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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère ( gaz de schiste, huiles de schiste, gaz de houille, huiles lourdes ...) et tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques nécessitant de fracturer, stimuler ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 3 heures 47 minutes

Forum Social Mondial de Tunis et extractivisme

ven, 27/03/2015 - 21:20
ORGANISATION DEPUIS LE FORUM SOCIAL MONDIAL DES LUTTES CONTRE L'EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE

Une semaine avant l'ouverture du Forum, on nous avait annoncé que 20 cars d'algériens viendraient à Tunis.

Ce n'était pas une blague, plus de 1 000 algériens sont venus dans des cars affrétés par le gouvernement et avec de l'argent de poche pour apporter la bonne parole aux participants du FSM sur les gaz de schiste et les migrations.

Pour preuve, l'atelier ce jeudi matin 26 mars « Le gaz de schiste comme source d'énergie alternative sûre » proposé par l'Association algérienne de l'hydrogène A2H2.

Ils étaient moins de 10, membres de l'association A2H2 et experts, à vouloir convaincre la centaine de participants des bienfaits économiques de l'exploitation du gaz de schiste et des assurances qu'ils avaient prises afin que cette activité industrielle ne soit pas polluante. L'un-e après l'autre accumulait mensonge sur mensonge, allant jusqu'à affirmer que la fracturation à l'hélium était une technique sûre qui serait bientôt opérationnelle : notre crainte déjà exprimée de l'expérimentation de nouvelles techniques dans le Sahara ne serait-elle pas à l'ordre du jour ? Car précisons-le l'hélium est un gaz rare non renouvelable, nécessaire pour de nombreuses applications médicales, et très cher.

Dans l'assistance de nombreux algériens, devenus experts depuis ces 3 mois de lutte menée à In Salah, ne laissaient rien passer des affirmations erronées et mensongères des « ingénieurs », à plusieurs reprises des slogans « nous sommes In Salah » ont été scandés par tous les participants. Très vite, la conclusion de cet atelier ne faisait plus aucun doute : dès lors qu'a lieu un débat démocratique hors de l'Algérie, le peuple sait donner de la voix, qui sonne beaucoup plus juste face à celle des représentants « élus ».

À 15 h, une partie des participants du matin ont rejoint, avec d'autres, l'atelier programmé par Attac et ses partenaires « Résistances contre l'extractivisme des multinationales pétrolières, gazières et minières ». Plusieurs campagnes ont été présentées : Total en Argentine par les Amis de la Terre, Texaco/Chevron en Équateur par l'UDAPT (union des affectés par Texaco), Les pipelines pour transporter le pétrole extrait des sables bitumineux à travers le Québec par Alternatives Canada, la campagne Requin en France, ciblant Total en Algérie, par Attac. Ces campagnes sont rentrées en lien avec d'autres résistances : au Mexique avec une nouvelle loi sur l'eau, en Bolivie avec les projets extractifs du gouvernement, au Congo avec la pollution endémique due au pétrole et bien sûr avec la mobilisation toujours d'actualité à In Salah, soutenue par de nombreux algériens dans les villes du pays. Et ainsi que nous le disait Mouhad El Gasmi d'In Salah avec une pointe d'ironie « finalement on peut remercier le gouvernement d'avoir envoyer une délégation car cela nous a permis de venir plus facilement et d'avoir un débat qui est impossible quand on est dans notre pays ».

Lire l'article de Jacqueline Balvet sur France Attac

L'imposture écologiste

ven, 27/03/2015 - 14:40
MAUD FONTENOY, L'IMPOSTURE ÉCOLOGISTE QUE LE GOUVERNEMENT PREND EN EXEMPLE

Article Clara Griot et Hervé Kempf (Reporterre)

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, invite les professeurs à se servir des « kits pédagogiques » de la Fondation Maud Fontenoy. Une privatisation de l'éducation d'autant plus surprenante que la navigatrice à la rame, fidèle de Nicolas Sarkozy, tient un discours sur l'environnement qui reprend celui du patronat. Et que sa Fondation compte parmi ses trois directeurs… le milliardaire François Pinault !

Le gouvernement se mobilise pour préparer le terrain en attendant la conférence Paris-Climat 2015 : "Le ministère de l'Education est engagé de manière active dans l'éducation au développement durable", indique une lettre envoyée aux professeurs en décembre 2014 par la ministre de l'Education nationale.

Et pour sensibiliser les élèves à l'environnement, Najat Vallaud-Belkacem incite fortement les écoles à utiliser les outils de la Maud Fontenoy Foundation. Au programme, de l'éducation en kits et des défis pédagogiques. "Cet outil est à la disposition des écoles et établissements et disponible gratuitement sur le site de la Fondation", précise la lettre.
Télécharger la lettre de la ministre sur l'article de Clara Griot et Hervé Kempf (Reporterre)

Une « écologiste » à la mode Sarkozy
Une « écologiste » pro-gaz de schiste, pro-OGM et pro-nucléaire...

La blonde et avenante Maud Fontenoy a tout pour plaire. Cette navigatrice née à Meaux est devenue, en 2005, la première femme à traverser le Pacifique à la rame. En 2008, elle engage sa fondation créée en 2007 sur le terrain de l'écologie avec pour slogan "Sauver l'océan, c'est sauver l'homme." Elle a parcouru les océans et tente aujourd'hui de les défendre, le tableau est idyllique.

Mais ses avis à l'emporte-pièce détonnent avec ses engagements. En 2013, la navigatrice publiait un livre au titre racoleur : Ras-le-bol des écolos : pour qu'écologie rime enfin avec économie ! aux éditions Plon. Elle y critiquait avec vigueur le traitement de l'écologie en politique : "Stop aux manœuvres politiques, aux dessous-de-table et autres accords trompe-l'œil pour s'assurer un siège, un poste ou une circonscription !"

Un envol d'autant plus surprenant que Mme Fontenoy est très liée à l'UMP, un parti dont on sait qu'il est indemne de toute manœuvre ou dessous-de-table. Car si Maud Fontenoy a passé des années à parcourir les océans, elle a aussi arpenté les courants de la politique.

Candidate aux élections régionales en Île-de-France derrière Jean-François Copé en 2004, elle s'est ensuite engagée aux côtés de Sarkozy. En 2007, elle a reçu, des mains de ce dernier, les insignes de chevalier de l'ordre national du mérite, et l'a soutenu durant la campagne présidentielle de 2012.

Lire l'article de Clara Griot et Hervé Kempf (Reporterre) sur Reporterre

Maud Fontenoy et Michel Drucker ... peu importe à-peu-près et contrevérités

Pour le climatologue Jean Jouzel, l'Allemagne, avec sa politique énergétique, montre l'exemple. Maud Fontenoy, en revanche, estime que notre voisin d'outre-Rhin est un contre-exemple qui conduit à faire « exploser » les émissions de CO2.
Pour Corinne Lepage les propos de cette navigatrice sont non seulement « stupides » mais « mensongers ».

Médaille d'or du CNRS et président du Haut Conseil de la Science et de la Technologie de 2009 à 2013, *Jean Jouzel* est un expert à l'échelle internationale du changement climatique et vice-président du GIEC, le panel des experts de l'ONU sur l'évolution du climat.
Le GIEC a notamment publié en 2011 une synthèse de la littérature scientifique mondiale en matière d'énergies renouvelables (le SRREN) dont la principale conclusion est que l'humanité peut passer à un mix énergétique aux ¾ renouvelable à horizon 2050. Depuis 2011 une très abondante littérature scientifique s'est ajoutée, et les coûts des écotechnologies énergétiques ont beaucoup baissé.

« Je mets souvent la stratégie allemande en avant » en matière de politique énergétique explique Jean Jouzel aux Techniques de l'ingénieur. « De façon positive bien entendu car je crois vraiment que ce sont eux qui sont sur la bonne voie y compris sur le plan économique ».

L'Allemagne s'est fixée comme objectif d'atteindre 80% d'électricité renouvelables à horizon 2080 (40% dès 2020) et a démontré être capable de faire régresser à la fois le nucléaire et les énergies fossiles ([Lire à ce sujet sur Techniques de l'ingénieur : « En Allemagne la régression du nucléaire s'accompagne de celle du charbon Lire l'article).

Problème, Maud Fontenoy a déclaré dimanche 22 mars qu'« en Allemagne, où là on a décidé de sortir du nucléaire (…) on a fait exploser les émissions de CO2 à cause du charbon ». Et Jean Jouzel a dans le passé aidé la Maud Fontenoy Foundation. « Effectivement, je suis dans le Comité Scientifique de la Fondation de Maud Fontenoy. Je l'ai fait dans l'idée de l'accompagner dans certaines des actions éducatives qu'elle mène (ce que j'ai effectivement fait) » explique le grand scientifique. Mais de préciser aussitôt « cela ne veut bien sûr pas dire que j'approuve ce qu'elle met en avant dans son ouvrage ».

Michel Drucker a présenté Maud Fontenoy comme « une écologiste intelligente ». Ajoutant que « si tous les écologistes ressemblaient à Maud de Fontenoy ils auraient encore plus de succès ». Ceci le jour des élections départementales. Le présentateur de France 2 a estimé que le livre de Maud Fontenoy (« *Les raisons d'y croire, non au principe de précaution, OUI à l'innovation* », Plon, 2015) est « un manifeste pour défendre une écologie réaliste et innovante au service de l'urgence climatique. Alors l'écologie réaliste, on y va, le gaz de schiste… ».
Invitant alors Maud Fontenoy à commencer son plaidoyer à propos de cette énergie qui fait polémique en France comme dans le reste du monde. On comprend mal la logique de Michel Drucker selon qui le gaz de schiste pourrait être utile en France en matière climatique. Peut-être a-t-il oublié que le mix énergétique américain est très différent du français.

Pour Corinne Lepage, ex-Ministre de l'environnement d'Alain Juppé et administratrice de Transparency International France, un problème de déontologie se pose. « J'ai découvert avec stupéfaction les déclarations de Maud Fontenoy, invitée à « Vivement dimanche » alors que les vrais écologistes ne le sont jamais » a-t-elle déclaré aux Techniques de l'ingénieur.
« Cela signifie qu'il s'agit d'une émission dans laquelle on a le droit de parler d'écologie à condition de défendre le nucléaire, les OGM, le gaz de schiste etc... C'est-à-dire d'être anti écolo. Une exception notable : celle de Nicolas Hulot. »

Et Corinne Lepage, notamment auteur du livre « L'état nucléaire » (Albin Michel, 2014) d'ajouter : « je pense que des personnalités qui utilisent leur notoriété comme le fait Madame Fontenoy pour être volontairement contre-productive à la cause qu'elle prétend défendre sont pires que celles qui comme Claude Allègre portent en bandoulière leur haine de l'écologie. Dans les propos qui ont été tenus, les à-peu-près, les contrevérités, les généralités qui n'ont aucun sens s'équilibrent. »

Un problème de transparence se pose
Pour Hervé Kempf, ex-journaliste au Monde et fondateur du média indépendant Reporterre, qui vient de co-signer la tribune « Maud Fontenoy, l'imposture écologiste que le gouvernement prend en exemple (Lire l'article sur Reporterre), titre non sans rappeler un livre de Claude Allègre, un problème de transparence se pose : « Avec un tel positionnement, il n'est pas certain que Maud Fontenoy soit la plus indiquée pour enseigner l'écologie aux enfants. Ni, d'ailleurs, la transparence.
Ni sa fondation, ni le ministère n'ont répondu aux appels répétés de Reporterre ». Révélant en outre que l'un des trois directeurs de la Maud Fontenoy Foundation, enregistrée aux Pays-Bas, est le milliardaire François Henri Joseph Pinault, Techniques de l'ingénieur a également tenté de joindre Maud Fontenoy par voie électronique et téléphonique afin de savoir quelles étaient sa/ses sources concernant l'évolution du mix électrique allemand. Aucune réponse.
La secrétaire de la fondation, visiblement gênée, a confié que Maud Fontenoy avait reçu des tonnes de courriers « incendiaires » suite à son intervention dominicale.

