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Articles de presse

Les miracles de la permaculture

La productivité insoupçonnée de la terre

Faites le test autour de vous. Affirmez haut et fort que nous pourrions nous passer des engrais et des pesticides. Ajoutez que l’utilisation de l’espace agricole en France pourrait être optimisée et  que les monocultures défigurent une grande partie de nos paysages. Prétendez que nous pourrions produire beaucoup plus, sur de plus petites surfaces, en recréant des emplois en masse. Arguez que les fermes du XXIème siècle seront non seulement productives, mais magnifiquement belles et que les paysans qui y travailleront gagneront peut être mieux leur vie que les agriculteurs d’aujourd’hui. Terminez en brossant le tableau de villes modernes, culturelles et agricoles.

Je ne donne pas cher de votre peau.

Et pourtant, ce que l’agroécologie et la permaculture (entre autres) sont en train d’apporter à la réflexion agronomique démontre, s’il en était encore besoin, à quel point cette vision est fondée. L’expérience que Charles et Perrine Hervé-Gruyer conduisent, dans leur petite ferme du Bec Hellouin est, à ce titre, particulièrement intéressante.

Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable

Mediapart s'est procuré le rapport commandé par l'Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 : le potentiel énergétique est colossal, et ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire. Mais visiblement, il dérange puisque sa publication a été repoussée. Nous le publions en intégralité pour ouvrir le débat que l'administration a voulu refermer.

le rapport 100% énergies renouvelables

En France comme dans le monde, la "bataille du schiste" ne fait donc que commencer



Dans un article publié sur son site web vendredi 21 décembre, Le Monde revient longuement sur le dossier des gaz et pétrole de schiste en détaillant les réserves potentielles au niveau mondial. Explorant chaque continent, le journal passe en revue les principaux gisements et fait le point sur les différentes politiques suivies par les Etats concernés en matière d'exploration, d'exploitation et de législation.

Un article complet (le site Novethic.fr s'est d'ailleurs lui aussi livré cet exercice) qui coïncide avec une actualité brûlante en France sur le sujet et alors qu'un début de polémique au  sommet de l'Etat a débuté à l'occasion du voyage présidentiel en Algérie. En marge de celui-ci, Laurent Fabius qui accompagnait le Président de République, s'est laissé aller le 20 décembre à une confidence dont il ressort que la France et l’Algérie seraient sur le point de signer un accord pour l'exploitation du schiste algérien.





 

L'Angleterre autorise la relance de l'extraction de gaz de schiste

Le gouvernement britannique vient d'autoriser la relance de l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique. En 2011, la firme britannique Cuadrilla Resources avait en effet dû interrompre ses forages exploratoires, près de Blackpool dans le Lancashire, après l'enregistrement de deux événements sismiques. "Le gaz de schiste représente une nouvelle ressource énergétique potentielle prometteuse pour le Royaume-Uni, qui peut contribuer significativement à notre sécurité énergétique en réduisant notre dépendance vis-à-vis du gaz importé", a justifié à l'AFP, Edward Davey, le ministre chargé de l'énergie et du changement climatique.

Graine de révolte au pays du gaz de schiste

Le 6 novembre, le résultat du vote des 80 000 habitants de Longmont (Colorado) a fait moins de bruit que la réélection de Barack Obama. Marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste, il pourrait compliquer la stratégie énergétique d'un président qui compte sur les immenses réserves du pays en gaz pour réaliser l'une des promesses phares de sa campagne : l'indépendance énergétique des Etats-Unis en 2020.
Ce jour-là, en même temps que le choix du président, les électeurs de cette cité résidentielle nichée au pied des Rocheuses étaient aussi invités à se prononcer sur une proposition de texte interdisant la fracturation hydraulique (fracking) sur le territoire de la commune.

Energies renouvelables Transition énergétique

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Le 8 et le 9 septembre 2 012 a eu lieu à Ginestas non loin de Narbonne la coordination nationale des collectifs anti gaz de schistes. Quelques jours plus tard, le 22, à St Chrystol lès Alès eut lieu une manifestation de 3500 personnes rassemblant des opposants du sud de la France aux gaz de schistes. Les discussions dans les deux cas sont allées bon train. Et fréquemment dans ce cas on en arrive aux 'énergies renouvelables' et à la 'transition énergétique' comme la solution aux problèmes épineux qui sont posés ; par les gaz de schistes notamment.

On entend beaucoup parler de cette ...solution. Mais une solution à quoi ? Nous pouvons voir d'un bon œil l'utilisation des énergies qui, en étant renouvelables - en principe ! - 'nous' préservent de l'épuisement des énergies fossiles. 

Arnaud Montebourg : la France doit "redevenir un pays minier"

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a souhaité mardi que la France puisse redevenir un pays minier, afin notamment de sécuriser les approvisionnements en métaux stratégiques, et a regretté l'absence dans l'Hexagone d'un grand acteur dans le secteur. Le ministre "souhaite donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens", a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue du Comité des métaux stratégiques (Comes). "Il s'agit d'améliorer notre connaissance du sous-sol, en revisitant l'inventaire de notre sous-sol", précise-t-il dans le communiqué.

