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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Algérie : premiers affrontements liés au gaz de schiste à In Salah - Afrik.com

Google actu "Schiste" - dim, 01/03/2015 - 23:05

Algérie : premiers affrontements liés au gaz de schiste à In Salah
Afrik.com
Pour la première fois depuis le début de la protestation contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie, il y a près de deux mois, de violents affrontements ont eu lieu entre des gendarmes et la population locale. « Des manifestants se sont rendus ...

In Salah : Poursuite des protestations anti-gaz de schiste - El Moudjahid

Google actu "Schiste" - dim, 01/03/2015 - 22:53

In Salah : Poursuite des protestations anti-gaz de schiste
El Moudjahid
Des banderoles ont été accrochées devant le siège de la commune portant des slogans d'opposition au projet de gaz de schiste et dénonçant ce que les manifestants ont qualifié "d'excès dans l'usage de la force contre les protestataires à In-Salah".

Soutien des collectifs français aux opposants aux gaz de schiste en Algérie victimes de violences policières


01.03.15. - Dans le sud algérien la population d’InSalah s’oppose depuis deux mois à la fracturation hydraulique.

Samedi 28 février 2015, suite à des informations qui feraient état de la volonté de la compagnie Halliburton de procéder à la fracturation hydraulique sur le deuxième puits d’exploration d’Ahnet (AHT-2), le mouvement citoyen d’In-Salah a poursuivi sa mobilisation en se rendant à la base de vie de la compagnie américaine pour manifester son opposition au projet d’expérimentation.

En réaction à ce mouvement de protestation, les unités anti-émeutes de la gendarmerie ont réprimé
 violemment,faisant des blessés et  procédant à plusieurs arrestations.Cette répression s’est poursuivie jusqu’au centre ville d’In-Salah par le saccage de la Place de la Résistance, lieu symbolique du mouvement citoyen qui a démarré le 31 décembre 2014. Dimanche, dès les premières heures, des participants à cette manifestation citoyenne ont été blessés au cours d’affrontements violents. 

Les collectifs français opposés aux gaz et pétrole de schiste et au gaz de houille condamnent vivement ces violences exercées à l’encontre de la population d’In-Salah qui a cherché légitimement et pacifiquement à se préserver des conséquences sanitaires et environnementales de telles expérimentations. 

Nous dénonçons ce passage en force au moment même où la société civile d’In Salah a tenté de renouer le dialogue avec les autorités en adressant la semaine dernière, au chef de l’État, une 
demande de moratoire sur le gaz de schiste cosignée par des experts algériens en énergie, démarche qui est restée sans réponse. Le mutisme des autorités algériennes s’est transformé en répression cherchant à discréditer les actions légitimes de protestation.

Nous refusons qu’en Algérie et ailleurs, les gouvernements soutiennent les compagnies pétrolières et gazières nationales ou internationales, publiques ou privées, pour imposer leurs choix au détriment de l’intérêt des populations et détruire leurs territoires.

Les collectifs français expriment toute leur solidarité avec les citoyens d’In-Salah et leur détermination sans faille à mettre un terme définitif à ces expérimentations.

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain!

Les Collectifs français « NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille »

Les premiers signataires ce jour: Collectif viganais contre les gaz et huile de schiste (30), Collectif Carmen (02 Sud de l’Aisne), Collectif Orb-Jaur non au gaz de schiste (34), Collectif Stop gaz de schiste 69, Collectif du Haut-Bugey non aux forages pétroliers (01), Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l’Ain (01. 73. 74), Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30), Collectif Valgorge (07), Collectif du Pays-Fertois (77), Collectifs Isérois Stop GHRM (38), Collectif IdF Non au gaz et pétrole de schiste (75, 93), Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste (07), Collectif Houille ouille ouille 59 /62, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, Collectif Garrigue-Vaunage (30), Collectif Stop Gaz de Schiste 39, Collectif Bastagaz!Ales(30), Collectif de vigilance Plaine d’Ales, Camis’Gaz (30), NOGANINA 07, collectif de Barjac (30), Collectif de campagnan (34), Collectif « non gaz de schiste » Florac (48), Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers ( 34 ), Collectif du Céressou (34), Collectifs Montpeyroux, Arboras, Aniane (34), Collectif Gignac et Environs (34), Collectif Local de St Maurice d’Ibie, Collectif Stop GdS de St Paul le jeune 07, Collectif Touche pas à mon schiste (07), Intercollectif Gardéchois (07,30), Collectif Béziers non au gaz de schiste (34), Collectif du Grand Valentinois (26), Collectif du Pays de Coulommiers (77), Collectif Citoyen du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11),Collectif91 Non au gaz et huile(pétrole)de schiste, collectif Hautes Cévennes(30),  collectif Auzonnet,Cèze et Ganière (30)



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Vents contraires sur le gaz de schiste en Europe


01.03.15. - Les projets d’exploration ont pris du retard, quand ils ne sont pas tout simplement abandonnés. Avec la baisse de la demande de gaz et la chute des cours du pétrole, les compagnies ont d’autres priorités.

En Europe, les nombreux adversaires du gaz de schiste peuvent être satisfaits. Beaucoup de projets d’exploration, annoncés à grand fracas il y a quelques années, semblent aujourd’hui avoir du plomb dans l’aile et sont repoussés à des jours meilleurs.

Le cas le plus emblématique est sans doute celui de la Pologne. Chevron vient d’annoncer l’arrêt de ses programmes d’exploration de gaz de schiste dans le pays. Le pétrolier américain dit vouloir diminuer de 13 % ses investissements dans le monde cette année en privilégiant, selon son PDG, John Watson, «les opportunités les plus lucratives». 

Chevron, qui prospecte aussi en Roumanie, malgré des résistances locales assez fortes, n’est pas la première grande compagnie pétrolière à tirer un trait sur la Pologne. Total, l’italien Eni ou encore les américains Exxon et Marathon Oil ont jeté l’éponge. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement polonais, qui comptait sur cette ressource pour baisser les émissions de CO2 liées au charbon et, surtout, limiter la dépendance au gaz russe.

En tout, quelque 68 forages de prospection ont été effectués dans le pays et n’ont toujours rien donné. En attendant, le montant des réserves extractibles n’a cessé d’être revu à la baisse. Ainsi, sur les 2 000 milliards de mètres cubes estimés par les autorités, soit moitié moins que la précédente évaluation faite par le département américain de l’énergie, seulement un quart serait récupérable. Le gouvernement affirme que cela représenterait malgré tout une cinquantaine d’années de consommation et dit vouloir continuer les forages. 

Mais l’euphorie est tombée. La seule grande compagnie pétrolière encore présente en Pologne est l’américain ConocoPhilips. Les oppositions environnementales très vives et les contraintes réglementaires imposées aux opérateurs un peu partout en Europe semblent donc avoir porté leurs fruits. La France a interdit, par exemple, la fracturation hydraulique pour l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, annihilant ainsi toute velléité de prospection. L’Allemagne a aussi imposé un moratoire.

Mais c’est surtout la réalité du marché qui s’impose aujourd’hui. La consommation de gaz s’est effondrée en Europe depuis 2011, concurrencée notamment par le charbon. La chute des cours du pétrole, divisés par deux depuis l’été, pousse également les majors à réduire leur budget d’exploration et à ne conserver que les permis les plus rentables. «Les investissements dans le gaz de schiste sont très flexibles et peuvent facilement être stoppés. Mieux vaut laisser le gaz sous terre, quand les prix ne sont pas élevés», explique Patrick Pouyanné, directeur général de Total. 

Le groupe vient, malgré tout, de déprécier dans ses comptes près de deux milliards d’euros d’actifs dans les gaz non conventionnels aux États-Unis, où il a suspendu tous ses projets. Au Danemark, Total a également annoncé, fin janvier, qu’il repoussait de quelques mois son projet d’exploration de gaz de schiste, dans le nord-est du pays. Le pétrolier se défend toutefois d’abandonner le projet, dont il a obtenu la licence en juillet. Il fait valoir un simple retard dans la mise au point et la livraison du matériel de forage.

[…]

Fin janvier, les autorités du Lancashire, un comté au nord-ouest de l’Angleterre, ont ainsi repoussé de deux mois leur décision d’attribuer deux nouvelles licences à Cuadrilla. L’administration locale avait recommandé de refuser les permis en mettant en avant les nuisances occasionnées par les camions transportant les matériaux.

De leur côté, les députés britanniques ont adopté, il y a quelques jours, une série d’amendements pour limiter les forages, qui seront interdits dans toutes les zones protégées. Ils ont en revanche rejeté l’idée d’un moratoire sur la fracturation hydraulique. Ce n’est pas le cas de l’Écosse et du pays de Galles, dont les parlements nationaux viennent de décider le contraire.




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Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d'In Salah

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 01/03/2015 - 20:33

Communique de presse des Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille
1er mars 2015, les collectifs locaux communiquent :

Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d'In Salah

Dans le sud algérien la population d'In Salah s'oppose depuis deux mois à la fracturation hydraulique.

Samedi 28 février 2015, craignant que la compagnie Halliburton ne procède à une fracturation hydraulique à la suite du forage effectué pour le compte de Sonatrach ces dernières semaines sur le deuxième puits d'exploration d'Ahnet (AHT-2), le mouvement citoyen d'In Salah a poursuivi sa mobilisation en se rendant à la base de vie de la compagnie américaine pour manifester son opposition.

En réaction à ce mouvement de protestation, les unités anti-émeutes de la gendarmerie ont réprimé violemment, faisant des blessés tout en procédant à plusieurs arrestations. Cette répression s'est poursuivie jusqu'au centre ville d'In Salah par le saccage de la Place de la Résistance, lieu symbolique du mouvement citoyen qui a démarré le 31 décembre 2014. Dimanche, dès les premières heures, des participants à cette manifestation citoyenne ont été blessés au cours d'affrontements violents.

Les collectifs français opposés aux gaz et pétrole de schiste et au gaz de houille condamnent vivement ces violences exercées à l'encontre de la population d'In Salah qui a cherché légitimement et pacifiquement à se préserver des conséquences sanitaires et environnementales de telles expérimentations.

Nous dénonçons ce passage en force au moment même où la société civile d'In Salah a tenté de renouer le dialogue avec les autorités en adressant la semaine dernière, au chef de l'Etat, une demande de moratoire sur le gaz de schiste cosignée par des experts algériens en énergie, démarche qui est restée sans réponse. Le mutisme des autorités algériennes s'est transformé en répression cherchant à discréditer les actions légitimes de protestation.

Nous refusons qu'en Algérie et ailleurs, les gouvernements soutiennent les compagnies pétrolières et gazières nationales ou internationales, publiques ou privées, pour imposer leurs choix au détriment de l'intérêt des populations et détruire leurs territoires.

Les collectifs français expriment toute leur solidarité avec les citoyens d'In-Salah et leur détermination sans faille à mettre un terme définitif à ces expérimentations.

Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain !

Les Collectifs français “NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille”

Contact presse :
Christine Poilly 06.21.68.30.87.
Isabelle Levy 06.63.04.05.19.

Télécharger le communiqué de presse (pdf 225 ko)

Signataires :
Collectif viganais contre les gaz et huile de schiste (30)
Collectif Carmen (02 - Sud de l'Aisne)
Collectif Orb-Jaur non au gaz de schiste (34)
Collectif Stop gaz de schiste 69 (69)
Collectif du Haut-Bugey non aux forages pétroliers (01)
Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain (01, 73, 74)
Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30)
Collectif Valgorge (07)
Collectif du Pays-Fertois (77)
Collectifs Isérois Stop GHRM (38)
Collectif IdF Non au gaz et pétrole de schiste (75, 93)
Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste (07)
Collectif Houille ouille ouille (59, 62)
Collectif Garrigue-Vaunage (30)
Collectif Stop Gaz de Schiste 39 (39)
Collectif Bastagaz !Ales (30)
Collectif de vigilance Plaine d'Ales, Camis'Gaz (30)
NOGANINA 07
Collectif de Barjac (30)
Collectif de campagnan (34)
Collectif "non gaz de schiste" Florac (48)
Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34)
Collectif du Céressou (34)
Collectifs Montpeyroux, Arboras, Aniane (34)
Collectif Gignac et Environs (34)
Collectif Local de St Maurice d'Ibie (07)
Collectif Stop GdS de St Paul le jeune (07)
Collectif Touche pas à mon schiste (07)
Intercollectif Gardéchois (07, 30)
Collectif Béziers non au gaz de schiste (34)
Colectif du Grand Valentinois (26)
Collectif du Pays de Coulommiers (77)
Convergence citoyenne pour la transition énergétique

Soutien des collectifs français aux opposants aux gaz de schiste en Algérie victimes de violences policières

(!) Info minute – Revue de Presse Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d’In Salah Dans le sud algérien la population d’InSalah s’oppose depuis deux mois à la fracturation hydraulique. Samedi 28 février 2015, suite à des informations qui feraient état de la volonté de la compagnie Halliburton de procéder à la fracturation hydraulique […]

L'Algérie face au gaz de schisme


Pour les autorités algériennes, l'exploitation du gaz de schiste est une nécessité malgré les dangers qu'elle fait peser sur l'environnement. Mais les populations du Sud ne l'entendent pas de cette oreille.

[…]

L'Algérie, si l'on en croit plusieurs études internationales, détient en outre les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, derrière les États-Unis, la Chine et l'Argentine. Plusieurs majors internationales, l'américain Anadarko, l'italien ENI, le conglomérat anglo-néerlandais Shell, le britannique BP, le canadien Talisman ou le groupe français Total se ruent sur l'eldorado algérien pour signer des contrats avec la compagnie publique Sonatrach. Mais de toutes les compagnies étrangères présentes dans ces projets gaziers, une seule suscitera la controverse : Total.

Accusations

Alors que le gouvernement peine à mettre fin à la protestation des habitants du Sud, qui exigent depuis décembre 2014 l'arrêt des forages des puits de gaz de schiste, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT, d'obédience trotskiste), met de l'huile sur le feu en accusant Total de manoeuvres de déstabilisation.

"Il y a au moins deux compagnies françaises, dont Total, qui ont déclaré la guerre à Sonatrach et à l'actuel ministre de l'Énergie", soutient-elle le 20 janvier. Dans cette Algérie où les officiels évoquent fréquemment la "main de l'étranger" pour expliquer les manifestations de rue, ces propos péremptoires, proférés sans preuves, relancent le débat sur un prétendu deal secret avec Paris pour permettre à Total d'exploiter le gaz de schiste, comme le laissait à penser la déclaration de Laurent Fabius.

Dès décembre 2009, Total avait communiqué sur son site officiel à propos des deux projets dans lesquels il s'était impliqué en association avec trois autres partenaires étrangers. Le premier se trouve à Timimoun, à 1 270 km au sud d'Alger. Composé de Sonatrach (51 %), de Total (37,57 %) et de l'espagnol Cepsa (11,25 %), le consortium s'engageait, pour 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros), à exploiter du tight gaz (gaz de réservoir compact), un gaz non conventionnel, comme ceux de schiste ou de houille, coincé dans des formations rocheuses situées parfois à 3 500 m de profondeur.


L'exploitation du tight gaz exige donc le recours à la fracturation hydraulique, une méthode de forage nécessitant beaucoup d'eau, du sable et des produits chimiques. Pas moins de 37 puits devaient être forés à Timimoun, pour une production annuelle, prévue en 2017, d'un demi-million de mètres cubes par jour.


Renégociation

Le deuxième projet concerne le site d'Ahnet, à In Salah, celui-là même qui fait l'objet de vives contestations. Signé aussi en 2009, pour un investissement de près de 2 milliards de dollars, ce contrat rassemble Sonatrach (51 %), Total (47 %) et le portugais Partex (2 %). Le groupement s'engageait à explorer et à produire, dès 2015, 4 milliards de mètres cubes par an de tight gaz.

Interrogé à ce propos en janvier 2010, Christophe de Margerie, ex-PDG de Total, décédé dans un accident d'avion en octobre 2014, se montrait d'ailleurs optimiste sur les activités futures de son groupe dans le pays : "Au-delà de Timimoun, nous souhaitions entrer dans un projet qui nous permettrait de renforcer notre présence en Algérie, confiait-il au quotidien algérien Liberté. Ahnet n'est pas un nouveau projet d'exploration, la phase d'appréciation étant en cours et le projet entrant dans la phase de développement. Total va verser à Sonatrach 4,11 dollars par baril équivalent pétrole découvert, au titre du droit d'entrée sur le gisement, à partir de la mise en production prévue pour le second semestre 2015."


Quid aujourd'hui de ces deux contrats ? Contactée par Jeune Afrique, la firme française affirme que "Total Exploration-Production Algérie n'a pas de permis d'exploration ni de projet de développement de gaz de schiste en Algérie". Et d'ajouter qu'elle "n'a jamais participé à des activités de forage de puits à objectifs gaz de schiste, ni dans le bassin d'Ahnet ni dans un autre périmètre en Algérie".

Le groupe français reconnaît être effectivement présent sur le projet d'Ahnet, mais il précise avoir cessé ses activités depuis le 6 juin 2014, date d'expiration du permis d'exploitation. Étrange, tout de même, que ce permis n'ait pas été renouvelé alors que Total y a investi des sommes colossales.

Selon plusieurs sources, la demande de renégociation des Français, qui arguaient que les prix n'étaient plus conformes aux investissements, aurait essuyé un refus de la part des Algériens. Ce que nous confirme le groupe français, qui estime que c'est là une pratique courante dans l'industrie pétrolière.

