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Hocine Malti : la politique algérienne du gaz de schiste traduit un deal avec la Maison-Blanche

il y a 9 heures 49 minutes
Maghreb Emergent  |  Par Rayane Djerdi 30/08/2015 14h40 CEST

Deux raisons expliquent l’entêtement du gouvernement algérien à vouloir exploiter le gaz de schiste : l’alignement sur la politique américaine en la matière et la panique qui règne dans les rangs du régime depuis qu’a été constatée la baisse drastique des recettes pétrolières du pays. C’est là une conviction de Hocine Malti dont il fait part dans une contribution parue aujourd’hui dans le quotidien El Watan.

L’ancien haut responsable à Sonatrach, auteur d’Histoire secrète du pétrole algérien, rappelle que lors de deux rencontres avec George W. Bush, en octobre et en novembre 2001, le président Bouteflika avait passé un « deal » avec ce dernier. En vertu de ce deal, écrit-il, « L’Algérie mettrait immédiatement en application la nouvelle doctrine américaine en matière d’énergie, avec pour conséquence la cession déguisée des richesses pétrolières algériennes aux entreprises américaines » et mettrait également à la disposition des services de sécurité américains « la mine d’informations sur Al Qaîda qu’elle détenait alors ». En contrepartie de quoi, ajoute-t-il, « les Etats-Unis fourniraient aux hommes du régime et à lui personnellement (Bouteflika, Ndlr) soutien et protection ».

Les dispositions les plus controversées de la nouvelle loi sur les hydrocarbures (2007) ont été annulées quelques années plus tard mais, poursuit Hocine Malti, « l’engagement pris par Bouteflika d’une exploitation intensive des ressources pétrolières algériennes afin de satisfaire les besoins et desiderata des Américains fut maintenu ». Et souligner que c’est dans ce cadre que « furent engagés par le ministère de l’Energie, au cours des années 2010/2011, des contacts secrets avec les multinationales pétrolières qui aboutirent à la promulgation en 2013 de la nouvelle loi autorisant l’exploitation du gaz de schiste ».

Un Américain pour « prêcher » la bonne parole aux cadres de Sonatrach

Pour l’ancien haut responsable de Sonatrach, l’alignement de l’Algérie sur la politique américaine dans ce domaine est apparu au grand jour au 1er trimestre de cette année : « De crainte que le virus de la contestation anti-gaz de schiste n’atteigne les rouages de l’entreprise nationale des hydrocarbures (Sonatrach, Ndr), le gouvernement fit appel en février aux services d’un ‘’spécialiste’’, Thomas Murphy, directeur d’un centre de recherches chargé du suivi de l’exploitation du gisement de Marcellus en Pennsylvanie, qu’il fit venir à Alger pour y ‘’prêcher’’ la bonne parole aux cadres supérieurs de Sonatrach. ». Et de rappeler que le financement et le fonctionnement du centre que dirige M. Murphy sont assurés par quelque 300 entreprises qui participent à des degrés divers à l’exploitation du gaz de schiste de ce gisement.

A cela s’ajoute, écrit encore Hocine Malti, le passage à Alger du sous-secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, M. Rivkin, déclarant au cours d’une conférence de presse tenue à l’ambassade américaine, qu’il n’avait pas de conseil à donner aux Algériens mais qu’il les informait, néanmoins, que l’exploitation de ce gaz avait été créatrice d’emplois dans son pays, que la technique utilisée était saine et sans danger et que les Etats-Unis étaient disposés à leur fournir l’assistance technique nécessaire s’ils le désiraient.

Essoufflement des gisements de pétrole et de gaz

La seconde raison pour laquelle le régime a décidé de faire le forcing pour l’exploitation du gaz de schiste a commence à se préciser, selon Hocine Malti, en 2011, « quand il se rendit brusquement compte de l’essoufflement des gisements de pétrole et de gaz dont la production avait commencé (et continue) à chuter ». En parallèle, écrit-il, « le prix du baril de pétrole a entamé une dégringolade devenue encore plus importante depuis novembre 2014 » alors que « les hydrocarbures représentent 98% des recettes en devises de l’Algérie qui importe quasiment tout ce qu’elle consomme ». Et de constater : « Etant donné que rien n’a été fait par le régime pour préparer ce qu’il appelle ‘’l’après-pétrole’’, dont il parle depuis une quinzaine d’années au moins, il se retrouve, de par son incurie, pris de panique, car il sait que toute baisse de ces recettes affectera directement le vécu quotidien des citoyens, dont il craint le réveil brutal. », les revenus du pétrole et du gaz, ayant servi à acheter la paix sociale.
Soutien aux militants anti-gaz de schiste d’In Salah

Hocine Malti se dit convaincu que la mobilisation de la population d’In Salah (contre l’exploitation du gaz de schiste, Ndr), a réussi « à semer le doute dans l’esprit des responsables politiques algériens ». Un fait inédit en Algérie : « De tout temps et en toutes occasions, le pouvoir a considéré qu’il était seul à détenir la vérité, que les citoyens étaient des mineurs incapables de toute réflexion, qu’il n’avait donc pas à discuter ou à négocier quoi que ce soit avec eux et qu’il pouvait donc les manipuler à sa guise. Mais là, pour la première fois, on a réellement l’impression qu’il hésite ».

C’est pourquoi, explique l’ex-haut responsable de Sonatrach, le soutien aux militants « anti gaz de schiste » algériens, aux habitants d’In Salah en particulier, est important et « les aidera certainement à vaincre cette hésitation et à imposer le changement de politique souhaité ».


Gaz de schiste : l’opposition au N.-B. poursuit son combat malgré le moratoire

dim, 30/08/2015 - 09:52

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La scène du spectacle organisé à Saint-Charles en appui à Elsipogtog  Photo :  ICI Radio-Canada/Antoine Trépanier

Huit mois après l’imposition d’un moratoire sur la fracturation hydraulique par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, des opposants au gaz de schiste continuent de se mobiliser.

Une nouvelle activité de financement est organisée samedi soir à Saint-Charles, dans le comté de Kent. Les opposants organisent un encan silencieux et une soirée musicale pour amasser des fonds. Ils espèrent amasser des milliers de dollars.

L’activité cadre dans une campagne de financement pour appuyer la communauté autochtone d’Elsipogtog. Cette dernière veut protéger l’eau et l’environnement et réclamer son territoire. Elle envisage de lancer une action légale contre le gouvernement.

« Les gens d’Elsipogtog vont entamer une poursuite pour avoir plus de protection pour les rivières, les lacs et leur territoire, et les gens des communautés blanches, anglophones et francophones, continuent à les [appuyer] », souligne Nicole Richard, porte-parole du groupe Notre environnement, notre choix.

La campagne est menée par plusieurs résidents de Kent et des organisations comme Notre environnement notre choix et l’Alliance anti-gaz de schiste. Les opposants disent que le moratoire décrété par le gouvernement de Brian Gallant est une mesure temporaire. Ils continuent de se mobiliser en prévision de la levée de ce moratoire.

Nicole Richard, de Notre environnement notre choix  Photo :  ICI Radio-Canada/Antoine Trépanier

« On sait que le moratoire c’est juste en attendant. Mais au fil des mois, on voit bien qu’il y a des choses qui se passent et ça ne produit rien jusqu’à [maintenant] », indique Nicole Richard.

