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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère ( gaz de schiste, huiles de schiste, gaz de houille, huiles lourdes ...) et tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques nécessitant de fracturer, stimuler ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 5 heures 2 minutes

Les collectifs ardéchois et gardois reçus au ministère de l'Ecologie

ven, 24/07/2015 - 16:04
LES COLLECTIFS GARDOIS ET ARDÉCHOIS DEMANDENT L'ABROGATION
DES 3 PERMIS D'EXPLORATION ET D'EXPLOITATION
D'HYDROCARBURES DITS “NON CONVENTIONNELS”
DE LA PLAINE D'ALÈS, DU BASSIN D'ALÈS ET DE NAVACELLES,
SITUÉS SUR LES COMMUNES DU SUD DE L'ARDÈCHE ET DU NORD DU GARD

Les collectifs gardois et ardéchois demandent l'abrogation des 3 permis d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures dits “non conventionnels” de la plaine d'Alès, du bassin d'Alès et de Navacelles, situés sur les communes du sud de l'Ardèche et du nord du Gard.
Ces permis arrivent tous à échéance et leur prolongation est actuellement à l'étude.

Après avoir été reçus en juin en préfecture du Gard et en l'attente de prochains rendez-vous en Préfecture de l'Ardèche et à La Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) Rhône-Alpes, une délégation à été reçue ce 21 juillet 2015 au Ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie (MEDDE) par M. Bodenez, conseiller auprès de Mme la Ministre et en charge notamment des questions des risques technologiques et de l'économie circulaire et par Mme Vidal, responsable des relations avec le parlement.

Cette délégation "Stop au gaz de schiste" se composaient de :
* Jean-Claude Prat pour la commission scientifique du collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste
* Sébastien Espagne pour la commission "Code Minier" des collectifs du Gard
* Nicolas Daures pour la commission "Code Minier" des collectifs du Gard
* Hervé Ozil, membre du collectif Stop Gaz de Schiste" des Elus de l'Ardèche
* Mme Pilar-Chaleyssin, Présidente de l'association des maires du Gard
Accompagnaient la délégation :
* Laura Buck, assistante parlementaire de Fabrice Verdier, député du Gard
* Sabine Buis, députée de l'Ardèche et son assistante parlementaire
Cette délégation était reçue par :
* M. Bodenez, conseiller auprès de la Ministre en charge notamment des questions des risques technologiques et de l'économie circulaire
* Mme Vidal, responsable des relations avec le parlement

L'objectif de ce rendez-vous était de demander et d'obtenir la non prolongation des trois permis ardécho-gardois de la Plaine d'Alès, du Bassin d'Alès et de Navacelles.

En préambule M. Bodenez a fait un point de la situation, actuelle et passée, sur les décisions politiques et juridiques qui ont été prises sur ce dossier depuis 2011.

La délégation reçue a ensuite insisté sur plusieurs points importants :
Les cibles géologiques clairement identifiées « gas shale » ou non conventionnelles dés 2009 par la DRIRE de l'époque et par l'EIA pour les 3 PERH en question, ainsi que par le CGIET en 2011.
Le flou entretenu par le rapport Deroin (expertise demandée par D. Batho en 2012 pour éclaircir les cibles géologiques de Mouvoil) qui ne tranche pas la question posée par la ministre de l'époque mais qui reconnaît qu'il y a des huiles lourdes huiles nécessitant pour leur extraction des techniques non-conventionnelles : forages horizontaux, fracturation qui ne peut qu'être hydraulique, chauffage et solvants chimiques.
L'incohérence des décisions politiques de l'époque en abrogeant les « 3 grands permis » et en "oubliant" les « 3 petits » ainsi que celui de Nîmes.
La possibilité, prévue par le code minier, d'un rejet explicite d'une prolongation
Les 5 ans de mobilisation, de veille et de préparation pour les populations, les collectifs et les élus de ce territoire avec les risques de troubles à l'ordre public que cela entraînent.
La géologie extrêmement fracturée et chaotique de cette bordure du Massif Central et la menace sur la ressource en eau en est d'autant plus forte qui en résulte.
Un accident serait un désastre pour cette région qui dispose du premier patrimoine d'établissement thermaux dont la source Perrier mondialement connue.
Une recherche pétrolière dans cette zone pourrait être catastrophique.
Le fait que tous ces permis auraient du être abrogés en 2011 et que nos députés soutiennent le MEDDE dans sa volonté de rejeter explicitement ces permis.
Sabine Buis (députée de l'Ardèche) et Fabrice Verdier (député du gard) vont faire une demande commune pour appuyer cette démarche auprès de Matignon en insistant pour que ces refus de renouvellement soient clairement justifiés par la Ministre de manière à interdire toute possibilité de recours des titulaires des permis devant le Tribunal Administratif pour absence de justification afin de faire abroger ces refus de renouvellement.
La catastrophe économique que serait l'exploitation pétrolière sur ce territoire qui, en crise depuis longtemps, a trouvé sa voie par une valorisation de son patrimoine environnemental en axant son
économie vers une agriculture de qualité et vers le tourisme.
Toutes les collectivités territoriales oeuvrent dans ce sens. Combien d'emplois détruits si une telle industrie venait sur ces deux départements ?
Le fait que les structures économiques des pétitionnaires de permis en France et en paerticulier de ces 3 PERH sont très souvent des sociétés d'une seule personne, aux moyens financiers limités, parfois hébergées dans des paradis fiscaux. Ce profil clairement spéculatif pose un certain nombre de questions sur le sérieux de ces structures et leut intérêt pour un développement industriel solide.

M. Bodenez a commente l'exposé en reconnaissant effectivement qu'il y a « de bonnes bases pour un refus de prolongation sur les trois permis ».
Il rappelle que le principe n'est pas de refuser une demande sur une cible conventionnelle à une société qui fait de manière historique de l'exploitation conventionnelle.
Dans le cas de nos « 3 petits permis », il reconnaît l'incohérence politique de l'époque et il ne voit pas comment le ministère pourrait donner suite à ces demandes de prolongations. Le MEDDE doit toutefois s'accorder sur cette question avec le ministère de l'économie kui aussi en charge des questions des mines .
Il redira encore que le MEDDE demandera le rejet de manière explicite et en motivant le plus solidement possible sa position.

LES COLLECTIFS LE RÉPÈTENT ENCORE

Depuis 5 ans les populations du sud de l'Ardèche et du nord du Gard, réunies au sein de collectifs citoyens soutenus par les maires des communes concernées et des communes périphériques, les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs des 2 départements, s'opposent à ces projets menaçants pour l'avenir de la région. Elles mènent une lutte déterminée pour faire échec à ces projets désastreux pour la santé, l'environnement (eau potable, rivières, climat...) et pour l'économie agricole et touristique de nos territoires.
Autant de voix citoyennes qui disent “Non au renouvellement de ces permis ! Oui à leur abrogation !”

Cela fait 5 ans maintenant que nous empêchons les spéculateurs de venir forer le sol à la recherche d'hypothétiques hydrocarbures qu'ils disent non conventionnels.

5 ans que nous suivons avec intérêt les promesses d'Eldorado en Europe alors que, dans les pays où la recherche a commencé, les immenses réserves annoncées se sont avérées surestimées et donc sans intérêt pour les compagnies pétrolières.

5 ans que nous disons, comme certains analystes financiers américains, que les gaz et huiles de schiste sont une bulle financière prête à éclater.

5 ans que nous recevons et collectons différentes informations des pays exploitants concernant les accidents, dégats environnementaux, tremblements de terre, explosions, polutions de l'eau, de l'air, de la la terre ...

Toutes ces raisons nous renforcent dans notre volonté de refuser que des puits de recherche et d'exploitation viennent s'implanter dans notre région et nous ne pouvons pas accepter qu'au nom d'intérêts financiers privés, le développement harmonieux de nos territoires soit détruit de manière irréversible au détriment de la mise en place d'une véritable politique de transition énergétique.

No Gazaran

EN SAVOIR PLUS

Tract 2015 pour l'abrogation des permis du Bassin et de la Plaine d'Alès, et de Navacelles
Rapport des collectifs ardéchois et gardéchois demandant le non-renouvellement du PERH du Bassin d'Alès

USA : on a tiré le rideau sur les problèmes de santé

sam, 18/07/2015 - 18:27

Silence sur les problèmes de santé dus au fracking en Pennsylvanie

DES DOCUMENTS CHOQUANTS RÉVÈLENT QUE L'ON A TIRÉ LE RIDEAU SUR DES SIGNALEMENTS DE PROBLÈMES DE SANTÉ DUS AU FRACKING EN PENNSYLVANIE

L'ONG Food & Water Watch a déposé une requête au bureau du Ministre de la Justice de l'état de Pennsylvanie dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information.
En juillet dernier, le Ministre de la Justice a déclaré aux habitants qui téléphonaient pour se plaindre de la suite donnée à leurs signalements par le Département de la santé ( DOH ) que le bureau lancerait une enquête officielle. Mais depuis, aucune indication d'une quelconque enquête sérieuse n'est apparue. Food & Water a déposé cette requête pour découvrir ce qui a été fait – ou pas –par le bureau du Ministère de la Justice pour diligenter l'enquête promise. )

La Pennsylvanie, où l'industrie du fracking est très active, est un champ de bataille dans la lutte pour protéger les familles impactées des effets nocifs de cette méthode de forage dangereuse.
La semaine dernière après des mois passés à résister à nos efforts, l'état a finalement remis à Food & Water Watch plus de 100 pages de documents grâce à une requête dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information.
Et ce que nous avons reçu nous a choqués. Les documents montraient clairement que le département de la santé de la Pennsylvanie a fait preuve, régulièrement, d'une négligence et d'une incompétence alarmantes dans ses réactions à des dizaines de signalements de problèmes de santé liés au fracking faits par des habitants de l'état.

