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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

Syndiquer le contenu Stop Gaz de Schiste - France - Ardèche
Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 6 heures 59 minutes

Le Collectif 07 SGHDS interpelle Nicolas Hulot

jeu, 13/07/2017 - 14:27
Communiqué de presse du Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste suite aux déclarations de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique et Energétique

Communiqué de presse - Largentière le 13 juillet 2017

Nous prenons acte de la décision du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Nicolas Hulot, de ne plus accorder de permis d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.

Cependant nous ne pouvons accepter que les 60 permis attribués par les précédents ministres soient toujours actifs (ou en demande de prolongation) et nous demandons l'arrêt immédiat des travaux y compris ceux d'exploitation du gaz de couche (emprisonné dans le charbon non exploité).

Le coût des compensations engendré par l'arrêt définitif de la recherche et de l'exploitation d'hydrocarbures, qu'ils soient conventionnels ou non conventionnels, ne pourra jamais égaler le coût de l'impact économique, sanitaire et environnemental.

De plus, la lutte contre le changement climatique dans laquelle la France s'est officiellement engagée conduit nécessairement à l'abandon de cette industrie qui ne ferait que fortement aggraver les effets du réchauffement climatique.

Les hydrocarbures dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques doivent rester définitivement dans le sol, qu'il s'agisse des gaz et huiles de schiste, du gaz de couche, des hydrocarbures du pergélisol ou enfouis sous les sols marins ou encore des sables bitumineux.

Nous serons extrêmement vigilants sur la réforme du Code Minier en cours depuis plusieurs années, qui devra interdire toute forme de prospection y compris sous le prétexte de recherche scientifique.

Il est temps de se tourner résolument vers la transition énergétique et d'axer toutes les recherches dans le sens des énergies renouvelables. Nous demandons au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire d'assumer pleinement sa charge en cohérence avec les accords de la COP 21.

"No gazaran, ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain"

Contact presse :
Paul Reynard
Tel. 04 75 52 57 60 et 06 85 55 00 63
[email protected]

Télécharger le communiqué de presse (pdf 66 ko)

Ensemble, exigeons une politique climatique ambitieuse

ven, 07/07/2017 - 14:17
MAKE FRANCE GREEN AGAIN

Suite au retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré vouloir aller plus vite et plus loin dans la lutte contre les changements climatiques. La séquence ouverte par la décision de Donald Trump de sortir de l'Accord de Paris est décisive pour passer à la vitesse supérieure en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Aussi, cet engagement doit se traduire dans un ensemble de mesures aussi cohérentes que concrètes – tant sur le plan national qu'international. Les 13 points ci-dessous doivent en constituer la colonne vertébrale.

Ensemble, exigeons une politique climatique ambitieuse

Le site http://makefrancegreenagain.fr est une initiative collective, portée par 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Greenpeace France, Oxfam France et le Réseau Action Climat.
Il permettra d'assurer le suivi des politiques climatiques françaises et servira d'outil de mobilisation pour peser sur ses grandes orientations.

Pour chacune des mesures, le site propose une évaluation des politiques françaises et souligne ce qui doit changer :
Les mesures annoncées vont dans le bon sens
Les mesures annoncées sont largement insuffisantes
Le compte n'y est pas

Les mesures détaillées concernent :
la taxe sur les transactions financières,
le développement des énergies renouvelables,
les émissions négatives,
les véhicules polluants,
le modèle agricole et alimentaire,
les mobilités,
les infrastructures,
la fiscalité, le logement,
l'énergie nucléaire,
les énergies fossiles,
les impacts sociaux de la transition,
le suivi de la politique climatique française.

Si vous soutenez les revendications ci-dessus et souhaitez contribuer à leur mise en œuvre, remplissez le formulaire sur http://makefrancegreenagain.fr.

Et si le gouvernement travaillait avec les collectifs ?

ven, 07/07/2017 - 11:44
ET SI LE GOUVERNEMENT TRAVAILLAIT AVEC LES COLLECTIFS ?

Communiqué de presse du 07/07/2017

L'interview de Nicolas Hulot confirme, ce que nous savions déjà, à savoir que lorsqu'un permis de recherche est donné par l'état, il est difficile de le retirer.

Il confirme également ce que les collectifs dénoncent depuis le début l'attitude perverse de nos anciens ministres qui tout en se disant anti "gaz de schiste" ont continué à donner des permis qui concernaient de toute évidence des hydrocarbures non conventionnels, et, plus grave, ont même laissé commencer des travaux de forages pour le gaz de couche.

Les contraintes financières seules évoquées ne sauraient justifier le maintien des possibilités de prospection des permis déjà octroyés. La protection de la santé et de l'économie à long terme font pourtant partie des objectifs du gouvernement.

L'action contre le changement climatique est une priorité pour notre ministre, les énergies fossiles non conventionnelle, doivent rester sous terre.

Les hydrocarbures, dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques en raison de leur difficulté d'accès doivent définitivement rester inexploitables .Les hydrocarbures, ceux dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques en raison de leur difficulté d'accès : gaz et huiles de schiste, gaz de couche( prisonnier du charbon non exploité), hydrocarbures du pergélisol, ou, enfouis sous des sols marins à très grandes profondeurs, sables bitumineux, doivent définitivement rester en place.

Les collectifs attendent du nouveau code minier qu'il en rende impossible la prospection, même affublée du nom fallacieux, dans ce cas, de recherche scientifique, et, bien sûr interdite aussi l'extraction. Pour les permis de recherche déjà attribués, il reste donc nécessaire de n'autoriser aucun travaux, ni de renouveler aucun permis quand de toute évidence la cible visée par les foreurs est un hydrocarbure non conventionnel.

Il existe des expertises sérieuses, indépendantes, qui permettent de juger de la sincérité des sociétés pétrolières pour chaque permis attribué.

La détermination des collectifs sera sans faille pour bloquer par des actions citoyennes non violentes tous les travaux dont l'autorisation a été obtenue sans aucun respect de la démocratie et au mépris de la santé humaine et d'un écosystème préservé.

Collectifs signataires : Auzonnet, Cèze et Ganière, et des Hautes Cévennes.

Contact presse :
Annie Durand 04 66 56 65 78 / 06 47 20 52 30

Irlande : pas de fracturation hydraulique

sam, 01/07/2017 - 15:51
L'IRLANDE INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

« Nous avons fait l'histoire » : l'Irlande se joint à la France, à l'Allemagne et à la Bulgarie dans l'interdiction de la fracturation hydraulique

L'Irlande devrait interdire la fracking à terre après que le Sénat ait adopté mercredi une loi interdisant la technique controversée de forage.

Le projet de loi 2016 sur le pétrole et autres minéraux (interdiction de la fracturation hydraulique terrestre) n'attend désormais que la signature du président irlandais Michael D. Higgins. On s'attend à ce que le président signe cette loi dans les prochains jours.

L'ile d'Emeraude rejoindra ainsi trois autres États membres de l'Union européenne, la France, l'Allemagne et la Bulgarie qui ont interdit la pratique sur terre.

Fine Gael TD Tony McLoughlin a présenté le projet de loi d'initiative parlementaire - ce qui signifie qu'il n'a pas été présenté par le gouvernement - l'année dernière. Le projet de loi a été adopté en mai par le Parlement irlandais.

« Nous avons fait l'histoire », a tweeté McLoughlin après le vote et l'a appelé l'un des « moments les plus fiers de ma carrière politique ».

McLoughlin a également publié une déclaration qui a mentionné l'impact de fracking aux États-Unis :

Cette loi signifie que les communautés de l'Ouest et du Nord-Ouest de l'Irlande seront préservées des effets négatifs de la fracturation hydraulique. Des comtés tels que Sligo, Leitrim, Roscommon, Donegal, Cavan, Monaghan et Clare ne seront plus confrontés à des effets négatifs comme ceux observés dans les villages et les villes aux États-Unis, où de nombreuses régions ont maintenant décidé de mettre en place des interdictions similaires à celle dont nous sommes saisis.

Si le fracking aétait autorisée en Irlande et en Irlande du Nord, cela constituerait une menace importante pour l'air, l'eau et la santé et la sécurité des individus et des communautés.

La fracking doit être considérée comme une grave préoccupation pour la santé publique et l'environnement pour l'Irlande.

Le groupe environnemental Friends of the Earth Ireland a célébré le passage du projet de loi en twitant : "Un jour à célébrer. Un jour pour #ClimatePride. Le Parlement irlandais a adopté une loi à #BanFracking. Voici un nouvel avenir de Fossil Free".

Lire l'article en anglais sur Ecowatch.com

Shale gas in Europe

sam, 24/06/2017 - 17:30
TOUR DE L'EUROPE - TOUR OF EUROPE

SITUATION IN THE VARIOUS EUROPEAN COUNTRIESupdated May 2017

SITUATION DANS LES DIFFÉRENTS PAYS EUROPÉENSmise à jour mai 2017

Note : For numerous countries recent information about fracking is hard to find. Often articles date as far back as 2015, sometimes even further. Is the shale-gas boom really over, has everybody lost interest, or are things kept "off the record" ? Fact is that more than one anti-frack group and/or –site disappeared, or stopped updating their internet-publication.

Note : Pour pas mal de pays de trouver de l'information récente sur le fracking est difficile. Souvent les articles datent de 2015, ou même d'avant. Est-ce que la bulle du gaz de schiste a éclaté, est-ce que le gaz de schiste n'intéresse plus personne, ou est-ce que l'information est tenue secrète ? Ce qui est indéniable est que plus qu'un groupe/site contre le fracking a disparu, ou a arrêté de mettre à jour sa page d'actualités sur internet.

BACKGROUND :
January 22nd 2014 the European Commission published a paper on the exploration and production of hydrocarbons (such as shale gas) using high volume hydraulic fracturing in the EU saying : « in a best case scenario, able to contribute almost half of the EU's total gas production and meet about around 10 % of the EU gas demand by 2035 ». EUR lex in english

See also IDDRI – Unconventional wisdom, a study that evaluates that the shale gas production in Europe in a median scenario would reach about 3-10% of European gas demand by 2030-2035. iddri.org

A 178-pages long critical study on shale gas exploitation made by the Post Carbon Institute can be found here : Shale Bubble : Drill, Baby, drill. For more recent (2016) studies : shalebubble updates

CONTEXTE :
En janvier 2014 la Commission Européenne a publié une étude sur l'exploration et la production des hydrocarbures (comme le gaz de schiste) dans l'Union Européenne avec utilisation de la fracturation hydraulique à grande échelle qui disait : « En effet, dans le scénario le plus optimiste, l'exploitation des formations schisteuses pourrait fournir près de la moitié de la production totale de gaz de l'UE et satisfaire environ 10 % des besoins en gaz de l'UE d'ici à 2035 ». EUR lex en français

Voir aussi l'étude de l'Iddri – Unconventional wisdom évalue que la production de gaz de schiste atteindrait quelques dizaines de milliards de m3 en 2030-2035, ce qui représenterait entre 3 et 10% de la consommation de gaz en Europe. iddri.org

Vous trouvez une étude approfondie (178 pages) et critique faite par le Post Carbon Institiute ici (en Anglais) : Shale Bubble : Drill, Baby, drill. D'autres études plus récentes (2016) : shalebubble updates

List of Bans Worldwide

Food and Water Watch maintains a state-by-state, up-to-the-minute list of actions passed against fracking
Food and Water Watch

AL – Albania / Albanie

En Albanie, l'exploitation du pétrole (huiles lourdes type bitumeux) a commencé à la In Albania exploitation of crude (heavy bituminous oil) started in the late 30s.
With modern techniques (horizontal drilling, stimulation and hydraulic fracturing) production levels increased heavily the last years. 145 wells were drilled in 2013.
An accident occurred April 1st 2015 at Marinza, a 4000-souls town.
Recent info hard to find.

