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Economie circulaire : Les différentes approches à travers le monde

L'économie circulaire fait l'objet d'une loi dans plusieurs pays du globe, depuis une dizaine d'années déjà. Une étude du commissariat général au développement durable publiée en janvier propose une comparaison internationale de ces politiques. Les auteurs, Richard Rouquet et Doris Nicklaus, nous aident à décrypter les enseignements à tirer des quatre pays étudiés : le Japon, la Chine, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Novethic. Pouvez-vous brosser un rapide tour d’horizon de l’économie circulaire dans le monde ?

Richard Rouquet : D’abord, il faut préciser qu’il n’existe pas de définition homogène de l’économie circulaire. Chaque pays privilégie certaines orientations. La Chine accorde beaucoup d’importance aux technologies propres et à l’écologie industrielle, alors que le Japon privilégie le recyclage et plus récemment le principe de proximité et de prévention des déchets. Les Pays-Bas ont, eux, une approche « chaîne de la matière » qui vise à limiter l’impact sur l’environnement tout au long de la production. Par ailleurs, certains thèmes sont peu ou pas abordés comme l’économie de la fonctionnalité ou l’allongement de la durée de vie des produits.

Doris Nicklaus : Bien entendu cette étude n’est pas exhaustive. Outre les quatre pays étudiés, il existe des choses intéressantes au Royaume-Uni qui vient de lancer un programme national sur la symbiose industrielle.

Yasuní-ITT : un projet impossible pour l'extractiviste Correa

Date de publication: 
Jeudi, 5 Septembre, 2013
Par: 
William Sacher, universitaire, actuellement doctorant en économie du développement de Flacso-Ecuador, Quito.

Article paru également dans FAL Magazine, automne 2013.

L'initiative Yasuní-ITT est « le projet phare de la révolution citoyenne ». Ainsi s'exprimait en 2010 le président de l'Équateur Rafael Correa, suscitant de sérieux espoirs d'un avenir post-extractiviste au sein du mouvement écologiste global. C'est dire si l'annonce par Correa de l'abandon de l'initiative, le 15 août dernier, a pour le moins été vécue comme un coup de massue par de nombreux réseaux écologistes d'occident et d'ailleurs.

L'examen des politiques menées par Correa au cours des dernières années montrent cependant que ce nouvel écueil de la « gauche » latinoaméricaine était largement prévisible.

Une initiative pionnière

Proposition totalement inédite et ayant reçu un grand soutien populaire, l'initiative Yasuní-ITT consistait pour l'Équateur à se refuser à exploiter une partie de ses réserves prouvées de pétrole en Amazonie (situées dans le parc national de Yasuní) en échange de dons qui seraient venus de l'étranger. L'objectif officiel était de préserver cette partie de l'Amazonie, hébergeant une biodiversité unique sur la planète et le milieu de vie de nombreuses communautés autochtones, certaines étant en « isolement volontaire » (bien que Correa et son gouvernement ont, d'une manière plus réductrice, souvent mis en avant l'intérêt du projet pour la seule lutte contre les changements climatiques).

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Equateur : "Yasuni ITT ou l'échec de la non-exploitation du pétrole"

L'Equateur est le plus petit pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ; environ un cinquième de ses ressources supposées reposent dans le sous-sol du parc Yasuni reconnu pour sa grande richesse en matière de biodiversité. Entre la sauvegarde de ce petit bout d'Amazonie et l'exploitation des énergies fossiles, le président équatorien, Rafael Correa, a tranché en faveur de la seconde.

Les champs pétroliers d'Ishpingo, de Tambococha et de Tiputini – dits "ITT" – et leurs quelque 900 millions de barils de pétrole seront donc exploités, a annoncé, jeudi 15 août lors d'une allocution solennelle, le président Correa, avec une"profonde tristesse".

 Réélu en février, Rafael Correa avait promis d'approfondir sa "révolution citoyenne" où doivent se mêler transformation sociale du pays et respect de l'environnement. M. Correa a reconnu avoir pris"une des décisions les plus difficiles de tout [son] gouvernement" en favorisant le pétrole aux dépens de cette réserve de biosphèreclassée par l'Unesco (PDF), où vivent 696 variétés d'oiseaux, 2 274 d'arbres, 382 de poissons, 169 de mammifères ou encore 121 de reptiles, ainsi que des dizaines de milliers d'espèces d'insectes.

