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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère ( gaz de schiste, huiles de schiste, gaz de houille, huiles lourdes ...) et tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques nécessitant de fracturer, stimuler ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 3 heures 49 minutes

Algérie : importante mobilisation contre les gaz de schiste

sam, 28/02/2015 - 17:00
ALGÉRIE : IMPORTANTE MOBILISATION CONTRE LES GAZ DE SCHISTE

9ème semaine de protestation : Construction d'un barrage humain pour empêcher le fracking et les agissements des multinationales (Halliburton, Schlumberger et Total ... premiers heurts)

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torches de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet et ils exigent l'arrêt définitif de toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt,

Le comité de coordination fait appel à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste soutient le mouvement algérien et assure les militants de sa solidarité.

Les émeutes s'étendent sur toute la ville d'In Salah

Algérie Focus le 28/02/15

Un climat d'émeute a gagné la ville d'In Salah ce samedi 28 février, suite aux affrontements entre de jeunes opposants au gaz de schiste et la gendarmerie, au niveau du site gazier de la compagnie américaine Halliburton, situé à 10 km au nord de la ville saharienne.

Joint ce samedi après-midi par téléphone, les membres du mouvement citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah décrivent un “climat d'émeute” total. “Il y a des affrontements partout. Les femmes aussi participent aux affrontement face aux forces de l'ordre”, décrit Abdelkader Bouhafs, militant anti-gaz de schiste, contacté par la rédaction d'Algérie-Focus, précisant que la place Soumoud, le cœur battant de la contestation pacifique, née le 1er janvier dernier, est aussi touchée par les échauffourées.

Les affrontements redoublent d'intensité ces dernières minutes. En ce moment même, les militants anti-gaz de schiste tentent d'attaquer toutes les institutions étatiques, certains encerclant le siège de l'APC, indiquent à Algérie-Focus des témoins oculaires. Le rassemblement à l'extérieur de la brigade de gendarmerie de la ville d'In Salah, pour exiger la libération de la dizaine de militant arrêtés aujourd'hui, se poursuit.

L'affrontement était inévitable”, lâche Abdelkader Bouhafs, qui appelle les émeutiers au calme.

La radicalisation du mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux membres du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah selon lesquelles la compagnie américaine Halliburton, avec la complicité de Sonatrach, est sur le point de lancer la fracturation hydraulique sur le deuxième puits-pilote cette semaine. Ce qui est perçu par la population locale comme un “passage en force” au moment même où les militants anti-gaz de schiste ont tenté de renouer le dialogue avec le régime d'Abdelaziz Bouteflika, en adressant la semaine passé un moratoire, cosigné par plusieurs experts algériens en énergie. “Sellal et Bouteflika sont responsables du climat d'émeute à In Salah”, accuse Abdelkader Bouhafs.

Lire l'article de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo sur TSA Algérie

Algérie-Premiers affrontements entre opposants au gaz de schiste et forces de l'ordre à In Salah

Maghreb Emergent le 28/02/15

Après deux mois de lutte pacifique, le mouvement anti-schiste à In Salah, a connu ce matin, 28 février, ses premiers affrontements entre les manifestants et les forces d'intervention de la gendarmerie nationale.

Les altercations entre les gendarmes, au nombre d'une centaine, et les militants d'In Salah ont commencé vers 11 heures devant la base de vie de la multinationale américaine Halliburton - en charge de la fracturation hydraulique dans les puits-tests de forage du bassin d'Ahnet - située à une dizaine de kilomètres au nord de la ville, raconte Abdelkader Bouhafs, un militant anti-schiste d'In Salah, au Huffington Post Algérie.

"Des échanges vifs ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les quelques centaines de manifestants quand ces derniers ont voulu bloquer la route nationale qui passe devant la base de vie et mène au puits-test de forage. Les militants d'In Salah ont brûlé des pneus et les gendarmes ont répliqué par des gaz lacrymogène ", décrit notre interlocuteur.

"Halliburton dégage" !

Cette escalade dans le mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux habitants d'In Salah selon lesquelles la société américaine s'apprêtait à fracturer le second puits-test de forage cette semaine en " passant en force " si les manifestants s'opposaient à leur projet, explique Djamel Addoun, un autre militant anti-schiste d'In Salah.

Les habitants d'In Salah, mobilisés depuis le 1er janvier contre le gaz de schiste, réclament à présent le départ d'Halliburton du centre d'In Salah. " Halliburton dégage ! Nous n'avons pas besoin de toi, ni à In Salah, ni en Algérie " ! clament les manifestants devant la base de vie de la multinationale.

Article sur Maghreb Emergent

Gaz de schiste. Le Collectif de In Salah dénonce les agissements des multinationales

El Watan le 28/02/15

Les citoyens de In Salah, qui s'opposent depuis presque deux mois à l'exploration de gaz de schiste, réunis autour du Collectif de même nom, dénonce dans un communiqué rendu public ce samedi 28 février le jusqu'au-boutisme de Sonatrach et les agissements des multinationales, à l'instar de Halliburton, Schlumberger et Total.

« Afin de respecter les contrats signés avec les multinationales étrangères et de manière à satisfaire ses exigences premières, Sonatrach a décidé d'opérer le fracking en soutenant par un renfort sécuritaire extraordinaire l'entreprise Halliburton en charge des hydro-fracturations assassines. Ni les risques avérées d'affecter la population d'un point de vue sanitaire, ni les conséquences environnementales néfastes et malheureusement définitives sur l'eau et l'environnement, ni les photos et vidéos prises sur le site du forage et qui montrent à quel point l'inconscience, le laxisme et la gabegie règnent sur ses chantiers, ne fera reculer Sonatrach », peut-on lire.

Construction d'un barrage humain
Le Collectif annonce une mobilisation sous une autre forme. « Nous, citoyens algériens de In Salah, avons décidé d'empêcher l'entreprise de fracturer en construisant un barrage humain sur le site du forage et en barrant la route à Halliburton.

Les renforts de gendarmes ne nous arrêteront pas, et nous n'utiliserons aucune violence. Nous sommes depuis le premier jour pacifiques, pacifiques mais déterminés, même face aux forces sécuritaires qui nous le savons ne font qu'appliquer les ordres et qui sont déroutées, ayant conscience qu'il n'y a que des Algériens en face ». Dans le même sillage, le Collectif de In Salah indique que « sachant que le commanditaire de ces projets est le gouvernement français représenté sur place par Total et Schlumberger, nous lançons un appel à la société civile française, afin qu'elle fasse pression sur son gouvernement et qu'il renonce à ses expérimentations sur notre population et sur notre environnement ».

Article de M.B. sur El Watan

Algérie : des milliers de manifestants contre le gaz de schiste

RFI le 25/02/2015

En Algérie, ils étaient quelques milliers à manifester ce mardi 24 février dans plusieurs villes du pays en solidarité avec les villes du Sud qui sont en lutte, depuis des semaines, contre l'exploitation du gaz de schiste. Des manifestations auxquelles l'opposition s'est ralliée et qui ont donné lieu à des interpellations par la police omniprésente. La date de la manifestation n'a pas été choisie au hasard : le 24 février marque l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en Algérie.

Article sur RFI

Les manifestations anti-gaz de schiste à travers l'Algérie en images

TSA Algérie le 24/02/2015

À l'appel de l'opposition, des milliers de personnes sont sorties, ce mardi 24 février, à travers plusieurs régions du pays pour manifester contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie et exprimer leur solidarité avec les habitants d'In Salah.

De Tébessa à Tlemcen en passant par Batna, Khenchela, Jijel, Béjaïa, Mostaghanem, Ouargla et Tamanerasset, ils sont nombreux à avoir répondu à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition (ICSO). Chacun ses slogans et sa manière d'exprimer le rejet du gaz de schiste.

Ils ont tenu des rassemblements et des marches qui se sont globalement déroulés dans le calme. En fin d'après-midi, de nombreux manifestants ont posté des images et des vidéos sur les réseaux sociaux.

Article sur TSA Algérie

De la Zorna à la Matraque : un 24 février particulier à Alger

Algérie Focus

Le centre d'Alger était en état de siège dans la matinée de ce mardi 24 février. Peu avant 9h, un énorme dispositif sécuritaire est déployé à travers les rues de la capitale. A la place « Mauritania », point de jonction du Boulevard Amirouche et de la Rue Hassiba, quelques fourgons cellulaires y sont stationnés. Matraques et casques accrochés au ceinturon, des éléments des Unités républicaine de sécurité (URS) parcourent le boulevard précité. En s'approchant de la Grande Poste, une chanson de Rabah Derriassa retentit.

Article sur Algérie Focus

Les manifestants anti-gaz de schiste d'In Salah dans la rue le 24 février

Algerie-Focus

Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, les citoyens d'In Salah vont bel et bien sortir le 24 de ce mois de février manifester contre l'exploitation du gaz de schiste, simultanément avec les actions de protestation prévues ce jour-là à travers plusieurs wilayas du pays, à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition algérienne (Icso), regroupant le Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLT) et le Pôle des forces du changement d'Ali Benflis.

“Les citoyens d'In Salah sont finalement parvenus à se mettre d'accord et dissiper les craintes de récupération politicienne du mouvement anti-gaz de schiste par l'opposition. Les manifestations se poursuivront donc normalement ce 24 février à In Salah et ce soutien de l'opposition ne fera que renforcer les rangs des opposants à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel dans notre pays”, apprend-on de sources concordantes.

Un activiste anti-gaz de schiste d'In Salah souligne qu'une “consigne a été donnée à nos étudiants inscrits dans différentes universités du pays pour qu'ils participent à la marche tout en s'habillant de la tenue locale afin d'être visibles”.

Ce vendredi 20 février, les citoyens d'In Salah ont tenu leurs actions de protestation habituelles. En effet, le sit-in permanent observé sur la Place de la résistance devant le siège de la daïra, entamé le 1er janvier dernier, se poursuit toujours. Un groupe de citoyens campe également au PK 35 sur la route menant vers les forages schisteux de Gour Mahmoud, à une trentaine de kilomètres de la ville. Ce nouveau camp permanent est baptisé “Place de la résistance 2″. Quelques dizaines de citoyens ont aussi observé la marche quotidienne, à travers les artères de la ville. Le tout sous une pluie que les habitants d'In Salah qualifient de “bénédiction divine, car il pleut une fois par tremblement de terre chez nous”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Un rassemblement pacifique Anti Gaz de Schiste de soutien aura lieu mardi 24 février 2015 à 17h00 devant le Consulat général d'Algérie à Paris.

Une demande de moratoire au président Bouteflika

El Watan le 21/02/15

A la veille de l'emblématique 24 février que l'opposition compte métamorphoser en une commémoration de la résistance à l'exploitation du gaz de schiste en soutien à la population d'In Salah, le Tidikelt se réinvente et s'ingénie à insuffler aux troupes, fatiguées par 52 jours de manifestations dans la rue, une nouvelle raison de poursuivre la contestation.

La société civile d'In Salah a adressé, jeudi, la demande d'un moratoire sur le gaz de schiste au chef de l'Etat cosignée par plusieurs experts algériens solidaires du combat de la population d'In Salah.

La lettre commence par le constat d'échec des négociations : « Après les tentatives de dialogue infructueuses entre les pouvoirs publics et la population d'In Salah sur la question de l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en Algérie, en général, et à In Salah en particulier, et face à l'enlisement de la situation, nous, habitants d'In Salah, habitants du Sud algérien, citoyens algériens, venons vous solliciter au nom de notre région, au nom de nos concitoyens du Sud et de toute l'Algérie qui s'opposent à l'avenir funeste que nous réserve l'exploitation des gaz de schiste. » La demande de moratoire met en exergue les risques sur l'environnement, notamment la pollution de l'eau et de l'air, les séismes, les répercussions sur la santé, l'utilisation de grandes quantités d'eau et, pour terminer, signale qu'elle n'est « pas rentable ».

La lettre relate le constat d'atteintes environnementales flagrantes, en totale contradiction avec les propres consignes du président de la République lors du Conseil ministériel restreint du 27 janvier 2015 : « Le gouvernement devra veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement. » L'appel à un moratoire vise, selon les signataires, à « rétablir la confiance et le dialogue entre les populations concernées, le pouvoir central et la communauté scientifique » et la création d'une commission indépendante ainsi qu'un débat national pour que « l'Algérie avance avec confiance, avec espoir, en dépit de toutes les difficultés, vers un destin meilleur et sait pouvoir compter, pour cela, sur le concours de tous ses enfants, sans exclusive ni marginalisation ».

Gardant l'espoir d'un recul du gouvernement, d'une décision providentielle du chef de l'Etat quant à un moratoire sur le gaz de schiste, les protestataires remettent ainsi les compteurs à zéro et soufflent sur les braises de la résistance, avec une mobilisation qui a certes diminué d'intensité mais n'a jamais quitté la place Somoud, où les rassemblements se tiennent, comme d'habitude, quotidiennement, alors qu'une vingtaine de jeunes surveillent les forages de Gour Mahmoud, scrutant tout changement dans la manière de forer.

Le passage au forage vertical, à la fracturation hydraulique avec ses produits chimiques injectés dans le sol, c'est ce que redoutent le plus les habitants d'In Salah. In Salah la militante, In Salah l'antigaz de schiste est éreintée par le silence du gouvernement qui a coupé tout contact avec les protestataires au moment où les renforts sécuritaires sont de plus en plus apparents dans cette plaine du Tademaït, cette paume de la main ouverte au relief si particulier cachant des trésors de minerais et d'hydrocarbures.

La place Somoud, qui a encore vibré cette semaine de la voix du professeur Segni Laadjal, professeur à l'université de Ouargla, défenseur farouche des énergies renouvelables et de la chimie verte, venu donner son point de vue sur l'exploitation du gaz de schiste, s'apprête à vivre, mardi prochain, sa plus grande mobilisation depuis le début de la contestation, le 31 décembre 2014.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Effets de l'exploration du gaz de schiste à In Salah : Un film documentaire accablant devant l'APN

El Watan le 21/02/15

Des oiseaux migrateurs gisant sur le sable, des renards, des camelins et des chèvres embourbés, morts de n'avoir pas été sauvés de l'envasement dans les flaques de boue pétrolière huileuse qui essaiment à perte de vue. Il n'en a pas fallu plus pour convaincre In Salah du danger qui la guette avec de nouveaux puits de gaz non conventionnel.

Sonatrach, l'entreprise citoyenne, amie de la nature, ne prend même plus la peine d'effacer les traces indélébiles causées par ses forages. 52 jours de mobilisation contre le gaz de schiste, une contestation citoyenne qui s'essouffle tantôt, se réorganise tantôt pendant que le gouvernement et Sonatrach font la sourde oreille. La société civile ne baisse pas les bras, au moment où un moratoire est déposé à la présidence de la République, l'association Shems prend à bras-le-corps la mission de la documentation.

Ses membres ont filmé au moins trois sites où les preuves d'atteintes criantes à l'environnement sont visibles à l'œil nu. Le premier à Zaouïa, 6 km d'In Salah, où un puits datant des années 1980 ayant enregistré une migration de gaz a été bouché mais sans nettoyage. Le second sur la route d'Arak, à 160 km de la ville où plusieurs bassins de décantation des boues contiennent toujours des produits toxiques non évaporés depuis 2012. Le troisième, à Gour Mahmoud, 35 km au sud d'In Salah où les puits de gaz de schiste en cours de forage présentent déjà les signes d'épandage direct sur le sol sans traitement ni épuration.

La population d'In Salah a compris que manifester devant la daïra ne donnera rien avec un gouvernement décidé à aller jusqu'au bout de sa logique pro-gaz de schiste. Tandis que la ville reprend petit à petit son activité « normale » tant au niveau scolaire qu'administratif, il y a d'autres possibilités de se faire entendre. Devant les arguments d'experts défendant l'option du gaz de schiste « qui ne serait pas plus dangereux et nocif pour la vie humaine et l'environnement que le reste de l'industrie pétrolière et gazière », « ou pas plus dangereux qu'un déodorant ou des couches bébé jetés dans la nature », une seule réponse : recueillir les preuves du contraire.

Sept associations écologiques s'y attellent depuis 2012, elles redoublent d'effort depuis six semaines. « Tous les éléments confirmant une atteinte à l'environnement à même de répondre au mieux aux assurances de Sonatrach sont filmés, photographiés, dûment documenté », affirme-t-on auprès du « comité des 22 ».
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Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Au 50e jour, In Salah ne se tait pas mais se cherche une sortie de crise "honorable"

Huff Post Maghreb le 19/02/15

In Salah ne se tait pas. Le bastion de la contestation anti-gaz de schiste mobilisé depuis le 1er janvier maintient son campement sur la Place Somoud (Place de la résistance), poursuit ses meetings et ses marches quotidiennes et continue son sit-in sur le site du second puits de forage expérimental, au niveau du kilomètre 35, débuté il y a deux semaines.

Mais, au 50e jour de la contestation et en l'absence de décisions gouvernementales favorables aux manifestants, des signes de délitement du mouvement apparaissent. Plusieurs administrations ont rouvert leurs portes telles que la Cnas et La Poste, indique au Huffington Post Algérie, Abdelkader Bouhafs, un des militants du mouvement. Et le nombre de protestataires sur le Place Somoud se fait de plus en plus épars.

Dans l'attente de l'arrêt des forages du second puits
Sans nouvelle d'Alger et sans négociations – la rencontre annoncée entre une délégation d'In Salah et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n'ayant finalement pas eu lieu – les manifestants agissent sur place en surveillant de près les sites de forage expérimentaux situés à une trentaine de kilomètres d' In Salah.

Quelque 25 jeunes de la ville y campent nuit et jour dans cinq tentes installées au niveau du kilomètre 35. "Si on ferme les yeux, ils vont démarrer la fracturation hydraulique", affirme au Huffington Post Algérie Ahmed Belkou, un des campeurs engagés dans le mouvement depuis le départ.

"Sonatrach devrait commencer à déménager la plateforme du second puits de forage vers Hassi Messaoud d'ici deux à trois jours car la phase d'exploration est quasiment terminée", déclare Abdelkader Bouhafs qui reconnaît que "ce déménagement pourrait avoir un impact sur la suite du mouvement".

Tout en "restant vigilant" pour s'assurer du "nettoyage du site par Sonatrach" et empêcher "la fracturation hydraulique dans la phase d'exploitation confiée à la compagnie américaine Halliburton", ce déménagement, si symbolique soit-il, pourrait donc sonner le glas du mouvement.

Quoi qu'il en soit "aucune décision ne sera prise avant le 24 février, jour d'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures", souligne Abdelkader Bouhafs. Pour cette journée particulière où des marches et rassemblements pacifiques sont prévus à travers le pays suite à l'appel de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), les manifestants d'In Salah ont prévu de "remobiliser la foule" et de convaincre Adrar, Tamanrasset et El Golea de les rejoindre pour une grande marche.

"On ne va pas interférer avec les politiques mais on ne va pas les nier non plus", souligne Abdelkader Bouhafs. "Nous allons rester sur nos revendications de l'arrêt des forages de gaz de schiste".

Quelques jours avant les militants d'In Salah devraient avoir remis au Président, Abdelaziz Bouteflika, une demande de moratoire se présentant sous la forme d'un "dossier de 40 pages qui rappelle tous les risques que présente le gaz de schiste", précise Abdelkader Bouhafs. "De tous ces événements de la semaine va dépendre la suite du mouvement", conclut le militant.

Lire l'article sur Huff Post Maghreb

La mobilisation se poursuit à In Salah

L'Expression le 16/02/17

Chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours.

La mobilisation contre l'exploitation du gaz de schiste ne faiblit pas à In Salah où l'on considère cette option comme étant une condamnation à mort de la population. Hier, une marche imposante a été organisée à travers les artères de la ville pour réitérer le rejet de la décision du gouvernement. Plusieurs milliers de citoyens ont pris part à cette manifestation pacifique qui se veut un autre cri exprimant la détermination populaire de s'opposer jusqu'au bout à l'exploitation du gaz de schiste.

Ni les assurances des pouvoirs publics, ni les accusations de certains partis politiques ni encore moins les dernières décisions du Conseil restreint consacré au Sud et aux Hauts-Plateaux n'ont réussi à calmer les protestataires de In Salah. Bien au contraire, chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours et des semaines. Les déclarations contradictoires des responsables n'ont fait qu'exacerber la colère à In Salah où on ne croit plus aux discours du gouvernement. La seule revendication que porte la population est l'arrêt pur et simple des travaux de forage des puits par la fracturation hydraulique.

Pour absorber cette colère, le pouvoir a décidé de relancer la question de création de wilayas déléguées. La réponse de la population ne s'est pas fait attendre : « On ne veut pas de gaz de schiste. » En tout état de cause, à In Salah ses habitants qui contestent les déclarations concernant la période d'exploration ne veulent du gaz de schiste ni pour demain, ni pour 2012 ni pour le siècle prochain. Mais pour le moment, rien ne semble indiquer que le pouvoir reviendra sur sa décision d'exploiter cette ressource non conventionnelle.

Les partis qui le représentent sont allés jusqu'à soupçonner que les manifestants de In Salah soient manipulés par des parties intérieures et étrangères. Amara Benyounès, président du MPA, et membre du gouvernement, n'a pas hésité à dire que « tout responsable politique algérien qui s'oppose au gaz de schiste est quelqu'un de totalement irresponsable ».

L'opposition ne l'entend certes pas de cette oreille. L'Instance de suivi et de concertation de l'opposition qui regroupe les membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd) et le Pôle des forces de changement prévoit l'organisation de marches et autres manifestations au niveau national pour soutenir la population de In Salah et exiger l'arrêt des travaux du gaz de schiste. Le regroupement de l'opposition a choisi la date du 24 février, anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, pour organiser ces actions.

Lire l'article de Karim Aimeur sur Le Quotidien L'Expression

Ouargla : Les anti-schiste dénoncent la partialité de la presse locale

El Watan le 15/02/15

Les opposants au gaz de schiste ont organisé, le week-end dernier, une marche et un sit-in de protestation devant la maison de la presse Abdelhamid Nedjah de Ouargla pour dénoncer, disent-ils, « la partialité des médias locaux devant la mobilisation citoyenne tenue depuis sept semaines en solidarité avec In Salah ».

In Salah, où sept associations de l'environnement travaillent d'arrache-pied depuis plusieurs années pour convaincre les 45 000 habitants d'adopter une démarche écologique au quotidien, a donné à réfléchir à Ouargla. Emboîtant le pas à la capitale du Tidikelt qui a opté pour la préservation de l'environnement grâce à son instinct de survie, Ouargla a pu imposer son mode de contestation désormais permanent avec une kheïma en plein Souk El Hedjar où s'organisent chaque jour des débats à ciel ouvert où des citoyens bravent le froid et la pression des autorités pour venir écouter des experts prêcher contre « le danger qui guette les eaux souterraines du Sud, son sol et son ciel ».

Un programme hebdomadaire de conférences- débats ambulantes à travers les quartiers et les communes de la wilaya a été mis en œuvre durant la semaine écoulée, où chaque quartier a pu organiser sa propre conférence.Muni d'un kit informatique et d'un data-show, le professeur Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla et opposant farouche à l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste, anime quasi quotidiennement des conférences-débats où la vulgarisation et la pédagogie écologique trouvent leur place devant un auditoire très intéressé par cette thématique qui fait polémique, surtout après la résistance du mouvement d'opposition à In Salah.

« L'engouement des gens, même de nuit, nous encourage à aller vers chaque coin de la ville pour rallier de nouveaux militants », affirme Aibek Ag Sahli, coorganisateur des six manifs antigaz de schiste de Ouargla. Tant qu'In Salah résiste et tient le coup, Ouargla, où la contestation écologique pend désormais son ancrage populaire après celui universitaire, ne renonce pas.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

In Salah : 45 jours de mobilisation et début de la collecte des signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste

Huffpost Maghreb le 13/02/15

45 jours de mobilisation et les habitants de In Salah campent toujours à la place Somoud. Face au siège de la daïra, ils ont décidé de protester contre l'exploration du gaz de schiste annoncée par le gouvernement le 27 décembre 2014.

45 jours de mobilisation, des va-et-vient des délégations gouvernementale, parlementaire et de spécialistes ne sont pas venus à bout de la volonté des protestataires de In Salah de faire stopper les explorations amorcées dans le bassin de l'Ahnet.

Opposés à la poursuite des explorations, la page des activistes sur Facebook In Salah Sun & Power annonce que la réunion de jeudi 12 février a permis de dégager quelques nouvelles actions notamment des récoltes de signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste et une marche nationale.

Les protestataires réunis à la place Somoud ont commencé de suite à récolter des signatures pour la mise en oeuvre du moratoire sur l'exploration du gaz de schiste et décidé d'une marche nationale, qui ne coïnciderait pas avec les sit-in de l'opposition prévus pour le 2' février, et dont la date n'a pas été arrêtée. Il est aussi question d'une possible fermeture des accès aux puits de l'Ahnet.

Les protestataires, qui s'interrogent sur le sens de l'arrêt de toute forme de dialogue observée par le pouvoir depuis le dernier conseil des ministres, souhaitent, cependant, imposer l'arrêt immédiat et le début du nettoyage des périmètres où ont lieu les fracturations.

A noter que la ville de In Salah a connu hier un incident qui a failli coûter la vie à un des jeunes. Un contrebandier de carburant qui avait caché des jerrycans de gasoil sous une cargaison de dattes. Interpellé par un jeune, il s'est affolé a asséné un coup de couteau au jeune en question et a pris la fuite.

La mise en feu du camion a permis de découvrir ce qui se cachait sous la cargaison. Hospitalisé à Adrar, le jeune homme est, aujourd'hui, hors de danger.

Lire l'article sur Huffpost Maghreb

Gaz de schiste : Alerte maximale à In Salah !

Algérie-Focus le 12/02/15

Des milliers de personnes ont pris part dans la matinée de ce jeudi 12 février 2015 au grand rassemblement tenu sur la “Place de la résistance”, devant le siège de la daïra, à l'appel du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah.

Deux résolutions phares ont été prises à l'issue de ce conclave. La première consiste au “lancement d'une pétition pour l'instauration d'un moratoire sur les opérations de forage de gaz de schiste”, a-t-on appris de sources locales. La seconde prévoit “le déplacement de tous les habitants d'In Salah sur le lieu des forages, à Gour Lahmar, à une trentaine kilomètres de la ville”. Si ce moratoire n'est pas décidé d'ici dimanche, “les 40 000 habitants que compte In Salah” rejoindront les quelques dizaines de concitoyens qui y manifestent depuis quelques jours déjà.

