de mine, connu sous le nom de grisou des anciens mineurs, s'échappe naturellement d'anciennes mines de charbon. Sa récupération, par pompage avec de petits forages, est pratiquée depuis les années 1970 dans le Nord/Pas-de-Calais.

Ce qu'on nous présente comme du gaz de « houille » est en fait du gaz de couche, qui n'est accessible que par des forages horizontaux profonds (environs 1000 m). Il est de la même famille que le gaz de schiste, les deux étant des hydrocarbures de roche-mère, dits « non-conventionnels ».

Deux conditions sont nécessaires pour que l'exploitation du gaz de couche soit rentable :
la multiplication des puits (de 1 à 4 au km2)
la fracturation hydraulique

Qui est concerné ?
Nous tous ! « La Française de l'Énergie » veut forer des champs de puits en Moselle, à 250 ou 300 m des habitations !

Permis accordés :
3 paires de puits à Zimming
3 paires à Longeville
1 paire à Lachambre

Demandes prévues :
Lachambre, Lachambre/Petit-Ebersviller, Tritteling, Pontpierre, Altviller, Teting-sur-Nied, Elvange, Folschviller, Laudrefang, Freybouse, Loupershouse…

Demain, nous serons tous voisins de forages !

Quelles seront les nuisances ?
bruit (sondeuse de 96db active 24h/24, 7j/7) ;
pollution visuelle - trafic infrastructures envahissantes dégradation irréversible du paysage

« Comme il est nécessaire de reproduire les sites d'exploitation avec une densité de l'ordre de 1 à 4 sites par km2, la gêne occasionnée pour les populations locales peut être considérable. (…) »
(MIROVA / NATIXIS, Gaz de schiste et autres gaz non conventionnel, novembre 2012.)

Une exploitation à haut risque environnemental
risques pour la biodiversité, les eaux de surface et souterraines, les sols, l'air
risques sismiques
Absence de contrôles prévus par la DREAL : l'arrêté préfectoral ne prévoit que des auto-contrôles !

Le gaz de couche créera-t-il des emplois ?
Très peu ! entre 1,2 et 1,4 emploi par puits.
Presque pas d'emplois locaux (sous-traitants étrangers pour la plupart).

Bientôt un « miracle du gaz de couche » ?
Non ! L'exemple américain n'est pas transposable en France : chez nous, les surfaces libres sont bien plus réduites, et la population bien trop dense ! La multiplication des puits conduira à un véritable saccage du territoire !

Bénéficierons-nous d'un gaz moins cher ?
Non. L'extraction du « gaz de houille » est coûteuse et n'est rentable que si le prix du gaz reste élevé. D'ailleurs, les riverains des industries productrices d'énergie ne paient jamais leur énergie moins chère ! La richesse profitera à l'entreprise extractive, jamais aux habitants !

La société « La Française de l'Énergie » a-t-elle déjà réussi des forages ?
4 puits déjà forés = Pannes à répétition, pertes de boues de forage dans des failles non détectées, ennoyage de puits, quasiment pas de gaz extrait.

La fracturation hydraulique sera-t-elle utilisée ?
En phase d'exploitation, ce sera nécessaire : sans fracturation hydraulique, le gaz de couche n'est pas rentable !
Les lobbies pétroliers/gaziers et les candidats aux primaires « Les Républicains » préparent déjà la révision de la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France.
95% des puits de gaz de couche dans le monde sont fracturés !

Qui est vraiment la « Française de l'Énergie » ?
Une filiale à 100% d'EGL UK, elle-même filiale à 100% de Fitzroy River, société australienne.
Cette entreprise vient de lancer le processus de son entrée en bourse : à qui profitera la dégradation de notre territoire ? A des financiers étrangers !

En conclusion : des citoyens sacrifiés pour un projet fossile aberrant !

Depuis des années, nos élus soutiennent en cachette les projets de forages.
Pourquoi en cachette ? Parce que partout dans le monde, les hydrocarbures non conventionnels causent des désastres écologiques et humains, partout les citoyens se dressent contre ces projets inutiles, dévastateurs, coûteux pour les populations, juteux pour les spéculateurs !
On préfère laisser les citoyens dans l'ignorance !

Télécharger ce tract (pdf 273 ko)

Fin » du TAFTA : la France ne convainc pas :

Gaz de Schistes Provence - mar, 30/08/2016 - 17:24

De : https://www.collectifstoptafta.org/

 

Paris, le 30 août 2016

Faut-il prendre M. Fekl au sérieux et considérer le TAFTA mort et enterré ? En annonçant ce matin que la France va demander l’arrêt des négociations avec les États-Unis sur le TTIP, le secrétaire d’État français au commerce renforce les déclarations du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel, qui affirmait le 28 août que les négociations du traité UE-USA avaient « de facto échoué ».
Les déclarations de M. Fekl marquent une potentielle victoire des mobilisations citoyennes partout en Europe, qui dénoncent depuis trois ans les dangers du traité. Elles sont aussi un aveu d’échec de la part de la France et de l’Allemagne qui ont soutenu le projet de traité jusqu’à présent, même si M. Fekl tente aujourd’hui de capitaliser sur ce fiasco, et d’en extraire les bénéfices politiques en passant pour le gouvernement qui aura fait barrage au TAFTA.

Mais pour se concrétiser et entériner l’enterrement définitif du projet de traité, les déclarations françaises devront être suivies d’une décision formelle des 28 et de la Commission européenne. Or, en juin dernier, l’ensemble des chefs d’États européens avait confirmé le mandat de négociation du TAFTA face à Jean-Claude Junker lors du sommet des chefs d’État de l’UE. Ce mandat de négociation, qui vise exclusivement l’accroissement du commerce et de l’investissement, sans considération sociale ou environnementale, est donc toujours valide.
Pour Nicolas Roux, des Amis de la Terre, « la France doit aller au-delà des simples déclarations et passer aux actes. Rien n’empêche que les négociations reprennent lorsque la configuration politique en Europe et aux États-Unis sera plus favorable, par exemple après la mise en place de nouveaux gouvernements suite aux élections. »

De plus, le secrétaire d’État érige le CETA (ou AECG), accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, en modèle et le présente comme un « anti-TAFTA ».
Amélie Canonne, de l’AITEC, décrypte : « sans aucun doute M. Fekl a compris qu’il fallait, à court terme, sacrifier le TAFTA pour sauver le CETA. En le dissociant du traité UE-USA et en fustigeant le TAFTA devant l’opinion, la France entend donner au traité UE-Canada les chances maximales d’approbation le 18 octobre prochain au Conseil, puis de ratification en janvier prochain au Parlement européen. »
Les principaux dangers du TAFTA se retrouvent pourtant bel et bien dans le CETA : mise en place d’une cour d’arbitrage privée qui permettra aux multinationales canadiennes (et à la majorité des multinationales américaines possédant des filiales au Canada) d’attaquer les États européens pour toute politique publique mettant en cause la rentabilité de leur investissement ; suppression des tarifs douaniers agricoles et abaissement des normes environnementales européennes ; privatisation croissante des services publics ; etc.

Si M. Fekl se voulait cohérent, il rejetterait donc les deux, sans distinction, et dès maintenant.
Mais pour l’heure les deux accords transatlantiques restent sur la table à Bruxelles, et l’un d’entre eux peut même compter sur le soutien complet du gouvernement français.
Il faudra davantage que des déclarations unilatérales pour désarmer la résistance aux traités, en France comme en Europe. Ainsi, dans de nombreux pays européens, les sociétés civiles appellent à se mobiliser pour dire non au CETA dans les prochaines semaines, dont en France, le 15 octobre prochain.


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