En Albanie, l'exploitation du pétrole (huiles lourdes type bitumeux) a commencé à la fin des années 30.
Avec les moyens actuels (forages horizontaux, stimulation et fracturation hydraulique...) la production s'est envolée ces dernières années. 145 puits y ont été forés en 2013.
Un accident a eu lieu le 1er avril 2015 à Marinza, un village de 4000 habitants.
Infos récents introuvables.
Gaz de schistes Provence.wordpress.com

AT – Austria / Autriche / Österreich

No reserves that -economically speaking- can be exploited, no research being done for some years. Regulations on fracking so prohibitive that practically speaking fracking is outlawed.

Pas de réserves économiquement exploitables, plus de recherches depuis longtemps. La reglementation sur le fracking est tellement restrictive que dans la pratique fracking n'est pas authorisé..

Anti-fracking site / Site d'opposition au gaz de schiste :

As the shale gas is known to be in the west part of the country, this is a three-nation-site (not up to date) : Switzerland, Austria, Germany :
Étant donné que le GdS se trouve dans l'ouest du pays c'est un site (pas à jour) pour trois pays : Suisse, Autriche, Allemagne :
Vorarlberg Gruene

BE – Belgium / Belgique

Nationwide : no studies
Flanders : moratorium
Wallonia : no interest

Nationaal : vooralsnog geen studies
Vlaanderen : moratorium
Wallonië : geen interesse
National : Pour l'instant pas d'études.
Flandres : moratoire
Wallonie : pas d'intéresse

Er zijn geen projecten om in België schaliegas te zoeken of te exploiteren. De vergunning voor onderzoek naar koolgas is verlopen omdat er voor de in de vergunning genoemde deadline geen reëel onderzoek was gedaan.

There are no projects for exploring or extraction of shale-gas in Belgium. The permit allowing exploring for coal-bed methane lost its validity as no real research was done before deadline in this permit.

L'exploration et l'exploitation du gaz de schiste n'est aujourd'hui pas envisagée en Belgique. Le permis pour la recherche de gaz de houille a perdu sa validité faute d'utilisation effective pendant la durée du permis.

Anti-frack-site / Site d'opposition au gaz de schiste :
Friends of Earth Belgiul
Facebook - STOP-Schaliegas-Belgie

BG – Bulgaria / Bulgarie

Moratorium / moratoire

Fracking was prohibited in Bulgaria in 2013, the permit obtained by Chevron was withdrawn.

La fracturation est interdite en Bulgarie depuis 2013, le permis que Chevron détenait a été annulé.

CH – Switzerland / Suisse

In Switzerland shale gas is mainly treated on Canton-level. The Canton of Bern and the Canton of Fribourg prohibited fracking, the Canton of Neuchatel voted a 10-year moratorium.

The Confederation keeps having a critical look at producing shale gas, the National Assembly (representing the population) thinks this technique implies too many risks for the environment, security and tourism, and is against fracking in the area of the Lake Constance. It's now up to the State Council (representing the Cantons) to make a decision.

La Suisse est une confédération,, les permis sont donc à priori une affaire des cantons.
Le canton de Neuchâtel a voté un moratoire de 10 ans.
Le canton de Berne et le canton de Fribourg ont interdit la fracturation hydraulique.

La Confédération conserve une attitude critique envers l'exploration de gaz de schiste, le parlement national (représentants de la population) a estimé que cette technique comporte un risque trop élevé pour l'environnement, la sécurité et le tourisme, et elle est contre l'exploitation autour du lac de Constance. Le conseil d'état (représentant les cantons) doit se prononcer maintenant.

Objective and –all said and done- opposite sites / Sites objectives et –tous comptes faits- plutôt contre –
Eawag Aqutic Research
Eawag Aqutic Research- fracking.pdf

CZ – Czech Republic / République Tchèque

No drilling in this country that once hoped for lower gas prices and for independence of Russian gas thanks to shale gas. In 2012 the country voted a 2-year moratorium, and since banned fracking altogether.

Pas de forages dans ce pays qui espérait que l'exploitation du gaz de schiste permettrait de réduire la dépendance énergétique envers la Russie et faire baisser les tarifs de l'énergie. En 2012 le pays a instauré un moratoire de deux ans, depuis le pays a carrément interdit le fracking.

DE – Germany / Allemagne

Originally estimated amount of shale gas that could be produced : 700 to 2268 billion m3, in other words 7 to 23 years of domestic use.
Until now only few test-drills have been done (2008, 2011) with no clear outcome.
In 2016 Germany banned fracking.
The mentioned 7 to 23 years of domestic use are theoretical, economically speaking there might ‘be enough for just a few years'.....

Ursprünglich geschätzte herstellbare Menge : 700 bis 2268 Billionen m3, dass heißt 7 bis 23 Jahren Selbstversorgung.
Vorerst nur einige Probebohrungen (2008, 2011) ohne endgültige Auskunft.
Im 2016 wurde Fracking verboten.
Die genannte 7 bis 23 Jahre Selbstversorgung sind theoretisch, ökonomisch gibt es vielleicht ‘nur für einigen Jahren'.

Estimation de production possible : 700-2268 milliard m3, 7 à 23 ans de consommation nationale.
Pour l'instant quelques forages de test (2008, 2011), sans résultat probant.
En 2016 le parlement fédéral a voté l'interdiction du fracking.
Les 7 à 23 ans de consommation mentionnées étaient de la théorie, en réalité les réserves seraient 'juste assez pour quelques années'.

Anti-frack-sites / Sites d'opposition au gaz de schiste :
Gegen-Gasbohren
No Moor Fracking

DK – Denmark / Danemark

Official standpoint of the Danish government : no more fossil energy in Denmark after 2050, but shalegas is a good possible energy for the period of transition. Exploitation in preparation (Total, of course, with a local National Company).

600 billions of m3 are -technically speaking- winnable (23 trillion cubic feet).

First fracksite under construction in the north of the country, some drilling was done in 2015 after finalization and obtaining final permits ; in all two sites had permits to explore. No further new permits in sight, freeze.

After some tests Total and the Danish company involved decided to stop spending money for the moment as the shale-layer turned out to be too shallow. If in the near future conditions change (read : if oil and gas prices rise ten-fold) they'll take another look. Permits expired June 2016 (renewed 'for better days to come' ?)

La ligne officielle du gouvernement est qu'il n'y aura plus d'énergie fossile au Danemark après 2050, mais le gaz de schiste est une bonne énergie de transition.

Estimation de production possible : 600 milliard m3 techniquement extractibles

Des tests ont été faits (Total bien sur, avec la Cie d'État locale). Deux sites ont des permis d'exploration.

Après les forages de test Total et le fonds danois impliqué ont décidé d'arrêter les frais pour l'instant car la couche de schiste à exploiter est trop mince. Si d'ici quelques années les conditions changent favorablement (autrement dit, si le prix du gaz/pétrole sera multiplié par dix) ils regarderont à nouveau. Permis expiré juin 2016 (renouvelé pour 'des jours meilleurs' ?).
Nordjyske.dk
Skifergas Nej Tak.dk

Dans ce pays à la conscience écologique élevée, les activistes sont sur le pied de guerre pour empêcher le premier forage que doit réaliser Total courant mai.

Anti-frack-site / Site d'opposition au gaz de schiste :
Skifergas Nej Tak

EE – Estonia / Estonie

Like nearly all (eastern-)European countries, Estonia hoped to find enough shale gas to cover a large part of domestic consumption, and thus becoming less dependent of Russian gas. Permits handed out.
No recent information avalable.

Comme beaucoup de pays en Europe (de l'est) l'Estonie espérait trouver assez de gaz de schiste pour pouvoir couvrir une bonne partie de la consommation nationale. Permis attribués.
Pas d'information récente accessible.

ES – Spain / Espagne

No reliable estimations of shale gas reserves, 39 years according to the government, nothing at all according to others. Drillers seem disappointed, BNK handed in half of its permits.
No test-drills yet, shale gas should be found under the northern half of the country : 70 permits handed out, 60 others on the "waiting list".

Pas d'estimations fiables des réserves, d'après le gouvernement il y aurait 39 ans de consommation. Selon d'autres sources il n'y aurait rien à exploiter. Les foreurs semblent déçus, BNK a rendu la moitié de ses permis.
Pas encore des forages, mais 70 permis d'exploration ont été attribués et 60 sont en attente.
Green Fact
Rosalux-nyc

FR – France / France

In France producing shale gas by means of fracking is, at this moment, prohibited by law (dating 2011), but exploring (test drilling) is allowed by this same law. No test-drillings ongoing.
Some 60 permits distributed. Petrol- industry lobbyists maintain continuous pressure on politics to get exploitation allowed. The new 2017 Macron-government didn't speak out about fracking yet.

En France actuellement l'exploitation du gaz de schiste avec la méthode de la fracturation hydraulique est interdite, mais la même loi permet d'explorer. EDans la réalité il n'y a pas de forages d'exploration.
Il y a une soixantaine de permis de recherche en cours et le lobby des pétroliers exerce une pression continue sur les politiques pour que l'exploitation soit permise. Le gouvernement Macron (2017) n'a pas encore donné une opinion sur le fracking.

Sites d'opposition au gaz de schiste :
Site du Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste
Le portail du réseau des collectifs Rhône-Alpes
Les sites des collectifs de France
La base d'information sur les permis en France (BIP)

GB - United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland / Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

Estimated amount of shale gas that can be produced : 22300 to 64600 billion of m3.
The situation is rather complicated as Scotland recently voted a fracking ban as did Northern Ireland, Wales voted a moratorium ; on the other hand England only proposed new environmental regulations that would make fracking quite impossible (far too complicated) on 40% of ‘blocks' (= areas) destined to fracking, but did not ban fracking.

Only one test drill was done in England in 2011, since lots of permits were handed out, but real production has not taken place yet as opposition is fierce. Plans to produce exist though. Following two High Court rulings of March (?) 2017 in favor of Cuadrilla, the developer, drillings should take place "second quarter of 2017" in Lancashire.

Estimation de production possible : 22300 à 64600 milliards de m3.

En Angleterre, alors que le parlement rejette un moratoire sur la fracturation, on assiste à une première reculade du gouvernement qui a imposé des restrictions assez complexes pour la fracturation dans les parcs nationaux ce qui représente une quasi interdiction sur environ 40% des zones de gisement de schiste. Mais le fracking n'est pas interdit.
Seulement un forage de test a été effectué en 2011, depuis des nombreuses permis ont été distribués, mais l'extraction n'a pas encore commencé suite à des oppositions. Il existe des projets de production. Suite à un rejet des recours par le High Court en mars (?) 2017, des forages devraient être effectués par Cuadrilla "deuxième trimestre 2017" en Lancashire.

L'Écosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles ont, à des dates différentes, chacun interdit le fracking ou instauré un moratoire.

Localisation des PERH
The Guardian 2015
The Indépendent 2017
Energy Global News

Sites d'opposition au gaz de schiste :
Let'S Stop Fracking ! [https://stopfracking.scot/]
Frack Off - Extreme Energy Action Network : http://frack-off.org.uk
Controversial shale gas exploration has come to the UK : www.foe.co.uk
Facebook Group
Friends of Earth Scotland
Friends of Earth Wales and Northern Ireland

HU – Hungary / Hongrie

Hugary exploits shale gas on several locations. The first well was drilled in 2009. No further information avalable.

En Hongrie l'exploration est en cours sur plusieurs permis, le premier puits a été foré en 2009. Pas plus d'information.

IE – Ireland / Irlande

The Irish Parliament banned fracking June 2017.
Existing permits became invalid.

