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Gaz de Schistes Provence

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CÉVENNES Les anti gaz de schiste reçus au ministère de l’Ecologie

jeu, 30/07/2015 - 09:20

source:  Objectif Gard

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28 juillet 2015 à 19:00

Les collectifs anti gaz de schiste gardois et ardéchois ont été reçus la semaine dernière au ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Ils demandent l’abrogation des trois permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels de La Plaine d’Alès, du bassin d’Alès et de Navacelles. Ces trois permis arrivent tous à échéance. Leur prolongation, demandée par les sociétés concernés, est actuellement à l’étude.

Après avoir été reçus en juin en préfecture du Gard, les collectifs ardéchois et gardois ont rencontré, le 21 juillet dernier, Philippe Bodenez, conseiller auprès de la ministre Ségolène Royal afin « de demander et d’obtenir » la non prolongation de ces permis.

Selon les anti gaz de schiste et suite aux arguments qu’ils ont exposé, Philippe Bodenez a reconnu qu’il y a « de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis« . D’après le collectif ardéchois, « il reconnaît l’incohérence politique de l’époque et il ne voit pas comment le ministère pourrait donner suite à ces demandes de prolongations« . A suivre…


TAFTA

mer, 29/07/2015 - 09:38

TTIP : « Aucun des 28 États membres n’a demandé de renoncer à l’ISDS » [UE]. C’est ce que déclare la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, dans une interview au quotidien allemand Tagesspiegel. La Suédoise rappelle aussi que neuf pays disposent de traités d’investissements bilatéraux « beaucoup plus douteux » avec les États-Unis.

TTIP : Les députés allemands n’ont toujours pas accès aux documents de négociation [UE/États-Unis]. La salle de lecture ouverte au mois de mai dans l’ambassade américaine à Berlin n’est toujours accessible qu’aux membres du Gouvernement, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung. Le ministère de l’Économie affirme que l’accord entre la Commission européenne et les États-Unis ne permet pas de l’ouvrir aux élus. Le Gouvernement américain prétend que le ministère de l’Économie allemand est chargé de gérer l’accès à la salle.


Carcares Sainte-Croix: Une commune hors Tafta

sam, 25/07/2015 - 09:25

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source: sud ouest Publié le 24/07/2015 à 03h45 , modifié le par

Des affichettes ont été apposées sur les panneaux d’informations municipales de la commune. ©

Photo Guy Bop Lors de la dernière séance estivale du Conseil municipal, sur proposition du maire, Philippe Dubourg, le Conseil, à l’unanimité, a voté une motion rejetant le projet actuellement en négociation de « partenariat translatlantique pour le commerce et l’investissement », plus connu sous l’abréviation Tafta. Après examen du mandat de négociation donné à la Commission européenne par les états membres de l’Union, les élus ont constaté que plusieurs articles de ce mandat menaçaient les choix de société et les modes de vie qui fondent le « vivre ensemble » des citoyens français et remettaient en cause les prérogatives des collectivités territoriales telles que définies dans la Constitution. « Nous considérons que ce projet est inacceptable et nous refusons qu’il s’applique dans notre commune », a déclaré le maire, soutenu par l’ensemble des élus qui demandent au gouvernement de dénoncer cet accord. Ensuite, a eu lieu l’affichage, sur le panneau d’informations municipales, de cette décision : Carcarès-Sainte-Croix entend rester une commune hors Tafta.

Guy Bop


L’extraction pétrogazière dans le Sud tunisien – Visite à El Faouar

jeu, 23/07/2015 - 23:31

23 juillet 2015 |  Par Dianerob

Source: Blog Mediapart

« Ils font grève tout le temps, ce n’est pas raisonnable ». « Ils sont ingrats envers la nation. » « Ils sont pauvres ». « Ils ne sont pas cultivés ». « C’est le désert total. Il n’y a rien ». « Ils votent mal. » « Ils sont anti-progrès ». « Ils sont pro-Daech ». « C’est un repaire de terroristes ». Voilà le genre de discours sur le Sud tunisien qu’on peut lire dans la presse, qu’on entend parfois dans les cafés de la capitale. [1]

Cela faisait quelque temps que je voulais me rendre dans le Sud, pour confronter ces discours à ce que je pourrais percevoir de la réalité sur le terrain. Mettre des images sur les fameuses disparités régionales qui ont nourri la « révolution », sur les impacts de l’extraction pétro-gazière sur les conditions de vie des habitants de ces régions. Et aussi voir le désert pour la première fois.

Au Forum Méditerranéen contre le Gaz de Schiste et le Fracking de Bizerte, j’avais pris contact avec Messaoud, un ouvrier des environs d’El Faouar, venu témoigner de la grève, des soupçons d’extraction de gaz de schiste, avérés ou non, de la prolifération des cancers et plus généralement de la situation dans la région. Il avait accepté que je me rende sur place « Tu pourras dormir chez moi avec mes filles ». Alors quelques semaines plus tard, fin mai, j’y suis allée. Très bien accueillie dans sa famille avec ses 8 enfants, j’étais aussi l’attraction du village : les « gaouris » [2] se font rares dans cette partie du désert.
Avec lui et d’autres hommes du village, nous sommes allés rendre visite aux manifestants des sites des compagnies pétro-gazières de la région d’El Faouar.

Situation géographique d’El Faouar

Délimitation des sites des compagnies autour d’El Faouar – carte réalisée à partir de la carte IHS – Mediterranean Sea – Global Exploration and Production service

La route qui mène à El Faouar traverse des étendues de sable parsemées d’herbes jaunies, d’oasis, qui ressemblent à des forêts de palmiers – c’est là que sont construits les villages – et de barrières faites de branches de palmier pour contenir l’avancée des dunes. En arrivant à la ville, un groupe d’hommes bloque la route. Ceux qui m’accompagnent dans la voiture en connaissent certains, on nous laisse passer. En sortant d’El Faouar, un autre barrage. C’est pour empêcher les individus malhonnêtes d’aller négocier avec les compagnies pétrolières et les autorités au nom de tous habitants de la région, me dit-on. A El Faouar, les décisions se prennent au marché. Celles de reconduire la grève, d’accepter ou non les dédommagements financiers… Mais parfois certains court-circuitent ces discussions et se rendent de leur propre chef à la table des négociations en espérant en retirer des bénéfices personnels.

Après quelques minutes à travers le Chott el Jerid, désert plat et brûlant, nous apercevons un forage au loin. C’est celui de l’entreprise néerlandaise Mazarine. Suite à l’annonce de la découverte d’un nouveau puits de pétrole par cette société, des habitants de la région ont commencé à protester pour se faire embaucher. Les manifestations ont été réprimées par la police, ce qui a conduit à l’incendie du poste de la garde nationale de la région.

Le forage de la compagnie néerlandaise Mazarine

Puis nous arrivons au site d’El Franig, celui-là même où la société Perenco s’est targuée d’avoir réalisé avec succès la première opération de fracturation hydraulique pour l’extraction de gaz de schiste sur le territoire tunisien en 2010.[3] De plus, la compagnie n’a pas recruté autant d’habitants de la région que ses promesses le laissaient entendre.

