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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Gaz de schiste : Achèvement du forage du puits-pilote à In Salah (Sonatrach)

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 13/12/2014 - 13:30
GAZ DE SCHISTE : ACHÈVEMENT DU FORAGE
DU PUITS-PILOTE À IN SALAH (SONATRACH)

Les opérations de forage et de compression du gaz de schiste effectuées dans le puits-pilote d'Ahnet (In Salah) ont été achevées au cours de cette semaine, a affirmé jeudi à l'APS le P-dg par intérim de Sonatrach, Said Sahnoun. "Nous avons déjà terminé, au cours de cette semaine, le forage et la compression, et nous nous apprêtons à tester ce puits-pilote afin de vérifier certains paramètres qui déterminent (ses capacités) d'exploitation commerciale", a souligné M. Sahnoun en marge du forum algéro-britannique sur le commerce et l'investissement à Londres.

L'exploitation du gaz de schiste, a-t-il poursuivi, représente "un axe de développement que Sonatrach a retenu de manière résolue", ajoutant que ce gaz non conventionnel "est un potentiel de croissance à ne pas négliger". Selon lui, "cela permettra à Sonatrach d'assurer, avec un niveau nettement plus élevé, la sécurité énergétique du pays et de continuer à assurer ses projets de développement".

A rappeler que l'exploitation commerciale du gaz de schiste algérien est prévue pour l'année 2022 avec une production avoisinant les 20 milliards de m3, avait affirmé, dimanche dernier, M. Sahnoun lors de son intervention au sommet nord-africain du pétrole et du gaz tenu à Alger. Sonatrach prévoit également le renforcement de ses capacités de production de gaz de schiste grâce à l'intensification des investissements dans ce domaine pour atteindre les 30 milliards de m3 à l'horizon 2025-2027, avait-il encore avancé.

Selon le premier responsable de Sonatrach, des efforts soutenus ont été consacrés, ces dernières années, pour évaluer le potentiel en hydrocarbures non conventionnels, à travers particulièrement la coopération avec des compagnies internationales spécialisées dans ce domaine. Les ressources techniquement récupérables en matières de gaz de schiste sont estimées à près de 700 Tcf (1Tcf=1 trillion de pieds cubes).

Il avait souligné, en outre, que les efforts de l'Algérie pour développer son potentiel des hydrocarbures non conventionnels visaient la sécurisation de l'approvisionnement du marché national et la satisfaction de ses engagements en tant que fournisseur "fiable" du marché européen.

A rappeler que lors de sa réunion de mai dernier sous la présidence de chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, le conseil des ministres avait approuvé une communication du ministre de l'Energie par laquelle ce dernier avait sollicité l'accord pour l'exploitation des formations argileuses et schisteuses.

Ce dossier a été présenté conformément à la nouvelle loi sur les hydrocarbures de 2013 qui conditionne l'exploration et l'exploitation des schisteux à l'approbation du Conseil des ministres lequel a, ainsi, donné son aval pour le lancement des procédures requises en direction des partenaires étrangers. Les premières indications disponibles laissent entrevoir des capacités nationales "appréciables" en gaz et huile de schiste ainsi que des perspectives "prometteuses" en terme de quantités récupérables, avait précisé le conseil des ministres. Pour confirmer le potentiel commercial de ces ressources, l'Algérie a besoin de mener un programme de forage de 11 puits, étalés sur une période allant de 7 à 13 ans.

L'Algérie est classée au 4ème rang mondial, juste après la Chine, l'Argentine et les Etats-Unis, en termes de réserves de gaz de schistes récupérables. Les réserves algériennes sont estimées à 19.800 milliards de m3, situées essentiellement dans les bassins d'Ahnet, Mouydir, Berkine-Ghadames, Timimoun, Reggane et de Tindouf.

Le président Bouteflika avait instruit le gouvernement à veiller à ce que la prospection et, plus tard, l'exploitation des hydrocarbures schisteux soient menées en permanence avec le souci de préserver les ressources hydriques et de protéger l'environnement.