L'Union de l'énergie tend la main à des régimes autoritaires

mer, 25/03/2015 - 21:08
L'UNION DE L'ÉNERGIE TEND LA MAIN À DES RÉGIMES AUTORITAIRES

EXCLUSIF : Le projet d'Union de l'énergie prévoit que l'UE transforme des dictatures et autres régimes discutables en partenaires commerciaux majeurs. Ce qui risque d'affecter la qualité des importations d'énergie, selon certaines associations.

La Turquie, l'Algérie, le Turkménistan, l'Azerbaïdjan et « d'autres fournisseurs potentiels du Moyen-Orient et d'Afrique », sont cités dans le communiqué de la Commission sur l'Union de l'énergie du 25 février. Selon les informations d'EurActiv, la Commission, qui s'efforce de réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe, pense également à l'Iran et à l'Irak pour une coopération à plus long terme.

Cette idée a cependant été tournée en dérision par certains détracteurs, vu l'instabilité de la situation dans nombre de ces pays, où agissent des groupes terroristes, comme Daech, et où des guerres sévissent, comme en Irak et en Libye par exemple.

Ukraine
Des fournisseurs potentiels vraiment stables ?
Rapport sur les droits de l'Homme
Russie
Turquie
Azerbaïdjan
Algérie
Turkménistan

Lire la suite de l'article sur EurActiv

Statoil devient le premier groupe pétrolier à révèler les royalties qu'il paie aux gouvernements

mer, 25/03/2015 - 21:00
STATOIL DEVIENT LE PREMIER GROUPE PÉTROLIER À RÉVÈLER LES ROYALTIES QU'IL PAIE AUX GOUVERNEMENTS

Le groupe norvégien a levé le voile sur les montants versés à tous les Etats où il extrait des hydrocarbures en 2014. Un exercice inédit auquel tous les groupes pétroliers devront se plier d'ici 2016.

Dans un rapport de 35 pages sobrement intitulé « 2014 - Paiements aux gouvernements », Statoil révèle les fonds transférés à tous les pays où il a été actif en 2014 : l'Algérie, l'Angola, l'Azerbaïdjan, le Brésil, le Canada les États-Unis, la Libye, le Nigéria, la Norvège, le Royaume-Uni, et le Venezuela.

Dans les remarques introductives, Statoil se félicite des initiatives censées renforcer la législation sur la transparence des revenus, mais ajoute qu'il serait bon de mettre en place des normes mondiales à ce sujet.

Le rapport mentionne que la directive de l'UE sur la transparence oblige les États membres et les pays de l'EEE à appliquer la législation adéquate au plus tard pour l'année financière qui commence le 1er janvier 2016, avec remise des rapports en 2017. En Norvège, une loi similaire a été approuvée en 2013 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2014.

Le rapport révèle les paiements aux gouvernements relatifs aux activités d'extraction. Ces paiements entrent dans des catégories différentes en fonction des régimes fiscaux : taxes, royalties (droits d'utilisation), droits de permis (droit pour l'exploration dans une zone géographique), bonus (sommes à payer à la découverte de ressources naturelles ou au début de la production), droits dus au gouvernement d'accueil (part de la production revenant au gouvernement d'accueil ou autres droits de propriété). Tous les montants sont indiqués en couronne norvégienne (1 euro = 8,69 NOK).

Selon le document, les bénéficiaires des plus importants paiements, après la Norvège, sont l'Angola (22 milliards de couronnes), l'Azerbaïdjan (plus de 10 milliards de couronnes), et le Nigéria (plus de 5 milliards de couronnes).

Le plateau continental angolais est la zone de production la plus importante de Statoil en dehors de la Norvège, et le pays est l'un des maillons clés de la croissance de la production internationale de l'entreprise.

En Azerbaïdjan, l'entreprise extrait du pétrole du champ Azeri-Chirag-Gunashli. Elle est aussi un partenaire de l'oléoduc Baku-Tbilisi-Ceyhan, qui relie la capitale azérie au port turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, et a acquis 20 % des parts du gazoduc transadriatique (TAP).

Au Nigéria, Statoil possède 20 % des parts du champ pétrolier d'Agbami, le plus grand du pays, géré par Chevron. Dans ce pays, les sociétés anonymes doivent verser une taxe d'éducation au pays. En 2014, cette taxe a couté 360 milliards de couronnes à Statoil .

La publication des paiements effectués par les grandes entreprises aux gouvernements devrait contribuer à la lutte contre la corruption, puisque le bénéfice que retire le pays hôte devient visible. Cette obligation permet également de vérifier si les entreprises payent réellement des taxes dans les pays où elles opèrent.

Dans un communiqué de presse, ONE, organisation de campagne et de plaidoyer co-fondée par Bono, se félicite de la publication de ce rapport par Statoil.

« C'est une belle réussite pour tous ceux qui ont mené campagne avec nous depuis des années pour plus de transparence dans l'industrie de l'extraction. Nous nous félicitons de la publication de ce rapport, qui contient une liste exhaustive des paiements directs versés par les sociétés de Statoil aux gouvernements, projet par projet », souligne le communiqué.

L'organisation ajoute que « d'autres grandes compagnies pétrolières sont malhonnêtes : en public, elles parlent de transparence, mais elles se sont empressées de mobiliser leurs ressources pour trouver des failles dans la législation britannique ».

ONE avertit que les derniers efforts réalisés dans le but d'adopter une législation pertinente au Royaume-Uni pourraient ouvrir la voie aux échappatoires, au détriment de la transparence.

« Nous exhortons le gouvernement britannique à tenir bon face à l'industrie pétrolière, et à rejeter ces lignes directrices bâclées », conclut l'ONG, qui invite les particuliers à agir en envoyant des tweets au gouvernement britannique.

Lire l'article sur EurActiv

USA : gaz de schiste : les foreurs sous la pression de la transparence

mer, 25/03/2015 - 20:44
USA : GAZ DE SCHISTE : LES FOREURS SOUS LA PRESSION DE LA TRANSPARENCE

Le ministère américain de l'Intérieur vient d'édicter une réglementation qui impose aux compagnies pétrolières et gazières de rendre publics les produits chimiques qu'elles ajoutent à l'eau lorsqu'elles fracturent la roche pour en libérer les hydrocarbures.

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Les organisations écologistes voient ainsi satisfaites des revendications présentées depuis des années. Les compagnies de forages n'entendent pas obtempérer sans rien faire. La chute du prix du baril de plus de 50 % et du prix du gaz de 36 % les a contraintes à réduire leurs investissements et à licencier déjà plusieurs dizaines de milliers d'employés. L'État fédéral objecte que les nouvelles normes n'augmenteront le coût d'un forage que de 5500 dollars. « Risible », riposte l'association de foreurs Western Energy Alliance, citée par Bloomberg, en évoquant un surcoût à 97.000 dollars. Les pétroliers ont d'ores et déjà déposé un recours judiciaire contre les nouvelles règles qu'ils jugent « infondées ».

La réglementation ne s'applique toutefois que sur les terres appartenant à l'État, regrettent certains écologistes. L'enjeu n'en est pas moins colossal. Premier propriétaire foncier du pays, l'État fédéral administre des droits miniers sur plus de 2,8 millions de kilomètres carrés, une surface cinq fois plus grande que la France.

Lire l'article de Fabrice Nodé-Langlois sur Le Figaro

Algérie : importante mobilisation contre les gaz de schiste

mer, 25/03/2015 - 20:29
ALGÉRIE : IMPORTANTE MOBILISATION CONTRE LES GAZ DE SCHISTE

12 ème semaine de protestation : In Salah : un énorme convoi transportant des produits pour la fracturation provoque la colère

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torches de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet et ils exigent l'arrêt définitif de toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt,

Le comité de coordination fait appel à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste soutient le mouvement algérien et assure les militants de sa solidarité.

ENORME CONVOI TRANSPORTANT DES PRODUITS POUR LE FRACKING

El Watan le 25/03/15

Ainsi, selon des témoignages de la population locale, un énorme convoi constitué de 150 camions semi-remorques loués au profit de la société Halliburton, transportant des matériaux et des produits chimiques destinés aux travaux de fracking, a quitté la ville de Timimoun en direction d'In Salah dans la matinée du 17 mars 2015.

Rien ne semblait anormal dans cette opération de transport assez courante dans le sud algérien, jusqu'à ce que des citoyens remarquent un dispositif de sécurité exceptionnel autour de ce convoi qui a décidé de faire une grande partie du parcours de son expédition sur des pistes loin des regards des curieux et des passants qui empruntent la RN1.

Des témoins, qui ont pris des photos et filmé une vidéo du convoi, dont El Watan détient une copie, confirment la particularité de cette opération. « Il ne s'agit certainement pas d'un déménagement ou de l'installation d'un RIG, les camions en question ne transportent aucune cabine saharienne et aucun équipement d'hébergement ou de restauration du personnel », dit un citoyen.

Pour un pétrolier que nous avons approché, « il est impossible de transporter autant de produits dans le cadre d'un simple approvisionnement de quelques forages, il s'agit d'une opération logistique de grande envergure pour les besoins de plusieurs forages ». Aux dernières nouvelles, rapportées par des nomades de la région, les camions sont restés à Zaouiet Kounta, dans la wilaya d'Adrar. A priori, les forages concernés par cet approvisionnement en produits de fracking sont concentrés pour le moment à ksar Kahlouch à environ 80 kilomètres de Zawaiat Kounta. « Il est quasiment impossible d'approcher les camions ou de discuter avec l'un des chauffeurs. Il y a un gendarme sous chaque pierre », nous confirme un nomade.

Au moment où des appareils de forage ont rejoint Hassi Messaoud le week-end dernier, les militants antigaz de schiste, mobilisés depuis trois mois à In Salah, s'inquiètent quant aux véritables motivations de cette impressionnante opération logistique de Haliburton. Ils suspectent une volonté de maintenir la fracturation hydraulique dans la région en cachette et au détriment des aspirations légitimes des populations locales qui revendiquent l'arrêt pur et simple des travaux de forage dans le cadre de l'exploitation de ce gaz non conventionnel.

Lire l'article de Moussa Naït Amara sur El Watan

L'ARRIVÉE DU MATÉRIEL DE FRACTURATION PROVOQUE LA COLÈRE À IN SALAH

Impact 24.info le 24/03/15

La population d'In Salah est en colère. Des dizaines de personnes ont manifesté cette nuit pour dénoncer l'arrivée du matériel de fracturation hydraulique destiné au puits d'Ahnet 2.

« Nous pensions que ce n'était qu'une rumeur. Mais un groupe de jeune s'est déplacé sur le site est a confirmé l'arrivée des équipements de fracturation hydraulique appartenant à la compagnie américaine Halliburton », explique un militant anti-gaz de schiste.

Selon lui, cette situation est vécue comme un « fait accompli » des autorités. « Pour la population, cela confirme que les autorités sont décidées à aller jusqu'au bout de leur logique et qu'Alger rejette le moratoire proposé par le mouvement citoyen. C'est un fait accompli intolérable ».

Une réunion est prévue demain matin place Somoud pour décider de mesures à prendre dans l'urgence.

