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Mis à jour : il y a 10 minutes 59 secondes

TRAITÉ DE LIBRE-ÉCHANGE CANADA-UNION EUROPÉENNE Nouvel obstacle sur la voie de la ratification

mer, 28/01/2015 - 18:39
Paris et Berlin s’inquiètent de leur souveraineté nationale 27 janvier 2015 | Christian RiouxCorrespondant à Paris | Actualités économiques Photo: Fred Chartrand La Presse canadienne Le 26 septembre 2014, Herman Van Rompuy, Stephen Harper et José Manuel Barroso signaient le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), dont les termes avaient été négociés durant cinq ans. 

Les obstacles se multiplient sur la voie de la ratification de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Ce traité baptisé Accord économique et commercial global (AECG) dont les négociations se sont officiellement arrêtées en septembre 2014 pourrait devoir être à nouveau modifié afin d’être ratifié par les 28 pays membres de l’Union européenne. Depuis une semaine, l’opposition ne vient pas que de la France, mais aussi de l’Allemagne qui s’inquiète, elle aussi, du mécanisme de règlement des différends prévu dans le traité et de son impact sur la souveraineté des États.

La semaine dernière s’est tenue à Berlin une rencontre entre le ministre allemand de l’Économie, Sigmar Gabriel, et le secrétaire d’État français chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl. Ces échanges devraient « nous inciter à apporter des modifications à l’AECG », ont conclu les ministres au terme de cette rencontre à laquelle participait aussi le secrétaire allemand aux Affaires économiques et à l’Énergie, Matthias Machnig. Les représentants français et allemands se disent prêts à « examiner toutes les options de modifications » du traité négocié depuis 2009 avec le Canada.

Selon les ministres, le mécanisme de règlement des différends commerciaux mettrait en cause la souveraineté nationale en permettant aux entreprises de poursuivre indûment les États devant des tribunaux d’arbitrage. Cela pourrait impliquer la réécriture des chapitres 10 et 33 du traité relatifs à la protection des investissements étrangers. C’est la première fois que Paris et Berlin s’expriment aussi clairement et d’un commun accord en faveur d’une réécriture du traité.

Opposition massive

Les ministres se faisaient ainsi l’écho de la large consultation populaire qui s’est déroulée dans les pays de l’Union européenne à propos d’un autre accord en cours de négociation, cette fois avec les États-Unis. Paris et Berlin craignent en effet que l’accord avec le Canada ne crée un précédent qui s’appliquerait aux négociations en cours avec Washington.

La consultation publique menée récemment par Bruxelles a révélé une opposition massive à ce mécanisme de règlement des différends. 88 % des 150 000 personnes consultées se sont prononcées contre. Même si cette consultation n’était pas un sondage, souligne la commissaire au Commerce de la Commission européenne, Cecilia Malmström, elle « montre bien que les Européens sont très sceptiques », dit-elle. La commissaire précise que jamais la Commission n’accepterait « de signer un accord qui affaiblirait nos normes ou limiterait la capacité de nos gouvernements à légiférer ».

Le Canada pourrait donc être contraint de revenir à la table de négociation. La ratification de l’accord est en effet loin d’être garantie, notamment au Parlement européen. En France et en Allemagne, il n’existe pas de majorité pour ratifier la clause d’arbitrage », a déclaré au magazine Marianne le secrétaire d’État français du Commerce extérieur, Matthias Fekl.

Le 23 novembre dernier, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution s’opposant à un tel mécanisme de règlement des différends investisseur-État et exigeant des précisions détaillées sur « les modalités de composition, de saisine, de décision et de contrôle du processus de coopération réglementaire ». Le sénat a adopté la même position le 27 novembre.

Poursuites abusives

Selon un rapport soumis au Parlement européen par Bernd Lange, président de la Commission du commerce international, les recours devant ces tribunaux d’arbitrage spécialisés menaceraient la capacité des États de légiférer pour protéger l’environnement ou les normes du travail. La France et l’Allemagne veulent éviter les poursuites abusives comme celle déposée en octobre dernier par le groupe suédois Vattenfall devant l’International Centre for Settlement of Investment Disputes à Washington. L’entreprise, qui exploite deux centrales nucléaires en Allemagne, réclame une compensation de plus de quatre milliards d’euros pour la sortie du nucléaire civil annoncée par Angela Merkel au lendemain de la catastrophe de Fukushima.

« Il faut réfléchir à des mécanismes d’appel des décisions arbitrales, a déclaré le secrétaire d’État français Matthias Fekl au magazine Marianne. […] Aujourd’hui, un groupe qui attaque un État ne risque rien, si ce n’est les frais de procédure. Il faut donc mettre en place des possibilités de condamnations dissuasives. Il faut aussi regarder du côté des arbitres et lutter résolument contre les conflits d’intérêts. »

Le mois dernier, Thomas Mulcair, chef de l’opposition officielle à Ottawa, était venu en France plaider pour la modification de ce mécanisme d’arbitrage. Bien que les négociations entre le Canada et l’Union européenne se soient officiellement interrompues en septembre dernier, l’ouverture de négociations entre l’Union européenne et les États-Unis relance le débat. « Avec la publication de ces recommandations, on entre dans une nouvelle phase au sein de l’Union européenne, dit Matthias Fekl. Il faut inventer l’arbitrage investisseurs-État du XXIe siècle ».

On se rappellera que, même si un accord de principe était intervenu le 18 octobre 2013 entre Bruxelles et Ottawa, il avait fallu négocier encore dix mois de plus pour s’entendre sur un texte précis. Vu d’Europe, il se pourrait que l’exercice ne soit toujours pas terminé.


GB: rejet d’un moratoire national sur l’exploitation du gaz de schiste

mar, 27/01/2015 - 22:56

 

source: romandie

Londres – Un moratoire national sur l’exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni a été rejeté lundi lors d’un vote au Parlement, mais le gouvernement a accepté de durcir les conditions d’extraction dans le pays et de l’interdire totalement dans les parcs nationaux.

Un groupe de députés de tous bords avait proposé ce moratoire lundi dans le cadre du passage au Parlement britannique de la loi sur les infrastructures, dont une partie concerne l’extraction du gaz schiste.

Ce moratoire a été rejeté par 308 voix contre 52 voix, alors qu’environ 200 personnes manifestaient devant le Parlement contre le fracking, technique d’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique.

Le parti travailliste, principal parti d’opposition, s’est abstenu lors de ce vote, ce que l’unique député écologiste du Parlement britannique, Caroline Lucas, a qualifié de farce.

Le Labour a toutefois obtenu le vote d’un amendement encadrant bien plus strictement l’utilisation du procédé de fracturation hydraulique sur le sol britannique.

C’est un énorme volte-face du gouvernement et une grande victoire pour la protection de l’environnement en Grande-Bretagne (…). Maintenant, grâce à l’amendement du Labour, le gouvernement a été contraint d’accepter une meilleure protection et des garanties plus solides avant tout fracking, a réagi la député Caroline Flint, en charge des questions énergétiques au Labour.

Le gouvernement britannique a notamment accepté d’interdire complètement l’extraction de gaz de schiste dans les parcs nationaux et les zones protégées. Jusqu’ici, les règles stipulaient que les demandes d’exploitation dans ces zones devaient être rejetées sauf en cas de circonstances exceptionnelles et dans l’intérêt public.

Ces rebondissements interviennent alors que les autorités locales du comté de Lancashire (nord-ouest de l’Angleterre) doivent étudier cette semaine la demande d’exploitation de la firme britannique Cuadrilla, qui veut extraire du gaz de schiste sur les sites de Preston New Road et Roseacre Wood.

Vendredi dernier, Cuadrilla a cependant demandé un report de l’examen de sa demande afin de procéder à de plus amples consultations.

Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron veut encourager l’exploitation du gaz de schiste dans le pays afin de disposer d’une source d’énergie bon marché, à l’image de ce qui se passe aux États-Unis, et réduire la dépendance énergétique du pays à l’égard de l’étranger.

Des groupes de défense de l’environnement font en revanche part de leur inquiétude face à la perspective de l’utilisation de la fracturation hydraulique, qui consiste à créer des fissures souterraines en injectant un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques à haute pression pour libérer les hydrocarbures.

