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Démocratie locale

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L’eau: au-delà de l’Etat

Les comités de l’eau de la partie sud de Cochabamba, la quatrième plus grande ville de Bolivie, sont le parfait exemple des formes boliviennes de l’autonomie et de l’horizontalité. C’est un réseau toujours actif d’organisations qui se sont signalées après la « guerre de l’eau » de 2000, quand une mobilisation sur une grande échelle a mis le holà à une tentative parrainée par l’Etat de privatiser l’approvisionnement en eau de Cochabamba. L’un des résultats de la mobilisation a été une augmentation de la visibilité du réseau de comités de Cochabamba, qui a renforcé son niveau d’organisation dans la ville depuis sa victoire de 2000. On trouve les comités partout en périphérie, mais ils sont surtout concentrés dans la partie sud de la ville, qui est composée de six districts et compte la moitié de la population de la ville, soit plus de deux cent mille habitants, qui sont parmi les plus exposés à l’inefficacité de la compagnie publique de l’eau, SEMAPA.

Les comités de l’eau de Cochabamba réinventent les traditions boliviennes d’autonomie face à un Etat nouvellement remodelé, mais hautement centralisé.

L’autonomie et l’horizontalité sont parmi les formes boliviennes les plus traditionnelles d’organisation de la société. Elles forment ensemble une voie alternative, qui est réelle, pratique, et quotidienne, et qui recouvre ce que nous désignons par « lo publico », le fait public, et ce que cela implique de pratiquer une démocratie vivante et participative aux marges de l’Etat et des gouvernements qui détiennent le pouvoir.

Les comités de l’eau de la partie sud de Cochabamba, la quatrième plus grande ville de la Bolivie, sont le parfait exemple des formes boliviennes de l’autonomie et de l’horizontalité. C’est un réseau toujours actif d’organisations qui se sont signalées après la « guerre de l’eau » de 2000, quand une mobilisation sur une grande échelle mit le holà à une tentative parrainée par l’Etat de privatiser l’approvisionnement en eau de Cochabamba.

On associe souvent la guerre de l’eau et la « vraie » démocratie, et on pourrait penser qu’il y a là une contradiction : la guerre implique la violence, le gâchis en énergie et en ressources, la mort, les désaccords ; il paraît que c’est ce que la vision occidentale de la démocratie a pour but d’éviter. Mais il ne s’agissait pas d’un conflit direct portant uniquement sur la défense d’une ressource. Cela venait de la lutte historique et permanente du peuple bolivien pour défendre son droit à décider horizontalement et d’une manière autonome de ce qui concerne ses propres besoins, ce qui veut dire son besoin impérieux et permanent de vivre dans une vraie démocratie.

Démocratie participative et « inclusive » à Cotacachi (Equateur)

Dans le canton de Cotacachi (Imbabura, Equateur), aussi bien la résistance à l’industrie minière que la construction des alternatives à celle-ci ont trouvé un terrain d’expression au niveau du gouvernement local. Son dirigeant indigène, Auki Tituaña, élu pour la première fois en 1996 (puis réélu en 2000 et en 2004), est arrivé à la tête du canton avec un programme visant à promouvoir « l’inter-culturalité» et la participation populaire dans la gestion des affaires locales.

Pour atteindre cet objectif, une Assemblée d’Unité Cantonale est créée. L’instance de réflexion, planification et suivi, déclinée en 6 comités thématiques, elle rassemble les représentants de la société civile selon les principes de parité entre les hommes et les femmes et entre les ressortissants des trois territoires constitutifs du canton (zone andine, Intag et zone urbaine). C’est au sein de l’Assemblée que sont discutés et votés les différents axes de développement du canton et son budget.

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"No a la mina" à Esquel, Argentine

Date de publication: 
Lundi, 1 Décembre, 2008
Par: 
Aldeah

Esquel (Chubut) est une ville de la Patagonie argentine menacée par la construction d’une mine d’or à sa proximité immédiate (6 km). En mars 2003, la population de Esquel se pronnonce à 81% contre le projet minier, porté par l’entreprise transnationale Meridian Gold.


Ce plébiscite n’empêche cependant pas aux gouvernements national, provincial et municipal de donner le feu vert au projet minier. Les "Voisins Autoconvoqués d'Esquel" (Vecinos Autoconvocados de Esquel) ont alors crée un site Internet www.noalamina.org, pour le coup une vraie « mine » d’information sur les dégâts des industries extractives et les mouvements de résistance qui défient l’industrie et les gouvernements pour sauvegarder l’environnement et défendre leurs droits.

Documents

Propositions pour une plateforme commune de la montagne limousine

Date de publication: 
Lundi, 7 Avril, 2014
Par: 
Les habitants du plateau des milles vaches (Limousin)

Présentation publique du texte "Propositions pour une plateforme de la montagne limousine", jeudi 6 mars, à la salle des fêtes de Faux-la-Montagne (Creuse). Ce document est le fruit de la réflexion d'habitants du Plateau de Millevaches qui veulent mettre des questions politiques au cœur du débat. Il se découpe en six thèses suivies de propositions : "l'ouverture comme tradition", "se défaire de notre statut colonial" , "une certaine idée de la richesse", "repeupler le territoire", "bâtir un en-dehors de la métropole" et "si nous relevons le défi d'inventer ici une autre vie, c'est que nous devons aussi inventer une autre façon de s'organiser." Présentation par Michel Lulek, de Faux-la-Montagne, et réaction de la mairesse de Viam (Corrèze), Michèle Guillou.

Source et emission : http://www.radiovassiviere.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1532:7-mars--qpropositions-pour-une-plateforme-commune-de-la-montagne-limousineq&catid=148:le-plateau-qui-parle&Itemid=71