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Mis à jour : il y a 28 minutes 19 secondes

TAFTA: les sociaux démocrates valident, en douce, les tribunaux d’arbitrage

jeu, 26/02/2015 - 23:36
Mercredi 25 Février 2015 à 13:05

Bruno Rieth Ce samedi 21 février, les dirigeants sociaux-démocrates européens ont adopté une disposition commune pour réclamer l' »amélioration » du mécanisme des tribunaux privés d’arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Une fausse bonne nouvelle puisque cette disposition enterre par la même occasion la suppression pure et simple de ce dispositif dans le cadre des négociations sur le TAFTA pourtant majoritairement rejeté par les peuples européens. Manuel Valls entouré de Martin Schulz (à droite) et de Sigmar Gabriel, Vice-Chancelier de l’Allemagne. Paco Campos/EFE/SIPA

Samedi dernier, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernements sociaux-démocrates européens se réunissaient à Madrid. Objectif, afficher leur unité face aux attaques meurtrières terroristes et tenter de définir une stratégie économique commune. Et surtout, donner un coup de main au chef de file du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, en peine dans les sondages et aux prises avec le très en vogue parti anti-austérité Podemos, porté par vague Syriza. Manuel Valls qui représentait la France a donc pu assister à un drôle de spectacle. Notre premier ministre venu à la fois en tant que spectateur et représentant des dirigeants politiques sociaux-démocrates a tenu un discours inhabituel dans sa bouche, appelant à arrêter « l’austéricide » des politiques européennes, critiquant « l’austérité pour l’austérité ». Cocasse, quand dans leurs pays respectifs, tous ces «socdem» s’emploient pourtant à en appliquer les « bonnes » recettes. Un sérieux dédoublement de la personnalité dirait un psychiatre…

En marge de cet étrange exercice d’équilibriste, les dirigeants européens en ont aussi profité pour s’accorder sur une position commune sur l’épineuse question du mécanisme des tribunaux d’arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Adoptée, elle permettrait, dans le cas d’un litige commercial entre une entreprise américaine et un état européen, à l’entreprise américaine d’attaquer cet état devant un tribunal arbitral international et d’écarter de fait les instances judiciaires nationales. La disposition suscite une véritable levée de boucliers de toute part dans le cadre des négociations sur le traité transatlantique.  En témoigne les résultats de la consultation européenne sur ce mécanisme. Sur 150 000 avis rendus, 88 % des répondants s’opposent à l’introduction de cette clause dans le TAFTA. En réponse, les sociaux démocrates ont donc accordé leurs violons pour réclamer un cadrage plus strict de ces tribunaux : exclusion de certains secteurs comme la santé ou l’environnement« pour préserver la capacité des Etats à prendre des décisions souveraines », rehaussement des exigences en matière de conflit d’intérêt des juges-arbitres, création d’une cour d’appel et d’une cour permanente ainsi que le renforcement des pénalités en cas de plainte abusive des investisseurs.

Le Parti socialiste, dans un communiqué, s’est empressé de saluer cette « réponse ambitieuse » et de se réjouir de « cette déclaration commune qui reflète nos valeurs : transparence, défense des intérêts des Etats, protection des citoyens et de l’environnement, engagement pour une mondialisation maîtrisée et favorable aux peuples souverains ». Le PS en a aussi profité pour vanter « l’important travail diplomatique mené par le secrétaire d’Etat au commerce extérieur de Matthias Fekl avec plusieurs partenaires européens ». Et au Quai d’Orsay, on ne boude pas son plaisir. « A dilplomate is born » nous confie-t-on au quai d’Orsay, plein d’enthousiasme. Et de poursuivre « Cela fait des mois que Matthias Fekl travaille pour faire bouger les lignes. D’abord avec les allemands puis avec les autres partenaires européens. Il y a encore quelques mois, nous n’aurions même pas imaginé que l’on puisse arriver un tel résultat. C’est très excitant ». Un coup de projecteur que ne doit pas renier le jeune et discret ministre, arrivé au quai d’Orsay pour remplacer le « phobique Thévenoud ».

 

capture d’écran

Une victoire à la pyrrhus car il y a un gros revers à la médaille : en voulant encadrer plus strictement ce mécanisme plutôt que de réclamer sa suppression, les sociaux démocrates européens viennent en fait de le sanctuariser. En parfaits sociaux démocrates, ils ont opté pour une réforme du dispositif pour en limiter les dérives et surtout le rendre acceptable par des parlements nationaux très remontés contre le projet: « Oui, mais si on change la nature même de ces mécanismes, ça en aura le goût et l’odeur mais ça ne sera plus les tribunaux d’arbitrages que l’on connaît », nous rétorque-t-on, l’enthousiasme en moins.

Un glissement subtil qui n’a pas échappé non plus à Yannick Jadot, député européen EELV, en pointe dans le combat contre le TAFTA. « Cette position de la France et maintenant des sociaux démocrates qui consiste à dire que l’on va faire évoluer ces mécanismes pour les améliorer, c’est n’importe quoi ! La consultation européenne a clairement montré que les européens rejettent en bloc ce mécanisme », et de poursuivre, « c’est le principe même de tribunaux privés supranationaux qui permettra à des investisseurs de contester des décisions des Etats en arguant d’hypothétiques pertes de bénéfices qui est inadmissible ». Les conséquences de la mise en place de ces juridictions privées se feraient d’ailleurs déjà sentir selon lui. Preuve en est, le report sine die par la Commission européenne de toute proposition pour légiférer sur les « dangereux » perturbateurs endocriniens « pour éviter de contrarier les multinationales américaines », analyse-t-il. Une position d’autant plus regrettable pour l’élu écologiste que les négociations sont encore en cours, « tout est encore ouvert à ce stade », au point de se désoler de cette France qui ne sait plus dire «non»: « A l’époque, Lionel Jospin avait su dire non face à l’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) ce qui avait eu pour conséquence l’abandon du projet. Plus récemment, lorsqu’ Angela Merkel considère que les intérêts de l’Allemagne sont en jeu, elle n’hésite pas à dire non. Pourquoi la France ne pourrait pas refuser ce transfert de la souveraineté démocratique à des multinationales ? ». Peut-être qu’un jour les sociaux-démocrates européens se réuniront pour réfléchir sur leur propre impuissance.

Article actualisé à 18h20. 


La production de pétrole a contaminé des nappes phréatiques au Soudan du Sud

jeu, 26/02/2015 - 19:59

in Romandie
Juba – L’exploitation pétrolière dans l’État d’Unité, au Soudan du Sud, a définitivement contaminé les nappes phréatiques d’une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l’eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

Il y a un lien direct entre l’exploitation et la production pétrolière dans le nord de l’État d’Unité et la contamination de l’eau potable dans la zone, a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l’ONG Sign of Hope (Signe d’espoir), Klaus Stieglitz.

L’ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l’entreprise African Water, installée en Allemagne et au Soudan du Sud et spécialisée dans la recherche et la fourniture d’eau potable dans ce pays.