(©AFP / 26 janvier 2015 21h14)


La bataille autour du gaz de schiste bat son plein au Royaume-Uni

mar, 27/01/2015 - 15:17

source: le monde.fr

Malgré les réticences de l’opinion publique et des parlementaires, le gouvernement
présente une loi pour simplifier les autorisations de forage. | KAREN BLEIER / AFP

Cette semaine va être symbolique du bras de fer engagé autour du gaz de schiste au Royaume-Uni. D’un côté, le gouvernement britannique pousse à fond pour lancer l’exploration, espérant répliquer la révolution énergétique américaine. Après avoir mis en place un régime fiscal particulièrement avantageux, il va présenter ce lundi 26 janvier une loi pour simplifier l’autorisation des forages.De l’autre, les entreprises pétrolières peinent à faire avancer leurs projets. Mercredi et jeudi, le comté du Lancashire (nord-ouest de l’Angleterre) doit rejeter l’autorisation de deux forages à fracturation hydraulique, les premières demandes depuis la levée d’un moratoire en 2012. Il n’y a pour l’instant aucune exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni. Et, du côté de l’exploration, seule une dizaine de puits devrait être creusée cette année.Ce n’est pourtant pas faute de recevoir l’aide des autorités britanniques. Depuis deux ans, le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, pèse de tout son poids pour faire de la Grande-Bretagne « le leader dans la révolution du gaz de schiste ». Il a introduit un taux d’imposition de 30 %, deux fois moins que pour les hydrocarbures conventionnels.

Ce lundi, il présente la « loi sur les infrastructures » visant à simplifier la vie des sociétés pétrolières. Pour accéder aux réservoirs de gaz de schiste, il faut souvent creuser de façon verticale, avant de continuer de façon horizontale. L’hydrocarbure peut alors se retrouver sous des habitations ou des terrains privés, dont il faut obtenir l’autorisation. La loi actuelle permet de forcer la main des propriétaires, mais le processus judiciaire est lent et coûteux. La nouvelle loi prévoit d’accorder un droit de forage horizontal automatique à partir de trois cents mètres sous terre, en échange d’un paiement à la communauté locale de 20 000 livres (26 000 euros).

Importantes difficultés politiques

L’enthousiasme du gouvernement se heurte pourtant à d’importantes difficultés politiques. Le comité parlementaire en charge de l’environnement demande dans un rapport publié ce lundi un moratoire sur le gaz de schiste. « Ce n’est pas compatible avec notre engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre », estime Joan Walley, la députée qui préside le comité. Le comité s’inquiète des risques de pollution des nappes phréatiques.

L’appel émane d’un comité dont les membres sont issus de tous les partis politiques (sept conservateurs, six travaillistes, deux libéraux-démocrates et un vert). Les parlementaires savent l’opinion publique divisée : un quart des Britanniques est contre le gaz de schiste, un quart favorable, tandis qu’une moitié hésite. Les légères secousses séismiques provoquées par un forage dans le Lancashire en 2011 ont marqué les esprits. Deux ans plus tard, une proposition de puits d’exploration à Balcombe, un joli village de campagne du sud de l’Angleterre, a provoqué d’importantes manifestations, menées par une coalition de militants verts et de conservateurs locaux.

Dans ce contexte délicat, les demandes d’autorisation de deux forages dans le Lancashire par la société Cuadrilla sont attendues comme un test. Pour la première fois depuis le moratoire mis en place après les secousses séismiques, et supprimé en 2012, des élus locaux doivent trancher sur ce sujet. L’entreprise a déjà obtenu du gouvernement la licence d’exploration, ainsi que le feu vert des autorités environnementales. Il lui reste cependant à obtenir le permis des autorités locales. Selon toute vraisemblance, celles-ci, qui votent sur le sujet mercredi et jeudi, devraient poser leur veto.

La semaine dernière, le comité en charge des autorisations a remis un avis défavorable. Les conseillers municipaux devraient le suivre. « C’est extrêmement frustrant : le gouvernement nous soutient mais le blocage a lieu au niveau de la politique locale », s’agace Tom Crotty, porte-parole d’Ineos, une autre entreprise qui veut se lancer dans le gaz de schiste. Il estime que la loi doit être changée pour donner la responsabilité des autorisations de forage directement au gouvernement. A y regarder de plus près pourtant, le comté du Lancashire ne remet pas en cause le gaz de schiste, mais craint simplement que les travaux ne provoquent trop de bruit ou ne génèrent trop de circulation.

Avis défavorable

« Ce ne sont que des questions locales, qui peuvent être résolues », veut croire Corin Taylor, conseiller du United Kingdom Onshore Oil and Gas, l’organisme qui représente l’industrie. Plus qu’un blocage définitif, l’histoire de ces deux puits illustre la lenteur du processus d’autorisation outre-Manche, avec dix-huit mois d’attente en moyenne. « Aux Etats-Unis, l’autorisation peut être donnée à deux cents puits d’un coup pour une même licence, alors qu’au Royaume-Uni il faut réaliser une demande pour chaque puits », se plaint M. Crotty.

Néanmoins, les signes d’intérêt se multiplient de la part des industriels. Le gouvernement britannique procède actuellement à l’attribution de licences pour 295 nouveaux blocs : il a reçu 95 demandes, un record. Mais, avant leur exploitation, il risque de se passer plusieurs années. « L’industrie du gaz de schiste est dans son enfance au Royaume-Uni », reconnaît un porte-parole du ministère de l’énergie et du changement climatique. M. Taylor estime que l’exploration prendra encore plusieurs années. « On n’arrivera pas à une exploitation avant cinq années environ. » La révolution du gaz de schiste made in Britain devra attendre les années 2020.


La bataille autour du gaz de schiste bat son plein au Royaume-Uni

mar, 27/01/2015 - 14:57

Source : Le Monde

http://lemonde.fr/economie/article/2015/01/26/la-bataille-autour-du-gaz-de-schiste-bat-son-plein-au-royaume-uni_4563462_3234.html

La bataille autour du gaz de schiste bat son plein au Royaume-Uni
Le Monde.fr | 26.01.2015 à 11h24 • Mis à jour le 26.01.2015 à 11h30 |

Par Eric Albert (Londres, correspondance)


Malgré les réticences de l’opinion publique et des parlementaires, le gouvernement présente une loi pour simplifier les autorisations de forage.
Malgré les réticences de l’opinion publique et des parlementaires, le gouvernement
présente une loi pour simplifier les autorisations de forage. | KAREN BLEIER / AFP

Cette semaine va être symbolique du bras de fer engagé autour du gaz de schiste au Royaume-Uni. D’un côté, le gouvernement britannique pousse à fond pour lancer l’exploration, espérant répliquer la révolution énergétique américaine. Après avoir mis en place un régime fiscal particulièrement avantageux, il va présenter ce lundi 26 janvier une loi pour simplifier l’autorisation des forages. De l’autre, les entreprises pétrolières peinent à faire avancer leurs projets. Mercredi et jeudi, le comté du Lancashire (nord-ouest de l’Angleterre) doit rejeter l’autorisation de deux forages à fracturation hydraulique, les premières demandes depuis la levée d’un moratoire en 2012. Il n’y a pour l’instant aucune exploitation de gaz de schiste au Royaume-Uni. Et, du côté de l’exploration, seule une dizaine de puits devrait être creusée cette année.
Ce n’est pourtant pas faute de recevoir l’aide des autorités britanniques. Depuis deux ans, le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, pèse de tout son poids pour faire de la Grande-Bretagne « le leader dans la révolution du gaz de schiste ». Il a introduit un taux d’imposition de 30 %, deux fois moins que pour les hydrocarbures conventionnels.
Ce lundi, il présente la « loi sur les infrastructures » visant à simplifier la vie des sociétés pétrolières. Pour accéder aux réservoirs de gaz de schiste, il faut souvent creuser de façon verticale, avant de continuer de façon horizontale. L’hydrocarbure peut alors se retrouver sous des habitations ou des terrains privés, dont il faut obtenir l’autorisation. La loi actuelle permet de forcer la main des propriétaires, mais le processus judiciaire est lent et coûteux. La nouvelle loi prévoit d’accorder un droit de forage horizontal automatique à partir de trois cents mètres sous terre, en échange d’un paiement à la communauté locale de 20 000 livres (26 000 euros).

