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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

ZaZa Energy Provides Corporate Update

07.02.14; -  Hess agrees to early release of escrow, resulting in $11.5MM net cash proceeds to ZaZa

Early lender payment requirements have now been completed

HOUSTON--(BUSINESS WIRE)--February 07, 2014--

ZaZa Energy Corporation ("ZaZa" or the "Company") (NASDAQ:ZAZA) today provided updates on certain corporate events.

The Company has agreed with Hess to an early release of $15 million of the Company's money held in escrow. This release was part of a broader transaction that also included: (i) termination of the Company's overriding royalty interests in certain assets in the Paris Basin, France; (ii) Hess's release of an interest in the Company's litigation against certain third parties; and (iii) the payment of $3.5 million of the escrowed funds to Hess. The remaining $11.5 million was released to ZaZa, and these proceeds, combined with approximately $1.1 million of cash on hand, were used to reduce the Senior Secured debt from $26.8 million to $15.0 million. All previously required early pay downs to the Senior Secured holders have now been completed.

ZaZa CEO Todd Brooks commented, "We are pleased to have successfully fulfilled all of the early pay down mandates from our Senior Secured lenders dating back to the July 2012 ZaZa Hess Division of Assets. We look forward to providing operational updates on both our South Texas and East Texas JVs in the coming weeks, and to hosting our 2013 fourth quarter and year-end earnings call."


isa77_Jouarre's insight:
Où l'on comprend (?) qu'un nouvel épisode de l'accord Zaza - Hess vient de se dérouler.
Où l'on comprend que l'argent mis sous séquestre en attendant que Hess obtienne ses arrêtés de mutation est à nouveau entre les mains de Zaza (sauf 3,5millions de dollars sur un montant initial sous séquestre de 15 millions)
Où l'on comprend moins le petit paragraphe "Hess's release of an interest in the Company's litigation against certain third parties"
Qui sont ces tierces parties ???

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Imed Derouiche: Le gaz de Schiste comblera le déficit et réduira le ... - Radio Mosaique FM

Google actu "Schiste" - ven, 07/02/2014 - 14:11

Imed Derouiche: Le gaz de Schiste comblera le déficit et réduira le ...
Radio Mosaique FM
Concernant le gaz de schiste, Imed Darouiche a affirmé que ce domaine pourrait créer des milliers d'emplois en Tunisie et que ce sujet a été abordé en 2006. "Si le gaz de Schiste avait été exploité depuis 2006 en Tunisie, Ben Ali serait encore au ...

Seine-et-Marne : les anti-pétrole de schiste fustigent Maud Fontenoy


07.02.14. - Pour les collectifs anti-pétrole de schiste, l'offensive de Maud Fontenoy a constitué l'apothéose de toute la machine de lobbying déployée pour exploiter le pétrole de schiste. 



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Gaz de schiste : Plus de deux-tiers des Français favorables à l ... - Economie Matin

Google actu "Schiste" - ven, 07/02/2014 - 10:03

Economie Matin

Gaz de schiste : Plus de deux-tiers des Français favorables à l ...
Economie Matin
Les Français sont prêts, à la condition que la méthode d'extraction soit « environnemento- compatible », à tenter l'aventure de l'exploration, puis de l'extraction le cas échéant, du gaz de schiste qui est un moteur économique ultra puissant pour la ...
Gaz de schiste:les Français pour la rechercheLe Figaro
Gaz de schiste : 69% des Français favorables à la rechercheEnviro2B
Les Français seraient prêts à abandonner les produits "low cost ...Boursier.com

8 autres articles »

Gaz de Schiste, pesticides, nucléaire... : le principe de précaution ... - France Inter

Google actu "Schiste" - ven, 07/02/2014 - 08:30

Gaz de Schiste, pesticides, nucléaire... : le principe de précaution ...
France Inter
Jean de Kervasdoué. Titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du conservatoire national des arts et métiers (CNAM). en savoir plus >. Corinne Lepage. Député européenne, présidente de CAP21, ancienne ministre. en savoir plus ...

Seine-et-Marne : les anti-pétrole de schiste fustigent Maud Fontenoy - Le Parisien

Google actu "Schiste" - ven, 07/02/2014 - 08:25

Le Parisien

Seine-et-Marne : les anti-pétrole de schiste fustigent Maud Fontenoy
Le Parisien
Jouarre, mardi. Geneviève Wortham, conseillère régionale PS, Caroline Pinet, cofondatrice de Stop pétrole de schiste 77, et Isabelle Levy, du Collectif du Pays fertois (de gauche à droite), se disent révoltées par les propos de Maud Fontenoy. (LP/F. LÉ.).