Deux tentes sont plantées à côté du grillage qui délimite le site. Quelques dizaines d’hommes campent devant l’entrée, gardée par des militaires. A notre arrivée, un attroupement se forme. Je suis la seule femme et la seule blanche, on veut savoir ce que je fais là. Un des militaires, le téléphone vissé à l’oreille, demande à voir mon passeport, à connaître le nom des associations qui m’envoient, en prenant des notes et sans cesser de communiquer avec ses donneurs d’ordre. Les habitants qui parlent le mieux français et qui ne se méfient pas trop de moi m’énumèrent leurs plaintes et leurs revendications : l’emploi, le développement, les infrastructures, les services… et puis finalement, mentionnent leur refus du gaz de schiste.

Un homme m’explique que les seuls emplois que les habitants de la région obtiennent, malgré le nombre de diplômés au chômage, sont des emplois de gardien. « Et encore », il ajoute. « De plus en plus, on est remplacés par des chiens ». Puis il sourit : «… qui reçoivent même salaire que nous ! » Un autre me chuchote, sourire en coin : « Tu remarqueras qu’il n’y a pas de drapeau tunisien ici ». Je leur propose de les prendre en photo. Certains sont réticents. Je demande aussi l’autorisation aux militaires de photographier le site, à travers la grille, ou même simplement l’entrée. Il pose la question à ses chefs par téléphone. Autorisation refusée.

Les manifestants devant le site d’El Franig de Perenco, gardé par l’armée

Nous remontons dans la voiture. Plus loin sur la route, nous arrivons à une sorte de mare. De l’eau s’écoule d’un tuyau. Juste en amont de l’écoulement, deux vannes. L’une approvisionne le site de Perenco. L’autre le site de Winstar-Serinus, non loin. Il n’y a pas de compteur.

La source qui approvisionne les forages de Perenco et Winstar-Serinus

Un berger fait paître ses chèvres à côté de la mare. Il dit que la qualité de l’eau s’est beaucoup dégradée. Que quand les vannes sont fermées, l’eau ressort avec un débit plus important et de grandes quantités de sable, signe que la nappe est déstabilisée. Il dit que beaucoup de ses bêtes sont mortes. Il parait que la culture des palmiers dattiers subit aussi la dégradation de la qualité de l’eau, et la diminution des réserves. Les récoltes sont moins bonnes.

Un berger fait paître ses chèvres près de la source d’eau qui alimente Perenco et Winstar

Nous prenons maintenant le chemin qui mène au site de Sabria, exploité par l’entreprise Winstar, filiale tunisienne de Serinus Energy Inc. Là encore, des militaires gardent le site ; devant l’entrée, une tente témoigne d’une occupation récente par les habitants comme sur le site de Perenco. Et juste derrière le grillage, il y a un chien. De l’autre côté, juste à côté du puits, un hôtel a été construit pour héberger les ingénieurs et les techniciens et sans doute minimiser leurs contacts avec les gens d’El Faouar. On me dit qu’ils viennent de l’étranger ou peut-être de Tunis, et que les employés de l’hôtel ne sont pas non plus de la région.

Le chien de garde du forage de Winstar-Serinus sur le site de Sabria. Y avait-il avant un humain à son poste ?

Nous jetons un coup d’œil aux bassins de rétention d’eau qui jouxtent les installations de forage.Ils sont « isolés » du sol par une simple bâche, et ce sont, je crois, les boues de forage qui y sont entreposées. Puis les militaires et le responsable de la sécurité viennent à notre rencontre, accompagnés de trois employés qui habitent El Faouar (donc il y en a quand même…). Ils veulent savoir ce que nous faisons là, ce que nous cherchons. Je leur demande si Serinus extrait du gaz de schiste. Le responsable de la sécurité, un peu nerveux, m’assure avec un grand sourire que non, qu’ils ne l’ont jamais fait, et il m’offre une cigarette. Les employés d’El Faouar confirment ses dires.

Les bassins de rétention d’eau du forage de Serinus-Winstar sur le site de Sabria

Il y a quand même de sérieux doutes que Serinus envisage de réaliser des opérations de fracturation hydraulique. Le site de Sabria contient d’importantes réserves de gaz de schiste et un document de l’entreprise datant de 2013 mentionne ses intentions d’y réaliser à court terme des opérations de « frac » et des puits horizontaux, ce qui semble faire référence à la méthode d’extraction du gaz de schiste, par fracturation hydraulique.[4] D’ailleurs, il semble que Mazarine projette aussi, à plus ou moins long terme, d’exploiter le gaz de schiste sur son territoire.[5]

De retour au village, nous rendons visite à plusieurs malades, qui souffrent de cancers et de complications. Leurs familles nous racontent les voyages à l’hôpital de Sousse, à l’autre bout du pays, puisqu’il n’y a pas d’hôpital digne de ce nom dans la région, les rencontres avec les médecins, qui ne prennent pas beaucoup de temps pour expliquer les maladies aux patients et à leurs familles et se contentent souvent de donner des ordonnances, les efforts financiers que tout cela représente. Les pièces des maisons sont vides hormis quelques matelas par terre. Les murs sont nus. Le sable s’accumule dans les cours des maisons et s’infiltre sous le seuil des portes. Il faut sans cesse balayer.

Le village où j’étais, sans cesse envahi par le sable

Voilà. Le Sud. « C’est beau, mais c’est dur », dit Messaoud.

Dans la région d’El Faouar, de nombreux jeunes sont au chômage. On dit que les maladies se sont multipliées. Il n’y a pas d’hôpital. Il n’y a pas d’université. Il n’y a pas de théâtre ou de cinéma. Il n’y a pas de bureau de poste. Par contre il y a plein de mosquées.

On rencontre très peu de « gaouris ». A part ceux qui vont pomper le pétrole, le gaz et l’eau sans compteur…

 

Sur la route du retour, je ressens de la tristesse face aux inégalités que subissent les habitants du Sud tunisien. Du ressentiment envers ceux qui les méprisent et l’Etat qui les abandonne. De la colère face à l’impunité dont bénéficient les compagnies pétro-gazières avec l’appui des autorités corrompues et des institutions internationales. De la crainte par rapport à la situation future. Et de la gratitude envers ceux qui m’ont accueillie.

 

[1] Deux exemples d’articles réprobateurs qui déplorent que les manifestants refusent de « se sacrifier pour l’économie nationale » et visent à les criminaliser (« ces groupuscules de terroristes et de tueurs ») : http://www.letemps.com.tn/article/91319/qui-profitent-les-troubles%C2%A0 ; http://www.webdo.tn/2015/06/09/sit-in-blocages-greves-debrayages-ou-est-lautorite-de-letat/

[2] Le terme « gaouri » désigne les étrangers blancs, les européens.

[3] http://nawaat.org/portail/2013/10/29/enquete-sur-le-gaz-de-schiste-en-tunisie-des-profondeurs-du-sous-sol-tunisien-aux-paradis-fiscaux/ ; http://www.economie-tunisie.org/fr/observatoire/analysiseconomics/mensonges-sur-le-gaz-de-schiste-les-catastrophes-environnementales

[4] http://bankwatch.org/news-media/for-journalists/press-releases/ebrds-silent-shale-gas-coup-tunisia ; www.winstar.ca/documents/2013/2013-04-24-Project%20Angler-AcquisitionPresentation.pdf

A noter : l’entreprise Winstar bénéficie d’un prêt de la Banque Européenne de Reconstruction et Développement

[5] « In addition, significant shale potential exists within the Silurian ‘hot shale’ throughout the permit area. » http://www.mazarine-energy.com/zaafrane-central-tunisia/


La production de gaz de schiste au Maroc, un projet ‘ultra-difficile’ selon un expert bulgare

jeu, 23/07/2015 - 23:17


Paris : Martin Vladimirov, analyste spécialisé des questions énergétiques à l’institut bulgare ‘Center for the Study of Democracy’, indique que le ‘Maroc pays producteur de gaz de schiste’ est un statut ultra-difficile à réaliser pour le royaume.

