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Livres et revues

Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition

Auteur: 
Maxime Combes
Date de publication: 
Lundi, 10 Août, 2015

Sortons de l'âge des fossiles ! - Maxime CombesLes entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d’énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

Ceux qui tergiversent, ceux qui s’y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l’essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.

Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l’extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l’énergie et du climat, nous inventons aujourd’hui les contours d’un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l’âge des fossiles. La transition, c’est maintenant !

Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances

Auteur: 
Anna Bednik
Date de publication: 
Jeudi, 14 Janvier, 2016

L’intensification  de  l’exploitation  massive  de  la  nature,  sous  toutes  ses formes. Sous cette définition générique, l’extractivisme désigne un stade superlatif, obsessionnel voire idéologique de l’activité d’extraction, par analogie avec le « productivisme » et le « consumérisme » auxquels il est d’ailleurs étroitement lié : c’est pour fournir, chaque année, plus de 70 milliards de tonnes de « ressources naturelles » diverses aux chaînes de production et de consommation de marchandises que les frontières extractives, c’est-à-dire les limites géographiques et technologiques de cette activité sur la planète, sont sans cesse repoussées par le capitalisme industriel. C’est à cet envers trop souvent occulté de la « croissance » économique qu’est consacré ce livre.

L’auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu’elle recouvre – elles-mêmes structurées par ces « croyances » occidentales que sont les idées de « progrès universel de  l’humanité »  et  de  « développement »  –,  et  les  fausses  solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le « développement durable », la « croissance verte »,  la  « dématérialisation »...).  En  une  plongée  vertigineuse  au cœur  de  la  « planète-marchandise »,  elle  procède  ensuite  à  l’étude documentée  des  logiques  de  l’extractivisme :  qu’extrait-on ?  Où  et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de  légitimation,  quelles  conséquences  réelles  et  quelles  perspectives pour l’avenir ?
Au Sud, mais également au Nord – comme le montre l’exemple des gaz  et  huiles  de  schiste  –,  partout  l’extractivisme  est  synonyme  de transformation de vastes territoires en « zones de sacrifice » destinées à alimenter la mégamachine. Il est ainsi devenu le nom de l’adversaire commun pour de multiples résistances collectives et locales qui, tout en défendant des espaces pour être, réinventent des façons d’habiter la Terre. Ce sont aussi les raisons, les formes et la portée de ces résistances que restitue cet ouvrage essentiel.

Anna  Bednik  est  journaliste  indépendante  (articles parus dans Le  Monde  diplomatique, Entropia, Mouvements..., ouvrages collectifs). Elle est engagée dans divers mouvements et réseaux anti-extractivistes (collectif Aldeah, collectifs anti-gaz et pétrole de schiste). Elle a sillonné pendant plus d’un an le continent latino-américain à la rencontre de populations en lutte.

Le passager clandestin, collection Essais - sortie en librairie le 14 janvier 2016
368 pages - 18 € TTC 

contact presse: Frédérique Giacomoni - [email protected]
lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/extractivisme.html

Creuser jusqu'où? Extractivisme et limites à la croissance

Auteur: 
Collectif
Date de publication: 
Jeudi, 1 Octobre, 2015

Sous la direction de Yves-Marie Abraham et David Murray

Avec des textes de collectif ALDEAH, Charles Beaudoin-Jobin, Philippe Bihouix, Laura Handal Carvantes, Denis Delestrac, Jonathan Durand-Folco, Ariane Gobeil, Alain Gras, Martin Hébert, Normand Mousseau, Manuela Lavinas Picq, Éric Pineault, Bertrand Schepper-Valiquette, Nicolas Sersiron

Partout, l'heure est à l’intensification de l’exploitation industrielle des « ressources naturelles ». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses : tout y passe ! La justification de ces efforts est partout la même : cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C’est le choix de l’extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l’exploitation de ces richesses : qui va vraiment profiter de ces ressources ? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit ? Est-ce le bon moment de les exploiter ? 

Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce « gâteau » (sans trop salir la nappe), on s’interrogeait plutôt sur  la pertinence même de le consommer ? Avons-nous vraiment besoin d’harnacher de nouvelles rivières, d’exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d’ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d’intensifier les cultures et l’élevage animal ? Ne s’agit-il pas d’une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés ? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d’exploitation ? Si oui, à quelles conditions ?

Les auteur.e.s s’attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l’extractivisme avant d’en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites « non renouvelables » (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l’œuvre, les auteur.e.s s’attellent à décrire les alternatives possibles à ce « modèle de développement » : low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir… Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d’actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

ECOSOCIÉTÉ

Parution : 

CANADA - octobre 2015
EUROPE- novembre 2015

32$ / 20€ - 384 pages

DYSTOPIA. Main basse sur l’agriculture

Auteur: 
Alexa Brunet et Patrick Herman
Date de publication: 
Jeudi, 19 Février, 2015

Une dystopie –ou contre-utopie– est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur.

DYSTOPIA

Alexa Brunet & Patrick Herman
préface de Gilles Clément
31 photographies en couleurs

Main basse sur l’agriculture

« Le chambardement de la France paysanne est, à mes yeux, le spectacle qui l’emporte sur tous les autres, dans la France d’hier et, plus encore, d’aujourd’hui.» Ces mots de Fernand Braudel, publiés en 1986 dans L’Identité de la France, ne résonnent-ils pas encore de nos jours? Et l’histoire de ce bouleversement appartient-elle vraiment au passé ?
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une lame de fond balaye les campagnes françaises: il faut nourrir une population épuisée et faire entrer le progrès dans un monde paysan jugé archaïque, voire arriéré. Progrès technique et progrès social semblent alors marcher de pair dans l’effervescence d’une «modernisation» menée au pas de charge. L’utopie se décline sous forme d’impératifs qui ne souffrent aucune discussion: de grandes unités produisent plus, à surface égale, que de petites et moyennes fermes  ; la production ne peut augmenter qu’avec l’élimination de nombreux paysans  ; les exportations permettent de nourrir la planète…
Un demi-siècle plus tard, le constat est amer: depuis les années 1970, 60% des agriculteurs ont disparu et, parmi les survivants, le suicide a un taux de prévalence de 20% supérieur à la moyenne nationale ; l’érosion des sols s’aggrave sans cesse avec la perte de la matière organique, indispensable à la vie ; des centaines de races animales se sont éteintes ; les pesticides se retrouvent dans nos assiettes et les algues vertes sur les côtes, le modèle agroalimentaire breton est en faillite tandis que la faim gagne dans le monde.
Rémi Fraisse a été tué par les forces de l’ordre le 25 octobre 2014 dans le Tarn parce qu’il s’opposait à un projet de barrage destiné à l’irrigation de monocultures de maïs. À Amiens, les opposants à l’usine des mille vaches ont été condamnés en première instance. Les tenants d’une agriculture intensive, industrielle et d’exportation défendent avec acharnement ce système à bout de souffle. Derrière la «modernisation» se dissimulait une industrialisation encouragée par l’État: l’utopie des années 1960 est devenue dystopie. Ce retournement, Dystopia le raconte par les mots et par les images: 2030 c’est déjà demain.

En librairie 19 février 2015

28 x 22 cm / 80 pages / cartonné / 28 euros

Contact presse et librairie : [email protected]T. +33 (0)4 91 50 29 88
Diffusion France : Harmonia mundi/T. +33 (0)4 90 49 90 49/ [email protected]
Diffusion Suisse : Zoé/T. +41 22 309 36 00/ [email protected]

L'Âge des low tech - Vers une civilisation techniquement soutenable

Auteur: 
Philippe Bihouix
Date de publication: 
Mardi, 4 Mars, 2014

Face aux signaux alarmants de la crise globale ? croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée ? on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?