Les gaz de schiste, une énergie controversé un dossier du CERI (sciences po)

01.2014. - 

Un dossier coordonné par François Gemenne

Le gaz de schiste peut-il entraîner une révolution énergétique ? Depuis ses débuts aux Etats-Unis dans les années 1970, l’extraction de ce gaz naturel donne lieu à de nombreuses controverses, notamment en raison des impacts des forages sur l’environnement. Alors que la Commission européenne a donné en janvier 2014 un timide feu vert à l’exploitation de ce gaz sur le sol européen, la France continue de refuser les permis de recherche, et donc l’exploitation de ce gaz sur le sol français. Ce Dossier du CERI tente de déchiffrer les enjeux de l’exploitation du gaz de schiste, et les raisons de la controverse

Les gaz de schiste, une énergie controversée,François Gemenne
 La révolution des hydrocarbures non conventionnels aux Etats-Unis : quelles leçons pour l'Europe ?,

Mathilde Mathieu, Olivier Sartor, Thomas Spencer

 La controverse sur le gaz de schiste "What the Frack Is Going on ?",

Kari De Pryck

 Les outils d'influence énergétique appliqués au gaz de schiste aux Etats-Unis,

François Damerval

 Transition énergétique ou hydrocarbures de schiste ?,

Maxime Combes


isa77_Jouarre's insight:
le CERI est le Centre d'Etudes et de Recherches Internationales de Sciences Po. UMR CNRS

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Les partisans du gaz de schiste passent à l’offensive


06.02.14. - Les responsables de l’industrie parapétrolières se disent victimes d’une campagne de désinformation.

Ils répondent point par point à leurs opposants et réclament un débat national.

 Ils expliquent en avoir marre d’entendre « plein de contrevérités à longueur de journée » sur les gaz de schiste et affirment vouloir reprendre la parole « afin que cessent ces campagnes permanentes de désinformation ». Partagés entre dépit et colère, les dirigeants de la fédération patronale de l’industrie parapétrolière (GEP AFTP), qui rassemble 230 entreprises, ont décidé de passer à l’offensive avec la sortie d’un petit film, diffusé sur le Web et racontant comment on a pu aboutir en France à une telle unanimité politique contre les hydrocarbures non-conventionnels.

En juillet 2011, le gouvernement de François Fillon a fait voter une loi interdisant l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures par fracturation hydraulique. Le gouvernement Ayrault est sur la même longueur d’onde. L’opinion publique semble leur donner raison. Selon le baromètre annuel Qualit’EnR réalisé par l’Ifop, publié le 29 janvier, 24 % des Français seulement seraient favorables au développement du gaz de schiste en France.

IMAGES ERRONÉES ET CAMPAGNE ÉLECTORALE

Les professionnels du secteur sont persuadés d’être les victimes d’une conjonction d’éléments. Il y a d’abord les fausses images du film américain Gasland avec notamment des flammes s’échappant d’un robinet, ce qui laissait entendre que du gaz avait pollué la nappe phréatique. Le film de Josh Fox a connu un grand succès et reçu plusieurs récompenses. Il y a eu aussi le climat préélectoral en France, en 2011, à la veille de la présidentielle, qui n’a pas incité à la prise de décisions sur des sujets divisant l’opinion. Et puis il y a eu l’attribution de ce permis d’exploration accordé par le ministère à l’américain Schuepbach energy dans le Larzac. « À quinze kilomètres de la maison de José Bové, précise Jean Ropers, le président du GEP AFTP. À partir de là, le battage médiatique s’est mis en route et l’on n’a pas pu l’arrêter ».

Cette hostilité des pouvoirs publics s’exercerait aussi vis-à-vis des hydrocarbures conventionnels. « Aujourd’hui, il y a 112 permis bloqués, d’entreprises essentiellement étrangères qui ont fait des demandes auprès de l’administration française », affirme Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).

LA FRACTURATION HYDRAULIQUE, UNE TECHNIQUE DÉJÀ ANCIENNE

Certaines craintes, comme les risques engendrés par la fracturation hydraulique ne sont pas justifiés, affirment les industriels. La technique, qui consiste à fissurer la roche à partir d’un liquide sous pression, généralement de l’eau (95 %) mélangée à des proppants (5 %) et additifs (0,1 %) est aujourd’hui mature. Dans un rapport publié en juin 2013, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) rappelle qu’elle est employée depuis 1974 aux États-Unis et depuis 1954 en Russie.

En France, elle a même été utilisée à au moins 45 reprises depuis les années 1980 pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures en région parisienne. La fracturation hydraulique est également employée dans la géothermie « Les zones stimulées se situent nettement au-dessous des nappes phréatiques et nous savons contrôler l’intégrité de nos puits », affirme Pascal Baylocq, le président du comité de réflexion sur les gaz de schiste au GEP ATFP. Selon lui, il est désormais possible d’utiliser comme additifs des produits provenant de l’industrie agro-alimentaire et biodégradables.

L’eau n’a pas besoin non plus d’être potable. Elle peut aussi être réutilisée en permanence, comme le fait déjà Veolia en Australie. « Il y a plus de risques en France de voir des nappes phréatiques polluées par des décharges sauvages, qui produisent en plus du méthane », estime Jean Ropers.

DE NOUVELLES TECHNIQUES DE FRACTURATION

Plusieurs procédés visant à remplacer la fracturation hydraulique sont en train d’être expérimentés. C’est le cas de la technologie développée par la société canadienne GasFrac, qui utilise du gaz de pétrole liquéfié (GPL), principalement du propane. En novembre le magazine Times l’a même classée parmi les 25 meilleures inventions de l’année 2013. Il y a aussi la fracturation au flueropropane (NFP), un liquide non inflammable qui sert notamment de propulseur dans des inhalateurs pour traiter l’asthme ainsi que dans des extincteurs. Le NFP serait néanmoins assez onéreux.