Lire l'article sur El Watan

Le schiste, c'est fric - Marianne

Google actu "Schiste" - sam, 13/12/2014 - 13:00

Marianne

Le schiste, c'est fric
Marianne
De Devils Lake dans le Dakota du Nord à la campagne de Fontainebleau, le journaliste Sylvain Lapoix et le dessinateur Daniel Blancou, grâce à une longue BD-enquête, nous font plonger dans l'univers inquiétant des gaz de schiste. Un travail rigoureux ...

Pétrole moyen-oriental contre schiste américain : les émirs ne ... - Atlantico.fr

Google actu "Schiste" - ven, 12/12/2014 - 08:29

Atlantico.fr

Pétrole moyen-oriental contre schiste américain : les émirs ne ...
Atlantico.fr
Cependant la grande différence entre un gisement "classique" et un "gisement de pétrole de schiste" c'est que dans un gisement classique on investit plusieurs milliards de dollars pour mettre en place les installations de production mais ensuite le ...
Pétrole : le prix du baril devrait baisser jusqu'à l'été prochainCaradisiac.com
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Projet "Abyssea" out ! Bravo aux militants, aux écolos et aux élus locaux d'avoir protégé notre environnement et merci Madame Royal.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - mer, 10/12/2014 - 14:17

Méditerranée: Royal suspend un projet pétrolier

Le gouvernement français a gelé le projet de centre d'expertise et d'essai en mer profonde destiné à l'industrie pétrolière qui devait être implanté en Méditerranée au coeur du périmètr...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/10/97001-20141210FILWWW00217-mediterranee-royal-suspend-un-projet-petrolier.php

Ségolène Royal suspend le projet Abyssea, au large des îles d' Hyères

Le projet d'implantation de plates-formes d'essai et d'expertise par grands fonds, au large du Levant, a été suspendu par le Ministère de l'Ecologie et du Développement durable. >> RELIRE. Abys...

http://www.varmatin.com/hyeres/segolene-royal-suspend-le-projet-abyssea-au-large-des-iles-d-hyeres.1960383.html

États-Unis: les puits d’hydrocarbures abandonnés rejettent beaucoup de méthane

(!) Info minute – Revue de Presse D’après info AFP -Washington – Les puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés pourraient représenter une partie importante des émissions non prises en compte de méthane dans l’atmosphère aux États-Unis, un puissant gaz à effet de serre, selon une recherche effectuée en Pennsylvanie. Des études précédentes ont […]

Le gaz de schiste n'est pas une menace pour l’environnement en Algérie

08.12.14. - Le gaz de schiste n'est pas une menace pour l’environnement en Algérie (Sonatrach)

L’exploitation du gaz de schiste ne constitue pas une menace pour l’environnement en Algérie, a affirmé lundi un haut responsable de Sonatrach en citant certains atouts spécifiques aux régions et à la nature des roches à fracturer. Dans une intervention au sommet nord-africain de pétrole et de gaz qui se tient du 7 au 9 décembre à Alger, le vice-président Amont du groupe Sonatrach, Mahieddine Touami, a estimé que les mises en garde lancées par certains sur l’impact environnemental de la production de gaz de schiste étaient "exagérées".

Il a, tout d'abord, rappelé que Sonatrach ne procéderait à l’extraction du gaz de schiste que si l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) donnait son aval en prenant compte des résultats de l’étude des impacts environnementaux.

Quant aux spécificités qui caractérisent le gaz de schiste algérien, il a observé que les contraintes environnementales de son extraction dans le Sahara algérien n'étaient pas similaires à celles des zones peuplées aux Etats-Unis et en Europe.
En outre, a-t-il poursuivi, les premières expériences d’extraction de ce gaz en Algérie ont prouvé qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser de grosses quantités d’eau pour la fracturation hydraulique, alors que l'un des arguments avancés par les détracteurs de la production de gaz de schiste concerne les apports considérables en eau pour fracturer la roche qui renferme cet hydrocarbure.
Selon lui, seulement un tiers des volumes d'eau initialement prévus a été finalement utilisé lors de ces expériences d'extraction menées en Algérie.