"N'ayant pu trouver d'accord sur les termes et conditions permettant d'assurer la commercialité du développement des réservoirs d'Ahnet, le groupe a renoncé à la mise en oeuvre de ce projet", nous explique un porte-parole de Total. Et si la compagnie française n'a pas, à proprement parler, investi dans le gaz de schiste en Algérie, elle n'en est pas moins présente dans le domaine des gaz non conventionnels. Depuis les accusations de Louisa Hanoune et les articles de presse qui les ont suivies, le groupe français a décidé de retirer de son site, dans la rubrique "tight gaz", les informations concernant ce projet très controversé. Il a même modifié la carte illustrant sa présence dans le Sud algérien en supprimant le site d'Ahnet.



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Gaz de schiste : Sonatrach contre-attaque

27.02.15. -Pour contrer les arguments des opposants au gaz de schiste en Algérie, Sonatrach a invité des experts étrangers pour rassurer l'opinion quant aux dangers représentés par l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels.

Pour contrer les opposants au gaz de schiste, Sonatrach, le géant algérien des hydrocarbures, a invité plusieurs experts étrangers à exposer les avantages de son exploitation et à rassurer l'opinion quant aux dangers que celle-ci représente pour l'environnement et la santé des populations.

Premier de la série, l'Américain Thomas B. Murphy, codirecteur du Penn State Marcellus Center for Outreach and Reseach (MCOR), en Pennsylvanie, a donc donné, le 18 février, une conférence au siège de la compagnie. Dans le passé, il a travaillé avec des Ukrainiens, des Polonais, des Roumains et des Bulgares eux aussi intéressés par le gaz de schiste.

Plusieurs compagnies américaines figurent parmi les soutiens financiers du MCOR, notamment General Electric (qui lui a versé 10 millions de dollars en 2014) et ExxonMobil (1 million). Ces deux compagnies travaillent en Algérie dans le secteur des hydrocarbures.



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« C’est peut-être le début de la fin de l’or noir »


La Première et la Seconde Guerre mondiale, le choc de 1973, Saddam Hussein, le 11 Septembre et des rats dans un paquet de corn-flakes : il y a tout ça dans la saga du pétrole contée par le journaliste Matthieu Auzanneau.

Journaliste indépendant – et collaborateur de Terra eco –, auteur du blog « Oil Man », Matthieu Auzanneau enquête depuis plus de dix ans sur le pétrole. Dans Or noir (La Découverte, 19 mars 2015), il retrace l’histoire du brut, des premiers puits américains à aujourd’hui, et de ses liens toujours plus étroits avec la géopolitique.

[…]

Vous expliquez la baisse actuelle des cours du pétrole – 49 dollars le baril, soit 44 euros – par, notamment, le boom des pétroles non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, sables bitumineux…). Incarnent-ils l’avenir du pétrole ?

C’est une course sur tapis roulant : les majors doivent sans cesse investir pour compenser le déclin des ressources de pétrole conventionnel, mais n’y parviennent pas. Pour satisfaire la consommation actuelle, il faudrait trouver tous les dix ans l’équivalent des réserves de quatre Arabie Saoudite, soit la moitié de la production actuelle ! Le boom du pétrole de schiste est indéniable et spectaculaire, mais l’industrie ne tient pas là (encore ?) sa planche de salut, loin s’en faut : il représente 3 millions de barils par jour aux Etats-Unis, sur une production totale de pétrole de 90 millions de barils. La Pologne n’a pas été l’eldorado espéré. Et Total a remisé sur l’étagère un projet d’exploitation de sables bitumineux, car il n’était pas rentable à 110 dollars (98 euros) le baril. Comme le dit un expert, « nous sommes dans la position de rats qui ont fini de manger les corn-flakes et s’attaquent au carton de la boîte ». C’est peut-être le début de la fin de l’or noir. Si on n’arrive pas à sortir du pétrole et à trouver un accord climatique global, ce n’est pas faute de prise de conscience, mais parce qu’on ne sait pas faire de croissance sans énergie fossile abondante.


Or noir
, de Matthieu Auzanneau (La Découverte, 19 mars 2015), 720 pages, 26 euros


isa77_Jouarre's insight:

Encore quelques jours de patience, on va pouvoir dévorer le livre de M. Auzanneau (à défaut des boîtes de Corn Flakes !)



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Algérie : Sonatrach compte investir plus de 90 milliards de dollars dans le petro-gaz

28.02.15. -  Le groupe public Sonatrach investira plus de 90 milliards $ au cours du quinquennat 2015-2019 dans le secteur pétro-gazier algérien où il occupe une position d’acteur incontournable.

« Notre programme d’investissement sur la période 2015-2019 s’établit à plus de 90,6 milliards de dollars dont 71 % dédiés au segment amont, 20% au segment aval et 8 % pour l’activité de transport par canalisations», a déclaré Saïd Sahnoun, Pdg par intérim du groupe, rapporte APS.

C’était à Oran, le 25 février, dans son allocution, à l’occasion de la célébration du 44ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, abritée par la zone pétrochimique d’Arzew, a précisé cette source.

Selon Saïd Sahnoun, les dits investissements permettront à la Sonatrach d’intensifier l’effort d’exploration pour consolider sa base de réserves. Cela se fera, précise-t-il, avec un intérêt particulier pour l’exploration des hydrocarbures offshore dans le nord du pays et dans les hydrocarbures non conventionnels.

Saïd Sahnoun souligne que le groupe poursuivra dans les prochaines années l’intensification de l’activité de recherche, avec sur le moyen terme 2015-2019 des prévisions de 26 000 km2 et une moyenne de forage de 125 puits par an.



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Le pétrole de schiste américain devient moins rentable - La Croix

Google actu "Schiste" - dim, 01/03/2015 - 14:06

lalibre.be

Le pétrole de schiste américain devient moins rentable
La Croix
«L'exploitation des huiles de schiste est très sensible au cours du baril, car les coûts marginaux de production sont plus élevés que pour le pétrole conventionnel : ils se situent entre 40 et 60 dollars le baril aux États-Unis, contre de 5 à 10 ...
"Un baril à 80 dollars en 2020"lalibre.be

2 autres articles »

Vents contraires sur le gaz de schiste en Europe - La Croix

Google actu "Schiste" - dim, 01/03/2015 - 14:02

La Croix

Vents contraires sur le gaz de schiste en Europe
La Croix
En Europe, les nombreux adversaires du gaz de schiste peuvent être satisfaits. Beaucoup de projets d'exploration, annoncés à grand fracas il y a quelques années, semblent aujourd'hui avoir du plomb dans l'aile et sont repoussés à des jours meilleurs.

Gaz de schiste : Violente répression des citoyens d'In Salah


01.03.15. - La situation reste tendue dans la ville d'In Salah, dans l'extrême sud de l'Algérie, au lendemain des premiers affrontements survenus, samedi, entre manifestants et forces de sécurité depuis le déclenchement du mouvement anti-gaz de schiste, indique-t-on de source locale.

Après avoir limité leur action à des rassemblements et à des marches pacifiques depuis plus de deux mois, les citoyens d'In Salah, qui enregistre une intensification des travaux d'exploration, ont tenté de prendre d'assaut la base de vie d'une entreprise étrangère, située à une dizaine de kilomètres de leur ville. 

Les «violents affrontements» entre manifestations et forces antiémeutes chargées de la sécurité des locaux de la société américaine Hillburton ont fait «des dizaines de blessés, dont plusieurs femmes», selon le quotidien «El Watan» de dimanche.

«La tension est à son paroxysme à In-Salah, devenue, particulièrement après le discours du Premier ministre prononcé à l'occasion de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures coïncidant avec le 24 Février, une véritable poudrière qui risque d'exploser à tout moment si des mesures sérieuses ne sont pas prises de sitôt», souligne de son côté «Liberté».

Dans un communiqué rendu public la veille, le Collectif de In Salah relève que la compagnie nationale Sonatrach «a décidé d'opérer le fracking en soutenant par un renfort sécuritaire extraordinaire l'entreprise Halliburton en charge des hydro-fracturations assassines», en faisant fi des «risques avérées» sur la santé publique et des «conséquences environnementales néfastes et malheureusement définitives sur l'eau et l'environnement».

«Nous, citoyens algériens de In Salah, avons décidé d'empêcher l'entreprise de fracturer en construisant un barrage humain sur le site du forage et en barrant la route à Halliburton», prévient le Collectif, mettant l'accent sur le caractère pacifique de ce mouvement.

Le président Abdelaziz Bouteflika, qui a qualifié le gaz de schiste de «don du ciel», avait appelé à fructifier les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels ainsi que les énergies renouvelables dont dispose le pays et à en tirer profit, tout en veillant à assurer la sauvegarde de la santé de la population et la protection de l'environnement.

[…] au cas où Sonatrach met à exécution ses plans de 200 forages par an pour une production de 20 milliards M3 de gaz.

[…]



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1er mars: nouveaux affrontements à In Salah, le siège de la daïra en flammes


01.03.15. -  Actualisé à 12h15. Les manifestants ont mis le feu à la daïra d’In Salah, affirme Kacem, un militant anti-gaz de schiste. « Les forces de l’ordre étaient rassemblées à la daïra d’où ils lançaient du gaz lacrymogène sur les manifestants », explique Kacem.  

De nouveaux affrontements ont éclaté, ce dimanche 1er mars, entre les manifestants et les forces de l’ordre, selon des sources concordantes sur place. Les manifestants contre le gaz de schiste ont forcé le cordon formé par les forces antiémeutes autour de la place située devant la daïra. « Les forces de l’ordre ont commencé à lancer des bombes de gaz lacrymogènes pour nous disperser », affirme Kacem, un militant anti-gaz de schiste.

Hier samedi, des affrontements ont éclaté entre les manifestants contre le gaz de schiste et les forces de l’ordre. Plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées et plusieurs autres ont été arrêtées.


La LADDH condamne

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a condamné, ce dimanche 1er mars, l’intervention de la gendarmerie contre les manifestants anti-gaz de schiste et a demandé la libération des personnes arrêtées.

« Finalement, le pouvoir algérien fait appel à la seule chose qui lui reste depuis longtemps, c’est à dire la répression, pour tenter d’étouffer le vent de contestation au sein de la ville d’Ain Salah contre l’exploitation du gaz de schiste », dénonce la Ligue dans un communiqué.



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Gaz Non Conventionnels : les actifs Total dans le monde


Champs de tight gas en Argentine, projet de gaz de charbon en Australie, permis d'exploration de gaz de schiste au Danemark... Total est impliqué dans l'ensemble des gaz non conventionnels.
isa77_Jouarre's insight:

La liste des engagements de Total dans le monde concernant le Tight gas, le gaz de schiste, le gaz de couche. 



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Algérie : importante mobilisation contre les gaz de schiste

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - dim, 01/03/2015 - 12:30
ALGÉRIE : IMPORTANTE MOBILISATION CONTRE LES GAZ DE SCHISTE

9ème semaine de protestation : La situation dégénère. Affrontements violents à In Salah

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torches de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet et ils exigent l'arrêt définitif de toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt,

Le comité de coordination fait appel à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste soutient le mouvement algérien et assure les militants de sa solidarité.

Avec les Habitants d'In Salah ! Contre la destruction de l'Algérie !

Algeria-Watch, 1er mars 2015

Samedi 28 février 2015, la machine de répression s'est brutalement abattue sur les habitants d'In Salah qui manifestent pacifiquement depuis deux mois leur opposition à l'extraction du gaz de schiste dans leur région. Les autorités tentent de faire croire que le projet n'est pas à l'ordre du jour et qu'il ne s'agit que d'explorations. Mais sur le terrain les prospections avancent et des délégations de firmes étrangères comme celle d'Halliburton sont présentes

Après avoir ruiné le pays et pillé ses ressources conventionnelles, le régime franchit un pas supplémentaire dans sa fuite en avant en optant pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste. En prenant le risque inacceptable de détruire un environnement particulièrement vulnérable et de polluer définitivement les ressources hydrauliques fossiles, dernière recours pour la satisfaction des besoins des populations locales et ultime levier d'un futur développement agricole.

Lire l'article sur Algeria-Watch

La situation dégénère. Affrontements à In Salah : Une centaine de blessés et premiers tirs à balles réelles

Algérie Focus le 01/03/15

La situation dégénère à In Salah, au Sud du pays. De nouveaux affrontements ont éclaté ce dimanche matin au niveau de la Place “Soumoud” située en face du siège de la Daïra. Les forces anti-émeutes ont empêché les manifestants hostiles à l'exploitation du gaz de schiste dans la région de tenir leur rassemblement habituel au niveau de cette place. Des échauffourées ont, par la suite, éclaté entre les deux camps.

Les affrontements se poursuivent toujours à cette heure-ci. Selon des sources hospitalières, une centaine de blessés ont été transférés en urgence à l'hôpital d'In Salah. Les manifestants ont été touchés par des balles en caoutchouc. Mais les policiers ont tiré aussi à balles réelles contre les manifestant, confient nos sources. Pour preuve, un manifestant portant un impact de balle vient d'être soigné par les médecins de l'hôpital d'In Salah.

La situation est très inquiétante dans le Sud algérien. Les émeutes déclenchées samedi matin à In Salah se sont étendues samedi soir à Tamanrasset, située à environ 700 Km au sud d'In Salah, a-t-on appris de plusieurs sources locales. Des émeutiers ont brûlé des pneus et manifesté sur la route qui relie l'université de Tamanrasset au siège de la wilaya. Ils ont organisé une marche spontanée dans les rues pour exprimer leur solidarité avec les manifestants d'In Salah. Ils ont exigé également que les détenus d'In Salah, interpellés samedi par les gendarmes, soient libérés ce dimanche. On ignore pour le moment si les affrontements avec les forces de l'ordre ont occasionné des blessés.

Article, photos et vidéos sur Algérie-Focus
Article sur El Watan

Les émeutes s'étendent sur toute la ville d'In Salah

Algérie Focus le 28/02/15

Un climat d'émeute a gagné la ville d'In Salah ce samedi 28 février, suite aux affrontements entre de jeunes opposants au gaz de schiste et la gendarmerie, au niveau du site gazier de la compagnie américaine Halliburton, situé à 10 km au nord de la ville saharienne.

Joint ce samedi après-midi par téléphone, les membres du mouvement citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah décrivent un “climat d'émeute” total. “Il y a des affrontements partout. Les femmes aussi participent aux affrontement face aux forces de l'ordre”, décrit Abdelkader Bouhafs, militant anti-gaz de schiste, contacté par la rédaction d'Algérie-Focus, précisant que la place Soumoud, le cœur battant de la contestation pacifique, née le 1er janvier dernier, est aussi touchée par les échauffourées.

Les affrontements redoublent d'intensité ces dernières minutes. En ce moment même, les militants anti-gaz de schiste tentent d'attaquer toutes les institutions étatiques, certains encerclant le siège de l'APC, indiquent à Algérie-Focus des témoins oculaires. Le rassemblement à l'extérieur de la brigade de gendarmerie de la ville d'In Salah, pour exiger la libération de la dizaine de militant arrêtés aujourd'hui, se poursuit.

L'affrontement était inévitable”, lâche Abdelkader Bouhafs, qui appelle les émeutiers au calme.

La radicalisation du mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux membres du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah selon lesquelles la compagnie américaine Halliburton, avec la complicité de Sonatrach, est sur le point de lancer la fracturation hydraulique sur le deuxième puits-pilote cette semaine. Ce qui est perçu par la population locale comme un “passage en force” au moment même où les militants anti-gaz de schiste ont tenté de renouer le dialogue avec le régime d'Abdelaziz Bouteflika, en adressant la semaine passé un moratoire, cosigné par plusieurs experts algériens en énergie. “Sellal et Bouteflika sont responsables du climat d'émeute à In Salah”, accuse Abdelkader Bouhafs.

Lire l'article de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo sur TSA Algérie

Algérie-Premiers affrontements entre opposants au gaz de schiste et forces de l'ordre à In Salah

Maghreb Emergent le 28/02/15

Après deux mois de lutte pacifique, le mouvement anti-schiste à In Salah, a connu ce matin, 28 février, ses premiers affrontements entre les manifestants et les forces d'intervention de la gendarmerie nationale.

Les altercations entre les gendarmes, au nombre d'une centaine, et les militants d'In Salah ont commencé vers 11 heures devant la base de vie de la multinationale américaine Halliburton - en charge de la fracturation hydraulique dans les puits-tests de forage du bassin d'Ahnet - située à une dizaine de kilomètres au nord de la ville, raconte Abdelkader Bouhafs, un militant anti-schiste d'In Salah, au Huffington Post Algérie.

"Des échanges vifs ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les quelques centaines de manifestants quand ces derniers ont voulu bloquer la route nationale qui passe devant la base de vie et mène au puits-test de forage. Les militants d'In Salah ont brûlé des pneus et les gendarmes ont répliqué par des gaz lacrymogène ", décrit notre interlocuteur.

"Halliburton dégage" !

Cette escalade dans le mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux habitants d'In Salah selon lesquelles la société américaine s'apprêtait à fracturer le second puits-test de forage cette semaine en " passant en force " si les manifestants s'opposaient à leur projet, explique Djamel Addoun, un autre militant anti-schiste d'In Salah.