INCERTITUDES SUR L’AMPLEUR DES GISEMENTS

Reste une inconnue de taille : l’ampleur des réserves d’hydrocarbures non-conventionnels (HNC) enfouis dans le sous-sol français. Il faudrait faire au moins plusieurs dizaines de puits pour mesurer le potentiel et sa rentabilité, reconnaissent les professionnels. Dans un rapport publié en décembre, le cabinet de consultants Roland Berger, évoque plusieurs scénarios. Le plus bas, « mais non moins probable » montre que les HNC auraient peu d’impact au niveau national. Le plus optimiste, en revanche, évoque la création de 180 000 emplois, avec une production qui atteindrait 68 % de la consommation annuelle de gaz en 2030 et 47 % de la consommation de pétrole (à niveau constant de consommation).

 

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Gaz de schiste : les Français pour la recherche

06.04.14. - Une majorité de Français se dit favorable à des recherches pour mettre au point un mode d'exploitation du gaz de schisterespectueux de la protection de l'environnement, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié aujourd'hui.

69% des personnes interrogées estiment qu'il faudrait mener des recherches pour trouver un mode d'exploitation des gaz de schiste compatible avec la protection de l'environnement, selon cette étude.
En revanche, 30% se disent opposés à cette perspective.

Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 1.022 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par internet les 5 et 6 février.


isa77_Jouarre's insight:
Un sondage qui tombe à pic, en cette semaine de reprise de l'activité médiatique des lobbies pétroliers !

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Nouveaux panneaux anti pétrole de schiste devant la plateforme de Jouarre


Février 2014, Manifestation devant la plateforme de Jouarre contre les pétroliers - Hess et Vermilion en particulier

Au cours de cette manifestion, un appel à participer à l'enquête publique concernant la demande d'octroi d'une concession d'exploitation d'hydrocarbures, dite "concession de la Conquillie", par Vermilion a été lancé. 



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TRIBUNE. Exploitation du gaz de schiste : Des milliers d’agriculteurs algériens bientôt sur la paille

Gaz de Schistes Provence - jeu, 06/02/2014 - 23:29
source: algerie focus Par F | février 6, 2014 3:00 42 Le débat sur la problématique de l’exploitation de gaz de schiste en Algérie a été dominé par ses caractères économique et écologique. Le présent texte n’a pas pour but d’enlever de l’importance aux deux précédents volets. Bien au contraire, il se veut un complément, car dans cette problématique, il ne faudrait pas, à mon sens, occulter un point par rapport à un autre, car « tout est lié ».

Les retombées sociales de cette exploitation sont multiples. Localisons d’abord les futurs gisements qui seront exploités. Sonatrach avance l’existence de sept bassins, concernés par des appels d’offres publiés récemment. En outre, des appels d’offres concernent désormais des régions du nord du pays.

Officiellement, des travaux d’exploration ont été lancés dans le bassin de l’Ahnet, à partir de 2011. Utile de souligner que ces travaux ont été engagés bien avant l’amendement de la loi sur les hydrocarbures, débattue à l’APN en janvier 2013, et entériné via le Journal officiel le mois de février suivant.

Dans un entretien réalisé avec Dr Hocine Bensaad, le spécialiste avertit sur les répercussions négatives que peuvent connaitre les populations du sud, une fois l’exploitation de gaz de schiste lancé. Dans une publication datant de février 2012, l’expert Mohamed Balghouti estime que pour un emploi crée dans l’industrie du gaz de schiste, 10 emplois dans l’agriculture disparaissent. A ce propos, l’analyste financier, Ferhat Aït Ali, souligne que l’exploitation de cette ressource non conventionnelle, mettrait fin à un développement de l’agriculture dans le Sahara. Il estime que le Grand sud algérien renferme en lui la véritable richesse de l’Algérie, entre autre les eaux souterraines. Le professeur Chems Eddine Chitour, directeur du laboratoire des énergies fossiles à l’école polytechnique d’Alger, indique pour sa part, qu’à travers l’exploitation de gaz de schiste, le gouvernement algérien adresse un message à la population, pour lui dire qu’il serait inutile de travailler, ce qui ajoute à la défaillance et la déperdition de la valeur du travail. Pour lui, ce projet est synonyme d’une nouvelle rente. Ce qui incite Dr Sabrina Rahmani à dire qu’il faudrait justement utiliser la rente actuelle pour sortir de la rente. Pour elle, non seulement l’exploitation de gaz de schiste est nocive pour la santé publique, mais elle détruit tout espoir d’un développement de l’agriculture.

Paupérisation programmée

L’agriculture existe depuis la nuit des temps. Elle aura permis à des populations entières de survivre au fil des siècles. Des monarques ont projeté de conquérir de nouveau territoires uniquement pour assurer l’approvisionnement. Aujourd’hui, cela s’est transformé en système de concessions des terres arables. Le Sahara algérien renferme l’une des plus grands nappes phréatiques de la planète. Des spécialistes avancent des chiffres de 50 à 60.000 milliards de mètres cubes d’eau. Le ministère des Ressources table sur une estimation de 40.000 milliards de mètres cubes. D’une donnée à une autre, tout le monde s’accorde à dire que c’est une gigantesque mer d’eau douce.