Le Seuil, collection Anthropocène
336 pages - 19.50 € TTC

http://www.seuil.com/livre-9782021160727.htm

Pièce de théâtre : Gratter les fonds

Gratter les fonds, pièce de théâtre par Julien Dupoux.

Personnages
Emmie : habitante
Franck : travailleur de l’industrie minière
Daniel : habitant
L’ordre : policier
Deus Mortum

Des mouches dans le bush – La marche des terres minées

Auteur: 
Jocelyn Peyret
Date de publication: 
Dimanche, 5 Janvier, 2014

Il sort tout juste de chez l'imprimeur et il n'attend plus que vous pour partir sur les routes et les chemins de traverse.
Ce témoignage de 10 semaines de marche, 1 200 km dans le bush, en opposition aux mines d’uranium et pour la souveraineté des Aborigènes, restera certainement un petit pas dans la lutte antinucléaire, mais l'ensemble des empreintes forme d'ores et déjà un réseau international d'opposants à la folie nucléaire.

Comme l'écrit l'éditeur en quatrième de couverture, l’aventure humaine repose ici sur la rencontre des cultures cheminant ensemble pour une même cause en dépit des infinités de différences culturelles et historiques qui pourraient séparer les protagonistes.
La militance est unique par le fait que la nécessité des revendications dépasse les fractures personnelles et sociales.
Elle est particulière par les entretiens réciproques que se renvoient les marcheurs face à un monde technologique puissant et omniprésent.

Des mouches dans le bush – La marche des terres minées
348 pages
14€ (+2€ frais de port)
Co-édition ABC’éditions et La Question - mai 2014
ISBN - 978-2-919539-07-9

http://desmouchesdanslebush.blogspot.fr/

Bonne lecture.

Jocelyn Peyret

Être comme eux ? Perspectives critiques latino-américaines sur le développement

Auteur: 
Sous la direction de Nicolas Pinet - Parangon/Vs - DIAL
Date de publication: 
Jeudi, 28 Mars, 2013

DIAL - www.alterinfos.org

L’idée de « développement » semble désormais, pour beaucoup, aller de soi. Si débat il y a, c’est en général à l’intérieur de ce cadre de pensée, sur les modalités des transformations à effectuer ou sur la terminologie utilisée : l’expression « pays sous-développés », jugée trop négative, a été remplacée par l’euphémisme « pays en voie de développement » qui met en avant les potentialités prometteuses des aspirants… La hiérarchisation sous-jacente, rendue ainsi moins explicite, ne fait pas elle-même l’objet d’un questionnement, ni d’ailleurs les critères qui y président, définis par ceux-là qui se sont adjugé la première place.

Les textes réunis dans cet ouvrage font, à l’inverse, porter le débat sur la notion même de « développement ». Ils en rappellent les conditions de naissance, au mitan du siècle, et décryptent les stratégies politiques dont elle devait être l’instrument. Ils décrivent les effets dévastateurs de l’imposition du « modèle occidental » au nom d’un soi-disant progrès et de programmes d’aide au développement. Ils font entendre des voix revendiquant le droit, et le bonheur aussi, de ne pas être comme « eux » – c’est-à-dire comme nous. Ils donnent à voir enfin comment, par-delà les relations heurtées avec une culture « occidentale » envahissante, d’autres modes de vie perdurent et se réinventent sous des formes dont nous avons sans doute beaucoup à apprendre.

Arturo Escobar, Majid Rahnema, Ivan Illich, Gustavo Esteva, Javier Medina, Dominique Temple, Benjamín Maldonado, Louisa Reynolds, Leonardo Boff, Denis Merklen, Raúl Zibechi et Victór Bretón.

Sommaire :

Avant-propos

Première partie - Approches critiques du « développement »
L’invention du développement, Arturo Escobar
« Quand la misère chasse la pauvreté » : entretien avec Majid Rahnema
« Venez pour regarder [...]. Venez pour étudier. Mais, par pitié, ne venez pas pour aider » : discours d’Ivan Illich prononcé à la Conférence sur les projets étudiants interaméricains, le 20 avril 1968

L'Evénement Anthropocène. La Terre, l'histoire et nous

Auteur: 
Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz
Date de publication: 
Jeudi, 10 Octobre, 2013


Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine. Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l’Anthropocène.