Lire l'article de Tarek Hafid sur Impact 24 Info

À Ouargla, société civile et opposition font front commun contre le gaz de schiste

Tout Sur l'Algérie le 14/03/15

Ce samedi, les manifestants anti-gaz de schiste étaient aux côtés des militants politiques : Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), Pôle du changement de Ali Benflis, mouvement Rachad et des anciens de l'ex-FIS.
Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie Focus

Manifestation anti-gaz de schiste à Ouargla

Tout Sur l'Algérie le 14/03/15

Ils sont plus de 3 000 manifestants déjà sur place, selon les organisateurs.
Ils scandent non au gaz de schiste, « Samidoun, Samidoun, ghaz sakhri rafidoun » (« nous résistons, nous résistons, le gaz de schiste, c'est non »).
Les personnalités de l'opposition commencent à arriver les lieux.
Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie Focus

Des personnalités de l'opposition à Ouargla pour la manifestation contre le gaz de schiste

Tout Sur l'Algérie le 13/03/15

Des responsables et représentants de partis politiques membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) et de l'Instance de coordination et de suivi de l'opposition (Icso) sont arrivés, dans la soirée de ce vendredi 13 mars, à Ouargla pour prendre part à la grande manifestation contre le gaz de schiste prévue demain samedi à partir de neuf heures, a-t-on constaté sur place.
Lire l'article sur Tout Sur l'Algérie

Hacina Zegzeg, militante anti-gaz de schiste d'In Salah : “Le moratoire est la seule sortie de crise possible”

Algérie Focus le 12/03/15

Nous avons créé, le 25 février dernier, le Collectif national contre le gaz de schiste pour soutenir notre appel à un moratoire et réunir en un seul collectif tous les mouvements anti-gaz de schiste algériens. L'appel à un moratoire a été déposé fin février dernier et nous n'avons toujours pas de réponse. - See more at : http://www.algerie-focus.com/blog/2015/03/hacina-zegzeg-militante-anti-gaz-de-schiste-le-moratoire-est-la-seule-sortie-de-crise/#sthash.UohV5Xhp.dpuf
Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie Focus

Des ministres opposés à l'exploitation du gaz de schiste

Algérie Focus le 12/03/15

L'exploitation du gaz de schiste, au cœur d'une grande polémique et contre lequel proteste, depuis plus de deux mois, la population, notamment à In-Salah, ne fait visiblement pas l'unanimité au sein du gouvernement Sellal. Malgré les déclarations rassurantes du Premier ministre, du ministre de l'Énergie, Youcef Yousfi, et celles de la ministre de l'Environnement, l'exploration du gaz de schiste est une option rejetée par certains ministres de l'Exécutif, à en croire la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune.
“Il y a des ministres qui sont contre le gaz de schiste”, a révélé, hier, Louisa Hanoune lors d'une conférence de presse consacrée essentiellement au projet de loi complétant et amendant le code pénal inhérent à la violence faite aux femmes.
Lire l'article de Karim Kebir sur Liberté Algérie

Les anti-gaz de schiste annoncent une grande manifestation samedi à Ouargla

Tout Sur l'Algérie le 11/03/15

Le Comité populaire contre le gaz de schiste organisera, samedi 14 mars, une « grande manifestation » à Ouargla avec la participation de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) et d'autres acteurs politiques, a-t-on appris, ce mardi 10 mars, de Tahar Belabas, l'un de ses membres.
Lire l'article sur Tout Sur l'Algérie

Ouargla : les étudiants manifestent contre le gaz de schiste

Liberté Algérie le 11/03/15

Une centaine d'étudiants et étudiantes du pole 2 de l'université Kasdi Merbah de Ouargla, ont organisé ce mardi une manifestation anti gaz de schiste devant l'entrée de leur établissement. Tout au long du rassemblement, ils n'ont cessé de crier haut et fort leur opposition au projet de l'exploitation du gaz de schiste, dénonçant également l'inertie de l'Etat vis-à-vis des revendications des populations du sud du pays. Les manifestants ont également exprimé leur total soutien aux habitants d'In Saleh.
Lire l'article sur Liberté Algérie

Malgré la reprise timide des activités dans la ville d'In-Salah la détermination des antigaz de schiste est loin d'être entamée

Liberté Algérie le 10/03/15

La flamme de la “résistance” a été ravivée davantage par la visite effectuée, avant-hier, à l'occasion du 8 Mars, Journée mondiale de la femme, par une délégation de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD).

Les habitants d'In-Salah, hostiles au gaz de schiste, ne désarment pas. L'ultimatum du chef de la 6e Région militaire qui aurait enjoint aux manifestants de lever leur camp est loin d'avoir eu l'effet souhaité par les pouvoirs publics. En effet, le mouvement de protestation se poursuit toujours et avec le même procédé, devenu un rituel depuis le
1er janvier 2015 : rassemblement quotidien devant la grande place faisant face au siège de la daïra et une marche presque chaque matin. Plus que jamais déterminés, ils ne jurent que par l'arrêt du projet d'exploration du gaz de schiste et l'évacuation du chantier lancé dans la région.
Le cas échéant, ils se disent prêts à résister quitte à “mourir à même Sahat Essoumoud, (place de la résistance) !”

Lire l'article sur Liberté Algérie

In Salah : Une première victime du gaz lacrymogène

El Watan le 10/03/15

Un habitant d'In Salah, Moulay NAKHOU, a succombé suites à une intoxication due à l'usage des gaz lacrymogènes dans la répression du mouvement anti-gaz de schiste. Son décès est intervenu ce Lundi 09 mars.
Il avait été admis suite à un malaise à l'hôpital d'In Salah. La victime a été à l'intérieur de son domicile lors de l'intoxication. Âgé de 33 ans, ce citoyen était handicapé et de constitution fragile.

A la suite de ce décès, le père de la victime s'est déclaré hostile à toute démarche d'indemnisation. Solidaire de ses concitoyens et leur combat contre le projet du gaz de schiste, il aurait déclaré que l'arrêt de la fracturation est la seule « indemnisation » envisageable à ses yeux. Une réaction qui montre toute l'ampleur du mouvement des populations d'In Salah et leur détermination.
Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

In Salah : Moulay Nakhou, citoyen fragile, succombe aux gaz lacrymogènes

Le Matin le 10/03/15

Un habitant d'In Salah, Moulay Nakhou, a succombé des suites d'une intoxication due à l'usage excessif des gaz lacrymogènes dans la répression du mouvement anti-gaz de schiste.
Son décès est intervenu le 09 mars. Il avait été admis suite à un malaise dans la structure sanitaire centrale d'In Salah.
La victime a été exposée à son domicile aux gaz incommodants. Agé de 33 ans, ce citoyen était handicapé et de constitution fragile.
Lire l'article de Mohand Bakir sur El Watan

Contestation contre le gaz de schiste à In Salah : Les protestataires prêts à lever les sit-in

El Watan le 07/03/15

Après le dérapage sécuritaire de samedi dernier, In Salah se prépare vraisemblablement à lever progressivement les camps, comme décidé une semaine plus tôt par les animateurs du mouvement de la contestation qui boucle son 67e jour.

La date de la levée du sit-in, suggérée par l'armée lors d'une réunion, jeudi, en présence des délégués de la population n'a pas été précisée. Elle reste d'autant plus imprécise, puisque la place Somoud s'apprête à recevoir, demain, les représentants de l'opposition qui ont demandé à se rendre à In Salah.
Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Rachid Nekkaz ou les velléités de manipulation avortées à In Salah

Le Temps d'Algérie le 06/03/15

Accueilli comme un véritable messie auquel on réserve tous les honneurs et auquel on déploie le tapis rouge, Rachid Nekkaz ne devait certainement pas s'attendre à une telle réception à In Salah où il est arrivé en début de soirée mercredi.

Ce richissime homme d'affaires franco-algérien qui, rappelons-le, a échoué à se porter candidat à la dernière élection présidentielle en Algérie, ne devait pas s'attendre non plus à être chassé dès la première heure de la matinée de jeudi à la suite de son interpellation par les services de sécurité qui l'ont expulsé très loin de cette ville du Sud. Incontestablement, Nekkaz à qui le front antigaz de schiste à réservé un accueil des plus chaleureux dont n'a bénéficié aucun autre politique algérien depuis le début de la contestation antigaz de schiste à In Salah a été gratifié de tant de louanges mais il a aussi essuyé une des plus abominables humiliations.

La raison ? La foule qui était nombreuse jeudi matin à guetter en vain son arrivée à la placette de la Résistance ne pouvait apporter de réponse précise à cette question. Pis encore, après l'accueil chaleureux qui lui a été réservé la veille, certains militants antigaz de schiste s'interrogeaient si réellement la venue de cet homme d'affaires qui souhaite faire une carrière politique est bénéfique pour la cause qu'ils défendent. Il est parmi les leaders des partis politiques algériens acquis au projet d'exploitation du gaz de schiste qui ont déjà suggéré que la population d'In Salah est manipulée.
Lire l'article de KA sur Le Temps d'Algérie

LA PRESSE DU 06/03/2015

URGENT. L'Armée a donné un ultimatum aux protestataires d'In Salah
http://www.lematindz.net/news/16798-urgent-larmee-a-lance-un-ultimatum-aux-protestataires-din-salah.html

Gaz de schiste : la répression contre les dénonciateurs continue à In Salah
http://www.lematindz.net/news/16796-gaz-de-schiste-la-repression-contre-les-denonciateurs-continue-a-in-salah.html

In Salah : cabale contre une militante anti-gaz de schiste
http://www.lematindz.net/news/16799-in-salah-cabale-contre-une-militante-anti-gaz-de-schiste.html

In Salah de A à Z
http://www.elwatan.com/actualite/in-salah-de-a-a-z-06-03-2015-289064_109.php

In Salah : les militaires demandent aux manifestants de lever le camp
http://www.tsa-algerie.com/2015/03/06/in-salah-les-militaires-dmandent-aux-manifestants-de-lever-le-camp/

Algérie - L'inefficacité du pouvoir aggrave la crise du gaz de schiste
http://www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/45980-algerie-l-inefficacite-du-pouvoir-aggrave-la-crise-du-gaz-de-schiste.html

Photos. In Salah : des dromadaires meurent dans d'étranges conditions
http://www.algerie-focus.com/blog/2015/03/photos-in-salah-des-chameaux-meurent-dans-detranges-conditions/

le rapport "Total et le gaz de schiste algérien"
http://www.bastamag.net/IMG/pdf/total_et_le_gaz_de_schiste_algerien_rapport_6mars2015_basta_observatoire.pdf

l'enquête : "Gaz de schiste : les Algériens se mobilisent contre le régime et l'ingérence des multinationales pétrolières"
http://www.bastamag.net/Gaz-de-schiste-les-Algeriens-se-mobilisent-contre-le-regime-et-l-ingerence-des

le tout dans un contexte de reflux des gaz de schiste dans le monde
http://www.bastamag.net/Alors-que-le-gaz-de-schiste-reflue-partout-dans-le-monde-les-lobbies-francais-s

Urgent : Rachid Nekkaz arrêté et expulsé d'In-Salah

Algérie Focus le 05/03/15

Rachid Nekkaz, a été arrêté et expulsé d'In-Salah vers Alger, ce matin, par les forces de police. C'est ce que nous apprenons sur sa page Facebook.

Rachid Nekkaz s'est rendu hier soir à In-Salah pour soutenir la population locale dans son combat contre l'exploitation du gaz de schiste. Un accueil triomphal lui a été réservé par la population locale.

“Certains à Alger n'ont pas apprécié l'accueil triomphal que le peuple d'In Salah a réservé à Rachid Nekkaz hier soir” peut-on lire sur sa page Facebook. “Rachid Nekkaz soutient et soutiendra à 100% le refus du peuple d'In Salah du gaz de schiste pendant sept ans en Algérie et dans le monde entier”, ajoute-ils encore.

Rappelons que la population de In-Salah a connue une répression terrible ces derniers jours de la part des services de sécurité.

Lire l'article de Arezki Ibersiene sur Algérie Focus

In Salah : Abdou raconte la "folle" semaine où la ville s'est embrasée

Huffington Post Magreb le 05/03/15

Le 28 février, après deux mois de lutte anti gaz de schiste pacifique, In Salah s'embrase. Pendant deux jours, la ville d'habitude si paisible, a basculé dans la confrontation et l'émeute.

Barricades dressées, bâtiments incendiés, tentes brûlées, jets de pierre, gaz lacrymogène, les violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait plusieurs blessés plongent les habitants dans “ un véritable cauchemar ”.

Abdou, jeune habitant de In Salah, a été aux premières lignes des événements. Il raconte au Huffington Post Algérie cette semaine exceptionnelle.
Lire l'article sur Huffington Post Magreb

Francis Perrin : « L'UE s'inquiète de la capacité d'exportation de l'Algérie »

L'Algérie doit veiller à exploiter ses atouts de proximité avec l'Europe et sa positon privilégiée en tant que fournisseur traditionnel de ses voisins du nord de la Méditerranée pour récupérer ses parts de marché.

La crise ukrainienne crée des opportunités importantes pour l'Algérie, mais celle-ci doit rapidement juguler la hausse de consommation interne de gaz. « Un fait inquiétant » aux yeux de l'Union européenne, selon Francis Perrin, expert pétrolier, président de Stratégies et politiques énergétiques et directeur de la rédaction de Pétrole et gaz arabes (PGA).

