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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Silence! On fore : Pétrole et Gaz de schiste et de houille, les collectifs français condamnent l’opacité et l’absence de réponse systématique de la Ministre de l’Ecologie

(!) Info minute – Revue de Presse  COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANÇAIS OPPOSES A LA RECHERCHE ET L’EXPLOITATION DES PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE  LYON, LE 23 NOVEMBRE 2014 Les collectifs français opposés à la recherche et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille se sont réunis en […]

Comment l'Arabie saoudite asphyxie le pétrole de schiste américain - Les Échos

Google actu "Schiste" - mar, 25/11/2014 - 11:42

Les Échos

Comment l'Arabie saoudite asphyxie le pétrole de schiste américain
Les Échos
L'Arabie saoudite, le plus grand producteur de l'Opep, sera avant tout préoccupée par la concurrence du pétrole de schiste américain à la réunion cruciale du cartel qui devrait débattre jeudi à Vienne d'une réduction de l'offre. Selon des analystes, le ...
L'OPEP refuse de réduire sa production, les cours chutentLe Monde
L'Opep ne modifie pas sa production, le cours du brut baisseCapital.fr
Pétrole: l'Opep décide de maintenir sa production, amplifiant la ...ladepeche.fr

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Ukraine/est: Washington défend ses objectifs économiques

Gaz de Schistes Provence - lun, 24/11/2014 - 21:09

source: RIA Novosti

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

© REUTERS/ Antonio Bronic 11:52 24/11/2014 MOSCOU, 24 novembre – RIA Novosti  Les Etats-Unis défendent leurs intérêts économiques en Ukraine de l’est, théâtre d’un conflit armé entre forces gouvernementales et brigades indépendantistes, estime l’économiste canadien Michel Chossudovsky.

« Il existe plusieurs raisons pour les Etats-Unis de s’intéresser à l’Ukraine de l’est. Primo, les régions orientales sont le cœur industriel de l’Ukraine. Secundo, elles sont frontalières avec la Russie. Et enfin, le Donbass possède d’énormes réserves de gaz de schiste prêtes à être exploitées », a déclaré l’expert dans une interview accordée à la radio Sputnik.

« Tout ce que nous entendons de la part de Washington, c’est de la démagogie. Et cette démagogie provient du vice-président américain, dont le fils s’intéresse à la prospection du gaz de schiste dans l’est de l’Ukraine. De ce fait, on peut constater un conflit d’intérêts là-bas », explique l’interlocuteur de l’agence.

Toujours selon lui, les Etats-Unis accusent la Russie d’agresser l’Ukraine et imposent des sanctions à l’encontre de Moscou tout en alimentant la guerre civile dans le pays.


Gaz de schiste, déchets, ondes, terres agricoles, ... N'hésitez pas à poser vos questions, des élus du Conseil régional vous répondront.

NON au Gaz de schiste83 (VAR) - lun, 24/11/2014 - 17:40

RENCONTRES CITOYENNES

avec les élu-e-s régionaux écologistes de Provence-Alpes-Côte d’Azur 

Draguignan :  jeudi 27 novembre 2014 à partir de 18 h 
(suivi d’un apéritif convivial)
Maison des Sports et de la Jeunesse, Rue Marx Dormoy
 

Que fait-on à la Région ?

Que devrait-on faire demain ?


Les élu-Es du groupe Europe Ecologie-Les Verts-Poc du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur organisent, depuis juin dernier une série de réunions citoyennes dans les départements de la Région, avec plusieurs séquences thématiques. Philippe Chesneau (délégué à l’économie responsable), Christian Desplats (co-président du groupe) ont déjà annoncé leur participation à cette rencontre.

Il s’agit de réunions « participatives » ouvertes à tous les habitant-es, aux acteurs-actrices du territoire, aux élu-es, avec des moments de tables-rondes.
L’objectif est de débattre de nos actions au Conseil régional, des évolutions des politiques publiques et des perspectives.

Faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une région verte : mythe ou réalité ?

Avenir lointain ou construction déjà en cours ?


N'hésitez pas, venez nombreuses et nombreux poser vos questions !

Ineos parie sur le gaz de schiste au Royaume-Uni - Les Échos

Google actu "Schiste" - lun, 24/11/2014 - 11:55

Les Échos

Ineos parie sur le gaz de schiste au Royaume-Uni
Les Échos
Et il est dirigé par un Britannique, Jim Ratcliffe. « L'annonce était inattendue car Ineos n'est pas du tout présent dans l'exploration et la production d'hydrocarbures, même conventionnels, aujourd'hui », commente Eric Oudenot, spécialiste du gaz de ...

TTIP, le Parlement européen se prononcera en 2015

Gaz de Schistes Provence - lun, 24/11/2014 - 10:11

source: contexte

[UE]. Le rapporteur du groupe S&D Bernd Lange prépare une résolution. Elle précisera les domaines que les parlementaires souhaiteraient exclure de l’accord commercial avec les États-Unis, a-t-il expliqué lors d’une conférence la semaine dernière. Le vote est prévu en mars 2015.

TTIP, prochain round de négociations début février 2015 [UE].  La date exacte n’a pas encore été fixée, d’après la commissaire au Commerce Cecilia Malmström, à l’issue du conseil des ministres des Affaires étrangères vendredi dernier. Elle a aussi annoncé qu’elle rencontrerait le représentant spécial des États-Unis pour le commerce le 3 décembre, à Washington.

Peu de résultats au Conseil consacré au commerce [UE].  Les ministres ont réaffirmé leur soutien à un accord global et ambitieux avec les États-Unis. Les gouvernements n’envisagent pas de modifier le mandat pour en exclure la protection des investisseurs. Les ministres ont aussi constaté qu’aucun accord n’était possible sur les instruments de défense commerciale et les marchés publics. Les conclusions du Conseil sur le TTIP. (en anglais)

 


(TAFTA) Commerce international : comment la France défend l’Europe face au monde entier

Gaz de Schistes Provence - dim, 23/11/2014 - 14:29

source: la tribune

exclusif Après le Conseil, Matthias Fekl et Cecilia Malmström, la nouvelle commissaire européenne chargée du Commerce se sont retrouvés en tête à tête ce vendredi (Crédits : DR)

Fabien Piliu  |  21/11/2014, 16:31  –  1042  mots A Bruxelles s’est tenu ce vendredi le Conseil Affaires étrangères. Au programme : le traité transatlantique pour le commerce et les investissements entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TAFTA/TTIP) et l’accès et la participation aux appels d’offre publics au sein de l’Union européenne de la part d’entreprises de pays tiers. Notamment. La France a fait entendre sa voix et semble avoir obtenu le soutien de Cecilia Malmström, la nouvelle commissaire européenne chargée du Commerce.

Ce vendredi à Bruxelles s’est tenu le Conseil Affaires étrangères. Présidence italienne oblige, cette rencontre fut présidée par Carlo Calenda, le vice-ministre du Développement économique du gouvernement Renzi. Au menu, le commerce avec l’extérieur. Les principaux dossiers discutés ? Les négociations en cours sur le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), c’est-à-dire le traité de partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements entre l’Union européenne et les Etats-Unis, ainsi que l’accès et la participation d’entreprises de pays tiers aux appels d’offres publics au sein de l’Union européenne.

