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Or, cuivre ou gaz de schiste : la France sera-t-elle livrée aux convoitises des compagnies minières ?

il y a 12 heures 35 minutes
source: basta

PAR NOLWENN WEILER 16 JANVIER 2017

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La réforme du code minier sera discutée cette semaine à l’Assemblée nationale. Elle concerne autant les industriels que les simples citoyens : ce code minier est censé encadrer l’extraction d’or, de cuivre ou de gaz de schiste sur tout le territoire, du Limousin à la Guyane. Jusqu’à présent, les compagnies minières n’avaient quasiment aucun compte à rendre en matière environnementale et sanitaire. La grande opacité des conditions d’octroi des permis de recherche est également pointée du doigt. De leur côté, les industriels sont sur la brèche pour demander une réécriture simplifiée du code, facilitant l’exploitation des produits du sous-sol. Les députés sauront-ils trancher dans le sens de l’intérêt commun ?

Pour l’instant, c’est un projet d’immense excavation – 2,5 km de long, 500 mètres de largeur, 400 mètres de profondeur – en plein cœur de la forêt tropicale guyanaise. La première mine d’or de type industriel de ce département français d’outre mer pourrait ouvrir dès 2020. La société canadienne Colombus Gold assure qu’un magot de plus de 150 tonnes de métal jaune est caché sous ce que l’on appelle la « montagne d’or ». Il s’agit « d’un gisement de dimension mondiale », se réjouit le gouvernement français, qui a délivré les autorisations de prospection. « Pour récupérer les onces, il faudra raser la forêt, dynamiter la montagne et broyer plusieurs centaines de millions de tonnes de roche, avertit Patrick Monier, de l’association guyanaise Maïouri nature [1]. Car il n’y a que 1,5 grammes d’or par tonne, et encore. Les besoins en énergie seront astronomiques : environ 20 mégawatts par an, soit autant que la consommation de Cayenne, la capitale (60 000 habitants) [2]. »

19 000 hectares de forêt tropicale menacés

Le 1er décembre dernier, la sénatrice Marie-Christine Blandin (EELV) a interrogé le gouvernement sur l’avancement du projet. Elle a fait part de son inquiétude face à la destruction de 19 000 hectares de forêt tropicale – deux fois la surface de Paris – et au risque de pollutions. À la menace de contamination par le cyanure, utilisé pour extraire l’or de la roche, s’ajoutent les dangers dus à l’excavation des « matériaux connexes » : cadmium, arsenic ou mercure seront également libérés de leur prison minérale. Il existe également des risques de rupture des digues qui retiendront les terrils excavés. « Je sais quelles sont les conséquences de l’industrie minière », a répondu Christian Eckert, secrétaire d’État en charge du budget ; avant de promettre « l’attention vigilante du gouvernement sur ces questions ». Mais les récentes propositions de réforme du code minier permettent de douter de cette « attention vigilante » [3].

Ce texte, héritier d’une loi impériale de 1810, règlemente le sous-sol français. Il est impératif de s’y référer pour ouvrir une mine, extraire des hydrocarbures du sous-sol ou prélever des minéraux des fonds marins. Les citoyens l’ont redécouvert au début des années 2000, au moment de l’arrivée des gaz de schiste en France. « En 2010, élus et citoyens apprennent avec beaucoup d’émotions que des permis de recherche de gaz de schiste ont été accordés sans qu’ils n’en sachent rien, retrace Arnaud Gossement, avocat et auteur d’un rapport sur le droit minier [4]. On réalise que le code minier autorise que des processus s’engagent dans la plus totale confidentialité. » Au moment des débats parlementaires sur l’interdiction de la fracturation hydraulique, en juillet 2011, les députés promettent de revoir le texte, qui ne mentionne ni les risques de pollution, ni les risques sanitaires. Puis, entre rapports et désaccords au sein du gouvernement, le projet s’enlise [5]. « Le sujet est si explosif que pour le moment, aucune réforme n’a vu le jour », constate Arnaud Gossement.

Une réforme soustraite au débat public ?

« Il faudrait que le code minier s’aligne sur le code de l’environnement », poursuit l’avocat. La charge de la preuve serait inversée : « Pour le moment, c’est aux populations de désigner ce qui est dangereux. Mais n’est-ce pas plutôt à celui qui monte un projet de dire comment les risques sont pris en compte et compensés ? » La proposition de loi publiée fin novembre, inspirée d’un texte du ministère de l’Économie datant de juin 2015, ne prévoit pas de soumettre les projets miniers au code de l’environnement. Le mot « sanitaire » n’y apparaît pas une seule fois. Et toute référence à la réglementation des installations classées pour l’environnement (ICPE) a disparu, alors qu’elle était mentionnée dans une version déposée deux mois plus tôt, le 21 septembre 2016. Le régime ICPE impose une étude d’impact globale sur l’environnement et l’examen des conséquences des projets industriels sur la santé des populations. Les entreprises doivent aussi se pencher sur la santé et la sécurité des futurs travailleurs.

Mais comment se fait-il que les députés aient déposé deux propositions de réforme en trois mois, après cinq ans d’atermoiements ? Le gouvernement leur aurait demandé de raccourcir leur première version, pour leur donner une chance de la voir débattue, au moins en première lecture, avant les prochaines élections. Sur le terrain des associations de lutte contre les projets miniers ou d’extraction d’hydrocarbures, cette brusque agitation suscite l’inquiétude. « Le texte est taillé sur mesures pour les multinationales qui convoitent la Guyane, pense Patrick Monier. À commencer par le fait qu’il soit si court et si allégé. Cela fait des années que les industriels demandent une simplification ! » Les parlementaires qui ont signé la proposition de loi précisent qu’ils confient au gouvernement le soin de compléter la modernisation du code minier via des ordonnances, c’est à dire sans débat public.

Les pétroliers en embuscade

« Nous craignions que d’importantes décisions soient prises ainsi », s’inquiète Claude Taton, de Frack Free Europe, citant l’exemple de l’exemption de permis d’explorer pour un propriétaire foncier. Ce point, inscrit dans la version du 21 septembre 2016, est hautement litigieux : il permet de contourner toute consultation du public, et tout véto des politiques, pour sonder le sous-sol. « En 2008, la société canadienne Iamgold avait un projet de mine d’or gigantesque non loin de Cayenne. Nous nous sommes aperçus qu’elle avait acquis 200 hectares à moins de trois centimes le m2 ! », rappelle Philippe Boré de Maïouri Nature. Le projet a finalement été rejeté suite à une mobilisation citoyenne. Mais si, demain, une ordonnance réactualise cette exonération de permis pour un propriétaire, ce type d’opération confidentielle risque de se reproduire.

En métropole, cette éventualité inquiète beaucoup les collectifs de citoyens mobilisés contre les gaz de schiste. Ils considèrent par ailleurs avec méfiance la stratégie actuelle des opérateurs pétroliers qui, selon les Amis de la terre, « continuent à s’implanter sur des zones géographiques supposées receler des gisements dans l’attente d’une modification ou d’une évolution de la loi interdisant la fracturation hydraulique ». En décembre 2015, une cinquantaine de permis d’exploration étaient en cours de validité.