Ainsi, comme le prouve l’expérience américaine, les nappes phréatiques ne s’en sortiront pas indemnes d’une exploitation de gaz de schiste, qui malgré maitrisée par les majors pétroliers, ces derniers n’arrivent pas à écarter les grands dégâts sur les eaux. Faut-il rappeler dans ce sillage que les États-Unis jouissent d’eaux de surface considérables. L’exploitation de gaz de schiste dans ce pays a toutefois causé des dégâts sur l’être Humain. Des ressortissants américains se soulèvent aujourd’hui contre les compagnies qui ont contaminé leur eau, et qui ont détruit leur environnement immédiat. Des maladies ont été provoquées par cette industrie. Et lorsque les sociétés évoquent la création de 100.000 emplois, ils omettent de souligner la perte de 600.000 postes, sans oublier l’arrêt de plusieurs cultures.

Pour revenir à l’Algérie, les agriculteurs du Sud mettent en exergue leurs préoccupations. L’exploitation de gaz de schiste leur garantir-t-elle un avenir meilleur ? Non. Et pour cause. Le premier élément sur lequel il faut focaliser est justement cette eau de la nappe phréatique. Elle irrigue leurs plantations. Ces agriculteurs, pour la plupart pères de familles, que feront-ils une fois la nappe polluée par la multitude de produits chimiques utilisés dans ce qui est appelé la fracturation hydraulique, ou plus précisément la fracturation hydrauchimique.

L’équation est simple. Nappes polluées, arrêt de l’agriculture, chômage, pauvreté, exode. Dans certains cas, il ne faut pas exclure, dans une minorité, un basculement vers la délinquance de certains enfants. Présenter les cas d’agriculteurs relève de l’exemple. Il ne faut oublier les millions de citoyens Algériens, travailleurs, fonctionnaires, élèves, bergers, etc…..

Que ce soit au Gourara, au Touat, à la Saoura, au M’zab, aux Zibans, au Tidkelt, au Righ, toutes ces régions qui comptent des milliers d’agriculteurs risquent de connaitre une métamorphose démographique et sociale lorsque l’exploitation de gaz de schiste sera entreprise à grande échelle.

Force de souligner que les nappes phréatiques sont interconnectées. Si un bassin hydrique est contaminé, son similaire qui se trouve à 800 ou 1000 km le sera également. À titre d’exemple, si l’exploitation de gaz de schiste est lancée dans le bassin du Timimoun, outre la contamination des nappes locales, celles de la Saoura, connaitront le même sort.

Pour un débat serein

Tout citoyen algérien a le droit de présenter des arguments pour défendre une idée. Ceux qui ne partagent pas les avis des uns et des autres, sont appelés, simplement,  à mettre en exergue leur argumentaire. Quant aux chiffres avancés par l’agence américaine de l’énergie, qui stipule que l’Algérie contient la 3ème réserve de gaz de schiste dans le monde, reste à se demander sur quelle base a été établie cette étude. Car Sonatrach n’a jamais communiqué sur des travaux de prospection d’américains sur le sol algérien.

En attendons la réactivation du Conseil national de l’énergie, le débat demeure ouvert. L’essentiel est qu’il soit constructif.

Mehdi BSIKRI, citoyen, membre du CNLC

 


USA: risque de pénuries d’eau à cause du gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - jeu, 06/02/2014 - 23:20
source: afp/romandie.com

WASHINGTON – L’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis a majoritairement lieu dans des régions déjà confrontées à des stress hydriques au risque d’y aggraver les pénuries d’eau, selon une étude du groupement d’organisations Ceres parue mercredi.

En plein boom aux Etats-Unis, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste repose principalement sur la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à très haute pression un mélange d’eau et matériaux pour fissurer la roche dans l’espoir d’y découvrir des hydrocarbures.

Environ la moitié des puits creusés depuis 2011 aux Etats-Unis et dans l’ouest du Canada pour utiliser cette technique controversée l’ont été dans des régions déjà confrontées à de forts stress hydriques, indique l’étude de la coalition Ceres qui se base sur quelque 40.000 forages effectués entre 2011 et mai 2013.

La fracturation hydraulique aggrave la compétition pour l’eau dans certaines des régions les plus en proie à la sécheresse et au stress hydrique, résume Mindy Lubber, la présidente du Ceres qui réunit ONG, chercheurs et entreprises.

Le rapport pointe notamment l’impact de l’exploitation du gaz de schiste en Californie qui traverse actuellement une de ses pires sécheresses depuis un siècle.

Le développement du gaz de schiste dans beaucoup de régions (aux Etats-Unis, ndlr) repose en grande partie sur les ressources en eau souterraines qui sont généralement moins régulées que celle en surface, aggravant donc les risques d’épuiser les ressources en eau , argumente encore le rapport.

