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Terre d’aucune mine

Date de publication: 
Samedi, 26 Juillet, 2014
Par: 
Collectif vigilances Villeranges

Terre d’aucune mine

Ce samedi 26 juillet, au lieu-dit La Nouzière, commune de Lussat (450 habitants) dans la Creuse, plus de 500 personnes ont participé au Festival international No Mine’s Land (Terre d’aucune mine), organisé à l’occasion de la Journée Mondiale contre la Méga-industrie minière. L’objectif de ce rassemblement était de manifester le refus catégorique de la relance (et du redressement !) de l’activité minière dans la Creuse, incarnée par le PER de Villeranges, ainsi que l’opposition à tous les projets miniers, ici et ailleurs. Un marché bio, une balade botanique à l’Etang des Landes, des conférences-débats, des projections, des mises en scènes, des concerts d’artistes engagés contre les mines, etc., ont ponctué cette journée de mobilisation. A cette occasion, les participants - parmi lesquels les acteurs des luttes anti-mines d’autres régions de France (Sarthe/Mayenne et Guyane) et du monde (Mexique, Equateur) - ont exprimé leur solidarité avec tous les combats menés par ceux et celles qui refusent que leurs territoires soient transformés en zones de sacrifice par l’extractivisme. Autant de nouvelles zones à défendre…

Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois (organisateur du festival) et Collectif ALDEAH

L'appel à mobilisation de la journée mondiale et les événements ayant eu lieu dans le monde : http://www.aldeah.org/fr/22-juillet-2014-journee-mondiale-contre-la-mega-industrie-miniere 

Diaporama photos : https://plus.google.com/photos/116361351708061179093...

Des mouches dans le bush – La marche des terres minées

Auteur: 
Jocelyn Peyret
Date de publication: 
Dimanche, 5 Janvier, 2014

Il sort tout juste de chez l'imprimeur et il n'attend plus que vous pour partir sur les routes et les chemins de traverse.
Ce témoignage de 10 semaines de marche, 1 200 km dans le bush, en opposition aux mines d’uranium et pour la souveraineté des Aborigènes, restera certainement un petit pas dans la lutte antinucléaire, mais l'ensemble des empreintes forme d'ores et déjà un réseau international d'opposants à la folie nucléaire.

Comme l'écrit l'éditeur en quatrième de couverture, l’aventure humaine repose ici sur la rencontre des cultures cheminant ensemble pour une même cause en dépit des infinités de différences culturelles et historiques qui pourraient séparer les protagonistes.
La militance est unique par le fait que la nécessité des revendications dépasse les fractures personnelles et sociales.
Elle est particulière par les entretiens réciproques que se renvoient les marcheurs face à un monde technologique puissant et omniprésent.

Des mouches dans le bush – La marche des terres minées
348 pages
14€ (+2€ frais de port)
Co-édition ABC’éditions et La Question - mai 2014
ISBN - 978-2-919539-07-9

http://desmouchesdanslebush.blogspot.fr/

Bonne lecture.

Jocelyn Peyret

Le conseil general Creuse contre les mines d'or [PERM Villeranges]

Date de publication: 
Lundi, 19 Mai, 2014
Par: 
Le Conseil Général de la Creuse

A retrouver avec compléments sur le blog : http://minesencreuse.blogspot.fr/
 
Vœu relatif au projet COMINOR (Adopté à l’unanimité)
 
Le Conseil Général de la Creuse, réuni en séance plénière, le 19 Mai 2014
 
Considérant que le permis exclusif de recherches de mines d’or, cuivre, argent, zinc, antimoine, étain et substances connexes dit « Permis de Villeranges » délivré à la société Cominor pourrait avoir des conséquences dommageables sur la richesse faunistique et floristique de ce secteur géographique ;
Considérant que dans un passé récent avec les mines d’or du Châtelet, la Creuse a payé un lourd tribut lié à l’industrie minière (pollutions à l’arsenic et coûts de dépollution des sites) ;

Russie : la fin de l’impunité pour les compagnies pétrolières ?

16 ans. Depuis 16 ans, Lukoil exploite le sous-sol du district d’Ijemski. La compagnie pétrolière et ses sous-traitants ne sont jamais préoccupés des conséquences de leurs travaux sur l’environnement. Une situation qui a fini par provoquer l’exaspération des populations locales. Elles exigent désormais la suspension de leurs activités.