L'interdiction du fracking a été votée en 2017.
Les permis déjà accordés n'ont jamais été utilisés, et ne sont plus valables.
www.independent.co.uk
www.ecowatch.com
Friends of Earth Ireland

IT – Italy / Italie

Fracking was prohibited in September 2014 as it's judged to be too dangerous.
The problem in Italy at the moment is more the exploitation of conventional wells that are reaching the end of their production life, and the lack of respect of environmental regulations.
Another source of worrying is the offshore exploitation of conventional oil and gas in the Adriatic and in the Mediterranean around Sicily.

L'Italie a interdit la fracturation hydraulique en 2014 en le jugeant trop dangereux.
Le problème actuellement est l'exploitation des hydrocarbures issus de puits à bout de souffle et le manque de respect des lois environnementale.
Un autre souci en Italie est l'exploitation des hydrocarbures offshore dans l'Adriatique et à l'extrême sud de la Péninsule et autour de la Sicile.

Anti-frack site / Site d'opposition au gaz de schiste :
Green Style

LT – Lithuania / Lithuanie

Chevron, met by a wave of heavy anti-frack protests, abandoned its permits and left the country. For the time being no one wants to take its place.
BTW : Gazprom, the Russian (state owned) oil and gas giant, is said to be behind these protests, but of course Gazprom denies this.

En Lituanie suite à des émeutes anti-frack, Chevron a abandonné ses permis et a quitté le pays, pour l'instant il n'y a pas de repreneurs.
Au fait : le géant (entreprise de l'état) russe d'hydrocarbures Gazprom serait derrière ces manifestations, mais bien sûr, ceci est nié par Gazprom.
NY Times : russian-money-suspected-behind-fracking-protests

LU – Luxemburg / Luxembourg

In April 2013 the country voted against exploitation of the shale gas.
Fracking prohibited.

En Avril 2013 le parlement a voté contre l'extraction du GdS qui se trouve sous le pays.
Interdiction de la technique.
https://www.wort.lu/

NL – The Netherlands / Pays-Bas

Estimated amount of shale gas that can be produced : 200 to 500 billion m3, in other words 4 to 11 years of domestic use ; no test drills done, only studies. More than half of the municipalities declared opposing to fracking on their territory ; after a temporary moratorium in 2016 the Dutch Parliament decided against fracking, at least until 2023.
Btw, the Netherlands, main conventional-gas producing member of the EU, has important safety problems in the North of the country, in the province of Groningen : the extraction of natural gas causes sagging of the subsoil, which led to numerous earthquakes. Natural (conventional) gas production was substantially lowered –even if not enough according to inhabitants of concerned areas.

Quantité de gaz de schiste exploitable d'après les estimations : 200 à 500 milliard m3, autrement dit 4 à 11 ans de consommation nationale ; pas de forages de test effectué, que des études. Plus que la moitié des communes s'est déclarée contre fracking sur leur territoire ; après un moratoire temporaire le Parlement a décidé de ne pas autoriser le fracking jusqu'à (au moins) 2023.
Au fait : Les Pays-Bas, premiers producteurs de gaz de l'UE, connaissent des problèmes de sécurité sur ses zones de forages conventionnels. L'extraction du gaz –naturel (conventionnel) a provoqué des affaissements dans le Nord du pays, surtout dans la province de Groningue la terre a souvent tremblé. La production du gaz a été diminuée – pas assez pour les habitants des régions concernées.

Geschatte productiemogelijkheid : 200 à 500 miljard m3, m.a.w. 4 tot 11 jaar binnenlandse consumptie. Geen onderzoeksboringen uitgevoed, slechts risico- en kosten/baten studies ondernomen.
Meer dan de helft van de gemeenten heeft zich schaliegas-vrij verklaard ; in 2016 heeft het parlement na een eerder tijdelijk moratorium besloten in ieder geval tot 2023 géén boringen toe te staan.
Terzijde : Nederland, grootste gas producent van de EU, heeft last van bodemverzakkingen in –vooral- Groningen. De gaswinning veroorzaakt aardbevingen. De gas-productie is teruggeschroefd –maar volgens de bewoners van de getroffen gebieden niet in voldoende mate.

Ant-frack sites / Sites d'opposition au gaz de schiste :
Schaliegasvrij Nederland : www.schaliegasvrij.nl
Milieu Défensie : https://milieudefensie.nl

PL – Poland / Pologne

The shale gas boom has collapsed, Chevron and six other foreign companies abandoned their sites ; estimations of production capacity fell down from ‘300 years of domestic use' to '55 years of use if we'll be able to get it out of the ground' ;
out of 60 wells drilled not a single one is profitable.
A Polish group of companies continued drilling and extracting, but seems to have lost hope as well, and is said to be closing down.
The most remarkable change in Poland is that nowadays it's the central government (pro fracking) that deals with the files. There is shale gas underneath Poland, it's just not economic to exploit it…… so the moment the prices rise enough ...

Après l'optimisme initial exagéré, né de la surestimation des gisements exploitables et de l'intérêt affiché par des géants mondiaux, avec des estimations allant jusqu'à "300 ans de consommation nationale", c'est maintenant la déception en Pologne, "on aura pour 55 ans maxi,….. si on arrive à l'extraire….".
Les grandes compagnies étrangères telles que Chevron , Total, Eni, Exxon, Talisman et Marathon Oil, ont tous quitté le pays.
Aucun des 68 forages de prospection effectués ne s'est avéré rentable.
Les travaux étaient toutefois poursuivis par des groupes pétroliers polonais, mais même eux sont apparemment sur le point de l'abandon.
Le changement le plus notable est que dorénavant c'est l'État central (favorable à l'exploitation du gaz de schiste) qui s'occupe du traitement des dossiers. Il y a du gaz, ce n'est juste pas intéressant au niveau économique….donc dès que les prix montent assez…..

Anti frack sites / Sites d'opposition au gaz de schiste :
Occupy-Chevron
Facebook.com/FundacjaStopFracking

PT – Portugal / Portugal

In Portugal exploration permits have been handed out when expectations were still high, 2010 > 2015, shale gas should be present in the southern half of the country and offshore near the Algarve region. No information about what these permits have lead to.

Au Portugal divers permis d'exploration ont été accordés quand le gaz de schiste faisait rêver, 2010 > 2015, le gaz devrait se trouver sous la moitié sud du pays et off-shore vers l'Algarve. Il n'y a pas d'info sur ce que ces permis ont donné.

RO – Romania / Roumainie

Following 2013 riots against scheduled test-drillings and having found no exploitable shale, Chevron has left the country. Since the government instituted a moratorium. BTW : Gazprom, the Russian (state owned) oil and gas giant, is said to be behind these protests, but of course Gazprom denies this.

Suite à des émeutes en 2013 contre ses forages et n'ayant pas trouvé du gaz exploitable, Chevron a quitté la Roumanie. Depuis le gouvernement a instauré un moratoire. Au fait : le géant (entreprise de l'état) russe d'hydrocarbures Gazprom serait derrière ces manifestations, mais bien sûr, ceci est nié par Gazprom.
NY Times : russian-money-suspected-behind-fracking-protests

SE – Sweden / Suède

Shell did some test drilling in Skåne (south Sweden), but decided to stop in 2011, finding it uneconomic to go on. Other companies continued drilling, but no news leaked out about interesting fields.

Shell a effectué quelques forages d'exploration en Skåne (sud du pays), mais a décidé en 2011 d'arrêter, jugeant le projet financièrement pas intéressant. D'autres compagnies ont continué de chercher, mais aucune info sur des bons résultats n'a filtré.

SI – Slovenia / Slovénie

In the eastern part of the country fracked gas is produced. The gas is exported to Croatia for treatment. According to the internet-site of Geoenergo and Ascent (the British partner in the project), exportation started in April 2017.

Dans l'est du pays il y a des forages en cours, avec fracking. Le gaz extrait est traité en Croatie, l'exportation a débuté en avril 2017, d'après le site de Geoenergo et Ascent (le partenaire britannique dans le projet).

SK – Slovakia / Slovaquie

As many other countries, Slovakia hoped to find large exploitable reserves of shale gas.
No news about positive results. Still searching, it seems.

Comme des nombreux autres pays, le Slovaquie espérait trouver des grandes quantités de gaz de schiste, économiquement exploitables.
Pas de nouvelles des résultats positifs. Toujours à la recherche il paraît.

SRB – Serbia / Serbie

Gazprom has undertaken a series of (high-temperature) fracking in the north of the country (ok, for oil, not for gas, but the technique and the risks are equal) in 2015, no outcome published.

Gazprom a effectué une série de forages de test avec du fracking (à haute temperature) dans le nord du pays (ok, pour trouver du pétrole, mais la technique et les risqué sont pareils). Pas de communication sur les résultats.
Energy Global News.com

UA – Ukraine / Ukraine

In Ukraine, shale gas is found in the eastern part of the country, and given the actual situation there Shell and Chevron abandoned the area.
But, on the other hand, the amount of shale gas being –on first sight- enormous, these reserves give some more reasons to the foes to struggle on. And later….. deception ?

En Ukraine, le gaz de schiste se trouve à l'est du Pays et vu la situation politique instable dans la région, Shell et Chevron ont quitté les lieux.
Ces réserves sont à priori jugées énormes, ce qui fait une bonne raison (cachée) de continuer les hostilités. Ensuite…. la déception ?

Nicolas Hulot et les permis d'hydrocarbures

ven, 23/06/2017 - 13:26
NICOLAS HULOT S'ENGAGE À INTERDIRE TOUT NOUVEAU PERMIS D'EXPLORATION D'HYDROCARBURES

Le gouvernement va présenter d'ici à l'automne une loi visant à empêcher tout nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures en France, a annoncé vendredi 23 juin le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.

« Pour qu'il n'y ait pas de nouveaux permis, on doit changer par la loi le code minier, et on va le faire dans un délai très court », a déclaré M. Hulot sur BFM-TV/RMC. Le ministre a dit souhaiter « interdire toute nouvelle exploration d'hydrocarbures sur les territoires métropolitains et les territoires d'outre-mer ».

Ces déclarations s'inscrivent dans la lignée de propos tenus en février par Emmanuel Macron, alors simple candidat à l'élection présidentielle, qui s'était dit opposé à la recherche de gaz de schiste en France métropolitaine.

Le blocage de l'exploration d'hydrocarbures sera un élément phare d'un vaste plan que M. Hulot présentera en juillet et qu'il compte voir adopté d'ici à l'automne.

Le ministre a aussi exprimé son souhait d'agir « assez rapidement » pour aligner la fiscalité du diesel, actuellement plus avantageuse, sur celle de l'essence. « La fiscalité sur le diesel à la pompe sera la même dans un horizon assez proche », a-t-il annoncé, regrettant qu'une partie des Français aient été « incités pendant des années (…) à acheter des véhicules polluants ».

En ce qui concerne l'outre-mer, M. Macron avait même envisagé de mettre fin aux permis d'exploitation d'hydrocarbures, qui concernent notamment les forages pétroliers en Guyane. Sur ce plan, M. Hulot a jugé difficile d'agir au niveau de l'exploitation plutôt que l'exploration, estimant qu'une telle stratégie ouvrirait la voie à de nombreux litiges entre l'Etat et les compagnies concernées.

Lire l'article sur Le Monde
Lire l'article sur Libération
Visionner le replay sur BFMTV

Lettre ouverte à Nicolas Hulot

mer, 14/06/2017 - 18:37
Lettre ouverte à Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, à propos du projet « gaz de couche », dans les bassins miniers du Nord de la France et de la Lorraine.