Nous pouvons prouver que l’eau potable dans plusieurs villages (…) est contaminée par des produits d’origine humaine issus des activités d’extraction du pétrole, a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

La nappe phréatique supérieure est polluée par l’infiltration lente d’eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies, poursuit-elle dans son étude, estimant qu’aucune autre source d’eau salée n’a pu être identifiée dans la zone.

Les compagnies pétrolières ne prennent aucune mesure de protection de l’environnement, stockant eaux usées et boues de forage – contenant des additifs chimiques – dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent de leurs déchets de façon inappropriée, selon elle.

Depuis plusieurs années, la population (de la zone) se plaint d’un goût salé et amer de l’eau des puits, de maladies intestinales et d’une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, les gens abandonnent leurs puits pour boire l’eau des marais impropre à la consommation.

Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon l’estimation la plus prudente, subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais nous n’avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l’Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l’environnement de l’activité pétrolière. Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu’elles ne sont pas responsables du problème, a-t-il estimé, les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n’écoute.

(©AFP / 26 février 2015 16h45)


TAFTA. Résumé des publications de la semaine N°8 du 16 au 20 février 2015.

lun, 23/02/2015 - 10:18

Bonjour,

TAFTA. Résumé des publications de la semaine  N°8 du 16 au 20 février 2015.
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Résolution européenne sur le TAFTA : une échéance à ne pas rater
https://www.libre-echange.info/veille/article/resolution-europeenne-sur-le-tafta

Analyse : Six raisons pour lesquelles l’arbitrage d’investissement n’est pas réformable
https://www.libre-echange.info/analyse/article/six-raisons-pour-lesquelles-l

Brève: Cécilia Malmström devant les sociaux-démocrates allemands : entre séduction et pressions
https://www.libre-echange.info/veille/article/cecilia-malmstrom-devant-les


Manifestations du 24 février : La LADDH appelle à un rassemblement à Oran

lun, 23/02/2015 - 09:36

source: El Watan

Kaddour Chouicha, président du bureau d’Oran de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), a animé, hier, une conférence de presse pour annoncer l’intention de la ligue d’Oran de prendre part aux marches prévues le 24 février pour dire non à l’exploitation du gaz de schiste.

A Oran, il s’agira non pas d’une marche, mais d’un rassemblement qui aura lieu vers 16h sur la place Port Saïd (Front de mer). Pour Kaddour Chouicha, plusieurs raisons ont incité le bureau d’Oran de la LADDH à participer aux marches prévues le 24 février. «D’abord, on compte manifester pour exprimer notre soutien aux habitants d’In Salah. Après 50 jours de manifestations continues, on tient à leur exprimer notre solidarité.» Il précise qu’aux dernières nouvelles, le pouvoir a déplacé tous les camions et les engins d’In Salah vers Hassi Messaoud.

«Mais il n’y a rien d’officiel : seuls les habitants ont constaté la disparition de tous les engins utilisés pour creuser le puits basé sur la fracturation hydraulique», dit-il. En soutenant la protestation à In Salah, affirme Chouicha, la LADDH dénonce, par ricochet, la «gestion démocratique» par le pouvoir. «Dans la logique du pouvoir, dès lors que c’est moi qui commande, je prends toutes les décisions et toi, tu te tais !» Avec cela, ajoute-t-il,  il y a aussi la répartition inégale des richesses et des ressources. «A In Salah, on trouve des gens qui n’ont constaté aucune différence entre l’Algérie coloniale et l’Algérie indépendante.

Ils ont vécu cela avec le gaz conventionnel et le pétrole, et aujourd’hui, ils s’apprêtent à le revivre de nouveau avec le gaz de schiste.» Plus globalement, c’est la politique économique du pays, basée sur la rente, qui est dénoncée par Kaddour Chouicha. «Quand les prix du pétrole et du gaz ont baissé, ils ont poursuivi leur logique rentière et ont opté pour le gaz de schiste. Le pouvoir n’a aucune vision d’avenir pour l’économie du pays. C’est pour cela que nous sommes solidaires avec les habitants d’In Salah quand ils réclament un moratoire.»

 

Et d’ajouter qu’il n’est pas normal qu’un pays comme la France interdise l’exploitation du gaz de schiste sur son propre territoire et en même temps envoie des sociétés françaises pour l’exploiter en Algérie. «On considère encore l’Algérie comme un territoire d’outre-mer.» Autre registre ayant incité le bureau d’Oran de la LADDH à opter pour un rassemblement mardi prochain : celui des chômeurs de Laghouat.

Kaddour Chouicha a dénoncé la répression arbitraire et l’emprisonnement de 9 militants de la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC) à Laghouat. Ce n’est qu’après avoir entamé une grève de la faim et que l’un d’entre eux ait été transféré aux urgences que le procureur de la République est allé les voir pour leur garantir un procès en appel le 11 mars prochain, à la condition d’arrêter la grève de la faim, ce à quoi les chômeurs ont répondu positivement. Pour Kaddour Chouicha, on assiste là à «une justice de classe». «Aujourd’hui en Algérie, quelqu’un qui a de l’argent est protégé, celui qui n’a rien paye le prix fort. Les chômeurs, qui constituent la catégorie la plus vulnérable de la société, on les emprisonne, tandis que les délinquants, les vrais délinquants, sont en liberté !»

La manifestation de mardi à Oran sera également une occasion pour la LADDH de dénoncer le cas Ali Attar, ce jeune chômeur victime, à Alger, d’une disparition forcée qui a duré 9 jours : «Il a été considéré comme disparu pendant 9 jours. On pensait que ces pratiques étaient révolues, ce n’est pas le cas.» Et d’ajouter : «On ne dit pas qu’aucun Algérien ne doit passer devant la justice, on dénonce les méthodes arbitraires qui sont utilisées et on réclame une justice indépendante. Ce qu’on dénonce, c’est le mépris du pouvoir à l’égard de la population.»


L’américain Chevron abandonne sa quête de gaz de schiste en Roumanie

lun, 23/02/2015 - 09:21

source – RFI// // // //

Par RFI Le groupe américain Chevron n’a pas donné les raisons de sa décision mais il a suspendu les travaux de forage après des protestations des Roumains hostiles à l’exploitation du gaz de schiste.REUTERS/Bogdan Cristel

Le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé qu’il abandonnait la prospection de gaz de schiste en Roumanie. Avec la chute des cours du pétrole, les groupes énergétiques mondiaux se replient sur leurs projets les plus lucratifs.

L’américain Chevron quitte la Roumanie après avoir déjà abandonné la prospection de gaz de schiste en Pologne, en Ukraine et en Lituanie. L’espérance née par exemple en Pologne de fabuleux gisements de gaz de schiste a cédé la place à la déception et Chevron s’est retiré de la prospection comme le français Total, l’italien Eni et son compatriote ExxonMobil, qui ont déjà tour à tour jeté l’éponge.