Les pouvoirs publics, de leur côté, semblent loin d'être prêt à faire machine arrière et à renoncer aux “forages-pilotes” de cet hydrocarbure non conventionnel. Preuve en est, d'après nos sources, le renforcement du dispositif sécuritaire au niveau des champs gaziers de la région. “Hier, il y a eu un renfort de gendarmes, la mobilisation de deux avions (militaires) et des chiens policiers (brigade canine, ndlr).

Ce matin, des policiers anti-émeute ont été déployés sur la route menant vers les puits gazier”, affirme un citoyen d'In Salah. Un autre activiste souligne, pour sa part, que des “escarmouches ont eu lieu hier soir entre les gendarmes et les manifestants et la situation a failli dégénérer. La sagesse de quelques citoyens a pu heureusement calmer les esprits”. Au champ de gaz conventionnel de Hassi Moumène, “des éléments et des engins lourds de l'armée ont été déployés”, ajoutent nos sources.

Nos tentatives pour joindre le chargé de communication de la Gendarmerie nationale n'ont pas abouti. Celui de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), quant à lui, nous a dit en milieu d'après midi qu'il nous rappellerait lorsqu'il aura contacté ses subalternes à In Salah. A l'heure où nous mettons sous presse, il n'a toujours pas rappelé.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie-Focus

Les militants antigaz de schiste bloquent l'accès au site d'Ahnet

Ils ont carrément installé leurs tentes à même la piste menant vers les puits

Liberté-Algérie le 11/02/15

Et si le mouvement de protestation contre le gaz de schiste est parti pour durer autant de temps que nécessiteraient les travaux du chantier d'exploration lancé à In-Salah ?
De toute façon, ce ne sont pas les déclarations des officiels, encore moins les “assurances” des responsables de la Sonatrach, qui peuvent, à présent, convaincre les “résistants” de cette ville du Sud, déterminés à ne pas baisser les bras avant que l'État ne décide de renoncer à ce projet et fermer les puits déjà forés à quelques dizaines de kilomètres de leurs domiciles.

Pis encore, la dernière sortie du P-dg intérimaire de la Sonatrach, Saïd Sahnoun, soutenant que le projet d'exploration du gaz de schiste sera mené jusqu'au bout, a davantage attisé la colère des citoyens d'In-Salah. Désormais, l'escalade de leur mouvement, jusque-là pacifique, n'est plus écartée. Et pour cause, les militants antigaz de schiste sont passés, depuis l'après-midi d'avant-hier, à une nouvelle forme de protestation pour le moins audacieuse : ils ont tout simplement décidé de fermer la piste menant de la RN1 vers le chantier “non conventionnel” de Sonatrach.

Et depuis hier, ils ont carrément installé un campement au PK 35 (point kilométrique, au sud de la ville d'In-Salah, d'où bifurque justement cette piste. Il y a trois tentes qui y sont plantées pour accueillir les manifestants résolument décidés d'empêcher, notamment, les camions qui transporteraient des produits chimiques utilisés dans la technique de fracturation hydraulique.
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Le collectif citoyen antigaz de schiste, indique notre interlocuteur, prépare, par ailleurs, une nouvelle lettre pour demander au président Bouteflika de “décréter un moratoire” sur le projet d'exploration du gaz de schiste. La relance du projet du gaz de schiste, exigent les contestataires, doit attendre les résultats du débat national préconisé. Pour les militants antigaz de schiste, c'est même une condition sine qua non…

Lire l'article de F.A. sur Liberté-Algérie

In Salah : La mobilisation anti-gaz de schiste reprend du souffle

L'entêtement des pouvoirs publics à poursuivre coûte que coûte les forages des puits-pilotes de gaz de schiste ne fait que consolider la détermination des citoyens d'In Salah à maintenir la mobilisation jusqu'au renoncement, du moins temporairement, à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel en Algérie.

Au lendemain de la nouvelle sortie médiatique du PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, qui a réitéré la décision de la compagnie nationale de poursuivre les forages du gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet, des citoyens d'In Salah, contactés par nos soins, sont unanimes à qualifier d'”irresponsables” les propos de Saïd Sahnoune qui, selon eux, pousse “au pourrissement” au lieu de “prendre en compte les revendications légitimes des citoyens qui se soucient de l'avenir de tout le pays et des générations futures”.

Sur le terrain, la mobilisation citoyenne a été au rendez-vous ce lundi 9 février 2015 à In Salah. Outre le sit-in permanent observé depuis le 1er janvier dernier sur l'esplanade du siège de la daïra, plusieurs centaines de personnes, notamment des élèves et des étudiants, ont battu le pavé à travers les artères principales de la ville pour réitérer, eux aussi, leur “unique revendication” qui consiste en l'”arrêt des forages” et l'”annonce publique par le gouvernement d'un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste à travers tout le pays”, a-t-on appris de sources concordantes.

Une contestation protée aussi par les femmes
Selon nos sources, en début d'après-midi, plusieurs véhicules ont été mobilisés pour transporter des manifestants au bassin d'Ahnet, à une trentaine de kilomètres de la ville, où ils devraient organiser un rassemblement pour “contraindre les exploitants à mettre à l'arrêt les appareils de forage”. Quoique des actions similaires avaient eu lieu la semaine dernière, la nouveauté cette fois c'est “la présence de femmes parmi les citoyens qui ont fait le déplacement”. “Une dizaine de fourgons ont été remplis de femmes avant de prendre la direction de Gor Mahmoud (lieu des forages) où elles manifestent, à côté de leurs frères actuellement”, soulignent nos sources”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Gaz de schiste : l'Algérie poursuivra les forages exploratoires

Romandie le 08/02/15

Alger - Le groupe pétrolier algérien Sonatrach poursuivra ses forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique dans le Sahara, en débit de l'hostilité grandissante des populations vivant près des gisements, a indiqué dimanche son PDG Said Sahnoun.

La Sonatrach ne va pas interrompre les forages d'exploration de gaz de schiste à In Salah, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Alger.
L'Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin d'augmenter sa production et faire face à la hausse de sa consommation intérieure, selon M. Sahnoun.

La consommation interne devrait atteindre 35 milliards de m3 de gaz en 2015 et 50 milliards de m3 en 2025, a-t-il ajouté.
L'Algérie, qui tire la majeure partie de ses revenus des exportations d'hydrocarbures, produit actuellement quelque 80 milliards de m3 de gaz par an.

Depuis que le groupe public a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d'In Salah, les manifestations anti-gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien.

M. Sahnoun a précisé que son groupe allait terminer dans quelques jours un deuxième puits d'exploration à Ahnet, près du premier forage déjà réalisé dans la région d'In Salah.
Nous allons ensuite démonter les installations qui seront transportées vers un autre site d'exploration, a-t-il ajouté, sans autre précision.

M. Sahnoun a assuré que ces forages visaient uniquement à évaluer les ressources présentes dans le sous-sol du Sahara algérien. La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement, a-t-il assuré.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé fin janvier que les forages pilotes seraient achevés à brève échéance mais que l'exploitation proprement dite n'était pas encore à l'ordre du jour.

A la question de savoir si la Sonatrach coopérait avec le géant pétrolier français Total dans l'exploration du gaz de schiste, comme rapporté récemment par des médias, M. Sahnoun a répondu : Total n'a jamais été impliqué dans l'exploration du gaz de schiste en Algérie.
Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (GB) et Talisman (Canada), a-t-il précisé.

Selon des études internationales, l'Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les Etats-Unis, la Chine et l'Argentine.

Lire la suite de l'article sur Romandie

Le mouvement antigaz de schiste aux députés d'In-Salah “Vous avez une responsabilité historique”

Lierté-Algerie le 07-02-15

La délégation composée d'une trentaine de députés (FLN, RND) s'est fait remettre par le comité des 22 animateurs du mouvement deux lettres destinées au président Bouteflika et au président de l'APN.
Le mouvement de protestation antigaz de schiste se poursuit toujours à In-Salah. Les tentatives de désamorcer la situation aussi.

La dernière tentative en date est à mettre à l'actif de la délégation parlementaire qui a séjourné, mercredi et jeudi derniers, à l'unique hôtel (étatique) de la ville d'In-Salah, le Tidikelt. Composée d'une trentaine de députés, essentiellement des partis majoritaires FLN et RND, cette délégation, menée par le vice-président de l'APN, Djamel Bouras (député FLN représentant la communauté algérienne dans la région parisienne, en France), est l'une des rares parties à avoir été reçue par les représentants de la société civile (la vraie) de cette ville du Sud en ébullition depuis le début de l'année. Cela a été rendu possible grâce, notamment, à la médiation du député RND de la région, Mohamed Baba Ali, qui reste l'un des rares représentants du peuple à avoir été adopté par les militants antigaz de schiste, pour avoir soutenu leur cause.

Après de longues heures d'échanges avec le chef de la délégation, M. Bouras, qui leur a promis de transmettre leur message au président de la République, et les membres du collectif citoyen, le “groupe des 22”, lui ont remis deux lettres (dont nous détenons des copies) ; l'une adressée au chef de l'État et l'autre au Parlement.

Dans la première, destinée au président Abdelaziz Bouteflika, il était question de réitérer, en des termes plus clairs, leur seule et unique revendication de fermer le puits, ou les puits déjà forés à In-Salah, ainsi que d'empêcher la fracturation hydraulique dans de nouveaux puits. “Tout en vous souhaitant un prompt rétablissement et une meilleure santé, nous vous remercions d'avoir dépêché la commission économique parlementaire, présidée par le vice-président de l'APN, qui nous a écoutés attentivement et pris acte de nos préoccupations : notre unique et importante revendication est d'empêcher la fracturation hydraulique prévue dans le deuxième et dernier puits de ce projet expérimental de gaz de schiste, ainsi que le nettoyage et la désinfection des lieux. M. le Président, nous vous sollicitons pour prendre des mesures fermes pour que vos décisions prônant l'arrêt de ce projet, prises lors du Conseil des ministres, soient appliquées à la lettre (…) Nous vous demandons de geler ce projet et d'ouvrir un débat national (…).”

C'est, en gros, le message essentiel comporté dans la lettre du “groupe des 22” adressée au chef de l'État. Aux élus, les membres du collectif citoyen ont été moins cléments en portant aux représentants des deux Chambres (APN et Sénat) “la responsabilité historique” d'avoir voté la loi de 2013 sur les hydrocarbures qui a balisé le terrain pour le lancement de ce projet de gaz de schiste. “Nous portons la responsabilité historique aux représentants des deux Chambres parlementaires ayant voté la loi sur les hydrocarbures, sans prendre en compte ni l'avis des experts encore moins celui des citoyens.

Sans cette loi, ce mouvement de protestation, qui pénalise toute notre région, n'aurait jamais existé. Aujourd'hui, vous êtes tenus de prendre une position digne, et qui doit découler de votre amour pour ce pays et son peuple”, lit-on dans la lettre adressée aux parlementaires. Le message est fort.

Certains députés semblent l'avoir déjà assimilé en avouant qu'ils n'étaient pas maîtres de leur décision à l'occasion du vote de la loi sur les hydrocarbures en 2013. (Lire encadré). Pour les prendre à témoins et les sensibiliser davantage sur les dangers que représente l'exploitation du gaz de schiste, le “groupe des 22”, en collaboration avec les autorités locale, a organisé, dans la matinée de jeudi dernier, une visite sur le site d'exploration du gaz de schiste pour l'ensemble des parlementaires présents à In-Salah. Ceci, tout comme ils n'ont pas hésité à faire venir M. Bouras à la place de la Résistance où il a été hué par la foule de citoyens pour qui seule la décision d'arrêter les forages compte.

À signaler, par ailleurs, que des heurts ont été enregistrés, dans l'après-midi d'hier, sur le site d'exploitation, entre les éléments de la brigade antiémeute de la Gendarmerie nationale et des manifestants ayant tenté d'y installer une tente. Cet incident, sans dégâts majeurs à déplorer, se produit pour la première fois depuis l'enclenchement du mouvement citoyen à In-Salah.

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In Salah : Les manifestants anti-gaz de schiste chassent le vice-président de l'APN et se rendent sur le lieu des forages

Algerie-Focus le 05-02-15

Le mouvement citoyen d'opposition au gaz de schiste d'In Salah se corse. Au lendemain de l'audience accordée en début de soirée d'hier par quelques-uns de leurs représentants à la délégation parlementaire dépêchés sur place, les manifestants ont empêché ce jeudi 5 février 2015 le vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras de terminer son discours et l'ont chassé de la “Place de la résistance”.

“En s'adressant à la foule du haut de la tribune placée sur la “Place de la résistance”, le chef de la délégation parlementaire tentait d'assurer les manifestants que leurs craintes seront transmises au président de l'APN. Mécontents et prenant ces déclarations pour une énièmre insulte à leur encontre, les manifestants se sont mis à scander ‘Nous résistons, nous résistons” avant de lui lancer “dégage, dégage”. Il a dû suspendre son discours et quitter les lieux”, apprend-on de sources locales.

Juste après cette scène humiliante pour le vice-président de l'APN, plusieurs milliers de manifestants se sont dirigés en début d'après-midi vers Gor Mahmou, à une trentaine de kilomètres de la ville, lieu du projet “expérimental” d'exploitation de ce gaz non-conventionnel, pour contraindre les exploitants à arrêter toutes les machines et équipements de forage. “Environ 5000 citoyens sont en route vers les puits pour y manifester et exiger l'arrêt des forages”, apprend-on d' un activiste anti-gaz de schiste, joint vers ce matin. -

Plusieurs sources concordantes affirment ainsi que “les manifestants sont las de recevoir et de dialoguer avec des responsables et des délégations qui répètent le même discours mensonger.” “Ils tentent tous de nous convaincre qu'on n'est pas encore en phase d'exploitation, qu'on est en période d'essais et que cela ne constituerait aucun danger sur l'environnement et la santé des populations. Mais des faits avérés contredisent tout cela. Nous sommes convaincus que le pouvoir n'est pas près de renoncer à son projet d'exploiter ce poison et qu'il tente de gagner du temps misant sur l'essoufflement du mouvement. Par nos déplacements au lieu des forages, nous lui signifions que notre revendication reste toujours la même et que nous sommes déterminés à poursuivre les manifestations jusqu'à l'arrêt définitif du projet et le renoncement officiel à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie“, soutient-on.

Le déplacement qu'effectuent les manifestants aujourd'hui aux bases d'exploitation de Gor Mahmou est le troisième du genre. Hier et avant hier, des centaines de citoyens récalcitrants au dialogue “stérile” avec les autorités, y ont manifesté pacifiquement et de manière très organisée et ont contraint les exploitants à suspendre “momentanément” les forages. Un dispositif des forces anti-émeutes y a été déployé, mais les citoyens d'In Salah ne lui ont donné aucun “prétexte” pour intervenir. “Pas le moindre incident, Dieu merci, n'y a été signalé”, se réjouit-on encore. - See more at :

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Gaz de schiste : Un comité « no fracking » pour In Salah

El Watan le 04-02-15

In Salah, qui entame son second mois de manifestation, vient de recevoir une nouvelle. Bonne ou mauvaise, on le saura dans les jours à venir, car elle concerne l'implication officielle de techniciens issus de la société civile dans le contrôle des forages des puits de gaz de schiste de Dar Lahmar. Les protestataires parlent « d'un pas en avant » qui pourrait mener vers « un dénouement heureux de la protestation ».

L'information est évidemment confirmée, mais est à prendre avec des pincettes tout de même, vu les rebondissements de ce feuilleton in salhi et surtout la poursuite des travaux sur le terrain.Des travaux confirmés par des personnes qui travaillent autour de la foreuse et l'arrivée successive depuis trois jours de convois de camions et rétrochargeurs transportant de lourds équipements de forage, dont certains ont suscité de la suspicion, si bien que la population s'est rapprochée des convoyeurs pour demander des explications.

Les pouvoirs publics multiplient les délégations. Après avoir entendu les 22 médiateurs campant sur la revendication de l'arrêt total des forages et un moratoire sur le gaz de schiste, un comité de 30 délégués a été constitué, jeudi dernier, et attend le feu vert pour se déplacer à Alger.

Mais la confusion qui entoure la médiation de Mohamed Baba Ali et Abbas Bouamama, respectivement député de Tamanrasset et sénateur d'Illizi, persiste, notamment après l'annonce, hier à Sahat Somoud, du refus d'envoyer des émissaires d'In Salah à Alger. Autre commission, technique cette fois-ci et en coordination avec le chef de daïra d'In Salah, qui a été destinataire d'une liste de 16 noms d'ingénieurs pétroliers et techniciens de forage.

Un nouveau comité chargé spécialement de s'assurer quotidiennement que la fracturation hydraulique, décriée par la population d'In Salah, n'aura pas lieu au niveau du second puits de gaz de schiste arrivé à sa phase finale de forage. Il s'agit, rappelons-le, d'un des deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site où était également prévu un puits vertical d'écho.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

35 jours de contestation à In Salah et ...des photos accablantes !

Les habitants de In Salah entament leur 35e jour de contestation. Les sit-in et manifestations se poursuivent.

Huff Post Maghreb le 04-02-15

Depuis le dernier conseil des ministres, les pouvoirs publics semblent croire que la promotion de quelques daïras au rang de wilayas déléguées est susceptible de ramener l'apaisement et de faire revenir les protestataires du Sud sur leur principale revendication.

Ces derniers, qui ont refusé de rencontrer ce matin la délégation des 36 députés arrivés d'Alger, ne comptent pas lever les camps de la place Al Soumoud. Ils ne veulent rien d'autre que l'arrêt des forages et des explorations. "Nous réclamons notre droit à la vie", disent-ils sur toutes leurs pages sur le Net.

Mettant l'accent sur la nocivité des fracturations hydrauliques, ils ont publié les photos de ce qu'ils appellent " une pollution avérée de l'eau".

Une certitude que semble avoir aussi le géologue Abdelkader Saadallah. Expert installé à son propre compte en Norvège, M. Saadallah explique que "l'eau de la fracturation hydraulique pour produire du Gaz de Schiste doit être recyclée".

Chose que martèlent les autorités, notamment le ministre de l'Energie Mr Youcef Yousfi dès le début de la contestation pour rassurer les protestataires de In Salah.

Dans la pratique, explique M. Saddalah, "il est question de quantités allant de 10 à 20 millions de litres par puits".
Le recyclage d'une telle quantité d'eau, souligne l'expert, nécessite selon lui, de "la stocker, la traiter et de nouveau la réutiliser. C'est-à-dire avoir des bacs de stockage de la taille de 40 à 80 appartements de 100 mètre-carrés chacun ! Cela se verrait et de loin !

Pour une courte durée de temps car le puits, qui est supposé produire pour une courte période un tel investissement, souligne-t-il, serait une "aberration sur le plan économique", car "ajoutant encore un surcoût énorme à une aventure déjà déficitaire pour l'Algérie".
Une situation, qui selon M. Saadallah, prouve une fois de plus l'opacité "de cette aventure de gaz de Schiste depuis son début et ce, malgré la protestation grandissante et gagnant d'autres régions du pays en plus du front initial d'In Salah".

Abordant les clichés qui circulent sur les réseaux sociaux faits sur les chantiers des puits de l'Ahnet, il dira que "les photos parlent d'elles-mêmes !"

Il relèvera que parmi les "déchets à même le sol on voit des produits toxiques pour la nappe d'eau la plus superficielle qui a alimenté pendant des siècles les foggaras et puits traditionnels".
Il souligne, dans ce sillage, que l'on "peut lire clairement les avertissements sur un des emballages : "…Prevent further leakage or spillage. Keep out of waterways…", soit en français : "Eviter en plus des fuites ou des écoulements. Tenir loin de tout cours d'eau !"

Lire la suite de l'article de Mari Sammane sur Huff Post Maghreb

In Salah : Des manifestants encerclent le champ de gaz de schiste pendant quelques heures, en chantant !!!

El Watan le 03-02-15

Les opposants au gaz de schiste s'impatientent à In Salah. Ils ont tenté ce mardi de vérifier par eux-mêmes si la phase de fracturation hydraulique a commencé ou pas au niveau du site de Dar Lahmar, à une trentaine de kilomètres au nord de la ville.

Le mouvement populaire de protestations d'In Salah attendait depuis hier la validation de la liste de la commission de suivi de la non fracturation par les autorités, représentées par Moulay Abdelkader, le chef de daïra. La décision n'ayant pas été rendue publique, quelque 260 jeunes de la ville se sont rendus au fameux puit pilote, AHT1 H1, à une trentaine de kilomètres de la ville ou ils sont restés des heures durant observer les opérations en cours. Les jeunes ont pris des vidéos et des photos du puit, interrogeant les foreurs de l'ENTP sui auraient déclaré « n'avoir reçu aucun ordre de cesser les travaux de forage au niveau du champs ».

Selon des témoignages concordants, les manifestants ont été rattrapés par le chef de daïra, fou furieux de les voir sur les lieux entrain d'arrêter les groupes électrogènes servant à alimenter le site. Accompagné par des éléments de la gendarmerie, ce dernier les a sommés de quitter le champ au risque de se voir arrêter.

Les manifestants sont rentres au crépuscule à Sahat Somoud pour raconter leur périple à Dar Lahmar. Mohamed Azzaoui, membre du groupe des 22 a affirmé en plénière que « les tergiversations des autorités qui atermoient les prises de décisions claires et concrètes font que les plus jeunes sortent de leurs gonds après autant de patience ».

Il a par ailleurs exhorté les autorités à faire preuve de responsabilité et « permettre l'application à la lettre des directives du Président de la République concernant l'arrêt des travaux à la phase d'exploration que nous interprétons comme étant un refus de la fracturation pour l'heure ».

Les jeunes eux, ont en tout cas promis, en chantant, de revenir le lendemain si jamais la décision d'arrêter les travaux n'arrivait pas. Rappelons enfin, que le site pétrolier de Dar Lahmar fait partie du Bassin de l'Ahnet, et qu'il compte pour le moment deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site ou était également prévu un puits vertical d'écho.

Les anti-schiste en sit-in permanent à Ouargla
Pendant ce temps, les anti-schistes de Ouargla tiennent depuis deux jours un sit-in permanent à la place de la Rose de sable baptisée Sahat Echaab. Un exposé du Pr Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla est présenté en soirée pour donner un récapitulatif sur les résultats des dernières études concernant les dangers du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste - Journée de colère au Sud

El Watan le 01-02-15

Pari tenu pour le mouvement anti-gaz de schiste qui a mobilisé plusieurs manifestants à Metlili, Ouargla, Tamanrasset, Bordj Omar Driss alors qu'une marche aussi grandiose qu'émouvante a eu lieu à In Salah.

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du président de la République à Alger, la commémoration du déclenchement des protestations anti-gaz de schiste d'In Salah, le 31 décembre 2014, a fait tache d'huile à travers plusieurs villes du pays et en France, où des rassemblements ont été organisés hier par des activistes convaincus, dont le message commun est l'appel à un moratoire sur le gaz de schiste.

Des centaines d'hommes et de femmes se sont joints à la grande marche d'In Salah où des citoyens d'Adrar, Laghouat, El Bayadh, Djelfa et Tamanrasset sont venus exprimer leur soutien à la population lors d'une journée de colère. Les organisateurs donnent plus de 8000 participants à « Youm el ghadab ». « Arrêtez de nous donner des leçons, ce peuple est conscient, il sait que le danger le guette et il n'a rien fait de répressible.

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A Ghardaïa, Metlili, Ouargla, des rassemblements se sont déroulés au centre-ville où la foule a salué la résistance d'In Salah en exprimant une implication plus chaude et plus concernée.

Le rassemblement de Ouargla s'est voulu plus technique, plus réglementaire, insistant sur les déclarations contradictoires des autorités « qui viennent de reconnaître que des puits de gaz de schiste sont forés depuis 2012, que la fracturation hydraulique est d'usage depuis plus de dix ans et que des forages de Tight Gas, un gaz résiduel emprisonné dans des poches de roches non poreuses ou de sables agglomérés nécessitant des technologies similaires au gaz de schiste sont effectués par Total dans l'Ahnet et le Touat ».

Le collectif populaire anti-gaz de schiste n'en revient toujours pas de « la quantité d'informations secrètes ou cachées subitement divulguées depuis le déclenchement des protestations d'In Salah il y a un mois ». Rien que pour cela, merci In Salah, souligne Nadir Bouhetta intervenant sur « le mensonge d'Etat et les tergiversations des membres du gouvernement qui, toute honte bue, ne démissionnent pas et se permettent de nous qualifier de traîtres et antinationalistes ». Les différents collectifs en appellent à la vigilance populaire et à la mobilisation non-stop afin d'organiser une protestation de longue haleine.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

In Salah : La population intercepte un convoi destiné à la fracturation hydraulique

El Watan le 30-01-15

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du Président de la République à Alger, une dizaine de jeunes de la ville auraient mis au jour, vendredi, vers 17h, l'arrivée d'équipements destinés à la fracturation hydraulique au niveau du puits de gaz de schiste TP214 à Dar Lahmar, à quelque 28 Km d'In Salah.

Selon nos informations, le convoi de camions banalisés, ne portait pas le sigle de la multinationale chargée de la fracturation hydraulique, seconde étape du 2eme forage prévu dans la région. Un des chauffeurs ayant été sommé de s'arrêter a affirmé que les camions appartenaient bien à Halliburton, qu'ils venaient d'Aqebli située à 140 Km d'In Salah, territorialement dépendante de la wilaya d'Adrar et qu'ils se rendaient à In Salah.

En fait, comme le convoi empruntait l'évitement des poids lourds et se dirigeait vers le site des puits de gaz de schiste, les jeunes n'ont pas trop cru à la version du chauffeur et lui ont demandé de prendre la route de la base de vie de Halliburton, située elle à 9 km d'In Salah. Les jeunes, qui ont suivi le camion jusqu'à destination ont été reçu par le responsable de la base qui leur a répondu « khatina taksir hydrauliki » « nous ne sommes pas concernés par la fracturation hydraulique ».

A In Salah, ou le rituel du vendredi vient d'être achevé à la place Somoud, l'information a fait le tour de la ville en quelques minutes. Les représentants de la société civile dénoncent une nouvelle entourloupe, ils appellent la population à plus de vigilance et convient les protestataires à un meeting demain matin pour prendre les décisions qui s'imposent apprend-on auprès du comité.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Manifestations dans plusieurs villes demain

El Watan le 30-01-15

Plusieurs manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste sont prévues demain dans différentes régions du pays. Ouargla, El Bayadh, Adrar, Guelma, Oum El Bouaghi, Alger, Ghardaïa, Tamanrasset et Illizi, s'y préparent, au moment où le mouvement d'In Salah connaît des fractures par rapport à la position à prendre concernant les déclarations du président de la République.

