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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 1 heure 46 minutes

On a trop de pétrole : si on essayait d'autres idées ?

lun, 26/09/2016 - 12:09
ON A TROP DE PÉTROLE : SI ON ESSAYAIT D'AUTRES IDÉES ?

Maxime Combes et Nicolas Haeringer décryptent le dernier rapport du centre de recherche Oil Change International, publié jeudi 22 septembre. Et vulgarisent des données qui mettent en lumière l'obligation de sortir de l'ère des combustibles fossiles.

L'accord de Paris n'est officiellement pas encore entré en vigueur - il ne sera définitivement adopté qu'une fois que 55 États, représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre l'auront ratifié (ou "rejoint").

Il n'y a pourtant pas de temps à perdre pour passer à sa mise en œuvre concrète. Bien sûr, la COP22, qui s'ouvrira à Marrakech début Novembre, est censée être dédiée, presque entièrement, à la question des solutions.

Il est toutefois crucial que les négociations ne passent pas à côté de la solution essentielle : sortir de l'ère des combustibles fossiles. C'est ce que vient opportunément rappeler Oil Change International dans son dernier rapport “The sky's the limit”, publié ce 22 septembre.

Ce centre de recherche se dédie à mettre en évidence les véritables coûts des combustibles fossiles.

Oil Change International fait partie de ses acteurs qui ont largement contribué à populariser la notion de "budget carbone" - autrement dit à faire le lien entre le réchauffement climatique et nos émissions cumulées de gaz à effet de serre. Ce lien permet en effet de calculer la quantité de gaz à effet de serre qui peut-être relâché dans l'atmosphère, d'ici à une date butoir (en l'occurrence 2050) si nous voulons préserver nos chances de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C, voire au plus près des 1,5°C - comme le préconise l'article 2 de l'accord adopté l'an passé à l'issue de la COP21.

Cette quantité maximale de gaz à effet de serre que nous ne pouvons pas dépasser sous peine de renoncer à tenir cet objectif constitue notre "budget carbone". Cette notion n'a pas uniquement une vocation heuristique : elle devrait guider les politiques publiques de tous les États réellement déterminés à construire un futur préservé du chaos climatique.

Mis en relation avec les quantités de carbone que contiennent les réserves (les gisements actuellement exploités ou en passe de l'être) et les ressources (l'ensemble des gisements recensés) de combustibles fossiles, ce "budget carbone" nous permet en effet de déterminer ce qu'il est possible d'exploiter et ce qui doit impérativement rester dans le sous-sol.

Le rapport "the sky's the limit" réactualise les précédents calculs en les affinant. Et la conclusion à en tirer est aussi claire que limpide : nous devons progressivement fermer les mines et autres gisements actuellement exploités.

Selon Oil Change International, en effet, les émissions potentielles des réserves fossiles dépassent notre budget carbone. Pour le dire autrement, si nous exploitons l'ensemble des gisements actuellement exploités ou pour lesquels l'infrastructure extractive est déjà en place, nous sortirons irrémédiablement de la trajectoire d'un réchauffement limité à +2°C.

Pire : extraire les seuls gaz et pétrole des gisements actuellement exploités suffirait à nous projeter au-delà des 1,5°C. On imagine sans peine ce qu'il en serait si les entreprises charbonnières exploitaient de surcroît l'ensemble du minerai de charbon d'ores et déjà à portée de pioche comme d'excavatrice.

Tout responsable politique sensé en tirerait donc les conclusions suivantes :

aucune nouvelle infrastructure extractive ne doit être construite, pas plus que de nouveaux oléoducs, gazoducs, terminaux portuaires méthaniers, pétroliers ou charbonniers ne doivent être mis en service.
aucun gouvernement ne devrait plus accorder de permis (d'exploitation, bien sûr, mais aussi d'exploration)
de nombreuses mines, puits, champs, etc. devraient être fermés progressivement avant que l'exploitation de leurs réserves n'arrive à son terme, en particulier dans les pays les plus riches - et des transferts financiers importants doivent permettre aux pays les plus pauvres pour qu'ils développent les énergies renouvelables
Toute autre attitude reviendrait à nier les faits et les données consignés dans ce rapport, fruit des scénarios scientifiques d'évolution du climat.

À ce stade, cette sortie de l'ère des combustible fossile peut encore s'envisager de manière relativement progressive - mais plus nous repoussons le moment où nous l'engagerons réellement (plus nous attendons avant de fermer des mines, puits ou champs ; plus nous continuerons à accorder de nouveaux permis, etc.) plus la sortie qui s'imposera à nous sera brutale. Outre le risque climatique, ce qui est ici en jeu, c'est la capacité qu'ont les acteurs, privés comme publics, à anticiper un changement de modèle économique et financier - l'anticiper pour le préparer, l'absorber et éviter que le choc ne soit trop brutal (climatiquement, mais aussi économiquement et socialement).

De ce point de vue, certains signaux sont positifs et poussent à l'optimisme - en particulier l'essor des énergies renouvelables, y compris dans des pays comme la Chine. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à renoncer à soutenir le secteur fossile, comprenant qu'il nous mène droit dans le mur.

Mais les multinationales du secteur des combustibles fossiles n'entendent pas faciliter la transition, au contraire. Elles continuent de dépenser des centaines de millions d'euros pour faire pression sur les chefs d'état et de gouvernements et sur les parlementaires du monde entier, pour bloquer toute législation climatique ambitieuse. Ainsi, les acteurs du secteur prévoient d'investir plus de 14 milliards de dollars dans la construction de nouvelles infrastructures dédiées à l'extraction ou au transport de matière fossile - ce qu'Oil Change International hésite à qualifier : "gaspillage énorme d'argent" ou "dose de léthale de capital".

Le secteur public n'est pas en reste, qui continue à accorder des subventions massives à l'industrie fossile. On rappellera ici que le FMI avait calculé que, dans une définition large des subventions (dite "pigouvienne", qui prend en compte les aides directes, les aides indirectes comme la non prise en compte des "externalités" dans le prix), l'industrie fossile touche l'équivalent de 5340 milliards de dollars par an (soit 168 000 dollars par seconde - soit 10 ans de SMIC)

Ces chiffres sont à double tranchant : ils donnent une impression de vertige et attestent de l'ampleur de la tâche. Les enjeux financiers sont en effet tels que jamais Total, BP, Exxon, Vattenfall, RWE et consors ne renonceront à leur magot. Ils sont toutefois, à certains égards, rassurant et libérateurs : l'énergie fossile apparaît ainsi pour ce qu'elle est. À savoir : une énergie extrêmement coûteuse, dangereuse pour la planète, pour nos droits et notre futur. Une industrie qui ne tiendrait pas si on prenait en compte ses coûts (économique comme social et humain réels). Pour le dire autrement : notre dépendance aux combustible fossiles ne repose pas sur leur faible coût, leur innocuité et leur capacité à contribuer à l'émancipation humaine. Elle repose sur un choix politique et social historiquement construit - et daté. Un choix réversible, pour peu que nous nous en donnons les moyens.

L'un des grands mérites du mouvement anti-nucléaire est précisément d'avoir montré que l'atome est une source d'énergie aberrante - dont le maintien doit tout à l'alliance entre des grands groupes industriels et l'état.

Les combustibles fossiles sont, de ce point de vue, totalement comparables aux matières fissiles. Il est donc urgent de sortir des unes comme des autres.

Partant de là, les perspectives sont claires : tant que les États ne prendront pas leurs responsabilités, nous devons prendre les nôtres et faire barrage au charbon, au gaz et au pétrole*.

