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TRAFIC RALENTI DANS LA ROYA : NOUS RECOMMENCERONS, ENCORE ET ENCORE.

Date de publication: 
Mardi, 31 Mai, 2016
Par: 
Sauvons la Roya

Hier, le 30 mai 2016, face à la sourde oreille des autorités, des habitants de la vallée de la Roya (Alpes Maritimes) ont mené une action de désobéissance civile dans la rue principale de Tende (RD6204), à proximité des travaux du doublement du tunnel du col de Tende, qui relie la France et l’Italie et dont l’achèvement entraînera une augmentation catastrophique du trafic routier, notamment celui des poids lourds transportant des marchandises sur de longues distances, pendant que la ligne de train est délaissée par les Etats français et italien . Pendant 1h30, des voitures sont restées garées en double file, ralentissant le trafic, et une quarantaine de personnes ont pu ainsi interpeller passants et conducteurs. « Personne ici ne veut voir la Roya transformée en autoroute à camions.  Et puisque personne ne nous écoute, que faire?   Déjà, perturber le cours des choses…. », – pouvait-on lire sur un tract distribué à l’occasion : « Ce que nous demandons: avant tout que l’avis de la population soit entendu et compris. Et pas par n’importe qui. Au moins par le Ministre des transports, en attendant mieux. Sinon nous recommencerons, encore et encore. ».

Texte du tract : http://sauvons-la-roya.fr/2016/05/sauvons-la-roya-bl...

Noyez cette adresse : http://sauvons-la-roya.fr/

Dossier : « Extraction minière, ni ici, ni ailleurs »

Date de publication: 
Dimanche, 1 Mai, 2016
Par: 
Silence nº445

L'idéologie du numérique voudrait nous faire croire que nous sommes passés à une économie dématérialisée. Rien n'est plus faux : la pression minière dans le monde n'a jamais été aussi forte pour ponctionner les matières premières, métaux et hydrocarbures nécessaires à notre mode de vie occidentalisé. Ce dossier réalisé en partenariat avec les Amis de la Terre France se penche sur le sang versé dans les mines du Sud mais aussi sur le grand retour de l'extraction minière sur le territoire français. Avant de poser la question qui fâche : si nous ne voulons pas de mines aux impacts destructeurs, ni ici, ni ailleurs, alors quelles sont les implications sur nos modes de vie et de consommation ?

Au sommaire du dossier : Attention, mines !  sur les projets miniers en France ; L'enfer, c'est chez les autres, sur les minerais du sang en Afrique notamment ; Amérique Latine : vers un post-extractivisme ? réflexion sur les étapes pour en sortir ; Sortir de l'extractivisme : un projet de société, sur les virages énergétiques, politiques, sociaux et culturels à prendre pour éviter de piller la planète.

Présentation complète du numéro -  Consulter les 4 premières pages 

Tungstène : les enfants de Salau réveillent l’Ariège

[NB : Cet article ne réflète pas les opinions du Collectif Aldeah. Il illustre la situation en Ariège sur le PER-M de Couflens]

À Salau, dans le Couserans, l’heure du renouveau minier est-elle arrivée sur l’ancienne mine de tungstène?

Étymologiquement le nom Ariège se rapproche d’une antique coutume minière, des écrits sur les mines du Couserans datent de 1483 lorsqu’elles furent concédées par Charles VIII. Fidèle à cette tradition, en 2016, l’Ariège  souhaite ranimer l’exploration minière autour de l’ancienne mine de tungstène de Salau. Ce souhait, un évènement en France, se matérialisait le 18 mars 2016, un vendredi soir, dans la salle omnisport de Saint-Girons où près de 1000 personnes se réunissaient pour s’informer sur l’exploration minière autour d’une association locale ariégeoise de bénévoles nommée PPERMS, « Pour le Projet d’Étude et de Recherche de la Mine de Salau ». La réussite de cette réunion est un exploit dans une vallée de 3500 âmes ; c’est un exploit en France car cette soirée n’était ni organisée par les services de l’état (il est normal que l’État n’aiguillonne ni ne précède des citoyens qui se prennent en main), ni par des élus (la mairie de Saint Giron fit payer la salle omnisport 1000€ et les chaises  0.65€ l’unité), ni par un parti politique mais par des bénévoles ; c’est un exploit car un vendredi soir on y discuta sciences, médecine et géologie.

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Brèves

Consultation publique sur la demande de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Couflens »

Publié sur le site mineralinfo.fr (BRGM) le 15/04/2016 :

Une consultation du public est ouverte, du 15 au 30 avril 2016, sur la demande de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Couflens », déposée par la société Variscan Mines. Le permis sollicité a pour objet le tungstène, l’étain, le bismuth, le molybdène, le zinc, le plomb, le cuivre, l’or, l’argent et les substances connexes, notamment le niobium et le tantale. Le périmètre demandé couvre 42 km² sur une partie de la commune de Couflens, dans le département de l’Ariège. L’engagement financier annoncé par le demandeur s’élève à 25 millions d’euros sur une période de 5 ans.

Documents

Communiqué de presse STOPMINES : "NOS TERRITOIRES NE SONT PAS «MINABLES» !"

Date de publication: 
Vendredi, 15 Avril, 2016
Par: 
Collectifs STOPMINES, Collectifs Anti Gaz et pétrole de schiste et de couche, inter collectifs

Communiqué de presse STOPMINES
[email protected]

 

 
NOS TERRITOIRES NE SONT PAS «MINABLES» !

Alors que les projets d'extraction minière pullulent, la contestation s'amplifie et s'organise :  en Bretagne, en Ariège, dans le Morvan, au Pays Basque, dans la Sarthe, dans la Creuse ou encore en Haute-Vienne et en Guyane, les permis de recherches sont imposés par l'État, mais aussitôt dénoncés par les citoyens et les collectivités, attaqués en justice par les associations et rejetés en masse par les agriculteurs et les propriétaires des terrains concernés. 

De la désinformation des populations :

Le ministère de l'Industrie et les sociétés de l'industrie minière ont mis en place une stratégie visant à convaincre l'opinion publique que les projets miniers sont  aujourd'hui  «responsables». Ils s'apprêtent à dévoiler ce printemps, le contenu d'un «livre blanc» des bonnes pratiques minières ainsi qu'une convention «d'engagement volontaire» de l'industrie minière. Des associations de protection de l'environnement (France Nature Environnement, Les Amis de la Terre) et l'association Ingénieurs sans Frontières ont refusé de servir de caution à cette mascarade.