Au nom du secret industriel

Ces collectifs opposés au gaz de schiste s’insurgent contre la « procédure de consultation renforcée », introduite dans le projet de nouveau code minier. Qualifiée de « progrès réel » par le député PS rapporteur de la loi Jean-Paul Chanteguet (Indre), cette procédure peut être engagée par le préfet s’il estime qu’il existe des « enjeux environnementaux significatifs » ou si les deux tiers des communes concernées par le projet minier le demande. « C’est un groupe participatif qui réunit les élus, les citoyens et les industriels, et qui peut commander des contre-expertises, précise Jean-Paul Chanteguet. C’est un premier pas vers plus de participation des citoyens, même s’il est petit. » Mais selon plusieurs associations, cette procédure n’est ni plus ni moins qu’une « imposture démocratique ». « C’est le Préfet qui décidera, composera et présidera ce groupement participatif. Il n’y a là aucun renforcement de la participation du public », estime Arnaud Gossement. Ajoutons que le rédacteur d’une contre-expertise, financée par l’industriel qui demande le titre minier, sera choisi dans une liste concoctée par le préfet, après accord de l’industriel…

Autre question : comment se prononcer sur la dangerosité d’un projet quand on ignore son process industriel ? « À aucun moment, les entreprises ne sont tenues de donner des informations précises sur les techniques et substances qu’elles prévoient d’utiliser pour l’exploration ou l’extraction, alors que cela revêt une importance capitale au niveau de l’impact sur l’environnement à court, moyen et long terme », déplore Claude Taton, de Frack Free Europe. « C’est un grand classique, relève Pedro, ingénieur en explosifs et membre de l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes Extractifs et Environnements (ISF-SystExt). Ils se cachent derrière le secret industriel pour ne rien dire. Il est dommage que le projet de loi entérine cette demande de l’industrie. »

« Pas d’uniformité dans les procédures »

Du côté des députés, le sujet ne fait pas l’unanimité. « Si l’on veut que les permis de recherche ne soient plus accordés dans la plus grande opacité, il faut que les industriels donnent certaines informations », estime Jean-Paul Chanteguet. Son collègue Patrice Carvalho, député communiste de l’Oise et membre de la commission qui porte le projet de loi, pense que tout ce qui est technique n’a pas à être communiqué. « Est-ce qu’un pâtissier irait donner sa recette de gâteau ? », illustre-t-il. Chacun appréciera la pertinence de la comparaison.

En attendant que le texte soit débattu, c’est l’ancien code qui prévaut. La manière dont les permis d’explorer sont accordés reste donc opaque, y compris pour les parlementaires. « Qui accorde les permis ? Le Premier ministre ? Le ministre de l’Économie ? Faut-il une étude d’impact ? Il n’y a pas d’uniformité dans les procédures. C’est trop flou », se désole Pedro. Une petite dizaine de permis d’explorer ont été attribués ces dernières années en métropole, pour chercher de l’or, du fer, du plomb, du zinc, du cuivre ou du lithium. Une dizaine d’autres demandes sont déposées. En Guyane, une quinzaine de permis de recherche d’or ont été accordés depuis quinze ans. L’association Ingénieurs sans frontières tient à jour une carte répertoriant les titres miniers. La plupart des sociétés qui prospectent sont des « juniors » : elles revendront leurs titres et gisements les plus prometteurs à prix d’or à de plus grosses entreprises.

 Lire aussi : De la Bretagne au Limousin, les compagnies minières débarquent en France

Pour répondre à ceux qui s’alarment des conséquences environnementales des mines, les industriels renvoient à leur code de bonne conduite. Rédigé par le groupe de travail « mine responsable » mis en place par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, au printemps 2015, ce texte est pour le moment inaccessible au public et, semble-t-il, aux parlementaires. Jean-Paul Chanteguet ne l’a pas consulté. Il ne sait pas comment ce pavé – 13 volumes, plus de 1 000 pages – pourra être articulé avec la future loi. Le document « liste les recommandations faites par l’État pour inciter les entreprises à être vertueuses », explique Thierry Meilland-Rey, de la société des industries minérales. Deux associations, ISF et France Nature environnement (FNE) ont quitté le groupe de travail, déplorant l’absence de contrainte juridique de ce code de bonne conduite. « C’est important de créer une émulation dans la profession, répond Thierry Melland-Rey. Quand bien même un seul exploitant suivrait ce guide, ce serait intéressant. Car ensuite, cela fait boule de neige. »

Après la mine, le déluge ?

« L’état catastrophique d’anciens sites miniers français tels que Salsigne ou Saint-Felix-de-Pallières permet de douter de la bonne volonté des industriels », rétorque Solène Demonet de FNE (lire notre reportage : A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?). « Nous souhaitons que les obligations de respect de l’environnement et de gestion de l’après-mines soient intégrés dans le texte de loi. Sinon, les collectivités risquent de se retrouver à gérer les conséquences sanitaires toutes seules. »

 Lire aussi : « Les pollutions engendrées par l’industrie minière représentent un danger pour les décennies à venir »

Ce sujet de « l’après-mines » rend les industriels nerveux. L’entreprise pétrolière canadienne Vermilion Energy juge qu’il est excessif d’imposer la responsabilité de l’exploitant pendant cinquante après l’arrêt de l’activité minière, comme le suggère le rapport du conseiller d’État Thierry Thuot remis en décembre 2013 [6]. « L’investissement en serait grandement freiné, peut-être au point de provoquer chez certains opérateurs l’abandon de leurs opérations sur le territoire français », signale l’entreprise [7]. Les députés ont-ils entendu l’inquiétude des industriels ? Leur proposition de loi demeure en tout cas assez vague pour assurer leur impunité. Il est certes prévu que l’État puisse se retourner contre la maison-mère d’une filiale qui aurait commis quelque forfait. « Mais les conditions dans lesquelles ce serait possible sont assez floues, note un ingénieur minier. Et le remboursement intégral des réparations que les dommages causés ont engendré n’est pas automatique. Pourquoi ? »

« Le code minier reste conçu pour les industriels »

« Ils évoquent les filiales, mais pas les sous-traitants, signale Patrick Monier. Mettons qu’une digue, construite par un sous-traitant à la demande d’une filiale cède. Qui est responsable ? Le système n’est pas assez verrouillé là dessus. » Au Brésil, un barrage minier a cédé il y a un an, libérant des torrents de boues toxiques et provoquant l’une des plus grosses catastrophes environnementales du pays (lire : Tragédie écologique et boues toxiques au Brésil : pourquoi les autorités ont tardé à réagir). Le projet de futur code minier précise aussi qu’une entreprise pourra contester les indemnités demandées, ce qui lui ouvre la possibilité de mener une bataille judiciaire sans fin.

« Le code minier reste conçu pour les industriels, se désole Claude Taton. Il définit un processus de décisions encourageant le forage des sols plus qu’il n’encadre un processus démocratique s’interrogeant sur l’intérêt de l’ exploitation. » Jean-Louis Schilansky, ancien président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), pense exactement la même chose. Mais lui s’en félicite : « On ne change pas les règles du permis de conduire pour empêcher de conduire, mais pour permettre de conduire mieux : c’est exactement cette logique que nous défendons dans la discussion sur la réforme du code minier. » [8].

Nolwenn Weiler

Notes

[1] La société Colombus Gold annonce qu’il faudrait broyer 80 000 tonnes de roches par jour pendant les dix premières années.

[2] Selon Maïouri nature, la construction d’un grande barrage hydro-électrique annoncé dans la « Programmation Pluriannuelle de l’Énergie » (PPE) de la Guyane est directement liée aux besoins à venir des multinationales minières. En plus de la perte importante de biodiversité due à la « noyade » de centaines d’hectares de forêt, les membres de l’association s’alarment de la production importante de gaz à effet de serre induite par le pourrissement de la biomasse (très dense en Guyane) qui se trouverait piégée sous l’eau, et ce pendant des années.

[3] Pour les échanges entre Marie-Christine Blandin et Christian Eckert, voir ici.

[4] « Droit minier et droit de l’environnement », rapport remis au ministère de l’environnement en octobre 2011.

[5] Voir notamment le rapport de Thierry Tuot, haut fonctionnaire.

[6] Voir le rapport ici.

[7] Source : Rapport d’information de la commission Développement durable de l’Assemblée nationale, mai 2015.

[8] Voir le Rapport de la commission Développement durable de l’Assemblée nationale, mai 2015.


Boues rouges d’Altéo : UN REVERS POUR MANUEL VALLS

mer, 11/01/2017 - 10:16
UN REVERS POUR MANUEL VALLS Opposants BOUES ROUGES

France

10 JANV. 2017 — LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS ADRESSE UNE MISE EN DEMEURE AU 1ER MINISTRE.

Le 6 janvier 2017, le Tribunal Administratif de PARIS a rendu un jugement faisant injonction au 1er Ministre de lui communiquer le compte-rendu de la réunion interministérielle qui s’est tenue à Matignon le 13 novembre 2015 à propos de la nouvelle dérogation de rejet de produits toxiques obtenue par la société Altéo pour son usine de Gardanne.