Lille, le 9 Juin 2017

Monsieur le Ministre, en Décembre 2015 au moment de la COP 21, vous déclariez : « …la cohérence est que l'humanité doit renoncer volontairement à 70-80% des énergies fossiles déjà connues qu'elle a sous les pieds » ; suite à la décision de Mr Trump de se désengager des accords sur le climat, vous expliquiez sur Europe 1 : « On est sur le fil du rasoir, les choses se déterminent maintenant ».

Nous partageons évidemment ces constats. Il faut donc que la France soit exemplaire et n'autorise pas, sur son propre sol, la recherche de nouvelles énergies fossiles, surtout lorsqu'elles sont extrêmement polluantes. Puisqu'il faut en sortir, commençons dès aujourd'hui à trouver d'autres solutions ; plus nous tarderons, plus nous cumulerons de gaz à effet de serre dans l'atmosphère qui amplifient les dérèglements climatiques.

Alors, pourquoi continuer à renouveler ou à prolonger des permis de recherche d'hydrocarbures comme ce fut encore le cas ces derniers mois (Permis du Valenciennois, Permis Attila (Meuse), Permis de Claracq…) ?

L'entreprise « la Française de l'énergie, (LFDE) », cotée en bourse depuis juin 2016, entend exploiter le gaz de couche. Le gaz de couche est le méthane emprisonné dans les couches profondes de charbon, il n'a pas vocation à alimenter l'effet de serre…

En Lorraine plusieurs forages ont été réalisés pour l'exploration, et 15 autres sont déjà prévus, pourquoi les autoriser ?
Notons que pour l'instant, le seul forage qui a permis une certification de ressource est celui de Folschviller qui a subi une fracturation hydraulique en 2008, au dire d'une salariée de l'entreprise dans la presse à l'époque (La Semaine numérique, 1er août 2008). La technique innovante mise en place depuis l'interdiction de la fracturation hydraulique par la loi -forage horizontaux multiples et stimulation du massif rocheux, avec moult produits chimiques (source : DREAL)- n'a pas permis de nouvelle certification de ressource sur le forage de Tritteling.

Dans le Nord/Pas-de-Calais, LFDE a racheté Gazonor (issue de Charbonnages de France), ce qui lui permet de tirer profit du gaz de mine, exploité depuis 1992. Bien sûr, il faut exploiter ce gaz (rien à voir avec le gaz de couche car son extraction ne nécessite pas de forage), qui s'accumule dans les galeries de mine. Mais produire de l'électricité avec un rendement de 37% nous apparaît comme un gaspillage de

la ressource. Cette production d'électricité permet par ailleurs à cette entreprise d'avoir un tarif de rachat garanti, ce qui s'apparente à une subvention aux énergies fossiles, que vous avez, avec raison, décrié.

De plus, le gaz de mine est une ressource qui se renouvelle très lentement et LFDE prévoit d'ores et déjà des forages pour extraire du gaz de couche dans ce bassin minier (2 DAOTM pour l'instant mais beaucoup d'autres sont prévus).

L'opposition citoyenne à ces projets d'exploitation du gaz de couche se lève, contrairement à ce qu'affirme l'entreprise dans la communication à ses actionnaires : des marches sont organisées chaque mois en Lorraine et les réunions d'informations et actions se multiplient dans le Nord de la France.

Les opposants craignent, d'une part une pollution des nappes aquifères (considérée comme un risque par l'entreprise : p46 du document de base qui a accompagné l'introduction en bourse), par le méthane ou par les produits chimiques utilisés ; d'autre part les mouvements de terrains dans ces sous-sols déjà déstructurés par l'exploitation du charbon. L'impact sur la faune est important, les plateformes de forage se situant au milieu des champs aux abords d'espaces boisés.

En Australie, où le gaz de couche est exploité, un député a récemment enflammé une rivière pour dénoncer la fracturation hydraulique utilisée et la pollution de l'eau par le méthane qui s'ensuit.

Et lorsque l'exploitation ne sera plus rentable, les puits fuiront comme c'est presque toujours le cas partout ailleurs où ce gaz est exploité : le gaz ira alors contribuer à l'effet de serre.
Tous ces dégâts potentiels pour une année de consommation française (5% par an sur 20 ans, estimé par l'entreprise) !

Les collectifs s'inquiètent aussi de la possible signature des accords de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne (CETA) qui nous conduirait immanquablement à l'exploitation des gaz de schiste et de couche, aux hydrocarbures de sables bitumineux et à leur importation sur le sol français. Nous ne comprenons pas non plus le développement des ports méthaniers comme Montoir ou Dunkerque (où arrivera bientôt du gaz de schiste américain) et des infrastructures liées au transport d'hydrocarbures (projet Eridan, notamment), qui engagent des milliards d'euros dont nous aurons bien besoin pour les énergies renouvelables sur nos territoires.

Mr le ministre, vous avez soutenu les collectifs d'opposition aux pétrole et gaz de schiste et de couche. En conséquence, nous comptons sur votre soutien, maintenant que vous avez l'opportunité d'agir. Ce n'est pas à une entreprise de décider de la politique énergétique de la France, à vous donc de mettre en œuvre votre souci de respecter les accords de Paris sur le climat. L'heure n'est plus à l'investissement dans les projets d'infrastructure liées à l'extraction ou au transport d'hydrocarbures ni aux subventions aux énergies fossiles.

CONTACTS
En Lorraine : Marieke Stein : [email protected]
Dans le Nord : Christine Poilly : [email protected]

Télécharger la lettre ouverte (pdf 475 ko)

Frein à l'extraction du gaz de schiste dans le canton de Vaud en Suisse

mer, 14/06/2017 - 18:32
VAUD : FREIN À L'EXTRACTION DU GAZ DE SCHISTE

L'initiative des Verts vaudois interdisant la prospection et l'extraction d'hydrocarbures a vraisemblablement abouti. Près de 15'000 citoyens vaudois l'ont signée, alors que 12'000 paraphes suffisent. La chancellerie doit encore valider officiellement les signatures.

L'initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d'hydrocarbures » a été signée par près de 15'000 citoyens, alors que le délai de récolte de signatures court jusqu'au 10 juillet. « Cet excellent résultat est le signe que cette thématique préoccupe les Vaudois », se sont réjoui mercredi les Verts vaudois.

Dangereux et polluant

A leurs yeux, il est « urgent d'interdire ces pratiques dangereuses et polluantes que sont l'extraction et la prospection d'hydrocarbures ». Leur initiative propose d'inscrire cette interdiction dans la Constitution cantonale.

Sur sol vaudois, l'extraction du gaz de schiste est soumise à un moratoire depuis 2011, mais il s'agit d'un « simple acte administratif qui peut être levé en tout temps », regrettent-ils. Il ne concerne en outre que l'extraction, des permis d'exploration ayant été délivrés.

Votation

Pour les Verts, la balle est désormais dans le camp des autorités cantonales. « A moins d'une interdiction claire et totale, il appartiendra au peuple de se prononcer et d'exprimer le dernier mot sur la question », écrivent-ils.

Les initiants rappellent que la France a interdit la fracturation hydraulique, que le canton de Berne a banni l'extraction via des méthodes non conventionnelles et que le sujet est à l'étude à Genève. L'initiative vaudoise sera formellement déposée à la fin juillet, à l'échéance du délai légal accordé aux communes pour la vérification des signatures. (ats/nxp)

Lire l'article sur Le Matin.ch

Gaz de schiste Euro-News

mar, 06/06/2017 - 19:30
GAZ ET HUILE DE SCHISTE : UNE ABERRATION ÉCONOMIQUE, ENVIRONNEMENTALE ET SANITAIRE

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste lance sa documentation en 4 langues : GAZ ET HUILE DE SCHISTE : UNE ABERRATION ÉCONOMIQUE, ENVIRONNEMENTALE ET SANITAIRE.

Parce qu'il est essentiel de prendre conscience de l'aberration énergétique, environnementale et sanitaire de ces énergies du passé, cette documentation est destinée à informer tout au long de l'année, tant ici qu'ailleurs, lors des différents événements organisés par les collectifs.

Cette documentation est en 4 langues ; français, anglais, allemand et néerlandais.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste lance sa documentation 2017.

Au format A5 en 6 pages cette documentation en 4 langues (Fr, Gb, Nl, De) est téléchargeable au format pdf.

Télécharger la documentation 2017 (pdf 950 ko)
Télécharger le correctif A6 à joindre à la documentation 2015 (pdf 76 ko)

English version of the article and the flyer
Nederlandse versie van het artikel en de flyer
Deutsch-Version des Artikels und Flyer

L'article dessous développe plus en profondeur les différents chapitres de la documentation "papier".

No gazaran - Ni ici, ni ailleurs, ni maintenant ni jamais.

QUELQUES PRECISIONS SUR LES HYDROCARBURES DITS NON CONVENTIONNELS
Ce ne sont pas les hydrocarbures qui sont différents - le gaz de schiste et les gaz de houille restent du gaz naturel, c'est à dire du méthane, le pétrole et l'huile de schiste restent du pétrole brut - ils ne diffèrent que par les gisements dans lesquels ils se situent.

Si tous les hydrocarbures se sont formés dans la roche mère, les hydrocarbures conventionnels ont migré puis se sont accumulés sous pression dans des roches réservoirs, poreuses et perméables. Leur migration a été stoppée là par une couche de roches imperméables appelée « roche couverture ». Ils peuvent ainsi être extraits par simple pompage.

Les hydrocarbures non conventionnels de schiste, gaz et pétrole, sont restés disséminés au cœur de la roche-mère, devenue aussi roche réservoir, au sein de couches géologiques peu poreuses et imperméables qu'il faut fracturer au moyen de techniques de stimulation, dont la seule possible aujourd'hui est la fracturation hydraulique (fracking).

Les gaz non conventionnels de couche -dont on ne parlera pas davantage ici- se trouvent dans les couches profondes et non exploitées de charbon d'où on peut les extraire en utilisant -principalement- la technique de forage « à l'horizontale » généralement avec fracturation hydraulique.

En savoir plus sur les gaz de houille (gaz de mine et gaz de charbon)
En savoir plus sur les gisements conventionnels/non-conventionnels d'hydrocarbure

LE LEURRE DE LA RECHERCHE

Le thème de la recherche est souvent avancé comme une nécessité : or il est impossible d'évaluer correctement le potentiel sans utiliser la fracturation hydraulique pour chaque zone géologique visée, voire pour chaque puits.

En Pologne, tout comme en Roumanie, en Ukraine et en Lituanie, les volumes de gaz et huiles de schiste estimés par l‘AIE (Agence International de l'Energie) avant forages étaient donnés comme très importants mais se sont finalement avérés nettement plus modestes.
D'après les premiers essais, ces modestes volumes sont économiquement inexploitables, ce qui a conduit au départ des compagnies pétrolières étrangères. Mais les forages ont été faits et les habitants devront vivre avec toutes les conséquences à court, moyen et long terme. Et des compagnies locales –souvent des compagnies d'état- continuent l'exploitation.

Après l'optimisme initial exagéré, né des évaluations surestimées des gisements allant jusqu'à des milliards de mètres cubes exploitables et de l'intérêt affiché par des géants mondiaux, les majors de l'exploitation pétrolière estiment aujourd'hui les gisements européens peu ou non rentables.
De plus, l'Europe étant plus densément peuplée que les régions des États-Unis où les schistes sont exploités, il sera beaucoup plus difficile de forer le nombre de puits nécessaires pour rentabiliser ces gisements.

En savoir plus sur l'actualité des gaz de schiste en Europe

CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES

Voici plus d'une quinzaine d'années que les USA exploitent les gaz et huiles de schiste, avec la technique de la fracturation hydraulique à grande profondeur.

