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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère ( gaz de schiste, huiles de schiste, gaz de houille, huiles lourdes ...) et tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques nécessitant de fracturer, stimuler ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 1 minute 29 secondes

Algérie : importante mobilisation contre les gaz de schiste

il y a 1 heure 1 minute
ALGÉRIE : IMPORTANTE MOBILISATION CONTRE LES GAZ DE SCHISTE

5 ème semaine de protestation, la colère gronde et le week-end sera sous le signe de mobilisations. Un rassemblement de soutien aura lieu à Paris samedi à 14h

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torches de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet et ils exigent l'arrêt définitif de toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt,

Le comité de coordination fait appel à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste soutient le mouvement algérien et assure les militants de sa solidarité.

Manifestations dans plusieurs villes demain

El Watan le 30-01-15

Plusieurs manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste sont prévues demain dans différentes régions du pays. Ouargla, El Bayadh, Adrar, Guelma, Oum El Bouaghi, Alger, Ghardaïa, Tamanrasset et Illizi, s'y préparent, au moment où le mouvement d'In Salah connaît des fractures par rapport à la position à prendre concernant les déclarations du président de la République.

« A In Salah, certains se disent favorables aux décisions prises par le chef de l'Etat, pendant que d'autres campent sur leur position d'arrêt définitif du projet, avoue Djenani, protestataire de Tamanrasset. A Tamanrasset, nous sortirons pour dire non à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. » A Metlili, au sud de Ghardaïa, les habitants restent mobilisés. « Nous ne changerons pas de position.

Nous restons solidaires contre le projet. Leurs décisions ne sont que poudre aux yeux », affirme Hamdane Abdessalam, chômeur, qui précise que le rassemblement aura lieu à 9h sur la place du Moudjahid, au centre-ville. Même état d'esprit du côté de Labiodh Sidi Cheikh, au sud d'El Bayadh, où les habitants ont manifesté, mardi dernier, contre les braconniers du Golfe, même si Mohamed Boudiaf Boucif avoue que la mobilisation s'affaiblit : « L'Etat a découragé beaucoup de gens avec sa propagande, ses relais médiatiques et politiques. »

A Guelma, le sit-in est prévu à 10h devant la stèle du 8 Mai 1945. Même topo à Alger : Ahmed Rezzak, scénographe, acteur et l'un des organisateurs de la manifestation, alerte l'opinion sur les conséquences que peuvent engendrer la persévérance du gouvernement. « Il n'y que le décret présidentiel affirmant l'arrêt du projet qui pourra nous donner satisfaction. Le projet du gaz de schiste cache un autre projet. Si le gouvernement persiste, cela nous mènera à la soudanisation de l'Algérie », regrette-t-il.

Le représentant d'Adrar, Mohamed Gasmi, tente d'expliquer la situation actuelle à In Salah : « La fracturation a commencé depuis plusieurs jours. L'Etat a su deviser les rangs. Nous allons sortir samedi et nous discuteront prochainement avec les habitants d'In Salah pour discuter de la suite à donner au mouvement, que nous souhaitons rassembleur et national. » Pendant que des willayas continuent à manifester leur solidarité, l'Etat persiste et In Salah résiste.

Pour expliquer dans le détail la situation actuelle, le RCD organisera, aujourd'hui, une conférence sur la chute du prix du pétrole et le gaz de schiste ; elle sera animée par l'universitaire Madjid Yousfi à 14h, au siège régional d'Alger du parti. Pour sa part, le Collectif contre le gaz du schiste en Algérie organisera aussi une manifestation demain à Paris.

Lire la suite de l'article de Meziane Abane sur El Watam

In Salah encore plus opposée au gaz de schiste

El Watan le 29-01-15

In Salah campe sur son opposition au gaz de schiste.
L'intimidation, la banalisation, le pourrissement n'ont en rien entamé la volonté de faire entendre la voix de la population aux plus hautes instances du pays.

Le général Hamel, qui a semble t-il honoré la première partie de son engagement, à savoir faire parvenir l'unique revendication au président Bouteflika, n'est pas revenu, comme promis, avec la réponse « positive » attendue. Cette réponse n'a pas été annoncée directement par le Président mais via un communiqué officiel faisant suite au Conseil ministériel restreint, tenu au moment où l'équipe nationale jouait sa place en quarts de finale de la CAN.

Sur le contenu qui a relégué les protestations anti-gaz de schiste au second plan après les projets de développement et la promulgation de nouvelles wilayas, les protestataires ont compris leur déconvenue. _ Eux qui attendaient depuis un mois que le Président tranche. Ni la promotion de cette daïra enfouie dans les sables ocres du désert en wilaya ni les promesses d'un développement local ciblé à l'avenir et encore moins l'exhortation du président de la République aux instances gouvernementales de « mieux communiquer » sur la question du gaz de schiste à l'avenir n'apaisent les esprits.

Le mouvement citoyen a donc tranché, lui aussi. Il s'en tient à sa « détermination à faire stopper toutes les opérations liées au gaz de schiste, allant du simple forage horizontal ou vertical au recours à la fracturation hydraulique ». La réponse a été donnée mardi soir, dans une marche nocturne scandant « La wilaya, la tanmiya, In Salah hiya dahia » (ni wilaya, ni développement, In Salah est la victime). In Salah a donc tranché ; la protestation continue de plus belle. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui, notamment à Ouargla où des étudiants ont manifesté mercredi devant le pole 2 de l'université.

A In Salah, berceau de la protestation anti-gaz de schiste, après la douche froide, l'heure est à la concertation. La colère est perceptible. Fracture ? « Le communiqué parle d'un arrêt de l'exploration après la finalisation du deuxième puits. Ils veulent à tout prix achever la fracturation hydraulique en usant de produits chimiques que nous dénonçons ! Bouteflika ne nous a donc pas compris ? » témoigne un activiste.

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L'avenir de cette protestation ? Les perspectives de ce mouvement si le gouvernement franchit le pas de la seconde fracturation ?
« Nous savons que Bouteflika commet une grosse faute avec cette décision. On ne traite même pas un enfant de la sorte. On arrête un moment pour expliquer et voir la réaction, alors s'ils continuent sur leur lancée, on considèrera que c'est de la hogra. Le choix même d'In Salah comme zone expérimentale est perçu en tant que tel. »
Les gens de la région ont l'impression de vivre leur 5 Octobre. « Nous emprisonner ? In Salah est une prison à ciel ouvert, c'est un grand village dépourvu de tout ! Des droits confisqués. Maintenant, c'est le droit à la vie qu'on veut nous confisquer ! »

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Déception et colère à In Salah

El Watan le 27-01-15

Le mouvement anti-gaz de schiste n'a que sa mobilisation franche et déterminée face aux autorités, résolument tout aussi déterminées à en finir avec la protestation entamée le 31 décembre 2014 par un groupe de jeunes universitaires de la ville d'In Salah.

Au lendemain de la dissolution du comité des 22 délégués, la population s'est retrouvée devant le fait accompli : une contestation sans leader. Continuer ou baisser les bras, alors que le wali a demandé la désignation de nouveaux porte-parole et annoncé que les autorités ne reculeraient pas devant la protestation qui devra, selon lui, s'apaiser et réviser sa position envers les engagements du Premier ministre.

Hier, une nouvelle marche a été organisée à travers la ville pour signifier aux autorités locales, notamment le wali, que le mouvement ne s'essouffle pas malgré la volonté exprimée et mise en pratique par le chef de daïra d'In Salah et le wali de Tamanrasset. La manifestation a entraîné élèves et professeurs du CFPA et du technicum pour revenir ensuite à « sahat Somoud wal wihda », une place qui symbolise désormais la résistance et l'unité de la société civile d'In Salah au gaz de schiste. Infiltration, pressions et autres intimidations n'ont pas manqué de devenir plus directes, plus personnalisées.

Le wali ordonne la reprise de l'activité dans les administrations

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Contestation anti-gaz de schiste : Une journée avec les "Indignés " d'In Salah

Maghreb Emergent le 25-01-15

Ce reportage de Nejma Rondeleux du Huffington Post Algérie décrit heure après heure le sit-in tenu par les habitants d'In Salah depuis près d'un mois pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Ils campent là depuis 24 jours. Hommes et femmes, jeunes, vieux et enfants, tous ceux qui s'opposent au gaz de schiste se retrouvent, à un moment ou un autre, sur cette place du centre-ville d'In Salah, rebaptisée Sahat Essoumoud (Place de la Résistance), le jour où les protestataires y ont élu domicile. Depuis le 1er janvier, elle est devenue le cœur de cette ville de 50.000 habitants, distante de 1.200 km d'Alger. Et le symbole d'une contestation citoyenne unique en Algérie.

Lire la suite de l'article sur Maghreb Emergent

Des manifestants tentent de fermer la route menant aux forages

El Watan le 24-01-15

Une quarantaine de manifestants anti gaz de schiste a tenté lundi, en début d'après midi, la route menant au site des forages exploratoires a une trentaine de kilomètres au sud de In Salah, au lieux dit Gour Mahmoud.

Les deux puits tests, Aht1 et Aht2, contestés par la population locale, sont localisés à quelques kilomètres de la route nationale N°1, la route de l'unité africaine, vers Tamanarasset.

Le premier puits est déjà réalisé, alors que le deuxième est en phase de forage verticale. L'ENTP, filiale de Sonatrach, est l'entreprise chargée de la réalisation.

La multinationale spécialiséee dans les services pétroliers, dont la fracturation hydraulique est également sur site. Situé au nord du bassin de l'Ahnet, les forages sont sous la protection de l'armée.

Cette action coïncide avec la visite du wali de Tamanrasset, dont les pourparlers menés hier avec le groupe des 22, le collectif de la société civile, ont butté sur l'intransigeance des manifestants anti fracking, qui exigent, entre autres, l'arrêt immédiat des forages, la sécurisation et nettoiement des sites et une annonce solennelle et officielle de l'abandon de l'option des gaz non conventionnels.

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste

El Watan le 24-01-15

Dissension en vue dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste. A In Salah, l'heure est décidément à la fracturation. Et pas seulement hydraulique. Pour couper l'herbe sous les pieds des « radicaux » et éviter d'éventuels « dérives » et « embrasement » « , le collectif antigaz de schiste –une partie du moins- fait montre de sa disponibilité à plier le camps si des « garanties »sont données quant au non recours à la fracturation hydraulique , à la fermeture -après sécurisation et nettoiement- des sites.

A peine 48 heures après la sortie de du premier ministre Abdelmalek Sellal(portant poursuite des forages exploratoires en cours et assurance quant à la non exploitation immédiate du gaz de schiste) qualifiée par ce même collectif de « provocante », le ton change et les revirements se font jour.

Hier matin, la placette de la Daira de In Salah, débaptisée « sahat Essoumoud » (place de la résistance) s'est partiellement vidé de ses pensionnaires. L'ambiance en ce vendredi était résolument à la démobilisation. Les agents de police ont réoccupé le siège de la circonscription après une éclipse de trois semaines.

Assis à même le sol, Abdelkader Bouhafs, un des leaders du mouvement tentaient de d'expliquer la vingtaine d'irréductibles la décision du gouvernement Sellal portant cessation des forages et du temps que celle-ci prendra pour devenir effective.

La veille, le conclave du « groupe des 22 » délégués du mouvement était partagé sur les actions à entreprendre. Escalade, pas escalade ; poursuite ou arrêt du mouvement, l'unité du Collectif était mise à rude épreuve. Dans leur communiqué n° 4 (rendu public jeudi soir),

les membres du collectif dit de la société civile de In Salah se sont « démarqués de toute escalade ou toute dérive quant au caractère pacifique (du mouvement) et auquel appellent des intrus parmi les manifestants ».

Vendredi, à 11 heures, Abdelkader Bouhafs assure que le « camp sera levé si des garanties sont données quant à la sécurisation des forages, la cimentation des puits et le nettoiement de la zone ». « Nous n'avons pas d'autre revendications, dit-il même pas l'abrogation de la loi (sur les hydrocarbures) ou autre comme prétendu. Nous avons aussi convenu de la mise sur pieds d'une commission mixte de suivi de la fermeture des puits dans laquelle siégeront des membres du collectif. Cette commission devra rendre compte à la population du déroulement de l'opération et ponctuera son travail par un pv ».

Des tractations ont lieu au niveau local,précise-t-il, avec le chef de daira précisément, Moulay Adelkader. « Nous avons demandé des garanties quant au non recours à la fracturation hydraulique pour ce qui est du deuxième forage en cours » à Gour Mahmoud,à 30 km sud de In Salah. Pour ce cadre de la Sonatrach, ingénieur en télécommunication, « Sellal ne s'est pas bien exprimé » mercredi soir lors de l'émission Débat de l'Heure de l'ENTV.

« Je suis certain que la population lèvera le camp s'il y a une annonce claire, de préférence du président, quant au non recours à la fracturation et des garanties quant au suivi des opérations par les délégués de la société civile ».

« On ne va quand même pas s'entêter, ajoute-t-il, alors qu'une décision a été prisé par le gouvernement d'arrêter les forages , de sécuriser et nettoyer les sites. Cela n'aura pas de sens. Nous faisons confiance à l'Etat. C'est mon avis et il n'est pas forcément celui de la population.

A la population, nous devons expliquer que fermer un forage est un processus. Ce n'est pas avec un simple un bouton d'allumage que ça fonctionne ».