Maître Hélène Bras, avocat au Barreau de Montpellier, avait saisi le Tribunal Administratif de Paris d’une demande dirigée contre le refus de Manuel Valls de communiquer les informations donnant les motifs de sa position visant à accorder une nouvelle dérogation à la société Altéo.

C’est en effet lors de cette réunion que le 1er Ministre avait donné ordre aux représentants de l’Etat de voter en faveur d’une nouvelle dérogation aux normes de pollution alors même que la Ministre de l’Environnement avait manifesté son total désaccord quant à cette autorisation.

Egalement saisie par Maître Bras, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs avait pourtant donné un avis entièrement favorable à cette communication dès le 31 mars 2016. Le 1er Ministre avait pourtant persisté dans son refus de transmettre ces informations.

On se souvient que ce dossier a vu s’affronter jusqu’à son départ Manuel Valls, alors 1er Ministre, au nom de la préservation de l’emploi, et Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, au nom de la protection de la santé publique, de l’environnement et des fonds marins.

Il appartient aujourd’hui au nouveau 1er Ministre, Bernard Cazeneuve, de faire face aux obligations mises à la charge de son prédécesseur et d’indiquer s’il entend faire preuve d’une véritable transparence en matière d’environnement ou s’il entend se retrancher lui aussi derrière le principe du secret des délibérations du Gouvernement que le droit de l’environnement ne reconnait pourtant pas.

Une procédure a également été engagée devant le Tribunal Administratif de Marseille depuis plusieurs mois par Maître Hélène Bras au nom des pêcheurs, de riverains et de l’association Nation Ocean, contre l’arrêté préfectoral du 28 décembre 2015.

Dans cette affaire, le Préfet des Bouches-du-Rhône a lui aussi été mis en demeure par le Tribunal Administratif de présenter ses observations avant le 7 octobre 2016 mais à ce jour, l’Etat n’a produit aucune réponse.

Boues rouges : la justice ordonne à Valls de s’expliquer sur les rejets d’Alteo Des citoyens pourraient obtenir le compte rendu d’une réunion dans laquelle l’ex-premier ministre avait incité à ré-autoriser la pollution de la… http://www.lemonde.fr

Pour une interdiction pure et simple de l’exploitation des gaz de schiste en France

mer, 11/01/2017 - 09:58
Source: générations futures

Vous avez une occasion unique d’Interpellez vos députés pour leur faire adopter une interdiction pure et simple de l’exploitation des gaz de schiste en France ! Signez et diffusez la pétition pour l’interdiction, pure et simple, des gaz de schiste Les 17 et 18 janvier prochain en commission développement durable de l’Assemblée Nationale et les 24 et 25 janvier en séance plénière un projet de loi portant réforme du Code minier français va être discuté à l’Assemblée Nationale.

Nous avons là l’opportunité d’obtenir ensemble l’inclusion dans cette future loi du principe d’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste en France. Aujourd’hui seule la technique de ‘fracturation hydraulique’ est interdite par une loi de 2011, ce qui rend toujours possible  l’exploitation par de nouvelles techniques.

Signez cette pétition pour demander aux partis politiques de déposer et/ou de soutenir des amendements introduisant l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et pétroles de schiste en France !

C’est une occasion unique d’éloigner définitivement cette menace écologique majeure, à quelques mois d’un changement de majorité possible dans le pays.

Ne la ratons pas !

  Signez et diffusez la pétition pour l’interdiction, pure et simple, des gaz de schiste

Code minier : une nouvelle proposition de réforme devant l’Assemblée

mer, 11/01/2017 - 09:49
AFP paru le 09 janv. 2017 à 19:34

L’Assemblée nationale va étudier une nouvelle proposition de loi socialiste et écologiste destinée à réformer le code minier, un texte qui suscite cependant les réticences d’ONG et d’élus défenseurs de l’environnement.

Depuis 2011 et la mobilisation contre les gaz et pétrole de schiste, rapports et projets se sont succédé pour tenter de moderniser le code minier français. Une nouvelle proposition « portant adaptation du code minier au droit de l’environnement » doit être débattue en séance le 24 janvier.

« Il serait regrettable qu’à l’approche de la clôture de la XIVe législature, le travail effectué par les ministères, parlementaires et l’ensemble des personnes ayant participé aux consultations, ne soit pas présenté devant le parlement », expliquent les auteurs. Parmi les mesures proposées, « une procédure renforcée d’information et concertation facultative du public » sur les demandes de titres miniers, que le représentant de l’État pourra engager notamment si plus des 2/3 des communes concernées le demandent.

Mais pour plusieurs collectifs d’opposants à l’exploitation des gaz de schiste, ce projet est « inquiétant ». Ce texte, qui définit seulement la « politique nationale des ressources » comme visant à « servir l’intérêt économique des territoires », « n’apporte rien sur le plan environnemental », a estimé lundi l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi lors d’une conférence de presse. Et « l’information du public reste facultative ».

Il ne contraint pas le détenteur du titre minier à expliquer en amont le mode d’exploration prévu, a-t-elle ajouté, au côté de la députée EELV Laurence Abeille. Et au final, « aucune disposition ne prévoit que les activités minières sont subordonnées à la Charte de l’environnement », a encore dit Claude Taton, du Réseau Frack Free Europe, en demandant : « qui est réellement à la maneuvre avec ce texte ? » Avant la 1re lecture, la proposition de loi passera en commission du Développement durable les 17 et 18 janvier.

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Après avoir découvert le plus grand champ de gaz de l’histoire de la Tunisie, Anadarko quitte le pays

mar, 03/01/2017 - 10:02
source: espace manager

 

La compagnie pétrolière américaine Anadarko a décidé de quitter la Tunisie et de relâcher le fameux permis de prospection « Borj El Khadhra Sud » qu’elle détenait avec l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (à raison de 45% pour elle et 55% pour l’ETAP).

Bien qu’elle ait dépensé quelque 100 millions de dollars d’investissement dans le forage et bien que les résultats des prospections ont été très positifs et ont démontré qu’il s’agit bel et bien du plus grand gisement de l’histoire des hydrocarbures en Tunisie, la compagnie vient, semble t-il, d’informer le ministère de l’Energie des Mines, et des Energies renouvelables de sa décision de relâcher le permis.

La compagnie a pris cette décision car elle n’a pas pu obtenir du gouvernement tunisien l’autorisation pour effectuer les tests de fracturation à 4000 mètres de profondeur pour vérifier l’existence de gaz de schiste qu’elle développe dans de nombreux pays à travers le monde dont particulièrement l’Algérie.


La forêt de Sherwood, future ZAD de «Robin des bois» écolos ?

lun, 02/01/2017 - 23:09
GAZ DE SCHISTE Source : Libération

Par Alexandre Hervaud — 2 janvier 2017 à 18:16 


Major Oak, le chêne quasi millénaire de la forêt de Sherwood, dans le Nottinghamshire, en Angleterre. Photo CC BY 2.0 Chris Evans. Flickr

En Angleterre, les opposants à l’extraction du gaz de schiste se mobilisent pour sauvegarder la forêt de Sherwood et son arbre quasi millénaire, menacés par un groupe pétrochimique.
  • La forêt de Sherwood, future ZAD de «Robin des bois» écolos ?

Encouragée outre-Manche par les gouvernements conservateurs successifs, l’exploitation du gaz de schiste pourrait viser un lieu symbolique et s’attirer de nombreux détracteurs : la forêt de Sherwood, dans le comté de Nottinghamshire, à jamais liée au folklore de Robin de Bois.