L'autre argument avancé par M. Touami est que les résultats d’une opération de fracturation hydraulique que Sonatrach a récemment finalisée ont démontré que la roche était fracturable avec un potentiel "relativement faible".

Ce qui lui a fait dire que ces atouts permettraient d’améliorer l’attractivité de l’investissement dans ce domaine en Algérie qui prévoit d'entamer l’exploitation commerciale du gaz de schiste à partir de 2022 avec une capacité de 20 milliards de m3.

Avec des réserves estimées à 19.800 milliards de m3, l'Algérie est classée au 3ème rang mondial, juste après la Chine et l'Argentine, en termes de réserves de gaz de schistes récupérables.
Ces réserves sont situées essentiellement dans les bassins de Mouydir, Ahnet, Berkine-Ghadames, Timimoun, Reggane et Tindouf.


isa77_Jouarre's insight:

Chaque pays connaît des situations miraculeuses:

le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France, 

la fracturation hydraulique peut être effectuée en Algérie avec très peu d'eau… ça tombe bien, il n'y en a pas beaucoup dans cette région du monde ! 



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Sonatrach : Le gaz de schiste, un danger pour l'environnement partout sauf en Algérie


08.12.14. - L’exploitation du gaz de schiste pourrait être une menace pour l’environnement ailleurs mais pas en Algérie. C’est en substance ce qu’a déclaré, ce lundi, le vice-président Amont du groupe Sonatrach, Mahieddine Touami, lors d’une intervention faite au sommet nord-africain de pétrole et de gaz qui se tient à Alger du 7 au 9 décembre.

Le vice-président de la Sonatrach veut rassurer les militants et autres activistes qui mènent, en Algérie, et partout dans le monde, une campagne pour dénoncer le gaz de schiste qui présente, selon eux, un véritable danger pour l’environnement. Ce responsable de la compagnie nationale a évoqué des “spécificités” qui caractérisent le gaz de schiste algérien. Selon lui, “les contraintes environnementales de son extraction dans le Sahara algérien n’étaient pas similaires à celles des zones peuplées aux Etats-Unis et en Europe”. Il n’en dira pas plus à ce sujet.


Par ailleurs, le même intervenant a affirmé que l’extraction de ce gaz en Algérie n’a pas besoin de «grosses quantités d’eau» pour la fracturation hydraulique. Lors des expériences faites par la Sonatrach dans le Sud, «un tiers seulement des quantités d’eau prévues ont été utilisés», a-t-il ajouté. Ce qui, indique-t-il encore, augmenterait l’ «attractivité» de ce nouveau marché en Algérie. A noter, en dernier lieu, que l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) a commandé une étude sur l’impact environnemental de l’extraction du gaz de schiste. L’Algérie prévoit l’exploitation commerciale de ce gaz en 2022. Plusieurs pays étrangers, dont certains qui interdisent ces opérations chez eux, veulent investir dans le Sud algérien.

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Début de l'exploitation commerciale du gaz de schiste en Algérie en 2022

07.12.14. - L'exploitation commerciale du gaz de schiste en Algérie devrait commencer en 2022 avec une production de 20 milliards de m3, a annoncé dimanche à Alger le PDG de la société publique d'hydrocarbures Sonatrach, Saïd Sahnoun.

"Nous comptons entamer la phase-pilote de l'exploitation des ressources non conventionnelles en 2019, avec la perspective de mettre ce potentiel en production à partir de 2022", a déclaré M. Sahnoun lors d'une rencontre internationale sur le pétrole et le gaz à Alger.

[…] Sonatrach prévoit de renforcer ses capacités de production de gaz de schiste grâce à l'intensification des investissements afin d'atteindre les 30 milliards de m3 à l'horizon 2025-2027, a-t-il ajouté.

Selon M. Sahnoun, les ressources techniquement récupérables de gaz de schiste sont estimées à près de 700 Tcf (trillion de pieds cubes), soit plus de 19.000 milliards de m3.

L'Algérie est classée au 3e rang mondial, juste après la Chine et l'Argentine, en termes de réserves de gaz de schiste récupérables, selon le dernier rapport du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves des hydrocarbures non conventionnels.

