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Chalcidique: Le brouillard de gaz lacrymogènes enveloppe la montagne à Skouries

La manifestati10608694_10201955833376397_286529448276560638_oon la plus massive qui a eu lieu depuis un an à Scouries, a subi une répression policière en proportion. Pluie de gaz lacrymogènes et de grenades aveuglantes, c’est ce qu’on affronté aujourd’hui les manifestants, qui sont restés pendant plusieurs heures sur le Kakkavos, parmi eux de nombreuses personnes âgées et des étudiants. Ils ont répondu à la répression avec humour. Ils ont écrit « Ne nous frappez pas, on vous a apporté de l’eau » sur un pack de bouteilles d’eau qu’ils ont distribué aux MAT, une action inspirée par l’événement d’Exarchia. Ils ont répondu aussi avec courage.

Les manifestants, après avoir reculé, afin d’éviter les gaz chimiques, sont revenus devant l’entrée du site, d’où étaient parties les tensions, en criant des slogans. Cela s’est produit plusieurs fois et peu avant la tombée de la nuit, ils ont pris le chemin du retour.

photo @lolosmarios

09/09/2014 : Canada, l’industrie minière accusée après un désastre écologique

La digue d’un bassin de décantation de rejets issus d’une importante mine d’or et de cuivre à Mount Polley, dans la province de Colombie-Britannique au Canada, s’est rompue début août 2014. Des milliards de litres d’eaux usées et de boues toxiques se sont déversées dans les lacs et cours d’eau environnant. L’état d’urgence a été décrété localement, assorti d’une interdiction de consommer l’eau du robinet. Simple incident malencontreux ? Ou, bien plutôt, résultat de l’affaiblissement progressif des régulations environnementales au Canada pour faciliter le développement de l’industrie minière ?

L’accident, qui a eu lieu le 4 août dernier, est survenu malgré un rapport officiel de 2011 alertant le propriétaire de la mine, Imperial Metals, sur la nécessité de trouver une solution durable pour évacuer les eaux usées s’accumulant dans le bassin. 

Le rapport, commandé par deux tribus des « Premières nations » et payé par Imperial Metals, notait également que la mine n’avait « ni plan de surveillance ni plan d’urgence détaillés ». Dans le même temps, le ministère de l’Environnement de la province a déclaré avoir adressé un avertissement à Imperial Metals en mai dernier - pour la cinquième fois ! -, après que des inspections aient révélé que le niveau des eaux usées dans le bassin de décantation dépassait la limite autorisée. Des eaux usées qui présentaient aussi une concentration anormalement élevée de plusieurs substances, dont le sélénium et le molybdène.

L’accident, qualifié de « plus grande catastrophe minière jamais survenue au Canada », a détruit les écosystèmes de la rivière voisine de Hazeltine Creek, qui abritaient de nombreuses espèces animales. Les boues ont également atteint les lacs Polley et Quesnel, dont la population locale dépend pour son eau potable ainsi que pour la pêche.

En Grèce, le village d'Iérissos s'oppose à la réouverture de mines d'or

La Grèce endettée possède de l'or dans ses sous-sols. Ce devrait être une bonne nouvelle, mais dans le village d'irréductibles Hellènes de Iérissos, à quelques kilomètres de la porte d'entrée du mont Athos, la relance des mines est vécue comme une catastrophe. "Non aux mines d'or", proclament des banderoles au centre du village de 3 000 habitants. Les heurts avec la police sont devenus fréquents dans la forêt de Skouriès de cette région de Chalcidique, à 100 kilomètres à l'est de Thessalonique, dans le nord du pays.

Pour Christos Pappas, Tolis Papageorgiou, Kostas Efthimiou, Maria Kadoglou, c'est le combat d'une vie. Cela fait des années qu'ils luttent contre les risques de pollution de leur belle Chalcidique et de ses montagnes recouvertes de forêts et de bruyères en fleurs qui tombent dans la mer. Ils se battent devant les tribunaux, dans les médias et sur le terrain. Ils se sont opposés aux exploitants miniers successifs mais trouvent aujourd'hui face à eux un acteur protéiforme, plus difficile à attaquer : la crise économique.

Reponse des collectifs anti-gaz et petrole de schiste aux propos de Philippe chalmin dans marianne du 11 fevrier 2013.