C'est en juillet 2014 que le pot aux roses a été découvert, quand un rapport de « State Impact Pennsylvania » a révélé que l'on avait donné l'ordre aux employés du service de la santé de ne pas réagir aux signalements de problèmes de santé liés au fracking.
D'après deux anciens employés du DOH le département a adopté une politique visant à empêcher les travailleurs sociaux de s'occuper de plaintes formulées par des habitants concernant les forages pour le gaz naturel et les impacts sanitaires liés au fracking. D'après ces employés retraités, les employés ont reçu la consigne explicite de ne pas discuter avec des habitants qui téléphonaient pour signaler des problèmes de santé en utilisant des « buzz words » ( mots déclencheurs ) . L'un d'entre eux a déclaré : » Nous n'avions absolument pas le droit de leur parler. » L'autre a laissé entendre que : « je ne vois pas d'autre sujet à propos duquel on nous avait ordonné de ne rien dire. »

En juillet, 2014, Food & Watch a poursuivi son action en déposant auprès du département de la santé de la Pennsylvanie une requête ,dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information, que l'on recherche dans les archives des plaintes reçues par l ‘agence et les mesures prises par celle-ci. Mais il était évident que le DOH ne voulait pas nous remettre ces documents et ce n'est que quand le Office of Open Records ( « Bureau des archives déclassifiées ») a menacé de demander une injonction que le DOH a enfin remis ces archives à Food & Water Watch.

Entre le 30 mars, 2011 et le 6 avril, 2015, le DOH a enregistré 87 plaintes déposées par des habitants inquiets , des professionnels de la santé, des législateurs de l'état et des agences pour le compte des habitants de la Pennsylvanie. Les problèmes de santé le plus souvent évoqués par les habitants étaient des problèmes respiratoires, l'asthme, des irritations du nez et de la gorge, suivies par des odeurs nauséabondes, des problèmes de peau, des problèmes abdominaux et la pollution sonore. Des habitants se sont plaints aussi de cancers et d'importantes chutes de cheveux. Des médecins ont même téléphoné parce qu'ils « voyaient un nombre inhabituel de lésions/éruptions cutanées chez les habitants. »

Les problèmes de santé de ce type concordent avec des études scientifiques sur les effets sanitaires potentiels du fracking. Des produits chimiques utilisés dans le fracking impactent la peau, les yeux, les systèmes respiratoire, immunitaire, endocrinien et cardiovasculaire et peuvent causer des cancers.

Nous nous sommes battus pendant presqu'une année contre de multiples services administratifs pour obtenir ces documents. Aujourd'hui, nous savons pourquoi. Il faut documenter et mettre en question la négligence manifeste du DOH qui n'a pas réagi devant les problèmes de santé graves des gens que le département a la responsabilité de protéger. Nous continuerons à utiliser les outils autorisés par la loi et des enquêtes de travailleurs sociaux sur le terrain pour découvrir les preuves et pour demander que la responsabilité de chacun soit établie.

Le Gouverneur Wolf doit absolument briser le cycle d'abus de l'industrie du gaz et du pétrole en mettant immédiatement fin à tout nouveau projet de fracking dans cet état.

Traduction : Maureen Johnson

Lire l'article de Wenonah Hauter sur Ecowatch

Réchauffement climatique : Exxon savait depuis… 1981 !

sam, 18/07/2015 - 18:06
RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : EXXON SAVAIT DEPUIS… 1981 !

La plus grande firme pétrolière au monde, ExxonMobil, connaît les liens entre réchauffement climatique et combustion des énergies fossiles depuis 1981. Ce n'est qu'en 1988 pourtant, soit sept ans plus tard, que la question a émergé dans le débat public. Pour autant, la major américaine n'a pas modifié sa stratégie. C'est ce que l'on apprend dans un rapport de l'UCS (Union of Concerned Scientists) qui dénonce plus globalement les campagnes de désinformation menées par l'industrie des énergies fossiles sur le changement climatique ces trente dernières années.
Station Exxon photographiée de nuit en Virginie (USA) en 2008.
Karen Belier / AFP

Sept ans d'avance. Dès 1981, ExxonMobil, la plus grande société pétrolière au monde, connaissait les liens entre réchauffement climatique et énergies fossiles. Alors que ce lien n'a été rendu public qu'en 1988 par James Hansen, un scientifique de la Nasa, devant le Congrès américain. Ce n'est qu'en 1988 également qu'a été créé le Giec, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

L'information a été révélée la semaine dernière par l'UCS (Union of concerned scientists) lors de la publication d'un rapport portant plus largement sur la désinformation organisée de l'industrie des énergies fossiles depuis trente ans sur la question du réchauffement climatique.

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Une campagne de désinformation menée par les firmes pétrolières

Dans son rapport, l'UCS a compilé 85 notes internes, répertoriées sur 330 pages. Elles révèlent que les industries pétrolières ont "intentionnellement diffusé des informations tronquées sur le climat pendant des décennies, qu'elles savaient que leur activité était dangereuse pour l'Homme et pour la planète mais qu'elles l'ont toujours nié, poursuivant leur campagne de désinformation".

L'une de ces notes, datant de 1995, rédigée par un chercheur de Mobil Corporation et distribuée à de nombreuses grandes entreprises spécialisées dans les énergies fossiles, met en évidence que la combustion de ces énergies est à l'origine du changement climatique et que la science à ce sujet "est solide et ne peut être niée". En vain. La moitié des émissions industrielles de CO2 ont été produites depuis 1988.

"Beaucoup d'entreprises pétrolières n'ont pas été honnêtes sur les dommages qu'elles ont causés par l'extraction et la vente d'énergie produite à partir de ressources fossiles, qui mettent en danger notre climat", explique Ken Kimmel, le président de l'UCS. "Au lieu de prendre leurs responsabilités, elles ont directement ou indirectement contribué à semer le doute sur les causes du changement climatique et ont combattu les politiques visant à réduire les émissions."

La cible : les citoyens "moyens"

Ainsi, on peut lire dans le rapport qu'en 1998, BP, Chevron, Conoco, Exxon, Mobil, Phillips et Shell étaient membres de l'API (American Petroleum Institute), le plus fort lobbying sur le gaz et le pétrole aux États-Unis, alors qu'il élaborait un plan visant à soutenir secrètement les chercheurs "indépendants" qui contesteraient publiquement la science établie sur le climat. Une note de l'API affirme que "la victoire serait atteinte lorsque les citoyens moyens reconnaîtront qu'il y a des incertitudes sur le réchauffement climatique."

Les chercheurs de l'UCS appellent les compagnies à cesser leur campagne de désinformation : "Ces entreprises ne sont pas seulement en train d'essayer de bloquer les nouvelles politiques de réduction des émissions, elles essaient de les faire reculer", réagit Nancy Cole, co-auteure du rapport et directrice de campagne Climat et énergie au sein de l'UCS. "Le changement climatique est déjà en cours et de nombreuses communautés luttent pour protéger leurs résidents et se préparer aux évolutions à venir. La désinformation doit tout simplement s'arrêter. Il est temps pour les grandes entreprises pétrolières de devenir une partie de la solution."

Signe que les temps changent pour les compagnies pétrolières, les actionnaires de Shell et de BP ont réussi à faire intégrer le risque climatique dans la stratégie des deux firmes. De l'autre côté de l'Atlantique en revanche, Exxon et Chevron font de la résistance. Elles ont refusé d'avoir un expert climatique indépendant dans leur conseil d'administration.

Lire la suite de l'article sur Novethic

Gaz de schiste : pas de forage commercial avant 2020 aux Pays-Bas

mar, 14/07/2015 - 18:37
GAZ DE SCHISTE : PAS DE FORAGE COMMERCIAL AVANT 2020 AUX PAYS-BAS

La Haye - Le gouvernement néerlandais a interdit vendredi tout forage commercial pour le gaz de schiste d'ici à 2020, évoquant notamment la méthode controversée d'exploitation, le fracking, qui divise l'Europe.

La recherche et l'exploitation commerciale de gaz de schiste n'est pas à l'ordre du jour pour les cinq prochaines années, a déclaré le ministre néerlandais de l'Economie Henk Kamp lors d'une conférence de presse à l'issue d'un Conseil des ministres.

Selon des enquêtes (mandatées le gouvernement, ndlr), il y a encore des incertitudes sur les effets du forage profond pour le gaz de schiste aux Pays-Bas, a précisé le gouvernement dans un communiqué, précisant qu'aucun forage d'exploration n'a encore été effectué sur le territoire néerlandais.

Des permis d'exploration, émis par le passé avant d'être suspendus, ne seront pas renouvelés, a par ailleurs indiqué Henk Kamp, selon lequel les Pays-Bas comptent entre 200 et 500 milliards de mètres cubes de gaz de schiste dans leur sol.

Les Pays-Bas sont le deuxième producteur européen de gaz naturel traditionnel. En 2011, les revenus du gaz avaient participé à hauteur de 8% dans les revenus de l'État.

Un rapport sur les sources d'énergie aux Pays-Bas prévu pour 2015 doit déterminer si le gaz de schiste entre en ligne de compte dans le paysage énergétique du pays à l'horizon 2020.

Si la réponse est positive, des forages d'exploration mis en place par l'Etat, et non par des sociétés privés, pourraient avoir lieu au plus tôt en 2018. Des enquêtes menées avec d'autres pays sont également possibles.

Mais une exploitation et une exploration commerciales ne seraient pas autorisées avant 2020.

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Lire la suite de l'article sur Romandie.com

Le gaz de houille bientôt exploité en France ?

ven, 10/07/2015 - 18:37
LE GAZ DE HOUILLE BIENTÔT EXPLOITÉ EN FRANCE ?

Article de Ludovic Dupin sur Usine Nouvelle

European Gas Limited change de nom pour devenir la Française de l'Energie. Son ambition est d'exploiter le gaz de houille en France. La société entend déployer sa première plate-forme industrielle et commerciale en 2017.