Nous avions déjà développé quelques pistes, autour du tryptique résistance, non-coopération et alternatives - le rapport d'Oil Change International renforce la nécessité d'une "désobéissance climatique ! Elle apparaît d'autant plus importante que les projections d'Oil Change International ne nous garantisse que 66% de chances de tenir l'objectif des 2°C et 50% de tenir celui des 1,5°C - si nous voulons augmenter ces chances, nous devons faire preuve de plus de volontarisme.

Maxime Combes et Nicolas Haeringer

* Maxime Combes est membre d'Attac et auteur de “Sortons de l'âge des fossiles, manifeste pour la transition”, paru aux éditions du Seuil (collection Anthropocène)
* Nicolas Haeringer est chargé de campagne pour 350.org et a publié “Zéro fossile : sortir du charbon, du gaz et du pétrole pour sauver le climat”, paru aux éditions Les Petits Matins.
* Ensemble, ils ont participé à la coordination de l'ouvrage “Crime Climatique, Stop ! l'appel de la société civile” (Le Seuil, collection anthropocène).

Article de Nicolas Haeringer sur son blog Médiapart

Forage : Alerte à Hauteville (01)

sam, 24/09/2016 - 14:27
FORAGE : ALERTE À HAUTEVILLE (01)

Y-aurait-il un maniaque des forages profonds sur le plateau du Bugey ?

Alors que le Permis de recherche d'hydrocarbures des Moussières n'a pas été renouvelé, en raison des risques de contamination des ressources en eau par des forages profonds, le Maire d'Hauteville-Lompnès veut quand même faire un forage à 900 m de profondeur.

On ne peut plus rechercher des hydrocarbures ? Peu importe on ira chercher de l'eau chaude, toute hypothétique d'ailleurs ! Pour quoi faire ? Un centre « aqualudique » avec piscine, ou du chauffage géothermique…on ne sait pas bien, mais qu'importe pourvu qu'on fore !

Normalement ce genre de forage doit donner lieu à une autorisation de recherche de site géothermique à basse température aux termes du Code Minier et cette autorisation est délivrée par arrêté préfectoral après enquête publique pour une durée maximale de 3 ans. C'est d'ailleurs l'avis émis par la Direction Départementale du Territoire de l'Ain.

Mais Monsieur le Maire est pressé, ou alors il n'aime pas les enquêtes publiques. Il a donc déposé une déclaration de forage de recherche d'eau au titre du code de l'environnement, qui ne nécessite pas d'autorisation mais qui n'est pas prévue pour chercher de l'eau chaude à 900 m. Et Monsieur le Préfet de l'Ain a accepté ce détournement de procédure.

Et si on trouvait du pétrole (non conventionnel bien entendu) sur le plateau du Bugey, on dirait que c'est de l'eau ? Et froide, en plus, pour pouvoir l'exploiter sans permis !!

Article sur Stop Gaz de Schiste .org

Sabine Buis : il existe toujours une menace d'exploitation du gaz de schiste en France

mer, 21/09/2016 - 14:18
SABINE BUIS : IL EXISTE TOUJOURS UNE MENACE D'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE EN FRANCE

La députée socialiste d'Aubenas rentre d'un voyage d'étude en Amérique du Nord. Accompagnée des députés du Gard Fabrice Verdier et William Dumas, elle a rencontré sur place les populations concernées par cette industrie minière et les associations d'opposants. Sabine Buis était l'invitée de France Bleu Drôme-Ardèche ce lundi matin.

La baisse du coût du pétrole a rangé au second plan le débat autour de l'exploitation du gaz de schiste mais la députée socialiste d'Aubenas est certaine qu'une remontée des cours pétroliers risque de faire resurgir ce débat qui n'est toujours pas clos.

Les enseignements d'un voyage en Amérique du Nord
Sabine Buis a visité plusieurs lieux de forages en exploitation en Pennsylvanie. Une activité qui est en déclin aujourd'hui. D'abord parce qu'elle devient moins rentable que lorsque les cours pétroliers étaient élevés. Ensuite parce qu'on ne peut extraire que 10% du gaz de schiste, le reste est trop compliqué à extraire.

Des compagnies qui se retournent contre les propriétaires
Les compagnies qui se sont jetées dans la bataille du gaz de schiste font maintenant machine arrière devant le coût d'extraction. Certaines ont même décidé de se retourner contre les propriétaires des terrains car elles ne trouvent pas autant de gaz qu'elles l'espéraient.

Une loi pour interdire l'exploitation du gaz de schistes en France ?
La députée Sabine Buis a déposé au début de l'année une proposition de loi pour l'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste en France. Elle a rendez-vous le 12 octobre avec la ministre de de l'écologie et développement durable Ségolène Royal.

Réécouter Sabine Buis invité de la rédaction de radio France Bleu Drôme-Ardèche

Ci-dessous les comptes rendus des députés Sabine Buis et Fabrice Verdier au sujet de leur voyage en Pennsylvanie, parus sur leur site internet :

sur www.sabine-buis.fr : "Sur le terrain du gaz de schiste"

sur www.sabine-buis.fr : "La Pennsylvanie et le gaz de schiste"

sur www.fabriceverdier.fr : "USA 1/4 – Retour en images des visites de sites en Pennsylvanie, dans les comtés de Bradford et de Susquehanna,"

sur www.fabriceverdier.fr : "USA 2/4 – Rencontre avec de nombreux habitants des comtés de Bradford et de Susquehanna"

sur www.fabriceverdier.fr : "USA 3/4 – Conférence de Simona L. Perry, ethnologue spécialiste de la politique énergétique et des ressources naturelles"

sur www.fabriceverdier.fr : "USA 4/4 – Conférence de professeur Anthony Ingraffea (Univ. De Cornell, Ithaca)"

Note du Collectif 07 SGHDS
S'il est toujours intéressant de voir nos élus nationaux se pencher encore sur le dossier des gaz et huiles de schiste et en soutenir la lutte, il n'en demeure pas moins que nous faisons le constat que le Parti Socialiste n'a absolument rien fait durant son passage au gouvernement et que, pour en rester sur notre territoire, les PERH sont toujours en cours.

Précisons aussi qu'au delà du prix du pétrole, les faibles gains possibles (essentiellement pour des sociétés privées) de cette industrie sur nos territoires ne compenseraient jamais les dégâts irréversibles qu'elle causerait à nôtre économie agricole et touristique, à nôtre environnement et à nôtre santé.
Lire l'article : Gaz de schiste et hydrocarbures non-conventionnels : une aberration économique, sanitaire et environnementale

Altviller : pique-nique le gaz de couche !

mar, 13/09/2016 - 21:13
PIQUE-NIQUE LE GAZ DE COUCHE !

Mais que se passe-t-il en ce moment en Lorraine ?

automne 2015 : découverte du projet d'exploration de gaz de couche par les habitant-e-s désinformé-e-s alors qu'une pseudo-enquête publique se déroule incognito

été 2016 : 20 puits déjà définis par FDE et plus de 220 puits prévus (150 puits sont également prévus dans le Nord-Pas-De-Calais)

C'est dans la discrétion la plus totale, avec la complicité des décideurs politiques en place, que la FDE (Française De l'Energie) a commencé ses travaux préparatoires au lendemain du camp de mobilisation à Volmerange-les-Boulay : clôturage, défrichage illégal, terrassement et bétonnage, installation de caméras et de vigiles 24h/24.