La branche anglaise des Amis de la Terre, ONG engagée dans la protection environnementale, a annoncé dimanche que le groupe pétrochimique britannique Ineos compte lancer des mesures de prospection sismique, soit l’analyse des échos d’ondes sismiques créées par des camions vibreurs pour visualiser en profondeur les structures géologiques. Ces études préparatoires constituent une première étape avant la fracturation hydraulique, méthode controversée qui consiste à injecter en profondeur et à forte pression un mélange d’eau et produits chimiques additionnés de sable pour libérer du gaz contenu dans de la roche de schiste.

L’une des «nombreuses zones» concernées selon l’ONG, qui a récupéré des documents via une requête officielle auprès de la Commission des forêts du Royaume-Uni, est la forêt de Sherwood, une réserve naturelle nationale. Pour les Amis de la Terre, «si ces plans sont maintenus, la prospection sismique d’Ineos aurait lieu à quelques centaines de mètres du Major Oak [«grand chêne, ndlr], un arbre de plus de huit cents ans qui aurait abrité Robin des Bois et ses joyeux compagnons», selon le folklore local qui a irrigué la littérature puis la culture populaire depuis la fin du Moyen Age. L’arbre, fragilisé, a déjà plusieurs de ses branches soutenues par des tuteurs afin d’éviter qu’elles ne s’affaissent sous leur poids.

Dès le mois d’août, l’existence de ces études préparatoires était connue – des riverains avaient été prévenus par des courriers envoyés par l’entreprise missionnée par Ineos pour effectuer ces mesures. Les révélations de l’ONG précisent cependant le périmètre concerné, qui devrait par son caractère symbolique raviver l’opposition au gaz de schiste dans la région des Midlands de l’Est, voire au-delà : le quasi-millénaire Major Oak était distingué en 2014 comme «arbre de l’année»en Angleterre.

A LIRE AUSSI :Dans le sud du Royaume-Uni, les puits s’enfoncent

Le fait qu’il aurait protégé Robin des Bois du shérif de Nottingham «aux desseins belliqueux» donne aux militants écologistes un angle d’attaque tout trouvé : «Est-ce que rien n’est sacré ? […] Ineos semble avoir retenu de Robin des Bois un message différent de nous», estime Guy Shrubsole, des Amis de la Terre. Une pétition mise en ligne ce week-end demande à Andrea Leadsom, la ministre de l’énergie de Theresa May, de «ne pas autoriser l’exploration du gaz de schiste dans la forêt de Sherwood ou toute autre forêt publique».

Voir l’image sur Twitter

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Prévu samedi aux abords de la forêt, un rassemblement d’opposants, comme la pétition, se sert d’un logo avec une flèche décochée sur un arbre. «Le public veut protéger la campagne anglaise et préfère les énergies renouvelables au gaz de schiste pollueur, qui ne fait qu’empirer le changement climatique», déclare Shrubsole sur le site des Amis de la Terre. Menace contre l’eau potable

Son de cloche évidemment différent du côté du groupe Ineos : Tom Pickering, directeur opérationnel de la branche dédiée à l’exploration de gaz de schiste, estime qu’il s’agit au contraire d’une «alternative respectueuse de l’environnement» et qu’il serait «tout simplement fou de ne pas exploiter cette ressource naturelle». Au Telegraph, il assure qu’aucune décision d’exploiter via fracturation hydraulique (ou fracking) la forêt de Sherwood n’a encore été prise et que «toute décision de construire un puits prendra en compte des caractéristiques environnementales comme le Major Oak».

Dans un communiqué triomphaliste publié après l’obtention d’une licence donné par le gouvernement pour explorer le gaz de schiste au Royaume-Uni, Ineos – après avoir longtemps été basé en Suisse pour raisons fiscales, le groupe a ouvert un nouveau siège en Angleterre début décembre – se disait «engagé à consulter pleinement l’ensemble des communautés locales, et redistribuera 6 % de ses recettes aux propriétaires immobiliers et fonciers, ainsi qu’aux communautés installées à proximité de ces puits de gaz de schiste» (4 % pour les propriétaires immobiliers et fonciers situés directement au-dessus des puits et 2 % pour les communautés).

Quelques jours plus tard, un rapport de plus de 1 000 pages concocté par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) avançait que l’extraction des gaz de schiste par fracturation hydraulique pouvait avoir un impact néfaste sur la qualité et la disponibilité des ressources en eau potable aux Etats-Unis. En France, cette pratique a été interdite 2011, une décision confirmée par le Conseil constitutionnel en 2013.

A LIRE AUSSI :Gaz de schiste : Total compte sur le Royaume-Uni

Alexandre Hervaud

Tunisie: Signature d’une convention pour l’élaboration d’une étude sur l’extraction du gaz de schiste

ven, 30/12/2016 - 23:15

Dans une interview accordée à l’Economiste Maghrébin (Magazine – n°700), Mme Héla Cheikhrouhou, ministre des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, a annoncé que le ministère de l’Environnement est en train de signer, avec un bureau d’études, une convention pour l’élaboration de cette étude. Celle-ci va commencer au mois de janvier 2017 et finir dans 18 mois.

« J’espère qu’elle avancera dans les délais et qu’elle sera de la meilleure qualité possible. L’ultime but est de nous fournir les informations les plus fiables possibles sur les caractéristiques géologiques des bassins ciblés, dont celui de Ghedames au sud du pays et sur la faisabilité des futurs projets gaziers. L’étude stratégique doit nous informer sur les caractéristiques géologiques et sur les besoins en eau », a précisé Héla Cheikhrouhou.

Dans le même contexte, la ministre a rappelé qu’en 2014, il y a eu une première étude sur l’extraction de gaz de schiste en Tunisie et que le ministère dispose d’une autre étude en cours de finalisation.

La ministre a précisé que pour approvisionner les villes en gaz naturel, deux solutions se présentent : soit on profite de l’occasion pour développer notre propre gaz aux fins de répondre à une demande pressante et de créer des emplois supplémentaires, soit on importe en devises du gaz et on crée à cette fin une infrastructure coûteuse.

Dans le même contexte, Mme Cheikhrouhou  a rappelé que dans le budget 2017, il est prévu d’allouer une enveloppe de 1000 MDT pour développer l’industrie gazière et créer de nouveaux emplois…

Pour Mme Cheikhrouhou, si le pays va s’engager dans une infrastructure à échelle, il faut accélérer l’élaboration d’une étude environnementale stratégique. Elle a été décidée en 2013, mais jusqu’à ce jour, elle n’a pas été entamée.

Quant aux besoins en eau qu’exigeront les forages, il est prévu d’épargner la nappe phréatique et les eaux de surface et de recourir à des ressources non conventionnelles, à travers la création d’une unité de dessalement de l’eau.

Toujours à propos du gaz de schiste, la ministre a fait savoir qu’il y a aussi l’idée de forer un puits pilote dans le bassin de Ghedames et de changer, à cette fin, la nature d’un permis détenu par une des plus grandes sociétés opérant dans ce domaine. Cette proposition sera soumise au parlement pour examen et adoption.

Pour conclure, Mme Héla Cheikhrouhou a indiqué qu’avec cette proposition, on aura fait d’une pierre deux coups : l’étude environnementale et la soumission au parlement d’une approche pilote consistant en la conversion d’un permis pour favoriser le forage d’un puits pilote. Une fois l’approche pilote expérimentée, on ne peut intensifier l’investissement qu’à la faveur des résultats obtenus.


Les accords de libre échange, un modèle dépassé !

mar, 27/12/2016 - 19:12
Source La Tribune. Par Pierre Théobald  |  23/12/2016, 11:59  
Donald Trump veut remettre en cause les accords de libre échange (Crédits : CARLO ALLEGRI) L’aventure rocambolesque de la signature du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) entre l’Union européenne (UE) et le Canada a montré, entre autres, combien les accords de libre échange sont controversés. Par Pierre Théobald Consultant Vertuo Conseil (Groupe Square)

 Les Etats-Unis vont se retirer du TPPA (Trans Pacific Partnership Agreement). Donald Trump l’a annoncé le 21 novembre : il réalise ainsi une promesse de campagne.  Sans Washington, cet accord de libre échange, qui implique onze pays riverains du Pacifique, perd singulièrement de son envergure. L’avenir dira s’il s’agit des prémisses d’une politique protectionniste ou d’un gage électoraliste vite expédié. Il reste que le libre échange est contesté dans les économies occidentales, les mêmes qui l’on sans cesse promu depuis l’après guerre.