Ce mercredi 8 juillet, European Gas Limited (EGL), la société qui veut exploiter le gaz de houille en France, change de nom pour devenir la Française de l'Energie. Un nom symbolique pour montrer qu'EGL a fait fi de ses anciennes racines australiennes à la faveur d'un actionnariat principalement français et d'une implantation locale en Lorraine. Depuis 2009, cette PME a pour ambition d'exploiter le méthane contenu dans les veines de charbon du sous-sol français, à commencer par l'est et le nord de la France. En 2012 et 2013, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, vantait cette ressource qui permettrait de fournir 10 ans de consommation de gaz à la France.

Cette prédiction doit encore être affinée. D'ailleurs, la Française de l'Energie devrait recevoir la première certification de réserves prouvées de gaz de houille en Europe à la fin de l'été 2015.

Cela marquera l'aboutissement d'une première phase d'investissements de 40 millions d'euros sur la période 2009-2014, durant laquelle la société a consolidé toutes les données de forages des Charbonnages de France et aussi celles de sociétés anglo-saxonnes qui se sont intéressées à la région dans les années 1980. Cela a permis de réaliser, avec l'aide de l'Institut français du pétrole Energies nouvelles (Ifpen), de précis plans 3D du sous-sol. Dans le même temps, la société a réalisé plusieurs forages exploratoires et de démonstrations technologiques. Le plus important est celui de Tritteling (Moselle) où un forage a été réalisé à 1200 mètres de profondeur puis a suivi horizontalement une veine de charbon sur 4 000 mètres, pour un investissement de 5 à 6 millions d'euros.

Un gaz 5 % moins cher
Une deuxième phase d'investissements de 60 à 100 millions d'euros est en cours sur la période 2015-2017. Elle préparera, d'une part, le développement d'une première plate-forme industrielle pour débuter l'exploitation commerciale du gaz de houille en 2017. D'autre part, la société va réaliser quatre à cinq forages dans le Nord-Pas-de-Calais pour explorer le potentiel des ressources dans les anciennes mines de la région.

Pour Julien Moulin, le président de la Française de l'Energie, ce gaz présente un avantage écologique et économique. Ecologique car il est moins émetteur de CO2 que les gaz importés en France depuis la Norvège, l'Algérie et la Russie (99 % de la consommation française). "Le gaz de houille de Lorraine contient 97 % de méthane et moins de 2 % de CO2", affirme-t-il. Economique, car le gaz n'a pas besoin d'être transporté et les besoins de traitement sont limités en raison de sa qualité. Le président de la PME, qui assure discuter avec d'importants consommateurs industriels de la région, comme Total ou Sovay, envisage de fournir un gaz 5 % moins cher qu'aujourd'hui. L'exploitation sera facilitée dans cette “région dotée d'une forte capacité technologique avec la présence du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), des Mines de Nancy et de l'université de Lorraine”, assure Julien Moulin.

Opposition locale
Le dirigeant met aussi en avant l'emploi local : la société entend passer de 15 à 300 salariés en cinq ans. Il juge que cela se traduira par cinq à dix fois plus d'emplois indirects.

Reste quelques obstacles à surmonter. D'une part, le gaz de houille, assimilé en France au gaz de schiste dans la famille des gaz non conventionnels, a soulevé une opposition locale. Ce qui n'a pas empêché le projet d'exploitation en Moselle d'être inscrit dans le pacte Lorraine 2014-2016, signé par la région et l'Etat. Sa réussite y est décrit comme "un évènement significatif en faveur de l'indépendance énergétique française".

D'autre part, tous les permis d'exploration déposés par la société n'ont pas encore été signés par le ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Au delà de la Française de l'Energie, actuellement, le ministère refuse de signer une centaine de demandes en France. Julien Moulin espère cependant obtenir ses permis dans les prochains mois, même s'il se dit "frustré par la vitesse de délivrance de ces autorisations qui peut décourager certains partenaires industriels et financiers".

Lire l'article de Ludovic Dupin sur Usine Nouvelle

Lire l'article du Collectif 7 SGHDS sur les gaz de houille

L'Etat de New-York a interdit la fracturation hydraulique

mer, 01/07/2015 - 14:52
L'ETAT DE NEW-YORK A INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

L'interdiction de New York sur la fracturation hydraulique à grande échelle est désormais officielle.

Après plus de sept années d'études, le département pour la protection de l'environnement de l''Etat de New York (DEC- Department of Environmental Conservation) a publié hier les conclusion portant sur l'interdiction de la fracturation qui se basent sur le rapport de 1148 pages de la DEC de juin 2015, promettant de mettre en place l'interdiction de la fracturation dans l'Etat de New York et de lui donner force de loi.

Plus tôt cette année, DEC a publié un document qui exposait ses constatations.
DEC avait déjà publié un moratoire contre la fracturation en 2008.

Le document sera examinée de près par les avocats de l'industrie du gaz naturel, qui seront à la recherche de tout ce qui pourrait permettre une poursuite éventuelle.

Le commissaire de l'agence de l'environnement, Joe Martens, a déclaré que le fracking présentait des risques potentiels importants pour la terre, l'eau, les ressources naturelles et la santé publique qui ne peuvent être atténués de manière adéquate.

Interdire la fracturation hydraulique est la seule solution raisonnable selon lui et « cette décision est conforme à la mission de DEC pour conserver, améliorer et protéger les ressources naturelles de notre État, et pour améliorer la santé, la sécurité et le bien-être du peuple de l'Etat », a t il affirmé.

« La solution choisie par le Département d'interdire la fracturation hydraulique est la meilleure alternative basée sur l'équilibre entre la protection de l'environnement et la santé publique et les considérations économiques et sociales," peut on lire dans les conclusions.

Le premier état a lancé son examen de la fracturation en Juillet 2008 après que les compagnies de gaz ont commencé à appliquer de forer horizontalement dans la formation Marcellus Shale riche en gaz, qui étend à travers Southern Tier de l'Etat dans les Catskills.

En Décembre dernier, Howard Zucker, commissaire à la Santé de l'Etat a publié un rapport soulevant les inquiétudes sur le processus de fracturation hydraulique, qui implique l'utilisation d'eau, de sable et de produits chimiques injectés dans les formations de souterraines.

Lire l'article en anglais et lire le rapport du DEC

Tract pour l'abrogation des permis du Bassin et de la Plaine d'Alès, et de Navacelles

mer, 01/07/2015 - 10:24
LES COLLECTIFS LANCENT LEUR TRACT 2015 POUR L'ABROGATION DES PERMIS
DU BASSIN D'ALÈS, DE LA PLAINE D'ALÈS ET DE NAVACELLES

Communiqué de presse – Largentière le 01 juillet 2015

Les collectifs gardois et ardéchois demandent l'abrogation des 3 permis d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures dits “non conventionnels” de la plaine d'Alès, du bassin d'Alès et de Navacelles, situés sur les communes du sud de l'Ardèche et du nord du Gard.

Ces permis arrivent tous à échéance et leur prolongation est actuellement à l'étude.

Après avoir été reçus en juin en préfecture du Gard et avant un très prochain rendez-vous au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, LES COLLECTIFS LANCENT LEUR TRACT POUR L'ABROGATION DES PERMIS DU BASSIN D'ALÈS, DE LA PLAINE D'ALÈS ET DE NAVACELLES.

Cela fait 5 ans maintenant que nous empêchons les spéculateurs de venir forer le sol à la recherche d'hypothétiques hydrocarbures qu'ils disent non conventionnels.

5 ans que nous suivons avec intérêt les promesses d'Eldorado en Europe alors que, dans les pays où la recherche a commencé, les immenses réserves annoncées se sont avérées surestimées et donc sans intérêt pour les compagnies pétrolières.

5 ans que nous disons, comme certains analystes financiers américains, que les gaz et huiles de schiste sont une bulle financière prête à éclater.

5 ans que nous recevons et collectons différentes informations des pays exploitants concernant les accidents, dégats environnementaux, tremblements de terre, explosions, polutions de l'eau, de l'air, de la la terre ...

Toutes ces raisons nous renforcent dans notre volonté de refuser que des puits de recherche et d'exploitation viennent s'implanter dans notre région et nous ne pouvons pas accepter qu'au nom d'intérêts financiers privés, le développement harmonieux de nos territoires soit détruit de manière irréversible au détriment de la mise en place d'une véritable politique de transition énergétique.

Depuis 5 ans les populations du sud de l'Ardèche et du nord du Gard, réunies au sein de collectifs citoyens soutenus par les maires des communes concernées et des communes périphériques, les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs des 2 départements, s'opposent à ces projets menaçants pour l'avenir de la région. Elles mènent une lutte déterminée pour faire échec à ces projets désastreux pour la santé, l'environnement (eau potable, rivières, climat...) et pour l'économie agricole et touristique de nos territoires.

Autant de voix citoyennes qui disent “Non au renouvellement de ces permis ! Oui à leur abrogation !”

Télécharger le communiqué de presse (pdf 170 ko)

Télécharger le tract (pdf 842 ko)

Les géants de l'énergie accusés de bloquer les renouvelables en France

mer, 01/07/2015 - 09:09
LES GÉANTS DE L'ÉNERGIE ACCUSÉS DE BLOQUER LES RENOUVELABLES EN FRANCE

Le rapport "Nouveau Monde" commandité par la ministre de l'Environnement propose une centaine de mesures pour passer à l'après-pétrole. Il attribue l'échec des renouvelables en France à la toute-puissance des géants de l'énergie comme EDF, Engie et Areva.

La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, avait commandité cet hiver un rapport sur l'économie du Nouveau monde, celle de l'après-pétrole. Coordonné par l'ancienne députée européenne Corinne Lepage, le texte propose un bataillon de nouvelles réformes fiscales et économiques pour favoriser la croissance grâce à l'environnement.

Décentraliser l'énergie, l'inverse du modèle français
C'est, pour une fois, une approche décentralisée qui est privilégiée. Après une trentaine d'auditions d'entrepreneurs des énergies renouvelables ou du bio, les auteurs sont persuadés que le capitalisme à la française avec des grands groupes qui font la pluie et le beau temps finit par être néfaste au développement d'une nouvelle voie. « Il faut faciliter l'accès aux financements des petites entreprises, beaucoup d'entre elles sont motivées, mais peinent à obtenir des fonds parce que leur activité est innovante » constate l'un des auteurs, l'économiste Thomas Porcher.