PH Archive Le Maroc est théoriquement, un pays très riche en gisements gaziers, comme le prétend la ‘Energy Information Administration – EIA’, l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des États-Unis.

Selon les estimations de cette instance américaine, crée par le congrès des USA en 1977, le royaume détiendrait dans ses sous-sols, des réserves géantes de gaz de schiste, s’élevant à 566 milliards de mètres cubes et correspondant à environ 6 % des réserves dans la zone MENA.

Or, si le royaume peut à la lumière de ces chiffres américains et des premiers résultats des tests réalisés par plusieurs firmes énergétiques étrangères, qui prospectent chez lui, être optimiste quant au volume de ses richesses naturelles énergétiques ; passer au statut de riche pays producteur de gaz, est un projet des plus difficiles à concrétiser.

C’est ce qu’affirme l’expert bulgare, Martin Vladimirov, dans une analyse qu’il a signé sur le site américain spécialisé, OilPrice.com.

Selon Martin Vladimirov, le Maroc souffrira de nombreuses difficultés sur le chemin de sa transformation en un pays producteur de gaz de Schiste, profitant économiquement pleinement et durablement de sa nouvelle richesse.

Vladimirov a expliqué qu’il existe plusieurs classes de difficultés auxquelles le royaume est confronté et qui sont toutes insurmontables les unes que les autres.

Une eau trop chère

D’abord, une première difficulté naturelle : Le royaume étant un pays en presque stress hydrique, aura du mal à fournir aux compagnies pétro-gazières étrangères, assez d’eau pour réaliser la fraction hydraulique, technique nécessaire à l’extraction du gaz de Shiste. L’eau représentera ainsi un surcout qui amoindrirait la rentabilité d’un tel projet.

Et puis, le Maroc qui n’a pas d’histoire dans la production de pétrole et de gaz, devra construire des infrastructures ultra-coûteuses qui ne seraient amortissables que dans plusieurs dizaines d’années.

Or, relève l’expert international, le royaume qui est un pays à revenu intermédiaire, n’a pas les moyens de telles dépenses. Il devra faire appel aux capitaux étrangers et les convaincre de venir dans une région, de laquelle ils fuient dernièrement, à la suite du chaos du printemps arabe.

Des prix de gaz trop bas au Maroc

Et en fin la demande : Martin Vladimirov souligne que l’Etat marocain ne peut guère garantir aux investisseurs étrangers, un taux de rendement adéquat et ce sur les deux segments du marché, l’intérieur et l’extérieur.

Au niveau du marché intérieur, le Maroc est peu intéressant vu que les prix de gaz y sont bas.  Ils sont largement maintenus bas, grâce à la caisse de compensation, une subvention, relève Vladimirov, qui sera difficile, socio-politiquement à éliminer et les niveaux de prix actuels ne peuvent être rentables pour les investisseurs.

Pour ce qui est du marché extérieur, le Maroc ne peut exporter sans une infrastructure d’exportation viable, pour transporter le gaz vers les marchés à prix élevés.

Conclusion : en dépit de la richesse théorique de ses gisements, il est peu probable que les sociétés d’énergie étrangères, viennent au Maroc, y engager des milliards de dollars sans taux de rendement adéquat.

source: le mag.ma Larbi Amine

Réchauffement climatique : investir dans des projets gaziers peut s’avérer risqué

mer, 22/07/2015 - 09:23
 source: novethic

Si l’industrie du gaz a encore quelques beaux jours devant elle, contrairement au charbon et au pétrole, l’ONG londonienne Carbon Tracker alerte cependant sur les risques pour les investisseurs à l’horizon 2025-2035. Dansune étude publiée début juillet, elle analyse les projets des vingt plus grandes firmes pétrolières et gazières au monde. Les trois quarts d’entre elles ont des projets jugés non viables, dans un scénario de réchauffement global limité à 2 degrés. Au total, ce sont près de 300 milliards de dollars d’investissement qui sont en jeu.

Plate-formes gazière en mer du Nord (2004).
Marcel Mochet / AFP

C’est une étude qui risque de couper court à la campagne de valorisation du gaz menée par les firmes pétrolières. Publiée début juillet par l’ONG anglaise Carbon Tracker, qui a théorisé le risque carbone, elle met en garde sur certains projets de gaz naturel liquéfié (GNL) qui ne seraient pas viables dans un scénario de réchauffement de la planète limité à 2°C.

283 milliards de dollars, c’est la valeur cumulée de ces projets à risque, à l’horizon 2025. Ce montant atteint même les 379 milliards de dollars en 2035. De quoi inquiéter les investisseurs et les compagnies pétrolières, qui voient dans le gaz une reconversion salutaire pour leurs finances et leur réputation.

 

+ 10 % : l’augmentation de la demande de gaz d’ici 2035

 

En juin dernier, sept firmes européennes du secteur ont adressé une lettre ouverte à la CNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) pour réclamer la mise en place d’un prix carbone pendant la conférence climatique de Paris (COP 21), afin de « matérialiser les avantages du gaz » par rapport au charbon ou au pétrole, et développer ainsi leur activité gazière.

Ces compagnies font valoir que le gaz est une solution au réchauffement climatique, faisant de cette énergie une voie d’avenir. BP et Shell estiment ainsi que les besoins en gaz vont augmenter de 40% entre 2015 et 2035, ne prenant pas en compte la transition en cours vers une économie bas carbone.

En effet, dans le scénario 450 ppm (parties par million) de l’AIE (Agence internationale de l’énergie), la demande mondiale de gaz va bel et bien augmenter, mais de seulement 10% sur cette période. Une estimation bien en-deçà de celle avancée par les compagnies pétrolières.

 

Shell-BG la plus exposée

 

Pour James Leaton, directeur de recherche chez Carbon Tracker, « les investisseurs devraient examiner le véritable potentiel de croissance des entreprises de GNL au cours de la prochaine décennie. L’offre excédentaire actuelle signifie qu’il y a déjà une série de projets qui attendent d’entrer en production, et dont on ne sait pas s’ils seront viables ».

Parmi les pays les plus menacés, on compte le Canada (82 milliards de dollars à l’horizon 2025), les États-Unis (71 milliards de dollars) et l’Australie (68 milliards de dollars), à cause notamment de leurs projets de gaz de schiste. Et sur les plus vingt grandes compagnies analysées, seize ont des projets qui risquent de ne pas être viables à l’horizon 2025.

