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Collectif 77 - Seine et Marne

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Mis à jour : il y a 2 semaines 5 jours

Les compagnies pétrolières préparent le terrain pour le pétrole de schiste…

mer, 06/03/2013 - 17:50

Communique de presse des collectifs contre les gaz et huiles de schiste       Le 06 Mars 2013,

  BASSIN PARISIEN : Les compagnies pétrolières préparent le terrain pour le pétrole de schiste…

 Nous demandons l’arrêt des travaux de forage sur le permis de Mairy

 

Dans le cadre du permis de recherche de Mairy, la compagnie américaine Hess Oil procède depuis janvier 2013 à des opérations de forage de recherche sur sa plate-forme à Huiron située en Champagne-Ardenne  dans le département de la Marne. Sur ce permis, 2 autres forages aux conditions identiques, ont été prévus et demandés par la même déclaration : à Ecury-sur-Coole et Maisons-en-Champagne. Elle déclare forer pour rechercher du pétrole conventionnel alors que le permis était identifié clairement “huile de roche-mère” dans la lettre de mission du 04 février 2011 des CGEDD/CGIET ainsi que le communiqué de presse afférent du 10 février 2011.

Comment cette compagnie explique-t-elle dans le dossier de déclaration des travaux (déposé par Toréador avant la loi du 13 juillet 2011), les deux phases de forage envisagées ? « L’objectif de nos forages de recherches est de déterminer lors du forage vertical les caractéristiques pétrophysiques et pétrolières de ces niveaux du Lias, en prélevant des échantillons de carottes pour analyse au laboratoire. Ces analyses devraient permettre de définir quels sont les niveaux prometteurs parmi les roches du Lias et parmi ces niveaux, choisir le niveau qui sera reconnu par un forage horizontal » (Chapitre 1, p.3). Le Lias est l’étage des schistes, des roches-mères, il n’y a donc aucun gisement conventionnel, ni aucun réservoir classique possible. Ces explications sont claires : les roches-mères et  l’étage des schistes  sont visés, l’objectif est de choisir la bonne profondeur pour forer horizontalement dans les schistes. C’est une recherche d’objectifs non-conventionnels. Pourquoi prévoit elle cette deuxième phase si elle affirme ne chercher en France que du pétrole conventionnel ? Pour rappel, Hess Oil réalise aux USA une grande partie de son chiffre d’affaire grâce à son extraction de pétrole de schiste. De plus, Hess Oil  indique en toutes lettres dans sa déclaration de travaux qu’elle peut recourir pour cette deuxième phase, à la fracturation hydraulique.

Même si l’arrêté préfectoral du 14 Avril 2011 donnant acte de la déclaration de travaux miniers stipule, en son article 18, que la fracturation hydraulique n’est pas autorisée, les collectifs se demandent comment Hess Oil va procéder pour tester la perméabilité et pour récupérer ce pétrole dans cette formation étanche, la seule solution technique étant de fracturer !

Alors pourquoi Hess Oil poursuit-elle ses opérations de forage et que cherche-t-elle ?

En se cachant derrière sa recherche de pétrole conventionnel, elle se prépare pour une future exploration et exploitation du pétrole de schiste dès que celles-ci seront autorisées, car aujourd’hui rien ne lui interdit dans ses travaux de forage, après l’installation d’un puits vertical en phase 1, de mettre en œuvre une phase 2, pour réaliser un drain horizontal.

Il n’aura échappé à personne, ces dernières semaines, que de multiples déclarations et démarches tentent d’accélérer la décision de mettre en place rapidement des expérimentations sur des techniques « alternatives » à la FH, pour promouvoir à terme l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) a été introduite devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 8 janvier 2013 par les avocats de la compagnie Schuepbach pour annuler les articles de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique. Si cette QPC est jugée recevable par le tribunal et que le Conseil Constitutionnel annule les articles, nous nous retrouverions dans la situation législative de 2010 ouvrant à nouveau la voie à l’exploration/exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

C’est pourquoi, les collectifs contre les GHDS dénoncent cette pratique de Hess Oil qui, profitant de ce contexte, entretient une ambiguïté sur les réels objectifs géologiques visés .

C’est pourquoi aussi, les collectifs contre les GHDS s’interrogent sur l’attitude du gouvernement qui, à maintes reprises, a évoqué la suspension de toute activité d’exploration tant que la réforme du code minier actuellement à l’étude et les débats citoyens sur la transition énergétique n’auront pas été menés à terme.

Les collectifs contre les GHDS sont profondément surpris que ce forage ait pu commencer dans un cadre juridique inédit à savoir que la requête de Hess Oil portant sur l’accord de prolonger de quatre années le permis de recherche a été rejetée le 17 janvier 2013 par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La date d’expiration de ce permis, débuté en 2007 pour 4 ans, est donc dépassée.Pourtant ce rejet n’empêche visiblement pas la poursuite des recherches d’hydrocarbures sur le terrain.

Les collectifs contre les GHDS demandent l’arrêt immédiat des travaux sur la plate-forme de Huiron.

Pour permettre d’examiner et contrôler les programmes de forage du permis de Mairy selon les dispositions de la circulaire du 21 septembre 2012 de la ministre D.Batho, en s’assurant que les travaux prévus ou réalisés correspondent à la qualification des objectifs géologiques du permis.