Les habitants d'In Salah, mobilisés depuis le 1er janvier contre le gaz de schiste, réclament à présent le départ d'Halliburton du centre d'In Salah. " Halliburton dégage ! Nous n'avons pas besoin de toi, ni à In Salah, ni en Algérie " ! clament les manifestants devant la base de vie de la multinationale.

Article sur Maghreb Emergent

Gaz de schiste. Le Collectif de In Salah dénonce les agissements des multinationales

El Watan le 28/02/15

Les citoyens de In Salah, qui s'opposent depuis presque deux mois à l'exploration de gaz de schiste, réunis autour du Collectif de même nom, dénonce dans un communiqué rendu public ce samedi 28 février le jusqu'au-boutisme de Sonatrach et les agissements des multinationales, à l'instar de Halliburton, Schlumberger et Total.

« Afin de respecter les contrats signés avec les multinationales étrangères et de manière à satisfaire ses exigences premières, Sonatrach a décidé d'opérer le fracking en soutenant par un renfort sécuritaire extraordinaire l'entreprise Halliburton en charge des hydro-fracturations assassines. Ni les risques avérées d'affecter la population d'un point de vue sanitaire, ni les conséquences environnementales néfastes et malheureusement définitives sur l'eau et l'environnement, ni les photos et vidéos prises sur le site du forage et qui montrent à quel point l'inconscience, le laxisme et la gabegie règnent sur ses chantiers, ne fera reculer Sonatrach », peut-on lire.

Construction d'un barrage humain
Le Collectif annonce une mobilisation sous une autre forme. « Nous, citoyens algériens de In Salah, avons décidé d'empêcher l'entreprise de fracturer en construisant un barrage humain sur le site du forage et en barrant la route à Halliburton.

Les renforts de gendarmes ne nous arrêteront pas, et nous n'utiliserons aucune violence. Nous sommes depuis le premier jour pacifiques, pacifiques mais déterminés, même face aux forces sécuritaires qui nous le savons ne font qu'appliquer les ordres et qui sont déroutées, ayant conscience qu'il n'y a que des Algériens en face ». Dans le même sillage, le Collectif de In Salah indique que « sachant que le commanditaire de ces projets est le gouvernement français représenté sur place par Total et Schlumberger, nous lançons un appel à la société civile française, afin qu'elle fasse pression sur son gouvernement et qu'il renonce à ses expérimentations sur notre population et sur notre environnement ».

Article de M.B. sur El Watan

Algérie : des milliers de manifestants contre le gaz de schiste

RFI le 25/02/2015

En Algérie, ils étaient quelques milliers à manifester ce mardi 24 février dans plusieurs villes du pays en solidarité avec les villes du Sud qui sont en lutte, depuis des semaines, contre l'exploitation du gaz de schiste. Des manifestations auxquelles l'opposition s'est ralliée et qui ont donné lieu à des interpellations par la police omniprésente. La date de la manifestation n'a pas été choisie au hasard : le 24 février marque l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en Algérie.

Article sur RFI

Les manifestations anti-gaz de schiste à travers l'Algérie en images

TSA Algérie le 24/02/2015

À l'appel de l'opposition, des milliers de personnes sont sorties, ce mardi 24 février, à travers plusieurs régions du pays pour manifester contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie et exprimer leur solidarité avec les habitants d'In Salah.

De Tébessa à Tlemcen en passant par Batna, Khenchela, Jijel, Béjaïa, Mostaghanem, Ouargla et Tamanerasset, ils sont nombreux à avoir répondu à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition (ICSO). Chacun ses slogans et sa manière d'exprimer le rejet du gaz de schiste.

Ils ont tenu des rassemblements et des marches qui se sont globalement déroulés dans le calme. En fin d'après-midi, de nombreux manifestants ont posté des images et des vidéos sur les réseaux sociaux.

Article sur TSA Algérie

De la Zorna à la Matraque : un 24 février particulier à Alger

Algérie Focus

Le centre d'Alger était en état de siège dans la matinée de ce mardi 24 février. Peu avant 9h, un énorme dispositif sécuritaire est déployé à travers les rues de la capitale. A la place « Mauritania », point de jonction du Boulevard Amirouche et de la Rue Hassiba, quelques fourgons cellulaires y sont stationnés. Matraques et casques accrochés au ceinturon, des éléments des Unités républicaine de sécurité (URS) parcourent le boulevard précité. En s'approchant de la Grande Poste, une chanson de Rabah Derriassa retentit.

Article sur Algérie Focus

Les manifestants anti-gaz de schiste d'In Salah dans la rue le 24 février

Algerie-Focus

Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, les citoyens d'In Salah vont bel et bien sortir le 24 de ce mois de février manifester contre l'exploitation du gaz de schiste, simultanément avec les actions de protestation prévues ce jour-là à travers plusieurs wilayas du pays, à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition algérienne (Icso), regroupant le Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLT) et le Pôle des forces du changement d'Ali Benflis.

“Les citoyens d'In Salah sont finalement parvenus à se mettre d'accord et dissiper les craintes de récupération politicienne du mouvement anti-gaz de schiste par l'opposition. Les manifestations se poursuivront donc normalement ce 24 février à In Salah et ce soutien de l'opposition ne fera que renforcer les rangs des opposants à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel dans notre pays”, apprend-on de sources concordantes.

Un activiste anti-gaz de schiste d'In Salah souligne qu'une “consigne a été donnée à nos étudiants inscrits dans différentes universités du pays pour qu'ils participent à la marche tout en s'habillant de la tenue locale afin d'être visibles”.

Ce vendredi 20 février, les citoyens d'In Salah ont tenu leurs actions de protestation habituelles. En effet, le sit-in permanent observé sur la Place de la résistance devant le siège de la daïra, entamé le 1er janvier dernier, se poursuit toujours. Un groupe de citoyens campe également au PK 35 sur la route menant vers les forages schisteux de Gour Mahmoud, à une trentaine de kilomètres de la ville. Ce nouveau camp permanent est baptisé “Place de la résistance 2″. Quelques dizaines de citoyens ont aussi observé la marche quotidienne, à travers les artères de la ville. Le tout sous une pluie que les habitants d'In Salah qualifient de “bénédiction divine, car il pleut une fois par tremblement de terre chez nous”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Un rassemblement pacifique Anti Gaz de Schiste de soutien aura lieu mardi 24 février 2015 à 17h00 devant le Consulat général d'Algérie à Paris.

Une demande de moratoire au président Bouteflika

El Watan le 21/02/15

A la veille de l'emblématique 24 février que l'opposition compte métamorphoser en une commémoration de la résistance à l'exploitation du gaz de schiste en soutien à la population d'In Salah, le Tidikelt se réinvente et s'ingénie à insuffler aux troupes, fatiguées par 52 jours de manifestations dans la rue, une nouvelle raison de poursuivre la contestation.

La société civile d'In Salah a adressé, jeudi, la demande d'un moratoire sur le gaz de schiste au chef de l'Etat cosignée par plusieurs experts algériens solidaires du combat de la population d'In Salah.

La lettre commence par le constat d'échec des négociations : « Après les tentatives de dialogue infructueuses entre les pouvoirs publics et la population d'In Salah sur la question de l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en Algérie, en général, et à In Salah en particulier, et face à l'enlisement de la situation, nous, habitants d'In Salah, habitants du Sud algérien, citoyens algériens, venons vous solliciter au nom de notre région, au nom de nos concitoyens du Sud et de toute l'Algérie qui s'opposent à l'avenir funeste que nous réserve l'exploitation des gaz de schiste. » La demande de moratoire met en exergue les risques sur l'environnement, notamment la pollution de l'eau et de l'air, les séismes, les répercussions sur la santé, l'utilisation de grandes quantités d'eau et, pour terminer, signale qu'elle n'est « pas rentable ».

La lettre relate le constat d'atteintes environnementales flagrantes, en totale contradiction avec les propres consignes du président de la République lors du Conseil ministériel restreint du 27 janvier 2015 : « Le gouvernement devra veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement. » L'appel à un moratoire vise, selon les signataires, à « rétablir la confiance et le dialogue entre les populations concernées, le pouvoir central et la communauté scientifique » et la création d'une commission indépendante ainsi qu'un débat national pour que « l'Algérie avance avec confiance, avec espoir, en dépit de toutes les difficultés, vers un destin meilleur et sait pouvoir compter, pour cela, sur le concours de tous ses enfants, sans exclusive ni marginalisation ».

Gardant l'espoir d'un recul du gouvernement, d'une décision providentielle du chef de l'Etat quant à un moratoire sur le gaz de schiste, les protestataires remettent ainsi les compteurs à zéro et soufflent sur les braises de la résistance, avec une mobilisation qui a certes diminué d'intensité mais n'a jamais quitté la place Somoud, où les rassemblements se tiennent, comme d'habitude, quotidiennement, alors qu'une vingtaine de jeunes surveillent les forages de Gour Mahmoud, scrutant tout changement dans la manière de forer.

Le passage au forage vertical, à la fracturation hydraulique avec ses produits chimiques injectés dans le sol, c'est ce que redoutent le plus les habitants d'In Salah. In Salah la militante, In Salah l'antigaz de schiste est éreintée par le silence du gouvernement qui a coupé tout contact avec les protestataires au moment où les renforts sécuritaires sont de plus en plus apparents dans cette plaine du Tademaït, cette paume de la main ouverte au relief si particulier cachant des trésors de minerais et d'hydrocarbures.

La place Somoud, qui a encore vibré cette semaine de la voix du professeur Segni Laadjal, professeur à l'université de Ouargla, défenseur farouche des énergies renouvelables et de la chimie verte, venu donner son point de vue sur l'exploitation du gaz de schiste, s'apprête à vivre, mardi prochain, sa plus grande mobilisation depuis le début de la contestation, le 31 décembre 2014.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Effets de l'exploration du gaz de schiste à In Salah : Un film documentaire accablant devant l'APN

El Watan le 21/02/15

Des oiseaux migrateurs gisant sur le sable, des renards, des camelins et des chèvres embourbés, morts de n'avoir pas été sauvés de l'envasement dans les flaques de boue pétrolière huileuse qui essaiment à perte de vue. Il n'en a pas fallu plus pour convaincre In Salah du danger qui la guette avec de nouveaux puits de gaz non conventionnel.

Sonatrach, l'entreprise citoyenne, amie de la nature, ne prend même plus la peine d'effacer les traces indélébiles causées par ses forages. 52 jours de mobilisation contre le gaz de schiste, une contestation citoyenne qui s'essouffle tantôt, se réorganise tantôt pendant que le gouvernement et Sonatrach font la sourde oreille. La société civile ne baisse pas les bras, au moment où un moratoire est déposé à la présidence de la République, l'association Shems prend à bras-le-corps la mission de la documentation.

Ses membres ont filmé au moins trois sites où les preuves d'atteintes criantes à l'environnement sont visibles à l'œil nu. Le premier à Zaouïa, 6 km d'In Salah, où un puits datant des années 1980 ayant enregistré une migration de gaz a été bouché mais sans nettoyage. Le second sur la route d'Arak, à 160 km de la ville où plusieurs bassins de décantation des boues contiennent toujours des produits toxiques non évaporés depuis 2012. Le troisième, à Gour Mahmoud, 35 km au sud d'In Salah où les puits de gaz de schiste en cours de forage présentent déjà les signes d'épandage direct sur le sol sans traitement ni épuration.

La population d'In Salah a compris que manifester devant la daïra ne donnera rien avec un gouvernement décidé à aller jusqu'au bout de sa logique pro-gaz de schiste. Tandis que la ville reprend petit à petit son activité « normale » tant au niveau scolaire qu'administratif, il y a d'autres possibilités de se faire entendre. Devant les arguments d'experts défendant l'option du gaz de schiste « qui ne serait pas plus dangereux et nocif pour la vie humaine et l'environnement que le reste de l'industrie pétrolière et gazière », « ou pas plus dangereux qu'un déodorant ou des couches bébé jetés dans la nature », une seule réponse : recueillir les preuves du contraire.

Sept associations écologiques s'y attellent depuis 2012, elles redoublent d'effort depuis six semaines. « Tous les éléments confirmant une atteinte à l'environnement à même de répondre au mieux aux assurances de Sonatrach sont filmés, photographiés, dûment documenté », affirme-t-on auprès du « comité des 22 ».
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Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Au 50e jour, In Salah ne se tait pas mais se cherche une sortie de crise "honorable"

Huff Post Maghreb le 19/02/15

In Salah ne se tait pas. Le bastion de la contestation anti-gaz de schiste mobilisé depuis le 1er janvier maintient son campement sur la Place Somoud (Place de la résistance), poursuit ses meetings et ses marches quotidiennes et continue son sit-in sur le site du second puits de forage expérimental, au niveau du kilomètre 35, débuté il y a deux semaines.

Mais, au 50e jour de la contestation et en l'absence de décisions gouvernementales favorables aux manifestants, des signes de délitement du mouvement apparaissent. Plusieurs administrations ont rouvert leurs portes telles que la Cnas et La Poste, indique au Huffington Post Algérie, Abdelkader Bouhafs, un des militants du mouvement. Et le nombre de protestataires sur le Place Somoud se fait de plus en plus épars.

Dans l'attente de l'arrêt des forages du second puits
Sans nouvelle d'Alger et sans négociations – la rencontre annoncée entre une délégation d'In Salah et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n'ayant finalement pas eu lieu – les manifestants agissent sur place en surveillant de près les sites de forage expérimentaux situés à une trentaine de kilomètres d' In Salah.

Quelque 25 jeunes de la ville y campent nuit et jour dans cinq tentes installées au niveau du kilomètre 35. "Si on ferme les yeux, ils vont démarrer la fracturation hydraulique", affirme au Huffington Post Algérie Ahmed Belkou, un des campeurs engagés dans le mouvement depuis le départ.

"Sonatrach devrait commencer à déménager la plateforme du second puits de forage vers Hassi Messaoud d'ici deux à trois jours car la phase d'exploration est quasiment terminée", déclare Abdelkader Bouhafs qui reconnaît que "ce déménagement pourrait avoir un impact sur la suite du mouvement".

Tout en "restant vigilant" pour s'assurer du "nettoyage du site par Sonatrach" et empêcher "la fracturation hydraulique dans la phase d'exploitation confiée à la compagnie américaine Halliburton", ce déménagement, si symbolique soit-il, pourrait donc sonner le glas du mouvement.

Quoi qu'il en soit "aucune décision ne sera prise avant le 24 février, jour d'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures", souligne Abdelkader Bouhafs. Pour cette journée particulière où des marches et rassemblements pacifiques sont prévus à travers le pays suite à l'appel de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), les manifestants d'In Salah ont prévu de "remobiliser la foule" et de convaincre Adrar, Tamanrasset et El Golea de les rejoindre pour une grande marche.

"On ne va pas interférer avec les politiques mais on ne va pas les nier non plus", souligne Abdelkader Bouhafs. "Nous allons rester sur nos revendications de l'arrêt des forages de gaz de schiste".

Quelques jours avant les militants d'In Salah devraient avoir remis au Président, Abdelaziz Bouteflika, une demande de moratoire se présentant sous la forme d'un "dossier de 40 pages qui rappelle tous les risques que présente le gaz de schiste", précise Abdelkader Bouhafs. "De tous ces événements de la semaine va dépendre la suite du mouvement", conclut le militant.

Lire l'article sur Huff Post Maghreb

La mobilisation se poursuit à In Salah

L'Expression le 16/02/17

Chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours.

La mobilisation contre l'exploitation du gaz de schiste ne faiblit pas à In Salah où l'on considère cette option comme étant une condamnation à mort de la population. Hier, une marche imposante a été organisée à travers les artères de la ville pour réitérer le rejet de la décision du gouvernement. Plusieurs milliers de citoyens ont pris part à cette manifestation pacifique qui se veut un autre cri exprimant la détermination populaire de s'opposer jusqu'au bout à l'exploitation du gaz de schiste.

Ni les assurances des pouvoirs publics, ni les accusations de certains partis politiques ni encore moins les dernières décisions du Conseil restreint consacré au Sud et aux Hauts-Plateaux n'ont réussi à calmer les protestataires de In Salah. Bien au contraire, chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours et des semaines. Les déclarations contradictoires des responsables n'ont fait qu'exacerber la colère à In Salah où on ne croit plus aux discours du gouvernement. La seule revendication que porte la population est l'arrêt pur et simple des travaux de forage des puits par la fracturation hydraulique.

Pour absorber cette colère, le pouvoir a décidé de relancer la question de création de wilayas déléguées. La réponse de la population ne s'est pas fait attendre : « On ne veut pas de gaz de schiste. » En tout état de cause, à In Salah ses habitants qui contestent les déclarations concernant la période d'exploration ne veulent du gaz de schiste ni pour demain, ni pour 2012 ni pour le siècle prochain. Mais pour le moment, rien ne semble indiquer que le pouvoir reviendra sur sa décision d'exploiter cette ressource non conventionnelle.

Les partis qui le représentent sont allés jusqu'à soupçonner que les manifestants de In Salah soient manipulés par des parties intérieures et étrangères. Amara Benyounès, président du MPA, et membre du gouvernement, n'a pas hésité à dire que « tout responsable politique algérien qui s'oppose au gaz de schiste est quelqu'un de totalement irresponsable ».