Même son de cloche (ou presque) chez Azzaoui Mohamed, membre du collectif. La décision du premier ministre est positive, souligne-t-il mais mal exprimée. « Il y a une mauvaise communication, dit-il. L'installation d'une commission technique de suivi a été décidée jeudi lors d'une rencontre avec le chef de Daira porteur d'éclaircissement des hautes autorités.

Cette commission sera créée pour superviser la fermeture du forage qui nécessité évidemment des opérations préalables. On nous a expliqué aussi que la loi soumet déjà tout forage à l'obtention préalable d'une autorisation expresse du président de l'Apc, autrement dit de la population locale.

On expliquera donc ce soir ou demain à la population que la décision (du gouvernement) est positive et nous attendons une décision officielle de fermeture définitive ».

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

Yousfi défend sa thèse

L'Expression dz le 17-01-15

« C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus.

Youcef Yousfi ne recule pas. L'exploitation du gaz de schiste est presque une obligation pour assurer l'énergie au pays à long terme. Le ministre de l'Energie a exposé tous ses arguments pour défendre cette thèse devant la commission parlementaire des finances.

Lors d'une réunion tenue jeudi dernier à l'APN, le ministre n'a pas laissé l'ombre d'un doute sur la poursuite de cette démarche. « On ne peut pas importer le gaz de l'étranger alors que le Bon Dieu nous a donné des ressources », a soutenu Yousfi tout en assurant que l'exploitation du gaz de schiste n'aura pas de danger sur la santé des citoyens, ni sur l'environnement.

« Je ne comprends pas pourquoi les gens ont attendu le début du forage pour exprimer leurs craintes alors que la loi a été votée en 2013 »,s'est-il demandé en rejetant en bloc les visions développées par certains pseudo experts.

« Ce ne sont que des rumeurs, l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun impact sur l'eau ni sur l'environnement », a-t-il plaidé tout en affirmant qu'avant chaque forage, des concertations sont menées entre le gouvernement et les autorités locales pour obtenir l'autorisation. Le ministre a fait savoir qu'avant le forage des études sont élaborées pour connaître la nature du terrain et éviter que la couche des eaux ne soit touchée.

Toujours sur les inquiétudes des gens du Sud, l'hôte des députés pense que la solution est aussi simple : « Ceux qui ont peur n'ont qu'à écouter les experts. » M.Yousfi a sollicité les députés afin de convaincre la population de In Salah « que l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun effet néfaste sur la santé ». « C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus. En guise de preuve, Youcef Yousfi a exhibé devant eux un échantillon de la roche d'où est sorti le gaz de schiste. « La même que celle de Hassi Rmel ».

M.Yousfi a expliqué que chaque pays a comme priorité d'assurer son indépendance énergétique à long terme ce qui justifie, selon lui, le recours à l'exploration du gaz de schiste. Sans l'énergie il n'y aura pas de progrès ni de développement de l'industrie, a-t-il appuyé pour convaincre. M.Yousfi a réfuté l'existence de contradictions entre lui et le Premier ministre.

Il n'y a pas de contradiction entre M.Sellal et moi, a-t-il précisé. Par ailleurs et lors de son exposé sur la politique énergétique du pays, le premier responsable du secteur a indiqué que l'Algérie va revoir à la hausse la capacité de production de ses projets en énergies renouvelables en les portant à 25.000 MW au lieu de 12.000 MW arrêtés en 2011

M.Yousfi a fait savoir que son département allait présenter dans les prochaines semaines une actualisation du programme des énergies renouvelables adopté en 2011 par le gouvernement.
La nouvelle mouture va contenir une révision à la hausse des capacités des projets dans le renouvelable en les portant à 24.000 ou 25.000 MW au lieu des 12.000 arrêtés dans le programme de 2011. Le ministre a précisé que l'Algérie est en mesure de mener à terme ce projet d'envergure pour produire d'ici à 2030 plus d'un tiers des besoins du pays en électricité à partir de sources renouvelables.

Selon lui, le groupe Sonelgaz chargé de la mise en oeuvre de ce projet a déjà achevé les études de faisabilité de l'actuel programme de 12.000 MW et a déjà des estimations sur le coût et la rentabilité de ces projets. Il a ajouté que le gouvernement est décidé à diversifier le bouquet énergétique du pays en optant pour l'énergie solaire malgré ses coûts très élevés qui oscillent entre 10 à 12 DA le kilowatt contre 2,5 DA kWh pour l'électricité produite à partir du gaz.

L'actualisation du programme des énergies renouvelables, rappelle le ministre, vient en application des mesures édictées en décembre dernier par le président de la République qui avait chargé le secteur de l'Energie de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d'énergie, tout en développant les énergies nouvelles et renouvelables. Dans son Plan national de développement des énergies renouvelables, l'Algérie avait prévu de dédier 10.000 MW supplémentaires à l'exportation sous réserve de satisfaire à trois conditions que sont un partage de financements avec ses futurs partenaires, une ouverture plus conséquente du marché européen de l'électricité et un transfert de la technologie.

Lire la suite de l'article de Nadia BENAKLI sur L'Expression dz

Bouteflika aurait décidé le gel des forages de gaz de schiste

El Watan le 17-01-15

In Salah en liesse, In Salah triomphante. La présidence aurait émis une décision en faveur du gel des forages de gaz de schiste à In Salah.

L'information a été confirmée par Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah qui affirme que « l'arrêt du projet de gaz de schiste a été décidé, le président Bouteflika a tranché en faveur des habitants ».

Notre interlocuteur précise que les détails de cette information seront transmis directement par le général major Abdelghani Hamel, qui reviendra comme promis avant la fin de semaine à In Salah pour l'annonce officielle de cette décision qui met fin à la polémique entretenue depuis trois semaines par les autorités du pays avec des discours tout à fait contradictoires des responsables de Sonatrach, le ministre de l'énergie et le Premier ministre.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Contestation du gaz de Schiste : Le pouvoir désorienté

El Watan le 17-01-15

Les Algériens ne décolèrent pas sur la question de l'exploitation du gaz de schiste. Les manifestations se poursuivent et In Salah devient le cœur battant de la mobilisation contre ce gaz non conventionnel dont l'exploitation risque de priver les générations futures de précieuses ressources en eau.

In Salah met le pouvoir d'Alger devant ses responsabilités et l'accule là où il se croyait seul maître à décider de l'avenir de ce pays. Il s'en trouve d'ailleurs désorienté, ne sait plus quoi répondre.

Après la tentative de Saadani de surfer sur la fibre régionaliste pour calmer les algériens du Sud alors que le FLN a bien voté la loi autorisant le recours au gaz de schiste, ou encore l'invitation de la Présidence au dialogue sans même envoyer un émissaire sur les lieux pour discuter avec la population, ou bien les assurances non convaincantes du ministre de l'Energie et le PDG de Sonatrach sur l'impact minime de la technique de fracturation hydraulique sur l'environnement, c'est au tour du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de trouver une sortie moins directe en choisissant de poster un message, hier, sur sa page facebook disant que « le gouvernement n'a jamais délivré aucune autorisation d'exploitation du gaz de schiste en Algérie ».

Une affirmation en totale contradiction avec l'annonce faite par le Conseil des ministres de mai 2014 autorisant l'exploitation des gaz non conventionnels. La compagnie française Total est opérationnelle depuis fin 2013 en Algérie, dans le bassin de Timimoun, en association avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa, ainsi qu'à Ahnet (In Salah) avec Schlumberger, Sonatrach et la turque Partex.

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Une ambiguïté qui cache mal un malaise en haut lieu du fait des manifestations quasi quotidiennes à In Salah, qui se sont étendues à d'autres villes du sud du pays. Des populations du Sud qui n'occupent pas la rue pour demander des faveurs mais pensent aux générations futures.

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La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) a salué la mobilisation des habitants du Sud contre l'exploitation du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Nadjia Bouaricha sur El Watam

Impasse dans le dossier du gaz de schiste : Le Sud en ébullition

El Watan le 15-01-15

L'appel du front populaire anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a été entendu. Des regroupements ont été organisés toute la semaine pour sensibiliser les populations et raviver leur intérêt à la question de l'heure, celle du gaz de schiste. « Il s'agit pour nous de marquer notre soutien à In Salah, à cette belle mobilisation qui se poursuit et défie Sonatrach », affirme Tahar Belabès qui prend part chaque après-midi aux « rencontres d'échauffement » tenues à Souk Lahdjar, près du ksar de Ouargla.

Le collectif a choisi la place du 27 Février 1962 pour ce nouveau rassemblement et prévoit une mobilisation plus importante que celle de samedi dernier. « Nous avons misé sur un encadrement plus nombreux qui fait du porte-à-porte dans tous les quartiers, nous avons même opté pour le jeudi, un jour de semaine, pour sonder la population », dit Nadir Boukhetta, membre du comité d'organisation. Des chercheurs du cru local sont associés à cette manifestation qui se tiendra simultanément dans chaque ville du sud du pays.

A l'heure où les anti-schiste organisaient une collecte de fonds à l'est du ksar, un groupe de chômeurs bloquait pour la deuxième journée consécutive l'accès à la place du 1er Mai, dans le quartier sud du ksar de Ouargla, réclamant le départ du directeur de l'ANEM. Même son de cloche à Tamanrasset, où l'activité commerciale a repris normalement hier.

Les organisateurs d'une marche, à laquelle ont participé des milliers de personnes, appellent à une participation massive à celle d'aujourd'hui, au moment où la direction de l'éducation a tenu une réunion avec l'ensemble des directeurs d'établissements scolaires pour sensibiliser les élèves et leurs parents contre l'implication des écoliers, collégiens et lycéens, dans ce mouvement de protestation. La réunion s'est tenue au siège de la wilaya en présence du wali et des services de sécurité pour étudier l'évolution préoccupante de la situation, affirme notre correspondant.

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Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Gaz de Schiste : Appel à des marches dans plusieurs villes du Sud

El Watan le 14-01-15

Le front anti-gaz de schiste s'élargit. Une manifestation d'un million de personnes se prépare dans six wilayas du Sud et du Grand-Sud, dont trois concernées directement par le projet gouvernemental d'extraction du gaz de schiste, prévoyant le forage de 200 puits par an pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz annuellement pour les 20 prochaines années, ainsi que confirmé dimanche par Saïd Sahnoune, PDG par intérim de Sonatrach.

Les déclarations de M. Sahnoune ont eu l'effet d'une bombe auprès des populations du Sud. Au moment où les protestataires d'In Salah dénoncent le fait que les forages sont maintenus à l'heure où la protestation prend de l'ampleur, que les rangs du camp anti-gaz de schiste grossissent, que de nouveaux villages, villes et wilayas se joignent à la protestation, Sonatrach continue à appliquer son programme à Dar Lahmar, non pas à 200 km d'In Salah mais à seulement 28 km de cette ville de 40 000 âmes et à 25 km d'El Barka, dont une habitante s'étonne que l'on dise que « les puits de gaz de schiste sont dans le bassin d'Ahnet, une zone déserte, inhabitée, alors que je vois les sondes de ma fenêtre » !

Pendant qu'une « milyounia » – en fait une série de rassemblements simultanés programmés demain à Ouargla, Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Laghouat et Biskra – se prépare, In Salah restructure ses rangs. Entre ceux qui ont opté pour la reprise de l'école et ceux qui prônent la paralysie générale, la voix des sages a tranché en faveur de la démocratie, à savoir la souplesse et la libre décision. Sitôt connue, cette règle de conduite a donné lieu à une manifestation des écoliers, hier matin, dans les rues d'In Salah.

La population exige l'arrêt de l'exploitation du puits

Une centaine de véhicules sont arrivés lundi soir de Foggaret Ezzoua (40 km d'In Salah) dont les habitants en avaient assez de manifester seuls chez eux ; ils ont donc dressé leurs tentes sur l'esplanade de la daïra d'In Salah où la foule était plus nombreuse, hier, au sit-in quotidien. Annoncée par Abdelkader Zizah, le médecin de la ville, via les réseaux sociaux, l'information concernant une décision du président Bouteflika d'arrêter les forages a secoué l'assistance pendant une bonne heure.

C'est d'ailleurs pour cette raison que les manifestants ont convoqué un conseil extraordinaire vers 17h, pour informer les autorités du maintien de la protestation jusqu'à l'officialisation d'une éventuelle décision de la Présidence. Entre-temps, la société civile d'In Salah a confié à une délégation de six personnes la mission de rencontrer l'émissaire du président Bouteflika, attendu dans les prochaines heures.

Parmi eux un cardiologue, un médecin généraliste, un financier, un géologue, un chimiste et un spécialiste de l'environnement. Ces délégués sont chargés d'une seule prérogative : convaincre l'envoyé spécial du point de vue de la population, à savoir l'arrêt de l'exploration et le nettoyage du site de Dar Lahmar, en attendant une concertation nationale.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Exploitation Gaz de schiste : Les étudiants disent NON !

El Watan le 14-01-15

Les étudiants de Ouargla et Tamanrasset ont été les premiers à répondre à l'appel des organisateurs de la protestation anti-gaz de schiste d'In Salah. Lancée le 31 janvier, alors que les vacances scolaires et universitaires arrivaient à leur fin, la première manifestation organisée sur la RN1 qui a été coupée à la circulation, comptait une vingtaine d'étudiants de la ville qui ont décidé de prolonger leur séjour parmi les leurs à l'occasion de la manif.

Le surlendemain, alors que les forces de l'ordre avaient procédé à la réouverture de la Transsaharienne, deux bus pleins d'étudiants du centre universitaire de Tamanrasset sont arrivés à In Salah où ils ont organisé une marche au centre-ville avant de se joindre au sit-in devant la daïra. Les étudiants de la région ont activement participé à ce mouvement, certains ont décidé de boycotter la rentrée, d'autres sont repartis vers le nord avec des idées dans la tête.

