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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Protestation contre l'exploration du gaz de schiste - El Watan

Google actu "Schiste" - dim, 10/07/2016 - 11:04

Protestation contre l'exploration du gaz de schiste
El Watan
«Ce sont les opérations d'exploration de gaz de schiste, menées depuis plusieurs mois dans les régions limitrophes, qui sont à l'origine des séismes qui secouent notre localité ces derniers jours», s'accordent à dire les citoyens mécontents. Certains ...

Gaz et huiles de schiste au Wyoming : des produits chimiques toxiques ingérés pa la population

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 10/07/2016 - 09:59
DES PRODUITS CHIMIQUES TOXIQUES TROUVÉS DANS LE CORPS DE GENS HABITANT À PROXIMITÉ DES OPÉRATIONS D'EXTRACTION DE GAZ ET DE PÉTROLE À PAVILLION DANS LE WYOMING

Jeudi, une coalition de groupes agissant pour défendre la santé humaine et environnementale a publié ( les résultats de ) recherches complètement nouvelles, associant des méthodes de monitoring atmosphériques à de nouvelles techniques de biomonitoring pour déterminer si l'on pouvait détecter dans le corps des riverains des émissions atmosphériques toxiques issues d'opérations d'extraction de gaz naturel.

Lors de l'étude, intitulée When the Wind Blows : Tracking Toxic Chemicals in Gas Fields and >Impacted Communities, ( Quand il fait du vent : Sur la piste de produits chimiques toxiques dans les gisements gaziers et les communautés impactées ), on a détecté dans les urines de participants à l'étude, des traces de huit produits chimiques dangereux émis par l'infrastructure du gaz à Pavillion dans le Wyoming. Beaucoup de ces produits chimiques étaient présents dans le corps des participants à des concentrations qui dépassent de loin les concentrations moyennes dans le grand public aux USA.

Deb Thomas, Directeur de Shale Test, qui habite le Wyoming et a été l'un des directeurs de l'étude, a déclaré : « Si votre eau potable est contaminée par des produits chimiques toxiques, vous pouvez éventuellement vous débrouiller avec une autre source, mais si l'air que vous respirez est toxique, vous ne pouvez pas choisir de respirer ailleurs. Quelle que soit la direction du vent, l'extraction du gaz implique tellement de sources d'émissions que les gens ne peuvent éviter d'être exposés à des produits chimiques toxiques issus des opérations. Malheureusement, c'est ce à quoi doivent s'attendre tous ceux qui vivent avec des forages pour le gaz ou le pétrole si ces forages donnent lieu à une production. »

Des experts scientifiques, avec des citoyens de Pavillion, ont utilisé un ensemble de différentes méthodes de monitoring atmosphérique et de biomonitoring pour comprendre si des émissions atmosphériques issues des installations pour l'extraction du gaz sont absorbées par le corps des riverains. Ils ont ensuite utilisé de nouvelles méthodes de biomonitoring qui ont été développées pour détecter la signature de produits chimiques dangereux chez les participants à l'étude par le biais des métabolites ou des produits de « dégradation « (« break-down » products ) et d'autres preuves d'exposition à des produits chimiques toxiques.

John Fenton, fermier et habitant de Pavillion, a déclaré : « Dans notre famille, nous avons eu des odeurs fantômes, des éruptions cutanées, la perte de cheveux, des problèmes respiratoires, des problèmes neurologiques, des crises d'épilepsie, des cancers et d'énormes impacts sur notre façon de réfléchir et de raisonner. Ces symptômes correspondent aux effets connus des produits chimiques toxiques émis dans l'air que nous respirons par les opérations d'extraction du gaz. Ce projet de biomonitoring a été l'occasion de découvrir si les produits chimiques dont nous savons qu'ils sont présents dans l'air sont également présents dans notre corps. »

Les chercheurs ont trouvé des composés organiques volatils ( COV) dans l'air émis par les opérations d'extraction du gaz à Pavillion et dans l'air qui entoure les gens qui travaillent et qui habitent dans la localité. Plus tard, des chercheurs ont trouvé des traces de ces mêmes produits chimiques dans le corps des gens qui participaient à l'étude. Les chercheurs se sont concentrés sur les COV et une famille spécifique de COV appelés produits chimiques BTEX ( benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes ), parce que l'on sait que ces produits chimiques sont dangereux pour la santé humaine, même à des niveaux faibles.

Des COV détectés lors de cette étude sont liés à des maladies chroniques telles que des cancers, des dysfonctionnements de la reproduction et du développement ; ainsi qu'à des problèmes respiratoires, des maux de tête, des saignements de nez et des éruptions cutanées.. Les directeurs de l'étude notent que, parce que les COV se trouvent quasiment partout dans les produits et dans nos habitations, il est possible que les COV détectés dans le corps des participants soient venus de sources multiples. Ayant développé ces méthodes nouvelles pour l'air et le biomonitoring de ces produits chimiques toxiques, les chercheurs espèrent améliorer ces méthodes pour mieux comprendre comment ces produits chimiques se déplacent dans l'environnement.

Dans When the Wind Blows on détaille ces résultats spécifiques :

Dans les échantillons d'air prélevés à proximité de Pavillion ; on a trouvé des produits chimiques toxiques, y compris des produits chimiques BTEX, qui correspondent à ceux associés à l'extraction du pétrole et du gaz et l'infrastructure associée.. Ce résultat est en accord avec des résultats de monitorings atmosphériques antérieurs de la région de Pavillion et d'autres sites d'extraction du pétrole et du gaz aux USA.

Lors de l'analyse d'échantillons d'urines ( biomonitoring ), on a trouvé des produits de dégradation dangereux et des traces ( métabolites ) de produits chimiques BTEX et autres COV liés à l'extraction du pétrole et du gaz dans le corps des participants à l'étude qui habitaient Pavillion.

On a détecté, à la fois dans l'air près de Pavillion et dans le corps de participants au projet huit produits chimiques liés à des maladies chroniques telles que le cancer ou d'autres maladies, y compris des dysfonctionnements au niveau de la reproduction ou du développement et des problèmes de santé tels que des difficultés respiratoires, des maux de tête, des saignements de nez, des éruptions cutanées et la dépression.

Les résultats du monitoring de l'atmosphère et du corps humain à la fois indiquent que des communautés vivant ou travaillant à proximité d'opérations d'extraction du gaz peuvent être exposées de façon intermittente à des mélanges complexes de substances chimiques associées à l'extraction du pétrole et du gaz. Il existe peu d'informations concernant la façon dont les COV mélangés agissent les uns avec les autres et dans le corps humain, mais des recherches scientifiques indiquent que, dans certains cas, les COV pourraient agir les uns avec les autres ( ou se combiner avec d'autres facteurs ) d'une manière qui augmente les dangers chez les êtres humains. Les niveaux de certains COV dangereux dans l'air, à la fois près des sites d'extraction du gaz et dans l'air respiré par les participants à l'étude dépassaient au moins un des Environmental Screening Level (ESL), qui sont des seuils de concentration atmosphériques qui sont fixés par les agences sanitaires publiques et les régulateurs environnementaux. Au-delà de ces seuils, il y a risque pour la santé humaine.

Des produits dangereux issus de la dégradation des COV étaient présents dans les urines de participants à l'étude à des niveaux beaucoup plus élevés que ceux trouvés habituellement chez les gens, avec un exemple dix fois plus élevé.

La grande dangerosité des produits chimiques émis dans l'air et les conclusions indiquant que les niveaux de certains des métabolites des COV dans les urines des personnes étudiées sont bien plus élevés que les niveaux que l'on trouve généralement chez les gens envoient un signal sans ambiguïté qu'il faut procéder à d'autres mesures pour empêcher les expositions.