Shell, devenu l’opérateur le plus important du secteur avec le rachat de BG, est la société la plus exposée, avec une exposition de 59 milliards de dollars d’ici dix ans. Le géant néerlando-anglais a indiqué qu’il fondait son offre sur l’hypothèse selon laquelle le prix du baril remonterait à 90 euros, ce qui correspond en moyenne à un prix du gaz de 14-15 dollars/mmBtu (un million de british thermal unit, une unité de mesure énergétique britannique). Or, selon l’ONG Carbon Tracker, les projets dont la rentabilité suppose un prix du gaz supérieur à 10 dollars/mmBtu sur les dix années à venir sont menacés.

Cette étude de Carbon Tracker sur la viabilité des projets gaziers vient compléter deux autres études publiées l’année dernière sur la viabilité des projets liés au charbon et au pétrole.

 

 

 

Concepcion Alvarez

Explosion du nombre d’hospitalisations dans les zones de forage de pétrole et gaz de schiste

ven, 17/07/2015 - 07:42

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

Les habitants de Pennsylvanie résidant dans les comtés à forte densité de puits d’exploitation d’hydrocarbures dits de schiste font face à un risque plus élevé d’être admis à l’hôpital suite des affections causées par l’impact du processus d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. C’est ce que met en lumière une étude de l’université de médecine de Pennsylvanie.

Boom des pétrole et gaz de schiste rime avec boom des hospitalisations

Suite au boom des pétrole et gaz de schiste, les hospitalisations pour maladies cardiaques, neurologiques et autres sont plus élevés chez les personnes vivant près des forages de pétrole et de gaz non conventionnel, selon une nouvelle étude de l’Université de Pennsylvanie et l’Université Columbia publiée cette semaine dans la revue scientifique PLOS ONE. Aux États-Unis, au cours des dix dernières années la fracturation hydraulique a connu une augmentation fulgurante. Causé par l’explosion du nombre de forages de puits, son potentiel…

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Coup de frein sur le Gaz de schiste aux Pays-Bas

lun, 13/07/2015 - 09:06

Originally posted on STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs):

(!)Info minute – Revue de Presse

Le gouvernement néerlandais a interdit vendredi 10 juillet tout forage commercial pour le gaz de schiste d’ici à 2020, évoquant notamment la méthode controversée d’exploitation, le fracking. En France, la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique bloque également ce type d’exploitation depuis 2011.

« La recherche et l’exploitation commerciale de gaz de schiste n’est pas à l’ordre du jour pour les cinq prochaines années », a déclaré le ministre néerlandais de l’Economie Henk Kamp lors d’une conférence de presse à l’issue d’un Conseil des ministres. « Selon des enquêtes mandatées le gouvernement, il y a encore des incertitudes sur les effets du forage profond pour le gaz de schiste aux Pays-Bas », a précisé le gouvernement dans un communiqué, précisant qu’aucun forage d’exploration n’a encore été effectué sur le territoire néerlandais.

Annulation de permis …

Des permis d’exploration…

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Bruxelles se déclare « zone hors TTIP » (sous condition) dans l’indifférence médiatique

dim, 12/07/2015 - 00:05

­ source: Mr.Mondialisation
Alors que tous les yeux sont rivés sur le sort de la Grèce après le « Non » démocratique à l’austérité, un autre évènement de taille vient de se produire en toute discrétion. Le conseil communal de Bruxelles vient de déclarer la ville « zone hors TTIP » dans l’indifférence générale, mais sous certaines conditions.

On ignore pourquoi, mais l’information n’a pas fait grand bruit. Elle est pourtant hautement symbolique et pourrait porter son poids dans les négociations autour du traité transatlantique qui se poursuivent en haute sphère. La Capitale de l’Europe vient, en effet, de s’opposer à l’application du TTIP dans sa zone par décision démocratique de son conseil communal (qui n’a donc aucun lien institutionnel avec l’Union Européenne). Si le traité devait être adopté par les instances européennes dans sa forme actuelle, Bruxelles se déclarerait automatiquement « zone hors TTIP » !

Ce 29 juin 2015, les conseillers communaux Bruxellois ont donc voté en faveur d’une motion demandant la suspension des négociations et déclarant la capitale en dehors de la zone d’application du TTIP en cas de poursuite du projet dans ces conditions. Cette décision hautement symbolique, bien que peu impactante d’un point de vue légal, n’a pourtant pas retenu l’attention des médias belges et encore moins internationaux.

Sur son compte Twitter, Didier Wauters, conseiller communal de la Ville de Bruxelles à l’origine du document, a confirmé la décision et rendu la motion publique sur son site.

Cette décision portée par le groupe politique belge CDH serait-elle une manœuvre politique pour couper l’herbe sous le pied d’une opposition encore plus radicale ? On peut se poser la question. Le 24 avril dernier, face au Parlement bruxellois, le PTB (parti ouvrier belge) avait demandé à ce que Bruxelles soit purement et simplement déclarée « zone hors TTIP » afin de faire pression pour un rejet du traité dans sa totalité. L’enjeu aurait été de taille, car « En tant que capitale européenne, Bruxelles peut créer un effet domino et envoyer un message d’espoir afin de protéger les intérêts de la population face aux multinationales. » estime Mathilde El Bakri, figure politique belge du même parti.

Contrairement à cette position claire et affirmée contre le TTIP, la motion adoptée ce 29 juin est conditionnelle. En effet, cette mise en zone « hors TTIP » ne prendra effet que si le traité est adopté sans de plus amples négociations. C’est ici que le bât blesse. Là où les uns semblent s’opposer au TTIP dans l’objectif de le reformuler pour en tirer des avantages politiques, économiques ou sociaux, d’autres font bloc contre l’idée même du TTIP qui serait fondamentalement dangereux pour la démocratie et l’autonomie des peuples dans toutes les strates de sa composition. Le traité ne serait donc pas renégociable par nature.

Ainsi, il est important de comprendre qu’il existe deux niveaux d’opposition à ce traité transatlantique (autant qu’il existe d’oppositions plus ou moins radicales à la dette). En pratique, la position de la Commune de Bruxelles apparait donc comme une « demi-opposition » (ou un substitut d’opposition) ayant pour objectif déclaré de tirer les négociations à l’avantage des peuples ce qui, selon les opposants au traité, n’est pas réalisable. En termes simples, les politiques ne s’opposent pas au traité de libre échange mais veulent en avoir le contrôle pour tirer la couverture de leur côté. Néanmoins, sur le papier, cette volonté de placer Bruxelles « hors TTIP » reste séduisante symboliquement bien que purement sémantique.

De la nécessité de questionner le TAFTA / TTIP

Rappelons que le but de ce grand marché transatlantique est de niveler les réglementations vers le bas pour s’aligner  sur les pays les plus compétitifs comme les États-Unis. En pratique, il faudra s’attendre à une déstructuration de toutes les protections qui ont été acquises par les organisations syndicales, environnementales et démocratiques durant le siècle dernier. Les pires craintes sont attendues dont, notamment, l’utilisation systématique d’OGM, l’autorisation de techniques industrielles aujourd’hui interdites (poulet au chlore, hormones,..), l’exploitation nouvelle du gaz de schiste, etc… Dans la droite ligne de l’économie triomphante, un tel traité semble avoir pour objectif d’encourager la Croissance, la compétitivité et les marges de profits principalement des multinationales.

Notons enfin que de plus en plus de villes européennes prennent déjà leur distance avec ce traité en se déclarant « zone hors TTIP » par décision démocratique au niveau local. Des sites spécialisés répertorient ces villes notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Autriche et en Espagne. Pendant ce temps, les négociations officielles du traité transatlantique reprendront dès lundi 13 juillet 2015.