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Mobilisation pour la Milyonia anti-gaz de schiste

A 1600 km de là, les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset n'ont pas baissé les bras. Ils interpellent au quotidien les autorités locales sur la question de l'exploitation du gaz de schiste et renouvellent par des marches et des sit-in leur soutien aux manifestations d'In Salah. 2000 personnes, des étudiants pour la plupart, mais aussi quelques enseignants du centre, ont participé la semaine dernière à la première marche entre le centre universitaire et le siège de la wilaya.

Comme à In Salah, les banderoles reprennent les revendications du mouvement, à savoir l'arrêt immédiat du forage à Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Ces slogans sont clairement opposés à la politique de Sonatrach dans la région « Non au gaz de schiste », « On a peur pour nos enfants », « Basta la marginalisation », « L'Algérie n'est pas à vendre », « quelle honte on vend le Sahara pour des dollars ». Et à 800 km de la capitale, les étudiants de l'université Kasdi Merbah se sont joints au collectif Houmat Al Watan qui chapeaute le mouvement de protestation anti-gaz de schiste à Ouargla et à travers les autres wilayas du Sud.

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Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Alors que la désobéissance civile s'élargit à presque toutes les activités

Presse.dz le 14-01-15

Abdelmalek Sellal réclamé à In-Salah

Dans cette ville du sud du pays, la contestation est à son comble et les manifestants ne comptent pas baisser les bras tant que les autorités ne répondront pas favorablement à leur principale revendication.

Le soulèvement des habitants du sud du pays contre l'exploitation du gaz de schiste, enclenché depuis le début de l'année et qui a pris de court aussi bien l'opinion nationale que les pouvoirs publics, est encore loin de connaître son épilogue. Mieux, la désobéissance civile s'est généralisée de plus belle, avant-hier et hier à In-Salah, à la suite, notamment, de l'annonce de la venue de l'énigmatique émissaire de la présidence de la République.

Cette information, qui s'est propagée rapidement, comme “une traînée de sable”, dans cette ville désertique, a stimulé en premier les transporteurs par autobus, employés et propriétaires, qui ont décidé du gel de leur activité durant toute la nuit de lundi à mardi.

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Quel que soit le responsable qui viendra, l'essentiel, pour nous, est de voir les pouvoirs publics prendre la décision d'arrêter l'exploitation du gaz de schiste, et nous n'avons aucune concession à faire sur ce sujet”, a précisé Mohamed Azzaoui, un des membres du comité citoyen, confirmant la promesse de la Présidence qui ne dévoile toujours pas l'identité de son émissaire, encore moins la date de sa venue. Pendant ce temps, la désobéissance civile se poursuit.

Lire la suite de l'article sur Presse.dz

La Présidence invite les protestataires au dialogue

El Watan le 13-01-15

Après 14 jours de contestation, la Présidence invite les protestataires au dialogue. Reste à désigner le lieu de la rencontre : la capitale ou In Salah.

La présidence de la République a demandé aux protestataires d'In Salah de désigner une délégation de cinq ou six personnes pour rencontrer le représentant personnel du président Bouteflika, à Alger ou à In Salah, apprend-on auprès du comité d'organisation de cette manifestation.
Le dialogue semble renoué avec les plus hautes instances du pays depuis dimanche, pour trouver une solution au problème posé par la population qui boucle son 14e jour de protestation pacifique devant la daïra d'In Salah et à travers les grandes villes du Sud, notamment Tamanrasset.

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Tamanrasset paralysée

L'appel à la contestation a été suivi dans toutes les localités de la wilaya de Tamanrasset. Des marches pacifiques et des sit-in imposants y ont été organisés en signe de solidarité avec In Salah. Les protestataires, dont le nombre est sans cesse croissant, ont décidé de hausser le ton en annonçant une « milyonia » du Sud et du Grand-Sud. Cette annonce aurait eu l'effet d'une bombe auprès des gouvernants, qui cherchent des solutions pour renouer le dialogue et la négociation.

A In Salah et Tamanrasset, où l'on adhère massivement à ce mouvement, les commerçants ont tous baissé rideau, hier jusqu'à 18h. Les employés de certaines administrations et établissements publics ont été également sommés de rejoindre la protesta, nous dit-on. « Tout le monde est concerné par cette calamité, pas uniquement les habitants d'In Salah. Nous devons faire preuve de résistance pour que ce projet polluant soit immédiatement arrêté.

Pour ce faire, nous devons tous nous mobiliser, tous doivent assumer leur responsabilité. » Une vaste campagne de sensibilisation est menée via les réseaux sociaux contre l'exploitation des gaz non conventionnels et les conséquences néfastes qui en découleront. La contestation, qui gagne en intensité, s'est étendue aux établissements scolaires ; des écoliers se sont joints aux chœurs de l'indignation.

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Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Une manifestation anti gaz de schiste samedi prochain à Alger

El Watan le 12-01-15

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent, doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud ».

Un appel vient d'être lancé en vue d'organiser un sit-in de protestation à Alger. Le sit-in aura lieu le 17 janvier prochain (samedi) au jardin Khemsti, à proximité de la Grande poste.

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud », a estimé Mehdi Bsikri, l'un des initiateurs de cette action. « In Salah milite pour toute l'Algérie », a-t-il ajouté.

Cet appel, diffusé sur les réseaux sociaux, survient après 12 jours de manifestations qui ont gagné plusieurs villes du sud du pays. Toutefois, ce mouvement de protestation n'a pas fait fléchir Sonatrach qui a annoncé, hier samedi, par la voix de son PDG, un programme de forage de 200 puits de gaz de schiste par an.

Lire la suite de l'article de Farouk Djouadi sur El Watam

Sonatrach maintient ses options

El Watan le 12-01-15

Comme le ministre de l'Energie, Sonatrach reste sourde aux appels des citoyens d'In Salah de surseoir à l'exploitation du gaz de schiste.
Lors d'une intervention, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale, le PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, a indiqué que la compagnie investira 70 milliards de dollars dans le gaz de schiste dans les prochaines années, tout en reconnaissant qu'il y a des « amalgames » sur le sujet.

Il a ainsi affirmé que la compagnie nationale des hydrocarbures investira « 70 milliards de dollars sur 20 ans pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz de schiste par an ». « Ce projet permettra la création de 50 000 emplois. » Et d'ajouter que pour que cette ressource soit rentable, il faudra forer « au moins 200 puits ».

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A cela, Saïd Sahnoune ajoute la hausse des besoins locaux en énergie, un autre argument mis en avant : « Nous prévoyons pour 2015 une consommation de gaz naturel estimée à 35 milliards de mètres cubes par an. Nous avons atteint un pic historique en janvier de cette année avec une consommation de 100 millions de mètres cubes en une seule journée. »

Lire la suite de l'article de Ali Boukhlef sur El Watam

Algérie:poursuite de la protestation contre l'exploitation du Gaz de schiste, activité commerciale paralysée à Tamanrasset

Maghreb Emergent le 12-01-15

Le mouvement de protestation contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région d'In-Salah s'est poursuivi lundi à Tamanrasset, ou l'activité commerciale est quasiment paralysée, a-t-on constaté sur place.

Les employés de la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et de la direction des ressources en eau, ont organisé un sit-in pacifique devant le siège de la wilaya, tandis que le personnel de la commune de Tamanrasset s'est rassemblé devant le siège de l'APC, en signe de protestation contre "l'exploitation du gaz du schiste dans la région".

Une marche pacifique regroupant des étudiants et des lycéens, a également été organisée à travers les artères principales de la ville de Tamanrasset, avant d'aboutir devant le siège de la wilaya où un sit-in pacifique se tient encore.
L'activité commerciale est paralysée au centre-ville, suite à la fermeture des marchés et des locaux commerciaux.

Le mouvement de protestation contre "l'exploitation du gaz de schiste" se poursuit aussi à In-Salah où un sit-in pacifique est toujours maintenu devant le siège de la daïra.

Le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi, s'était rendu, jeudi dernier, dans la daïra d'In-Salah pour rencontrer les représentants des protestataires et notables de la région et les avait assurés que "l'exploitation de cette énergie ne comportait aucun danger", appelant les protestataires, par le biais de leurs représentants, à "faire preuve de sagesse et à s'assurer des conséquences de l'exploitation du gaz de schiste".
Les protestataires ont, toutefois, campé sur leur position et décidé de poursuivre leur action de protestation jusqu'à obtenir la "suspension" du projet d'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Lire la suite de l'article sur Maghreb Emergent.info

Les opposants décrètent la fermeture des commerces à Tamanrasset

El Watan le 11-01-15

Les opposants aux gaz de schiste décrètent la fermeture des commerces dans toute la wilaya de Tamanrasset à partir de demain lundi, a-t-on appris auprès des protestataires qui ont investi la rue, ce dimanche 11 janvier, à Tamanrasset en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah.

Tout en appelant à « la désobéissance civile », les manifestants demandent aux commerçants de toute la wilaya de baisser rideau du matin jusqu'à 18h pour que « tout le monde prenne conscience de ce qu'endurent les habitants de Tidikelt depuis 12 jours de protestation et de résistance contre l'exploitation des gaz non conventionnels dans le Sud. Les commerçants qui ne respectent pas cette note assumeront leur entière responsabilité, » menacent-ils, dans un communiqué distribué lors de la marche à laquelle ont pris part près de 1000 personnes.

Les marcheurs, constitués pour la majorité d'entre eux par des étudiants, collégiens et lycéens, ont parcouru plus de 10 km, scandant des slogans appelant particulièrement à « arrêter l'exploitation du gaz de schiste à In Salah ». Sous l'œil vigilant des services de sécurité mobilisés à cet effet, les protestataires ont organisé un sit-in de moins d'une heure à la place publique Ilamen, au centre-ville, avant d'amorcer leur marche à destination du centre universitaire El hadj Moussa Ag Akhamok en passant par le siège de la wilaya et sillonnant les principales artères de la capitale de l'Ahaggar.

Arborant des pancartes et des banderoles où l'on pouvait lire, entre autres, « Non au génocide », « Nous sommes tous jaloux de notre pays », « non au gaz de schiste », les manifestants ont dénoncé le silence des autorités locales et l'omerta observée par le Président de la République pendant que tout le sud s'embrase. Des slogans hostiles au pouvoir en place ont été également scandés par les contestataires qui ont pointé d'un doigt accusateur les députés de la région, du fait qu'ils ont adopté "aveuglement" ce projet "polluant et destructeur" sans penser à sa dangerosité ou encore à son impact pernicieux sur l'environnement et la santé publique.

Lire la suite de l'article de Ravah Ighil sur El Watam

La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili

El Watan le 10-01-15

Plus de 500 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur l'esplanade jouxtant le musée du Moudjahid, en plein centre ville de Metlili, daïra située a 45 Kms au sud du chef lieu de wilaya de Ghardaïa.

Munis de banderoles de hauts parleurs, de micros et de mégaphones, et dans une parfaite organisation, les protestataires ont écoutes des spécialistes en la matière, enfants de la région, qui ont martelés leurs convictions quant au danger potentiel de cette nouvelle technique d'extraction, source, selon eux, de tous les dangers tant pour les humains que pour la vie animale et végétale.

Prenant la parole en 1er, le Docteur Gheziel Med Mouloud, docteur en économie de développement et directeur du laboratoire de recherche en tourisme, de territoire et de société à l'Université Noumérate de Ghardaïa, a mis l'accent sur "les risques patents sur la santé de la population que les pouvoirs publics doivent absolument préserver "ajoutant que "la communication avec les citoyens qui sont en droit de savoir ce qui les préoccupe et qui met la vie de leurs enfants en péril".

Pour le Dr Bouzid Abdelhakim, enseignant- chercheur à l'Université de Ouargla"c'est une grave erreur de persister dans ce type d'extraction que les pays développés, notamment les européens ont rejetés."il ajoute " notre pays gagnerait a exploiter d'autres ressources propres tel le solaire ".

Après avoir écoutes les spécialistes en la matière, les protestataires, répétant tout au long du parcours le slogan "Ya lil Aar, ya lil Aar, ba3ou el Sahra be Dollar ", se sont dirigés vers le cimetière des Martyrs ou ils ont récité la fatiha et entonnés l'hymne national avant de reprendre le chemin vers l'esplanade avant de se disperser dans le calme.

Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et l'un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que " c'est n'est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas éteintes. Nous sommes solidaires avec la population de In Salah et à travers votre journal, nous lançons un appel aux autorités. Si d'ici lundi, celles-ci n'auraient pas été éteintes, nous irons a plus de 4000 jeunes de Metlili et nous nous dirigerons jusqu'aux puits ou nous camperont autant de temps qu'il faudra ".

Véritable ultimatum lancé aux pouvoirs publics qui se doivent d'écouter leur peuple.

Lire la suite de l'article de K.Nazim sur El Watam

La protestation anti-gaz de schiste entame sa 2e semaine

El Watan le 10-01-15

Plusieurs manifestations aujourd'hui à travers le Sud

La mobilisation a atteint son summum, ce week-end, à In Salah, où la population s'est retrouvée durant toute la journée d'hier à la place de la daïra, baptisée, place de la Résistance, depuis que ce grand espace de sable ocre est devenu le symbole de la protestation de la population locale contre l'expérimentation du gaz de schiste à Dar Lahmar, 28 km au nord d'In Salah.