La justice n’a pas encore «statué au fond sur la légalité» concernant la mutation du permis souhaitée par Hess Oil. Aussi les collectifs demandent que la justice examine la légalité de la mutation du permis souhaitée par Hess Oil, lequel, malgré le rejet de prolongation du permis de Mairy, poursuit ses activités de forages en absence de tout cadre légal.

Les collectifs ne cesseront jamais de rappeler leur opposition à toute forme d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels DANS LE BASSIN PARISIEN OU AILLEURS, AUJOURD’HUI OU DEMAIN !

Signataires :

Le collectif Non aux pétrole et gaz de schiste Sud77 (77 Seine et Marne)

Le collectif Fertois ( Jouarre 77 Seine et Marne)

Le collectif « non au gaz de schiste 91 » (91 Essonne)

Le collectif citoyen IDF non aux gaz et pétrole de schiste (Ile de France)

Le comité de Réflexion et d’Initiative de Nonville (77 Seine et Marne)

Le collectif Non aux pétrole et gaz de schiste Bocage gâtinais

(77 Seine et Marne, 45 Loiret, 89 Yonne)

Le collectif « Marne-Ourcq-Multien » (77 Seine et Marne)

Le collectif Carmen (Région Picardie)

Le collectif Basta Gaz ! Alès (30 Gard)

L’inter-collectif du 22 Septembre Sud (30 Gard – 34 Hérault)

L’union pour le parc naturel régional de  « Le Brie et  des deux Morin »

L’association Hainaut Avenir Environnement (59 Nord)

Les collectifs Isérois (Nord Isère, Bièvrois, Sud Gresivaudan, Viennois, Grenoblois, Trièvois, Voironnais – 38 Isère)

Le collectif de Roynac (26 Drôme)

Eco’lectif  Dégaze Gignac et Environs. (34 Hérault)

Le collectif « stop gaz de schiste Anduze » (30 Gard)

Le collectif de Rivières (30 Gard)

Le collectif  Roquedur-Le Vigan contre le gaz de schiste (30 Gard)

Le collectif « Non au gaz de schiste  Florac » (48 Lozère)

Le collectif AJC-Les Mages (30 Gard)

Le collectif anti gaz de schistes de Béziers (34 Hérault)

Le collectif citoyen du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11 Aude)

Le collectif biterrois Non au gaz de schiste, “Béziers ngds” (34 Hérault)

Le collectif Gardonnenque & Petite Camargue (30 Gard)

Le collectif du Haut-Bugey, non aux forages d’hydrocarbures (01 Ain)

Le collectif Pézenas, Castelnau de Guers et environs (34 Hérault)

Le collectif du Céressou (Cabrières, Fontès, Peret) (34 Hérault)

Le collectif Garrigue Vaunage contre les Gaz de schiste (30 Gard)

Le collectif du Valromey (Permis des Moussières) (01 Ain)

Le collectif 07 Stop au gaz de Schiste (07 Ardèche)

Le collectif Stop au Gaz de Schiste 38 (Isère)

Le collectif Stop au Gaz de Schiste 69 (Rhône)

Le collectif Non au Gaz de Schiste des Pays de Savoie et de l’Ain

Réseau Rhônalpin Stop aux Gaz et Pétrole de Schiste

Les collectifs non aux forages d’hydrocarbures de l’Ain (01)

Le collectif Orb-Jaur Non au Gaz de Schiste (34 – Hérault)

Le collectif piémont cévenol (30 Gard)

Le collectif Stop Forages Bugey Sud (01 Ain, Bugey Sud)

Le collectif Ile-de-France Décroissance

Le collectif “gaz de couche non merci” Nord Pas de Calais

Le collectif Corbières (11 Aude)

Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist (47 Lot et Garonne)

Le collectif Haut Jura “non aux forages” (39 Jura)

Le collectif Gazpart Soissons (02 Aisne)

Contact Presse :

Bassin Parisien :

Isabelle MICHAUT            06 86 16 23 35   

Collectif citoyen Ile-de-France “non aux gaz et pétrole de schiste” : collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@lists.riseup.net                    

Rhône-Alpe- Ardèche :

Antoine COMBIER           04 75 36 72 83 

 Sud Est :

Sébastien ESPAGNE        06 32 38 06 83

 

Communiqué de presse des collectifs anti gaz et huiles de schiste

jeu, 28/02/2013 - 11:13
NON AU GAZ : NI DE SCHISTE, NI DE CHARBON,
NI ICI, NI AILLEURS
 Le 26 février 2013Les grandes compagnies pétrolières et notre « Ministre du Redressement Productif » marquent un intérêt grandissant pour le gaz de charbon qui semblerait présent dans les Bassins du Nord-Pas de Calais, des Cévennes gardoises, de Lorraine, des Bouches-du Rhône, et du Massif central.

Gazonor est chargé de récupérer le méthane (gaz explosif et inflammable) dans les mines du Nord – Pas de Calais depuis leur fermeture, car ce gaz « remonte » dans les galeries sous la pression de l’eau et constitue un risque pour les populations.