La France émet de fortes réserves depuis longtemps

Que les choses soient claires, cette réunion ne fut pas conclusive. Sur aucun des dossiers. En revanche, la diplomatie économique française a réussi à faire entendre sa voix dans un chœur européen assez mal accordé.

Sur le TTIP, qui porte sur l’industrie, les services, l’agriculture, la santé, la chimie entre autres, les négociations devraient enfin reprendre sérieusement après une année 2014 « blanche », conséquence de l’immobilisme de la Commission Barroso au cours de sa dernière année de mandat et de la priorité accordée par l’exécutif américain aux questions de politique nationale avant les élections de mi-mandat. Quand ? Selon nos informations, Cecilia Malmström, la nouvelle commissaire européenne chargée du Commerce se rendra à Washington le 9 décembre puis à Paris le 15 décembre pour des consultations avant de lancer de nouvelles négociations à partir du 1er février.

De nouvelles négociations en février

Certes, le mandat de négociation, qui a fuité dans la presse, est connu. Mais la France ne renonce pas à convaincre ses partenaires européens et ses éventuels partenaires américains de revenir sur certaines dispositions de ce texte. Comme le rappelle Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, « la France émet depuis longtemps de fortes réserves sur le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etat (ISDS) ». Bonne nouvelle, selon nos informations, à l’issue des discussion qui se sont déroulées à huis clos ce vendredi, Cecilia Malmström est sur la même longueur d’ondes que la France. Dans son esprit, il n’est pas question que l’Union européenne ne défende au mieux ses intérêts et que soient jetés à bas des standards de règlement des contentieux qui existent déjà et qui ont fait la preuve de leur efficacité.

Tribunaux supranationaux: la France réclame des garanties strictes

Actionnés par des tribunaux supranationaux, les ISDS, ces mécanismes d’arbitrage que prévoit de créer le traité seraient en mesure d’imposer des amendes aux Etats qui exproprient, directement ou indirectement, les bénéfices des entreprises. En fonction de la position du curseur, ce principe pourrait les empêcher de légiférer dans certains domaines pour sauvegarder la liberté des entreprises. En clair, ce seraient ces tribunaux qui pourraient régler les conflits entre les Etats et les entreprises privées.

La France ne veut donc pas entendre parler en l’état, et réclame des garanties très strictes en matière d’impartialité et d’indépendance. Si la France n’est pas majoritaire sur ce sujet au sein de l’Union européenne, elle pourrait obtenir l’appui de l’Allemagne.

Accès des pays tiers aux marchés publics? Oui, si la réciprocité est totale

Sur le second sujet – la réciprocité en matière d’accès aux marchés publics -, la France veut également faire entendre sa voix. Pour Matthias Fekl, la réciprocité dans le domaine de l’accès aux marchés publics doit être totale. Une commune, une collectivité, un établissement public ou para-public doit également avoir la possibilité de rejeter les réponses aux appels d’offre d’entreprises étrangères lorsque leur pays d’origine ne joue pas le jeu.

La France, seule pour combattre le protectionnisme des Etats-Unis

Pour la France, pas question donc d’ouvrir ses frontières alors que certains pays refusent d’ouvrir les leurs – en utilisant tous les artifices à leur disposition pour ériger des barrières protectionnistes qui ne disent pas leur nom. C’est notamment le cas des Etats-Unis qui, que ce soit au niveau fédéral ou au niveau des 50 Etats américains, peuvent brandir le Buy American Act pour protéger leurs intérêts. Là encore, la France n’est pas seule. Mais elle n’a pas réussi à convaincre une majorité de ses partenaires européens. Treize pays s’opposent au texte présenté en 2012 par Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. Après avoir hésité, l’Allemagne a décidé de ne pas suivre la France, considérant que ses entreprises nationales, bien implantées aux Etats-Unis, avaient plus à craindre qu’à gagner à vouloir forcer la main des Américains. Là encore, Cecilia Malmström soutient la position française.

La France veut des études d’impact sur les traités actuels et en cours

Tenter de s’imposer dans les négociations n’est pas la seule stratégie du Quai d’Orsay. Matthias Fekl veut rendre plus transparentes les négociations en cours. Outre l’ouverture aux forces vives, aux syndicats et aux ONG du Comité de suivi stratégique créé en octobre 2013 par Nicole Bricq, le secrétaire d’Etat souhaite la réalisation et la publication d’études d’impact sur les traités en cours et sur les traités déjà en vigueur. Des études qu’il conviendra ensuite d’assimiler, de confronter pour que les enjeux économiques de ces traités soient le mieux cernés possible.

Cette méthode très chronophage n’est pas pour déplaire à Bruxelles, puisque, là encore, Cecilia Malmström suit Paris. Elle devrait très prochainement présenter « un agenda de la transparence » pour que les parlements nationaux et les opinions publiques des membres de l’Union européenne soient parfaitement conscients des enjeux. Mais cette stratégie devrait mécontenter les Etats-Unis et les pays européens pro-libéralisme pressés de conclure ces négociations pour permettre à cette nouvelle zone de libre de échange, qui regroupera 800 millions de personnes et représentera un tiers des flux commerciaux mondiaux, de fonctionner.


Le Collectif « Plaines du Languedoc » adresse une Lettre ouverte à la Ministre de l’Ecologie

Gaz de Schistes Provence - dim, 23/11/2014 - 00:17

Lettre ouverte à : Madame Ségolène Royal

Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie Hôtel Roquelaure 246 Boulevard St. Germain, 75007 Paris

Collectif « Plaines du Languedoc »

Copies à
Monsieur le Préfet de l’Aude
Monsieur le Préfet de l’Hérault,
Monsieur le Président du Conseil Général de l’Aude, Monsieur le Président du Conseil Général de l’Hérault Monsieur le Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon

Castelnau de Guers, le 27 octobre, 2014

Objet : Nous nous opposons à une prolongation du permis exclusif de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Plaines du Languedoc ».

Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie ,

Nous avons l’honneur de vous adresser la présente lettre pour le motif suivant :

Le 18 septembre, 2012, Mme Delphine Batho avait déclaré, à propos des permis d’exploration d’hydrocarbures, que tout permis jugé suspect, visant en fait le gaz et huile de schiste, serait immédiatement abrogé. A ce jour, cependant, le permis dit « Plaines du Languedoc » détenu par la compagnie suédoise LUNDIN INTERNATIONAL est toujours en cours de validité.

Ce permis, accordé dans le plus grand secret, sans consultation, ni même information des populations et des élus locaux, est arrivé à expiration le 2 octobre 2014. Jusqu’à la fin mai, la compagnie Lundin n’avait entrepris aucune démarche sur le territoire du permis, mais fin mai, un représentant de la société Athémis France, agissant pour le compte de Lundin International, est passé dans plusieurs villages de l’Aude et de l’Hérault, pour obtenir l’accord des maires pour faire des relevés topographiques, avant une campagne sismique, ceci pour préparer une exploration « dans deux ou trois ans », a-t-il dit. Nous supposons qu’avant le 25 juin, Lundin a déposé une demande de prolongation de son permis, qui concernera toujours, du moins officiellement, les hydrocarbures gazeux ou liquides « conventionnels ».

