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« Décroissance », le mot qui met les écolos en ébullition

(De Nantes) « Le terme de décroissance a au moins un mérite aujourd'hui, c'est qu'il remplit les salles », se réjouit Paul Ariès, politologue, à la tête du mouvement des « objecteurs de croissance ». Invité à débattre aux Journées d'été Verts-Europe Ecologie, à Nantes, il est vainqueur à égalité à l'applaudimètre avec... Corinne Lepage, l'ancienne ministre de l'Environnement de Jacques Chirac, récemment démissionnaire du MoDem.

C'est son camarade Yves Cochet, « écolo de souche » et vieux théoricien de la fin de la croissance qui l'a invité, au grand dam de Dany Cohn-Bendit, déjà exaspéré lors du premier jour de ces rencontres par l'incantation « anticapitaliste » de Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts. Dany avait boudé et filé à la plage, puis au théâtre.

Dans l'amphi bondé de près d'un millier de sympathisants venus de toutes les familles de l'écologie politique, chacun semble d'accord sur le constat que « la décroissance est une réalité qui s'impose », mais entre l'avocate centriste et l'apôtre de la décroissance, il y a un monde.

Unis pour la défense des mangroves

Date de publication: 
Jeudi, 1 Juillet, 2010
Par: 
Anna Bednik

Mangrove en ColombieMangrove en ColombieSur les bords du fleuve Muisne, les dédales des mangliers rouges et l'enchevêtrement de leurs racines aériennes hébergent encore crabes et coquillages. Mais la couverture végétale n'occupe plus qu'une frange très étroite, déchirée par endroits. Derrière, des étendues lisses de piscines d'élevage des crevettes et le bruit des machines pompant l'eau de la rivière. 5, 10, 20, 50 hectares..., se sont des « petites et moyennes» propriétés (les « grandes » vont jusqu'à 2000 ha). Difficile aujourd'hui de continuer à vivre des mangroves à Muisne, petite île du Pacifique équatorien (Esmeraldas). En Equateur, depuis l'arrivée de l'industrie de la crevette en 1967, 70% des mangroves ont été détruites[1].

« Comme le font les entreprises minières et pétrolières, les « camaroneras» nous ont promis des emplois » - raconte Lider Gongora, président de C-condem (Coordination Nationale pour la Défense de l'Ecosystème des Mangroves), « Certes, au début, ils amènent du travail, celui de couper les mangliers. Après, c'est une autre histoire ». Les mangroves sont considérées par la législation équatorienne comme un « bien national d'utilisation publique » et leur déforestation est illégale... ce qui n'a pas empêché l' installation massive de piscines à crevettes, gérées aussi bien par des particuliers que par des entreprises nationales et étrangères. En 20 ans, l'industrie de la crevette s'est progressivement étalée sur toute la côte équatorienne. A Muisne, elle arrive en 1987, en même temps que (ou à cause de) la route.

Mangroves et « camaroneras » Lire la suite »

Une proposition révolutionnaire de l’Équateur : l’Initiative Yasuní ITT

Parc YasuniParc YasuniComment engager de véritables politiques de lutte contre le réchauffement climatique ?

L'échec du sommet de Copenhague, en décembre 2009, a montré les difficultés des États à se remettre en question quant à leur modèle de développement et à présenter de véritables politiques de lutte contre le réchauffement climatique en accord avec les autres pays du monde. Face à cette incapacité à aller au-delà des intérêts nationaux et commerciaux, un petit pays, l'Équateur, propose au monde une idée simple mais révolutionnaire  : l'Initiative Yasuní ITT.

Le projet ITT (sigle venant du nom des trois forages d'exploration se trouvant dans la zone  : Ishpingo-Tambococha-Tiputini) consiste à laisser sous terre quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le parc Yasuní, une réserve naturelle contenant une des plus importantes biodiversités au monde. L'exploitation de ce pétrole lourd pourrait rapporter à l'État entre 5 et 6 milliards de dollars (avec un prix de 70 dollars le baril). Mais en échange, l'Équateur, en partant du principe de coresponsabilité pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution de 50 % au minimum de la manne financière dont il pourrait disposer s'il exploitait ce pétrole. La biodiversité en Amazonie doit être considérée comme un bien commun mondial car c'est la plus grande source d'oxygène au monde.