L'expert français, qui s'exprimait, hier, lors d'une conférence organisée en marge du Salon international des fournisseurs de produits et services pétroliers et gaziers qui se tient à Alger, rappelle que la Commission européenne a publié, le 25 février 2015, son projet d'« union européenne de l'énergie » visant à réduire la dépendance des 28 pays de l'UE au gaz et au pétrole russes, ce qui suppose une diversification vers de nombreux pays, dont l'Algérie.

Bruxelles se demande, selon Francis Perrin, si « l'Algérie aura les capacités d'exportation nécessaires pour honorer les engagements futurs vis-à-vis de l'Europe » au cas où la tendance haussière de consommation interne se poursuivait. Par ailleurs, pour M. Perrin, « l'Algérie doit entamer un dialogue avec l'Europe en vue de négocier ses parts de marché à long terme et rassurer sur sa capacité à accroître son potentiel d'exportation, tout en mettant en place une stratégie de prise en charge de sa consommation interne ».

Pour l'expert, il est indispensable pour notre pays d'intensifier ses efforts dans l'exploration d'hydrocarbures pour affronter une concurrence qui s'avérera, dans les prochaines années, de plus en plus importante. Pour ce faire, « le recours aux compagnies étrangères est incontournable », estime Francis Perrin, qui souligne que Sonatrach a besoin de « l'apport significatif des étrangers » qui disposent de plus de moyens et de technologies.

L'Algérie, qui jouit d'une position stratégique face à l'Europe, a tout de même perdu beaucoup de terrain, ces dernières années, à cause de la diminution de ses exportations. Pour y remédier, elle doit veiller à exploiter ses atouts de proximité avec l'Europe et sa positon privilégiée en tant que fournisseur traditionnel de ses voisins du nord de la Méditerranée, pour récupérer d'abord ses parts de marché et
en gagner de nouvelles à la faveur des tensions entre la Russie et l'Europe.-

Djamel Eddine Bekkouche : « il faudrait dix ans pour explorer les réserves de gaz de schiste »

« Il faut une dizaine d'années pour évaluer le potentiel de réserves algériennes en gaz de schiste, or l'Algérie en est à peine à sa première année d'exploration », selon Djamel Eddine Bekkouche ancien directeur de l'exploration à Sonatrach, et ancien directeur général de l'Institut algérien du pétrole (IAP).

L'expert, qui a donné une conférence hier sur les ressources conventionnelles et non conventionnelles en Algérie, a estimé que les études américaines évaluant les réserves sont encore « du domaine de la théorie » jusqu'à ce que les travaux expérimentaux d'exploration les confirment.

Il cite le cas de la Norvège où « les réserves étaient jugées importantes en 2011 en vertu des mêmes études américaines et qui, en 2013, sont tombées à zéro après trois forages effectués par la compagnie Shell ». L'expert estime tout de même que le travail expérimental doit être effectué en Algérie pour augmenter les capacités de production du pays.

Il a révélé que la diminution de la production et la hausse de la consommation interne ont poussé Sonatrach, dès 2009, à penser à l'exploration des possibilités du gaz de schiste pour augmenter le potentiel de production et d'exportation en hydrocarbures.

M. Bekkouche relève que Sonatrach, qui est actuellement engagée seule dans les phases d'exploration en vue de prouver son potentiel en gaz de schiste, devra nécessairement avoir recours à l'expertise étrangère pour l'exploitation de ses ressources prouvées car elle ne dispose pas des moyens nécessaires et de la main-d'œuvre qualifiée.

Concernant les avantages à tirer de l'exploitation du gaz de schiste pour les populations locales, l'expert souligne que contrairement au conventionnel, la consommation locale peut être alimentée par un approvisionnement direct de centrales électriques et de réseaux domestiques à partir des lieux de production.

M. Bekkouche a affirmé, par ailleurs, qu'il faut intensifier l'exploration des hydrocarbures conventionnels car le domaine minier, qui n'est exploré actuellement qu'à 30%, n'a pas livré tous ses secrets.

Lire l'article de Zhor Hadjam sur El Watan

In Salah : l'armée s'en mêle

Tout Sur L'Algérie le 03/03/15

Le chef de la 6e région militaire de l'Armée nationale populaire (ANP), le général-major Athamnia Ammar a rencontré, ce mardi 3 mars, les représentants des protestataires d'In Salah, rapporte l'agence officielle APS qui cite des sources locales.

Le responsable militaire a mis en avant l'importance pour les manifestants de répondre aux appels au calme pour « assurer la stabilité » dans cette région, selon la même source.

Il a rassuré l'assistance quant à la prise en charge des blessés lors des dernières échauffourées et affirmé qu'une enquête a été ouverte pour déterminer si des « dépassements individuels » ont été commis par les « différents services de sécurité ».

De violents affrontements ont opposé samedi et dimanche des habitants opposés à l'exploitation du gaz de schiste aux forces de sécurité, faisant plusieurs blessés. Plusieurs dizaines de manifestants ont également été arrêtés.

Lire l'article sur Tout Sur L'Algérie

In Salah : les gendarmes chargent violemment les manifestants

El Watan le 03/03/15

A lors que la ville revenait peu à peu au calme, hier, plusieurs gendarmes arrivés en véhicules tout-terrain, rejoints par leurs collègues chargés de la surveillance du site pétrolier de Gour Mahmoud, se sont attaqués à un groupe de manifestants qui campaient sur le site baptisé Somoud 2, à 28 km de la ville d'In Salah, sur le tronçon de la route transafricaine menant aux puits de gaz de schiste.

Les 13 manifestants admis à l'hôpital d'In Salah pour blessures et commotions diverses témoignent : « Vers 11h30, nous avons vu arriver 18 véhicules 4x4 de la Gendarmerie nationale ainsi que deux chasse-neige qui ont subitement foncé sur les deux kheïmas montées sur le site. » Et pour intimider les protestataires, « les gendarmes ont opéré une fouille corporelle à la recherche d'armes blanches », en vain. « Nous n'étions pas armés, nous avons crié que nous étions pacifiques et qu'on était juste contre la fracturation hydraulique, mais rien à faire.

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Les Etats-Unis veulent aider l'Algérie à exploiter le gaz de schiste

TSA Algérie le 03/03/15

Un haut responsable américain réaffirme la disposition des Etats-Unis à aider l'Algérie dans l'exploitation du gaz de schiste. « Nous ne sommes pas ici pour dire au gouvernement algérien ce qu'il doit faire. Mais nous sommes là pour aider l'Algérie au cas où elle souhaite exploiter le gaz de schiste », a déclaré Charles Rivkin, Secrétaire d'Etat américain adjoint chargé des Affaires économiques et commerciales lors d'une conférence de presse tenue, ce mardi 3 mars, à Alger.
« Nous avons l'expertise et la technologie (…). Et il y a des potentialités énormes dans le domaine », a rappelé ce haut responsable.
Lire l'article sur TSA Algérie

Zoom sur le requin Total et son implication dans les gaz de schiste en Algérie

France ATTAC le 03/03/15

Total fait parti des multinationales intéressées par les gaz de schiste en Algérie qui détiendrait les troisièmes réserves mondiales selon l'agence internationale de l'énergie. En 2009, Total avait acquis la participation maximale de 49 % (51 % ont été, par la loi, attribués à la compagnie nationale Sonatrach) sur le permis d'Ahnet, une zone située à proximité de la ville d'In Salah. Fin 2014, des forages ont démarré sans aucune consultation de la population locale et ont donné lieu à une forte contestation depuis le début de l'année 2015.

Fin janvier 2015 Total a publié en catimini une information clé : « Le permis d'exploration d'Ahnet étant arrivé à échéance le 6 juin 2014, Total n'y est plus présent depuis cette date » - voir notre communiqué.

Sous pression depuis plusieurs semaines, Total vient de réagir sur twitter (voir ci-dessous) en déclarant "pas de production, d'exploration, ni de demande de permis" pour les gaz de schiste dans la région d'In Salah. Total doit aller plus loin en s'engageant ne pas s'impliquer dans les projets de gaz de Schiste en Algérie, ni aujourd'hui, ni demain !
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Gaz de schiste en Algérie : le requin Total se retire sur la pointe des pieds ?

France ATTAC le 03/03/15

Le 22 décembre 2009,Total annonçait fièrement sur son site avoir remporté un appel d'offre pour l'acquisition d'une participation de 49 % (51 % revenant à la compagnie nationale Sonatrach) sur le permis « d'exploration et d'exploitation Ahnet », sur « une superficie de 17 358 kilomètres carrés où douze structures à gaz ont déjà été découvertes ». Or, Total vient de publier en catimini une information clé passée inaperçue jusqu'à ce jour : « Actualisation janvier 2015 : Le permis d'exploration d'Ahnet étant arrivé à échéance le 6 juin 2014, Total n'y est plus présent depuis cette date » [1].
Pourquoi ce revirement ?
Lire l'article sur France ATTAC

In Salah, le sit-in de la place Soumoud reprend
http://www.algerie-focus.com/blog/2015/03/a-in-salah-la-mobilisation-pacifique-anti-gaz-de-schiste-reprend/

Illizi se solidarise avec In Salah
http://www.elwatan.com/actualite/illizi-se-solidarise-avec-in-salah-02-03-2015-288799_109.php

La tension persiste à In-Salah
http://www.liberte-algerie.com/actualite/la-tension-persiste-a-in-salah-221162

Gaz de schiste : retour au calme à In-Salah après une journée de violentes protestations
http://www.letempsdz.com//content/view/145375/1/

Émeutes à In Salah : le ministère de l'Intérieur appelle à la retenue
http://www.algerie1.com/actualite/emeutes-a-in-salah-le-ministere-de-linterieur-appelle-a-la-retenue/

In Salah renoue avec le calme après de violentes émeutes
http://www.algerie1.com/actualite/in-salah-renoue-avec-le-calme-apres-de-violentes-emeutes/

Gaz de schiste : « La démarche du gouvernement va à l'encontre des intérêts de l'Algérie »
http://www.tsa-algerie.com/2015/03/02/gaz-de-schiste-la-demarche-du-gouvernement-va-a-lencontre-des-interets-de-lalgerie/

Manifestations à Tamanrasset et mobilisation à Ouargla en soutien aux habitants d'In Salah
http://www.tsa-algerie.com/2015/03/01/manifestations-a-tamanerasset-et-mobilisation-a-ouargla-en-soutien-aux-habitants-din-salah/

Des députés solidaires : « Nous sommes tous In Salah » (actualisé)
http://www.impact24.info/?p=5377

Gaz de schiste : 40 policiers blessés et des bâtiments officiels incendiés à In Salah (Intérieur)
http://www.huffpostmaghreb.com/2015/03/02/in-salah-schiste-contestation-violence_n_6781384.html?utm_hp_ref=algeria

Avec les Habitants d'In Salah ! Contre la destruction de l'Algérie !

Algeria-Watch, 1er mars 2015

Samedi 28 février 2015, la machine de répression s'est brutalement abattue sur les habitants d'In Salah qui manifestent pacifiquement depuis deux mois leur opposition à l'extraction du gaz de schiste dans leur région. Les autorités tentent de faire croire que le projet n'est pas à l'ordre du jour et qu'il ne s'agit que d'explorations. Mais sur le terrain les prospections avancent et des délégations de firmes étrangères comme celle d'Halliburton sont présentes

Après avoir ruiné le pays et pillé ses ressources conventionnelles, le régime franchit un pas supplémentaire dans sa fuite en avant en optant pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste. En prenant le risque inacceptable de détruire un environnement particulièrement vulnérable et de polluer définitivement les ressources hydrauliques fossiles, dernière recours pour la satisfaction des besoins des populations locales et ultime levier d'un futur développement agricole.

Lire l'article sur Algeria-Watch

La situation dégénère. Affrontements à In Salah : Une centaine de blessés et premiers tirs à balles réelles

Algérie Focus le 01/03/15

La situation dégénère à In Salah, au Sud du pays. De nouveaux affrontements ont éclaté ce dimanche matin au niveau de la Place “Soumoud” située en face du siège de la Daïra. Les forces anti-émeutes ont empêché les manifestants hostiles à l'exploitation du gaz de schiste dans la région de tenir leur rassemblement habituel au niveau de cette place. Des échauffourées ont, par la suite, éclaté entre les deux camps.