Wilma Subra, biochimiste primée, l'une des scientifiques impliqués dans le projet, a déclaré : » Il est scandaleux que les habitants de Pavillion ne savent pas s'il y a des produits chimiques toxiques dans l'air ou dans leur corps, surtout quand l'extraction du gaz s'effectue ici depuis des décennies. Il est possible que nous découvrions et que nous prouvions seulement aujourd'hui qu'ils sont exposés à des produits chimiques toxiques dans l'air depuis trente ans. Il faut espérer que les méthodes que nous avons développées au cours de cette étude les aideront à obtenir de meilleures protections de la part des agences gouvernementales responsables de la santé publique – et aideront d'autres communautés aux USA à obtenir les protections auxquelles elles ont droit. »

Le rapport contient également des évaluations de dangerosité effectuées par Clean Production Action sur beaucoup de produits chimiques toxiques détectés dans l'air ou le corps de gens habitant Pavillion. L'analyse GreenScreen for Safer chemicals présentée dans le rapport est un outil mondialement reconnu, conçu pour présenter de façon succincte les connaissances scientifiques sur les dangers associés à des produits chimiques spécifiques, ainsi que les lacunes dans les données, là où des recherches sur les dangers n'ont pas été effectuées. L'analyse GreenScreen montre que beaucoup des produits chimiques détectés dans l'air autour de Pavillion et dans le corps des participants à l'étude sont extrêmement dangereux et devraient être évités – bien que, depuis des décennies, les habitants de Pavillion ne puissent pas éviter ces expositions qui continuent encore.
En se basant sur les conclusions de ce rapport et sur les nouvelles méthodes développées pour comprendre les impacts sanitaires qui résultent des émissions atmosphériques des opérations pour l'extraction du gaz, les auteurs de ce rapport et des groupes affiliés font les recommandations suivantes :
Il est nécessaire de faire d'autres contrôles de biomonitoring pour permettre de comprendre et d'empêcher l'exposition aux produits chimiques toxiques.

On a besoin de faire encore des recherches sur les impacts délétères de l'exposition accumulée à de multiples produits chimiques – et sur les effets de perturbation endocrinienne de ceux-ci.

Mettre en œuvre la régulation de précaution et faire en sorte qu'une information transparente soit divulguée au public. Il semble que la régulation actuelle ne protège pas les communautés habitant à proximité des opérations d'extraction du gaz et les agences de régulation disposent déjà de suffisamment de données sur les émissions pour justifier une action rapide pour protéger la santé publique et l'environnement.

Promouvoir des sources d'énergie propres et renouvelables et cesser de promouvoir le gaz naturel en le qualifiant de « propre » et de « sans danger ». Les données et les évaluations de dangerosité présentées dans ce rapport montrent des émissions de COV , qui semblent être inévitables dans l'extraction du gaz naturel. Cela indique que l'extraction ne peut être effectuée d'une manière qui protège véritablement les travailleurs, et le public . Pour protéger vraiment les travailleurs, les habitants et le public de ces dangers toxiques, il faut un changement complet de notre système énergétique – vers une énergie propre comme le solaire et les éoliennes.

Assurer un contrôle en continu ,des évaluations sanitaires et une remise en conformité des sites pour protéger des gens déjà impactés par l'extraction du pétrole et du gaz.

Source : Ecowatch, le 16 juin, 2016-06-22
L'article en anglais
Title : Toxic Chemicals Found in Residents Living Near Oil and Gas Operations in Pavillion, Wyoming
Traduction : Maureen Johnson

La part de méthane émise par l'extraction du gaz de schiste a été quantifiée.

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 09/07/2016 - 22:01
GAZ DE SCHISTE : UNE POLLUTION INSIDIEUSE
LA PART DE MÉTHANE ÉMISE PAR L'EXTRACTION DU GAZ DE SCHISTE A ÉTÉ QUANTIFIÉE

Article de Alice Maestracci sur "Pour La Science.fr"

Perchés à 3 580 mètres d'altitude, dans la station d'observation de Jungfraujoch (Alpes Suisse), Whitney Bader et Bruno Franco, du Groupe infrarouge de physique atmosphérique et solaire (GIRPAS) de l'université de Liège, mesurent l'abondance et la répartition d'une trentaine de gaz présents dans l'atmosphère, comme à leur ordinaire. Suite à la mise au point d'une nouvelle méthode qui leur permet d'analyser encore plus finement le spectre infrarouge de la lumière, ils mettent à jour les séries temporelles collectées depuis le milieu des années 1980, autrement dit les valeurs représentant l'évolution de ces gaz dans l'atmosphère et dans le temps, afin de mesurer plus spécifiquement la quantité d'éthane (C2H6). Les résultats marquent un changement de tendance intriguant. L'éthane est un des précurseurs de la formation de l'ozone dans les basses couches de l'atmosphère. Depuis les années 1980, et grâce à des mesures politiques visant à préserver la qualité de l'air, sa concentration diminuait d'environ 1% par an. Cependant, ces nouveaux résultats montrent qu'elle réaugmente depuis 2009, à raison de 5% par an.

L'éthane n'étant pas en lui-même un polluant majeur, la hausse de sa concentration aurait pu être anodine ; mais sa dégradation dans l'atmosphère le rend dangereux. Ce gaz est émis essentiellement par l'activité humaine, et en particulier lors de fuites dues à l'exploitation et au transport de gaz naturel. Une fois dans l'atmosphère, l'éthane réagit avec un composé hydroxyle (OH) pour former du monoxyde de carbone (CO) et, étant un précurseur de l'ozone (O3), il favorise son apparition dans la troposphère (située entre 0 et 12 kilomètres d'altitude), ce qui accroît les risques de pollution pour l'humain, la faune et la flore. Par ailleurs, il augmente la durée de vie du méthane (CH4), le deuxième gaz à effet de serre anthropique, en limitant sa réaction avec ce même composé hydroxyle.

D'où vient cette inversion de tendance ? C'est ce qu'ont essayé de savoir les deux chercheurs et Emmanuel Mahieu, responsable du GIRPAS. Pour cela, ils ont contacté leurs collègues américains du réseau NDACC (Network for the Detection of Atmospheric Composition Change) afin d'avoir un aperçu de l'état de l'atmosphère au dessus de l'hémisphère Nord. Les mesures des stations situées en Amérique du Nord et à Hawaï témoignent aussi d'une réaugmentation de la concentration en éthane depuis 2009, avec les plus fortes croissances observées au Colorado et à Toronto, à proximité de nombreuses zones d'exploitation de gaz de schiste. Les forages américains, nombreux depuis le milieu des années 2000, sont-ils responsables de l'augmentation conséquente du taux d'éthane dans l'atmosphère ? C'est en tout cas l'hypothèse que les chercheurs ont voulu tester.

L'exploitation par fracturation hydraulique des gisements de gaz de schiste libère en effet des hydrocarbures dont du méthane et de l'éthane, dans un rapport plus ou moins constant (entre 9 à 12 fois plus de méthane que d'éthane). C'est cette propriété qu'ils ont utilisée pour valider leur hypothèse. Les flux de méthane dans l'atmosphère sont détectables depuis l'espace – contrairement à ceux d'éthane. Il est donc possible, sur la base de la quantité de méthane émise depuis les régions incriminées, de déduire le flux d'éthane. La cartographie de ces émissions couplée à une carte de la distribution des puits d'extraction aux États-Unis leur a permis de quantifier les émissions d'éthane dues à l'extraction du gaz de schiste. Les résultats de cette étude sont concordants avec leurs premières mesures directes.

Ainsi, la seule exploitation du gaz de schiste aurait pour conséquence l'augmentation de 75 % des émissions d'éthane en provenance d'Amérique du Nord. Ce résultat a ensuite servi à apprécier la quantité de méthane émise par cette industrie. Jusqu'à présent, il était difficile de distinguer la contribution de chaque source, car le méthane provient d'une dizaine de sources naturelles et anthropiques telles que l'élevage, l'utilisation des énergies fossiles ou les marécages. Cependant, en s'appuyant sur le rapport de concentration constant entre éthane et méthane, les chercheurs ont pu déduire qu'en 2009, l'extraction du gaz de schiste a produit 20 millions de tonnes de méthane dans l'atmosphère. Dès lors, l'émission de méthane due à l'extraction du gaz de schiste a augmenté et atteignait 35 millions de tonnes en 2014, soit 10 % des émissions annuelles globales de méthane d'origine anthropique.