Source : cafebabel.fr / whatsupeu.wordpress.com / didierwauters.be / ptb.be


1120 tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 1 seconde

jeu, 09/07/2015 - 09:23

Magazine GoodPlanet Info

C’est ce que l’activité humaine, c’est-à-dire les industries et la combustion des énergies fossiles, rejette chaque seconde dans le monde. Le CO2 (dioxyde de carbone) est l’un des principaux gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Ce dernier est anthropique, cela signifie qu’il est d’origine humaine : déforestation, production d’énergie, élevage, transports… Fin 2015, se tiendra à Paris une conférence sur le climat afin de tenter de limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius d’ici à la fin du siècle.

– See more at: http://www.goodplanet.info/photo/2015/07/08/1120-tonnes-de-co2-dans-latmosphere-en-1-seconde/#sthash.Hyrqx6jz.dpuf


TAFTA: parlement européen

jeu, 09/07/2015 - 09:14

TTIP : Le Parlement européen pour une réforme des tribunaux d’arbitrage [UE]. Réunis en séance plénière à Strasbourg, les députés se sont finalement prononcés en faveur d’un compromis qui ne prévoit pas l’abandon, mais la réforme, des mécanismes d’arbitrage entre investisseurs et États dans l’accord commercial avec les États-Unis. Les recommandations du Parlement pour les négociations du TTIP.

Traité transatlantique : Cecilia Malmtröm veut rassurer les élus locaux [UE/FR].« Rien, dans cet accord, ne forcera les élus locaux à privatiser leurs services publics » affirme la commissaire européenne en charge des négociations du TTIP. Les autorités locales pourront insérer des clauses de préférence locale dans leurs appels d’offres tant qu’elles ne sont pas discriminatoires à l’égard des investisseurs américains. Quant à la sécurité, la santé et l’environnement ils ne figurent « pas sur la table des négociations » précise la Gazette. Relire notre article.


Le soutien conditionnel du Parlement européen au TTIP agace l’opposition

mer, 08/07/2015 - 22:08
 

Par latribune.fr  |  08/07/2015, 16:43  |  577  mots
La résolution votée par le Parlement européen pose quelques garde-fous. Parmi ceux-ci, elle pose comme principe l’exclusion de la culture ainsi que des services publics et audiovisuels du futur TTIP. (Crédits : reuters.com)


Les députés européens ont voté une résolution en faveur du traité de libre-échange négocié avec les Etats-Unis mais imposent leurs conditions. Ils veulent maintenir un mécanisme d’arbitrage privé pour régler les différends entre les investisseurs et les Etats, mais avec plus de transparence. Une partie de la gauche et le collectif Stop Tafta notamment, dénoncent un outil « au service des multinationales ».


Le Parlement européen a apporté mercredi 8 juillet un soutien conditionnel au projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), un traité de libre-échange que l’Union européenne négocie depuis deux ans avec les Etats-Unis. Il se déclare favorable à un accord « approfondi, global, ambitieux, équilibré et de qualité en matière de commerce et d’investissement » dans une résolution adoptée par 436 voix contre 241 et 31 abstentions.

Pour rappel, alors que les barrières tarifaires ont pour la plupart disparu entre l’Union européenne et les Etats-Unis, l’accord TTIP entend relancer les flux commerciaux transatlantiques par une harmonisation des normes et règlements qui les entravent. Ses promoteurs espèrent conclure les négociations d’ici fin 2016. Un accord créerait, selon eux, un marché de 800 millions de personnes, générant des millions d’emplois nouveaux et compensant la montée en puissance de la Chine et de la Russie.

Le Parlement n’intervient pas dans les négociations avec les Etats-Unis, qui sont menées par la Commission européenne au nom des Etats membres, mais il disposera d’un pouvoir d’approbation, et donc d’un droit de veto, sur l’accord final.

Un mécanisme d’arbitrage privé qui coince

Le refus du Parlement d’inclure dans le futur traité un mécanisme d’arbitrage privé, dit ISDS (Investor-state dispute settlement), voulu par les Américains pour régler les différends entre les investisseurs et les Etats, pourrait toutefois constituer une pierre d’achoppement dans la poursuite des négociations.

Le Parlement prône à la place « un nouveau système de règlement des litiges (…) où les affaires éventuelles seront traitées dans la transparence par des juges professionnels indépendants, nommés par les pouvoirs publics, en audience publique, et qui comportera un mécanisme d’appel ».

Crainte d’un « contournement des législations nationales »

Fruit d’un compromis entre les groupes politiques de centre-droit et de centre-gauche, ce mécanisme reste pourtant dangereux aux yeux de certains socialistes, dont ceux de la délégation française, des écologistes, de la gauche radicale et de l’extrême droite.

Pour Yannick Jadot, eurodéputé français d’Europe Ecologie-Les Verts, « aucun argument économique » ne justifie la création de telles instances arbitrales.

« Ça restera un outil au service des multinationales pour contourner les législations nationales et réduire notre capacité à réguler », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

« L’Union européenne s’obstine dans une direction désavouée »

Le Collectif Stop Tafta (acronyme français pour désigner le TTIP) estime que « les eurodéputés n’ont pas souhaité rejeter l’inclusion d’un mécanisme de règlement des différends Investisseurs-Etats dans l’accord futur ». Selon le collectif, cela « donnera aux entreprises étrangères le droit exclusif d’attaquer des États »

« Tout comme sur la gestion de la crise grecque, l’Union européenne s’obstine dans une direction désavouée par les opinions publiques européennes » selon Jean-Michel Coulomb, du Collectif Stop Tafta.

L’organisation s’appuie sur une consultation publique organisée par la Commission elle-même où 97% des avis exprimés étaient contre ce mécanisme.

Des lignes rouges fixées par Le Parlement européen

La résolution votée par le Parlement européen pose toutefois quelques garde-fous. Parmi ceux-ci, elle pose comme principe l’exclusion de la culture ainsi que des services publics et audiovisuels du futur accord et en demandant que celui-ci garantisse la reconnaissance des indications géographiques protégées et la protection des données personnelles.


stopTAFTA Besançon se félicite de ses actions

mer, 08/07/2015 - 21:58

source: macommune.ca//
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Grand marché transatlantique et ses risques pour les collectivités .

Le collectif stopTAFTA de Besançon se félicite que son action d’interpellation des élus et d’information citoyenne ait contribué à l’adoption par la nouvelle majorité municipale de Besançon d’une nouvelle motion sur le Grand Marché Transatlantique, pointant ses risques pour les collectivités territoriales, jeudi 18 juin 2015, un peu plus d’un an après la motion du 14 février 2014.