En décembre, le premier ministre Gallant a expliqué que le moratoire sur la fracturation hydraulique ne serait levé que lorsque cinq conditions seront remplies, dont l’approbation de la population et des consultations avec les communautés autochtones.

Avec les informations d’Antoine Trépanier


Séisme dû au gaz de schiste au Canada : « Vous imaginez un tel séisme en France? »

sam, 29/08/2015 - 09:45

28/08/2015 à 13h03

Thomas Pocher, ce vendredi chez Jean-Jacques Bourdin. – RMCD

Thomas Porcher, économiste spécialisée dans les questions énergétiques, a expliqué ce vendredi chez Jean-Jacques Bourdin que l’exploitation des gaz de schiste provoquait régulièrement des séismes dans les pays où elle est autorisée.

Voilà qui va donner de nouveaux arguments aux opposants au gaz de schiste. En août 2014, la région nord-est de la Colombie-Britannique, au Canada, était secouée par un séisme de magnitude 4,4. Rapidement, les regards s’étaient tournés vers les exploitations de gaz et de pétrole de schiste, nombreuses dans cette région, mais sans qu’un lien de causalité soit établi. C’est désormais chose faite : la commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de cette province estime que c’est le recours à la fracturation hydraulique qui est à l’origine de ce tremblement de terre, a révélé mercredi la chaîne publique CBC.

« Fissures sur le sol, désagréments pour la population »

Un séisme causé par l’exploitation des gaz de schiste ? « Ce n’est pas la première fois que cela arrive », explique Thomas Porcher, économiste, auteur de Le mirage du gaz de schiste (éd. Max Milo, 2013) et co-auteur de 20 idées reçues sur l’énergie (éd. De Boeck, juin 2015). « II y a plusieurs études publiques américaines qui ont montré qu’il y avait une corrélation établie entre l’exploitation des gaz de schiste et l’augmentation des séismes », poursuit l’économiste, invité ce vendredi de Jean-Jacques Bourdin. Si ces séismes sont souvent de faible intensité, il arrive parfois, comme ici au Canada, « qu’il y ait des séismes qui entraînent des dommages – c’est arrivé récemment au Texas, au Colorado, ou en Pennsylvanie -, avec des dommages comme des fissures sur le sol ou des désagréments pour la population ».

« Le gaz de schiste n’est pas une solution au chômage »

Thomas Porcher met en avant la technique utilisée pour extraire les gaz de schiste. « Le gaz est prisonnier dans une roche qu’il faut casser en injectant de l’eau et des fluides chimiques. Il faut également multiplier les forages, donc c’est clair qu’il y a des séismes qui sont induits », explique-t-il. « En Colombie britannique, il y a quatre habitants au km2, mais si on avait exploité le gaz de schiste en France, dans le Gard par exemple (120 hab au km2), ou en Seine-et-Marne (200 habitants au km2), vous imaginez les dommages avec un séisme de magnitude 4 ? ».

Enfin, à tous ceux qui voient dans les gaz de schiste un eldorado pour l’emploi, et qui rêvent d’une exploitation en France, Thomas Porcher répond : « C’est faux de dire que l’exploitation du gaz de schiste résoudrait le problème du chômage en Europe. Cela créerait au mieux 30.000 emplois en Europe ».


L’extraction de gaz de schiste à l’origine d’un séisme au Canada

jeu, 27/08/2015 - 23:46
 SOURCE/ LE FIGARO

Le recours à cette technologie consiste à injecter à haute pression de l’eau, avec des produits chimiques et du sable, pour fracturer horizontalement les schistes. (ILLUSTRATION) Crédits photo : JANEK SKARZYNSKI/AFP

INFOGRAPHIE – Le recours à la fracturation hydraulique, consistant à injecter à haute pression de l’eau dans la roche, est décrié en raison de risques sismiques et de contamination des nappes phréatiques.

L’utilisation de la fracturation hydraulique, servant à l’exploitation d’hydrocarbures de schistes, reste aujourd’hui très controversée. Elle est d’ailleurs interdite en France depuis 2011. Dans l’Ouest canadien, où ce procédé est autorisé, un projet faisant appel à cette technologie est à l’origine d’un séisme de magnitude 4,4 en août 2014. Celui-ci avait été précédé par une autre secousse de magnitude 3,8. Les deux séismes n’avaient pas occasionné de dégâts matériels. À l’époque, les regards s’étaient immédiatement portés sur la compagnie Progress Energy qui exploite un gisement dans la région. Mercredi, la Commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de Colombie-Britannique est venue confirmer ces suspicions. Les deux événements ont bien été provoqués par «l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique», explique-t-elle dans un mail adressé à la chaîne publique CBC.

Cliquez ici pour agrandir l’infographie

En août 2014, plusieurs entreprises recouraient à cette méthode dans la région, précise la commission. La fracturation hydraulique consiste à forer une roche puis à y injecter des milliers de litres d’eau sous haute pression. Le liquide, accompagné de sable et d’additifs chimiques, créent des micro-fissures. Et, une fois l’eau pompée, le gaz et l’huile de schiste peut être extrait.

À la suite des deux séismes, Progress Energy avait concédé à une réduction de la quantité de fluides injectés dans la roche. Seulement, la semaine dernière, cette filiale du groupe public malaisien Petronas a dû temporairement arrêter ses activités sur un autre gisement après un séisme de magnitude 4,6. L’épicentre se trouvait à seulement trois kilomètres de l’exploitation, mais un éventuel lien avec la fracturation hydraulique reste à déterminer.


Londres va faciliter l’exploitation du gaz de schiste

ven, 14/08/2015 - 22:14
source: euronews

C’est un coup dur pour les écologistes britanniques. Londres a décidé de faciliter l’exploitation du gaz de schiste. Désormais, le gouvernement pourra délivrer directement des permis de forage et ainsi contourner les autorités régionales jugées trop frileuses. “Les militants environnementaux ont dit qu’ils désapprouvaient cette décision et qu’ils sont particulièrement inquiets que le gouvernement veuille contourner les arbitrages prises localement”, rapporte la spécialiste de l‘énergie Karolin Schaps.

Le gaz de schiste est une priorité nationale pour le Royaume-Uni, car il s’agit potentiellement d’une source d‘énergie abondante et bon marché. Mais la technique d’extraction du gaz de schiste, la fracturation hydraulique, est très controversée. Interdite en France, en Italie ou encore en Irlande, elle comporte d’importants risques environnementaux, notamment de pollution de l’air et des nappes phréatiques. Tous les Etats du Royaume-Uni ne devraient pas être concernés : l’Ecosse a d’ors et déjà mis un moratoire sur l’extraction du gaz de schiste.


La Belgique se chauffera bientôt au gaz de schiste américain

ven, 14/08/2015 - 22:06
 

Le gaz de schiste suscite une grande polémique en Europe. – © JEFF PACHOUD – AFP

source: rtbf info

Pour nous chauffer, il y a le mazout, l’électricité et le gaz. Et bientôt, en Belgique, le gaz de schiste. Le transporteur de gaz Fluxys va approvisionner le royaume en gaz de schiste américain.