Le label « France Avenir » sur les traces de la « French Tech »
Pour cela, le rapport Nouveau monde suggère 5 mesures phares, dont la création d'une marque spécifique « France Avenir », qui marcherait dans les traces de la « French Tech ». Une façon de rendre plus lisibles pour le consommateur les innovations françaises ...

Enfin le rapport Nouveau monde suggère de créer un « institut de la transition » qui permette de prendre en compte dans le modèle économique global les externalités négatives pour l'environnement, dont le prix reste sous-valorisé. Un « fonds de remédiation » permettrait également de financer les projets dont la rentabilité est encore bancale.

Dans son ambition d'orchestrer un monde sans pétrole, le rapport se penche à la fois sur la filière énergétique et la filière agricole, grosse consommatrice de dérivés du pétrole non seulement en tant que carburant, mais aussi sous forme d'intrants : engrais, produits phytosanitaires. Le développement difficile de la filière bio en France est ainsi passé en revue.

Parmi les idées de bon sens du rapport, la réduction de la TVA sur les produits bio ou les produits issus de l'économie circulaire.

Engie, EDF et Areva pointés du doigt

« Il faut que les entreprises puissent peser dans le débat. Malgré les avantages donnés aux renouvelables, les bilans énergétiques sont quasiment les mêmes qu'il y a 10 ans en Europe, rien n'a changé » s'insurge Thomas Porcher. En France, les énergies renouvelables représentaient 12 % de l'énergie consommée en 2012, selon le rapport d'étape fourni à la Commission européenne ; l'objectif des 20 % en 2020 est donc encore loin.

Le fait que l'État, qui reste actionnaire des géants de l'énergie comme Engie (ex GDF Suez), EDF et Areva , des entreprises principalement axées vers des énergies du passé, pose aussi problème dans la mesure où « ces gros acteurs se sont développés en étant en monopole et avec capitaux publics. Il faut maintenant que l'État redevienne stratège dans ses investissements et arbitre ces fonds en faveur des renouvelables » avance l'économiste. Le rapport identifie, parmi les obstacles spécifiques du développement de cette nouvelle économie, « les grands groupes en situation de monopole » ou encore « le refus du passage aux énergies renouvelables ».

« Dans le secteur de l'énergie EDF bloque de manière quasi systématique et volontaire l'essentiel des innovations en matière d'énergies renouvelables de même qu'en matière d'efficacité énergétique en France. Elle est du reste parfaitement parvenue à son objectif consistant à ce que sa filière énergie renouvelable soit effectivement un acteur important du renouvelable, mais seulement à l'étranger, pratiquant la politique de la terre brûlée en France sur les filières industrielles du renouvelable » assure le rapport.

L'interdiction du RoundUp, une mesure symbolique
La ministre visitait mardi matin une jardinerie pour promouvoir une mesure d'interdiction du désherbant RoundUp de Monsanto pour les particuliers ...

Clairement critique envers les géants français de l'énergie, le rapport n'a pas fait l'objet d'une présentation officielle par le ministère de l'Environnement.
Le projet de loi sur la transition énergétique, débattu depuis maintenant un an en France, peine à mettre tout le monde d'accord. Après avoir été repensé par le Sénat, il a été de nouveau modifié à l'Assemblée nationale en mai 2015 avant de repartir au Sénat en deuxième lecture. Le texte ne devrait pas être adopté définitivement avant la rentrée 2015. La place des grands groupes de l'énergie au sein du mix énergétique français continue de faire débat au sein de la classe politique, les Verts s'insurgeant notamment du maintien contre vents et marée du nucléaire.

Lire la suite de l'article sur oui-transition07.org

GB : un projet de gaz de schiste bloqué par des autorités locales

lun, 29/06/2015 - 19:13
GB : UN PROJET DE GAZ DE SCHISTE
BLOQUÉ PAR DES AUTORITÉS LOCALES

Londres - Les autorités du comté du Lancashire, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ont rejeté lundi une demande de permis pour un projet d'exploration de gaz de schiste, dont le développement de la production est pourtant l'une des priorités du gouvernement Cameron.

La petite firme britannique Cuadrilla voulait réaliser des forages exploratoires en utilisant la technique controversée de la fracturation hydraulique mais avait suscité l'opposition de certains riverains.

Cuadrilla avait dû interrompre en 2011 des forages dans la même région après l'enregistrement de légères secousses telluriques. Le gouvernement lui avait ensuite donné une autorisation pour reprendre les forages exploratoires, mais en renforçant les contrôles.

Toutefois, les autorités locales doivent aussi donner leur feu vert et, dans le cas présent, les représentants au conseil du comté ont estimé que le projet, près de la ville côtière de Blackpool, comportait des risques déraisonnables en termes de pollution visuelle et sonore.

Ils avaient déjà bloqué la semaine dernière un autre projet d'exploration de gaz de schiste de Cuadrilla dans le comté, considérant qu'il aurait augmenté le trafic routier.

Ces décisions très attendues représentent un revers pour le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron, récemment réélu, qui a fait une priorité du développement de cette source d'énergie, potentiellement bon marché et abondante, à l'heure où les champs pétrolifères et gaziers de la mer du Nord sont en déclin.

Aucun nouveau projet exploratoire n'a pu être mis en oeuvre depuis 2011, malgré cette forte volonté politique à Londres.

Lire la suite de l'article sur Romandie.com

USA : les débuts difficiles du partenariat ONG- pétroliers

lun, 29/06/2015 - 19:00
USA : LES DÉBUTS DIFFICILES
DU PARTENARIAT ONG- PÉTROLIERS

Des groupes comme Shell ont défini des règles de bonnes pratiques avec des ONG et se sont fait certifier. L'initiative peine à faire des émules.

Alors que l'impact de la fracturation hydraulique sur l'environnement reste un sujet sensible en Pennsylvanie, l'initiative lancée ici il y a deux ans avec les géants pétroliers Shell et Chevron a du mal à décoller.

Le projet est pourtant original et séduisant : il s'agit de placer industriels et ONG environnementales autour d'une même table, afin de fixer des standards stricts pour les opérations de fracturation hydraulique, cette technologie controversée qui permet d'extraire le pétrole et le gaz de schiste.

Créé en 2013 à Pittsburgh, le Center for Sustainable Shale Development (CSSD) réunit quatre industriels (Shell, Chevron, et les compagnies locales Consol et EQT) et cinq ONG (dont les
organisations nationales Environmental Defense Fund et Clean Air Task Force).
Il a élaboré 15 normes à respecter pour améliorer la qualité de l'air et de l'eau, plus contraignantes que la réglementation en vigueur. Aux compagnies de se faire certifier pour deux ans par le CSSD,
sur la base du volontariat.

Le projet a cependant rapidement suscité le scepticisme et les critiques, notamment à l'égard des ONG, accusées de pactiser avec l'ennemi. Au point que plusieurs fondations n'ont pas renouvelé leur soutien initial au centre (Heinz Endowments, The William Penn Foundation).

Sanctions
En février 2014, une professionnelle à plein-temps, choisie pour sa neutralité, a été recrutée : Susan LeGros, ancienne avocate spécialisée dans l'environnement. En septembre 2014, Chevron a obtenu la certification du CSSD, suivi par Shell et Consol, au printemps 2015. EQT devrait suivre.
Selon Susan LeGros, ces quatre membres ne représentent cependant que 20 % des puits actifs en Pennsylvanie, où le nombre de compagnies est estimé à plus de 70. « Beaucoup nous disent qu'elles respectent déjà nos standards et n'ont pas besoin de se faire certifier », explique Susan LeGros, qui ne désespère pas de voir l'activité du CSSD décoller.

En attendant, la législation elle-même n'est pas toujours très bien respectée en Pennsylvanie.
Le Department of Environmental Protection (DEP) vient d'adresser une amende record de 9 millions de dollars à Range Resources pour des fuites de gaz et des contaminations d'eau de puits privés. Même Chevron a été sanctionné ce mois-ci, après un incendie ayant causé un décès sur l'un de ses puits début 2014. Le centre de recherche sur le schiste de Penn State University a recensé 528 cas de violation de la réglementation en 2013, pour 12.463 inspections. Un chiffre en nette baisse par rapport à 2010 (1.280 violations pour 5.248 inspections), mais qui reste non négligeable.

Lire l'article de Anne Feitz sur Les Echos

Les pétitions et cyberactions

ven, 26/06/2015 - 17:30
PARTICIPEZ À LA LUTTE ET SIGNEZ LES PÉTITIONS

Pétition contre le projet Abyssea, un projet décalé, obsolète et dangereux destiné à faciliter l'extraction pétrolière en eaux profonde, projet portant sur deux plateformes expérimentales prévues au large de l'Île du Levant (Iles d'Hyères) en plein cœur du sanctuaire Pélagos dans le Canyon des Stoéchades, lieu riche pour sa biodiversité marine.
signez cette pétition sur Collectifs Littoral.

