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Les droites, les gauches et l’écologie libertaire

Les droites, les gauches et l´écologie libertaire

par Marco Arana, traduction de Thierry Uso

Tous les présidents d’Amérique latine, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont été élus par leurs promesses de continuer à promouvoir la croissance économique et de diminuer ou éradiquer la pauvreté. Pour certains d’entre eux, la recette est le néolibéralisme économique. Pour d’autres, une plus grande participation de l’Etat dans les activités économiques et la redistribution de la rente. Dans tous les cas, ils parient sur l’intensification et l’extension des activités extractivistes (mines, pétrole, pêche), sous-entendant que les besoins sont infinis et les ressources naturelles également. Je ne crois pas avoir entendu un seul de ces présidents tenir un discours sophistiqué disant que « les avancées technologiques compenseront et résoudront les graves problèmes écologiques que le modèle de développement actuel génère » ; comme l’ont fait les défenseurs de l’économie verte au dernier sommet sur l’environnement à Rio+20.

Ces monnaies locales qui titillent l'euro sur leur territoire

L'Eusko au Pays Basque, le Sol Violette à Toulouse, la Mesure à Roman... les monnaies locales se multiplient dans le sud de la France depuis quelques années. La plupart du temps, l'objectif est de dynamiser le tissu économique local, mais elles peuvent également être pensées pour promouvoir la culture locale, comme le fait l'eusko pour la langue basque.

"Cela vous fera dix euskos s'il vous plaît !" Voilà ce que commencent à prononcer depuis le 31 janvier certains petits commerçants basques, au moment de passer en caisse. L'eusko - prononcé "euchko" - est la nouvelle monnaie locale du Pays Basque. Non, les basques n'ont pas obtenu leur indépendance, il s'agit juste d'une monnaie complémentaire qui circule en parallèle de l'euro. L'objectif d'Euskal Moneta, l'association à l'origine de ce projet, réside en la relocalisation de l'économie et à une dynamisation des échanges commerciaux locaux. La monnaie se décline en billets de 1, 2, 5,10 et 20 euskos, et pour éviter les conversions alambiquées, un eusko vaut un euro. Les commerçants peuvent rendre la monnaie en euros.
L'eusko est valable uniquement entre adhérents de l'association et points de vente habilités. "Tous les commerces peuvent faire partie du réseau à l'exception des acteurs de la grande distribution et de l'agriculture industrielle hors-sol. Notre but est de soutenir les petits commerçants et les paysans locaux" explique Dante Edne-Sanjurjo, l'un des membres du comité de pilotage de l'association Euskal Moneta

Energies renouvelables Transition énergétique

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Le 8 et le 9 septembre 2 012 a eu lieu à Ginestas non loin de Narbonne la coordination nationale des collectifs anti gaz de schistes. Quelques jours plus tard, le 22, à St Chrystol lès Alès eut lieu une manifestation de 3500 personnes rassemblant des opposants du sud de la France aux gaz de schistes. Les discussions dans les deux cas sont allées bon train. Et fréquemment dans ce cas on en arrive aux 'énergies renouvelables' et à la 'transition énergétique' comme la solution aux problèmes épineux qui sont posés ; par les gaz de schistes notamment.

On entend beaucoup parler de cette ...solution. Mais une solution à quoi ? Nous pouvons voir d'un bon œil l'utilisation des énergies qui, en étant renouvelables - en principe ! - 'nous' préservent de l'épuisement des énergies fossiles. 

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Brèves

Energie: un rapport propose de doper l'hydrogène en France

PARIS - Un rapport parlementaire publié mardi propose de doper l'hydrogène comme source d'énergie en France, via un soutien accru de l'Etat, notamment pour alimenter des voitures électriques à plus grande portée et l'injecter dans le réseau gaz.
Ce rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) suggère des mesures à même de permettre à la France de rattraper son retard sur les deux pays en pointe en la matière, l'Allemagne et le Japon. Lire la suite »

2009, 25 ans d'action du MST

Cette année le mouvement des paysans sans terre (MST) brésilien a 25 ans. C'est l'occasion pour la Revista Caros Amigos, de publier une tribune d'un de ses plus célébres leaders , João Pedro. Lire la suite »

Documents

Quand l’agro-écologie tisse des « liens qui libèrent » : une expérience colombienne

Par Anna Bednik. Dans Franck Gaudichaud (dir.), Amériques latines : émancipations en construction, Cahiers de l’émancipation, Syllepse, janvier 2013

La  globalisation du  capitalisme  uniformise les  territoires,  s’insinue dans  tous les  domaines  de  la  vie, instille dans les esprits l’utilitarisme et la logique de domination et détruit peu à peu les autres formes d’inscription dans le  monde.  Sa  progression  exige  toujours  davantage  :  de  plus  en  plus  d’activités  génératrices  de  profit  et d’inégalités  qui  rendent  ce  profit  possible,  toujours  plus  de  matières  premières  à  offrir  aux  exigences  – assidûment  croissantes  –  d’une  humanité  en  passe  de  devenir  un  appendice  de  la  machine  économique  et transformant toute forme d’existant en ressource exploitable. De nombreux chemins peuvent mener à ce même résultat. En Colombie, où, comme dans d’autres pays de la région,  le  néolibéralisme  s’est  enraciné  au  cours  des  trois  dernières  décennies,  la  redéfinition  des  scénarios sociaux et productifs est aussi allée de pair avec « toujours plus de violence ». Appliquant à la lettre la doctrine de la guerre antisubversive contre les guérillas communistes qui le défient depuis bientôt 50 ans, l’Etat a laissé le pays à la merci de groupes paramilitaires. Sous-traitants de la guerre sale pour l’armée régulière, mercenaires de « sécurité » et de coercition pour ceux qui ont des intérêts à défendre et de l’argent pour payer, ces derniers se  sont  progressivement  affirmés  comme  de  nouvelles  élites  locales  et  régionales.  Leur  autonomie  et  leur pouvoir ont grandi, tout comme leur faculté à s’imposer aux différents échelons de l’Etat.  Lire la suite