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| 05/10/11 12:19 am | 45.93 Ko |
« La fracturation hydraulique nécessite des quantités d’eau phénoménales et l’utilisation d’additifs chimiques, dont une bonne partie est extrêmement toxique. Une grande partie de la Seine-et-Marne fait l’objet depuis plusieurs années d’arrêtés de sécheresse quasi permanents, le niveau de la nappe phréatique de Champigny (qui s’étale sous un bon tiers du département et alimente une partie de Paris et des départements limitrophes), se situe en-dessous du seuil critique d’alerte. C’est aussi le cas d’autres départements, notamment ceux du sud de la France où l’exploitation des gaz de schiste est envisagée. On est en droit de se demander quelle est la logique de tout cela, où se situent les priorités pour les décideurs ? Préserver une eau saine et en quantité suffisante, des sols agricoles et la santé des populations, ou bien privilégier les gains financiers d’entreprises dont le siège fiscal se situe rarement en France et sacrifier la santé et l’environnement pour 335 jours seulement de consommation nationale de pétrole ? », - s’insurge Nadia, jeune mère de famille, membre du collectif elle aussi. Et Jérémy, du collectif également, d’ajouter : « Avec une centrale nucléaire sur le permis d’exploration de Nogent-sur-Seine, c’est tous les habitants de la région qui pourront désormais dormir sur leurs deux oreilles ! Des géologues attirent notre attention sur les risques sismiques que représente la technique de fracturation de la roche-mère dans le Bassin parisien ! »
Alors que les commentateurs annoncent l’arrêt des projets d’exploitation des gaz et huiles de schiste, 46 nouvelles demandes de permis d’exploration sont en cours d’instruction, et les exploitants pétroliers et gaziers continuent de communiquer auprès de leurs actionnaires sur leurs préparatifs en la matière.
9 mai 2011, Collectif citoyen IDF « NON aux gaz et pétroles de schiste ! ». collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@lists.riseup.net. Contact presse : Julien Renault, 0675605934
Pour information, chaque fracturation hydraulique nécessite de 10 à 20 millions de litres d’eau, auxquelles on ajoute 0,5 à 1% d’additifs chimiques purs (plus de 900 au total, contrairement aux déclarations de l’Amicale des foreurs). Chaque puits peut être fracturé 12 à 18 fois.
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