« A In Salah, certains se disent favorables aux décisions prises par le chef de l'Etat, pendant que d'autres campent sur leur position d'arrêt définitif du projet, avoue Djenani, protestataire de Tamanrasset. A Tamanrasset, nous sortirons pour dire non à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. » A Metlili, au sud de Ghardaïa, les habitants restent mobilisés. « Nous ne changerons pas de position.

Nous restons solidaires contre le projet. Leurs décisions ne sont que poudre aux yeux », affirme Hamdane Abdessalam, chômeur, qui précise que le rassemblement aura lieu à 9h sur la place du Moudjahid, au centre-ville. Même état d'esprit du côté de Labiodh Sidi Cheikh, au sud d'El Bayadh, où les habitants ont manifesté, mardi dernier, contre les braconniers du Golfe, même si Mohamed Boudiaf Boucif avoue que la mobilisation s'affaiblit : « L'Etat a découragé beaucoup de gens avec sa propagande, ses relais médiatiques et politiques. »

A Guelma, le sit-in est prévu à 10h devant la stèle du 8 Mai 1945. Même topo à Alger : Ahmed Rezzak, scénographe, acteur et l'un des organisateurs de la manifestation, alerte l'opinion sur les conséquences que peuvent engendrer la persévérance du gouvernement. « Il n'y que le décret présidentiel affirmant l'arrêt du projet qui pourra nous donner satisfaction. Le projet du gaz de schiste cache un autre projet. Si le gouvernement persiste, cela nous mènera à la soudanisation de l'Algérie », regrette-t-il.

Le représentant d'Adrar, Mohamed Gasmi, tente d'expliquer la situation actuelle à In Salah : « La fracturation a commencé depuis plusieurs jours. L'Etat a su deviser les rangs. Nous allons sortir samedi et nous discuteront prochainement avec les habitants d'In Salah pour discuter de la suite à donner au mouvement, que nous souhaitons rassembleur et national. » Pendant que des willayas continuent à manifester leur solidarité, l'Etat persiste et In Salah résiste.

Pour expliquer dans le détail la situation actuelle, le RCD organisera, aujourd'hui, une conférence sur la chute du prix du pétrole et le gaz de schiste ; elle sera animée par l'universitaire Madjid Yousfi à 14h, au siège régional d'Alger du parti. Pour sa part, le Collectif contre le gaz du schiste en Algérie organisera aussi une manifestation demain à Paris.

Lire la suite de l'article de Meziane Abane sur El Watam

In Salah encore plus opposée au gaz de schiste

El Watan le 29-01-15

In Salah campe sur son opposition au gaz de schiste.
L'intimidation, la banalisation, le pourrissement n'ont en rien entamé la volonté de faire entendre la voix de la population aux plus hautes instances du pays.

Le général Hamel, qui a semble t-il honoré la première partie de son engagement, à savoir faire parvenir l'unique revendication au président Bouteflika, n'est pas revenu, comme promis, avec la réponse « positive » attendue. Cette réponse n'a pas été annoncée directement par le Président mais via un communiqué officiel faisant suite au Conseil ministériel restreint, tenu au moment où l'équipe nationale jouait sa place en quarts de finale de la CAN.

Sur le contenu qui a relégué les protestations anti-gaz de schiste au second plan après les projets de développement et la promulgation de nouvelles wilayas, les protestataires ont compris leur déconvenue. _ Eux qui attendaient depuis un mois que le Président tranche. Ni la promotion de cette daïra enfouie dans les sables ocres du désert en wilaya ni les promesses d'un développement local ciblé à l'avenir et encore moins l'exhortation du président de la République aux instances gouvernementales de « mieux communiquer » sur la question du gaz de schiste à l'avenir n'apaisent les esprits.

Le mouvement citoyen a donc tranché, lui aussi. Il s'en tient à sa « détermination à faire stopper toutes les opérations liées au gaz de schiste, allant du simple forage horizontal ou vertical au recours à la fracturation hydraulique ». La réponse a été donnée mardi soir, dans une marche nocturne scandant « La wilaya, la tanmiya, In Salah hiya dahia » (ni wilaya, ni développement, In Salah est la victime). In Salah a donc tranché ; la protestation continue de plus belle. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui, notamment à Ouargla où des étudiants ont manifesté mercredi devant le pole 2 de l'université.

A In Salah, berceau de la protestation anti-gaz de schiste, après la douche froide, l'heure est à la concertation. La colère est perceptible. Fracture ? « Le communiqué parle d'un arrêt de l'exploration après la finalisation du deuxième puits. Ils veulent à tout prix achever la fracturation hydraulique en usant de produits chimiques que nous dénonçons ! Bouteflika ne nous a donc pas compris ? » témoigne un activiste.

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L'avenir de cette protestation ? Les perspectives de ce mouvement si le gouvernement franchit le pas de la seconde fracturation ?
« Nous savons que Bouteflika commet une grosse faute avec cette décision. On ne traite même pas un enfant de la sorte. On arrête un moment pour expliquer et voir la réaction, alors s'ils continuent sur leur lancée, on considèrera que c'est de la hogra. Le choix même d'In Salah comme zone expérimentale est perçu en tant que tel. »
Les gens de la région ont l'impression de vivre leur 5 Octobre. « Nous emprisonner ? In Salah est une prison à ciel ouvert, c'est un grand village dépourvu de tout ! Des droits confisqués. Maintenant, c'est le droit à la vie qu'on veut nous confisquer ! »

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Déception et colère à In Salah

El Watan le 27-01-15

Le mouvement anti-gaz de schiste n'a que sa mobilisation franche et déterminée face aux autorités, résolument tout aussi déterminées à en finir avec la protestation entamée le 31 décembre 2014 par un groupe de jeunes universitaires de la ville d'In Salah.

Au lendemain de la dissolution du comité des 22 délégués, la population s'est retrouvée devant le fait accompli : une contestation sans leader. Continuer ou baisser les bras, alors que le wali a demandé la désignation de nouveaux porte-parole et annoncé que les autorités ne reculeraient pas devant la protestation qui devra, selon lui, s'apaiser et réviser sa position envers les engagements du Premier ministre.

Hier, une nouvelle marche a été organisée à travers la ville pour signifier aux autorités locales, notamment le wali, que le mouvement ne s'essouffle pas malgré la volonté exprimée et mise en pratique par le chef de daïra d'In Salah et le wali de Tamanrasset. La manifestation a entraîné élèves et professeurs du CFPA et du technicum pour revenir ensuite à « sahat Somoud wal wihda », une place qui symbolise désormais la résistance et l'unité de la société civile d'In Salah au gaz de schiste. Infiltration, pressions et autres intimidations n'ont pas manqué de devenir plus directes, plus personnalisées.

Le wali ordonne la reprise de l'activité dans les administrations

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Contestation anti-gaz de schiste : Une journée avec les "Indignés " d'In Salah

Maghreb Emergent le 25-01-15

Ce reportage de Nejma Rondeleux du Huffington Post Algérie décrit heure après heure le sit-in tenu par les habitants d'In Salah depuis près d'un mois pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Ils campent là depuis 24 jours. Hommes et femmes, jeunes, vieux et enfants, tous ceux qui s'opposent au gaz de schiste se retrouvent, à un moment ou un autre, sur cette place du centre-ville d'In Salah, rebaptisée Sahat Essoumoud (Place de la Résistance), le jour où les protestataires y ont élu domicile. Depuis le 1er janvier, elle est devenue le cœur de cette ville de 50.000 habitants, distante de 1.200 km d'Alger. Et le symbole d'une contestation citoyenne unique en Algérie.

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Des manifestants tentent de fermer la route menant aux forages

El Watan le 24-01-15

Une quarantaine de manifestants anti gaz de schiste a tenté lundi, en début d'après midi, la route menant au site des forages exploratoires a une trentaine de kilomètres au sud de In Salah, au lieux dit Gour Mahmoud.

Les deux puits tests, Aht1 et Aht2, contestés par la population locale, sont localisés à quelques kilomètres de la route nationale N°1, la route de l'unité africaine, vers Tamanarasset.

Le premier puits est déjà réalisé, alors que le deuxième est en phase de forage verticale. L'ENTP, filiale de Sonatrach, est l'entreprise chargée de la réalisation.

La multinationale spécialiséee dans les services pétroliers, dont la fracturation hydraulique est également sur site. Situé au nord du bassin de l'Ahnet, les forages sont sous la protection de l'armée.

Cette action coïncide avec la visite du wali de Tamanrasset, dont les pourparlers menés hier avec le groupe des 22, le collectif de la société civile, ont butté sur l'intransigeance des manifestants anti fracking, qui exigent, entre autres, l'arrêt immédiat des forages, la sécurisation et nettoiement des sites et une annonce solennelle et officielle de l'abandon de l'option des gaz non conventionnels.

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« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste

El Watan le 24-01-15

Dissension en vue dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste. A In Salah, l'heure est décidément à la fracturation. Et pas seulement hydraulique. Pour couper l'herbe sous les pieds des « radicaux » et éviter d'éventuels « dérives » et « embrasement » « , le collectif antigaz de schiste –une partie du moins- fait montre de sa disponibilité à plier le camps si des « garanties »sont données quant au non recours à la fracturation hydraulique , à la fermeture -après sécurisation et nettoiement- des sites.

A peine 48 heures après la sortie de du premier ministre Abdelmalek Sellal(portant poursuite des forages exploratoires en cours et assurance quant à la non exploitation immédiate du gaz de schiste) qualifiée par ce même collectif de « provocante », le ton change et les revirements se font jour.

Hier matin, la placette de la Daira de In Salah, débaptisée « sahat Essoumoud » (place de la résistance) s'est partiellement vidé de ses pensionnaires. L'ambiance en ce vendredi était résolument à la démobilisation. Les agents de police ont réoccupé le siège de la circonscription après une éclipse de trois semaines.

Assis à même le sol, Abdelkader Bouhafs, un des leaders du mouvement tentaient de d'expliquer la vingtaine d'irréductibles la décision du gouvernement Sellal portant cessation des forages et du temps que celle-ci prendra pour devenir effective.

La veille, le conclave du « groupe des 22 » délégués du mouvement était partagé sur les actions à entreprendre. Escalade, pas escalade ; poursuite ou arrêt du mouvement, l'unité du Collectif était mise à rude épreuve. Dans leur communiqué n° 4 (rendu public jeudi soir),

les membres du collectif dit de la société civile de In Salah se sont « démarqués de toute escalade ou toute dérive quant au caractère pacifique (du mouvement) et auquel appellent des intrus parmi les manifestants ».

Vendredi, à 11 heures, Abdelkader Bouhafs assure que le « camp sera levé si des garanties sont données quant à la sécurisation des forages, la cimentation des puits et le nettoiement de la zone ». « Nous n'avons pas d'autre revendications, dit-il même pas l'abrogation de la loi (sur les hydrocarbures) ou autre comme prétendu. Nous avons aussi convenu de la mise sur pieds d'une commission mixte de suivi de la fermeture des puits dans laquelle siégeront des membres du collectif. Cette commission devra rendre compte à la population du déroulement de l'opération et ponctuera son travail par un pv ».

Des tractations ont lieu au niveau local,précise-t-il, avec le chef de daira précisément, Moulay Adelkader. « Nous avons demandé des garanties quant au non recours à la fracturation hydraulique pour ce qui est du deuxième forage en cours » à Gour Mahmoud,à 30 km sud de In Salah. Pour ce cadre de la Sonatrach, ingénieur en télécommunication, « Sellal ne s'est pas bien exprimé » mercredi soir lors de l'émission Débat de l'Heure de l'ENTV.

« Je suis certain que la population lèvera le camp s'il y a une annonce claire, de préférence du président, quant au non recours à la fracturation et des garanties quant au suivi des opérations par les délégués de la société civile ».

« On ne va quand même pas s'entêter, ajoute-t-il, alors qu'une décision a été prisé par le gouvernement d'arrêter les forages , de sécuriser et nettoyer les sites. Cela n'aura pas de sens. Nous faisons confiance à l'Etat. C'est mon avis et il n'est pas forcément celui de la population.

A la population, nous devons expliquer que fermer un forage est un processus. Ce n'est pas avec un simple un bouton d'allumage que ça fonctionne ».

Même son de cloche (ou presque) chez Azzaoui Mohamed, membre du collectif. La décision du premier ministre est positive, souligne-t-il mais mal exprimée. « Il y a une mauvaise communication, dit-il. L'installation d'une commission technique de suivi a été décidée jeudi lors d'une rencontre avec le chef de Daira porteur d'éclaircissement des hautes autorités.

Cette commission sera créée pour superviser la fermeture du forage qui nécessité évidemment des opérations préalables. On nous a expliqué aussi que la loi soumet déjà tout forage à l'obtention préalable d'une autorisation expresse du président de l'Apc, autrement dit de la population locale.

On expliquera donc ce soir ou demain à la population que la décision (du gouvernement) est positive et nous attendons une décision officielle de fermeture définitive ».

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Yousfi défend sa thèse

L'Expression dz le 17-01-15

« C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus.

Youcef Yousfi ne recule pas. L'exploitation du gaz de schiste est presque une obligation pour assurer l'énergie au pays à long terme. Le ministre de l'Energie a exposé tous ses arguments pour défendre cette thèse devant la commission parlementaire des finances.

Lors d'une réunion tenue jeudi dernier à l'APN, le ministre n'a pas laissé l'ombre d'un doute sur la poursuite de cette démarche. « On ne peut pas importer le gaz de l'étranger alors que le Bon Dieu nous a donné des ressources », a soutenu Yousfi tout en assurant que l'exploitation du gaz de schiste n'aura pas de danger sur la santé des citoyens, ni sur l'environnement.

« Je ne comprends pas pourquoi les gens ont attendu le début du forage pour exprimer leurs craintes alors que la loi a été votée en 2013 »,s'est-il demandé en rejetant en bloc les visions développées par certains pseudo experts.

« Ce ne sont que des rumeurs, l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun impact sur l'eau ni sur l'environnement », a-t-il plaidé tout en affirmant qu'avant chaque forage, des concertations sont menées entre le gouvernement et les autorités locales pour obtenir l'autorisation. Le ministre a fait savoir qu'avant le forage des études sont élaborées pour connaître la nature du terrain et éviter que la couche des eaux ne soit touchée.

Toujours sur les inquiétudes des gens du Sud, l'hôte des députés pense que la solution est aussi simple : « Ceux qui ont peur n'ont qu'à écouter les experts. » M.Yousfi a sollicité les députés afin de convaincre la population de In Salah « que l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun effet néfaste sur la santé ». « C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus. En guise de preuve, Youcef Yousfi a exhibé devant eux un échantillon de la roche d'où est sorti le gaz de schiste. « La même que celle de Hassi Rmel ».

M.Yousfi a expliqué que chaque pays a comme priorité d'assurer son indépendance énergétique à long terme ce qui justifie, selon lui, le recours à l'exploration du gaz de schiste. Sans l'énergie il n'y aura pas de progrès ni de développement de l'industrie, a-t-il appuyé pour convaincre. M.Yousfi a réfuté l'existence de contradictions entre lui et le Premier ministre.

Il n'y a pas de contradiction entre M.Sellal et moi, a-t-il précisé. Par ailleurs et lors de son exposé sur la politique énergétique du pays, le premier responsable du secteur a indiqué que l'Algérie va revoir à la hausse la capacité de production de ses projets en énergies renouvelables en les portant à 25.000 MW au lieu de 12.000 MW arrêtés en 2011

M.Yousfi a fait savoir que son département allait présenter dans les prochaines semaines une actualisation du programme des énergies renouvelables adopté en 2011 par le gouvernement.
La nouvelle mouture va contenir une révision à la hausse des capacités des projets dans le renouvelable en les portant à 24.000 ou 25.000 MW au lieu des 12.000 arrêtés dans le programme de 2011. Le ministre a précisé que l'Algérie est en mesure de mener à terme ce projet d'envergure pour produire d'ici à 2030 plus d'un tiers des besoins du pays en électricité à partir de sources renouvelables.

Selon lui, le groupe Sonelgaz chargé de la mise en oeuvre de ce projet a déjà achevé les études de faisabilité de l'actuel programme de 12.000 MW et a déjà des estimations sur le coût et la rentabilité de ces projets. Il a ajouté que le gouvernement est décidé à diversifier le bouquet énergétique du pays en optant pour l'énergie solaire malgré ses coûts très élevés qui oscillent entre 10 à 12 DA le kilowatt contre 2,5 DA kWh pour l'électricité produite à partir du gaz.

L'actualisation du programme des énergies renouvelables, rappelle le ministre, vient en application des mesures édictées en décembre dernier par le président de la République qui avait chargé le secteur de l'Energie de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d'énergie, tout en développant les énergies nouvelles et renouvelables. Dans son Plan national de développement des énergies renouvelables, l'Algérie avait prévu de dédier 10.000 MW supplémentaires à l'exportation sous réserve de satisfaire à trois conditions que sont un partage de financements avec ses futurs partenaires, une ouverture plus conséquente du marché européen de l'électricité et un transfert de la technologie.

Lire la suite de l'article de Nadia BENAKLI sur L'Expression dz

Bouteflika aurait décidé le gel des forages de gaz de schiste

El Watan le 17-01-15

In Salah en liesse, In Salah triomphante. La présidence aurait émis une décision en faveur du gel des forages de gaz de schiste à In Salah.

L'information a été confirmée par Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah qui affirme que « l'arrêt du projet de gaz de schiste a été décidé, le président Bouteflika a tranché en faveur des habitants ».

Notre interlocuteur précise que les détails de cette information seront transmis directement par le général major Abdelghani Hamel, qui reviendra comme promis avant la fin de semaine à In Salah pour l'annonce officielle de cette décision qui met fin à la polémique entretenue depuis trois semaines par les autorités du pays avec des discours tout à fait contradictoires des responsables de Sonatrach, le ministre de l'énergie et le Premier ministre.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Contestation du gaz de Schiste : Le pouvoir désorienté

El Watan le 17-01-15

Les Algériens ne décolèrent pas sur la question de l'exploitation du gaz de schiste. Les manifestations se poursuivent et In Salah devient le cœur battant de la mobilisation contre ce gaz non conventionnel dont l'exploitation risque de priver les générations futures de précieuses ressources en eau.

In Salah met le pouvoir d'Alger devant ses responsabilités et l'accule là où il se croyait seul maître à décider de l'avenir de ce pays. Il s'en trouve d'ailleurs désorienté, ne sait plus quoi répondre.

Après la tentative de Saadani de surfer sur la fibre régionaliste pour calmer les algériens du Sud alors que le FLN a bien voté la loi autorisant le recours au gaz de schiste, ou encore l'invitation de la Présidence au dialogue sans même envoyer un émissaire sur les lieux pour discuter avec la population, ou bien les assurances non convaincantes du ministre de l'Energie et le PDG de Sonatrach sur l'impact minime de la technique de fracturation hydraulique sur l'environnement, c'est au tour du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de trouver une sortie moins directe en choisissant de poster un message, hier, sur sa page facebook disant que « le gouvernement n'a jamais délivré aucune autorisation d'exploitation du gaz de schiste en Algérie ».

Une affirmation en totale contradiction avec l'annonce faite par le Conseil des ministres de mai 2014 autorisant l'exploitation des gaz non conventionnels. La compagnie française Total est opérationnelle depuis fin 2013 en Algérie, dans le bassin de Timimoun, en association avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa, ainsi qu'à Ahnet (In Salah) avec Schlumberger, Sonatrach et la turque Partex.

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Une ambiguïté qui cache mal un malaise en haut lieu du fait des manifestations quasi quotidiennes à In Salah, qui se sont étendues à d'autres villes du sud du pays. Des populations du Sud qui n'occupent pas la rue pour demander des faveurs mais pensent aux générations futures.

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La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) a salué la mobilisation des habitants du Sud contre l'exploitation du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Nadjia Bouaricha sur El Watam

Impasse dans le dossier du gaz de schiste : Le Sud en ébullition

El Watan le 15-01-15

L'appel du front populaire anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a été entendu. Des regroupements ont été organisés toute la semaine pour sensibiliser les populations et raviver leur intérêt à la question de l'heure, celle du gaz de schiste. « Il s'agit pour nous de marquer notre soutien à In Salah, à cette belle mobilisation qui se poursuit et défie Sonatrach », affirme Tahar Belabès qui prend part chaque après-midi aux « rencontres d'échauffement » tenues à Souk Lahdjar, près du ksar de Ouargla.

Le collectif a choisi la place du 27 Février 1962 pour ce nouveau rassemblement et prévoit une mobilisation plus importante que celle de samedi dernier. « Nous avons misé sur un encadrement plus nombreux qui fait du porte-à-porte dans tous les quartiers, nous avons même opté pour le jeudi, un jour de semaine, pour sonder la population », dit Nadir Boukhetta, membre du comité d'organisation. Des chercheurs du cru local sont associés à cette manifestation qui se tiendra simultanément dans chaque ville du sud du pays.

A l'heure où les anti-schiste organisaient une collecte de fonds à l'est du ksar, un groupe de chômeurs bloquait pour la deuxième journée consécutive l'accès à la place du 1er Mai, dans le quartier sud du ksar de Ouargla, réclamant le départ du directeur de l'ANEM. Même son de cloche à Tamanrasset, où l'activité commerciale a repris normalement hier.

Les organisateurs d'une marche, à laquelle ont participé des milliers de personnes, appellent à une participation massive à celle d'aujourd'hui, au moment où la direction de l'éducation a tenu une réunion avec l'ensemble des directeurs d'établissements scolaires pour sensibiliser les élèves et leurs parents contre l'implication des écoliers, collégiens et lycéens, dans ce mouvement de protestation. La réunion s'est tenue au siège de la wilaya en présence du wali et des services de sécurité pour étudier l'évolution préoccupante de la situation, affirme notre correspondant.

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Gaz de Schiste : Appel à des marches dans plusieurs villes du Sud

El Watan le 14-01-15

Le front anti-gaz de schiste s'élargit. Une manifestation d'un million de personnes se prépare dans six wilayas du Sud et du Grand-Sud, dont trois concernées directement par le projet gouvernemental d'extraction du gaz de schiste, prévoyant le forage de 200 puits par an pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz annuellement pour les 20 prochaines années, ainsi que confirmé dimanche par Saïd Sahnoune, PDG par intérim de Sonatrach.

Les déclarations de M. Sahnoune ont eu l'effet d'une bombe auprès des populations du Sud. Au moment où les protestataires d'In Salah dénoncent le fait que les forages sont maintenus à l'heure où la protestation prend de l'ampleur, que les rangs du camp anti-gaz de schiste grossissent, que de nouveaux villages, villes et wilayas se joignent à la protestation, Sonatrach continue à appliquer son programme à Dar Lahmar, non pas à 200 km d'In Salah mais à seulement 28 km de cette ville de 40 000 âmes et à 25 km d'El Barka, dont une habitante s'étonne que l'on dise que « les puits de gaz de schiste sont dans le bassin d'Ahnet, une zone déserte, inhabitée, alors que je vois les sondes de ma fenêtre » !

Pendant qu'une « milyounia » – en fait une série de rassemblements simultanés programmés demain à Ouargla, Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Laghouat et Biskra – se prépare, In Salah restructure ses rangs. Entre ceux qui ont opté pour la reprise de l'école et ceux qui prônent la paralysie générale, la voix des sages a tranché en faveur de la démocratie, à savoir la souplesse et la libre décision. Sitôt connue, cette règle de conduite a donné lieu à une manifestation des écoliers, hier matin, dans les rues d'In Salah.

La population exige l'arrêt de l'exploitation du puits

Une centaine de véhicules sont arrivés lundi soir de Foggaret Ezzoua (40 km d'In Salah) dont les habitants en avaient assez de manifester seuls chez eux ; ils ont donc dressé leurs tentes sur l'esplanade de la daïra d'In Salah où la foule était plus nombreuse, hier, au sit-in quotidien. Annoncée par Abdelkader Zizah, le médecin de la ville, via les réseaux sociaux, l'information concernant une décision du président Bouteflika d'arrêter les forages a secoué l'assistance pendant une bonne heure.

C'est d'ailleurs pour cette raison que les manifestants ont convoqué un conseil extraordinaire vers 17h, pour informer les autorités du maintien de la protestation jusqu'à l'officialisation d'une éventuelle décision de la Présidence. Entre-temps, la société civile d'In Salah a confié à une délégation de six personnes la mission de rencontrer l'émissaire du président Bouteflika, attendu dans les prochaines heures.

Parmi eux un cardiologue, un médecin généraliste, un financier, un géologue, un chimiste et un spécialiste de l'environnement. Ces délégués sont chargés d'une seule prérogative : convaincre l'envoyé spécial du point de vue de la population, à savoir l'arrêt de l'exploration et le nettoyage du site de Dar Lahmar, en attendant une concertation nationale.

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Exploitation Gaz de schiste : Les étudiants disent NON !

El Watan le 14-01-15

Les étudiants de Ouargla et Tamanrasset ont été les premiers à répondre à l'appel des organisateurs de la protestation anti-gaz de schiste d'In Salah. Lancée le 31 janvier, alors que les vacances scolaires et universitaires arrivaient à leur fin, la première manifestation organisée sur la RN1 qui a été coupée à la circulation, comptait une vingtaine d'étudiants de la ville qui ont décidé de prolonger leur séjour parmi les leurs à l'occasion de la manif.

Le surlendemain, alors que les forces de l'ordre avaient procédé à la réouverture de la Transsaharienne, deux bus pleins d'étudiants du centre universitaire de Tamanrasset sont arrivés à In Salah où ils ont organisé une marche au centre-ville avant de se joindre au sit-in devant la daïra. Les étudiants de la région ont activement participé à ce mouvement, certains ont décidé de boycotter la rentrée, d'autres sont repartis vers le nord avec des idées dans la tête.

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Mobilisation pour la Milyonia anti-gaz de schiste

A 1600 km de là, les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset n'ont pas baissé les bras. Ils interpellent au quotidien les autorités locales sur la question de l'exploitation du gaz de schiste et renouvellent par des marches et des sit-in leur soutien aux manifestations d'In Salah. 2000 personnes, des étudiants pour la plupart, mais aussi quelques enseignants du centre, ont participé la semaine dernière à la première marche entre le centre universitaire et le siège de la wilaya.

Comme à In Salah, les banderoles reprennent les revendications du mouvement, à savoir l'arrêt immédiat du forage à Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Ces slogans sont clairement opposés à la politique de Sonatrach dans la région « Non au gaz de schiste », « On a peur pour nos enfants », « Basta la marginalisation », « L'Algérie n'est pas à vendre », « quelle honte on vend le Sahara pour des dollars ». Et à 800 km de la capitale, les étudiants de l'université Kasdi Merbah se sont joints au collectif Houmat Al Watan qui chapeaute le mouvement de protestation anti-gaz de schiste à Ouargla et à travers les autres wilayas du Sud.