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Livre L'Âge des low tech - Vers une civilisation techniquement soutenable
Communiqué Propositions pour une plateforme commune de la montagne limousine
Article de presse Les Amérindiens, premières victimes dans les luttes pour l’environnement
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iPaper Comparaison internationale des politiques publiques en matière d’économie circulaire
Article de presse Economie circulaire : La dynamique en marche dans l'Hexagone
Article de presse Economie circulaire : Les différentes approches à travers le monde
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Page Financement participatif : participez au projet "Caméra Shuar" !
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Brève Noël sans électricité (à la bougie) : "On leur a expliqué que dans le temps, c'est comme ça qu'on vivait" (un habitant de Virandeville, Bretagne)
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Événement 11e édition du festival de cinéma d'Attac "Images mouvementées"
Article Yasuní-ITT : un projet impossible pour l'extractiviste Correa
Article de presse Equateur : "Yasuni ITT ou l'échec de la non-exploitation du pétrole"
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iPaper Quelles alliances stratégiques pour le mouvement de la transition ?
iPaper Luttes contre l’extractivisme, expériences alternatives et transition : construire des ponts (FUC 2012)

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Energie: un rapport propose de doper l'hydrogène en France

PARIS - Un rapport parlementaire publié mardi propose de doper l'hydrogène comme source d'énergie en France, via un soutien accru de l'Etat, notamment pour alimenter des voitures électriques à plus grande portée et l'injecter dans le réseau gaz.
Ce rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) suggère des mesures à même de permettre à la France de rattraper son retard sur les deux pays en pointe en la matière, l'Allemagne et le Japon. Lire la suite »

2009, 25 ans d'action du MST

Cette année le mouvement des paysans sans terre (MST) brésilien a 25 ans. C'est l'occasion pour la Revista Caros Amigos, de publier une tribune d'un de ses plus célébres leaders , João Pedro. Lire la suite »

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Financement participatif : participez au projet "Caméra Shuar" !

SOUTENEZ LE PROJET "CAMERA SHUAR" POUR PERMETTRE AUX COMMUNAUTES SHUARS D'EQUATEUR D'ETRE AUTONOMES MEDIATIQUEMENT ET DE LUTTER CONTRE L'EXPLOITATION MINIERE SUR LEUR TERRITOIRE !
Recyclez les appareils électroniques qui sommeillent dans vos placards et soutenez la lutte du peuple Shuar pour préserver son territoire - l’Amazonie - contre les mines à ciel ouvert et l'extraction du pétrole.

Le gouvernement équatorien a attribué une grande partie du territoire du peuple Shuar (plus de 700.000 hectares de forêt amazonienne au sud-este de l'Équateur) en concession à des entreprises transnationales en vue d’y préparer l’exploitation de l'or et du cuivre, dans des mines à ciel ouvert, ainsi que l’extraction du pétrole. Ensemble avec la communauté Shuar de Bomboiza, à l’origine de ce projet, nous souhaiterions faire connaître au monde ce que cette décision représente pour le peuple Shuar. Pour cela, nous voudrions lancer un projet de diffusion audio-visuel via Internet, autogéré par les Shuars.

Nos besoins :

  • d'une part, récupérer des appareils électroniques (caméras, appareils photo, ordinateurs, disques durs, "obsolètes" mais fonctionnels…), remplis de métaux qu'il a fallu extraire et qui pourtant traînent dans les fonds des placards, afin de nous en servir dans la défense des territoires habités, et ainsi dénoncer la future extraction d’autres métaux qui iront, à terme, remplir d'autres placards poussiéreux lorsque les machines qu'ils auront servi à construire seront à leur tour rendues obsolètes par la programmation marketing.
  • Mais, tout le monde n'ayant pas d'appareil "obsolète" dans ses placards, nous vous proposons, d'autre part, de nous aider à concrétiser ce projet en faisant un don en numéraire.

Soutenez ce projet sur ULULE