Appel lancé aux députés européens afin qu'ils refusent fermement d'accorder des droits spéciaux aux investisseurs étrangers !
signez cette pétition sur No 2 isds.eu/fr/campaign

Contre le fracking au Yukon. Gouvernement du Yukon, Dirigeants du Territoire du Yukon, Canada : Bannir la fracturation hydraulique horizontale/stimulation, à tout jamais
signez cette pétition sur Avaaz.org

Millions of us are speaking out against Arctic drilling. Together, we are a powerful force for change : from fossil fuels to renewables.
signez cette pétition sur Greenpeace.org

We Cannot Frack Our Way to Energy Security ! Don't Let Big Oil Change the Conversation — We Want, We NEED Renewables !
signez cette pétition sur act.foodandwatereurope.org

Petition Secretary Sally Jewell : Stop touting fracking propaganda !
signez cette pétition sur petitions.moveon.org

Pétition contre le lancement du premier forage de gaz de schiste dans le bassin de l'Ahnet (Algérie)
signez cette pétition sur La Pétition.be

Pétition contre le renouvellement du PERH du Bassin d'Alès qui arrive à expiration
sur Collectif 07 SGHDS

Signez l'appel "Toutes et tous hors Tafta !"
sur Collectif Stop Tafta.org

Stop TIPP et CETA
Sur stop-ttip.org

Nous protestons contre le traité transatlantique.
Signez la pétition sur 24.net

Stop fracking in South Africa : Many people in South Africa are very concerned about the potential negative impacts that the extensive process of shale gas mining can cause, as recorded in the USA, international research reports and articles.
Signez cette pétition sur Avaz.org

Stop au gaz de schiste en Kabylie : Exploitation des gaz de schiste en Kabylie : Ferhat Mehenni interpelle F. Hollande
Signez cette pétition sur Avaz.org

Charte de Bruxelles : Pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé
Signez cette pétition sur http://iecc-tpie.org

Pétition pour que l'Union Européenne interdise les gaz et huiles de schiste !
Signez cette pétition sur Gaz et Huile de Schiste, NON MERCI

Pétition "NON à l'exploration du GAZ DE HOUILLE en Nord/Pas-de-Calais"
signez cette pétition sur Pétition 24.net

Pétition européenne pour Mettre un Terme à l'Écocide en Europe
signez cette pétition sur End Ecocide Europe.fr

Contre l'exploitation des gaz et huiles de schiste dans la plaine d'Alès (30) !
Collectif d'Alès - « Basta ! Gaz Alès »
signez cette pétition sur Pétition24

Avant le pétrole, on a besoin d'eau pour vivre
Pétition contre les permis en Seine et Marne
Vous joindre à cet appel sur Avaaz.org

Mobiliser la société face au pic pétrolier
Vous joindre à cet appel sur Tribune-Pic-Petrolier.org

Gaz de schiste non merci
signez la pétition sur Pétition Publique.fr

Pétition pour l'interdiction de la fracturation hydraulique en Irlande
signez cette pétition sur Avaaz.org

Chevron dénoncé devant le Conseil des droits de l'homme pour les violations des droits humains de populations autochtones et paysannes en Équateur

mar, 23/06/2015 - 15:34
CHEVRON DÉNONCÉ DEVANT LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME POUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DE POPULATIONS AUTOCHTONES ET PAYSANNES EN ÉQUATEUR

Communiqué de presse du CETIM

Une délégation de l'Union des populations affectées par les activités de l'entreprise pétrolière Texaco-Chevron en Équateur (UDAPT) a participé à la 29ème session du Conseil des droits de l'homme avec l'appui du CETIM pour dénoncer la campagne sans merci que mène la société transnationale avec l'objectif de criminaliser ses victimes et faire taire ses défenseurs.

Objet inconnu Genève, le 18 juin 2015. Le cas Chevron se réfère au litige que maintiennent depuis 22 ans des communautés autochtones et paysannes en Équateur contre la société transnationale Chevron pour exiger justice et réparation pour les dommages causés en 26 ans d'exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne.

Chevron a souillé plus de 450'000 hectares d'une des zones de la planète les plus riches en biodiversité, détruisant les conditions de vie et de subsistance de ses habitants, provoquant la mort de centaines de personnes et une augmentation brutale des taux de cancers et autres graves problèmes de santé.
Plus de 60 milliards de litres d'eaux toxiques ont été déversés dans les rivières, 880 fosses de déchets d'hydrocarbures ont été ouvertes, et 6.65 milliards de mètres cube de gaz naturel ont été brûlés à l'air libre.

“Le pire c'est que cette pollution n'est pas le fait d'accidents mais de l'usage délibéré de techniques polluantes et de technologies obsolètes afin de faire des économies”, a souligné Maria Eugenia Garces, représentante de la UDAPT, durant la conférence parallèle “Chevron vs. le peuple d'Équateur : comment une grande société transnationale tente de criminaliser ses victimes et faire taire des défenseurs”, organisé par le CETIM le 16 juin au Palais des Nations à Genève.

“C'est exemple montre qu'il n'y a pas que les États qui violent les droits humains, les entreprises le font aussi, à travers des pratiques systématiques et généralisées qui nient les droits fondamentaux de leurs travailleurs et de la société au sein de laquelle elles s'insèrent », a insisté Eduardo Toledo, avocat des victimes auprès de la Cour pénale internationale (CPI) durant ladite conférence.

Malgré les jugements des tribunaux équatoriens qui ont condamnés Chevron à payer 9,5 milliards de dollars pour être à l'origine du pire désastre environnemental de l'histoire de l'humanité, la compagnie pétrolière nie sa responsabilité, consacre d'énormes efforts et ressources pour ignorer la sentence, persécuter les victimes et faire taire leurs défenseurs. L'avocat principal de Chevron a dit publiquement en mai 2009 que la compagnie « allait se battre jusqu'à ce que l'enfer se couvre de glace et continuera ensuite de se battre sur la glace ».

La délégation a présenté une déclaration orale en plénière du Conseil des droits de l'homme pour dénoncer la campagne médiatique, judiciaire, économique et scientifique que mène Chevron contre les populations affectées et leurs défenseurs depuis sept années consécutives pour assurer son impunité et éviter l'application de la décision judiciaires

“Chevron a engagé 60 cabinets et 2'000 avocats, des agences de relations publiques et des lobbistes pour mettre en œuvre sa stratégie qui consiste principalement à intimider et effrayer jusqu'à réussir à faire taire toute personne qui se risque à élever sa voix en faveur des communautés affectées”, a expliqué Maria Eugenia Garces.

La délégation a présenté les cas d'intimidation, de persécution et de poursuites juridiques contre les populations affectées, les journalistes, les collaborateurs, les avocats, les militants, les citoyens indépendants et même les investisseurs qui demandaient à la compagnie pétrolière de traiter ce cas avec responsabilité.

Maria Eugenia Garces a souligné que “les violations de droits humains ne sont possibles que quand elles sont exécutées dans l'ombre et restent dans l'ombre.
Faire taire les victimes pour que personne ne connaisse leur existence est une des manières d'éviter la réprobation du public et d'être tenu responsable pour les actes à leur encontre”.

Eduardo Toledo a mis en évidence “la mise en œuvre d'une campagne juridique aux États Unis et dans les autres pays auquel s'adressent les plaignants afin de faire apparaître la sentence équatorienne comme une fraude et de convertir les victimes en criminels et la compagnie pétrolière en innocente, avec le seul objectif de retarder l'issue à laquelle tôt ou tard on finira par arriver : la réparation des dégâts causés dans les territoires équatoriens”.

En février 2011, Chevron a présenté une plainte devant un tribunal de New York en accusant les plaignants équatoriens et leurs soutiens d'extorsion. D'après la sentence rendue, la décision des tribunaux équatoriens était frauduleuse et les campagnes publicitaires, la création de pages web, de blogs et les demandes adressées aux autorités gouvernementales par les ONG peuvent être considérées comme une tentative d'extorsion criminelle. Un recours a été déposé le 2 juillet 2014 mais ce jugement a déjà eu des conséquences catastrophiques pour les victimes et leurs défenseurs, à savoir les criminaliser, les priver de soutiens financier, et jeter des soupçons sur leur intégrité et leur crédibilité.

Face à ces évidences de violations des droits humains commises par Chevron, l'intervention urgente du Conseil des droits de l'homme et de ses procédures spéciales a été sollicitée afin de faire cesser ces attaques contre les victimes et leurs défenseurs, et de faire respecter la sentence des tribunaux équatoriens.

Pour plus d'information sur ce cas voir les déclarations écrites présentées sur ce cas par le CETIM au Conseil des droits de l'homme en juin 2014 et en juin 2015

La fracturation hydraulique pose un risque « significatif » pour l'homme et doit être interdite en Europe

mar, 23/06/2015 - 15:21
LA FRACTURATION HYDRAULIQUE POSE UN RISQUE « SIGNIFICATIF » POUR L'HOMME ET DOIT ÊTRE INTERDITE EN EUROPE

CHEM Trust – qui se définit comme un organisme (britannique) travaillant à empêcher les fracking pollution chimiques fabriqués par l'homme de causer des dommages à long terme sur la faune ou les êtres humains, en veillant à ce que les produits chimiques qui causent de tels dommages soient remplacés par des alternatives plus sûres publie un rapport sur les risques – publie ce 21 Juin 2015 un rapport intitulé « Pollution de la fracturation hydraulique : Quelle est la toxicité des produits chimiques de la fracturation et quelle incidence peut-elle avoir sur la faune et les personnes au Royaume Uni et dans l'UE ».

Nous précisons que les conclusions et recommandations de CHEM Trust que nous retranscrivons ici ne reflètent pas les positions des collectifs français opposés à la recherche et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille. Les collectifs français restent opposés à toute forme de recherche et d'exploitation des hydrocarbures dits de schiste ou de houille et considèrent comme une nécessité absolue d'orienter les moyens de la recherche et les investissements vers l'efficacité énergétique et le développement des énergies moins polluantes et renouvelables.

Toutefois, il nous a paru intéressant de relayer cette étude et ses conclusions qui mettent une nouvelle fois en évidence les risques liés à la recherche et l'exploitation des hydrocarbures extrêmes et le manque criant de réglementation et de moyens pour leur mise en application dans les pays qui s'avèrent pourtant être les plus riches du monde : ceux de l'Union Européenne. Alors que certains se sont positionnés pour la recherche et l'exploitation.

Résumé des recommandations

Après avoir exploré la toxicité des produits chimiques de la fracturation hydraulique et les risques qu'elle pose pour la faune et l'homme CHEM Trust formule les principales recommandations suivantes :

1) La composition de tout les produits chimiques utilisés dans la fracturation doit être divulguée, sans appliquer de réserve liée au secret commercial.