« La motion votée en conseil municipal le 18 juin inscrit la ville de Besançon dans la liste des « collectivités hors zone TAFTA », ce qui est un marqueur d’opposition forte au traité en cours de négociation TAFTA. C’est le positionnement que le collectif avait sollicité de la part des élus de la ville. Besançon rejoint donc une liste de plus en plus fournie de collectivités « hors zone TAFTA » et s’inscrit dans une dynamique grandissante d’opposition à ce traité. Pour autant, le collectif ne peut qu’être en désaccord avec la formulation d’inscription hors zone TAFTA « Dans l’attente des évolutions indispensables pour rendre l’accord actuellement en projet acceptable ». En plus d’être floue, cette formulation laisse entendre que ce Grand Marché Transatlantique pourrait finalement être accepté par la ville de Besançon, une fois amendé. Or le projet d’accord TAFTA, et ce depuis le mandat de négociation initial de la Commission européenne, en date du 14 juin 2013, est un projet libéral, fait pour le bénéfice des multinationales au détriment des peuples et de l’environnement. Il serait trop long d’étayer des arguments ici, nous renvoyons donc au site du collectif national unitaire. De même nous continuons à dénoncer le déni démocratique et l’opacité entourant les négociations en cours, et déplorons la présentation positive que la motion donne de ces enjeux. Nous regrettons également la mention faite aux « lignes rouges » à ne pas dépasser, alors que le mandat initial de négociation transgresse dès l’origine allègrement une bonne partie de ces lignes rouges. Le collectif stopTAFTA de Besançon reste mobilisé et continuera son travail d’interpellation et d’information sur la menace que représente le Grand Marché Transatlantique. » (Communiqué)

Les collectivités invitées à se déclarer du hors du traité Transatlantique

mar, 07/07/2015 - 22:14

source: l’orne combattante

Le collectif citoyen normand  »le Nucléaire et ses déchets non merci ! » dont le siège à est Athis-de-l’Orne, ne reste pas inactif en cette période estivale.

07/07/2015 à 12:27 par Vallée Guy

Le collectif citoyen normand le nucléaire non merci ! lance une nouvelle action auprès des élus locaux afin d’alerter ces derniers sur les négociations en cours concernant le projet du traité Transatlantique. Voici ce que déclare le collectif athisien :

” Jusqu’à récemment, peu de personnes connaissaient les négociations en cours dans le cadre du projet de Traité Transatlantique (également nommé TAFTA ou TTIP). Aujourd’hui, les informations se précisent et confirment la menace sur les services publics, sur les droits des citoyens et sur leur protection dans des domaines tels que l’environnement, la santé et l’emploi.

Avant qu’il ne soit trop tard pour réagir, des associations se sont regroupées sur le territoire français et ont décidé de contacter leurs élus. Dans ce cadre, le Collectif Citoyen Normand, basé à Athis-de-l’Orne, a envoyé un courriel aux maires et conseillers municipaux des communes de la CdC du Bocage athisien et à quelques autres communes proches. Ils ont reçu un dossier de l’AFCCRE (association française du conseil des communes et régions d’Europe) et un article du 18 mai dernier paru dans La Gazette des Communes qui lance une alerte sur ce traité et appelle les communes à se déclarer ”hors-zone Tafta”.

Face au grand nombre de craintes (concernant les normes environnementales et sociales, les droits des collectivités, l’avenir des petites entreprises, des agriculteurs, des salariés) que suscite ce futur accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, il est important qu’un grand nombre d’élus locaux se mobilisent pour ne pas offrir la possibilité aux investisseurs de ”contourner les assemblées législatives et réglementaires légitimes.”

Depuis un an, la résistance s’organise. Aujourd’hui 300 collectivités de toutes tailles, urbaines et rurales, de gauche comme de droite, font partie du collectif ”Stop Tafta”. En février, le Sénat a voté, à l’unanimité, une résolution pour soutenir la préoccupation des élus locaux. Une pétition citoyenne est en cours et a été signée par plus de 2 millions de personnes. En Basse-Normandie, les municipalités de Cherbourg-Octeville, Giberville, Bissières (14), le conseil régional de Basse-Normandie, La Ferté-Macé et Ségrie-Fontaine ont déclaré leur collectivité Hors Tafta”.


Tafta. « Les élus doivent savoir »

sam, 04/07/2015 - 23:00
Le collectif « Stop Tafta » poursuit son travail d’information auprès des élus. Trégunc, Saint-Yvi et Bannalec ont voté une motion contre le projet de marché mondial (Tafta). Le collectif « Stop Tafta », espère que d’autres suivront. Depuis le début de l’année, le Collectif du Sud 29 « Stop Tafta », composé de membres des sections locales d’Attac, de la Ligue des Droits de l’Homme et de l’UDB, rencontre les élus du secteur de Concarneau et de Quimperlé « pour parler de la menace que représente le grand traité économique transatlantique (Tafta) actuellement en débat ». Certains maires ont accepté cette rencontre comme Trégunc, Saint-Yvi, Névez, Bannalec, Riec, Quimperlé mais d’autres n’ont pas encore répondu « comme Concarneau, Rosporden et d’autres que nous allons relancer », expliquait le collectif jeudi soir. Échelle communautaire « Nous allons poursuivre notre travail d’information », poursuivait Youen Le Flao. Pour Henri Guillou, membre du Comité départemental « Stop Tafta », « l’idéal serait que tout se fasse au niveau des communautés de communes ». Il reste que le vote de la motion par les trois communes du secteur « est déjà une belle victoire et montre que les élus sont sensibles à cette menace ». Le collectif est d’autant plus satisfait que « Quimperlé doit voir cela à la rentrée ». De même, « nous allons relancer André Fidelin, au titre de maire de Concarneau et de président de la communauté d’agglo ». « Car la mise en place de ce Tafta représente aussi une vraie menace pour les collectivités territoriales », ajoute Henri Guillou. Il craint « de voir s’imposer la loi des multinationales et une libéralisation des services publics ». Un exemple ? « Si une commune confie la gestion de l’eau à un groupe privé et qu’elle veut ensuite revenir à une gestion publique, elle ne le pourra plus », affirme Henri Guillou. Et de rappeler que « les entreprises privées pourront très facilement et au nom de ce Tafta, envoyer les communes devant les tribunaux ». Autant de points « que les élus doivent connaître, car il en va de notre avenir à tous ».

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/tafta-les-elus-doivent-savoir-04-07-2015-10693108.php


TISA: les nouvelles révélations de WikiLeaks sur l’accord sur les services

jeu, 02/07/2015 - 11:12

Source: Medipart

01 JUILLET 2015 |  PAR MARTINE ORANGE

L’accord sur les services (TISA) est le complément du traité transatlantique. Sans WikiLeaks, il serait encore secret. Son objet : démanteler toutes les barrières, mettre à terre tous les services publics. WikiLeaks publie un avant-projet discuté en avril 2015.

Entre eux, ils s’appellent les « très bons amis des services ». Depuis plus de deux ans, des responsables d’une vingtaine de pays, emmenés par les États-Unis, l’Europe, l’Australie et le Canada, se retrouvent dans la plus grande discrétion, souvent à l’ambassade d’Australie à Genève, pour négocier un nouvel accord commercial. Son nom de code : TISA pour Trade in services agreement (accord sur les services).

Ces négociations s’inscrivent dans le prolongement de celles du traité commercial transatlantique (TAFTA), complétées par le dispositif sur le secret des affaires. Car même s’il est divisé en plusieurs volets, il s’agit bien du même projet visant à laisser le champ libre aux multinationales, à abaisser les dernières défenses des États. Et ces accords parallèles se discutent toujours dans les mêmes conditions : la plus totale opacité.