 La fin de l’hypermondialisation ?

Dévoilée le 8 juillet par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), l’indicateur WTOI (World Trade Outlook Indicator) combine six paramètres quantitatifs, pour produire un baromètre trimestriel des échanges internationaux. Signe des temps, la mondialisation nécessite un suivi statistique plus fin. S’il est précoce de voir dans le ralentissement des échanges commerciaux un mouvement structurel, leur niveau diminue et s’accompagne d’une crise du transport maritime, qui voit les armateurs gérer des surcapacités et donc des taux de fret trop bas. La remise en cause de leur modèle économique par un excès d’offre nécessitera d’engager des programmes de démolition de navires. Par extension, les infrastructures portuaires devront également s’ajuster. Ce contexte nous signale que l’hypermondialisation a peut-être vécu et que le niveau d’ouverture des économies pourrait maintenant se stabiliser.

 L’affaiblissement du marché européen

L’aventure rocambolesque de la signature du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) entre l’Union européenne (UE) et le Canada a montré combien les accords de libre échange sont controversés. Le pilotage commercial du premier marché mondial est devenu incertain. Pourtant, le droit européen fait de l’UE l’interlocuteur commercial unique des Vingt-huit. Cette logique est au cœur du processus historique de la construction européenne. Mais, en qualifiant le CETA d’accord mixte, la Commission européenne a remis les Etats dans le processus de validation. Cette décision politique a lancé le débat sur le rôle et les intérêts de l’UE vis à vis de ses citoyens. Le blocage wallon fut un signal inquiétant pour le processus de ratification qui va maintenant démarrer : vingt-huit parlements vont devoir voter et être unanimes. Or, les risques politique ne manquent pas : 2017 est une année électorale majeure pour les deux puissances structurantes de l’UE que sont la France et l’Allemagne. Il faut également ajouter les négociations sur le Brexit : après avoir perdu un pays de premier plan, l’UE va devoir s’organiser avec le Royaume-Uni et négocier un accord commercial inédit.

 Le risque politique pèse sur le libre-échange

On ne connaît pas encore les intentions réelles du nouveau président américain sur le degré d’ouverture de l’économie américaine. La campagne électorale a laissé un discours dur et hostile aux accords de libre échange. Désormais attendus, la renégociation de l’accord nord-américain, le NAFTA (North American Free Trade Agreement), et le retrait de l’accord Trans-Pacific vont occuper l’administration Trump dans la première partie du mandat. Mais, Donald Trump ne reviendra pas sur le pivot stratégique américain : d’une façon ou d’une autre, il devra assumer une politique d’influence dans le Pacifique, espace de concurrence commercial et militaire avec la Chine.

La vision ultra libérale de la mondialisation vire au risque politique, tant les inégalités qu’elle produit alimentent la contestation populaire. Maintenant consacrée par l’élection de Donald Trump, cette dynamique pourrait se répéter si les bénéfices du libre échange se s’orientent pas vers les classes populaires occidentales. Ainsi, le TAFTA (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ne devrait pas tarder à occuper l’administration Trump. Ce projet subit les évènements politiques des deux parties : la critique des deux candidats américains lors de la campagne présidentielle et le discrédit des institutions européennes, échaudées par le CETA. Sans l’enterrer trop vite, la perspective d’un grand marché atlantique semble maintenant bien fragile. Au final, c’est toute la stratégie commerciale américaine sur ses façades maritimes qui va évoluer.  Que faire des normes environnementales ?

La prise en compte de l’environnement dans les accords de libre échange relève du symbolique. Ces accords ne comprennent aucune contrainte sur le sujet, laissé à de grandes déclarations de principe. Il en est de même pour l’accord de Paris sur le climat. La COP 21 a pris des engagements élevés de réduction de gaz à effet de serre et les a fait accepter aux grandes économies mondiales. C’est un succès diplomatique. Passer à la pratique ne sera pas neutre et l’absence de moyens de contraintes est un risque. La réduction effective et mesurable des émissions de gaz à effet de serre fera le succès environnemental de l’accord. Or, sans le principal pollueur de la planète, tout succès serait compromis. Elu, Donald Trump a déjà modéré sa vision. Il sera là aussi attendu sur le sujet, tant l’atteinte de résultats tangibles exigera de modifier la production de biens et services et leur commerce. Issus de la dérégulation, les accords de libre échange sont aujourd’hui confrontés à une forme de régulation nouvelle : l’écologie.

L’effacement américain dans le Pacifique commercial est une opportunité pour l’influence chinoise. Pragmatique, Pékin réplique ce que fut la stratégie commerciale américaine en promouvant sa propre version. Pratiqué depuis les accords du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) en 1947, le libre échange affronte une contestation persistante qui hypothèque dorénavant sa durabilité. Restreint à des réponses commerciales dans un monde qui se complexifie, sa faiblesse est de produire d’excessives inégalités, qui finissent de le disqualifier comme norme globale.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/les-accords-de-libre-echange-un-modele-depasse-626706.html 


CETA, il faut redoubler la pression. Le vote est pour la rentrée (2 février)

jeu, 22/12/2016 - 23:33

Le vote du CETA va arriver très vite après la rentrée. C’est pourquoi il faut redoubler de pression !!

Le vote au Parlement européen est toujours prévu le 2 février à Bruxelles, à cette occasion plusieurs manifestations et opérations de blocage seront organisées par des citoyen.ne.s venus de toute l’Europe. Un départ en bus depuis Paris est prévu pour vous rendre à Bruxelles, merci de remplir et de faire remplir ce formulaire :

Avant le vote au Parlement, nous invitons les citoyen.ne.s à interpeller leurs euro-député.e.s (en ligne via le CETA Check, téléphone, mail, twitter, etc.) grâce à plusieurs outils disponibles sur le site du collectif, sur cette page

Et évidemment, il faut inviter à organiser des actions pour la journée du 21 janvier qui sera une journée européenne d’actions décentralisées.

De plus le collectif « Stop TAFTA/CETA » a rédigé un kit militant pour interpeller les eurodéputé.e.s directement dans leurs circonscriptions jusqu’à la date du vote, vous pouvez le retrouver ici :
Attention : pour le chèque en blanc nous ne sommes pas en mesure de vous les imprimer en grand à Paris et de vous les envoyer. Nous vous recommandons de contacter un imprimeur dans votre région et de nous informer du devis, nous pourrons prendre en charge financièrement son impression. Toutefois pour recevoir une version personnalisée de ce chèque (avec le nom de l’euro-député.e concerné.e), merci d’envoyer un mail à [email protected]

D’autres nouveaux documents sur le CETA sont également disponibles :

À diffuser sans modération,
passez de bonnes fêtes avant la dernière ligne droite !
Fraternellement,


Obama interdit les forages en Arctique avant l’arrivée de Trump

mer, 21/12/2016 - 16:48

M. le Président Hollande, cela ne vous donnerait pas des idées pour notre beau pays qu’est la France ?

JLR

Le président américain a sanctuarisé mardi des millions d’hectares maritimes dans l’Atlantique et l’Arctique.

LE MONDE | 21.12.2016 à 00h36 • Mis à jour le 21.12.2016 à 10h16 | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant)

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/12/21/534×0/5052172_6_5444_un-site-de-forage-petrolier-aux-etats-unis_47c2229c681efd98254a5282e782ba2c.jpg

C’est une sorte de décision testamentaire qu’a prise, mardi 20 décembre, Barack Obama, en décrétant une interdiction de forage d’hydrocarbures dans de vastes zones de l’océan Arctique et de l’océan Atlantique. A un mois de son départ de la Maison Blanche, le président américain a en effet voulu parachever son bilan en faveur de l’environnement en sanctuarisant ces espaces naturels, qui abritent une flore et une faune en voie de disparition. Un pied de nez à son successeur, Donald Trump, qui a, au contraire, promis de déréguler au maximum l’extraction pétrolière pendant son mandat.