Mais le gaz de charbon maintenant ciblé sera extrait dans des zones minières non encore exploitées, avec une technique beaucoup plus agressive et polluante. La société EGL s’apprête à faire prochainement quatre forages d’exploitation en Lorraine et quatre dans le Nord.

Il faudrait faire un forage vertical (entre 600 et 1200 m) puis forer horizontalement en étoile, en suivant la veine de charbon (jusqu’à 3000 m) et pomper l’eau contenue dans la couche de charbon afin de créer une dépression qui libèrerait le méthane retenu à sa surface ; l’eau devrait alors remonter, entraînant le méthane.

Alors qu’en Lorraine on injecterait 400m3 (?) d’eau par forage, Monsieur Briens, patron de EGL, nous assure que dans le Nord cette eau ne serait pas utile : va-t-on tenter d’améliorer la technique dans le Nord ?

Cette activité est extrêmement polluante.

La grande quantité d’eau extraite par pompage peut être salée, riche en arsenic, soufre, métaux lourds, éléments radioactifs. Il n’existe aucune possibilité de dépollution de tels volumes : cette eau sera rejetée dans les cours d’eau.

Afin d’améliorer la rentabilité, les pétroliers ont recours à la fracturation hydraulique (en Australie et aux U.S.A.)

 

Cette exploitation nécessite la réalisation de forages nombreux et rapprochés qui entraînent la destruction des paysages tout autant que celle des économies agricoles et touristiques.

Dans les 5, 10, 15, 20 ans après la cessation de l’exploitation, le méthane remontera par les failles géologiques (comme dans les galeries de mines du Nord-Pas de Calais actuellement) et contaminera l’atmosphère déjà surchargée en gaz à effet de serre ainsi que les nappes phréatiques qu’il rencontrera lors de sa migration.

 

D’autre part, la France s’est engagée à réduire d’ici à 2050 ses émissions de gaz à effet de serre.

La priotité devrait donc résider dans l’efficacité et la sobriété énergétique et non la recherche de nouveaux hydrocarbures.

Ces projets d’exploitation pour trouver de nouveaux gisements de ressources fossiles en France sont donc parfaitement irresponsables au moment où les scientifiques s’accordent à dire que brûler plus du tiers des ressources fossiles déjà connues d’ici à 2050 suffirait à provoquer l’emballement du réchauffement climatique.

Co-signataires :

Les Collectifs concernés par les gaz de houille/gaz de couche :

 

Collectif gazdecouche-nonmerci

Collectif-gaz-npdc

Collectif 39 Stop aux gaz de schiste

Collectif citoyen lorrain « stop gaz de schiste »

Intercollectif gardéchois (3O-07)

Collectif ACG (30)

Collectif Hautes Cévennes (30)

Collectif Rochegude (30)

Collectif Potelières (30)

Collectif Barjacois (30)

Collectif Sermentin (30)

Collectif Saint Jean de Maruéjols (30)

Collectif Bessas (07)

Collectif Vagnas (07)

Collectif Saint Privat de Champclos : (30)

Le Collectif AJC Les Mages (30)

Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste

Intercollectif 22 Septembre Sud (30)

Collectif Rivières (30)

Collectif Bastagaz! Alès (30)

Collectif non aux GDS Gardonnenque et Petite Camargue (30)

Collectif Garrigue Vaunage contre les hydrocarbures de roche-mère ( 30 )

Collectif Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste

Collectif Causse Méjean – Gaz de Schiste NON !

Collectif Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste

Collectif non au pétrole de schiste bocage gâtinais

 

Contacts presse :

 

Bassin du nord : Christine Poilly : 06 21 68 30 87 – Pierre Rose : 06 14 55 09 12

Bassin Gardanne : Rémy Carrodano : 06 74 51 27 19

Bassin des Cévennes : Annie Durand : 06 47 20 52 30/ 04 66 56 65 78

Bassin Lorrain : Robert Cordier : 06 16 49 43 73

Communiqué de presse, Non à la participation de la France à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures offshore en Grèce

mar, 26/02/2013 - 10:30

Communiqué de presse

des Collectifs français contre les gaz et huile de roche-mère

Le  26 février 2013

 

SIGNATAIRES:Collectif Briard (77), Collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste, collectif biterrois anti gaz de schistes (34), collectif Bocage gâtinais (77-89-45), collectif contre les GDS Grand Montpellier(34), collectif du Grand Valentinois contre les gaz de schiste (26), Collectif garrigue-Vaunage (30),  «Gazdecouche Nonmerci» (59), Collectif Gazpart (02), Collectif 91, COLLECTIF 77-IDF, Intercollectif 22 Septembre Sud (30),Collectif Gardonnenque et Petite-Camargue(30), Collectif AJC Les Mages (30), Bastagaz Alès (30), Collectif du Céressou (34), Collectif Causse Méjean – Gaz de Schiste NON ! (48), Les collectifs du 38, Collectif Gaz NPdC (62), Eco’lectif Dégaze Gignac et ses environs (34), collectif Orb-Jaur (34)
Après que Laurent Fabius laissait entendre à quelques journalistes, le 17 janvier dernier, que la France entendait «signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l’exploitation des gaz de schiste» (1), annonce qui a vivement fait réagir les Collectifs algériens, et français (2) opposés à la recherche et à l’exploitation des gaz et huile « de schiste », on apprend maintenant que la Grèce pourrait devenir le nouveau terrain d’expérimentation et d’extraction d’hydrocarbures non-conventionnels en offshore pour notre pays.