TISA serait resté totalement inconnu, si WikiLeaks n’avait commencé à dévoiler les premiers projets d’accord en avril 2014. Depuis, le site dévoile régulièrement les différentes étapes des discussions, portant sur les services financiers, les services informatiques, les transports maritimes, les télécommunications (voir ici). Aujourd’hui, il publie un nouvel état des compromis et des divergences entre les différentes parties établi dans un projet en date du 24 avril 2015.

Cliquer ici pour télécharger le document principal. Rendez-vous sur le site de Wikileaks pour accéder aux annexes.

Considérant qu’il n’y a plus rien à attendre des grands accords internationaux depuis l’échec du cycle de Doha, « les très bons amis des services » ont décidé de bâtir ensemble un nouvel accord cadre visant à organiser entre eux la libéralisation totale des services. Ces domaines, selon eux, sont encore bien trop protégés par les lois et les règlements nationaux. Des études de think tank – totalement indépendants comme il se doit – viennent opportunément appuyer leurs propos : la libéralisation des services se traduirait par une hausse de la croissance, de plusieurs points par an, assurent-ils, comme ils l’avaient déjà assuré lors de la libéralisation des marchés financiers, des capitaux, des échanges commerciaux, de l’énergie…

Le premier secteur visé est le secteur financier. Les négociateurs veulent mettre en place un accord permettant une totale libéralisation des finances, l’abaissement des normes et des règles prudentielles. « Les lobbies financiers veulent ce traité, afin d’avoir les moyens de contrer une nouvelle régulation financière. Un accord sur les services financiers, adopté au niveau international, serait pour eux la meilleure garantie pour l’avenir. Cela poserait les principes d’une dérégulation globale et empêcherait par effet de cliquet tout retour en arrière, toute tentative de contrôle de la finance. TISA se veut une plateforme qui impose un cadre à tous les accords futurs. C’est le but de ce projet d’accord : interdire par traité toute régulation financière », avait analysé dans Mediapart Dominique Plihon, professeur d’économie à Paris XIII, économiste atterré et membre d’Attac, lors des premières révélations de WikiLeaks l’an dernier.

En février 2015, d’autres révélations, portant sur les services informatiques, avaient montré les intentions des multinationales de se comporter en toute puissance. Nulle contrainte ne devrait leur être opposée. Les États n’auraient pas le droit de leur demander ne serait-ce que les codes sources de certains équipements, même au nom de la sécurité. Les droits imprescriptibles des groupes doivent passer au-dessus des États.

Les nouveaux documents de WikiLeaks dévoilent le cadre plus général de ces négociations. Il ne s’agit pas seulement de la finance ou des télécommunications, mais de tous les services : le transport maritime, le e-commerce, le courrier. Avec un objectif : en finir avec tous les services publics, les normes de protection, les encadrements.

Tous les services publics en situation de monopole seraient ainsi placés sous surveillance afin de s’assurer qu’ils ne bénéficient pas d’une rente indue. Des groupes concurrents pourraient les attaquer en justice pour concurrence déloyale. Même si cela n’est pas dit explicitement, autant dire qu’ils seraient à terme condamnés, le projet d’accord visant à les dynamiter de l’intérieur. Même les services universels, comme l’obligation faite aux opérateurs de téléphonie mobile d’assurer la desserte du territoire par exemple, seraient soumis à examen, pour voir s’ils ne contiennent pas des clauses abusives, et pourraient être revus.

Les normes techniques et spécifications pour les marchés devraient être établies « selon des critères transparents et objectifs ». Quand des autorisations pour la fourniture d’un service sont requises, des contrôles devraient mis en place à intervalles réguliers pour voir si elles sont appropriées. Et « toute personne intéressée pourrait demander un contrôle ».

Toutes les règles de marchés publics, telles qu’elles sont appliquées en France, par exemple, seraient aussi vouées à disparaître. Le projet d’accord précise qu’il ne pourrait plus y avoir de préférence nationale, de clause imposant des emplois sur le territoire, de normes particulières, ou même d’y travailler ou d’y payer ses impôts. C’est le pillage généralisé des finances publiques qui s’esquisse, sans que les États puissent même espérer en avoir quelques retombées.

Impossible de se dérober à cet accord, est-il précisé dans cet avant-projet. Les États s’engagent à transposer le plus rapidement possible dans leur législation les dispositions du traité et supprimer les lois contraires.

Comme dans le cadre du traité transatlantique, ce projet organise le démantèlement de toutes les règles, de tous les pouvoirs des États, pour le seul profit des multinationales. Et tout cela se négocie dans le plus grand secret, comme d’habitude. Qui a pris l’initiative en France, en Europe d’engager de telles discussions ? Qui les mène ? Et à qui en est-il rendu compte ? Va-t-on découvrir, comme dans le secret des affaires, qu’une poignée de personnes est en train de tout brader, sans le moindre contrôle ?


Le Maroc se lance dans le gaz de schiste

mer, 01/07/2015 - 23:37
 source: tout sur l’algérie

10:17  mercredi 1 juillet 2015 | Par Tewfik Abdelbari |

Le premier puits de gaz de schiste est entré en production, en fin de semaine passée, selon le site du magazine économique  Forbes.

Une production « satisfaisante »

Le forage est mené par une compagnie énergétique irlandaise, Circle Oil, rapporte le magazine américain. Avec un débit de 1,9 millions de pieds cubes par jour, la production est jugée « positive et encourageante » par Circle Oil, toujours selon la même source.

Le puits se situe dans le périmètre de Lalla Mimouna dans la province de Kenitra, au nord du Maroc, détaille Forbes. Le Royaume mise sur des ressources en hydrocarbures conventionnels et non conventionnels (gaz de schiste) pour réduire sa dépendance aux importations, indique le magazine économique.

Diversification du mix énergétique : intérêt des « majors » pétrolières

En effet, le Maroc dépend de l’étranger pour la quasi-totalité de sa consommation d’énergie. Les autorités du Royaume veulent réduire la part des importations d’énergie, notamment en développant les énergies renouvelables.

Cela dit, les hydrocarbures (conventionnels et non-conventionnels) font également partie de la stratégie mise au point depuis près de 5 ans, explique Forbes. L’essentiel du potentiel se situe en off-shore (au large des côtes), selon la même source.

Ainsi, le Maroc commence à attirer des compagnies pétrolières majeures, à l’image de Chevron, BP ou Cairn, précise le magazine. Cependant, en ce qui concerne le gaz de schiste, le voisin de l’Ouest est confronté, en plus du manque de compétences locales, au même problème que l’Algérie : la rareté de l’eau.

L’Algérie, qui détient les troisièmes réserves mondiales, s’était également engagée sur la voie du gaz de schiste, en particulier dans la région d’In Salah, au Sud. Suite à des manifestations récurrentes et parfois violentes, le gouvernement a décidé de temporiser.


Les élus allemands ajournent leur décision sur le « fracking » contesté

mar, 30/06/2015 - 21:19
AFP paru le 30 juin 2015 à 11:45

Le gouvernement allemand a décidé de repousser à après l’été un vote au Bundestag sur une loi sur la fracturation hydraulique, le texte sur cette technique très contestée, utilisée dans l’extraction des gaz de schiste, suscitant d’importantes réserves parmi les élus.

« Il est nécessaire de prendre encore un peu de temps pour clarifier les questions centrales », a déclaré mardi à l’agence DPA le député social-démocrate Matthias Miersch, chargé des questions d’environnement au sein de son parti. « La minutie prime sur la rapidité », a-t-il fait valoir.