En réaction à une tribune parue dans le magazine Marianne le gaz de schiste, nouvel étendard de la "pensée verte"  voici la réponse des collectifs anti gaz et pétrole de schiste

Non, Mr Chalmin, le front du refus ne joue pas sur la peur ! la Gauche à la Droite, il passe également et, de plus en plus, par des Citoyens de tous bords, avec ou sans étiquette politique, qui ne jouent pas, quand ils se retrouvent unis sur le front du refus au nom de la raison et du principe de précaution.

Non, Mr Chalmin, la France et l'Europe ne sont pas les Etats-Unis et ce n'est pas en allant piocher dans notre sous-sol des hydrocarbures de roche-mère, appellation pour l'exploitation des ressources du sous-sol français, que nous atteindrons une plus grande indépendance énergétique. D'une part, parce que les pétroliers et géologues eux-mêmes avouent que le potentiel des réserves existantes n'est pas connu et souvent surestimé. D'autre part, parce que, et vous omettez de le dire, le coût des recherches de ces énergies fossiles sera 2 à 3 fois supérieur en Europe par rapport aux Etats-Unis (Etude de 2010 de l'Oxford Institute of Energy Studes et validée par l'AIE). Vous oubliez également de parler des subventions dont bénéficient les sociétés pétrolières américaines, qui faussent le résultat de la rentabilité de cette exploitation outre-atlantique.

[BASTAMAG]Dirigeants d’entreprises et chefs de gouvernement bientôt jugés en cas de crimes contre l’environnement ?

Imaginez des ministres, des PDG d’entreprises ou de banques, poursuivis pénalement pour crimes contre l’environnement. C’est l’objet d’une initiative citoyenne européenne lancée fin janvier, qui doit recueillir un million de signatures pour pouvoir être étudiée par la Commission européenne. Si cette directive « Ecocide » aboutit, elle pourrait influencer fortement les décisions stratégiques des dirigeants politiques et économiques. Et impulser une véritable transition écologique.

Décembre 1999. Un navire pétrolier, l’Erika, sombre au large de la Bretagne entrainant une marée noire sur plus de 400 km de côtes françaises. Après des années de batailles juridiques, le groupe français Total est condamné à payer 200 millions d’euros de dommages et intérêts. Mais aucun des responsables de Total ne peut être poursuivi personnellement. Une situation qui pourrait évoluer prochainement. C’est ce que demande une initiative citoyenne européenne(ICE), intitulée « arrêtons l’écocide en Europe, donnons des droits à la Terre », lancée il y a quelques semaines, et qui propose un projet de nouvelle directive européenne.

En France comme dans le monde, la "bataille du schiste" ne fait donc que commencer



Dans un article publié sur son site web vendredi 21 décembre, Le Monde revient longuement sur le dossier des gaz et pétrole de schiste en détaillant les réserves potentielles au niveau mondial. Explorant chaque continent, le journal passe en revue les principaux gisements et fait le point sur les différentes politiques suivies par les Etats concernés en matière d'exploration, d'exploitation et de législation.

Un article complet (le site Novethic.fr s'est d'ailleurs lui aussi livré cet exercice) qui coïncide avec une actualité brûlante en France sur le sujet et alors qu'un début de polémique au  sommet de l'Etat a débuté à l'occasion du voyage présidentiel en Algérie. En marge de celui-ci, Laurent Fabius qui accompagnait le Président de République, s'est laissé aller le 20 décembre à une confidence dont il ressort que la France et l’Algérie seraient sur le point de signer un accord pour l'exploitation du schiste algérien.





 

L'Angleterre autorise la relance de l'extraction de gaz de schiste

Le gouvernement britannique vient d'autoriser la relance de l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique. En 2011, la firme britannique Cuadrilla Resources avait en effet dû interrompre ses forages exploratoires, près de Blackpool dans le Lancashire, après l'enregistrement de deux événements sismiques. "Le gaz de schiste représente une nouvelle ressource énergétique potentielle prometteuse pour le Royaume-Uni, qui peut contribuer significativement à notre sécurité énergétique en réduisant notre dépendance vis-à-vis du gaz importé", a justifié à l'AFP, Edward Davey, le ministre chargé de l'énergie et du changement climatique.