Or, sur le site web Lundin, en août, 2010, on lisait, à propos de ce même permis : « Large acreage position ; exploration potential oil/gas shale ; option value « ( valeurs d’options de souscription (actions) pour le gaz de schiste/pétrole de schiste) En 2012, cette mention avait disparu du site. On peut, bien entendu, penser que cette compagnie poursuit toujours les mêmes objectifs, gaz et pétrole de schiste, sans toutefois les nommer, dans l’attente de jours meilleurs….

En outre, à regarder de près les engagements pris par Lundin en septembre, 2011, on constate que la compagnie n’a pas tenu ses engagements : des quatre phases annoncées, seule la première a été réalisée. Puis, il semble difficile d’accorder la confiance à une compagnie dont le journal suédois, The Local, nous informe que sa réputation a été sévèrement ternie par ses activités en Afrique, qui lui ont valu, d’ailleurs, d’être soupçonnée de « crimes contre l’humanité ». Et d’être épinglée par l’ONU pour avoir pillé le Congo. ( 1 )

Le territoire visé par ce pétrolier comporte également des zones protégées, telles qu’une ZRE en bord de mer, autour de Valras et d’Agde, plusieurs zones de protection spéciale Natura 2000 ( directive oiseaux et directive habitat ), des réserves naturelles, des ZPPAUP, dont les objectifs sont en contradiction complète avec une industrialisation du territoire. En outre, le Canal du Midi, qui traverse toute la surface du permis est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il est évident qu’une exploration/exploitation, que ce soit pour du « conventionnel » ou pour du « non-conventionnel », serait catastrophique pour notre région, dont l’économie est fondée sur l’agriculture et le tourisme. Les viticulteurs de l’Aude et de l’Hérault ont fait de très gros investissements pour améliorer la qualité des vins du Languedoc, désormais célèbres dans le monde entier. Nous avons également de plus en plus de touristes, et d’habitants originaires d’autres pays de l’Union Européenne, de l’Amérique du nord, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande… qui apprécient la beauté des paysages et le calme.

Mais quel touriste souhaiterait passer ses vacances dans une chambre d’hôtel ou un camping avec vue sur derrick, station de compression, oléoduc ou gazoduc, les nuits gâchées par le torchage du méthane qui s’échappe des puits et par la circulation de poids-lourds ? Comment admirer un paysage désormais mité par des puits d’extraction, en circulant sur des routes encombrées par d’innombrables camions citernes ?

Quel propriétaire, ayant investi des années d’épargne dans son habitation principale va accepter que la valeur de son bien soit réduite de 25 ou 30%, voire plus ?

Tout cela sans évoquer les dangers bien documentés de toute exploration/exploitation d’hydrocarbures, conventionnels ou non-conventionnels, pour les populations : Pollution des nappes phréatiques par les forages, (par exemple, les villes de Dimock en Pennsylvanie, de Pavillion dans le Wyoming ou la ville de Kutno en Pologne ), sans même évoquer le spectre de la fracturation hydraulique, toujours interdite en France.

En effet, tout forage profond est susceptible de causer une contamination des nappes par des métaux lourds et radionucléides présents naturellement dans le sous-sol.(2) Et dans notre sous-sol karstique, aux multiples failles et fractures naturelles, la pollution des nappes phréatiques est certaine. Dire que ces problèmes peuvent être réglés par des « best practices » ou de la régulation relève de l’inconscience, surtout quand on sait que, suite au lobbying intensif de l’industrie pétrolière, les amendements à la Directive de la Commission européenne, amendements visant à protéger les populations en cas d’exploitation des gaz et huile de schiste, votés par le Parlement européen, ont été mis de côté par la Commission.

Puis, le problème des déchets :
Dans son rapport du 7 septembre, 2011, Lundin parle de stockage dans des bassins de rétention, avant leur transport vers un « centre d’élimination agréé ». Mais personne ne sait éliminer des déchets de ce type ! En outre, dans nos régions, lors de pluies fortes et prolongées, les rivières débordent, inondant les plaines. A certains endroits, il y a des inondations tous les ans, et les eaux restent souvent plusieurs jours sur les terres. Si les eaux sont assez hautes, ces bassins seront inondés et leur contenu sera répandu sur toutes les plaines, provoquant une pollution massive et irréversible. Nous avons vu ce phénomène dans le Colorado en septembre 2013 (3), et encore cette année (4)
Dans notre région, les intempéries de septembre et octobre de cette année ont bien montré que, contre les épisodes dits cévenoles ou « méditerranéens », l’homme ne peut rien. Imaginez nos plaines recouvertes d’eau et de boues de forage hautement toxiques et ces mêmes plaines, devenues stériles, une fois le déluge passé.

Il est beaucoup question chez certains membres du gouvernement de nouvelles techniques de fracturation, qui seraient « propres », dont la fracturation par heptafluoropropane ( HFC-227ea ).
Ce gaz, pourtant, est un très puissant gaz à effet de serre (ayant un potentiel de réchauffement global à 20 ans 4300 fois plus élevé que le CO2 et 2500 fois plus élevé à 100 ans (UNFCC). En outre, à haute température, il se décompose en acide fluorhydrique ou fluorure d’hydrogène, HF, substance très corrosive et extrêmement dangereuse. Et pourtant, certains députés et ministres semblent se laisser convaincre par les arguments et assurances de l’industrie pétrolière, en qualifiant les inquiétudes justifiées des populations d’ »obscurantisme ». Nous entendrons sans doute bientôt parler en France de la différence faite par l’industrie aux USA entre la «bonne science» (« good science ») et « la mauvaise science » (« bad science »), la bonne étant celle qui va dans le sens des industriels !

Que dire aussi des effets d’une telle exploitation sur le dérèglement climatique? Monsieur Fabius pousse des cris d’alarme, en prévenant qu’aucun pays, aucune ville, aucune commune ne sera épargné par ces phénomènes catastrophiques, et, en même temps, la France accorde de nouveaux permis, hésite à en abroger ou à refuser de prolonger d’autres. Une récente étude de l’Université de Princeton (5) a démontré que des puits de gaz et de pétrole abandonnés sont en train de polluer l’air dans la Pennsylvanie, que les puits aient été bouchés ou non ; entre 4 et 13% des émissions de gaz à effet de serre dans l’état seraient dus à ces puits. Il n’y a aucune raison de croire qu’il en irait autrement pour la France ! L’année prochaine, c’est pourtant la France qui accueillera la conférence mondiale sur le climat !

