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Esprit coopératif, geste participatif
Mis à jour : il y a 7 heures 57 minutes

102 députés enjoignent le Président à s’opposer à l’application provisoire du traité de libre-échange CETA

ven, 23/09/2016 - 09:52
source: actu-environnement   Guillaume Krempp

« Cette démarche de la Commission constitue un mépris des démocraties nationales » : C’est en ces termes que les 102 députés signataires d’un courrier au Président de la République qualifient la proposition de l’organe exécutif de l’Union européenne (UE) de faire appliquer provisoirement le traité de libre-échange CETA. Une telle mise en pratique de l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada (AECG) pourrait avoir lieu suite à l’approbation du texte par les chefs d’Etat au cours du prochain Conseil de l’Union européenne et après une ratification par le Parlement européen. La rencontre des ministres européens du commerce à Bratislava le 22 septembre devrait sceller le calendrier et le processus d’approbation du CETA par l’UE.

A l’initiative de Suzanne Tallard, députée du Parti Socialiste (PS) de Charente-Maritime et Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre, une lettre a donc été transmise le 21 septembre afin d’enjoindre François Hollande à s’opposer à l’application du traité, aussi provisoire et partielle qu’elle soit.

Les opposants au traité de libre-échange agitent notamment le spectre de l’arbitrage international, qui pourrait lui aussi être effectif à travers une application provisoire de l’accord : « Si le Règlement des différends entre investisseurs et Etats (RDIE) était ainsi mis en place, il s’appliquerait le temps du processus de ratification [par les parlements nationaux], soit un maximum de deux ans, puis pendant trois ans après la fin de l’application provisoire, même en cas de rejet du texte par les Etats« , argumentent les députés.

Des références à la montée du populisme et de la défiance à l’égard des institutions politiques achèvent ce pamphlet contre l’application provisoire du CETA. Selon les députés signataires de l’appel, un grand besoin de mettre fin à l’opacité des négociations se fait sentir. Pour ce faire, seul un retour de la transparence sur le sujet permettra « un débat apaisé sur ce thème« .


Rassemblement STOP TAFTA/CETA le 15 octobre dès 15h00 à aix en Provence aux allées provençales

ven, 23/09/2016 - 00:51
On a toutes et tous une bonne raison de s’opposer au TAFTA et au CETA

Depuis 2013, une large mobilisation s’est mise en place contre le TAFTA, ce projet d’accord qui vise à libéraliser les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Union européenne. Les négociations vont plus lentement que prévu, mais contrairement aux annonces récentes du gouvernement, elles continuent !

Pendant ce temps, l’Union européenne s’apprête à signer un traité similaire avec le Canada : le CETA. Celui-ci doit être soumis à l’approbation des États membres le 18 octobre prochain. S’il est approuvé, il sera soumis à la ratification du Parlement européen dans les mois suivants.

Le TAFTA et le CETA auraient des conséquences graves, telles que l’abaissement des barrières tarifaires en matière agricole qui aggraverait la crise que vivent déjà des centaines de milliers de paysans et le nivellement par le bas des normes qui protègent la qualité de notre alimentation, la santé publique, la sécurité industrielle et l’environnement.

La « coopération réglementaire », conçue pour impliquer directement les multinationales dans l’écriture des lois et réglementations et « l’arbitrage d’investissement » mettraient en danger les droits sociaux, la lutte contre le réchauffement climatique et le principe démocratique même. Dès l’approbation du CETA, les multinationales américaines, qui possèdent de nombreuses filiales au Canada, pourraient utiliser ces mécanismes pour attaquer les réglementations qu’elles jugent défavorables.

Alors le 15 octobre, toutes et tous mobilisé.e.s à Aix en Provence à 15h00


Conférence TAFTA/CETA dans le Vaucluse le 22 septembre et rassemblement régional le 15 octobre à Aix

mer, 21/09/2016 - 12:45

Demain,  Jeudi 22 septembre à l’Isle sur Sorgue 20h30 salle La Cigalette (437 Av Bonaparte, près de la piscine), Carrefour des citoyens propose un film-débat

Film « Les déportés du libre échange » film de Marie Monique ROBIN

Débat avec Marc BRUNET, professeur d’histoire, président du comité attac sorgue et calavon et membre du collectif STOP TAFTA Vaucluse

« Le libre échange, c’est mettre un renard libre avec des poules libres »

Le baratin et la réalité :

L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement du commerce entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Les bénéfices devaient irriguer toute l’économie pour le bien-être général.

Seize ans après, le constat est amer :

  • – L’ALENA a laminé l’agriculture mexicaine.
  • – Le Mexique a dû démanteler son système d’autosuffisance alimentaire.
  • – Le maïs américain, transgénique et subventionné, a inondé le pays, vendu trois fois moins cher que le « criollo » local.
  • Trois millions de petits paysans ont rejoint les bidonvilles ou tenté leur chance comme clandestins aux Etats-Unis.

Nous aurons bientôt le rôle des mexicains avec Le CETA (Canada) et le TAFTA (USA)

En savoir plus sur le libre échange et les traités CETA-TAFTA :

Vandana Shiva :

« Le libre échange, c’est la dictature des multinationales »

Attention à la traduction : quand on lui fait dire « entreprises« , il ne s’agit pas du maçon du coin mais des entreprise géantes qui sont multi-nationales ou trans-nationales.

« Dictature » parce que tout est fait pour servir les multi-nationales géantes et leur poignée d’actionnaires.

Stop  CETA – TAFTA  : Rassemblement régional à AIX le 15 octobre


La Cour pénale internationale élargit son mandat aux crimes environnementaux et à l’accaparement des terres

mar, 20/09/2016 - 09:51

source: observatoire des multinationales

19 septembre 2016 par Olivier Petitjean

La Cour pénale internationale vient d’ouvrir la porte à des poursuites contre des individus et des gouvernements pour des crimes relatifs aux ressources naturelles et à l’accaparement des terres. Une annonce saluée par les défenseurs des droits de l’homme et de l’environnement , qui y voient un nouveau signe de la fin de l’impunité des multinationales. Reste à voir comment la Cour appliquera effectivement ce mandat.

Mise en place en 2002, la Cour pénale internationale, qui a son siège à La Haye, s’est quasiment exclusivement consacrée, jusqu’ici, à des affaires impliquant crimes de guerre et génocides. Le bureau de la Procureure générale de la Cour, la Gambienne Fatou Bensouda, vient d’annoncer, dans un document d’orientation officiel, qu’il accorderait désormais une attention prioritaire aux crimes impliquant « la destruction de l’environnement, l’exploitation illégale de ressources naturelles et la dépossession illégale de terres », autrement dit les crimes environnementaux et l’accaparement des terres.

Ce faisant, la Cour pénale internationale n’étend pas son mandat à proprement parler, mais elle déclare explicitement que les atteintes à l’environnement et aux droits des peuples peuvent constituer des crimes contre l’humanité, et que le droit international tel qu’il existe actuellement fournit déjà les moyens de les poursuivre. À ce jour, aucun acteur économique n’a jamais été inquiété par la Cour pénale internationale.

Les défenseurs des droits humains et de l’environnement se sont unanimement réjouis de l’annonce de la Cour. « L’accaparement des terres n’est pas moins dommageable que la guerre en termes d’impacts négatifs sur les populations civiles, souligne ainsi Alice Harrison de l’ONG Global Witness. L’annonce [de la Cour pénale internationale] devrait constituer un signal aux dirigeants d’entreprise et aux investisseurs qu’ils ne peuvent plus considérer l’environnement comme un terrain de chasse. » La nouvelle politique de la Cour pénale internationale pourrait également ouvrir la voie à des poursuites en matière de responsabilité climatique.