Barack Obama avait déjà annoncé, il y a quelques mois, des mesures pour protéger ces zones pour une durée de cinq ans. La nouveauté, c’est qu’en s’appuyant sur une loi de 1953, l’Outer Continental Shelf Lands Act (loi sur les terres du plateau continental), qui donne au président américain le pouvoir de protéger les eaux fédérales de toute recherche de gaz ou de pétrole, il rend la protection permanente dans le temps. Ce n’est pas la première fois qu’un président recourt à cette disposition. Dwight Eisenhower et Bill Clinton l’avaient également utilisée.

Coraux, ours et poissons rares

Cette fois, il s’agit de protéger toute la côte Atlantique, de Norfolk, en Virginie, jusqu’au Maine, à la frontière canadienne, soit 1,5 million d’hectares, qui abritent notamment des coraux d’eau profonde uniques et des espèces de poissons rares. La mesure concerne également la quasi-totalité des eaux arctiques appartenant au gouvernement fédéral américain, soit plus de 46 millions d’hectares, où l’on trouve encore des ours polaires et des baleines boréales, deux espèces en voie de disparition. Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a également annoncé mardi l’interdiction de nouveaux forages dans les eaux arctiques canadiennes.

Lire aussi :   Barack Obama crée la plus grande réserve naturelle marine du monde

« Ces mesures protègent un écosystème sensible et unique que l’on ne retrouve dans aucune autre région du globe », a déclaré Barack Obama dans un communiqué, ajoutant que le dispositif vise à sécuriser ces zones pour éviter toute marée noire. Une catastrophe qui serait très compliquée à endiguer, compte tenu de la difficulté d’intervention, notamment dans l’Arctique. « En partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les Etats-Unis franchissent une étape historique pour préserver les écosystèmes de l’Arctique », souligne-t-il.

Reste maintenant à savoir si la nouvelle administration sera capable de détricoter ces nouvelles dispositions. Il ne fait guère de doute que la majorité républicaine au Congrès et le gouvernement de Donald Trump, qui compte nombre de climatosceptiques, feront tout pour revenir sur la décision.

Climatosceptique

Tout au long de sa campagne électorale, le milliardaire n’a cessé de remettre en question la réalité du changement climatique et la responsabilité de l’homme dans ce phénomène. Par ailleurs, il vient de nommer à la tête de l’Agence américaine de protection environnementale (EPA) Scott Pruitt, ministre de la justice de l’Oklahoma. Ce dernier est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’actuelle administration visant à réguler l’extraction énergétique. Scott Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit Etats.

Toutefois, Michael Brune, directeur exécutif de l’association de protection de l’environnement Sierra Club, se dit convaincu que la disposition prise par le président Obama doit « empêcher les futures administrations de détruire [leurs] eaux et [leurs] côtes. » Mais la réalité s’annonce sans doute plus compliquée et la question de la réversibilité de la loi de 1953 risque de se régler devant la justice fédérale. Sur les 120 millions d’hectares d’océan qui avaient été sanctuarisés par Bill Clinton, son successeur, George W. Bush, avait réussi à faire annuler l’interdiction d’exploitation pétrolière d’une vingtaine de millions d’hectares.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/21/forages-obama-sanctuarise-des-millions-d-hectares_5052173_3244.html#bOR9D7F5wYj01dlR.99


CETA-les 7 raisons de s’y opposer.

lun, 19/12/2016 - 00:12

Bonsoir,

Cliquer ICI pour télécharger les 7 raisons de s’opposer au CETA. 

Et ICI vous trouverez le kit du militant « STOP CETA »

JLR


Voici le premier bilan mondial des émissions de méthane

jeu, 15/12/2016 - 01:34

Le 12.12.2016 à 18h03 Les teneurs en méthane dans l’atmosphère augmentent de plus en plus vite depuis 2007. C’est la principale information du premier bilan mondial des émissions de méthane qui vient d’être établi par des chercheurs français. ⇒⇒⇒⇒

via Voici le premier bilan mondial des émissions de méthane — BASTA!GAZ ALES


Le pétrole de schiste américain est de retour

jeu, 15/12/2016 - 01:31

La hausse du prix du brut au-dessus de 50 dollars redonne des perspectives aux producteurs des États-Unis. À ce rythme, les hydrocarbures non conventionnels pourront bientôt dire merci à l’Opep. Depuis que l’organisation emmenée par l’Arabie saoudite s’est employée à redresser les cours du pétrole, désormais bien installés au-dessus de la barre des 50 dollars le […]

via Le pétrole de schiste américain est de retour — BASTA!GAZ ALES


Action : Greenpeace bloque le siège d’EDF et appelle la direction de l’entreprise à sortir du nucléaire

mer, 14/12/2016 - 14:11

C’est quand qu’on commence la transition énergétique en France ?

JLR

Greenoeace : Energie / Climat | le 14 décembre 2016 à 06:42

Depuis 6h10 ce matin, une trentaine de militants de Greenpeace bloque le siège d’EDF, avenue de Wagram à Paris. Ils dénoncent le scandale de la faillite financière et technique d’EDF, qui est dû à la stratégie nucléaire mise en œuvre par les dirigeants de l’entreprise. Les militants de Greenpeace sont aujourd’hui là pour stopper cette fuite en avant. C’est la sécurité et le portefeuille des Français qui est en jeu. EDF doit changer de cap industriel tant qu’il est encore temps.

En pratiquant la politique de l’autruche, Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, tente de cacher la faillite financière de l’entreprise et l’état déplorable du parc nucléaire. Les informations trompeuses sur la sûreté du parc nucléaire et sur les finances de l’entreprise visent à cacher qu’EDF n’a plus les moyens d’investir dans la sûreté du parc nucléaire français. C’est donc un scandale qui concerne tous les Français car cela remet en cause leur sécurité.
Greenpeace demande à Jean-Bernard Lévy qu’il annonce sans attendre un revirement stratégique afin de redonner un avenir à l’entreprise et à ses salariés. Ce changement de cap industriel doit être rapide et passer par l’abandon définitif du programme nucléaire d’EDF.

Merci pour votre mobilisation à nos côtés, tenez vous au courant des dernières évolutions de l’action.

 


Entre déchets électroniques et rêve de « renouveau minier », le syndrome de la fuite en avant

mer, 14/12/2016 - 09:46
source: observatoire des multinationales

13 DÉCEMBRE 2016 PAR OLIVIER PETITJEAN

On peut appeler ça de la schizophrénie. Cela ressemble en tout cas fort à une fuite en avant. D’un côté, les déchets électroniques s’accumulent en raison de notre consommation effrénée de gadgets, et les efforts pour réutiliser ou recycler les métaux qu’ils contiennent restent plus que modestes. De l’autre, nos dirigeants politiques rêvent d’un renouveau minier en France, malgré les conséquences prévisibles pour l’environnement, en vue d’assurer notre approvisionnement en minerais « stratégiques »… Cherchez l’erreur.

Les Amis de la terre publient coup sur coup deux rapports qui soulignent l’absurdité de cette trajectoire, et notre incapacité apparente à l’infléchir. Le premier, sous le titre Creuser et forer, pour quoi faire ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en Francerévèle une France « quadrillée » par les permis miniers, gaziers et pétroliers, du fait de la volonté du gouvernement et des industriels de relancer l’extraction de minerais (et, bientôt peut-être, à nouveau de gaz de schiste) dans notre pays. Le second, Les dessous du recyclage, fait le bilan de la filière de recyclage des déchets électriques et électroniques – dits DEEE – mise en place il y a dix ans, en 2006. Le tableau n’est pas très réjouissant. Tous les ans, un Français moyen produit entre 17 et 23 kg de ces déchets. Seulement 43% sont collectés dans la filière officielle, dont un cinquième n’est pas recyclé au final. L’essor de la vente en ligne contribue à cette contre-performance dans la mesure où des sites comme Amazon et autres évitent soigneusement leurs obligations légales de reprise du matériel usagé.