Entre pression et décompression, la journée de jeudi a été riche en rebondissements, houleuse et porteuse d'interrogations sur cette confrontation ouverte, quasiment inédite, entre la population d'une région donnée et le gouvernement à propos de ses choix, de sa politique, de ses projets ayant un impact environnemental qui suscite des appréhensions et des peurs aussi fortement exprimées par les habitants et qui s'y opposent avec force.

Toute la ville attendait sur le qui-vive l'issue de la confrontation directe entre ses 40 délégués et le ministre de l'Energie, arrivé en milieu de journée pour une rencontre, qui s'est soldée, rappelons-le, par une rupture du dialogue, le retrait des représentants de la société civile d'In Salah et le départ quasi instantané de la délégation officielle vers Alger.

Youcef Yousfi, venu présenter une politique énergétique, un programme d'action à l'horizon 2030, a presque accusé la population d'In Salah de freiner le développement futur de l'Algérie en s'opposant à la seule alternative génératrice de revenus et de souveraineté pour le siècle à venir. Plusieurs délégués ont pris la parole, pressant le représentant du gouvernement de se donner un délai de réflexion, d'organiser un débat national, sur la question du gaz de schiste en particulier, et les alternatives énergétiques de l'Algérie en général.

Abdelkader Bouhafs, représentant de l'association Shams In Salah, est revenu sur les risques encourus par les riverains des puits schisteux, évoquant particulièrement la peur qui hante les habitants qui gardent en mémoire les séquelles encore visibles des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le site d'In Eker étant à 100 km à peine de la ville, en plein massif de l'Ahaggar.

Moratoire

« Nous ne sommes pas égoïstes, monsieur le ministre, et encore moins indifférents à l'avenir du pays et des générations futures, nous pourrions l'être, ces ressources sont sous nos pieds, nous n'en profitons pas de toute façon, mais c'est un moratoire que nous vous demandons, comment pouvez-vous être aussi insensible à nos cris de détresse ? » Aucune des deux parties n'est arrivée à convaincre l'autre. La rupture du dialogue a été consommée et en restera là, en attendant sûrement d'autres médiations, peut-être un changement de position du gouvernement, une intervention providentielle du président de la République en personne que les gens d'In Salah espèrent en silence.

Cette absence du président Bouteflika, qu'In Salah pensait sensible à ses souffrances, malgré une politique catastrophique à l'égard des villes éloignées du sud du pays, notamment celles faisant partie du Sud utile, celui qui offre sans compter toutes ses richesses à la communauté nationale. Et voilà qu'une région comme In Salah, qui n'a, somme toute, pas demandé plus qu'un arrêt momentané des forages, un délai de réflexion, un moratoire, un débat national responsable et constructif, soit ainsi traitée.

Mobilisation

La population n'en revient pas. Beaucoup de manifestants espèrent que cette protestation soit suivie d'un effet bénéfique pour tous, les femmes en particulier se sont investies totalement, de la manière la plus complète, en poussant leurs hommes, leurs enfants à résister, à maintenir le pacifisme de cette protestation, à en tirer le meilleur profit.

C'est une image d'une ville entière, une population qui frôle les 55 000 habitants, unie conte le gaz de schiste. Et comme pour souligner encore plus et renforcer cette unité, la prière du vendredi a été unifiée. Elle a eu lieu en plein air à la place de la Résistance, où toute la ville s'est déplacée, laissant un peu de place à des groupes venus d'In Ghar, Iguestene et Tamanrasset.

Une unité confortée par des marques de sympathie et de soutien plus grand chaque jour. Les rangs des protestataires grossissent de jour en jour à In Salah et les villes environnantes. Jeudi soir, Ouargla, Adrar, El Ménéa, Illizi et Metlili annonçaient pour aujourd'hui des manifestations de soutien à la population d'In Salah. Le gaz de schiste cristallise la lutte pour l'émancipation du sud du pays, la mobilisation des citoyens est là pour le dire.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Gaz de schiste : Yousfi n'a pas convaincu In Salah


El Watan le 09-01-15

Hôtel Tidikelt. In Salah. Jeudi 8 février 2015. 17h15.
Une quarantaine de représentants de la société civile se lèvent comme un seul homme et décident de quitter la salle de réunion de l'hôtel, où un consortium d'experts, de hauts responsables du groupement Sonatrach, le wali de Tamanrasset et des directeurs de l'Exécutif sous la présidence de Youcef Yousfi, ministre de l'Energie, assistaient depuis plus de deux heures à une rencontre sur les perspectives énergétiques de l'Algérie à l'horizon 2030.

Les experts, chapeautés par Ahmed Adli, ex-wali de Ghardaïa et actuel secrétaire général du ministre de l'Intérieur, étaient revenus mercredi, en compagnie de Mahmoud Djamaâ, wali de Tamanrasset, à In Salah pour tenter de renouer le dialogue avec les prestataires. Un dialogue officiellement rompu lundi soir, quand le wali s'est avoué incapable de prendre un engagement quant à la suspension des forages de gaz de schiste de Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Les délégués de la ville l'avaient alors chargé de porter leur doléance en haut lieu et de demander au président de la République d'intervenir. En vain. De retour, mercredi, avec les experts du ministère de l'Energie, le wali a de nouveau essuyé un échec cuisant. Les représentants des In Salhis ne lui ont pas prêté oreille, même les notables non accrédités ont eu la même réponse que ceux restés dehors : « arrêter l'exploration du gaz de schiste, discuter après ».

Arrivé vers 14h30 à In Salah, le ministre de l'Energie y atterrit au lendemain des déclarations de Abdelmalek Sellal à l'issue de sa rencontre avec les députés des wilayas de Ouargla et Tamanrasset. Les deux régions qui osent défier le gouvernement et exiger une révision de sa politique, de son attitude, de sa vision envers tout le Sud du pays.D'abord pour l'emploi dans les zones pétrolières qui pose un problème de gestion et de passe-droits que les chômeurs dénoncent depuis plus de dix ans, et contre l'exploration et l'exploitation des gisements de gaz de schiste depuis juin 2014 à Ouargla et le 31 janvier à In Salah.

Sellal avait annoncé la couleur. Son message disait en substance que « le programme en était encore à la phase d'exploration », « que l'Algérie ne pouvait en aucun cas se risquer à ne pas connaître ses potentialités et ses réserves réelles en gaz de schiste quand les USA lançaient de nouvelles explorations », « que le gouvernement allait lancer un vaste programme de développement des régions sahariennes » et « que les élus devaient jouer leur rôle et calmer le jeu ».

Yousfi, unique orateur à prendre la parole pendant plus d'une heure, a commencé par parler « de la sécurité énergétique du pays » et de sensibiliser l'assistance sur « la nécessité d'être solidaire du reste des Algériens et penser aux générations futures dont l'avenir est entre nos mains. » In Salah serait donc le gisement miracle de l'Algérie, un second Hassi Messaoud mais gazier cette fois-ci, contenu dans les schistes du Tidikelt et du Touat « grâce à des potentialités qui feront vivre le pays pour les cent prochaines années ». « Quels sont vos arguments ? De quoi avez-vous peur ? Démontrez-moi le danger et je vous suivrai », a martelé le ministre de l'Energie.

Détermination

Youcef Yousfi s'est heurté aux appréhensions réelles des habitants. Les riverains de Dar Lahmar n'y sont pas allés par quatre chemins. « Notre sol est fragile et poreux, la fracturation hydraulique use de produits chimiques nombreux et très nocifs pour la santé, nous avons justement peur pour nos vies et celles des générations futures, nous vous demandons d'arrêter tout de suite l'exploration et de revenir dans une année, le temps de prouver qu'il n'y a pas de danger ».

Tels sont les arguments rapportés par Ahmed Slimani, délégué de In Salah centre. Plusieurs ingénieurs du cru local sont intervenus pour présenter les résultats d'études scientifiques sérieuses de par le monde. « Rien à faire, le ministre est resté inflexible », dit notre interlocuteur. C'est là que des délégués se sont mis debout : « Nous ne sommes pas aussi naïfs que vous le pensez M. le ministre, c'est à vous d'apporter la preuve qu'il n'y a pas de danger à opérer ces explorations et à fracturer ces roches au risque de polluer l'eau fossile, notre seule richesse ».

Le ministre réagit du tac au tac : « Pensez-vous qu'on vous veut du mal ? Que le gouvernement risquerait des vies pour du gaz ? » Eclats de rire dans la salle. « Pourquoi serait-il à nous, population, de démontrer des vérités scientifiques que vous êtes les seuls à ne pas accepter ? Vous êtes bien le représentant du gouvernement ; avez-vous le pouvoir de décider d'arrêter les forages ? Non, eh bien nous quittons la salle ». Ce fut chose faite en cinq minutes. Sans plus tarder ni essayer une quelconque médiation, la délégation officielle a quitté à 17h30 l'hôtel Tidikelt pour l'aéroport Tafsaout d'In Salah, où elle devait embarquer sur un vol spécial sur Alger. La ville reste quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire qui se renforce au fil des jours.

Malgré les pressions

Venus dans le même avion que le ministre, les députés de la wilaya de Tamanrasset ont brillé par leur absence. Lâchée par son P/APC cloîtré dans sa maison depuis une semaine, par son chef de daïra qui a regretté sa menace de démission, la population se cramponne à quelques élus de l'APW et de l'APN qui ont adhéré à son combat, tel le député Baba Ali que Sellal aurait chargé d'une médiation au cas où celle de Yousfi échouait. La détermination des délégués d'In Salah est remarquable.

Soumis à des pressions intenables depuis une dizaine de jours, ils ont opté pour un mot d'ordre : revenir à la base avant chaque prise de décision.Ces militants ont commencé leur combat dans les associations et les écoles pour sensibiliser la population. Cette protestation qui a trouvé écho dans toutes les villes du Sud du pays où les localités environnantes d'In Ghar, Iguestene, Tit, Aoulef, Tamentit, Tamanrasset et El Ménéa ont été les premières à exprimer leur solidarité. Adrar, Metlili et Ouargla suivront demain, samedi. -

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Pourquoi le gaz de Schiste est inopportun en Algérie

El Watan le 08-01-15

Avec la déplétion des principaux gisements de Hassi Messaoud, pour le pétrole, et de Hassi R'mel, pour le gaz, la chute de la production globale des hydrocarbures d'environ 17 à 20% durant la dernière décennie, la stagnation ou la diminution du niveau des réserves et les faibles volumes découverts annuellement, malgré les lourds investissements de recherche, les officiels algériens ont décidé de chercher la solution en braquant leurs projecteurs vers une autre génération d'hydrocarbures, les hydrocarbures non conventionnels et en particulier le gaz de schiste dont les réserves sont estimées, exagérément, à plus de 20 000 milliards (vingt mille milliards) de mètres cubes par l'Advanced resources international (ARI) dans le cadre d'un rapport établi à l'échelle mondiale pour le compte de l'US Energy information administration (EIA).

Ce rapport, publié en juin 2013, classe l'Algérie à la 4e place dans le monde après les USA, la Chine et l'Argentine. C'est ainsi que les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures (en vigueur depuis le 9 mars 2013) ont lancé, prématurément, un appât pour les compagnies pétrolières en injectant des blocs présumés potentiels en gaz de schiste dans le 4e appel d'offres dont l'ouverture des plis, effectuée le 30 septembre 2014, s'est soldée par des résultats très décevants au vu des attentes des décideurs et notamment quand on sait que la décision d'exploiter le gaz de schiste en Algérie a été officiellement avalisée par le Conseil des ministres en date du 21 mai 2014.

Sur les 31 périmètres lancés en appel d'offres, seuls quatre ont été pris par des consortiums dominés par des partenaires qui connaissent bien le domaine minier algérien (Repsol, Shell, Statoil), mais aucune compagnie n'a manifesté le moindre intérêt pour l'exploitation du gaz de schiste tant ambitionné par le gouvernement.

Ce manque d'engouement de la part des investisseurs étrangers trouve son explication plutôt dans le volet économique que dans le volet sécuritaire, comme le pensent certains milieux. L'acte isolé de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 21 septembre dernier, soit 10 jours avant le dépôt des offres et l'ouverture des plis, ne peut faire subitement de l'Algérie un pays à « hauts risques » comme il l'a été dans les années 1990 quand le pays traversait une période d'insécurité très généralisée, mais les contrats d'exploration avec les compagnies étrangères se signaient par dizaines.

Il y a 3 principales raisons de l'inopportunité du gaz de schiste en Algérie : une réactivité du management des projets inadaptée, un cadre géologie peu attractif en matière de shale gas, et une rentabilité incertaine. Sur le plan logistique et managérial, l'exploitation du gaz de schiste demande une réactivité et des prises de décision rapides, voire instantanées, notamment quand il s'agit d'acquisition et d'acheminement du matériel vers les chantiers.

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L'Algérie s'est donc trop empressée en voulant exploiter son prétendu gaz de schiste sans recueillir les avis de ses vrais experts et spécialistes sur l'opportunité de ce dossier. Ces avis semblent clairement exhibés par les partenaires au vu des résultats du quatrième appel à la concurrence dont l'ouverture des plis a eu lieu, publiquement, le 30 septembre 2014.

Lire la suite de l'article de Mohamed Saïd Beghoul sur El Watam

La population d'In Salah refuse de rencontrer les experts du gouvernement


El Watan le 07-01-15

Finalement, personne n'attendait les experts en gaz de schiste dépêchés par le gouvernement. Ces derniers n'ont pas été reçus à l'aéroport Tafsaout d'In Salah. Informés de l'hostilité de la population à leur venue, ils sont repartis bredouille.