Le Tribunal de La Haye est parfois critiqué pour sa propension à poursuivre en priorité les États et les dirigeants politiques mal vus des pays occidentaux, en épargnant ces derniers et leurs alliés. Il reste donc à voir si l’élargissement de son mandat ouvrira réellement la porte à des procédures contre des grandes multinationales et leurs responsables, et non seulement contre des acteurs politiques locaux. Il pourrait néanmoins avoir une portée dissuasive.

Il y a deux ans, la procureure de la Cour pénale internationale avait été saisie par les victimes équatoriennes de Chevron, en vue de poursuites contre John Watson, PDG de la firme pétrolière américaine (relire notre entretien avec Eduardo Toledo, avocat des victimes, ainsi que Injustice sans frontières ? Chevron contre l’Équateur). À l’époque, la procureure n’avait pas donné suite. Un autre procédure a été initiée par les représentants de populations cambodgiennes privées de leurs terres ancestrales au profit de multinationales sucrières.

Olivier Petitjean

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Photo : Harley Kingston CC


LE 20 SEPTEMBRE, CHANTONS ENSEMBLE POUR ARRÊTER TTIP & CETA !

ven, 09/09/2016 - 09:27

 

Mise en ligne le 8 septembre 2016

Comme cela ne vous aura sûrement pas échappé, une coalition de citoyens et d’associations s’est créée pour mettre sur pied une mobilisation nationale contre les accords de libre-échange TTIP & CETA, le mardi 20 septembre 2016, à Bruxelles.

Dans ce cadre, un cortège partira d’Arts-Loi à 17h pour terminer au rond-point Schuman où un « Flash mob » musical aura lieu. En effet, pour marquer l’évènement, l’apothéose de cette mobilisation sera chantante : nous souhaitons que des dizaines de chorales entonnent ce qui est devenu le chant emblématique de la résistance citoyenne à ces traités devant la Commission européenne.

Pendant que les personnes présentes chanteront « Do You Hear The People Sing ? », deux chevaux géants (symbolisant le TTIP et le CETA) se dégonfleront petit à petit, sous la pression populaire et culturelle… Réussir à faire chanter des milliers de personnes en même temps est un véritable challenge mais permettrait de laisser une image plus que mémorable de la mobilisation !

Afin que ce moment soit une réussite, nous vous invitons dès à présent à jeter un coup d’œil à la vidéo ci-dessus de la chorale Buena Vida Social Band, qui mènera la danse sur scène, pour vous familiariser aux paroles de la chanson.

Pour les plus motivés, si vous vous sentez partant(e) à l’idée de rejoindre la Buena Vida Social Band sur scène, vous pouvez venir ce vendredi 9 septembre à 19h, dans les locaux du CNCD-11.11.11, pour la répétition à 3 voix.

DOCUMENT JOINT

TAFTA ou l’attrape-nigaud…sans fin.

lun, 05/09/2016 - 09:31
source: blog mediapart Eh bien non, TAFTA (TTIP), ce n’est pas terminé, loin de là. L’annonce de ce leurre tambour battant par nos médias; si prompts à brouiller les ondes, pour peu que cela arrange un tant soit peu les affaires de ceux qui les dirigent; fait un plouf !

Non pas qu’il n’eut pas été possible que cette « information » fut vraie mais en tout cas pas au stade où en sont les négociations.

La Commission Européenne qui, il y a moins de trois mois, a de nouveau reçu mandat de l’unanimité des États membres pour mener ces négociations, continue bel et bien son « œuvre »…  JC Junker ne semblait d’ailleurs pas gêné aux entournures pour le marteler au G20 de Hangzhou.

Alors pourquoi et comment cette petite manigance est-elle parvenue à faire croire que de TAFTA il n’était plus question ?

Déjà par ceux qui ont lancé ce leurre, en l’occurrence pour la France ce sera Matthias Fekl, secrétaire d’État au Commerce extérieur qui en fera état. Sauf que… Si on lit avec attention ce qu’il déclare (ce qu’auraient pu faire les claironistes médiatiques patentés) de la fin de TAFTA il n’en est rien. Alors certes, notre bon Matthias annonce : »l’arrêt définitif des négociations » mais un peu plus loin dans sa déclaration il complète ainsi  : »la Commission européenne a toujours la possibilité de négocier ce traité et personne ne peut juridiquement s’y opposer… »  Quelques jours plus tôt, c’était le ministre de l’Économie allemande Sigmar Gabriel, qui s’exprimait en des termes similaires.

Or, lire cela ne me rassure pas le moins du monde quant à la fin promise de ce traité, loin s’en faut.

À quoi bon alors…? Sans doute omettons-nous de garder à l’esprit, les campagnes présidentielles en cours aux USA et en France et que dans ce cadre, tout est bon pour couper l’herbe sous les pieds des adversaires. Car l’enterrement supposé de TAFTA signifie, sur les deux rives de l’Atlantique, la disparition d’un épouvantail dans les opinions publiques respectives. Marquant ainsi d’un blanc-seing les prétendants (et prétendus) Démocrates à l’élection suprême. Ceux-là même qui ont fait vœux qu’un tel traité voit le jour.

En attendant, CETA est sur les rails et ce traité de libre-échange avec le Canada est en passe d’être ratifié. Et de manière très démocratique, puisqu’il rentrera en vigueur avant même que les parlements nationaux ne s’expriment à son sujet ! C’est pas beau ça ? Lorsque l’on sait que CETA est un TAFTA en mode « cheval de Troie », je laisse à votre appréciation l’état d’enfumage dans lequel nous sommes maintenus par nos dirigeants et leurs chiens de garde…

Bonne démocrature à toutes et tous…!

 


USA. L’Oklahoma frappé par un séisme de magnitude 5,6 ce samedi

sam, 03/09/2016 - 22:58

  • L’épicentre se situe à Pawnee, à 119 km au Nord-Est de la ville d’Oklahoma City. | Visactu

 

Ouest-France avec Visactu et AFP

Un séisme de magnitude 5,6 a été enregistré aux États-Unis ce samedi. L’épicentre se situe à Pawnee, à 119 km au Nord-Est de la ville d’Oklahoma City.

Selon CNN, la secousse a été ressentie dans sept états américains : Nebraska, Iowa, Kansas, Missouri, Oklahoma, Arkansas, Texas :

Voir l’image sur Twitter

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« En ville, aucun blessé n’est à signaler », a déclaré le maire de la commune, Brad Sewell, sur une antenne locale de Fox News.

« Il y a eu des dégâts à Pawnee », a indiqué la police de la grande ville voisine de Tulsa, sur Facebook. Des images reprises par les médias locaux montraient des façades lézardées, des provisions tombées au sol dans une petite épicerie et des briques au pied d’un immeuble.

Voir l’image sur Twitter

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Les autorités inspectaient les ponts et autres infrastructures pour évaluer les dégâts, a expliqué la gouverneure de l’Oklahoma, Mary Fallin, sur Twitter.

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Une technique qui augmente les risques de séisme

La région est au coeur d’une zone sismique en raison de l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique selon une nouvelle carte des risques sismiques aux États-Unis publiée par l‘USGS, l’institut américain de géophysique, en mars 2016.

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Shane [email protected]

 issue can be ignored no more @MaryFallin @GovJayNixon @govsambrownback @clairecmc@joshsanburn http://ti.me/1RKQEWG 

18:27 – 3 Sept 2016 Oklahoma Is Now as Much of an Earthquake Risk as California

A new federal hazard map includes man-made quakes for the first time

time.com

 

 

Selon l’USGS, la technique utilisée pour extraire pétrole et gaz de schiste provoque une augmentation significative des tremblements de terre. Cette méthode de la fracturation hydraulique consiste à injecter à haute pression de l’eau mélangée à du sable et à des produits chimiques pour fracturer les formations rocheuses du sous-sol et en extraire le pétrole et le gaz.