Le gaz de schiste est un gaz naturel enfoui le plus souvent à très grande profondeur, entre 1500 et 3000 mètres, dans des roches compactes. Des méthodes d’extraction bien spécifiques sont nécessaires, et c’est là que naît la polémique. Car percer ou faire exploser la roche pour extraire le gaz peut provoquer des dégâts sur le plan écologique.

Comment ce gaz va-t-il traverser l’Atlantique?

26 cargos de gaz naturel liquéfié seront transportés jusqu’à Dunkerque. Le transport choisi dépend d’un contrat entre EDF et le groupe américain Chenière. Or Fluxys est relié à ce terminal de Dunkerque. Laurent Remy, porte-parole de Fluxys, s’en réjouit :  » Ce qui est bien sûr très bon pour la sécurité d’approvisionnement du pays. Et c’est bon pour la compétition aussi. Finalement, cela va faire baisser les prix à terme pour le consommateur final. D’autre part, ça réaffirme aussi la position de plaque tournante pour le réseau belge. « 

Ce gaz pourrait transiter vers l’Allemagne. L’approvisionnement du terminal de Dunkerque devrait débuter dans quelques mois.


Jouarre. Nouvelles craintes autour du gaz de schiste

ven, 14/08/2015 - 21:58

 

Une décision du Conseil constitutionnel pourrait ouvrir la porte à l’expérimentation de la fracturation hydraulique.

11/08/2015 à 15:57 par Audrey Gruaz


Les membres du collectif du Pays fertois ne baisseront pas les bras face à une possible fracturation hydraulique.

Malgré la loi Jacob de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, les associations contre le gaz et pétrole de schiste restaient attentifs. D’ailleurs, la récente décision du Conseil constitutionnel pourrait bien relancer la bataille.« Nous avons appris que le gouvernement avait consulté le Conseil constitutionnel pour modifier la loi Jacob. Le Premier ministre a demandé s’il était possible de modifier la composition de la commission de suivi pour l’expérimentation. La loi Jacob prévoyait que des associations siègent dans cette commission et jusqu’à présent, les associations ayant toujours refusé de sièger, la commission n’avait jamais pu se réunir, bloquant ainsi l’expérimentation » explique Isabelle Lévy, cofondatrice du collectif du Pays fertois.

Ce que craignent aujourd’hui les membres du collectif, c’est que les associations n’aient plus leur place dans cette commission, et que l’expérimentation ne soit lancée.

« Il nous reste un avantage : le prix du baril de pétrole, commente Isabelle Lévy. Actuellement, produire un baril de pétrole de schiste coûte 70 $, alors que le baril de pétrole se négocie à 45 $. Tant que ce sera aussi désavantageux, les pétroliers n’auront aucun intérêt à produire du schiste, mais ils se tiennent prêts ».

 

Jouarre, 77 Audrey Gruaz

Assange et Yanis Varoufakis s’attaquent au traité TAFTA

mar, 11/08/2015 - 22:03
source: le journal du geek

Par Elodie, le 11 août 2015 à 16h22

Julian Assange et Yanis Varoufakis, ancien ministre des finances grec, s’associent pour contribuer au financement de la prime de 100 000 dollars offerte à toute personne qui dévoilera le contenu de l’accord de libre-échange transatlantique(TTIP ou « Tafta »), négocié dans l’opacité la plus totale entre la Commission européenne et les États-Unis.

C’était une première pour Wikileaks, la pratique a-t-elle vocation à se répéter ?. Après le traité transpacifique en juin, c’est au tour du traité transatlantique de se retrouver dans la ligne de mire de Wikileaks. Ils souhaitent ainsi faire voler en éclat le secret qui entoure aussi bien les négociations menées dans la plus grande opacité que le contenu du futur traité « tafta ».

Quelques heures après son lancement, un peu plus de 21 000 dollars ont ainsi été levés, sans que le détail des contributions n’ait été communiqué.

« Le secret du TTIP menace le futur de la démocratie européenne. Certains intérêts en profitent et s’en donnent à cœur joie, comme on l’a vu lors du récent siège financier contre le peuple grec. Le TTIP influe sur les vies de tous les Européens et entraîne l’Europe dans un conflit de long terme avec l’Asie. Il est temps de mettre fin au secret », estime ainsi Julian Assange dans un communiqué publié sur Wikileaks.

Concernant la première récompense offerte pour le TTIP, la somme est proche d’être intégralement collectée.

 

Mardi 11 aout, Wikileaks a donc annoncé le lancement d’une campagne de financement visant à rassembler la somme de 100 000 dollars constituant la récompense pour tout lanceur d’alerte qui fournira au site de Julian Assange une copie du TTIP. L’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, s’est rallié à la campagne pour faire la lumière sur ce traité qui touchera directement les millions de citoyens européens, totalement exclus des pourparlers, à l’inverse des multinationales. Il fait désormais partie des premiers contributeurs, avec Gleen Greenwald, Daniel Ellsberg, journaliste à l’origine des Pentagon papers ou la créatrice de mode Vivienne Westwood.
« La transparence a besoin d’un coup de main dans la zone euro, mais aussi dans les négociations commerciales qui l’affectent »

Source


Malgré ses promesses, ExxonMobil a donné des millions aux parlementaires niant le changement climatique

dim, 09/08/2015 - 20:03

Publié: 5 août 2015 dans énergie climat, forage d’hydrocarbures, gaz de schiste
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(!) Info minute – Revue de Presse

Il y a huit ans, sous la pression de ses actionnaires, la société avait promis de cesser de financer le déni du changement climatique. Mais les preuves financières et fiscales révèlent une histoire bien différente. ExxonMobil a fait don de plus de 2,3 Millions de $ (2,1 Millions d’Euros) aux membres du Congrès et à un groupe de lobbying des entreprises qui nient le changement climatique et bloquent les efforts pour lutter contre le changement climatique. Ceci huit ans après avoir promis d’arrêter de financer de déni du changement climatique. C’est ce que rapporte le journal britannique The Guardian.

Le pipeline de dollars alimente les conservateurs climatosceptiques et leur discours

Le déni du changement climatique – de la part des Républicains au Congrès et des groupes de pression effectuant leur lobbying au niveau de l’État – est considéré au États-Unis comme un obstacle majeur aux efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique. Ils condamnent la possibilité d’établir des règlements fédéraux et d’État visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la possibilité de planifier un avenir qui connaitra une forte élévation du niveau de la mer et des conditions météorologiques extrêmes.

Selon un décompte fait par Greenpeace, c’est environ 30 millions de dollars (27,5 M d’Euros) qu’Exxon à injecté pour financer les chercheurs et les groupes militants faisant la promotion de la désinformation sur le réchauffement climatique. En réponse à la pression d’actionnaires, en 2007 la compagnie pétrolière a promis de stopper un tel financement.

« En 2008, nous cesserons nos contributions financières à plusieurs groupes d’intérêt public dont la position sur le changement climatique pourrait détourner l’attention de l’important débat sur la façon dont le monde va sécuriser l’énergie nécessaire à la croissance économique d’une manière respectueuse de l’environnement», déclarait Exxon dans son rapport de 2007.