 

En effet, François Hollande, lors de sa visite en Grèce le 19 février a annoncé que «La Grèce a décidé un programme de privatisation», et que « les entreprises françaises seront présentes ». Dans la foulée le président de la République a proposé à la Grèce de louer à l’entreprise française DCNS (car la Grèce n’a pas les moyens de les acheter!) deux frégates FREMM, navires multi-fonctions à vocation de missions de souveraineté au large des côtes, dont on apprend par la presse grecque (3) et française (4) qu’ils seraient utiles pour sécuriser la recherche de pétrole et du gaz dans la mer Égée, où Total a déjà des intérêts.

 

Les collectifs déplorent l’incohérence, voire l’hypocrisie des autorités de notre pays, qui d’un côté interdisent la fracturation hydraulique sur notre territoire – tout en y autorisant des forages de recherche dans des couches géologiques ou des gisements d’hydrocarbures prétendument conventionnels -  et annoncent mettre en route la transition énergétique pour échapper aux énergies fossiles, et de l’autre promeuvent et soutiennent dans un autre pays européen la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels.

 

En juin 2012 le premier ministre grec Antonis Samaras laissait entendre qu’un gisement de gaz naturel offshore pourrait résoudre les difficultés budgétaires grecques : d’après l’étude scientifique à laquelle il se référait, les réserves situées au large de la Crète pourraient avoisiner les 3.500 milliards de m3 de gaz, de quoi répondre aux besoins en gaz de l’Europe pendant plus de six ans, et un gisement de pétrole d’environ 1,5 milliard de barils. Des chiffres qui, naturellement, sont à confirmer et qui pourraient bien, comme cela a été le cas en Pologne, être revues à la baisse. Roland Vially, géologue, responsable de l’évaluation des ressources et des réserves d’hydrocarbures à l’IFPEN a d’ailleurs affirmé dans une conférence (5) que seulement 6% de ce volume était récupérable techniquement, il faut se demander où est la rentabilité financière de cette industrie. Quoi qu’il en soit, Athènes a lancé une procédure d’octroi de permis et a commandé des études sismiques pour préciser l’étendue des réserves d’hydrocarbures. Les résultats sont attendus mi-2013.

 

D’autres raisons nous poussent à  dénoncer la volonté du gouvernement de participer à cette soi-disant valorisation des ressources grecques :

  • Toute recherche gazière ou pétrolière offshore en Méditerranée mettrait gravement en péril l’équilibre de l’écosystème marin, et, de là, les ressources halieutiques, que ce soit  dans les eaux françaises, en Grèce, ou ailleurs ;
  • La Grèce est également connue pour être le pays européen au plus fort risque sismique, un risque qui serait amplifié par des forages et l’utilisation potentielle de la fracturation hydraulique ;
  • Une pollution et une dégradation des eaux de baignade au large de la Grèce seraient une catastrophe pour  l’économie touristique de la Grèce
  • De fortes tensions sont à craindre avec les pays voisins (Albanie, Turquie, Chypre, etc.) dans l’hypothèse de la valorisation de ces ressources sous-marines…

 

Nous refusons donc de voir notre pays participer à la curée de ce pays en grande détresse économique et sociale, au mépris de la population grecque qui, cet hiver, se chauffe, au sens strict, de tout bois voire de déchets divers. Aucune étude n’a réussi à prouver jusqu’à maintenant que l’exploitation des hydrocarbures qu’ils soient conventionnels ou non, était en mesure d’aider les habitants d’un pays, quel qu’il soit, à lutter contre la pauvreté. La situation aux Etats-Unis en est un exemple flagrant.

 

Pour l’ensemble de ces raisons, nous dénonçons le cynisme et l’incohérence du gouvernement français, et affirmons notre solidarité au peuple grec.

 

(1)  http://www.lepoint.fr/confidentiels/exclusif-gaz-de-schiste-la-france-va-explorer-en-algerie-20-12-2012-1604170_785.php

(2)  http://www.aldeah.org/fr/gaz-et-petrole-de-schiste-ni-dans-mon-jardin-ni-dans-celui-du-voisin

(3) le quotidien grec Kathimerini

(4) http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130219.OBS9349/la-grece-va-louer-a-bas-prix-deux-fregates-a-la-france.html

et http://www.courrierinternational.com/article/2013/02/19/hollande-a-athenes-pas-une-simple-visite-de-courtoisie

(5) http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=225&id=482&cycle=15&lang=fra&flash=f

Dans le Pays Fertois, le pétrole de schiste, ce n’est pas fini.

lun, 25/02/2013 - 22:37

Les Briards disent NON à ce projet dévastateur pour notre territoire.

Aujourd’hui, Hess affirme être intéressé par les hydrocarbures conventionnels, ce qui justifie le forage de Jouarre. Rappelons qu’au moment où le permis d’exploration a été accordé, il s’agissait d’un forage non conventionnel, avec fracturation, à la recherche d’huile de roche- mère (pétrole de schiste).