Mais surtout, avec la chute drastique du prix du baril, les groupes pétroliers procèdent à une réduction de leurs budgets d’investissement et d’exploration. Et pas seulement pour le gaz de schiste. Ils se recentrent sur leurs opérations les plus lucratives à court terme. Et c’est également le cas de Total, BP et Shell qui vont tous dans cette direction.

Selon les analystes, ces stratégies de repli n’auront pas un impact immédiat sur l’offre. Mais, à plus long terme, la baisse des investissements des groupes pétroliers peut contribuer à faire remonter les cours du pétrole en faisant craindre un recul des quantités disponibles sur les marchés, voire un déficit.


Transition énergétique : le Sénat dit une nouvelle fois non au gaz de schiste

ven, 20/02/2015 - 10:12
AFP paru le 19 févr. 2015 à 12:03

Le Sénat s’est une nouvelle fois opposé, dans la nuit de mercredi à jeudi, au gaz de schiste que des sénateurs UMP avaient tenté de réintroduire à l’occasion de l’examen du projet de loi sur la transition énergétique.

Ces sénateurs avaient déposé un amendement intégrant dans le volet de programmation plurianuelle de l’énergie (PPE) « la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d’hydrocarbures non conventionnels », c’est-à-dire des gaz de schiste. Cet amendement a été rejeté.

« Après les manifestations contre la fracture hydraulique puis contre le gaz de schiste, le dossier a été mis au placard », a déclaré le président de la Commission économique, Jean-Claude Lenoir (UMP). « Imaginez que la même chose se soit passée pour le gaz de Lacq qui a tant participé, pendant quarante ans, au développement de l’Aquitaine et de nos territoires », a-t-il ajouté.

« Faisons confiance aux chercheurs », a plaidé Charles Revet (UMP), estimant que ceux-ci « trouveront des techniques respectueuses de l’environnement. Ne nous privons pas de connaître nos potentialités ».

« Je ne compte pas rouvrir le débat sur le gaz de schiste », a déclaré le rapporteur Lasislas Poniatowski (UMP). « Oui à l’exploration : il est absurde d’ignorer ce que recèle notre sous-sol », a-t-il renchéri, rappelant que « la France et la Pologne, il y a quelques années, étaient réputées être les pays européens ayant le plus fort potentiel. Après recherche, la Pologne a découvert que son potentiel était huit fois moindre qu’annoncé ». Et de conclure : « L’exploitation est une autre question ».

« Aux États-Unis, les forages d’exploitation ont fait des paysages des friches après la faillite des entreprises qui y ont abandonné tout leur matériel », leur a répondu la ministre de l’environnement Ségolène Royal, avant de poursuivre : « ne laissons pas croire que l’exploitation de cet hydrocarbure annonce un eldorado du sous-sol. Faisons des choix clairs : la biomasse, les moulins. Pas le gaz de schiste, n’en déplaise au lobby des investisseurs dans ce domaine qui nous réclameront ensuite des subventions publiques parce que l’exploration n’est pas rentable et causera des dégâts à l’environnement ».

Mathieu Darnaud (UMP), élu de l’Ardèche, département concerné par une éventuelle exploitation du gaz de schiste, s’est opposé à l’amendement. « La fracturation hydraulique fait courir un risque considérable au sous-sol fragile de notre département, » ce qui affecterait « le thermalisme, l’agriculture, la viticulture. Les conséquences seront incalculables sur le tourisme, les paysages, » a-t-il alerté.


Groningue (Pays-Bas): des séismes qui font du bruit

jeu, 19/02/2015 - 21:09

source – Journal de l’environnement

 par Valéry Laramée de Tannenberg

L’un des forages du champ gazier de Groningue.
NAM

C’est bien l’exploitation du gaz de Groningue qui est responsable des séismes ayant détruit des milliers de logements en 2012 et 2013, confirme le rapport d’une autorité indépendante. De quoi saper la confiance des Néerlandais dans leur industrie gazière et leurs autorités.

Ni le gouvernement néerlandais, ni ExxonMobil, ni la Royal Dutch Shell n’ont jamais considéré le risque sismique en un demi-siècle d’exploitation du plus gros gisement européen de gaz naturel. Telle est la principale conclusion d’un rapport, rendu public mercredi 18 février, par le bureau néerlandais de la sûreté, une autorité indépendante.

Deux fois la consommation française

L’histoire commence en 1959. Dans le sous-sol de la région de Groningue (nord des Pays-Bas), on découvre de gigantesques réserves de gaz naturel. Mis en exploitation quatre ans plus tard, le gisement «éléphant» de Groningue produit rapidement une centaine de milliards de mètres cube d’hydrocarbures par an: l’équivalent de deux années de consommation française actuelle!

L’exploitation du champ est confiée à la Nederlandse Aardolie Maatschappij (NAM), une co-entreprise appartenant, à parts égales, à la Shell anglo-néerlandaise et à l’américaine ExxonMobil. Le tout sous la supervision du gouvernement néerlandais, trop content de récupérer, chaque année, une dizaine de milliards d’euros de taxes «gazières».

Séismes destructeurs

L’histoire aurait pu en rester là. Le 8 août 2012, des séismes provoquent d’importants dégâts. Des dizaines de milliers de logements et de bâtiments publics sont touchés. Du jamais vu de mémoire de géologue hollandais! La terre tremble de nouveau le 8 février suivant. Rares sont, désormais, les semaines sans secousses. L’exploitation du gaz, qui a toujours été considérée comme sûre, est montrée du doigt. La confiance entre les représentants de la NAM et les 150.000 habitants de la région de Groningue est rompue.

Le gouvernement néerlandais ne prend pas les choses à la légère. Après avoir reconnu, sur le tard, l’origine gazière des tremblements de terre de 2012 et 2013, La Haye débloque 1,2 milliard d’euros (en fait payés par la NAM), sur 5 ans, pour dédommager les victimes. En novembre dernier, le gouvernement ordonne de réduire de 80% la production  dans la petite (mais prolifique) région de Loppersum, située à proximité de l’épicentre de la zone sismique. La production totale du champ gazier est désormais limitée à 42 milliards de mètres cube par an.

Ce train de mesures n’a pas calmé les Néerlandais. Fin novembre 2014, 700 propriétaires et une douzaine de bailleurs ont assigné la NAM devant la justice et lui réclament le paiement de la valeur de 100.000 logements. La justice n’a pas tranché. Il semble néanmoins acquis que la NAM devra réduire de nouveau sa production. Ce qui ne fera pas le bonheur de ses clients (dont la France) qui souhaitent plus que jamais réduire leur dépendance à l’égard du gaz russe.


L’Allemagne autorise l’exploitation du gaz de schiste !

jeu, 19/02/2015 - 14:38
By on février 16, 2015@Newscribe1 in Actu-Mag.fr

À l’heure où le monde est en mode « écolo », il semblerait que les allemands ne souhaitent pas suivre le mouvement en ce qui concerne l’exploitation du gaz de schiste pourtant tant contesté par une multitude d’associations écologiques. Le gouvernement allemand vient de présenter une proposition de loi qui autorise la facturation hydraulique, une technique qui consiste à mélanger de l’eau avec des produits chimiques puis à l’injecter dans le sol à haute pression pour exploiter les gisements de gaz naturel.