L'opposition ne l'entend certes pas de cette oreille. L'Instance de suivi et de concertation de l'opposition qui regroupe les membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd) et le Pôle des forces de changement prévoit l'organisation de marches et autres manifestations au niveau national pour soutenir la population de In Salah et exiger l'arrêt des travaux du gaz de schiste. Le regroupement de l'opposition a choisi la date du 24 février, anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, pour organiser ces actions.

Lire l'article de Karim Aimeur sur Le Quotidien L'Expression

Ouargla : Les anti-schiste dénoncent la partialité de la presse locale

El Watan le 15/02/15

Les opposants au gaz de schiste ont organisé, le week-end dernier, une marche et un sit-in de protestation devant la maison de la presse Abdelhamid Nedjah de Ouargla pour dénoncer, disent-ils, « la partialité des médias locaux devant la mobilisation citoyenne tenue depuis sept semaines en solidarité avec In Salah ».

In Salah, où sept associations de l'environnement travaillent d'arrache-pied depuis plusieurs années pour convaincre les 45 000 habitants d'adopter une démarche écologique au quotidien, a donné à réfléchir à Ouargla. Emboîtant le pas à la capitale du Tidikelt qui a opté pour la préservation de l'environnement grâce à son instinct de survie, Ouargla a pu imposer son mode de contestation désormais permanent avec une kheïma en plein Souk El Hedjar où s'organisent chaque jour des débats à ciel ouvert où des citoyens bravent le froid et la pression des autorités pour venir écouter des experts prêcher contre « le danger qui guette les eaux souterraines du Sud, son sol et son ciel ».

Un programme hebdomadaire de conférences- débats ambulantes à travers les quartiers et les communes de la wilaya a été mis en œuvre durant la semaine écoulée, où chaque quartier a pu organiser sa propre conférence.Muni d'un kit informatique et d'un data-show, le professeur Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla et opposant farouche à l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste, anime quasi quotidiennement des conférences-débats où la vulgarisation et la pédagogie écologique trouvent leur place devant un auditoire très intéressé par cette thématique qui fait polémique, surtout après la résistance du mouvement d'opposition à In Salah.

« L'engouement des gens, même de nuit, nous encourage à aller vers chaque coin de la ville pour rallier de nouveaux militants », affirme Aibek Ag Sahli, coorganisateur des six manifs antigaz de schiste de Ouargla. Tant qu'In Salah résiste et tient le coup, Ouargla, où la contestation écologique pend désormais son ancrage populaire après celui universitaire, ne renonce pas.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

In Salah : 45 jours de mobilisation et début de la collecte des signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste

Huffpost Maghreb le 13/02/15

45 jours de mobilisation et les habitants de In Salah campent toujours à la place Somoud. Face au siège de la daïra, ils ont décidé de protester contre l'exploration du gaz de schiste annoncée par le gouvernement le 27 décembre 2014.

45 jours de mobilisation, des va-et-vient des délégations gouvernementale, parlementaire et de spécialistes ne sont pas venus à bout de la volonté des protestataires de In Salah de faire stopper les explorations amorcées dans le bassin de l'Ahnet.

Opposés à la poursuite des explorations, la page des activistes sur Facebook In Salah Sun & Power annonce que la réunion de jeudi 12 février a permis de dégager quelques nouvelles actions notamment des récoltes de signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste et une marche nationale.

Les protestataires réunis à la place Somoud ont commencé de suite à récolter des signatures pour la mise en oeuvre du moratoire sur l'exploration du gaz de schiste et décidé d'une marche nationale, qui ne coïnciderait pas avec les sit-in de l'opposition prévus pour le 2' février, et dont la date n'a pas été arrêtée. Il est aussi question d'une possible fermeture des accès aux puits de l'Ahnet.

Les protestataires, qui s'interrogent sur le sens de l'arrêt de toute forme de dialogue observée par le pouvoir depuis le dernier conseil des ministres, souhaitent, cependant, imposer l'arrêt immédiat et le début du nettoyage des périmètres où ont lieu les fracturations.

A noter que la ville de In Salah a connu hier un incident qui a failli coûter la vie à un des jeunes. Un contrebandier de carburant qui avait caché des jerrycans de gasoil sous une cargaison de dattes. Interpellé par un jeune, il s'est affolé a asséné un coup de couteau au jeune en question et a pris la fuite.

La mise en feu du camion a permis de découvrir ce qui se cachait sous la cargaison. Hospitalisé à Adrar, le jeune homme est, aujourd'hui, hors de danger.

Lire l'article sur Huffpost Maghreb

Gaz de schiste : Alerte maximale à In Salah !

Algérie-Focus le 12/02/15

Des milliers de personnes ont pris part dans la matinée de ce jeudi 12 février 2015 au grand rassemblement tenu sur la “Place de la résistance”, devant le siège de la daïra, à l'appel du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah.

Deux résolutions phares ont été prises à l'issue de ce conclave. La première consiste au “lancement d'une pétition pour l'instauration d'un moratoire sur les opérations de forage de gaz de schiste”, a-t-on appris de sources locales. La seconde prévoit “le déplacement de tous les habitants d'In Salah sur le lieu des forages, à Gour Lahmar, à une trentaine kilomètres de la ville”. Si ce moratoire n'est pas décidé d'ici dimanche, “les 40 000 habitants que compte In Salah” rejoindront les quelques dizaines de concitoyens qui y manifestent depuis quelques jours déjà.

Les pouvoirs publics, de leur côté, semblent loin d'être prêt à faire machine arrière et à renoncer aux “forages-pilotes” de cet hydrocarbure non conventionnel. Preuve en est, d'après nos sources, le renforcement du dispositif sécuritaire au niveau des champs gaziers de la région. “Hier, il y a eu un renfort de gendarmes, la mobilisation de deux avions (militaires) et des chiens policiers (brigade canine, ndlr).

Ce matin, des policiers anti-émeute ont été déployés sur la route menant vers les puits gazier”, affirme un citoyen d'In Salah. Un autre activiste souligne, pour sa part, que des “escarmouches ont eu lieu hier soir entre les gendarmes et les manifestants et la situation a failli dégénérer. La sagesse de quelques citoyens a pu heureusement calmer les esprits”. Au champ de gaz conventionnel de Hassi Moumène, “des éléments et des engins lourds de l'armée ont été déployés”, ajoutent nos sources.

Nos tentatives pour joindre le chargé de communication de la Gendarmerie nationale n'ont pas abouti. Celui de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), quant à lui, nous a dit en milieu d'après midi qu'il nous rappellerait lorsqu'il aura contacté ses subalternes à In Salah. A l'heure où nous mettons sous presse, il n'a toujours pas rappelé.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie-Focus

Les militants antigaz de schiste bloquent l'accès au site d'Ahnet

Ils ont carrément installé leurs tentes à même la piste menant vers les puits

Liberté-Algérie le 11/02/15

Et si le mouvement de protestation contre le gaz de schiste est parti pour durer autant de temps que nécessiteraient les travaux du chantier d'exploration lancé à In-Salah ?
De toute façon, ce ne sont pas les déclarations des officiels, encore moins les “assurances” des responsables de la Sonatrach, qui peuvent, à présent, convaincre les “résistants” de cette ville du Sud, déterminés à ne pas baisser les bras avant que l'État ne décide de renoncer à ce projet et fermer les puits déjà forés à quelques dizaines de kilomètres de leurs domiciles.

Pis encore, la dernière sortie du P-dg intérimaire de la Sonatrach, Saïd Sahnoun, soutenant que le projet d'exploration du gaz de schiste sera mené jusqu'au bout, a davantage attisé la colère des citoyens d'In-Salah. Désormais, l'escalade de leur mouvement, jusque-là pacifique, n'est plus écartée. Et pour cause, les militants antigaz de schiste sont passés, depuis l'après-midi d'avant-hier, à une nouvelle forme de protestation pour le moins audacieuse : ils ont tout simplement décidé de fermer la piste menant de la RN1 vers le chantier “non conventionnel” de Sonatrach.

Et depuis hier, ils ont carrément installé un campement au PK 35 (point kilométrique, au sud de la ville d'In-Salah, d'où bifurque justement cette piste. Il y a trois tentes qui y sont plantées pour accueillir les manifestants résolument décidés d'empêcher, notamment, les camions qui transporteraient des produits chimiques utilisés dans la technique de fracturation hydraulique.
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Le collectif citoyen antigaz de schiste, indique notre interlocuteur, prépare, par ailleurs, une nouvelle lettre pour demander au président Bouteflika de “décréter un moratoire” sur le projet d'exploration du gaz de schiste. La relance du projet du gaz de schiste, exigent les contestataires, doit attendre les résultats du débat national préconisé. Pour les militants antigaz de schiste, c'est même une condition sine qua non…

Lire l'article de F.A. sur Liberté-Algérie

In Salah : La mobilisation anti-gaz de schiste reprend du souffle

L'entêtement des pouvoirs publics à poursuivre coûte que coûte les forages des puits-pilotes de gaz de schiste ne fait que consolider la détermination des citoyens d'In Salah à maintenir la mobilisation jusqu'au renoncement, du moins temporairement, à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel en Algérie.

Au lendemain de la nouvelle sortie médiatique du PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, qui a réitéré la décision de la compagnie nationale de poursuivre les forages du gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet, des citoyens d'In Salah, contactés par nos soins, sont unanimes à qualifier d'”irresponsables” les propos de Saïd Sahnoune qui, selon eux, pousse “au pourrissement” au lieu de “prendre en compte les revendications légitimes des citoyens qui se soucient de l'avenir de tout le pays et des générations futures”.

Sur le terrain, la mobilisation citoyenne a été au rendez-vous ce lundi 9 février 2015 à In Salah. Outre le sit-in permanent observé depuis le 1er janvier dernier sur l'esplanade du siège de la daïra, plusieurs centaines de personnes, notamment des élèves et des étudiants, ont battu le pavé à travers les artères principales de la ville pour réitérer, eux aussi, leur “unique revendication” qui consiste en l'”arrêt des forages” et l'”annonce publique par le gouvernement d'un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste à travers tout le pays”, a-t-on appris de sources concordantes.

Une contestation protée aussi par les femmes
Selon nos sources, en début d'après-midi, plusieurs véhicules ont été mobilisés pour transporter des manifestants au bassin d'Ahnet, à une trentaine de kilomètres de la ville, où ils devraient organiser un rassemblement pour “contraindre les exploitants à mettre à l'arrêt les appareils de forage”. Quoique des actions similaires avaient eu lieu la semaine dernière, la nouveauté cette fois c'est “la présence de femmes parmi les citoyens qui ont fait le déplacement”. “Une dizaine de fourgons ont été remplis de femmes avant de prendre la direction de Gor Mahmoud (lieu des forages) où elles manifestent, à côté de leurs frères actuellement”, soulignent nos sources”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Gaz de schiste : l'Algérie poursuivra les forages exploratoires

Romandie le 08/02/15

Alger - Le groupe pétrolier algérien Sonatrach poursuivra ses forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique dans le Sahara, en débit de l'hostilité grandissante des populations vivant près des gisements, a indiqué dimanche son PDG Said Sahnoun.

La Sonatrach ne va pas interrompre les forages d'exploration de gaz de schiste à In Salah, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Alger.
L'Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin d'augmenter sa production et faire face à la hausse de sa consommation intérieure, selon M. Sahnoun.

La consommation interne devrait atteindre 35 milliards de m3 de gaz en 2015 et 50 milliards de m3 en 2025, a-t-il ajouté.
L'Algérie, qui tire la majeure partie de ses revenus des exportations d'hydrocarbures, produit actuellement quelque 80 milliards de m3 de gaz par an.

Depuis que le groupe public a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d'In Salah, les manifestations anti-gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien.

M. Sahnoun a précisé que son groupe allait terminer dans quelques jours un deuxième puits d'exploration à Ahnet, près du premier forage déjà réalisé dans la région d'In Salah.
Nous allons ensuite démonter les installations qui seront transportées vers un autre site d'exploration, a-t-il ajouté, sans autre précision.

M. Sahnoun a assuré que ces forages visaient uniquement à évaluer les ressources présentes dans le sous-sol du Sahara algérien. La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement, a-t-il assuré.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé fin janvier que les forages pilotes seraient achevés à brève échéance mais que l'exploitation proprement dite n'était pas encore à l'ordre du jour.

A la question de savoir si la Sonatrach coopérait avec le géant pétrolier français Total dans l'exploration du gaz de schiste, comme rapporté récemment par des médias, M. Sahnoun a répondu : Total n'a jamais été impliqué dans l'exploration du gaz de schiste en Algérie.
Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (GB) et Talisman (Canada), a-t-il précisé.

Selon des études internationales, l'Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les Etats-Unis, la Chine et l'Argentine.

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Le mouvement antigaz de schiste aux députés d'In-Salah “Vous avez une responsabilité historique”

Lierté-Algerie le 07-02-15

La délégation composée d'une trentaine de députés (FLN, RND) s'est fait remettre par le comité des 22 animateurs du mouvement deux lettres destinées au président Bouteflika et au président de l'APN.
Le mouvement de protestation antigaz de schiste se poursuit toujours à In-Salah. Les tentatives de désamorcer la situation aussi.

La dernière tentative en date est à mettre à l'actif de la délégation parlementaire qui a séjourné, mercredi et jeudi derniers, à l'unique hôtel (étatique) de la ville d'In-Salah, le Tidikelt. Composée d'une trentaine de députés, essentiellement des partis majoritaires FLN et RND, cette délégation, menée par le vice-président de l'APN, Djamel Bouras (député FLN représentant la communauté algérienne dans la région parisienne, en France), est l'une des rares parties à avoir été reçue par les représentants de la société civile (la vraie) de cette ville du Sud en ébullition depuis le début de l'année. Cela a été rendu possible grâce, notamment, à la médiation du député RND de la région, Mohamed Baba Ali, qui reste l'un des rares représentants du peuple à avoir été adopté par les militants antigaz de schiste, pour avoir soutenu leur cause.

Après de longues heures d'échanges avec le chef de la délégation, M. Bouras, qui leur a promis de transmettre leur message au président de la République, et les membres du collectif citoyen, le “groupe des 22”, lui ont remis deux lettres (dont nous détenons des copies) ; l'une adressée au chef de l'État et l'autre au Parlement.

Dans la première, destinée au président Abdelaziz Bouteflika, il était question de réitérer, en des termes plus clairs, leur seule et unique revendication de fermer le puits, ou les puits déjà forés à In-Salah, ainsi que d'empêcher la fracturation hydraulique dans de nouveaux puits. “Tout en vous souhaitant un prompt rétablissement et une meilleure santé, nous vous remercions d'avoir dépêché la commission économique parlementaire, présidée par le vice-président de l'APN, qui nous a écoutés attentivement et pris acte de nos préoccupations : notre unique et importante revendication est d'empêcher la fracturation hydraulique prévue dans le deuxième et dernier puits de ce projet expérimental de gaz de schiste, ainsi que le nettoyage et la désinfection des lieux. M. le Président, nous vous sollicitons pour prendre des mesures fermes pour que vos décisions prônant l'arrêt de ce projet, prises lors du Conseil des ministres, soient appliquées à la lettre (…) Nous vous demandons de geler ce projet et d'ouvrir un débat national (…).”

C'est, en gros, le message essentiel comporté dans la lettre du “groupe des 22” adressée au chef de l'État. Aux élus, les membres du collectif citoyen ont été moins cléments en portant aux représentants des deux Chambres (APN et Sénat) “la responsabilité historique” d'avoir voté la loi de 2013 sur les hydrocarbures qui a balisé le terrain pour le lancement de ce projet de gaz de schiste. “Nous portons la responsabilité historique aux représentants des deux Chambres parlementaires ayant voté la loi sur les hydrocarbures, sans prendre en compte ni l'avis des experts encore moins celui des citoyens.

Sans cette loi, ce mouvement de protestation, qui pénalise toute notre région, n'aurait jamais existé. Aujourd'hui, vous êtes tenus de prendre une position digne, et qui doit découler de votre amour pour ce pays et son peuple”, lit-on dans la lettre adressée aux parlementaires. Le message est fort.

Certains députés semblent l'avoir déjà assimilé en avouant qu'ils n'étaient pas maîtres de leur décision à l'occasion du vote de la loi sur les hydrocarbures en 2013. (Lire encadré). Pour les prendre à témoins et les sensibiliser davantage sur les dangers que représente l'exploitation du gaz de schiste, le “groupe des 22”, en collaboration avec les autorités locale, a organisé, dans la matinée de jeudi dernier, une visite sur le site d'exploration du gaz de schiste pour l'ensemble des parlementaires présents à In-Salah. Ceci, tout comme ils n'ont pas hésité à faire venir M. Bouras à la place de la Résistance où il a été hué par la foule de citoyens pour qui seule la décision d'arrêter les forages compte.

À signaler, par ailleurs, que des heurts ont été enregistrés, dans l'après-midi d'hier, sur le site d'exploitation, entre les éléments de la brigade antiémeute de la Gendarmerie nationale et des manifestants ayant tenté d'y installer une tente. Cet incident, sans dégâts majeurs à déplorer, se produit pour la première fois depuis l'enclenchement du mouvement citoyen à In-Salah.

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In Salah : Les manifestants anti-gaz de schiste chassent le vice-président de l'APN et se rendent sur le lieu des forages

Algerie-Focus le 05-02-15

Le mouvement citoyen d'opposition au gaz de schiste d'In Salah se corse. Au lendemain de l'audience accordée en début de soirée d'hier par quelques-uns de leurs représentants à la délégation parlementaire dépêchés sur place, les manifestants ont empêché ce jeudi 5 février 2015 le vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras de terminer son discours et l'ont chassé de la “Place de la résistance”.