Nous savons également que les arguments économiques ne tiennent pas la route : un emploi pérenne par puits (6) ne suffira pas pour compenser les un à deux millions d’emplois perdus dans l’agriculture, l’industrie immobilière et l’industrie du tourisme à l’échelle nationale. Les estimations des réserves sont souvent très exagérées, comme le démontre l’exemple de la Pologne et, récemment, celui de la Californie où l’on vient de diminuer de 96% l’estimation des réserves exploitables de gaz et de pétrole de schiste. C’est la technique de l’ « overbooking », bien connu aux USA (7) et, désormais, en Europe aussi. Il est d’autant plus étonnant que le gouvernement s’obstine de la sorte que, lors de la récente « Global Natural Resources Conference » organisée par Morgan Stanley à Barcelone, on a déclaré, comme l’a rapporté « Challenges n°394 du 19 juin, 2014 , pg.5 : « les experts et dirigeants d’entreprises internationales du secteur se sont montrés sceptiques sur les réserves en pétrole et gaz de schistes, sauf aux Etats-Unis et en Argentine. » Alors pourquoi les pétroliers insistent-ils ? Sans doute, parce qu’il s’agit d’une bulle spéculative, où il faut continuer à forer pour attirer d’autres investisseurs, et tant pis pour les populations impactées, l’environnement détruit ! (7)

Il nous semble tout à fait inadmissible que l’on prenne de tels risques avec la santé publique et l’environnement, non seulement pour ceux qui y vivent maintenant, mais aussi pour les générations futures.
C’est la raison pour laquelle nous vous prions, Madame la Ministre, de ne consentir NI à une prolongation en seconde période du permis dit « plaines du Languedoc », NI à une prolongation exceptionnelle de ce permis auquel la population est, et restera à jamais, hostile.

Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34) Collectif de Campagnan, St. Pargoire ( 34 )
Collectif de Montpeyroux ( 34 )
Collectif d’Arboras ( 34 )

Collectif biterrois ( 34 )
Collectif Non au Gaz de schiste, Canal Lirou (34 )
Collectif Gaz de schiste Non Merci de Clapiers ( 34 )
Collectif Non au Gaz de schiste du Minervois ( 11 )
Association Halte au Gaz de Schiste Littoral Biterrois ( 34 )
Collectif du Céressou ( 34 )
Collectif Orb-Jaur Non au Gaz de schiste ( 34 )
Collectif Eco’lectif Dégaze de Gignac et environs ( 34 )
Collectif citoyen du Narbonnais Non au Gaz et au Pétrole de Schiste ( 11) Collectif Corbières Non au gaz et au pétrole de schiste ( 11 )
Collectif Stop Gaz de schiste ( 69 )
Collectif de Haut Bugey Non aux forages hydrocarbures( 01 )
Collectif des Pays de Savoie et de l’Ain Non au gaz de schiste ( 01 73 74 ) Collectif 07 Stop gaz et huiles de schiste ( 07 )
Collectif Halte au gaz de schiste littoral biterrois ( 34 )
Collectif Montpellier-Littoral Contre les gaz et huiles de schiste (34 ) Collectif Touche pas mon schiste ( 07 )
Collectif Garrigue-Vaunage ( 30 )
Collectif Causse-Méjean Gaz de schiste Non ( 48 )
Les dindons de la farce ( France)
Collectif Grand Montpellier « Gaz de Schiste : Non Merci ! » (34)
Collectif Stop au gaz de schiste, Anduze (30)
Collectif Roquedur-Le Vigan (30)

CAMIS’GAZ Collectif de vigilance « permis plaine d’Alès » (30)

Collectif Basta! Gaz Alès (30)

Collectif Piémont cévenol (30)
Intercollectif Gardéchois regroupant les 13 communes concernées par le permis du bassin d’Alès (30)
Collectif « houille-ouille-ouille 59/62 « 
Collectif 91 non au gaz et pétrole de schiste
Collectif des taupes énervées
Collectif citoyen IDF Non aux pétroles et gaz de schiste et de couche !
Collectif « stop gaz de schiste 39″

Collectifs 83 Non au gaz de schiste
Collectif viganais ( 30 )
Ensemble des collectifs Isérois STOP GHRM (38)
Collectif du pays fertois (77)
Collectif du Grand Valentinois contre les gaz de schiste(26)
Collectif stop gaz de schiste 69
Collectif Stop Gaz d’Hydrocarbures de Lorraine et d’Alsace (54, 55, 57, 67, 68, 88) Collectif Vigilance Hautes Cévennes ( 30 )
Collectif Vaucluse sans Gaz de schiste (84)
Collectif Non au Gaz et Huile de schiste (47)
Collectif « Non Gaz de Schiste » Florac (48)
Collectif roynac26
Collectif GAZPART Soissons ( 02 )
Collectif pays cigalois ( 30 )
CollectifAGClesmages

(1) The Local, journal suédois, le 22 décembre, 2011
(2) Sciences & Avenir, n°778, décembre, 2011
(3) http://naturealerte.blogspot.fr/2013/09/18092013-usa-les-coloradiens-

sont.htm/
(4) http://ecowatch.com/2014/06/21/noble-energy-oil-spill-poudre-river/ (5) CO2, Methane, and Brine Leakage through Subsurface Pathways : Exploring

Modeling, Measurement & Policy Options, Mary Klang
(6) Le Mirage du Gaz de Schiste, Thomas Porcher
(7) http://thinkprogress.org/romm/2011/10/22/349767/rfk-robert-f-kennedy-jr-natural-gas-fracking/

 

Maureen Johnson et Pierre Jacquemin, Collectif citoyen de   Maureen Johnson et Pierre Jacquemin, Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers et environs (22-11-14




La Méditerranée, mer morte en devenir ?

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - ven, 21/11/2014 - 21:10
PROJET ABYSSEA 2014

À Madame Delphine BATHO

OBJET : LA MÉDITERRANÉE, MER MORTE EN DEVENIR ?

Madame la Ministre,

Vous n'êtes pas sans savoir qu'un projet (presque confidentiel) va transformer l'île du Levant en un Centre d'Expertise et d'Essais en Mer Profonde (CEEMP). Le site a, en effet, été choisi pour ses ultra-grands fonds (2.500 m) qui permettront l'installation de deux plateformes immergées à 1.300 et 2.400 m de profondeur pour l'exploration et l'exploitation de l'offshore profond.

Il semble s'agir d'un Partenariat-Public-Privé (PPP) puisque la société Abyssea a concouru à l'appel à projets de l'Etat. Le Centre servira à ceux qui - comme la COMEX - développent des systèmes, engins et équipements sous-marins, mais aussi qui voudront aussi effectuer des tests et des démonstrations en grandeur réelle, sur la base des deux stations sous-marines. Ces dispositifs ouvriront surtout d'importantes perspectives aux industries pétrolières minières qui opèrent à des profondeurs de plus en plus importantes et ont donc besoin d'expérimenter leurs nouvelles technologies en situation réelle.

Puisque la plateforme n°1 aurait dû être opérationnelle en octobre 2012, on peut - dès lors - se demander si la récente abrogation de la Zone de Protection Écologique par le Décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012 ne sous-entend pas l'aval de votre Gouvernement au projet initié en 2010, puisque la transformation en Zone Economique Exclusive autorise désormais la mise en place « d'îles artificielles et autres installations ou ouvrages ».

Á quand l'étude d'impact et l'enquête publique autour de ce projet qui interpelle et inquiète tous les défenseurs de la « grande bleue » ?

En effet, il met en grand danger, non seulement l'environnement, mais la faune pélagique exceptionnelle (baleines, cachalots, dauphins, tortues marines, etc…) en Méditerranée et particulièrement les cétacés qui localisent leurs proies par émissions d'ondes spéciales et risquent d'être perturbés par les simulations acoustiques puisque "les échouages massifs de cachalots et baleines seraient bien dus à leur exposition à des sources sonores artificielles".