Les organisations environnementales ont d’ores et déjà fait savoir qu’elles jugeaient cette proposition fragmentaire et dangereuse. Pour rassurer les allemands, le gouvernement s’applique à dire que les règles sont assez strictes pour éviter des dégâts importants sur l’environnement, à l’image de la ministre de l’Environnement Barbara Hendricks qui déclare :

« Avec cette proposition, nous appliquerions les règles les plus strictes de l’histoire de l’industrie et de la facturation ».

Elle ajoute que la facturation hydraulique sera employée dans des conditions strictes pour garantir la protection de l’environnement et de l’eau potable. Des essais seront en cours jusqu’en 2019, date à laquelle l’extraction sera autorisée.

Les défenseurs de l’environnement sont déçus de l’arrivée de cette nouvelle loi allemande. Sascha Müller-Kraenner, le directeur général de l’organisation de protection de l’environnement appelé Deutshe Umwelthilfe, ne comprend pas cette décision du gouvernement allemand :

« La fracture hydraulique dans les réservoirs comme les bancs de houille ou de gaz de schiste est liée à des risques très importants pour la nappe aquifère et pour la stabilité des sous-sols. Il est incompréhensible de l’autoriser ».

Il prévient que les risques prévisibles sont bien plus important que les bénéfices que pourrait rapporter la fracturation hydraulique pour l’industrie de l’énergie.

« Au lieu de soutenir l’extraction et la recherche liée aux énergies fossiles en Allemagne, le gouvernement devrait se concentrer sur l’application de l’Energiewende (transition énergétique) ».

La commission de six spécialistes nommée par le gouvernement ne serait ni indépendante ni légitime démocratiquement parlant. D’après l’organisation de Mr Müller-Kraenner, cette commission n’est pas neutre et la moitié de ces membres soutiennent déjà l’utilisation de la fracturation hydraulique. Un autre point de la loi pose problème, l’exploitation du grès est elle-aussi encouragée.  Cornelia Nicklas, membre de la Deutsche Umwelthilfe souligne l’inexpérience de l’Allemagne dans ce domaine :

« Nous sommes loin d’en savoir assez sur les conséquences pour l’environnement. C’est pourquoi il faut des règles plus strictes et concrètes en ce qui concerne l’exploitation du grès ».

Elle explique que certaines mesures qui ne sont pas présentes dans le texte de loi devraient être mises en places comme l’interdiction de la pratique de la fracturation hydraulique dans dans les zones d’approvisionnement en eaux qu’elles soient publiques ou privées ou encore la définition de critères précis pour la gestion des réservoirs d’eau et aux fluides utilisés pour le processus.

Un danger pour la qualité de l’eau potable ?

80% de l’eau potable allemande est fournie par l’association des installations municipales. Cette dernière a approuvé le projet du gouvernement allemand même si elle demande la plus grande vigilance pour protéger l’eau. Michael Beckereit membre de l’équipe ne veut pas d’échappatoire en ce qui concerne l’exploitation :

« Il faut une loi protégeant l’eau potable, notre ressource la plus importante. Une loi sans ‘mais’, sans ‘ou’, sans ‘si’ ».

D’après l’organisation, les fracturations ne devraient pas être acceptées près des installations liées à l’eau potable pour garantir une eau saine. Et pourtant les effets négatifs de cette technique d’exploitation du gaz de schiste sont ressenties par ceux qui les utilisent déjà. Au Canada, le 22 janvier, un tremblement de terre de magnitude 4,4 s’est produit dans la région de Fox Creek. D’après l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta (AER) ce séisme a très bien pu être provoqué par les fracturations hydrauliques. L’Allemagne a donc pris une décision importante pour son avenir au moment où la protection du climat est devenue une responsabilité mondiale.

L’exploitation du gaz de schiste est jusqu’à présent interdite en France mais les anti-gaz de schiste dénoncent un amendement présent dans le projet de loi sur la transition énergétique qui autoriserait la recherche de cette énergie. Les sénateurs doivent étudiés cet amendement cette semaine et les organismes de protection invitent les défenseurs de l’environnement à écrire aux sénateurs pour qu’ils rejettent cette mesure controversée.

Source : Euractiv.fr/ Crédit photo : Créative commons


CNLTD : Rassemblement à Paris le 24 février

jeu, 19/02/2015 - 10:23

source – El Watan

En plus des actions qu’elle mènera en Algérie, la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) prépare un rassemblement à Paris le 24 février.

Dans un appel à la communauté algérienne établie en France, la CNLTD annonce l’organisation de ce rassemblement à 17h devant le consulat général d’Algérie à Paris, avenue de la Grande-Armée. «Nous, El Adala France, HMS France, Jil Jadid Europe et RCD France, représentants en France de nos partis politiques et réunis au sein de la CNLTD-France, annonçons notre soutien à cette initiative et lançons un appel à la communauté algérienne de France afin qu’elle manifeste également son soutien aux habitants d’In Salah et se joigne ainsi aux rassemblements prévus le 24 février sur le territoire national», est-il écrit dans cet appel.

Par cette action de protestation au cœur de la capitale française, les partis de l’opposition membres de cette coordination veulent jauger leurs forces à l’étranger et par-là même exprimer le soutien de la communauté algérienne en France à la revendication de la population d’In Salah d’un arrêt immédiat de l’exploitation du gaz de schiste.

Cette action de solidarité à Paris aura lieu en même temps que les rassemblements prévus à travers l’ensemble des wilayas du pays pour manifester leur soutien aux habitants d’In Salah. La CNLTD, appuyée par l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition algérienne (ICSO) dans laquelle siège le Pôle des forces du changement, a déjà appelé à un débat national avant de décider de l’exploitation du gaz de schiste. Ils appellent tous leurs compatriotes à participer massivement à cette action de solidarité.

R. P.

Aux Etats-Unis, le secteur de la fracturation hydraulique est en pleine débâcle.

mer, 18/02/2015 - 10:22

Bonne nouvelle, même si c’est conjoncturel !

Source : Express – Belgique –

http://www.express.be/business/fr/economy/aux-etats-unis-le-secteur-de-la-fracturation-hydraulique-est-en-pleine-debacle/211402.htm
Aux Etats-Unis, le secteur de la fracturation hydraulique est en pleine débâcle
par Audrey Duperron · 17 févr. 2015

© – ANDREW BURTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

« Le mot « boom » vient toujours avec son misérable jumeau que personne ne veut voir, « bust » (‘fichu’), Ils viennent invariablement en cycles, l’un après l’autre. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre. C’est une question de temps. Et dans le monde du fracking, ce n’est pas différent», écrit Wolf Richter sur son blog Wolf Street.
Selon Richter aux Etats-Unis, l’avenir du secteur de la fracturation hydraulique est menacé.
Il rappelle que le boom de l’extraction du pétrole par facturation hydraulique a débuté en 2005, et que ce secteur s’était contracté de 60% pendant la crise financière en raison du manque de capitaux. Mais comme la Réserve fédérale américaine s’est lancée dans un programme de quantitative easing qui l’a conduite à inonder les marchés d’argent frais, ce secteur a connu un nouvel essor.