Cependant, au fil des années, des problèmes se sont accumulés autour des exploitations :

problèmes de santé des riverains : problèmes respiratoires, maladies de peau, cancers, maladies neurologiques ;

contamination de l'eau et de l'air : le stockage des eaux gorgées de produits chimiques –dont certains cancérigènes- est une source de pollution par fuites/infiltration et évaporation ;

fuites de méthane : rappelons que le méthane a un impact sur l'effet de serre (Potentiel de Réchauffement Global PRG) 25 fois plus élevé que le CO2 sur une période d'un siècle (durée de vie estimée du CO2 dans l'atmosphère) ou 86 fois plus élevé sur une période de 12 ans (période d'absorption du méthane dans l'atmosphère).
Il s'échappe durant la phase de production des puits à raison de 1 à 6% du volume de gaz ou de pétrole extrait, puis en quantité plus difficile à estimer, pendant encore de nombreuses années après la fermeture et l'abandon des puits.
Selon des études scientifiques récentes, au cours du cycle moyen de vie d'un puits de gaz ou de pétrole de schiste, les fuites de méthane par les tubages et par d'autres failles seraient beaucoup plus importantes qu'initialement estimées. Les pourcentages de fuites varient selon les puits mais ne seraient pas « seulement » de 1 à 2 ; c'est en réalité entre 0,66 et 6,2 % de la production totale de gaz ou de pétrole du puits qui s'échapperaient dans l'atmosphère.

En savoir plus ; deux liens en Anglais : harmonisation émissions méthane - plus de références

microséismes : une étude réalisée par des chercheurs en Oklahoma établit un lien entre l'exploitation des gaz et de l'huile de schiste et l'augmentation importante du nombre de microséismes. Ces séismes sont provoqués par la fracturation de la roche mère, par l'extraction du volume du sous-sol et par la réinjection de fluides de fracturation usés.

Ces problèmes ont été minimisés par les compagnies pétrolières et ignorés par les pouvoirs publics et le reste de la population, jusqu'à ce que des scandales sanitaires éclatent.

Substances toxiques : on a beaucoup entendu parler des nombreux produits chimiques utilisés lors de la fracturation hydraulique mais peu savent que le sous-sol profond que l'on fracture regorge naturellement de métaux lourds et d'éléments radioactifs (uranium, thorium…).
Ces substances toxiques remontent à plus ou moins long terme (certains parlent des centaines d'années) jusqu'aux nappes phréatiques, et même jusqu'en surface, à travers les failles et fractures, ou bien lors de la remontée des fluides de fracturation et se libèrent à la surface.
Les imperfections dans les tubages causent également la remontée de ces produits pendant la période de production et après l'abandon du puits.

Une technique de fracturation non-hydraulique –comme par exemple avec du propane- présenterait les mêmes risques de pollution et de contamination, car les forages et la fracturation de la roche peuvent mettre en connexion les couches profondes et les couches où se situent les nappes phréatiques.
Dans tous les cas des métaux lourds et éléments radioactifs remontent avec les boues de forages !
Pour l'instant il n'existe pas de technique permettant de traiter efficacement ces boues issues de la fracturation. Leur stockage présente les mêmes risques que le stockage des eaux de fracturation.

LES RAVAGES SOCIO-ECONOMIQUES

La dégradation du foncier, des productions agricoles et des atouts touristiques minerait l'économie et le tissu social local.

Il ne s'agit pas pour autant de demander d'illusoires compensations à ces dommages mais de refuser le sacrifice de régions dont les choix économiques et sociaux sont légitimes.
Les éventuelles compensations seraient impossibles à chiffrer : combien pour réparer/compenser la destruction du territoire et des espèces, l'agriculture, l'économie locale, le tourisme, la valeur du foncier ?

Le danger économique pour les investisseurs –la bulle spéculative- est aussi à évoquer car déjà de nombreuses sociétés ont dû déprécier leurs actifs dans ce domaine. Aux Etats Unis, les foreurs ont du mal à équilibrer leurs comptes quand ceux-ci ne sont pas déjà dans le rouge.
En effet un puits de gaz ou d'huile de schiste atteint son pic de production dès son ouverture ; ensuite la quantité extraite par jour diminue régulièrement, obligeant à compenser par de nouveaux forages afin de garder un niveau de production constant sur le champ d'exploitation.

Aux États-Unis, on compte des puits par centaines de milliers. Il faut savoir qu'un permis d'exploration ou d'exploitation porte sur une superficie donnée mais ne réglemente pas le nombre de forages à l'intérieur de son périmètre.

Le montant énorme des investissements et la durée de vie très brève des puits nécessitent un cours très élevé des hydrocarbures. Or, comme nous l'avons vu, ce cours peut chuter rapidement –et stagner pendant longtemps- sur simple décision des pays grands producteurs de pétrole et de gaz conventionnels.

En savoir plus sur l'impact sur l'économie Américaine

UNE ABERRATION ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

A l'heure où les scientifiques s'interrogent sur les « points de non retour » liés au réchauffement climatique tels que la fonte totale de la calotte glaciaire du Groenland, que dire de ceux qui investissent dans ces projets de recherche et d'exploitation d'hydrocarbures sachant que ces hydrocarbures contribueront massivement à la destruction des dernières glaces qui nous protègent ?

L'Agence Internationale de l'Energie (AIE), elle-même, écrit dans un de ses derniers rapports (World Energy Outlook 2012) que « notre consommation d'hydrocarbures, d'ici à 2050, ne devra pas représenter plus d'un tiers des réserves "prouvées" (réserves exploitables estimées) de combustibles fossiles afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d'ici la fin du siècle ». Poursuivre les explorations et forages pour trouver de nouveaux gisements est donc contraire à l'engagement qu'ont pris les états à agir pour ne pas dépasser ce seuil de réchauffement.

Il y a un choix urgent à faire qui ne doit pas être subtilisé aux citoyens qui ne peuvent se satisfaire de la vision à très court terme des politiques, hauts fonctionnaires, entrepreneurs et financiers.

Si on parlait du CO2, des gaz à effet de serre ?
Théoriquement, l'utilisation -combustion par le consommateur final- du gaz de schiste émet un peu moins de CO2 que la combustion du pétrole et beaucoup moins que celle du charbon. Mais la production de gaz de schiste est beaucoup plus énergivore que la production de pétrole « classique » ou de charbon.
Les très nombreux forages, les quantités énormes d'eau et de produits de fracturation à acheminer, le traitement et transport du gaz extrait et pour finir les fuites de méthane pendant et après l'exploitation donnent un bilan en terme d'émissions de gaz à effet de serre encore plus médiocre que celui du pétrole ou du charbon. L'environnement n'est pas gagnant.

Si on parlait de gaspillage ?
Aux États Unis, pays de la fracturation hydraulique, on exploite principalement le pétrole de schiste. Le gaz de schiste est considéré comme « trop compliqué » à exploiter, c.à.d. à vendre, car il faut des réservoirs de stockage, des sites de traitement, des gazoducs ... Il est donc tout simplement brûlé sur place dans des torchères alors que nous sommes censés modérer notre consommation d'énergie.

L'EAU : NOUVELLE POLLUTION OU NOUVELLE GESTION

Actuellement en Europe, nos ressources hydriques se dégradent rapidement, tant en quantité qu'en qualité, et conduisent les citoyens et les collectivités locales à une démarche de gestion économe et durable des ressources en eau (eaux grises, phyto-épuration, toilettes sèches pour les usages ménagers) et à une organisation et planification des usages de l'eau au niveau des bassins versants pour l'agriculture et le tourisme.

La menace d'une pression supplémentaire sur les bassins hydrologiques est donc inacceptable. Elle fait craindre une nouvelle dégradation des ressources alors que le dernier rapport de l'Agence Européenne pour l'Environnement en appelle à une gestion intégrée et rationnelle.

FAUSSE SOLUTION POUR VRAIS PROBLEMES

Les investissements gigantesques que représenteraient l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de schiste, sources d'énergie carbonée et émettrices de gaz à effet de serre, devraient être consacrés la recherche de solutions durables et conformes aux intérêts des populations. Il en va de même pour les énormes subventions et avantages fiscaux accordés à cette industrie.

En France et en Europe, les collectifs de citoyens demandent à leurs gouvernements de travailler à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, d'engager nos pays dans une véritable dé-carbonisation de nos économies et d'initier une véritable transition énergétique. Cette nouvelle orientation, basée sur la sobriété et l'efficacité énergétiques associées au développement des énergies renouvelables, ne peut qu'interdire l'exploration aussi bien que l'exploitation des hydrocarbures « non conventionnels », emblématiques de la surexploitation des ressources naturelles fossiles.

L'Europe diffère des États-Unis en de nombreux points (territoires moins grands, populations plus denses, règles différentes sur la propriété du sous-sol, des ressources… ) mais les méthodes de lobbying des industriels sont les mêmes : les mêmes stratégies de communication, les mêmes « guerres de l'information » sont lancées (voyages offerts sur des sites modèles aux frais de l'industrie pétrolière etc) et portent régulièrement leurs fruits dans les médias et dans la classe politique européenne.

LES TRAITES TRANSATLANTIQUES : TAFTA / TTIP et CETA / AECG mais aussi TISA / ACS

"TAFTA" ou "TIPP" ou "PTCI" : Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement entre l'Europe et les États-Unis.
"AECG" ou "CETA" : Accord Économique et Commercial Global entre l'Europe et le Canada.
TISA ou ACS : Accord sur le commerce des services

L'Accord sur le Commerce des Services (ACS), connu sous son acronyme anglais TiSA (pour Trade in Services Agreement), est un projet de traité actuellement négocié en secret par 23 parties membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont l'Europe.

TiSA, comme TAFTA, en appelle au principe de coordination afin d'empêcher une régulation du marché qui porterait tort à l'un des signataires.

Ces projets d'accord de libre-échange visent à libéraliser les échanges entre les Etats-Unis, le Canada et l'UE au profit des multinationales. TAFTA et TISA qui sont toujours en cours de négociation obligeraient à appliquer la réglementation US (nivellement par le bas). CETA (l'accord UE/Canada), signé par le Conseil européen doit être maintenant validé par les états. Ils enlèveraient à l'Europe toute possibilité de maintenir sa protection environnementale.

TAFTA/TTIP/PTCI (plusieurs noms différents pour un même accord) obligerait –entre autres- à appliquer la réglementation américaine, bien moins contraignante envers l'industrie pétrolière que la règlementation Européenne (égalité au niveau le plus bas) partout dans toute la zone géographique couverte par ce traité.
L'accord de libre-échange CETA / AECG est un accord du même type mais entre l'Europe et le Canada.

Au final, ces traités enlèveraient à l'Europe toute possibilité d'action judiciaire et de protection environnementale et pourraient imposer ces nouvelles normes jusqu'au niveau des communes dans les domaines qui les concernent comme l'urbanisme.

En savoir plus sur les traites de libre-échange

Mobilisation contre le gazoduc Eridan

mar, 30/05/2017 - 21:04
MOBILISATION CONTRE LE GAZODUC ERIDAN : LA POINTE DE L'ICEBERG DE NOMBREUX PROJETS D'INFRASTRUCTURES GAZIÈRES INUTILES ET DANGEREUX

Le 30 mai 2017 - Ce matin, une centaine d'opposants au projet de gazoduc géant Fos-Dunkerque se sont rassemblés devant le tribunal administratif de Grenoble, qui examinait leurs recours contre la déclaration d'utilité publique du tronçon « Eridan », qui devrait traverser la vallée du Rhône.

Ce projet, porté par GRTgaz – filiale d'Engie - fait partie d'une longue liste d'infrastructures gazières inutiles et dangereuses prévues actuellement en France et en Europe, et il pourrait servir notamment à importer des gaz de schiste d'Algérie.