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Alors que la désobéissance civile s'élargit à presque toutes les activités

Presse.dz le 14-01-15

Abdelmalek Sellal réclamé à In-Salah

Dans cette ville du sud du pays, la contestation est à son comble et les manifestants ne comptent pas baisser les bras tant que les autorités ne répondront pas favorablement à leur principale revendication.

Le soulèvement des habitants du sud du pays contre l'exploitation du gaz de schiste, enclenché depuis le début de l'année et qui a pris de court aussi bien l'opinion nationale que les pouvoirs publics, est encore loin de connaître son épilogue. Mieux, la désobéissance civile s'est généralisée de plus belle, avant-hier et hier à In-Salah, à la suite, notamment, de l'annonce de la venue de l'énigmatique émissaire de la présidence de la République.

Cette information, qui s'est propagée rapidement, comme “une traînée de sable”, dans cette ville désertique, a stimulé en premier les transporteurs par autobus, employés et propriétaires, qui ont décidé du gel de leur activité durant toute la nuit de lundi à mardi.

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Quel que soit le responsable qui viendra, l'essentiel, pour nous, est de voir les pouvoirs publics prendre la décision d'arrêter l'exploitation du gaz de schiste, et nous n'avons aucune concession à faire sur ce sujet”, a précisé Mohamed Azzaoui, un des membres du comité citoyen, confirmant la promesse de la Présidence qui ne dévoile toujours pas l'identité de son émissaire, encore moins la date de sa venue. Pendant ce temps, la désobéissance civile se poursuit.

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La Présidence invite les protestataires au dialogue

El Watan le 13-01-15

Après 14 jours de contestation, la Présidence invite les protestataires au dialogue. Reste à désigner le lieu de la rencontre : la capitale ou In Salah.

La présidence de la République a demandé aux protestataires d'In Salah de désigner une délégation de cinq ou six personnes pour rencontrer le représentant personnel du président Bouteflika, à Alger ou à In Salah, apprend-on auprès du comité d'organisation de cette manifestation.
Le dialogue semble renoué avec les plus hautes instances du pays depuis dimanche, pour trouver une solution au problème posé par la population qui boucle son 14e jour de protestation pacifique devant la daïra d'In Salah et à travers les grandes villes du Sud, notamment Tamanrasset.

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Tamanrasset paralysée

L'appel à la contestation a été suivi dans toutes les localités de la wilaya de Tamanrasset. Des marches pacifiques et des sit-in imposants y ont été organisés en signe de solidarité avec In Salah. Les protestataires, dont le nombre est sans cesse croissant, ont décidé de hausser le ton en annonçant une « milyonia » du Sud et du Grand-Sud. Cette annonce aurait eu l'effet d'une bombe auprès des gouvernants, qui cherchent des solutions pour renouer le dialogue et la négociation.

A In Salah et Tamanrasset, où l'on adhère massivement à ce mouvement, les commerçants ont tous baissé rideau, hier jusqu'à 18h. Les employés de certaines administrations et établissements publics ont été également sommés de rejoindre la protesta, nous dit-on. « Tout le monde est concerné par cette calamité, pas uniquement les habitants d'In Salah. Nous devons faire preuve de résistance pour que ce projet polluant soit immédiatement arrêté.

Pour ce faire, nous devons tous nous mobiliser, tous doivent assumer leur responsabilité. » Une vaste campagne de sensibilisation est menée via les réseaux sociaux contre l'exploitation des gaz non conventionnels et les conséquences néfastes qui en découleront. La contestation, qui gagne en intensité, s'est étendue aux établissements scolaires ; des écoliers se sont joints aux chœurs de l'indignation.

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Une manifestation anti gaz de schiste samedi prochain à Alger

El Watan le 12-01-15

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent, doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud ».

Un appel vient d'être lancé en vue d'organiser un sit-in de protestation à Alger. Le sit-in aura lieu le 17 janvier prochain (samedi) au jardin Khemsti, à proximité de la Grande poste.

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud », a estimé Mehdi Bsikri, l'un des initiateurs de cette action. « In Salah milite pour toute l'Algérie », a-t-il ajouté.

Cet appel, diffusé sur les réseaux sociaux, survient après 12 jours de manifestations qui ont gagné plusieurs villes du sud du pays. Toutefois, ce mouvement de protestation n'a pas fait fléchir Sonatrach qui a annoncé, hier samedi, par la voix de son PDG, un programme de forage de 200 puits de gaz de schiste par an.

Lire la suite de l'article de Farouk Djouadi sur El Watam

Sonatrach maintient ses options

El Watan le 12-01-15

Comme le ministre de l'Energie, Sonatrach reste sourde aux appels des citoyens d'In Salah de surseoir à l'exploitation du gaz de schiste.
Lors d'une intervention, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale, le PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, a indiqué que la compagnie investira 70 milliards de dollars dans le gaz de schiste dans les prochaines années, tout en reconnaissant qu'il y a des « amalgames » sur le sujet.

Il a ainsi affirmé que la compagnie nationale des hydrocarbures investira « 70 milliards de dollars sur 20 ans pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz de schiste par an ». « Ce projet permettra la création de 50 000 emplois. » Et d'ajouter que pour que cette ressource soit rentable, il faudra forer « au moins 200 puits ».

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A cela, Saïd Sahnoune ajoute la hausse des besoins locaux en énergie, un autre argument mis en avant : « Nous prévoyons pour 2015 une consommation de gaz naturel estimée à 35 milliards de mètres cubes par an. Nous avons atteint un pic historique en janvier de cette année avec une consommation de 100 millions de mètres cubes en une seule journée. »

Lire la suite de l'article de Ali Boukhlef sur El Watam

Algérie:poursuite de la protestation contre l'exploitation du Gaz de schiste, activité commerciale paralysée à Tamanrasset

Maghreb Emergent le 12-01-15

Le mouvement de protestation contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région d'In-Salah s'est poursuivi lundi à Tamanrasset, ou l'activité commerciale est quasiment paralysée, a-t-on constaté sur place.

Les employés de la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et de la direction des ressources en eau, ont organisé un sit-in pacifique devant le siège de la wilaya, tandis que le personnel de la commune de Tamanrasset s'est rassemblé devant le siège de l'APC, en signe de protestation contre "l'exploitation du gaz du schiste dans la région".

Une marche pacifique regroupant des étudiants et des lycéens, a également été organisée à travers les artères principales de la ville de Tamanrasset, avant d'aboutir devant le siège de la wilaya où un sit-in pacifique se tient encore.
L'activité commerciale est paralysée au centre-ville, suite à la fermeture des marchés et des locaux commerciaux.

Le mouvement de protestation contre "l'exploitation du gaz de schiste" se poursuit aussi à In-Salah où un sit-in pacifique est toujours maintenu devant le siège de la daïra.

Le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi, s'était rendu, jeudi dernier, dans la daïra d'In-Salah pour rencontrer les représentants des protestataires et notables de la région et les avait assurés que "l'exploitation de cette énergie ne comportait aucun danger", appelant les protestataires, par le biais de leurs représentants, à "faire preuve de sagesse et à s'assurer des conséquences de l'exploitation du gaz de schiste".
Les protestataires ont, toutefois, campé sur leur position et décidé de poursuivre leur action de protestation jusqu'à obtenir la "suspension" du projet d'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Lire la suite de l'article sur Maghreb Emergent.info

Les opposants décrètent la fermeture des commerces à Tamanrasset

El Watan le 11-01-15

Les opposants aux gaz de schiste décrètent la fermeture des commerces dans toute la wilaya de Tamanrasset à partir de demain lundi, a-t-on appris auprès des protestataires qui ont investi la rue, ce dimanche 11 janvier, à Tamanrasset en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah.

Tout en appelant à « la désobéissance civile », les manifestants demandent aux commerçants de toute la wilaya de baisser rideau du matin jusqu'à 18h pour que « tout le monde prenne conscience de ce qu'endurent les habitants de Tidikelt depuis 12 jours de protestation et de résistance contre l'exploitation des gaz non conventionnels dans le Sud. Les commerçants qui ne respectent pas cette note assumeront leur entière responsabilité, » menacent-ils, dans un communiqué distribué lors de la marche à laquelle ont pris part près de 1000 personnes.

Les marcheurs, constitués pour la majorité d'entre eux par des étudiants, collégiens et lycéens, ont parcouru plus de 10 km, scandant des slogans appelant particulièrement à « arrêter l'exploitation du gaz de schiste à In Salah ». Sous l'œil vigilant des services de sécurité mobilisés à cet effet, les protestataires ont organisé un sit-in de moins d'une heure à la place publique Ilamen, au centre-ville, avant d'amorcer leur marche à destination du centre universitaire El hadj Moussa Ag Akhamok en passant par le siège de la wilaya et sillonnant les principales artères de la capitale de l'Ahaggar.

Arborant des pancartes et des banderoles où l'on pouvait lire, entre autres, « Non au génocide », « Nous sommes tous jaloux de notre pays », « non au gaz de schiste », les manifestants ont dénoncé le silence des autorités locales et l'omerta observée par le Président de la République pendant que tout le sud s'embrase. Des slogans hostiles au pouvoir en place ont été également scandés par les contestataires qui ont pointé d'un doigt accusateur les députés de la région, du fait qu'ils ont adopté "aveuglement" ce projet "polluant et destructeur" sans penser à sa dangerosité ou encore à son impact pernicieux sur l'environnement et la santé publique.

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La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili

El Watan le 10-01-15

Plus de 500 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur l'esplanade jouxtant le musée du Moudjahid, en plein centre ville de Metlili, daïra située a 45 Kms au sud du chef lieu de wilaya de Ghardaïa.

Munis de banderoles de hauts parleurs, de micros et de mégaphones, et dans une parfaite organisation, les protestataires ont écoutes des spécialistes en la matière, enfants de la région, qui ont martelés leurs convictions quant au danger potentiel de cette nouvelle technique d'extraction, source, selon eux, de tous les dangers tant pour les humains que pour la vie animale et végétale.

Prenant la parole en 1er, le Docteur Gheziel Med Mouloud, docteur en économie de développement et directeur du laboratoire de recherche en tourisme, de territoire et de société à l'Université Noumérate de Ghardaïa, a mis l'accent sur "les risques patents sur la santé de la population que les pouvoirs publics doivent absolument préserver "ajoutant que "la communication avec les citoyens qui sont en droit de savoir ce qui les préoccupe et qui met la vie de leurs enfants en péril".

Pour le Dr Bouzid Abdelhakim, enseignant- chercheur à l'Université de Ouargla"c'est une grave erreur de persister dans ce type d'extraction que les pays développés, notamment les européens ont rejetés."il ajoute " notre pays gagnerait a exploiter d'autres ressources propres tel le solaire ".

Après avoir écoutes les spécialistes en la matière, les protestataires, répétant tout au long du parcours le slogan "Ya lil Aar, ya lil Aar, ba3ou el Sahra be Dollar ", se sont dirigés vers le cimetière des Martyrs ou ils ont récité la fatiha et entonnés l'hymne national avant de reprendre le chemin vers l'esplanade avant de se disperser dans le calme.

Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et l'un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que " c'est n'est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas éteintes. Nous sommes solidaires avec la population de In Salah et à travers votre journal, nous lançons un appel aux autorités. Si d'ici lundi, celles-ci n'auraient pas été éteintes, nous irons a plus de 4000 jeunes de Metlili et nous nous dirigerons jusqu'aux puits ou nous camperont autant de temps qu'il faudra ".

Véritable ultimatum lancé aux pouvoirs publics qui se doivent d'écouter leur peuple.

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La protestation anti-gaz de schiste entame sa 2e semaine

El Watan le 10-01-15

Plusieurs manifestations aujourd'hui à travers le Sud

La mobilisation a atteint son summum, ce week-end, à In Salah, où la population s'est retrouvée durant toute la journée d'hier à la place de la daïra, baptisée, place de la Résistance, depuis que ce grand espace de sable ocre est devenu le symbole de la protestation de la population locale contre l'expérimentation du gaz de schiste à Dar Lahmar, 28 km au nord d'In Salah.

Entre pression et décompression, la journée de jeudi a été riche en rebondissements, houleuse et porteuse d'interrogations sur cette confrontation ouverte, quasiment inédite, entre la population d'une région donnée et le gouvernement à propos de ses choix, de sa politique, de ses projets ayant un impact environnemental qui suscite des appréhensions et des peurs aussi fortement exprimées par les habitants et qui s'y opposent avec force.

Toute la ville attendait sur le qui-vive l'issue de la confrontation directe entre ses 40 délégués et le ministre de l'Energie, arrivé en milieu de journée pour une rencontre, qui s'est soldée, rappelons-le, par une rupture du dialogue, le retrait des représentants de la société civile d'In Salah et le départ quasi instantané de la délégation officielle vers Alger.

Youcef Yousfi, venu présenter une politique énergétique, un programme d'action à l'horizon 2030, a presque accusé la population d'In Salah de freiner le développement futur de l'Algérie en s'opposant à la seule alternative génératrice de revenus et de souveraineté pour le siècle à venir. Plusieurs délégués ont pris la parole, pressant le représentant du gouvernement de se donner un délai de réflexion, d'organiser un débat national, sur la question du gaz de schiste en particulier, et les alternatives énergétiques de l'Algérie en général.

Abdelkader Bouhafs, représentant de l'association Shams In Salah, est revenu sur les risques encourus par les riverains des puits schisteux, évoquant particulièrement la peur qui hante les habitants qui gardent en mémoire les séquelles encore visibles des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le site d'In Eker étant à 100 km à peine de la ville, en plein massif de l'Ahaggar.

Moratoire

« Nous ne sommes pas égoïstes, monsieur le ministre, et encore moins indifférents à l'avenir du pays et des générations futures, nous pourrions l'être, ces ressources sont sous nos pieds, nous n'en profitons pas de toute façon, mais c'est un moratoire que nous vous demandons, comment pouvez-vous être aussi insensible à nos cris de détresse ? » Aucune des deux parties n'est arrivée à convaincre l'autre. La rupture du dialogue a été consommée et en restera là, en attendant sûrement d'autres médiations, peut-être un changement de position du gouvernement, une intervention providentielle du président de la République en personne que les gens d'In Salah espèrent en silence.

Cette absence du président Bouteflika, qu'In Salah pensait sensible à ses souffrances, malgré une politique catastrophique à l'égard des villes éloignées du sud du pays, notamment celles faisant partie du Sud utile, celui qui offre sans compter toutes ses richesses à la communauté nationale. Et voilà qu'une région comme In Salah, qui n'a, somme toute, pas demandé plus qu'un arrêt momentané des forages, un délai de réflexion, un moratoire, un débat national responsable et constructif, soit ainsi traitée.

Mobilisation

La population n'en revient pas. Beaucoup de manifestants espèrent que cette protestation soit suivie d'un effet bénéfique pour tous, les femmes en particulier se sont investies totalement, de la manière la plus complète, en poussant leurs hommes, leurs enfants à résister, à maintenir le pacifisme de cette protestation, à en tirer le meilleur profit.

C'est une image d'une ville entière, une population qui frôle les 55 000 habitants, unie conte le gaz de schiste. Et comme pour souligner encore plus et renforcer cette unité, la prière du vendredi a été unifiée. Elle a eu lieu en plein air à la place de la Résistance, où toute la ville s'est déplacée, laissant un peu de place à des groupes venus d'In Ghar, Iguestene et Tamanrasset.

Une unité confortée par des marques de sympathie et de soutien plus grand chaque jour. Les rangs des protestataires grossissent de jour en jour à In Salah et les villes environnantes. Jeudi soir, Ouargla, Adrar, El Ménéa, Illizi et Metlili annonçaient pour aujourd'hui des manifestations de soutien à la population d'In Salah. Le gaz de schiste cristallise la lutte pour l'émancipation du sud du pays, la mobilisation des citoyens est là pour le dire.

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Gaz de schiste : Yousfi n'a pas convaincu In Salah


El Watan le 09-01-15

Hôtel Tidikelt. In Salah. Jeudi 8 février 2015. 17h15.
Une quarantaine de représentants de la société civile se lèvent comme un seul homme et décident de quitter la salle de réunion de l'hôtel, où un consortium d'experts, de hauts responsables du groupement Sonatrach, le wali de Tamanrasset et des directeurs de l'Exécutif sous la présidence de Youcef Yousfi, ministre de l'Energie, assistaient depuis plus de deux heures à une rencontre sur les perspectives énergétiques de l'Algérie à l'horizon 2030.

Les experts, chapeautés par Ahmed Adli, ex-wali de Ghardaïa et actuel secrétaire général du ministre de l'Intérieur, étaient revenus mercredi, en compagnie de Mahmoud Djamaâ, wali de Tamanrasset, à In Salah pour tenter de renouer le dialogue avec les prestataires. Un dialogue officiellement rompu lundi soir, quand le wali s'est avoué incapable de prendre un engagement quant à la suspension des forages de gaz de schiste de Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Les délégués de la ville l'avaient alors chargé de porter leur doléance en haut lieu et de demander au président de la République d'intervenir. En vain. De retour, mercredi, avec les experts du ministère de l'Energie, le wali a de nouveau essuyé un échec cuisant. Les représentants des In Salhis ne lui ont pas prêté oreille, même les notables non accrédités ont eu la même réponse que ceux restés dehors : « arrêter l'exploration du gaz de schiste, discuter après ».

Arrivé vers 14h30 à In Salah, le ministre de l'Energie y atterrit au lendemain des déclarations de Abdelmalek Sellal à l'issue de sa rencontre avec les députés des wilayas de Ouargla et Tamanrasset. Les deux régions qui osent défier le gouvernement et exiger une révision de sa politique, de son attitude, de sa vision envers tout le Sud du pays.D'abord pour l'emploi dans les zones pétrolières qui pose un problème de gestion et de passe-droits que les chômeurs dénoncent depuis plus de dix ans, et contre l'exploration et l'exploitation des gisements de gaz de schiste depuis juin 2014 à Ouargla et le 31 janvier à In Salah.

Sellal avait annoncé la couleur. Son message disait en substance que « le programme en était encore à la phase d'exploration », « que l'Algérie ne pouvait en aucun cas se risquer à ne pas connaître ses potentialités et ses réserves réelles en gaz de schiste quand les USA lançaient de nouvelles explorations », « que le gouvernement allait lancer un vaste programme de développement des régions sahariennes » et « que les élus devaient jouer leur rôle et calmer le jeu ».

Yousfi, unique orateur à prendre la parole pendant plus d'une heure, a commencé par parler « de la sécurité énergétique du pays » et de sensibiliser l'assistance sur « la nécessité d'être solidaire du reste des Algériens et penser aux générations futures dont l'avenir est entre nos mains. » In Salah serait donc le gisement miracle de l'Algérie, un second Hassi Messaoud mais gazier cette fois-ci, contenu dans les schistes du Tidikelt et du Touat « grâce à des potentialités qui feront vivre le pays pour les cent prochaines années ». « Quels sont vos arguments ? De quoi avez-vous peur ? Démontrez-moi le danger et je vous suivrai », a martelé le ministre de l'Energie.

Détermination

Youcef Yousfi s'est heurté aux appréhensions réelles des habitants. Les riverains de Dar Lahmar n'y sont pas allés par quatre chemins. « Notre sol est fragile et poreux, la fracturation hydraulique use de produits chimiques nombreux et très nocifs pour la santé, nous avons justement peur pour nos vies et celles des générations futures, nous vous demandons d'arrêter tout de suite l'exploration et de revenir dans une année, le temps de prouver qu'il n'y a pas de danger ».

Tels sont les arguments rapportés par Ahmed Slimani, délégué de In Salah centre. Plusieurs ingénieurs du cru local sont intervenus pour présenter les résultats d'études scientifiques sérieuses de par le monde. « Rien à faire, le ministre est resté inflexible », dit notre interlocuteur. C'est là que des délégués se sont mis debout : « Nous ne sommes pas aussi naïfs que vous le pensez M. le ministre, c'est à vous d'apporter la preuve qu'il n'y a pas de danger à opérer ces explorations et à fracturer ces roches au risque de polluer l'eau fossile, notre seule richesse ».

Le ministre réagit du tac au tac : « Pensez-vous qu'on vous veut du mal ? Que le gouvernement risquerait des vies pour du gaz ? » Eclats de rire dans la salle. « Pourquoi serait-il à nous, population, de démontrer des vérités scientifiques que vous êtes les seuls à ne pas accepter ? Vous êtes bien le représentant du gouvernement ; avez-vous le pouvoir de décider d'arrêter les forages ? Non, eh bien nous quittons la salle ». Ce fut chose faite en cinq minutes. Sans plus tarder ni essayer une quelconque médiation, la délégation officielle a quitté à 17h30 l'hôtel Tidikelt pour l'aéroport Tafsaout d'In Salah, où elle devait embarquer sur un vol spécial sur Alger. La ville reste quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire qui se renforce au fil des jours.

Malgré les pressions

Venus dans le même avion que le ministre, les députés de la wilaya de Tamanrasset ont brillé par leur absence. Lâchée par son P/APC cloîtré dans sa maison depuis une semaine, par son chef de daïra qui a regretté sa menace de démission, la population se cramponne à quelques élus de l'APW et de l'APN qui ont adhéré à son combat, tel le député Baba Ali que Sellal aurait chargé d'une médiation au cas où celle de Yousfi échouait. La détermination des délégués d'In Salah est remarquable.

Soumis à des pressions intenables depuis une dizaine de jours, ils ont opté pour un mot d'ordre : revenir à la base avant chaque prise de décision.Ces militants ont commencé leur combat dans les associations et les écoles pour sensibiliser la population. Cette protestation qui a trouvé écho dans toutes les villes du Sud du pays où les localités environnantes d'In Ghar, Iguestene, Tit, Aoulef, Tamentit, Tamanrasset et El Ménéa ont été les premières à exprimer leur solidarité. Adrar, Metlili et Ouargla suivront demain, samedi. -

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Pourquoi le gaz de Schiste est inopportun en Algérie

El Watan le 08-01-15

Avec la déplétion des principaux gisements de Hassi Messaoud, pour le pétrole, et de Hassi R'mel, pour le gaz, la chute de la production globale des hydrocarbures d'environ 17 à 20% durant la dernière décennie, la stagnation ou la diminution du niveau des réserves et les faibles volumes découverts annuellement, malgré les lourds investissements de recherche, les officiels algériens ont décidé de chercher la solution en braquant leurs projecteurs vers une autre génération d'hydrocarbures, les hydrocarbures non conventionnels et en particulier le gaz de schiste dont les réserves sont estimées, exagérément, à plus de 20 000 milliards (vingt mille milliards) de mètres cubes par l'Advanced resources international (ARI) dans le cadre d'un rapport établi à l'échelle mondiale pour le compte de l'US Energy information administration (EIA).

Ce rapport, publié en juin 2013, classe l'Algérie à la 4e place dans le monde après les USA, la Chine et l'Argentine. C'est ainsi que les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures (en vigueur depuis le 9 mars 2013) ont lancé, prématurément, un appât pour les compagnies pétrolières en injectant des blocs présumés potentiels en gaz de schiste dans le 4e appel d'offres dont l'ouverture des plis, effectuée le 30 septembre 2014, s'est soldée par des résultats très décevants au vu des attentes des décideurs et notamment quand on sait que la décision d'exploiter le gaz de schiste en Algérie a été officiellement avalisée par le Conseil des ministres en date du 21 mai 2014.

Sur les 31 périmètres lancés en appel d'offres, seuls quatre ont été pris par des consortiums dominés par des partenaires qui connaissent bien le domaine minier algérien (Repsol, Shell, Statoil), mais aucune compagnie n'a manifesté le moindre intérêt pour l'exploitation du gaz de schiste tant ambitionné par le gouvernement.

Ce manque d'engouement de la part des investisseurs étrangers trouve son explication plutôt dans le volet économique que dans le volet sécuritaire, comme le pensent certains milieux. L'acte isolé de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 21 septembre dernier, soit 10 jours avant le dépôt des offres et l'ouverture des plis, ne peut faire subitement de l'Algérie un pays à « hauts risques » comme il l'a été dans les années 1990 quand le pays traversait une période d'insécurité très généralisée, mais les contrats d'exploration avec les compagnies étrangères se signaient par dizaines.

Il y a 3 principales raisons de l'inopportunité du gaz de schiste en Algérie : une réactivité du management des projets inadaptée, un cadre géologie peu attractif en matière de shale gas, et une rentabilité incertaine. Sur le plan logistique et managérial, l'exploitation du gaz de schiste demande une réactivité et des prises de décision rapides, voire instantanées, notamment quand il s'agit d'acquisition et d'acheminement du matériel vers les chantiers.

...

L'Algérie s'est donc trop empressée en voulant exploiter son prétendu gaz de schiste sans recueillir les avis de ses vrais experts et spécialistes sur l'opportunité de ce dossier. Ces avis semblent clairement exhibés par les partenaires au vu des résultats du quatrième appel à la concurrence dont l'ouverture des plis a eu lieu, publiquement, le 30 septembre 2014.

Lire la suite de l'article de Mohamed Saïd Beghoul sur El Watam

La population d'In Salah refuse de rencontrer les experts du gouvernement


El Watan le 07-01-15

Finalement, personne n'attendait les experts en gaz de schiste dépêchés par le gouvernement. Ces derniers n'ont pas été reçus à l'aéroport Tafsaout d'In Salah. Informés de l'hostilité de la population à leur venue, ils sont repartis bredouille.

L'avion de la délégation d'experts dépêchés par le gouvernement mercredi matin à In Salah est reparti à Alger peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Hier, en fin de soirée, le comité de coordination de la manifestation anti gaz de schiste menée depuis une semaine par la population de cette ville avait pris la décision de ne pas recevoir les experts dont la venue é été annoncée dimanche dernier pour absorber la colère des gens et apaiser leurs craintes quant aux dangers de l'exploitation du gaz de schiste dans la région de Dar Lahmar, a 28 Km de In Salah.

Aux dernières nouvelles, le sit-in populaire devant la daïra est maintenu, la population campe sur sa position et demande la venue de Sellal en personne pour annoncer la décision ferme et solennelle du gouvernement d'arrêter immédiatement et de manière définitive toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.

Le comité de coordination a en outre fait appel via les réseaux sociaux à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national. La population refuse que son combat pour préserver les nappes d'eaux souterraines soit réduit à une simple revendication de projets de développement de la ville.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Algérie : imposante marche contre le gaz de schiste à Tamanrasset


El Watan le 06-01-15

Les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset se sont joints au large mouvement de protestation préparé par les opposants à l'exploitation du gaz de schiste dans le sud.

Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l'extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.

L'arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l'on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l'économie de l'Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d'Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.

« Cette protestation de soutien aux manifestants d'In Salah n'est qu'un début. Nous n'allons pas nous taire jusqu'à l'aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu'aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd'hui et après 52 ans d'indépendance on n'acceptera jamais qu'on soit traité de la sorte ».

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PERH du bassin d'Alès : Communiqué commun de l'inter-collectif Gardéchois et du Collectif 07 SGHDS

mer, 25/02/2015 - 14:36
NON AU RENOUVELLEMENT DU PERMIS DU BASSIN D'ALÈS

Communiqué de presse commun de l'inter-collectif Gardéchois et du Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste

En 2010, la société Mouvoil a obtenu un permis exclusif de recherche d'hydrocarbures, dit du bassin d'Alès, sur un territoire qui concerne 9 communes du Gard et 4 de l'Ardèche. Ce permis arrive à échéance le 1er mars 2015.

Depuis le 13 janvier, l'inter-collectif Gardéchois a lancé une campagne de signature de pétitions pour demander à Mme Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, de ne pas proroger ce permis.

Réunis en assemblée, ce mardi 24 février 2015, l'inter-collectif Gardéchois et le collectif 07 Stop au Gaz de Schiste ont comptabilisé 4534 signatures pour la pétition papier et 4500 signatures sur la pétition en ligne pour une population concernée par le permis de 6500 habitants.

Les deux collectifs ont décidé de remettre, en mains propres, ces pétitions à Madame la Ministre de l'Ecologie et de transmettre les résultats de cette pétition aux députés, sénateurs, de l'Ardèche et du Gard ainsi qu'à Messieurs les préfets et sous-préfets de ces départements.

Après 5 ans de mobilisation, notre détermination, renforcée par les résultats de cette pétition, reste intacte pour refuser toute exploration ou exploitation d'huile ou de gaz de schiste.

Contact Presse :
Ardèche : tel. 04 75 36 72 83 - tel. 06 23 66 15 51
Gard : 06 33 56 02 40 ou 06 11 09 79 19

* La pétition en ligne : http://petition.bassindales.fr/
* Infos sur le PERH du bassin d'Alès : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article274

Télécharger le communiqué de presse (pdf 105 ko)

Climat : « Notre pouvoir d'agir est plus important qu'on ne l'imagine »

mar, 24/02/2015 - 14:50
CLIMAT : « NOTRE POUVOIR D'AGIR EST PLUS IMPORTANT QU'ON NE L'IMAGINE »

Alors que le monde file vers une augmentation de la température de 4 à 5°C d'ici la fin du siècle, des négociations sur le changement climatique ont repris depuis le 8 février à Genève. Ces discussions, sous l'égide de l'Onu, sont destinées à préparer la conférence internationale de Paris fin 2015. Mais les blocages diplomatiques persistent. De nombreuses multinationales s'opposent, au nom de leurs chiffres d'affaires, à toute mesure contraignante. Alors que faire ? « C'est par l'intermédiaire des milliers d'innovations sociales et écologiques mises en œuvre dans nos quartiers et nos territoires, pour vivre mieux, que nous construisons le monde demain », réagit Maxime Combes de l'association Attac France.

Les négociations de l'Onu sur le changement climatique ont repris cette semaine à Genève. Objectif : nettoyer le texte de 38 pages élaboré en décembre dernier à Lima qui regroupe les différentes options soumises par les États dans la perspective d'un accord à Paris en décembre 2015 (lire l'analyse du texte de Lima). Au milieu de la semaine, le texte avait déjà doublé de volume. Sans grand espoir que les points durs qui n'ont pas été levés ces dernières années ne le soient, comme par miracle, en Suisse. En parallèle, collectivités publiques, médias de communication, multinationales, scientifiques, artistes et show-biz, ONG et militants, chacun à leur manière, se préparent pour ce qui est annoncé par François Hollande comme une conférence « historique ».

En 2009 déjà, Copenhague devait être « historique ». Intervenant juste après l'élection d'Obama et les engagements du G8 de l'Aquila, Copenhague est alors présenté comme « le sommet de la dernière chance », celui qui devait « sauver le climat ». Le retour de bâton a été terrible : Copenhague a substitué la sidération à l'espérance et la résignation à la mobilisation (nos articles). S'en souvenir devrait conduire à plus de modestie et de lucidité quant à la préparation de la conférence de Paris.

Pas d'accord contraignant en perspective
Faire preuve de lucidité nécessite de dire qu'il n'y aura pas d'accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux – rester en deçà des 2°C – à Paris. Si accord il y a, il ne sera pas contraignant.

« L'avenir du climat ne dépend pas des seules négociations de l'Onu »
Être lucide, c'est aussi convenir de la faible influence des scientifiques, ONG, mouvements sociaux et écologistes, syndicats, collectivités locales ou journalistes sur le cours des négociations.

Miser sur les innovations locales, sociales et écologiques
Être lucide sur les négociations n'implique pas pour autant de se résigner.
De plus, notre pouvoir d'agir ne se réduit pas à bloquer les projets climaticides. Il est plus important qu'on ne l'imagine.

Enfin, être lucide impose d'être radical. Aller à la racine des choses et ne pas rester à la surface du clapotis médiatique ... Le changement climatique s'inscrit dans une histoire. L'histoire d'un capitalisme prédateur, dominé par les populations riches des pays occidentaux – et désormais des pays émergents – qui soumet notre avenir à la poursuite indéfinie d'un business as usual insoutenable. Il n'y aura pas de grand soir ou de petit matin pour le climat. Pas plus à Paris qu'à Copenhague. Mais ce n'est pas pour autant la fin de l'Histoire. Détachons-nous de la technicité des négociations et servons-nous de Paris2015 comme d'une caisse de résonance pour écrire une nouvelle page, celle « de sociétés plus agréables à vivre, plus conviviales, plus solidaires, plus justes et plus humaines » comme nous y invite le processus Alternatiba.

Lire le suite de l'article de Maxime Combes sur Bastamag.net
Maxime Combes, économiste membre d'Attac France

Chevron abandonne ses forages de gaz de schiste en Roumanie

lun, 23/02/2015 - 20:59
L'EUROPE NE SERA FINALEMENT PAS L'ELDORADO
DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE ... suite

Chevron abandonne ses forages de gaz de schiste en Roumanie

Chevron, Exxon Mobil, TOTAL, Eni et d'autres petites entreprises ont quitté la Pologne.

Comme d'autres entreprises américaines, les français Total et Vallourec ont récemment annoncé de mauvais résultats.

Ces jours-ci le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé l'abandon de la prospection de gaz de schiste en Roumanie.
Chevron quitte la Roumanie après avoir déjà abandonné la prospection de gaz de schiste en Pologne, en Ukraine et en Lituanie.

Les "fabuleux gisements de gaz de schiste" dignes des contes (des comptes ?) des milles et une nuits ont cédé la place à la déception et à de mauvais résultats financiers.
La chute drastique du prix du baril de pétrole a accéléré l'inévitable déclin de cette industrie des hydrocarbures de gisements dits non-conventionnels.

HYDROCARBURES NON-CONVENTIONNELS : LA BULLE SPÉCULATIVE SE DÉGONFLE

Le Collectif 07 SGHDS tient à rapeller que :

durant 4 ans les lobbies pétroliers ont envahi les médias pour expliquer que les hydrocarbures dit "non-conventionnels", dont l'Europe était un eldorado, serait une manne extraordinaire, que nos économies en sortiraient plus fortes, sans préjudice aucun pour la santé et l'environnement.

durant 4 ans les collectifs ont étudié les rapports scientifiques et économiques, lus des rapports d'experts et des enquêtes de journalistes (des vrais ceux-là) et durant 4 ans nous avons étoffé notre argumentaire démontrant l'illusion sur cette vérité qui est "GAZ DE SCHISTE ET HYDROCARBURES NON-CONVENTIONNELS : UNE ABERRATION ÉCONOMIQUE, SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTALE."
Lire l'argumentaire du Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste

La bulle spéculative est en train d'éclater. En raison des investissements massifs faits dans l'industrie du gaz de schiste, des sociétés de plus en plus nombreuses sont en difficulté. Les fermetures de puits s'accélèrent. L'Europe ne sera finalement pas l'Eldorado des gaz et huiles de schiste.

NO GAZARAN
NI ICI NI AILLEURS

Renouvellement du PERH du Bassin d'Alès : pétition citoyenne et motion des élus

lun, 23/02/2015 - 14:30
LE PERH DU BASSIN D'ALÈS,
ARRIVE À EXPIRATION LE 1ER MARS PROCHAIN

Le permis exclusif de recherches d'hydrocarbures du Bassin d'Alès,
délivré en 2010 à la société pétrolière MOUVOIL,
arrive à expiration le 1er mars prochain.

Infos sur le PERH du Bassin d'Alès

Ce serait une bonne nouvelle, s'il n'était pas RENOUVELABLE pour une durée de CINQ ANS !

13 communes de l'Ardèche et du Gard et 215 km2 de cultures ou forêt sont concernés.

Pour s'opposer à ce renouvellement, le Collectif du Gardéchois lance une pétition.

LA PÉTITTION PAPIER
Un appel est lancé pour le recueil de signatures pour cette pétition.
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* Envoyez, avant le 01/03/2015, les recueils par courrier postal à :
Association anti gaz de schiste - Le Château - 30430 BARJAC

PÉTITION EN LIGNE
Signez la pétition en ligne sur le site de l'intercollectif du Gardéchois

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
À l'issue de cette action de pétitions, l'inter-collectif Gardéchois et le Collectif 07 SGHDS ont rédigé un communiqué de presse commun. que vous pouvez lire ici

DES COMMUNES ADOPTENT UNE MOTION
le Collectif des Élus, auquel adhèrent des communes du Gard et de l'Ardèche, a sollicité ces mêmes communes pour qu'elles adoptent une motion demandant expressément à Madame Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, de bien vouloir s'opposer au renouvellement de ce PERH.
Télécharger le modèle de motion (.doc 31 ko)

D'AUTRE PART :

Par une lettre adressé à Manuel Valls, Premier Ministre, le Conseil Général de l'Ardèche souhaiterait que le gouvernement décide, comme cela a été fait pour d'autres permis en France, de dénoncer ce permis et de ne pas le renouveler.

Sabine BUIS, députée de l'Ardèche, a adressé à Ségolène ROYAL, Ministre de l'Ecologie, une lettre lui demandant de l'informer sur l'évolution de ce permis.

No Gazaran
Ni ici ni ailleurs

TAFTA - tout savoir sur la zone de libre-échange transatlantique

ven, 20/02/2015 - 11:00
TAFTA - TRANSATLANTIC FREE TRADE AERA

La zone de libre-échange transatlantique TAFTA ou Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership, TTIP) est un projet de traité commercial entre l'Union européenne et les États-Unis envisagé pour 2015.

En juin 2013 la Commission européenne a obtenu de la part des États-membres le mandat pour négocier avec les États-Unis le “Transatlantic Free Trade Area. Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de L'OMC.

Ce projet de grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants (secteurs agricole et textile) ainsi que la suppression des "barrières non tarifaires " et s'attaque aux normes de régulation.
Mis en œuvre il favoriserait la mise en concurrence débridée, empêchant la relocalisation des activités et conduirait à un alignement vers le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles, environnementales.

Il concerne des domaines aussi variés que les services publics, l'énergie, l'agriculture, l'enseignement ou le règlement des différents privés-publics mais aussi l'accès aux médicaments, à l'éducation, à la culture.

Ce projet introduirait un mécanisme d'arbitrage privé « investisseur-Etat », qui se substituerait aux juridictions nationales existantes. Les investisseurs privés pourraient ainsi contourner les lois et les décisions qui les gêneraient, permettant par exemple aux pétroliers d'imposer en France l'exploitation des gaz de schiste et autres hydrocarbures dits non-conventionnels.
Une telle architecture juridique limiterait les capacités déjà faibles des États de à maintenir des services publics (éducation, santé…), de à protéger les droits sociaux, de à garantir la protection sociale, de à contrôler l'activité des multinationales dans le secteur extractif ou encore à d'investir dans des secteurs d'intérêt général comme l'environnement et la transition énergétique.

Le “Grand marché transatlantique” serait une atteinte nouvelle et sans précédent aux principes démocratiques fondamentaux. Il ne ferait qu'aggraver la vaste marchandisation du monde et porte accentuer le risque de régressions sociales, environnementales et politiques majeures.

De bonnes raisons de stopper le TAFTA

Sécurité alimentaire : nos règlements de sécurité alimentaire (sur les niveaux de pesticides, la contamination bactérienne, l'exposition fécale, les additifs toxiques, OGM, des compléments non comestibles, etc ..), jugés plus strictes que les « normes américaines," seraient considérés comme "des barrières commerciales illégales ».

Emploi : les entreprises des nations signataires de TAFTA recevraient des protections spéciales d'investisseurs étrangers afin de limiter le coût et le risque de délocalisation de leurs usines vers les pays à bas salaires qui auront signé cet accord.

Liberté sur Internet : répression et surveillance sont au programme.

Fracturation : nos ministères de l'énergie perdraient le pouvoir de réglementer les exportations de gaz naturel à toute nation "TAFTA". La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts aux nations qui l'interdiraient.

Privatisation
* Santé : Les groupes pharmaceutiques seraient habilités à bloquer la distribution de médicaments génériques, les services d'urgence privatisés. Les caisses d'assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale.
* Eau et Energie : Ces biens seraient considérés comme privatisables et toute municipalité qui s'opposeraient à la privatisation de son service des eaux serait accusée d'entrave à la liberté de commerce. Il en serait de même pour l'énergie.

Services publics : seraient limités les possibilités des gouvernements de réglementer les services publics tels que les services à la personne, les transports, ferroviaires, routes, etc... destinés à assurer l'accès universel à des besoins essentiels.

Culture et Production artistique : les grosses sociétés de productions audiovisuelles monopoliseraient les productions limitant la diversité culturelle. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux .

Polices et Armées : les polices privées pourraient protéger des biens ou intérêts privés et leurs vigiles seraient armés comme aux USA. Les états ou entreprises pourraient faire appel à des armées privées pour résoudre des conflits.

Enseignement : les Universités américaines ou privées pourraient attaquer en justice les Universités de l'éducation nationales pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient les subventions aux écoles qu'elles soient municipales, départementales, régionales ou nationales.

LE GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE NE SE FERA PAS !

SIGNEZ LES PÉTITIONS
* sur Collectif Stop Tafta.org
* sur Pétition 24.net
* Stop TIPP et CETA sur stop-ttip.org

Site officiel du collectif national unitaire stop TAFTA
Collectif Stop Tafta.org

LES TRACTS
Le tract 88 : A4 recto (pdf 1.4 Mo) - A4 verso (pdf 1 Mo)
Le tract Xtophe : A5 - 4 pages (A4 plié en deux) (pdf 1.6 Mo)
Le document du Collectif Unitaire National "Stop TAFTA" : document 4 pages A4 (pdf 1 Mo)

LA BANDE DESSINÉE
une bd dessinée par un militant : Télécharger la au format pdf 647 ko)

DE QUOI S'AGIT-IL ?

Le mandat de négociation : nature et portée de l'accord par Raoul M. Jennar politologue
Écoutez l'émission sur France-Culture avec Raoul Marc Jennar
Vidéo sur You Tube : Perpignan le 11 décembre 2013 avec Raoul Marc Jennar
www.jennar.fr

Le libre-échange et les droits des investisseurs contre le climat et la transition énergétique : note de décryptage de Maxime Combes de Attac et Aitec

TAFTA/TTIP sur le site internet de la Commission Européenne

Transatlantique arnaque - La casse du siècle - Réalisation : Yannick Bovy

TAFTA : LA PRESSE

OPERATION NO PASARAN : International Coalition against TAFTA , sur Facebook
https://www.facebook.com/pages/Operation-No-Pasar%C3%A1n/530294113748367
en plusieurs langue dont le français

sur Radio Touche Pas À Mon Schiste
http://www.radiotouchepasamonschiste.org/content/analyse-du-26102013

sur Radio France Culture :
"Terre à terre" du 18/01/14 par Ruth Stégassy
Péril sur les normes sociales et environnementales de l'Europe
Autour du projet Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI)
Avec : Raoul-Marc Jennar, Docteur en Science Politique.
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-peril-sur-les-normes-sociales-et-environnementales-de-l-europe-2014-01-18

sur Radio France Inter :
"Service public" du 20/05/14 par Guillaume Erner
Avec :
* Elvire Fabry, chercheuse à « Notre Europe-Institut Jacques Delors » et co-auteure de l'article « TTIP : Une négociation à la Pirandello ».
* Jean Quatremer, journaliste à « Libération », auteur du blog « Coulisses de Bruxelles ».
* Karine de Crescenzo, responsable des relations institutionnelles à l'UFC-Que Choisir.
* Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.
http://www.franceinter.fr/emission-service-public-le-proces-de-tafta-faut-il-combattre-le-traite-de-libre-echange-transatlanti

sur Reporterre
* La mobilisation contre le Traité transatlantique monte en puissance
http://www.reporterre.net/spip.php?article5446
* dossier Traité transatlantique de libre-échange
http://www.reporterre.net/spip.php?article5658
* Traité de libre-échange : Wikileaks révèle l'accord secret visant à protéger les intérêts des multinationales
http://www.reporterre.net/spip.php?article5001
* Ces merveilleux traités qui transfèrent le pouvoir des Etats aux multinationales
http://www.reporterre.net/spip.php?article5317
* Le conseil régional d'Ile-de-France s'oppose au Grand marché transatlantique
http://www.reporterre.net/spip.php?article5415
* Traité transatlantique : pour être informé, il faut payer 1800 euros
http://www.reporterre.net/spip.php?article5684
* La Commission européenne organise la propagande en faveur du traité de libre-échange avec les Etats-Unis
http://www.reporterre.net/spip.php?article5096

sur ATTAC France
* Le Grand Marché transatlantique
http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/
* Guide de navigation pour affronter le grand marché transatlantique
http://france.attac.org/nos-publications/brochures/articles/guide-de-navigation-pour-affronter-le-grand-marche-transatlantique

sur Le Monde Diplomatique
* Un piège transatlantique
http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/HALIMI/50200
* Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

sur Marianne
* Dimanche 13 Avril 2014 : Traité transatlantique : la nouvelle arnaque européenne
http://www.marianne.net/Traite-transatlantique-la-nouvelle-arnaque-europeenne_a238125.html
* Samedi 12 Avril 2014 : Le traité transatlantique expliqué par les lobbyistes, c'est lol !
http://www.marianne.net/Le-traite-transatlantique-explique-par-les-lobbyistes-c-est-lol-_a237987.html

sur The Huffington Post
* Desseins et conséquences du grand marché transatlantique
http://www.huffingtonpost.fr/daniele-favari/accord-libre-echange-ue-etats-unis_b_4610932.html

sur La Quadrature
* TAFTA
http://www.laquadrature.net/fr/tafta

sur Fondation Copernic
TAFTA
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?page=recherche&recherche=tafta&x=0&y=0

sur ContreLaCour
* Marché transatlantique : les positions initiales de la Commission européenne
http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-positions-initiales-commission-europeenne/
* Marché transatlantique : le mandat (définitif) de négociation de la Commission européenne traduit en français
http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/

L'amendement 149 concernant l'art.49 du projet de loi relatif à la transition énergétique a été rejeté par les sénateurs

jeu, 19/02/2015 - 11:08
L'AMENDEMENT 149 CONCERNANT L'ART.49 DU PROJET DE LOI RELATIF À LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE A ÉTÉ REJETÉ PAR LES SÉNATEURS CETTE NUIT DU 18 AU 19 FÉVRIER

Cet amendement « visait à intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l'énergie relatif à la sécurité énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d'hydrocarbures non-conventionnels ».

Il se fondait sur la volonté de vérifier, dans le cadre de la diversification des sources d'approvisionnement d'énergie, toutes les potentialités du sous-sol afin d'explorer et d'éventuellement exploiter les ressources d' hydrocarbures non-conventionnels ainsi identifiées.

Le projet loi en faveur de la transition énergétique pour la croissance verte a fixé un objectif de réduction de la consommation d'énergie fossile de 30 % d'ici 2030 par rapport à 2012.
tre. Or, un tel amendement, s'il avait été adopté, ne nous permettrait pas d'atteindre cet objectif.

Mobilisations des collectifs Stop Gaz et Huiles de Schiste
Suite à cela les collectifs Stop Gaz et Huiles de Schiste se sont mobilisés pour interpeller leurs sénateurs et députés leur demandant de rejeter l'adoption de cet amendement.
Lire la lettre du Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste aux députés et sénateurs de l'Ardèche

Cette nuit du 18 au 19 février, les sénateurs ont rejeté l'amendement 149 concernant l'article 49 du projet de loi relatif à la transition énergétique.
Ceux qui seraient intéressés, trouveront ici le compte rendu analytique officiel de la séance
Mathieu Darnaud et Jacques Genest, sénateurs de l'Ardèche ont rallié une majorité de sénateurs présents issus de tous les groupes politiques. L'amendement a donc été rejeté.

Merci à tous pour votre participation aux actions d'envoi de courriels/courriers aux sénateurs qui n'ont pas été pour rien dans ce rejet.

Loi Macron et droit de l'environnement

mer, 18/02/2015 - 13:30
LOI MACRON ET DROIT DE L'ENVIRONNEMENT

La loi Macron achoppe aussi sur le droit de l'environnement

A l'Assemblée nationale, l'examen du projet de loi Macron n'en était pas encore arrivé au tour de l'article 28 que celui-ci animait déjà la séance de questions au gouvernement mercredi 28 janvier.

Censé « moderniser le droit de l'environnement (…) au bénéfice, notamment, des entreprises et qui vise à accélérer la réalisation des projets publics et privés », ce texte est dans le collimateur des écologistes, de certains socialistes et de communistes.

Révision des délais d'autorisation
L'idée est répandue qu'en France la moindre réalisation est soumise à un mille-feuille de procédures formelles, à un enchevêtrement d'obligations réglementaires responsables de délais à rallonge avant de sortir de terre. Un motif suffisant pour confier à l'administration publique le soin de trancher tout cela sans passer par le Parlement ? Plus d'un député y trouve à redire.

« C'est Bercy qui dicte sa loi ! »
« On va restreindre la participation du public, réduire sa capacité d'action ... C'est Bercy qui dicte sa loi ! »

La Fondation Nicolas Hulot ... « Le gouvernement n'a rien à gagner avec cet article 28 qui ne constitue pas le cœur de la loi Macron, .... Ce serait un signal trop négatif vis-à-vis de l'opinion et il ne permettra pas aux projets mal engagés au départ d'aller plus vite. »

Lire la totalité de l'article de Martine Valo sur Le Monde

NOTE DU COLLECTIF 07 SGHDS
A) Plusieurs députés dont Sabine Buis, Pascal Terrasse, Fabrice Verdier, Jean-Michel Clément, Michel Lesage, Jean-Jacques Cottel, Frédéric Roig ont déposé trois amendements à cet article 28.
B) Les textes de référence de ce projet de loi n°2498.
C) Le 20 janvier 2015, le Collectif 07 SGHDS a interpellé ses députés à ce sujet leur demandant la suppression de cet article 28 qui constitue un recul démocratique sans précédent

LETTRE DU COLLECTIF 07 AUX DÉPUTÉS DE L'ARDÈCHE

Objet : Article 28 du projet de loi pour la croissance et l'activité

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Le projet de loi pour la croissance et l'activité, présenté par le Ministre de l'Economie Monsieur Emmanuel Macron, sera débattu à l'Assemblée Nationale à partir du 26 janvier.

L'article 28 de ce texte propose au Parlement d'habiliter le Gouvernement à prendre par ordonnance des mesures législatives pour réformer le code de l'environnement. Il autorisera le gouvernement à réécrire de nombreuses dispositions de ce code, sans passer par le Parlement.

Ces mesures viseraient à modifier :
les procédures environnementales, notamment les règles applicables à l'étude d'impact et à l'évaluation environnementale,
les modalités de participation du public en déterminant celle-ci en fonction des caractéristiques du projet et de son avancement, prévoyant notamment que la consultation publique puisse être limitée quand le projet est déclaré d'intérêt public et en réformant les dispositions des articles L.120-1 et suivants du code de l'environnement, voire en supprimant cette participation du public dans certains cas (justifiée par l'un des intérêts visés à l'article L.124-4 du code de l'environnement),
les modalités de l'enquête publique,
les délais de règlement devant les juridictions administratives des litiges nés de l'application du code de l'environnement en réduisant ceux-ci.

Cet article à lui seul constitue un affaiblissement du droit de l'environnement et une tentative de le démanteler, sous prétexte de le moderniser.

Outre le contenu de cette réforme, cette procédure de recourir aux ordonnances pose un véritable problème démocratique, car réformer le code de l'environnement détermine des choix de société et, de fait, exige un débat collectif faisant appel à la concertation, à la transparence et à la prise en considération de l'expertise citoyenne.

Nous ne pouvons envisager que la société civile soit une nouvelle fois privée et exclue de ce débat, sachant qu'une réforme du code de l'environnement aura des conséquences sur la manière dont seront pris en considération les enjeux environnementaux dans tout projet d'aménagement des territoires.

Il est intolérable qu'une réforme de la participation du public, prévue par ce projet de loi, soit réalisée sans l'avis du public, alors que le discours du Président de la République affirmait à la dernière conférence environnementale que le chantier sur la démocratie participative était fondamental.

C'est pourquoi, nous vous demandons lors de l'examen du projet de loi en séance plénière de l'Assemblée nationale de demander la suppression de cet article 28 qui constitue un recul démocratique sans précédent et de rejeter l'amendement (N° SPE1575) qui propose que le Conseil National de la Transition Écologique soit associé à l'élaboration des ordonnances.

Nous vous rappelons que le Conseil National de la Transition Écologique n'a pas vocation à rédiger des textes à la place du Parlement, mais a pour rôle d'apporter un avis ou un éclairage sur un projet de loi.

Nous vous serions gré de bien vouloir nous faire part de votre position sur ce sujet.

Dans l'attente de vous lire, nous vous prions d'agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l'expression de nos sentiments les meilleurs.