L’eau sale qui est aussi récupérée dans ce processus est ensuite réinjectée dans d’autres puits, modifiant la pression sur les lignes de faille, selon les experts de l’USGS. L’Oklahoma comptait 4 500 puits de ce type fin 2015, dont 3 200 opèraient quotidiennement.

Depuis que la fièvre de la fracturation s’est emparée de l’Oklahoma, le nombre de séismes de magnitude 3 ou plus a explosé, passant de deux en moyenne entre 1975 et 2008, à 20 en 2009 et… 585 en 2014, selon l’USGS.

Sept millions d’Américains concernés

L’Oklahoma est l’État le plus à risque selon la nouvelle carte de la sismicité aux États-Unis publiée par l’USGS. De « forts » tremblements de terre y ont été enregistrés, des séismes qui peuvent provoquer des dommages aux constructions. Sept millions d’Américains vivent dans cette zone.

C’est la première fois que l’Institut de géophysique publie une carte des risques sismiques résultant de la fracturation hydraulique. Auparavant, seuls les risques de tremblement de terre naturel étaient concernés par ses prévisions.

 

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GAZ DE SCHISTE Fabrice Verdier et William Dumas bientôt en Pennsylvanie

sam, 03/09/2016 - 09:21
source: objectif Gard

1 septembre 2016 à 19:00

William Dumas et Fabrice Verdier. DR/O.G.

Du 11 au 18 septembre, les députés gardois Fabrice Verdier et William Dumas consacreront leur semaine à la thématique du gaz de schiste lors d’un voyage parlementaire en Pennsylvanie.

Ils seront accompagnés de deux autres confrères : Sabine Buis, député de l’Ardèche, et Frédéric Roig, député de l’Hérault. Tous sont membres, à l’Assemblée nationale, du groupe d’études sur les gaz de schiste, présidé par Fabrice Verdier.

Farouchement opposé aux projets d’exploration et d’exploitation de gaz et huile de schiste, le député de la quatrième circonscription du Gard souhaite, à travers ce voyage, « avoir de nouveaux éléments objectifs » sur l’exploitation de ce gaz non conventionnel, très répandue en Pennsylvanie. « Au-delà des postures, il faut avoir des arguments pour expliquer notre opposition. Manifester c’est bien, mais ça ne suffit pas », commente Fabrice Verdier.

De passage trois jours au Québec avant d’atterrir en Pennsylvanie pour le reste de la semaine, les quatre parlementaires prévoient de rencontrer des pétroliers, des scientifiques, des collectifs, des opposants, etc. Le voyage serait financé « à titre personnel ».


L’exploitation du gaz sous le Léman inquiète à nouveau

jeu, 01/09/2016 - 22:54

source: le dauphiné.com

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De nombreuses manifestations ont eu lieu dans la région comme ici à Bellegarde en 2014 contre les gaz de schistes. Cette fois, il s’agit de gaz “serré”, mais qui nécessite les mêmes techniques de fracturation pour les collectifs. <img src= »//s-www.ledauphine.com/images/F01CCD9F-705F-4171-BC5A-DDBFAF2B0A04/LDL_V0_06/title.jpg » alt= » » />
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«La date est un peu difficile car les gens rentrent de vacances. Mais nous devrions avoir du monde » se réjouit Jacques Cambon du Collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain, qui se rendra à la manifestation binationale de Villeneuve ce samedi, tout au bout du Léman. Il faut dire que les manœuvres autour de Noville inquiètent les militants. Après des forages exploratoires menés en 2009-2010, la société Petrosvibri entendrait désormais « faire des tests de productivité » selon les associations.

La présence de gaz à près de 3000 mètres sous le lac avérée depuis septembre 2011, cette nouvelle démarche vise à savoir « quelles sont les quantités à exploiter ». Et pour les associations réunies dans “Halte aux forages”, il y a déjà des risques environnementaux. « Il faudra procéder à des premières fracturations » souligne Jacques Chambon, qui imagine mal la société faire ce genre de tests sans viser une exploitation derrière.


Un point sur le TAFTA. Il se dit beaucoup de choses en ce moment.

jeu, 01/09/2016 - 15:26

Bonjour,

Vous avez sûrement suivi les déclarations de ces derniers jours sur le TAFTA. Si non, voici une petite revue de publications plus pertinentes que les autres (je trouve) pour vous faciliter la vie. Il y en a plein d’autres bien entendu, ce n’est pas exhaustif.

« Fin » du TAFTA  : la France ne convainc pas
Communiqué du collectif Stop TAFTA.

Deux articles du Monde utiles pour comprendre le contexte politique

Pour Sigmar Gabriel, l’accord Tafta a « pratiquement échoué »
Troisième partie de l’article parle rapidement de la situation politique en Allemagne, très importante pour comprendre les dynamiques actuelles au niveau européen

Pourquoi la France veut-elle maintenant enterrer le Tafta ?
Bon article, même si son analyse des « victoires » de la France sur les tribunaux d’investissement est contraire à la notre (pas de vraie amélioration).

Blog

Vers la fin du Tafta ? Une annonce qui ne doit pas rester un trompe l’oeil…
Avec des points non développés dans d’autres articles

Et bien sûr, ce qui compte pour l’instant c’est le CETA, comme tous ces articles le montrent !

Petit guide pour contrer la propagande en faveur du CETA / AECG
Toute la base

Le TAFTA avant l’heure – tout comprendre au traité UE-Canada
Tout, plus en détail

CETA, alimentation et agriculture : danger pour notre sécurité alimentaire

le titre officiel est horrible mais le rapport n’est pas difficile à lire

Bien à vous,
Lucile


L’industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets chez les Noirs et les pauvres »

jeu, 01/09/2016 - 14:47
Source BastaMag

PAR  OLIVIER PETITJEAN 15 JUILLET 2016

Soutien : Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Déversements sauvages de déchets toxiques, contamination des réseaux d’eau urbains, séismes… La ville de Youngstown dans l’Ohio fait l’expérience cruelle des problèmes environnementaux associés à l’expansion du gaz de schiste. Aussi bien la fracturation hydraulique que la pratique – peu connue en Europe – qui consiste à réinjecter ses eaux usées dans le sous-sol, représentent un risque majeur de contamination des ressources en eau. Une question qui concerne aussi les Européens, alors que la Bruxelles envisage d’ouvrir davantage le continent aux importations de gaz de schiste américain. Deuxième volet de notre reportage sur l’industrie du gaz de schiste dans l’Ohio.

Le gaz de schiste est surtout une affaire de gagnants et de perdants. Si l’arrivée dans l’Ohio de cette industrie a profité aux compagnies pétrolières et à leurs actionnaires, les retombées pour les populations locales paraissent autrement plus problématiques. Les propriétaires qui ont loué leurs terres à ces compagnies pour qu’elles en exploitent le sous-sol peinent souvent à recueillir les bénéfices financiers qu’on leur a fait miroiter, tandis que les riverains des sites de fracturations en subissent de plein fouet les nuisances (voir le premier volet de cette enquête). Au-delà, c’est la population dans son entier qui est affectée par l’impact environnemental de l’industrie du schiste.