Les cétacés - tels les requins ou les cachalots - qui fréquentent les grands fonds pour leurs chasses ou leurs courses migratoires seront désormais également exposés et en danger de détresse aigue, de même que seront menacés les écosystèmes des fosses abyssales d'une grande fragilité, jusqu'ici peu touchés par les activités humaines. _ De plus, on ne peut éluder que – dans la course aux énergies fossiles - les ressources d'hydrocarbures des grands fonds marins pourraient représenter cinq ans de consommation mondiale.

Qu'adviendra t-il alors de la Méditerranée, une des mers déjà les plus polluées au monde, en cas de pollution par les hydrocarbures ou de disparition de sa biodiversité ? Mer presque fermée, on peut craindre que la Méditerranée soit ainsi en passe de devenir mer morte !

Aussi, nous défenseurs de l'environnement et de la mer Méditerranée, demandons – conformément à la Charte de l'environnement ( loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005) - qu'il soit procédé à l'étude d'impact et à l'enquête publique issue de la réforme entrée en vigueur le 1er juin 2012 par le Décret n° 2011-2019 du 29 décembre 2011 portant réforme des études d'impact des projets de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements, et notamment eu égard à l'Annexe à l'article R122-2_10°) Travaux, ouvrages et aménagements sur le domaine public maritime et sur les cours d'eau.

Dans l'attente, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l'assurance de notre très haute considération.

Pour les signataires :
Danièle Favari,
Juriste en droit et droit européen de l'environnement

Lire la pétition sur Pétition 24.net

Ineos lorgne sur le gaz de schiste britannique - Le Monde

Google actu "Schiste" - ven, 21/11/2014 - 11:29

Le Monde

Ineos lorgne sur le gaz de schiste britannique
Le Monde
Ce n'est pas encore la ruée vers l'or, mais le gaz de schiste commence à provoquer un vrai intérêt industriel au Royaume-Uni. Après Total et GDF Suez, qui travaillent à des projets d'exploration, un nouvel acteur de taille est arrivé sur le marché ...
Chimie: Ineos investit 962 millions dans le gaz de schisteRomandie.com
Grande-Bretagne: le Suisse Ineos investit un milliard de dollars ...La Croix
Le chimiste Ineos investit 800M€ dans le schisteLe Figaro

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Grande-Bretagne: le Suisse Ineos investit un milliard de dollars dans le gaz de schiste

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 22:50

source: – 20minutes.fr 

 

Le groupe de chimie basé en Suisse Ineos a annoncé jeudi qu’il allait investir un milliard de dollars pour rechercher du gaz de schiste au Royaume-Uni, avec l’ambition de devenir le plus important acteur du secteur dans le pays.

Matthew Hancock, secrétaire d’Etat aux Entreprises et à l’Energie, à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, le 29 septembre 2014 – Leon Neal AFP

© 2014 AFP

Le groupe de chimie basé en Suisse Ineos a annoncé jeudi qu’il allait investir un milliard de dollars pour rechercher du gaz de schiste au Royaume-Uni, avec l’ambition de devenir le plus important acteur du secteur dans le pays.

La somme, équivalente à environ 800 millions d’euros, sera consacrée à des travaux d’exploration et d’évaluation des ressources.

«Des investissements substantiels interviendront par la suite si l’entreprise s’engageait dans une phase de développement et de production», a indiqué Ineos dans un communiqué.

Le groupe, qui possède déjà deux licences, s’est porté candidat auprès des autorités britanniques pour un certain nombre de licences supplémentaires, essentiellement dans le nord de l’Angleterre et en Écosse.

Si elles lui étaient attribuées, il deviendrait le principal acteur au Royaume-Uni dans le secteur du gaz de schiste, une source d’énergie encore balbutiante dans le pays. Le Royaume-Uni extrait de vastes quantités de pétrole en mer du Nord depuis 40 ans, mais ces gisements vieillissant coûtent de plus en plus cher à exploiter.

«Ravi d’accueillir l’investissement de 640 millions de livres d’Ineos dans le gaz de schiste au Royaume-Uni. Une solide avancée pour cette importante source nationale d’énergie», a réagi sur Twitter Matthew Hancock, secrétaire d’État aux Entreprises et à l’Énergie.

Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron fait tout pour encourager l’exploitation du gaz de schiste dans le pays afin de disposer d’une source d’énergie bon marché, à l’image de ce qui se passe aux États-Unis, et réduire la dépendance à l’égard de l’étranger.

Ineos avait déjà annoncé son intention de se lancer dans l’exploration pour notamment alimenter son complexe de raffinerie et de pétrochimie de Grangemouth en Écosse.

«Je veux qu’Ineos soit le premier acteur du gaz de schiste au Royaume-Uni. Je pense que le gaz de schiste pourrait révolutionner le secteur industriel britannique comme il l’a fait aux États-Unis», a déclaré jeudi Jim Ratcliffe, le président d’Ineos.

Des groupes de défense de l’environnement ont en revanche fait part de leur inquiétude face à la perspective de l’utilisation de la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à créer des fissures souterraines en injectant un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques à haute pression pour libérer les hydrocarbures.

«L’Écosse n’a pas besoin de gaz non conventionnel pour répondre à ses besoins énergétiques. De plus son extraction et sa combustion mettraient en danger nos objectifs climatiques et exposeraient les populations locales à des risques de santé inacceptables», a réagi Richard Dixon, directeur de l’association des Amis de la Terre Écosse.

Mais Ineos a avancé un autre argument face aux éventuelles inquiétudes des riverains, promettant de reverser 6% des revenus de sa production aux communautés locales, qui ont souvent un passé minier ou industriel.


Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste - Romandie.com

Google actu "Schiste" - jeu, 20/11/2014 - 18:18

Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste
Romandie.com
Ineos investit 640 millions de livres dans le gaz de schiste. Londres (awp/afp) - Le groupe de chimie basé à Rolle Ineos va investir 640 millions de livres (près de 800 millions d'euros) dans le gaz de schiste au Royaume-Uni, a annoncé jeudi le ...

Basé en Suisse, Ineos investit dans le gaz de schiste au Royaume-Uni - RTS.ch

Google actu "Schiste" - jeu, 20/11/2014 - 14:38

Basé en Suisse, Ineos investit dans le gaz de schiste au Royaume-Uni
RTS.ch
Ineos, groupe de chimie basé à Rolle (VD) va investir 640 millions de livres (plus de 961 millions de francs) dans le gaz de schiste au Royaume-Uni, a annoncé jeudi le gouvernement britannique. Le gouvernement conservateur de David Cameron fait tout ...

Report de la réunion publique de Bonnieux (Vaucluse) du 3 décembre 2014

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 10:15
Mercredi 3 décembre 2014 à Bonnieux (Vaucluse)

La réunion publique, conférence/débat initialement prévue en présence de Delphine Batho et Thomas Porcher à la maison du livre de Bonnieux est reportée à une date ultérieure courant janvier 2015, en raison d’un problème d’agenda de Delphine Batho.