2) Le renforcement de la réglementation de l'Union Européenne sur la fracturation hydraulique est nécessaire, afin d'assurer que l'Étude d'impact environnemental soit rendue obligatoire pour chaque site, que l''utilisation des produits chimiques soit contrôlée et transparente, qu'une surveillance efficace soit obligatoire, que la gestion des eaux usées soient sans danger, avec l'interdiction absolue de l'élimination des eaux usées par réinjection dans le sol.

3) La réglementation doit protéger l'environnement et les personnes, même lorsque les puits de fracturation ne sont plus utilisés, ceci comprend des obligations financières pour couvrir les coûts de dépollution.

4) Le suivi effectif et efficace est essentiel pour assurer que les contrôles réglementaires soient respectés. Cela signifie que les régulateurs doivent avoir les ressources nécessaires pour mener à bien ces fonctions ; ceci constitue une préoccupation particulière quand l'Agence de l'environnement (EA) du le Royaume-Uni connaît de substantielles coupes budgétaires.

Un moratoire en Europe
De plus, de l'avis de CHEM Trust, un moratoire sur la fracturation hydraulique doit être mis en place au niveau de l'Union Européenne et persister tant qu'il n'y a pas l'assurance que l'ensemble de ses recommandations est en place.

On notera, et c'est particulièrement important, que CHEM Trust a mis l'accent sur les effets toxiques des polluants tout en précisant que leur position n'a pas pris en compte l'examen des effets de la fracturation sur le changement climatique ni son potentiel de causer des tremblements de terre.

Lire la suite de l'article sur Stop Gaz de Schiste.org

Lire le document complet en anglais

Renouvellement du PERH du Bassin d'Alès : les collectifs rencontrent le préfet du Gard

ven, 19/06/2015 - 20:57
RENOUVELLEMENT DU PERH DU BASSIN D'ALÈS
LES COLLECTIFS RENCONTRENT LE PRÉFET DU GARD

Depuis 5 ans, la population des communes du bassin d'Alès réunie au sein de collectifs anti-gaz de schiste s'oppose à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dits non conventionnels, sources de futures et graves pollutions.

Au mois d'avril 2015, la société Mouvoil a demandé le renouvellement du permis. Le délai administratif pour répondre à cette demande est de 15 mois et seule une décision explicite de rejet par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie peut mettre fin au permis.

Vendredi 19 juin, le préfet du Gard a reçu une délégation, composée de deux maires représentant les communes de l'Ardèche et du Gard concernées par le permis du Bassin d'Alès » et de deux militant(e)s pour l'inter-collectif Gardéchois et le Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste.
Cette délégation était épaulée par l'association des maires du Gard en la personne de sa présidente, Mme Chaleyssin.

La délégation reçue a remis à monsieur le Préfet les pétitions (*) signées en début d'année contre le renouvellement de ce permis. Elle a exposé les vives préoccupations citoyennes et insisté sur les risques environnementaux concernant ce permis.

Le nombre important de pétitions récoltées et le message porté par les délégués des collectifs ainsi que le nombre important de motions prises par les communes et portées par les maires devraient être suffisants pour manifester la volonté, la fermeté, la détermination et l'opposition de tous à une éventuelle prorogation de ce permis. Le rapport (à télécharger ci-dessous) de la commission scientifique des collectifs a amené les arguments nécessaires pour étayer ce refus.

Il en va de l'avenir des populations de ces territoires, de la qualité de leur environnement, de leur économie agricole et touristique et de leur santé.
Nous ne laisserons pas les compagnies détruire notre pays pour leur profit.

* Pétition signée par 3600 habitants de ces 13 communes et alentour, et par plus de 10000 sympathisants sur internet.

RAPPORT DES COLLECTIFS ARDÉCHOIS ET GARDÉCHOIS DEMANDANT LE NON-RENOUVELLEMENT DU PERH
Rapport rédigé par la commission scientifique du collectif 07 stop au gaz et huiles de Schiste

Introduction
* questionnement des collectifs
* plan de situation du PERH
* liste des sites protégés
* carte des zones de protection
* carte du réseau hydrographique du PERH
Introduction (pdf 8,6 Mo)

Analyse des propositions de Mouvoil replacee dans le contexte geologique local
Définition : Les pétroles non-conventionnels sont des pétroles produits ou extraits en utilisant des techniques autres que la méthode traditionnelle des puits pétroliers, ou impliquant un coût et une technologie supplémentaires en raison des conditions d'exploitation plus difficiles.
Les productions de type non-conventionnel comprennent : l'exploitation de pétrole lourd et extra lourd, de sables et de schistes bitumineux. Ces pétroles ont eu une genèse différente de celle des pétroles conventionnels.
Téléchargez l'analyse (pdf 3,3 Mo)

Mémoire sur la spécificité des huiles et pétroles lourds et extra-lourds
1 Hydrocarbures non conventionnels en zone tectonisee accroit le nombre de forages et les risques environmentaux
1.1 Contexte regional de la zone du permis « Bassin d'Alès »
1.2 Failles naturelles, permeabilite artificielle et fracturation hydraulique
1.3 Roches-meres et multiplication des forages
2. Contexte geologique local
2.1 Historique
2.2 Analyse des documents de Mouvoil
2.3 De la mise en oeuvre annoncee de la fracturation hydraulique en contradiction avec la circulaire ministerielle du 21 septembre 2012
2.4 Incidences sur les eaux souterraines
Mémoire sur la spécificité des huiles et pétroles lourds et extra-lourds (pdf 1,3 Mo)

Quand les Canadiens investissent dans le gaz de schiste français

ven, 19/06/2015 - 19:43
QUAND LES CANADIENS INVESTISSENT DANS LE GAZ DE SCHISTE FRANÇAIS

En Ile-de-France, quatre sociétés continuent à exploiter du pétrole, principalement en Seine-et-Marne et en Essonne.

Parmi ces sociétés : l'entreprise Vermilion Energy.

Avec une production de 12.000 barils de pétrole par jour, cette société canadienne produit plus de la moitié de son pétrole en France, une production qui correspond à peu près à 1% de notre consommation.

En Essonne, il y a trois ans, Vermilion a racheté à Total quatre anciennes concessions, un rachat qui intrigue.

Philippe Pascot est le fondateur et porte-parole du collectif "Non à l'huile et au gaz de schiste en Essonne" : "Pourquoi des gens de Vermilion ont investi tant de millions en France pour des puits qui sont en fin de vie ? Il vont investir 10 ou 15 millions d'euros. Ça me paraît très très bizarre."

Ecouter le reportage sur France-Inter

L'avènement des énergies renouvelables pour 2050 ?

ven, 19/06/2015 - 18:30
L'AVÈNEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR 2050 ?

Une étude publiée le mardi 9 juin dans la revue Energy and Environmental Science laisse entrevoir la possibilité d'une couverture complète des besoins énergétiques aux Etats-Unis à partir d'énergies renouvelables à l'horizon 2050 [1]. La recherche menée par l'équipe de Mark Jacobson, Professeur d'ingénierie civile et environnementale à l'Université de Stanford, propose pour chaque état américain un scénario de transition énergétique réaliste aussi bien techniquement qu'économiquement, qui prenne en compte les ressources actuelles et les capacités de chaque territoire. Tous les Etats ne sont aujourd'hui pas au même stade quant à l'intégration des énergies renouvelables au réseau. Pour autant, l'étude affirme qu'ils pourront tous atteindre les 80% d'énergies renouvelables d'ici 2030, puis 100% en 2050.

L'ensemble des scénarii proposés par l'étude exclut l'utilisation de l'énergie nucléaire et de l'énergie fossile, plus coûteuses que les énergies renouvelables et occasionnant trop de rejets de gaz à effets de serre. 62.000 décès dus à la pollution de l'air pourraient alors être évités, selon ces nouveaux résultats. La transition énergétique pourrait également avoir un réel impact sur la société civile et sur le chômage. Les emplois créés dans le secteur des énergies renouvelables compenseraient largement les pertes dues à la fermeture des mines de charbon et le démantèlement des centrales nucléaires. Au niveau de l'économie, les énergies renouvelables ont également le vent en poupe : leur prix ne cesse de chuter et la demande est en constante augmentation.

Une révolution technologiquement réalisable

L'étude de Mark Jacobson fait écho à un rapport [2] publié en juin 2015 par le Brattle Group, entreprise d'expertise et de conseil, et commandé par The Advanced Energy Economy Institute en réponse aux commentaires de la North American Reliability Corporation (NERC) qui estimait au début de l'année que le Clean Power Plan de l'administration Obama pourrait menacer la sécurité énergétique du pays en favorisant l'utilisation des énergies renouvelables. Ce rapport démontre qu'il est aujourd'hui possible d'intégrer massivement sur le réseau électrique américain les énergies renouvelables sans que cela nuise à la fiabilité et la sécurité énergétique. Il s'appuie pour cela sur les exemples de l'opérateur Electric Reliability Council of Texas (ERCOT), dont 10% des besoins électriques sont couverts par l'énergie éolienne, et de l'entreprise XCel Energy Colorado, qui reçoit en moyenne 20% de son énergie grâce à l'énergie éolienne, avec des pics à 40%.

Selon le Brattle Group, la prochaine étape est donc de bien penser les investissements sur le long terme dans chaque état des Etats-Unis. L'objectif d'utiliser exclusivement des énergies renouvelable dès 2050 nécessite le développement de plusieurs outils, comme par exemple des modèles plus fiables de prédiction du vent et du stockage d'énergie à grande échelle.

Mark Jacobson estime que cette révolution ne pourra pas se faire sans une volonté politique forte. Selon lui, la solution doit passer par les Etats eux-mêmes, à qui il a été demandé à travers le Clean Power Plan de mettre en place des solutions innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des énergies existantes.