Les « gaz non conventionnels » sont des énergies fossiles, dont l'exploitation extrêmement polluante a déjà montré ses ravages dans d'autres pays (Etats-Unis, Pologne, Australie ...), et ne se passe pas de la fracturation hydraulique. De nombreux candidats à la présidentielle 2017 promettent d'autoriser cette technique.

Nous ne voulons pas de ce énième projet inutile imposé !
Pas de fossile, ni de nucléaire, ni en Lorraine ni ailleurs,
Pas de foreuses, puits ni béton dans nos fôrets et sur nos terres agricoles !

Nous vous appelons pour une balade puis un pique-nique convivial et actif (tiré du sac !)

Rendez-vous Dimanche 25 septembre à 11 heures à Altviller, parking du CAT (serres à l'entrée du village)

Les Ingazables

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En Californie un juge bloque une exploitation pétrolière

sam, 10/09/2016 - 18:31
EN CALIFORNIE UN JUGE BLOQUE UNE EXPLOITATION PÉTROLIÈRE UTILISANT LE FRACKING

Un juge fédéral a empéché le Bureau of Land Management des Etats-Unis d'ouvrir plus de 1 million d'acres en Californie centrale au forage pétrolier parce que l'agence n'a pas étudié correctement les dangers potentiels de la fracturation hydraulique.

Le juge de district américain Michael Fitzgerald accède à la demnde des écologistes qui ont fait valoir que le bureau aurait dû aborder les impacts possibles de la fracturation hydraulique dans une déclaration d'impact environnemental émis dans le cadre du processus formel d'ouvrir les terres publiques au forage.

Au lieu de cela, selon le juge, la déclaration d'impact de 1073 page ne mentionne le fracking que trois fois et n'a jamais mentionné la pratique controversée en profondeur.

Il a ordonné au bureau de préparer une déclaration d'impact supplémentaire qui comprend la fracturation hydraulique avant que le bureau n'aille vers l'avant sur le développement du pétrole et du gaz dans la région, qui comprend les propriétés fédérales à Fresno, Kern, Kings, Madera, San Luis Obispo, Santa Barbara, Tulare et Ventura comtés.

Les écologistes qui considèrent fracturation comme une menace pour l'approvisionnement en eau souterraine tendues de la Californie ont salué la décision.

"L'administration Obama doit faire passer le message aux compagnies pétrolières et mettre fin à cette course imprudente aux enchères au large de nos terres publiques », a déclaré Brendan Cummings, directeur de la conservation du Centre pour la diversité biologique, l'un des deux groupes environnementaux qui ont poursuivi le bureau. "Comme la Californie lutte contre la sécheresse et le changement climatique, nous devons mettre fin à la fracturation et laisser cette huile sale dans le sol."

Une porte-parole du bureau n'a pas pu être joint pour un commentaire.

La fracturation hydraulique utilise un mélange à haute pression d'eau, de sable et de produits chimiques pour casser les roches souterraines, libérant l'huile ou de gaz naturel. Combiné avec le forage horizontal, le fracking a créé un boom de la production de pétrole et de gaz des Etats-Unis, qui a contribué à faire baisser les prix du pétrole dans le monde entier. Mais des questions sur ses effets environnementaux ont miné la pratique depuis des années, alors même que l'industrie pétrolière et ses partisans politiques insistent la pratique est sans danger.

Fitzgerald a noté dans sa décision que par la propre estimation du bureau, le fracking serait probablement utilisé dans 25 pour cent des puits forés dans la région.
Le juge a écrit qu'en outre le bureau avait commandé en 2014 une enquête du Conseil de la Californie sur la science et la technologie à propos de la recherche sur les dangers potentiels de la fracturation. _ Et pourtant, la déclaration d'impact environnemental du bureau a évité d'aborder le sujet en détail.

Fitzgerald a écrit encore : "Pour être clair, l'acte de mise en service du rapport CCST lui-même ne satisfait pas aux obligations du Bureau de prendre un« regard dur »sur les effets potentiellement négatifs de la fracturation hydraulique".

Lire l'article en anglais sur sfgate.com

USA : Minorités : le gouvernement gèle le chantier d'un oléoduc controversé

sam, 10/09/2016 - 17:55
USA : MINORITÉS :
LE GOUVERNEMENT GÈLE LE CHANTIER D'UN OLÉODUC CONTROVERSÉ

USA : Minorités : le gouvernement gèle le chantier d'un oléoduc controversé dans les grandes prairies du nord malgré la décision de justice

Unis depuis plusieurs mois pour dénoncer la construction d'un oléoduc à travers les grandes prairies du nord des Etats-Unis, les Amérindiens, épaulés par de nombreux écologistes, continuent de faire face aux bulldozers.

Dans ce long combat environnemental, dans un souci d'apaisement, le gouvernement américain a demandé vendredi le gel du chantier malgré la décision le même jour d'un juge autorisant la poursuite des travaux.

Face à une situation qui "mérite une solution claire et opportune, nous demandons que la société construisant l'oléoduc suspende volontairement toute activité dans un rayon de 20 miles (32 km) à l'est et à l'ouest du lac Oahe", ont écrit les ministères de la Justice et de l'Intérieur.

La tribu sioux de Standing Rock affirme que l'oléoduc menace ses sources d'eau potable et plusieurs sites où sont enterrés ses ancêtres.

L'ouvrage a suscité ces derniers jours un mouvement de contestation croissant aux États-Unis de la part de tribus indiennes, d'écologistes et de défenseurs des droits des Amérindiens.

Les autorités redoutaient des débordements dans l'État du Dakota du Nord, épicentre de la controverse, et avaient mobilisé sur place des effectifs de la Garde nationale.

Quelques instants avant l'annonce gouvernementale, un juge fédéral à Washington a de son côté ordonné la poursuite du chantier, en prenant des pincettes car le sujet est devenu sensible.

"Depuis la fondation de cette nation, les relations entre les États-Unis et les tribus indiennes ont été tendues et tragiques", a écrit en préambule le magistrat James Boasberg.

Tout en précisant "ne pas prendre à la légère toute déprédation de terres considérées importantes par les Sioux de Standing Rock" et se disant "conscient des avanies subies par cette tribu depuis deux siècles", le juge a toutefois conclu que ces derniers "n'avaient pas démontré qu'une injonction (d'arrêt du chantier) était justifiée".

L'oléoduc, baptisé Dakota Access Pipeline, doit traverser quatre États américains, acheminant le pétrole extrait dans le Dakota du Nord, à la frontière canadienne, jusque dans l'Illinois, plus au sud.

En dernier ressort il reviendra à la Justice de trancher sur le fond cet épineux dossier, un premier rendez-vous procédural entre les parties étant fixé au 16 septembre dans la capitale fédérale.

Dépêche AFP sur actu.orange.fr

Les grandes banques françaises - BNP Paribas, Crédit agricole, Natixis, Société générale - sont impliquées dans le financement de l'oléoduc.}

Un article complet, en anglais, sur Earth Justice.org

La passion du schiste. Capitalisme, démocratie, environnement en Argentine

sam, 10/09/2016 - 17:24
LA PASSION DU SCHISTE. CAPITALISME, DÉMOCRATIE, ENVIRONNEMENT EN ARGENTINE

L'Argentine est le second pays après les États-Unis à développer industriellement les hydrocarbures non conventionnels (fracking).

Cette enquête unique dresse le panorama des acteurs impliqués, de leurs intérêts et de leurs modes d'action et révèle les rapports de force qui empoisonnent la démocratie argentine. Ce livre, tout en évoquant les résistances au fracking dans le monde, attire l'attention sur ce cas d'école afin d'éviter qu'il devienne un modèle.