JLR


Le projet de loi Macron veut réformer l’étude d’impact et l’enquête publique

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 09:54

 

source: actu-environnement

L’article 42 du projet de loi pour la croissance et l’activité, dit « projet de loi Macron », habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance une série de mesures visant à simplifier les procédures environnementales.

Outre l’extension des procédures d’autorisation unique, il s’agit, en premier lieu, de modifier les règles applicables à l’étude d’impact : simplification des dispositions applicables à l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes, amélioration de l’articulation entre les études d’impact de différents projets ou entre celle des projets et celle des plans, modification des règles de désignation et d’attribution des autorités environnementales, transposition de la directive du 16 avril 2014.

Le projet de loi prévoit également qu’une ordonnance modernisera les modalités de participation du public : simplification des dispositions des articles L. 120-1 et suivants du code de l’environnement, détermination des modalités de consultation en fonction des caractéristiques du projet, de son avancement et des concertations déjà conduites, simplification des modalités des enquêtes publiques et recours à une procédure de participation du public unique pour plusieurs projets. Le texte prévoit enfin une réduction des délais de règlement devant les juridictions administratives des litiges nés de l’application du code de l’environnement.

Accélérer les projets d’aménagement

Il s’agit aussi d’accélérer les projets de construction et d’aménagement par différents moyens : réduction des délais de délivrance des autorisations d’urbanisme, meilleure articulation avec les procédures relevant de législations distinctes, aménagement des pouvoirs du juge administratif, substitution du maire par le préfet en cas d’annulation du refus de délivrance d’une autorisation d’urbanisme, suppression de la procédure d’autorisation des unités touristiques nouvelles (UTN).

L’habilitation à légiférer par ordonnance sur ces différentes questions est donnée au Gouvernement pour une durée d’un an, portée à 18 mois pour ce qui concerne l’articulation entre les différentes évaluations environnementales.

// Note Télécharger le projet de loiPlus d’infos// Note Consulter les articlesPlus d’infos// L’expérimentation d’autorisation unique ICPE bientôt étendue à tout le territoire (article paru le 18/11/2014) Le projet de loi pour la croissance et l’activité, dont la version soumise au Conseil d’Etat a été dévoilée par la Fédération nationale des unions de jeunes avocats (Fnuja), prévoit d’étendre l’expérimentation d’autorisation unique en matière d’in…Lire la news// A quoi servent les avis de l’Autorité environnementale ? (article paru le 19/03/2013) L’Autorité environnementale du CGEDD rend public son quatrième rapport annuel. L’occasion de s’interroger sur la prise en compte des avis rendus par cette autorité indépendante.Lire la news// Directive européenne du 16/04/2014 (2014/52/UE) Directive 2014/52/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 modifiant la directive 2011/92/UE concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnementEn savoir plus

Article publié le 19 novembre 2014

Un oléoduc géant menace le Canada et l’Europe

Gaz de Schistes Provence - jeu, 20/11/2014 - 09:42
source: mediapart

19 NOVEMBRE 2014 |  PAR THOMAS CANTALOUBE

L’entreprise TransCanada vient de déposer officiellement sa demande de construction d’Énergie Est, un pipeline de 4 600 km pour acheminer les sables bitumineux de l’Alberta vers l’est du pays. Au même moment, l’Union européenne facilite, par une directive et le traité de libre-échange avec le Canada, l’importation de ce pétrole hautement polluant.

Les pétroliers canadiens, appuyés par leur gouvernement, ont de la suite dans les idées. Malgré les dégâts environnementaux causés par l’exploitation des sables bitumineux, malgré les oppositions citoyennes à leur acheminement à l’intérieur du pays ou aux États-Unis, malgré la suspension (pour l’instant temporaire) du pipeline Keystone XL par la Maison Blanche, malgré les accidents industriels, ils continuent à préparer de nouveaux projets visant à trouver des débouchés commerciaux pour ce pétrole hautement polluant. Et, cette fois-ci, ils le font avec la bienveillante complicité de l’Union européenne.

TransCanada, la même entreprise canadienne que celle qui est derrière le pipeline Keystone XL, entend désormais construire un autre oléoduc géant, Énergie Est, qui traverserait le Canada d’ouest en est sur 4 600 kilomètres pour véhiculer 1,1 million de barils de pétrole par jour. Annoncé pour la première fois en 2013, ce projet est désormais entré dans sa phase active avec le dépôt, le 30 octobre, du dossier de TransCanada auprès de l’Office national de l’énergie (ONE, l’institution canadienne chargée de la régulation des énergies).

Au même moment, presque jour pour jour, la Commission européenne a publié la mise en application de sa Directive sur la qualité des carburants (DQC), qui traînait depuis 2011, et qui renonce à étiqueter les sables bitumineux comme du « pétrole sale ». Cette décision ouvre donc la voie à l’importation de sables bitumineux canadiens en Europe sans pénalité pour leurs utilisateurs, alors que l’Union européenne reconnaît explicitement, dans la même DQC, que ce type de carburant est une menace en raison de son « fort impact climatique », selon les scientifiques.

Le récent voyage de François Hollande au Canada a merveilleusement illustré ce double discours européen. Le président français, qui n’est pas à une contradiction près, a ainsi pu déclarer, en évoquant nommément le pétrolier Total : « Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses de l’Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou dans la construction d’infrastructures. » Dans le même temps, selon Le Monde, « il s’est efforcé de convaincre le Canada de s’impliquer activement dans la lutte contre le réchauffement climatique, à l’instar des pays de l’Union européenne. » Comme si les deux choses n’étaient aucunement liées…

Depuis la hausse des prix du pétrole dans les années 2000, les immenses réserves de sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, qui coûtent très cher à exploiter, sont devenues rentables. Pourtant, en dépit de cette nouvelle équation économique, ces réserves posent un double problème aux pétroliers. Primo, elles sont situées au fin fond du Canada, loin des consommateurs et des grands ports. Secundo, les sables bitumineux nécessitent un raffinage particulièrement intense avant de pouvoir s’en servir.

C’est pour cette raison que le projet Keystone XL (voir notre série d’articles sur Mediapart), visant à acheminer les sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries texanes du golfe du Mexique, est crucial pour l’industrie pétrolière et le gouvernement canadien, qui entend profiter au maximum des ressources de son sous-sol.

L’exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux dans l’Alberta © Jean-Marc Giboux

Mais, au vu des difficultés politiques rencontrées dans la construction du Keystone XL, et du caractère très coûteux des alternatives (transport par route, train et barges, ou construction d’un oléoduc vers l’océan Pacifique en traversant les montagnes Rocheuses), TransCanada a imaginé une alternative : transporter les sables bitumineux vers l’est du pays en recyclant un vieux gazoduc des années 1970, auquel viendraient s’ajouter environ 1 000 kilomètres de nouveaux tuyaux, principalement dans la province du Québec, et un nouveau port pétrolier. Chiffré à 12 milliards de dollars canadiens (10,5 milliards d’euros), c’est « le projet de la décennie » pour l’Amérique du Nord !