Les affrontements se poursuivent toujours à cette heure-ci. Selon des sources hospitalières, une centaine de blessés ont été transférés en urgence à l'hôpital d'In Salah. Les manifestants ont été touchés par des balles en caoutchouc. Mais les policiers ont tiré aussi à balles réelles contre les manifestant, confient nos sources. Pour preuve, un manifestant portant un impact de balle vient d'être soigné par les médecins de l'hôpital d'In Salah.

La situation est très inquiétante dans le Sud algérien. Les émeutes déclenchées samedi matin à In Salah se sont étendues samedi soir à Tamanrasset, située à environ 700 Km au sud d'In Salah, a-t-on appris de plusieurs sources locales. Des émeutiers ont brûlé des pneus et manifesté sur la route qui relie l'université de Tamanrasset au siège de la wilaya. Ils ont organisé une marche spontanée dans les rues pour exprimer leur solidarité avec les manifestants d'In Salah. Ils ont exigé également que les détenus d'In Salah, interpellés samedi par les gendarmes, soient libérés ce dimanche. On ignore pour le moment si les affrontements avec les forces de l'ordre ont occasionné des blessés.

Article, photos et vidéos sur Algérie-Focus
Article sur El Watan

Les émeutes s'étendent sur toute la ville d'In Salah

Algérie Focus le 28/02/15

Un climat d'émeute a gagné la ville d'In Salah ce samedi 28 février, suite aux affrontements entre de jeunes opposants au gaz de schiste et la gendarmerie, au niveau du site gazier de la compagnie américaine Halliburton, situé à 10 km au nord de la ville saharienne.

Joint ce samedi après-midi par téléphone, les membres du mouvement citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah décrivent un “climat d'émeute” total. “Il y a des affrontements partout. Les femmes aussi participent aux affrontement face aux forces de l'ordre”, décrit Abdelkader Bouhafs, militant anti-gaz de schiste, contacté par la rédaction d'Algérie-Focus, précisant que la place Soumoud, le cœur battant de la contestation pacifique, née le 1er janvier dernier, est aussi touchée par les échauffourées.

Les affrontements redoublent d'intensité ces dernières minutes. En ce moment même, les militants anti-gaz de schiste tentent d'attaquer toutes les institutions étatiques, certains encerclant le siège de l'APC, indiquent à Algérie-Focus des témoins oculaires. Le rassemblement à l'extérieur de la brigade de gendarmerie de la ville d'In Salah, pour exiger la libération de la dizaine de militant arrêtés aujourd'hui, se poursuit.

L'affrontement était inévitable”, lâche Abdelkader Bouhafs, qui appelle les émeutiers au calme.

La radicalisation du mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux membres du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah selon lesquelles la compagnie américaine Halliburton, avec la complicité de Sonatrach, est sur le point de lancer la fracturation hydraulique sur le deuxième puits-pilote cette semaine. Ce qui est perçu par la population locale comme un “passage en force” au moment même où les militants anti-gaz de schiste ont tenté de renouer le dialogue avec le régime d'Abdelaziz Bouteflika, en adressant la semaine passé un moratoire, cosigné par plusieurs experts algériens en énergie. “Sellal et Bouteflika sont responsables du climat d'émeute à In Salah”, accuse Abdelkader Bouhafs.

Lire l'article de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo de Djamila Ould Khettab sur Algérie Focus
Article et vidéo sur TSA Algérie

Algérie-Premiers affrontements entre opposants au gaz de schiste et forces de l'ordre à In Salah

Maghreb Emergent le 28/02/15

Après deux mois de lutte pacifique, le mouvement anti-schiste à In Salah, a connu ce matin, 28 février, ses premiers affrontements entre les manifestants et les forces d'intervention de la gendarmerie nationale.

Les altercations entre les gendarmes, au nombre d'une centaine, et les militants d'In Salah ont commencé vers 11 heures devant la base de vie de la multinationale américaine Halliburton - en charge de la fracturation hydraulique dans les puits-tests de forage du bassin d'Ahnet - située à une dizaine de kilomètres au nord de la ville, raconte Abdelkader Bouhafs, un militant anti-schiste d'In Salah, au Huffington Post Algérie.

"Des échanges vifs ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les quelques centaines de manifestants quand ces derniers ont voulu bloquer la route nationale qui passe devant la base de vie et mène au puits-test de forage. Les militants d'In Salah ont brûlé des pneus et les gendarmes ont répliqué par des gaz lacrymogène ", décrit notre interlocuteur.

"Halliburton dégage" !

Cette escalade dans le mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux habitants d'In Salah selon lesquelles la société américaine s'apprêtait à fracturer le second puits-test de forage cette semaine en " passant en force " si les manifestants s'opposaient à leur projet, explique Djamel Addoun, un autre militant anti-schiste d'In Salah.

Les habitants d'In Salah, mobilisés depuis le 1er janvier contre le gaz de schiste, réclament à présent le départ d'Halliburton du centre d'In Salah. " Halliburton dégage ! Nous n'avons pas besoin de toi, ni à In Salah, ni en Algérie " ! clament les manifestants devant la base de vie de la multinationale.

Article sur Maghreb Emergent

Gaz de schiste. Le Collectif de In Salah dénonce les agissements des multinationales

El Watan le 28/02/15

Les citoyens de In Salah, qui s'opposent depuis presque deux mois à l'exploration de gaz de schiste, réunis autour du Collectif de même nom, dénonce dans un communiqué rendu public ce samedi 28 février le jusqu'au-boutisme de Sonatrach et les agissements des multinationales, à l'instar de Halliburton, Schlumberger et Total.

« Afin de respecter les contrats signés avec les multinationales étrangères et de manière à satisfaire ses exigences premières, Sonatrach a décidé d'opérer le fracking en soutenant par un renfort sécuritaire extraordinaire l'entreprise Halliburton en charge des hydro-fracturations assassines. Ni les risques avérées d'affecter la population d'un point de vue sanitaire, ni les conséquences environnementales néfastes et malheureusement définitives sur l'eau et l'environnement, ni les photos et vidéos prises sur le site du forage et qui montrent à quel point l'inconscience, le laxisme et la gabegie règnent sur ses chantiers, ne fera reculer Sonatrach », peut-on lire.

Construction d'un barrage humain
Le Collectif annonce une mobilisation sous une autre forme. « Nous, citoyens algériens de In Salah, avons décidé d'empêcher l'entreprise de fracturer en construisant un barrage humain sur le site du forage et en barrant la route à Halliburton.

Les renforts de gendarmes ne nous arrêteront pas, et nous n'utiliserons aucune violence. Nous sommes depuis le premier jour pacifiques, pacifiques mais déterminés, même face aux forces sécuritaires qui nous le savons ne font qu'appliquer les ordres et qui sont déroutées, ayant conscience qu'il n'y a que des Algériens en face ». Dans le même sillage, le Collectif de In Salah indique que « sachant que le commanditaire de ces projets est le gouvernement français représenté sur place par Total et Schlumberger, nous lançons un appel à la société civile française, afin qu'elle fasse pression sur son gouvernement et qu'il renonce à ses expérimentations sur notre population et sur notre environnement ».

Article de M.B. sur El Watan

Algérie : des milliers de manifestants contre le gaz de schiste

RFI le 25/02/2015

En Algérie, ils étaient quelques milliers à manifester ce mardi 24 février dans plusieurs villes du pays en solidarité avec les villes du Sud qui sont en lutte, depuis des semaines, contre l'exploitation du gaz de schiste. Des manifestations auxquelles l'opposition s'est ralliée et qui ont donné lieu à des interpellations par la police omniprésente. La date de la manifestation n'a pas été choisie au hasard : le 24 février marque l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en Algérie.

Article sur RFI

Les manifestations anti-gaz de schiste à travers l'Algérie en images

TSA Algérie le 24/02/2015

À l'appel de l'opposition, des milliers de personnes sont sorties, ce mardi 24 février, à travers plusieurs régions du pays pour manifester contre l'exploitation du gaz de schiste en Algérie et exprimer leur solidarité avec les habitants d'In Salah.

De Tébessa à Tlemcen en passant par Batna, Khenchela, Jijel, Béjaïa, Mostaghanem, Ouargla et Tamanerasset, ils sont nombreux à avoir répondu à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition (ICSO). Chacun ses slogans et sa manière d'exprimer le rejet du gaz de schiste.

Ils ont tenu des rassemblements et des marches qui se sont globalement déroulés dans le calme. En fin d'après-midi, de nombreux manifestants ont posté des images et des vidéos sur les réseaux sociaux.

Article sur TSA Algérie

De la Zorna à la Matraque : un 24 février particulier à Alger

Algérie Focus

Le centre d'Alger était en état de siège dans la matinée de ce mardi 24 février. Peu avant 9h, un énorme dispositif sécuritaire est déployé à travers les rues de la capitale. A la place « Mauritania », point de jonction du Boulevard Amirouche et de la Rue Hassiba, quelques fourgons cellulaires y sont stationnés. Matraques et casques accrochés au ceinturon, des éléments des Unités républicaine de sécurité (URS) parcourent le boulevard précité. En s'approchant de la Grande Poste, une chanson de Rabah Derriassa retentit.

Article sur Algérie Focus

Les manifestants anti-gaz de schiste d'In Salah dans la rue le 24 février

Algerie-Focus

Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, les citoyens d'In Salah vont bel et bien sortir le 24 de ce mois de février manifester contre l'exploitation du gaz de schiste, simultanément avec les actions de protestation prévues ce jour-là à travers plusieurs wilayas du pays, à l'appel de l'Instance de concertation et de suivi de l'opposition algérienne (Icso), regroupant le Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLT) et le Pôle des forces du changement d'Ali Benflis.

“Les citoyens d'In Salah sont finalement parvenus à se mettre d'accord et dissiper les craintes de récupération politicienne du mouvement anti-gaz de schiste par l'opposition. Les manifestations se poursuivront donc normalement ce 24 février à In Salah et ce soutien de l'opposition ne fera que renforcer les rangs des opposants à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel dans notre pays”, apprend-on de sources concordantes.

Un activiste anti-gaz de schiste d'In Salah souligne qu'une “consigne a été donnée à nos étudiants inscrits dans différentes universités du pays pour qu'ils participent à la marche tout en s'habillant de la tenue locale afin d'être visibles”.

Ce vendredi 20 février, les citoyens d'In Salah ont tenu leurs actions de protestation habituelles. En effet, le sit-in permanent observé sur la Place de la résistance devant le siège de la daïra, entamé le 1er janvier dernier, se poursuit toujours. Un groupe de citoyens campe également au PK 35 sur la route menant vers les forages schisteux de Gour Mahmoud, à une trentaine de kilomètres de la ville. Ce nouveau camp permanent est baptisé “Place de la résistance 2″. Quelques dizaines de citoyens ont aussi observé la marche quotidienne, à travers les artères de la ville. Le tout sous une pluie que les habitants d'In Salah qualifient de “bénédiction divine, car il pleut une fois par tremblement de terre chez nous”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Un rassemblement pacifique Anti Gaz de Schiste de soutien aura lieu mardi 24 février 2015 à 17h00 devant le Consulat général d'Algérie à Paris.

Une demande de moratoire au président Bouteflika

El Watan le 21/02/15

A la veille de l'emblématique 24 février que l'opposition compte métamorphoser en une commémoration de la résistance à l'exploitation du gaz de schiste en soutien à la population d'In Salah, le Tidikelt se réinvente et s'ingénie à insuffler aux troupes, fatiguées par 52 jours de manifestations dans la rue, une nouvelle raison de poursuivre la contestation.

La société civile d'In Salah a adressé, jeudi, la demande d'un moratoire sur le gaz de schiste au chef de l'Etat cosignée par plusieurs experts algériens solidaires du combat de la population d'In Salah.

La lettre commence par le constat d'échec des négociations : « Après les tentatives de dialogue infructueuses entre les pouvoirs publics et la population d'In Salah sur la question de l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en Algérie, en général, et à In Salah en particulier, et face à l'enlisement de la situation, nous, habitants d'In Salah, habitants du Sud algérien, citoyens algériens, venons vous solliciter au nom de notre région, au nom de nos concitoyens du Sud et de toute l'Algérie qui s'opposent à l'avenir funeste que nous réserve l'exploitation des gaz de schiste. » La demande de moratoire met en exergue les risques sur l'environnement, notamment la pollution de l'eau et de l'air, les séismes, les répercussions sur la santé, l'utilisation de grandes quantités d'eau et, pour terminer, signale qu'elle n'est « pas rentable ».