L'avion de la délégation d'experts dépêchés par le gouvernement mercredi matin à In Salah est reparti à Alger peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Hier, en fin de soirée, le comité de coordination de la manifestation anti gaz de schiste menée depuis une semaine par la population de cette ville avait pris la décision de ne pas recevoir les experts dont la venue é été annoncée dimanche dernier pour absorber la colère des gens et apaiser leurs craintes quant aux dangers de l'exploitation du gaz de schiste dans la région de Dar Lahmar, a 28 Km de In Salah.

Aux dernières nouvelles, le sit-in populaire devant la daïra est maintenu, la population campe sur sa position et demande la venue de Sellal en personne pour annoncer la décision ferme et solennelle du gouvernement d'arrêter immédiatement et de manière définitive toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.

Le comité de coordination a en outre fait appel via les réseaux sociaux à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national. La population refuse que son combat pour préserver les nappes d'eaux souterraines soit réduit à une simple revendication de projets de développement de la ville.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Algérie : imposante marche contre le gaz de schiste à Tamanrasset


El Watan le 06-01-15

Les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset se sont joints au large mouvement de protestation préparé par les opposants à l'exploitation du gaz de schiste dans le sud.

Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l'extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.

L'arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l'on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l'économie de l'Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d'Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.

« Cette protestation de soutien aux manifestants d'In Salah n'est qu'un début. Nous n'allons pas nous taire jusqu'à l'aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu'aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd'hui et après 52 ans d'indépendance on n'acceptera jamais qu'on soit traité de la sorte ».

Lire la suite de l'article de Ravah Ighil sur El Watam

Gaz de schiste : le permis de la discorde

jeu, 29/01/2015 - 22:33
GAZ DE SCHISTE : LE PERMIS DE LA DISCORDE

La société suisse Mouvoil réclame le renouvellement de son permis de recherches d'hydrocarbures dans le bassin d'Alès qui arrive bientôt à expiration.
Quatre communes du Sud Ardèche, Vagnas, Beaulieu, Bessas et Saint-Sauveur-de-Cruzières, et neuf dans le Gard, sont concernées. Les collectifs anti-gaz de schiste montent au créneau.

Le gaz de schiste refait donc surface dans l'actualité ardéchoise. Les opposants des départements de l'Ardèche et du Gard viennent de lancer une pétition sur internet. Ils réclament le non-renouvellement du permis du bassin d'Alès pour cinq années supplémentaires. Treize communes, qui vivent de l'agriculture et du tourisme expliquent-ils, sont concernées.

Ce permis avait été accordé à une compagnie suisse, Mouvoil, en 2010.
Un de ses dirigeants, contacté hier, confirme que le dossier de renouvellement est en cours d'instruction.

"Un regrettable amalgame" dit-il. Il assure que sa société ne fait pas du gaz de schiste mais de l'hydrocarbure conventionnel.

Silence radio au ministère de l'Ecologie

Le Conseil Général de l'Ardèche a, pour sa part, envoyé un courrier au Premier ministre pour qu'il tranche en faveur des opposants à ce projet, parmi eux de nombreux élus de tout bord.

Du pétrole dans les sous-sols oui mais des huiles lourdes

Lire la suite de l'article de Germain Treille sur Radio-France Bleu Drôme-Ardèche

Signez la pétition contre le renouvelement de ce permis

TAFTA - CETA : de nouvelles mobilisations en perspectives

jeu, 29/01/2015 - 21:35
TAFTA - CETA : DE NOUVELLES MOBILISAIONS EN PERSPECTIVES

Des échéances prochaines :

Le prochain cycle de négociations TAFTA se tiendra du 2 au 6 février à Bruxelles
Des actions seront organisées à travers l'Europe

La prochaine grande journée internationale de mobilisation aura lieu le samedi 18 avril


Le prochain cycle de négociations TAFTA se tiendra du 2 au 6 février à Bruxelles

Des actions seront organisées à travers l'Europe, dont :
Un rassemblement à Bruxelles organisé par nos camarades anglais (auquel vous pouvez-vous joindre )
Une rencontre stratégique de la plateforme européenne
Une action à Paris en court d'organisation
... et des actions locales par les collectifs locaux qui le souhaitent

La prochaine grande journée internationale de mobilisation aura lieu le samedi 18 avril

Il s'agit d'intensifier la lutte et de la coordonner avec de nombreux partenaires au niveau européen et mondial.

En France, plusieurs collectifs locaux Stop TAFTA ont déjà commencé à travailler sur la journée de mobilisation du 18 avril. Nous avons besoin de connaître l'état de la mobilisation localement, pour mieux développer la coordination qui se fera dans le cadre de stop TAFTA.

Elle se tiendra le lendemain de la journée internationale des luttes paysannes. La via campesina est associée à l'organisation du 18 avril et le lien libre-échange / dangers pour la souveraineté alimentaire sera souligné
La journée se tiendra un mois avant le vote d'une résolution du parlement européen sur le TAFTA, et une semaine avant un cycle de négociations

Les membres du collectif stop TAFTA national
TAFTA - CETA : Bulletin d'Information n°11 (pdf 155 ko)

Collectif 07 SGHDS
Articles à ce propos sur le site du Collectif 07 Stop au et Gaz et Huile de Schiste
* Articles dans la rubrique "Traités de libre-échange
* Article spécifique TAFTA

Les citoyens présentent des candidats contre l'exploitation du gaz de schiste en Essonne

jeu, 29/01/2015 - 20:25
LES CITOYENS PRÉSENTENT DES CANDIDATS CONTRE L'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE EN ESSONNE

Nous avons eu le plaisir d'assister le 28 Novembre dernier à une réunion d'information sur l'exploitation du gaz de schiste en Essonne, à Boissy sous Saint-Yon. Le collectif 91 non au gaz de schiste comprenant notamment Philippe Pascot, l'auteur de « délits d'élus » avait invité à cette occasion Sylvain Lapoix, journaliste et co-auteur de la bande-dessinée « énergies extrêmes ».

La qualité des questions a révélé le degré d'acuité et d'information des très nombreux citoyens présents, qui ont manifesté à plusieurs reprises leur refus de cautionner la collusion entre les industriels et le personnel politique, ces projets d'exploitation n'ayant fait l'objet d'aucune consultation auprès des populations concernées. Les réponses de Sylvain Lapoix ont permis de resituer le débat dans un contexte global, tandis que celles du collectif répondaient aux questionnements du cas particulier des projets d'exploitation en Essonne. Un équilibre qui a participé à la bonne qualité du débat que nous vous restituons et qui intéressera quiconque s'interroge sur l'exploitation des huiles et du gaz de schiste sur notre territoire comme ailleurs dans le monde.

A l'occasion de cette conférence rassemblant une centaine de personnes, le collectif a déclaré qu'il présenterait ses propres candidats aux élections départementales de 2015. « Nous sommes persuadés que ce sont les citoyens qui doivent se battre, et nous allons le faire concrètement en montant des listes de citoyen qui se battent contre le gaz de schiste » a déclaré Philippe Pascot.

Comme l'a rappelé David Ammar, membre du collectif, le groupe pétrolier Vermilion a racheté quatre puits de forage dans le département. Peu de gens le savent, mais le groupe canadien Vermillion est le premier exploitant de pétrole du territoire français. Le groupe exploite d'ores et déjà des forages dans le bassin aquitain et dans le bassin parisien. Il extrait 450 000 litres d'hydrocarbures par jour de notre sol national, soit l'équivalent d'environ 3000 barils.

Fin 2014, des géants de l'industrie pétrolière cherchaient encore à « cartographier » le sous-sol français par le biais de la fracturation hydraulique en vue d'y trouver des huiles, gaz ou pétroles de schiste. Ainsi, début novembre 2014, Denis Baupin, député EELV, a alerté Ségolène Royal sur une demande de permis de la compagnie Realm Energy qui visait explicitement une telle exploitation pour la concession de Dicy dans l'Yonne. Si la loi permet aux pétroliers d'explorer les sous-sols dans le but d'y trouver du pétrole conventionnel, leur volonté accrue de « cartographier » le territoire alors qu'ils en ont acquis une connaissance très précise en plus de soixante ans d'exploitation dénote selon les associations locales de défense de l'environnement d'une volonté manifeste d'y trouver de nouveaux hydrocarbures, au cas où la loi évoluerait à leur avantage et leur permettrait d'exploiter ces ressources à plein régime. La communication de Vermilion prétend pour sa part que lorsqu'il arrive que des poches d'hydrocarbures non conventionnels soient détectées sur les échographies des sous-sols, ces informations ne sont pas exploitées …

On estime que le bassin parisien pourrait contenir dans ses sous-sols la deuxième réserve de gaz de schiste la plus importante d'Europe, avec plus de 5 000 milliards de mètres cubes de ressources estimées. Fin 2014, Vermilion a exprimé sa volonté d'explorer pas moins de treize nouveaux puits dans ses concessions rien qu'en Essonne, et ce à une profondeur de 1 800 à 2 000 mètres, soit la profondeur nécessaire à perforer la roche mère afin d'atteindre les ressources d'huile de schiste. Selon David Ammar,ces perforations permettraient à Vermilion de préparer le terrain et d'être fin prêt à l'exploitation, le jour où les accords TAFTA donneraient la possibilité au groupe pétrolier de plaider sa cause devant des tribunaux de commerce et d'obtenir ainsi les permis ou les dédommagements nécessaires. Par un déni de démocratie qui reflète à l'échelle mondiale ce que les habitants des zones touchées par les permis d'exploration de pétrole, de gaz et d'huile de schiste subissent à l'échelle locale, Angela Merkel a opté voilà quelques jours pour le « oui » à la signature par l'Allemagne du traité transatlantique.

En ce qui concerne leur participation aux élections départementales de mars 2015, les citoyens liés à l'initiative du Collectif 91 Non au gaz de schiste espèrent avant tout obtenir des engagements concrets des groupes politiques majoritaires en campagne. Une page publiant régulièrement les réponses de toutes les formations politiques interrogées par le collectif est disponible sur le blog du collectif.

Le Collectif 91 Non au gaz et huile de schiste tiendra sa prochaine réunion publique le jeudi 5 février 2015 à 20 h 30 à Lardy, salle René Cassin.

Le site nongazdeschiste.fr regroupe toutes les initiatives de coordination aux échelles locale, nationale et internationale contre l'exploitation des gaz et huile de schiste.

Article de Galil Agar, pour le Cercle des Volontaires

Pétition contre le renouvellement du PERH du Bassin d'Alès qui arrive à expiration le 1er mars

mer, 28/01/2015 - 21:27
LE PERH DU BASSIN D'ALÈS,
ARRIVE À EXPIRATION LE 1ER MARS PROCHAIN

Le permis exclusif de recherches d'hydrocarbures du Bassin d'Alès,
délivré en 2010 à la société pétrolière MOUVOIL,
arrive à expiration le 1er mars prochain.

Infos sur le PERH du Bassin d'Alès

Ce serait une bonne nouvelle, s'il n'était pas RENOUVELABLE pour une durée de CINQ ANS !

13 communes de l'Ardèche et du Gard et 215 km2 de cultures ou forêt sont concernés.

Pour s'opposer à ce renouvellement, le Collectif du Gardéchois lance une pétition "format papier".

LA PÉTITTION
Un appel est lancé pour le recueil de signatures pour cette pétition.

* Téléchargez la page de recueil de signatures (pdf 52 ko)
* Imprimez la
* Recueillez les signatures

* Envoyez, avant le 21 février, les recueils par courrier postal au Collectif 07 SGHDS à :
Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste
39, rue Jean-Louis Soulavie
07110 Largentière
Le Collectif 07 SGHDS les transmettra au Collectif du Gardéchois qui se charge de les centraliser avant de les adresser.

D'AUTRE PART :

Sabine BUIS, députée de l'Ardèche, a adressé à Ségolène ROYAL, Ministre de l'Ecologie, une lettre lui demandant de l'informer sur l'évolution de ce permis.

Par une lettre adressé à Manuel Valls, Premier Ministre, le Conseil Général de l'Ardèche souhaiterait que le gouvernement décide, comme cela a été fait pour d'autres permis en France, de dénoncer ce permis et de ne pas le renouveler.

No Gazaran
Ni ici ni ailleurs

Loi Macron et protection du secret des affaires

mer, 28/01/2015 - 00:30
LOI MACRON ET PROTECTION DU SECRET DES AFFAIRES

Un petit message pour vous parler de la directive sur les secrets d'affaire (en discussion au parlement européen) à l'occasion de l'excellente émission de France-Inter "Comme un bruit qui court" sur le sujet.

La première partie sur Syriza fait chaud au coeur, la 2eme partie sur la directive sur les secrets d'affaire fait plutôt froid au coeur ...

La directive (et les parties sur le sujet qui se trouvent dans la loi Macron) va renforcer la répression contre les lanceurs d'alerte et la protection des "secrets" des multinationales, de la compositions des produits injectés dans la terre pour l'exploitation du gaz de schiste aux systèmes "d'optimisation fiscale" des multinationales.

Toujours au nom de la compétitivité, de l'innovation..

Et bien sur, il est prévu de renforcer et d'élargir ce système dans le cadre du chapitre propriété intellectuelle du TAFTA !
Voici une vidéo juin de l'année dernière (en anglais) où Gaelle Krikorian discute de l'inclusion de clauses sur le secret des affaires dans le TAFTA.