Autour de Youngstown comme un peu partout dans le monde, ce sont les menaces de contamination de l’eau potable par des produits chimiques toxiques ou du méthane qui focalisent les craintes. Pourtant, malgré les controverses, une grande partie des élus et fonctionnaires américains chargés de réguler le gaz de schiste semblent continuer à se fier aveuglément aux dires des industriels sur l’innocuité de leurs procédés. « Les fonctionnaires d’ici n’ont visiblement jamais entendu parler du principe de précaution »,soupire Raymond Beiersdorfer, un habitant de Youngstown qui anime la résistance contre le gaz de schiste.

Un exemple ? À Youngstown même, un permis de fracturer a été accordé à la société Halcón, sur une concession de 5 000 acres (20 km2) en bordure du Meander Reservoir, un immense lac artificiel creusé dans les années 1930 et qui constitue l’unique source d’eau potable de la ville. Apparemment, ni le département municipal de l’eau ni l’agence de l’environnement de l’Ohio n’avaient été notifiés par le département des ressources naturelles de l’État, qui a délivré l’autorisation, malgré le risque que les produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique ne migrent progressivement dans le réseau d’eau potable de Youngstown. Début 2013, déjà, des fissures ont été repérées sur un puits de gaz de schiste foré par Consol Energy, dans le bassin versant du réservoir.

Des produits toxiques dans les réseaux d’eau potable

Dès les premiers pas de cette industrie, les risques de contamination des nappes phréatiques par la fracturation hydraulique ont focalisé le mouvement de résistance contre le gaz de schiste. Les images d’eau du robinet prenant feu au contact d’une allumette, en raison de la présence de méthane, ont fait le tour du monde. Depuis, plusieurs études sont venues confirmer la réalité de ces risques [1]. Les puits individuels puisant dans les nappes phréatiques – qui restent une forme très répandue d’approvisionnement en eau potable aux États-Unis en dehors des grandes villes – sont les plus vulnérables, mais les réseaux urbains ne sont pas à l’abri.

Selon les militants de Youngstown, les contrôles de la qualité de l’eau réalisés par le département municipal de l’eau de la ville ne sont pas à la hauteur des risques. Les régulations fédérales américaines contraignent les fournisseurs d’eau à tester la présence de seulement 91 substances dans l’eau potable, alors que la fracturation hydraulique en utilise plusieurs centaines, dont certaines sont tenues secrètes. En outre, durant le deuxième trimestre 2013, le département municipal a tout simplement « oublié » de tester la présence de THM et d’AHA [2]. Deux ans plus tard, en septembre 2015, il a alerté la population sur la présence de THM dans l’eau potable de la ville, mais en déniant toute relation avec le gaz de schiste [3].

Pourtant, la contamination par des eaux usées de la fracturation hydraulique figure bien parmi les causes possibles de l’apparition de ces deux classes de substances chimiques, potentiellement toxiques dans l’eau [4]. C’est ainsi qu’en 2010, le département de l’eau de la métropole de Pittsburgh (Pennsylvanie), à une centaine de kilomètres de Youngstown, a constaté une augmentation anormale des THM dans son eau. Les experts mandatés ont fini par identifier la source du problème : des stations de traitement qui recevaient des eaux usées issues de la fracturation hydraulique mais ne possédaient pas les équipements nécessaires pour les dépolluer efficacement. Celles-ci rejetaient ensuite ces liquides dans l’Alleghany et les autres rivières dont Pittsburgh tire son eau potable [5].

Les déchets déversés dans les zones à fort taux de chômage

Malgré ses risques bien réels, la fracturation proprement dite n’est sans doute pas le principal problème de Youngstown ni la principale menace qui pèse sur son approvisionnement en eau. La majorité des forages de gaz de schiste du gisement d’Utica sont d’ailleurs situés davantage vers le sud de l’État (voir les cartes ci-dessous). En revanche, Youngstown et ses environs accueillent depuis plusieurs années des opérations de « réinjection » souterraine des eaux usées issues de la fracturation hydraulique. « L’Ohio est unique au sens où nous avons décidé de faire tout à la fois : de la production d’hydrocarbures par fracturation hydraulique, de l’injection des déchets liquides et du retraitement des déchets solides issus du fracking, explique Ted Auch, de l’ONG FracTrackerNos voisins de Virginie occidentale et de Pennsylvanie envoient tous leurs déchets dans l’Ohio. »

Localisation des puits de gaz de schiste dans l’Ohio (source : FracTracker). Rouge : puits en production ; bleu : puits autorisés ; vert : puits forés ; violet : forages en cours.
Localisation des puits d’injection dans l’Ohio (source : FracTracker)

De quoi s’agit-il ? Après un forage par fracturation hydraulique, une partie du mélange — eau, sable et produits chimiques — injecté dans le sol remonte à la surface, souvent après s’être chargé de particules toxiques supplémentaires. Trop polluées, ces eaux usées ne peuvent être retournées directement au milieu naturel, et – comme l’a démontré l’expérience de Pittsburgh – les installations de traitement existantes sont généralement insuffisantes pour en retirer tous les contaminants. D’où la pratique consistant à les réinjecter dans le sous-sol. Peu connue en Europe, où les controverses restent largement focalisées sur la fracturation et ses impacts directs, cette pratique est pourtant elle aussi une source de risques environnementaux majeurs.

Moins regardant que ses voisins et disposant d’une géologie plus favorable, l’Ohio s’est imposé comme la destination de choix des déchets du fracking, notamment dans ses comtés les plus frappés par la désindutrialisation, comme les environs de Youngstown.  « C’est dégueulasse, ils choisissent délibérément de venir mettre leurs déchets chez les pauvres et les Noirs », fulmine Raymond Beiersdorfer. Selon les chiffres collectés par Fractracker, 90% des eaux usées injectées dans le sous-sol de l’Ohio proviennent de l’extérieur de l’État. Entre le troisième trimestre 2010 et le premier trimestre 2015, de 98 à 128 milliards de litres d’eaux usées issues de la fracturation ont été injectés dans le sous-sol de l’Ohio, et le chiffre a continué d’augmenter rapidement depuis [6].

Quand Youngstown devient une zone sismique

En général, les firmes pétrolières ne s’occupent pas elles-mêmes de leurs eaux usées. Ce sont des petites entreprises qui se chargent d’évacuer les eaux usées dans des camions, puis d’autres petites entreprises qui gèrent les puits de réinjection proprement dits. Le secteur ne semble pas extrêmement précautionneux dans ses pratiques environnementales. Selon les militants de Youngstown, lorsque les transporteurs d’eaux usées ne trouvent pas de puits où laisser leur cargaison, ou qu’ils cherchent simplement à « s’alléger » pour faire baisser leurs coûts, les chauffeurs de camion la déversent tout simplement dans une rivière… Les propriétaires de ces firmes échappent facilement à toute sanction en organisant leur faillite du jour au lendemain.

Youngstown a été l’une des premières villes américaines à faire l’expérience des conséquences de cette injection irréfléchie à grande échelle. Le 31 décembre 2011, elle a subi un tremblement de terre de magnitude 4 sur l’échelle de Richter. Plusieurs autres séismes avaient été ressentis dans la ville au cours des semaines et des mois précédents, mais ils n’avaient pas été reconnus officiellement par l’administration. En tout, selon les calculs de Raymond Beiersdorfer, l’Ohio – un État jusqu’alors quasiment épargné par les séismes – a connu plus de 1 000 tremblements de terre entre 2011 et début 2014, dont plus de la moitié à Youngstown même. Le puits d’injection Northstar 1, situé en pleine ville, à quelques dizaines de mètres de l’usine de Vallourec, a été officiellement reconnu comme la source de la plupart des séismes survenus à Youngstown – qui ont continué bien après que le puits ait été mis à l’arrêt forcé [7].