Le 30 mars dernier, 150 personnes représentant douze villages se sont réunies pour exprimer leur colère. Des représentants de Lukoil avaient été conviés. Il ne sont pas venus. "Ils ont gagné des milliards de roubles, et nous, des enfants malades… Ils agissent comme des barbares avec la nature", s’exclame Svetlana, institutrice.

Dans la salle, un vieil homme renchérit : "Il y a cinq ans, deux personnes étaient malades du cancer, maintenant ils sont au moins 50". Oleg, entrepreneur, s’emporte : "Nous ne pouvons plus tolérer ce qui se passe sur nos terres" !

Le 11 avril, en soutien à cette révolte populaire, le conseil municipal du district a adopté à l’unanimité une résolution réclamant la suspension de l’exploitation et du transport des produits pétroliers sur le territoire de la commune.

L’Amérique du Sud et le débat autour de « l’extractivisme »

Ces dernières années, l’Amériquedu Sud a opéré un « tournant àgauche », en se dégageant dunéolibéralisme qui prévalait.Pourtant, le paradoxe de cettenouvelle phase est de reconduire,voire d’accentuer, le même modèlede développement qu’auparavant.

En mars 2012, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations unies (Cepal) tirait la sonnette d’alarme, en évoquant un processus de « reprimarisation » : la part des matières premières dans les exportations du continent est passée de 27 % au début des années 1980 à 40% en 20091. Le continent exporte très majoritairement des matières premières « traditionnelles » – minerais, soja et pétrole brut principalement – en échange de produits manufacturés. Ainsi, en 2011, 42.3 % de toutes les exportations boliviennes étaient constituées de gaz naturel et 35,2 % de minerais. Le pétrole et ses produits dérivés concentrent 57.5 % des exportations équatoriennes et 93.6 % des exportations vénézuéliennes, et près de la moitié des exportations péruviennes sont composées d’or et de cuivre

Liens vers l'article : http://www.cetri.be/IMG/pdf/zindigne_e_savril2014.pd...

Equateur : détention arbitraire de Javier Ramirez, un des dirigeants d'Intag

Date de publication: 
Jeudi, 10 Avril, 2014
Par: 
Cordinadora zonal del Intag

Javier Ramírez: Détenu arbitrairementJavier Ramírez: Détenu arbitrairementVoici la traduction en français d’un communiqué à propos du récent emprisonnement de Javier Ramírez, président de la communauté de Junín dans la vallée d'Intag en Equateur. Ce village se trouve à proximité du gisement de cuivre du mega projet minier de Llurimagua (anciennement projet Junín), actuellement aux mains de l'entreprise chilienne d'Etat Codelco.
Javier Ramírez est accusé de rébellion, sabotage et de terrorisme. L'ordre de détention vient du procureur de Cotacachi, le canton dont dépend la vallée d'Intag. Ce message est un appel aux organisations et mouvements sociaux à dénoncer cette manœuvre et la politique de criminalisation des luttes sociales que mène le gouvernement de Correa en adhérant à la lettre ci-dessous.

VOICI LA TRADUCTION DU TEXTE DE LA LETTRE POUR LAQUELLE ON RECHERCHE DES SIGNATURES (ADHÉSIONS) : 

Pour signer cet appel, envoyer votre soutien à : [email protected]

Aux Président, Ministres et Assembléistes, Aux autorités judiciaires, Aux autorités du Cantón Cotacachi et de la zone d’Intag Organisations sociales, écologistes et de défense des droits de l’homme exigent la liberté immédiate et l’abandon des charges contre Javier Ramírez, président de la communauté de Junín.

Le 10 avril 2014, à 20h, Polivio Pérez et Javier Ramírez, dirigeants communautaires de la zone d’Intag-Cotacachi, province d’Imbabura, ont été arrêtés.

Intag Cordinadora zonalIntag Cordinadora zonalDepuis, Mr. Javier Ramírez, président de la communauté de Junín, est gardé en détention pour 30 à 90 jours de prison préventive au titre de “présomption de délit de rébellion contre l’administration publique ”. La plainte a été déposée par la Société nationale des mines de l'Equateur Enami. Le lendemain, le procureur de Cotacachi a ajouté deux accusations plus graves, celles de "terrorisme" et de  "sabotage" Selon les rapports de presse, les accusations se rapportent à une altercation survenue le 6 avril entre des membres de la communauté et des employés d'Enami, événement lors duquel Javier n'était pas présent, même à proximité. Son frère Hugo Ramirez doit également faire face à des accusations, mais n'a pas été arrêté. Nous craignons que d'autres membres de la communauté puissent se trouver sur cette liste injustifiée .