Importantes difficultés politiques
L’enthousiasme du gouvernement se heurte pourtant à d’importantes difficultés politiques. Le comité parlementaire en charge de l’environnement demande dans un rapport publié ce lundi un moratoire sur le gaz de schiste. « Ce n’est pas compatible avec notre engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre », estime Joan Walley, la députée qui préside le comité. Le comité s’inquiète des risques de pollution des nappes phréatiques.
L’appel émane d’un comité dont les membres sont issus de tous les partis politiques (sept conservateurs, six travaillistes, deux libéraux-démocrates et un vert). Les parlementaires savent l’opinion publique divisée : un quart des Britanniques est contre le gaz de schiste, un quart favorable, tandis qu’une moitié hésite. Les légères secousses séismiques provoquées par un forage dans le Lancashire en 2011 ont marqué les esprits. Deux ans plus tard, une proposition de puits d’exploration à Balcombe, un joli village de campagne du sud de l’Angleterre, a provoqué d’importantes manifestations, menées par une coalition de militants verts et de conservateurs locaux.
Dans ce contexte délicat, les demandes d’autorisation de deux forages dans le Lancashire par la société Cuadrilla sont attendues comme un test. Pour la première fois depuis le moratoire mis en place après les secousses séismiques, et supprimé en 2012, des élus locaux doivent trancher sur ce sujet. L’entreprise a déjà obtenu du gouvernement la licence d’exploration, ainsi que le feu vert des autorités environnementales. Il lui reste cependant à obtenir le permis des autorités locales. Selon toute vraisemblance, celles-ci, qui votent sur le sujet mercredi et jeudi, devraient poser leur veto.
La semaine dernière, le comité en charge des autorisations a remis un avis défavorable. Les conseillers municipaux devraient le suivre. « C’est extrêmement frustrant : le gouvernement nous soutient mais le blocage a lieu au niveau de la politique locale », s’agace Tom Crotty, porte-parole d’Ineos, une autre entreprise qui veut se lancer dans le gaz de schiste. Il estime que la loi doit être changée pour donner la responsabilité des autorisations de forage directement au gouvernement. A y regarder de plus près pourtant, le comté du Lancashire ne remet pas en cause le gaz de schiste, mais craint simplement que les travaux ne provoquent trop de bruit ou ne génèrent trop de circulation.

Avis défavorable
« Ce ne sont que des questions locales, qui peuvent être résolues », veut croire Corin Taylor, conseiller du United Kingdom Onshore Oil and Gas, l’organisme qui représente l’industrie. Plus qu’un blocage définitif, l’histoire de ces deux puits illustre la lenteur du processus d’autorisation outre-Manche, avec dix-huit mois d’attente en moyenne. « Aux Etats-Unis, l’autorisation peut être donnée à deux cents puits d’un coup pour une même licence, alors qu’au Royaume-Uni il faut réaliser une demande pour chaque puits », se plaint M. Crotty.
Néanmoins, les signes d’intérêt se multiplient de la part des industriels. Le gouvernement britannique procède actuellement à l’attribution de licences pour 295 nouveaux blocs : il a reçu 95 demandes, un record. Mais, avant leur exploitation, il risque de se passer plusieurs années. « L’industrie du gaz de schiste est dans son enfance au Royaume-Uni », reconnaît un porte-parole du ministère de l’énergie et du changement climatique. M. Taylor estime que l’exploration prendra encore plusieurs années. « On n’arrivera pas à une exploitation avant cinq années environ. » La révolution du gaz de schiste made in Britain devra attendre les années 2020.


Appel à un rassemblement à Paris contre le gaz de schiste en Algérie

lun, 26/01/2015 - 23:35

 

Par Le Matin 

Le Collectif contre le gaz de schiste en Algérie appelle à un rassemblement pacifique anti-gaz de schiste le samedi 31 janvier 2015 à 14h00 devant le Consulat général d’Algérie à Paris 11, Rue d’Argentine, 75016 Paris (Métro Argentine, ligne1).

L’affiche de l’appel au rassemblement.

Depuis que le gouvernement algérien a donné son feu vert aux lobbies internationaux pour exploiter le gaz de schiste en Algérie, des milliers de personnes, femmes et hommes d’In-Salah se rassemblent pour réclamer l’arrêt immédiat et inconditionnel de cette exploitation dévastatrice de l’environnement et gaspilleuse d’eau dans un pays qui en manque énormément. Conscients des répercussions catastrophiques que va avoir cette exploitation sur l’écosystème, les citoyens algériens ont adhéré massivement à ce mouvement de protestation qui s’est étendu à plusieurs villes pour faire barrage et dire non à cette décision inconsciente qui menace notre avenir et l’avenir des générations futurs.

Malheureusement, le gouvernement persiste dans son attitude réfractaire aux revendications de la population ! Devant la résolution du gouvernement à camper sur sa position et devant son incapacité à trouver une solution efficace et durable, nous Collectif contre le gaz de Schiste en Algérie, soucieux de l’avenir de notre pays, appelons nos concitoyennes et concitoyens ainsi que tous les citoyens du monde soucieux de notre planète à participer massivement au rassemblement qui se tiendra devant le consulat général d’Algérie à Paris le samedi 31 janvier 2015 à 14h00, pour soutenir nos compatriotes du sud algérien et dire : Non à la politique suicidaire des autorités Algériennes ! Non aux fausses déclarations des autorités (gel de l’exploitation, test d’exploration, chantages) ! Oui à l’interdiction totale et inconditionnelle de l’exploration et exploitation du gaz de schiste ! Il est de notre responsabilité à toutes et à tous de nous engager à construire tous ensemble un avenir meilleur en Algérie. Plus que jamais nôtre devoir citoyen nous appel.

Le Collectif contre le gaz de schiste en Algérie


(Algérie) »Le Premier ministre est désinformé par les partisans du gaz de schiste au sein de Sonatrach »

lun, 26/01/2015 - 23:27
  • Younès Djama
  • source: maghreb emergent

Le gaz de schiste : une option contestée en Algérie (photo publiée sur le site de l’agence APS).

Il y a lieu de rappeler que le 4ème appel à la concurrence lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) concernait 17 périmètres contenant des ressources non conventionnelles.

Les déclarations se voulant rassurantes faites par le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal à l’ENTV le 21 janvier dernier n’ont pas entamé la détermination des opposants à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. Pour l’un d’entre eux, Kacem Moussa, expert en environnement et en aménagement du territoire, ces déclarations montrent que « le Premier ministre est complètement à côté de la plaque » et qu’« il ne fait pas partie des véritables centres de décision ».

Ce maître de Conférences à l’université d’Oran qui fait partie du mouvement anti-gaz de schiste dans cette ville, relève, dans une déclaration à Maghreb Emergent, des « contradictions » dans les propos de M. Sellal : « Il y a quelques années, il a dit que l’exploitation du gaz de schiste n’interviendrait pas avant 2040. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui ! ». Selon lui, les « promoteurs » de l’option gaz de schiste, notamment au sein de Sonatrach, fournissent au Premier ministre « des informations erronées pour calmer les esprits mais ils font tout autre chose ».

« La protestation d’In Salah peut porter ses fruits  »

Il y a lieu de rappeler que le 4ème appel à la concurrence lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) comprend 17 périmètres de recherche et d’exploration contenant des ressources non conventionnelles. Sur 31 périmètres concernés par cet appel d’offres, 4 seulement ont été attribués, dont aucun, officiellement, contenant de telles ressources.

Rappelant les expériences polonaise et française, Kacem Moussa est convaincu que « quand il y a des protestations (contre le gaz de schiste, NDLR) le pouvoir recule », et que « cela peut être le cas avec les protestataires d’In Salah ». Il n’exclut guère l’éventualité que ces protestations dissuadent les compagnies pétro-gazières internationales de venir exploiter ces ressources non conventionnelles en Algérie.

« Des gisements de gaz et pétrole conventionnels pour 50 ans » 

Lors de son passage à l’ENTV, M. Sellal a notamment déclaré : « Nous devons nous aligner sur ce qui se fait ailleurs dans le monde. » Il faisait allusion aux pays qui exploitent les hydrocarbures non conventionnels, en particulier les Etats-Unis. Kacem Moussa ne partage pas ce point de vue : « Notre pays recèle des gisements de gaz et pétrole conventionnels prospectés et non prospectés qui lui permettent d’aller encore sur une cinquantaine d’années au moins sans recourir à d’autres alternatives de type non conventionnel. ». D’après lui, d’autres potentialités en hydrocarbures existent au niveau du reste du territoire algérien dont la prospection est révélatrice d’ « indices encourageants ».