Graine de révolte au pays du gaz de schiste

Le 6 novembre, le résultat du vote des 80 000 habitants de Longmont (Colorado) a fait moins de bruit que la réélection de Barack Obama. Marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste, il pourrait compliquer la stratégie énergétique d'un président qui compte sur les immenses réserves du pays en gaz pour réaliser l'une des promesses phares de sa campagne : l'indépendance énergétique des Etats-Unis en 2020.
Ce jour-là, en même temps que le choix du président, les électeurs de cette cité résidentielle nichée au pied des Rocheuses étaient aussi invités à se prononcer sur une proposition de texte interdisant la fracturation hydraulique (fracking) sur le territoire de la commune.

Energies renouvelables Transition énergétique

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Le 8 et le 9 septembre 2 012 a eu lieu à Ginestas non loin de Narbonne la coordination nationale des collectifs anti gaz de schistes. Quelques jours plus tard, le 22, à St Chrystol lès Alès eut lieu une manifestation de 3500 personnes rassemblant des opposants du sud de la France aux gaz de schistes. Les discussions dans les deux cas sont allées bon train. Et fréquemment dans ce cas on en arrive aux 'énergies renouvelables' et à la 'transition énergétique' comme la solution aux problèmes épineux qui sont posés ; par les gaz de schistes notamment.

On entend beaucoup parler de cette ...solution. Mais une solution à quoi ? Nous pouvons voir d'un bon œil l'utilisation des énergies qui, en étant renouvelables - en principe ! - 'nous' préservent de l'épuisement des énergies fossiles. 

Arnaud Montebourg : la France doit "redevenir un pays minier"

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a souhaité mardi que la France puisse redevenir un pays minier, afin notamment de sécuriser les approvisionnements en métaux stratégiques, et a regretté l'absence dans l'Hexagone d'un grand acteur dans le secteur. Le ministre "souhaite donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens", a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue du Comité des métaux stratégiques (Comes). "Il s'agit d'améliorer notre connaissance du sous-sol, en revisitant l'inventaire de notre sous-sol", précise-t-il dans le communiqué.

L’énergie pour quoi et pour qui? Entretien avec le MAB (Mouvement des Affectés par les Barrages, Brésil)

MABMABLe Brésil a le troisième plus haut potentiel de production d’énergie hydraulique au monde (10% du potentiel mondial) [1]. 30,9%  « seulement » de ce potentiel est exploité actuellement. La construction de plus de 400 barrages hydroélectriques existants (dont 156 grands) a déjà expulsé plus d’un million de personnes de leurs terres et de leurs maisons. Il est prévu de construire 90 nouvelles centrales hydroélectriques d’ici 2016, pour une capacité de production de 36 834 MW . Le Plan National de l’Energie prévoit une production d’hydroélectricité de 94 700 MW à l’horizon de 2030. Le Mouvement des Affectés par les Barrages (MAB), défend les droits des familles expulsées ou menacées, tout en posant la question du modèle de société. Nous avons rencontré Daiane et Rogério Hohn, responsables de la coordination du MAB de l’Etat du Pará, et Moises da Costa Ribeiro, responsable du MAB à Altamira, à Marabá (Pará), en juillet 2010. 

Pérou: Cajamarca vaut de l'or, ses habitants veulent de l'eau

Des Incas aux géants miniers modernes, l'or a façonné l'histoire de Cajamarca, dans les Andes du nord Pérou. Mais c'est l'eau, rationnée depuis des mois, qui est au coeur des préoccupations, de la colère contre un méga-projet minier, perçu comme une menace hydrique de trop. Et une partie de Cajamarca est a présent dressée contre un nouveau projet d'or et de cuivre, Conga, que le consortium Yanacocha doit lancer en 2014, un investissement de 4,8 milliards de dollars. Et qui va sacrifier quatre lacs-réservoirs, pour en reconstruire quatre artificiels, plus grandd.

France: Bientôt des puits de pétrole au large de Marseille ?

Ceux qui ont vécu le premier choc pétrolier se souviennent sans doute de ce slogan-choc inventé par l'État pour inciter nos concitoyens à l'économie : "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées". Trente-cinq ans plus tard, on pourrait presque renverser l'ordre des propositions : "En France, on n'a plus beaucoup d'idées, mais on a - un peu - de pétrole". D'abord en Guyane, où le gouvernement vient d'autoriser l'exploitation d'un gisement d'une capacité estimée à au moins 1 milliard de barils. Ensuite en Méditerranée, où deux sociétés spécialisées, l'Anglaise Melrose Mediterranean Limited (MML) et l'Américaine Noble Energy, envisagent de forer un puits d'exploration à moins de 30 km au sud de nos côtes.