La lettre relate le constat d'atteintes environnementales flagrantes, en totale contradiction avec les propres consignes du président de la République lors du Conseil ministériel restreint du 27 janvier 2015 : « Le gouvernement devra veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement. » L'appel à un moratoire vise, selon les signataires, à « rétablir la confiance et le dialogue entre les populations concernées, le pouvoir central et la communauté scientifique » et la création d'une commission indépendante ainsi qu'un débat national pour que « l'Algérie avance avec confiance, avec espoir, en dépit de toutes les difficultés, vers un destin meilleur et sait pouvoir compter, pour cela, sur le concours de tous ses enfants, sans exclusive ni marginalisation ».

Gardant l'espoir d'un recul du gouvernement, d'une décision providentielle du chef de l'Etat quant à un moratoire sur le gaz de schiste, les protestataires remettent ainsi les compteurs à zéro et soufflent sur les braises de la résistance, avec une mobilisation qui a certes diminué d'intensité mais n'a jamais quitté la place Somoud, où les rassemblements se tiennent, comme d'habitude, quotidiennement, alors qu'une vingtaine de jeunes surveillent les forages de Gour Mahmoud, scrutant tout changement dans la manière de forer.

Le passage au forage vertical, à la fracturation hydraulique avec ses produits chimiques injectés dans le sol, c'est ce que redoutent le plus les habitants d'In Salah. In Salah la militante, In Salah l'antigaz de schiste est éreintée par le silence du gouvernement qui a coupé tout contact avec les protestataires au moment où les renforts sécuritaires sont de plus en plus apparents dans cette plaine du Tademaït, cette paume de la main ouverte au relief si particulier cachant des trésors de minerais et d'hydrocarbures.

La place Somoud, qui a encore vibré cette semaine de la voix du professeur Segni Laadjal, professeur à l'université de Ouargla, défenseur farouche des énergies renouvelables et de la chimie verte, venu donner son point de vue sur l'exploitation du gaz de schiste, s'apprête à vivre, mardi prochain, sa plus grande mobilisation depuis le début de la contestation, le 31 décembre 2014.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Effets de l'exploration du gaz de schiste à In Salah : Un film documentaire accablant devant l'APN

El Watan le 21/02/15

Des oiseaux migrateurs gisant sur le sable, des renards, des camelins et des chèvres embourbés, morts de n'avoir pas été sauvés de l'envasement dans les flaques de boue pétrolière huileuse qui essaiment à perte de vue. Il n'en a pas fallu plus pour convaincre In Salah du danger qui la guette avec de nouveaux puits de gaz non conventionnel.

Sonatrach, l'entreprise citoyenne, amie de la nature, ne prend même plus la peine d'effacer les traces indélébiles causées par ses forages. 52 jours de mobilisation contre le gaz de schiste, une contestation citoyenne qui s'essouffle tantôt, se réorganise tantôt pendant que le gouvernement et Sonatrach font la sourde oreille. La société civile ne baisse pas les bras, au moment où un moratoire est déposé à la présidence de la République, l'association Shems prend à bras-le-corps la mission de la documentation.

Ses membres ont filmé au moins trois sites où les preuves d'atteintes criantes à l'environnement sont visibles à l'œil nu. Le premier à Zaouïa, 6 km d'In Salah, où un puits datant des années 1980 ayant enregistré une migration de gaz a été bouché mais sans nettoyage. Le second sur la route d'Arak, à 160 km de la ville où plusieurs bassins de décantation des boues contiennent toujours des produits toxiques non évaporés depuis 2012. Le troisième, à Gour Mahmoud, 35 km au sud d'In Salah où les puits de gaz de schiste en cours de forage présentent déjà les signes d'épandage direct sur le sol sans traitement ni épuration.

La population d'In Salah a compris que manifester devant la daïra ne donnera rien avec un gouvernement décidé à aller jusqu'au bout de sa logique pro-gaz de schiste. Tandis que la ville reprend petit à petit son activité « normale » tant au niveau scolaire qu'administratif, il y a d'autres possibilités de se faire entendre. Devant les arguments d'experts défendant l'option du gaz de schiste « qui ne serait pas plus dangereux et nocif pour la vie humaine et l'environnement que le reste de l'industrie pétrolière et gazière », « ou pas plus dangereux qu'un déodorant ou des couches bébé jetés dans la nature », une seule réponse : recueillir les preuves du contraire.

Sept associations écologiques s'y attellent depuis 2012, elles redoublent d'effort depuis six semaines. « Tous les éléments confirmant une atteinte à l'environnement à même de répondre au mieux aux assurances de Sonatrach sont filmés, photographiés, dûment documenté », affirme-t-on auprès du « comité des 22 ».
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Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

Au 50e jour, In Salah ne se tait pas mais se cherche une sortie de crise "honorable"

Huff Post Maghreb le 19/02/15

In Salah ne se tait pas. Le bastion de la contestation anti-gaz de schiste mobilisé depuis le 1er janvier maintient son campement sur la Place Somoud (Place de la résistance), poursuit ses meetings et ses marches quotidiennes et continue son sit-in sur le site du second puits de forage expérimental, au niveau du kilomètre 35, débuté il y a deux semaines.

Mais, au 50e jour de la contestation et en l'absence de décisions gouvernementales favorables aux manifestants, des signes de délitement du mouvement apparaissent. Plusieurs administrations ont rouvert leurs portes telles que la Cnas et La Poste, indique au Huffington Post Algérie, Abdelkader Bouhafs, un des militants du mouvement. Et le nombre de protestataires sur le Place Somoud se fait de plus en plus épars.

Dans l'attente de l'arrêt des forages du second puits
Sans nouvelle d'Alger et sans négociations – la rencontre annoncée entre une délégation d'In Salah et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n'ayant finalement pas eu lieu – les manifestants agissent sur place en surveillant de près les sites de forage expérimentaux situés à une trentaine de kilomètres d' In Salah.

Quelque 25 jeunes de la ville y campent nuit et jour dans cinq tentes installées au niveau du kilomètre 35. "Si on ferme les yeux, ils vont démarrer la fracturation hydraulique", affirme au Huffington Post Algérie Ahmed Belkou, un des campeurs engagés dans le mouvement depuis le départ.

"Sonatrach devrait commencer à déménager la plateforme du second puits de forage vers Hassi Messaoud d'ici deux à trois jours car la phase d'exploration est quasiment terminée", déclare Abdelkader Bouhafs qui reconnaît que "ce déménagement pourrait avoir un impact sur la suite du mouvement".

Tout en "restant vigilant" pour s'assurer du "nettoyage du site par Sonatrach" et empêcher "la fracturation hydraulique dans la phase d'exploitation confiée à la compagnie américaine Halliburton", ce déménagement, si symbolique soit-il, pourrait donc sonner le glas du mouvement.

Quoi qu'il en soit "aucune décision ne sera prise avant le 24 février, jour d'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures", souligne Abdelkader Bouhafs. Pour cette journée particulière où des marches et rassemblements pacifiques sont prévus à travers le pays suite à l'appel de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), les manifestants d'In Salah ont prévu de "remobiliser la foule" et de convaincre Adrar, Tamanrasset et El Golea de les rejoindre pour une grande marche.

"On ne va pas interférer avec les politiques mais on ne va pas les nier non plus", souligne Abdelkader Bouhafs. "Nous allons rester sur nos revendications de l'arrêt des forages de gaz de schiste".

Quelques jours avant les militants d'In Salah devraient avoir remis au Président, Abdelaziz Bouteflika, une demande de moratoire se présentant sous la forme d'un "dossier de 40 pages qui rappelle tous les risques que présente le gaz de schiste", précise Abdelkader Bouhafs. "De tous ces événements de la semaine va dépendre la suite du mouvement", conclut le militant.

Lire l'article sur Huff Post Maghreb

La mobilisation se poursuit à In Salah

L'Expression le 16/02/17

Chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours.

La mobilisation contre l'exploitation du gaz de schiste ne faiblit pas à In Salah où l'on considère cette option comme étant une condamnation à mort de la population. Hier, une marche imposante a été organisée à travers les artères de la ville pour réitérer le rejet de la décision du gouvernement. Plusieurs milliers de citoyens ont pris part à cette manifestation pacifique qui se veut un autre cri exprimant la détermination populaire de s'opposer jusqu'au bout à l'exploitation du gaz de schiste.

Ni les assurances des pouvoirs publics, ni les accusations de certains partis politiques ni encore moins les dernières décisions du Conseil restreint consacré au Sud et aux Hauts-Plateaux n'ont réussi à calmer les protestataires de In Salah. Bien au contraire, chaque jour et depuis près de deux mois, la mobilisation ne fait que se renforcer, contrairement aux pronostics qui tablaient sur l'essoufflement du mouvement de protestation au fil des jours et des semaines. Les déclarations contradictoires des responsables n'ont fait qu'exacerber la colère à In Salah où on ne croit plus aux discours du gouvernement. La seule revendication que porte la population est l'arrêt pur et simple des travaux de forage des puits par la fracturation hydraulique.

Pour absorber cette colère, le pouvoir a décidé de relancer la question de création de wilayas déléguées. La réponse de la population ne s'est pas fait attendre : « On ne veut pas de gaz de schiste. » En tout état de cause, à In Salah ses habitants qui contestent les déclarations concernant la période d'exploration ne veulent du gaz de schiste ni pour demain, ni pour 2012 ni pour le siècle prochain. Mais pour le moment, rien ne semble indiquer que le pouvoir reviendra sur sa décision d'exploiter cette ressource non conventionnelle.

Les partis qui le représentent sont allés jusqu'à soupçonner que les manifestants de In Salah soient manipulés par des parties intérieures et étrangères. Amara Benyounès, président du MPA, et membre du gouvernement, n'a pas hésité à dire que « tout responsable politique algérien qui s'oppose au gaz de schiste est quelqu'un de totalement irresponsable ».

L'opposition ne l'entend certes pas de cette oreille. L'Instance de suivi et de concertation de l'opposition qui regroupe les membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd) et le Pôle des forces de changement prévoit l'organisation de marches et autres manifestations au niveau national pour soutenir la population de In Salah et exiger l'arrêt des travaux du gaz de schiste. Le regroupement de l'opposition a choisi la date du 24 février, anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, pour organiser ces actions.

Lire l'article de Karim Aimeur sur Le Quotidien L'Expression

Ouargla : Les anti-schiste dénoncent la partialité de la presse locale

El Watan le 15/02/15

Les opposants au gaz de schiste ont organisé, le week-end dernier, une marche et un sit-in de protestation devant la maison de la presse Abdelhamid Nedjah de Ouargla pour dénoncer, disent-ils, « la partialité des médias locaux devant la mobilisation citoyenne tenue depuis sept semaines en solidarité avec In Salah ».

In Salah, où sept associations de l'environnement travaillent d'arrache-pied depuis plusieurs années pour convaincre les 45 000 habitants d'adopter une démarche écologique au quotidien, a donné à réfléchir à Ouargla. Emboîtant le pas à la capitale du Tidikelt qui a opté pour la préservation de l'environnement grâce à son instinct de survie, Ouargla a pu imposer son mode de contestation désormais permanent avec une kheïma en plein Souk El Hedjar où s'organisent chaque jour des débats à ciel ouvert où des citoyens bravent le froid et la pression des autorités pour venir écouter des experts prêcher contre « le danger qui guette les eaux souterraines du Sud, son sol et son ciel ».

Un programme hebdomadaire de conférences- débats ambulantes à travers les quartiers et les communes de la wilaya a été mis en œuvre durant la semaine écoulée, où chaque quartier a pu organiser sa propre conférence.Muni d'un kit informatique et d'un data-show, le professeur Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla et opposant farouche à l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste, anime quasi quotidiennement des conférences-débats où la vulgarisation et la pédagogie écologique trouvent leur place devant un auditoire très intéressé par cette thématique qui fait polémique, surtout après la résistance du mouvement d'opposition à In Salah.