 

La mobilisation contre le gaz de de schiste s’élargit

A noter que le front anti-gaz de schiste s’élargit. En écho aux protestations des habitants d’In Salah et d’autres régions du sud du, des manifestations ont eu lieu dans d’autres régions. Après un rassemblement hier matin à Oran pour soutenir les habitants d’In Salah, un sit-in a été tenu aujourd’hui à Bejaia par des opposants à l’exploitation de ce gaz non conventionnel.


(Algérie) Gaz de Schiste : Des manifestants tentent de fermer la route menant aux forages

lun, 26/01/2015 - 23:17

source: El Watan

Une quarantaine de manifestants anti gaz de schiste a tenté lundi, en début d’après midi, de fermer la route menant au site des forages exploratoires a une trentaine de kilomètres au sud de In Salah, au lieux dit  Gour Mahmoud.

 

Les deux puits tests, Aht1 et Aht2, contestés par la population locale, sont localisés à quelques kilomètres de la route nationale N°1, la route de l’unité africaine, vers Tamanarasset.

Le premier puits est déjà réalisé, alors que le deuxième est en phase de forage verticale. L’ENTP, filiale de Sonatrach, est l’entreprise chargée de la réalisation.

La multinationale spécialiséee dans les services pétroliers, Schlumberger dont la fracturation hydraulique est également sur site. Situé au nord du bassin de l’Ahnet, les forages sont sous la protection de l’armée.

Cette action coïncide avec la visite du wali de Tamanrasset, dont les pourparlers menés hier avec le groupe des 22, le collectif de la société civile, ont butté sur l’intransigeance des manifestants anti fracking, qui exigent, entre autres, l’arrêt immédiat des forages, la sécurisation et nettoiement des sites et une annonce solennelle et officielle de l’abandon de l’option des gaz non conventionnels.

M.A

(Algérie) Gaz de schiste : le double discours du gouvernement

ven, 23/01/2015 - 09:35

 

Par Le Matin |

Après avoir annoncé avec une pointe de fierté que l’Algérie a commencé à forer son premier puits de gaz de schiste, Abdelmalek Sellal fait mine de faire marche arrière.

Abdelmalek Sellal tente de rassurer.

Mais diable, d’Abdelmalek Sellal et Youcef Yousfi qui dit la vérité dans cette affaire de gaz de schiste ? Comme pour répondre aux milliers d’opposants à l’exploitation du gaz de schiste dans leur région d’origine, Abdelmalek Sellal sort de sa réserve. « Je l’ai dit et je le répète, nous n’en sommes pas à l’étape d’exploitation du gaz de schiste, c’est une question qui n’est pas inscrite à l’ordre du jour du Gouvernement », a indiqué M. Sellal à l’émission « Hiwar Essaa » (Débat de l’heure) de la Télévision algérienne.

Cette déclaration suffira-t-elle pour rassurer les manifestants d’In Salah, Tamanrasset et des autres régions qui manifestent leur opposition au gaz de schiste ? Peu probable quand on connaît les revirements du gouvernement.

Car, en même temps ou presque, le ministre de l’Energie donne un autre son de cloche. Il continue de proner l’exploitation proche du gaz de schiste. Et il rappelle que « cette loi a été présentée au Conseil du gouvernement et approuvée en Conseil des ministres. Le texte a été remis au Parlement. Les députés, et à travers eux tout le peuple, ont voté en faveur de cette loi », bougonne-t-il fièrement agacé par tout l’opposition à son projet.

Alors qui dirige ce gouvernement : Sellal ou Yousfi ? Forcément, il y en a un qui ne dit pas la vérité. Ou plus grave, se sont-ils répartis les tâches pour brouiller les manifestants d’In Salah qui manifestent depuis décembre ?

A la charge de Sellal qui fait le pompier, il faut rappeler que le gouvernement a donné même un calendrier pour l’exploration et ensuite l’exploitation de ce gaz non-conventionnel.

Pour bien huiler son message, Sellal ajoute, sans rire, que « le Gouvernement a fixé, sur instruction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des délais pour les études allant jusqu’à 2022 à même de mieux cerner le sujet et connaître les réserves souterraines en gaz de schiste ». Mieux encore : « Nous n’avons, jusqu’à l’heure, accordé aucune autorisation pour l’exploitation du gaz de schiste et nous ne comptons pas le faire à court terme ». Eh bien voilà, pourquoi tout ce tintamarre suggère Abdelmalek Sellal sur un sujet qui n’a pas encore lieu. Il précisera même que « l’actuel programme énergétique (en hydrocarbures conventionnels) se poursuivra jusqu’en 2030″. Ça en revanche on le savait un peu.

Mais le premier ministre a sorti son autre carte : celle du respect de la nature. Se découvrant grand écologiste devant l’éternel, Sellal ajoute doctement : « La politique suivie actuellement par le Gouvernement pour le développement de la production énergétique nationale est basée sur les investissements en énergies renouvelables, l’éventuelle exploitation du gaz de schiste étant laissée aux générations futures le cas échéant »

On connaissait le premier ministre enclin à l’humour, mais sur le gaz de schiste, il se surpasse. Selon notre premier des ministres, une fois les deux forages réalisés à Ahnet, « des études seront menées sur une période de quatre ans », Puis prévient que le projet tiendra compte de «la préservation de la nappe phréatique et de la santé du citoyens ». Les opposants peuvent plier leurs banderoles, rentrer leur colère et aller se coucher tranquillement, le gouvernement veille sur l’environnement.

Yacine K.


Départementales : les anti-gaz de schiste font pression sur les candidats

jeu, 22/01/2015 - 10:26

ESSONNE INFO | Par   | Publié le Mardi 20 janvier 2015

À deux mois des élections départementales, le collectif Non au gaz de schiste en Essonne s’immisce dans la campagne. Son but : obtenir l’avis de tous les candidats à cette élection sur l’exploitation du gaz de schiste dans le département. Faute de réponse, le collectif prendra ses responsabilités en proposant lui-même ses propres candidats.

Qui sont ces personnes masquées ? Pour le moment, peu d’indices. L’un d’entre eux indique qu’il peut s’agir « d’une personne de votre entourage plus ou moins proche, d’un collègue de travail ou même de votre conjoint ». Dommage, il est encore trop tôt pour les organisateurs de ce shooting photo en pleine nature pour pouvoir communiquer les noms de ces personnes. À défaut de savoir qui se dissimulent derrière ce déguisement, une chose est sûre, une partie de ces personnes seront certainement candidates aux prochaines élections départementales.

Obtenir des garanties

C’est donc devant l’un des quatre puits actifs (Ndlr : celui du Plessis-Pâté) appartenant à l’une des sociétés de l’industrie pétrolifère, le groupe Vermillion, qu’une quarantaine de personnes s’est donné rendez-vous ce samedi 17 janvier. Ces gens ont ainsi répondu à l’appel lancé par les membres du collectif Non au gaz de schiste en Essonne. Un rassemblement pas anodin vu que ce dernier marque tout bonnement l’entrée en campagne des militants anti-gaz de schiste pour les élections départementales des 22 et 29 mars. L’objectif est clair pour l’ensemble de ces personnes : « demander à ce que tous les candidats écrivent dans le marbre qu’il n’y aura jamais d’exploration et d’exploitation de pétrole et d’huile de schiste en Essonne », clame Philippe Pascot, l’un des membres de ce collectif.

Viscéralement opposés à l’extraction par le biais de la fracturation hydraulique de ces huiles présentes à plus de 2 000 mètres de profondeur, les opposants au gaz de schiste souhaitent que le sujet occupe une place particulière dans la campagne aux départementales. « Il en va de notre santé et de celle de la nature, poursuit Philippe Pascot. Il n’y a pas d’autres moyens que la fracturation hydraulique pour permettre l’extraction de cette huile de pétrole aujourd’hui. Le problème, c’est ce qu’engendre l’extraction. La terre est souillée pour 300 à 400 ans tandis que l’eau utilisée pour la fracturation est définitivement polluée ».

Le tableau s’est encore assombri pour les anti-gaz de schiste, étant donné qu’en toute fin d’année 2014, le groupe Vermillion a fait part de sa volonté de creuser 13 nouveaux puits en Essonne. « Comme par hasard, ils ont fait des demandes pour forer jusqu’à plus de 2 000 mètres de profondeur, et c’est la profondeur à laquelle se trouve l’huile. Si l’exploitation du gaz de schiste est autorisée demain par le gouvernement, suite aux permis qu’ils ont signés, ils n’auront même pas besoin de refaire un dépôt de demande pour récolter cette huile, s’emporte Philippe Pascot. Voilà pourquoi nous profitons de ces élections pour interpeller directement les élus et les candidats sur ce qui se trame ».