Mais depuis 2007, selon l’information financières et fiscale disponible, la compagnie pétrolière a versé 1,87 Millions de $ aux Républicains du Congrès, lesquels nient l’existence du changement climatique, ainsi qu’un montant supplémentaire de $ 454 000 à la l’American Legislative Exchange Council (Alec), une association regroupant élus conservateurs et représentants du secteur privé particulièrement active dans la défense des intérêts des compagnies avec une vision très libérale des échanges et un marché dérégulé.

Dans une déclaration au Guardian cette semaine, Richard Keil le porte-parole d’Exxon réitérait: « ExxonMobil ne finance pas le « déni climatique »« .

Le changement climatique « un canular », les émissions de carbone « un élixir de vie »

L’ALEC, ce groupe de pression ultra-conservateur, a accueilli des séminaires faisant la promotion de l’idée (discréditée depuis longtemps) que l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone est un « élixir de vie » (sic !). L’ALEC est également instigatrice d’une loi interdisant aux planificateurs de l’Etat de Caroline du Nord de considérer l’élévation future du niveau de la mer…

En somme, le soutien d’Exxon aux membres du Congrès et aux groupes de pression qui nient le changement climatique est en parfaite contradiction avec la position publique de la compagnie qui se dit déterminée à agir contre la menace posée par le réchauffement climatique.

Selon le Center for American Progress (think tank progressiste), une majorité de républicains à la Chambre des représentants et au Sénat nie le changement climatique ou s’oppose aux proposions de mesures pour lutter contre le changement climatique. Les bénéficiaires d’Exxon au Congrès incluent par exemple le sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe, qui qualifie le réchauffement climatique de canular, et qui a reçu $ 20.500 depuis 2007, selon la base de données « Dirty Energy Money » (Argent sale de l’énergie) alimentée par Oil Change International. Moins efficace, Exxon a financé le sénateur du Missipi Roger Wicker, qui fut le seul à rejeter une déclaration votée au Sénat affirmant que le changement climatique était bien réel et non pas un canular : La résolution a été adoptée à 98 contre 1. Wicker, qui a reçu $ 14 000 d’Exxon est en effet celui qui a voté non.

Distribution générale de billets de 100 dollars par paquets de 50

Exxon a également donné un total de $ 868 150 aux sénateurs républicains lesquels ont voté contre une autre résolution symbolique affirmant que l’activité humaine était un moteur important du changement climatique. Chacun des 49 sénateurs républicains qui ont voté « non » a reçu au moins $ 5000 de la part d’Exxon, selon les chiffres d’Oil Change.

Fondateur du « Centre pour l’étude du dioxyde de carbone et le changement global », Craig Idso déclarait lors d’une réunion devant 100 parlementaires que « l’augmentation continue du dioxyde de carbone dans l’atmosphère devrait être accueillie à bras ouverts ». Si de telles fariboles sont pourtant rejetées dans leur intégralité par la communauté scientifique, l’ALEC considère que « tous les points de vue sont les bienvenus et qu’aujourd’hui, les élus en charge de l’établissement des réglementations veulent apprendre d’autant de points de vue que possible afin de prendre la meilleure décision possible pour les gens qu’ils représentent ».

Certaines compagnie finissent par se désolidariser

Championne du lobbying climatosceptique, l’ALEC a pourtant fini par subir une série de défections liées à sa prise de position sur le changement climatique au cours de la dernière année : des sociétés comme News Corp du magnat Rupert Murdoch, BP America, Microsoft, Facebook et Yahoo ont renoncé à leur statut de membres. Google se désolidarisant également accuse le groupe de lobbying de mentir sur le changement climatique.

Quant à Exxon, interrogée par le Guardian, elle n’est pas prête à discuter de son appartenance à l’ALEC. Toutefois, la société déclare être sérieuse par rapport au changement climatique et ne pas financer le déni climatique. Dans un courriel, M. Keil, le porte-parole d’Exxon, poursuit : « Nous prenons des mesures en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dans nos opérations, en aidant les consommateurs à réduire leurs émissions, et en soutenant les grandes universités américaines en augmentant la capacité de recherche à la fois concernant la réduction des émissions mais aussi sur les sources d’énergie alternatives ». M. Keil n’a toutefois pas voulu répondre aux questions précises concernant le soutien financier d’Exxon aux membres du Congrès qui nient le changement climatique, son soutien à l’ALEC ni au financement du séminaire dans lequel Craig Idso faisait ses stupéfiantes déclarations sur les bénéfices supposés de l’augmentation des émissions de carbone.

Et pour conclure, le porte parole d’Exxon de déclarer : « Parce que le Guardian a abandonné le journalisme objectif et a un agenda clair en ce qui concerne le changement climatique, on ne peut plus lui faire confiance pour faire le travail que ses lecteurs ont le droit d’attendre, celui de fournir une couverture exacte et impartiale sur ce sujet important ».

Le financement du discours niant le changement climatique par les compagnies du secteur énergétique est considéré comme un obstacle majeur à l’action des États-Unis sur le changement climatique – et divise les États-Unis et l’Europe dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Source: The Guardian


Saint-Pierre-et-Miquelon : le gouvernement autorise une prospection d’hydrocarbures

jeu, 06/08/2015 - 09:04

  Dorothée Laperche

Actu-Environnement.com

Le gouvernement a autorisé par un arrêté en date du 27 juillet 2015, la société MultiKlient Invest AS à réaliser des prospections préalables d’hydrocarbures liquides ou gazeux au large de Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette autorisation dite APP Saint-Pierre-et-Miquelon couvre une superficie de 5.809 kilomètres carrés environ et sera valable pour une durée de deux ans. 
Le sujet est sensible. Réserve potentielle d’hydrocarbure, le plateau continental est en effet convoité à la fois par le Canada et la France et fait l’objet de discussions serrées entre les deux pays. Au vu des coordonnées inscrites dans l’arrêté, la zone de l’APP resterait dans les limites des zones économiques exclusives entre Saint-Pierre et Miquelon et le Canada définies par la sentence arbitrale du 10 juin 1992.


CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l’Ecologie

jeu, 30/07/2015 - 09:20

source:  Objectif Gard

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28 juillet 2015 à 19:00

Les collectifs anti gaz de schiste gardois et ardéchois ont été reçus la semaine dernière au ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Ils demandent l’abrogation des trois permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels de La Plaine d’Alès, du bassin d’Alès et de Navacelles. Ces trois permis arrivent tous à échéance. Leur prolongation, demandée par les sociétés concernés, est actuellement à l’étude.

Après avoir été reçus en juin en préfecture du Gard, les collectifs ardéchois et gardois ont rencontré, le 21 juillet dernier, Philippe Bodenez, conseiller auprès de la ministre Ségolène Royal afin « de demander et d’obtenir » la non prolongation de ces permis.