La passion du schiste peut se lire comme une saga sur l'épopée du fracking dans le décor de western de la Patagonie argentine. L'avenir semble radieux dans cette conquête d'un nouvel Eldorado.

La passion du schiste peut aussi se lire comme un récit de transformations territoriales, politiques, économiques et sociales qu'engendre l'industrie du gaz et pétrole de schiste dans la province de Neuquén, sur le gisement de Vaca Muerta.

L'Argentine est le second pays après les États-Unis à développer industriellement les hydrocarbures non conventionnels. Au moment où cette industrie cherche à conquérir d'autres pays, suscitant des résistances, ce livre attire l'attention sur ce cas d'école afin d'éviter qu'il devienne un modèle.

Acheter le livre sur cetim.ch

Total prend le contrôle de Barnett Shale au Texas

sam, 10/09/2016 - 17:03
TOTAL PREND LE CONTRÔLE DE BARNETT SHALE AU TEXAS

Le pétrolier français Total SA prend le contrôle total du Barnett Shale au Texas après la décision récente de Chesapeake Energy Corp. de quitter le site de gaz plus très prolifique pour nettoyer ses finances.

Total a annoncé vendredi qu'il exerce son droit de préemption pour acquérir la part de 75% dans le Barnett Shale qu'elle ne possède pas afin de devenir l'unique propriétaire et exploitant du site.

Cette décision fait suite à l'accord de Chesapeake, passé le mois dernier avec la société pipelinière Williams Partners LP pour s"acquitter des 334 millions $ en espèces lui permettant d'arrêter son contrat de pipeline avec l'entreprise dans le Barnett.

Total a déclaré que son unité Total E & P USA complétera le paiement de Chesapeake avec 420 millions $ à Williams pour « un accord de collecte de gaz concurrentiel entièrement restructuré" en plus de payer 138 millions $ et être libéré de trois autres contrats.

« Avec les nouvelles conditions créées par la sortie de Chesapeake et la restructuration associée des contrats du secteur intermédiaire, nous croyons que nous pouvons extraire de la valeur significative des importantes ressources du site », a déclaré le Président de Total E & P USA, José Ignacio Sanz, dans un rapport.

Le Barnett Shale a été un champ de forte production de gaz près de Fort Worth au Texas du Nord, mais ces dernières années, les forages de nouveaux puits ont été moins rentables et de plus le prix du gaz naturel a fortement chuté. En Août, il y avait quatre plates-formes de forage dans le Barnett, alors qu'il y avait 177 appareils de forage dans le bassin permien de l'ouest du Texas, selon les données de Baker Hughes Inc., une société de services de gisement de pétrole à Houston.

La décision de Total pourrait augmenter sa production relativement faible aux États-Unis

La production de la Barnett se situe actuellement à 65.000 barils équivalent pétrole par jour, Total dit. que pendant la dernière année, le groupe a produit aux Etats-Unis 89.000 barils par jour.

Total a déclaré que ses participations américaines comprennent une participation de 25% dans l'Utica, coentreprise Chesapeake-exploité dans l'Ohio. Dans le Golfe du Mexique, Total détient une participation de 17% dans le domaine de Tahiti et un intérêt de 33,3% dans le champ Chinook. Total et Cobalt International Energy sont liés à l'exploration pétrolière dans le Golfe du Mexique en offshore profond.

Article de William Horobin sur Market Watch

Gaz de schiste : Fabrice Verdier et William Dumas, Sabine Buis et Frédéric Roig en Pennsylvanie

sam, 03/09/2016 - 11:15
GAZ DE SCHISTE : FABRICE VERDIER ET WILLIAM DUMAS, SABINE BUIS ET FRÉDÉRIC ROIG EN PENNSYLVANIE

Du 11 au 18 septembre, les députés gardois Fabrice Verdier et William Dumas consacreront leur semaine à la thématique du gaz de schiste lors d'un voyage parlementaire en Pennsylvanie.

Ils seront accompagnés de deux autres confrères : Sabine Buis, député de l'Ardèche, et Frédéric Roig, député de l'Hérault. Tous sont membres, à l'Assemblée nationale, du groupe d'études sur les gaz de schiste, présidé par Fabrice Verdier.

Farouchement opposé aux projets d'exploration et d'exploitation de gaz et huile de schiste, le député de la quatrième circonscription du Gard souhaite, à travers ce voyage, « avoir de nouveaux éléments objectifs » sur l'exploitation de ce gaz non conventionnel, très répandue en Pennsylvanie. « Au-delà des postures, il faut avoir des arguments pour expliquer notre opposition. Manifester c'est bien, mais ça ne suffit pas », commente Fabrice Verdier.

De passage trois jours au Québec avant d'atterrir en Pennsylvanie pour le reste de la semaine, les quatre parlementaires prévoient de rencontrer des pétroliers, des scientifiques, des collectifs, des opposants, etc. Le voyage serait financé « à titre personnel ».

Article de Elodie Boschet sur Objectif Gard

Gaz de Lacq : enfin des enquêtes sur la santé des habitants

mer, 31/08/2016 - 18:51
GAZ DE LACQ :
ENFIN DES ENQUÊTES SUR LA SANTÉ DES HABITANTS

Quatorze ans après la découverte d'une surmortalité parmi les riverains de l'ancien plus gros site de forage de gaz en France, l'État se décide à enquêter sur l'état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

Des habitants du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), l'ancien plus gros site de production de gaz en France, sont-ils morts de la pollution de l'air causée par les forages ? Jusqu'à présent, il était impossible de le savoir malgré les informations inquiétantes révélées par des chercheurs : entre 1968 et 1998, ils établissent une surmortalité de 14 % pour les personnes de moins de 65 ans vivant dans la zone directement à proximité de l'usine de Lacq, par rapport aux habitants de la zone témoin la plus éloignée. Pour l'ensemble des cancers, une surmortalité de 30 à 40 % est repérée entre 1991 et 1998 dans la zone exposée, alors qu'elle connaissait une sous-mortalité avant 1976.

Dans leur rapport remis en 2002, les scientifiques n'apportent aucune preuve d'un lien de causalité directe entre la présence de l'usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d'une possible relation » entre l'activité industrielle du bassin de Lacq et l'évolution de la mortalité, ainsi que d'un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pendant quatorze ans, ces études n'ont toutefois pas été menées ...

Jusqu'à présent, l'ARS refusait de reconnaître l'existence d'une surmortalité locale ...
L'agence vient de changer de position. Elle a annoncé dans un communiqué daté du 1er juillet la mise en place de nouvelles études « pour éclairer la situation du bassin industriel de Lacq ». Doivent être lancées une analyse qualitative du contexte local ainsi que deux études épidémiologiques pour « préciser les données de santé des populations vivant à proximité ». Leurs résultats sont annoncés d'ici fin 2017. Par ailleurs, une commission de suivi du site de Lacq doit être créée. Le mot « surmortalité » ne figure pas dans le communiqué.

Sur la défensive, l'ARS réfute avoir changé d'avis ...

La surmortalité que les services de l'État se décident enfin à étudier pourrait être liée à l'activité de l'ancien site de forage de gaz. Mais le bassin de Lacq est aujourd'hui touché par d'autres problèmes de santé. Depuis quelques années, des riverains dénoncent de nouvelles nuisances : odeurs parfois insoutenables, irritations, problèmes respiratoires. Les forages de gaz à usage commercial ont cessé en 2013, du fait de l'épuisement du gisement. Mais son exploitation industrielle se poursuit. Le site de Lacq s'est reconverti en pôle pétro-chimique. Vingt sites classés Seveso potentiellement dangereux pour l'environnement se côtoient sur le bassin.