Faire perdre ceux qui sont pour

À deux mois du scrutin, le collectif essonnien souhaite faire réagir sur cette question qui divise de nombreux élus. « Nous sommes en capacité de nous présenter dans tous les cantons. Mais nous aimerions en présenter le moins possible », lâche le membre du collectif. Car leur stratégie est simple. Si les candidats au Conseil général se positionnent contre l’exploitation du gaz en Essonne, à l’image de Marianne Duranton notamment, le collectif retira son binôme sur le ou les canton(s) en question. À l’inverse, si des candidats s’abstiennent de donner un avis ou même si un candidat se prononce pour, alors les anti-gaz de schiste maintiendront leur candidature. Conscients de leur maigre chance de victoire, les militants ne s’avouent pas vaincus pour autant. « À défaut de pouvoir gagner, notre but est de faire perdre celui qui est pour, affirme Philippe Pascot. D’autant plus, avec le fort taux d’abstention qui accompagne ces élections, je pense que les candidats doivent prendre nos revendications au sérieux pour éviter qu’il ne leur arrive une mauvaise surprise », avance le membre du collectif.

Jusqu’au dépôt des candidatures, les militants anti-gaz de schiste assurent qu’ils ne relâcheront pas la pression auprès des candidats pour que ceux-ci se déclarent pour ou contre l’exploitation de cette huile. Le prochain acte de leur campagne est prévu dans les toutes prochaines heures. Le collectif dévoilera la photo de ces futurs candidats sans masques cette fois-ci. « La découverte de certains visages fera sans aucun doute réagir de nombreux candidats », garantit Philippe Pascot. Plus de détails dans les prochains jours donc…


Hanoune accable le mouvement anti-gaz de schiste : «C’est une cabale contre Sonatrach»

jeu, 22/01/2015 - 09:41

El Watan

 

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, vient à la rescousse du pouvoir. Dans une conférence de presse, animée hier au siège de son parti et consacrée exclusivement au gaz de schiste, Mme Hanoune pense que les citoyens n’ont pas besoin d’être consultés sur les projets relevant de «l’utilité publique».

«Depuis quand l’Etat consulte les citoyens pour construire un pont ou une route ? Pourquoi alors on reproche aujourd’hui à l’Etat le fait qu’il n’ait pas demandé l’avis des citoyens pour l’exploration du gaz de schiste. Il s’agit là d’une étrange conception de l’Etat ?» s’insurge la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui estime, qu’à travers ces pratiques, on veut déposséder l’Etat de ses prérogatives.

Dans sa plaidoirie, la leader du PT a défendu le projet du gaz de schiste que les députés, faut-il le préciser, ont approuvé en 2013, et a soutenu le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, et les responsables de Sonatrach. Mme Hanoune croit que les manifestations et la campagne anti-gaz de schiste ne sont qu’une cabale contre Sonatrach et ses dirigeants. La patronne du PT se demande si cette cabale n’a pas un lien avec le prochain remaniement ministériel. «Il y a des attaques et un acharnement contre Sonatrach.

Celle-ci est accusée de tous les maux. On a l’impression que tous ses responsables et ceux du ministère de l’Energie sont tous des Chakib Khelil. Des voleurs et des incompétents ! Eh bien non», s’offusque Louisa Hanoune, accusant certaines personnes «ambitieuses» et des cercles, qui souhaitent  avoir le monopole de certains projets de Sonatrach, de vouloir casser et déstabiliser le groupe national.

Nabila Amir

Gaz de schiste: pas d’opposition aux projets internationaux près du lac de Constance

jeu, 22/01/2015 - 09:32

source:  Agefi.com

mercredi, 21.01.2015

La Confédération ne doit pas s’immiscer dans la question du gaz de schiste près du lac de Constance. La commission de l’environnement du Conseil des Etats s’oppose à une motion du National qui demande au Conseil fédéral de s’engager au niveau international contre les projets britanniques de fracturation hydraulique dans la région. Cette technique constitue un danger pour les nappes phréatiques, avait fait valoir le motionnaire Lukas Reimann (UDC/Saint-Gall). La conseillère fédérale Doris Leuthard n’avait alors pas convaincu les députés en indiquant que c’est d’abord le droit cantonal qui s’applique pour les forages. Pas question pour la Confédération de s’immiscer. Elle doit se contenter d’imposer un cadre légal en matière de protection des eaux, selon la ministre de l’environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nuit de doute à In Salah

mer, 21/01/2015 - 15:51

le 21.01.15 | El Watan

La présidence aurait décidé le gel du dossier gaz de schiste

Tout en annulant les marches prévues hier, les animateurs de la protestation à In Salah maintiennent leur sit-in permanent sur la place principale de la ville tant que  le gel des explorations n’est pas annoncé officiellement.

L’attaché de communication du comité de coordination de la protestation populaire d’In Salah, Hadj Mohamed, a annoncé la nouvelle, hier à la mi-journée. Il a déclaré à la foule, qui observait son sit-in permanent sur la place devant la daïra, baptisée «place de l’Union et de la Résistance» depuis trois semaines, qu’un coup de téléphone de la Présidence a annoncé qu’«une décision en faveur de la population d’In Salah a été prise par le président Bouteflika et que cette décision sera officiellement transmise par un émissaire de la Présidence dans les jours qui viennent».

Le tapis rouge des délégations officielles est bien arrivé à l’aéroport pour être déroulé devant l’illustre envoyé d’Alger. La bonne nouvelle a plongé la population dans l’impatience, d’autant plus que des membres du comité ont donné plus de détails, en public, parlant carrément de «gel des forages du gaz de schiste» quand d’autres ont évoqué «un arrêt définitif».

Une rumeur assumée par les meneurs, qui ont brillé par leur aptitude à mobiliser une population totalement acquise à la cause depuis le début des protestations, le 31 décembre dernier, et qui ont instauré une démocratie de l’information envers les manifestants et l’ensemble de la société. Une méthode selon laquelle toute information officielle doit passer par le canal du groupe de 22 délégués choisis par les manifestants, chargés de transmettre l’unique revendication aux autorités et assurer la médiation et le choix des personnes à impliquer dans le processus.

Hadj Mohamed décrit une ambiance calme et sereine : «Les gens sont contents mais restent vigilants, ils craignent un revirement de situation de dernière minute.» Sur la place de la Résistance, le sit-in permanent ne sera pas levé avant l’annonce officielle de la décision de Bouteflika. «C’est irréversible, c’est le symbole de notre résistance.» La marche improvisée par un groupe de  jeunes a été annulée par le comité de coordination «en signe de bonne volonté envers les autorités qui préparent une décision annoncée comme étant favorable pour In Salah».

Autre signe de bonne volonté : après la reprise progressive des cours dans les établissements scolaires et l’ouverture partielle des commerces en soirée, l’activité administrative et  commerciale devrait être normale aujourd’hui. La ville, encore paralysée par solidarité, retrouvera donc aujourd’hui son rythme : hier pas un kiosque pour envoyer un fax, jusqu’à 16h les gens étaient debout, attendant du nouveau.

Gel ou arrêt définitif

Mohamed Djouan, président de l’association Shams, est confiant : «Le Président n’avait pas une idée précise et juste de notre revendication. Les politiques n’ont pas fait leur travail, certains ont parlé de main étrangère. On a bien compris qu’ils ne connaissaient ni le Sud ni les habitants d’In Salah, qu’on a traité de traîtres au début et jusqu’à il y a quelques jours.

Ils ne connaissent ni notre histoire ni nos principes. Ils n’ont pas mesuré notre dévouement à la patrie.» Il aura fallu que le patron de la police vienne pour que le Président ait la bonne version des faits ? «Ecoutez, nous sommes les plus simples, les plus généreux, nous n’avons jamais rien demandé et si les responsables  n’ont pas pu régler ce problème ou n’ont pas donné la bonne information, c’est qu’ils ne sont pas à la hauteur ! Et les pouvoirs publics doivent revoir leur copie.»

Gel ou arrêt des forages de gaz de schiste ? Les gens semblent euphoriques tout en gardant à l’esprit que quelle que soit la décision du Président, elle devra être suivie de textes réglementaires. «Cette protestation a donné une leçon à tous : on peut arriver à ses fins de façon pacifique, en préservant les biens publics. Nous avons plus servi l’Algérie qu’In Salah», répète Hadj Mohamed.