Les Amis de la Terre France soutiennent les demandes des collectifs mobilisés sur le terrain, et rappellent que l'urgence climatique implique de cesser tout nouvel investissement dans des projets d'extraction d'énergies fossiles et d'infrastructures liées. Cela inclut le gaz, qui est à tort présenté par les industriels et de nombreux décideurs comme un « allié incontournable de la transition énergétique », malgré ses importants impacts climatiques.

Près de 33 000 riverains dans 59 communes seraient concernés par le tracé actuel du gazoduc Eridan, d'une longueur de 220km. S'il fait actuellement l'objet d'une vingtaine de recours, c'est parce que ce projet est à la fois dangereux et inutile. Dangereux, tout d'abord car il serait construit dans une zone fortement nucléarisée, avec notamment un passage au pied de la centrale de Marcoule et sous le canal de refroidissement de Tricastin.
Même l'Autorité de Sureté Nucléaire s'en est inquiété, ce qui a contraint l'opérateur à décaler légèrement le tracé, éloignant un peu le futur gazoduc de la centrale de Marcoule, mais le rapprochant des habitations. En cas d'accident, des habitations, y compris une école, se trouveraient en plein dans la « zone des effets irréversibles ». Par ailleurs, le projet traverse neuf sites Natura 2000 et une réserve naturelle.

D'un coût estimé à plus de 600 millions d'euros, ce projet est également inutile, et devrait être relié à toute une série d'autres infrastructures gazières, notamment les projets d'extension du terminal méthanier à Fos-sur-Mer, et de construction du gazoduc également très controversé « MidCAT », entre l'Espagne et la France. Des projets inutiles car les infrastructures gazières actuelles sont largement sous-utilisées, et que la demande de gaz est en forte baisse en France comme dans le reste de l'Europe. Comme Eridan, ce sont en tout 77 projets gaziers qui font pourtant partie de la liste des « Projets d'Intérêts Communs » de la Commission européenne, leur permettant de bénéficier de procédures administratives accélérées et surtout d'importants fonds publics.

Lire la totalité de l'article sue Les Amis de la Terre.org

Gaz et huiles de schiste : c'est toujours "non"

sam, 27/05/2017 - 14:00
L'ARDÈCHE DIT TOUJOURS NON

Communiqué de presse
Largentière le 27 mai 2017

En cette période d'élections législatives, la plupart des candidats de la 1ère et de la 3ème circonscription de l'Ardèche se positionne contre les gaz et huiles de schiste. Mais si le Collectif Stop aux gaz et huiles de schiste entend les promesses, il jugera les élus sur les faits.

Le programme du nouveau Président de la République basé sur “un nouveau modèle de croissance” prévoit que les secteurs économiques existants doivent se développer (qu'ils soient nuisibles à l'environnement ou non) sans tenir compte des contraintes écologiques, climatiques ou sanitaires.

Les positions “pro-mines” de son Premier Ministre ne sont pas non plus pour rassurer les collectifs opposés aux gaz et huiles de schiste.

Inquiets de ces orientations et du projet de code minier laissé par Monsieur Macron avant son départ du Ministère de l'Économie et afin de montrer que l'opposition aux gaz et huiles de schiste et gaz de couches est toujours vive, que la vigilance toujours de mise, le collectif 07 Stop aux Gaz et Huiles de Schiste renouvelle les panneaux qui avaient été placés à l'entrée de Villeneuve de Berg pour la manifestation emblématique de février 2011, point de départ de la lutte contre les gaz et huiles de schiste en France.

Nous réaffirmons haut et fort "No gazaran, ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain" et soutenons que la solution, pour l'avenir, est la transition énergétique.

Contact presse :
Paul Reynard
Tel. 04 75 52 57 60 et 06 85 55 00 63
[email protected]

Télécharger le communiqué de presse (pdf 96 ko)

Article sur le site internet de France 3 Régions
Article sur le site internet du Dauphiné

Appel au président E.Macron

mer, 24/05/2017 - 22:07
LA SOCIÉTÉ CIVILE APPELLE EMMANUEL MACRON À L'EXEMPLARITÉ, À LA SOLIDARITÉ ET À LA FERMETÉ

Ce jeudi matin, une délégation d'associations et ONG environnementales françaises a été reçue à sa demande, à l'Élysée, par le cabinet d'Emmanuel Macron. La délégation était composée d'un “défenseur de l'eau” (chef de la tribu Esto'k Gna, qui lutte contre les projets d'infrastructures fossiles aux États-Unis) et de représentants de 350.org, Alternatiba, les Amis de la Terre, Attac France, Oxfam France et du Réseau Action Climat.

Alors que le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, adopté à l'issue de la COP21, pourrait être officialisé après le G7 (qui se tient ce week-end), la délégation a remis une lettre exhortant Emmanuel Macron à “faire preuve de volontarisme, c'est à dire d'exemplarité, de solidarité et de fermeté”, pour tenir les engagements pris à l'issue de la COP21.

Pour les signataires de la lettre, il s'agit en effet de ne pas rater le début de la séquence internationale qui, du G7, nous mènera à la COP23 (à Bonn fin 2017), dont la présidence est cette année assurée par les Fidji.

Voici la lettre remise à Emmanuel Macron :

Monsieur le président de la République,

Au cours de la campagne électorale, vous avez à plusieurs reprises fait part de votre détermination à respecter les engagements de la COP21.

Les jours qui viennent sont décisifs pour le devenir de l'Accord de Paris. Notre capacité à tenir l'ambition d'un maintien du réchauffement climatique au plus près de la limite de 1,5°C est mise à l'épreuve.

Donald Trump pourrait en effet annoncer dans les prochains jours le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris – et même s'il renonce à ce projet, nul ne doute qu'il fera peu de cas des engagements pris par son prédécesseur.

L'heure n'est pourtant plus aux atermoiements. Les impacts des dérèglements climatiques se font chaque jour plus destructeurs. La crise alimentaire qui sévit actuellement en Afrique de l'Est, touchant près de 13 millions de personnes, est exacerbée par le changement climatique. Les pays les plus vulnérables, qui sont, vous le savez, les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, exhortent la communauté internationale à orienter les financements vers les énergies renouvelables et les économies d'énergie ainsi que vers l'adaptation au changement climatique – assurément pas vers les activités qui contribuent au dérèglement du climat. Les membres du Climate Vulnerable Forum, une coalition de pays vulnérables aux impacts des changements climatiques, se sont engagés eux-mêmes à passer à un mix-énergétique 100% renouvelable d'ici à 2050. La France peut jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre comme dans l'élargissement de cet engagement.

Pour y parvenir, nous devons geler le développement de tout nouveau projet d'infrastructure fossile – gaz inclus, sous peine de nous engager irrémédiablement sur la trajectoire d'un réchauffement supérieur à 2°C. Ce gel n'aura de sens que s'il est conçu comme une première étape, dans la sénescence programmée de l'industrie fossile.

Faire preuve de volontarisme, signifie aujourd'hui faire preuve d'exemplarité. Alors qu'il nous faut organiser la sortie des énergies fossiles, de nouveaux projets d'infrastructures fossiles sont développés dans le monde entier, y compris en France, en Europe et dans le reste des pays membres du G7. Alors qu'il est du devoir des pays développés d'engager en premier leur transition vers du 100% renouvelable, et de soutenir celle des pays en développement, les bailleurs publics et privés continuent de financer la construction de nouveaux projets fossiles. La France ne fait malheureusement pas exception : des institutions telles que la CDC, dont la BPI (et au niveau européen la BERD), des entreprises comme Total ainsi que les grandes banques sont impliquées dans de nombreux grands projets d'infrastructures de transport fossile.

La France doit aussi faire preuve de solidarité vis-à-vis des pays en développement en renouvelant l'engagement d'augmenter ses financements climat, notamment pour les pays les moins avancés et pour l'adaptation aux impacts du changement climatique.

Faire preuve de volontarisme implique également de faire preuve de fermeté. Aux Etats-Unis, l'administration Trump relance des projets auparavant abandonnés pour leurs risques sur le climat et les populations, à commencer par les peuples autochtones en première ligne de leurs impacts. Monsieur le Président, nous vous demandons de ne pas manquer l'opportunité unique que représente le premier G7 de votre quinquennat de prendre des mesures et positions fortes pour le climat et les populations, comme contrepoids aux renoncements de Donald Trump.

Nous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.

Lire l'article sur 350.org

Un plan Marshall pour la transition écologique et pour l'Europe

mer, 24/05/2017 - 21:55
UN PLAN MARSHALL POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET POUR L'EUROPE

LE CERCLE/POINT DE VUE - Comment donner à la fois un coup d'accélérateur à la transition écologique et un nouveau souffle à l'Union européenne ? Ce qui est en jeu, c'est notre renaissance économique, écologique et sociale.

La méthode Macron déroute les conservateurs. C'est, déjà, un mérite. Elle ouvre le champ des possibles, pour celles et ceux qui inventent chaque jour le monde de demain. Mais il ne suffit pas d'ouvrir le jeu. Encore faut-il que la direction de celui-ci soit lisible.

À ce titre, deux événements du mandat naissant du président de la République esquissent la possibilité d'un cap. Il y a, tout d'abord, la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement. Dépassons l'analyse à courte vue qui n'y verrait qu'un pari politicien, un de plus.

La compétence, l'engagement et la constance de l'homme, ajoutés à la cohérence des propositions qu'il formule, avec d'autres, depuis des années, nous encouragent.

La décision d'Emmanuel Macron de lui confier un ministère puissant et large – et la décision de Nicolas Hulot d'en accepter la lourde et délicate charge – constituent un pari que la France aurait dû prendre depuis longtemps. Ce choix offre une occasion historique de porter haut un projet de société étoffé et stimulant, un projet conjuguant audace économique, exigence écologique et inclusion sociale.

Une période de renaissance

Il y a, ensuite, ce point presse tenu aux côtés de son hôte la chancelière Angela Merkel, à Berlin . Le président de la République y a clairement appelé à un plan d'investissements, doté d'une réelle puissance budgétaire, et non seulement d'une indigente boîte à outils « à la Juncker ».

La transition écologique et solidaire, et en particulier son volet énergétique, apportent sur un plateau d'argent les idées pour ce plan européen d'investissements.

Il y a là de quoi refonder l'Union en délaissant les approches boutiquières et en ouvrant une période de renaissance, ambitieuse pour elle-même et protectrice pour ses citoyens.

Le président de la République et son ministre de la Transition écologique et solidaire disposent, pour relever ce double défi énergétique et européen, d'un momentum. En France, des milliers d'acteurs économiques oeuvrent depuis des années pour bâtir une filière puissante, créatrice d'emplois et engagée dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Ils sont prêts.

Un réseau Internet de l'énergie

Le cadre est là, lui aussi. Les règles du jeu énergétique ont été largement ouvertes, entre 2007 – année du Grenelle de l'environnement – et aujourd'hui.

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Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), les bâtiments publics – écoles, piscines, équipements sportifs, administrations – représentent 76 % de la consommation énergétique des communes.

Ensuite, il aiderait à relever les défis écologiques, à commencer par le défi climatique. Encore, il créerait des milliers d'emplois très décentralisés, au plus près des collectivités locales commanditaires.

Enfin, ce plan érigerait l'Europe en grande puissance verte, capable d'exporter ou, mieux, de partager son modèle avec l'Afrique. En somme, il aurait la capacité d'ouvrir une période de prospérité.

Inventer un monde prospère

Les citoyens européens sont des êtres humains en quête de sens, pour eux et pour les générations futures.
Ils sont aussi des salariés en quête d'un travail rémunérateur et non délocalisable. Ils sont encore des entrepreneurs en quête de défis et d'opportunités créatrices de valeur ajoutée sociétale.