Mr. Ramírez est une personne pacifique, respectée et qui ne mènerait sous aucun prétexte des actes de « rébellion ». Bien au contraire, Mr. Ramírez est, tout comme ses voisins, internationalement reconnu comme un des défenseurs de ce que sa communauté a mis en place, un projet de production respectueuse de la forêt, de la biodiversité et de la nature qu’elle a réussi à consolider au cours des années et pour lequel nous éprouvons du respect et de l’admiration.

En tant qu’organisations engagées pour la défense des droits de l’homme et de la nature, nous sommes préoccupées par ces faits qui ont lieu en Equateur, pays qui a ratifié de multiples traités internationaux garantissant le respect des droits de l’homme, ainsi que de ceux qui défendent ces droits, pays dont la Constitution établit le droit à l’eau comme droit fondamental, garantit la souveraineté alimentaire, reconnaît le droit à la résistance face aux actions et omissions du pouvoir public ou des personnes physiques ou morales qui portent atteinte ou peuvent porter atteinte aux droits constitutionnels.

En Chine, les terres rares tuent des villages

Vu du ciel, on dirait un grand lac, alimenté par de nombreux affluents. Sur place, on découvre une étendue opaque, où ne vit aucun poisson, où aucune algue n'affleure à la surface. Ses bords sont recouverts d'une croûte noirâtre, si épaisse que l'on peut marcher dessus. Il s'agit en fait d'un immense déversoir de 10 km2, dans lequel les usines environnantes rejettent des eaux chargées de produits chimiques qui ont servi au traitement de 17 minéraux recherchés sur toute laplanète : les "terres rares".

La ville de Baotou, en Mongolie- Intérieure, est le plus grand site chinois de production de ces matériaux stratégiques, indispensables à toute l'industrie high-tech, des smartphones aux GPS, mais aussi aux énergies vertes, éoliennes et surtout aux voitures électriques. Ils sont extraits du gisement minier de Bayan Obo, situé 120 km plus au nord, d'où ils sont acheminés ici pour être traités. La concentration des terres rares dans la roche est en effet très faible, et il faut lesséparer et les purifier, par des procédés hydrométallurgiques et des bains d'acides. La Chine réalise 97 % de la production mondiale, dont 70 % sont traitées à Baotou.

Dans les eaux troubles du bassin d'effluents, on trouve donc toutes sortes de substances chimiques toxiques, mais aussi des éléments radioactifs, comme du thorium, dont l'ingestion provoque des cancers du pancréas, du poumon et du sang.

"Avant l'arrivée des usines, il n'y avait que des champs ici, à perte de vue ! A la place de ces boues radioactives, on pouvait voir des pastèques, des aubergines, des tomates...", soupire Li Guirong. C'est en 1958 - dix ans après sa naissance, se souvient-il - que l'entreprise d'Etat Baogang, numéro un sur ce marché, a commencé à produire des terres rares. Le lac est alors apparu. "Au début, nous ne nous sommes pas aperçus de la pollution engendrée. Comment aurions-nous pu savoir ?", raconte le vieux paysan au visage creusé de rides. Secrétaire général de la section locale du Parti communiste, il est l'une des rares personnes à oser parler.

LES LÉGUMES NE POUSSAIENT PLUS

Vers la fin des années 1980, relate-t-il, les habitants des villages environnants ont observé d'étranges anomalies sur leurs cultures : "Les plantes poussaient mal. Elles donnaient bien des fleurs, mais parfois sans fruit, ou alors petits et sentant mauvais." Dix ans plus tard, il a fallu se rendre à l'évidence : les légumes ne poussaient plus.