Déversements sauvages

Peu de temps après, grâce à un lanceur d’alerte, l’entreprise qui gérait Northstar 1 a été prise en flagrant délit de déversement d’eaux usées issues de la fracturation dans la rivière Mahoning. Des centaines de milliers de litres de substances toxiques et radioactives auraient ainsi été déversées à au moins 24 reprises entre fin 2012 et début 2013 dans cet affluent de la rivière Ohio, qui s’écoule vers la Pennsylvanie voisine. Le patron de l’entreprise et l’employé qu’il avait poussé à se débarrasser ainsi de ces eaux usées ont été condamnés à des peines de prison ferme. Le coût du nettoyage a été chiffré à trois millions de dollars.

Un autre déversement de substances toxiques a eu lieu en mars 2015 dans une zone humide, dans la localité de Vienna, à quinze kilomètres de Youngstown. Les déchets provenaient d’un puits d’injection appartenant à une autre entreprise, Kleese. Constatant que son terrain et les cours d’eau qui le traversaient avaient été dévastés, et que toute trace de vie y avait disparu, le propriétaire a tenté d’alerter les autorités de l’État, qui ont refusé de se déplacer pendant plusieurs semaines. Il a fallu qu’il contacte les militants locaux anti-gaz de schiste et les médias pour obtenir une réaction – laquelle a été de faire venir des camions pour nettoyer la zone au plus vite et enterrer l’affaire. La firme, sommée de dépolluer le site, a confié ce travail à des prisonniers venus de l’État de Géorgie, à des centaines de kilomètres de là. Selon les témoignages des riverains, ces prisonniers, chargés de récolter et d’évacuer les sacs pleins de cadavres de poissons, de tortues et d’autres animaux, ne disposaient que d’un équipement rudimentaire, sans protection respiratoire.


Consulter le diaporama de la Frackfree America National Coalition

Autant d’incidents qui sont tout sauf des exceptions : selon une compilation réalisée par l’Associated Press, près de 700 millions de litres d’eaux usées issues de l’extraction de pétrole et de gaz ont été déversées dans la nature entre 2009 et 2015 aux États-Unis, par accident ou de manière délibérée [8].

Une leçon à méditer

Pour Ted Auch, les problèmes qui entourent l’industrie de la réinjection illustrent un enjeu plus général : pour juger du véritable impact du gaz de schiste, il est indispensable de regarder au-delà de la seule fracturation hydraulique, pour considérer cette filière industrielle dans son ensemble. À l’enjeu du traitement des eaux usées s’ajoute ainsi celui des déchets solides. Forer des puits à plusieurs milliers de mètres de profondeur implique de faire remonter des quantités importantes de roche et de terre, elles aussi potentiellement chargées de substances toxiques et radioactives. L’industrie ne communique aucun chiffre, mais Fractracker estime que chaque puits de gaz de schiste produit entre 700 et 800 tonnes de déchets solides. Ces déchets partent dans des camions et, selon Ted Auch, « on n’a aucune idée d’où ils vont. Personne n’est en charge de les superviser. ».

Ce n’est pas tout : il y a aussi l’extraction à grande échelle de sable pour la fracturation, le passage incessant de camions qui abiment les routes, la construction de gazoducs… Ces impacts se font souvent sentir dans des régions différentes : ce sont par exemple les États du Wisconsin, du Minnesota, du Michigan et de l’Illinois, où l’extraction de gaz de schiste est quasi inexistante, qui subissent de plein fouet le développement de l’extraction de sable pour servir les besoins de cette industrie [9]. Ted Auch y voit une leçon que l’Europe devrait méditer. Si, par exemple, l’Angleterre se mettait à pratiquer massivement la fracturation hydraulique — comme l’espère aujourd’hui le gouvernement conservateur — on pourrait voir se multiplier rapidement en France des concessions d’extraction de sable, ou voir arriver les déchets du gaz de schiste.

Olivier Petitjean

 Lire aussi : L’Amérique défavorisée, proie de l’industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries

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Photos : Mark CC (Une) ; NPCA CC (un puits de gaz de schiste à la frontière du Dakota du Nord et du Montana) ; Sarah Craig/Faces of Fracking CC (eaux usées issues de la fracturation hydraulique, Californie) ; OP (les réservoirs du puits d’injection Northstar 1 à Youngstown).

Notes

[1] Lire par exemple « Drinking water contaminated by shale gas boom in Texas and Pennsylvania », The Guardian, septembre 2014.

[2] Trihalogénométhanes (THM) et acides haloacétiques (AHA).

[3] Voir ici.

[4] Les THM et les AHA sont des composés chimiques qui se forment typiquement après le traitement d’eaux usées ou d’eau brute par des procédés tels que la chloration ou l’ozonation, notamment lorsque ces eaux présentent une forte teneur en bromures et en iodures, comme c’est le cas des eaux fortement salinisées issues de la fracturation hydraulique.

[5] Après la révélation de ces problèmes dans un article mémorable du New York Times (voir aussi cet article du North Carolina Health News), les firmes qui exploitent le gaz de schiste en Pennsylvanie ont globalement renoncé à faire appel à des stations locales de traitement pour disposer de leurs eaux usées : elles les envoient dans l’Ohio, comme on le verra bientôt.

[6] Tous ces chiffres sont tirés de cet article de synthèse de Ted Auch.

[7] Même si de nouvelles régulations ont été mises en place par les autorités de l’État pour encadrer la pratique de la réinjection, elles paraissent confuses et mal appliquées. Les entreprises sont désormais obligées d’installer des sismographes à côté de leurs puits… mais elles restent propriétaires des données.

[8] L’étude menée par Associated Press est de surcroît incomplète, puisque aucune donnée n’est disponible pour certains États, comme la Pennsylvanie

[9] Voir par exemple ici.

 

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Gaz de Lacq: enfin des enquêtes sur la santé des habitants

mer, 31/08/2016 - 09:26

source: Mediapart

30 août 2016 | Par Jade Lindgaard

Quatorze ans après la découverte d’une surmortalité parmi les riverains de l’ancien plus gros site de forage de gaz en France, l’État se décide à enquêter sur l’état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

Des habitants du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), l’ancien plus gros site de production de gaz en France, sont-ils morts de la pollution de l’air causée par les forages ? Jusqu’à présent, il était impossible de le savoir malgré les informations inquiétantes révélées par des chercheurs : entre 1968 et 1998, ils établissent une surmortalité de 14 % pour les personnes de moins de 65 ans vivant dans la zone directement à proximité de l’usine de Lacq, par rapport aux habitants de la zone témoin la plus éloignée. Pour l’ensemble des cancers, une surmortalité de 30 à 40 % est repérée entre 1991 et 1998 dans la zone exposée, alors qu’elle connaissait une sous-mortalité avant 1976.

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Dans leur rapport remis en 2002, les scientifiques n’apportent aucune preuve d’un lien de causalité directe entre la présence de l’usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d’une possible relation » entre l’activité industrielle du bassin de Lacq et l’évolution de la mortalité, ainsi que d’un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pendant quatorze ans, ces études n’ont toutefois pas été menées. L’Agence régionale de santé (ARS) a bien procédé à une évaluation des risques sanitaires – elle a montré en 2007 que les habitants, y compris dans les écoles, les crèches, les hôpitaux et les maisons de retraite, étaient exposés à plus de 140 substances différentes dans l’air. Mais ces études « ne prennent en compte que les polluants atmosphériques et non le risque global », elles « ne tiennent pas compte de l’éventuelle exposition professionnelle et ne sont pas en mesure d’estimer d’éventuels effets-cocktails », c’est-à-dire l’effet cumulé des molécules, analyse la Cour des comptes dans un référé adressé au gouvernement en janvier 2015. Une actualisation des données sur l’évaluation des risques doit être présentée lors d’un prochain comité de suivi.