Les députés du Bundestag, chambre basse du parlement, devaient initialement se prononcer sur le texte vendredi, dernier jour de séance avant la pause estivale. La loi approuvée en conseil des ministres début avril prévoit tellement de restrictions à l’utilisation de la fracturation hydraulique, ou « fracking », qu’elle l’interdit de facto en Allemagne jusqu’à 2019.

La ministre de l’Environnement sociale-démocrate Barbara Hendricks, à l’origine du texte, a dû revoir son projet, au départ encore plus contraignant, sous la pression du partenaire de coalition conservateur. Les Unions chrétiennes ne voulaient pas fermer la porte à une technologie dans laquelle les milieux économiques placent beaucoup d’espoir.

Seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, mais fortement critiquée pour ses effets potentiels sur l’environnement et la santé, le procédé consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, pour permettre l’extraction de gaz capturé dans la roche.

Le « fracking » est interdit en France mais très utilisé aux États-Unis, pays qui a pu grâce à l’exploitation du gaz de schiste faire fortement baisser ses coûts d’énergie. Le texte amendé à l’automne prévoit qu’à partir de 2019, et sous réserve du feu vert d’une commission scientifique, certains projets de fracking puissent être approuvés.

Cette disposition suscite les réserves d’un certain nombre d’élus, y compris des partis de gouvernement, qui y voient une autorisation du « fracking » par la petite porte. Le sujet est très épineux en Allemagne, du fait d’une forte résistance dans la population. Dans le même temps, l’industrie exerce un intense lobbying pour laisser au moins ouverte la possibilité du recours à la fracture hydraulique. Le précédent gouvernement s’était déjà cassé les dents sur le sujet.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés – © Agence France-Presse


Une décision historique : un tribunal néerlandais impose à l’Etat d’agir contre le changement climatique

mar, 30/06/2015 - 10:38

25 juin 2015 / Andrea Barolini (Reporterre)

 

C’est une victoire historique pour la population néerlandaise et européenne. Un tribunal de La Haye, saisi par neuf cents citoyens, a condamné mercredi 24 juin l’Etat néerlandais à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. « Le gouvernement sera maintenant obligé à changer ses politiques, étant donné que les juges ont ordonné une baisse des émissions de CO2 d’ici 2020 de 25 % par rapport au niveau de 1990. Il s’agit d’une décision contraignante », explique à ReporterreDennis Van Berkel, de l’organisation non gouvernementale Urgenda, qui a coordonné l’action judiciaire. Les 900 plaignants hollandais avaient demandé à la justice de qualifier de « violation des droits de l’homme » un réchauffement climatique supérieur à 2ºC avant la fin du siècle.

La joie des militants d’Urgenda à la sortie du procès

Le tribunal, explique Urgenda dans un communiqué, a en effet rappelé que l’Etat est « obligé par la loi à protéger ses citoyens ». L’Etat néerlandais n’a en effet jusqu’à présent pas officialisé d’engagement précis sur les émissions de gaz à effet de serre du pays, disant vouloir attendre les résultats de la Cop21, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui aura lieu du 30 novembre au 15 décembre 2015 à Paris. Les Pays-Bas restent, en outre, parmi les moins avancés en Europe en ce qui concerne la production d’énergie issue de sources renouvelables : seuls Malte et Luxembourg font pire.

L’avocat qui a défendu l’Etat dans le procès a déclaré devant la Cour que « les décisions de la justice ne doivent pas interférer avec l’action du gouvernement, parce qu’indiquer un niveau de réduction spécifique suppose des évaluations politiques, dont la responsabilité, dans une démocratie, repose sur les épaules du gouvernement et du parlement ».

L’audience au tribunal de La Haye

« Dans un pays démocratique basé sur un État de droit, a répondu l’avocat de Urgenda, même un gouvernement élu par le peuple est soumis à la loi. La justice est donc censée imposer ce principe, et corriger l’action du pouvoir publique si nécessaire. »

« Si la politique n’est pas capable de changer l’état des choses, c’est aux juges de se prononcer », avait ajouté Liesbeth van Tongeren, députée du parti Groenlinks (« Gauche verte »).

Le tribunal de La Haye a finalement donné droit aux requêtes des citoyens, en demandant au gouvernement « de faire ce que lui-même avait indiqué nécessaire afin de lutter contre un changement dangereux du climat, et notamment de réduire davantage ses émissions de CO2, alors que sur la base des politiques actuelles, en 2020 on n’arrivera qu’à une baisse de 16 % par rapport à 1990 ».

Cette diminution, poursuit le tribunal, « est présentée comme indispensable par les organisations internationales comme par les scientifiques », et les coûts qu’il faudra soutenir pour atteindre ce but ne s’élèvent pas à des niveaux « inconcevables ». En outre, ajoute Urgenda, « les objectifs sont tout à fait abordables, compte tenu du fait que d’autres pays, comme la Danemark ou l’Allemagne, ont établi des politiques qui garantiront une baisse de leurs émissions à hauteur de 40 % d’ici 2020. »

Si les politiciens n’agissent pas, les juges peuvent intervenir

Afin de partager son expérience, Urgenda est en train de traduire toute la documentation légale en anglais. D’autres organisations de citoyens, en Europe, ont entamé des actions similaires (c’est le cas de la Belgique) ou les préparent, comme en Norvège. « Des millions de personnes déjà frappées par les conséquences du changement climatique espèrent que ceux qui ont causé les émissions nocives interviennent pour les diminuer. Ce verdict leur donne un atout pour préparer leurs actions en justice », dit Marjan Minnesma, directrice d’Urgenda, qui a commencé avec une équipe d’avocats à étudier la plainte en 2013.

Marjan Minnesma

« Il s’agit d’un jugement révolutionnaire pour la lutte des écologistes », selon Faiza Oulahsen, de Greenpeace Pays-Bas. « Le tribunal néerlandais a été très clair : le gouvernement est obligé par la loi de protéger ses citoyens face aux menaces liées au climat. Maintenant ces actions vont se multiplier dans le monde. Les politiciens qui se retrouveront en décembre à Paris devraient tenir compte de cette sentence. »

Selon Marjan Minnesma, , « le changement climatique est un problème énorme, qui nécessite d’être abordé avec davantage d’efficacité. Et si les politiciens ne s’engagent pas sur ce chemin, ce sont les juges qui interviennent. »


Retour en plénière pour les amendements sur le TTIP [UE].

mar, 30/06/2015 - 10:16
source: contexte

  Les députés de la commission du commerce international ont voté pour renvoyer en plénière les 113 amendements déposés lors de celle du mois de juin. Aucun compromis entre la gauche et la droite n’a pour le moment été trouvé, des négociations sont encore en cours. La conférence des présidents du Parlement doit décider de mettre ou non le sujet à l’ordre du jour de la plénière, le
2 juillet.

TTIP : une feuille de route technique pour l’automne [UE].  La prochaine semaine de négociations de mi-juillet vise à analyser la compatibilité des règles techniques européennes et américaines dans les neuf secteurs concernés par l’accord commercial. « On devrait arriver à l’automne avec une feuille de route technique pour neuf secteurs », indique une source proche des négociations.