En Algérie où les hydrocarbures comptent pour 97% des recettes d'exportations, les réserves en gaz conventionnel prouvées sont estimées à plus de 4.000 milliards de m3 et celles en pétrole à plus de 12 milliards de barils.

Le pays produit actuellement 80 milliards de m3 par an et ambitionne de doubler cette production dans les dix prochaines années.

M. Sahnoun a indiqué que la Sonatrach allait investir 90 milliards de dollars dans le cadre de son plan de développement quinquennal destiné à accroître ses capacités de production, en dépit de la chute des cours du pétrole. En juillet, le groupe avait évoqué la somme de 100 milliards de dollars.

L'objectif de ce programme est notamment d'exploiter de nouvelles zones insuffisamment explorées et de prouver l'énorme potentiel de l'Algérie en offshore, a précisé le patron de la Sonatrach.



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Gaz de schiste, feu de paille ?


08.12.14. - En ces temps d’abondance pétrolière retrouvée – le baril d’or noir était passé, vendredi 5 décembre, sous la barre des 70 dollars (57 euros) –, qui se soucie encore de savoir combien d’hydrocarbures non conventionnels nous avons sous les pieds ? La question pourrait ne valoir plus guère qu’un haussement d’épaules : le gaz semble jaillir d’à peu près partout où on le cherche, le pétrole coule de nouveau à flots. La revue Nature lui consacre pourtant, dans son édition du 4 décembre, son éditorial ainsi qu’une longue enquête – le tout risquant de doucher quelque peu l’enthousiasme des tenants du gaz de schiste.


La prestigieuse publication scientifique estime en effet que les projections de la production américaine de gaz de schiste pourraient être « considérablement surestimées » par l’US Energy Information Administration (EIA), l’agence fédérale chargée de la prospective énergétique. « Ces prévisions sont importantes, car elles nourrissent des décisions politiques sur l’énergie, prises au plus haut niveau », explique Nature dans son éditorial.

Sur la foi des estimations de l’EIA, note en substance la revue, ce sont des dizaines de milliards de dollars d’investissements qui sont prévus outre-Atlantique dans le développement d’infrastructures lourdes de liquéfaction et d’exportation, de production électrique, etc.

[…] Mais, note malicieusement Nature, « il est crucial de noter que les prévisions [de l’EIA] sont bien plus élevées que les meilleures estimations indépendantes conduites par des chercheurs du monde académique »

[…] Selon les chercheurs texans, la production des quatre principaux bassins américains de production (Marcellus, Barnett, Fayetteville, Haynesville) ne grimpe pas tranquillement, comme anticipé par l’EIA, jusqu’en 2040 : elle atteint son pic en 2020 – c’est-à-dire demain – avant de chuter rapidement. La divergence d’analyse est si grande qu’à l’horizon 2030, en prenant des hypothèses semblables sur l’évolution des prix du gaz, les chercheurs parviennent à une production inférieure de moitié à ce que prévoient les analystes de l’EIA…


[…] La méthode de l’EIA consiste à analyser les données de production moyennées sur chaque comté – un comté pouvant représenter plusieurs centaines de kilomètres carrés et plusieurs dizaines de puits. Les chercheurs texans, eux, ont utilisé une résolution bien plus fine – de l’ordre de 2 à 3 kilomètres carrés. Ce qui leur permet de repérer les sweet spots – les zones les plus productives – qui sont exploitées en priorité : les puits secondaires, forés en deuxième lieu, sont moins rentables que les premiers. En intégrant ce paramètre, les chercheurs peuvent apprécier très différemment l’histoire productive de chaque petit lopin de terre ou presque. Les projections changent alors du tout au tout.


Ce n’est pas le seul biais. L’EIA considère que le nombre de puits peut s’accroître indépendamment du contexte géographique, alors que les chercheurs de la Texas A & M University ont considéré qu’il n’était pas réaliste d’entreprendre des forages au cœur des grandes villes, sous les lacs, etc.