Ces travaux pointent les effets néfastes de l'extraction du gaz de schiste sur le climat. Cette industrie a certes réduit les émissions de CO2 (liées à la production d'électricité à partir du charbon), mais elle a un rôle dans l'augmentation des émissions du méthane, dont l'impact sur le climat est environ 25 fois plus important que celui du CO2

Lire l'article sur "Pour La Science.fr"

Fracking Has Contaminated Drinking Water, EPA Now Concludes

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - sam, 09/07/2016 - 21:30
FRACKING HAS CONTAMINATED DRINKING WATER,
EPA NOW CONCLUDES

The acknowledgment of instances of fracking-related water contamination marks a notable reversal for the Obama administration.

By Neela Banerjee, Insideclimate News

Editor's note March 30, 2016 : For our latest reporting on fracking and drinking water contamination, read "Fracking Study Finds Toxins in Wyoming Town's Groundwater and Raises Broader Concerns."

After years of asserting that hydraulic fracturing has never tainted drinking water, the Obama administration issued a long-awaited study of the controversial oil and gas production technique that confirmed "specific instances" when fracking "led to impacts on drinking water resources, including contamination of drinking water wells."

The conclusion was central to a nearly 1,000-page draft assessment issued Thursday by the Environmental Protection Agency to address public concerns about the possible effects of fracking on drinking water.

In the past, top Obama administration officials such as former EPA administrator Lisa Jackson and Energy Secretary Ernest Moniz maintained that there was no evidence fracking had fouled drinking water, despite findings to the contrary by EPA's own scientists in several highly publicized cases. The acknowledgment of instances of fracking-related contamination marks a notable reversal for the administration.

"Today EPA confirmed what communities living with fracking have known for years : fracking pollutes drinking water," said Earthworks policy director Lauren Pagel. "Now the Obama administration, Congress and state governments must act on that information to protect our drinking water, and stop perpetuating the oil and gas industry's myth that fracking is safe."

Still, the EPA determined that the number of contamination cases "was small compared to the number of hydraulically fractured wells."

"We did not find evidence that these mechanisms [of possible contamination] have led to widespread, systemic impacts on drinking water resources in the United States," the study said.

Oil and gas companies have also consistently contended that fracking has never contaminated drinking water. In the face of the EPA study results, industry groups such as Energy in Depth seized upon the conclusion that contamination did not appear to be widespread to argue that fears over fracking were unfounded.

"With this new report, it couldn't be clearer that shale development is occurring in conjunction with environmental protection—and the claims by anti-fracking activists have been thoroughly debunked," wrote Katie Brown on Energy In Depth's website.

But EPA officials said the study is not meant to provide a comprehensive tally of water contamination incidents. There is no national database of the number of wells fracked or contamination incidents at oil and gas sites. For 40 years, Congress and successive administrations have exempted the oil and gas sector from a host of federal pollution rules that would require detailed reporting of its activities.

As a result, the report stitches together a piecemeal picture of fracking-related incidents. It relies on several case studies involving a handful of major incidents, such as a well blowout in Killdeer, N.D., that state regulators investigated. It also uses state data for possible contamination events, such as spills of fracking fluid at well pads, which EPA acknowledges provides a limited scope of the problem.

"The spills occurred between January 2006 and April 2012 in 11 states and included 151 cases in which fracturing fluids or chemicals spilled on or near a well pad," the study said. "Due to the methods used for the EPA's characterization of spills, these cases were likely a subset of all fracturing fluid and chemical spills during the study's time period."

The study notes that the small number of contamination incidents included in the report might not be due only to their rarity but "to other limiting factors," including the lack of pre- and post-fracking data about drinking water resources ; the dearth of long-term studies ; and "the inaccessibility of some information on hydraulic fracturing activities and potential impacts," most likely held by companies.

"This is a study of how we can best protect our water resources," said Dr. Thomas A. Burke, EPA's science adviser and deputy assistant administrator of the Office of Research and Development, which conducted the study. As far as fracking goes, Burke said during a press conference, "it's not a question of safe or unsafe."

Launched five years ago at the behest of Congress, the water study was supposed to provide critical information about the method's safety "so that the American people can be confident that their drinking water is pure and uncontaminated," said a top EPA official at a 2011 hearing.

But the report was delayed repeatedly, largely because the EPA failed to nail down a key component : the prospective, or baseline, sampling of water before, during and after fracking. Such data would have allowed EPA researchers to gauge whether fracking affects water quality over time, and to provide best industry practices that protect drinking water. EPA had planned to conduct such research, but its efforts were stymied by oil and gas companies' unwillingness to allow EPA scientists to monitor their activities, and by an Obama White House unwilling to expend political capital to push the industry, an InsideClimate News report from March showed.

As a result, the study does not offer new empirical data gathered by the EPA about fracking's effects, said several scientists who research oil and gas development's impact on water. Rather, the EPA report provides an overview of existing literature and of cases of fracking-related water pollution investigated by state regulators.

"It's comprehensive in its treatment of the literature, but it's not very comprehensive in bringing new research or data from the field," said Robert Jackson, professor of environment and energy at Stanford University. "That's my biggest disappointment : They didn't do prospective studies, they didn't do well monitoring, they didn't do much field research. I don't feel like we have a lot of new information here."

Despite its conclusion that fracking has not led to systemic water contamination, the report nonetheless catalogues risks to drinking water at every step of the process : from acquiring water to use in stimulating the well and mixing the fracking chemicals with the water to constructing wells, injecting the fracking fluid into the well, and handling of fracking waste water that flows back up the well.

Further, the study confirmed problems that independent researchers have identified over the last five years in peer-reviewed scientific literature. The EPA cited the high number of chemical spills on well pads in places such as Colorado, where fracking fluid could leach into the water table. It confirmed the migration of methane into some people's drinking water in Pennsylvania. Moreover, it noted that oil and gas companies, especially in the West, frack in underground sources of drinking water––or USDWs––formations where pockets of water and hydrocarbons weave through each other.

Industry has denied such types of fracking. But Jackson and his Stanford colleague Dominic DiGiulio presented research at a conference last year that said oil and gas companies are fracking at much shallower depths than widely believed, sometimes through the underground water sites.

The draft report now goes to the EPA's Science Advisory Board for review and it will be open for public comment after June 5.

Article de Neela Banerjee sur Insideclimate News et liens

Des affiches anti-TTIP dans le métro de Bruxelles

Gaz de Schistes Provence - ven, 08/07/2016 - 13:56

Par: rédaction
7/07/16 – 13h23  Source: Belga

A la suite de l’appel à manifester lancé par la plate-forme TTIP GAME OVER en vue du prochain volet de négociations la semaine prochaine à Bruxelles, le collectif d’activistes « C’est pas nous, c’est eux » a remplacé, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans plus de cinquante stations de métro bruxelloises, des affiches publicitaires par des messages anti-TTIP.

Le message porté sur les affiches anti-TTIP « No more negotiations, No more free trade deals, Reboot democracy » revendique la fin des négociations. A l’approche des négociations de la semaine prochaine à Bruxelles entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, la plate-forme TTIP GAME OVER appelle les citoyens à manifester leur opposition aux traités de libre-échange comme le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement TTIP, l’Accord économique et commercial global avec le Canada CETA et l’Accord TiSA sur le commerce des services entre 23 membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Pas de CETA sans l’aval des parlements nationaux
Le collectif se réjouit du récent abandon du projet de la Commission Européenne de faire passer l’accord de libre-échange avec le Canada CETA sans l’aval des parlements nationaux. Il estime que le TTIP est une menace pour l’environnement, les normes sociales et le pouvoir politique, de par la soumission des démocraties aux intérêts des multinationales par le biais d’une Cour d’arbitrage.