De nombreuses associations citoyennes ont entrepris de se mobiliser au Canada, notamment au Québec qui risque d’être le plus « impacté » par le projet Énergie Est. La bataille s’annonce difficile, car le gouvernement canadien – dirigé par le conservateur Stephen Harper depuis 2006 – est à fond derrière le projet. Idem au Québec, où le parti Libéral au pouvoir y est favorable. Pourtant, les risques liés au projet sont considérables. Tout d’abord, TransCanada envisage d’utiliser en grande partie un vieux gazoduc construit dans les années 1970. Or le transport des sables bitumineux nécessite qu’y soient incorporés de nombreux produits chimiques, ce qui rend les conséquences d’une fuite bien plus dommageables pour l’environnement. Une fuite de gaz n’est pas bien grave ; celle de pétrole lourd mêlé à des solvants inconnus (pour cause de secret industriel) coûte des dizaines de millions d’euros à nettoyer.

Au Québec, « le nouvel oléoduc devra traverser 900 cours d’eau ou bassins aquatiques, dont le fleuve Saint-Laurent », souligne Jean Léger, de la Coalition Vigilance Oléoduc (CoVO). Autant de risques de contamination, sachant que les sables bitumineux ne flottent pas à la surface de l’eau comme les autres pétroles, mais coulent au fond. Quant au point final d’acheminement, il reste encore flou. TransCanada envisage plusieurs terminaux, dont un nouveau port à Cacouna dans l’estuaire du Saint-Laurent, en face d’une zone maritime protégée, ce qui suscite une franche hostilité des habitants.

« Nous avons le sentiment que TransCanada a proposé un lieu d’exportation inacceptable afin de focaliser les énergies et les finances des opposants, pour ensuite proposer une solution de « compromis », qui serait tout aussi dommageable pour l’environnement », suggère Simon Côté, de l’association Stop Oléoduc.

«On n’a jamais vu une telle activité de lobbying»

En déposant son projet de 30 000 pages devant l’Office national de l’énergie (quasiment toutes en anglais, ce qui est anormal dans un pays officiellement bilingue), TransCanada joue sur du velours. « Le document est extrêmement technique et quasiment incompréhensible pour le commun des mortels », affirme Jean Léger. « Il va donc être très difficile à combattre. » De plus, « les gaz à effet de serre et les changements climatiques ne feront pas partie de l’évaluation qu’on va faire »a expliqué un porte-parole de l’ONE au journal Le Devoir. Énergie Est sera donc jugé purement sur son aspect technique. Enfin, l’ONE, qui a dix-huit mois pour rendre son rapport, se contentera de recommandations. C’est le premier ministre qui, au bout du compte, tranchera. Or celui-ci est d’ores et déjà favorable au projet.

Concernant l’éventuelle opposition des propriétaires terriens au passage d’un pipeline sur leurs terres (qui est la cause des problèmes rencontrés par Keystone XL), TransCanada a pris les devants. Pour négocier avec les communautés amérindiennes sur le trajet, l’entreprise a embauché une firme de lobbying appartenant à l’ancien chef des Premières Nations, Phil Fontaine. Les arguments sont sonnants et trébuchants, comme l’explique sans détour le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce : « Il y a plusieurs avantages pour toutes les communautés qui sont sur le tracé. Le droit de passage vient avec certains avantages monétaires. On ne passe pas par le territoire d’une communauté sans compenser pour ça. »

Pour les négociations avec les agriculteurs, c’est le syndicat unique, l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui discute avec TransCanada pour l’ensemble de ses membres. Même si l’UPA possède une puissance de frappe importante, le pétrolier a intérêt à n’avoir face à lui qu’un seul interlocuteur plutôt que des centaines de fermiers…

Malgré ce paysage très favorable à Énergie Est, les associations citoyennes au Canada ont commencé à se mobiliser : une trentaine d’entre elles, au Québec, ont réclamé la création d’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), un mécanisme de consultation, afin d’« étudier l’ensemble du projet Énergie Est ». Cette demande vient dans la foulée d’une motion adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec qui réclame un BAPE et refuse de déléguer ses compétences environnementales à l’ONE.

Même si les Canadiens pris dans leur ensemble sont encore hésitants quant au projet Énergie Est, l’argument de TransCanada selon lequel ce projet ferait baisser les coûts de l’essence et du fuel domestique ne prend pas. En effet, l’oléoduc et le nouveau port pétrolier signifient clairement la volonté d’exporter les sables bitumineux.« TransCanada promettait que les exportations ne dépasseraient pas 50 %, mais tous les spécialistes jugent que c’est impossible car toutes les raffineries canadiennes fonctionnent à pleine capacité et il n’y a pas de place ici pour 1 million de barils par jour », estime Simon Côté. « Au minimum, 80 % des sables bitumineux seront exportés. »

Vers où ? Vers l’Europe si l’on juge le lobbying intense mené par le Canada, et dans une moindre mesure par les États-Unis, auprès de la Commission européenne ces dernières années. « On n’a jamais vu une telle activité de lobbying de la part d’un gouvernement, en l’occurrence celui de Stephen Harper, auprès des instances européennes », juge Natacha Cingotti, de la confédération environnementale Friends of the Earth Europe.

La plupart des efforts ont visé à retarder la mise en application de la Directive sur la qualité des carburants (DQC), adoptée en 2011 et qui attribue une valeur d’émissions de gaz à effet de serre à chaque source de carburant dans le but de réduire des émissions de 6 % pour les transports d’ici 2020. Alors que la mise en application de la directive aurait dû être publiée dès 2011 ou 2012, le Canada a tout fait pour la retarder. « Plus il y avait de discussions et de délais, plus la mesure était affaiblie. C’était une tactique délibérée », affirme Natacha Cingotti. En définitive, la DQC reconnaît que les sables bitumineux sont plus polluants que les autres carburants (ils émettent 23 % de gaz à effet de serre de plus que le pétrole ordinaire), mais elle ne prend pas en compte leur spécificité pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre des industries qui s’en servent. Une aberration !

  • Le gouvernement de Stephen Harper a menacé d’aller devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour discrimination de ses produits, et il a également utilisé la perspective de l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada (CETA) comme levier pour faire avaler la couleuvre des sables bitumineux. Les lobbyistes des États-Unis ont joué la même partition dans la perspective de l’accord TTIP (libre-échange entre l’UE et les États-Unis). L’industrie pétrolière se sent d’ailleurs tellement en confiance qu’ExxonMobil a annoncé cet été un investissement d’un milliard de dollars (800 millions d’euros) dans une raffinerie à Anvers, en Belgique, capable de traiter les sables bitumineux. Car, aujourd’hui, il n’y a que deux raffineries européennes capables de transformer ce type de pétrole lourd (une en Espagne et une en Italie).

Selon une étude du Natural Resources Defense Council, reprise par Greenpeace et Friends of the Earth Europe, si le projet Énergie Est aboutit, cela signifie que la consommation européenne de pétrole issu des sables bitumineux passera de 4 000 barils par jour à plus de 700 000 barils en 2020, pour représenter de 5 % à 7 % de la consommation totale. En prenant en compte le fait que les sables bitumineux sont plus polluants, cela reviendrait à mettre 6 millions de véhicules supplémentaires sur les routes de l’UE ! Autant dire que les belles promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’envoleront en fumée…


Le Sénat américain rejette de justesse l’oléoduc Keystone XL

Gaz de Schistes Provence - mer, 19/11/2014 - 22:43
AFP paru le 19 nov. 2014 à 00 :41

Le Sénat américain a rejeté de justesse mardi la construction de l’oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, un chantier suspendu depuis six ans à une décision de l’administration de Barack Obama.