Le plus étonnant est que, en dépit de ces approximations optimistes, les prévisions de l’EIA sont plutôt « conservatrices » si on les compare à celles, extrêmement optimistes, produites par des sociétés comme Goldman Sachs, Navigant ou Wood Mackenzie. Nature rappelle que les estimations des réserves polonaises de gaz de schiste avaient été divisées par dix après que le bureau géologique national eut conduit ses propres analyses…

En définitive, l’EIA aura-t-elle tort ou raison ? La révolution du gaz de schiste va-t-elle s’installer dans la durée ou faire long feu ? Il n’y a pas si longtemps à attendre pour le savoir. Mais un bref regard rétrospectif peut permettre de se faire une idée. En 2008, l’EIA n’avait pas vu venir l’explosion de la production de gaz naturel liée au développement de la fracturation hydraulique : elle pensait que le plateau sur lequel était bloquée la production américaine de gaz allait plus ou moins se poursuivre. Ce n’est pas arrivé.

En 2004, elle anticipait qu’un scénario de fortes tensions sur l’or noir pourrait faire grimper le baril de pétrole à un maximum de 32,80 dollars en 2010 pour atteindre le sommet de 34,90 dollars à l’horizon 2025. Là encore, même en corrigeant de l’inflation, on est assez loin du compte.



isa77_Jouarre's insight:

Reprise de l'article de Nature par Le Monde, quelques jours après la traduction proposée par "Stop Gaz de Schiste"



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Gaz et huile de schiste : une méthode pour tracer l’eau issue des forages

21.11.14. - Des chercheurs de l’université de Duke aux Etats-Unis et du BRGM ont mis au point une méthode pour tracer les fluides issus de la fracturation hydraulique dans l’environnement.

L’université de Duke (Caroline du Nord, Etats-Unis) et le BRGM ont uni leurs compétences dans le cadre d’un projet scientifique afin d’étudier les impacts environnementaux de l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

 Cette collaboration vient d’aboutir à la mise au point d’une méthode de traçage dans l’environnement des fluides issus de la fracturation hydraulique. Il s’agit d’une découverte importante puisqu’elle permet de distinguer les eaux issues de cette technique non conventionnelle de forage des autres eaux présentes dans l’environnement, y compris les eaux usées liées aux forages classiques pour l’exploitation du pétrole et du gaz.

[…]

Le risque de contamination de l’environnement par l’eau issue des opérations de forages fait partie des préoccupations les plus fortes concernant la technique de la fracturation hydraulique, largement répandue aux Etats-Unis pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

[…]Le traçage des eaux issues de ces forages doit permettre d’évaluer les impacts de ces derniers, et de différencier une éventuelle contamination par les puits d’exploitation des hydrocarbures de roche-mère d’autres sources possibles de pollution.

Sur deux terrains de recherche aux USA, en Virginie et en Pennsylvanie, totalisant une cinquantaine de puits, les chercheurs de l’université de Duke et du BRGM ont mis en évidence des signatures isotopiques du lithium et du bore spécifiques aux fluides remontés des forages utilisant la fracturation hydraulique.

 Au cours de leur circulation dans la roche-mère fracturée, les eaux se chargent en éléments présents dans les minéraux argileux des schistes. Les scientifiques utilisent les compositions isotopiques de ces éléments comme traceurs pour distinguer et quantifier les fluides de fracturation éventuellement présents dans l’environnement.

Cette découverte est le fruit d’une collaboration de longue date du BRGM avec le Professeur Avner Vengosh de l’université de Duke, réactivée en 2013 par son séjour d’un mois au BRGM, financé sur fonds Carnot.

 Le BRGM a contribué à l’étude sur fonds propres, dans le cadre de son programme scientifique "Traceurs isotopiques et datations géochronologiques". Ses équipes ont analysé les isotopes du lithium, thématique pour laquelle l’équipe de la direction Laboratoires est particulièrement reconnue.

 Les équipes de l’université de Duke ont analysé les isotopes du Bore. La participation de l’université de Duke à l’étude a été financée par la National Science Foundation (NSF).

