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Criminalisation

Chili : Marche des mères des grevistes de la faim mapuche - 29/09/2010,Temuco

Le 29 septembre, en répondant al appel de Juana Calfunao, dirigeante mapuche et mère de l'un des prisonniers politiques en grève de la faim, une caravane de mères et femmes mapuche est partie de la ville de Temuco pour Santiago. Les femmes marcheront au palais de la Moneda pour apporter leur soutien aux 34 prisonniers grévistes de la faim et exiger du gouvernement qu'il réponde à leurs demandes : la dérogation de la loi antiterroriste, la fin du double jugement (civil et militaire) et du recours aux « témoins sans visage », un juste procès et la démilitarisation de leurs communautés.

« Les mapuche, nous ne sommes pas terroristes, par conséquent, l'Etat chilien ne peut pas nous juger et nous emprisonner en utilisant cette législation. Nous sommes un peuple ancestralement lié à la terre et depuis plus de 500 ans, nous affrontons ceux qui ont prétendu et prétendent nous envahir pour s'approprier de nos ressources et de notre dignité », dit l'appel de Juana Calfunao.

Contre le TGV en Euskal Herria, pour un modèle de transport durable et démocratique

«Le projet de TGV (TAV) est la principale menace environnementale qui pèse sur la région Euskal Herria», explique Carlos Alonso, «ses impacts sociaux, économiques et territoriaux sont également inacceptables». Ce gigantesque projet (460 km de lignes à haute vitesse) doit relier les capitales basques et les réseaux européens, sans bénéficier aux petites et moyennes municipalités par lesquelles il passera. Pourtant, ce sont ces municipalités, tout comme les zones rurales se trouvant à proximité du tracé, qui en paieront les conséquences: déplacement de grandes quantités de terre lors de la construction des voies et des tunnels, destruction des terres agricoles et forestières, impacts pour les espaces naturels, les systèmes hydriques souterrains et les écosystèmes fluviaux, exploitation accélérée des carrières existantes et ouverture de nouvelles carrières pour fournir le béton nécessaire aux travaux, nuisances sonores... L'investissement pour le projet de TGV est estimé à 4,2 milliards d'euros et pourrait s'élever jusqu'à 6 milliards, l'équivalent du budget du Ministère basque de l'environnement pendant 54 ans! Parallèlement, les réseaux ferroviaires des municipalités de la région sont délaissés.