“En s'adressant à la foule du haut de la tribune placée sur la “Place de la résistance”, le chef de la délégation parlementaire tentait d'assurer les manifestants que leurs craintes seront transmises au président de l'APN. Mécontents et prenant ces déclarations pour une énièmre insulte à leur encontre, les manifestants se sont mis à scander ‘Nous résistons, nous résistons” avant de lui lancer “dégage, dégage”. Il a dû suspendre son discours et quitter les lieux”, apprend-on de sources locales.

Juste après cette scène humiliante pour le vice-président de l'APN, plusieurs milliers de manifestants se sont dirigés en début d'après-midi vers Gor Mahmou, à une trentaine de kilomètres de la ville, lieu du projet “expérimental” d'exploitation de ce gaz non-conventionnel, pour contraindre les exploitants à arrêter toutes les machines et équipements de forage. “Environ 5000 citoyens sont en route vers les puits pour y manifester et exiger l'arrêt des forages”, apprend-on d' un activiste anti-gaz de schiste, joint vers ce matin. -

Plusieurs sources concordantes affirment ainsi que “les manifestants sont las de recevoir et de dialoguer avec des responsables et des délégations qui répètent le même discours mensonger.” “Ils tentent tous de nous convaincre qu'on n'est pas encore en phase d'exploitation, qu'on est en période d'essais et que cela ne constituerait aucun danger sur l'environnement et la santé des populations. Mais des faits avérés contredisent tout cela. Nous sommes convaincus que le pouvoir n'est pas près de renoncer à son projet d'exploiter ce poison et qu'il tente de gagner du temps misant sur l'essoufflement du mouvement. Par nos déplacements au lieu des forages, nous lui signifions que notre revendication reste toujours la même et que nous sommes déterminés à poursuivre les manifestations jusqu'à l'arrêt définitif du projet et le renoncement officiel à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie“, soutient-on.

Le déplacement qu'effectuent les manifestants aujourd'hui aux bases d'exploitation de Gor Mahmou est le troisième du genre. Hier et avant hier, des centaines de citoyens récalcitrants au dialogue “stérile” avec les autorités, y ont manifesté pacifiquement et de manière très organisée et ont contraint les exploitants à suspendre “momentanément” les forages. Un dispositif des forces anti-émeutes y a été déployé, mais les citoyens d'In Salah ne lui ont donné aucun “prétexte” pour intervenir. “Pas le moindre incident, Dieu merci, n'y a été signalé”, se réjouit-on encore. - See more at :

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Gaz de schiste : Un comité « no fracking » pour In Salah

El Watan le 04-02-15

In Salah, qui entame son second mois de manifestation, vient de recevoir une nouvelle. Bonne ou mauvaise, on le saura dans les jours à venir, car elle concerne l'implication officielle de techniciens issus de la société civile dans le contrôle des forages des puits de gaz de schiste de Dar Lahmar. Les protestataires parlent « d'un pas en avant » qui pourrait mener vers « un dénouement heureux de la protestation ».

L'information est évidemment confirmée, mais est à prendre avec des pincettes tout de même, vu les rebondissements de ce feuilleton in salhi et surtout la poursuite des travaux sur le terrain.Des travaux confirmés par des personnes qui travaillent autour de la foreuse et l'arrivée successive depuis trois jours de convois de camions et rétrochargeurs transportant de lourds équipements de forage, dont certains ont suscité de la suspicion, si bien que la population s'est rapprochée des convoyeurs pour demander des explications.

Les pouvoirs publics multiplient les délégations. Après avoir entendu les 22 médiateurs campant sur la revendication de l'arrêt total des forages et un moratoire sur le gaz de schiste, un comité de 30 délégués a été constitué, jeudi dernier, et attend le feu vert pour se déplacer à Alger.

Mais la confusion qui entoure la médiation de Mohamed Baba Ali et Abbas Bouamama, respectivement député de Tamanrasset et sénateur d'Illizi, persiste, notamment après l'annonce, hier à Sahat Somoud, du refus d'envoyer des émissaires d'In Salah à Alger. Autre commission, technique cette fois-ci et en coordination avec le chef de daïra d'In Salah, qui a été destinataire d'une liste de 16 noms d'ingénieurs pétroliers et techniciens de forage.

Un nouveau comité chargé spécialement de s'assurer quotidiennement que la fracturation hydraulique, décriée par la population d'In Salah, n'aura pas lieu au niveau du second puits de gaz de schiste arrivé à sa phase finale de forage. Il s'agit, rappelons-le, d'un des deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site où était également prévu un puits vertical d'écho.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

35 jours de contestation à In Salah et ...des photos accablantes !

Les habitants de In Salah entament leur 35e jour de contestation. Les sit-in et manifestations se poursuivent.

Huff Post Maghreb le 04-02-15

Depuis le dernier conseil des ministres, les pouvoirs publics semblent croire que la promotion de quelques daïras au rang de wilayas déléguées est susceptible de ramener l'apaisement et de faire revenir les protestataires du Sud sur leur principale revendication.

Ces derniers, qui ont refusé de rencontrer ce matin la délégation des 36 députés arrivés d'Alger, ne comptent pas lever les camps de la place Al Soumoud. Ils ne veulent rien d'autre que l'arrêt des forages et des explorations. "Nous réclamons notre droit à la vie", disent-ils sur toutes leurs pages sur le Net.

Mettant l'accent sur la nocivité des fracturations hydrauliques, ils ont publié les photos de ce qu'ils appellent " une pollution avérée de l'eau".

Une certitude que semble avoir aussi le géologue Abdelkader Saadallah. Expert installé à son propre compte en Norvège, M. Saadallah explique que "l'eau de la fracturation hydraulique pour produire du Gaz de Schiste doit être recyclée".

Chose que martèlent les autorités, notamment le ministre de l'Energie Mr Youcef Yousfi dès le début de la contestation pour rassurer les protestataires de In Salah.

Dans la pratique, explique M. Saddalah, "il est question de quantités allant de 10 à 20 millions de litres par puits".
Le recyclage d'une telle quantité d'eau, souligne l'expert, nécessite selon lui, de "la stocker, la traiter et de nouveau la réutiliser. C'est-à-dire avoir des bacs de stockage de la taille de 40 à 80 appartements de 100 mètre-carrés chacun ! Cela se verrait et de loin !

Pour une courte durée de temps car le puits, qui est supposé produire pour une courte période un tel investissement, souligne-t-il, serait une "aberration sur le plan économique", car "ajoutant encore un surcoût énorme à une aventure déjà déficitaire pour l'Algérie".
Une situation, qui selon M. Saadallah, prouve une fois de plus l'opacité "de cette aventure de gaz de Schiste depuis son début et ce, malgré la protestation grandissante et gagnant d'autres régions du pays en plus du front initial d'In Salah".

Abordant les clichés qui circulent sur les réseaux sociaux faits sur les chantiers des puits de l'Ahnet, il dira que "les photos parlent d'elles-mêmes !"

Il relèvera que parmi les "déchets à même le sol on voit des produits toxiques pour la nappe d'eau la plus superficielle qui a alimenté pendant des siècles les foggaras et puits traditionnels".
Il souligne, dans ce sillage, que l'on "peut lire clairement les avertissements sur un des emballages : "…Prevent further leakage or spillage. Keep out of waterways…", soit en français : "Eviter en plus des fuites ou des écoulements. Tenir loin de tout cours d'eau !"

Lire la suite de l'article de Mari Sammane sur Huff Post Maghreb

In Salah : Des manifestants encerclent le champ de gaz de schiste pendant quelques heures, en chantant !!!

El Watan le 03-02-15

Les opposants au gaz de schiste s'impatientent à In Salah. Ils ont tenté ce mardi de vérifier par eux-mêmes si la phase de fracturation hydraulique a commencé ou pas au niveau du site de Dar Lahmar, à une trentaine de kilomètres au nord de la ville.

Le mouvement populaire de protestations d'In Salah attendait depuis hier la validation de la liste de la commission de suivi de la non fracturation par les autorités, représentées par Moulay Abdelkader, le chef de daïra. La décision n'ayant pas été rendue publique, quelque 260 jeunes de la ville se sont rendus au fameux puit pilote, AHT1 H1, à une trentaine de kilomètres de la ville ou ils sont restés des heures durant observer les opérations en cours. Les jeunes ont pris des vidéos et des photos du puit, interrogeant les foreurs de l'ENTP sui auraient déclaré « n'avoir reçu aucun ordre de cesser les travaux de forage au niveau du champs ».

Selon des témoignages concordants, les manifestants ont été rattrapés par le chef de daïra, fou furieux de les voir sur les lieux entrain d'arrêter les groupes électrogènes servant à alimenter le site. Accompagné par des éléments de la gendarmerie, ce dernier les a sommés de quitter le champ au risque de se voir arrêter.

Les manifestants sont rentres au crépuscule à Sahat Somoud pour raconter leur périple à Dar Lahmar. Mohamed Azzaoui, membre du groupe des 22 a affirmé en plénière que « les tergiversations des autorités qui atermoient les prises de décisions claires et concrètes font que les plus jeunes sortent de leurs gonds après autant de patience ».

Il a par ailleurs exhorté les autorités à faire preuve de responsabilité et « permettre l'application à la lettre des directives du Président de la République concernant l'arrêt des travaux à la phase d'exploration que nous interprétons comme étant un refus de la fracturation pour l'heure ».

Les jeunes eux, ont en tout cas promis, en chantant, de revenir le lendemain si jamais la décision d'arrêter les travaux n'arrivait pas. Rappelons enfin, que le site pétrolier de Dar Lahmar fait partie du Bassin de l'Ahnet, et qu'il compte pour le moment deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site ou était également prévu un puits vertical d'écho.

Les anti-schiste en sit-in permanent à Ouargla
Pendant ce temps, les anti-schistes de Ouargla tiennent depuis deux jours un sit-in permanent à la place de la Rose de sable baptisée Sahat Echaab. Un exposé du Pr Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla est présenté en soirée pour donner un récapitulatif sur les résultats des dernières études concernant les dangers du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste - Journée de colère au Sud

El Watan le 01-02-15

Pari tenu pour le mouvement anti-gaz de schiste qui a mobilisé plusieurs manifestants à Metlili, Ouargla, Tamanrasset, Bordj Omar Driss alors qu'une marche aussi grandiose qu'émouvante a eu lieu à In Salah.

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du président de la République à Alger, la commémoration du déclenchement des protestations anti-gaz de schiste d'In Salah, le 31 décembre 2014, a fait tache d'huile à travers plusieurs villes du pays et en France, où des rassemblements ont été organisés hier par des activistes convaincus, dont le message commun est l'appel à un moratoire sur le gaz de schiste.

Des centaines d'hommes et de femmes se sont joints à la grande marche d'In Salah où des citoyens d'Adrar, Laghouat, El Bayadh, Djelfa et Tamanrasset sont venus exprimer leur soutien à la population lors d'une journée de colère. Les organisateurs donnent plus de 8000 participants à « Youm el ghadab ». « Arrêtez de nous donner des leçons, ce peuple est conscient, il sait que le danger le guette et il n'a rien fait de répressible.

.......

A Ghardaïa, Metlili, Ouargla, des rassemblements se sont déroulés au centre-ville où la foule a salué la résistance d'In Salah en exprimant une implication plus chaude et plus concernée.

Le rassemblement de Ouargla s'est voulu plus technique, plus réglementaire, insistant sur les déclarations contradictoires des autorités « qui viennent de reconnaître que des puits de gaz de schiste sont forés depuis 2012, que la fracturation hydraulique est d'usage depuis plus de dix ans et que des forages de Tight Gas, un gaz résiduel emprisonné dans des poches de roches non poreuses ou de sables agglomérés nécessitant des technologies similaires au gaz de schiste sont effectués par Total dans l'Ahnet et le Touat ».

Le collectif populaire anti-gaz de schiste n'en revient toujours pas de « la quantité d'informations secrètes ou cachées subitement divulguées depuis le déclenchement des protestations d'In Salah il y a un mois ». Rien que pour cela, merci In Salah, souligne Nadir Bouhetta intervenant sur « le mensonge d'Etat et les tergiversations des membres du gouvernement qui, toute honte bue, ne démissionnent pas et se permettent de nous qualifier de traîtres et antinationalistes ». Les différents collectifs en appellent à la vigilance populaire et à la mobilisation non-stop afin d'organiser une protestation de longue haleine.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

In Salah : La population intercepte un convoi destiné à la fracturation hydraulique

El Watan le 30-01-15

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du Président de la République à Alger, une dizaine de jeunes de la ville auraient mis au jour, vendredi, vers 17h, l'arrivée d'équipements destinés à la fracturation hydraulique au niveau du puits de gaz de schiste TP214 à Dar Lahmar, à quelque 28 Km d'In Salah.

Selon nos informations, le convoi de camions banalisés, ne portait pas le sigle de la multinationale chargée de la fracturation hydraulique, seconde étape du 2eme forage prévu dans la région. Un des chauffeurs ayant été sommé de s'arrêter a affirmé que les camions appartenaient bien à Halliburton, qu'ils venaient d'Aqebli située à 140 Km d'In Salah, territorialement dépendante de la wilaya d'Adrar et qu'ils se rendaient à In Salah.

En fait, comme le convoi empruntait l'évitement des poids lourds et se dirigeait vers le site des puits de gaz de schiste, les jeunes n'ont pas trop cru à la version du chauffeur et lui ont demandé de prendre la route de la base de vie de Halliburton, située elle à 9 km d'In Salah. Les jeunes, qui ont suivi le camion jusqu'à destination ont été reçu par le responsable de la base qui leur a répondu « khatina taksir hydrauliki » « nous ne sommes pas concernés par la fracturation hydraulique ».

A In Salah, ou le rituel du vendredi vient d'être achevé à la place Somoud, l'information a fait le tour de la ville en quelques minutes. Les représentants de la société civile dénoncent une nouvelle entourloupe, ils appellent la population à plus de vigilance et convient les protestataires à un meeting demain matin pour prendre les décisions qui s'imposent apprend-on auprès du comité.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Manifestations dans plusieurs villes demain

El Watan le 30-01-15

Plusieurs manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste sont prévues demain dans différentes régions du pays. Ouargla, El Bayadh, Adrar, Guelma, Oum El Bouaghi, Alger, Ghardaïa, Tamanrasset et Illizi, s'y préparent, au moment où le mouvement d'In Salah connaît des fractures par rapport à la position à prendre concernant les déclarations du président de la République.

« A In Salah, certains se disent favorables aux décisions prises par le chef de l'Etat, pendant que d'autres campent sur leur position d'arrêt définitif du projet, avoue Djenani, protestataire de Tamanrasset. A Tamanrasset, nous sortirons pour dire non à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. » A Metlili, au sud de Ghardaïa, les habitants restent mobilisés. « Nous ne changerons pas de position.

Nous restons solidaires contre le projet. Leurs décisions ne sont que poudre aux yeux », affirme Hamdane Abdessalam, chômeur, qui précise que le rassemblement aura lieu à 9h sur la place du Moudjahid, au centre-ville. Même état d'esprit du côté de Labiodh Sidi Cheikh, au sud d'El Bayadh, où les habitants ont manifesté, mardi dernier, contre les braconniers du Golfe, même si Mohamed Boudiaf Boucif avoue que la mobilisation s'affaiblit : « L'Etat a découragé beaucoup de gens avec sa propagande, ses relais médiatiques et politiques. »

A Guelma, le sit-in est prévu à 10h devant la stèle du 8 Mai 1945. Même topo à Alger : Ahmed Rezzak, scénographe, acteur et l'un des organisateurs de la manifestation, alerte l'opinion sur les conséquences que peuvent engendrer la persévérance du gouvernement. « Il n'y que le décret présidentiel affirmant l'arrêt du projet qui pourra nous donner satisfaction. Le projet du gaz de schiste cache un autre projet. Si le gouvernement persiste, cela nous mènera à la soudanisation de l'Algérie », regrette-t-il.

Le représentant d'Adrar, Mohamed Gasmi, tente d'expliquer la situation actuelle à In Salah : « La fracturation a commencé depuis plusieurs jours. L'Etat a su deviser les rangs. Nous allons sortir samedi et nous discuteront prochainement avec les habitants d'In Salah pour discuter de la suite à donner au mouvement, que nous souhaitons rassembleur et national. » Pendant que des willayas continuent à manifester leur solidarité, l'Etat persiste et In Salah résiste.

Pour expliquer dans le détail la situation actuelle, le RCD organisera, aujourd'hui, une conférence sur la chute du prix du pétrole et le gaz de schiste ; elle sera animée par l'universitaire Madjid Yousfi à 14h, au siège régional d'Alger du parti. Pour sa part, le Collectif contre le gaz du schiste en Algérie organisera aussi une manifestation demain à Paris.

Lire la suite de l'article de Meziane Abane sur El Watam

In Salah encore plus opposée au gaz de schiste

El Watan le 29-01-15

In Salah campe sur son opposition au gaz de schiste.
L'intimidation, la banalisation, le pourrissement n'ont en rien entamé la volonté de faire entendre la voix de la population aux plus hautes instances du pays.