 

La collaboration entre l’université de Duke et le BRGM se poursuit, à travers l’encadrement conjoint d’une thèse sur les impacts environnementaux de l’exploitation des ressources de gaz non conventionnelles.


isa77_Jouarre's insight:

Pourquoi diantre le BRGM s'intéresse-t-il à un "non problème"?

Si on écoute les industriels, il n'y a aucun risque de contamination de l'environnement par les fluides de fracturation. Pourquoi le BRGM s'associe-t-il avec l'univeristé de Duke qui a connu par le passé quelques débats liés aux conflits d'intérêt, certains chercheurs étant très (trop) proches des industriels finançant les recherches. 

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une vidéo: 'Fracking 101' Narrated by Edward James Olmos


Fracking 101, a new animated video from the Sierra Club narrated by Edward James Olmos explains the harmful impacts of fracking on health, the environment and the climate in simple terms
isa77_Jouarre's insight:

une vidéo qui demanderait à être traduite en français. 



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L’exploitation des gaz de schiste peut engendrer fausses couches, malformations congénitales et infertilité

(!) Info minute – Revue de Presse L’exploitation des pétrole et gaz non conventionnels (PGNC) a le potentiel d’accroître la pollution de l’air et de l’eau des communautés vivant à proximité des sites d’exploitation. Chaque étape du processus d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (HNC) -du forage et de la construction du puits aux opérations d’extraction, […]

Natural gas: The fracking fallacy


03.12.14. - The United States is banking on decades of abundant natural gas to power its economic resurgence. That may be wishful thinking.

[…]

Companies are betting big on forecasts of cheap, plentiful natural gas. Over the next 20 years, US industry and electricity producers are expected to invest hundreds of billions of dollars in new plants that rely on natural gas. And billions more dollars are pouring into the construction of export facilities that will enable the United States to ship liquefied natural gas to Europe, Asia and South America.

All of those investments are based on the expectation that US gas production will climb for decades, in line with the official forecasts by the US Energy Information Administration (EIA). As agency director Adam Sieminski put it last year: “For natural gas, the EIA has no doubt at all that production can continue to grow all the way out to 2040.”

But a careful examination of the assumptions behind such bullish forecasts suggests that they may be overly optimistic, in part because the government's predictions rely on coarse-grained studies of major shale formations, or plays. Now, researchers are analysing those formations in much greater detail and are issuing more-conservative forecasts. They calculate that such formations have relatively small 'sweet spots' where it will be profitable to extract gas.

The results are “bad news”, says Tad Patzek, head of the University of Texas at Austin's department of petroleum and geosystems engineering, and a member of the team that is conducting the in-depth analyses. With companies trying to extract shale gas as fast as possible and export significant quantities, he argues, “we're setting ourselves up for a major fiasco”.


[…]


isa77_Jouarre's insight:

L'article de Nature, questionnant les estimations de ressources des gisements de schiste américains. La traduction est disponible sur le site de “Stop Gaz de Schiste” - (Rhône-Alpes et Franche-Comté).




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Gaz de schiste : Le sophisme de la fracturation, spéculation sur les prévisions


06.12.14. - Les États-Unis misent sur des décennies abondantes en gaz naturel pour alimenter la reprise économique. Ce n’est peut-être qu’un vœu pieux. Après l’étude publiée par J. David Hugues du Post Carbon Institute dont nous rendions compte ici, c’est au tour de la revue Nature de s’interroger sur les prévisions publiées par les organismes d’État, les cabinets conseils et de les opposer à celles effectuées par une équipe pluridisciplinaire de l’Université du Texas à Austin. Le gaz abondant pendant des décennies est très probablement une chimère qui ne fait qu’alimenter la spéculation. Dans ce qui suit, seules les questions de prévisions sont examinées. Il ne s’agit pas ici d’évoquer les conséquences désastreuses de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste.


isa77_Jouarre's insight:

L'article de Nature, en français. Merci à “Stop gaz de schiste”  (Rhône-Alpes et Franche-Comté)



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Des industriels français s'unissent pour le gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 07/12/2014 - 20:41
DES INDUSTRIELS FRANÇAIS S'UNISSENT
POUR LE GAZ DE SCHISTE

Selon un article du JDD.fr daté du 12 octobre 2014, un observatoire sera créé début 2015 pour informer et convaincre sur les bienfaits d'une exploration.