Afin de mieux évaluer l’ampleur du problème, le rapport appelle à une plus grande transparence et exhorte les entreprises à dévoiler la quantité d’eau utilisée dans chacun de leurs puits tout en rationalisant son utilisation.

Les bonnes pratiques en matière de management des ressources en eau sont à la traîne, prévient le Ceres, appelant à combiner les solutions. Une seule technologie, que ce soit le recyclage de l’eau (…) ou un plus grand usage de la fracturation hydraulique sans eau, ne saura résoudre à elle seule les problèmes de stress hydrique, assure le rapport.

L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste alimente une révolution énergétique aux Etats-Unis qui pourraient devenir dès cette année le premier producteur d’or noir sur la planète.

(©AFP / 05 février 2014 23h46)


NON ! La fracturation n'est pas une technique propre

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - jeu, 06/02/2014 - 22:59
"Gaz de schiste" :
NON ! La fracturation n'est pas une technique propre

Communique de presse des collectifs français non aux petrole et gaz de schiste et de houille*
Le 6 février 2013

Questions et réponses à Jean-Louis Schilansky

Les collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille" ont quelques questions à poser à M. Schilansky. Ce dernier, s'exprimant ce mercredi 5 février au nom de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), affirme : "La fracturation telle que pratiquée aujourd'hui n'est pas une technique sale. C'est juste pas vrai !"

Monsieur Schilansky, pensez-vous qu'ignorer les défis climatiques, en accroissant la production et donc la consommation d'hydrocarbures, soit un choix intelligent pour la France ?

Pensez-vous que des millions, voire des milliards de m 3 d'eau définitivement souillées par des contaminants fossiles, par des particules radioactives, et par les produits toxiques utilisés par les compagnies pétrolières et gazières, pour l'extraction comme pour le raffinage des hydrocarbures de schiste, soient une aubaine pour la France ?

Pensez-vous que des centaines voire des milliers d'hectares de terres agricoles, de forêts ou de landes sacrifiés pour implanter des appareils de forage, construire des routes d'accès, et implanter des gazoducs dans les campagnes soient un cadeau pour la France ?

Pensez-vous que ce que vivent aujourd'hui des milliers de riverains des puits aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, etc., à savoir la maladie, les risques de malformation congénitales de leurs enfants, comme le fait craindre une récente étude (1), la mort de leurs animaux, soient un avenir souhaitable pour les Français ?

Pensez vous enfin qu'il soit judicieux pour notre société d'exploiter à court terme des ressources avec de tels impacts environnementaux, sociaux et sanitaires, là où les mêmes moyens et le même financement pourraient être engagés dans des mesures accompagnant la sobriété énergétique, avec des profits plus durables à moyen et long terme, et créer des emplois localisés et pérennes ?

Notre réponse est NON !

Monsieur Schilansky, vous dites que "Pendant ce temps, on ne fait rien, c'est du temps qu'on perd".

Mais qui perd du temps, à votre sens ? Les pétroliers et les financiers ? Les industriels qui imposent une course en avant dans la production de biens de consommation ? Quelle urgence avons-nous à épuiser le capital que représentent les hydrocarbures présents dans notre sous-sol - si ce n'est purement spéculative ?

Monsieur Schilansky, vous dites qu' "aujourd'hui, il y a 112 permis bloqués, d'entreprises essentiellement étrangères qui ont fait des demandes auprès de l'administration française". Devons -nous les plaindre ?
Ces entreprises étrangères qui font de gros dégâts environnementaux à l'étranger en utilisant la fracturation hydraulique en feront-elles moins en France ? Viendront-elles, dans vingt ans ou dans cinquante ans, réparer les dégâts qu'elles auront produits ?

La réponse est NON !

Dans un monde fini, on ne peut envisager une croissance sans limites. C'est une loi physique et non une fantaisie d'écologistes.
La France des Lumières, la France des droits de l'Homme, la France d'aujourd'hui peut exceller non pas en accueillant des investisseurs étrangers, en soutenant, comme vous l'appelez de vos vœux, l'exploitation des pétrole et gaz de schiste ou de couche (dits de houille) - dont les impacts environnementaux, sanitaires et sociaux délétères sont reconnus par M. Montebourg lui-même - mais en montrant la voie de la transition écologique et énergétique. C'est le choix de notre Gouvernement (2), c'est le choix de très nombreux citoyens plus soucieux de l'avenir de leur descendance que des courbes de la Bourse. La France n'est pas à vendre, ni aujourd'hui, ni demain.

Collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille"

NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE,
NON AUX ÉNERGIES EXTRÊMES,
NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD'HUI NI DEMAIN

(1) Des risques de malformations congénitales près des puits de gaz de schiste / Le Monde 05 02 4014
Lire l'article sur Le Monde.fr
(2) Philippe Martin à l'Assemblée nationale le 05 02 2014 « Il n'y a pas, il n'y aura pas d'exploitation de gaz de schiste dans notre pays ». Sur You Tube.com

* Collectifs citoyens opposés à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures « non conventionnels », à la fracturation du sous-sol, aux forages extrêmes et appelant à une véritable transition énergétique pérenne.