Mais Gilles Cassou s'impatiente : « Il y a encore et toujours des émanations. On en prend toujours plein les poumons et plein le nez. Les problèmes physiques directs ressentis sont toujours les mêmes : irritations des yeux, des voies respiratoires, avec nez bouché, toux et bronchospasmes. » Il décrit des riverains « fatigués » qui en ont assez d'appeler le numéro d'alerte mis à la disposition des personnes incommodées. L'odeur de mercaptan, ce produit ajouté au gaz pour des raisons de sécurité, « est extrêmement forte, à un niveau qu'on n'avait plus connu depuis trente ans. On se réveille le matin en ayant envie de vomir ». Il est actuellement en arrêt de travail, et a dû quitter son lieu de travail et son domicile à cause des gênes subies. Le soir du 28 août, il signale « des émanations si fortes qu'en quelques minutes de nombreuses personnes du village de Lacq ont appelé le site Induslacq ». Mais d'autres riverains disent ne ressentir aucune gêne physique. Si bien qu'entre les uns et les autres, le ton monte.

Dans un courrier du 29 juillet adressé à l'Arsil, le préfet des Pyrénées-Atlantiques reconnaît que « les irritations persistent et restent à caractériser en ce qui concerne la ou les sources ». Il annonce qu'un nouveau programme d'analyse va être mis en œuvre, et rappelle que le respect des prescriptions réglementaires en matière de rejets atmosphériques a été vérifié pour tous les industriels de la plate-forme de Lacq. En tout, neuf inspections ont été conduites, de jour et de nuit. Mais l'État ne sait toujours pas expliquer d'où vient le problème.

Lire la totalité de l'article de Jade Lindgaard sur Médiapart

Manifestation contre le forage de Noville

mar, 30/08/2016 - 18:30
MANIFESTATION CONTRE LE FORAGE DE NOVILLE

SAMEDI 3 SEPTEMBRE
MANIFESTATION CONTRE LE FORAGE DE NOVILLE ET POUR LE RESPECT DES DROITS DÉMOCRATIQUES

Rassemblement à 13h30 à Villeneuve (Vaud) au parc au bord du lac, près du port
Le programme de la manifestation sera communiqué sur place

Manifestation organisée par le collectif Hydrocarbures - Halte aux forages Vaud
Avec le soutien du collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain et de : Amis de la Terre Savoie - Association Climat Genève - Attac Haute-Savoie - Ecoattitude - Fondation MART fossil-free.ch - France Nature Environnement Savoie - Grands-Parents pour le Climat - Greenpeace Vaud - Stop GMT 74

Téléchargez le flyer
Partagez, diffusez tout autour de vous, préparez banderoles et pancartes et venez nombreux !

Cette manifestation est l'occasion d'un grand rassemblement intercantonal et franco-suisse dans le but de sensibiliser les élus, les médias et l'ensemble de la population aux problèmes que pose l'exploitation des hydrocarbures dans nos régions.

S'inscrivant dans la mobilisation mondiale "Break free - Libérons-nous des énergies fossiles" la manifestation prévue pour le 8 mai 2016 à Noville avec le soutien de nombreuses associations environnementales suisses et françaises a été abusivement interdite par la municipalité de Noville.

C'est pourquoi, le 3 septembre 2016, nous, citoyennes et citoyens, déclarerons notre opposition au forage de Noville et défendrons le droit fondamental de manifester.

L'énergie fossile que l'on veut exploiter depuis Noville est du gaz non-conventionnel, dont l'extraction est particulièrement dangereuse pour l'environnement (par fracturation hydraulique).

Le sous-sol de la région est complexe, traversé de nombreuses failles et le risque sismique est bien réel.
Le gisement de gaz se trouve sous le Léman, son exploitation menace donc la plus grande réserve d'eau potable d'Europe occidentale mais aussi toute la région lémanique qui est densément peuplée.

Le site de forage jouxte scandaleusement la réserve naturelle des Grangettes et le canal du Rhône.
Le forage d'exploration de Noville a été réalisé par la société Petrosvibri.
Cette société privée a pour actionnaire majoritaire une autre SA, Gaznat qui, elle, est détenue majoritairement par Genève et Lausanne.
35 millions ont déjà été consacrés à ce forage d'exploration. C'est 35 millions en moins pour les énergies renouvelables.

Nous nous opposons au projet de Noville exigeons la remise en état du site et revendiquons le droit de le manifester.
TOUS À VILLENEUVE LE 3 SEPTEMBRE !

Informations sur www.gareauxforages.ch et sur Facebook

Gaz de couche en Moselle

mar, 30/08/2016 - 17:30
Gaz de couche : vous êtes concernés !
Cela commence déjà à LACHAMBRE en Moselle !!!

Gaz de couche, gaz de mine : à ne surtout pas confondre !

Le gaz de couche (coal bed methane) est du méthane piégé dans les veines de charbon profondes, très compactes, non exploitées.

Le gaz de mine, connu sous le nom de grisou des anciens mineurs, s'échappe naturellement d'anciennes mines de charbon. Sa récupération, par pompage avec de petits forages, est pratiquée depuis les années 1970 dans le Nord/Pas-de-Calais.

Ce qu'on nous présente comme du gaz de « houille » est en fait du gaz de couche, qui n'est accessible que par des forages horizontaux profonds (environs 1000 m). Il est de la même famille que le gaz de schiste, les deux étant des hydrocarbures de roche-mère, dits « non-conventionnels ».

Deux conditions sont nécessaires pour que l'exploitation du gaz de couche soit rentable :
la multiplication des puits (de 1 à 4 au km2)
la fracturation hydraulique

Qui est concerné ?
Nous tous ! « La Française de l'Énergie » veut forer des champs de puits en Moselle, à 250 ou 300 m des habitations !

Permis accordés :
3 paires de puits à Zimming
3 paires à Longeville
1 paire à Lachambre

Demandes prévues :
Lachambre, Lachambre/Petit-Ebersviller, Tritteling, Pontpierre, Altviller, Teting-sur-Nied, Elvange, Folschviller, Laudrefang, Freybouse, Loupershouse…

Demain, nous serons tous voisins de forages !

Quelles seront les nuisances ?
bruit (sondeuse de 96db active 24h/24, 7j/7) ;
pollution visuelle - trafic infrastructures envahissantes dégradation irréversible du paysage

« Comme il est nécessaire de reproduire les sites d'exploitation avec une densité de l'ordre de 1 à 4 sites par km2, la gêne occasionnée pour les populations locales peut être considérable. (…) »
(MIROVA / NATIXIS, Gaz de schiste et autres gaz non conventionnel, novembre 2012.)

Une exploitation à haut risque environnemental
risques pour la biodiversité, les eaux de surface et souterraines, les sols, l'air
risques sismiques
Absence de contrôles prévus par la DREAL : l'arrêté préfectoral ne prévoit que des auto-contrôles !

Le gaz de couche créera-t-il des emplois ?
Très peu ! entre 1,2 et 1,4 emploi par puits.
Presque pas d'emplois locaux (sous-traitants étrangers pour la plupart).

Bientôt un « miracle du gaz de couche » ?
Non ! L'exemple américain n'est pas transposable en France : chez nous, les surfaces libres sont bien plus réduites, et la population bien trop dense ! La multiplication des puits conduira à un véritable saccage du territoire !

Bénéficierons-nous d'un gaz moins cher ?
Non. L'extraction du « gaz de houille » est coûteuse et n'est rentable que si le prix du gaz reste élevé. D'ailleurs, les riverains des industries productrices d'énergie ne paient jamais leur énergie moins chère ! La richesse profitera à l'entreprise extractive, jamais aux habitants !