Jusqu’à présent, l’ARS refusait de reconnaître l’existence d’une surmortalité locale. En 2009, elle s’oppose au lancement d’une nouvelle étude épidémiologique pour ne pas « briser la paix sociale ». En avril 2016, le responsable du pôle de santé publique et environnementale de l’ARS, Michel Noussitou, lors d’un entretien avec Mediapart, refuse d’employer le terme « surmortalité », car il est « connoté » : « Vous voulez faire le buzz avec un mot qui a un sens très particulier en épidémiologie », affirme-t-il alors.

L’agence vient de changer de position. Elle a annoncé dans un communiqué daté du 1er juillet la mise en place de nouvelles études « pour éclairer la situation du bassin industriel de Lacq ». Doivent être lancées une analyse qualitative du contexte local ainsi que deux études épidémiologiques pour « préciser les données de santé des populations vivant à proximité ». Leurs résultats sont annoncés d’ici fin 2017. Par ailleurs, une commission de suivi du site de Lacq doit être créée. Le mot « surmortalité » ne figure pas dans le communiqué.

La commission de suivi doit remplacer les instances en place jusque-là, dont les associations de riverains dénoncent l’inutilité. Le lancement de ces nouvelles études met en œuvre une recommandation de Santé publique France (le nouveau nom de l’Institut national de veille sanitaire). Les médecins épidémiologistes missionnés doivent actualiser les données de l’enquête de 2002 en la poursuivant jusqu’à janvier 2014, explique le quotidien Sud Ouest. La seconde enquête analysera les données statistiques des médecins locaux (activité des hôpitaux, ventes de médicaments, registre des cancers).

Sur la défensive, l’ARS réfute avoir changé d’avis : « La puissance publique et l’ARS  n’ont pas changé d’avis sur ce dossier » et rappelle l’enquête lancée entre 2003 et 2007 sur les risques sanitaires de zone (celle dont la Cour des comptes explique qu’elle ne répond pas aux questions posées sur les liens entre l’usine et la santé des riverains) : « Cette étude, innovante à l’époque, a permis de prendre en compte l’ensemble des émissions de la zone, y compris celles des nouvelles activités sur le bassin », écrit-elle dans sa réponse à Mediapart. Pourquoi initier ces nouvelles études aujourd’hui ? « L’ARS a pris en compte les interrogations relayées par les élus, les associations et la Cour des comptes et a saisi le ministère de la santé sur l’opportunité de la mise en place d’une surveillance épidémiologique autour du bassin de Lacq », répond-elle. C’est parce que la direction générale de la santé en a fait la demande que l’ARS commande aujourd’hui ces nouvelles études.

Pour Cathy Soublès, de la la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso), l’association qui a déclassifié l’étude épidémiologique de 2002 pour alerter l’opinion publique, l’annonce de la conduite de nouvelles études « est une avancée. Mais des points importants sont toujours manquants : aucune prise en compte n’est prévue pour les personnes qui travaillent sur le site, ni pour les intérimaires ». Les élus locaux se montrent sceptiques. « Ce n’est qu’une étude parapluie dilligentée par des pouvoirs publics qui ne veulent aucun reproche », a déclaré le député socialiste David Habib, pour qui « aucun élément objectif ne laisse à penser qu’on est plus malade ou plus susceptible de mourir dans le bassin de Lacq qu’ailleurs ». Selon Jacques Cassiau-Haurie, président de la communauté de communes de Lacq-Orthez : « Il est urgent de prouver qu’on peut continuer à faire vivre notre territoire. »

Rejet de fumée orange depuis le site de Lacq (©GC).

La surmortalité que les services de l’État se décident enfin à étudier pourrait être liée à l’activité de l’ancien site de forage de gaz. Mais le bassin de Lacq est aujourd’hui touché par d’autres problèmes de santé. Depuis quelques années, des riverains dénoncent de nouvelles nuisances : odeurs parfois insoutenables, irritations, problèmes respiratoires. Les forages de gaz à usage commercial ont cessé en 2013, du fait de l’épuisement du gisement. Mais son exploitation industrielle se poursuit. Le site de Lacq s’est reconverti en pôle pétro-chimique. Vingt sites classés Seveso potentiellement dangereux pour l’environnement se côtoient sur le bassin. « Il va falloir trouver une solution. On ne peut pas laisser tomber les riverains », plaide Gilles Cassou, président de l’association des riverains des sites industriels du bassin de Lacq (Arsil). Or pour l’instant aucune nouvelle étude n’est prévue à ce sujet. L’ARS rappelle qu’en 2015 une enquête exploratoire a permis « d’objectiver la présence de symptômes signalés par 20 foyers (symptômes irritatifs affectant les sphères ORL, cutanées, ophtalmologiques et respiratoires) n’ayant néanmoins impliqué aucune hospitalisation ».Mais Gilles Cassou s’impatiente : « Il y a encore et toujours des émanations. On en prend toujours plein les poumons et plein le nez. Les problèmes physiques directs ressentis sont toujours les mêmes : irritations des yeux, des voies respiratoires, avec nez bouché, toux et bronchospasmes. » Il décrit des riverains « fatigués » qui en ont assez d’appeler le numéro d’alerte mis à la disposition des personnes incommodées. L’odeur de mercaptan, ce produit ajouté au gaz pour des raisons de sécurité, « est extrêmement forte, à un niveau qu’on n’avait plus connu depuis trente ans. On se réveille le matin en ayant envie de vomir ». Il est actuellement en arrêt de travail, et a dû quitter son lieu de travail et son domicile à cause des gênes subies. Le soir du 28 août, il signale « des émanations si fortes qu’en quelques minutes de nombreuses personnes du village de Lacq ont appelé le site Induslacq ». Mais d’autres riverains disent ne ressentir aucune gêne physique. Si bien qu’entre les uns et les autres, le ton monte.

Dans un courrier du 29 juillet adressé à l’Arsil, le préfet des Pyrénées-Atlantiques reconnaît que « les irritations persistent et restent à caractériser en ce qui concerne la ou les sources ». Il annonce qu’un nouveau programme d’analyse va être mis en œuvre, et rappelle que le respect des prescriptions réglementaires en matière de rejets atmosphériques a été vérifié pour tous les industriels de la plate-forme de Lacq. En tout, neuf inspections ont été conduites, de jour et de nuit. Mais l’État ne sait toujours pas expliquer d’où vient le problème.


Fin » du TAFTA : la France ne convainc pas :

mar, 30/08/2016 - 17:24

De : https://www.collectifstoptafta.org/

 

Paris, le 30 août 2016

Faut-il prendre M. Fekl au sérieux et considérer le TAFTA mort et enterré ? En annonçant ce matin que la France va demander l’arrêt des négociations avec les États-Unis sur le TTIP, le secrétaire d’État français au commerce renforce les déclarations du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel, qui affirmait le 28 août que les négociations du traité UE-USA avaient « de facto échoué ».
Les déclarations de M. Fekl marquent une potentielle victoire des mobilisations citoyennes partout en Europe, qui dénoncent depuis trois ans les dangers du traité. Elles sont aussi un aveu d’échec de la part de la France et de l’Allemagne qui ont soutenu le projet de traité jusqu’à présent, même si M. Fekl tente aujourd’hui de capitaliser sur ce fiasco, et d’en extraire les bénéfices politiques en passant pour le gouvernement qui aura fait barrage au TAFTA.

