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Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis.

ÉQUATEUR - Écologie : un discours de façade ?

ITT YasuniITT YasuniDial avait présenté l'année dernière le novateur projet ITT [1]. Le Chili a été, au mois de septembre, le premier pays à donner 100 000 dollars pour soutenir l'initiative [2], suivi en novembre par l'Espagne (un million d'euros) [3]. Mais ces éléments encourageants ne dissipent pas cependant toutes les interrogations et les craintes autour la politique d'exploitation minière et pétrolière du gouvernement. Article de Luis Ángel Saavedra publié sur le site de Noticias Aliadas le 28 octobre 2010.

Le gouvernement se sert de l'écologie pour susciter des sympathies internationales

L'initiative Yasuní-ITT, qui permet de conserver le pétrole sous terre dans une des zones les plus riches en biodiversité de la planète en échange d'une compensation financière internationale ; une Constitution qui considère l'écologie comme axe transversal et qui, dans sa structure normative, consacre un chapitre entier aux « droits de la nature » ; la création d'un tribunal ayant pouvoir de sanctionner ceux qui portent atteinte à ces droits : tout cela a fait croire que l'écologie était une préoccupation de la plus haute importance pour le gouvernement du président équatorien Rafael Correa.

Mouvements socio-environnementaux en Amérique latine : territoires, écosystèmes et cultures

En avril dernier, alors que les 17 tables du sommet de Cochabamba, convoqué par le gouvernement bolivien, analysaient les « causes structurelles et systémiques » du changement climatique et discutaient des stratégies à mettre en place pour défendre « la vie et les Droits de la Terre Mère», la table 18, réunie par des organisations indigènes et écologistes hors programme officiel, débattait des conflits socio-environnementaux locaux et dénonçait, entre autres choses, l'attitude du gouvernement en matière de politique minière et face à la construction des barrages sur le fleuve Madeira. Cette contradiction est révélatrice des tensions, difficiles à ignorer, présentes aujourd'hui dans tous les pays d'Amérique latine, des régimes les plus néolibéraux aux plus progressistes.

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Événement Vendredi 3 avril : Extractivisme, Spoliation et destruction de territoire "non merci" !
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Article La Louve, le supermarché coopératif du 18ème: le bio pour les bobos, les restes pour les prolos ?
Article de presse L’eau: au-delà de l’Etat
Page Lettre d'information du collectif Aldeah - septembre 2014 -
Communiqué Campagne Bang! Ban Cyanide ! Stop ! Interdisons le cyanure !
Communiqué Appel à projets alternatifs autour de Lussat contre la relance minière en Creuse
Article de presse Croissance: on arrête tout, on réfléchit!
Article L’Amérique Latine aujourd’hui, vue du bas
Livre L'Âge des low tech - Vers une civilisation techniquement soutenable
Communiqué Propositions pour une plateforme commune de la montagne limousine
Article de presse Les Amérindiens, premières victimes dans les luttes pour l’environnement
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Article Mines urbaines : une option pour pallier la pénurie de métaux ?
iPaper Comparaison internationale des politiques publiques en matière d’économie circulaire
Article de presse Economie circulaire : La dynamique en marche dans l'Hexagone
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Vidéo Il n'y pas de lendemain

Brèves

Transition énergétique : comment le Sénat a changé la loi

Quelques avancées, sur la rénovation des bâtiments, les transports propres ou la biomasse. Mais surtout, un recul sur les grands objectifs énergétiques, notamment sur le nucléaire. Lire la suite »

Energie: un rapport propose de doper l'hydrogène en France

PARIS - Un rapport parlementaire publié mardi propose de doper l'hydrogène comme source d'énergie en France, via un soutien accru de l'Etat, notamment pour alimenter des voitures électriques à plus grande portée et l'injecter dans le réseau gaz.
Ce rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) suggère des mesures à même de permettre à la France de rattraper son retard sur les deux pays en pointe en la matière, l'Allemagne et le Japon. Lire la suite »

2009, 25 ans d'action du MST

Cette année le mouvement des paysans sans terre (MST) brésilien a 25 ans. C'est l'occasion pour la Revista Caros Amigos, de publier une tribune d'un de ses plus célébres leaders , João Pedro.

Documents

Quand l’agro-écologie tisse des « liens qui libèrent » : une expérience colombienne

Par Anna Bednik. Dans Franck Gaudichaud (dir.), Amériques latines : émancipations en construction, Cahiers de l’émancipation, Syllepse, janvier 2013

La  globalisation du  capitalisme  uniformise les  territoires,  s’insinue dans  tous les  domaines  de  la  vie, instille dans les esprits l’utilitarisme et la logique de domination et détruit peu à peu les autres formes d’inscription dans le  monde.  Sa  progression  exige  toujours  davantage  :  de  plus  en  plus  d’activités  génératrices  de  profit  et d’inégalités  qui  rendent  ce  profit  possible,  toujours  plus  de  matières  premières  à  offrir  aux  exigences  – assidûment  croissantes  –  d’une  humanité  en  passe  de  devenir  un  appendice  de  la  machine  économique  et transformant toute forme d’existant en ressource exploitable. De nombreux chemins peuvent mener à ce même résultat. En Colombie, où, comme dans d’autres pays de la région,  le  néolibéralisme  s’est  enraciné  au  cours  des  trois  dernières  décennies,  la  redéfinition  des  scénarios sociaux et productifs est aussi allée de pair avec « toujours plus de violence ». Appliquant à la lettre la doctrine de la guerre antisubversive contre les guérillas communistes qui le défient depuis bientôt 50 ans, l’Etat a laissé le pays à la merci de groupes paramilitaires. Sous-traitants de la guerre sale pour l’armée régulière, mercenaires de « sécurité » et de coercition pour ceux qui ont des intérêts à défendre et de l’argent pour payer, ces derniers se  sont  progressivement  affirmés  comme  de  nouvelles  élites  locales  et  régionales.  Leur  autonomie  et  leur pouvoir ont grandi, tout comme leur faculté à s’imposer aux différents échelons de l’Etat.  Lire la suite