En mai 2009, au plus fort de la crise financière, on ne comptait que 180 sites de forage actifs, mais l’année dernière, à la mi-octobre leur nombre était passé à 1609. La production de pétrole a fortement augmenté en conséquence, et elle atteignait 9,2 millions de barils par jour en janvier.

La révolution de la fracturation hydraulique américaine a donc reposé sur l’exubérance d’investisseurs qui n’ont pas hésité à placer leur argent sur des produits à risque, et des particuliers qui ignoraient qu’ils investissaient dans ce secteur au travers de leurs fonds de pension gérés par des sociétés de gestion qui ont elles aussi investi dans ce boom.

Pendant une période de 5 ans, la production a fortement augmenté, mais elle a fini par dépasser la demande poussive. L’éclatement de cette bulle s’est produit en octobre 2014, après une chute des cours qui avait débuté 3 mois plus tôt. Depuis, chaque semaine, des dizaines de plates-formes de forage cessent leurs activités, et l’on est passé de 1.609 installations actives à seulement 1.056.

Si l’on assiste de nouveau à une contraction de 60% comme lors de la crise financière, il pourrait ne plus subsister que 642 plateformes, spécule Richter.

La crise s’est caractérisée par un choc sévère, mais de courte durée, suivie d’une relance rapide. Mais par le passé, il a souvent fallu beaucoup de temps pour résoudre les crises du secteur pétrolier. En outre, la production atteint toujours des niveaux record.

Si les cours ne se rétablissent pas rapidement, les producteurs et leurs fournisseurs risquent de connaître une longue période de grandes difficultés. La menace se fait déjà particulièrement sentir à Houston, au centre de l’industrie pétrolière américaine, où de nombreux projets ont déjà été suspendus.


Mme Hacina Zegzeg. Citoyenne d’In Salah et militante antigaz de schiste : Le scandale est justement au cœur de cette «expérimentation»

mar, 17/02/2015 - 08:32

le 17.02.15 |Houria Alioua, El Watan

Comment percevez-vous les déclarations du président de la République, du Premier ministre, du ministre de l’Energie, du directeur général de Sonatrach et des experts qui se sont exprimés à ce jour ?

J’en déduis qu’ils expérimentent. Que nous sommes, comme nos concitoyens de Reggane, le terrain de prédilection des expérimentations françaises Et si c’est réellement le Président qui a tranché, nous sommes choqués, car la société forait depuis longtemps sans que personne ne soit au courant, sans aucune transparence.

Le scandale est au cœur de cette «expérimentation». Personne n’a le droit d’expérimenter sur nous. Le débat n’est plus «nocivité du gaz de schiste ou pas». Le problème est que tout le monde sait, en Algérie et ailleurs, que notre eau est polluée par les fracturations et que l’on continue à fracturer et à polluer sans que cela ne dérange personne. Et le pire c’est le mensonge organisé autour de cette communication.

Le Président n’a pas parlé de moratoire. Il a implicitement reconnu que la préparation de l’opinion publique à ce projet devait passer par une communication avec le peuple. Nous sommes confrontés à des mensonges, mensonges, mensonges ! Je peux à peine m’exprimer sur ce sujet, je préfère vous dire qu’il y a quelques jours, l’Ecosse a renoncé au gaz de schiste.

Pourquoi le second forage fait-il aussi peur à In Salah ?

Parce que second forage veut dire nouvelle fracturation hydraulique.

Vous demandez expressément au chef de l’Etat un moratoire sur le gaz de schiste, pour quelle raison ?

Il n’y a pas de dialogue possible tant que nos interlocuteurs ne reconnaîtront pas que l’expérimentation, l’exploration et l’exploitation ont un seul et même effet : la pollution de la nappe phréatique par les fracturations. Nous savons tous que l’ouverture d’un dialogue requiert un minimum d’honnêteté. Le moratoire est un passage obligatoire, je ne vois pas comment nous pourrions dialoguer alors que les forages écocides et assassins continuent.

45 jours dans la rue. Pensez-vous que le gouvernement reculera devant la continuation du mouvement ?

Aucun doute là-dessus. Nous n’avons aucune autre alternative, nous sommes conscients que l’Algérie est liée aux multinationales par des contrats tellement étendus sur les décennies à venir et tellement importants économiquement que les tenants et les aboutissants du problème vont au-delà de notre revendication.

Mais notre interlocuteur est l’Etat qui fore en cachette, pollue en cachette et nous demande de mourir en silence. Ce n’est plus possible ! Nous sommes obligés de défendre nos vies contre notre Etat et à l’intérieur de notre pays. C’est chez nous. Et on ne peut vivre que chez soi.


ALERTE : Amendement pro gaz de schiste – Sénat 10/02/2015 / Projet de loi Transition énergétique

dim, 15/02/2015 - 19:43

Le projet de loi sur la transition énergétique est actuellement examiné au Sénat et un amendement a été déposé par des sénateurs prévoyant d’ajouter un alinéa 8 à l’article 49 en indiquant cette phrase :

« Il prévoit à ce titre la vérification du potentiel de notre pays en hydrocarbures non-conventionnels. »

qui vise à intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l’énergie relatif à la sécurité énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d’hydrocarbures non-conventionnels ,

Je vous propose de réagir rapidement par mail auprès des sénateurs pour leur montrer que nous suivons leurs débats d’une part, et pour leur demander de rejeter cet amendement qui va à l’encontre des objectifs de réduction de la consommation d’énergie fossile de 30 % d’ici 2030 et de 40% de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, d’autre part (nous sommes d’accord que ces objectifs ne sont pas encore suffisants), sachant que c’est la voie ouverte à l’exploration des hydrocarbures non conventionnels.

Ci-joint une lettre type que vous pouvez adresser tel quel ou en vous en inspirant, à vos sénateurs, soit en votre propre nom, soit au nom de votre collectif .

Il faudra surveiller la semaine prochaine le vote au Sénat de l’article 49 pour vérifier si l’amendement a été adopté.

Ensuite, le projet de loi complet voté par le Sénat ira ensuite en commission mixte paritaire, composée de députés et sénateurs.

Là, on peut envisager deux possibilités :

  • la première, les parlementaires et sénateurs se mettent d’accord: le texte est représenté à l’Assemblée nationale et au Sénat, il est voté et adopté définitivement.
  • La deuxième est que députés et sénateurs ne tombent pas d’accord sur ce texte, dans ce cas le texte revient à l’Assemblée nationale en 2e lecture, puis en 2e lecture au Sénat, puis en 3e et dernière lecture à l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

Si l’amendement voté par le Sénat est accepté également par les députés en commission mixte paritaire, il faudra organiser une cyber action et/ou un envoi de lettre postale et/ou une pétition à destination des députés pour dénoncer cet amendement et leur demander aussi de le rejeter.