Le collectif « C’est pas nous, c’est eux » estime le recours à la désobéissance civile légitime et nécessaire dès lors que les gouvernements de l’UE soutiennent un projet contre lequel un large pan de la société s’est positionné.


Gaz de schiste : le débat reprend au Centre-du-Québec - ICI.Radio-Canada.ca

Google actu "Schiste" - jeu, 07/07/2016 - 00:44

ICI.Radio-Canada.ca

Gaz de schiste : le débat reprend au Centre-du-Québec
ICI.Radio-Canada.ca
Des opposants à la fracturation hydraulique veulent connaitre la position des maires de la MRC de Bécancour sur le projet de loi 106 qui veut réglementer l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Les écologistes considèrent que ce projet de ...
Hydrocarbures: les écologistes de la MRC de Bécancour se font ...Courrier Sud

5 autres articles »

Primaire de la droite : Jacques Genest a parrainé Alain Juppé


06.07.16. - Au détour d’une conférence de presse, samedi matin, Jacques Genest, sénateur Les Républicains de l’Ardèche, a indiqué avoir parrainé Alain Juppé en vue de la primaire de la droite. «Je lui ai adressé un courrier pour connaître sa position sur le gaz de schiste. Quand j’aurai une réponse, je verrai si je maintiens mon parrainage», a indiqué le parlementaire, opposé à l’exploitation du gaz de schiste. Son collègue Mathieu Darnaud, également sénateur ardéchois n’a pas communiqué de nom. «Je ne juge pas sur la cosmétique. Je ne parrainerai pas quelqu’un qui soutiendra l’exploitation du gaz de schiste c’est certain mais je jugerai sur les programmes. Il se peut aussi que je ne soutienne personne», a-t-il précisé.


isa77_Jouarre's insight:

Et Christian Jacob, il va faire quoi????



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Sous pression, Juncker fait volte-face sur l’accord avec le Canada

Gaz de Schistes Provence - mer, 06/07/2016 - 11:49

Source Médiapart. 

5 juillet 2016 | Par Lénaïg Bredoux et Ludovic Lamant

C’est une victoire pour Paris et Berlin : la Commission européenne a finalement accepté que l’accord de libre-échange avec le Canada ne soit ratifié qu’après la validation de l’ensemble des parlements nationaux. Désormais, c’est sur le fond d’un texte contesté par les ONG que le débat va s’engager.

La Commission de Bruxelles a fini par renoncer, in extremis, à aller au clash avec le couple franco-allemand. Jusqu’au lundi 4 juillet, l’exécutif européen semblait sûr de son bon droit en matière de libre-échange, et s’apprêtait à passer en force sur un dossier très sensible : le traité de libre-échange négocié avec le Canada (CETA), finalisé en début d’année. Il souhaitait accélérer les procédures de ratification de ce texte, l’une des priorités de son mandat, sans en passer par la ratification d’une trentaine de parlements nationaux à travers le continent.

À l’issue d’une réunion mardi à Strasbourg, le collège des commissaires (désormais à 27 après le départ du Britannique Jonathan Hill) a fait marche arrière. Alors que l’onde de choc du Brexit n’est pas encore retombée, un bras de fer entre Bruxelles, Paris et Berlin aurait sans doute été ravageur. « La Commission considère toujours que c’est un accord qui ne concerne que les compétences de l’Union européenne. Mais nous proposons de le ratifier comme s’il s’agissait d’un accord “mixte” parce que nous constatons qu’il n’y a pas d’accord sur ce point », a déclaré la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, lors d’une très brève conférence de presse dans la capitale alsacienne.

Selon les services juridiques de la Commission, le CETA est un accord « non mixte », c’est-à-dire que l’intégralité de son contenu est liée à des compétences propres à l’Union. Il n’y aurait donc pas besoin d’associer les parlements nationaux à la ratification du texte : la légitimité des ministres du commerce, et des eurodéputés, suffirait. Mais l’écrasante majorité des États membres, elle, fait l’analyse inverse. Les capitales estiment que le CETA, comme la plupart des accords commerciaux antérieurs, est un accord « mixte », et qu’il est nécessaire de le soumettre au vote des chambres nationales.

Le débat autour de la procédure de ratification de cet accord de libre-échange peut paraître extrêmement technique. Mais quelques jours à peine après le séisme du Brexit, alors que les doutes se renforcent partout sur la légitimité démocratique de l’UE, c’est un test de taille pour l’Union européenne. D’autant que le CETA est souvent présenté par ses adversaires comme le ballon d’essai censé préparer le terrain du traité de libre-échange avec les États-Unis, toujours en chantier, et très loin, lui, d’un accord (le TTIP dans le jargon officiel, ou TAFTA pour ses adversaires).

« Maintenant, il est temps de concrétiser. C’est la crédibilité de la politique commerciale en Europe qui est en jeu », a déclaré Jean-Claude Juncker mardi. Le président de la Commission avait dit tout haut, lors du conseil européen du 28 juin, qu’il comptait engager une procédure rapide sur le CETA. Mais il avait aussi ironisé, comme à son habitude, quand il s’agit d’un sujet sensible : « Je ne mourrai pas sur les barricades pour une question de droit. » En fin de semaine dernière, le commissaire français Pierre Moscovici était sur la même ligne, celle d’une ratification express, estimant qu’il ne fallait « pas différer » l’application de ce qu’il considérait être un « bon accord avec un pays ami ».

La procédure de ratification du CETA s’annonce donc très longue. Il faudra d’abord le feu vert des ministres du commerce des 27 (ou 28 ?), sans doute en octobre. Cette étape ne devrait être qu’une formalité, même si la Roumanie et la Bulgarie ont l’intention de faire monter les enchères, en exigeant d’Ottawa un assouplissement, en parallèle, de l’octroi des visas pour leurs citoyens.

 

Ensuite, ce sera au tour du Parlement européen de se prononcer, d’abord en commission commerce extérieur, ensuite en plénière, sans doute d’ici à la fin de l’année. Le feu vert de l’hémicycle de Strasbourg est probable, si l’on se souvient du vote positif sur la résolution portant sur le TTIP à l’été 2015. Mais il n’est pas acquis, et les pressions de dernière minute pourraient être décisives. Précision clé : les eurodéputés détiennent un droit de veto en matière commerciale, ce qui signifie qu’ils peuvent envoyer le texte aux oubliettes (comme ils l’avaient fait pour ACTA lors du mandat précédent).

À partir de là, le CETA pourrait entrer en vigueur de manière provisoire dans la foulée du vote au Parlement européen – par exemple dès le printemps 2017 – pour les dispositions relatives aux compétences européennes. Soit une très grande partie du traité. C’est d’ailleurs ce qui inquiète de nombreuses ONG et certains parlementaires. « Nous voulons savoir quelles seront les parties européennes mises en œuvre provisoirement », explique l’écologiste Danielle Auroi, présidente de la commission aux affaires européennes de l’Assemblée nationale française, et opposée au CETA.

À l’initiative de deux parlementaires néerlandais, elle a cosigné, avec plus de 200 autres députés et sénateurs de 13 pays, une lettre adressée au président du Conseil européen, demandant à la Commission de renoncer à appliquer provisoirement toutes les parties du CETA sur lesquelles un débat existe quant à leur compétence, communautaire ou nationale.

« Comme ces nouveaux types d’accords de libre-échange à large spectre ne sont pas de simples accords commerciaux, mais des accords éminemment politiques, nous identifions un vif débat sur quels articles tombent dans la compétence des traités européens », précise le courrier, signé par de nombreux écologistes français, quelques socialistes, un LR et un radical de gauche.