Ici, une lettre ouverte de la société civile contre la directive sur les secrets d'affaire

Voila donc encore un sujet à surveiller dans le TAFTA, et contre lequel travailler sous sa forme directive européenne et dans la loi macron.

Article de Lucile Falgueyrac Aitec / Attac

Loi Macron et protection du secret des affaires :
une nouvelle menace pour le droit à l'information

La protection du « secret des affaires » est une revendication ancienne des dirigeants économiques français.

Avec le projet de loi Macron sur « la croissance, l'activité et l'égalité des chances », cette vieille lune patronale est en passe de se réaliser.

La commission spéciale du Parlement chargée d'examiner la loi Macron a décidé d'y intégrer des dispositions visant à protéger les informations jugées sensibles par les entreprises, avec des sanctions pénales très dures à la clé. Une menace directe pour les lanceurs d'alerte et les journalistes d'investigation, et une nouvelle régression en matière de droit à l'information et de contrôle démocratique des pouvoirs économiques.

Lire l'article sur Bastamag

ET PENDANT CE TEMPS, À PARIS, LA LOI MACRON PROTÈGE LES ENTREPRISES CONTRE LES JOURNALISTES ET LES LANCEURS D'ALERTE

Deux décisions favorables aux grandes entreprises viennent d'être prises coup sur coup par les députés socialistes.
L'une introduit le « secret des affaires » dans le droit français.
L'autre repousse l'adoption d'un « devoir de vigilance des sociétés-mères » qui aurait permis de poursuivre les entreprises dont les sous-traitants à l'étranger portent atteinte aux droits fondamentaux.

* Secret sur le gaz de schiste !
* Les lanceurs d'alerte fragilisés
* « Responsabiliser » les entreprises
* Entreprises 2 – Intérêt général 0

Lire l'article sur Reporterre

GB : rejet d'un moratoire national sur l'exploitation du gaz de schiste

mar, 27/01/2015 - 20:26
GB : REJET D'UN MORATOIRE NATIONAL
SUR L'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

Londres - Un moratoire national sur l'exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni a été rejeté lundi lors d'un vote au Parlement, mais le gouvernement a accepté de durcir les conditions d'extraction dans le pays et de l'interdire totalement dans les parcs nationaux.

Un groupe de députés de tous bords avait proposé ce moratoire lundi dans le cadre du passage au Parlement britannique de la loi sur les infrastructures, dont une partie concerne l'extraction du gaz schiste.

Ce moratoire a été rejeté par 308 voix contre 52 voix, alors qu'environ 200 personnes manifestaient devant le Parlement contre le fracking, technique d'extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique.

Le parti travailliste, principal parti d'opposition, s'est abstenu lors de ce vote, ce que l'unique député écologiste du Parlement britannique, Caroline Lucas, a qualifié de farce.

Le Labour a toutefois obtenu le vote d'un amendement encadrant bien plus strictement l'utilisation du procédé de fracturation hydraulique sur le sol britannique.

C'est un énorme volte-face du gouvernement et une grande victoire pour la protection de l'environnement en Grande-Bretagne (...). Maintenant, grâce à l'amendement du Labour, le gouvernement a été contraint d'accepter une meilleure protection et des garanties plus solides avant tout fracking, a réagi la député Caroline Flint, en charge des questions énergétiques au Labour.

Le gouvernement britannique a notamment accepté d'interdire complètement l'extraction de gaz de schiste dans les parcs nationaux et les zones protégées.

Lire la suite de l'article sur Romandie

Les droits constitutionnels de la nature : d'une vision juridique anthropocentrique au biocentrisme

lun, 26/01/2015 - 23:30
LES DROITS CONSTITUTIONNELS DE LA NATURE : D'UNE VISION JURIDIQUE ANTHROPOCENTRIQUE AU BIOCENTRISME

Sur les pas de la Bolivie et de l'Equateur

Introduire et inclure les droits de la Nature dans le droit constitutionnel « en caractère de sujet de droit ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire du droit et de la politique… », affirme l'éminent juriste et écrivain argentin, Eugenio Raúl Zaffaroni également membre de la Cour Suprême, dans son livre « La Pachamama y el Humano » (La Pachamama –Terre Mère- et l'humain), présenté il y a quelques jours à Buenos Aires.

Eugenio Raúl Zaffaroni pose un débat de fond. Celui des droits de la nature. L'existence de droits d'autres « entités », en l'occurrence simplement la nature. La question est d'actualité. La préservation de l'environnement est devenue un enjeu notamment politique dans de nombreux pays.

Toutefois, seuls deux pays d'Amérique Latine- Équateur et la Bolivie- qui font figure de précurseurs, ont introduit dans leur nouvelle constitution les droits de la Nature. Ailleurs, souligne l'auteur, y compris en Argentine, « c'est toute la conception du droit et pas seulement du droit constitutionnel qui est anthropocentrique ». Ainsi ces nouvelles constitutions estiment qu'il y a d'autres sujets de droits qui ne sont pas humains, et qui n'ont pas les mêmes droits que les humains mais ce n'est pas pour cela qu'ils n'ont pas de droits.

Or, justement l'absence de reconnaissance et de respect de ces droits met en péril la planète et notre propre subsistance en tant qu'espèce. « Les constitutions de Équateur et de la Bolivie apportent un changement de paradigme parce que jusqu'alors l'anthropocentrisme dominait, mais à partir de maintenant nous commençons à reconnaître la personne- personnalité juridique des entités autres. Quel droit avons-nous de raser les montagnes ou de dévier les fleuves ? », se demandait Eugenio Raul Zaffaroni en présentant son livre.

Dans son ouvrage, il passe d'abord en revue comment la nature et les animaux furent intégrés ou exclus de la pensée philosophique et juridique au fil des siècles. Un long chemin a été parcouru jusqu'à ce qu'on admette même que tout être humain est une personne, rappelle t-il. Mais il n'y a jamais eu de réponse satisfaisante sur comment traiter la Terre-mère, au contraire même avec l'exploitation de ses ressources parfois à outrance. Ce n'est pas une simple question d'environnementalisme ou d'écologie, souligne l'auteur, mais Il est urgent donc de « dialoguer et cohabiter avec la nature », et de considérer ses droits. « La nature n'est pas pour nous. Nous sommes en elle » a-t-il souligné.

Approche philosophique mais aussi très politique à un moment où l'Argentine, comme de nombreux pays d'Amérique Latine, est confrontée à des choix cruciaux quant à la préservation de ses ressources naturelles, depuis sa souveraineté alimentaire jusqu'à l'exploitation, et à quel prix, des gisements miniers, ou à la protection des bassins aquifères.

Une approche qui met en valeur les peuples originaires qui « malgré les massacres et persécutions, maintiennent les valeurs de leurs cultures qui demeurent vivantes et se manifestent à travers eux ».
Ainsi, la Constitution Équatorienne utilise tant le terme de Nature que celui de Pachamama défini comme : « où se produit et se réalise la vie » (Article 72). Ce qui présente une autre approche de l'écologie politique : ce n'est pas neutre d'utiliser ces deux termes, d'autant que le terme de Pachama est ancré dans la cosmovision des peuples originaires et que le second est partie intégrante de l'héritage culturel européen.

La Terre Mère (ou Pachamama) a donc « le droit à ce que se respecte son existence et son maintien et sa régénération de ses cycles vitaux, structure, fonctions et processus évolutifs » (Articule 72). En conséquence « toute personne, communauté, peuple, nationalité, pourra exiger de l'autorité publique le respect des droits de la nature » … Alors que dans la majorité des constitutions d'Amérique Latine et d'ailleurs les thèmes de l'environnement sont évoqués comme les droits afférents aux droits économiques, sociaux, ou culturels, ce qui revient à considérer les droits de la nature comme une extension des droits détenus par l'humain : si on touche à un écosystème, on en mesure l'effet par rapport aux droits de l'humain.

Dans le cas de la Constitution Équatorienne, la Nature ou Pachamama n'est pas conçue seulement en fonction de son utilité pour l'être humain, à travers sa valeur d'usage, d'échange ou par extension en fonction des droits de l'être humain (propre de l'anthropocentrisme). De plus –autre innovation- la Nature ou Pachamama a “droit” à une restauration intégrale puisque l'article 73 le prévoit et il est ajouté la « restauration sera indépendante de l'obligation qu'ont l'Etat et les personnes physiques ou juridiques d'indemniser les individus ou collectifs qui dépendent des systèmes naturels affectés ».

Introduire la Restauration – dans son caractère total- comme un droit constitutionnel est une avancée très nette vers ce que d'aucuns nomment le biocentrisme.

Par Estelle Leoy-Debiasi sur El Correo, Paris le 9 janvier 2012.

Le Royaume-Uni, nouveau front dans la bataille européenne du gaz de schiste

lun, 26/01/2015 - 21:52
LE ROYAUME-UNI, NOUVEAU FRONT DANS LA BATAILLE EUROPÉENNE DU GAZ DE SCHISTE

Article de Jocelyn Timperley sur l'Observatoire des Multinationales

Au Royaume-Uni comme ailleurs, le gaz de schiste fait l'objet de chaudes controverses. D'un côté, le gouvernement de David Cameron s'est lancé dans une campagne débridée de promotion de cette source d'énergie, en alliance étroite avec l'industrie pétrolière et gazière, y compris les majors européennes comme Total et GDF Suez. De l'autre, des milliers de Britanniques se mobilisent localement et nationalement pour bouter hors de leur pays la fracturation hydraulique. Si les perspectives concrètes d'exploitation des gaz de schiste britanniques restent très incertaines, le véritable enjeu - à l'échelle de l'Europe entière - apparaît comme celui du choix entre, d'un côté, une fuite en avant technologique dans des énergies fossiles de plus en plus coûteuses et risquées, et, de l'autre, une véritable transition énergétique.

En juillet 2014, le Royaume-Uni a lancé un appel d'offres pour des permis d'extraction pétroliers et gaziers onshore. L'événement était très attendu des firmes privées impliquées dans le secteur du gaz de schiste, dans la mesure où il s'agissait avant tout de leur donner à nouveau la possibilité de pratiquer la fracturation hydraulique. Cet appel d'offres avait en effet été repoussé de plusieurs années suite à deux mini-séismes provoqués en 2011 dans le Nord de l'Angleterre par un forage réalisé par l'entreprise Cuadrilla. Cet incident avait suscité de nombreuses inquiétudes et contraint le gouvernement britannique à joindre les rangs de la France, la Bulgarie et des nombreux autres pays ou territoires ayant imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique. Le moratoire britannique a néanmoins été levé 18 mois plus tard.

Contrairement à la plupart des autres pays européens, où les perspectives de développement des gaz de schiste sont traitées avec une extrême prudence, le gouvernement britannique continue à afficher un soutien sans faille à cette industrie. Il a même investi 2,5 millions de livres sterling pour créer un « Bureau de pétrole et du gaz non conventionnel » (Office of Unconventional Oil and Gas, OUGO) destiné à soutenir le développement du secteur. Les études géologiques laissant présager qu'au moins deux régions du Royaume-Uni abritent des quantités significatives de gaz de schiste, les conditions semblaient enfin réunies, en cet été 2014, pour que l'industrie prenne enfin son envol.

Petits arrangements
Mais tout ne s'est pas déroulé exactement comme prévu. Tout d'abord, suite à une requête officielle de Greenpeace, le Département britannique de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (DEFRA) se trouva contraint de rendre public un rapport élaboré par ses services sur l'impact prévisible de la fracturation hydraulique, ou « fracking », sur les territoires ruraux de Grande-Bretagne. Ou, plus exactement, de le rendre partiellement public. Une grande partie du texte avait été censurée, barrée par la mention REDACTED (« supprimé ») ...

Frack free partout !
Enfin, pour couronner le tout, des activistes anti-fracking de toute la Grande-Bretagne se sont retrouvés quelques jours plus tard, du 14 au 20 août, dans le petit village de Little Plumpton, près de Blackpool, pour le campement militant « Reclaim the Power » (« Récupérer le pouvoir/l'énergie »). Ils y ont rejoint un groupe local nommé « Opération mamans et grand-mamans », lequel occupait un site potentiel de fracturation hydraulique depuis une semaine ...

Le gouvernement britannique parie sur le gaz de schiste
David Cameron, Premier ministre britannique depuis 2010, ne cache pas son enthousiasme pour le gaz de schiste. « Le gaz de schiste est important pour notre pays : il pourrait créer 74 000 emplois, apporter plus de trois milliards de livres d'investissements, nous fournir une énergie moins chère dans l'avenir et renforcer notre sécurité énergétique », s'est-il enflammé en janvier dernier, après avoir annoncé un allégement fiscal très généreux pour les conseils locaux qui approuveraient la fracturation hydraulique sur leur territoire ...

Le jeu en vaut-il la chandelle ?
C'est la hausse du prix du gaz qui a encouragé la recherche de gaz de schiste dans le sous-sol du Royaume-Uni dès le milieu des années 1980, et certaines études récentes ont estimé que les réserves potentielles seraient équivalentes à 40 années d'approvisionnement pour le pays [3]. Mais, avant que des forages exploratoires soient réalisés, il reste difficile de savoir si l'extraction de gaz de schiste sera économiquement viable. En Pologne, l'industrie et le gouvernement avaient initialement publié des estimations prometteuses quant aux réserves exploitables, mais elles se sont rapidement révélées très optimistes, et les majors pétrolières et gazières sont en train de se retirer du pays ...