« L'engouement des gens, même de nuit, nous encourage à aller vers chaque coin de la ville pour rallier de nouveaux militants », affirme Aibek Ag Sahli, coorganisateur des six manifs antigaz de schiste de Ouargla. Tant qu'In Salah résiste et tient le coup, Ouargla, où la contestation écologique pend désormais son ancrage populaire après celui universitaire, ne renonce pas.

Lire l'article de Houria Alioua sur El Watan

In Salah : 45 jours de mobilisation et début de la collecte des signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste

Huffpost Maghreb le 13/02/15

45 jours de mobilisation et les habitants de In Salah campent toujours à la place Somoud. Face au siège de la daïra, ils ont décidé de protester contre l'exploration du gaz de schiste annoncée par le gouvernement le 27 décembre 2014.

45 jours de mobilisation, des va-et-vient des délégations gouvernementale, parlementaire et de spécialistes ne sont pas venus à bout de la volonté des protestataires de In Salah de faire stopper les explorations amorcées dans le bassin de l'Ahnet.

Opposés à la poursuite des explorations, la page des activistes sur Facebook In Salah Sun & Power annonce que la réunion de jeudi 12 février a permis de dégager quelques nouvelles actions notamment des récoltes de signatures pour le moratoire sur le gaz de schiste et une marche nationale.

Les protestataires réunis à la place Somoud ont commencé de suite à récolter des signatures pour la mise en oeuvre du moratoire sur l'exploration du gaz de schiste et décidé d'une marche nationale, qui ne coïnciderait pas avec les sit-in de l'opposition prévus pour le 2' février, et dont la date n'a pas été arrêtée. Il est aussi question d'une possible fermeture des accès aux puits de l'Ahnet.

Les protestataires, qui s'interrogent sur le sens de l'arrêt de toute forme de dialogue observée par le pouvoir depuis le dernier conseil des ministres, souhaitent, cependant, imposer l'arrêt immédiat et le début du nettoyage des périmètres où ont lieu les fracturations.

A noter que la ville de In Salah a connu hier un incident qui a failli coûter la vie à un des jeunes. Un contrebandier de carburant qui avait caché des jerrycans de gasoil sous une cargaison de dattes. Interpellé par un jeune, il s'est affolé a asséné un coup de couteau au jeune en question et a pris la fuite.

La mise en feu du camion a permis de découvrir ce qui se cachait sous la cargaison. Hospitalisé à Adrar, le jeune homme est, aujourd'hui, hors de danger.

Lire l'article sur Huffpost Maghreb

Gaz de schiste : Alerte maximale à In Salah !

Algérie-Focus le 12/02/15

Des milliers de personnes ont pris part dans la matinée de ce jeudi 12 février 2015 au grand rassemblement tenu sur la “Place de la résistance”, devant le siège de la daïra, à l'appel du collectif citoyen anti-gaz de schiste d'In Salah.

Deux résolutions phares ont été prises à l'issue de ce conclave. La première consiste au “lancement d'une pétition pour l'instauration d'un moratoire sur les opérations de forage de gaz de schiste”, a-t-on appris de sources locales. La seconde prévoit “le déplacement de tous les habitants d'In Salah sur le lieu des forages, à Gour Lahmar, à une trentaine kilomètres de la ville”. Si ce moratoire n'est pas décidé d'ici dimanche, “les 40 000 habitants que compte In Salah” rejoindront les quelques dizaines de concitoyens qui y manifestent depuis quelques jours déjà.

Les pouvoirs publics, de leur côté, semblent loin d'être prêt à faire machine arrière et à renoncer aux “forages-pilotes” de cet hydrocarbure non conventionnel. Preuve en est, d'après nos sources, le renforcement du dispositif sécuritaire au niveau des champs gaziers de la région. “Hier, il y a eu un renfort de gendarmes, la mobilisation de deux avions (militaires) et des chiens policiers (brigade canine, ndlr).

Ce matin, des policiers anti-émeute ont été déployés sur la route menant vers les puits gazier”, affirme un citoyen d'In Salah. Un autre activiste souligne, pour sa part, que des “escarmouches ont eu lieu hier soir entre les gendarmes et les manifestants et la situation a failli dégénérer. La sagesse de quelques citoyens a pu heureusement calmer les esprits”. Au champ de gaz conventionnel de Hassi Moumène, “des éléments et des engins lourds de l'armée ont été déployés”, ajoutent nos sources.

Nos tentatives pour joindre le chargé de communication de la Gendarmerie nationale n'ont pas abouti. Celui de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), quant à lui, nous a dit en milieu d'après midi qu'il nous rappellerait lorsqu'il aura contacté ses subalternes à In Salah. A l'heure où nous mettons sous presse, il n'a toujours pas rappelé.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algérie-Focus

Les militants antigaz de schiste bloquent l'accès au site d'Ahnet

Ils ont carrément installé leurs tentes à même la piste menant vers les puits

Liberté-Algérie le 11/02/15

Et si le mouvement de protestation contre le gaz de schiste est parti pour durer autant de temps que nécessiteraient les travaux du chantier d'exploration lancé à In-Salah ?
De toute façon, ce ne sont pas les déclarations des officiels, encore moins les “assurances” des responsables de la Sonatrach, qui peuvent, à présent, convaincre les “résistants” de cette ville du Sud, déterminés à ne pas baisser les bras avant que l'État ne décide de renoncer à ce projet et fermer les puits déjà forés à quelques dizaines de kilomètres de leurs domiciles.

Pis encore, la dernière sortie du P-dg intérimaire de la Sonatrach, Saïd Sahnoun, soutenant que le projet d'exploration du gaz de schiste sera mené jusqu'au bout, a davantage attisé la colère des citoyens d'In-Salah. Désormais, l'escalade de leur mouvement, jusque-là pacifique, n'est plus écartée. Et pour cause, les militants antigaz de schiste sont passés, depuis l'après-midi d'avant-hier, à une nouvelle forme de protestation pour le moins audacieuse : ils ont tout simplement décidé de fermer la piste menant de la RN1 vers le chantier “non conventionnel” de Sonatrach.

Et depuis hier, ils ont carrément installé un campement au PK 35 (point kilométrique, au sud de la ville d'In-Salah, d'où bifurque justement cette piste. Il y a trois tentes qui y sont plantées pour accueillir les manifestants résolument décidés d'empêcher, notamment, les camions qui transporteraient des produits chimiques utilisés dans la technique de fracturation hydraulique.
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Le collectif citoyen antigaz de schiste, indique notre interlocuteur, prépare, par ailleurs, une nouvelle lettre pour demander au président Bouteflika de “décréter un moratoire” sur le projet d'exploration du gaz de schiste. La relance du projet du gaz de schiste, exigent les contestataires, doit attendre les résultats du débat national préconisé. Pour les militants antigaz de schiste, c'est même une condition sine qua non…

Lire l'article de F.A. sur Liberté-Algérie

In Salah : La mobilisation anti-gaz de schiste reprend du souffle

L'entêtement des pouvoirs publics à poursuivre coûte que coûte les forages des puits-pilotes de gaz de schiste ne fait que consolider la détermination des citoyens d'In Salah à maintenir la mobilisation jusqu'au renoncement, du moins temporairement, à l'exploitation de ce gaz non-conventionnel en Algérie.

Au lendemain de la nouvelle sortie médiatique du PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, qui a réitéré la décision de la compagnie nationale de poursuivre les forages du gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet, des citoyens d'In Salah, contactés par nos soins, sont unanimes à qualifier d'”irresponsables” les propos de Saïd Sahnoune qui, selon eux, pousse “au pourrissement” au lieu de “prendre en compte les revendications légitimes des citoyens qui se soucient de l'avenir de tout le pays et des générations futures”.

Sur le terrain, la mobilisation citoyenne a été au rendez-vous ce lundi 9 février 2015 à In Salah. Outre le sit-in permanent observé depuis le 1er janvier dernier sur l'esplanade du siège de la daïra, plusieurs centaines de personnes, notamment des élèves et des étudiants, ont battu le pavé à travers les artères principales de la ville pour réitérer, eux aussi, leur “unique revendication” qui consiste en l'”arrêt des forages” et l'”annonce publique par le gouvernement d'un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste à travers tout le pays”, a-t-on appris de sources concordantes.

Une contestation protée aussi par les femmes
Selon nos sources, en début d'après-midi, plusieurs véhicules ont été mobilisés pour transporter des manifestants au bassin d'Ahnet, à une trentaine de kilomètres de la ville, où ils devraient organiser un rassemblement pour “contraindre les exploitants à mettre à l'arrêt les appareils de forage”. Quoique des actions similaires avaient eu lieu la semaine dernière, la nouveauté cette fois c'est “la présence de femmes parmi les citoyens qui ont fait le déplacement”. “Une dizaine de fourgons ont été remplis de femmes avant de prendre la direction de Gor Mahmoud (lieu des forages) où elles manifestent, à côté de leurs frères actuellement”, soulignent nos sources”.

Lire l'article de Yacine Omar sur Algerie-Focus

Gaz de schiste : l'Algérie poursuivra les forages exploratoires

Romandie le 08/02/15

Alger - Le groupe pétrolier algérien Sonatrach poursuivra ses forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique dans le Sahara, en débit de l'hostilité grandissante des populations vivant près des gisements, a indiqué dimanche son PDG Said Sahnoun.

La Sonatrach ne va pas interrompre les forages d'exploration de gaz de schiste à In Salah, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Alger.
L'Algérie compte investir massivement dans le gaz de schiste afin d'augmenter sa production et faire face à la hausse de sa consommation intérieure, selon M. Sahnoun.

La consommation interne devrait atteindre 35 milliards de m3 de gaz en 2015 et 50 milliards de m3 en 2025, a-t-il ajouté.
L'Algérie, qui tire la majeure partie de ses revenus des exportations d'hydrocarbures, produit actuellement quelque 80 milliards de m3 de gaz par an.

Depuis que le groupe public a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d'In Salah, les manifestations anti-gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien.

M. Sahnoun a précisé que son groupe allait terminer dans quelques jours un deuxième puits d'exploration à Ahnet, près du premier forage déjà réalisé dans la région d'In Salah.
Nous allons ensuite démonter les installations qui seront transportées vers un autre site d'exploration, a-t-il ajouté, sans autre précision.

M. Sahnoun a assuré que ces forages visaient uniquement à évaluer les ressources présentes dans le sous-sol du Sahara algérien. La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement, a-t-il assuré.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait affirmé fin janvier que les forages pilotes seraient achevés à brève échéance mais que l'exploitation proprement dite n'était pas encore à l'ordre du jour.

A la question de savoir si la Sonatrach coopérait avec le géant pétrolier français Total dans l'exploration du gaz de schiste, comme rapporté récemment par des médias, M. Sahnoun a répondu : Total n'a jamais été impliqué dans l'exploration du gaz de schiste en Algérie.
Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (GB) et Talisman (Canada), a-t-il précisé.

Selon des études internationales, l'Algérie possède les quatrièmes réserves mondiales récupérables de gaz de schiste, après les Etats-Unis, la Chine et l'Argentine.

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Le mouvement antigaz de schiste aux députés d'In-Salah “Vous avez une responsabilité historique”

Lierté-Algerie le 07-02-15

La délégation composée d'une trentaine de députés (FLN, RND) s'est fait remettre par le comité des 22 animateurs du mouvement deux lettres destinées au président Bouteflika et au président de l'APN.
Le mouvement de protestation antigaz de schiste se poursuit toujours à In-Salah. Les tentatives de désamorcer la situation aussi.

La dernière tentative en date est à mettre à l'actif de la délégation parlementaire qui a séjourné, mercredi et jeudi derniers, à l'unique hôtel (étatique) de la ville d'In-Salah, le Tidikelt. Composée d'une trentaine de députés, essentiellement des partis majoritaires FLN et RND, cette délégation, menée par le vice-président de l'APN, Djamel Bouras (député FLN représentant la communauté algérienne dans la région parisienne, en France), est l'une des rares parties à avoir été reçue par les représentants de la société civile (la vraie) de cette ville du Sud en ébullition depuis le début de l'année. Cela a été rendu possible grâce, notamment, à la médiation du député RND de la région, Mohamed Baba Ali, qui reste l'un des rares représentants du peuple à avoir été adopté par les militants antigaz de schiste, pour avoir soutenu leur cause.