Le général Hamel, qui a semble t-il honoré la première partie de son engagement, à savoir faire parvenir l'unique revendication au président Bouteflika, n'est pas revenu, comme promis, avec la réponse « positive » attendue. Cette réponse n'a pas été annoncée directement par le Président mais via un communiqué officiel faisant suite au Conseil ministériel restreint, tenu au moment où l'équipe nationale jouait sa place en quarts de finale de la CAN.

Sur le contenu qui a relégué les protestations anti-gaz de schiste au second plan après les projets de développement et la promulgation de nouvelles wilayas, les protestataires ont compris leur déconvenue. _ Eux qui attendaient depuis un mois que le Président tranche. Ni la promotion de cette daïra enfouie dans les sables ocres du désert en wilaya ni les promesses d'un développement local ciblé à l'avenir et encore moins l'exhortation du président de la République aux instances gouvernementales de « mieux communiquer » sur la question du gaz de schiste à l'avenir n'apaisent les esprits.

Le mouvement citoyen a donc tranché, lui aussi. Il s'en tient à sa « détermination à faire stopper toutes les opérations liées au gaz de schiste, allant du simple forage horizontal ou vertical au recours à la fracturation hydraulique ». La réponse a été donnée mardi soir, dans une marche nocturne scandant « La wilaya, la tanmiya, In Salah hiya dahia » (ni wilaya, ni développement, In Salah est la victime). In Salah a donc tranché ; la protestation continue de plus belle. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui, notamment à Ouargla où des étudiants ont manifesté mercredi devant le pole 2 de l'université.

A In Salah, berceau de la protestation anti-gaz de schiste, après la douche froide, l'heure est à la concertation. La colère est perceptible. Fracture ? « Le communiqué parle d'un arrêt de l'exploration après la finalisation du deuxième puits. Ils veulent à tout prix achever la fracturation hydraulique en usant de produits chimiques que nous dénonçons ! Bouteflika ne nous a donc pas compris ? » témoigne un activiste.

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L'avenir de cette protestation ? Les perspectives de ce mouvement si le gouvernement franchit le pas de la seconde fracturation ?
« Nous savons que Bouteflika commet une grosse faute avec cette décision. On ne traite même pas un enfant de la sorte. On arrête un moment pour expliquer et voir la réaction, alors s'ils continuent sur leur lancée, on considèrera que c'est de la hogra. Le choix même d'In Salah comme zone expérimentale est perçu en tant que tel. »
Les gens de la région ont l'impression de vivre leur 5 Octobre. « Nous emprisonner ? In Salah est une prison à ciel ouvert, c'est un grand village dépourvu de tout ! Des droits confisqués. Maintenant, c'est le droit à la vie qu'on veut nous confisquer ! »

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Déception et colère à In Salah

El Watan le 27-01-15

Le mouvement anti-gaz de schiste n'a que sa mobilisation franche et déterminée face aux autorités, résolument tout aussi déterminées à en finir avec la protestation entamée le 31 décembre 2014 par un groupe de jeunes universitaires de la ville d'In Salah.

Au lendemain de la dissolution du comité des 22 délégués, la population s'est retrouvée devant le fait accompli : une contestation sans leader. Continuer ou baisser les bras, alors que le wali a demandé la désignation de nouveaux porte-parole et annoncé que les autorités ne reculeraient pas devant la protestation qui devra, selon lui, s'apaiser et réviser sa position envers les engagements du Premier ministre.

Hier, une nouvelle marche a été organisée à travers la ville pour signifier aux autorités locales, notamment le wali, que le mouvement ne s'essouffle pas malgré la volonté exprimée et mise en pratique par le chef de daïra d'In Salah et le wali de Tamanrasset. La manifestation a entraîné élèves et professeurs du CFPA et du technicum pour revenir ensuite à « sahat Somoud wal wihda », une place qui symbolise désormais la résistance et l'unité de la société civile d'In Salah au gaz de schiste. Infiltration, pressions et autres intimidations n'ont pas manqué de devenir plus directes, plus personnalisées.

Le wali ordonne la reprise de l'activité dans les administrations

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Contestation anti-gaz de schiste : Une journée avec les "Indignés " d'In Salah

Maghreb Emergent le 25-01-15

Ce reportage de Nejma Rondeleux du Huffington Post Algérie décrit heure après heure le sit-in tenu par les habitants d'In Salah depuis près d'un mois pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Ils campent là depuis 24 jours. Hommes et femmes, jeunes, vieux et enfants, tous ceux qui s'opposent au gaz de schiste se retrouvent, à un moment ou un autre, sur cette place du centre-ville d'In Salah, rebaptisée Sahat Essoumoud (Place de la Résistance), le jour où les protestataires y ont élu domicile. Depuis le 1er janvier, elle est devenue le cœur de cette ville de 50.000 habitants, distante de 1.200 km d'Alger. Et le symbole d'une contestation citoyenne unique en Algérie.

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Des manifestants tentent de fermer la route menant aux forages

El Watan le 24-01-15

Une quarantaine de manifestants anti gaz de schiste a tenté lundi, en début d'après midi, la route menant au site des forages exploratoires a une trentaine de kilomètres au sud de In Salah, au lieux dit Gour Mahmoud.

Les deux puits tests, Aht1 et Aht2, contestés par la population locale, sont localisés à quelques kilomètres de la route nationale N°1, la route de l'unité africaine, vers Tamanarasset.

Le premier puits est déjà réalisé, alors que le deuxième est en phase de forage verticale. L'ENTP, filiale de Sonatrach, est l'entreprise chargée de la réalisation.

La multinationale spécialiséee dans les services pétroliers, dont la fracturation hydraulique est également sur site. Situé au nord du bassin de l'Ahnet, les forages sont sous la protection de l'armée.

Cette action coïncide avec la visite du wali de Tamanrasset, dont les pourparlers menés hier avec le groupe des 22, le collectif de la société civile, ont butté sur l'intransigeance des manifestants anti fracking, qui exigent, entre autres, l'arrêt immédiat des forages, la sécurisation et nettoiement des sites et une annonce solennelle et officielle de l'abandon de l'option des gaz non conventionnels.

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste

El Watan le 24-01-15

Dissension en vue dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste. A In Salah, l'heure est décidément à la fracturation. Et pas seulement hydraulique. Pour couper l'herbe sous les pieds des « radicaux » et éviter d'éventuels « dérives » et « embrasement » « , le collectif antigaz de schiste –une partie du moins- fait montre de sa disponibilité à plier le camps si des « garanties »sont données quant au non recours à la fracturation hydraulique , à la fermeture -après sécurisation et nettoiement- des sites.

A peine 48 heures après la sortie de du premier ministre Abdelmalek Sellal(portant poursuite des forages exploratoires en cours et assurance quant à la non exploitation immédiate du gaz de schiste) qualifiée par ce même collectif de « provocante », le ton change et les revirements se font jour.

Hier matin, la placette de la Daira de In Salah, débaptisée « sahat Essoumoud » (place de la résistance) s'est partiellement vidé de ses pensionnaires. L'ambiance en ce vendredi était résolument à la démobilisation. Les agents de police ont réoccupé le siège de la circonscription après une éclipse de trois semaines.

Assis à même le sol, Abdelkader Bouhafs, un des leaders du mouvement tentaient de d'expliquer la vingtaine d'irréductibles la décision du gouvernement Sellal portant cessation des forages et du temps que celle-ci prendra pour devenir effective.

La veille, le conclave du « groupe des 22 » délégués du mouvement était partagé sur les actions à entreprendre. Escalade, pas escalade ; poursuite ou arrêt du mouvement, l'unité du Collectif était mise à rude épreuve. Dans leur communiqué n° 4 (rendu public jeudi soir),

les membres du collectif dit de la société civile de In Salah se sont « démarqués de toute escalade ou toute dérive quant au caractère pacifique (du mouvement) et auquel appellent des intrus parmi les manifestants ».

Vendredi, à 11 heures, Abdelkader Bouhafs assure que le « camp sera levé si des garanties sont données quant à la sécurisation des forages, la cimentation des puits et le nettoiement de la zone ». « Nous n'avons pas d'autre revendications, dit-il même pas l'abrogation de la loi (sur les hydrocarbures) ou autre comme prétendu. Nous avons aussi convenu de la mise sur pieds d'une commission mixte de suivi de la fermeture des puits dans laquelle siégeront des membres du collectif. Cette commission devra rendre compte à la population du déroulement de l'opération et ponctuera son travail par un pv ».

Des tractations ont lieu au niveau local,précise-t-il, avec le chef de daira précisément, Moulay Adelkader. « Nous avons demandé des garanties quant au non recours à la fracturation hydraulique pour ce qui est du deuxième forage en cours » à Gour Mahmoud,à 30 km sud de In Salah. Pour ce cadre de la Sonatrach, ingénieur en télécommunication, « Sellal ne s'est pas bien exprimé » mercredi soir lors de l'émission Débat de l'Heure de l'ENTV.

« Je suis certain que la population lèvera le camp s'il y a une annonce claire, de préférence du président, quant au non recours à la fracturation et des garanties quant au suivi des opérations par les délégués de la société civile ».

« On ne va quand même pas s'entêter, ajoute-t-il, alors qu'une décision a été prisé par le gouvernement d'arrêter les forages , de sécuriser et nettoyer les sites. Cela n'aura pas de sens. Nous faisons confiance à l'Etat. C'est mon avis et il n'est pas forcément celui de la population.

A la population, nous devons expliquer que fermer un forage est un processus. Ce n'est pas avec un simple un bouton d'allumage que ça fonctionne ».

Même son de cloche (ou presque) chez Azzaoui Mohamed, membre du collectif. La décision du premier ministre est positive, souligne-t-il mais mal exprimée. « Il y a une mauvaise communication, dit-il. L'installation d'une commission technique de suivi a été décidée jeudi lors d'une rencontre avec le chef de Daira porteur d'éclaircissement des hautes autorités.

Cette commission sera créée pour superviser la fermeture du forage qui nécessité évidemment des opérations préalables. On nous a expliqué aussi que la loi soumet déjà tout forage à l'obtention préalable d'une autorisation expresse du président de l'Apc, autrement dit de la population locale.

On expliquera donc ce soir ou demain à la population que la décision (du gouvernement) est positive et nous attendons une décision officielle de fermeture définitive ».

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

Yousfi défend sa thèse

L'Expression dz le 17-01-15

« C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus.

Youcef Yousfi ne recule pas. L'exploitation du gaz de schiste est presque une obligation pour assurer l'énergie au pays à long terme. Le ministre de l'Energie a exposé tous ses arguments pour défendre cette thèse devant la commission parlementaire des finances.

Lors d'une réunion tenue jeudi dernier à l'APN, le ministre n'a pas laissé l'ombre d'un doute sur la poursuite de cette démarche. « On ne peut pas importer le gaz de l'étranger alors que le Bon Dieu nous a donné des ressources », a soutenu Yousfi tout en assurant que l'exploitation du gaz de schiste n'aura pas de danger sur la santé des citoyens, ni sur l'environnement.

« Je ne comprends pas pourquoi les gens ont attendu le début du forage pour exprimer leurs craintes alors que la loi a été votée en 2013 »,s'est-il demandé en rejetant en bloc les visions développées par certains pseudo experts.

« Ce ne sont que des rumeurs, l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun impact sur l'eau ni sur l'environnement », a-t-il plaidé tout en affirmant qu'avant chaque forage, des concertations sont menées entre le gouvernement et les autorités locales pour obtenir l'autorisation. Le ministre a fait savoir qu'avant le forage des études sont élaborées pour connaître la nature du terrain et éviter que la couche des eaux ne soit touchée.

Toujours sur les inquiétudes des gens du Sud, l'hôte des députés pense que la solution est aussi simple : « Ceux qui ont peur n'ont qu'à écouter les experts. » M.Yousfi a sollicité les députés afin de convaincre la population de In Salah « que l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun effet néfaste sur la santé ». « C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus. En guise de preuve, Youcef Yousfi a exhibé devant eux un échantillon de la roche d'où est sorti le gaz de schiste. « La même que celle de Hassi Rmel ».

M.Yousfi a expliqué que chaque pays a comme priorité d'assurer son indépendance énergétique à long terme ce qui justifie, selon lui, le recours à l'exploration du gaz de schiste. Sans l'énergie il n'y aura pas de progrès ni de développement de l'industrie, a-t-il appuyé pour convaincre. M.Yousfi a réfuté l'existence de contradictions entre lui et le Premier ministre.

Il n'y a pas de contradiction entre M.Sellal et moi, a-t-il précisé. Par ailleurs et lors de son exposé sur la politique énergétique du pays, le premier responsable du secteur a indiqué que l'Algérie va revoir à la hausse la capacité de production de ses projets en énergies renouvelables en les portant à 25.000 MW au lieu de 12.000 MW arrêtés en 2011

M.Yousfi a fait savoir que son département allait présenter dans les prochaines semaines une actualisation du programme des énergies renouvelables adopté en 2011 par le gouvernement.
La nouvelle mouture va contenir une révision à la hausse des capacités des projets dans le renouvelable en les portant à 24.000 ou 25.000 MW au lieu des 12.000 arrêtés dans le programme de 2011. Le ministre a précisé que l'Algérie est en mesure de mener à terme ce projet d'envergure pour produire d'ici à 2030 plus d'un tiers des besoins du pays en électricité à partir de sources renouvelables.

Selon lui, le groupe Sonelgaz chargé de la mise en oeuvre de ce projet a déjà achevé les études de faisabilité de l'actuel programme de 12.000 MW et a déjà des estimations sur le coût et la rentabilité de ces projets. Il a ajouté que le gouvernement est décidé à diversifier le bouquet énergétique du pays en optant pour l'énergie solaire malgré ses coûts très élevés qui oscillent entre 10 à 12 DA le kilowatt contre 2,5 DA kWh pour l'électricité produite à partir du gaz.

L'actualisation du programme des énergies renouvelables, rappelle le ministre, vient en application des mesures édictées en décembre dernier par le président de la République qui avait chargé le secteur de l'Energie de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d'énergie, tout en développant les énergies nouvelles et renouvelables. Dans son Plan national de développement des énergies renouvelables, l'Algérie avait prévu de dédier 10.000 MW supplémentaires à l'exportation sous réserve de satisfaire à trois conditions que sont un partage de financements avec ses futurs partenaires, une ouverture plus conséquente du marché européen de l'électricité et un transfert de la technologie.

Lire la suite de l'article de Nadia BENAKLI sur L'Expression dz

Bouteflika aurait décidé le gel des forages de gaz de schiste

El Watan le 17-01-15

In Salah en liesse, In Salah triomphante. La présidence aurait émis une décision en faveur du gel des forages de gaz de schiste à In Salah.

L'information a été confirmée par Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah qui affirme que « l'arrêt du projet de gaz de schiste a été décidé, le président Bouteflika a tranché en faveur des habitants ».

Notre interlocuteur précise que les détails de cette information seront transmis directement par le général major Abdelghani Hamel, qui reviendra comme promis avant la fin de semaine à In Salah pour l'annonce officielle de cette décision qui met fin à la polémique entretenue depuis trois semaines par les autorités du pays avec des discours tout à fait contradictoires des responsables de Sonatrach, le ministre de l'énergie et le Premier ministre.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Contestation du gaz de Schiste : Le pouvoir désorienté

El Watan le 17-01-15

Les Algériens ne décolèrent pas sur la question de l'exploitation du gaz de schiste. Les manifestations se poursuivent et In Salah devient le cœur battant de la mobilisation contre ce gaz non conventionnel dont l'exploitation risque de priver les générations futures de précieuses ressources en eau.

In Salah met le pouvoir d'Alger devant ses responsabilités et l'accule là où il se croyait seul maître à décider de l'avenir de ce pays. Il s'en trouve d'ailleurs désorienté, ne sait plus quoi répondre.

Après la tentative de Saadani de surfer sur la fibre régionaliste pour calmer les algériens du Sud alors que le FLN a bien voté la loi autorisant le recours au gaz de schiste, ou encore l'invitation de la Présidence au dialogue sans même envoyer un émissaire sur les lieux pour discuter avec la population, ou bien les assurances non convaincantes du ministre de l'Energie et le PDG de Sonatrach sur l'impact minime de la technique de fracturation hydraulique sur l'environnement, c'est au tour du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de trouver une sortie moins directe en choisissant de poster un message, hier, sur sa page facebook disant que « le gouvernement n'a jamais délivré aucune autorisation d'exploitation du gaz de schiste en Algérie ».

Une affirmation en totale contradiction avec l'annonce faite par le Conseil des ministres de mai 2014 autorisant l'exploitation des gaz non conventionnels. La compagnie française Total est opérationnelle depuis fin 2013 en Algérie, dans le bassin de Timimoun, en association avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa, ainsi qu'à Ahnet (In Salah) avec Schlumberger, Sonatrach et la turque Partex.

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Une ambiguïté qui cache mal un malaise en haut lieu du fait des manifestations quasi quotidiennes à In Salah, qui se sont étendues à d'autres villes du sud du pays. Des populations du Sud qui n'occupent pas la rue pour demander des faveurs mais pensent aux générations futures.

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La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) a salué la mobilisation des habitants du Sud contre l'exploitation du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Nadjia Bouaricha sur El Watam

Impasse dans le dossier du gaz de schiste : Le Sud en ébullition

El Watan le 15-01-15

L'appel du front populaire anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a été entendu. Des regroupements ont été organisés toute la semaine pour sensibiliser les populations et raviver leur intérêt à la question de l'heure, celle du gaz de schiste. « Il s'agit pour nous de marquer notre soutien à In Salah, à cette belle mobilisation qui se poursuit et défie Sonatrach », affirme Tahar Belabès qui prend part chaque après-midi aux « rencontres d'échauffement » tenues à Souk Lahdjar, près du ksar de Ouargla.