En France, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a publié en avril 2015 un rapport fournissant des recommandations sur la manière dont le pays pourrait avoir 100% de son énergie provenant de l'énergie verte d'ici 2050 [3]. Un objectif réaliste selon l'ADEME, puisque le rapport estime le potentiel de production d'énergies renouvelables à 1268 Terrawattsheure (TWh) quand la consommation se situe entre 406 et 487 TWh. Le scénario proposé par l'ADEME implique l'implantation de 46000 nouvelles éoliennes terrestres, 5000 éoliennes de mer et de nombreuses centrales solaires au sol. Ces installations modifieraient alors grandement le territoire et le paysage français. L'acceptation des citoyens pourrait donc n'être que partielle. L'ADEME propose un scénario alternatif dans lequel les centrales solaires au sol et les champs d'éoliennes terrestres occuperaient une place mineure pour intégrer au mix énergétique l'énergie houlomotrice (générée par les vagues). L'exploitation de cette dernière est cependant plus chère, ce qui impliquerait une hausse du coût annuel de l'énergie d'environ 6%.

En France comme aux Etats-Unis, l'implication des gouvernements et l'adhésion des citoyens seront des éléments essentiels pour atteindre cet objectif. La Chine s'est elle aussi fixé l'objectif ambitieux d'une production d'énergie à 60% renouvelable, avec une part de 85% pour la production d'électricité, d'ici 35 ans [4].

Article et liens sur bulletins-electroniques

PERH du bassin d'Alès : les collectifs rencontrent le préfet du Gard

mer, 17/06/2015 - 15:30
PERMIS EXCLUSIF DE RECHERCHE D'HYDROCARBURES DU BASSIN D'ALÈS :
LES COLLECTIFS STOP GAZ ET HUILE DE SCHISTE
RENCONTRENT LE PRÉFET DU GARD

Depuis 5 ans, la population des communes du bassin d'Alès réunie au sein de collectifs anti-gaz de schiste s'oppose à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dits non conventionnels, sources de futures et graves pollutions.

Au mois d'avril 2015, la société Mouvoil a demandé le renouvellement du permis. Le délai administratif pour répondre à cette demande est de 15 mois et seule une décision explicite de rejet par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie peut mettre fin au permis.

Vendredi 19 juin, le préfet du Gard, recevra une délégation, composée de deux maires représentant les communes de l'Ardèche et du Gard concernées par le permis du Bassin d'Alès » et de deux militant(e)s pour l'inter-collectif Gardéchois et le Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste.

Cette délégation sera épaulée par l'association des maires du Gard en la personne de sa présidente, Mme Chaleyssin.

Elle remettra à monsieur le Préfet les pétitions (*) signées en début d'année contre le renouvellement de ce permis. Elle exposera les vives préoccupations citoyennes et insistera sur les risques environnementaux concernant ce permis.

Le nombre important de pétitions récoltées et le message porté par les délégués des collectifs ainsi que le nombre important de motions prises par les communes et portées par les maires devraient être suffisants pour manifester la volonté, la fermeté, la détermination et l'opposition de tous à une éventuelle prorogation de ce permis. Le rapport (**) de la commission scientifique des collectifs amènera les arguments nécessaires pour étayer ce refus.

Il en va de l'avenir des populations de ces territoires, de la qualité de leur environnement, de leur économie agricole et touristique et de leur santé.
Nous ne laisserons pas les compagnies détruire notre pays pour leur profit. (***)

* Pétition signée par 3600 habitants de ces 13 communes et alentour, et par plus de 10000 sympathisants sur internet.

** Le rapport remis au préfet du Gard sera consultable en ligne vendredi 19 juin.

*** Un tract contre les trois PERH du nord du Gard et du sud de l'Ardèche ( Plaine et Bassin d'Alès et Navacelles) sera mis en ligne et distribué à partir du 1 juillet 2015.

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Les petites affaires d'EDF dans le gaz de schiste américain

lun, 15/06/2015 - 14:07
LES PETITES AFFAIRES D'EDF
DANS LE GAZ DE SCHISTE AMÉRICAIN

Article d'Olivier Petitjean sur l'Observatoire des Multinationales

Et si EDF, entreprise publique d'électricité française, exploitait discrètement des puits de gaz de schiste aux États-Unis ?
Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il s'agit là d'un scénario bien réel. Alors qu'elle appartient à un État qui a interdit la fracturation hydraulique sur son propre territoire en raison des risques environnementaux, EDF a décidé d'adopter une politique exactement inverse, en achetant des puits de gaz de schiste en Pennsylvanie et au Texas.

Tout part d'une filiale d'EDF opérant loin des regards du grand public : EDF Trading. Celle-ci regroupe les activités de négoce du groupe et emploie environ de millier de personnes, principalement à Londres, où elle a son siège, et aux États-Unis. Comme beaucoup d'autres activités d'EDF hors de France, elle reste mal connue dans notre pays, et le gouvernement français semble ne s'y intéresser que lorsqu'il est temps d'encaisser les dividendes reversés à la maison mère.

EDF Trading est chargée de l'achat et de la vente de charbon, de pétrole, de gaz et d'électricité pour le compte du groupe EDF, dont elle est filiale à 100%, ainsi que du négoce des crédits carbone. Elle mène aussi des opérations de trading en son nom propre. Son chiffre d'affaires pour 2014 s'élevait à 856 millions d'euros (contre 787 millions d'euros en 2013), pour un profit net de 386 millions d'euros (373 millions en 2013), dont elle a reversé 251 millions au groupe EDF sous forme de dividendes.

Quand EDF se réinvente en pétrolier texan
Pour optimiser ses activités de négoce, EDF Trading a été amenée à acquérir des infrastructures de transport et de stockage de charbon, de gaz et d'autres matières premières. _ Et désormais, elle a choisi d'acquérir et opérer directement ses propres opérations d'extraction de gaz. Pour ce faire, EDF Trading a créé une sous-filiale dédiée, EDF Trading Resources (ou EDFTR), dont le siège social est à Austin au Texas, et qui se présente comme une « compagnie indépendante d'exploration et de production de pétrole et de gaz naturel » ! Elle est dirigée par une petite équipe de cadres issus du milieu pétrolier texan. EDFTR ne possède en fait que deux zones d'opérations, l'une dans l'Est du Texas (environ 500 puits sur 120 kilomètres carrés), l'autre en Pennsylvanie, dans le comté de Greene, qui correspond à la formation de gaz de schiste de Marcellus (sur 80 kilomètres carré).

Dans son Rapport développement durable 2014, EDF reconnaît recourir à la fracturation hydraulique en Pennsylvanie. « Le premier forage est prévu fin 2014-début 2015. Le projet est en phase de développement (préparation pour le premier forage et acquisition de droits fonciers) », précise le rapport (de manière quelque peu anachronique puisque ce document a été publié début juin 2015) [1]. Le site web d'EDF Trading Resources évoque quant à lui 45 puits en Pennsylvanie.

L'Est du Texas est lui aussi une zone d'exploitation de gaz de schiste (formation de Haynesville), mais EDF ne dit pas explicitement dans ce cas si elle y recourt ou non à la fracturation hydraulique. Ces puits ont été achetées à la firme canadienne Encana en 2012. Et d'autres investissements pourraient être sur les rails puisqu'EDF Trading a également signé en 2013 un protocole d'accord avec l'entreprise énergétique indienne GAIL pour rechercher conjointement des concessions de gaz de schiste à acquérir aux États-Unis.

Une activité controversée
EDF assure que ses forages par fracturation hydraulique seront développés « selon les plus hauts standards industriels ». Mais pour ses opérations en Pennsylvanie, il a choisi un partenaire qui n'a rien de rassurant : Alpha Natural Resources, une entreprise spécialisée non dans le gaz de schiste, mais dans le charbon. Et notamment dans la pratique dite du « mountaintop removal », consistant à faire exploser le sommet des montagnes dans la chaîne des Appalaches pour en extraire plus facilement du charbon (lire notre enquête). Alpha Natural Resources a écopé en 2014 d'une amende record de 227,5 millions de dollars, la plus importante jamais infligée dans le secteur du charbon par l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA).
En cause, le déversement illégal de millions de litres de déchets toxiques dans les cours d'eau de Virginie occidentale. Ce qui n'augure pas forcément bien de l'impact environnemental des forages d'EDF en Pennsylvanie. La région de Marcellus est l'un des exemples les plus emblématiques et les plus controversés des risques de l'exploitation du gaz de schiste pour les ressources en eau. Plusieurs études ont confirmé la pollution des eaux souterraines de la région du fait de la fracturation hydraulique, et même l'Agence fédérale de l'environnement a récemment reconnu des problèmes [2]

La France, propriétaire d'EDF, a pourtant interdit la fracturation hydraulique en 2011 et, pour l'instant, le gouvernement tient bon face aux pressions des lobbies industriels qui souhaitent revenir sur cette mesure.
À l'époque où il était PDG de l'entreprise, Henri Proglio est même réputé avoir fait pression contre l'exploitation du gaz de schiste en Europe, au contraire de la plupart de ses homologues des grands groupes énergétiques du continent, apparemment parce qu'il en craignait la concurrence vis-à-vis du nucléaire. EDF est aussi ostensiblement absente du « Centre hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les grands groupes du CAC40 pour promouvoir la cause des gaz et pétroles de schiste en France.

Le TAFTA et les exportations de gaz en filigrane
En juillet dernier, EDF avait déjà subi une avalanche de critiques lorsqu'il avait été annoncé qu'elle avait conclu avec Cheniere un contrat d'achat de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis, pour partie issu de gisements de schiste. Dans le cadre de ce contrat, EDF importera jusqu'à 770 000 tonnes de gaz à partir de 2016. Cheniere est en train d'achever la construction d'un terminal de liquéfaction géant sur la côte de la Louisiane pour faciliter ces exportations. Le secteur du schiste américain est en crise en raison de la surproduction domestique de gaz et de la chute des prix qui s'en est suivie. Les industriels misent désormais sur les marchés d'exportation, l'Asie et peut-être l'Europe, pour se relancer, suivi en cela par quelques grands groupes européens.