Accord de libre échange UE-Canada – Le CETA passera devant les parlements nationaux des Etats membres

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/07/2016 - 22:39

 

source: skynet <img alt= »Accord de libre échange UE-Canada – Le CETA passera devant les parlements nationaux des Etats membres » title= »Accord de libre échange UE-Canada – Le CETA passera devant les parlements nationaux des Etats membres » src= »http://images-mds.staticskynet.be/News/w-500_h-375_s-1/81482508_78221303.jpg »>

© BELGA

(Belga) Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) est un « accord mixte » et fera donc l’objet d’une consultation des parlements nationaux, a indiqué mardi la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, à Strasbourg.

Sur le plan juridique, il s’agit d’un accord européen, mais la Commission a décidé de le proposer comme un accord « mixte », a expliqué Mme Malmström. Ce dernier doit donc à la fois être conclu par la Commission européenne – qui négocie et finalise l’accord international – et par les Etats membres. Par conséquent, les parlements nationaux doivent donner leur aval en plus du Parlement européen.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait plaidé la semaine dernière pour une adoption sans passer par les parlements nationaux, mais cette position avait été vivement critiquée, notamment par l’Allemagne et la France. En Belgique, la majorité wallonne PS-cdH, appuyée par l’opposition Ecolo, a notamment approuvé au Parlement wallon ainsi qu’au Parlement de la Fédération une résolution de défiance envers le CETA.

D’autres parlements européens ont également affiché leur hostilité envers le projet d’accord commercial. (Belga)


Shell traîne toujours des pieds pour démanteler ses plateformes pétrolières

Gaz de Schistes Provence - mar, 05/07/2016 - 22:34

Le 05 juillet 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg

source: le journal de l’environnement

Le Pionner Spirit, un géant des mers capable de soulever 48.000 tonnes d’acier.
DR

Le pétrogazier veut laisser les pieds en béton de trois importantes plateformes du champ de Brent, a-t-il indiqué en début de semaine. Londres doit se prononcer sur cette proposition à plusieurs milliards d’euros d’ici à 2017.

Brent. Ce nom ne vous évoque, peut-être, pas grand-chose. Les férus d’énergie y retrouveront le nom du prix de référence du pétrole léger britannique. C’est aussi celui de l’un des plus importants gisements d’hydrocarbures de la mer du Nord écossaise. Découvert en 1971, ce gisement, situé à près de 200 km au nord-est de l’archipel des Shetlands, devait produire de l ‘huile et du gaz pendant une vingtaine d’années. Dans les années 1990, Brent fournira jusqu’à 13% du brut britannique. Shell réussira à le maintenir en production près d’une quarantaine d’années. Le groupe de plateformes extrait désormais ses dernières tonnes équivalent pétrole.

convention Ospar

La convention Ospar interdit aux exploitants pétroliers d’abandonner en mer leurs installations en fin de vie. Il faut donc anticiper leur démantèlement. La réflexion suit son cours depuis déjà 10 ans. D’ores et déjà, 154 puits sous-marins ont été colmatés depuis 2006. Mais les plus grandes difficultés sont à venir. La plus évidente est de trouver un débouché pour des monstres de béton et d’acier. Sur la balance, Brent Alpha, Bêta, Charlie et Delta affichent une masse de plus de 737.610 tonnes: 73 fois celle de la Tour Eiffel!

Shell envisage d’affréter un bateau spécialisé, le Pionner Spirit, pour s’occuper de leur cas. Long de plus de 380 mètres (1,5 fois la longueur du Charles de Gaulle), ce catamaran géant est doté de formidables pinces coupantes, capables de détacher la partie aérienne des plateformes de son support. Ses grues peuvent lever les base vie et les installations industrielles des plateformes, voire déterrer les structures métalliques sous-marines (les jackets), jusqu’à 48.000 tonnes.

Brent Delta

Prévu pour débuter cette année, le démantèlement de Brent Delta est retardé. La convention Ospar exige que toute trace des installations offshore (pollution comprise) soit effacée. Des exceptions à ce principe sont prévues pour les installations de plus de 10.000 tonnes. Le pétrogazier anglo-néerlandais estime que le démantèlement intégral de ses anciennes plateformes star n’est pas raisonnable. Laisser en mer les structures sous-marines (qui émergent de quelques mètres) ne causerait pas grand dommage, si ce n’est, peut-être, aux filets des pêcheurs. Le programme définitif doit être soumis aux autorités d’ici la fin de l’année. En cas d’accord du ministère de l’énergie et du climat, le démantèlement pourrait débuter l’an prochain.

Reste à savoir ce que Shell enlèvera. Eliminer toutes les installations de Brent (4 plateformes, 140 puits, 103 km de pipelines) est techniquement possible. Mais ce grand nettoyage coûtera une douzaine de milliards d’euros à la Shell qui n’entend pas investir autant dans la dépollution de la mer du Nord. L’entreprise propose d’enlever les parties aériennes des trois plateformes gravitaires en béton (Bêta, Charlie et Delta) et de laisser leurs pieds au fond. La partie supérieure serait ensuite déposée sur une barge puis ramenée à terre, au port de Tesside pour y être démantelée. Beaucoup plus légère, et posée sur une structure tubulaire d’acier, Brent Alpha serait intégralement récupérée. Selon Shell, 97% des matériaux qui seront ramenés à terre pourront être recyclés ou réutilisés. Le reste serait envoyé en décharge. Le montant de l’ardoise s’élève en ce cas à quelques dizaines de millions d’euros, affirme la compagnie.

La partie supérieure d’une plateforme pétrolière est bourrée de matériaux à recycler. Mais pas seulement. Sur Brent Delta, on trouve 19.800 tonnes d’acier, 100 tonnes de câbles,  84 tonnes de cuivre, 6 tonnes de coton (des matelas), mais aussi 900 tonnes de peinture, 3.446 tubes fluorescents, 11 tonnes de plomb, 10 tonnes d’amiante, sans oublier quelques déchets radioactifs riches en plomb 210 et en radium (226 et 228).

La fin de vie de Brent est suivie à la loupe par toutes les compagnies pétrolières de la planète. Car, si les premières plateformes ont été mises à l’eau en 1947 dans le Golfe du Mexique, rares sont celles à avoir été récupérées. Avec l’accord des pêcheurs locaux, Exxon n’a pas hésité à en couler un certain nombre dans le Golfe du Mexique.

 

Cauchemar des écologistes et les pétroliers, le démantèlement des installations offshore est considéré comme une opportunité pour les sociétés spécialisées. Dans la zone maritime couverte par la convention Ospar[1], on recense 1.357 installations pétrolières ou gazières. En mer du Nord britannique, 470 installations devront être démantelées, 10.000 km de conduite récupérés et 5.000 puits rebouchés d’ici à 2040. Un marché dont le chiffre d’affaires est estimé à plus de 40 milliards de livres (47 milliards d’euros). Au Royaume-Uni, la loi oblige les pouvoirs publics à régler la moitié de la note. Reste à savoir si les ménages britanniques seront d’accord pour verser 1.000 livres chacun pour cofinancer la dépollution de la mer du Nord.

 

[1] Les plateaux continentaux d’Allemagne, du Danemark, d’Espagne, d’Irlande, de Norvège, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

 


Gaz de schiste : l'Allemagne interdit la fracturation hydraulique

Des années de débat ont pris fin le 24 juin. Les députés allemands ont en effet voté à cette date une loi interdisant le recours à la fracturation hydraulique pour exploiter les réserves de gaz et huiles de schiste du pays.
Seuls 4 projets, non commerciaux, pourront être autorisés pour mieux connaître le procédé et ses conséquences, notamment sur les nappes phératiques.
Présenté une première fois en avril 2015 par le gouvernement allemand, le texte avait été retiré en raison de querelles parlementaires. Les industriels du secteur, exaspérés par l'absence de cadre réglementaire, avaient récemment annoncé leur intention de reprendre leurs opérations. C'est donc en urgence que la loi a été votée par le Bundestag.
La fracture hydraulique conventionnelle qui permet d'extraire le gaz et pétrole "classiques" reste elle autorisée mais dans certaines conditions: ce sont les länder qui devront donner leur feu vert pour chaque projet au cas par cas.
En 2021, les députés du Bundestag se pencheront à nouveau sur la question, pour déterminer si une interdiction générale de la fracturation hydraulique reste justifiée.
isa77_Jouarre's insight:

C'est curieux, tous les articles reprennent les mêmes termes, aussi flous et incompréhensibles qu'ils soient. La "fracture hydraulique conventionnelle reste autorisée. 