Contacts :
Ile de France : Philippe Pascot - 06 78 08 99 07
ou Julien Renault - 06 75 60 59 34
Var : Brigitte Nolan - 06 20 58 50 72
Sud-Ouest : Sylviane Baudois - 06 83 20 51 96

www.nongazdeschiste.fr

Télécharger le communiqué de presse (pdf 88 ko)

"gaz de schiste" : NON la fracturation hydraulique n’est pas une technique propre!

(!) Info minute – Revue de Presse Communiqué des collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille" Les collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille" ont quelques questions à poser à M. Schilansky. Ce dernier, s’exprimant ce mercredi 5 février au nom de l’Union française des […]

Des risques de malformations congénitales près des puits de gaz de ... - Le Monde

Google actu "Schiste" - jeu, 06/02/2014 - 17:21

Le Monde

Des risques de malformations congénitales près des puits de gaz de ...
Le Monde
Surtout exploratoires, les travaux conduits par Lisa McKenzie (Colorado School of Public Health) devraient susciter de plus amples enquêtes sur le sujet : le développement des hydrocarbures de schiste, aux Etats-Unis, a conduit à une multiplication des ...

Aux Etats-Unis, l’énergie renouvelable résiste vaille que vaille au gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - jeu, 06/02/2014 - 09:29
source: AFP/romandie.com

NEW YORK – Face au boom du gaz de schiste aux États-Unis, source d’énergie abondante, pas chère et moins polluante que le charbon, les énergies renouvelables ne s’avouent pas vaincues et continuent vaille que vaille à protéger leur pré carré.

La part du gaz naturel dans la production d’électricité nationale est passée de 16% en 2000 à 30% en 2012 grâce aux récents progrès des techniques d’exploitation, et devrait atteindre 35% en 2040.

Inquiétude sous-jacente, relayée entre autres par l’Agence internationale de l’énergie dès 2011: que cette manne freine les investissements dans le secteur du renouvelable, en particulier le solaire et l’éolien.

Sans incitation réglementaire ou financière, et face à la concurrence imbattable du gaz de schiste, il n’y aura pas de marchés rentables pour ces technologies à court terme, craignaient plusieurs observateurs. Leur développement pourrait être retardé de plusieurs décennies.

Mais l’explosion du gaz de schiste a pour l’instant surtout fait de l’ombre aux centrales à charbon.

Voisins plutôt que concurrents

Le gaz de schiste et les énergies renouvelables ne fonctionnent pas tant comme des concurrents que comme des voisins complémentaires, assure Dr Dan Arvizu, directeur du Laboratoire national sur les énergies renouvelables.

Les centrales à gaz sont d’une part capables de prendre rapidement le relais de l’éolien ou du solaire sur le réseau électrique quand ceux-ci ne fonctionnent pas et pendant les pics de consommation.

Les énergies renouvelables peuvent parallèlement servir de garantie contre l’instabilité des cours du gaz naturel, qui ont par exemple bondi en janvier alors que les États-Unis se frigorifiaient. L’avenir du gaz de schiste peut aussi s’assombrir si émergent des réglementations environnementales coûteuses ou si les ressources se tarissent plus rapidement que prévu.

Preuve de la résistance des renouvelables: le secteur a représenté 38% de l’électricité ajoutée sur le réseau dans le pays en 2013, selon le Dr Arvizu.

Les pouvoirs publics, s’ils n’injectent plus autant d’argent qu’au moment du grand plan de relance de l’économie lancé en 2009, ne se désengagent pas pour autant de la recherche et développement, assure-t-il.

Les énergies renouvelables restent quand même un acteur mineur puisqu’elles ne représentaient que 12% de la production d’électricité en 2012 pour ne grimper qu’à 16% à l’horizon 2040 si les aides actuellement accordées au secteur ne sont pas reconduites, selon l’EIA.

Ces subventions, combinées aux exigences imposées par plusieurs États américains sur la diversification des sources d’énergie, ont pourtant permis d’atténuer l’impact de l’arrivée soudaine du gaz de schiste sur le marché de l’énergie, relève Trevor Houser, auteur du livre Fueling Up consacré aux conséquences économiques du boom des gaz et pétrole de schiste.

Imprévisibilité des aides

Grâce aux coups de pouce du secteur public et à une baisse des prix rendue possible par de nouvelles technologies, l’éolien et le solaire sont déjà concurrentiels dans plusieurs régions.

Mais les défenseurs des énergies renouvelables s’inquiètent de l’imprévisibilité des aides au secteur, à l’instar du non-renouvellement en début d’année du crédit d’impôt destiné à favoriser l’énergie éolienne.

Certaines personnes estiment que puisqu’on est devenu compétitif, on n’a pas besoin de ces incitations financières, relève Todd Foley, du Conseil américain sur les énergies renouvelables (Acore). Mais quand vous préparez un projet, vous intégrez ces aides financières.

Mark Little, directeur technologique du conglomérat industriel et grand acteur de l’éolien GE, renchérit: Il y a encore 10 ans l’industrie des énergies renouvelables aux États-Unis n’était pas viable, sur le long terme notamment, car les politiques ne cessaient de changer. Depuis on observe encore des revers politiques mais le marché s’est mondialisé.

