En cette année 2009, la crise économique générée par l'ambition démesurée des grands capitaux transnationaux et par l'irresponsable complicité des gouvernements coïncide avec de nombreuses autres crises politiques, sociales et environnementales qui éclatent dans les villages, les communautés, les quartiers et l'ensemble des villes de notre pays.
Au même moment, le Mexique pâtit à la fois de la sécheresse la plus grave de ces soixante dernières années et des pluies des plus torrentielles, sans que l’on soit en mesure de collecter et d'utiliser ce liquide vital pour donner à boire à la population assoiffée et sans pouvoir remédier à la destruction environnementale des campagnes, prouvant ainsi que la gestion irrationnelle que le gouvernement fait des ressources hydriques de notre pays est en train d'atteindre une limite qui pourrait signifier l'effondrement du pays tout entier. De même, le gouvernement fédéral a entrepris une agression illégale contre les électriciens du centre du pays en décrétant la dissolution de Luz y Fuerza del Centro qui annonce, entre autres, une menace pour toute organisation sociale d'être criminalisé pour s'opposer publiquement aux politiques prédatrices incarnées par Felipe Calderón et les entreprises qui gouvernent notre pays.