Faire de la transition écologique un plan Marshall européen, signerait la victoire historique des bâtisseurs sur les sinistres gestionnaires. Être comptable des deniers publics ne doit plus nous empêcher d'inventer un monde prospère, juste et soutenable.

Si nous manquons cette opportunité historique, d'autres sauront, le moment venu, la saisir, d'une toute autre manière.

Ludovic Deblois est entrepreneur, fondateur de la société SunPartner

Lire la totalité de l'article de Ludovic Deblois sur Les Echos

LE FUTUROLOGUE AMÉRICAIN JEREMY RIFKIN PRÔNE UNE TROISIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE LIANT TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION.

Président de la Fondation pour les tendances économiques (Foet), l'essayiste américain Jeremy Rifkin estime que l'Europe, France et Allemagne en tête, est la mieux placée pour dominer une économie postcarbone dont il dessine ici les contours.

Les grandes révolutions économiques interviennent toujours à la convergence de deux phénomènes. D'une part, l'émergence d'une source d'énergie qui accroît la complexité des relations économiques. D'autre part, une révolution des modes de communication qui permet de gérer cette complexité. Au XIXe siècle, la machine à vapeur a transformé l'imprimerie et la prolifération de l'imprimé a permis l'instauration de l'éducation publique. Au XXe, l'électricité, le téléphone, la radio et la télévision ont donné naissance à la société de consommation. Mais via des systèmes très centralisés.

Aujourd'hui, avec Internet et les énergies renouvelables, nous sommes à l'aube d'une troisième révolution industrielle marquée par la démocratisation totale des communications et de l'énergie. Deux systèmes décentralisés et collaboratifs, régis par une logique de croissance non plus verticale et hiérarchisée, mais latérale. Le nouveau paradigme est celui de l'économie distribuée, où l'entrepreneuriat est à la portée de chacun. L'impression 3D nous laisse imaginer ce que sera l'appareil de production décentralisé du XXIe siècle. Cela va remettre en cause profondément l'ordre établi capitaliste hypercentralisé du siècle dernier.

Le système actuel est cassé. Notre économie du carbone menace la pérennité des écosystèmes naturels dont nous dépendons. Le coût de production des énergies fossiles ne cesse de croître. Les infrastructures sont vieillissantes. Parallèlement, des millions de foyers et d'entreprises produisent déjà leur propre énergie, et leur nombre croît à mesure que le coût des infrastructures diminue. Or celui-ci va baisser de plus en plus, comme cela s'est passé pour les ordinateurs. Imaginez ce que cette énergie bon marché, abondante et produite à demeure va permettre, quand on sait que l'efficacité thermodynamique compte pour 84% de la productivité de nos économies industrialisées !

Aussi, notre message aux gros distributeurs de gaz et d'électricité est : au lieu de vendre autant d'électrons que possible, facilitez le déploiement du nouveau réseau énergétique décentralisé. Et payez-vous en facturant sa gestion et en prélevant un pourcentage sur les économies réalisées par vos clients.

Les 27 membres de l'Union européenne se sont engagés en 2007 à bâtir les cinq piliers nécessaires à son développement. A savoir : atteindre 20% d'énergie renouvelable d'ici à 2020, décentraliser l'infrastructure énergétique en facilitant la création d'innombrables minicentrales électriques grâce au solaire, à l'éolien, au géothermique, à la biomasse, etc. Troisièmement, investir dans les technologies de stockage et donner la priorité aux piles à hydrogène. Créer un Internet de l'énergie pour transformer le réseau électrique centralisé actuel en une toile de microacteurs qui peuvent vendre et acheter leur électricité grâce aux technologies de l'information. Et, enfin, électrifier les transports, y compris les voitures individuelles, rechargeables sur ce réseau décentralisé. Rien ne se produira si ces cinq piliers ne sont pas développés simultanément.

Nous avons évalué que la « Feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l'horizon 2050 » de la Commission européenne nécessitera un investissement annuel des secteurs public et privé de 270 milliards d'euros, soit 1,5% seulement du PIB de l'Europe. J'espère ardemment que l'UE et la Chine, qui a officiellement adhéré aux principes de la troisième révolution industrielle, feront mieux que les Etats-Unis. Barack Obama y a encouragé des initiatives isolées, sans projet global : il n'en est rien sorti.

Sur Libération lire la totalité de l'article de Jeremy Rifkin "Créer un internet de l'énergie

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Soutien aux populations amérindiennes

dim, 21/05/2017 - 22:16
POUR NE PAS TOMBER DANS LE #PIEGEÀCOMPTES

Les Amis de la Terre

Nous confions toutes et tous notre argent à une banque. Le "truc", c'est qu'une fois qu'il y est... nous ne savons pas trop ce qu'elle en fait. A regarder leurs publicités, notre argent semble être entre de bonnes mains, géré de manière responsable. Aux Amis de la Terre France, nous avons eu envie d'en avoir le coeur net. Et ce que nous avons découvert n'est vraiment pas glorieux. Voyez plutôt...


1 JE DÉNONCE L'IRRESPONSABILITÉ DES BANQUES
Avec mon argent, ma banque pollue ?


2 JE SOUTIENS LES PEUPLES EN LUTTE
Penseront-ils à nous quand ils signeront le projet ? Faites qu'ils ne nous oublient pas !

Je m'appelle Juan et je suis le chef de la tribu Esto'k Gna. Cela fait 2500 ans que mon peuple vit le long du Rio Grande et de ses canyons, au Texas. Cette terre et moi, nous ne sommes qu'un, comme toutes celles et ceux qui se sont croisés ici. Ce lien millénaire est aujourd'hui rompu à coup de pelleteuses conduites par des hommes qui ne le comprennent pas ...

L'industrie gazière s'est installée sur nos terres il y a de nombreuses années et j'ai passé une grande partie de ma vie à combattre le "grand serpent". Alors que l'exploitation des gaz de schiste détruit à petit feu notre identité et nos moyens de subsistance, voilà qu'il faut lutter à présent contre la construction de terminaux d'exportation !

Quand j'ai découvert que des grandes banques françaises, BNP Paribas et Société Générale, étaient derrière ces projets, je me suis tout de suite dit que vous pouviez, vous les Français, nous apporter toute votre solidarité. Dans votre pays, vous avez eu le courage de refuser la fracturation hydraulique et de l'inscrire dans une loi.

C'est un appel que je vous lance pour saisir ensemble l'opportunité de stopper l'oppression et l'ethnocide des peuples autochtones, pour éviter à mes enfants de mener cette bataille !

Dans quelques jours, je serai en France pour faire entendre notre voix et demander aux banques de ne pas soutenir la construction des terminaux d'exportation.

Nous portons aussi le message de nos frères qui luttent sur d'autres projets de cette industrie mortifère : Keystone XL, Dakota Access Pipeline....Ce n'est pas uniquement une question de climat, ou d'environnement, c'est une question d'humanité. Respecter les droits fondamentaux ne devrait-il pas être la priorité des acteurs financiers ?

Si, chez nous, l'administration Trump entend dérouler le tapis rouge aux entreprises des énergies fossiles, je sais que nous sommes nombreux-ses à nous y opposer… et que s'ils ont la force, nous avons le nombre !


3 JE NE TOMBERAI PAS DANS LE PIÈGE À COMPTES

« En solidarité avec les populations amérindiennes, je demande aux banques françaises de ne pas cautionner la politique anti-climat de Donald Trump et de s'engager, lors de leurs AG le 23 et 24 mai à ne pas financer les projets de transport d'énergies fossiles prévus outre-Atlantique. »

Nous nous joignons à Juan pour vous remercier chaleureusement pour votre soutien !

Oui, à l'occasion de sa venue en France fin mai, nous ferons résonner la voix des peuples Amérindiens lors des Assemblées Générales des banques. Leur parole compte !

Signez le soutien et partagez les visuels sur le site des Amis de la Terre

Algérie : le gaz de schiste n'est plus au programme

jeu, 18/05/2017 - 21:16
L'ALGÉRIE PREND UN VIRAGE À 180° SUR LE GAZ DE SCHISTE

L'Algérie a fait savoir que le gaz de schiste ne faisait désormais plus partie de ses priorités énergétiques. Le gaz conventionnel et les énergies renouvelables suffiraient à absorber la demande du pays.

"L'Algérie n'a pour le moment pas besoin d'exploiter le gaz de schiste dont recèle le sous-sol du pays".
C'est par ces mots très clairs du ministre de l'énergie d'Algérie Nouredine Boutarfa, que le pays vient de prendre un virage à 180° sur la question du gaz de schiste.

Alors comment remplacer cette énergie ?
Par le gaz conventionnel et surtout par les énergies renouvelables. Car pour l'homme, l'avenir est aux énergies renouvelables, et l'Algérie semble bien être en capacité de produire de l'électricité solaire en quantité importante de par son climat singulier. D'ailleurs, le ministre envisage plus que sérieusement de faire de son pays un excellent élève en la matière à l'horizon 2050.

Cependant, pour rappel, l'homme politique était en 2015 pdg de l'entreprise énergétique Sonelgaz. Et à l'époque sa position et son point de vue sur la question étaient bien différents : "Pour moi, les énergies renouvelables ne sont pas une priorité. La priorité aujourd'hui, est de satisfaire le consommateur, car, l'Algérien a besoin d'avoir son électricité, qu'importe l'origine".

Grogne de la population et efficacité des ENR
Il aura fallu plus de deux années pour que l'Algérie change totalement de direction sur la question du gaz de schiste.

En 2015, le gouvernement avait mandaté plusieurs compagnies énergétiques d'envergure afin de jauger du potentiel des sous-sols du pays en gaz de schiste. Les premières estimations faisaient ainsi état de quantités massives de gaz enfouies dans la couche de schiste avec à la clé de nombreux bénéfices : un stock énergétique conséquent pour produire de l'électricité notamment, la création de plusieurs milliers d'emplois directs et indirects, des recettes commerciales en hausses de par la vente des stock sur les marchés internationaux.

Mais la zone désertique dans laquelle les gisements ont été découverts est jugée particulièrement sensible du point de vue des ressources naturelles. Et les populations locales s'opposent avec véhémence depuis plus de deux ans au démarrage des activités de forage, redoutant un impact néfaste sur l'environnement, et un amenuisement des réserves en eau potable. Car à l'instar de bien d'autres pays producteurs, l'Algérie n'est pas parvenu à mettre au point une technique alternative à la fracturation hydraulique, technique pourtant décriée.

Aussi, le revirement du gouvernement algérien est en grande partie motivé par la grogne populaire et par la tendance mondiale qui consiste dorénavant à favoriser les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles. D'ailleurs, Boutarfa estime que "l'avenir est aux énergies renouvelables", notamment en raison du fait que des mutations notables ont été observées sur les technologies de production des ENR.

Pour autant, le ministre reste prudent. Il n'a pas clairement déclaré que le pays stoppait les recherches sur le gaz de schiste mais qu'il pouvait s'en passer dans le court terme. Sur le moyen et long terme donc, tout reste possible.

Lire l'article du 19 avril 2017 sur Le Gaz de Schiste.fr

Rassemblement pour le procès contre le gazoduc Eridan

mer, 17/05/2017 - 21:16
RASSEMBLEMENT POUR LE PROCÈS CONTRE LE GAZODUC ERIDAN

MARDI 30 MAI 2017 À 9H30 DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE

Le Tribunal administratif de Grenoble, tiendra son audience, relative au recours contre la DUP du gazoduc ERIDAN, le 30 mai prochain à 9H30 ;

5 cabinets d'avocats vont plaider contre ce projet, en tentant d'en montrer les irrégularités juridiques, les incohérences d'argumentaires, le non-sens énergétique, la dépression de l'économie locale qui en résulterait et enfin le danger potentiel de mort pour les 40 000 habitants des 5 départements concernés (07 ; 13 ; 26 ; 30 ; 84) situés dans la zone létale.