Autre développement positif: des acteurs inattendus se lancent dans l’aventure, tel Google qui investit dans des centrales solaires en Californie et en Arizona, souligne Todd Foley. On en est au tout début en terme de capacités des énergies renouvelables. Aux États-Unis, le solaire représente moins de 1% de la génération d’électricité et l’éolien, qui s’approche de 5%, a de l’espace pour croître encore.

(©AFP / 06 février 2014 07h29)   

Gaz de schiste: «Il n’y a pas d’urgence à l’exploiter» en France

Gaz de Schistes Provence - jeu, 06/02/2014 - 09:15

source: 20 minutes

Créé le 05/02/2014 à 17h51 — Mis à jour le 05/02/2014 à 18h31 Le rassemblement des anti gaz de schiste à Lézan, dans le Gard, le 26 août 2011. A.Chauvet/20 Minutes

INTERVIEW – Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine, explique à «20 Minutes» pourquoi le débat est aussi explosif…

«Mon schiste, ma bataille». Promis, juré, le secteur pétrolier français a confirmé ce mardi qu’il n’abandonnera pas son combat pour chercher du pétrole et du gaz de schiste dans le sous-sol hexagonal. Et ce, même si la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter ces ressources non-conventionnelles, est interdite par une loi de juillet 2011.

Selon les évaluations du département américain de l’énergie, les réserves françaises seraient proches de quatre milliards de barils de pétrole, soit quatre-vingts ans de consommation nationale. «Ce sont des études sur papier. On ne connaîtra le potentiel français seulement si nous allons voir ce qu’il y a afin d’avoir un débat éclairé», explique l’Ufip.

Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et spécialiste de l’Energie revient pour 20 Minutes sur un sujet brûlant.

>> Pourquoi le débat reprend de plus belle en France? Lire notre analyse

Y a-t-il urgence à exploiter le pétrole et le gaz de schiste en France comme le défend l’industrie pétrolière?

Le gaz et le pétrole de schiste sont présents dans le sous-sol hexagonal depuis longtemps et pour longtemps… Il n’y a pas d’urgence à les exploiter car leur valeur ne diminuera pas et la France aura besoin de ces ressources après 2020, 2030 et bien au-delà. Vu les prix élevés des hydrocarbures, extraire pétrole et gaz nous permettrait de limiter notre dépendance extérieure et de «raboter» notre déficit commercial: nous importons la presque-totalité de nos besoins en pétrole et en gaz, avec une facture supérieure à 60 milliards d’euros par an. Quoi qu’il en soit, tous les sujets énergétiques prennent du temps: les Britanniques qui commencent à évaluer leur potentiel, annoncent qu’il leur faudra cinq ans pour y voir clair. Les Français sont les seuls en Europe avec les Bulgares à avoir fermé la porte à la fracturation hydraulique, mais les choses peuvent changer.

Comment?

La fracturation hydraulique, ou toute autre technologie, devra être acceptée par les Français et ce n’est pas le cas pour l’heure. Comme tout projet de développement énergétique, qu’il s’agisse d’éoliennes ou de lignes électriques, il faut trouver l’accord des populations riveraines et rénover la «démocratie énergétique». Cela prendra du temps sur le dossier des hydrocarbures de schiste, car il est compliqué de passer du «En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées», à une situation de pays producteur. Un tel «virage sur l’aile» est difficile à négocier…

Surtout en plein débat sur la transition énergétique…

Il est délicat d’indiquer à nos concitoyens que nous devons réduire nos émissions de CO2 de 20% en 2020 et de 40% en 2030, tout en produisant gaz et pétrole… Pourtant les deux objectifs ne sont pas incompatibles, car il ne s’agit pas d’émettre plus de CO2, mais d’importer moins de pétrole et de gaz. Le Danemark, pays en pointe sur les renouvelables et les hydrocarbures de schistes, explore un modèle original. Si nous devions suivre cet exemple, nous devrons inventer des politiques «iconoclastes»: pourquoi ne pas utiliser les sommes générées par cette exploitation pour financer une partie de la transition énergétique afin de doper les renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, réduire la précarité énergétique?

Propos recueillis par Mathieu Bruckmüller

Philippe Martin répond à la QAG de B. Accoyer au sujet des gaz de schiste


Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, répond à la question d'actualité au gouvernement de Bernard Accoyer, député de Haute-Savoie, au sujet des gaz de schiste

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USA: risque de pénuries d'eau à cause du gaz de schiste

05.02.14. - WASHINGTON - L'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis a majoritairement lieu dans des régions déjà confrontées à des stress hydriques au risque d'y aggraver les pénuries d'eau, selon une étude du groupement d'organisations Ceres parue mercredi.

En plein boom aux Etats-Unis, l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste repose principalement sur la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à très haute pression un mélange d'eau et matériaux pour fissurer la roche dans l'espoir d'y découvrir des hydrocarbures.

Environ la moitié des puits creusés depuis 2011 aux Etats-Unis et dans l'ouest du Canada pour utiliser cette technique controversée l'ont été dans des régions déjà confrontées à de forts stress hydriques, indique l'étude de la coalition Ceres qui se base sur quelque 40.000 forages effectués entre 2011 et mai 2013.

