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La bataille du schiste (France)

Dans le Pays Fertois, le pétrole de schiste, ce n’est pas fini

Les Briards disent NON à ce projet dévastateur pour notre territoire.
Aujourd’hui, Hess affirme être intéressé par les hydrocarbures conventionnels, ce qui justifie le forage de Jouarre. Rappelons qu’au moment où le permis d’exploration a été accordé, il s’agissait d’un forage non conventionnel, avec fracturation, à la recherche d’huile de roche-mère (pétrole de schiste).

Les propos de Hess peuvent changer, le sous-sol, lui reste identique !
Pourquoi vouloir explorer une ressource qui ne peut être exploitée qu’en ayant recours à une technique interdite ? (la fracturation associée à un forage horizontal). Il ne peut y avoir de récupération du pétrole de schiste s’il n’y a pas de fracturation. Ce sont les responsables des industriels pétroliers qui le disent eux-mêmes.

On nous explique que nous ne sommes pas aux Etats-Unis, et que tout sera bien mieux fait. En effet nous ne sommes pas aux Etats-Unis : la Brie est une région peuplée, pas un désert comme peut l’être le Dakota du Nord ! Notre région vit du tourisme et de l’agriculture. Que vont devenir ces deux ressources si le paysage est mité par les forages, si l’eau devient imbuvable ?

Articles

Gaz de schiste : révolution énergétique, menace écologique

Carte réalisée par Marion Boucharlat pour OwniDiscrètement lancée en France, la course aux gaz de schistes pourrait donner au pays son indépendance énergétique mais lui coûter un désastre écologique.

OWNIpolitics vous propose ici sa première enquête. Retrouvez cet article et bien d’autres sur leur site.

Dans le nord du Texas le gisement de Barnett Shale a éveillé une nouvelle ruée vers l’or gris. Chaque mois des milliards de m3 de gaz sont extraits des couches profondes de roches de schiste sous la ville de Fort Worth. Des torrents de gaz drainés par des milliers de camions. Une activité qui, ajoutée aux rejets des raffineries, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants selon un rapport réalisé par le professeur Al Armendariz en janvier 2009, nouvel administrateur de l’EPA (Agence de protection de l’environnement américaine). Ce précieux gaz, certains des habitants de Fort Worth l’ont retrouvé jusqu’à la sortie de leur robinet. Leur eau même contient des traces de produits chimiques injectés dans les puits, selon des analyses indépendantes menées par le documentariste américain Josh Fox. Nouvel arrivant dans cet Eldorado énergétique, Total a acquis début 2010, 25 % du plus gros exploitant de la Barnett Shale, Chesapeake, pour un montant de 600 millions d’euros et prévoit d’investir 1 milliard supplémentaire pour de nouveaux puits. Sans compter les engagements financiers que le groupe pétrolier prévoit en France.