Les propos de Hess peuvent changer, le sous-sol, lui reste identique !

Pourquoi vouloir explorer une ressource qui ne peut être exploitée qu’en ayant recours à une technique interdite ? (la fracturation associée à un forage horizontal). Il ne peut y avoir de récupération du pétrole de schiste s’il n’y a pas de fracturation. Ce sont les responsables des industriels pétroliers qui le disent eux-mêmes.

On nous explique que nous ne sommes pas aux Etats-Unis, et que tout sera bien mieux fait. En effet nous ne sommes pas aux Etats-Unis : la Brie est une région peuplée, pas un désert comme peut l’être le Dakota du Nord ! Notre région vit du tourisme et de l’agriculture. Que vont devenir ces deux ressources si le paysage est mité par les forages, si l’eau devient imbuvable ?

Nous ne sommes pas aux Etats-Unis mais c’est une entreprise américaine, HESS, qui est chargée de l’exploration !

C’est bien connu en France tout est parfaitement sous contrôle : amiante, sang contaminé, et l’industrie ne joue pas avec la santé des gens : laboratoire Servier, entreprise Spanghéro, …

N’oublions pas non plus les risques sanitaires d’une telle exploitation.

A l’heure où chacun doit être sensibilisé par le réchauffement climatique, nous sommes étonnés de voir que les solutions de transition énergétique passent encore par des hydrocarbures. Les gaz et pétrole de schiste, c’est à coup sûr une augmentation des gaz à effet de serre. Les fuites de méthane, environ 9% de la production de chaque puits. Le méthane est un gaz à effet de serre 100 fois plus puissant que le C02 sur 25 ans. Etre responsable, c’est refuser l’exploitation du pétrole de schiste.

Non aux forages, au pays du fromage !

Non au pétrole de schiste, ni ici, ni ailleurs !

La petite Brosse, vendredi 22 février 2013

Collectif du pays Fertois http://colfertois.canalblog.com/

Lettre ouverte à la rédaction de France 2 en réaction à un reportage sur les énérgies

sam, 16/02/2013 - 22:19

 

Le 12 février 2013

 

Lettre ouverte à la rédaction de France 2 Des collectifs citoyens anti-gaz et pétrole de schiste réagissent à l’émission « Envoyé spécial – la suite » du 09 février 2013 intitulé « Energies vertes, l’envers du décor, trois ans après »

Madame, Monsieur,

Les Collectifs contre les gaz et pétrole de schiste tiennent à manifester leur indignation concernant l’émission “Envoyé Spécial” du 9 février 2013 consacré aux énergies vertes.

Nous dénonçons :

  • l’orientation grossière et stéréotypée de ce reportage à charge contre les énergies renouvelables (EnR), sans aucune nuance, aucune explication, aucune mise en perspective ;
  • l’absence de point de vue contradictoire à celui d’Anne Lauvergeon, pro-nucléaire venant faire la promotion (entre autres) de l’exploration des gaz de schiste en France.

 