La société « La Française de l'Énergie » a-t-elle déjà réussi des forages ?
4 puits déjà forés = Pannes à répétition, pertes de boues de forage dans des failles non détectées, ennoyage de puits, quasiment pas de gaz extrait.

La fracturation hydraulique sera-t-elle utilisée ?
En phase d'exploitation, ce sera nécessaire : sans fracturation hydraulique, le gaz de couche n'est pas rentable !
Les lobbies pétroliers/gaziers et les candidats aux primaires « Les Républicains » préparent déjà la révision de la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France.
95% des puits de gaz de couche dans le monde sont fracturés !

Qui est vraiment la « Française de l'Énergie » ?
Une filiale à 100% d'EGL UK, elle-même filiale à 100% de Fitzroy River, société australienne.
Cette entreprise vient de lancer le processus de son entrée en bourse : à qui profitera la dégradation de notre territoire ? A des financiers étrangers !

En conclusion : des citoyens sacrifiés pour un projet fossile aberrant !

Depuis des années, nos élus soutiennent en cachette les projets de forages.
Pourquoi en cachette ? Parce que partout dans le monde, les hydrocarbures non conventionnels causent des désastres écologiques et humains, partout les citoyens se dressent contre ces projets inutiles, dévastateurs, coûteux pour les populations, juteux pour les spéculateurs !
On préfère laisser les citoyens dans l'ignorance !

Télécharger ce tract (pdf 273 ko)

Travaux de mesures géophysiques à Valence

jeu, 18/08/2016 - 14:39
TRAVAUX DE MESURES GÉOPHYSIQUES À VALENCE

Les travaux de sismiques en cours, et par conséquent les camions vus ces derniers temps, du côté de Valence et de Chabeuil dans la Drôme, ne sont pas liés aux hydrocarbures de roche-mère, mais d'après un article de journal transmis par Jasmine, sentinelle toujours vigilante, ces travaux effectués par l'entreprise Fonroche seraient liés au permis de géothermie de Valence.

La mairie de chabeuil a bien eu un signalement de la part de la police municipale, qui n'a pas d'info sur l'objectif... ils savent seulement que c'était un sondage souterrain (mesures géophysiques) ...

BHP Billiton, numéro un mondial du secteur minier a déprécié ses actifs dans le schiste

jeu, 18/08/2016 - 14:25
BHP BILLITON ACCUSE UNE PERTE HISTORIQUE

Le numéro un mondial du secteur minier a déprécié ses actifs dans le schiste aux Etats-Unis, et vu s'envoler les coûts liés à la rupture dévastatrice d'un barrage au Brésil.

Le plongeon des prix des matières premières n'a pas épargné le leader mondial des mines. Au terme d'une année particulièrement mouvementée pour le groupe, BHP Billiton a accusé une perte record de 6,4 milliards de dollars. Ce passage dans le rouge est à mettre au compte de dépréciations et de coûts massifs.

Comme annoncé plus tôt dans l'année, le producteur anglo-australien a en effet de nouveau revu en forte baisse la valeur de ses actifs dans le pétrole et le gaz de schiste aux Etats-Unis : les charges ont amplement dépassé 7 milliards de dollars pour ces activités que BHP a acquises à grands frais en 2011.

Pire résultat depuis la fusion

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En excluant ces dépréciations et charges exceptionnelles, le bénéfice courant a chuté de 81 % à 1,2 milliard de dollars, soit le pire résultat depuis la fusion entre BHP et Billiton il y a quinze ans. Le chiffre est toutefois conforme aux prévisions des analystes. Et la réaction à la Bourse de Londres a d'ailleurs été positive : l'action a gagné 0,7 %.
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« Le pétrole est la clef pour BHP face à ses principaux concurrents miniers », indique la banque suisse qui table sur une hausse de 17 % du prix du Brent sur les douze prochains mois.

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Lire l'article de Muryel Jacque sur Les Echos

En Lorraine comme ailleurs, enterrons les gaz de couche et de schiste !

lun, 15/08/2016 - 08:30
STOP AU GAZ DE COUCHE ET DE SCHISTE !
STOP AUX ÉNERGIES POLLUANTES ET LEUR MONDE !

19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine

Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80 % des réserves fossiles déjà connues, les forages d'exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine la société FDE a le projet délirant de 14 forages d'exploration « gaz de couche » à très court terme.

Continuer dans la logique d'un extractivisme forcené, au mépris total des engagements pris lors de la COP21 montre assez clairement la volonté de nos gouvernants de tout mettre en œuvre pour ne rien changer.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés.

Le week-end du 13 mai dernier, plus de 2000 militants paralysaient une mine de charbon, au nord-est de l'Allemagne.

Enterrerons ces projets !
Les hydrocarbures de schiste et de couche, c'est toujours NON !
Ni en Lorraine, ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain

Rejoignez-nous pour trois journées d'actions, discussions autour des énergies fossiles et leur monde et autour des alternatives, ateliers et concerts

Du 19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine.

Ramenez vos idées, vos pratiques, pelles, bêches, peintures, votre bonne humeur et votre imagination.
Amener vos tentes, cantines à prix libre.

Pour plus de renseignements : http://campLorraine2016.webnode.fr
Pour nous contacter : [email protected]

Collectifs lorrains et Nordistes opposés aux gaz de couche
De nombreux collectifs nationaux en lutte « contre les pétroles et gaz de schiste et de couche » soutiennent et participeront à cette action contre les industries extractives.
Avec le soutien de : ATTAC, les Amis de la Terre, 350.org, initiatives décroissantes pour le Climat, Convergence Citoyenne pour la Transition énergétique,

Télécharger le tract (pdf 105 ko)

TAFTA : offensive des Etats-Unis sur le gaz de schiste

ven, 22/07/2016 - 11:19
TAFTA : OFFENSIVE DES ETATS-UNIS
SUR LE GAZ DE SCHISTE

Branle-bas de combat en Europe depuis les révélations du Guardian sur le volet énergétique du projet TAFTA toujours en cours de négociation entre Nord Américains et Européens. Le 14e tour de table laisse apparaître le fond des vélléités des émissaires américains : vendre leur gaz de schiste aux Européens.

C'est une version ultra libérale qui caractérise cette dernière version du TAFTA : remise en cause des subventions publiques pour les énergies renouvelables, standards d'efficacité énergétiques « volontaires », interdiction des restrictions à l'importation-exportation du gaz naturel. Y compris gaz de schiste.

En supprimant toute aide aux énergies renouvelables et toute norme énergétique, les États-Unis s'attaquent au modèle énergétique des Européens. Ils mettent en péril également la totalité des engagements que les États Européens ont pris à l'occasion de la COP 21 et autres accords internationaux. C'est un marché sans norme ni aides publiques, basé sur les seuls prix du marché des différentes énergies qui semble donc émerger des négociations.

Le but est limpide ainsi que le démontre l'attention prêtée au gaz naturel dans les textes révélés par The Guardian : inonder le marché européen du gaz de schiste américain sous forme de gaz naturel liquéfié, faire sauter toute stratégie nationale ou européenne et toute politique écologique en imposant une énergie pas chère, qui n'intègre pas dans son prix les dégâts environnementaux et économiques qu'elle produit.

L'électricité nucléaire, largement subventionnée, est-elle en péril également ? Les textes sont plus discrets sur l'électricité, et l'accord compte sur « une auto-régulation de la part des industriels » concernés. Un accord 100% idéologique.