Quelle est la définition de cette fracturation conventionnelle? 

S'agirait-il de la méthode appelée "stimulation" en France? 



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Gaz de schiste : l’Allemagne rejoint le camp du « non » à la fracturation hydraulique


25.06.16. - Les députés ont interdit vendredi ce procédé controversé, après avoir hésité pendant plusieurs années. Le pays rejoint ainsi la France, alors que l’Angleterre a récemment autorisé la technique.

Il aura fallu plusieurs années, mais les députés allemands ont finalement dit « non » à la fracturation hydraulique. Le Bundestag a voté vendredi sur ce sujet qui traînait depuis plusieurs années, à cause des doutes et divisions que provoque le sujet chez les parlementaires. Le texte a été ajouté dans l'urgence à l'ordre du jour par le gouvernement d'Angela Merkel après que les industriels de l'énergie, lassés d'attendre une réglementation claire, ont annoncé la semaine dernière vouloir relancer leurs projets de fracturation gelés depuis cinq ans.

 

Selon ce texte, le « fracking » dit conventionnel, déjà utilisé pour exploiter le gaz naturel prisonnier de couches rocheuses, reste autorisé sur le principe. Il reviendra aux Länder, les Etats régionaux, de se prononcer sur chaque cas individuellement. Mais le recours à la fracturation hydraulique sera, lui, interdit.

L'Allemagne rejoint la France

Ce procédé permet de libérer les gaz du sous-sol grâce à l'injection d'un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour fracturer les couches de roches où sont retenus les gaz. Seuls quatre projets à visée scientifique pourront être autorisés, «pour parfaire les connaissances» sur le procédé et ses effets. Cette interdiction sera réexaminée par le Bundestag en principe en 2021, qui se prononcera sur sa prolongation.

L'Allemagne rejoint ainsi la France dans le camp des pays opposés à cette méthode d'exploitation. A l'inverse, le Royaume-Uni a donné, fin mai, son feu vert à la recherche de gaz de schiste après cinq années d'arrêt, malgré un large mouvement de contestation - des défenseurs de l'environnement comme des populations proches des zones concernées. Une décision d'autant plus controversée que le potentiel du sous-sol britannique reste encore à prouver et que l'exploitation des gaz de schiste s'avère difficile. La Pologne avait ainsi autorisé la fracturation hydraulique mais aucun puits ne s'est révélé exploitable.

 

A l'inverse, aux Etats-Unis, la technique a engendré une révolution énergétique ces dernières années : le pays a énormément investi dans ce secteur et est passé du statut d'importateur de gaz à celui de premier producteur mondial. Mais, outre-Atlantique comme en Europe, la technique suscite une montée des oppositions et des inquiétudes sur les conséquences pour l'environnement. Plusieurs études scientifiques pointent les risques de tremblements de terre et de contamination des nappes phréatiques dans les régions où elle est pratiquée.

L'administration Obama avait ainsi édicté une série de mesures l'an dernier pour réguler davantage la fracturation hydraulique (sécurisation des eaux usées, contrôle des puits, publication des produits utilisés...). Sauf que, il y a quelques jours, un juge fédéral de l'Etat du Wyoming a invalidé cette réglementation, considérant que l'administration fédérale avait outrepassé ses droits pour intervenir.

 
isa77_Jouarre's insight:

Fracking conventionnel? 



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Gaz de schiste : l’Allemagne barre la route à la fracturation hydraulique

24.06.16. - Après cinq ans d’immobilisme, les députés allemands ont finalement interdit le recours à cette technique contestée d’extraction de ressources.

Après plusieurs années de débat, les députés allemands ont voté vendredi 24 juin une loi fermant la porte au recours à la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste.

Contestée, cette technique d’extraction de gaz et de pétrole enfoui dans des couches de roche repose sur l’injection d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques. Un cocktail coûteux et controversé, car il peut polluer très fortement l’eau, l’air et les sols, et contaminer les nappes phréatiques par les rejets de produits chimiques et par le gaz libéré. Cette technique consomme également des quantités importantes d’eau.

 

Un texte « trop permissif », selon les Verts

Le sujet a été ajouté à la dernière minute à l’ordre du jour du Bundestag, chambre basse du Parlement allemand, après que les industriels concernés, las d’attendre une redéfinition du cadre juridique, ont annoncé la semaine dernière vouloir poursuivre leurs projets de fracturation hydraulique gelés depuis cinq ans.

Les Verts allemands (opposition) ont critiqué ce calendrier, accusant le gouvernement d’Angela Merkel de précipiter le vote, et de profiter « du référendum sur le Brexit et de l’Euro 2016 de football »pour faire voter un texte qu’ils trouvent encore trop permissif.

Selon ce texte, la méthode dite conventionnelle, déjà utilisée depuis des années pour exploiter le gaz naturel prisonnier de couches rocheuses, reste autorisée sur le principe. Il revient aux Etats régionaux de se prononcer sur chaque cas individuellement. La fracturation hydraulique est, elle, interdite. Seuls quatre projets soigneusement choisis à des fins scientifiques, et non commerciales, pourront être autorisés, « pour parfaire les connaissances » sur le procédé et ses effets, notamment sur la nappe phréatique.

En 2021, en principe, les députés du Bundestag se pencheront à nouveau sur la question, pour déterminer si une interdiction générale de la fracturation hydraulique reste justifiée.

 


isa77_Jouarre's insight:

Pas totalement satisfaisante cette interdiction de la fracturation en Allemagne…



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Les Verts [vaudois] veulent bannir à jamais le gaz de schiste


01.07.16. - Le canton de Vaud entame la révision de sa législation sur la gestion le sous-sol. Pour les écologistes, l'avant-projet de loi est trop laxiste.

 

En plein séisme du Brexit, la mise en consultation publique, vendredi dernier, d'une nouvelle loi vaudoise sur les ressources naturelles du sous-sol est passée quasi inaperçue. Mais l'avant-projet concocté par le Département du territoire et de l'environnement (DTE) de Jacqueline de Quattro n'a pas échappé aux Verts, qui ont immédiatement fait part de leur déception.

Le projet vise à cadrer l'exploration et l'exploitation des ressources du sous-sol, c'est-à-dire autant la géothermie profonde que l'extraction de minerais, de sel ou d'hydrocarbures (gaz et pétrole). Un dernier point qu'on sait ultrasensible, comme en témoignent les mobilisations citoyennes contre les forages exploratoires tels que ceux menés à Noville ou envisagés dans le Gros-de-Vaud.

 

Pour les Verts, qui saluent la volonté de favoriser la géothermie, l'avant-projet est trop peu restrictif sur les énergies fossiles. «Nous souhaitons y voir figurer clairement l'interdiction de toute extraction de gaz de schiste», avancent-ils. Le projet du DTE répond d'ailleurs à une motion du député Raphaël Mahaim qui réclamait notamment l'interdiction des méthodes d'extraction dangereuses.

Si une telle proscription n'était pas introduite dans la loi à l'issue de la consultation et du processus parlementaire, le parti assure qu'il s’appuiera sur «toutes les voies existantes» pour y parvenir.. «En clair, nous n'excluons pas le lancement d'une initiative populaire sur ce sujet», précise Vassilis Venizelos, président du groupe des Verts au Grand Conseil.

En l'état, l'avant-projet de loi ne fixe aucune interdiction de principe et attribue la compétence au Conseil d’Etat de définir un moratoire sur une ressource ou une technique pour une certaine durée. Depuis 2011, l'extraction de gaz de schiste fait précisément l'objet d'un moratoire, étendu par la suite à toute forme de gaz non conventionnel par le Grand Conseil.