Mais pour se concrétiser et entériner l’enterrement définitif du projet de traité, les déclarations françaises devront être suivies d’une décision formelle des 28 et de la Commission européenne. Or, en juin dernier, l’ensemble des chefs d’États européens avait confirmé le mandat de négociation du TAFTA face à Jean-Claude Junker lors du sommet des chefs d’État de l’UE. Ce mandat de négociation, qui vise exclusivement l’accroissement du commerce et de l’investissement, sans considération sociale ou environnementale, est donc toujours valide.
Pour Nicolas Roux, des Amis de la Terre, « la France doit aller au-delà des simples déclarations et passer aux actes. Rien n’empêche que les négociations reprennent lorsque la configuration politique en Europe et aux États-Unis sera plus favorable, par exemple après la mise en place de nouveaux gouvernements suite aux élections. »

De plus, le secrétaire d’État érige le CETA (ou AECG), accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, en modèle et le présente comme un « anti-TAFTA ».
Amélie Canonne, de l’AITEC, décrypte : « sans aucun doute M. Fekl a compris qu’il fallait, à court terme, sacrifier le TAFTA pour sauver le CETA. En le dissociant du traité UE-USA et en fustigeant le TAFTA devant l’opinion, la France entend donner au traité UE-Canada les chances maximales d’approbation le 18 octobre prochain au Conseil, puis de ratification en janvier prochain au Parlement européen. »
Les principaux dangers du TAFTA se retrouvent pourtant bel et bien dans le CETA : mise en place d’une cour d’arbitrage privée qui permettra aux multinationales canadiennes (et à la majorité des multinationales américaines possédant des filiales au Canada) d’attaquer les États européens pour toute politique publique mettant en cause la rentabilité de leur investissement ; suppression des tarifs douaniers agricoles et abaissement des normes environnementales européennes ; privatisation croissante des services publics ; etc.

Si M. Fekl se voulait cohérent, il rejetterait donc les deux, sans distinction, et dès maintenant.
Mais pour l’heure les deux accords transatlantiques restent sur la table à Bruxelles, et l’un d’entre eux peut même compter sur le soutien complet du gouvernement français.
Il faudra davantage que des déclarations unilatérales pour désarmer la résistance aux traités, en France comme en Europe. Ainsi, dans de nombreux pays européens, les sociétés civiles appellent à se mobiliser pour dire non au CETA dans les prochaines semaines, dont en France, le 15 octobre prochain.


Le Tafta est mort, personne ne le regrettera

lun, 29/08/2016 - 10:02

 

 

L’Obs Pascal Riché   Le ministre allemand de l’Economie a constaté l’échec des pourparlers sur le traité commercial entre l’Europe et les Etats-Unis. Quid du Ceta, le projet de traité avec le Canada ?

Le Tafta, vaste projet de traité commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis, est mort. On le sentait déjà plus ou moins : c’était un « mort debout », comme on dit à Palerme. Sa négociation patinait, et plus personne ne semblait le défendre ouvertement, à part peut-être Angela Merkel. Dimanche 28 août, son ministre de l’Economie (SPD) Sigmar Gabriel a constaté l’échec dans une interview à ZDF  :

« Les négociations avec les Etats-Unis ont de facto échoué, parce que nous, les Européens, ne voulons pas nous plier aux exigences américaines ».

L’enjeu était lourd : le Tafta concernait 30% du commerce international et 20 % des investissements directs étrangers. Son enterrement est une très bonne nouvelle pour toutes les organisations citoyennes politiques ou syndicales qui bataillaient depuis trois ans contre cette nouvelle libéralisation du commerce, négociée comme il se doit dans la plus grande opacité.

Le Tafta pour les nuls

« Un projet de société »

Un des aspects du Tafta, notamment, était extrêmement controversé  : celui qui prévoyait de confier à des instances arbitrales (et non à la justice publique) le règlement de conflits entre les sociétés multinationales et des Etats. Selon le Tafta, si un pays prenait des mesures pour limiter la consommation de tabac, pour lutter contre la dégradation de l’environnement, pour protéger les données personnelles, il pouvait être traîné devant ces instances arbitrales par des groupes industriels s’estimant lésés…

Une telle procédure aurait remis en cause l’idée même de régulation publique : pour les opposants au traité, c’était « un vrai projet de société » d’inspiration néolibérale, comme nous le déclarait en juillet Yannick Jadot, député européen et candidat à la primaire écologiste :

« Ce qui est en jeu, dans cette bataille, c’est la légitimité et la capacité des Etats à structurer la mondialisation. »

Le changement de pied de la France

La négociation s’est s’embourbée d’entrée de jeu, dès qu’elle a été engagée en 2013, sur des questions très sensibles comme l’agriculture. En février 2014, lors de sa visite officielle aux Etats-Unis, François Hollande avait plaidé pour une accélération des pourparlers, sentant que ces derniers menaçaient de partir en vrille :

« Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ».

L’objectif était alors de conclure avant l’automne 2014… Mais les négociations n’ont pas plus avancé. Et la position française a fini par changer : une accélération risquait de conduire à un accord dans lequel les points les plus intéressants pour l’Hexagone (accès aux marchés publics américains, protection de l’agriculture et notamment des appellations, services financiers…) auraient été reportés, car ils nécessitent une négociation longue.

Qui du Ceta ?

Aux Etats-Unis, les candidats à la présidentielles ont pris leurs distance vis-à-vis du Tafta (qu’on appelle là-bas le TTIP) et qui n’est pas plus populaire qu’en Europe. Et en Allemagne, l’opinion s’est retournée.

Fin de l’histoire ? Pour les opposants au Tafta, pas tout à fait, car un traité peut en cacher un autre. En l’occurence le Ceta, traité négocié avec le Canada.  Ce projet de traité prévoit lui aussi une procédure de règlement des différends par des instances arbitrales. Pour Yannick Jadot, on ne se méfie pas assez du danger, parce qu’on se laisse aveugler par l’image des « gentils Canadiens ». Le Ceta peut selon lui servir de cheval de Troie aux grandes firmes cherchant à imposer leurs intérêts aux Etats :

« Les multinationales ont toutes des filiales au Canada, et pourront donc poursuivre les pays européens par ce truchement ».

Le Ceta doit être signé dès cette année, pour une ratification l’an prochain. Sauf s’il déraille lui aussi d’ici-là…

Pascal Riché


Tout change, même le climat

dim, 28/08/2016 - 19:32

Bonsoir,

La prochaine manifestation d’Eurêka ! Rencontres scientifiques et cinématographiques – Tout change… même le climat ! organisée par Camera Lucida aura lieu le Jeudi 22 septembre prochain à 19h à la salle des fêtes de Saignon.

Lors de cette soirée, il sera abordé  la question du changement climatique avec le film Thulé Tuvalu de Matthias von Gunten et en présence de François Gemenne de SciencesPo, géopolitologue du climat et spécialiste en migrations environnementales. A la suite de la projection, une discussion autour du film et de la question des migrations environnementales sera lancée avec le public et l’intervenant.

 

François Gemenne, directeur du projet « Politiques de la Terre à l’épreuve de l’anthropocène » au Médialab de SciencesPo, effectue des travaux de recherche traitant principalement des populations déplacées par les changements environnementaux et les politiques d’adaptation au changement climatique . Il a mené des études de terrain à la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina , Tuvalu , la Chine , le Kirghizistan, les Maldives, Maurice et le Japon , après la catastrophe de Fukushima .

 

Le film expose deux lieux aux antipodes l’un de l’autre : Thulé, au Groenland, fait face à l’inéluctable fonte des calottes glaciaires et Tuvalu, minuscule île-Etat polynésienne, est confrontée à l’élévation du niveau de la mer. Dan s ces deux régions du monde, le réchauffement a un effet direct sur les conditions de vie des populations. Un montage parallèle met en relief leur destin commun et les impacts sociaux, économiques, et culturels du changement climatique.