Le collectif a choisi la place du 27 Février 1962 pour ce nouveau rassemblement et prévoit une mobilisation plus importante que celle de samedi dernier. « Nous avons misé sur un encadrement plus nombreux qui fait du porte-à-porte dans tous les quartiers, nous avons même opté pour le jeudi, un jour de semaine, pour sonder la population », dit Nadir Boukhetta, membre du comité d'organisation. Des chercheurs du cru local sont associés à cette manifestation qui se tiendra simultanément dans chaque ville du sud du pays.

A l'heure où les anti-schiste organisaient une collecte de fonds à l'est du ksar, un groupe de chômeurs bloquait pour la deuxième journée consécutive l'accès à la place du 1er Mai, dans le quartier sud du ksar de Ouargla, réclamant le départ du directeur de l'ANEM. Même son de cloche à Tamanrasset, où l'activité commerciale a repris normalement hier.

Les organisateurs d'une marche, à laquelle ont participé des milliers de personnes, appellent à une participation massive à celle d'aujourd'hui, au moment où la direction de l'éducation a tenu une réunion avec l'ensemble des directeurs d'établissements scolaires pour sensibiliser les élèves et leurs parents contre l'implication des écoliers, collégiens et lycéens, dans ce mouvement de protestation. La réunion s'est tenue au siège de la wilaya en présence du wali et des services de sécurité pour étudier l'évolution préoccupante de la situation, affirme notre correspondant.

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Gaz de Schiste : Appel à des marches dans plusieurs villes du Sud

El Watan le 14-01-15

Le front anti-gaz de schiste s'élargit. Une manifestation d'un million de personnes se prépare dans six wilayas du Sud et du Grand-Sud, dont trois concernées directement par le projet gouvernemental d'extraction du gaz de schiste, prévoyant le forage de 200 puits par an pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz annuellement pour les 20 prochaines années, ainsi que confirmé dimanche par Saïd Sahnoune, PDG par intérim de Sonatrach.

Les déclarations de M. Sahnoune ont eu l'effet d'une bombe auprès des populations du Sud. Au moment où les protestataires d'In Salah dénoncent le fait que les forages sont maintenus à l'heure où la protestation prend de l'ampleur, que les rangs du camp anti-gaz de schiste grossissent, que de nouveaux villages, villes et wilayas se joignent à la protestation, Sonatrach continue à appliquer son programme à Dar Lahmar, non pas à 200 km d'In Salah mais à seulement 28 km de cette ville de 40 000 âmes et à 25 km d'El Barka, dont une habitante s'étonne que l'on dise que « les puits de gaz de schiste sont dans le bassin d'Ahnet, une zone déserte, inhabitée, alors que je vois les sondes de ma fenêtre » !

Pendant qu'une « milyounia » – en fait une série de rassemblements simultanés programmés demain à Ouargla, Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Laghouat et Biskra – se prépare, In Salah restructure ses rangs. Entre ceux qui ont opté pour la reprise de l'école et ceux qui prônent la paralysie générale, la voix des sages a tranché en faveur de la démocratie, à savoir la souplesse et la libre décision. Sitôt connue, cette règle de conduite a donné lieu à une manifestation des écoliers, hier matin, dans les rues d'In Salah.

La population exige l'arrêt de l'exploitation du puits

Une centaine de véhicules sont arrivés lundi soir de Foggaret Ezzoua (40 km d'In Salah) dont les habitants en avaient assez de manifester seuls chez eux ; ils ont donc dressé leurs tentes sur l'esplanade de la daïra d'In Salah où la foule était plus nombreuse, hier, au sit-in quotidien. Annoncée par Abdelkader Zizah, le médecin de la ville, via les réseaux sociaux, l'information concernant une décision du président Bouteflika d'arrêter les forages a secoué l'assistance pendant une bonne heure.

C'est d'ailleurs pour cette raison que les manifestants ont convoqué un conseil extraordinaire vers 17h, pour informer les autorités du maintien de la protestation jusqu'à l'officialisation d'une éventuelle décision de la Présidence. Entre-temps, la société civile d'In Salah a confié à une délégation de six personnes la mission de rencontrer l'émissaire du président Bouteflika, attendu dans les prochaines heures.

Parmi eux un cardiologue, un médecin généraliste, un financier, un géologue, un chimiste et un spécialiste de l'environnement. Ces délégués sont chargés d'une seule prérogative : convaincre l'envoyé spécial du point de vue de la population, à savoir l'arrêt de l'exploration et le nettoyage du site de Dar Lahmar, en attendant une concertation nationale.

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Exploitation Gaz de schiste : Les étudiants disent NON !

El Watan le 14-01-15

Les étudiants de Ouargla et Tamanrasset ont été les premiers à répondre à l'appel des organisateurs de la protestation anti-gaz de schiste d'In Salah. Lancée le 31 janvier, alors que les vacances scolaires et universitaires arrivaient à leur fin, la première manifestation organisée sur la RN1 qui a été coupée à la circulation, comptait une vingtaine d'étudiants de la ville qui ont décidé de prolonger leur séjour parmi les leurs à l'occasion de la manif.

Le surlendemain, alors que les forces de l'ordre avaient procédé à la réouverture de la Transsaharienne, deux bus pleins d'étudiants du centre universitaire de Tamanrasset sont arrivés à In Salah où ils ont organisé une marche au centre-ville avant de se joindre au sit-in devant la daïra. Les étudiants de la région ont activement participé à ce mouvement, certains ont décidé de boycotter la rentrée, d'autres sont repartis vers le nord avec des idées dans la tête.

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Mobilisation pour la Milyonia anti-gaz de schiste

A 1600 km de là, les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset n'ont pas baissé les bras. Ils interpellent au quotidien les autorités locales sur la question de l'exploitation du gaz de schiste et renouvellent par des marches et des sit-in leur soutien aux manifestations d'In Salah. 2000 personnes, des étudiants pour la plupart, mais aussi quelques enseignants du centre, ont participé la semaine dernière à la première marche entre le centre universitaire et le siège de la wilaya.

Comme à In Salah, les banderoles reprennent les revendications du mouvement, à savoir l'arrêt immédiat du forage à Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Ces slogans sont clairement opposés à la politique de Sonatrach dans la région « Non au gaz de schiste », « On a peur pour nos enfants », « Basta la marginalisation », « L'Algérie n'est pas à vendre », « quelle honte on vend le Sahara pour des dollars ». Et à 800 km de la capitale, les étudiants de l'université Kasdi Merbah se sont joints au collectif Houmat Al Watan qui chapeaute le mouvement de protestation anti-gaz de schiste à Ouargla et à travers les autres wilayas du Sud.

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Alors que la désobéissance civile s'élargit à presque toutes les activités

Presse.dz le 14-01-15

Abdelmalek Sellal réclamé à In-Salah

Dans cette ville du sud du pays, la contestation est à son comble et les manifestants ne comptent pas baisser les bras tant que les autorités ne répondront pas favorablement à leur principale revendication.

Le soulèvement des habitants du sud du pays contre l'exploitation du gaz de schiste, enclenché depuis le début de l'année et qui a pris de court aussi bien l'opinion nationale que les pouvoirs publics, est encore loin de connaître son épilogue. Mieux, la désobéissance civile s'est généralisée de plus belle, avant-hier et hier à In-Salah, à la suite, notamment, de l'annonce de la venue de l'énigmatique émissaire de la présidence de la République.

Cette information, qui s'est propagée rapidement, comme “une traînée de sable”, dans cette ville désertique, a stimulé en premier les transporteurs par autobus, employés et propriétaires, qui ont décidé du gel de leur activité durant toute la nuit de lundi à mardi.

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Quel que soit le responsable qui viendra, l'essentiel, pour nous, est de voir les pouvoirs publics prendre la décision d'arrêter l'exploitation du gaz de schiste, et nous n'avons aucune concession à faire sur ce sujet”, a précisé Mohamed Azzaoui, un des membres du comité citoyen, confirmant la promesse de la Présidence qui ne dévoile toujours pas l'identité de son émissaire, encore moins la date de sa venue. Pendant ce temps, la désobéissance civile se poursuit.

Lire la suite de l'article sur Presse.dz

La Présidence invite les protestataires au dialogue

El Watan le 13-01-15

Après 14 jours de contestation, la Présidence invite les protestataires au dialogue. Reste à désigner le lieu de la rencontre : la capitale ou In Salah.

La présidence de la République a demandé aux protestataires d'In Salah de désigner une délégation de cinq ou six personnes pour rencontrer le représentant personnel du président Bouteflika, à Alger ou à In Salah, apprend-on auprès du comité d'organisation de cette manifestation.
Le dialogue semble renoué avec les plus hautes instances du pays depuis dimanche, pour trouver une solution au problème posé par la population qui boucle son 14e jour de protestation pacifique devant la daïra d'In Salah et à travers les grandes villes du Sud, notamment Tamanrasset.

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Tamanrasset paralysée

L'appel à la contestation a été suivi dans toutes les localités de la wilaya de Tamanrasset. Des marches pacifiques et des sit-in imposants y ont été organisés en signe de solidarité avec In Salah. Les protestataires, dont le nombre est sans cesse croissant, ont décidé de hausser le ton en annonçant une « milyonia » du Sud et du Grand-Sud. Cette annonce aurait eu l'effet d'une bombe auprès des gouvernants, qui cherchent des solutions pour renouer le dialogue et la négociation.

A In Salah et Tamanrasset, où l'on adhère massivement à ce mouvement, les commerçants ont tous baissé rideau, hier jusqu'à 18h. Les employés de certaines administrations et établissements publics ont été également sommés de rejoindre la protesta, nous dit-on. « Tout le monde est concerné par cette calamité, pas uniquement les habitants d'In Salah. Nous devons faire preuve de résistance pour que ce projet polluant soit immédiatement arrêté.

Pour ce faire, nous devons tous nous mobiliser, tous doivent assumer leur responsabilité. » Une vaste campagne de sensibilisation est menée via les réseaux sociaux contre l'exploitation des gaz non conventionnels et les conséquences néfastes qui en découleront. La contestation, qui gagne en intensité, s'est étendue aux établissements scolaires ; des écoliers se sont joints aux chœurs de l'indignation.

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Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Une manifestation anti gaz de schiste samedi prochain à Alger

El Watan le 12-01-15

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent, doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud ».

Un appel vient d'être lancé en vue d'organiser un sit-in de protestation à Alger. Le sit-in aura lieu le 17 janvier prochain (samedi) au jardin Khemsti, à proximité de la Grande poste.

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud », a estimé Mehdi Bsikri, l'un des initiateurs de cette action. « In Salah milite pour toute l'Algérie », a-t-il ajouté.

Cet appel, diffusé sur les réseaux sociaux, survient après 12 jours de manifestations qui ont gagné plusieurs villes du sud du pays. Toutefois, ce mouvement de protestation n'a pas fait fléchir Sonatrach qui a annoncé, hier samedi, par la voix de son PDG, un programme de forage de 200 puits de gaz de schiste par an.

Lire la suite de l'article de Farouk Djouadi sur El Watam

Sonatrach maintient ses options

El Watan le 12-01-15

Comme le ministre de l'Energie, Sonatrach reste sourde aux appels des citoyens d'In Salah de surseoir à l'exploitation du gaz de schiste.
Lors d'une intervention, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale, le PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, a indiqué que la compagnie investira 70 milliards de dollars dans le gaz de schiste dans les prochaines années, tout en reconnaissant qu'il y a des « amalgames » sur le sujet.

Il a ainsi affirmé que la compagnie nationale des hydrocarbures investira « 70 milliards de dollars sur 20 ans pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz de schiste par an ». « Ce projet permettra la création de 50 000 emplois. » Et d'ajouter que pour que cette ressource soit rentable, il faudra forer « au moins 200 puits ».

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A cela, Saïd Sahnoune ajoute la hausse des besoins locaux en énergie, un autre argument mis en avant : « Nous prévoyons pour 2015 une consommation de gaz naturel estimée à 35 milliards de mètres cubes par an. Nous avons atteint un pic historique en janvier de cette année avec une consommation de 100 millions de mètres cubes en une seule journée. »

Lire la suite de l'article de Ali Boukhlef sur El Watam

Algérie:poursuite de la protestation contre l'exploitation du Gaz de schiste, activité commerciale paralysée à Tamanrasset

Maghreb Emergent le 12-01-15

Le mouvement de protestation contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région d'In-Salah s'est poursuivi lundi à Tamanrasset, ou l'activité commerciale est quasiment paralysée, a-t-on constaté sur place.

Les employés de la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et de la direction des ressources en eau, ont organisé un sit-in pacifique devant le siège de la wilaya, tandis que le personnel de la commune de Tamanrasset s'est rassemblé devant le siège de l'APC, en signe de protestation contre "l'exploitation du gaz du schiste dans la région".

Une marche pacifique regroupant des étudiants et des lycéens, a également été organisée à travers les artères principales de la ville de Tamanrasset, avant d'aboutir devant le siège de la wilaya où un sit-in pacifique se tient encore.
L'activité commerciale est paralysée au centre-ville, suite à la fermeture des marchés et des locaux commerciaux.

Le mouvement de protestation contre "l'exploitation du gaz de schiste" se poursuit aussi à In-Salah où un sit-in pacifique est toujours maintenu devant le siège de la daïra.

Le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi, s'était rendu, jeudi dernier, dans la daïra d'In-Salah pour rencontrer les représentants des protestataires et notables de la région et les avait assurés que "l'exploitation de cette énergie ne comportait aucun danger", appelant les protestataires, par le biais de leurs représentants, à "faire preuve de sagesse et à s'assurer des conséquences de l'exploitation du gaz de schiste".
Les protestataires ont, toutefois, campé sur leur position et décidé de poursuivre leur action de protestation jusqu'à obtenir la "suspension" du projet d'exploitation du gaz de schiste dans la région.

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Les opposants décrètent la fermeture des commerces à Tamanrasset

El Watan le 11-01-15

Les opposants aux gaz de schiste décrètent la fermeture des commerces dans toute la wilaya de Tamanrasset à partir de demain lundi, a-t-on appris auprès des protestataires qui ont investi la rue, ce dimanche 11 janvier, à Tamanrasset en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah.

Tout en appelant à « la désobéissance civile », les manifestants demandent aux commerçants de toute la wilaya de baisser rideau du matin jusqu'à 18h pour que « tout le monde prenne conscience de ce qu'endurent les habitants de Tidikelt depuis 12 jours de protestation et de résistance contre l'exploitation des gaz non conventionnels dans le Sud. Les commerçants qui ne respectent pas cette note assumeront leur entière responsabilité, » menacent-ils, dans un communiqué distribué lors de la marche à laquelle ont pris part près de 1000 personnes.

Les marcheurs, constitués pour la majorité d'entre eux par des étudiants, collégiens et lycéens, ont parcouru plus de 10 km, scandant des slogans appelant particulièrement à « arrêter l'exploitation du gaz de schiste à In Salah ». Sous l'œil vigilant des services de sécurité mobilisés à cet effet, les protestataires ont organisé un sit-in de moins d'une heure à la place publique Ilamen, au centre-ville, avant d'amorcer leur marche à destination du centre universitaire El hadj Moussa Ag Akhamok en passant par le siège de la wilaya et sillonnant les principales artères de la capitale de l'Ahaggar.

Arborant des pancartes et des banderoles où l'on pouvait lire, entre autres, « Non au génocide », « Nous sommes tous jaloux de notre pays », « non au gaz de schiste », les manifestants ont dénoncé le silence des autorités locales et l'omerta observée par le Président de la République pendant que tout le sud s'embrase. Des slogans hostiles au pouvoir en place ont été également scandés par les contestataires qui ont pointé d'un doigt accusateur les députés de la région, du fait qu'ils ont adopté "aveuglement" ce projet "polluant et destructeur" sans penser à sa dangerosité ou encore à son impact pernicieux sur l'environnement et la santé publique.

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La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili

El Watan le 10-01-15

Plus de 500 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur l'esplanade jouxtant le musée du Moudjahid, en plein centre ville de Metlili, daïra située a 45 Kms au sud du chef lieu de wilaya de Ghardaïa.

Munis de banderoles de hauts parleurs, de micros et de mégaphones, et dans une parfaite organisation, les protestataires ont écoutes des spécialistes en la matière, enfants de la région, qui ont martelés leurs convictions quant au danger potentiel de cette nouvelle technique d'extraction, source, selon eux, de tous les dangers tant pour les humains que pour la vie animale et végétale.

Prenant la parole en 1er, le Docteur Gheziel Med Mouloud, docteur en économie de développement et directeur du laboratoire de recherche en tourisme, de territoire et de société à l'Université Noumérate de Ghardaïa, a mis l'accent sur "les risques patents sur la santé de la population que les pouvoirs publics doivent absolument préserver "ajoutant que "la communication avec les citoyens qui sont en droit de savoir ce qui les préoccupe et qui met la vie de leurs enfants en péril".

Pour le Dr Bouzid Abdelhakim, enseignant- chercheur à l'Université de Ouargla"c'est une grave erreur de persister dans ce type d'extraction que les pays développés, notamment les européens ont rejetés."il ajoute " notre pays gagnerait a exploiter d'autres ressources propres tel le solaire ".