 

[…] Insuffisant, estiment les Verts, pour qui le canton doit aller plus loin. «Outre le fait qu'un moratoire peut être levé à tout moment par une simple décision administrative, il laisse à penser que l'extraction de gaz de schiste pourrait devenir souhaitable dans le futur, soulignent-ils. Cela va à l'encontre de toute volonté de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles

 

Pour Vassilis Venizelos, Vaud devrait s'inspirer de Genève, dont le Conseil d’Etat vient de déposer un projet de loi bannissant «en tout temps» l'exploitation de gaz et de pétrole de schiste. Le texte, actuellement en cours d'examen, va même plus loin puisqu'il interdit la prospection et l'exploration en vue de trouver tout type d'hydrocarbures dans le sous-sol.

Sur sol vaudois, une pétition déposée en septembre 2015 par un collectif citoyen et munie de 14 000 signatures ne demande pas autre chose, alors qu'un postulat de la socialiste Valérie Induni, récemment transmis par le parlement au Conseil d’Etat, réclame un moratoire de dix ans.

 

[…]

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UK fracking firm plans to dump wastewater in the sea


15.06.16. - Ineos company emails reveal huge amounts of treated wastewater are likely to be disposed of in the sea

A UK shale gas company is considering dumping waste water from fracking in the sea, emails from the company show.

Ineos, which owns the Grangemouth refinery and holds 21 shale licences, many in the north-west, North Yorkshire and the east Midlands, has said it wants to become the biggest player in the UK’s nascent shale gas industry.

In an email sent in March to a resident in Ryedale district, North Yorkshire, […] a senior executive said that water produced during fracking could be discharged in the sea after being treated. It has not previously said where treated water would be released.

We will capture and contain it, treat it back to the standards agreed … with the Environment Agency and discharge where allowed under permit, most likely the sea,” wrote Tom Pickering, director for Ineos Shale, responding to concerns over where such “flowback” water would end up.

[…]

Shale companies pump water, chemicals and sand at high pressure underground to fracture shale rock and release the gas within, but each well can use as much as 6m gallons of water. Between 20 and 40% flows back to the surface, containing salts, chemicals and naturally occurring radioactive material which the Environment Agency (EA) says is likely to be classified as radioactive waste.

 

[…]

A report on the environmental impacts of the technique by the Natural Environmental Research Council last year warned that: “A huge uncertainty, given the immaturity of unconventional oil and gas development [ie shale gas fracking] in the UK, is how much wastewater will be produced and regulatory and technical mechanisms for cleaning it or directly reusing it.”

It added: “One of the most important concerns for the development of unconventional resources is the appropriate management of flowback and produced water.

[…]Two years ago, shale firm Cuadrilla withdrew an application for a permit to frack in Lancashire after the EA tightened up the rules over safe disposal. The change came after 2m gallons of wastewater had already been discharged into the Manchester ship canal.

Dr Paul Johnston from the Greenpeace Science Unit argued that discharging “huge quantities of water loaded with metals and radioactivity and chemical constituents” into “sensitive marine environments” is “a retrograde step as far as environmental protection”.

But the industry said the water could be treated and disposed of safely.

 

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Evacuer le flowback (le liquide de fracturation récupéré) dans la mer, ça c'est un projet innovant!

Brexit ou pas, la mer est à tout le monde, y compris aux pollueurs apparemment…



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Prélèvement d’eau sur Anticosti: une décision «complètement irresponsable»


04.07.16. -  QUÉBEC – Des environnementalistes trouvent «complètement irresponsable» la décision du gouvernement du Québec d’autoriser le prélèvement de plus de 30 millions de litres d’eau dans les rivières de l’île d’Anticosti pour la réalisation de forages avec fracturation hydraulique.
«La rivière Jupiter, un de ses affluents et la rivière Sainte-Marie abritent le saumon atlantique, évalué en voie de disparition à l’île d’Anticosti [...] Des prélèvements d’eau d’une telle ampleur ne peuvent être sans impacts pour le saumon», a fait valoir lundi le biologiste Charles-Antoine Drolet, administrateur de Nature Québec.
L’organisme environnemental a demandé au gouvernement de rendre publics les études et documents produits par Hydrocarbures Anticosti S.E.C. qui ont mené à l’autorisation des forages et aux prélèvements d’eau associés.

«Rappelons qu’aucune station hydrométrique n’est en fonction sur Anticosti. Comment a-t-on évalué l’impact des prélèvements d’eau sur le saumon atlantique alors qu’on ne possède pas de mesures réelles des débits des rivières d’Anticosti ?», a demandé Charles-Antoine Drolet.
«Le Devoir» a rapporté lundi que le gouvernement Couillard avait autorisé le prélèvement de plus de 30 millions de litres d’eau dans les rivières de l’île d’Anticosti pour la réalisation de trois forages exploratoires avec fracturation hydraulique. Selon le quotidien, une grande partie de cette eau sera puisée dans des cours d’eau abritant une espèce de saumon menacée.

 

Après des mois de tergiversations, le gouvernement Couillard a récemment délivré à l’entreprise Pétrolia les certificats d’autorisation pour la réalisation de trois forages avec fracturation hydraulique.
Ces forages étaient prévus dans l’entente conclue en 2014 entre le gouvernement péquiste de Pauline Marois et les entreprises Corridor Resources, Maurel & Prom et Pétrolia. Ils visent à évaluer le potentiel pétrolier et gazier sur Anticosti.
Même s’il s’oppose à l’exploitation des hydrocarbures sur cette île située dans le golfe du Saint-Laurent, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué à plusieurs reprises qu’il respecterait le contrat signé par sa prédécesseure.


isa77_Jouarre's insight:

Même s’il s’oppose à l’exploitation des hydrocarbures sur cette île située dans le golfe du Saint-Laurent, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué à plusieurs reprises qu’il respecterait le contrat signé par sa prédécesseure”.

A quoi servent les [choix] politiques [des citoyens]??



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Anticosti : Greenpeace s'inquiète du pompage d'eau pour la fracturation


04.07.16. - Québec autorise le prélèvement de plus de 30 millions de litres d'eau dans les rivières d'Anticosti. L'eau servira à la réalisation de trois forages exploratoires prévus cet été, et pour lesquels le feu vert a été accordé le 16 juin dernier par le ministère de l'Environnement. 

La société en commandite Hydrocarbures Anticosti, dont Québec est actionnaire, veut ainsi définir la cible d'une première fracturation hydraulique, prévue en 2017. Cette technique consiste à injecter dans le sous-sol de l'eau mélangée avec des produits chimiques, pour en extraire le gaz et le pétrole.

L'eau sera puisée dans des rivières qui abritent une population de saumon, que le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada considère en voie de disparition.

Greenpeace Canada estime que la fracturation hydraulique présente de grands risques environnementaux, notamment pour les mammifères marins, mais aussi pour le saumon. […]



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La Tunisie bientôt nouveau producteur de gaz de schiste?

05.07.16. -  La Tunisie est en train de préparer un nouveau cadre réglementaire lui permettant de lancer à terme à la production du gaz de schiste. Une production qui sera conditionnée également par l'approbation de la population, encore hostile à l'activité.    

Couvrir ses besoins en énergie, soutenir la demande locale domestique et industrielle, réduire sa dépendance énergétique... l'exploitation du gaz de schiste en Tunisie changerait bien des choses, à l'instar de ce qui se passe dans tous les autres pays producteurs. D'autant que les réserves estimées dans le pays sont plus que prometteuses : de l'ordre de 650 milliards de mètres cubes de gaz de schiste. Le directeur général de l'énergie au ministère de l'Energie et des Mines, Ridha Bouzouada, entend ainsi accélérer la cadence sur le dossier resté au point mort depuis plus de quatre années. L'homme a ainsi récemment fait part de la volonté du pouvoir politique de définir un nouveau cadre réglementaire stricte pour un éventuel lancement de l'activité. Car selon lui, les réserves de la Tunisie en gaz de schiste sont largement à la hauteur de la consommation nationale en gaz. Une exploitation à grande échelle dans tout le pays permettrait alors de couvrir les besoins du pays, de quoi changer la face de l'économie locale même puisque des investisseurs étrangers arriveraient avec leur lot de créations d'emplois directs et indirects. Et correctement exploité, le gaz de schiste tunisien pourrait même être vendu sur les marchés internationaux. Que du bon donc.