Pari risqué
L'industrie prétend volontiers que la fracturation hydraulique est déjà utilisée depuis 30 ans au Royaume-Uni pour extraire du pétrole et du gaz conventionnels. Il n'y aurait donc pas besoin de s'inquiéter d'éventuels risques imprévus ! En réalité, si la fracturation hydraulique suscite toutes les inquiétudes, c'est du fait de son association (beaucoup plus récente) avec le forage directionnel, consistant à forer vers le bas sur plusieurs centaines ou milliers de mètres, puis à se déplacer horizontalement dans la couche de gaz de schiste.
En fait, les risques potentiels sont très sérieux. Contamination des nappes phréatiques par le méthane, tremblements de terre en raison des grandes quantités d'eau injectées à haute pression ...

Un pionnier européen du schiste
L'industrie britannique du gaz de schiste est dominée par des « juniors » comme Cuadrilla et iGas, qui se concentrent sur la prospection de gaz non conventionnel. Les grandes multinationales demeurent pour l'instant en retrait. Malgré l'interdiction de la fracturation hydraulique dans leur pays d'origine, ce sont les entreprises françaises qui se sont le plus engagées ...

Une distraction dangereuse
Le gouvernement de David Cameron paraît bien déterminé à aller jusqu'au bout, et il faudra une forte opposition des citoyens britanniques pour les détourner de leurs desseins. Cependant, les mouvements locaux de résistances semblent tout aussi prêts et déterminés à poursuivre leur mobilisation et à lui mettre des bâtons dans les roues à chaque opportunité qui se présentera ...

Lire la suite de l'article de Jocelyn Timperley sur l'Observatoire des Multinationales

Luttes écologiques citoyennes

sam, 24/01/2015 - 20:00
LUTTES ÉCOLOGIQUES CITOYENNES

le 23 janvier à St ETIENNE DE BOULOGNE

LUTTES ÉCOLOGIQUES CITOYENNES
contre le gaz de schiste et contre les différentes formes d'extractivisme en Argentine et en Amérique latine
Télécharger l'affiche de la soirée (pdf 138 ko)

avec Emilio Taddei
Enseignant-chercheur à l'Institut d'études de l'Amérique latine et des Caraïbes -
Sociologue, membre de la Coordination des mouvements sociaux de l'Alternative bolivarienne des peuples d'Amérique (ALBA) – section ArgentineFaculté de sciences sociales de l'Université de Buenos Aires

Projection du film TERRES DE SCHISTE
un film de Grégory Lassalle présentés par les Amis de La Terre
Le documentaire "Terres de schiste" témoigne de la nouvelle ruée vers les gaz et huiles de schiste de l'Argentine à la France
Lire l'article sur le film Terres de schiste

UNE SOIRÉE SOUS LE SIGNE DU "NI AILLEURS"

La soixantaine de personne qui ont bravé le froid ce vendredi 23 janvier pour assister à la réunion publique du Collectif 07 n'ont jamais été aussi “Ni ici, ni ailleurs”.

Avec la projection du film “Terres de schiste” d'abord, qui montrait la lutte, ici, en Ardèche, avec une bataille gagnée par la mobilisation citoyenne et la lutte des communautés argentine qui s'organise.

Avec, ensuite l'intervention de notre invité, Emilio Taddei. Le scrutateur des luttes en Amérique du Sud. L'annaliste subtil des rapports de force.

Avec le débat pour finir. Un débat ouvert qui, englobant toutes les luttes de tous les pays, désignait le seul responsable de ce désastre : l'attrait du gain érigé en système. Un système dans lequel on nous plonge. Un système qui nous détruit à force d'épuiser et de polluer la planète, un système qui appauvrit les peuples desquels se nourrit la "bête immonde".

Il y a de l'espoir quand l'on voit les mobilisations de par le monde.

Il y a de l'espoir qu'il faut entretenir en continuant à marteler “Ni ici, ni ailleurs” et en le mettant en application chaque jour.

Les Amis de la Terre France mènent depuis 2007 une campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises, centrée sur le secteur des industries extractives. Dans ce cadre, Les Amis de la Terre mènent un travail de soutien aux communautés affectées, ainsi que des activités de plaidoyer et des campagnes publiques visant à faire pression sur les multinationales françaises pour qu'elles changent leurs pratiques.

En savoir plus sur le site de Terres de schiste :
Un rapport de mission et d'enquête sur l'expansion des gaz et huiles de schiste en Argentine
Comprendre la problématique des gaz et huiles de schiste, et la situation spécifique de l'Argentine et des projets de Total
Où en est-on aujourd'hui ?,
La campagne "Pas de pétroliers à Auca Mahuida"

TAFTA : motion du Conseil Général de l'Ardèche

mar, 20/01/2015 - 20:27
TAFTA : MOTION DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L'ARDÈCHE

Madame, Monsieur,

Suite à l'interpellation d'un certain nombre de collectifs et associations, j'ai souhaité que le Conseil général de l'Ardèche débatte des négociations en cours sur un accord de partenariat transatlantique de commerce et d'investissement dit « TAFTA ».

À l'occasion de la séance publique du 19 décembre 2014, et sur l'initiative du groupe de la majorité départementale de gauche, une motion a été présentée demandant :

un moratoire sur les négociations en cours et que l'ensemble des textes déjà produits sur ce sujet puissent être rendus publics,

l'ouverture d'un débat national impliquant la participation des collectivités locales et des populations,

au gouvernement d'exercer la plus grande vigilance sur les conséquences de la signature de cet éventuel accord et de tout faire pour protéger le droit des citoyens à décider librement et démocratiquement de leur avenir,

Cette motion, que vous voudrez bien trouver jointe à ce message, a été votée à l'unanimité des suffrages exprimés par les groupes majorité départementale et non inscrit. Les autres groupes n'ont pas souhaité prendre part au vote, ce que je regrette personnellement compte tenu de l'importance de ce sujet pour notre département.

Je vous informe que j'ai notifié cette position politique du Conseil général de l'Ardèche à Monsieur Manuel VALLS, 1er Ministre.

Bien cordialement.

Hervé SAULIGNAC
Président du Conseil général de l'Ardèche

Télécharger la motion (pdf 90 ko)

Face à la chute des cours du pétrole Schlumberger supprime 9.000 emplois

ven, 16/01/2015 - 20:38
FACE À LA CHUTE DES COURS DU PÉTROLE SCHLUMBERGER SUPPRIME 9.000 EMPLOIS

Boursier.com) — Schlumberger, le leader mondial des services pétroliers va supprimer 9.000 emplois, soit 7,5% de ses effectifs mondiaux. Face à l'effondrement de 60% des cours du brut depuis 6 mois, qui pèse sur les investissements des compagnies pétrolières, les entreprises du secteur n'ont d'autre choix que de réduire nettement la voilure. Le géant pétrolier, fondé en France en 1926 et désormais basé à Houston (Texas) avait déjà prévenu en décembre qu'il prendrait une charge d'un milliard de dollars dans ses résultats du quatrième trimestre pour financer des mesures de restructuration, qu'il n'avait pas détaillées.

Les résultats trimestriels, annoncés jeudi, s'inscrivent donc en nette baisse compte tenu de cette charge : au 4ème trimestre, le bénéfice net s'établit à 302 millions de dollars (0,23$ par action), contre 1,66 milliard (1,26$ par action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le résultat atteint cependant 1,50$ par action, un chiffre supérieur au consensus des analystes pour le 10ème trimestre d'affilée. Dans la foulée, le groupe a annoncé une hausse de 25% de son dividende trimestriel.
Des milliers d'emplois supprimés dans le secteur aux Etats-Unis

Avant même cette annonce-choc de Schlumberger, plus de 15.000 suppressions de postes avaient déjà été annoncées dans le secteur en Amérique du Nord, notamment par Shell, Pemex, Halliburton (environ 1.000 postes) et Suncor. Un autre groupe texan, Apache, a annoncé mercredi son intention de réduire ses effectifs de 250 personnes, soit 5% de ses salariés. Cette vague de réduction d'effectifs devrait se poursuivre dans les prochains temps, si le pétrole reste scotché sous la barre des 50$.

Vendredi, le baril de brut WTI tente un rebond autour de 47$ et celui de Brent cote 49,30$, mais les prix restent proches de leurs points bas depuis plus de 5 ans, en recul de 60% depuis le mois de juin dernier...

Lire l'article de Victoria Adam sur

Repsol tourne la page des recherches d'hydrocarbures au large des Canaries

ven, 16/01/2015 - 20:20
REPSOL TOURNE LA PAGE DES RECHERCHES D'HYDROCARBURES AU LARGE DES CANARIES

Repsol a mis vendredi un terme à la recherche d'hydrocarbures au large des l'archipel espagnol des Canaries, une nouvelle accueillie avec soulagement par les écologistes mais pas par le gouvernement, qui cherche à réduire la dépendance énergétique de l'Espagne.

Le groupe pétrolier a annoncé n'avoir détecté qu'une présence insuffisante de gaz et de pétrole dans des eaux profondes, à une cinquantaine de kilomètres des îles Lanzarote et Fuerteventura, réputées pour leurs paysages volcaniques et leurs plages. La qualité et les volumes des échantillons obtenus ne sont pas suffisants pour "envisager un possible forage", a-t-il fait savoir.

"Les dépôts découverts sont saturés d'eau et les hydrocarbures présents sont disposés en couches très fines non-exploitables", explique Repsol. Par conséquent le groupe ne procédera pas à d'autres sondages dans la zone et renvoie le bateau utilisé pour ces recherches en Angola, où il procède à d'autres campagnes d'exploration.

Repsol, en passe d'avaler son concurrent canadien Talisman Energy, cherchait des hydrocarbures depuis la mi-novembre au large des îles touristiques des Canaries, face aux côtes africaines. Avant de procéder au premier sondage jusqu'à 3.000 mètres de profondeur en mer, il estimait à entre 17 et 19% ses chances de tomber sur un gisement.

Ce projet vieux de plus de dix ans avait provoqué l'ire des écologistes et des élus locaux, inquiets des conséquences pour l'environnement et pour le tourisme, principale activité économique de la région qui en 2013, a accueilli près de 10,5 millions de visiteurs.

La puissante association Greenpeace a encore dénoncé vendredi les travaux menés par Repsol. Elle "exige que la multinationale et le gouvernement évaluent l'impact de leurs opérations et la manière dont elles ont affecté la faune et la flore de la zone", évoquant les risques d'une "pollution acoustique" et chimique, dans une zone qui accueille selon elle une trentaine d'espèces de cétacés et six espèces de tortues marines.

Greenpeace avait envoyé en novembre son navire Arctic Sunrise dans la zone pour dénoncer les prospections mais il avait été mis sous séquestre par les autorités.

Pour l'association espagnole "Ecologistes en action", le gouvernement doit à présent revenir sur les autres permis d'exploration pétrolière accordés au large des régions côtières et de l'archipel des Baléares, en Méditerranée.

Mauvaise nouvelle pour Madrid

La nouvelle constitue un revers pour le gouvernement, qui soutenait les projets de Repsol. "C'est une très mauvaise nouvelle pour les Canaries et pour l'Espagne", a réagi à la radio Onda Cero le numéro deux du ministère de l'Industrie, Enrique Hernandez Bento.

Madrid avait donné son feu vert à la société pour procéder à trois sondages dans la zone. Il avait ensuite fait bloquer par le tribunal constitutionnel un référendum que voulait organiser le président des Canaries Paulino Rivero, opposé à l'exploitation pétrolière. Ce dernier s'est empressé de saluer la nouvelle, estimant que "l'échec de Repsol est le succès de toutes les Canaries".

Madrid comptait sur la découverte d'hydrocarbures pour réduire la grande dépendance énergétique du pays. L'Espagne importe actuellement environ 80% de son énergie.

Repsol de son côté faisait miroiter les importants investissements prévus pour les sondages pétroliers —280 millions d'euros— et des créations d'emplois. Cette question est sensible dans les sept îles des Canaries, où le taux de chômage dépasse les 30%, contre près de 24% pour l'ensemble du pays.

Pour autant, ces arguments n'avaient pas convaincu la population. Les trois-quart des habitants de l'archipel étaient opposés aux prospections pétrolières, selon une étude réalisée en novembre par le gouvernement régional.

Le groupe pétrolier espagnol va se concentrer dans les prochains mois sur l'acquisition en cours du canadien Talisman Energy, qui lui permettra selon lui d'entrer dans la cour "des quinze plus grands".

Repsol, sorti d'Argentine en 2014, entend ainsi renforcer sa présence en Amérique du Nord et en Amérique latine et se lancer sur le marché asiatique.

Lire l'article sur actu.orange.fr

Gaz de schiste : Obama exige une baisse drastique de la pollution

mer, 14/01/2015 - 21:01
GAZ DE SCHISTE : OBAMA EXIGE UNE BAISSE DRASTIQUE DE LA POLLUTION

Les émissions de méthane, un gaz très polluant, devront baisser de 40 % d'ici à 2025.

Il n'est pas question de ralentir la production de gaz de schiste aux Etats-Unis. Mais il faut absolument réduire la pollution qui lui est associée, a exhorté Barack Obama hier. Le président demande que les producteurs et transporteurs réduisent leurs émissions de méthane d'au moins 40 % d'ici à 2025. Un effort drastique, puisque la tendance naturelle les ferait augmenter de 25 % à cette échéance.

