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IIRSA : l’intégration sur mesure pour les marchés

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
Raúl Zibechi
Date de publication: 
Samedi, 15 Décembre, 2007
IIRSAIIRSALe projet « Intégration de l'Infrastructure Régionale Sud-Américaine » (IIRSA), qui est mis en oeuvre en silence, est le plan le plus ambitieux et le plus exhaustif d'intégration de la région au commerce international. S'il était complètement mené à son terme, il réussirait à connecter les régions où se trouvent les ressources naturelles (gaz, eau, pétrole, biodiversité) aux grandes villes et ces deux types de zones aux principaux marchés du monde.
Le 31 août et le 1er septembre 2000, lors de la réunion des présidents latino-américains réalisée à Brasilia à l'initiative du président Fernando Henrique Cardoso, la Banque Interaméricaine de Développement (BID) a présenté la proposition « Plan d'action pour l'intégration de l'infrastructure de l'Amérique du Sud ». Cela a été, de fait, le lancement de l'IIRSA, un plan ambitieux pour l'exécution de projets physiques et de changements dans les législations, normes et règlements nationaux visant à faciliter le commerce régional et mondial.

Le projet IIRSA est un processus multisectoriel qui prétend développer et intégrer les infrastructures de transport, d'énergie et de télécommunications en dix ans. Il s'agit d'organiser l'espace géographique sur la base du développement d'une infrastructure physique de transport terrestre, aérien et fluvial, d'oléoducs, de gazoducs, de voies d‘eau, de ports maritimes et fluviaux, et de câbles électriques et de fibre optique, entre autres. Ces travaux se matérialiseront en douze axes d'intégration et de développement, des corridors qui concentreront les investissements afin d'accroître le commerce et de créer des chaînes productives connectées aux marchés mondiaux.

Pour pouvoir mener à bien ce mégaprojet, il faut repousser les « barrières » physiques, normatives et sociales, ce qui implique d'effectuer de grands travaux, d'harmoniser les législations nationales des douze pays impliqués dans l'IIRSA et d'occuper les espaces physiques clés souvent à faible densité de population mais qui contiennent les principales réserves de matières premières et de biodiversité.

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