Seuls 59 sénateurs ont voté en faveur d’une mesure qui aurait donné le feu vert au projet, alors que 60 voix étaient requises, la plupart des démocrates étant hostiles à Keystone XL en raison des risques environnementaux.

Des personnes présentes dans les tribunes du public de l’hémicycle ont protesté bruyamment à l’annonce du résultat, avant d’être arrêtées par les policiers du Capitole.

La Maison Blanche avait répété mardi que le président américain était opposé à la loi, Barack Obama souhaitant attendre la fin du processus judiciaire avant de décider si le projet doit être approuvé par son administration ou non.

La société TransCanada a déposé sa première demande en 2008, et soumis un nouveau tracé en 2012.

Pour les républicains, Keystone XL représente un potentiel de création de dizaines de milliers d’emplois. Mais les démocrates dénoncent les risques de fuite et de contamination environnementale, sur un tronçon de 1.900 km dont 1.400 aux Etats-Unis.

Keystone XL doit en outre transporter du brut issu des sables bitumineux de l’Alberta, un type de gisement qui requiert des méthodes d’extraction plus énergivores et polluantes que pour les réservoirs « classiques ».

Dans la foulée du vote, le chef des républicains Mitch McConnell a annoncé que la mesure serait la priorité du Sénat à partir de janvier, quand les républicains prendront le contrôle de la chambre haute du Congrès.

La Chambre des représentants avait, de son côté, voté en faveur de Keystone XL vendredi.


The Death of Shale

19.11.14. - […] 

3 Inconvenient Truths About Shale

Although you will get plenty of arguments from other analysts, I maintain that current oil prices are merely a blip.

I don't buy for a second that OPEC has the ability to play a long game of chicken, and I'm also of the belief that the shale revolution, which has completely disrupted the global market, doesn't have significant staying power.

As I've discussed in the past, the full impact of decline rates is rarely discussed when investors gather around to throw shale parties and wax poetic over illusions of century-long production runs throughout the United States.

In fact, a new report authored by Canadian geoscientist J. David Hughes (a 32-year veteran with the Geological Survey of Canada) argues that the government's entire forecast for tight oil and the shale boom is severely flawed because it doesn't take into account three inconvenient truths:

  • High productivity shale plays are not ubiquitous, and wells suffer from very high rates of depletion.
  • Because depletion rates are so high and drilling locations increasingly unproductive, the industry must drill ever more wells just to offset declines.
  • To continue drilling rates, the industry will need prices to rise substantially or have to take on more debt, which may not be sustainable.

Hughes concludes that 89% of current tight oil production in the U.S. will peak this decade and decline to a small fraction of current production by 2040.


isa77_Jouarre's insight:

Quand une lettre d'investisseurs s'appuie sur le rapport de David Hughes ! 



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Shale fail


14.11.14. - ON NOVEMBER 25th, fracking experts from across the continent will convene in Warsaw for the Shale Gas World Europe conference. […]

Four years later, those dreams are sputtering out. International companies are fleeing Poland, government efforts to create regulations for the sector are flailing, and while a few test wells have been drilled (including the one pictured above, in the eastern village of Grzebowilk), they show disappointing results.

It’s clearly developing below expectations,” says Pawel Poprawa, an oil and gas expert at Poland’s Energy Studies Institute, an advisory firm. […].

Marathon Oil, Talisman Energy, Eni and ExxonMobil have all gone. Chevron and ConocoPhillips, as well as Polish companies PGNiG, PKN Orlen, and a few small independents are still in the hunt; but the atmosphere in the gas industry is a far cry from the enthusiasm of just a few years  ago.

In 2011, the United States' Energy Information Administration sparked dreams of an energy bonanza when it estimated that Poland could have gas reserves of as much as 5.3 trillion cubic metres, the largest in Europe. A later and more conservative estimate by the Polish geological institute suggested shale gas reserves in the range of 346 to 768 billion cubic metres. The US agency has also since downgraded its estimate. […]

Only 64 vertical test wells have been drilled, and just 11 of them have been horizontally hydraulically fractured—the process in which water and chemicals are forced at high pressure deep underground to fracture rocks and release trapped gas. Industry experts suggest about 200 such test wells should be drilled to see whether Poland’s geology can sustain a viable industry. By contrast, Pennsylvania, at the heart of America's shale boom, sees about 1,600 new wells drilled every year. And Poland's test wells have so far produced only 10% to 30% of the gas flow needed to be commercially sustainable. 

The money needed to complete the programme is enormous. It costs as much as $25m to properly test a single well—at least twice as much as in the better-developed American market. […]



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Pétrole : le calme avant la tempête, d’après l’Agence internationale de l’énergie


19.11.14. - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) previent dans son dernier rapport annuel : la planète pétrole est en passe d'entrer dans une zone à très haut risque, en dépit de ce que pourrait laisser croire la chute actuelle des cours de l'or noir. Conséquence de la révolution du pétrole "de schiste" aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance mondiale, la baisse spectaculaire des prix du baril menace de tarir les investissements indispensables pour repousser le spectre du pic pétrolierconfirme l'AIE.

Le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, avertit :

"L'image à court terme d'un marché pétrole bien approvisionné ne doit pas masquer les risques futurs (...), à mesure que s'accroît la dépendance vis-à-vis de l'Irak et du reste du Moyen-Orient."

[…]

Le profil de la tempête potentielle se dessine à l'examen du graphe de l'AIE reproduit ci-dessus :

- le boom de la production américaine devrait prendre fin avant la fin de la décennie (conformément au diagnostic le plus récent de l'administration Obama) ;

- en dehors des Etats-Unis, il n'y a pas de réplique significative à attendre du boom du pétrole "de schiste" (ou de roche-mère, à proprement parler) ;

- les pétroles non-conventionnels nord-américains (pétrole de roche-mère aux Etats-Unis, sables bitumineux au Canada) ne suffiront pas à eux seuls à apporter une compensation des sources conventionnelles de pétrole en déclin ;

- déjà plus que délicat à maintenir lorsque le baril était au-dessus de cent dollars(tout particulièrement pour les "majors"), le gigantesque effort d’investissement– de l'ordre de 500 milliards de dollars par an –, nécessaire afin de compenser le déclin naturel de nombre de sources de brut majeures anciennes et parvenues à maturité, est d’autant plus difficile à pérenniser maintenant que le baril est tombé à 80 dollars, relève l'AIE, en particulier pour ce qui concerne les sables bitumineux et les forages ultra-profonds au large du Brésil. En juin, alors que le baril était encore à 115 dollars, le pétrolier français Total remisait dans ses cartons un projet à dix milliards de dollars au Canada, parce qu'il n’offrait pas une rentabilité suffisante. […]


isa77_Jouarre's insight:

A lire, comme tous les autres articles de Matthieu Auzanneau



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