
Le samedi 5 juin, date de la journée mondiale de l'environnement, le gouvernement péruvien a lancé une attaque armée d'une extrême violence contre les populations indigènes de l'Amazonie péruvienne pour les déloger d'un barrage installé sur une route de la province de Bagua, Amazonas, en signe de protestation face au refus de dialogue sur leur exigence d'abrogation de dix décrets législatifs attentatoires à leurs droits et à l'environnement.
Le résultat : 24 policiers décédés, et un nombre important d'indigènes dont le chiffre exact est sujet à controverse, car si le gouvernement reconnait la mort de 9 personnes, l'enquête de l'association de droits humains APRODEH compte 60 disparus. Des témoignages parlent de nombreux cadavres brûlés et jetés dans des fleuves depuis des hélicoptères, ainsi que de fosses communes. Plus de 300 membres des communautés indigènes ne sont pas retournés chez eux après le massacre, où sont-t-ils passés? Toutes les hypothèses circulent. Le rapporteur de l'ONU qui s'est déplacé à Bagua a reçu ces réclamations.