Cordialement

Claude

J’écris à ma/mon sénateur/trice avec le modèle de courrier ci-dessous
Leurs nom et adresses sont ici: http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html http://www.nossenateurs.fr/circonscription
L’amendement en question : https://nonaugazdeschistelyon.files.wordpress.com/2015/02/projet-de-loi-amendement-gaz-de-schiste-article-49.pdf
L’article paru sur le blog de nos amis de Rhône-Alpes : http://stopgazdeschiste.org/2015/02/14/alerte-la-loi-macron-veut-autoriser-la-recherche-de-gaz-de-schiste-en-france/

 

Nom, Prénom :

Adresse :

 

Le     février 2015,

 

 

 

Objet : L’amendement-alinéa 8 de l’article 49 du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte

 

 

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Le projet de loi sur la transition énergétique est actuellement examiné au Sénat par vos pairs.

En séance plénière, certains sénateurs ont déposé un amendement en vue d’ajouter à l’article 49 du projet de loi un alinéa 8 visant « à intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l’énergie relatif à la sécurité énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d’hydrocarbures non-conventionnels ».

Or, le projet loi en faveur de la transition énergétique pour la croissance verte a fixé un objectif de réduction de la consommation d’énergie fossile de 30 % d’ici à 2030. A l’évidence, un tel amendement, s’il était adopté, ne permettrait pas d’atteindre cet objectif et pérenniserait notre dépendance aux énergies fossiles en favorisant de nouveaux investissements dans ce secteur, au détriment d’un modèle énergétique plus soucieux de la protection de l’environnement et de la réduction des gaz à effet de serre.

Vous le savez, les nouveaux records d’émissions de gaz à effets de serre et de réchauffement global ont été confirmés par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dans son 5e rapport démontrant la gravité de la situation sur le plan climatique.

Ainsi, pour rester en deçà des 2°C de réchauffement global, les préconisations des scientifiques et de l’Agence internationale de l’énergie insistent sur la nécessité, d’ici à 2050, de ne pas dépasser la consommation d’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles.»

La France va accueillir en décembre 2015 la conférence de l’ONU sur le climat à Paris, laquelle appelle à un réel engagement de la part des pouvoirs politiques et publics en faveur de la réduction de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Cet objectif exige le passage des paroles aux actes en mettant un terme au développement des énergies fossiles et des ressources potentielles que sont les hydrocarbures non-conventionnels.

Pour ces raisons, je vous demande de rejeter cet amendement avec le risque qu’il comporte de céder aux intérêts privés, au détriment de la santé et du bien-être de vos concitoyens et, plus largement de l’état de la planète.

Je serai attentive à votre prise de position sur cette question et vous prie, dans l’attente, de croire, Monsieur le Sénateur, à l’assurance de ma respectueuse considération.

Signature

 


GAZ DE SCHISTE Une pétition contre le permis du bassin d’Alès

sam, 14/02/2015 - 09:54

source: Objectif Gard


13 février 2015 

L’intercollectif gaz de schiste Gardéchois a lancé une pétition pour demander à la ministre de l’écologie et du développement durable de ne pas signer le renouvellement, pour cinq ans, du permis du Bassin d’Alès. Il arrive à son terme le 1er mars 2015.

Lancée il y a une quinzaine de jours, la pétition a déjà recueillie de nombreuses signatures. Le conseil général de l’Ardèche, le conseil municipal de Rochegude ou encore la députée d’Ardèche Sabine Buis se sont prononcés contre le renouvellement de ce permis.

Dans quelques jours, les pétitions seront rassemblées et transmises à la ministre. “Pour montrer notre détermination à n’accepter aucune exploration ou exploitation des huiles et gaz de schistes, nous devons redoubler d’effort et de motivation pour réunir le plus possible de signatures d’ici le 15 février“, indique le collectif.

Ces pétitions (à télécharger ici) peuvent être remises jusqu’au mardi 17 février dans les boites à lettres des mairies ou aux représentants du Gardéchois, présents dans les 13 communes d’Ardèche et du Gard concernées par ce permis. Ou par Internet à l’adresse suivante : [email protected]


Les Américains Veulent Imposer TAFTA avec Interdiction de BDS

ven, 13/02/2015 - 23:53

source: planete non-violence

 

Une loi bipartisane est en préparation au Congrés US pour conditionner l’Accord de Libre Echange Transatlantique ( TAFTA) à l’interdiction par les pays membres de l’UE de toute campagne BDS.(Boycott Desinvestissement Sanctions contre Israël)Appelé Israel Trade and Commercial Enhancement Act cette loi sera officiellement présenté mardi après-midi à Washington. Dans son introduction il est écrit :

« Le projet de loi établit une politique américaine claire d’opposition au BDS, reconnu comme préjudiciable au commerce mondial, à la paix et la stabilité de la région ».

« Le Trade and Commercial Enhancement Act veillera à ce que les partenaires de libre-échange avec les Américains ne participent jamais à cette manifestation politique préjudiciable et illégitime contre Israël, tout en protégeant les sociétés américaines de poursuites judiciaires étrangères visant leurs associations avec Israël. »

Un pacte commercial massif UE-USA contre l’abandon du BDS ?

L’objectif du TAFTA – Transatlantic Free Trade Agreement –Accord de Libre Echange Transatlantique- entre l’UE et les USA vise à protéger les investissements supprimer les barrières réglementaires européennes et détruire le peu qu’il reste des droits et protections des travailleurs et plus généralement des citoyens français.

Bien que dans le langage officiel il s’agit de « reconnaissance mutuelle » des règles et régulations de chacune des deux parties prenantes de l’Accord, en réalité il s’agit d’ajuster les règles et régulations de l’UE et des pays membres à celles des US.

Pour les pays membres de l’UE dont la France cela veut dire accepter les critères américains notamment dans les domaines tels que l’alimentation, l’agriculture bien plus laxistes et directement sous l’emprise des multinationales de l’agroalimentaire. Concrètement cela veut dire par exemple lever les restrictions sur les importations d’OGM et produits contenant des OGM, des poulets traités au chlore, du bœuf traité aux hormones…

TAFTA Accord De Libre Echange UE USA NON A La Dictature UltraLiberale Euro Atlantiste.


Gaz de schiste: l’Algérie poursuivra les forages exploratoire

mar, 10/02/2015 - 10:04
AFP 8 février 2015 à 17:06


–> Le siège du groupe pétrolier algérien Sonatrach le 8 février 2015 à Alger (Photo Farouk Batiche. AFP)

Le groupe pétrolier algérien Sonatrach poursuivra ses forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique dans le Sahara, en débit de l’hostilité grandissante des populations vivant près des gisements, a indiqué dimanche son PDG Said Sahnoun.