Dans le reportage qui occupe la plus grande partie de l’émission, vous présentez une majorité de témoignages de personnes ayant eu des déconvenues avec l’installation de panneaux photovoltaïques ou celle d’éoliennes :entreprises peu fiables, commerciaux sans scrupules. Puis, mis à part pour une personne (début du reportage), tous les autres témoignages vont dans le même sens :le photovoltaïque et/ou l’éolien – regroupés sous le terme des EnR – sont présentés comme des énergies peu fiables, non rentables et pas assez puissantes pour couvrir tous nos besoins actuels. A la vue de ce reportage, le téléspectateur pourra donc en conclure que les EnR n’ont été qu’un effet de mode, qu’un rêve peu réaliste, qu’il n’est pas arrivé le temps où elles remplaceront la bonne électricité nucléaire de notre pays. Suit l’intervention d’Anne Lauvergeon qui appuie le message du reportage (qui pourrait se résumer en “Soyons réalistes, les EnR ce n’est pas encore fiable, ce n’est pas pour demain…”), ne remet évidemment pas en cause le nucléaire, et soutient la cause du gaz de schiste en utilisant les arguments habituels : éviter l’émotion, dédramatiser, être rationnel, aller voir avant d’interdire, faire mieux qu’aux USA (la France est si forte qu’elle fera forcément mieux…), favoriser l’acceptation sociale. Vous voudriez décourager quiconque de s’intéresser aux EnR, noyer le débat sur la  transition énergétique et favoriser la promotion du gaz de schiste que vous  ne vous y  prendriez pas autrement ! Pourquoi le reportage n’aborde-t-il pas les causes de l’arrêt du développement de la filière photovoltaïque ? C’est fin 2010 que les pouvoirs publics ont décidé de suspendre le tarif de rachat avantageux  réservés à ces  sources de production d’électricité. Il y a peut-être là un lien avec la disparition brutale de la  plupart des entrepreneurs du secteur ! Pourquoi laisser penser que les promoteurs des EnR ont fait croire que la production électrique permettrait l’autosuffisance énergétique à niveau de consommation équivalente ? Comme le préconise l’association négaWatt (entre autres experts), il est d’abord nécessaire de prendre conscience que les énergies fossiles, que l’énergie nucléaire ne disposent pas de réserves infinies, que nous sommes dans une logique de surconsommation, que les EnR sont une solution mais n’ont pas un rôle de substitution aux énergies actuelles, qu’il est conjointement indispensable de mieux consommer l’énergie, de développer l’efficacité énergétique. Si ces énergies sont si peu fiables, si peu rentables, alors pourquoi AREVA investit massivement dans l’éolien on et off shore ? AREVA est sur le point de devenir un ou peut être même LE leader Européen de la spécialité. L’énergie nucléaire commencerait-elle à faire tâche ? Les difficultés géostratégiques du Niger et les projets au Mali pour lesquels personne n’est dupe, posent-ils un sérieux problème d’approvisionnement !? A moins tout simplement qu’ayant vu venir le vent, l’entreprise nous expliquera bientôt que les énergies propres c’est elle bien sûr !Tous les lobbies pétrolier, électrique, gazier, nucléaire, temporisent pour permettre aux grands groupes de se partager le marché des EnR. AREVA, ALSTOM, EDF, SUEZ, TOTAL s’orientent vers le solaire, l’éolien, la biomasse, les hydroliennes en rachetant à moindre coût, des entreprises concurrentes (la Compagnie du vent, Vergnet, Photowatt…). Est-ce idiot  de penser  qu’ils ont compris où était l’avenir ? Ils veulent surtout garder leurs monopoles ! Un monopole des multinationales prédatrices sur toutes les ressources vitales de l’humanité qui remplace celui d’un l’Etat monopolistique et gaspilleur. Enfin, au sujet des gaz et pétrole de schiste (GPDS), nous disposons, contrairement à Mme Lauvergeon, de très nombreuses sources authentifiées, dont certaines issues de documents des foreurs eux mêmes, qui démontrent que :
  • l’exploitation des GPDS, quelle que soit la technique employée, est extrêmement polluante, notamment de manière irréversible sur la ressource en eau potable ;
  • le taux de fuite des puits classiques (conventionnels) varie de 5% à 50% selon leur âge : qu’en sera-t-il des puits sollicités par fracturation hydraulique ?
  • l’exploitation  et la consommation  des hydrocarbures  fossiles  augmentent les émissions de CO2 et aggravent le réchauffement climatique ; quid de la réduction des gaz à effet de serre ?
Quant à l’acceptation sociale prônée par Mme Lauvergeon, ce n’est qu’une démarche visant à rendre acceptable des choses qui ne le sont pas, notamment en laminant et en décourageant la masse silencieuse des citoyens ! La nomination d’Anne Lauvergeon comme co-pilote du Conseil National du Débat sur la transition énergétique augure mal de l’avenir qu’on nous réserve. (Greenpeace a quitté ce débat à cause de sa présence, entre autres). On pourrait aussi parler de lobbying, car le CV de Mme Lauvergeon (1), et notamment sa direction de l’UIMM dont on connaît la puissance, ne laisse aucun doute sur la pression qu’elle peut faire peser dans les débats… Nous demandons donc un droit de réponse légitime au médiateur de votre chaine ! N’est elle pas du service public ? Non aux énergies fossiles, Ni ici, Ni ailleurs, Ni aujourd’hui, Ni demain ! Premiers signataires : Collectif citoyen Ile-de-France « non aux  gaz et pétrole de schiste »,  Collectif  « Causse Méjean – Gaz de schiste NON ! » (48), Collectif « Huiles de schiste non merci » Carmen (02), Collectif « Non au Pétrole et Gaz de schiste » Bocage gâtinais (77), Collectif du Pays Fertois (77), Collectif Briard (77), les Collectifs Isère (38),  Inter-collectif 22 septembre sud, Collectif Cigalois (Saint-Hippolyte-du-Fort Gard, 30),  Collectif ALDEAH.

Gaz de schiste : il faut en finir avec le XXème siècle !

jeu, 14/02/2013 - 17:29

Il y quelques jours, la tribune offerte à M. Médaisko à propos du gaz de schiste a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux ainsi que dans la presse spécialisée.

Endossant sans complexe son rôle de défenseur de l’Amical des Foreurs et Métiers du pétrole comme peu osent encore le faire, Gérard Médaisko s’est livré à un véritable plaidoyer en faveur de de l’exploitation du gaz de schiste enfoui sous nos pieds. Plus que le géologue, c’est surtout l’historien, grand nostalgique des trente glorieuses, qui a tenu à nous livrer son analyse et son point de vue sur le très controversé gaz de schiste.

En 2013, la France – comme beaucoup de ses voisins européens – reste dans une situation de dépendance peu enviable via-à-vis de ses approvisionnements en gaz et en pétrole. Une situation de plus en plus critique qu’il va vraiment falloir traiter avec le sérieux qu’elle mérite pour espérer réduire rapidement notre dépendance aux fossiles. Naturellement cela va demander des efforts et une remise en cause de beaucoup de nos pratiques actuelles. Mais est-ce une raison valable pour défendre à ce point l’industrie du gaz de schiste et considérer son apport comme essentiel dans la transition énergétique ?