En ce qui concerne les solutions qui devraient théoriquement être prioritaires par rapport au recyclage – la réutilisation des matériels, la prévention des déchets à travers l’éco-conception -, la situation est encore pire. Le taux de réemploi n’est que de 2%. Les structures dédiées à donner une seconde vie à nos équipements électroniques, souvent liées au secteur de l’économie sociale et solidaire, auraient même souffert de la politique mise en place depuis 2006, avec son accent sur le recyclage. Pour couronner le tout, plusieurs scandales dans le secteur du traitement des DEEE ont démontré que certaines entreprises ne respectaient pas les standards de dépollution qui leur sont théoriquement imposés, voire trompaient leurs clients sur la destination finale des matériels collectés (lire notre enquête).

Les consommateurs occidentaux délocalisent leurs impacts

Pendant ce temps, la production continue d’équipements et de gadgets toujours nouveaux fait peser un lourd fardeau sur l’environnement et les populations qui habitent à proximité des exploitations minières. Car l’essor des industries électroniques – loin des clichés répandus sur l’avènement de « l’immatériel » – s’est accompagné d’un essor parallèle des industries extractives, avec l’ouverture de nouvelles mines un peu partout dans le monde. Un smartphone contient au minimum une quarantaine de métaux ; seuls neuf d’entre eux ont un taux de recyclage supérieur à 50%. Tout le reste provient de l’exploitation minière, principalement en Asie, Afrique, Océanie ou Amérique latine, alors que les pays occidentaux continuent à consommer la majorité des ressources naturelles de la planète. À l’autre extrémité de la chaine, on retrouve la même logique : entre 550 000 et 1,3 million de tonnes de déchets sont exportées vers l’Afrique et l’Asie (Ghana, Nigeria, Chine et Inde principalement), où le coût de leur traitement est jusqu’à dix fois moindre.

Pourrait-il en être autrement ? Dans les conditions économiques et réglementaires actuelles, aller extraire des métaux ou déverser des déchets dans des pays du Sud de la planète dans des conditions douteuses sur le plan social et environnemental reste largement plus rentable pour nos multinationales que de mettre en place des filières de recyclage. Les Amis de la terre donnent l’exemple du lithium, un métal hautement stratégique pour les industries électroniques. Très présent dans nos gadgets depuis les années 1990, son recylage reste « quasi inexistant », pour des raisons techniques, mais aussi par manque de moyens et de volonté politique. Même situation pour les terres rares : le seul programme de recyclage en France a été récemment abandonné par le groupe Solvay pour des raisons de rentabilité. De sorte que les grands groupes industriels – comme récemment Bolloré et Eramet en Bolivie pour le lithium – continuent à planifier des nouvelles mines pour extraire la précieuse ressource.

Illusions de « renouveau minier »

En France même, d’Arnaud Montebourg à Emmanuel Macron, nos dirigeants se prennent désormais à rêver d’un « renouveau minier ». À mesure que les filons les plus faciles s’épuisent, les industriels se tournent en effet désormais vers des gisements à teneur en minerai beaucoup plus modeste. Ce qui pourrait remettre en jeu le territoire français, largement abandonné par les firmes minières ces dernières années. Huit permis d’exploration ont été délivrées en France métropolitaine entre 2010 et 2015, et une dizaines d’autres demandes ont été déposées [1]. Or, constatent les Amis de la terre, « les métaux recherchés (or, argent, antimoine, étain etc.) sont ceux présents dans les équipements électriques et électroniques ».

Quoiqu’en disent le gouvernement et les opérateurs miniers, d’éventuelles nouvelles mines en France ne seront pas sans impacts environnementaux sévères, surtout qu’elles sont généralement situées dans des régions qui souffrent encore de l’héritage toxique d’exploitations minières passées. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Selon les calculs des Amis de la terre, la réouverture de mines en France ne créerait qu’environ 500 emplois directs, alors qu’un doublement de la collecte de déchets électriques et électroniques, associée à un meilleur accès pour les structures de l’économie sociale et solidaire, pourrait créer près de 10 000 emplois. Si l’on parcourt les programmes des divers candidats à l’élection présidentielle, c’est pourtant la première option qui a toutes les chances d’être privilégiée. Une perspective d’autant plus inquiétante que derrière le prétendu « renouveau minier » se profile le retour du gaz de schiste. « En décembre 2015, on compte ainsi encore 55 permis d’exploration en cours de validité et 132 demandes en attente, la plupart concernent des gaz et pétrole de schiste et de couche », observent ainsi les Amis de la terre. Bref, les opérateurs miniers et pétroliers sont en embuscade, attendant un contexte politique plus favorable qui pourrait arriver plus rapidement qu’on ne le pense.

Olivier Petitjean

— 
Photo : Basel Action Network CC

[1] S’y ajoutent les industries minières beaucoup plus présentes en Nouvelle-Calédonie (nickel) et en Guyane (or). Le groupe russo-norvégien Nordgold projette d’ouvrir une première mine d’or à l’échelle industrielle sur ce dernier territoire.


Climat: Trump ouvre la chasse aux sorcières

mer, 14/12/2016 - 09:34
source: le journal de l’environnement

Le 12 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg

Le DOE doit dénoncer ses fonctionnaires ayant assisté aux COP.
DR

Le doute n’est désormais plus permis. L’équipe du président-élu veut systématiquement détruire tous les éléments de la politique climatique mise en œuvre par l’administration Obama.

 

C’est un curieux questionnaire qui vient de tomber sur le bureau des responsables du département à l’énergie américain (DOE). Envoyé par l’équipe de Donald Trump, ce formulaire est censé donner aux membres de la prochaine administration un bon aperçu des dossiers en cours. Rien de bien dramatique, en apparence.

74 questions

Certaines des 74 questions feraient presque sourire tant elles montrent la candeur de leur(s) rédacteur(s). Quel est le but du programme de modernisation des réseaux? Peut-on faire redémarrer le projet de stockage de déchets nucléaires de Yucca Mountain? Combien peut-on nommer de sous-secrétaires à l’énergie ?

D’autres interrogations sont, en revanche, bien plus inquiétantes. Au sous-secrétaire chargé de la science et de l’énergie, on demande ainsi quels projets arrêter pour réduire de 10% en un an le budget du DOE. Ce n’est pas le pire.

Après un climato-sceptique patenté à l’agence fédérale de l’environnement (EPA), l’administration Trump pourrait recruter l’un des plus gros émetteurs mondiaux de CO2. La presse US affirme que le département d’Etat (ministère des Affaires étrangères) pourrait échoir à Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil.

L’équipe du président-élu demande aux responsables de l’agence de l’information sur l’énergie (EIA)[1] comment ont été calculés les coûts de production des énergies renouvelables (ENR). «Ces représentations reflètent-elles les vrais coûts actualisés?», interroge l’un des membres de la garde rapprochée de Donald Trump. Les statistiques sur l’énergie solaire sont remises en question. Ce n’est pas tout.

Les républicains exigent aussi la liste de tous les fonctionnaires et des consultants employés par le DOE ayant établi le coût social du carbone. Selon une notice diffusée en juin 2013 par l’administration Obama, le coût sociétal du CO2 est passé de 21 à 36 dollars. Dit autrement, les externalités du changement climatique coûtent plus cher et les technologies bas carbone sont plus économiques que certaines énergies fossiles. Ce qui n’est pas forcément du goût d’un futur président qui considérait, il n’y a pas si longtemps encore, le réchauffement comme une invention chinoise.

Autre liste requise: celle des fonctionnaires et des consultants ayant assisté ou participé à des sommets climatiques de l’ONU, les COP, au cours des 5 dernières années.