Selon les anti gaz de schiste et suite aux arguments qu’ils ont exposé, Philippe Bodenez a reconnu qu’il y a « de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis« . D’après le collectif ardéchois, « il reconnaît l’incohérence politique de l’époque et il ne voit pas comment le ministère pourrait donner suite à ces demandes de prolongations« . A suivre…


TAFTA

mer, 29/07/2015 - 09:38

TTIP : « Aucun des 28 États membres n’a demandé de renoncer à l’ISDS » [UE]. C’est ce que déclare la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, dans une interview au quotidien allemand Tagesspiegel. La Suédoise rappelle aussi que neuf pays disposent de traités d’investissements bilatéraux « beaucoup plus douteux » avec les États-Unis.

TTIP : Les députés allemands n’ont toujours pas accès aux documents de négociation [UE/États-Unis]. La salle de lecture ouverte au mois de mai dans l’ambassade américaine à Berlin n’est toujours accessible qu’aux membres du Gouvernement, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung. Le ministère de l’Économie affirme que l’accord entre la Commission européenne et les États-Unis ne permet pas de l’ouvrir aux élus. Le Gouvernement américain prétend que le ministère de l’Économie allemand est chargé de gérer l’accès à la salle.


Carcares Sainte-Croix: Une commune hors Tafta

sam, 25/07/2015 - 09:25

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source: sud ouest Publié le 24/07/2015 à 03h45 , modifié le par

Des affichettes ont été apposées sur les panneaux d’informations municipales de la commune. ©

Photo Guy Bop Lors de la dernière séance estivale du Conseil municipal, sur proposition du maire, Philippe Dubourg, le Conseil, à l’unanimité, a voté une motion rejetant le projet actuellement en négociation de « partenariat translatlantique pour le commerce et l’investissement », plus connu sous l’abréviation Tafta. Après examen du mandat de négociation donné à la Commission européenne par les états membres de l’Union, les élus ont constaté que plusieurs articles de ce mandat menaçaient les choix de société et les modes de vie qui fondent le « vivre ensemble » des citoyens français et remettaient en cause les prérogatives des collectivités territoriales telles que définies dans la Constitution. « Nous considérons que ce projet est inacceptable et nous refusons qu’il s’applique dans notre commune », a déclaré le maire, soutenu par l’ensemble des élus qui demandent au gouvernement de dénoncer cet accord. Ensuite, a eu lieu l’affichage, sur le panneau d’informations municipales, de cette décision : Carcarès-Sainte-Croix entend rester une commune hors Tafta.

Guy Bop


L’extraction pétrogazière dans le Sud tunisien – Visite à El Faouar

jeu, 23/07/2015 - 23:31

23 juillet 2015 |  Par Dianerob

Source: Blog Mediapart

« Ils font grève tout le temps, ce n’est pas raisonnable ». « Ils sont ingrats envers la nation. » « Ils sont pauvres ». « Ils ne sont pas cultivés ». « C’est le désert total. Il n’y a rien ». « Ils votent mal. » « Ils sont anti-progrès ». « Ils sont pro-Daech ». « C’est un repaire de terroristes ». Voilà le genre de discours sur le Sud tunisien qu’on peut lire dans la presse, qu’on entend parfois dans les cafés de la capitale. [1]

Cela faisait quelque temps que je voulais me rendre dans le Sud, pour confronter ces discours à ce que je pourrais percevoir de la réalité sur le terrain. Mettre des images sur les fameuses disparités régionales qui ont nourri la « révolution », sur les impacts de l’extraction pétro-gazière sur les conditions de vie des habitants de ces régions. Et aussi voir le désert pour la première fois.

Au Forum Méditerranéen contre le Gaz de Schiste et le Fracking de Bizerte, j’avais pris contact avec Messaoud, un ouvrier des environs d’El Faouar, venu témoigner de la grève, des soupçons d’extraction de gaz de schiste, avérés ou non, de la prolifération des cancers et plus généralement de la situation dans la région. Il avait accepté que je me rende sur place « Tu pourras dormir chez moi avec mes filles ». Alors quelques semaines plus tard, fin mai, j’y suis allée. Très bien accueillie dans sa famille avec ses 8 enfants, j’étais aussi l’attraction du village : les « gaouris » [2] se font rares dans cette partie du désert.
Avec lui et d’autres hommes du village, nous sommes allés rendre visite aux manifestants des sites des compagnies pétro-gazières de la région d’El Faouar.

Situation géographique d’El Faouar

Délimitation des sites des compagnies autour d’El Faouar – carte réalisée à partir de la carte IHS – Mediterranean Sea – Global Exploration and Production service

La route qui mène à El Faouar traverse des étendues de sable parsemées d’herbes jaunies, d’oasis, qui ressemblent à des forêts de palmiers – c’est là que sont construits les villages – et de barrières faites de branches de palmier pour contenir l’avancée des dunes. En arrivant à la ville, un groupe d’hommes bloque la route. Ceux qui m’accompagnent dans la voiture en connaissent certains, on nous laisse passer. En sortant d’El Faouar, un autre barrage. C’est pour empêcher les individus malhonnêtes d’aller négocier avec les compagnies pétrolières et les autorités au nom de tous habitants de la région, me dit-on. A El Faouar, les décisions se prennent au marché. Celles de reconduire la grève, d’accepter ou non les dédommagements financiers… Mais parfois certains court-circuitent ces discussions et se rendent de leur propre chef à la table des négociations en espérant en retirer des bénéfices personnels.

Après quelques minutes à travers le Chott el Jerid, désert plat et brûlant, nous apercevons un forage au loin. C’est celui de l’entreprise néerlandaise Mazarine. Suite à l’annonce de la découverte d’un nouveau puits de pétrole par cette société, des habitants de la région ont commencé à protester pour se faire embaucher. Les manifestations ont été réprimées par la police, ce qui a conduit à l’incendie du poste de la garde nationale de la région.

Le forage de la compagnie néerlandaise Mazarine

Puis nous arrivons au site d’El Franig, celui-là même où la société Perenco s’est targuée d’avoir réalisé avec succès la première opération de fracturation hydraulique pour l’extraction de gaz de schiste sur le territoire tunisien en 2010.[3] De plus, la compagnie n’a pas recruté autant d’habitants de la région que ses promesses le laissaient entendre.

Deux tentes sont plantées à côté du grillage qui délimite le site. Quelques dizaines d’hommes campent devant l’entrée, gardée par des militaires. A notre arrivée, un attroupement se forme. Je suis la seule femme et la seule blanche, on veut savoir ce que je fais là. Un des militaires, le téléphone vissé à l’oreille, demande à voir mon passeport, à connaître le nom des associations qui m’envoient, en prenant des notes et sans cesser de communiquer avec ses donneurs d’ordre. Les habitants qui parlent le mieux français et qui ne se méfient pas trop de moi m’énumèrent leurs plaintes et leurs revendications : l’emploi, le développement, les infrastructures, les services… et puis finalement, mentionnent leur refus du gaz de schiste.

Un homme m’explique que les seuls emplois que les habitants de la région obtiennent, malgré le nombre de diplômés au chômage, sont des emplois de gardien. « Et encore », il ajoute. « De plus en plus, on est remplacés par des chiens ». Puis il sourit : «… qui reçoivent même salaire que nous ! » Un autre me chuchote, sourire en coin : « Tu remarqueras qu’il n’y a pas de drapeau tunisien ici ». Je leur propose de les prendre en photo. Certains sont réticents. Je demande aussi l’autorisation aux militaires de photographier le site, à travers la grille, ou même simplement l’entrée. Il pose la question à ses chefs par téléphone. Autorisation refusée.

