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Paris, le 22 mars 2012 – Alors que le gouvernement se targue d’être le premier au monde à avoir « interdit » le recours à la fracturation hydraulique, technique jugée « mal maîtrisée et dangereuse » par la ministre de l’Environnement, nous apprenons aujourd’hui la création d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation de cette technique ayant pour mission « d’évaluer les risques environnementaux liés à la fracturation hydraulique et émettre un avis sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique ».
Pourquoi cette évaluation des risques alors que tant d’études scientifiques indépendantes démontrent de manière certaine la dangerosité de cette technique (pollution massive des sols, contamination des nappes phréatiques, risques sanitaires majeurs) ? Pourquoi ces expérimentations scientifiques alors que les citoyens français ne cessent d’exprimer leur totale opposition à l’utilisation de cette technique mortifère pour notre environnement et notre climat ?
Sous couvert de recherches scientifiques, le gouvernement joue aux apprentis sorciers pour le plus grand bonheur des lobbies pétroliers et gaziers.
L’analyse du décret portant création de cette Commission nationale achève de démontrer le parti pris gouvernemental. Certes, une place est laissée à trois représentants d’associations agréées pour la protection de l’environnement mais, à côté des cinq représentants de l’Etat, y siégeront aussi trois représentants des entreprises gazières et pétrolières, ainsi que trois représentants du personnel de ces industries. Trois personnalités qualifiées au vu de leurs compétences scientifiques seront également de la partie, cette compétence étant laissée à l’appréciation du seul ministre de l’Industrie… L’équilibre des forces et intérêts en présence est donc loin d’être assuré.
Nos associations rappellent en outre que le problème de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste ne se limite pas à la question de la fracturation hydraulique. Selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research, si l’on veut éviter le pire et contenir le réchauffement global moyen en deçà de 2°C d’ici à la fin du siècle, seul moins du quart des réserves prouvées en combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) peut être utilisé d’ici à 2050 ! Dans ces conditions, pourquoi sonder le sous-sol ?
Alors que la Bulgarie vient, elle, d’interdire définitivement le recours à la fracturation hydraulique et d’abroger les permis délivrés à Chevron, nos associations dénoncent cet énième pied de nez du gouvernement à l’écologie et à la démocratie. Nul besoin d’une Commission à l’indépendance douteuse pour affirmer notre rejet total de toute utilisation de la fracturation hydraulique et, plus largement, de toute exploration ou exploitation de gaz et d’huiles de schiste en France ou ailleurs.
La conférence de Rio+20 en juin au Brésil sera l’occasion de montrer que la mobilisation citoyenne ne faiblit pas et qu’elle compte bien faire entendre sa voix, comme ce fut le cas il y a peu lors du Forum Mondial de l’Eau à Marseille.
GAZ ET HUILES DE SCHISTE : NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN !
Signataires : Amis de la Terre, France Libertés, ATTAC, AITEC, RAC, Greenpeace, Helio, CRID, WECF, Réseau Sortir du Nucléaire
Les pétroliers parviennent à exploiter l’or noir contenu à plusieurs kilomètres de profondeur en mer. Des projets sont en cours près de Marseille et en Guyane. Mais des données américaines montrent que rien ne garantit leur sécurité.
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La France a mis fin à son soutien à une directive européenne qui vise à désigner les sables bitumineux canadiens comme la forme de pétrole de loin la plus néfaste pour le climat, a-t-on appris auprès de diverses sources proches du dossier.
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Total a déposé un recours administratif pour contester la décision du gouvernement en octobre d’annuler le permis d’exploitation du groupe pétrolier dans le sud du pays. En cause, la technique utilisée pour extraire les gaz de schiste : la fracturation hydraulique, interdite en France depuis juillet.
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Luttons contre l'autorisation des gaz de schiste en France. gaz de schiste, gaz non conventionnel, fracturation hydraulique, moratoire, cap21
PARIS – Le permis autorisant l’exploration pétrolière au large de la Guyane, qui a mené à une découverte d’or noir en septembre dernier, a été prolongé de cinq ans, soit jusqu’en 2016, selon un arrêté du ministère de l’Economie publié mardi au Journal officiel.
La validité du permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit +Permis de Guyane maritime+ est prolongée jusqu’au 1er juin 2016, précise cet arrêté.
Ce document acte par ailleurs l’élargissement aux groupes pétroliers Total et Shell des détenteurs du permis. Total possède 25% du projet aux cotés de Shell (45%), Tullow (opérateur avec 27,5% des parts), et Northpet Investments (2,5%).
Ce permis, qui couvre une superficie d’environ 24.100 km2, a été attribué originellement en 2001, et déjà prolongé une première fois en 2007. Il autorise la recherche de pétrole et de gaz en eaux très profondes, à quelque 150 km des cotes de la Guyane, département français d’outre-mer situé en Amérique du Sud.
Ce permis d’exploration avait expiré en juin 2011 et pouvait être prolongé de trois à cinq ans.
Dans le cadre de ce permis, Tullow a déjà effectué une série de forages qui ont abouti en septembre à la première découverte de pétrole jamais effectuée au large du département. Shell, qui va se substituer à Tullow dans le rôle d’opérateur, a indiqué au début du mois que les forages exploratoires devraient reprendre à la mi-juin.
Tullow et ses partenaires espèrent que les eaux guyanaises renferment d’énormes quantités de pétrole brut, formant ainsi le pendant géologique de gisements géants découverts en 2007 au large du Ghana, de l’autre coté de l’Océan Atlantique. Mais la mise en exploitation du pétrole guyanais ne démarrera au mieux que dans 8 ans, a indiqué au début du mois un responsable de Shell.
Par ailleurs, si cette découverte fait miroiter d’énormes retombées économiques pour le département, elle suscite aussi les craintes des défenseurs de l’environnement, inquiets pour l’écosystème fragile des cotes guyanaises.
Marseille et la Provence, capitale européenne de la culture… et du pétrole en 2013 ? Dans une courrier en date du 25 août 2011, adressé au ministre de l’Écologie, deux firmes « Melrose et Noble prévoiraient de forer un puits d’exploitation aussi tôt que 2013″. La compagnie écossaise Melrose Ressources, spécialisée dans la recherche et l’extraction de pétrole et de gaz – qui exploite déjà de nombreuses plates-formes en Méditerranée – vient de demander à l’État la prolongation de son permis de recherches d’hydrocarbures, dit “Rhône-maritime”.
Ceux qui ont vécu le premier choc pétrolier se souviennent sans doute de ce slogan-choc inventé par l’État pour inciter nos concitoyens à l’économie : « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées« . Trente-cinq ans plus tard, on pourrait presque renverser l’ordre des propositions : « En France, on n’a plus beaucoup d’idées, mais on a – un peu – de pétrole« .
La question écrite au gouvernement de M Simon Renucci ci-dessous est restée sans réponse à ce jour ! Alors, ce permis n’aurait peut-être simplement pas d’existence ?
Rappelons que ces projets de forages off-shore menacent la Méditerranée et notre littoral et CAP21 s’y oppose fermement.
Lre rapport publié par les sociétés Melrose/nobel conformémenet à la loi du 13.7.2011 et publié le 13.09.2011 était déjà terriblement laconique (deux pages !) et ne faisait pas référence à une date de prolongation du dit permis.
A suivre ….