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Brèves

Energie: un rapport propose de doper l'hydrogène en France

PARIS - Un rapport parlementaire publié mardi propose de doper l'hydrogène comme source d'énergie en France, via un soutien accru de l'Etat, notamment pour alimenter des voitures électriques à plus grande portée et l'injecter dans le réseau gaz.
Ce rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) suggère des mesures à même de permettre à la France de rattraper son retard sur les deux pays en pointe en la matière, l'Allemagne et le Japon. Lire la suite »

2009, 25 ans d'action du MST

Cette année le mouvement des paysans sans terre (MST) brésilien a 25 ans. C'est l'occasion pour la Revista Caros Amigos, de publier une tribune d'un de ses plus célébres leaders , João Pedro. Lire la suite »

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Appel à projets alternatifs autour de Lussat contre la relance minière en Creuse

Date de publication: 
Samedi, 20 Septembre, 2014
Par: 
Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois

Dans la perspective d’occuper le terrain avec des projets alternatifs aux recherches minières autour de Lussat, nous lançons un appel à projet pour toute personne intéressée. Il s’agit de développer un projet sur un territoire rural, autour de Lussat, soutenu par le collectif contre les mines d’or, avec donc la perspective de s’installer –pourquoi pas- sur le territoire ou de léguer le projet.

Nous contacterons aussi des acteurs du territoire tel que le Pays Combraille en Marche qui peuvent aider à la réalisation du projet (dossier, aide matérielle…).

Nous soumettons ici les idées du Collectif contre les mines en Creuse ou celles qui lui ont été proposées : c’est une base de départ pour les projets. Mais bien sûr, c’est aux porteurs de projet de faire ensuite leur propre sauce ! Il s’agit d’idées de départ qui peuvent être des bonnes perspectives pour monter quelque chose.

 

 

1 – Les pâtisseries pépites d’or

On peut peut-être regarder s’il n’y a pas moyen de faire une petite structure (Peut-être le Pays Combrailles en Marche pourrait-il aider à faire un dossier ?) qui ferait des pépites (d’or !) avec des produits locaux (exemple : noisette, farine d’Evaux, raisins, ….produits au choix), initiative qui pourrait être soutenue par le collectif avec –pourquoi pas- de temps en temps des bénévoles (format SCIC ou SCOP par exemple) et avec un message « voici le seul or que nous voulons extraire… » ou un truc du genre.

Si à terme, il y a un dossier un peu pro avec exportation dans plusieurs magasins (et bien sûr à la réserve de l’étang des Landes !) ça peut faire un ou deux emplois. Il y a bien un biscuitier à Faux-la-Montagne (sud-Creuse) !

Il peut y avoir un appel à projet « pâtisseries/gâteaux » pour des gens d’ailleurs qui seraient intéressés par ça.

 

2 -  Le canoë

Ben oui, on a vu qu’on pouvait en faire (un peu) sur la Voueize ! Pourquoi pas un petit pôle visite de la Voueize, basé à Chambon ou ailleurs ou on pourrait faire du canoë et découvrir la Voueize aux petits et grands. Ça peut être sous format associatif (et pourquoi pas, en plus, quelqu’un qui aurait une activité rémunérée la dessus en parallèle), peut-être qu’on peut avoir quelques aides départementales pour le matériel par exemple.

Ça peut être l’occasion de découvrir flore et faune autour de la Voueize.

 

3 – Le recyclage

L’idée de départ était un évènement où on « pèse » nos portables et matériaux technologiques (version compteur pour voir l’équivalent « métaux rares » en poids dans les outils technologiques).

Idée de Recyclerie pour les produits technologiques –réparation, apporter à une usine proche qui les recycle, récupération diverse-

Ou plus complètement de Ressourcerie avec tous type de produits.

NB : il y a deux ressourceries proche à Saint-Maurice-pré-Pionsat et à Felletin qui peuvent aider à monter le dossier. Le Pays Combrailles en Marche est aussi intéressé par l’odée de pôles ressourceries locales.