Les manifestants devant le site d’El Franig de Perenco, gardé par l’armée

Nous remontons dans la voiture. Plus loin sur la route, nous arrivons à une sorte de mare. De l’eau s’écoule d’un tuyau. Juste en amont de l’écoulement, deux vannes. L’une approvisionne le site de Perenco. L’autre le site de Winstar-Serinus, non loin. Il n’y a pas de compteur.

La source qui approvisionne les forages de Perenco et Winstar-Serinus

Un berger fait paître ses chèvres à côté de la mare. Il dit que la qualité de l’eau s’est beaucoup dégradée. Que quand les vannes sont fermées, l’eau ressort avec un débit plus important et de grandes quantités de sable, signe que la nappe est déstabilisée. Il dit que beaucoup de ses bêtes sont mortes. Il parait que la culture des palmiers dattiers subit aussi la dégradation de la qualité de l’eau, et la diminution des réserves. Les récoltes sont moins bonnes.

Un berger fait paître ses chèvres près de la source d’eau qui alimente Perenco et Winstar

Nous prenons maintenant le chemin qui mène au site de Sabria, exploité par l’entreprise Winstar, filiale tunisienne de Serinus Energy Inc. Là encore, des militaires gardent le site ; devant l’entrée, une tente témoigne d’une occupation récente par les habitants comme sur le site de Perenco. Et juste derrière le grillage, il y a un chien. De l’autre côté, juste à côté du puits, un hôtel a été construit pour héberger les ingénieurs et les techniciens et sans doute minimiser leurs contacts avec les gens d’El Faouar. On me dit qu’ils viennent de l’étranger ou peut-être de Tunis, et que les employés de l’hôtel ne sont pas non plus de la région.

Le chien de garde du forage de Winstar-Serinus sur le site de Sabria. Y avait-il avant un humain à son poste ?

Nous jetons un coup d’œil aux bassins de rétention d’eau qui jouxtent les installations de forage.Ils sont « isolés » du sol par une simple bâche, et ce sont, je crois, les boues de forage qui y sont entreposées. Puis les militaires et le responsable de la sécurité viennent à notre rencontre, accompagnés de trois employés qui habitent El Faouar (donc il y en a quand même…). Ils veulent savoir ce que nous faisons là, ce que nous cherchons. Je leur demande si Serinus extrait du gaz de schiste. Le responsable de la sécurité, un peu nerveux, m’assure avec un grand sourire que non, qu’ils ne l’ont jamais fait, et il m’offre une cigarette. Les employés d’El Faouar confirment ses dires.

Les bassins de rétention d’eau du forage de Serinus-Winstar sur le site de Sabria

Il y a quand même de sérieux doutes que Serinus envisage de réaliser des opérations de fracturation hydraulique. Le site de Sabria contient d’importantes réserves de gaz de schiste et un document de l’entreprise datant de 2013 mentionne ses intentions d’y réaliser à court terme des opérations de « frac » et des puits horizontaux, ce qui semble faire référence à la méthode d’extraction du gaz de schiste, par fracturation hydraulique.[4] D’ailleurs, il semble que Mazarine projette aussi, à plus ou moins long terme, d’exploiter le gaz de schiste sur son territoire.[5]

De retour au village, nous rendons visite à plusieurs malades, qui souffrent de cancers et de complications. Leurs familles nous racontent les voyages à l’hôpital de Sousse, à l’autre bout du pays, puisqu’il n’y a pas d’hôpital digne de ce nom dans la région, les rencontres avec les médecins, qui ne prennent pas beaucoup de temps pour expliquer les maladies aux patients et à leurs familles et se contentent souvent de donner des ordonnances, les efforts financiers que tout cela représente. Les pièces des maisons sont vides hormis quelques matelas par terre. Les murs sont nus. Le sable s’accumule dans les cours des maisons et s’infiltre sous le seuil des portes. Il faut sans cesse balayer.

Le village où j’étais, sans cesse envahi par le sable

Voilà. Le Sud. « C’est beau, mais c’est dur », dit Messaoud.

Dans la région d’El Faouar, de nombreux jeunes sont au chômage. On dit que les maladies se sont multipliées. Il n’y a pas d’hôpital. Il n’y a pas d’université. Il n’y a pas de théâtre ou de cinéma. Il n’y a pas de bureau de poste. Par contre il y a plein de mosquées.

On rencontre très peu de « gaouris ». A part ceux qui vont pomper le pétrole, le gaz et l’eau sans compteur…

 

Sur la route du retour, je ressens de la tristesse face aux inégalités que subissent les habitants du Sud tunisien. Du ressentiment envers ceux qui les méprisent et l’Etat qui les abandonne. De la colère face à l’impunité dont bénéficient les compagnies pétro-gazières avec l’appui des autorités corrompues et des institutions internationales. De la crainte par rapport à la situation future. Et de la gratitude envers ceux qui m’ont accueillie.

 

[1] Deux exemples d’articles réprobateurs qui déplorent que les manifestants refusent de « se sacrifier pour l’économie nationale » et visent à les criminaliser (« ces groupuscules de terroristes et de tueurs ») : http://www.letemps.com.tn/article/91319/qui-profitent-les-troubles%C2%A0 ; http://www.webdo.tn/2015/06/09/sit-in-blocages-greves-debrayages-ou-est-lautorite-de-letat/

[2] Le terme « gaouri » désigne les étrangers blancs, les européens.

[3] http://nawaat.org/portail/2013/10/29/enquete-sur-le-gaz-de-schiste-en-tunisie-des-profondeurs-du-sous-sol-tunisien-aux-paradis-fiscaux/ ; http://www.economie-tunisie.org/fr/observatoire/analysiseconomics/mensonges-sur-le-gaz-de-schiste-les-catastrophes-environnementales

[4] http://bankwatch.org/news-media/for-journalists/press-releases/ebrds-silent-shale-gas-coup-tunisia ; www.winstar.ca/documents/2013/2013-04-24-Project%20Angler-AcquisitionPresentation.pdf

A noter : l’entreprise Winstar bénéficie d’un prêt de la Banque Européenne de Reconstruction et Développement

[5] « In addition, significant shale potential exists within the Silurian ‘hot shale’ throughout the permit area. » http://www.mazarine-energy.com/zaafrane-central-tunisia/


La production de gaz de schiste au Maroc, un projet ‘ultra-difficile’ selon un expert bulgare

jeu, 23/07/2015 - 23:17


Paris : Martin Vladimirov, analyste spécialisé des questions énergétiques à l’institut bulgare ‘Center for the Study of Democracy’, indique que le ‘Maroc pays producteur de gaz de schiste’ est un statut ultra-difficile à réaliser pour le royaume.

PH Archive Le Maroc est théoriquement, un pays très riche en gisements gaziers, comme le prétend la ‘Energy Information Administration – EIA’, l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des États-Unis.

Selon les estimations de cette instance américaine, crée par le congrès des USA en 1977, le royaume détiendrait dans ses sous-sols, des réserves géantes de gaz de schiste, s’élevant à 566 milliards de mètres cubes et correspondant à environ 6 % des réserves dans la zone MENA.