Lire l'article sur Breizh-info

Des responsables de la banque du Vatican liées aux combustibles fossiles

ven, 22/07/2016 - 10:54
DES RESPONSABLES DE LA BANQUE DU VATICAN
LIÉES AUX COMBUSTIBLES FOSSILES

Selon une enquête d'Energydesk, des membres du conseil d'administration de la Banque du Vatican ont des liens financiers avec l'industrie des combustibles fossiles, dont le cas rapporté de celui ayant fait un don à une organisation climato-sceptique.

Les infos sont sorties avec le trouble apparu après que deux membres du conseil d'administration ont démissionné de façon inattendue en mai, en invoquant des préoccupations sur la façon dont la Banque a été gérée.

Alors que le pape François s'est lui-même positionné contre l'industrie des combustibles fossiles, notre enquête a révélé que deux membres du conseil d'administration de la banque ont des rôles de direction dans des entreprises qui opérent dans le secteur de l'énergie ou qui y ont investis des millions de livres, y compris dans les géants du pétrole Shell et Exxon.

LES CLIMATO-SCEPTIQUES

Selon l'analyse de Bloomberg, sir Michael Hintze, membre du conseil de la Banque du Vatican est le directeur général de fonds de couverture privée basée aux iles Cayman qui détient 8.3m $ de valeur de stocks dans les sociétés d'énergie, y compris 1,7 million $ dans le géant du fracking, Devon Energy et Anadarko Petroleum.

Hintze a également été chef de la direction et gestionnaire de portefeuille de CQS Rig Finances avant que cette société ne soit liquidée en 2014. Lancé par CQS Cayman, CQS Rig Finance a construit et entretenu les plates-formes pétrolières et gazières, ainsi que d'autres équipements utilisés par l'industrie du pétrole et du gaz.

Le gestionnaire de fonds de couverture d'origine australienne est également administrateur du groupe de réflexion de droite l'Institut des affaires économiques, soutien des climato-sceptiques et Hintz est censément un bailleur de fonds majeur du groupe de pression climato-sceptique de Nigel Lawson Global Fondation Politique Réchauffement (GWPF).

En 2012, le Guardian a obtenu des courriels montrant Hintze soutenant la fondation. Hintze a échoué à répondre aux demandes de Energydesk de clarifier sa relation avec GWPF et de discuter les avoirs de CQS dans le secteur de l'énergie.

GWPF A FORTEMENT CRITIQUÉ L'ENCYCLIQUE CLIMATIQUE DU PAPE QUAND IL A ÉTÉ PUBLIÉ L'AN DERNIER.
Le groupe a écrit dans un communiqué de presse : « le Vatican est égaré par ses conseillers par des déclarations sur les changements climatiques qui sont scientifiquement défaut et éthiquement douteuse."

Hintze est aussi un donateur important du Parti conservateur et a soutenu la campagne pour que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, faisant un don de £ 100,000 au groupe "Quitter l'Europe" la veille du jour où les Britanniques sont allés aux urnes.

UN AUTRE MEMBRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA BANQUE DU VATICAN A AUSSI DES LIENS AVEC LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE.
Jean-Baptiste Douvillen président du conseil d'administration de Franssu, conseille deux fonds qui détiennent ensemble des actions valant des centaines de millions de dollars dans des sociétés pétrolières et gazières.

Un des fonds, Carmignac Gestion, détient des stocks d'une valeur de 675.2m $ dans la compagnie américaine Anadarko Petroleum. L'entreprise a été obligée de payer 5,1 milliards $ pour régler une affaire de dommages environnementaux causés par l'une de ses filiales en 2014. Carmignac Gestion détient également des actions dans Shell et Exxon.

Le banquier allemand Clemens Boersig, qui a quitté son poste à la banque en mai dernier, a reçu 218.000 $ pour son rôle dans le conseil d'administration de la société de gaz Linde AG l'année dernière et reste au conseil de surveillance de l'entreprise.

L'entreprise, qui se spécialise dans les produits chimiques industriels, les soins de santé et de l'ingénierie est impliqué dans des projets de gazéification du charbon en Inde et a récemment montré un intérêt pour l'industrie pétrochimique iranienne en plein essor, assister à un événement à Téhéran avant Noël. Linde est non seulement intéressé par les combustibles fossiles et le dos "de l'économie de l'hydrogène », un remplacement possible pour le pétrole.

Douville de Franssu, Hintze et Boersig ont tous été nommés au conseil d'administration de la banque de Surintendance, qui dirige ses politiques et de la stratégie d'investissement, en Juillet 2014 comme partie d'un effort visant à réformer l'institution.

Mauricio Larraín, ancien ambassadeur des États-Unis à la Cité du Vatican Mary Ann Glendon et Alfred Xuereb, le secrétaire sans droit de vote, le représentant de l'église sur le conseil ont été nommés au conseil d'administration de la banque en même temps que Carlo Salvatori a quitté son poste, ainsi que Boersig, en mai.

Les membres du conseil d'administration de la Banque du Vatican jouissent d'un mandat de cinq ans, mais Boersig et Salvatori ont choisi de quitter leur poste au début. À l'époque, Reuters a rapporté que les deux hommes ont été frustrés par la lenteur du changement dans l'établissement.

« Le changement climatique est un problème qui ne peut plus être laissée à une future génération" - Pape François, en Septembre 2015 dans l'Encyclique Climatique

Dans son encyclique l'an dernier, le Pape François a déclaré que la destruction du monde naturel pour le propre bénéfice de l'homme était un « péché » contre Dieu et les générations futures.

Les groupes et militants, comme 350.org et Naomi Klein, ont appelé la Banque du Vatican à se mettre en cohérence avec le message du pape sur le changement climatique et à céder leurs actifs dans les entreprises du pétrole et du charbon.

Max Hohenberg, porte-parole de la Banque du Vatican, a précédemment déclaré au Guardian : "il n'y a vraiment pas grand-chose à céder". Il est rapporté que 95% des actifs de la banque sont à égalité dans les obligations d'État. On estime que la banque dispose de 6 milliards d'euros sous gestion.

Aucun des membres du conseil d'administration en vedette dans cette histoire n'a répondu aux demandes de commentaires envoyés par Energydesk.
La Banque du Vatican a refusé de commenter nos résultats.

Lire en anglais l'article de Joe Sandler Clarke sur energydesk.greenpeace.org

Gaz de schiste et santé ne font pas bon ménage

ven, 22/07/2016 - 09:00
ASTHME. DAVANTAGE DE CRISES
PRÈS DES EXPLOITATIONS DE GAZ DE SCHISTE

Les asthmatiques vivant près de puits de gaz de schiste aurait jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise.

Selon des chercheurs américains, la probabilité d'une crise est d'autant plus grande que les puits sont dans une phase de production, qui peut durer de nombreuses années.

Asthme et puits de gaz de schiste ne feraient pas bon ménage. C'est ce que révèle une étude publiée lundi dans la revue américaine JAMA Internal Medicine et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie (États-Unis). Dans cet État de l'est du pays, l'industrie de la fracturation hydraulique (qui permet d'extraire le gaz), a mis en exploitation plus de 9 000 puits ces dix dernières années.

Dans le détail, les scientifiques ont analysé les dossiers médicaux d'un groupe d'assurance maladie entre 2005 à 2012 dans plus de 40 comtés de Pennsylvanie. Les auteurs ont trouvé plus de 35 000 patients asthmatiques âgés de cinq à 90 ans.

21 000 attaques bénignes, 4 782 cas d'hospitalisations
Un risque de crise d'asthme entre 1,5 et 4 fois plus élevé

Naissances prématurées, poids faible des nouveau-nés ..