La question de la libéralisation des exportations de gaz est ainsi au cœur des projets d'accords commerciaux trans-pacifique (TPP), pour l'Asie, et transatlantique (TAFTA/TTIP), pour l'Europe [3]. Engie (ex GDF Suez) est partie prenante d'un autre projet d'usine géante de liquéfaction de gaz sur la côte de Louisiane, Cameron LNG. Ce secteur d'activités intéresse aussi évidemment au premier chef EDF Trading
Plus qu'un galop d'essai à visée purement expérimentale, comme le suggère la maison mère dans son rapport de développement durable, l'entrée d'EDF dans la production de gaz de schiste se veut aussi peut-être une option stratégique de plus long terme.

EDF vient de se voir désigner sponsor officiel de la Conférence climat (COP21) qui doit se tenir à Paris à la fin de l'année, malgré ses investissements substantiels dans les énergies fossiles et notamment dans le charbon [4]. Pour justifier leur choix, les autorités françaises ont argumenté qu'au moins EDF et les autres entreprises choisies avaient pris des engagements en termes de transition énergétique et de passage à une économie « décarbonée ». Avec la décision d'investir dans le gaz de schiste – qui émet autant de gaz à effet de serre que le charbon en raison des fuites de méthane-, on prend plutôt le chemin inverse.

Lire l'article d'Olivier Petitjean sur l'Observatoire des Multinationales

Shell en Arctique : la planète se meurt, alors allons y gaiment

mer, 10/06/2015 - 14:01
SHELL ASSURE QUE LA FAUNE ARCTIQUE AURA DISPARU BIEN AVANT LA PROCHAINE MARÉE NOIRE

HOUSTON - Affirmant que tout dommage sera limité à une poignée d'espèces qui auront réussi à survivre aussi longtemps, des fonctionnaires de la Shell Oil Company ont assuré mercredi au public que la majorité de la faune de l'Arctique vivant près de leur site de forage aura disparu bien avant leur prochaine marée noire.

"Après avoir mené plusieurs études d'impact environnemental, nous pouvons dire avec confiance que nos opérations de forage en mer ne posent absolument aucune menace pour les centaines d'espèces endémiques de l'Arctique, auront déjà été complètement disparu avant que toute mésaventure ou déversement de pétrole brut n'ait lieu sur les sites de forages de l'Arctique », a déclaré le porte-parole de Shell, Curtis Smith, ajoutant que des ours polaires, les morses et les baleines boréales de la région seront probablement éliminés bien avant que les premières gouttes de pétrole brut commencent à jaillir dans le Chuchki Mer par une combinaison de la surpêche, de l'acidification des océans et de la fonte des glace."

"Nous pouvons vous assurer qu'il n'y aura pas de répétition de la marée noire de BP, dans lequel, un écosystème complexe et florissante a été détruit. Tout au plus, seules certaines algues et peut-être un peu de maquereaux seront encore là quand les forages cracheront des millions de litres de pétrole dans leur habitat, et nous pensons que ces espèces approcheront de leur disparition d'ici là.

"Smith a ajouté que les risques environnementaux associés à l'installation initiale des plates-formes seront longuement étudiés et que que sera acquise l'assurance que la plupart des espèces faunistiques auront disparu avant toute future marée noire.

Lire l'article sur www.theonion.com

Note du Collectif 07 SGHDS : et la Shell Oil Company sait de quoi elle parle lorsqu'elle fait référence à des marée noires et à la disparition des espèces. Allez voir sur Google.

NOTE 2 DU COLLECTIF 07 sghds : Le journal "The Onion" est un pastiche de site d'information tel notre "Gorafi" mais l'article nous paraissant bien refléter un certain cynisme ambiant auquel nous sommes confrontés, l'article nous a plu au point de le publier

Essonne info : les anti-gaz de schiste ne relâchent pas la pression

lun, 08/06/2015 - 12:56
ESSONNE INFO : LES ANTI-GAZ DE SCHISTE
NE RELÂCHENT PAS LA PRESSION

ESSONNE INFO | Par Jérôme Lemonnier le lundi 8 juin 2015

Essonne Nature Environnement (ENE) organisait une réunion publique sur le sujet de l'exploitation du pétrole en Essonne.

Invitée, la société Vermilion propriétaire de concessions de pétrole dans le département a débattu de ses projets avec les membres du collectif anti-gaz de schiste 91 présents en nombre dans la salle, le tout dans un climat tendu.

« Du pétrole ou du gaz en Essonne ? À quelles conditions ? ».
C'est la question que posait la fédération Essonne Nature Environnement (ENE) ce jeudi 4 juin, dans le cadre d'une réunion publique. Un sujet qui s'immisce dans l'actualité du département comme le confirmait son président Jean-Pierre Moulin.
« Notre but est de débattre sur des sujets qui nous concernent tous, comme notamment les nuisances aériennes ou encore le sujet des nouvelles intercommunalités. Aujourd'hui, il nous paraissait intéressant de traiter de la question large du pétrole et de faire participer l'ensemble des sensibilités sur ce dossier », expliquait ce dernier en ouverture.

Un sujet plus que jamais dans l'actualité essonnienne puisque que l'une des demandes du groupe canadien d'hydrocarbures Vermilion est au cœur d'une enquête publique qui se tient actuellement.
Cette dernière concerne la demande d'autorisation d'ouverture de travaux d'exploitation de mines d'hydrocarbures liquides dans le sud-est de l'Essonne et la création de nouveaux puits autour de Leudeville et de Vert-le-Grand.

Pour cette conférence, la fédération qui réunit 53 associations de défense de l'environnement avait donc convié un représentant des services de la Direction régionale et interrégionale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE), un géologue ou encore des représentants de la société Vermilion, dont le directeur de l'unité française, Darcy Kerwin.
Autres invités – indirects cette fois-ci –, les « anti-gaz de schiste ». Présents en nombre dans les locaux de l'ENE basés à Epinay-sur-Orge, ces derniers ont ainsi pu obtenir quelques réponses sur le sujet glissant d'une possible exploitation du gaz de schiste en Essonne. Outre l'obtention de réponses, les membres du collectif souhaitaient faire passer un message clair aux responsables de Vermilion.

Pas de forages avant 2016 ?

Et les inquiétudes des membres du collectif anti-gaz de schiste 91 sont grandes, notamment suite à la rupture d'une canalisation survenue le 24 mai dernier dans le secteur de Leudeville.
À ce sujet Vermilion et la DRIEE avancent que l'incident a été confiné et que « des analyses ont été faites » sur des échantillons de la terre exposée lors de cette fuite. Toutefois, cela ne rassure pas pour autant les anti-gaz de schiste qui s'inquiètent également « d'un manque de contrôle des puits et infrastructures », expliquent certains d'entre eux.
« Il y a constamment des inspections qui sont réalisées, indique Laurent Olivé chef de l'unité territoriale de l'Essonne de la DRIEE. Chaque site est contrôlé tous les quatre ans par les quatre inspecteurs de la DRIEE que compte l'Île-de-France ».
Malgré tout, le nombre d'agents et la fréquence de contrôle ne réconfortent pas certains membres du collectif. « On dirait que vous n'avez pas bien évalué la dangerosité de ces sites pour l'environnement », insiste l'un d'entre eux. Afin de rénover l'ensemble de son patrimoine en Essonne et en Seine-et-Marne, la société Vermilion dispose ainsi d'un budget s'élevant à plusieurs millions d'euros. Au total, 35 millions seront investis sur toute l'année 2015 pour rénover et entamer différents forages. Seulement, l'entreprise qui produit 1 700 barils par jour en Essonne ne prévoit pas de se servir de ce budget pour entamer les forages dans le département cette année. « Nous allons forer quatre puits en Seine-et-Marne cette année, mais aucun en Essonne pour 2015, avance Darcy Kerwin. Si l'Etat nous donne l'autorisation de forer les nouveaux puits cette année (Ndlr : qui fait actuellement l'objet d'une enquête publique), nous ne commencerons les travaux qu'en 2016, pas avant. Il s'agira de percer 1 à 3 puits ».

« Nous respectons les lois »
« Des forages dans quel but ? », s'interroge une partie des gens présents à cette conférence.
« Prolonger la durée de vie des concessions existantes, note Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques de Vermilion. Dans ce cadre, il fallait de nouveaux forages pour pérenniser l'activité du pétrole conventionnel, les derniers remontant à 20 ans ».

Exit donc la question de l'exploitation du gaz de schiste, dont la capacité totale est estimée « à 5 téra m3 dans les sous-sols du Bassin Parisien » par le géologue Bruno Vrielynck ?
À ce sujet, Vermilion assure que le forage d'huile de schiste et notamment la fracturation hydraulique – moyen d'atteindre ces gaz – n'est pas d'actualité. « Nous respectons les lois et les règles en vigueur en France », souligne Jean-Pascal Simard.

Pas de fracturation hydraulique donc, mais cela pourrait évoluer, c'est en tout cas ce que craignent les anti-gaz de schiste. Car la société Vermilion utilise déjà cette pratique au Canada, sur les terres de la province d'Alberta. Une région dans laquelle la fracturation hydraulique est autorisée. « On a l'impression que vous préparez le terrain en vue d'un changement de législation sur ce point ! Si vous ne voulez pas la mettre en œuvre aujourd'hui, pourquoi est-ce que vous ne l'inscrivez pas dans le marbre ? », tonne Philippe Pascot, membre du collectif.
Réaffirmant qu'elle « respecte les règles en vigueur », l'entreprise canadienne avance aussi un coût financier important pour procéder à de la fracturation qui entraînerait certainement un « manque de rentabilité ».

Bref, les heures défilent et les débats s'éternisent sur ces sujets, le tout dans un climat de plus en plus tendu. Durant cette conférence, chaque « camp » aura pu s'exprimer sans pour autant convaincre. Mais d'autres rendez-vous comme celui-ci interviendront dans les prochains jours dans le cadre de l'enquête publique. Une nouvelle réunion d'informations et d'échanges sera organisée le jeudi 11 juin de 20h30 à 22h30 dans la salle communale de la mairie de Leudeville.