Le méthane est le premier composant du gaz naturel – une ressource dont les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial récemment. Il s'agit aussi du gaz qui contribue le plus au réchauffement climatique, juste après le gaz carbonique. Il représente 10 % des émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis. De grosses quantités s'échappent des puits de gaz et pétrole de schiste, ce qui constitue une réelle préoccupation pour les défenseurs de l'environnement. « Ces fuites polluent autant que le feraient 180 centrales à charbon », résume Fred Krupp, président du Fonds pour la défense de l'environnement. « La réduction des émissions de méthane est l'une des mesures les plus rapides et efficaces que nous puissions prendre pour ralentir le réchauffement climatique à court terme », ajoute-t-il.

Si l'objectif d'une réduction de 40 % est acté, les solutions pour y parvenir restent encore relativement floues. L'Agence de protection de l'environnement compte durcir la réglementation pour les nouvelles installations gazières et pétrolières. Elle présentera ses propositions cet été, pour une application l'an prochain.

Barack Obama fait face à un Congrès résolument hostile, qui conteste ou minimise la réalité du changement climatique. Les contraintes imposées par la Maison-Blanche leur semblent d'autant plus malvenues qu'elles interviennent dans un contexte très difficile pour les producteurs : la chute du cours du pétrole, et dans une moindre mesure du gaz, fait que de nombreux puits deviennent non rentables à exploiter. En imposant des normes environnementales, Barack Obama menace donc la révolution du gaz de schiste, estiment-ils. Faute d'accord avec le Congrès, le président n'a donc d'autre choix que de procéder par voie réglementaire

Lire l'article sur Les Echos
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Permis des Moussières : Manipulation au sujet des projets de forages pétroliers dans le Bugey

dim, 11/01/2015 - 20:51
PERMIS DES MOUSSIÈRES : MANIPULATION AU SUJET DES PROJETS DE FORAGES PÉTROLIERS DANS LE BUGEY

Permis des Moussières : La société Celtique manipule un petit groupe d'habitants et tente l'acceptabilité sociale des forages pétroliers dans le Bugey. La propagande va bon train.

« Il ne suffit pas d'affirmer pour que cela devienne vérité ». C'est avec ces mots que la dernière lettre aux habitants éditée par le « Collectif pour le dynamisme économique du plateau d'Hauteville » introduit une nouvelle fois son plaidoyer pro forage pétrolier. Une lettre comportant quatre feuillets imprimés en couleur et adressée nommément (chacun reçoit la lettre imprimée à son nom dans une enveloppe expédiée par la poste) aux habitants du plateau d'Hauteville. Autant dire que ce « Collectif » dévoué à la cause du permis des Moussières et de Celtique met les moyens !

Les forages pétroliers en zone karstique : Contrairement à ce qu'affirme Celtique et ce « Collectif », les forages profonds en zone karstique sont risqués et même fortement déconseillés ...

La rente annuelle : Il est étonnant de lire de la part de ce « collectif » qui relaye la communication de Celtique qu'il serait dommage de se priver de 235 000 Euros de rente annuelle alors que le représentant de Celtique –lors d'une réunion avec les élus en sous préfecture de Nantua le 14 décembre 2012- parlait de 50 000 Euros ...

La société Celtique affirme vouloir rencontrer les maires et se heurter à des fins de non-recevoir. Ceci est VRAI. Les maires ne souhaitent plus se laisser embobiner par la communication de cette société ...

L'exploitation du gisement de la Chandelière Nord nécessite une stimulation, ce qui en fait une exploitation « non conventionnelle » selon la définition donnée par l'OPECST dans son rapport largement alimenté par les experts français du pétrole. Quant à la volonté de chercher du gaz de schiste dans le massif du Jura (en France et en Suisse), elle est réelle chez Celtique et nous maintenons qu'une autorisation d'implantation d'un pétrolier aujourd'hui c'est l'ouverture à la recherche et l'exploitation de gaz de schiste demain.

Faire miroiter « un investissement de 10 Millions d'Euros sur le plateau » n'est que pure communication car la proportion d'un tel « investissement » -en termes clairs la dépense réelle- se traduisant en revenu pour les habitants serait maigre ou nulle ...

Quant aux témoignages de la société Antéa, ils ne sont pas neutres. Cette société ancienne filiale du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) produit les notices d'impact de nombreuses sociétés candidates à la recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux en France ... En d'autres termes, les experts d'Antéa sont les « avocats » des sociétés de prospection pour lesquelles ils développent le plaidoyer technique nécessaire à l'obtention d'un permis.

Enfin, la démonstration a été faite à multiples reprises de la mobilisation de la population et des élus de toutes tendances contre ce projet. Cette société et son projet sont malvenus. Les services déconcentrés de l'État y sont opposés. Il serait temps que le gouvernement agisse et prononce définitivement le rejet de ce permis.

Lire la suite de l'article sur stopgazdeschiste.org

Nous sommes Charlie

sam, 10/01/2015 - 10:30
NOUS SOMMES CHARLIE

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art 19) :

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

« Charlie Hebdo » : du côté des blessés, entre trauma et soulagement notamment pour Fabrice Nicolino, un des quatre blessés graves, écrivain et journaliste à Politis, à Terre Sauvage et à Charlie Hebdo, chroniqueur à La Croix et un des très nombreux militants Stop Gaz de Schiste engagés de la première heure.

"CHARLIE VIVRA"

L'association Presse et Pluralisme et Reporters sans frontières lancent un spot de soutien pour Charlie Hebdo.
Toutes les chaînes de télévision ont été appelées à relayer cette vidéo. Parmi les premières contactées ayant répondu favorablement : TF1, les chaînes du groupe France Télévisions, Canal +, M6.

Sur la chanson de Georges Brassens interprétée par Maxime Le Forestier « Quand les cons sont braves », défilent des images de personnes venues manifester place de la République à Paris. Des jeunes couples, des familles, des personnes âgées… Tous sont porteurs du même message, brandissant l'écriteau « JE SUIS CHARLIE ».

Voir le spot sur rsf.org

Gaz de schiste dans le Luberon : le permis de Calavon officiellement rejeté

sam, 10/01/2015 - 08:30
GAZ DE SCHISTE DANS LE LUBERON : LE PERMIS DE CALAVON OFFICIELLEMENT REJETÉ


Article sur Le Dauphiné Vaucluse

Le permis de recherche d'hydrocarbures du Calavon, dans le Luberon est officiellement rejeté.

Si Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie l'avait annoncé début octobre, l'arrêté ministériel stipulant ce rejet a été publié aujourd'hui jeudi.

« Nous l'attendions avec impatience. […] Cependant, le fait de retenir uniquement l'argument financier, à savoir l'absence « des capacités financières nécessaires » de la société Thétys Oil France AB n'est pas satisfaisant » déclarent conjointement dans un communiqué de presse Olivier Florens, vice-président du conseil général du département, Irène Bouré, avocate et le FNE 84 (France Nature Environnement) du Vaucluse.

Article sur Le Dauphiné Vaucluse

NOTE DU COLLECTIF 07 SGHDS

On peut lire dans la brève publiée dans le Dauphiné que l'argument utilisé est celui de l'absence des garanties financières de Thétys. C'est sans doute une bonne raison.
Pourquoi, dans ces conditions, Ségolène Royal a-t-elle signé le 10 octobre la prolongation du permis d'Attila (Meuse)… au profit de Thétys et de Galli Coz.
Ce qui est insuffisant pour le Vaucluse serait-il suffisant pour la Meuse ?
L'engagement financier pour le permis d'Attila est de 1,5 million d'euros. Pour le permis de Calavon, Thétys s'engageait à dépenser une somme identique, à savoir 1.500.000 euros.
Affaire à suivre…

Gaz de schiste : feu rouge pour les permis

mer, 07/01/2015 - 16:15
GAZ DE SCHISTE : FEU ROUGE POUR LES PERMIS

La ministre de l'écologie Ségolène Royal l'annonce dans deux lettres au Préfet et au président du conseil général : les demandes de permis d'exploitation ou de recherche d'hydrocarbures seront tous refusés.

Huit fois non. C'est, grosso modo, la réponse indirecte que vient de faire la ministre de l'Écologie Ségolène Royal aux sociétés d'exploration d'hydrocarbures. Dans un courrier au président du conseil général, Philippe Martin, la ministre estime que « compte tenu de la sensibilité locale de ce dossier, je considère (...) que les conditions ne sont pas réunies pour autoriser la prolongation » du permis dit de Saint-Griède. Le permis d'exploitation courait jusqu'à avril dernier et l'exploitant, Gas2Grid, avait demandé son renouvellement. Sans succès, donc. Pour Sylviane Baudois, porte-parole du collectif 32 Non au Gaz de schiste, qui s'était mobilisé contre le renouvellement de ce permis : « C'est une excellente nouvelle ! S'il n'y avait pas eu de mobilisation, ici comme partout en France, ça ne se serait pas passé comme ça. »

« Ce n'est pas anodin, se félicite pour sa part Philippe Martin, le président du conseil général du Gers. La mobilisation avait été très forte. Car les collectifs de citoyens redoutent que la loi contre la recherche de gaz de schiste grâce à la fragmentation hydraulique ne soit contournée. Cette position répond à la mobilisation, mais aussi au fait que son prédécesseur, donc moi-même, ait saisi officiellement Mme Royal. Et je veux dire que c'est un positionnement constant du gouvernement. »
Sans faire de bruit...

Et, de fait, au même moment, le Préfet du Gers Jean-Marc Sabathé recevait un courrier de la ministre lui indiquant que les demandes de permis devaient être refusées non seulement pour celui dit de Saint-Griède, mais aussi pour tous les autres.

Lire l'article sur La Dépêche

Permis Rhône Maritime : le Conseil d'Etat s'oppose à la suspension des recherches d'hydrocarbures en Méditerranée

mer, 07/01/2015 - 16:12
PERMIS RHÔNE MARITIME : LE CONSEIL D'ETAT S'OPPOSE À LA SUSPENSION DES RECHERCHES D'HYDROCARBURES EN MÉDITERRANÉE

La haute juridiction a débouté la ministre de l'écologie de son opposition, tout comme un de ses prédécesseurs (en 2010), à la prolongation du permis de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux. Les sages font état d'un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse.

ABYSSEA ... ON N'EN VEUT PAS !

Ce projet dit « expérimental » intervient dans un contexte particulier puisque la loi GIRAN N° 2006-436 du 14 avril 2006 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux et consolidée le 1er Janvier 2014 prévoit une extension du périmètre du Parc National de PORT-CROS et depuis fin 2012 a ouvert l'écriture concertée entre partenaires sociaux-économiques, représentants associatifs et éluEs d'une charte d'adhésion pour entrée en vigueur 2015 et pour une durée de 12ans.

le site, un choix curieux !
impacts nocifs sur la vie animale et vegetale
des paysages remarquables sous-marins en danger
l'activite de pêche traditionnelle mise en demeure
un soutien financier unanime, sans retour sur investissement !
des objectifs flous

On rappellera que la Méditerranée demeure une zone sismique active et qu'il existe, à ce titre, un double risque : celui lié aux mouvements tectoniques et celui lié à la puissance des vagues de fond d'éventuels tsunamis.

LE GROUPE LA VILLE HEUREUSE DU CONSEIL MUNICIPAL DU LAVANDOU et étant donné que ;

Sur le plan environnemental, ce site, comportant un sanctuaire Pélagos protégeant les grands mammifères marins, situé dans l'aire marine adjacente du Parc National de Port Cros et ayant à répondre aux objectifs de la Charte du Parc National de Port-Cros, à ceux du Plan d'Action pour le Milieu Marin est incompatible -même à titre expérimental- avec un projet voué au développement de l'industrie off-shore pétrolière.

Sur le plan économique et d'un point de vue de la transition énergétique, le projet ne répond pas aux exigences actuelles de refonte de notre modèle énergétique. De plus, il engage des partenaires publics qui ne verront pas leurs contributions financières honorées par des retours sur investissements en terme de gisements d'emplois et de nouvelles technologies de développement et d'innovations dans les domaines industriels et énergétiques.

Sur le plan démocratique, ce projet ne désigne pas assez clairement les attributaires et les récipiendaires, laisse planer un partenariat avec la DGA, ce qui qui rendra les activités d'ABYSSEA opaques et incontrôlables, là où la fragilité environnementale demande une transparence totale et un contrôle permanent pour garantir l'intégrité de ce territoire.

S'OPPOSE SANS EQUIVOQUE ET EMET UN AVIS DEFAVORABLE AU PROJET ABYSSEA

Lire l'article sur "La Ville Heureuse"

Suspension du projet Abysséa, au large des iles d'Hyères

mer, 07/01/2015 - 16:06
SUSPENSION DU PROJET ABYSSÉA, AU LARGE DES ILES D'HYÈRES

Le projet d'implantation de plates-formes d'essai et d'expertise par grands fonds, au large du Levant, a été suspendu par le Ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

Abyssea : des essais sous la mer porteurs d'emplois mais qui inquiètent

Situé dans le sanctuaire des mammifères marins Pélagos et dans l'aire adjacente marine du Parc National de Port-Cros, ce projet offrait des perspectives offshore aux industries minières et pétrolières.

Face à une forte levée de boucliers des élus du littoral, des écologistes et des personnels du parc national, Ségolène Royal vient d'annoncer la suspension de la procédure d'autorisation qui fait suite à l'enquête publique.

"J'ai demandé au Conseil général de l'environnement et du développement durable d'étudier un autre lieu d'implantation. Dans l'attente des résultats de cette expertise, je demande de ne pas poursuivre la procédure d'autorisation", écrit la ministre.

Lire l'article sur Var Matin