Thomas Pyle n’y va pas par 4 chemins. Ce proche de Donald Trump vient de concocter un projet de politique énergétique pour la prochaine administration. Dans le désordre, les priorités sont : se retirer de l’accord de Paris; accroître l’exploitation des énergies fossiles dans les terres fédérales; autoriser à grande vitesse les terminaux d’exportation de GNL; retirer le projet de Clean Power Plant; détruire les bases juridiques des politiques climatiques (notamment le CO2 est un polluant atmosphérique); développer les pipelines; reconsidérer l’impact environnemental de l’énergie éolienne; réduire les subventions à l’énergie; assouplir les normes de consommation des véhicules; ne plus prendre en compte le coût sociétal du carbone.

Pour surprenantes qu’elles soient, ces demandes interviennent à un moment où les parlementaires républicains mettent la dernière main à la réforme de la législation encadrant le statut des fonctionnaires américains. Sous l’égide du député de l’Utah Jason Chaffet, la Chambre des représentants s’apprête à voter un texte réduisant le montant des retraites et, surtout, facilitant le licenciement des personnels employés par les agences fédérales. «Il émane de tout cela un parfum de chasse aux sorcières», estime Naomi Oreskes, historienne des sciences à l’université de Harvard.

Les climatologues ont été les premières à réagir. Créé en septembre 2011 pour soutenir les scientifiques traînés en justice par les négationnistes du réchauffement, le Climate Science Legal Defense Fund (CSLDF) a tiré le premier. «Plus que jamais, les scientifiques doivent se préparer à réagir efficacement au harcèlement politique ou à l’intimidation judiciaire», écrit l’association, qui regroupe scientifiques, juristes, journalistes et documentaristes.

Le 14 décembre, le CSLDF diffusera, pendant le très couru congrès de l’union géophysique américaine (AGU) le Guide pratique de résistance à l’intimidation. En prime, les congressistes les plus inquiets pourront bénéficier d’une consultation gratuite avec un avocat. L’ère Trump s’ouvre décidément sous les meilleurs auspices.

 

 

[1] L’EIA est une administration indépendante, au sein du DOE, chargée d’établir les statistiques énergétiques

 


A SAISIR ! Idée cadeau de Noël pour tous les fans du CETA

mer, 14/12/2016 - 00:59

L’intégralité des tubes pipeau 2016 de la Commission européenne dans une compilation exclusive !
#StopCETA


Le traité de libre-échange UE-Canada « incompatible » avec l’accord sur le climat

mer, 14/12/2016 - 00:56

AFP

MARDI, 4 OCTOBRE, 2016 HUMANITE.FR

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Photo AFP

Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le Ceta, dont la signature est prévue fin octobre, est « incompatible » avec l’accord de Paris sur le climat, qui s’apprête à entrer en vigueur, estime ce mardi la Fondation Nicolas Hulot.

Pour la Fondation (FNH), « le Parlement européen ne doit pas ratifier d’une main l’Accord de Paris tout en se préparant à ratifier de l’autre des accords commerciaux qui le relègueront au rang de voeu pieux ». « Or, le Ceta, qui a été conclu en 2014, et l’accord de la COP21 sont tout simplement incompatibles », affirme Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Hulot. Le Parlement européen vote ce mardi pour entériner la ratification par l’UE de l’accord scellé lors de la COP21 à Paris qui fixe pour les années à venir des objectifs et un cadre général à la lutte mondiale contre les dérèglements climatiques. Le texte du traité de libre-échange doit être soumis aux pays membres le 18 octobre lors d’un Conseil de l’UE à Bratislava, puis signé le 27 octobre à Bruxelles lors de la visite du Premier ministre canadien Justin Trudeau. « Soutenir le développement des énergies renouvelables, mettre un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des énergies fossiles, renforcer les normes environnementales, autant de mesures nécessaires qui pourraient coûter des amendes de dizaines de milliards aux états européens après la ratification du Ceta », écrit ce mardi la Fondation Hulot. Dans une tribune récemment publiée dans Libération, la Fondation et une dizaine d’autres ONG et syndicats (Greenpeace, Foodwatch, FNE, Les amis de la Terre, Alternatiba, 350.org, Solidaires, Confédération paysanne, etc.) affirmaient qu’ «accepter le Ceta reviendrait à clamer haut et fort que la COP21 n’a rien changé et que la transition énergétique n’est pas pour demain ». Les associations redoutent par exemple que les Etats soient dans l’incapacité de freiner l’utilisation de pétrole tiré des sables bitumineux canadiens, « un carburant 49% plus émetteur de CO2 que le pétrole conventionnel ». Elles demandent à ce titre que le Ceta soit renégocié pour prendre en compte les politiques climatiques nécessaires à l’application de l’accord sur le climat. Plus globalement, elles redoutent un affaiblissement des normes environnementales: « sur les 1.600 pages du Ceta, seulement 13 concernent l’environnement et elles sont non contraignantes et zappent le principe de précaution », avertit Denis Voisin. http://www.humanite.fr/le-traite-de-libre-echange-ue-canada-incompatible-avec-laccord-sur-le-climat-616992

CETA. Une commission de l’Union européenne se prononce contre

ven, 09/12/2016 - 09:33
  • source: ouest france

  • La commission du commerce sera chargée le mois prochain de se prononcer au final sur le CETA. | DR

Une commission du Parlement européen s’est prononcée jeudi contre l’adoption de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), nouvel avatar sur la voie de son entrée en vigueur partielle prévue en 2017.

La commission de l’emploi a voté, par 27 voix contre 24, une motion recommandant le rejet par le Parlement, lors d’un vote prévu en février, du Comprehensive Economic and Trade Agreement, jugeant qu’il entraînera la perte de 204 000 emplois dans l’UE.

Au Parlement européen, c’est la commission du commerce qui sera chargée le mois prochain de se prononcer au final sur le CETA. Auparavant, d’autres commissions peuvent exprimer un avis.

Au terme de sept ans de négociations, le CETA a été signé le 30 octobre à Bruxelles entre les deux parties, après quelques objections de dernière minute, en particulier de la Wallonie.

Il doit faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises et, selon ses promoteurs, dynamiser le commerce et l’emploi de part et d’autre de l’Atlantique. Ses détracteurs invoquent les menaces qu’il ferait peser sur certaines politiques européennes.


Magnette menace de suspendre le Ceta

sam, 03/12/2016 - 10:20

B.Dy (avec belga)
Mis en ligne jeudi 1 décembre 2016, 21h07

Selon le ministre-président wallon, le fédéral tarde à honorer un de ses engagements.

  • © Reuters

Le ministre-président wallon Paul Magnette a annoncé jeudi en fin de journée son intention de proposer au parlement wallon d’activer la clause de suspension du Ceta (traité de libre-échange UE-Canada) si le gouvernement fédéral tardait à demander l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne. Le fédéral s’est engagé à demander un avis à la Cour concernant la compatibilité avec les traités européens du mécanisme juridictionnel du Ceta qui fait appel à des arbitres privés et non aux cours et tribunaux des états-membres.

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Interpellé par le PS à la Chambre, Charles Michel a précisé qu’il attendait d’abord un avis sur un autre traité, un accord de libre-échange entre Singapour et l’UE, avant d’interpeller la Cour.

« Une interprétation malhonnête » selon Magnette

« Il ne faut pas jouer avec les pieds des Wallons », a déclaré M. Magnette à Belga. Le Premier ministre Charles Michel semble faire « une interprétation malhonnête » des engagements qu’il a pris vis-à-vis de la Wallonie dans la négociation sur le traité.

« S’il s’avère qu’il est de mauvaise foi, je demanderai au parlement wallon d’activer la clause de suspension du traité. On avait en effet prévu tous les cas de figure », a ajouté M. Magnette.

Cette clause, selon le chef du gouvernement wallon, devra être notifiée par le gouvernement fédéral aux États membres de l’UE, entraînant la suspension du traité dans son ensemble, sans possibilité de mise en application provisoire.

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