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La certification des élevages de crevettes met en péril les mangroves

La certification est devenue un outil pervers dans les mains des grandes entreprises : elles l’utilisent comme un « label vert » pour imposer des systèmes de production intrinsèquement nuisibles, qui deviennent une menace pour des écosystèmes de grande valeur. C’est ce qui arrive à présent aux mangroves, des écosystèmes à forte diversité biologique.

Plusieurs ONG qui travaillent avec les populations locales des pays producteurs de crevettes et avec les consommateurs des pays importateurs de crevettes ont sonné l’alarme au sujet du dénommé WWF-ShAD (Dialogue sur l’aquaculture de la crevette, d’après l’anglais), dont les critères et le processus lui-même seraient criblés de défauts.

Ayant participé à un de ces « dialogues », ces ONG ont pu vérifier par elles-mêmes que le panorama est encore pire : le produit final prédéterminé – les critères pour la certification des crevettes d’élevage – sera obtenu en se passant de toute participation équitable des parties prenantes ou des usagers des ressources. En revanche, la plupart des présents à ces « dialogues » sont des représentants de l’industrie crevettière et des usagers des ressources locales. Depuis que le processus a démarré il y a trois ans, la grande majorité de ceux qui sont touchés par l’élevage de crevettes brillait par son absence. Ce manque de contribution de la population locale au « dialogue » rend fortement discutable l’intention de certifier cette activité, et contredit surtout les déclarations du WWF, qui dit que les critères en question répondent aux vœux des communautés locales.

Révolte des sacrifiés au «développement»

Par: 
Anna Bednik

Açailândia, ville brésilienne du Nordeste. Son nom fait référence au fruit du palmier d’açaí, ingrédient de base de l’alimentation amazonienne traditionnelle. Il y a moins de 40 ans, c’était la forêt, habitée par des indigènes. Aujourd’hui, il ne reste plus un seul arbre d’açaí, seules les plantations d’eucalyptus, destinées à produire du charbon végétal pour la sidérurgie, verdissent quelque peu cette plaine désaffectée, point de passage du train de Vale do Rio Doce [1], dont les 312 wagons interminables évoquent un autre train célèbre, celui de « Cent ans de solitude » - à la différence près qu’ils ne transportent pas des cadavres mais des minerais de la terre rouge d’Amazonie. Les usines sidérurgiques, dont la fumée embrume encore les derniers jours de cette ère industrielle, vont bientôt fermer boutique : pour la Vale, il est maintenant plus intéressant de transformer le minerai au Mozambique ! Que restera-t-il ? Des souvenirs d’un « développement » toujours à venir, des rêves d’une vie meilleure qui, il y a moins de 40 ans, ont fait traverser la jungle aux premiers colons à la recherche du bois précieux. Qui les ont ensuite poussés, suivant les injonctions des éleveurs, à en finir avec la forêt, la transformer en charbon et laisser la place au bétail. Qui les ont aussi fait se taire quand les propriétaires autoproclamés des terres défrichées donnaient l’ordre de faire courser les Indiens par des chiens et les abattre d’un coup de fusil lorsqu’ils grimpaient aux derniers arbres. Qui, certainement, les ont fait applaudir quand la Vale annonçait la construction du chemin de fer, les embauchait pour planter des eucalyptus qui asséchaient les terres, quand la sidérurgie s’installait et, avec elle, les charbonneries, célèbres repères du travail esclave. Açailândia a vécu, en moins de 40 ans, toute une spirale de « cycles de développement » des plus sauvages. Qu’en reste-t-il ? Des souvenirs des rêves d’une vie meilleure, à jamais confinés dans de petites maisons, entassées autour d’un ravin, dans un paysage à l’horizon ravagé. 

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Brève Equateur : Chevron condmné en appel pour pollution
Article de presse La certification des élevages de crevettes met en péril les mangroves
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Communiqué Une entreprise minière canadienne pointée du doigt en Équateur : l'urgence d'un moratoire pour prévenir les violations des droits humains
Article de presse ÉQUATEUR - Écologie : un discours de façade ?
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Glossaire ITT
Événement Une idée simple… et révolutionnaire
Article de presse Une proposition révolutionnaire de l’Équateur : l’Initiative Yasuní ITT
Annuaire C-CONDEM, la Coordination Nationale pour la Défense de l’Ecosystème des Mangroves, Equateur
Dossier Mouvements socio-environnementaux en Amérique latine et en Europe : convergence des luttes et échange d'expériences
Campagne Non à la fermeture d'Accion Ecologica
Article de presse Intag, Equateur : « Canton écologique » contre une mine de cuivre à ciel ouvert
Brève Equateur : le rapport d’expert de la Cour demande à Texaco plus de 16 000 millions de dollars de compensation.
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Article Révocation de 587 permis miniers en Equateur : un espoir pour les régions en lutte
Article Procès contre Chevron Texaco en Equateur
Article Intag, Equateur : non à la mine de cuivre à ciel ouvert

Brèves - Equateur

Equateur : Chevron condmné en appel pour pollution

QUITO - Un tribunal équatorien a confirmé en appel le jugement rendu en février 2011 condamnant le groupe pétrolier américain Chevron à payer 9,5 milliards de dollars pour des années de pollution sans contrôle en Amazonie, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Equateur : le rapport d’expert de la Cour demande à Texaco plus de 16 000 millions de dollars de compensation.

Début avril (2008), Richard Cabrera, expert désigné par la Cour supérieure de Nueva Loja dans le cadre du procès mené par les indigènes d’Amazonie contre la multinationale Chevron Texaco, a remis au juge le rapport d’évaluation des dégâts environnementaux et du montant de l’indemnisation que la compagnie états-unienne, devra, si elle est condamnée, verser à l’Equateur et aux victimes des pollutions. Le rapport d’expert évalue les dégâts environnementaux à près de 8000 millions de dollars. De plus, toujours selon le rapport, les «gains illicites» de Texaco s’élèvent à 8000 millions de dollars supplémentaires qui devraient, si la Cour le décide, être reversés aux victimes des pollutions.

En savoir plus : Procès contre Chevron Texaco en Equateur

Presse : El Commercio El Universal

Documents

Une entreprise minière canadienne pointée du doigt en Équateur : l'urgence d'un moratoire pour prévenir les violations des droits humains

Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Comisión Ecuménica de los Derechos Humanos (CEDHU), Ligue des Droits et des Libertés du Québec (LDL)

Montréal, le 12 janvier 2011 – Alors que l'Équateur est en passe de démarrer une exploitation minière à

Une idée simple… et révolutionnaire

Dates et lieu de l'évenement
Lieu: 
PARIS – Centre culturel La Clef, 21 rue de la Clef 75005 Paris (angle rue Daubenton) M° Censier-Daubenton
Date(s) de l'événement: 
Ma, 01/06/2010 - 19:00

France Amérique Latine - 75 vous invite à une soirée sur un projet équatorien innovant : le projet ITT

Un documentaire de Laetitia Moreau (What's Up Film)

En 2007, l’Equateur, dont les ressources économiques dépendent du pétrole, annonce qu’il est prêt à renoncer à l’exploitation de ses gisements les plus importants : ceux du Yasuni, un parc qui abrite une richesse et une biodiversité exceptionnelle, classé par l’UNESCO réserve mondiale de la biosphère.

En contrepartie, Rafael Correa, président de ce petit pays, demande une compensation financière au titre de sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Il propose un marché où Nord et Sud seraient gagnants : faire un premier pas dans l’ère post-pétrole et donner les moyens à ce pays pauvre de préserver son capital naturel et de mettre en place un modèle de développement durable.

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