La Sonatrach «ne va pas interrompre» les forages d’exploration de gaz de schiste à In Salah, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Alger.

L’Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin d’augmenter sa production et faire face à la hausse de sa consommation intérieure, selon M. Sahnoun.

«La consommation interne devrait atteindre 35 milliards de m3 de gaz en 2015 et 50 milliards de m3 en 2025», a-t-il ajouté.

L’Algérie, qui tire la majeure partie de ses revenus des exportations d’hydrocarbures, produit actuellement quelque 80 milliards de m3 de gaz par an.

Depuis que le groupe public a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d’In Salah, les manifestations anti-gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien.

M. Sahnoun a précisé que son groupe allait terminer dans quelques jours un deuxième puits d’exploration à Ahnet, près du premier forage déjà réalisé dans la région d’In Salah.

«Nous allons ensuite démonter les installations qui seront transportées vers un autre site d’exploration», a-t-il ajouté, sans autre précision.

M. Sahnoun a assuré que ces forages visaient uniquement à évaluer les ressources présentes dans le sous-sol du Sahara algérien. «La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l’environnement», a-t-il assuré.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé fin janvier que les forages pilotes seraient «achevés à brève échéance» mais que l’exploitation proprement dite n’était «pas encore à l’ordre du jour».

A la question de savoir si la Sonatrach coopérait avec le géant pétrolier français Total dans l’exploration du gaz de schiste, comme rapporté récemment par des médias, M. Sahnoun a répondu: «Total n’a jamais été impliqué dans l’exploration du gaz de schiste en Algérie».

«Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (GB) et Talisman (Canada)», a-t-il précisé.

Selon des études internationales, l’Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les Etats-Unis, la Chine et l’Argentine.

AFP


Gaz de schiste, la loi du silence

mar, 10/02/2015 - 09:44
Par  – l’usine nouvelle


© Pascal Guittet – L’Usine Nouvelle

  Des entreprises privées s’associent pour diffuser de l’information sur les hydrocarbures non conventionnels en France. Depuis 2011, les gouvernements successifs abandonnent leur devoir public de diffusion de la connaissance.

La création officielle du Centre des hydrocarbures non conventionnels (CHNC), ce 10 février, est un événement un peu étrange. La réunion d’une dizaine d’industriels (Total, GDF Suez, Vallourec, Solvay, Air Liquide, Vinci, Arkema, Technip, Bureau Veritas, Suez Environnement…) apparaît de fait comme un « simple » groupe de lobbying constitué dans le but de favoriser l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste, du gaz de houilles, Mais surtout, il met en évidence, le mutisme du gouvernement sur le sujet. Volontairement, ce dernier ne rend public aucune information sur les gaz et huile de schiste en France. Un haut responsable français de l’énergie résume cette situation, en fronçant les sourcils : « Je ne vous parlerai pas du gaz de schiste, le gouvernement m’a expliqué que ce sujet n’existe pas. » Puis, il explique qu’il n’a pas le droit d’évoquer ce sujet ouvertement.

Le site de l’IFPEN (Institut Français du Pétrole Énergies Nouvelles), organisme de recherche publique de notoriété mondiale, présente une multitude de documents sur l’économie pétrolière, les énergies fossiles, la biomasse, le biométhane… Début 2013 – à l’époque des débats animés sous l’impulsion d’Arnaud Montebourg – l’IFPEN publie un « état des lieux sur les hydrocarbures de roche-mère ». Le ministère de l’Écologie appellera l’institut pour lui reprocher cette initiative sans l’aval de son autorité ministérielle. Conséquence : le document est toujours disponible mais il est précédé de la mention : « Ce rapport est émis à la seule initiative et sous la seule responsabilité d’IFPEN. Les informations données, attendus et conclusions, n’engagent aucun tiers qu’il soit public ou privé, en particulier n’engagent pas ses administrations de tutelle. »

Informations privées

Le mercredi 11 février, le député honoraire UMP François-Michel Gonnot, président du Club Énergie & Développement, animera son congrès annuel sur le thème : « La transition énergétique : et après ? » Au programme : l’avenir du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, ainsi que les conséquences socio-économiques de la loi portée par la ministre Ségolène Royal. Rien sur les énergies fossiles pourtant présentes dans la loi avec un objectif de diminution de la consommation en 2030. « Aujourd’hui, dans ce pays, on ne peut plus parler de pétrole. Personne n’ose aborder les thèmes de la réforme du code minier, les hydrocarbures non conventionnels ou la question des 140 à 150 demandes de permis pétroliers bloquées sur le bureau de la ministre et qui paralysent l’industrie pétrolière en France« , regrette François-Michel Gonnot.

Pourtant, avec l’arrivée de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, le pragmatisme sur le sujet semblait de mise. Loin de l’opposition tranchée de Delphine Batho, elle laissait les laboratoires publics français lancer des programmes de recherches sur les hydrocarbures non-conventionnels ou, du moins, participer à des programmes de recherches européens. La prise de position de Nicolas Sarkozy en faveur du gaz de schiste lors de la campagne pour la présidence de l’UMP a refermé ces portes à peine entrouvertes.

Assumer le débat

Les positions pro et anti-hydrocarbures non conventionnels sont, tout à fait, respectables. Elles méritent la discussion. Refuser le débat est, par contre, une erreur grave. En empêchant toute exploration du sous-sol depuis la loi du 13 juillet 2011, on a confié le développement de compétences et d’expertise aux sociétés privées. Après avoir privatisé à 100 % la recherche sur le gaz de schiste en France, l’information suivrait-elle la même voie ? Elle est désormais concentrée entre les mains du CHNC et de l’UFIP (Union française des industries pétrolières)… Pourtant le CNRS, le BRGM, l’IFPEN et les autres puissants laboratoires publics français ont pour mission un devoir d’information !

Une exploration sous contrôle public de notre sous-sol permettrait peut-être de clore le débat s’il se révélait qu’aucune ressource n’existait. Une hypothèse pas totalement farfelue. Les estimations que nous possédons sur la France (3 800 milliards de mètres cubes de gaz de schiste et 2 milliards de barils de pétrole de schiste) reposent uniquement sur des données géologiques issues d’études américaines. Ce sont les mêmes estimations qui ont poussé les grands pétroliers mondiaux à lancer de lourds investissements sur l’eldorado polonais. Cinq ans plus tard, la quasi-totalité des pétroliers (Total, Marathon Oil, Talisman Energy, Exxon Mobil, ENI…) ont retiré leurs billes face au faible potentiel de rentabilité des gisements de ce pays slave.