Pour le Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste
Le 20 janvier 2015
Signature

RÉPONSE DE SABINE BUIS, DÉPUTÉE DE L'ARDÈCHE, AU COLLECTIF 07 SGHDS

Sabine BUIS
Députée de l'Ardèche
Conseillère régionale Rhône-Alpes

Aubenas, le 9 février 2015

Monsieur,

Par courrier électronique, vous avez appelé mon attention au sujet de l'article 28 du Projet de loi pour la croissance et l'activité, qui vise à habiliter le Gouvernement à prendre par ordonnances des mesures législatives afin de réformer le code de l'environnement. Je vous en remercie.

Tout comme vous, je m'inquiète, non de la modernisation que je juge utile du droit de l'environnement, mais de la procédure de modernisation en elle-même. Les mesures contenues dans l'article 28 du projet de loi m'ont semblées inappropriées pour trois raisons principales :

En premier lieu, elles sont pour partie, contraires à l'engagement du Président de la République, exprimé lors de la troisième conférence environnementale, d'engager un chantier ouvert et transparent sur la participation du public. J'en suis convaincue, ce chantier devra associer toutes les parties prenantes. Il serait donc malheureux, alors que ce chantier n'est pas encore ouvert, d'autoriser le Gouvernement à procéder à cette réforme sans y associer tous les acteurs concernés.

En deuxième lieu, cette mesure concerne, non seulement les règles de la démocratie participative mais aussi celles de la démocratie locale. La réforme par ordonnances impactera notamment le pouvoir de décision des élus locaux auxquels le Préfet, dans certains cas, pourrait se substituer. Il est donc indispensable que la Représentation nationale puisse être associée à la réalisation des ordonnances en question.

Enfin, tel que présenté en Conseil des ministres, l'article 28 du projet de loi ne prévoyait pas une mention claire et définitive du principe de non régression du droit de l'environnement.

Estimant qu'à la veille de la COP 21, la France se doit d'être exemplaire dans son approche de la modernisation du droit de l'environnement et estimant également que les travaux engagés lors de l'examen de la loi du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l'article 7 de la Charte de l'environnement doivent être prolongés, j'ai co-déposé lors de l'examen du Projet de loi en Commission spéciale, un amendement de suppression de l'article 28 dans son intégralité. Malheureusement, cet amendement a été repoussé.

J'ai donc pris acte de ce rejet, et j'ai par la suite déposé des amendements en séance publique afin d'encadrer ce recours aux ordonnances :

J'ai appelé à inscrire dans la loi le principe de non régression du droit de l'environnement. http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2498/AN/1720.asp.
Si cette formulation n'a pas été adoptée, le Gouvernement s'est engagé en inscrivant dans le texte que les ordonnances ne devront pas « porter atteinte aux principes fondamentaux et objectifs généraux du code de l'environnement. »

J'ai déposé un amendement visant à inscrire dans la loi la mise en place d'un comité de liaison composé de parlementaires, chargé d'examiner les projets d'ordonnances. http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2498/AN/1102.asp
En effet, le Parlement doit être informé et consulté au cours du processus d'élaboration de ces dernières. La mise en place d'un comité de liaison, composé de parlementaires, est donc indispensable.
Je me satisfais que cet amendement ait été adopté.

J'ai déposé un amendement proposant que la réforme du droit de l'environnement entreprise procède d'une étude d'impact préalable rendue publique par le Gouvernement, qui détaille les motifs de complexité du droit de l'environnement, leurs conséquences, notamment économiques et le cadre juridique constitutionnel, européen et international dans lequel doivent s'inscrire les mesures à prendre.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2498/AN/1722.asp
Malheureusement, cet amendement n'a pas été adopté.

Enfin, j'ai par ailleurs déposé un amendement appelant la réforme du code minier, tout en proposant de s'assurer que les dispositions de ce dernier soient soumises aux droits et objectifs de la Charte de l'environnement, du droit de l'Union européenne et du droit international de l'environnement. http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2498/AN/1942.asp
Sur ce dernier point, le Gouvernement, à travers la parole d'Emmanuel MACRON, Ministre de l'Economie, s'est engagé à mettre en place dès la fin du mois de février, une concertation sur le sujet et plus particulièrement sur la rénovation des conductions d'octroi des permis miniers. Autre engagement pris : celui de l'examen du projet de loi réformant le code minier à l'automne au Parlement. Le Gouvernement a ainsi acté le calendrier de la réforme du code minier.

Vous assurant de ma vigilance sur les enjeux ici exposés, je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Sabine Buis
Députée de l'Ardèche

salon "Primevère", le salon-rencontres de l'Alter-Ecologie

mar, 17/02/2015 - 10:00
SALON "PRIMEVÈRE",
LE SALON-RENCONTRES DE L'ALTER-ECOLOGIE

Comme tous les ans depuis 2011
les collectifs "Stop "Gaz et Huiles de Schiste" du réseau Rhône-Alpes tiendront un stand à la 29e édition du
salon "Primevère", salon-rencontres de l'Alter-Ecologie
qui aura lieu les 20, 21 et 22 février 2015} à Lyon Eurexpo

* Le site internet du salon "Primevère"
* Le programme de cette 29ème édition du salon

Projection du film des Amis de la Terre : "Terre de schiste", dimanche 22/02 à 16h30 suivi d'un débat animé par Alain Dordé des Amis de la terre.

Malgré des signes avant coureurs de faillite et d'une bulle financière proche de l'implosion au moins 5 fois plus importante que celle des subprimes, la lutte n'est pas finie et loin d'être gagnée ; aussi nous avons besoin d'une re-mobilisation générale des citoyens face aux nouvelles attaques du lobby.

Ces derniers temps, de nouvelles demandes de permis sont apparues chez nous, dans l'Est avec le méthane de houille et dans le Sud-Ouest, des renouvellement de permis dont le Rhône-Méditerranée, la création d'un centre européen des hydrocarbures non conventionnels( CHNC) ...

Si parmi les militants de bonnes volontés existent pour nous aider à tenir le stand quelques heures, merci à elles nous contacter pour en caler les modalités

Rappel de quelques infos
date et lieu : les 20,21,22 février à Eurexpo Lyon
Le salon est au Hall 6 - Stand A 310
ouverture : Vendredi de 14 à 22h - Samedi de 10 à 20h - Dimanche de 10 à 19h

Les collectifs du réseau Rhône-Alpes
Le site internet des collectifs du réseau Rhône-Alpes

Alerte ! La loi sur la transition énergétique veut autoriser la recherche de gaz de schiste

mar, 17/02/2015 - 08:00
PROJET DE LOI RELATIF À LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE :
LES COLLECTIFS INTERPELLENT LEURS DÉPUTÉS ET SÉNATEURS

Lettre du Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste aux députés et sénateurs de l'Ardèche

Objet : Amendement-alinéa 8 de l'article 49 du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte

Madame la députée de l'Ardèche, messieurs les députés et sénateurs de l'Ardèche,

Actuellement, le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est actuellement examiné au Sénat par vos pairs.
En séance plénière, un nombre de sénateurs ont déposé un amendement qui prévoit d'ajouter à l'article 49 du projet de loi un alinéa 8 qui permettrait la vérification du potentiel de notre pays en hydrocarbures non-conventionnels.

Cet amendement « vise à intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l'énergie relatif à la sécurité énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d'hydrocarbures non-conventionnels ».

Il se fonde sur la volonté de vérifier, dans le cadre de la diversification des sources d'approvisionnement d'énergie, toutes les potentialités du sous-sol afin d'explorer et d'éventuellement exploiter les ressources d' hydrocarbures non-conventionnels ainsi identifiées.

Le projet loi en faveur de la transition énergétique pour la croissance verte a fixé un objectif de réduction de la consommation d'énergie fossile de 30 % d'ici 2030 par rapport à 2012.

Or, un tel amendement, si il devait être adopté, ne nous permettrait pas d'atteindre cet objectif, il induirait la recherche de ces nouveaux hydrocarbures engageant de nouveaux investissements dans ce secteur et pérenniserait notre dépendance aux énergies fossiles.

S'engager dans cette voie du passé en exploitant ces ressources dangereuses et coûteuses pour l'environnement et la santé nous priveraient des investissements nécessaires au développement d'un modèle énergétique moins carboné et, à terme, post-fossile.
Un soutien à ces nouveaux hydrocarbures non conventionnels accroîtrait les émissions de gaz de effets de serre.

Comme vous le savez, les nouveaux records d'émissions de gaz de effets de serre et de réchauffement global ont été confirmé par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) dans son 5e rapport démontrant la gravité de la situation sur le plan climatique.
Les préconisations des scientifiques pour rester en deçà des 2°C de réchauffement global impliqueraient que nous laissions, selon l'Agence internationale de l'énergie, dans le sol plus des deux tiers des réserves prouvées d'énergies fossiles, celle-ci précisant que « notre consommation d'ici à 2050 ne devra représenter plus d'un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles afin de ne pas dépasser ces 2°C. »

Cette évidence nous impose de renoncer à la recherche de nouveaux hydrocarbures et d'écarter, de fait, toute possibilité d'explorer et d'extraire les hydrocarbures non-conventionnels.

La France accueillera en décembre 2015 la conférence de l'ONU sur le climat à Paris, qui appelle à un réel engagement de la part des pouvoirs politiques et publics et elle exige de la cohérence et de l'exemplarité. Notre pays s'est engagé comme ses 26 partenaires européens à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Cet objectif demande de transformer les paroles en actes en mettant un terme au soutien au développement des énergies fossiles et des nouvelles ressources que sont les hydrocarbures non-conventionnels .

C'est pourquoi nous vous demandons de rejeter cet amendement et au regard de l'urgence climatique, ne pas sacrifier l'avenir au très court terme en cédant aux intérêts privés.

Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir nous faire part de votre position sur ce sujet.

Dans l'attente de vous lire, nous vous prions d'agréer, madame la députée, messieurs les députés et sénateurs, l'expression de nos sentiments les meilleurs.

Largentière le 14 février 2015
Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste

Si vous désirez vous aussi interpeller vos sénateurs, vous pouvez :

vous inspirer de la lettre ci-dessus et l'envoyer à vos sénateurs dont vous touverez les adresses de courriel en suivant ce lien.

signer la pétition en ligne sur cyberacteurs.org

Le Sénat votera cette semaine l'adoption de cet amendement.
Le projet de loi complet sera ensuite voté par le Sénat puis partira en commission mixte paritaire, composée de députés et sénateurs.
Là, on peut envisager deux possibilités :
* la première, les parlementaires et sénateurs se mettent d'accord : le texte est représenté à l'Assemblée nationale et au Sénat, il est voté et adopté définitivement.
* La deuxième est que députés et sénateurs ne tombent pas d'accord sur ce texte, dans ce cas le texte revient à l'Assemblée nationale en 2e lecture, puis en 2e lecture au Sénat, puis en 3e et dernière lecture à l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

En "Quête de Sens", un film participatif et citoyen

sam, 14/02/2015 - 15:30

EN QUÊTE DE SENS

un film participatif et citoyen de Nathanaël Coste et Marc de la Menardière
La bande annonce du film : www.enquetedesens-lefilm.com

LUNDI 16 février
à 20h30au cinéma des Vans
Tarifs ciné habituels


« En quête de sens » raconte le voyage initiatique de deux amis d'enfance partis questionner la marche du monde.
Equipés d'une petite caméra et d'un micro, Marc et Nathanaël ont cherché à comprendre ce qui a conduit aux crises actuelles et d'où pourrait venir le changement.
Au travers des messages d'activistes, de philosophes, de biologistes, ou de gardiens des cultures anciennes, ils nous invitent à partager leur remise en question, et interrogent nos visions du monde.

Une quête qui redonne confiance dans notre capacité à influer positivement sur le cours des choses. Le changement est en marche de par le monde : c'est un changement de conscience, motivé par la nécessité de vivre en harmonie avec soi-même et avec la sphère du vivant.

Avec la participation de : Vandana SHIVA - Thrinh XUAN THUAN - Satish KUMAR - Pierre RABHI - Frédéric LENOIR - Hervé KEMPF - Bruce LIPTON - Cassandra VIETEN - Marianne SEBASTIEN

Non pas juste un film, mais un moment privilégié à venir partager, en présence de Nathanaël Coste
Animation après le film aux Vans : Annie Gosselin, formatrice en Communication Non Violente
Soirée proposée par les Colibris 07 dans le cadre de la campagne "la (r)évolution intérieure" du mouvement Colibris, autour de cette révolution qui consiste à changer le monde en nous changeant nous-même.
Vous trouverez ici un dossier avec plus d'info, une affiche, et un flyer à imprimer et diffuser largement...

Les sujets que soulève le film

LE PROGRÈS ET LA MODERNITÉ
Quelles sont les limites des idées de « progrès » et de « modernité » ?
L'avancée d'une société se mesure- t-elle grâce à la croissance de son PIB, ou bien ne faut-il pas plutôt redéfinir la notion de prospérité ?
Comment inventer de nouveaux modes de vie qui préservent les héritages de la tradition tout en accueillant les acquis de la modernité ?

LE SENS DU RÉCIT
La société industrielle s'est bâtie sur la vision d'un monde mécanique, régi par la compétition, où l'homme égoïste et matérialiste chercherait à s'affranchir d'une nature hostile.
Nous vivons aujourd'hui dans un monde découlant de cette représentation du monde. Au regard des découvertes scientifiques et anthropologiques récentes, quelles pourraient être les bases du nouveau récit ?

LA CONNAISSANCE DE SOI
Les philosophes grecs disaient qu'avant de vouloir réformer le monde, il fallait commencer par se connaitre et se réformer soi-même.
Prendre le temps d'interroger ses croyances personnelles ou regarder ses zones d'ombre ne sont-ils pas des préalables pour mener à bien une transformation sociétale ?

LES ORIGINES DES CRISES ÉCOLOGIQUES
Les crises écologiques trouvent leurs racines dans notre vision du monde et dans notre rapport à la nature.
La Terre est-elle uniquement un gisement de ressources à exploiter ? Notre maison ? Un endroit hostile ? Une source de vie et d'émerveillement ? En sommes-nous vraiment séparés ?

Au delà du film, une expérience participative !

Pour ce film tourné « avec les moyens du bord », les réalisateurs ont pu maintenir un processus de production et de distribution totalement indépendant grâce au soutien des internautes.
Une fois les images tournées, le film fut coproduit sur internet par 963 souscripteurs qui ont fait confiance et patienté un an avant de pouvoir voir le film fini.
L'aide spontanée de nombreux musiciens, traducteurs, techniciens, graphistes et autres bienfaiteurs a permis d'aller au bout de l'aventure avec des standards de qualité professionnelle.
La sortie en salle (qui n'était pas prévue au départ !) a suivi le même processus « collaboratif » grâce à l'appui de la communauté des spectateurs qui diffusent le film et aux associations partenaires qui se sont jointes à l'aventure.
Le mouvement Colibris relaye activement le film dans le cadre de sa nouvelle campagne citoyenne : “une (R)évolution intérieure”.

CE FILM EST :
* Un road-movie initiatique, didactique et décalé
* Le meilleur de 80 heures de rushes récoltés sur trois continents
* Financé par 963 internautes bienveillants
* Un outil à partager pour se reposer des questions tous ensemble
* Auto distribué par l'association Kamea Meah

CE FILM N'EST PAS :
* Un documentaire anxiogène, clivant et moralisateur
* Une enquête journalistique
* Ecrit à l'avance
* Là pour donner des réponses, mais poser des questions
* Une raison pour démissionner !

Quand l'argent de vos cotisations retraite accélère le réchauffement climatique

ven, 13/02/2015 - 23:21
QUAND L'ARGENT DE VOS COTISATIONS RETRAITE ACCÉLÈRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

L'argent que gère le Fonds de réserve des retraites est censé garantir aux générations futures le bénéfice d'une protection sociale.
Problème : une partie des excédents de cotisations retraites est investi dans des secteurs très polluants et des entreprises controversées.
Basta ! et l'Observatoire des multinationales ont étudié la liste de ces placements, qui profitent notamment à Total, Shell, Gazprom, Monsanto, ou même à l'industrie du tabac !
Le Fonds de réserve des retraites sera la cible d'une campagne de mobilisation animée par le mouvement écologiste 350.org. Objectif : que les institutions financières retirent leurs investissements des secteurs qui contribuent fortement au changement climatique.

C'était l'une des idées du gouvernement Jospin : créer un fonds de réserve pour les retraites afin de financer dans la durée les pensions des retraités, en particulier les dépenses supplémentaires générées par les « papy boomers ». Il s'agissait d'assurer la viabilité du régime des retraites pour les générations futures, au-delà de 2020. Le fonds a été mis en place en 2001. Il devait être abondé à hauteur de 130 milliards d'euros à l'horizon 2015. Cet objectif ne sera jamais atteint. Le fonds gère cependant aujourd'hui 34 milliards d'euros d'actifs. L'argent placé provient principalement des excédents de différentes caisses de retraite – donc de nos cotisations – et de prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Le fonds est hébergé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le principal établissement financier public, et est doté d'un conseil de surveillance composé de parlementaires et de représentants syndicaux et patronaux.

Censé garantir aux générations futures de pouvoir bénéficier du système des retraites quand elles vieilliront, ce fonds contribue paradoxalement à ternir leur avenir. Car il participe de manière non négligeable au réchauffement climatique en plaçant des centaines de millions d'euros dans des activités très polluantes. Basta ! et l'Observatoire des multinationales – avec l'appui du mouvement pour la justice climatique 350.org – se sont plongés dans le portefeuille d'actions et d'obligations détenus par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) dans des centaines d'entreprises. Il détient des investissements directs dans 60 des 100 premières entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier, et dans 21 des 100 premières entreprises mondiales de charbon. Soit plus de 920 millions d'euros au service des secteurs les plus émetteurs en CO2, selon notre décompte des actions et obligations d'entreprises détenus par le fonds au 31 décembre 2013.
Total, Halliburton ou Gazprom profitent de l'argent des retraites

Dans le secteur des énergies fossiles au sens large – incluant l'extraction, le transport, le stockage et la génération d'électricité à partir de sources fossiles (pétrole, gaz et charbon) –, le fonds a investi pas moins de 2,1 milliards d'euros, dont un milliard d'euros dans les mines et centrales à charbon, un secteur particulièrement polluant. Encore ce chiffre ne tient-il pas compte des participations indirectes ni des secteurs économiques gros consommateurs d'hydrocarbures comme le ciment, la sidérurgie ou la pétrochimie. Le fonds détient ainsi de nombreux actifs dans les banques, qui elles-mêmes investissent ensuite dans des secteurs très polluants. BNP Paribas et le Crédit agricole, dont des filiales travaillent comme prestataires du fonds [1], figurent par ailleurs parmi les vingt institutions financières qui investissent le plus dans l'extraction de charbon (voir le Livre noir des banques, édité par Attac et Basta !).

L'un des placements préférés du fonds de réserve des retraites est Total, que l'on ne présente plus. Le géant pétrolier, malgré ses activités controversées dans les sables bitumineux ou le gaz de schiste et ses relations polémiques avec des dictatures, profite de 130,6 millions d'euros d'investissements, abondés en partie par nos cotisations sociales. D'autres géants pétroliers, régulièrement critiqués pour leurs mauvaises pratiques environnementales, bénéficient également de l'argent de la protection sociale. 29,1 millions d'euros pour Shell, qui prospecte en Arctique, est accusé de graves crimes environnementaux au Nigeria, et promeut le gaz de schiste de l'Ukraine à la Patagonie (lire notre article). 7,7 millions pour Chevron, considérée comme la « pire entreprise de tous les temps » par les Public Eye Awards en 2015 et au centre d'une bataille juridique internationale l'opposant à des communautés de l'Amazonie équatorienne, qui l'accuse d'avoir dévasté les zones où la multinationale a opéré (notre article).

Également 13,9 millions d'euros pour Halliburton, qui a largement profité de la guerre d'Irak grâce à sa proximité avec l'administration Bush. Halliburton est aussi impliquée dans la marée noire du Golfe du Mexique de 2010 (lire ici). Ou encore 4,2 millions pour la compagnie gazière russe Gazprom… Un fonds censé contribuer à la protection sociale des générations futures finance donc les oligarques russes proches de Poutine ! Chacun appréciera également le fait que la puissante multinationale Glencore, active dans la spéculation sur les matières premières, et basée dans le paradis fiscal du canton de Zoug, en Suisse, profite de 49,8 millions d'euros des contribuables français (notre article). La liste est encore longue…
L'industrie du tabac, la déforestation et les OGM aussi !

Lire la suite de l'article de Ivan du Roy et Olivier Petitjean sur BastaMag

Hydrocarbures non-conventionnels : la bulle spéculative se dégonfle

jeu, 12/02/2015 - 21:51
HYDROCARBURES NON-CONVENTIONNELS :
LA BULLE SPÉCULATIVE SE DÉGONFLE

Durant 4 ans les lobbies pétroliers ont envahi les médias pour nous expliquer que les hydrocarbures dit "non-conventionnels", dont l'Europe serait un eldorado, serait une manne extraordinaire, que nos économies en sortiraient plus fortes, sans préjudice aucun pour la santé et l'environnement.

Durant 4 ans nous avons étudié les rapports scientifiques et économiques, lus des rapports d'experts et des enquêtes de journalistes (des vrais ceux-là) et durant 4 ans nous avons étoffé notre argumentaire. Un de nos objectifs était de résister, de gagner du temps, le temps nécessaire à ce que la réalité se montre au grand jour et qu'il ne soit plus possible à ces lobbies, avec l'aide de politiciens et de médias amis, de continuer à poser un voile d'illusion sur cette vérité qui est "GAZ DE SCHISTE ET HYDROCARBURES NON-CONVENTIONNELS : UNE ABERRATION ÉCONOMIQUE, SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTALE."
Lire l'argumentaire du Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste

Des rapports "sérieux" aux USA mettent en évidence cette aberration. La bulle spéculative est en train d'éclater. En raison des investissements massifs faits dans l'industrie du gaz de schiste, des sociétés américaines de plus en plus nombreuses sont en difficulté. Lire le dernier article en date à ce propos.
Les fermetures de puits s'accélèrent. 4 des 7 plus gros gisements de gaz de schiste américains ont atteint leur pic de production et leur production décroit.

L'Europe ne sera finalement pas l'Eldorado des gaz et huiles de schiste. Le rêve américain du gaz de schiste s'estompe en Pologne alors que l'Écosse et le Pays de Galles décident d'un moratoire illimité sur la fracturation hydraulique. Chevron quitte donc la Pologne après Exxon Mobil, TOTAL, Eni et d'autres petites entreprises. Lire l'article à ce propos

Aujourd'hui Total et Vallourec (voir ci-dessous) annoncent de mauvais résultats et si la conjoncture actuelle, avec un baril à la baisse, y est pour quelque chose, le coût d'extraction et donc de rentabilité des hydrocarbures non-conventionnels, sans même parler des dégâts sanitaires et environnementaux incalculables mais pas à la charge des société pétrolières (privatisations des bénéfices et socialisation des pertes et des dégâts) n'est pas pour rien dans les difficultés et faibles résulats des sociétés spécialisées dans ces hydrocarbures dits "non-conventionnels".

Les uns et les autres en tireront-ils des enseignements ? rien n'est moins sûr quand on voit de quelle manière le projet de loi relatif à la transition énergétique est actuellement vidé de sa substance.
À tel point qu'un amendement vient d'être déposé (les lobbies seraient ils à l'oeuvre ?) à l'art.49, rédigé ainsi : Cet amendement vise à intégrer, dans le volet de la programmation pluriannuelle de l'énergie relatif à la sécurité énergétique, la nécessaire identification du potentiel énergétique de la France en matière d'hydrocarbures non-conventionnels.

TOTAL PLOMBÉ PAR LA FAIBLESSE DU PÉTROLE

Total (TOT) a annoncé jeudi une coupe draconienne de ses coûts et investissements cette année après une forte baisse de ses résultats en 2014, pénalisés par la dégringolade des cours du pétrole et des dépréciations massives d'actifs.

Comme les autres grandes entreprises du secteur, l'entreprise fait face à une conjoncture très dégradée, du fait de l'effondrement des cours de l'or noir. Ceux-ci ont dégringolé de plus de 50% depuis juin et évoluaient depuis plusieurs semaines autour de 50 dollars le baril en raison d'une offre surabondante et d'une demande peu vigoureuse.

Le géant pétrolier français a vu son résultat net chuter de 62% à 4,24 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires en repli de 6% à 236,12 milliards.
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Malgré un rebond de la marge de raffinage européenne l'an dernier, le secteur demeure en surcapacité chronique face à une consommation de carburants en baisse sur le Vieux Continent.

« Cette tendance lourde ne va pas s'inverser », a prévenu lors d'une conférence de presse le directeur général Patrick Pouyanné, qui a pris les rênes du groupe après la mort accidentelle de l'emblématique PDG Christophe de Margerie en octobre dernier.
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Au total, le spécialiste des hydrocarbures entend réduire ses effectifs de 2000 personnes dans le monde en 2015, sur environ 100 000, essentiellement par le biais d'un gel des embauches mais aussi de départs volontaires.
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« Nous allons arrêter tous nos investissements sur le domaine du 'shale gas' américain », le niveau actuel du baril ne permettant pas de les rentabiliser, a déclaré M. Pouyanné.
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Lire la totalité de l'article de Martine Pauwels sur La Presse.ca - Agence France-Presse

VALLOUREC DÉPRÉCIE DES ACTIFS À CAUSE DU MARCHÉ PÉTROLIER

Dépréciation de 1 à 1,2 md d'euros
Perte au titre de 2014
Un plan d'économies sera annoncé le 24/02
Objectifs confirmés
L'action chute en début de matinée (Actualisé avec cours et commentaire de trader)

Vallourec a annoncé jeudi une perte de valeur de certains de ses actifs au Brésil et en Europe consécutive à la dégradation des marchés pétroliers, qui se traduira dans ses comptes par une dépréciation estimée entre 1,0 et 1,2 milliard d'euros.

Le producteur de tubes sans soudure en acier, dont les produits sont notamment utilisés dans les opérations de forage et de production, a précisé que cette dépréciation aurait un impact non récurrent sur son résultat net en 2014 et entraînerait donc une perte au titre de l'exercice écoulé.

"Nous considérons que le groupe fait face à un changement d'environnement profond et potentiellement durable dans certains de ses aspects", a déclaré lors d'une conférence téléphonique le président du directoire, Philippe Crouzet.

Pour expliquer la chute du prix du pétrole, d'environ 60% en six mois, Philippe Crouzet a souligné le déséquilibre entre l'offre et la demande mais aussi les conséquences d'un rééquilibrage plus structurel entre zones géographiques qui fait suite à la croissance rapide de la production nord-américaine.