Or, si le royaume peut à la lumière de ces chiffres américains et des premiers résultats des tests réalisés par plusieurs firmes énergétiques étrangères, qui prospectent chez lui, être optimiste quant au volume de ses richesses naturelles énergétiques ; passer au statut de riche pays producteur de gaz, est un projet des plus difficiles à concrétiser.

C’est ce qu’affirme l’expert bulgare, Martin Vladimirov, dans une analyse qu’il a signé sur le site américain spécialisé, OilPrice.com.

Selon Martin Vladimirov, le Maroc souffrira de nombreuses difficultés sur le chemin de sa transformation en un pays producteur de gaz de Schiste, profitant économiquement pleinement et durablement de sa nouvelle richesse.

Vladimirov a expliqué qu’il existe plusieurs classes de difficultés auxquelles le royaume est confronté et qui sont toutes insurmontables les unes que les autres.

Une eau trop chère

D’abord, une première difficulté naturelle : Le royaume étant un pays en presque stress hydrique, aura du mal à fournir aux compagnies pétro-gazières étrangères, assez d’eau pour réaliser la fraction hydraulique, technique nécessaire à l’extraction du gaz de Shiste. L’eau représentera ainsi un surcout qui amoindrirait la rentabilité d’un tel projet.

Et puis, le Maroc qui n’a pas d’histoire dans la production de pétrole et de gaz, devra construire des infrastructures ultra-coûteuses qui ne seraient amortissables que dans plusieurs dizaines d’années.

Or, relève l’expert international, le royaume qui est un pays à revenu intermédiaire, n’a pas les moyens de telles dépenses. Il devra faire appel aux capitaux étrangers et les convaincre de venir dans une région, de laquelle ils fuient dernièrement, à la suite du chaos du printemps arabe.

Des prix de gaz trop bas au Maroc

Et en fin la demande : Martin Vladimirov souligne que l’Etat marocain ne peut guère garantir aux investisseurs étrangers, un taux de rendement adéquat et ce sur les deux segments du marché, l’intérieur et l’extérieur.

Au niveau du marché intérieur, le Maroc est peu intéressant vu que les prix de gaz y sont bas.  Ils sont largement maintenus bas, grâce à la caisse de compensation, une subvention, relève Vladimirov, qui sera difficile, socio-politiquement à éliminer et les niveaux de prix actuels ne peuvent être rentables pour les investisseurs.

Pour ce qui est du marché extérieur, le Maroc ne peut exporter sans une infrastructure d’exportation viable, pour transporter le gaz vers les marchés à prix élevés.

Conclusion : en dépit de la richesse théorique de ses gisements, il est peu probable que les sociétés d’énergie étrangères, viennent au Maroc, y engager des milliards de dollars sans taux de rendement adéquat.

source: le mag.ma Larbi Amine

Réchauffement climatique : investir dans des projets gaziers peut s’avérer risqué

mer, 22/07/2015 - 09:23
 source: novethic

Si l’industrie du gaz a encore quelques beaux jours devant elle, contrairement au charbon et au pétrole, l’ONG londonienne Carbon Tracker alerte cependant sur les risques pour les investisseurs à l’horizon 2025-2035. Dansune étude publiée début juillet, elle analyse les projets des vingt plus grandes firmes pétrolières et gazières au monde. Les trois quarts d’entre elles ont des projets jugés non viables, dans un scénario de réchauffement global limité à 2 degrés. Au total, ce sont près de 300 milliards de dollars d’investissement qui sont en jeu.

Plate-formes gazière en mer du Nord (2004).
Marcel Mochet / AFP

C’est une étude qui risque de couper court à la campagne de valorisation du gaz menée par les firmes pétrolières. Publiée début juillet par l’ONG anglaise Carbon Tracker, qui a théorisé le risque carbone, elle met en garde sur certains projets de gaz naturel liquéfié (GNL) qui ne seraient pas viables dans un scénario de réchauffement de la planète limité à 2°C.

283 milliards de dollars, c’est la valeur cumulée de ces projets à risque, à l’horizon 2025. Ce montant atteint même les 379 milliards de dollars en 2035. De quoi inquiéter les investisseurs et les compagnies pétrolières, qui voient dans le gaz une reconversion salutaire pour leurs finances et leur réputation.

 

+ 10 % : l’augmentation de la demande de gaz d’ici 2035

 

En juin dernier, sept firmes européennes du secteur ont adressé une lettre ouverte à la CNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) pour réclamer la mise en place d’un prix carbone pendant la conférence climatique de Paris (COP 21), afin de « matérialiser les avantages du gaz » par rapport au charbon ou au pétrole, et développer ainsi leur activité gazière.

Ces compagnies font valoir que le gaz est une solution au réchauffement climatique, faisant de cette énergie une voie d’avenir. BP et Shell estiment ainsi que les besoins en gaz vont augmenter de 40% entre 2015 et 2035, ne prenant pas en compte la transition en cours vers une économie bas carbone.

En effet, dans le scénario 450 ppm (parties par million) de l’AIE (Agence internationale de l’énergie), la demande mondiale de gaz va bel et bien augmenter, mais de seulement 10% sur cette période. Une estimation bien en-deçà de celle avancée par les compagnies pétrolières.

 

Shell-BG la plus exposée

 

Pour James Leaton, directeur de recherche chez Carbon Tracker, « les investisseurs devraient examiner le véritable potentiel de croissance des entreprises de GNL au cours de la prochaine décennie. L’offre excédentaire actuelle signifie qu’il y a déjà une série de projets qui attendent d’entrer en production, et dont on ne sait pas s’ils seront viables ».

Parmi les pays les plus menacés, on compte le Canada (82 milliards de dollars à l’horizon 2025), les États-Unis (71 milliards de dollars) et l’Australie (68 milliards de dollars), à cause notamment de leurs projets de gaz de schiste. Et sur les plus vingt grandes compagnies analysées, seize ont des projets qui risquent de ne pas être viables à l’horizon 2025.

Shell, devenu l’opérateur le plus important du secteur avec le rachat de BG, est la société la plus exposée, avec une exposition de 59 milliards de dollars d’ici dix ans. Le géant néerlando-anglais a indiqué qu’il fondait son offre sur l’hypothèse selon laquelle le prix du baril remonterait à 90 euros, ce qui correspond en moyenne à un prix du gaz de 14-15 dollars/mmBtu (un million de british thermal unit, une unité de mesure énergétique britannique). Or, selon l’ONG Carbon Tracker, les projets dont la rentabilité suppose un prix du gaz supérieur à 10 dollars/mmBtu sur les dix années à venir sont menacés.

Cette étude de Carbon Tracker sur la viabilité des projets gaziers vient compléter deux autres études publiées l’année dernière sur la viabilité des projets liés au charbon et au pétrole.

 

 

 

Concepcion Alvarez

Explosion du nombre d’hospitalisations dans les zones de forage de pétrole et gaz de schiste

ven, 17/07/2015 - 07:42

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

Les habitants de Pennsylvanie résidant dans les comtés à forte densité de puits d’exploitation d’hydrocarbures dits de schiste font face à un risque plus élevé d’être admis à l’hôpital suite des affections causées par l’impact du processus d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. C’est ce que met en lumière une étude de l’université de médecine de Pennsylvanie.