Christophe Bonneuil est historien au CNRS et dirige la collection « Anthropocène » au Seuil. Il a notamment codirigé Une autre histoire des « Trente Glorieuses » et coécrit Sciences, techniques et société, La Découverte, 2013. Jean-Baptiste Fressoz est historien au CNRS et enseigne au King’s College de Londres. Il est l’auteur de L’Apocalypse joyeuse, Seuil, 2012.

320 pages - 18.00 € TTC - Anthropocène -  Seuil

Paradis sous terre Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l'industrie minière mondiale

Auteur: 
Alain Deneault et William Sacher
Date de publication: 
Jeudi, 4 Octobre, 2012

Le Canada est le refuge idéal de sociétés minières qui spéculent en Bourse et mènent à travers le monde des opérations controversées, voire criminelles. Elles y trouvent un système boursier-casino favorable à la spéculation, des exonérations dignes d’un paradis fiscal, des mesures législatives canalisant vers elles l’épargne des citoyens, une diplomatie de complaisance soutenant ses pires desseins, ainsi qu’un droit taillé sur mesure pour la couvrir à l’étranger, comme sur le front de la critique intérieure.

En six chapitres d’une redoutable efficacité, Alain Deneault et William Sacher retracent l’histoire du Canada et exposent comment cette ancienne colonie est devenue le paradis réglementaire et judiciaire d’une industrie évoluant hors de tout contrôle. Pillage, expropriations violentes de populations, pollution durable de vastes territoires sont le lot des pays qui subissent les méthodes de cette industrie aveuglément tournée vers le profit. La Bourse de Toronto se révèle le pilier de ce système où s’enregistrent 60 % des sociétés minières mondiales, des entreprises protégées par des politiques serviles.

Grâce à un travail minutieux de recensement de sources internationales, les auteurs nous montrent comment le Canada, trop souvent présenté comme vertueux et pacifiste, est devenu la Suisse des mines.

Alain Deneault est titulaire d'un doctorat de philosophie de l'Université de Paris-VIII et enseigne la « pensée critique » au département de science politique de l'Université de Montréal. Il est l'auteur de Noir Canada, de Offshore et de Faire l’économie de la haine (Écosociété).

Quel futur pour les métaux ?

Auteur: 
Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon
Date de publication: 
Dimanche, 10 Janvier, 2010

Les métaux, ressources minérales naturelles non renouvelables, sont à la base de notre civilisation industrielle. Moins médiatique que le changement climatique ou les enjeux énergétiques, leur raréfaction sera pourtant un des défis majeurs du XXIe siècle : notre modèle de développement, qui repose sur la croissance économique et un accroissement continu du prélèvement des ressources, se heurte à la finitude de la planète.

C'est ce thème qu'a choisi de traiter dans ce livre scientifique un groupe d'ingénieurs de l'association des centraliens sous la direction de Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon. À l'issue d'une analyse approfondie et documentée, prenant en compte les enjeux techniques, économiques, sociaux et environnementaux de la raréfaction des métaux, les auteurs mettent à mal les mythes de l'abondance, de la croissance verte et d'une technologie forcément salvatrice.

Les métaux posent aussi les limites d'une économie circulaire fondée sur le recyclage généralisé. Écrit dans un langage accessible à tous, composé d'un texte principal complété d'une trentaine d'études couvrant des secteurs d'activité, métaux et thèmes transversaux, cet ouvrage est conçu pour répondre aux questions de tous ceux qui veulent comprendre le futur des métaux.

 

Fiche détaillée
Auteur : Philippe Bihouix, Benoit de Guillebon
Editeur : EDP Sciences
Collection : Hors Collection
Date de Parution : 10/2010
ISBN : 978-2-7598-0549-5
Public : Tous publics
Broché : 300 pages

http://www.edition-sciences.com/quel-futur-pour-meta...