Avant même la chute du brut de ces derniers mois, Vallourec avait noté une changement d'attitude de ses clients pétroliers, confrontés à une baisse de leur rentabilité, qui réduisent leurs programmes d'investissement et leurs dépenses d'exploitation tout en se montrant plus sélectifs dans le choix de leurs projets.
"Il en résulte une forte pression pour leurs fournisseurs pour l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement", a noté Philippe Crouzet.
L'action Vallourec perdait 7,17% à 18,32 euros vers 9h35, accusant la plus forte baisse de l'indice SBF120, lui-même en repli de 0,57%.

Lire la totalité de l'article de Benjamin Malle sur Challenges.fr

Lettre commune des collectifs du Nord/Pas-de-Calais, Lorraine-Alsace, Jura et Gardanne contre l'exploration pour les gaz de couche

mar, 10/02/2015 - 09:01
LETTRE COMMUNE DES COLLECTIFS DU NORD/PAS-DE-CALAIS, LORRAINE-ALSACE, JURA ET GARDANNE CONTRE L'EXPLORATION POUR LES GAZ DE COUCHE

Alors que l'entreprise EGL prend différentes initiatives pour explorer le sous-sol français, à la recherche de gaz de couche, partout les citoyens se mobilisent. L'opacité qui entoure ces activités technologiques, la pollution des nappes phréatiques et de l'air potentiellement attachée à cette industrie et les émissions dans l'atmosphère de méthane -puissant gaz à effet de serre- sont autant de facteurs d'alerte pour les opposants à ces projets.

Situation en Lorraine
EGL est titulaire de 3 permis : Bleue Lorraine, Bleue Lorraine Nord et Bleue Lorraine Sud. Seul le premier a donné lieu à autorisation de forages, sur quatre sites ; les forages ont déjà démarré à Tritteling (depuis mars 2013) et à Pontpierre, deux autres sont prévus à Loupershouse et Freybouse. Un quatrième permis (dit des Trois-Evêchés) est en demande par la même société.
Sur le forage de Tritteling, la foreuse est restée en place 350 jours au lieu des 35 à 45 jours prévus, une première panne qui a duré 3 semaines (oct/nov 2013), a généré le passage de centaines de citernes par le village, (convoyage "d'eaux industrielles"), la seconde (9 sept 2014, durée d'une semaine) a donné lieu à "infos communales" de 3 lignes. Aucune information sur les pannes du 17 octobre (1 semaine) et du 1er décembre (quelques jours).

Situation dans le Jura
EGL a basé sa demande sur les recherches faites dans les années 1950. Des forages ont alors été effectués, permettant de trouver des couches imperméables de ...1m d'épaisseur ! Du reste, à l'époque et avec les moyens existants, il y a systématiquement eu de l'eau dans le gaz ! Depuis 2007, EGL est titulaire du permis dit de "Lons-le-Saunier" pour de la recherche de gaz en couche de charbon. La compagnie a demandé une prolongation pour 5 ans sur la moitié de la surface initiale.
Nous sommes donc toujours dans l'attente d'une décision définitive...

Situation à Gardanne
Le premier PERH est clos mais une demande de renouvellement a été faite, actuellement en cours d'instruction. Aucun travail sur le terrain n'a été entrepris au cours de la période du premier permis de recherche. Donc aucun forage en cours.
Les habitants de GARDANNE et du PAYS D'AIX sont très inquiets car l'ex bassin minier est devenu le terrain de jeu et d'expérimentation des multinationales : (incinérateur biomasse, gaz de charbon… et boues rouges) Ils sont inquiets pour leur environnement et leur santé.

Situation dans le Nord /Pas-de-Calais
La société Gazonor détient deux permis de recherche. Cette société exploite déjà le gaz de mine sur sa concession historique. Gazonor affiche ses objectifs : étendre la concession aux deux permis pour exploiter le gaz de couche, gaz qui alimenterait de petites unités de production d'électricité réparties sur tout ce territoire.
La société EGL réalisera les deux forages d'exploration déjà autorisés à Avion et Divion. La société EGL a pourtant largement montré en Lorraine son incapacité à obtenir des résultats et son opacité en termes de gestion des incidents et accidents, sur le forage de Tritteling.
Aussi, nous refusons de voir EGL venir jouer à l'apprenti-sorcier dans notre région où la géologie lui est moins favorable qu'en Lorraine (couches de charbon beaucoup plus fines, terrains très plissés...) et où l'exploitation du charbon a déjà laissé des cicatrices indélébiles.
Nous ne comprenons pas le soutien de nombreux élus locaux à cette exploitation polluante et nous affirmons notre opposition aux conclusions de la mission régionale qui -après un simulacre de concertation- préconise la relance de l'activité gazière, notamment sous prétexte de créations importantes d'emplois.

L'extraction du gaz de couche ne sera, même en cas de succès, que de courte durée ; il est du devoir de tous les citoyens et de leur gouvernement de développer des solutions à long terme, évitant la catastrophe du changement climatique qui nous concerne déjà tous, et, de ne pas céder aux lobbies pétroliers pour qui ne comptent que les profits immédiats.
En novembre 2014, le dernier rapport du GIEC (groupe d'experts indépendants sur le climat) était plus alarmant encore que le précédent, avec des prévisions de dépassement des 2°C de réchauffement de la planète en 25 ans si nous continuons dans cette voie d'ébriété énergétique. Les phénomènes extrêmes et violents sont déjà perceptibles : inondations dans le sud de la France, montées des eaux, ouragans violents qui se succèdent sur la planète. Les scientifiques s'accordent sur le fait qu'il faudrait laisser sous terre deux tiers des hydrocarbures déjà connus ; l'heure n'est donc plus à forer pour en découvrir d'autres.

Les collectifs réaffirment donc leur opposition à ces forages de recherches sur le gaz de couche.
Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain.

Contacts :
Christine Poilly : [email protected] - Tel. 06 21 68 30 87
Pierre Rose : [email protected] - Tel. 06 14 55 09 12
Richard Przybylski : [email protected] - Tel. 06 71 81 14 11

Note du Volletif 07 SGHDS
Lire l'article sur les gaz de houille

Brève histoire des permis d'hydrocarbures en France. Chant du coq ou chant du cygne ?

lun, 09/02/2015 - 19:45
BRÈVE HISTOIRE DES PERMIS D'HYDROCARBURES EN FRANCE
CHANT DU COQ OU CHANT DU CYGNE ?

Après l'indépendance de l'Algérie, et malgré son immense domaine maritime, la France ne disposait plus de grandes réserves de pétrole ou de gaz techniquement et économiquement accessibles. Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont stimulé la recherche et la production, mais la chute des prix mondiaux dans les années 90 et l'épuisement des gisements conventionnels ont interrompu ce processus. La mise au point de nouvelles techniques aux Etats-Unis, combinant puits horizontaux et fracturation hydrauliqiue, et la nouvelle envolée des cours dans les années 2000 ont conduit à reprendre les recherches. Elles visent cette fois, même si ce n'est pas toujours dit clairement, des ressources non conventionnelles : gaz ou pétrole de schiste, gaz de houille, peut-être tight gas, et maritime profond ou ultraprofond.

L'évolution historique des demandes et des octrois de permis de recherche illustre l'enchaînement de ces deux périodes. En dehors même des aspects climatiques, sociaux, juridiques, sanitaires ou environnementaux, l'année 2015 se présente comme une année à risques pour les pétroliers, aux Etats-Unis et ailleurs, avec une baisse des investissements et de la rentabilité dans les hydrocarbures non conventionnels, et de grandes incertitudes pour ce secteur dans les prochaines années.

I- La période de l'exploitation "conventionnelle"
La France, on le sait, n'a jamais été un gros producteur de gaz, encore moins de pétrole. Le Bassin parisien, l'Aquitaine, le Nord et le Nord-Est ont été prospectés, depuis longtemps, parfois avec succès. En témoignent par exemple le pétrole de Péchelbronn depuis 1921, le gaz de Lacq et le pétrole de Parentis depuis les années 50, le gaz de mine de Poissonière depuis 1992, et d'autres sites moins connus.

II - L'émergence du non-conventionnel
En 2008-2009, les choses commencent pourtant à changer, lentement d'abord, puis de manière brutale en 2010. Les demandes de permis explosent ( 18 en 2008, 26 en 2009, 58 en 2010).
Comment se fait-il que notre sous-sol, exploré et exploité depuis si longtemps, en voie de délaissement faute de réserves conventionnelles suffisantes, devienne soudain l'objet de toutes les convoitises, un "eldorado" recélant un "trésor sous nos pieds", un Dallas en Europe, attirant des entreprises3 du monde entier, des plus grandes (Total) aux plus petites entités familiales (moins de 5000 euros de capital ) ?

Aujourd'hui...
Le mouvement reprend, timide mais évident, sous la présidence de F. Hollande. Les lobbies pétroliers semblent avoir trouvé de nouveaux relais institutionnels (OPCEST, Ministères de l'économie, du redressement productif, cabinets ministériels...). Les remplacements de N.Bricq, puis de D.Batho au ministère de l'écologie en sont les symptomes les plus apparents. Plus récemment, S.Royal étant désormais en charge de ce ministère, les demandes réapparaissent, et plusieurs dossiers sortent de la pile en stock, pour être remis dans le circuit des procédures d'instruction.

A ce jour, les creux de 2011-2012 ont été comblés, et le mouvement de reprises semble se confirmer.

Demain...
Les mois qui viennent rendront inévitables certaines clarifications sur des sujets tels que le code minier, la place des hydrocarbures dans la transition énergétique, les émissions de gaz à effets de serre.

Mais une chose est sûre : sur le territoire français, la période des hydrocarbures conventionnels est pratiquement terminée. Sauf rares exceptions, les objectifs visés sont à l'évidence des gisements d'hydrocarbures non-conventionnels. Les rapports remis par les demandeurs depuis 2011, et leurs déclarations répétées clament qu'ils ne visent que du conventionnel, mais il est clair que cela n'est pas crédible. C'est ce qu'affirmaient le rapport de l'EIA et celui du CGIET/CGEDD déjà cités. C'est ce que confirment les situations de concurrence entre demandes nouvelles et demandes connues pour viser le non-conventionnel.

Et comme s'il fallait une confirmation supplémentaire, au moment où nous terminons la rédaction de ce texte, nous apprenons13 qu'un lobby constitué de plusieurs grandes entreprises, du secteur pétrolier mais pas seulement, vient de se constituer, sous la houlette de J.L.Schilansky14, avec l'intention de convaincre la population et surtout les décideurs, que l'activité de recherche et de production d'hydrocarbures doit nettement reprendre en France.
Son nom ? Le Centre Hydrocarbures Non Conventionnels (CHNC).
Tout un progamme...

Nicolas Daures. 31 janvier 2015

Lire la totalité de l'article avec graphiques et notes sur Stop-Gaz, La base d'information sur les permis en France (BIP)

L'Europe ne sera finalement pas l'Eldorado des gaz et huiles de schiste

dim, 08/02/2015 - 15:37
L'EUROPE NE SERA FINALEMENT PAS L'ELDORADO
DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE

Le rêve américain du gaz de schiste s'estompe en Pologne alors que l'Écosse et le Pays de Galles décident d'un moratoire illimité sur la fracturation hydraulique.
Chevron quitte donc la Pologne après Exxon Mobil, TOTAL, Eni et d'autres petites entreprises.

Alors qu'en France, les industries du pétrole du gaz et de la chimie ne désarment pas et s'apprêtent à lancer une nouvelle offensive pour tenter de convaincre population et élus des « bienfaits » de l'exploitation des pétroles et gaz de schiste, il se confirme que L'Europe ne sera finalement pas l'Eldorado des gaz et huiles de schiste.

Le rêve américain du gaz de schiste s'estompe en Pologne alors que l'Écosse et le Pays de Galles décident d'un moratoire illimité sur la fracturation hydraulique.
Par ce moratoire, l'Ecosse et le Pays de Galles emboite le pas aux pays voulant se prémunir des conséquences sanitaires et environnementales désastreuses provoquées par l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a voulu lancer le pays à corps perdu dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, doit faire face à une vigoureuse opposition à l'exploitation des gaz de schiste.

La France : pas ici mais ailleurs : L'ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié, a souligné que la France est prête à exploiter les gisements de gaz de schiste en Algérie.
L'algérie, pays où la mobilisation très active et d'ampleur montre l'opposition des populations à ce projet.

La fin du « rêve d'un eldorado polonais du gaz de schiste »

La compagnie d'origine américaine Chevron vient d'annoncer qu'elle abandonnait ses recherches de gaz de schiste en Pologne, après ce que certains qualifient de plus grand échec face aux espoirs que l'industrie plaçait dans la production de gaz de schiste en Europe. Cette annonce arrive le jour ou elle déclarait que ses résultats pour le quatrième trimestre de 2014 avaient chuté de près de 30% par rapport à l'année précédente, à 3,5 milliards de dollars.

Chevron quitte donc la Pologne après Exxon Mobil, TOTAL, Eni et d'autres petites entreprises.

Parmi les compagnies pétrolières internationales, Chevron est celle qui a engagé les plus gros investissements pour la recherche de gaz de schiste en Europe où elle s'est notamment concentrée à l'Est. Elle a foré plusieurs puits d'exploration en Pologne ainsi qu'en Roumanie, tout en signant des accords en Ukraine et en Lituanie.
Chevron, qui avait déjà quitté la Lituanie, maintient encore un bureau en Ukraine même si pour le moment les négociations avec le gouvernement de Kiev sont dans une impasse. La société déclare également qu'elle est toujours en train d'évaluer les résultats de son puits d'exploration en Roumanie.

Les échecs dans la recherche de gaz de schiste en Europe ne sont pas uniquement liés à la chute des prix du pétrole mais sont assi liés à une géologie beaucoup plus complexe qu'aux États-Unis et à une opposition de la population pour des raisons sanitaires et environnementales. L'extraction de gaz et de pétrole de schiste nécessite en effet le recours à la technique de la fracturation hydraulique.

A ce jour, la Pologne n'a finalement connu qu'une expérience très coûteuse. Soixante-huit puits de recherche de gaz de schiste y ont été forés. Mais aucun ne s'est lancé dans la production. C'est ce que confirme M. Grzegorz Pienkowski, directeur de l'Institut géologique polonais de Varsovie.

Conférence Paris Climat 2015 (COP21)

ven, 06/02/2015 - 15:13
PARIS CLIMAT 2015 (COP21)

Paris-Le Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015

La France présidera la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21). L'enjeu de cette conférence est de prévenir un dérèglement climatique qui menace nos sociétés et nos économies.

La conférence Paris Climat 2015 devra adopter un accord international qui posera le cadre d'une transition vers des économies bas-carbone. C'est une échéance cruciale puisqu'elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l'objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

Le statut d'observateur accrédité et l'appartenance à un de ces collectifs ouvrent un certain nombre de possibilités : intervention en session plénière, élaboration de soumissions écrites sur des thèmes de la négociation, tenue d'événements parallèles, etc.
Des ONG sont accréditées comme observatrices et elles pourront ainsi, si ce n'est peser sur les décisions, tout au moins relayer l'information depuis l'intérieur.

Afin de permettre la plus grande inclusivité possible, mais dans le respect des règles d'accès et de sécurité des Nations unies, un « village » dédié à la société civile sera installé sur le site du Bourget. Il sera accessible sans accréditation, contrairement aux enceintes officielles de négociation.

A Durban, fin 2011, la Convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique (UNFCCC) a convenu de se donner quatre ans pour adopter un accord contraignant destiné à limiter les émissions de gaz à effet de serre, et mettre en place un cadre pour financer les mesures d'adaptation au changement climatique.
La conférence de Paris (dite COP 21 parce que c'est la 21ème Conférence des parties de la Convention) est donc l'échéance que s'est fixée la communauté internationale.

Le 5ème rapport du Groupe international d'experts sur le Climat (GIEC), dont les différentes parties ont été publiées fin 2013 et début 2014, a confirmé l'impact des activités humaines sur le réchauffement climatique dont les premiers effets se font déjà sentir dans de nombreuses régions du monde.
Ce rapport a également alerté la communauté internationale sur les risques majeurs qui l'attendent si des mesures radicales ne sont pas engagées pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et mettre en place les mesures d'adaptation nécessaires.

Le site officiel du gouvernement français : www.cop21.gouv.fr

LE MOUVEMENT CITOYEN ET LA SOCIÉTÉ CIVILE

Le processus de négociations dans le cadre de l'UNFCCC est aujourd'hui dans l'impasse, ce qui a conduit la grande majorité des organisations de la société civile qui étaient présente à la COP 19 de Varsovie à sortir de la séance de négociations.

Toutes les organisations françaises sont convaincues qu'une mobilisation citoyenne la plus large possible est indispensable pour débloquer un processus de négociation aujourd'hui gelé et imposer des mesures radicales de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation au changement climatique, au niveau international et dans les différents pays (en tenant évidemment compte de leurs responsabilités et capacités respectives).

Le cadre commun qui se construit en France aura des objectifs partagés, en particulier ceux que préconise le GIEC. Sur les moyens nécessaires à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, il existe en revanche des positions différentes, notamment sur les mécanismes de marché et les questionnements liés à la marchandisation/financiarisation des ressources naturelles. Il y aura également une grande diversité dans les actions qui seront mises en œuvre par les différentes forces regroupées dans cette coalition.

Afin de permettre la plus grande inclusivité possible, mais dans le respect des règles d'accès et de sécurité des Nations unies, un « village » dédié à la société civile sera installé sur le site du Bourget. Il sera accessible sans accréditation, contrairement aux enceintes officielles de négociation.
Ce sera un espace militant commun qui permettra d'accueillir les dizaines de milliers de militants qui viendront de toute l'Europe et du monde entier, de discuter des stratégies, de construire des actions, de mobiliser largement et de diffuser pour le monde entier le rappel de nos exigences et la réalité de nos actions.

D'autres événements auront lieu partout en France, événements qui permettront à tous les citoyens, militants ou non, de participer, de communiquer et d'échanger sur l'importance d'un changement de paradigme.

LA COALITION-CLIMAT 21

Site internet de la "Coalition Climat 21

Face à l'urgence climatique et conscients de leur responsabilité dans la sensibilisation du public aux enjeux de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique de décembre 2015 à Paris, associations de solidarité internationale, organisations de défense de l'environnement, syndicats, mouvements citoyens et de jeunesse, organisations et réseaux confessionnels s'organisent.

A l'issue de plusieurs assemblées initiées dès janvier 2014, dont l'une qui a réuni près de 200 militant-e-s du monde entier en août dernier à Paris, ils ont créé la "Coalition Climat 21". Celle-ci mettra en valeurs les initiatives de ses membres et coordonnera des mobilisations citoyennes communes tout au long de l'année 2015 en France, en lien avec les mouvements internationaux engagés dans le combat pour la justice climatique.

Pour faire de l'enjeu de la Conférence de Paris 2015 un événement mondial historique pour la justice climatique, la Coalition Climat 21 s'engage dès maintenant "à faciliter une mobilisation large, diverse et inclusive, à mutualiser ses analyses et initiatives et à articuler les modes d'action, à la fois avant et pendant la COP21".

Paris sonnera incontestablement le moment de vérité. Le monde verra si ses dirigeants prennent leurs responsabilités historiques en fixant des objectifs et des moyens permettant de se conformer aux recommandations des scientifiques du Giec, ou s'ils choisissent d'abandonner la planète et des millions de citoyens aux crises climatiques et aux inégalités qu'elles exacerberont.

Lire la suite du communiqué de presse du 04/12/14 sur le site internet de la "Coalition Climat 21

Déclaration de la Coalition Climat 21
Le 19 septembre 2014

Nous, organisations et réseaux de la société civile et mouvements sociaux, faisons le choix de nous engager dans une démarche collective dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur le climat "Paris 2015" (COP21).

Nous avons en commun la volonté d'agir pour que le monde prenne conscience des risques vitaux du réchauffement global et se saisisse de l'importance des enjeux climatiques au regard des exigences de justice sociale, de transition écologique et de solidarité internationale. Nous voulons contribuer à la création d'un rapport de force favorable à une action climatique ambitieuse et juste, et à la transformation durable de toutes les politiques publiques afférentes.

Suite à la dynamique collective créée à l'occasion du retrait massif de mouvements sociaux et d'organisations de la société civile de la conférence climatique internationale (COP19) de Varsovie, nous sommes convaincus de la nécessité de renforcer un mouvement citoyen et populaire sur ces enjeux d'ici la COP21 et au-delà.

Pour consolider ce mouvement citoyen et ce rapport de force, nous nous engageons, dans le cadre de cette coalition, à faciliter une mobilisation large, diverse et inclusive, à mutualiser nos analyses et initiatives et à articuler nos modes d'action, à la fois avant et pendant la COP21. Dans la diversité de nos stratégies, de nos modes d'action et de nos thématiques, nous inscrirons nos efforts dans une dynamique internationale et en interaction étroite avec les sociétés civiles du monde entier.

La déclaration sur le site internet de la "Coalition Climat 21

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ ET HUILE DE SCHISTE

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste adhère à la Coalition-Climat 21 car
il adhère à la déclaration de la coalition, à ses buts et à l'idée d'échanges collectifs pour faire de cette mobilisation une réussite
la problématique du climat est un des arguments contre les GHDS
il prépare activement un événementiel en Ardèche pour la COP 21 ainsi qu'une communication (plus d'infos à ce propos prochainement)

Le gazoduc Fos-Dunkerque et son tronçon en Vallée du Rhône

jeu, 05/02/2015 - 21:00

Le gazoduc Fos-Dunkerque et son tronçon en vallée du Rhône

LE GAZODUC FOS-DUNKERQUE
ET SON TRONÇON EN VALLÉE DU RHÔNE

L'objectif de ce projet Eridan est l'import d'hydrocarbures « gaz » depuis le terminal méthanier de Fos dont, très certainement, du Gds en provenance d'Ailleurs (Algérie, USA, Argentine)
Il est l'un des cinq maillons du dispositif prévu par GRTGaz pour relier la mer du Nord à la Méditerranée afin de transporter du gaz naturel sous 80 bars de pression.

Sa très grande capacité (20 millons de m3 de gaz) et son tracé vont donc multiplier les risques et les nuisances auxquels sont déjà soumis les habitants de ce secteur de la Vallée du Rhône (Voie ferrée, LGV, RN7, autoroute A7, sites nucléaires, centres d'enfouissement, ...).

Selon le Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE » :
L'année 2015 peut être une année charnière, avec la Conférence de Paris, pour arrêter plusieurs « grands projets inutiles imposés », dont celui-là !
* Comment accepter que l'on interdise (du moins pour l'instant…) d'extraire du gaz de schiste en France et refuser de voir que les mêmes sociétés travaillent pour l'extraction, en d'autres régions du monde, à l'extraction de gaz de schiste pour l'importer et le consommer en France et en Europe ?
* Comment ne pas voir qu'un gazoduc géant de Fos à Dunkerque qui vient se surajouter au réseau français (un des meilleurs réseaux d'Europe qui maille bien le territoire), est la porte ouverte à cette arrivée d'un gaz de schiste venu d'ailleurs et qui pourrait, demain être extrait ICI, attendu que le tracé de ce gazoduc passe à proximité des principales zones potentielles de gaz de schiste de France ?

Les désastres sont considérables, non seulement en terme social et environnemental, mais aussi économique, pour peu que nous nous projetions dans la durée.

Nous sommes convaincus que les objectifs européens et français qui, pour l'énergie et le climat à l'horizon 2030, prévoit :
* un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport au niveau de 1990,
* une amélioration de l'efficacité énergétique de 30 %,
* enfin, une augmentation de la part des énergies renouvelables de 27 % dans le mix énergétique de l'UE, peuvent se traduire par une réduction de l'ordre de 50% de la consommation de gaz en Europe et en tout cas en France, comme le prévoit plusieurs rapports européens

Pour nous, l'objectif, au-delà de l'abandon pur et simple de ce projets dangereux, est de contribuer à la transition énergétique, avec nos moyens, telle qu'elle se dessine aussi à toutes les échelles de territoire.

LES INFRASTRUCTURES EN FRANCE

Selon la Direction Générale de l'Énergie et du Climat - Direction de l'Energie
L'industrie pétrolière et gazière en 2009 - Extraits de la fiche 11

Le réseau français de transport de gaz naturel permet d'acheminer le gaz depuis les points d'importation sur le territoire national jusqu'aux lieux de livraison (distributions publiques et gros clients industriels).
Il est exploité par deux opérateurs :
* GRTgaz, filiale à 100 % de GDF-SUEZ, exploite 6 600 km de réseau principal et 24 500 km de réseau régional ;
* TIGF, filiale à 100 % de Total, exploite 600 km de réseau principal et 4 300 km de réseau régional.

Les stockages souterrains de gaz naturel sont un maillon logistique essentiel de l'approvisionnement en gaz naturel pour un pays non producteur tel que la France. Ils permettent en effet aux fournisseurs d'ajuster leurs importations de gaz naturel à la consommation de leur clientèle, fortement dépendante du climat dans la plupart des cas.
Deux gestionnaires exploitent les stockages souterrains en France :
* Storengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ créée début 2009, gère un parc de 12 sites en France, dont 9 en nappes aquifères (centrés sur le bassin parisien) et 3 en cavités salines (dans le sud-est), représentant un volume total de 109 TWh (80 % des capacités françaises) ;
* TIGF exploite dans le sud-ouest deux sites en nappes aquifères, à Izaute et Lussagnet, qui représentent un volume utile total de 28 TWh (20 % des capacités françaises).

Les terminaux méthaniers : En 2009, le gaz naturel liquéfié à – 160° (GNL) a représenté environ 24 % des importations totales françaises (soit 141 TWh), ce qui correspond à un taux d'utilisation de
l'infrastructure supérieur à 75 %.
Le GNL arrivant en France provient essentiellement d'Algérie, du Nigeria et d'Egypte.
Deux terminaux méthaniers sont actuellement opérationnels en France à Fos Tonkin (7 Gm3/an) et à Montoir de Bretagne (10 Gm3/an). Tous deux sont la propriété d'Elengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ. Un troisième terminal est en cours de construction à Fos sur Mer par la Société du terminal de Fos Cavaou. Ce terminal est la propriété commune de GDF-SUEZ (69,7 %) et de Total (30,3 %).

L'avènement de l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel : notamment de garantir la vente de biogaz par les producteurs à des fournisseurs à un tarif public.

Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC ERIDAN et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Collectif pour l' « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »
Chargé de mission, Jean-Pierre Gautry
26, rue Banasterie - 84000 Avignon
[email protected] ou 06 11 87 85 60

Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Les raisons de la colère

Trois raisons, contre la construction d'un gazoduc géant Fos-Dunkerque :

L'injustice :
* Passage en force non démocratique, par un tronçonnage du projet ;
* Dangerosité très sous-estimée, voire masquée du projet gazoduc ;
* Risque mortel pour les uns à 1600 m. pour les autres à 20m de leur maison.