Quand l’agro-écologie tisse des « liens qui libèrent » : une expérience colombienne

Par Anna Bednik. Dans Franck Gaudichaud (dir.), Amériques latines : émancipations en construction, Cahiers de l’émancipation, Syllepse, janvier 2013

La  globalisation du  capitalisme  uniformise les  territoires,  s’insinue dans  tous les  domaines  de  la  vie, instille dans les esprits l’utilitarisme et la logique de domination et détruit peu à peu les autres formes d’inscription dans le  monde.  Sa  progression  exige  toujours  davantage  :  de  plus  en  plus  d’activités  génératrices  de  profit  et d’inégalités  qui  rendent  ce  profit  possible,  toujours  plus  de  matières  premières  à  offrir  aux  exigences  – assidûment  croissantes  –  d’une  humanité  en  passe  de  devenir  un  appendice  de  la  machine  économique  et transformant toute forme d’existant en ressource exploitable. De nombreux chemins peuvent mener à ce même résultat. En Colombie, où, comme dans d’autres pays de la région,  le  néolibéralisme  s’est  enraciné  au  cours  des  trois  dernières  décennies,  la  redéfinition  des  scénarios sociaux et productifs est aussi allée de pair avec « toujours plus de violence ». Appliquant à la lettre la doctrine de la guerre antisubversive contre les guérillas communistes qui le défient depuis bientôt 50 ans, l’Etat a laissé le pays à la merci de groupes paramilitaires. Sous-traitants de la guerre sale pour l’armée régulière, mercenaires de « sécurité » et de coercition pour ceux qui ont des intérêts à défendre et de l’argent pour payer, ces derniers se  sont  progressivement  affirmés  comme  de  nouvelles  élites  locales  et  régionales.  Leur  autonomie  et  leur pouvoir ont grandi, tout comme leur faculté à s’imposer aux différents échelons de l’Etat.  Lire la suite

Gaz de schiste et violences policières à Barton Moss : ça suffit !

Date de publication: 
Lundi, 24 Mars, 2014
Par: 
Les Collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille"

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE
www.nongazdeschiste.fr 
lE 24 MARS 2014

A l’Attention de Monsieur l’Ambassadeur du Royaume-Uni à Paris
Sir Peter Ricketts
35 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

 

Monsieur  l’Ambassadeur,

Au nom des collectifs français opposés à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels (gaz et  pétrole de schiste et de houille, entre autres) nous tenons à vous faire part de notre  profonde indignation concernant les  violences policières répétées que subissent des citoyens britanniques à Barton  Moss. 

Lundi dernier,  le 17 mars 2014, une mère de famille de quatre enfants a  été pour la seconde fois arrêtée par la Police du Grand Manchester avec une  brutalité inacceptable face à  une protestation pacifique (1). Ces démonstrations de force sont indignes d’un pays européen. 

Précédemment, une femme enceinte, une enfant de 15 ans, ainsi que des  personnes âgées ont elles aussi, entre autres, été arrêtées sans ménagement.  Plus de cent arrestations et intimidations ont eu lieu sur ce site où la  protestation est continue depuis le début des travaux de forage. Selon la  communauté locale, plus de 80 personnes ont été blessées par la police du Grand  Manchester. C’est inacceptable. Nous tenons donc à manifester notre solidarité avec les personnes victimes de ces violences de la part des forces de l’ordre de votre pays.  

L'épuisement annoncé des ressources naturelles

Les ressources minières sont indispensables à notre système économique et à la croissance. Pourtant, elles font partie de ces ressources naturelles non renouvelables et donc appelées à s’épuiser. La cryolithe a déjà disparu. Les mines d’argent seront épuisées dans 10 ans. Les autres minerais suivent ….

Le calendrier de disparition des minerais

Après la cryolithe, le terbium, le hafnium, l’argent et l’antimoine, le palladium est le suivant sur la listes des futurs disparus. 2023 : fin du palladium (Pd) : Le palladium est un minerai dont 13% du volume servent pour l’industrie électronique, surtout pour la production de composants électriques. Le palladium sert aussi pour la fabrication de connecteurs et de composants de puces pour les circuits électroniques et les circuits intégrés hybrides.

Il y a un stock de 3500 tonnes de palladium sur Terre et la production mondiale annuelle serait d’environ 250 tonnes par an. Les réserves connues sont surtout en Russie et en Afrique du Sud. Mais la Russie aurait épuisé ses ressources de palladium à la fin de l’année 2011, d’où la tension sur le marché de de matériau. Le palladium est l’une des 14 matières premières critiquesidentifiées par l’Union européenne.

Du fait de la la rareté du platine, les nouvelles générations de pots catalytiques utilisent de plus en plus le palladium et une grande incertitude pèse sur les réserves réelles disponibles. On n’est pas certain de la date de la fin de la production du palladium.