L’énergie pour quoi et pour qui? Entretien avec le MAB (Mouvement des Affectés par les Barrages, Brésil)

MABMABLe Brésil a le troisième plus haut potentiel de production d’énergie hydraulique au monde (10% du potentiel mondial) [1]. 30,9%  « seulement » de ce potentiel est exploité actuellement. La construction de plus de 400 barrages hydroélectriques existants (dont 156 grands) a déjà expulsé plus d’un million de personnes de leurs terres et de leurs maisons. Il est prévu de construire 90 nouvelles centrales hydroélectriques d’ici 2016, pour une capacité de production de 36 834 MW . Le Plan National de l’Energie prévoit une production d’hydroélectricité de 94 700 MW à l’horizon de 2030. Le Mouvement des Affectés par les Barrages (MAB), défend les droits des familles expulsées ou menacées, tout en posant la question du modèle de société. Nous avons rencontré Daiane et Rogério Hohn, responsables de la coordination du MAB de l’Etat du Pará, et Moises da Costa Ribeiro, responsable du MAB à Altamira, à Marabá (Pará), en juillet 2010. 

Pérou: Cajamarca vaut de l'or, ses habitants veulent de l'eau

Des Incas aux géants miniers modernes, l'or a façonné l'histoire de Cajamarca, dans les Andes du nord Pérou. Mais c'est l'eau, rationnée depuis des mois, qui est au coeur des préoccupations, de la colère contre un méga-projet minier, perçu comme une menace hydrique de trop. Et une partie de Cajamarca est a présent dressée contre un nouveau projet d'or et de cuivre, Conga, que le consortium Yanacocha doit lancer en 2014, un investissement de 4,8 milliards de dollars. Et qui va sacrifier quatre lacs-réservoirs, pour en reconstruire quatre artificiels, plus grandd.

France: Bientôt des puits de pétrole au large de Marseille ?

Ceux qui ont vécu le premier choc pétrolier se souviennent sans doute de ce slogan-choc inventé par l'État pour inciter nos concitoyens à l'économie : "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées". Trente-cinq ans plus tard, on pourrait presque renverser l'ordre des propositions : "En France, on n'a plus beaucoup d'idées, mais on a - un peu - de pétrole". D'abord en Guyane, où le gouvernement vient d'autoriser l'exploitation d'un gisement d'une capacité estimée à au moins 1 milliard de barils. Ensuite en Méditerranée, où deux sociétés spécialisées, l'Anglaise Melrose Mediterranean Limited (MML) et l'Américaine Noble Energy, envisagent de forer un puits d'exploration à moins de 30 km au sud de nos côtes. 

Un village roumain refuse de devenir une mine d’or

En Roumanie, le projet d’exploitation du plus grand gisement d’or de l’Union européenne prévoit de rayer un village de la carte.

Le projet est contesté pour des raisons environnementales : du cyanure est utilisé pour extraire le métal précieux. Une poignée d’habitants veut résister. La colère monte également dans tout le pays. En parcourant une petite rue caillouteuse de Rosia Montana, les souvenirs reviennent à la mémoire de Sorin Jurca.« Nous jouions au football dans cette cour. Et après le repas, les anciens se mettaient à chanter »,  lâche-t-il.

Tous ces endroits qui ont marqué son enfance sont à présent vides. « Dans cette maison vivait ma tante, dans celle-ci un oncle , énumère-t-il. Lui, il a vendu sa maison rapidement. J’ai essayé de le convaincre de rester, mais il s’est dépêché de signer. Il n’a pas résisté à la tentation de l’argent. » La cinquantaine passée, Sorin est aujourd’hui le dernier de la famille Jurca à vivre à Rosia Montana. Ce petit coin de paradis de 4 000 âmes niché au cœur des Carpates occidentales s’est transformé en quelques années en un village maudit.

Québec : Moratoire citoyen - Plus de 20 000 propriétaires disent non à l'industrie gazière

Ils ont entériné une lettre fournie par les opposants aux gaz de schiste et adressée aux entreprises gazières. Ils se réclament de la Loi sur les mines pour exiger une entente à l'amiable avant toute activité d'exploration sur leur propriété, ce qui bloquerait à toutes fins pratiques les activités des sociétés gazières.

La loi actuelle prévoit en effet qu'une entreprise doit obtenir le consentement du propriétaire foncier pour avoir accès au terrain visé et y faire des travaux d'exploration. Sinon, l'entreprise doit verser une indemnité, et, en cas de désaccord, un tribunal doit trancher.

Le pétrole issu des sables bitumineux va-t-il être banni en Europe ?

C'est une petite victoire des écologistes sur les énergies fossiles les plus polluantes. Mardi 4 octobre, l'Union européenne a adressé aux Etats membres une proposition de directive pénalisant l'utilisation du pétrole tiré des sables bitumineux, dont l’extraction représente une menace pour l'environnement. Les sables bitumineux sont ce que l'on appelle une source de pétrole non conventionnel. Car contrairement au pétrole dit classique, qui afflue naturellement, sous forme liquide, à la surface lors de l'extraction, ces résidus de pétrole contenus dans les roches superficielles prennent la forme d'un bitume très visqueux et lourd, aggloméré avec du sable ou du schiste.