Boom des pétrole et gaz de schiste rime avec boom des hospitalisations

Suite au boom des pétrole et gaz de schiste, les hospitalisations pour maladies cardiaques, neurologiques et autres sont plus élevés chez les personnes vivant près des forages de pétrole et de gaz non conventionnel, selon une nouvelle étude de l’Université de Pennsylvanie et l’Université Columbia publiée cette semaine dans la revue scientifique PLOS ONE. Aux États-Unis, au cours des dix dernières années la fracturation hydraulique a connu une augmentation fulgurante. Causé par l’explosion du nombre de forages de puits, son potentiel…

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Coup de frein sur le Gaz de schiste aux Pays-Bas

lun, 13/07/2015 - 09:06

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

(!)Info minute – Revue de Presse

Le gouvernement néerlandais a interdit vendredi 10 juillet tout forage commercial pour le gaz de schiste d’ici à 2020, évoquant notamment la méthode controversée d’exploitation, le fracking. En France, la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique bloque également ce type d’exploitation depuis 2011.

« La recherche et l’exploitation commerciale de gaz de schiste n’est pas à l’ordre du jour pour les cinq prochaines années », a déclaré le ministre néerlandais de l’Economie Henk Kamp lors d’une conférence de presse à l’issue d’un Conseil des ministres. « Selon des enquêtes mandatées le gouvernement, il y a encore des incertitudes sur les effets du forage profond pour le gaz de schiste aux Pays-Bas », a précisé le gouvernement dans un communiqué, précisant qu’aucun forage d’exploration n’a encore été effectué sur le territoire néerlandais.

Annulation de permis …

Des permis d’exploration…

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Bruxelles se déclare « zone hors TTIP » (sous condition) dans l’indifférence médiatique

dim, 12/07/2015 - 00:05

­ source: Mr.Mondialisation
Alors que tous les yeux sont rivés sur le sort de la Grèce après le « Non » démocratique à l’austérité, un autre évènement de taille vient de se produire en toute discrétion. Le conseil communal de Bruxelles vient de déclarer la ville « zone hors TTIP » dans l’indifférence générale, mais sous certaines conditions.

On ignore pourquoi, mais l’information n’a pas fait grand bruit. Elle est pourtant hautement symbolique et pourrait porter son poids dans les négociations autour du traité transatlantique qui se poursuivent en haute sphère. La Capitale de l’Europe vient, en effet, de s’opposer à l’application du TTIP dans sa zone par décision démocratique de son conseil communal (qui n’a donc aucun lien institutionnel avec l’Union Européenne). Si le traité devait être adopté par les instances européennes dans sa forme actuelle, Bruxelles se déclarerait automatiquement « zone hors TTIP » !

Ce 29 juin 2015, les conseillers communaux Bruxellois ont donc voté en faveur d’une motion demandant la suspension des négociations et déclarant la capitale en dehors de la zone d’application du TTIP en cas de poursuite du projet dans ces conditions. Cette décision hautement symbolique, bien que peu impactante d’un point de vue légal, n’a pourtant pas retenu l’attention des médias belges et encore moins internationaux.

Sur son compte Twitter, Didier Wauters, conseiller communal de la Ville de Bruxelles à l’origine du document, a confirmé la décision et rendu la motion publique sur son site.

Cette décision portée par le groupe politique belge CDH serait-elle une manœuvre politique pour couper l’herbe sous le pied d’une opposition encore plus radicale ? On peut se poser la question. Le 24 avril dernier, face au Parlement bruxellois, le PTB (parti ouvrier belge) avait demandé à ce que Bruxelles soit purement et simplement déclarée « zone hors TTIP » afin de faire pression pour un rejet du traité dans sa totalité. L’enjeu aurait été de taille, car « En tant que capitale européenne, Bruxelles peut créer un effet domino et envoyer un message d’espoir afin de protéger les intérêts de la population face aux multinationales. » estime Mathilde El Bakri, figure politique belge du même parti.

Contrairement à cette position claire et affirmée contre le TTIP, la motion adoptée ce 29 juin est conditionnelle. En effet, cette mise en zone « hors TTIP » ne prendra effet que si le traité est adopté sans de plus amples négociations. C’est ici que le bât blesse. Là où les uns semblent s’opposer au TTIP dans l’objectif de le reformuler pour en tirer des avantages politiques, économiques ou sociaux, d’autres font bloc contre l’idée même du TTIP qui serait fondamentalement dangereux pour la démocratie et l’autonomie des peuples dans toutes les strates de sa composition. Le traité ne serait donc pas renégociable par nature.

Ainsi, il est important de comprendre qu’il existe deux niveaux d’opposition à ce traité transatlantique (autant qu’il existe d’oppositions plus ou moins radicales à la dette). En pratique, la position de la Commune de Bruxelles apparait donc comme une « demi-opposition » (ou un substitut d’opposition) ayant pour objectif déclaré de tirer les négociations à l’avantage des peuples ce qui, selon les opposants au traité, n’est pas réalisable. En termes simples, les politiques ne s’opposent pas au traité de libre échange mais veulent en avoir le contrôle pour tirer la couverture de leur côté. Néanmoins, sur le papier, cette volonté de placer Bruxelles « hors TTIP » reste séduisante symboliquement bien que purement sémantique.

De la nécessité de questionner le TAFTA / TTIP

Rappelons que le but de ce grand marché transatlantique est de niveler les réglementations vers le bas pour s’aligner  sur les pays les plus compétitifs comme les États-Unis. En pratique, il faudra s’attendre à une déstructuration de toutes les protections qui ont été acquises par les organisations syndicales, environnementales et démocratiques durant le siècle dernier. Les pires craintes sont attendues dont, notamment, l’utilisation systématique d’OGM, l’autorisation de techniques industrielles aujourd’hui interdites (poulet au chlore, hormones,..), l’exploitation nouvelle du gaz de schiste, etc… Dans la droite ligne de l’économie triomphante, un tel traité semble avoir pour objectif d’encourager la Croissance, la compétitivité et les marges de profits principalement des multinationales.

Notons enfin que de plus en plus de villes européennes prennent déjà leur distance avec ce traité en se déclarant « zone hors TTIP » par décision démocratique au niveau local. Des sites spécialisés répertorient ces villes notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Autriche et en Espagne. Pendant ce temps, les négociations officielles du traité transatlantique reprendront dès lundi 13 juillet 2015.

Source : cafebabel.fr / whatsupeu.wordpress.com / didierwauters.be / ptb.be


1120 tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 1 seconde

jeu, 09/07/2015 - 09:23

Magazine GoodPlanet Info

C’est ce que l’activité humaine, c’est-à-dire les industries et la combustion des énergies fossiles, rejette chaque seconde dans le monde. Le CO2 (dioxyde de carbone) est l’un des principaux gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Ce dernier est anthropique, cela signifie qu’il est d’origine humaine : déforestation, production d’énergie, élevage, transports… Fin 2015, se tiendra à Paris une conférence sur le climat afin de tenter de limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius d’ici à la fin du siècle.

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