Le président de Shams estime, quant à lui, que «dorénavant, quand quelqu’un  pointera un doigt vers nous, il faudra qu’il se rappelle que les autres doigts se retourneront contre lui», visant sûrement des élus du FLN froidement reconduits, la veille, après les déclarations du député de Tamanrasset et du secrétaire général du parti.  In Salah a refusé la médiation des politiques. Certains n’ont trouvé personne pour les recevoir : venus jusqu’à l’esplanade, ils ont été reçus avec du thé et des cacahuètes, on leur a offert à manger, mais rien d’autre.

Une médiation où les rapports de force de la ville ont été respectés, dit-on parmi les animateurs du mouvement. «Des personnes influentes, ayant des relais à la Présidence, ont bougé depuis quelques jours» et «quoique la décision vienne en retard, nous avons encore confiance dans l’institution de la Présidence comme dernier recours». Voilà donc ce qu’on pense à In Salah.

Dernier point évoqué à la veille de cette annonce tant attendue : le manque de communication institutionnelle. Aucune équivoque à ce propos. «Nous avons envoyé des correspondances depuis plusieurs mois, la direction de l’environnement, le wali, les différents ministères n’ont jamais répondu. Tous les problèmes écologiques, des plus simples aux plus compliqués, ont été transmis par notre association, avec des rapports détaillés et des photos à l’appui», explique le président de Shams.

Et d’ajouter : «Personne ne peut nous accuser d’avoir failli à notre mission de société civile. Notre association n’est pas dédiée à la danse ou à la fantasia, mais à la vulgarisation de la culture écologique et à la préservation de l’environnement, ce que nous assumons depuis plusieurs années.» Pour le reste, la société civile annonce que quand tout sera terminé, une grande campagne de nettoyage et d’embellissement de la ville sera menée. Histoire de montrer l’image réelle d’In Salah, qui a maintenant le statut de ville citoyenne.


In-Salah retient son souffle

mer, 21/01/2015 - 15:43

le 21-01-2015, Farid Abdeladim, Liberté

Une décision imminente est attendue par le mouvement antigaz de schiste

C’est le général-major, Abdelghani Hamel, qui serait pressenti pour rendre publique la décision du président Bouteflika sur le gaz de schiste. Ici, à In-Salah, sa venue serait imminente.
Quant à la décision en elle-même, aucun détail n’a filtré. En revanche, les manifestants gardent l’espoir quant à l’arrêt de l’exploration du gaz non conventionnel.

Pour la première fois depuis le déclenchement, le 1er janvier dernier, du mouvement antigaz de schiste, les citoyens d’In-Salah ont renoncé, hier, à leur marche quotidienne. Et pour cause, ils ont été rassurés par les représentants du collectif citoyen, entrés en contact avec les autorités notamment depuis la venue du DGSN, le général-major, Abdelghani Hamel, qu’“une réponse favorable” à leur revendication est imminente. “SVP, ne marchons plus à partir d’aujourd’hui. Nous venons tout juste d’apprendre que la réponse des autorités sera annoncée incessamment. D’où, nous vous appelons à rester calmes et attendre cette réponse qui interviendra dans les toutes prochaines heures ou, au plus tard, dans deux ou trois jours.”
Ce message, prononcé par mégaphone par Mohamed Azzaoui, membre du collectif, a été accueilli par les cris de joie des manifestants au moment même où la marche quotidienne s’apprêtait à s’ébranler de la place de la Résistance. Ici, à In-Salah, il faut dire que les échos seraient plutôt favorables à un arrêt définitif de l’exploration du gaz de schiste et que l’envoyé spécial du Président, en la personne du général-major Hamel, serait porteur d’une réponse favorable. M. Azzaoui n’a pas éprouvé beaucoup de difficultés à convaincre la foule visiblement épuisée après plus de vingt jours de résistance.
Cela veut-il dire que le gouvernement a fini par céder devant la pression citoyenne et a décidé de renoncer au projet d’exploration du gaz de schiste lancé dans la région d’In-Salah ? “Pour l’instant, nous n’avons pas de détails sur la réponse qui sera rendue publique par les autorités du pays ; nous avons néanmoins, eu l’assurance qu’elle s’annonce positive”, explique à son auditoire, le même membre du collectif citoyen antigaz de schiste d’In-Salah. Si l’argument a suffi à dissuader les manifestants de marcher hier, il est toutefois loin d’être suffisant pour les convaincre de lever leur camp de la place de la Résistance qui fait face au siège de la daïra, où ils ont élu domicile depuis le déclenchement du mouvement. “Évidemment, nous restons toujours mobilisés tant que cette décision n’est pas encore connue. Nous n’avons aucune concession à faire ; notre revendication reste la même, à savoir l’arrêt du projet d’exploitation du gaz de schiste”, souligne, à ce titre, Abdelkader Bouhafs, autre membre du collectif citoyen d’In-Salah, selon lequel il est fort probable que ce soit le général-major, Abdelghani Hamel, qui reviendra à In-Salah pour faire cette éventuelle annonce. “D’après les informations qui nous sont parvenues, c’est M. Hamel qui devra revenir pour annoncer la décision prise par le chef de l’État”, a-t-il déclaré. Le DGSN, faut-il rappeler, a été dépêché dimanche dernier, par la présidence de la République pour écouter et enregistrer les doléances des citoyens d’In-Salah qu’il avait promis de transmettre en “main propre” au président Abdelaziz Bouteflika. Pour leur part, les représentants des citoyens, qui se sont entretenus avec lui, n’ont pas cessé de faire l’éloge sur l’écoute et le respect qu’il leur a réservés à l’occasion de cette rencontre.
Cependant, si la ville d’In-Salah a retrouvé un calme précaire, l’annonce d’hier, de la venue d’une délégation du FLN, a été, très mal perçue par les manifestants.
Et ils l’ont fait savoir. “Nous prévenons que cette délégation n’a surtout pas intérêt à s’approcher de notre camp au risque de voir les choses tournées au drame”, menacent publiquement les représentants du collectif citoyen antigaz de schiste d’In-Salah, hostiles à toute tentative de récupération politicienne par le vieux parti. M. Azzaoui a qualifié la manœuvre du FLN de “diffamation et de manque de respect aux citoyens d’In-Salah que les élus de ce parti ont négligés depuis des années”. Le député de Tamanrasset, Mahmoud Guemama, figurant parmi la délégation du FLN conduite par Mustapha Mazouz, est le plus contesté par les habitants d’In-Salah.


Bouteflika aurait décidé le gel des forages de gaz de schiste

mar, 20/01/2015 - 16:38

le 20.01.15 | Houria Alioua, El Watan

© Photo Souhil B. El Watan

L’information a été confirmée par Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d’In Salah qui affirme que « l’arrêt du projet de gaz de schiste a été décidé, le président Bouteflika a tranché en faveur des habitants ».

Notre interlocuteur précise que les détails de cette information seront transmis directement par le général major Abdelghani Hamel, qui reviendra comme promis avant la fin de semaine à In Salah pour l’annonce officielle de cette décision qui met fin à la polémique entretenue depuis trois semaines par les autorités du pays avec des discours tout à fait contradictoires des responsables de Sonatrach, le ministre de l’énergie et le Premier ministre.


Info ou intox ? En quelques jours la Russie aurait racheté presque tous ses actifs gaziers et pétroliers pour trois fois rien

mar, 20/01/2015 - 10:17
janvier 07, 2015, in Novorossia Today

Comment Poutine a roulé dans la farine les investisseurs occidentaux.

En quelques jours la Russie a racheté pour trois fois rien presque tous ses actifs gaziers et pétroliers détenus par des financiers. La chute du rouble ainsi les bruits qui ont couru que la Banque Centrale de la Russie n’avait pas de moyens pour le consolider ce qui allait provoquer aussi la dévalorisation des actions, y ont grandement contribué. C’est ce qu’a annoncé début janvier la chaîne RT en citant comme source le portail d’information “InSerbia”.

“La Russie a fait un coup de “mat à l’étouffé”, – écrit la source. Grâce à la chute du rouble, Moscou a réussi à récupérer la plupart de ses actifs en possession chez des détenteurs étrangers, et en plus gagner 20 milliards de dollars seulement en quelques jours”.

Il est connu qu’auparavant, quasi la moitié des revenus de la vente du gaz et du pétrole allait non pas au Trésor public russe, mais chez des requins de la finance occidentaux. Avec la crise ukrainienne, le rouble s’est mis à baisser, suite à ça, les indices des actions des compagnies énergétiques russes se sont mis à chuter, eux aussi. Les gros bonnets financier occidentaux on paniqué et se sont mis à les écouler, tant qu’elles avaient encore de la valeur.