Après avoir écoutes les spécialistes en la matière, les protestataires, répétant tout au long du parcours le slogan "Ya lil Aar, ya lil Aar, ba3ou el Sahra be Dollar ", se sont dirigés vers le cimetière des Martyrs ou ils ont récité la fatiha et entonnés l'hymne national avant de reprendre le chemin vers l'esplanade avant de se disperser dans le calme.

Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et l'un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que " c'est n'est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas éteintes. Nous sommes solidaires avec la population de In Salah et à travers votre journal, nous lançons un appel aux autorités. Si d'ici lundi, celles-ci n'auraient pas été éteintes, nous irons a plus de 4000 jeunes de Metlili et nous nous dirigerons jusqu'aux puits ou nous camperont autant de temps qu'il faudra ".

Véritable ultimatum lancé aux pouvoirs publics qui se doivent d'écouter leur peuple.

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La protestation anti-gaz de schiste entame sa 2e semaine

El Watan le 10-01-15

Plusieurs manifestations aujourd'hui à travers le Sud

La mobilisation a atteint son summum, ce week-end, à In Salah, où la population s'est retrouvée durant toute la journée d'hier à la place de la daïra, baptisée, place de la Résistance, depuis que ce grand espace de sable ocre est devenu le symbole de la protestation de la population locale contre l'expérimentation du gaz de schiste à Dar Lahmar, 28 km au nord d'In Salah.

Entre pression et décompression, la journée de jeudi a été riche en rebondissements, houleuse et porteuse d'interrogations sur cette confrontation ouverte, quasiment inédite, entre la population d'une région donnée et le gouvernement à propos de ses choix, de sa politique, de ses projets ayant un impact environnemental qui suscite des appréhensions et des peurs aussi fortement exprimées par les habitants et qui s'y opposent avec force.

Toute la ville attendait sur le qui-vive l'issue de la confrontation directe entre ses 40 délégués et le ministre de l'Energie, arrivé en milieu de journée pour une rencontre, qui s'est soldée, rappelons-le, par une rupture du dialogue, le retrait des représentants de la société civile d'In Salah et le départ quasi instantané de la délégation officielle vers Alger.

Youcef Yousfi, venu présenter une politique énergétique, un programme d'action à l'horizon 2030, a presque accusé la population d'In Salah de freiner le développement futur de l'Algérie en s'opposant à la seule alternative génératrice de revenus et de souveraineté pour le siècle à venir. Plusieurs délégués ont pris la parole, pressant le représentant du gouvernement de se donner un délai de réflexion, d'organiser un débat national, sur la question du gaz de schiste en particulier, et les alternatives énergétiques de l'Algérie en général.

Abdelkader Bouhafs, représentant de l'association Shams In Salah, est revenu sur les risques encourus par les riverains des puits schisteux, évoquant particulièrement la peur qui hante les habitants qui gardent en mémoire les séquelles encore visibles des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le site d'In Eker étant à 100 km à peine de la ville, en plein massif de l'Ahaggar.

Moratoire

« Nous ne sommes pas égoïstes, monsieur le ministre, et encore moins indifférents à l'avenir du pays et des générations futures, nous pourrions l'être, ces ressources sont sous nos pieds, nous n'en profitons pas de toute façon, mais c'est un moratoire que nous vous demandons, comment pouvez-vous être aussi insensible à nos cris de détresse ? » Aucune des deux parties n'est arrivée à convaincre l'autre. La rupture du dialogue a été consommée et en restera là, en attendant sûrement d'autres médiations, peut-être un changement de position du gouvernement, une intervention providentielle du président de la République en personne que les gens d'In Salah espèrent en silence.

Cette absence du président Bouteflika, qu'In Salah pensait sensible à ses souffrances, malgré une politique catastrophique à l'égard des villes éloignées du sud du pays, notamment celles faisant partie du Sud utile, celui qui offre sans compter toutes ses richesses à la communauté nationale. Et voilà qu'une région comme In Salah, qui n'a, somme toute, pas demandé plus qu'un arrêt momentané des forages, un délai de réflexion, un moratoire, un débat national responsable et constructif, soit ainsi traitée.

Mobilisation

La population n'en revient pas. Beaucoup de manifestants espèrent que cette protestation soit suivie d'un effet bénéfique pour tous, les femmes en particulier se sont investies totalement, de la manière la plus complète, en poussant leurs hommes, leurs enfants à résister, à maintenir le pacifisme de cette protestation, à en tirer le meilleur profit.

C'est une image d'une ville entière, une population qui frôle les 55 000 habitants, unie conte le gaz de schiste. Et comme pour souligner encore plus et renforcer cette unité, la prière du vendredi a été unifiée. Elle a eu lieu en plein air à la place de la Résistance, où toute la ville s'est déplacée, laissant un peu de place à des groupes venus d'In Ghar, Iguestene et Tamanrasset.

Une unité confortée par des marques de sympathie et de soutien plus grand chaque jour. Les rangs des protestataires grossissent de jour en jour à In Salah et les villes environnantes. Jeudi soir, Ouargla, Adrar, El Ménéa, Illizi et Metlili annonçaient pour aujourd'hui des manifestations de soutien à la population d'In Salah. Le gaz de schiste cristallise la lutte pour l'émancipation du sud du pays, la mobilisation des citoyens est là pour le dire.

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Gaz de schiste : Yousfi n'a pas convaincu In Salah


El Watan le 09-01-15

Hôtel Tidikelt. In Salah. Jeudi 8 février 2015. 17h15.
Une quarantaine de représentants de la société civile se lèvent comme un seul homme et décident de quitter la salle de réunion de l'hôtel, où un consortium d'experts, de hauts responsables du groupement Sonatrach, le wali de Tamanrasset et des directeurs de l'Exécutif sous la présidence de Youcef Yousfi, ministre de l'Energie, assistaient depuis plus de deux heures à une rencontre sur les perspectives énergétiques de l'Algérie à l'horizon 2030.

Les experts, chapeautés par Ahmed Adli, ex-wali de Ghardaïa et actuel secrétaire général du ministre de l'Intérieur, étaient revenus mercredi, en compagnie de Mahmoud Djamaâ, wali de Tamanrasset, à In Salah pour tenter de renouer le dialogue avec les prestataires. Un dialogue officiellement rompu lundi soir, quand le wali s'est avoué incapable de prendre un engagement quant à la suspension des forages de gaz de schiste de Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Les délégués de la ville l'avaient alors chargé de porter leur doléance en haut lieu et de demander au président de la République d'intervenir. En vain. De retour, mercredi, avec les experts du ministère de l'Energie, le wali a de nouveau essuyé un échec cuisant. Les représentants des In Salhis ne lui ont pas prêté oreille, même les notables non accrédités ont eu la même réponse que ceux restés dehors : « arrêter l'exploration du gaz de schiste, discuter après ».

Arrivé vers 14h30 à In Salah, le ministre de l'Energie y atterrit au lendemain des déclarations de Abdelmalek Sellal à l'issue de sa rencontre avec les députés des wilayas de Ouargla et Tamanrasset. Les deux régions qui osent défier le gouvernement et exiger une révision de sa politique, de son attitude, de sa vision envers tout le Sud du pays.D'abord pour l'emploi dans les zones pétrolières qui pose un problème de gestion et de passe-droits que les chômeurs dénoncent depuis plus de dix ans, et contre l'exploration et l'exploitation des gisements de gaz de schiste depuis juin 2014 à Ouargla et le 31 janvier à In Salah.

Sellal avait annoncé la couleur. Son message disait en substance que « le programme en était encore à la phase d'exploration », « que l'Algérie ne pouvait en aucun cas se risquer à ne pas connaître ses potentialités et ses réserves réelles en gaz de schiste quand les USA lançaient de nouvelles explorations », « que le gouvernement allait lancer un vaste programme de développement des régions sahariennes » et « que les élus devaient jouer leur rôle et calmer le jeu ».

Yousfi, unique orateur à prendre la parole pendant plus d'une heure, a commencé par parler « de la sécurité énergétique du pays » et de sensibiliser l'assistance sur « la nécessité d'être solidaire du reste des Algériens et penser aux générations futures dont l'avenir est entre nos mains. » In Salah serait donc le gisement miracle de l'Algérie, un second Hassi Messaoud mais gazier cette fois-ci, contenu dans les schistes du Tidikelt et du Touat « grâce à des potentialités qui feront vivre le pays pour les cent prochaines années ». « Quels sont vos arguments ? De quoi avez-vous peur ? Démontrez-moi le danger et je vous suivrai », a martelé le ministre de l'Energie.

Détermination

Youcef Yousfi s'est heurté aux appréhensions réelles des habitants. Les riverains de Dar Lahmar n'y sont pas allés par quatre chemins. « Notre sol est fragile et poreux, la fracturation hydraulique use de produits chimiques nombreux et très nocifs pour la santé, nous avons justement peur pour nos vies et celles des générations futures, nous vous demandons d'arrêter tout de suite l'exploration et de revenir dans une année, le temps de prouver qu'il n'y a pas de danger ».

Tels sont les arguments rapportés par Ahmed Slimani, délégué de In Salah centre. Plusieurs ingénieurs du cru local sont intervenus pour présenter les résultats d'études scientifiques sérieuses de par le monde. « Rien à faire, le ministre est resté inflexible », dit notre interlocuteur. C'est là que des délégués se sont mis debout : « Nous ne sommes pas aussi naïfs que vous le pensez M. le ministre, c'est à vous d'apporter la preuve qu'il n'y a pas de danger à opérer ces explorations et à fracturer ces roches au risque de polluer l'eau fossile, notre seule richesse ».

Le ministre réagit du tac au tac : « Pensez-vous qu'on vous veut du mal ? Que le gouvernement risquerait des vies pour du gaz ? » Eclats de rire dans la salle. « Pourquoi serait-il à nous, population, de démontrer des vérités scientifiques que vous êtes les seuls à ne pas accepter ? Vous êtes bien le représentant du gouvernement ; avez-vous le pouvoir de décider d'arrêter les forages ? Non, eh bien nous quittons la salle ». Ce fut chose faite en cinq minutes. Sans plus tarder ni essayer une quelconque médiation, la délégation officielle a quitté à 17h30 l'hôtel Tidikelt pour l'aéroport Tafsaout d'In Salah, où elle devait embarquer sur un vol spécial sur Alger. La ville reste quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire qui se renforce au fil des jours.

Malgré les pressions

Venus dans le même avion que le ministre, les députés de la wilaya de Tamanrasset ont brillé par leur absence. Lâchée par son P/APC cloîtré dans sa maison depuis une semaine, par son chef de daïra qui a regretté sa menace de démission, la population se cramponne à quelques élus de l'APW et de l'APN qui ont adhéré à son combat, tel le député Baba Ali que Sellal aurait chargé d'une médiation au cas où celle de Yousfi échouait. La détermination des délégués d'In Salah est remarquable.

Soumis à des pressions intenables depuis une dizaine de jours, ils ont opté pour un mot d'ordre : revenir à la base avant chaque prise de décision.Ces militants ont commencé leur combat dans les associations et les écoles pour sensibiliser la population. Cette protestation qui a trouvé écho dans toutes les villes du Sud du pays où les localités environnantes d'In Ghar, Iguestene, Tit, Aoulef, Tamentit, Tamanrasset et El Ménéa ont été les premières à exprimer leur solidarité. Adrar, Metlili et Ouargla suivront demain, samedi. -

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Pourquoi le gaz de Schiste est inopportun en Algérie

El Watan le 08-01-15

Avec la déplétion des principaux gisements de Hassi Messaoud, pour le pétrole, et de Hassi R'mel, pour le gaz, la chute de la production globale des hydrocarbures d'environ 17 à 20% durant la dernière décennie, la stagnation ou la diminution du niveau des réserves et les faibles volumes découverts annuellement, malgré les lourds investissements de recherche, les officiels algériens ont décidé de chercher la solution en braquant leurs projecteurs vers une autre génération d'hydrocarbures, les hydrocarbures non conventionnels et en particulier le gaz de schiste dont les réserves sont estimées, exagérément, à plus de 20 000 milliards (vingt mille milliards) de mètres cubes par l'Advanced resources international (ARI) dans le cadre d'un rapport établi à l'échelle mondiale pour le compte de l'US Energy information administration (EIA).

Ce rapport, publié en juin 2013, classe l'Algérie à la 4e place dans le monde après les USA, la Chine et l'Argentine. C'est ainsi que les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures (en vigueur depuis le 9 mars 2013) ont lancé, prématurément, un appât pour les compagnies pétrolières en injectant des blocs présumés potentiels en gaz de schiste dans le 4e appel d'offres dont l'ouverture des plis, effectuée le 30 septembre 2014, s'est soldée par des résultats très décevants au vu des attentes des décideurs et notamment quand on sait que la décision d'exploiter le gaz de schiste en Algérie a été officiellement avalisée par le Conseil des ministres en date du 21 mai 2014.

Sur les 31 périmètres lancés en appel d'offres, seuls quatre ont été pris par des consortiums dominés par des partenaires qui connaissent bien le domaine minier algérien (Repsol, Shell, Statoil), mais aucune compagnie n'a manifesté le moindre intérêt pour l'exploitation du gaz de schiste tant ambitionné par le gouvernement.

Ce manque d'engouement de la part des investisseurs étrangers trouve son explication plutôt dans le volet économique que dans le volet sécuritaire, comme le pensent certains milieux. L'acte isolé de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 21 septembre dernier, soit 10 jours avant le dépôt des offres et l'ouverture des plis, ne peut faire subitement de l'Algérie un pays à « hauts risques » comme il l'a été dans les années 1990 quand le pays traversait une période d'insécurité très généralisée, mais les contrats d'exploration avec les compagnies étrangères se signaient par dizaines.

Il y a 3 principales raisons de l'inopportunité du gaz de schiste en Algérie : une réactivité du management des projets inadaptée, un cadre géologie peu attractif en matière de shale gas, et une rentabilité incertaine. Sur le plan logistique et managérial, l'exploitation du gaz de schiste demande une réactivité et des prises de décision rapides, voire instantanées, notamment quand il s'agit d'acquisition et d'acheminement du matériel vers les chantiers.

...

L'Algérie s'est donc trop empressée en voulant exploiter son prétendu gaz de schiste sans recueillir les avis de ses vrais experts et spécialistes sur l'opportunité de ce dossier. Ces avis semblent clairement exhibés par les partenaires au vu des résultats du quatrième appel à la concurrence dont l'ouverture des plis a eu lieu, publiquement, le 30 septembre 2014.

Lire la suite de l'article de Mohamed Saïd Beghoul sur El Watam

La population d'In Salah refuse de rencontrer les experts du gouvernement


El Watan le 07-01-15

Finalement, personne n'attendait les experts en gaz de schiste dépêchés par le gouvernement. Ces derniers n'ont pas été reçus à l'aéroport Tafsaout d'In Salah. Informés de l'hostilité de la population à leur venue, ils sont repartis bredouille.

L'avion de la délégation d'experts dépêchés par le gouvernement mercredi matin à In Salah est reparti à Alger peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Hier, en fin de soirée, le comité de coordination de la manifestation anti gaz de schiste menée depuis une semaine par la population de cette ville avait pris la décision de ne pas recevoir les experts dont la venue é été annoncée dimanche dernier pour absorber la colère des gens et apaiser leurs craintes quant aux dangers de l'exploitation du gaz de schiste dans la région de Dar Lahmar, a 28 Km de In Salah.

Aux dernières nouvelles, le sit-in populaire devant la daïra est maintenu, la population campe sur sa position et demande la venue de Sellal en personne pour annoncer la décision ferme et solennelle du gouvernement d'arrêter immédiatement et de manière définitive toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.

Le comité de coordination a en outre fait appel via les réseaux sociaux à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national. La population refuse que son combat pour préserver les nappes d'eaux souterraines soit réduit à une simple revendication de projets de développement de la ville.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Algérie : imposante marche contre le gaz de schiste à Tamanrasset


El Watan le 06-01-15

Les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset se sont joints au large mouvement de protestation préparé par les opposants à l'exploitation du gaz de schiste dans le sud.

Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l'extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.

L'arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l'on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l'économie de l'Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d'Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.

« Cette protestation de soutien aux manifestants d'In Salah n'est qu'un début. Nous n'allons pas nous taire jusqu'à l'aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu'aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd'hui et après 52 ans d'indépendance on n'acceptera jamais qu'on soit traité de la sorte ».

Lire la suite de l'article de Ravah Ighil sur El Watam

En Californie, des centaines de fosses illégales pour stocker le liquide de fracturation


26.02.15. - Water officials in Kern County discovered that oil producers have been dumping chemical-laden wastewater into hundreds of unlined pits that are operating without proper permits.


isa77_Jouarre's insight:

Des centaines de fosses installées en toute illégalité pour stocker le liquide remontant après fracturation. Des fosses sans aucune protection, en Californie. 



See it on Scoop.it, via schiste, huile, gaz et fracturation

Violente répression des citoyens d'In Salah - LE MATiN

Google actu "Schiste" - dim, 01/03/2015 - 12:05

LE MATiN

Violente répression des citoyens d'In Salah
LE MATiN
Algerie_Schiste_Protestation.jpg De violents affrontements entre les activistes anti-gaz de schiste et les gendarmes ont éclaté, près du site gazier de la compagnie pétrolière américaine Halliburton, situé à 10 km au nord d'In Salah. Ph : rue89 ...

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