Ludovic Dupin


Sept librairies se déclarent hors TAFTA à Besançon. Pourquoi ?

sam, 07/02/2015 - 18:21

Source : https://stoptafta.wordpress.com/

Sept librairies indépendantes de Besançon se sont déclarées hors TAFTA. Autrement dit opposées au projet de Grand marché transatlantique en cours de négociation entre la Commission européenne et les USA. Visant à instaurer une immense zone de libre échange, ce projet envisage d’harmoniser les normes économiques, sociales, environnementales…

Il s’agit aussi de faire traiter les litiges entre les entreprises transnationales et les États, non plus par des tribunaux publics appliquant les lois des pays, mais par des juges privés arbitrant en interprétant le TAFTA, à l’image des mécanismes de règlement des différends existant déjà entre USA et Canada, USA et Mexique, et tranchant toujours en faveur des sociétés US. Et par litige, il faut comprendre que les entreprises attaqueraient les États pour les lois et règlements qu’elles considéreraient « déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires ».

Bref, il s’agit d’organiser le transfert de la souveraineté de la puissance publique vers les puissants tout court, analysent les militants des collectifs anti-TAFTA qui se sont constitués dans presque toutes les villes autour des partis de gauche non socialistes, de syndicats et d’associations, mais aussi Debout la France (Dupont-Aignan) et, par opportunisme, le FN. Les tribunaux arbitraux sont également une pomme de discorde bien au-delà de ces champs politiques au point d’englober une partie du PS, du MoDem, de l’UDI.

Que viennent faire les librairies indépendantes dans cette histoire ?

Se défendre !

« Ce traité, s’il devait voir le jour, rendrait leur existence bien plus difficile en donnant un poids supplémentaires aux grands groupes comme Amazon qui capte 70% du marché du livre sur internet et réalise à lui seul la moitié du chiffre d’affaires des librairies indépendantes en France. Ce groupe pratique le détournement de recettes fiscales grâce à des accords secrets avec le Luxembourg », explique le collectif bisontin en soutenant que le maintien de la loi Lang serait alors « improbable ».

Beaucoup d’encre a coulé sur ce sujet, mais c’est une nouveauté de voir des petites entreprises, les librairies indépendantes, faire cause commune avec les plus farouches adversaires du TAFTA. C’est donc avec leur soutien que le collectif StopTAFTA de Besançon demande l’arrêt des négociations. Il organise une conférence mardi 10 février au Grand Kursaal, à 20 h, avec Renaud Lambert (journaliste au Monde diplomatique), Claude Girod (militante de la Confédération paysanne), Eric Petit (maire de Franois et membre de la Ligue des Droits de l’Homme) et Judith Fouillard (enseignante militante à la FSU).


Après l’Écosse, le Pays de Galles interdit la fracturation hydraulique

jeu, 05/02/2015 - 07:21

Publié: 5 février 2015 dans énergie climat, forage d’hydrocarbures, gaz de houille, gaz de schiste
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(!) Info minute – Revue de Presse

En France, les industries du pétrole du gaz et de la chimie s’apprêtent à relancer une offensive pour tenter de convaincre population et élus des « bienfaits » de l’exploitation des pétroles et gaz de schiste. Dans quelques jours nous assisterons à cette nouvelle offensive de communication agrémentée de la mise en ligne d’un site Internet. Ceci tandis que l’on confirme que le rêve américain du gaz de schiste s’estompe en Pologne et alors même que l’Écosse décide d’un moratoire illimité sur la fracturation hydraulique et que le Pays de Galles emboîte le pas aux pays voulant se prémunir des conséquences sanitaires et environnementales désastreuses provoquées par l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Le parlement gallois a en effet voté ce 4 février 2015 l’interdiction de la fracturation hydraulique rendant impossible la délivrance de permis de recherche et d’exploitation de gaz de schiste. Les écologistes, qui s’opposent à l’utilisation de la fracturation hydraulique en raison des risques de pollution ont salué la décision du Pays de Galles.

L’agence Reuters fait échos aux déclarations des Amis de la Terre pour qui «le gouvernement de Westminster doit rattraper son retard avec l’Écosse, le Pays de Galles et de nombreuses autres régions du monde dans la mise en œuvre d’un moratoire sur la fracturation ».

En effet, la semaine dernière, l’Écosse avait imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique quelques jours après une motion visant à interdire cette technologie à travers le pays mais rejetée par le parlement à Londres.

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a voulu lancer le pays à corps perdu dans l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, doit faire face à une vigoureuse opposition à l’exploitation des gaz de schiste.


In Salah: Des manifestants encerclent le champ de gaz de schiste pendant quelques heures, en chantant !!!

mer, 04/02/2015 - 23:14

- Ouargla – El Watan //

Les opposants au gaz de schiste s’impatientent à In Salah. Ils ont tenté ce mardi de vérifier par eux-mêmes si la phase de fracturation hydraulique a commencé ou pas au niveau du site de Dar Lahmar, à une trentaine de kilomètres au nord de la ville.

Le mouvement populaire de protestations d’In Salah attendait depuis hier la validation de la liste de la commission de suivi de la non fracturation par les autorités, représentées par Moulay Abdelkader, le chef de daïra. La décision n’ayant pas été rendue publique, quelque 260 jeunes de la ville se sont rendus au fameux puit pilote, AHT1 H1, à une trentaine de kilomètres de la ville ou ils sont restés des heures durant observer les opérations en cours. Les jeunes ont pris des vidéos et des photos du puit, interrogeant les foreurs de l’ENTP sui auraient déclaré « n’avoir reçu aucun ordre de cesser les travaux de forage au niveau du champs ».

Selon des témoignages concordants, les manifestants ont été rattrapés par le chef de daïra, fou furieux de les voir sur les lieux entrain d’arrêter les groupes électrogènes servant à alimenter le site. Accompagné par des éléments de la gendarmerie, ce dernier les a sommés de quitter le champ au risque de se voir arrêter.

Les manifestants sont rentres au crépuscule à Sahat Somoud pour raconter leur périple à Dar Lahmar. Mohamed Azzaoui, membre du groupe des 22 a affirmé en plénière que « les tergiversations des autorités qui atermoient les prises de décisions claires et concrètes font que les plus jeunes sortent de leurs gonds après autant de patience ».

Il a par ailleurs exhorté les autorités à faire preuve de responsabilité et « permettre l’application à la lettre des directives du Président de la République concernant l’arrêt des travaux à la phase d’exploration que nous interprétons comme étant un refus de la fracturation pour l’heure ».

Les jeunes eux, ont en tout cas promis, en chantant, de revenir le lendemain si jamais la décision d’arrêter les travaux n’arrivait pas. Rappelons enfin, que le site pétrolier de Dar Lahmar fait partie du Bassin de l’Ahnet, et qu’il compte pour le moment deux puits horizontaux d’exploration lancés dans ce site ou était également prévu un puits vertical d’écho.

Les anti-schiste en sit-in permanent à Ouargla

Pendant ce temps, les anti-schistes de Ouargla tiennent depuis deux jours un sit-in permanent à la place de la Rose de sable baptisée Sahat Echaab. Un exposé du Pr Segni Laadjal, enseignant à l’université de Ouargla est présenté en soirée pour donner un récapitulatif sur les résultats des dernières études concernant les dangers du gaz de schiste.

Houria Alioua