Les pro gaz de schiste ne désarment pas. Une quinzaine d'industriels français phosphorent depuis plusieurs mois sur la création d'un "centre d'information et de documentation" sur le gaz de schiste.

L'objectif serait de collecter un maximum de "données et d'informations vérifiées et crédibles, car on entend tout et n'importe quoi sur le sujet", explique l'un des leaders de ce projet.
Encore secret - car pas finalisé -, cet observatoire devrait voir le jour à la fin de l'année 2014 ou au début de l'année 2015 pour continuer à peser dans le débat. Il regroupera des industriels, des économistes, des sociologues et des scientifiques pour traiter des questions sur l'exploration, l'exploitation, la technique de fracturation hydraulique.

Parmi ces industriels français devraient s'investir des groupes tels que Total, GDF Suez, Imerys ou encore Vallourec. En Europe, par exemple, l'industrie de la pétrochimie souffre de l'essor du gaz de schiste aux États-Unis. Le PDG du chimiste franco-belge Solvay, Jean-Pierre Clamadieu, s'en est d'ailleurs souvent plaint.

Les porteurs du projet affûtent surtout leurs armes pour faire du lobbying auprès de la Commission européenne et la convaincre de lancer l'exploration de gisements en Europe.
À ce jour, seuls les Anglais, les Polonais et les Danois se sont lancés dans l'aventure.

POUR LE COLLECTIF 07 STOP AU GAZ ET HUILES DE SCHISTE

les lobbies sont à la manoeuvre et la propagande n'en finit pas. Le but est de forer quelles que soit les conséquences économiques, sanitaires et environnementales.
Objectif de cet observatoire : L'ACCEPTABILITÉ.
Comme pour le tabac et les OGM, des moyens colossaux vont être dépensés par les industriels pour tenter de retourner l'opinion publique toujours largement opposée à la recherche et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Les lobbyistes n'hésitent pas à noyauter les organes du pouvoir et s'appuient sur des hauts fonctionnaires pour faire passer leurs idées. A Paris, comme dans les plus hautes instances européennes, ils agissent en nombre, intensifient leur action et remportent des victoires.
Le lobbying le plus efficace à Bruxelles est le fait d'anciens hauts responsables de la Commission, diplomates ou eurodéputés qui prennent leur retraite ou abandonnent leur fonction et mettent leur réseau et leur connaissance du système au service d'un lucratif travail de lobbying.

Malgré les avions renifleurs, le nuage de Tchernobil, le sang contaminé, la vache folle, l'amiante ... allons y gaiement pour le profir de quelques multinationales.

Mais nous le répétons encore et encore : aucune loi "scélérate" ne pourra permettre aux compagnies, pour leur profit, de venir détruire notre pays.
Et nous, opposants, leur répétons encore et toujours "no Gazaran, ni ici ni ailleurs, ni maintenant ni jamais".
Nos arguments se vérifient au fur et à mesure que les retours parviennent des pays permettant cette industrie désastreuse, notamment des USA.
Lire et relire nos arguments : Gaz de schiste et hydrocarbures non-conventionnels : une aberration économique, sanitaire et environnementale

Des articles de ce site à propos des lobbies :
Bruxelles, les lobbies à la manœuvre
Voyage au cœur des lobbies du gaz de schiste et du nucléaire
Gaz de Schiste : les lobbies contre attaquent
Arnaud "fracking" Montebourg, chantre des lobbies pour le gaz de schiste

Fracking could carry unforeseen risks as thalidomide and asbestos did, says report produced by Walport

28.11.14. - Fracking could carry unforeseen risks in the way that thalidomide, tobacco and asbestos did, warns a report produced by the government’s chief scientific adviser.

[…] The controversial technique, which involves pumping chemicals, sand and water at high pressure underground to fracture shale rock and release the gas within, has been strongly backed by the government with David Cameron saying the UK is “going all out for shale”.

