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Mobilisation à Paris le 08 juin 2013 : Conga (Pérou) et Pascua Lama (Chili), même combat !

Date de publication: 
Dimanche, 23 Juin, 2013
Par: 
Collectif ALDEAH

Les projets des mines à ciel ouvert  Conga (Pérou) et de Pascua Lama (Chili et Argentine) sont le résultat de cette soif insatiable de profit qui pousse les entreprises extractivistes à broyer des territoires entiers et cela, avec la complicité des gouvernements successifs, qu’ils soient de « gauche » ou de droite. Le potentiel de destruction de ces deux projets est invraisemblable et ils menacent directement  les sources d’eau qui alimentent sur des milliers d’hectares les populations locales et leur agriculture, ainsi que la faune et la flore de la région.   Qu’il s’agisse de la destruction des glaciers dans la Cordillère des Andes, dans le cas de Pascua Lama, ou de l’anéantissement des quatre lacs d’altitude dans le cas de Conga, ces projets miniers sont de véritables écocides qui ne bénéficieront qu’à une poignée d’actionnaires  et contamineront cette ressource précieuse qu’est l’eau. Protégeons la vie! Non aux projets miniers! Oui aux activités soutenables !

En France aussi, on se mobilise contre ces projets de mines à ciel ouvert

En effet, nous sommes concernés. BNP-Paribas, première banque française, investit dans des entreprises qui mènent des projets écocides et responsables de graves violations des droits de l’homme. 

BNP Paribas Investment Partners Luxembourg, filiale de BNP Paribas offre à ses clients la possibilité d’investir sur le marché financier des Etats Unis à travers le fond BNP PARIBAS L1 Opportunities USA C. Les investissements de ce fond se dirigent à 46,63% dans l’exploitation des matières premières et à 18,93% dans l’énergie.

Parmi les entreprises dans lequel ce fond investit, se trouvent :

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Oui à l'eau, Non à l'or

Aux quatre coins du globe, la lutte pour l’eau et la défense de l’environnement forment aujourd’hui un axe central de résistance contre les modes de vie contraires à la vie-même.

Répondant aux pressions des intérêts financiers et donnant raison aux entreprises minières extractivistes, le gouvernement péruvien d’Ollanta Humala a donné le feu vert au projet minier Conga.

En refusant de publier la « base des données des peuples indigènes »1, en transformant en simple formalité les exigences de protection du patrimoine archéologique2, en fixant un délai de 100 jours pour l’approbation de l’Etude d’Impact Environnemental, en formant une équipe de cadres et gestionnaires devant se charger de donner suite à la mise en œuvre des projets d’investissement, en permettant l’accélération de l’accès aux terres pour les travaux de construction d’infrastructures (grâce à une récente loi qui sépare l’acte d’expropriation du versement d’un juste prix), entre autres mesures récentes, le gouvernement péruvien s’est clairement engagé sur la voie de l’extractivisme, en passant outre la volonté du peuple et la défense de l’environnement, se montrant prêt à sacrifier la santé et les modes de vie des populations locales.