” Poutine a laissé les choses venir pendant une semaine ne faisant que sourire lors de la conférence de presse, et lorsque les indices se sont retrouvés au plus bas, il a donné l’ordre de racheter immédiatement les actifs détenus par les européens et les Américains. Lorsque les gros bonnets financiers se sont rendus compte d’avoir été bernés, il était déjà beaucoup trop tard. A présent tous les revenus de la vente du gaz et du pétrole resteront en Russie, le rouble va se consolider de lui-même sans qu’on ait à dépenser les réserves de change”.

“Les requins financiers européens sont restés le bec dans l’eau : en quelques minutes la Russie a racheté pour trois fois rien les actifs gaziers et pétroliers qui valent des milliards. On n’a jamais vu une opération aussi époustouflante depuis la création la bourse de valeurs”, – a conclu “InSerbia”.


Le gaz de schiste en Algérie alimente la contestation : La visite-surprise de Hamel à In Salah

mar, 20/01/2015 - 09:36
le 19.01.15 | Houria Alioua, El Watan

L’émissaire surprise du président Bouteflika aux habitants d’In Salah n’est autre que le général-major Abdelghani Hamel. In Salah entame, aujourd’hui, son 21e jour de protestation contre la mise en exploitation du premier puits de gaz de schiste du pays par une nouvelle manifestation.

A  la tête d’une délégation entièrement constituée d’officiers supérieurs de la DGSN, au nombre de cinq, ainsi que du fils du chef spirituel de la zaouïa de Moulay Reggani d’Adrar, le général-major Abdelghani Hamel a promis, à l’issue d’une rencontre de deux heures et demie au salon d’honneur de l’aéroport Tafsaout, situé à 8 km de la ville, de revenir dans deux jours avec la réponse du président Bouteflika.

La Présidence veut-elle impressionner et dissuader les opposants au gaz de schiste ? Les avis sont mitigés. Après le flop de Youcef Yousfi décidé  à imposer ce projet décrié par la population, il semblerait – et ce contre toute attente – que le DGSN ait plutôt fait bonne impression, à en croire certains délégués. «Le suspense sur l’identité de l’émissaire a été maintenu jusqu’à la dernière minute, mais je remarque que ce que Yousfi a refusé d’admettre, Hamel l’a écouté avec attention et dûment noté au détail près», répond Ahmed Slimani, un des 22 délégués de la société civile d’In Salah présents à la réunion.

La rencontre était conviviale, sans tension. Les intérêts et la sécurité de la nation ont été brièvement évoqués, mettant la contestation dans un contexte géopolitique global, le général a ensuite demandé à écouter les délégués. «Nous avons répondu que la question sécuritaire n’était pas à l’ordre du jour, que les rapports qui lui parvenaient n’ont souligné aucun incident.»

Le général-major Hamel aurait acquiescé de la tête. Il voulait, semble-t-il, sonder ses interlocuteurs, leur vision et entendre leurs requêtes. «Nous déplorons notre mise à l’écart. Personne ne nous a rassurés sur l’impact environnemental du gaz de schiste, ses dangers pour l’eau, le sol et l’air. Nos appréhensions sont d’ordres géologique et chimique. Quelles sont les garanties sur l’innocuité des substances toxiques utilisées au cours de la fracturation hydrique ?» s’interroge Talbi Ali, un autre délégué qui souligne que M. Hamel a «écouté jusqu’au bout, donné tout le temps aux différents intervenants sans jamais leur couper la parole. Il n’a pas émis d’avis personnel».

Le DGSN et ses accompagnateurs ont donc fait un exercice d’absorption de la colère, prêtant l’oreille pendant deux heures et demie et prenant note des réserves émises par les représentants de la société civile. Les revendications ? «L’arrêt des forages, le nettoyage des sites, un débat national conjugué à une sensibilisation scientifique à travers le pays.» Il a demandé trois délégués pour rencontrer Bouteflika, «s’ils n’avaient pas confiance en lui».

Ces derniers ont rétorqué qu’ils le chargeaient de cette mission et que personne ne se déplacerait à Alger. Une décision qui a sidéré la foule présente devant la daïra à qui on annonçait les résultats de l’entrevue et le retour de Hamel dans deux jours avec la décision du Président et pour seule exigence «l’interruption du mouvement et le retour à la vie normale». Les réactions sont diverses.

Certains sont convaincus que «Hamel a joué la carte de l’apaisement et du dialogue en rupture totale avec un ministre de l’Energie inaugurant en catimini un puits finalisé, méprisant la population et qui veut imposer le gaz de schiste comme unique alternative, accusant les protestataires d’être contre l’intérêt de la nation, une ministre de l’Environnement qui leurre l’opinion, un PDG de Sonatrach qui annonce le maintien des forages dans l’Ahnet à 200 km d’In Salah, alors qu’il se trouve à peine à 28 bornes».

D’autres voient en la désignation du DGSN «une nouvelle provocation, voire une menace déguisée, une main de fer dans un gant de velours, exprimant de la sollicitude devant l’angoisse justifiée des habitants et leur action pacifique, tout en montrant par sa présence personnelle et celle de ses accompagnateurs que le recours à la solution sécuritaire reste envisagé».


Exploitation du gaz de Schiste en Algérie. Un collectif veut un moratoire

dim, 18/01/2015 - 10:51

Par Karim AIMEUR – Dimanche 18 Janvier 2015, L’Expression

Les manifestants ne décolèrent pasLes manifestants ne décolèrent pas

Il est également demandé de réactiver le Conseil national de l’énergie et en urgence..

La décision du gouvernement d’exploiter le gaz de schiste a eu comme unique effet la large mobilisation de la société, citoyens, partis politiques et mouvements associatifs. Les habitants de In Salah, extrême-sud de Tamanrasset ne sont plus seuls dans leur combat contre le gaz de schiste. Hier, c’est le collectif «Non à l’exploitation des gaz de schiste en Algérie» qui s’est joint à la contestation. Dans un communiqué rendu public hier, ce collectif a appelé à un moratoire sur cette exploitation.
Il a souligné la nécessité d’un tel moratoire «en attendant des process plus respectueux de l’environnement et de la biodiversité, et rentables économiquement». Le collectif demande également à réactiver le Conseil national de l’énergie, en urgence ainsi que d’impulser un débat national, serein et dans la transparence la plus totale sur l’avenir économique et énergétique de l’Algérie.
«L’Algérie est à un tournant décisif de son histoire, celui de la deuxième indépendance, économique celle-là, qui risque d’être compromise par des décisions précipitées et pas assez concertées», estime ce collectif, ajoutant que l’ouverture d’un champ de réflexion à toutes les bonnes volontés du pays, pour sauver l’Algérie du péril doit être imposée. Pour le moment, il n’y a aucun débat sur la question. Tous ceux qui interviennent dans la presse nationale mettent en exergue les dangers d’un tel projet. Aucun expert indépendant n’est venu appuyer la décision du gouvernement. Le seul argument des spécialistes organiques et des décideurs est d’ordre économique. Pour le collectif «Non à l’exploitation des gaz de schiste en Algérie», les dangers de l’exploitation des gaz et des huiles de schiste par fracturation hydraulique dans les pays qui en ont fait l’expérience ainsi que la quasi-totalité des scientifiques et de nombreux experts nationaux et internationaux, suscitent l’inquiétude légitime des populations du Sud algérien.
«Il est formellement établi que la technique d’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique est nocive, aussi bien sur les équilibres environnementaux que sur la santé. Les conclusions des expériences actuelles dans les pays qui ont fait le choix de l’exploitation des gaz de schiste sont alarmantes, ce qui a fait interdire définitivement cette technique en France et plus récemment (décembre 2014), dans l’Etat de New York et au Canada, sans oublier le désenchantement en Pologne», soutient le collectif dans son communiqué. Il relève la toxicité des produits utilisés dans le fluide de fracturation (agents de soutènement, réducteurs de friction, surfactants, gélifiants, inhibiteurs de corrosion, antimousses…) dont certains sont cancérigènes (benzène, formaldéhyde, naphtalène…), neurotoxiques (aluminium, hexane, acrylamide, toluène, xylène…), ou toxiques pour la reproduction (acide borique, toluène).
Il mentionne également la toxicité de certains éléments naturels, remontés en surface par les boues et la difficulté de traiter ces dernières (métaux lourds, produits hautement radioactifs, bactéries anaérobies qui, au contact de l’air, produisent un gaz asphyxiant), en plus de la pollution de l’air et des nappes phréatiques. Cela en plus du fait que la technique nécessite l’utilisation de quantités astronomiques d’eau qui, en Algérie, ne pourront être puisées que dans la nappe albienne fossile et non renouvelable.
«Cette eau pourrait servir au développement d’autres secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, pourvoyeurs d’un plus grand nombre de postes de travail pour les populations locales, de façon durable et respectueuse de leur cadre de vie», plaide-t-on. Face à tous ces arguments, le gouvernement ne trouve aucune parade à part celle, sans conviction, de chercher à rassurer les citoyens. Le collectif ajoute qu’il est de plus en plus établi que l’investissement dans les gaz de schiste n’est pas rentable et a créé une véritable bulle spéculative. Cela avant d’arriver à cette conclusion: «Dire non à l’exploitation de gaz de schiste c’est dire oui à une Algérie responsable.» «Devant l’effondrement des cours des hydrocarbures qui nous met face a notre réalité économique et à sa fragilité, une réflexion large et stratégique s’impose afin d’impulser une véritable vision quant à la politique économique et énergétique de notre pays», tranche le collectif anti-gaz de schiste.