But environmentalists fear that fracking could contaminate water supplies, bring heavy lorry traffic to rural areas, displace investment in renewable energy and accelerate global warming.

The chapter in the report produced by the chief scientific adviser appears to echo those fears. “History presents plenty of examples of innovation trajectories that later proved to be problematic — for instance involving asbestos, benzene, thalidomide, dioxins, lead in petrol, tobacco, many pesticides, mercury, chlorine and endocrine-disrupting compounds...” it says.

[…]

Thalidomide was one of the worst drug scandals in modern history, killing 80,000 babies and maiming 20,000 babies after it was taken by expectant mothers.

Fracking provides a potentially similar example today, the report warns: “... innovations reinforcing fossil fuel energy strategies — such as hydraulic fracturing — arguably offer a contemporary prospective example.”

[…]

A spokesman for the Royal Academy of Engineering, which produced an influential 2012 report on shale gas with the Royal Society that concluded it could be safe if it was properly regulated, said the risks from fracking were very low.

[…]

“You can’t eliminate the risk of something going wrong, but you can monitor very closely and be very open and transparent about what’s going on.”

On the chief scientific adviser’s report, he said: “I think he’s making a very broad and general point.”

Greenpeace UK’s energy campaigner, Louise Hutchins, said: “This is a naked-emperor moment for the government’s dash to frack. Ministers are being warned by their own chief scientist that we don’t know anywhere near enough about the potential side effects of shale drilling to trust this industry. The report is right to raise concerns about not just the potential environmental and health impact but also the economic costs of betting huge resources on an unproven industry. Ministers should listen to this appeal to reason and subject their shale push to a sobering reality check.”

[…]



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Fracking chemicals could pose risks to reproductive health, say researchers


05.12.14. - People who live near fracking operations should be monitored for chemical contaminants and health problems, according to researchers who surveyed the risks posed by substances used in the process.

Scientists in the US found that many of the 750 or so chemicals that are pumped into the ground at high pressure to fracture shale rock were associated with fertility and developmental problems.

But while the chemicals have been linked to various health effects, ranging from poor semen quality and endocrine problems to miscarriages and low birth weight, very little is known about the levels of chemicals that people are actually exposed to from fracking operations, making it impossible to assess the real risk.

The scientists’ study drew on published scientific reports into the health impacts of chemicals such as benzene and toluene, and elements including cadmium and arsenic that are released from rocks in the drilling process.

The team, led by Susan Nagel at the University of Missouri, fear that fracking chemicals could contaminate air, water and soil, and expose workers and local communities to the substances.

“We desperately need biomonitoring data from these people. What are people actually exposed to? What are the blood levels of people living in these areas? What are the levels in the workers?” said Nagel.

“It is absolutely in the realm of possibility that at current human exposure levels, we might expect to see some of these effects, and at the very least, we should be looking for them,” she added.

The rapid rise of what are called unconventional oil and natural gas (UOG) operations, that combine horizontal drilling and hydraulic fracturing of rock, increases the risk of air and water pollution, the scientists write in Reviews on Environmental Health. In the US, more than 15m people live within 1.5km (one mile) of UOG operations.

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See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Gaz de schiste : Le sophisme de la fracturation, spéculation sur les prévisions

(!) Info minute – Revue de Presse Les États-Unis misent sur des décennies abondantes en gaz naturel pour alimenter la reprise économique. Ce n’est peut-être qu’un vœu pieux. Après l’étude publiée par J. David Hugues du Post Carbon Institute dont nous rendions compte ici, c’est au tour de la revue Nature de s’interroger sur les […]

Vu sur ARTE, un documentaire de grande qualité :

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - sam, 06/12/2014 - 20:06

Méthane, rêve ou cauchemar ? | ARTE

Avec le réchauffement climatique, le méthane piégé sous forme de glace au fond des océans risque de fondre et d'aggraver encore l'effet de serre. Pourtant, les pays en mal de ressources énerg...

http://www.arte.tv/guide/fr/043870-000/methane-reve-ou-cauchemar

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