Le danger mortel qui en cache un autre :
* Liens entre Gazoduc et zone d'exploration potentielle de gaz de schiste française (malgré les démentis) ;
* Un tracé de gazoduc qui précède une nouvelle production de gaz fossile ;

L'incohérence d'un autre âge :
* Gaspillage financier, payé par le consommateur, pour aucune production énergétique ;
* Projet en désaccord avec les politiques de transition énergétique en France et Europe, seul résultat des lobbies à Bruxelles et à Paris ;
* Renforcement de la dépendance énergétique Française.

* La création du Collectif « Alternative au gazoduc Fos-Dunkerque »
* Les différentes zones d'échanges gaziers en France
* La « dorsale gazière »
* Eridan et les PERH de gaz de schiste
* Le gaz en France et en Europe
* Les dangers du gazoduc
* Les énergies renouvelables
* La transition énergétique
* Le Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Retrouvez dans ce document pdf (3,3 Mo) tout le détail de ces "raisons de la colère"

Collectif « Alternative au Gazoduc Fos Dunkerque »

Argumentaire contre l'Arrêté inter préfectoral N° 2014300-0001 du 27 octobre 2014,
Relatif au Projet ERIDAN portant déclaration d'utilité publique les travaux de construction et d'exploitation de la canalisation de transport de gaz entre SAINT-MARTIN-DE-CRAU (13) et SAINT-AVIT (26), projet dénommé « ERIDAN », emportant mise en compatibilité des documents d'urbanisme des communes concernées, et instituant les Servitudes d'Utilité Publique « de passage » prévues aux articles L555-27 et R555-30 a) du code de l'Environnement, au bénéfice de la société GRTgaz.

Le projet ERIDAN est contraire aux objectifs de la stratégie énergétique de la France et de l'Europe
Il est démontré que le projet ERIDAN est en contradiction avec le plan stratégique de développement énergétique de la France
Le projet ERIDAN est né d'une duperie et de données fallacieuses
Le gazoduc géant Fos Dunkerque précède l'arrivée du gaz de schiste en France
Le projet ERIDAN est dangereux, voire mortel et dans tous les cas, inégalitaire en droit
ERIDAN appartient à la catégorie des « Grands Projets Inutiles Imposés »
Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC ERIDAN et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Retrouvez dans ce document pdf (631 ko) tout le détail de l'argumentaire

Le gaz de schiste entre manœuvres, mensonges politiques et revendications citoyennes

mer, 04/02/2015 - 15:38
LE GAZ DE SCHISTE ENTRE MANŒUVRES, MENSONGES POLITIQUES ET REVENDICATIONS CITOYENNES}

Par Kader Tahri

Eldorado énergétique et économique pour les uns, fléau écologique avec une pollution catastrophique pour les autres, en plein inquiétude sur la perte énergétique de l'Algerie suite à la baisse des prix des Hydrocarbures, sur les enjeux économiques et les risques pour l'environnement d'une source d'énergie très controversée… le gaz de schiste

Qu'est-ce que le gaz de schiste ?
Le gaz de schiste fait partie des gaz « non conventionnels ». Que veut dire non conventionnel ?
Des ressources dont on ne contrôle pas suffisamment les méthodes ainsi que les coûts de production. C'est-à-dire des gaz dont la formule d'extraction est différente de celle utilisée pour le gaz naturel.
......
La fracturation hydraulique est une activité à hauts risques et aux impacts importants sur la santé et l'environnement.
L'utilisation de cette technique pour l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels va à l'encontre de l'engagement de l'Union Européenne visant à atteindre un niveau élevé de protection de l'environnement, tel que consacré à l'article 37 de la Charte des droits fondamentaux. De plus, l'article 35 du Traité engage l'Union Européenne à assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine dans toutes ses politiques et activités.
...........

D'une étude scientifique sur les effets sanitaires à long terme de la contamination de l'eau résultant de la fracturation hydraulique (à la fois de la contamination par les matériaux naturels dangereux et radioactifs libérés lors du processus de fracturation, et des contaminants de méthane et d'autres fluides de fracturation qui interagissent avec les produits désinfectants de l'eau, etc.) ;
.............
L'exploitation de gaz de schistes peut entraîner la remontée de contaminants des sols, à court, moyen ou long terme (large diffusion de métaux lourds, arsenic, mercure, matériaux radioactifs etc) (Pr Theo Colborn Université de Floride) de même que la pollution de l'air (complexes BTEX « benzène, toluène, éthylbenzène, xylène » + oxydes nitreux, méthane, métaux lourds etc.).

Une étude publiée par le professeur Robert W. Howarth de l'Université Cornell en 2010 constate qu'une fois calculé l'impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste sont plus élevées que celles du charbon et du mazout.

Quant au développement des gaz et huiles de schiste, des sables bitumineux, des gaz de houille et de la fracturation hydraulique, en particulier du fait de leurs impacts dans les domaines suivants : Climat - Énergie - Pollution des eaux
.....................

Juin 2013 – En Pennsylvanie, des nappes phréatiques polluées par le gaz de schiste : De fortes teneurs de méthane ont été retrouvées par une équipe de chercheurs américains en Pennsylvanie dans les nappes phréatiques environnant les puits d'extraction de gaz de schiste.
La pollution s'étend jusqu'à 1 km de ces puits, avec des concentrations de méthane jusqu'à près de 70 mg/l (au delà de 10 mg/l, le taux est préoccupant pour la santé).
En cause : le procédé de fracturation hydraulique lui-même et des mauvaises pratiques de forage ?
Parmi les 596 additifs qui sont injectés avec l'eau et le sable, certains font vraiment figure de bombe à retardement : glutaraldéhyde, éthylène glycol, diméthylformamide, persulfate d'ammonium, sel de borate ou borax, isopropanol, hypochlorite de sodium, sulfure d'hydrogène…

L'exploitation du Gaz de Schiste en Algérie :
L'Algérie, quatrième exportateur de gaz au monde, a décidé de développer son très important potentiel de gaz de schiste. Selon les résultats préliminaires de l'évaluation du potentiel de gaz non conventionnel commandé par le ministère de l'Énergie, les réserves de gaz non conventionnel algériennes sont aussi importantes que celles des États-Unis.

La loi sur les hydrocarbures a été modifiée afin d'introduire la réglementation nécessaire pour exploiter le gaz non conventionnel, devenu une nécessité pour permettre au pays de satisfaire la demande locale et d'assurer son indépendance énergétique à l'horizon 2050[109].

L'Algérie possèderait 19 800 milliards de mètres cubes de réserves de gaz de schiste[110], quatre fois plus que ses réserves de gaz conventionnel. Pour développer ce potentiel, le groupe Sonatrach a conclu des partenariats avec Shell, Eni et Talisman. En 2011, il a creusé ses premiers puits de gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet, près d'In Salah (Tamanrasset)

Le ministre de l'Energie avait dit, sur un ton solennel : « Nous assistons au succès de la première opération réelle de l'exploration de gaz de schiste, dans le bassin d'Ahnet où nous avons réussi à produire du gaz extrêmement compact situé dans des roches imperméables ».

Ce puits « nous laisse envisager la possibilité d'aller de l'avant dans l'exploitation éventuelle de ces ressources gazières non conventionnelles », a-t-il dit, avant de préciser sa volonté : « ces ressources étant, certainement, très importantes et utiles pour le pays, nous ne pouvons pas les laisser inexploitées ».

Le forage, à In Salah, du puits d'Ahnet, le AHT1 H2, premier puits-pilote de gaz de schiste, en Algérie, a été entamé, en août 2008, sur une profondeur de 1.800 m en vertical et de 2..000 m en horizontal.

Dans le même bassin d'Ahnet, le groupe Sonatrach a déjà entamé le forage d'un deuxième puits-pilote, AHT1 H1, sur les cinq puits d'exploration prévus, à cet effet. Techniquement, l'Algérie est positionnée à la troisième place mondiale pour ses réserves de gaz de schiste, récupérables, et dispose, selon le rapport mondial du département américain de l'Energie d'un potentiel récupérable de 6.440 milliards de m³ de gaz.

Le ministre de l'Energie avait dit, sur un ton triomphaliste : « nous assistons au succès de la première opération réelle de l'exploration de gaz de schiste, dans le bassin d'Ahnet où nous avons réussi à produire du gaz extrêmement compact situé dans des roches imperméables ». Ce puits « nous laisse envisager la possibilité d'aller de l'avant dans l'exploitation éventuelle de ces ressources gazières non conventionnelles », a-t-il dit, avant de préciser sa pensée : « ces ressources étant, certainement, très importantes et utiles pour le pays, nous ne pouvons pas les laisser inexploitées. Pour assurer la sécurité énergétique à long terme et maintenir un niveau de développement compatible avec les besoins nationaux, en matière de développement économique et social.

Réfutant les informations faisant état de la diminution des réserves d'hydrocarbures en Algérie, le PDG de Sonatrach a expliqué que près de 500 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) ont été découvertes en 2014. De 1993 à 2013, « la base de réserve de Sonatrach n'a pas décru d'un seul mètre cube »

Le ministre de l'Energie, maintien sa volonté à assurer que « l'extraction de cette énergie ne comportait aucun danger », appelant les protestataires, par le biais de leurs représentants, à « faire preuve de sagesse et à s'assurer des conséquences de l'exploitation du gaz de schiste »..

A qui rend-il service ? Sinon, ce serait absurde
Quant à la Ministre de l'Environnement, ses déclarations abjectes et modiques contre vent et Marais, ne viennent que conforté les déclarations de ses collègues, elle estime que l'exploitation du Gaz de Schiste ne représente aucun danger pour l'Environnement.

Un responsable politique, avait déclaré : Vous pensez que les multinationales vont respecter l'environnement s'ils exploitent le gaz de schiste dans le sud. Elles vont faire les mêmes dégâts que celui du golf Delta au Niger ». Ce responsable s'interroge par ailleurs sur cet « empressement » du gouvernement à vouloir à tout prix faire des forages alors qu'en réalité, le coût d'exploitation de cette énergie non conventionnelle est extrêmement élevé et n'est pas bénéfique pour le pays.

Le peuple est convaincu que ce sont au contraire les Politicards algériens qui ont abdiqué devant les puissances étrangères en envisageant d'exploiter cette énergie, qualifie d'extrêmement dangereuse pour l'environnement et la santé des populations autochtones. Mais il semble, cependant, que le dialogue, le débat et la concertation sur les interrogations essentielles, aussi décisives soient-elles, sont loin de faire bonne figure et de devenir la priorité de nos dirigeants. Le pouvoir en Algérie ne réfléchit plus aux fondements de la légitimité politique qui l'autorise à gouverner

Nous dirons à ces gouvernant non habitués à la contradiction, l'homme politique est prodige et il n'a plus rien à prouver, Allah Ou Akbar, Rab El Halamine, ne vous a jamais autant aimés que quand vous les fermez, vos yeux !

Et si en plus des yeux, vous fermez aussi vos gueules, là, il va vous adorer !

Dans un pays qui se respecte, ces hommes politiques surpris en flagrant délit de Manœuvres mensongères et larges confusions sur le dossier du gaz de schiste, sont appelés à être relevés et traduits devant la Justice. Mais le maintien de ces gouvernants autocrates, enfonce et abîme le destin de tout un pays..

Maintenant que le gouvernement s'est dévoilé, que le mouvement anti-gaz de schiste prend de l'ampleur, au sud du pays où une formidable mobilisation tient la dragée haute à toutes les tentatives pour faire passer « la pilule », y compris des déclarations de certains partis, il est évident que toutes les parties doivent faire une pause.

Au moins pour que l'opinion publique ne soit pas trompée par des campagnes médiatiques qui soutiendraient, tel ou tel camp.

Le credo du mouvement anti-gaz de schiste prend de l'ampleur

La « protesta » contre le gaz de schiste, menée en réalité par les populations du sud du pays, à Tam, In Salah, Adrar, notamment, n'a pas été, pour autant, soutenus ni fortement appuyée par la société civile du nord du pays, notamment les ONG et les associations versées dans la défense de l'Environnement.

C'est, donc, seul que les populations du Sud luttent pour que leurs voix, leurs inquiétudes soient entendues, sinon prises en considération.

Conclusion :
Le ministre de l'Energie vient d'inaugurer le premier puits de forage pour l'exploitation du gaz de schiste en présence de deux ministres responsables respectivement des ressources en eau et de l'environnement, une présence qui dévoile et exprime une caution patente et un blanc-seing pour les catastrophes à venir

Nos politiciens minimisent les dangers du gaz de schiste et oublient que l'économie de la fracturation est une économie destructrice, ils mentent à leur peuple pour expliquer leur raison d'être dans le décor politique. Ils parlent économie et stratégie pour justifier leur destinée politique

Il s'agira selon le premier ministre d'estimer le potentiel de ces réserves, de voir si elles sont économiquement exploitables et surtout de quantifier les effets sur l'environnement. L'exploration, coûteuse, ouvre nécessairement la voie à l'exploitation et sans appel d'offres.

Ces affirmations sont en totale contradiction avec ce qu'ont déclaré d'abord le ministre de l'Energie puis le nouveau PDG de Sonatrach et le conseiller du ministre. En effet, selon ces derniers, “il serait irresponsable de ne pas envisager l'exploitation du gaz de schiste”, il assure que le développement de cette ressource n'est qu'au stade de l'évaluation et que le risque d'impact négatif est déjà évalué, il est “quasi nul”.

Pour le PDG, il n'y a rien à évaluer, l'Algérie dispose d'un potentiel national récupérable de 21.000 milliards de m3 de gaz de Schiste, soit 740 tonnes mètres cubes, de quoi valoriser ces ressources futures et permettre au pays de capitaliser un autre savoir-faire en matière de leur exploitation et de leur production

Les responsables des compagnies pétrolières sont des experts dans le jeu de faire des pressions, Ils savent que la règlementation dans les pays tiers-mondistes n'est pas solide. Ils sont convaincus que les députés et les sénateurs dans ces pays ne sont pas en mesure de leur demander des comptes comme les députés et sénateurs européens. Les patrons de ces compagnies, souvent corrompus, ne disent jamais que l'extraction du gaz de schiste dévore le capital à une vitesse surprenante, laissant les exploitants sur une montagne de dettes lorsque la production s'écroule.

L'exploitation du gaz de schiste, en dépit de toutes les menaces que cela représente sur la nappe phréatique et l'environnement, est la seule alternative dont disposent nos gouvernants pour faire fonctionner un pays qui n'arrive pas à diversifier son économie malgré les centaines de milliards de dollars injectés dans les circuits.

Insistant sur la nécessité des ressources non conventionnelles en Algérie, le PDG de Sonatrach a expliqué pas moins de 70 milliards de dollars vont être investis sur 20 ans par l'Algérie pour développer l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste à raison du forage de 200 puits chaque année », précisant « qu'il s'agit-là d'une décision incontournable que celle-ci est motivée par le souci d'accroître, de renforcer et de diversifier la base des réserves d'hydrocarbures du pays, pour assurer l'approvisionnement du marché intérieur sans éroder la valeur de nos exportations » a-t-il souligné.

Monsieur le PDG, sait-il au moins que ces 70 Milliards de dollars feront du Sahara le plus grand paradis des fruits et légumes, ainsi que la plus grande source d'énergie la plus écologique et la plus rentable, alors qu'avec ces 200 puits par an quant on sait, que la durée de vie du puits ne dépasse pas cinq années, devant se déplacer vers d'autres sites assistant donc à un perforage sur un espace déterminé comme un morceau de gruyère l'aspect de notre Sahara serait tout bonnement ainsi défiguré comme illustrer sur cette image ci-dessous :

Lire l'article de Kader Tahri sur Mondialisation.ca

Interview du Pr émérite Chems Eddine Chitour sur les gaz de schiste

lun, 02/02/2015 - 22:40
INTERVIEW SUR LES GAZ DE SCHISTE
PROFESSEUR ÉMÉRITE CHEMS EDDINE CHITOUR

Samedi 31 janvier 2015
Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur

L'Algérie vit présentement une situation délicate dans un contexte international difficile avec des défis à la fois internes et externes La chute des prix du pétrole est due non seulement à des facteurs économiques, comme le ralentissement de la demande mondiale, mais à des facteurs géopolitiques. L'Algérie est une victime collatérale d'une géopolitique mondiale où elle n'est pas partie prenante.

1. Le groupe Sonatrach vient d'annoncer 70 milliards de dollars d'investissements sur vingt ans pour produire à partir de 2022 un volume de 20 milliards de m3 par an. Est-ce que c'est un investissement rentable si on tient compte des prix bas du gaz sur les marchés internationaux ? comme vous le savez beaucoup de grandes compagnies pétrolières comme Shell et BP ont arrêté les forages en raison de leurs coûts élevés.

Je ne suis pas sûr que c'est le moment et je pense que ces annonces auraient pu être mieux communiquées. Je formulerai autrement. Quand la faisabilité des forages d'exploration aura été démontrée notamment en terme de cout au moment de l'exploitation qui pourrait intervenir à partir de 2022 , Quand nous serons prêts technologiquement en formant les ingénieurs et les techniciens de géologie de géophysique, de forage, de mécanique, d'électrotechnique d'informatique de management sans oublier les spécialistes de l'environnement, le gaz de schiste jouera pleinement son rôle et permettra par son exploitation sûre et sans danger pour l'éco-système du Sahara à l'Algérie des rentrées de devises pour des investissements dans le développement du Sahara notamment dans le domaine de l'agriculture.

2. En 2022, la demande gazière mondiale sera-t-elle au rendez-vous pour permettre à Sonatrach de placer ses 20 milliards de m3 de gaz de schiste sur les marchés internationaux , si on tient compte du resserrement de la demande gazière en Europe qui est le marché traditionnel de l'Algérie et de la hausse de l'offre de GNL provenant de grands pays producteurs comme le Qatar et l'Australie et aussi de l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen ?

Nous ne sommes sûrs de rien ! Il est connu que les spécialistes qui lisent dans les boules de cristal se trompent régulièrement Personne ne prévoyait il y a un an que le prix du pétrole perdrait les deux tiers de sa valeur ! Dans ces conditions les investissements à faire doivent être bien étudiés et avec pondération. *Nous disposons de ressources conventionnelles encore importantes pourquoi ne pas les valoriser elles qui ne présentent pas de risques nous avons une densité de forage 100 fois moins importante que celle des Etats Unis !

La question qui se pose est : Que doit faire l'Algérie si elle doit choisir entre l'exploitation aléatoire du gaz de schiste avec beaucoup d'inconnus notamment un marché énergétique volatil et la vraie richesse qui est celle de verdir le Sahara qui devrait pouvoir contribuer à la diminution de la dépendance alimentaire en devenant le grenier à céréales et maraichages en tout genre du pays

3. La porosité de la roche schiste en Algérie nous permet –elle des taux de récupération importants. Le ministre avait avancé à In Salah un taux de récupération de 10% est-ce que c'est possible ?

C'est un fait ! La majorité des études sur le gaz de schiste montre que le gaz de schiste est une technologie dangereuse avec les techniques actuelles. Même aux Etats-Unis, pionniers dans le domaine, 49% des Américains sont désormais opposés à l'extraction du gaz de schiste par fracturation. Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, avait décidé le 17 décembre 2014 d'interdire la fracturation hydraulique à cause des « risques qu'elle présente pour la santé des populations ».

Actuellement Il n'existe pas d'extraction de gaz de schiste sans risques sur l'environnement Les raisons sont nombreuses, les principales sont les suivantes :

1° La fracturation hydraulique -600 kg/cm2- démolit l'architecture interne des couches C'est une technologie récente et nous n'avons pas fait le tour de toutes les mauvaises surprises

2° D'énormes quantités d'eau douce (10 à 15000 m3 d'eau par puits étant entendu qu'un puits peut être facturé plusieurs fois) Pour un pays en stresscomme l'Algérie chaque goutte compte

3° Un puits ne draine donc qu'un faible volume de roches et ramène relativement peu de gaz. Pour produire une même quantité de gaz, il faut multiplier les puits ce qui nécessite, pour une même quantité de gaz produit, des investissements nettement plus importants.

4° Avec l'eau on ajoute du sable pour maintenir les pores ouverts pour libérer les gaz mais aussi et c'est aussi un autre motif d'inquiétude il y a plus de 2000 produits chimiques de nocivités différentes d'après une étude faite pour le Sénat américain en 2012. C'est-à-dire que sur chaque puits de forage il y a 2000 litres de produits chimiques et on sait que la nocivité se mesure en ppm, Ces dizaines de milliers de litres peuvent naturellement polluer la nappe

5° Des malaises importants sont signalées Selon le site France Libertés, « 25% des produits qui s'infiltrent dans les nappes phréatiques, sont cancérigènes, 37% sont des perturbateurs endocriniens, 40 à 50% pourraient affecter les systèmes nerveux, immunitaire et cardiovasculaire, et plus de 75% les organes sensoriels et le système respiratoire ».

6° Enfin on doit prendre en compte aussi car les coûts de réalisation varient entre 10 et 18 millions de dollars, alors qu'aux USA le coût moyen est de 5 à 7 millions de dollars. Il faut donc une parfaite maîtrise technologique afin de réduire les coûts. Ce qui demande du temps et de la compétence.

4. Quel mix énergétique préconisez-vous pour l'Algérie ? Est-ce le modèle énergétique tel que conçu par le gouvernement va assurer la sécurité énergétique du pays à long terme ?

Le gaz de schiste est une richesse qu'il nous faut exploiter *rationnellemen*t. Les forages d'exploration sont nécessaires pour maîtriser la technique, leurs faibles nombres n'hypothéquera pas les fondamentaux de la vie. Le gaz de schiste fera partie d'un bouquet énergétique et aura toute sa place le moment venu quand la technologie sera mâture , que nous avons les compétences nécessaires et pris toutes les précautions en terme d'environnement. Nous n'avons pas à parler de moratoire. L'étude du gaz de schiste doit se poursuivre, Nous devrons terminer rapidement la phase d'exploration pour procéder aux études d'évaluation réelles de la ressource, ca jusqu'à présent c'est une étude américaine qui nous donne le chiffre de nos réserves

Il vient qu'une transition énergétique vers le développement durable* de l'Algérie est une voie qui peut nous permettre de rebondir. Un modèle énergétique et l'optimisation de l'efficacité énergétique pourraient, elles aussi, contribuer à prolonger la durée de vie des gisements conventionnels

5. Enfin le programme des énergies renouvelables tel qu'il est mené actuellement par le gouvernement est-il en mesure de produire, selon les prévisions arrêtées dans ce sens, un tiers de la demande de l'électricité du pays à partir de 2030 ?

Le programme d'énergie renouvelable est loin d'être consistant. _ Les énergies renouvelables représentent moins de 0.1% du bilan électrique Une transition énergétique bien élaborée permettra d'aller vers le développement durable en mettant en place un mix énergétique, un bouquet énergétique où chaque énergie sera développée rationnellement mais avec détermination. Le solaire algérien est l'un des plus important au monde en intensité et en surface et pourtant il ne se développe pas

Nous avons plus de deux cent sources d'énergie géothermique qui* peuvent être exploitées pour le chauffage des habitations mais aussi à usage industriel en dehors de l'aspect médical, on en fait rien. La région d'Adrar est connue pour la force de ces vents et pourtant il n'ya pas d'éolien mis à par les 8 MW alors que l'on pourrait y placer 100 fois plus pour irriguer, et développement l'agriculture. La réhabilitation du patrimoine forestier permettra de mettre en valeur nos forêts pour aboutir la mise en place d'une industrie du bois et de ses dérivés de la production d'énergie à partir du bois

Un partenariat winn winn avec les leaders mondiaux du solaire de l'éolien ( Chine, Allemagne, Etats Unis) nous permettra d'adosser chaque calorie d'hydrocarbure exportée à la mise en place de systèmes de production d'énergie renouvelable

Le moment est venu de mettre tout à plat pour changer de modèle de croissance en allant vers la sobriété et le développement durable. Il faut le marteler la plus grande réserve de gaz et de pétrole pour l'Algérie, ce /sont les économies d'énergie pouvant aller à 15/20%./ Il n'y a pas de petites économies. Tout est bon à prendre Au vu de la consommation actuelle 4 milliards de mètres cubes gazeux par an cumulés horizon 2015/2030, avec une progression arithmétique c'est plus de 90/100 milliards de mètres cubes gazeux d'épargné

Il est temps aussi d'élaborer une stratégie pour la rationalisation de l'énergie et l'augmentation progressive de ses tarifs. De ce fait, il sera nécessaire de redéfinir la politique sociale et le soutien d l'Etat aux classes vulnérables.
C'est d'ailleurs ce que recommande les économistes C'est une pédagogie de tous les jours qui amènera le citoyen à être économe sobre et à /consommer algérien/.

On identifie à tort le Sahara au désert. Le Sahara est un écosystème unique il y a une vie, il y a une flore, il y a des habitants qui sont là depuis la nuit des temps ;* La plus grande richesse au Sahara c'est l'eau, source de vie. Songez que nous sommes à la latitude de la Californie qui est un véritable jardin ou mieux encore, plus près de nous, de Marrakech, autre jardin, et il ne tient qu'à nous d'en faire de même.*Le développement du Sud est le véritable challenge à lever en mobilisant toutes les énergies,

Le gaz de schiste aura toute sa place dans le cadre d'une stratégie énergétique basée avant tout sur la sobriété énergétique. Il ne peut y avoir d'exploitation tant que nous ne serons prêts scientifiquement et technologiquement prêts et tant qu'il y a un risque aussi mineur soit il sur le danger d'une pollution que serait une deuxième mort plus dangereuse que celle des explosions atomiques et que les expérimentations sur les armes chimiques que notre Sahara a enduré

Dans cette transition il nous faut un plan Marshall pour les énergies vertes, pour la mise en place d'un développement durable qui doit concerner tout le monde La mise en valeur de l'Algérie du Sud notamment dans le domaine agricole et touristique permettrait outre la création de richesses, le brassage nécessaire au vivre ensemble qui doit être plus que jamais notre credo

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger

Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l'École nationale polytechnique d'Alger, titulaire d'ingeniorat en génie chimique de la même école et d'un doctorat es-Sciences de l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne (France).
Auteur d'une centaine de publications et de communications scientifiques et de plusieurs ouvrages sur l'énergie et les enjeux géostratégiques, il a aussi écrit plusieurs essais sur l'histoire de l'Algérie, l'éducation et la culture, la mondialisation, les défis de l'Islam et l'émigration.