Pourtant, GrtGaz persiste à vouloir réaliser ce gazoduc géant, bien qu'il ait été démontré et reconnu par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), qu'il n'était ni économiquement ni techniquement pertinent.

Venez nombreux à Grenoble, pour exprimer votre détermination

NON aux gazoducs, surtout avec du gaz de schiste, venant d'Algérie : ceux d'Italie (TAP), d'Espagne (MidCat) et de France (ERIDAN, Val de Saône et Gascogne Midi) ;

NON au gaz de schiste, tout autre bitumineux et énergies fossiles ;

OUI aux énergies renouvelables locales et décentralisées.

Pour gagner soyons mobilisés et ensemble !

Collectif « ALTERNATIVE AU GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Télécharger le flyer (pdf 187 ko)

NOTE DU COLLECTIF 07 SGHDS

Le Collectif "Alternative au Gazoduc Fos Dunkerque" ainsi que les Amis de la Terre appelle à un rassemblement pacifique devant le Tribunal Administratif de Grenoble.

Les organisateurs n'imaginent pas créer un rassemblement de grande ampleur mais espèrent rassembler suffisamment de monde et de structures pour se faire entendre et être relayés.

La presse écrite, radio et TV sera conviée à une conférence de presse qui donnera lieu à un communiqué de presse.

LES ARGUMENTS

Dans le cadre de la Transition Energétique, la commission européenne à Bruxelles travaille actuellement sur les autorisations de projets déposés de gazoducs. Apparemment, sur les 71 dossiers déposés, seuls une moitié sera retenue.

Un rapport d'étude commandée à l'Ineris, un institut placé sous la tutelle du ministère de l'écologie et chargé d'évaluer les risques industriels a démontré la dangerosité d'Eridan notamment près des installations nucléaires ».

Ce projet coûteux va à l'encontre des engagement pris lors de la COP 21 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu'à l'econtre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV)

Il serait financièrement, environnementalement, économiquement et socialement plus judicieux d'investir dans des projets de transition énergétique et écologique tels que l'efficacité énergétique, les
énergies renouvelables, l'hydrogène dont certaines des solutions peuvent être locales et écologiques ...

PLUS D'INFOS

Le projet de gazoduc Eridan
Collectif « ALTERNATIVE AU GAZODUC FOS-DUNKERQUE »
Pour une troisième révolution industrielle liant transition énergétique et technologies de l'information

Le soleil fêté à Bourg St Andéol

ven, 12/05/2017 - 20:07
LA SOLEILLADE DE BOURG ST ANDÉOL

Le 24/06/2017
Parc Pradelle
Bourg-Saint-Andéol

Tout pour vous éclairer sur l'énergie solaire ou comment s'interroger sans se prendre la tête, apprendre, échanger avec les copains et les voisines, partager un moment de vie citoyenne avec des inconnu-e-s sur notre belle planète ... et faire la fête.

Le soleil est généreux, il brille pour tout le monde, prenons l'exemple et profitons-en.

Renseignements : 06 77 65 68 66

Programme
"Vélorution" dans Bourg-Saint-Andéol

Flash Mob

15 h – 21 h : "Stands INFO"
* Le solaire photovoltaïque individuel, le solaire thermique,
* Le solaire photovoltaïque citoyen (collectif) : SUD VIVARHONE ENERGIES,
* Bourg-Siguiri : les panneaux solaires de l'école Bourg-Saint-Andéol en Guinée
* Des gadgets solaires,
* "Bourgs en Transitions" : infos sur le gabio, le jardin, les animations scolaires et périscolaires,
* Polénergie : Espace Info Energie de l'Ardèche, pour répondre à vos questions sur le solaire,
Tourneseul, une invention made in Saint-Montan
Enercoop : société de vente d'électricité renouvelable aux professionnels et particuliers,
* Atelier du Gaz Naturel Renouvelable : Utilisation de bio gaz pour les crêpes de Francine,
* Université Populaire de Pont-Saint-Esprit : Atelier de partage des savoirs sur les énergies renouvelables,
* Librairie ambulante.

15 h – 17 h : Echanges et débats sur l'énergie solaire : Intervention de particuliers, d'associations et de professionnels
Présentation suivie d'une table ronde où chacun pourra débattre autour de la thématique. Comment mieux développer les énergies solaires sur le territoire ?

15 h – 19 h : Atelier participatif de maintenance des vélos animé par Christophe d'ECATE

15 h – 17 h : Atelier Peinture sur cailloux avec Stéphanie

15 h – 18 h : Atelier pour les enfants « Energie Solaire » avec Cécile et Aurélie

15 h – 19 h : Atelier de fabrication de fours solaires par l'Atelier des Baltringues

15 h – 19 h : Atelier « Fa mi sol ! » Expression libre et musique avec Fabrice et Cécile

17 h : Conférence « biodiversité cultivée et production de semences » par Arnaud COCHIN, producteur pour Graines del Pais

18 h : Atelier Ballade au Dieu Mithra et mandalas avec Marie-Hélène

18 h 30 : « Journée de la culture clandestine » avec la Troupe Sauvage

21 h : CONCERT de MANBOUSS (Reggae) : « on voudrait du soleil »

Et aussi,
* la zone de gratuité avec le SEL des Gorges de l'Ardèche, la fameuse « Tombaleau » avec ses cadeaux « écolos »,
* Renée plage : sieste musicale, bronzette et déambulation réflexive
* des animations musicales

RESTAURATION
Sophie de Drôles de Zèbre et Arjun vont réaliser des plats de saison pour tous les gouts.

BUVETTE
Bières, vins, sirops et jus de fruit. Les gâteaux du four solaire faits par les petites mains de bénévoles radieux et les crêpes sucrées de Francine.

Télécharger le programme complet et détaillé (pdf 367 ko)

Le PERH d'Attila (Meuse) renouvelé

ven, 12/05/2017 - 19:40
PROLONGATION EXCEPTIONNELLE DU PERMIS EXCLUSIF DE RECHERCHES DE MINES D'HYDROCARBURES CONVENTIONNELS LIQUIDES OU GAZEUX, DIT « PERMIS DE L'ATTILA » (MEUSE)

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER, EN CHARGE DES RELATIONS INTERNATIONALES SUR LE CLIMAT

Arrêté du 9 mai 2017 accordant la prolongation exceptionnelle du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux, dit « permis de l'Attila » (Meuse), aux sociétés Galli Coz SA et Tethys Oil AB, conjointes et solidaires

NOR : DEVR1713852A

Par arrêté de la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat et du secrétaire d'Etat chargé de l'industrie, du numérique et de l'innovation en date du 9 mai 2017, le permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « permis de l'Attila », situé en Meuse, est prolongé à titre exceptionnel jusqu'au 15 février 2019 sur une surface inchangée.

Un extrait de l'arrêté sera affiché à la préfecture de la Meuse. Cet extrait sera inséré au recueil des actes administratifs ainsi que sur le site internet de la préfecture et, aux frais des permissionnaires, publié dans un journal national, régional ou local dont la diffusion s'étend à toute la zone couverte par le présent titre.

Nota. — Il peut être pris connaissance du texte complet de l'arrêté auprès du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer, en charge des relations internationales sur le climat (direction de l'énergie, tour Séquoia, 1, place Carpeaux, 92800 Puteaux) ainsi qu'auprès de la direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement Grand Est (service prévention des risques anthropiques, 2, rue Augustin Fresnel, CS 95038, 57071 Metz Cedex 03).

Lire l'arrété sur le Journal Officiel de la République Française

Une étude sur l'extraction du gaz du schiste en Tunisie

ven, 12/05/2017 - 14:00
UNE ÉTUDE SUR L'EXTRACTION DU GAZ DU SCHISTE EN TUNISIE ?

Le ministre des Affaires locales et de l'Environnement, Riadh Mouakhar, a annoncé, mercredi 10 mai, le lancement d'une étude stratégique sur l'évaluation environnementale de l'exploration et l'extraction des hydrocarbures à partir des gisements non conventionnels, dont le gaz de schiste, et ce lors d'un atelier technique organisé à Tunis, en présence de la ministre de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheikhrouhou.

Cette étude, qui sera réalisée sur 13 mois, par un groupement de deux bureaux d'études tunisien et canadien, moyennant une enveloppe de 2 millions de dinars, provenant du budget de l'Etat, permettra d'analyser les hypothèses d'extraction et d'exploitation des hydrocarbures non conventionnels (technique de fracturation pour rechercher les hydrocarbures à l'intérieur de la roche-mère et principalement le gaz de schiste ), de déterminer les sites des gisements, et de présenter les expériences internationales dans ce domaine.

Elle permettra, aussi, d'étudier les répercussions environnementales et sociales de ce type de gisements et les moyens techniques à mettre en place pour les réduire, ainsi que de préparer un programme dédié aux mécanismes nécessaires pour suivre et contrôler cette activité.

Selon un communiqué, publié par le département de l'énergie, ont pris part à cet atelier le président de la commission de l'énergie à l'ARP, Ameur Larayedh, et un nombre de députés, ainsi que des représentants des ministères et des organismes concernés.

Lire l'article sur Web Manager Center.com

Les banques françaises contre le climat

ven, 12/05/2017 - 13:50
GAZ DE SCHISTE AUX ETATS-UNIS :
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE SOUTIENT LA POLITIQUE DE DONALD TRUMP

L'entreprise américaine NextDecade vient d'annoncer que Société Générale la conseillerait pour son projet de terminal d'exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG, situé dans le Texas du Sud.

Les Amis de la Terre France et les communautés locales qui arrivent en France pour appeler les banques françaises à ne pas cautionner la politique anti-climat de Donald Trump, demandent à la Société Générale de renoncer à ce projet afin d'éviter un nouveau scandale tel que celui autour du Dakota Access Pipeline.

La controverse autour de son soutien au Dakota Access Pipeline n'est pas même étouffée que Société Générale s'engage déjà dans un projet aux conséquences toutes aussi désastreuses sur le climat, les droits des peuples Amérindiens et in fine sur la réputation de la banque.

Les risques économiques et financiers du projet sont également loin d'être nuls. De Bernstein à Wood Mackenzie, les analyses s'accordent sur le fait que seuls 6 des 40 projets de terminaux prévus aux Etats-Unis pourraient être réalisés et que ceux construits pourraient finir en actifs bloqués.

Société Générale veut-elle faciliter l'agenda pro-fossile de l'administration Trump ? En supprimant une à une les protections environnementales et en menaçant de se retirer de l'Accord de Paris, l'administration Trump menace d'aggraver les changements climatiques et d'annuler des années d'efforts internationaux dans les négociations sur le climat.

“Rio Grande LNG n'est qu'un des trois terminaux prévus dans la Vallée du Rio Grande. Nous nous mobilisons déjà contre BNP Paribas pour son soutien au projet Texas LNG. Qu'une autre banque française se trouve derrière un projet qui menace nos emplois, notre santé et qui impliquera plus de fracturation hydraulique sur nos terres alors que cette technique est interdite en France est révoltant” déclare Rebekah Hinojosa de l'organisation locale Save RGV from LNG.

Juan Mancias, le chef de la tribu Esto'k Gna, conclut : “ Nous refusons de voir nos terres volées et notre eau polluée. L'oppression des peuples amérindiens par les entreprises des énergies fossiles et leurs financeurs a assez duré. Nous arrivons en France et participerons à leurs Assemblées Générales dans les prochaines semaines pour les appeler à prendre conscience de la réalité des projets qu'elles soutiennent - ces terminaux, le Dakota Access Pipeline, le Keystone XL - et à s'engager à ne pas les financer. Pour gagner, nous aurons besoin de la solidarité de tou-te-s”.

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