La fracturation hydraulique aggrave la compétition pour l'eau dans certaines des régions les plus en proie à la sécheresse et au stress hydrique, résume Mindy Lubber, la présidente du Ceres qui réunit ONG, chercheurs et entreprises.

Le rapport pointe notamment l'impact de l'exploitation du gaz de schiste en Californie qui traverse actuellement une de ses pires sécheresses depuis un siècle.

Le développement du gaz de schiste dans beaucoup de régions (aux Etats-Unis, ndlr) repose en grande partie sur les ressources en eau souterraines qui sont généralement moins régulées que celle en surface, aggravant donc les risques d'épuiser les ressources en eau , argumente encore le rapport.

Afin de mieux évaluer l'ampleur du problème, le rapport appelle à une plus grande transparence et exhorte les entreprises à dévoiler la quantité d'eau utilisée dans chacun de leurs puits tout en rationalisant son utilisation.

Les bonnes pratiques en matière de management des ressources en eau sont à la traîne, prévient le Ceres, appelant à combiner les solutions. Une seule technologie, que ce soit le recyclage de l'eau (...) ou un plus grand usage de la fracturation hydraulique sans eau, ne saura résoudre à elle seule les problèmes de stress hydrique, assure le rapport.

L'exploitation du gaz et du pétrole de schiste alimente une révolution énergétique aux Etats-Unis qui pourraient devenir dès cette année le premier producteur d'or noir sur la planète.



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Le gaz de schiste, "ce n'est pas sale!"


05.02.14. - Poser la question de la propreté du gaz de schiste à l'Union française des industries pétrolières (Ufip), c'est risquer de faire sortir de ses gonds son président, Jean-Louis Shilansky, d'ordinaire posé et souriant. "La fracturation hydraulique ce n'est pas sale! Ce n'est juste pas vrai! On peut recycler 100% de l'eau et utiliser quasi exclusivement des additifs d'origines agroalimentaires", affirme M. Shilansky en marge de sa conférence de presse annuelle qui se tenait ce mardi 5 février.

 

Pourtant, cette question d'un gaz de schiste "propre" alimente aujourd'hui les plus folles rumeurs.

[…]

La piste du fluoropropane

[…] Pour autant, dans l'état actuel de la recherche, l'exploitation du gaz de schiste sans fracturation hydraulique, n'est pas envisageable.

"Le fluoropropane fait partie de la famille des CFC (NDLR: chlorofluorocarbures), des gaz hautement nocifs pour la couche d'ozone, explique Pierre Thomas, professeur de géologie à l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de Lyon. Très longtemps utilisés dans l'industrie pour les mousses, les aérosols ou les extincteurs, ces gaz ont été interdits dans de nombreux pays par la Convention de Montréal signée en 1985".

Le "mitage"

[…]"Aujourd'hui, on ne sait fracturer la roche que sur un rayon de 2 à 4 km, explique Pierre Thomas. En gros, chaque puits occupe 1 hectare et nous sommes incapables d'aller chercher ces hydrocarbures, en étoile, à partir d'un puits unique."

Autre problématique, la durée de vie des installations. "Un puits de gaz de schiste, ça marche pendant 2 à 3 ans. Après, il faut forer ailleurs", précise le géologue qui met donc en garde contre le "mitage" du paysage et la perturbation des écosystèmes. Même si "la situation française serait moins mauvaise que la situation américaine, du fait des législations plus contraignantes que propose l'Europe pour limiter les impacts environnementaux."

Des risques de pollutions

Corolaire au phénomène de "mitage", les éventuelles détériorations en surface. En premier lieu, il y a les accès aux sites. Des routes, des pistes... autant de risque de "déstabiliser des écosystèmes. Mais généralement, quand on extrait ce type d'hydrocarbures, viennent aussi se greffer des métaux lourds, comme de l'uranium par exemple. Il faudra donc prévoir un retraitement spécifique en surface", explique Pierre Thomas. Mais le géologue de préciser que "si on y met le prix, on saura faire propre. Mais dans les faits, ça n'arrive jamais".

[…]

Des explorations mitigées

S'il prend un virage politique, le dossier du gaz de schiste reste avant tout un enjeu économique. L'Ufip pousse pour une exploration afin de valider les études géologiques qui entretiennent l'espoir d'une vaste réserve d'hydrocarbures non-conventionnels en France. Mais dans un passé récent, les espoirs ont parfois été vite douchés. Des explorations réalisées sur des concessions en Pologne, par des entreprises nord-américaines (Exxon Mobil, Marathon Oil, Talisman Energy) et italienne (ENI), ont été très décevantes. Pourtant, il y a encore quelques mois, les pétroliers y fondaient beaucoup d'espoirs

 


isa77_Jouarre's insight:
Le projet défendu par l'Opecst (et Montebourg) fait appel à l'heptafluoropropane, différent du fluoropropane. Ce n'est pas mieux, mais les arguments pour l'un ne sont pas valables pour l'autre !!!
Pas sûr non plus que l'argument sur les puits en étoile soient très justes.

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