Il faut quand même une bonne dose de culot et d’audace réunis pour penser un instant que ce sont les mêmes qui nous ont conduit là où nous sommes aujourd’hui qui vont nous en sortir ! Il y a un siècle déjà, A. Einstein affirmait à juste titre « qu’on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré ». Non le gaz de schiste ne peut plus être présenté comme l’alpha et l’oméga d’une transition énergétique réussie. Quand bien même notre sous-sol en regorgerait, les délais nécessaires à une mise en exploitation industrielle capable de couvrir une part importante de nos besoins actuels en gaz naturel sont déjà en soi un problème au regard d’autres objectifs de court et moyen terme (changement climatique, ressources en eau, développement des filières ENR, etc…)

En ce début de XXIème siècle, faire le choix d’investir des sommes conséquentes dans l’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles, c’est sous-estimer les capacités bien réelles offertes par la combinaison réunie de vraies politiques de maitrise énergétique couplées au potentiel offert par les énergies renouvelables. Des stratégies que de nombreux territoires sont en train de bâtir un peu partout en Europe et qui sont la preuve vivante que ces alternatives fonctionnent. Pour passer à la vitesse supérieure, les acteurs de la finance ont un rôle clé à jouer compte tenu des investissements nécessaires et des durées d’amortissement dont il est souvent question dans les projets. Une présence indispensable donc, faute de quoi les rentiers de l’énergie et les acteurs du vieux monde continueront à faire croire aux citoyens que les énergies renouvelables ne peuvent jouer qu’un rôle cosmétique dans le mix-énergétique de demain.

Pour autant les énergies renouvelables n’ont pas vocation à remplacer le pétrole et le gaz à l’identique. Leur développement s’inscrit sans ambiguïté dans le cadre d’une société de la sobriété et du bon sens. Une société qui met un point d’honneur à répondre efficacement et durablement à des besoins matériels et immatériels plutôt qu’à en inventer sans cesse de nouveaux sans vraiment se soucier des conséquences à long terme de des excès en tout genre qu’elle génère. Une société où la question de l’énergie durable occupe une place centrale dans nos choix du quotidien et les stratégies de développement des entreprises et des territoires. Une société capable d’acter le fait que la globalisation est une impasse pour de nombreuses activités qui n’ont de sens qu’à l’échelle des territoires qu’elles contribuent à faire vivre.

L’énergie ne pourra pas éternellement être le parent pauvre des choix de société qu’une minorité a réussi à nous imposer jusqu’à présent. C’est un fait, l’explosion des flux matériels à laquelle la mondialisation a contribué ces dernières décennies n’a fait qu’accentuer notre dépendance aux énergies fossiles. Soutenir que l’exploitation du gaz de schiste est des moyens pour en sortir est un leurre. La seule véritable stratégie qui vaille à long terme repose sur une réappropriation forte de la question de l’énergie dans les territoires. Face aux perspectives très prometteuses offertes par les énergies renouvelables – énergie solaire en tête – peu probable que le gaz de schiste parvienne à s’imposer comme une alternative de choix capable de répondre au double défi énergétique et climatique de ce siècle.

C’est un des enjeux auxquels le débat national sur la transition énergétique devra apporter des réponses. Espérons que les jeunes générations directement visées par ces questions seront entendues autant qu’elles le méritent. Faute de quoi, le risque de se voir imposer une vision du futur qui est celle de nos ainés pourrait bien se reproduire.

 

Article publié dans Enerzine le 14/02/2013 à 08:50 par Guillaume Porcher

http://www.enerzine.com/814/gaz-de-schiste—il-faut-en-finir-avec-le-xxeme-siecle/participatif.html

ALTERNATIVES ?

jeu, 14/02/2013 - 01:12

L’opposition grandissante pour la fracturation hydraulique aux USA et en France, le positionnement de F. Hollande qui consiste à maintenir l’interdiction de la fracturation hydraulique, mais ouvre la porte à la recherche de techniques «non polluantes» relance le débat et sous la pression des opérateurs, les choses sont entrain d’évoluer dans ce sens ; l’Etat de New York vient d’accorder les autorisations nécessaires à deux compagnies Ecorp et Gasfrac pour procéder à des fracturations au gaz liquéfié, tandis qu’en France l’OPECST est saisie d’une demande d’étude sur les techniques alternatives .

Quelles sont ces techniques alternatives ?

Une des techniques les plus abouties dans ce nouveau marché est la technique qui utilise un gel à base de méthane liquide ou propane pour remplacer l’eau utilisée par la méthode traditionnelle.  Gasfrac Energy Sevices a déjà utilisé ce procédé, dont il détient le brevet, sur plus de 100 puits au Canada et aux USA.  Gasfrac se prépare à développer considérablement ses opérations  dans les schistes de l’Utica et du Marcellus dans les mois et années à venir.

Une autre alternative à la méthode traditionnelle de fracturation hydraulique, qui a déjà été testée par les opérateurs, utilise le CO2 ou de L’azote liquide à la place de l’eau. Cette technologie est commercialisée par Baker Hughes sous la marque déposée « VaporFrac », elle utilise seulement 10% de l’eau utilisée dans la fracturation Hydraulique. Chesapeake a rendu compte d’une fracturation de ce type dans le Portage County, (Ohio) en utilisant  du CO2 liquide.