Cliquer ICI pour télécharger l’affiche


100 000 Allemands se joignent à une plainte contre l’accord CETA

dim, 07/08/2016 - 09:39
 

‎4‎ ‎août‎ ‎2016 (mis à jour: ‎4‎ ‎août‎ ‎2016)

Par : EurActiv avec l’AFP

 

<img src=’https://www.euractiv.fr/wp-content/uploads/sites/3/2016/08/Foodwatch_STOP_TTIP_CETA_10.10.2015_Belin.jpg’ class=’img-responsive’ style=’width:100%’ >

Manifestation anti-CETA et anti-TTIP en Allemagne.

[Wikipedia]

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Un nombre record de plus de 100 000 personnes a décidé de se joindre à une plainte déposée auprès de la Cour constitutionnelle allemande pour s’opposer à l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE, le CETA, a indiqué l’ONG Campact.

« Le recours constitutionnel ‘Non à CETA’ est d’ores et déjà la plus importante plainte citoyenne de l’histoire allemande », s’est réjoui Campact dans un communiqué.

Un porte-parole de la Cour constitutionnelle, située à Karlsruhe, a confirmé à l’agence DPA qu’un tel nombre de plaignants serait du jamais-vu, sans que cela n’ait toutefois une quelconque influence sur le devenir de la plainte.

>> Lire : Les États membres reprennent la main sur le CETA

Les personnes voulant se joindre à cette plainte peuvent encore le faire jusqu’à l’automne, en donnant mandat par écrit. Initiateurs de cette plainte, les ONG Campact, foodwatch et « Mehr Demokratie » (« Plus de démocratie ») considèrent que « l’accord de libre-échange prévu entre l’Union européenne et le Canada menace d’affaiblir les droits démocratiques des citoyennes et citoyens ».

Quatre plaintes différentes ont été déposées contre l’accord CETA à Karlsruhe, dont une autre par le groupe parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke.

En Allemagne, les réticences à l’accord de libre-échange avec le Canada, mais surtout à celui en cours de négociation avec les États-Unis (TTIP ou Tafta), sont très fortes dans la population.

>> Lire : Le principe de précaution menacé par les accords TTIP et CETA

Face à de vives protestations de certains États membres, la Commission européenne a finalement consenti début juillet à ce que l’avis des Parlements des 28 États membres de l’UE soit demandé pour l’adoption du traité CETA, qui doit en principe être signé fin octobre.

En Allemagne, il n’est pas encore clair si seulement le Bundestag, chambre basse du Parlement, ou aussi la chambre haute Bundesrat seront appelées à se prononcer. Dans ce dernier cas, le parti Vert, dont beaucoup de représentants sont opposés à CETA, serait arithmétiquement en mesure de faire capoter l’accord.

>> Lire : L’opinion publique vent debout contre la clause d’arbitrage du TTIP


L’extraction mondiale de matières premières a triplé depuis 1970

ven, 22/07/2016 - 23:00
 source: Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

La quantité de matières premières extraites de la planète est passée de 22 milliards de tonnes en 1970 à 70 milliards de tonnes en 2010, alerte le Programme des nations unies pour l’environnement (Pnue) dans un rapport publié le 20 juillet.

Le rapport classe les pays en fonction de l’importance de l’empreinte écologique de l’utilisation des matières par habitant. Ces 40 dernières années, les pays riches en consomment en moyenne « 10 fois plus que les pays les plus pauvres et deux fois plus que la moyenne mondiale ».

L’Europe et l’Amérique du Nord, dont l’empreinte écologique des matières premières par habitant se situait entre 20 et 25 tonnes par habitant en 2010, occupent les premières places. En comparaison, l’empreinte écologique de l’utilisation des matières premières de la Chine était de 14 tonnes par habitant et 13 pour le Brésil. L’empreinte écologique annuelle par habitant en Asie-Pacifique, en Amérique latine, dans les Caraïbes et l’Asie de l’Ouest se situait entre 9 et 10 tonnes. L’empreinte de l’Afrique était quant à elle inférieure à 3 tonnes par habitant.

Depuis les années 2000, l’utilisation mondiale des matières premières par les économies émergentes, comme la Chine, s’est accélérée, souligne le Pnue. Ces dernières connaissent « des transformations industrielles et urbaines nécessitant des quantités de fer, d’acier, de ciment, d’énergie et de matériaux de construction sans précédent ».

Or, l’économie mondiale a désormais besoin de plus de matières premières par unité de PIB « qu’il n’en fallait au tournant du siècle ». 180 milliards de tonnes de matières premières seront nécessaires chaque année, à l’horizon 2050, afin de pouvoir satisfaire la demande mondiale, prévient le Pnue. Soit trois fois la quantité des ressources actuelles. Ce qui pourrait entraîner « l’acidification et l’eutrophisation des sols et des nappes d’eau du monde, augmenter l’érosion des sols et générer davantage de déchets et de pollution ».

Cette situation a entraîné « une pression environnementale accrue » sur chaque unité d’activité économique. « L’augmentation spectaculaire de l’utilisation des carburants fossiles, des métaux et de tous autres matériaux contribueront à l’intensification du changement climatique, à l’augmentation de la pollution, à la réduction de la biodiversité et finalement mènera à l’épuisement des ressources naturelles (…) et entraînera une augmentation des risques de conflits locaux« , met en garde le rapport.

Le Pnue recommande de fixer un prix aux matières premières lors de leur extraction et de leur utilisation « afin de refléter les coûts sociaux et environnementaux associés et de viser à réduire leur consommation« . Il estime que « la seule amélioration de l’efficacité des matières premières n’est pas suffisante » pour inverser la tendance.

Note Télécharger le rapport complet du Pnue (anglais)Plus d’infos Le découplage, condition nécessaire mais pas suffisante pour ménager les ressources (article paru le 13/06/2014) Une étude de l’Agence européenne de l’environnement mesure les progrès des 28 pays européens en matière d’efficacité de l’usage des ressources naturelles, tandis que le PNUE tire la sonnette d’alarme sur la surconsommation globale de métaux et d’énergie.Lire la news Un Européen prélève 15% de ressources en moins qu’en 2000, selon Eurostat (article paru le 19/07/2016) L’office statistique de l’Union européenne (UE) Eurostat dévoile dans un rapport l’évolution de la masse de matières premières extraites sur le territoire européen. Cet indicateur comprend « les produits issus de la biomasse, les combustibles fossi…Lire la news UE : huit métaux stratégiques sous le risque de pénurie (article paru le 08/11/2013) Le JRC alerte du risque de pénurie, d’ici à 2030 en Europe, de huit métaux stratégiques utilisés dans les cellules photovoltaïques, les turbines d’éoliennes, les batteries et moteurs des véhicules électriques et les dispositifs d’éclairage. Lire la news L’humanité a épuisé les ressources naturelles annuelles depuis jeudi 13 août (article paru le 17/08/2015) Depuis le jeudi 13 août, l’humanité puise dans les réserves de la planète : les ressources que la Terre peut produire en une année ont été épuisées, selon Global Footprint Network. A la veille de la COP21, cet indicateur sert d’alerte.Lire la news

Article publié le 21 juillet 2016

“DIVERSION” : un court-métrage qui nous transporte dix ans après le TAFTA — Non au Traité Transatlantique

mer, 20/07/2016 - 00:20

En l’an 2026, Alan ne veut plus sortir de chez lui depuis des mois, en proie à une trop grande peur du monde extérieur. Il vit seul sous l’influence d’une mère qui l’aime, mais qui le manipule. Un beau jour, il rencontre Shana, une militante qui entend bien déranger le 10e anniversaire de la signature […]

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