Brèves d'ALDEAH

TPP à Lima : 20 transnationales européennes au banc des accusés

Entre le 13 et le 16 mai 2008, Lima (Pérou) a accueilli le troisième sommet des peuples organisé par le réseau bi-régional Europe - Amérique Latine et Caraïbes « Enlazando Alternativas ». Dans le cadre de cette rencontre, le Tribunal Permanent des Peuples sur les politiques néolibérales et les transnationales européennes en Amérique latine et Caraïbe a tenu sa deuxième session (la première a eu lieu à Vienne, en 2006).

20 transnationales européennes ont été mises en accusation pour les conséquences sociales et environnementales de leurs activités en Amérique latine et Caraïbe. Le tribunal a entendu près de 24 cas impliquant les entreprises suivantes :
Aguas de Barcelona (Grupo Agbar, Espagne), le groupe Bayer (agrochimie, Allemagne), les banques BBVA, HSBC, Santander (Espagne, Grande Bretagne), Botnia (producteur de pâte de papier, Finlande), Camposol (agroalimentaire, groupe Dyer Coriat Holding, Norvège), Cermaq Mainstream (industrie de saumon, Norvège), Majaz (mines, Grande Bretagne), Marine Harvest (industrie de saumon, pêche, Norvège), Fomento de Construcciones y Contratas (FCC, eau, Espagne), Veolia Environnement (eau, France), Repsol-YPF (pétrole et gaz, Espagne), Roche (pharmaceutiques, Suisse), Boehringer Ingelheim (pharmaceutiques, Allemagne), Royal Dutch Shell (énergie et produits chimiques, Grande Bretagne/Pays Bas), Skanska (bâtiment et sidérurgie, Suède), Suez (énergie, France), Syngenta (agrochimie, semences transgéniques, Suisse), Telecom Italia/Telefónica (télécommunications, Italie et Espagne), Thyssen Krupp (sidérurgie et bâtiment, Allemagne), Unilever (agroalimentaire, Grande Bretagne/Pays Bas), Unión Fenosa (énergie, Espagne).

Pour plus d'information sur les cas jugés et la sentence : Enlazando Alternativas, France - Amerique latine, Radio MundoEcologistas en Acción

 

Pérou : criminalisation des mouvements socio-environnementaux

Les militants anti-industrie minière dans la région de Piura, les agriculteurs indigènes d'Amazonie, opposés au projet de loi permettant la vente des terres situées dans la forêt amazonienne à des entreprises privées, tout comme beaucoup d'autres leaders des luttes sociales et socio-environnementales au Pérou sont poursuivis en justice pour actes de terrorisme et pour "entretenir des liens avec le gouvernement vénézuélien".

La Confédération Générale de Travailleurs du Pérou (CGTP) dénonce une dérive à la colombienne du pouvoir en place qui, sous prétexte de la lutte contre le "terrorisme", multiplie les mesures de répression contre les mouvements sociaux.

Pour en savoir plus:

Equateur : le rapport d’expert de la Cour demande à Texaco plus de 16 000 millions de dollars de compensation.

Début avril (2008), Richard Cabrera, expert désigné par la Cour supérieure de Nueva Loja dans le cadre du procès mené par les indigènes d’Amazonie contre la multinationale Chevron Texaco, a remis au juge le rapport d’évaluation des dégâts environnementaux et du montant de l’indemnisation que la compagnie états-unienne, devra, si elle est condamnée, verser à l’Equateur et aux victimes des pollutions. Le rapport d’expert évalue les dégâts environnementaux à près de 8000 millions de dollars. De plus, toujours selon le rapport, les «gains illicites» de Texaco s’élèvent à 8000 millions de dollars supplémentaires qui devraient, si la Cour le décide, être reversés aux victimes des pollutions.

En savoir plus : Procès contre Chevron Texaco en Equateur

Presse : El Commercio El Universal

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