Manifestations contre le gaz de schiste. Une délégation de la Présidence aujourd’hui à In Salah

dim, 18/01/2015 - 10:41

le 18.01.15 | Houria Alioua, El Watan

Les manifestations se sont multipliées depuis  jeudi dernier…

Le président Bouteflika va-t-il créer la surprise et décider le gel du dossier du gaz de schiste après 18 jours de fronde au Sud ? Confiants mais déterminés, les protestataires exigent l’arrêt total des forages et un débat national comme préalables.

Une délégation de conseillers du Président arrivera aujourd’hui à In Salah par vol spécial, a-t-on appris auprès de la coordination du mouvement de protestation d’In Salah. Les pourparlers de samedi ont porté sur l’arrêt des forages et l’ajout de revendications sociales.

«Nous avons catégoriquement refusé de brader notre combat par des acquis sociaux», affirme Mohamed Djouan, président de l’association Shams et membre du comité de coordination de la protestation. Et d’ajouter  : «On s’attelle à exiger, depuis 19 jours, la remise à zéro des compteurs par l’arrêt des puits expérimentaux, le nettoyage du site et le lancement d’un débat national sur les énergies non conventionnelles.»

Ceci a été expliqué à tous les messagers, indique le délégué, qui pense que «les pourparlers déboucheront probablement sur un gel des forages et la réouverture du dossier sous une autre forme, sans lancer de forage dans d’autres sites au niveau national jusqu’à ce que le peuple donne son mot».  Les manifestations se sont multipliées ce week-end à In Salah, où le sit-in a été maintenu après un jeudi grandiose, où les estimations officielles ont donné 34 000 manifestants.

Sahara blindé

Vendredi, une nouvelle «lotfia» puis une «taoussila» après la prière du maghreb ont boosté les troupes. Iguestene, Hassi Lahdjar, Foggaret Ezzoua se relaient pour nourrir les manifestants en signe de solidarité indéfectible. In Ghar a marché jeudi soir à In Salah. In Guezzam a eu sa manif vendredi, tandis que Bordj Badji Mokhtar, dans l’extrême Sud, s’est ébranlée hier. In Salah a programmé une grande manifestation, demain, pour balayer les appréhensions des wilayas du Sud et dire que le mouvement ne s’essouffle pas.

Quelle que soit la réponse de la Présidence, l’élan populaire est maintenu, jalousement préservé. Ni les accusations de Youcef Yousfi, ni les apaisements de Abdelmalek Sellal n’entament le front anti-gaz de schiste indigné par une classe politique fébrile, voire absente du champ visuel des manifestants qui occupent la rue depuis plus de deux semaines. Les protestataires réfléchissent à présent aux moyens de maintenir cette flamme qui a uni toute la région contre la menace écologique.

Une détermination nourrie par une position pour le moins déconcertante des plus hautes autorités du pays. La campagne de sensibilisation menée par la chaîne de télévision Ennahar, dans le but de convaincre le front de l’opposition à l’exploitation du gaz de schiste dans le Sud à renoncer à ses actions de protestation, en a fait réagir plus d’un.


Les opposants au gaz de schiste fustigent Ennahar TV

dim, 18/01/2015 - 10:37

le 17.01.15 | Ravah Ighil, El Watan

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La compagne de sensibilisation menée par la chaîne de télévision Ennahar, dans le but de convaincre le front de l’opposition à l’exploitation du gaz de schiste dans le sud à renoncer à ses actions de protestation a fait réagir plus d’un.

L’association pour la justice sociale, la liberté et la solidarité Mafrat, a rendu public, ce samedi 17 janvier, un communiqué où elle a fustigé la conduite « partiale » et « tendancieuse » de ce média privé, lequel, rappel-t-on, avait mobilisé tout sont staff pour assurer une couverture des soulèvements contre les dernières caricatures blasphématrices et injurieuses au prophète Mohammed (Qsssl).

Le même média a, étrangement, diffusé le 16 janvier à 8h30 un rapport dicté appelant « les algériens, les opposants à l’exploitation du gaz de schiste en particulier, à ne pas investir la rue et recourir aux marches, devenu un moyen de pression dépassé par le temps » lit-on dans le communiqué.

Les rédacteurs de ce document ont invité les responsables de la chaîne en question à dépêcher des envoyés spéciaux à Tamanrasset ou à In Salah pour « apprendre » aux citoyens de ces régions « les méthodes qu’on devrait utiliser pour s’exprimer contre le génocide » conclut-on.

Le collectif de l’opposition a, quant à lui, réagi aux déclarations du ministre de l’énergie, Youcef Yousfi, qui a évoqué, via cette chaîne de télé, la manipulation étrangère dans le grondement du sud.

Les habitants qui se sont élevés contre ce projet polluant et destructeur, décrient vivement ces allégations, le fait qu’elles ne sont pas fondées et ne reposent sur aucun fait réel.

Tout en refusant d’être traité de « manipulés », Ils affirment que seules leurs craintes et appréhensions sont à l’origine de ce soulèvement populaire. « La main étrangère n’est qu’un mensonge que l’Etat veut nous faire avaler pour étouffer la protestation dans cette vaste partie du pays qui vie en ébullition depuis plus de 15 jours » affirme-t-on.


Alger : La manifestation contre le gaz de schiste empêchée

dim, 18/01/2015 - 10:33

le 17.01.15 | El Watan

La police a empêché la tenue d’un rassemblement contre l’exploitation du gaz de schiste ce samedi à Alger.

Prévu à 13h, le rassemblement de soutien à la population d’In Salah, autour de la question des gaz de schistes n’a finalement pas eu lieu. A peine arrivés sur les lieux de la manifestation que les protestataires sont repérés et embarqués par la police.

Une trentaine de personnes, dont les initiateurs du mouvement, ont été embarqués dans les fourgons de la police déployés aux alentours du Jardin Khemissti, près de la Grande Poste.

Embarqué par la police dans un même fourgon que 13 autres personnes, M. Djaafer kheloufi raconte sur sa page Facebook avoir été « sauvagement battu » par les éléments de la police. La police n’a pas ménagé le recours à la force dès qu’un manifestant affiche une quelconque résistance.

Au moment ou la mobilisation contre ce gaz non conventionnel dont l’exploitation risque de priver les générations futures de précieuses ressources en eau atteinte d’autres régions du pays, les manifestations se poursuivent à In Salah.

Cette manifestation intervient au lendemain de celle organisé la veille, dans les mêmes lieux, pour dénoncer les dessins de Charlie Hebdo et laquelle a rappelé les années 90.

Appel à un moratoire

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Collectif « Non à l’exploitation de gaz de schiste en Algérie » a appelé à « la nécessité d’un moratoire en attendant des process plus respectueux de l’environnement et de la biodiversité, et rentable économiquement ».

Le collectif qui rappelle que la technique d’exploitation des gaz de schistes par fracturation hydraulique est nocive sur plus d’un plan, souligne l’urgence de réactiver le Conseil national de l’Energie et d’impulser un débat national, serein, sur l’avenir économique et énergétique de l’Algérie, impliquant tous les acteurs de la société algérienne dans la transparence la plus totale.