« Notre étude est la première à se pencher sur l'asthme et cette activité, mais nous avons déjà plusieurs recherches suggérant des effets néfastes sur la santé liés à la fracturation hydraulique », relève un des auteurs, Sara Rasmussen, chercheuse au département de la santé environnementale à l'université Johns Hopkins de Baltimore.

De précédentes études avaient en effet montré que les activités de fracturation hydraulique pouvaient être liées à des naissances prématurées, un poids plus faible des nouveau-nés et divers symptômes cutanés et respiratoires.

Lire l'article sur Ouest-France.fr

L'Amérique défavorisée, proie de l'industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries

mer, 20/07/2016 - 11:47
L'AMÉRIQUE DÉFAVORISÉE, PROIE DE L'INDUSTRIE DES GAZ DE SCHISTE, DE SES POLLUTIONS ET DE SES ESCROQUERIES

Des petits propriétaires floués, des grandes multinationales abusées par la promesse de profits mirobolants, des habitants qui subissent les pollutions et le bruit assourdissant des puits de forage à l'orée de leurs jardins, une faune qui s'exile, des séismes qui se multiplient… Telle est la réalité de l'industrie des gaz de schiste dans le Midwest états-unien. Enquête à Youngstown, dans l'Ohio, l'une des zones les plus pauvres de l'Amérique.

Déversements sauvages de déchets toxiques, contamination des réseaux d'eau urbains, séismes... La ville de Youngstown dans l'Ohio fait l'expérience cruelle des problèmes environnementaux associés à l'expansion du gaz de schiste. Aussi bien la fracturation hydraulique que la pratique – peu connue en Europe – qui consiste à réinjecter ses eaux usées dans le sous-sol, représentent un risque majeur de contamination des ressources en eau. Une question qui concerne aussi les Européens, alors que la Bruxelles envisage d'ouvrir davantage le continent aux importations de gaz de schiste américain.

Le gaz de schiste est surtout une affaire de gagnants et de perdants. Si l'arrivée dans l'Ohio de cette industrie a profité aux compagnies pétrolières et à leurs actionnaires, les retombées pour les populations locales paraissent autrement plus problématiques. Les propriétaires qui ont loué leurs terres à ces compagnies pour qu'elles en exploitent le sous-sol peinent souvent à recueillir les bénéfices financiers qu'on leur a fait miroiter, tandis que les riverains des sites de fracturations en subissent de plein fouet les nuisances (voir le premier volet de cette enquête). Au-delà, c'est la population dans son entier qui est affectée par l'impact environnemental de l'industrie du schiste.

Autour de Youngstown comme un peu partout dans le monde, ce sont les menaces de contamination de l'eau potable par des produits chimiques toxiques ou du méthane qui focalisent les craintes. Pourtant, malgré les controverses, une grande partie des élus et fonctionnaires américains chargés de réguler le gaz de schiste semblent continuer à se fier aveuglément aux dires des industriels sur l'innocuité de leurs procédés. « Les fonctionnaires d'ici n'ont visiblement jamais entendu parler du principe de précaution », soupire Raymond Beiersdorfer, un habitant de Youngstown qui anime la résistance contre le gaz de schiste.

Un exemple ? À Youngstown même, un permis de fracturer a été accordé à la société Halcón, sur une concession de 5 000 acres (20 km2) en bordure du Meander Reservoir, un immense lac artificiel creusé dans les années 1930 et qui constitue l'unique source d'eau potable de la ville. Apparemment, ni le département municipal de l'eau ni l'agence de l'environnement de l'Ohio n'avaient été notifiés par le département des ressources naturelles de l'État, qui a délivré l'autorisation, malgré le risque que les produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique ne migrent progressivement dans le réseau d'eau potable de Youngstown. Début 2013, déjà, des fissures ont été repérées sur un puits de gaz de schiste foré par Consol Energy, dans le bassin versant du réservoir.

Pourtant, les dirigeants politiques locaux et une bonne partie de la population continuent à s'accrocher aux promesses d'emplois et de développement économique brandies par l'industrie du gaz de schiste. Au premier rang – c'est une autre particularité de Youngstown – figurent deux entreprises françaises, Total et Vallourec. La première détient 25% des actifs de Chesapeake dans la formation d'Utica, tandis que la seconde a inauguré en grande pompe il y a quelques années à Youngstown une usine produisant des tubes spéciaux destinés à la fracturation hydraulique. Cette usine, sur fond de crise du secteur pétrolier et gazier, est en train de supprimer des emplois par dizaines.

Un puits de gaz de schiste peut s'installer du jour au lendemain
Multinationales naïves
Le business des droits de forage
Propriétaires floués
Des produits toxiques dans les réseaux d'eau potable
Les déchets déversés dans les zones à fort taux de chômage
Quand Youngstown devient une zone sismique
Déversements sauvages

Une leçon à méditer
Pour Ted Auch, les problèmes qui entourent l'industrie de la réinjection illustrent un enjeu plus général : pour juger du véritable impact du gaz de schiste, il est indispensable de regarder au-delà de la seule fracturation hydraulique, pour considérer cette filière industrielle dans son ensemble. À l'enjeu du traitement des eaux usées s'ajoute ainsi celui des déchets solides. Forer des puits à plusieurs milliers de mètres de profondeur implique de faire remonter des quantités importantes de roche et de terre, elles aussi potentiellement chargées de substances toxiques et radioactives. L'industrie ne communique aucun chiffre, mais Fractracker estime que chaque puits de gaz de schiste produit entre 700 et 800 tonnes de déchets solides. Ces déchets partent dans des camions et, selon Ted Auch, « on n'a aucune idée d'où ils vont. Personne n'est en charge de les superviser. ».

Ce n'est pas tout : il y a aussi l'extraction à grande échelle de sable pour la fracturation, le passage incessant de camions qui abiment les routes, la construction de gazoducs... Ces impacts se font souvent sentir dans des régions différentes : ce sont par exemple les États du Wisconsin, du Minnesota, du Michigan et de l'Illinois, où l'extraction de gaz de schiste est quasi inexistante, qui subissent de plein fouet le développement de l'extraction de sable pour servir les besoins de cette industrie. Ted Auch y voit une leçon que l'Europe devrait méditer. Si, par exemple, l'Angleterre se mettait à pratiquer massivement la fracturation hydraulique — comme l'espère aujourd'hui le gouvernement conservateur — on pourrait voir se multiplier rapidement en France des concessions d'extraction de sable, ou voir arriver les déchets du gaz de schiste.

Deux articles de Olivier Petitjean sur Bastamag
L'Amérique défavorisée, proie de l'industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries
L'industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets chez les Noirs et les pauvres »

Philadelphie : marche pour une révolution des énergies propres

mar, 12/07/2016 - 16:35
MARCHE POUR UNE RÉVOLUTION DES ÉNERGIES PROPRES

Le temps de l'action est arrivé
Dimanche, 24 Juillet - Philadelphie

A la veille de la Convention Nationale Démocratique, des milliers de personnes marcheront afin d'éviter la catastrophe climatique et afin de présenter ces demandes directement aux décideurs actuels et futurs :
* Interdire la fracturation hydraulique maintenant
* Laisser les combustibles fossiles dans le sol
* Arrêter les énergies sales
* La justice climatique pour tous
* Transition rapide vers les énergies renouvelables

Organisée par "Americans Against Fracking & Pennsylvanians Against Fracking"

Plus d'infos sur www.cleanenergymarch.org