Enfin, Chimera Energy Corporation décrit un nouveau procédé qu’elle considère comme révolutionaire « procédé d’extraction exothermique non-hydraulique » cependant Chimera n’a pas décrit les détails du procédé ; leur site explique que celui-ci comporte  une réaction chimique avec différents oxydes métalliques pour créer une haute température et une forte pression afin de produire les fractures et libérer les hydrocarbures emprisonnés dans la roche. Apparemment ce procédé n’utilise absolument pas d’eau et il ne semble pas qu’il ait été utilisé dans l’Utica ou le Marcellus.

Il reste à prouver que ces différentes technologies sont sûres, efficaces et économiquement acceptables ; mais la pression pour préserver les ressources d’eau pure, s’exerce aussi sur l’industrie pour trouver des alternatives valables à la fracturation hydraulique.

Les mouvements écologiques qui s’opposent au gaz de schistes dans l’Etat de New York considèrent que ces techniques présentent autant de risques que la fracturation traditionnelle. Certes, il n’y a pas de consommation d’eau, mais il y a toujours utilisation de produits chimiques , qui vraisemblablement ne seront pas drainés vers la surface et resteront au fond des forages. Les risques de remontée de ces polluants sont les mêmes par les failles et le long des tubages ;  l’évolution dans le temps de ces intrants est inconnue.

Ils  estiment surtout que les  investissements de recherches pour extraire proprement des hydrocarbures seraient mieux employés à rechercher des sources d’énergie renouvelables comme la méthanisation de la biomasse et des déchets.

Les écologistes soulignent que tous ces efforts sont destinés à nous permettre de faire toujours appel à des énergies fossiles, ce qui aggrave le réchauffement climatique et nous éloigne de la recherche de la sobriété nécessaire.

Ph.LC

Références

ref:http://www.lexology.com/library/detail.aspx?g=93b44059-02eb-49bf-a071-0e15db8ee14a

http://tomwilber.blogspot.fr/2012/03/propane-fracking-ambitions-to-test-new.html

http://www.stop-petrole-de-schiste77.com/?p=1921

 

 

 

L’Allemagne va interdire la fracturation hydraulique dans les zones riches en eau

dim, 10/02/2013 - 00:02

La technique dite de fracturation hydraulique consiste à injecter un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques pour briser les roches. | AFP Le ministère allemand de l’environnement compte présenter, d’ici à la fin février, un projet de loi au Bundestag sur la fracturation hydraulique, cette technique contestée employée pour extraire du gaz de schiste. Selon le ministère, ce projet, qui doit encore faire l’objet de quelques arbitrages, interdirait la fracturation hydraulique dans les régions riches en réserves d’eau potable et imposerait des limites sévères dans les autres.

Collectif 91

sam, 09/02/2013 - 12:21

Non aux gaz se schiste en Essonne

Ni ici ni ailleurs, Ni aujourd’hui ni demain

site web  : http://essonnesansgazdeschiste.blogspot.fr/

pour contacter le collectif 91 :

nonaugazdeschiste91@yahoo.fr

 

Une alternative à la Fracturation Hydraulique non polluante ?

lun, 04/02/2013 - 18:43

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques vient d’initier une étude pour évaluer les techniques d’extraction alternatives à la fracturation hydraulique .

La plus avancée de ces techniques alternatives est la fracturation au gaz liquéfié (METHANE, PROPANE etc  )

Cette technologie plus chère serait aussi plus efficace. Le grand spécialiste en est Don Leblanc un Canadien de Calgary. La société Gasfrac Energy aurait déjà pratiqué un millier de forages dont les résultats ne sont pas communiqués.

Le gaz liquéfié est employé comme liquide vecteur dans la fracturation de la roche en remplacement de l’eau.

Ce sont des liquides, qui comme l’eau sont destinés à véhiculer les additifs , sable  et tout le cortège de produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique, antibactériens, tensio actifs , anti corrosifs , gélifiants etc…….

Donc de ce point de vue il n’y a pas de différence au niveau des entrants. Au niveau de ce qui ressort c’est différent, car le gaz liquéfié introduit ressort sous forme gazeuse et n’entraine pas de la même manière les produits que l’on a introduits. En principe tous les produits restent au fond, sauf ce qui ressortira sous forme gazeuse ? C’est l’inconnue. Pour une exploitation de pétrole de schiste il est probable que le pétrole , remontera une partie des produits chimiques, il faudra les séparer.

Il n’y a pas de consommation extravagante d’eau et Il n’y a pas de liquide de fracturation à traiter. Mais cela ne change rien aux risques de pollution des nappes par remontée des produits, le long des tubages ou par des failles ( Cf. Marc Durand ). On peut penser que le risque est même plus grand car il y a plus de produits au fond et la fracturation par gaz liquéfié les entraine plus profondément dans les fractures.

Le processus pour mélanger les énormes quantités de gaz liquéfié, avec les produits chimiques et le sable, parait délicat : risques de fuites de gaz et risques d’accident.

En outre, c’est toujours un recours aux énergies carbonées responsables du réchauffement climatique, avec ici un risque beaucoup grand de fuites de méthane , 25 fois  plus actif vis-à-vis de l’effet de serre.

La technologie sans risques pour l’environnement n’est pas encore pour demain.

 

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