Mais alors, qu'attend le pays pour passer à l'action ? Certainement l'approbation des populations locales. Car pour rappel, depuis 2012, une vague de contestation souffle en Tunisie au sujet du gaz de schiste. Un groupe de défenseur de l'environnement plaidant que l'activité ferait peser de graves dangers sur l'environnement : pollution des nappes phréatiques, séismes, gaspillage d'eau potable... Et c'est justement ces écueils que le pouvoir politique tunisien souhaite éviter en mettant au point un cadre réglementaire et juridique strict et clair au sujet du gaz de schiste. Une mouture du texte est par ailleurs déjà en préparation et selon les dires du directeur général de l'énergie du ministère, il sera même prêt pour 2017.

Selon les premières informations qui sont sorties au sujet du cadre législatif concernant notamment le gaz de schiste, la bonne utilisation des ressources telles que l'eau est au programme de même que le respect de l'environnement et la formation des cadres tunisiens du secteur de l'énergie. Il faudra ainsi un cadre des plus rigoureux pour que les populations locales acceptent que l'activité se développe au risque sinon de voir d'intenses manifestations comme ce fut le cas en Algérie notamment.

La Tunisie semble ainsi travailler à son avenir énergétique en préparant le terrain à l'exploitation du gaz de schiste, d'autant que le ministère a laissé entendre que la STEG (Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz) allait bientôt se trouver en pénurie de gaz d'ici peu.


isa77_Jouarre's insight:

Si le site “le-gaz-de-schiste” n'existait pas, il faudrait l'inventer!



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La Tunisie bientôt nouveau producteur de gaz de schiste? - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - mar, 05/07/2016 - 08:06

LeGazdeSchiste

La Tunisie bientôt nouveau producteur de gaz de schiste?
LeGazdeSchiste
Couvrir ses besoins en énergie, soutenir la demande locale domestique et industrielle, réduire sa dépendance énergétique... l'exploitation du gaz de schiste en Tunisie changerait bien des choses, à l'instar de ce qui se passe dans tous les autres pays ...

Lacq: le risque sanitaire bientôt reconnu?

Gaz de Schistes Provence - lun, 04/07/2016 - 23:12
source: le journal de l’environnement

Le 04 juillet 2016 par Romain Loury

 

 

Le site de Lacq

Le bassin industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) va faire l’objet de nouvelles études épidémiologiques, en raison de suspicions de risques sanitaires pour les riverains. Du côté des associations, on espère «la fin de l’omerta».

Découvert en 1951, le gisement de gaz de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été exploité de 1965 à 2013. Au plus haut de son activité, dans les années 1960 à 1970, ce sont des milliers de tonnes de dioxyde de soufre qui étaient dégagés chaque jour dans l’atmosphère.

Menée en 2002 par l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped, université Bordeaux 2), une étude portant sur 22.000 riverains avait suggéré, sur la période 1968-1998, une surmortalité de 14% chez les personnes habitant le plus près du site, par rapport aux zones les plus éloignées. Il s’agissait en particulier de cancers (+14%), notamment de type respiratoire (jusqu’à +56% dans la décennie 1990).

Une étude laissée de côté?

En mars dernier, la Sepanso[i] décidait de publier cette étude, dont elle-même n’avait eu vent qu’en juillet 2014 par la Cour des comptes -auteur en janvier 2015 d’un rapport sur le sujet. Selon l’association, l’agence régionale de santé (ARS) d’Aquitaine avait «cherché à étouffer, cacher, dénigrer» cette étude «de manière particulièrement choquante».

En réponse aux accusations de la Sepanso, l’ARS rappelait début mars avoir transmis les résultats de travaux de l’Isped «dès 2002 à l’ensemble des maires et industriels de la zone d’étude». Puis à la Sepanso, en août 2014, dès que celle-ci en avait fait la demande.

Comme les chercheurs de l’Isped, la Cour des comptes demandait la conduite de nouvelles études épidémiologiques, que l’ARS avait alors laissées de côté. Interrogé fin 2009 par le Haut conseil de la santé publique (HCSP), l’un de ses représentants avait même évoqué le risque de «briser la paix sociale».

Nouveaux résultats d’ici fin 2017

Les associations ont finalement eu gain de cause: suite à la recommandation de la Cour des comptes, Santé publique France (ex-Institut de veille sanitaire, InVS), saisie par le ministère de la santé, a proposé à l’ARS de mener de nouveaux travaux épidémiologiques sur le site, a annoncé l’agence vendredi 1er juillet dans un communiqué.

«Une analyse qualitative du contexte local et deux études épidémiologiques à venir [l’une sur la mortalité, l’autre sur la morbidité, ndlr] permettront de préciser les données de santé des populations vivant à proximité du bassin de Lacq, et contribueront à éclairer et orienter les actions à envisager au niveau local», explique l’ARS, qui prévoit les résultats «d’ici fin 2017».

Interrogé par le JDLE, Michel Noussitou, ingénieur sanitaire à l’ARS Aquitaine, indique que ces deux nouvelles études devraient porter sur une période allant jusqu’en 2013, voire 2014, soit plus de 15 ans de données non incluses par l’Isped. Quant à l’«analyse qualitative du contexte local», il s’agit d’interviews de la population, portant sur la santé mais aussi sur le bien-être social.

«Nous sortons enfin de l’omerta», se réjouit Cathy Soublès, vice-présidente de la Sepanso Pyrénées-Atlantiques, qui voit «une avancée»  dans l’annonce de ces études. Bémol majeur, le fait que toutes les personnes ayant travaillé sur le site, pas toutes des riverains, ne soient pas concernées par ces travaux. «Nous serons très vigilants sur la conduite de ces études», ajoute-t-elle, regrettant l’absence de concertation des riverains et des associations qui a longtemps prévalu sur le sujet.

Evaluation de l’exposition

Au lieu de lancer de nouvelles études épidémiologiques, les autorités avaient opté, entre 2003 et 2007, pour des évaluations des risques sanitaires de zones (ERSZ), donnant lieu à des plans d’action et de gestion pour cinq substances (dioxyde de soufre, dioxyde de fluor, dichlorométhane, acétaldéhyde, oxyde d’éthylène).

Une actualisation de ces données est en cours depuis 2013, qui a permis d’identifier quatre nouveaux polluants (dont l’acrylonitrile), issus de la conversion industrielle du site. Outre les aspects sanitaires, des données devraient également porter sur les milieux naturels.

Selon Michel Noussitou, il s’agissait, après l’étude épidémiologique de l’Isped qui ne permettait pas d’identifier l’origine d’un éventuel surrisque sanitaire, d’obtenir des données sur l’exposition de la population aux émissions gazeuses. Pour le vice-président de la Sepanso, Michel Rodes, ces ERSZ sont «des leurres pour dire qu’on fait quelque chose», d’autant que les élus «sont dans le déni le plus total» sur le sujet.

De nouvelles nuisances

Reconverti dans la chimie, le site continue d’être source de nuisances pour ses riverains. Une situation reconnue par l’ARS, dont une enquête lancée en 2015 «a permis d’objectiver la présence de symptômes signalés par 20 foyers (symptômes irritatifs affectant les sphères ORL [oto-rhino-laryngologiques], cutanées, ophtalmologiques et respiratoires) n’ayant néanmoins impliqué aucune hospitalisation», indique l’agence.

Suite à un plan d’action lancé par les industriels, «il y a beaucoup moins d’odeurs, mais le problème n’est pas totalement réglé», note Michel Noussitou.

[i] Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud-


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