Après de longues heures d'échanges avec le chef de la délégation, M. Bouras, qui leur a promis de transmettre leur message au président de la République, et les membres du collectif citoyen, le “groupe des 22”, lui ont remis deux lettres (dont nous détenons des copies) ; l'une adressée au chef de l'État et l'autre au Parlement.

Dans la première, destinée au président Abdelaziz Bouteflika, il était question de réitérer, en des termes plus clairs, leur seule et unique revendication de fermer le puits, ou les puits déjà forés à In-Salah, ainsi que d'empêcher la fracturation hydraulique dans de nouveaux puits. “Tout en vous souhaitant un prompt rétablissement et une meilleure santé, nous vous remercions d'avoir dépêché la commission économique parlementaire, présidée par le vice-président de l'APN, qui nous a écoutés attentivement et pris acte de nos préoccupations : notre unique et importante revendication est d'empêcher la fracturation hydraulique prévue dans le deuxième et dernier puits de ce projet expérimental de gaz de schiste, ainsi que le nettoyage et la désinfection des lieux. M. le Président, nous vous sollicitons pour prendre des mesures fermes pour que vos décisions prônant l'arrêt de ce projet, prises lors du Conseil des ministres, soient appliquées à la lettre (…) Nous vous demandons de geler ce projet et d'ouvrir un débat national (…).”

C'est, en gros, le message essentiel comporté dans la lettre du “groupe des 22” adressée au chef de l'État. Aux élus, les membres du collectif citoyen ont été moins cléments en portant aux représentants des deux Chambres (APN et Sénat) “la responsabilité historique” d'avoir voté la loi de 2013 sur les hydrocarbures qui a balisé le terrain pour le lancement de ce projet de gaz de schiste. “Nous portons la responsabilité historique aux représentants des deux Chambres parlementaires ayant voté la loi sur les hydrocarbures, sans prendre en compte ni l'avis des experts encore moins celui des citoyens.

Sans cette loi, ce mouvement de protestation, qui pénalise toute notre région, n'aurait jamais existé. Aujourd'hui, vous êtes tenus de prendre une position digne, et qui doit découler de votre amour pour ce pays et son peuple”, lit-on dans la lettre adressée aux parlementaires. Le message est fort.

Certains députés semblent l'avoir déjà assimilé en avouant qu'ils n'étaient pas maîtres de leur décision à l'occasion du vote de la loi sur les hydrocarbures en 2013. (Lire encadré). Pour les prendre à témoins et les sensibiliser davantage sur les dangers que représente l'exploitation du gaz de schiste, le “groupe des 22”, en collaboration avec les autorités locale, a organisé, dans la matinée de jeudi dernier, une visite sur le site d'exploration du gaz de schiste pour l'ensemble des parlementaires présents à In-Salah. Ceci, tout comme ils n'ont pas hésité à faire venir M. Bouras à la place de la Résistance où il a été hué par la foule de citoyens pour qui seule la décision d'arrêter les forages compte.

À signaler, par ailleurs, que des heurts ont été enregistrés, dans l'après-midi d'hier, sur le site d'exploitation, entre les éléments de la brigade antiémeute de la Gendarmerie nationale et des manifestants ayant tenté d'y installer une tente. Cet incident, sans dégâts majeurs à déplorer, se produit pour la première fois depuis l'enclenchement du mouvement citoyen à In-Salah.

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In Salah : Les manifestants anti-gaz de schiste chassent le vice-président de l'APN et se rendent sur le lieu des forages

Algerie-Focus le 05-02-15

Le mouvement citoyen d'opposition au gaz de schiste d'In Salah se corse. Au lendemain de l'audience accordée en début de soirée d'hier par quelques-uns de leurs représentants à la délégation parlementaire dépêchés sur place, les manifestants ont empêché ce jeudi 5 février 2015 le vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras de terminer son discours et l'ont chassé de la “Place de la résistance”.

“En s'adressant à la foule du haut de la tribune placée sur la “Place de la résistance”, le chef de la délégation parlementaire tentait d'assurer les manifestants que leurs craintes seront transmises au président de l'APN. Mécontents et prenant ces déclarations pour une énièmre insulte à leur encontre, les manifestants se sont mis à scander ‘Nous résistons, nous résistons” avant de lui lancer “dégage, dégage”. Il a dû suspendre son discours et quitter les lieux”, apprend-on de sources locales.

Juste après cette scène humiliante pour le vice-président de l'APN, plusieurs milliers de manifestants se sont dirigés en début d'après-midi vers Gor Mahmou, à une trentaine de kilomètres de la ville, lieu du projet “expérimental” d'exploitation de ce gaz non-conventionnel, pour contraindre les exploitants à arrêter toutes les machines et équipements de forage. “Environ 5000 citoyens sont en route vers les puits pour y manifester et exiger l'arrêt des forages”, apprend-on d' un activiste anti-gaz de schiste, joint vers ce matin. -

Plusieurs sources concordantes affirment ainsi que “les manifestants sont las de recevoir et de dialoguer avec des responsables et des délégations qui répètent le même discours mensonger.” “Ils tentent tous de nous convaincre qu'on n'est pas encore en phase d'exploitation, qu'on est en période d'essais et que cela ne constituerait aucun danger sur l'environnement et la santé des populations. Mais des faits avérés contredisent tout cela. Nous sommes convaincus que le pouvoir n'est pas près de renoncer à son projet d'exploiter ce poison et qu'il tente de gagner du temps misant sur l'essoufflement du mouvement. Par nos déplacements au lieu des forages, nous lui signifions que notre revendication reste toujours la même et que nous sommes déterminés à poursuivre les manifestations jusqu'à l'arrêt définitif du projet et le renoncement officiel à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie“, soutient-on.

Le déplacement qu'effectuent les manifestants aujourd'hui aux bases d'exploitation de Gor Mahmou est le troisième du genre. Hier et avant hier, des centaines de citoyens récalcitrants au dialogue “stérile” avec les autorités, y ont manifesté pacifiquement et de manière très organisée et ont contraint les exploitants à suspendre “momentanément” les forages. Un dispositif des forces anti-émeutes y a été déployé, mais les citoyens d'In Salah ne lui ont donné aucun “prétexte” pour intervenir. “Pas le moindre incident, Dieu merci, n'y a été signalé”, se réjouit-on encore. - See more at :

Lire la suite de l'article de Yacine Omar sur Algérie-Focus

Gaz de schiste : Un comité « no fracking » pour In Salah

El Watan le 04-02-15

In Salah, qui entame son second mois de manifestation, vient de recevoir une nouvelle. Bonne ou mauvaise, on le saura dans les jours à venir, car elle concerne l'implication officielle de techniciens issus de la société civile dans le contrôle des forages des puits de gaz de schiste de Dar Lahmar. Les protestataires parlent « d'un pas en avant » qui pourrait mener vers « un dénouement heureux de la protestation ».

L'information est évidemment confirmée, mais est à prendre avec des pincettes tout de même, vu les rebondissements de ce feuilleton in salhi et surtout la poursuite des travaux sur le terrain.Des travaux confirmés par des personnes qui travaillent autour de la foreuse et l'arrivée successive depuis trois jours de convois de camions et rétrochargeurs transportant de lourds équipements de forage, dont certains ont suscité de la suspicion, si bien que la population s'est rapprochée des convoyeurs pour demander des explications.

Les pouvoirs publics multiplient les délégations. Après avoir entendu les 22 médiateurs campant sur la revendication de l'arrêt total des forages et un moratoire sur le gaz de schiste, un comité de 30 délégués a été constitué, jeudi dernier, et attend le feu vert pour se déplacer à Alger.

Mais la confusion qui entoure la médiation de Mohamed Baba Ali et Abbas Bouamama, respectivement député de Tamanrasset et sénateur d'Illizi, persiste, notamment après l'annonce, hier à Sahat Somoud, du refus d'envoyer des émissaires d'In Salah à Alger. Autre commission, technique cette fois-ci et en coordination avec le chef de daïra d'In Salah, qui a été destinataire d'une liste de 16 noms d'ingénieurs pétroliers et techniciens de forage.

Un nouveau comité chargé spécialement de s'assurer quotidiennement que la fracturation hydraulique, décriée par la population d'In Salah, n'aura pas lieu au niveau du second puits de gaz de schiste arrivé à sa phase finale de forage. Il s'agit, rappelons-le, d'un des deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site où était également prévu un puits vertical d'écho.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

35 jours de contestation à In Salah et ...des photos accablantes !

Les habitants de In Salah entament leur 35e jour de contestation. Les sit-in et manifestations se poursuivent.

Huff Post Maghreb le 04-02-15

Depuis le dernier conseil des ministres, les pouvoirs publics semblent croire que la promotion de quelques daïras au rang de wilayas déléguées est susceptible de ramener l'apaisement et de faire revenir les protestataires du Sud sur leur principale revendication.

Ces derniers, qui ont refusé de rencontrer ce matin la délégation des 36 députés arrivés d'Alger, ne comptent pas lever les camps de la place Al Soumoud. Ils ne veulent rien d'autre que l'arrêt des forages et des explorations. "Nous réclamons notre droit à la vie", disent-ils sur toutes leurs pages sur le Net.

Mettant l'accent sur la nocivité des fracturations hydrauliques, ils ont publié les photos de ce qu'ils appellent " une pollution avérée de l'eau".

Une certitude que semble avoir aussi le géologue Abdelkader Saadallah. Expert installé à son propre compte en Norvège, M. Saadallah explique que "l'eau de la fracturation hydraulique pour produire du Gaz de Schiste doit être recyclée".

Chose que martèlent les autorités, notamment le ministre de l'Energie Mr Youcef Yousfi dès le début de la contestation pour rassurer les protestataires de In Salah.

Dans la pratique, explique M. Saddalah, "il est question de quantités allant de 10 à 20 millions de litres par puits".
Le recyclage d'une telle quantité d'eau, souligne l'expert, nécessite selon lui, de "la stocker, la traiter et de nouveau la réutiliser. C'est-à-dire avoir des bacs de stockage de la taille de 40 à 80 appartements de 100 mètre-carrés chacun ! Cela se verrait et de loin !

Pour une courte durée de temps car le puits, qui est supposé produire pour une courte période un tel investissement, souligne-t-il, serait une "aberration sur le plan économique", car "ajoutant encore un surcoût énorme à une aventure déjà déficitaire pour l'Algérie".
Une situation, qui selon M. Saadallah, prouve une fois de plus l'opacité "de cette aventure de gaz de Schiste depuis son début et ce, malgré la protestation grandissante et gagnant d'autres régions du pays en plus du front initial d'In Salah".

Abordant les clichés qui circulent sur les réseaux sociaux faits sur les chantiers des puits de l'Ahnet, il dira que "les photos parlent d'elles-mêmes !"

Il relèvera que parmi les "déchets à même le sol on voit des produits toxiques pour la nappe d'eau la plus superficielle qui a alimenté pendant des siècles les foggaras et puits traditionnels".
Il souligne, dans ce sillage, que l'on "peut lire clairement les avertissements sur un des emballages : "…Prevent further leakage or spillage. Keep out of waterways…", soit en français : "Eviter en plus des fuites ou des écoulements. Tenir loin de tout cours d'eau !"

Lire la suite de l'article de Mari Sammane sur Huff Post Maghreb

In Salah : Des manifestants encerclent le champ de gaz de schiste pendant quelques heures, en chantant !!!

El Watan le 03-02-15

Les opposants au gaz de schiste s'impatientent à In Salah. Ils ont tenté ce mardi de vérifier par eux-mêmes si la phase de fracturation hydraulique a commencé ou pas au niveau du site de Dar Lahmar, à une trentaine de kilomètres au nord de la ville.

Le mouvement populaire de protestations d'In Salah attendait depuis hier la validation de la liste de la commission de suivi de la non fracturation par les autorités, représentées par Moulay Abdelkader, le chef de daïra. La décision n'ayant pas été rendue publique, quelque 260 jeunes de la ville se sont rendus au fameux puit pilote, AHT1 H1, à une trentaine de kilomètres de la ville ou ils sont restés des heures durant observer les opérations en cours. Les jeunes ont pris des vidéos et des photos du puit, interrogeant les foreurs de l'ENTP sui auraient déclaré « n'avoir reçu aucun ordre de cesser les travaux de forage au niveau du champs ».

Selon des témoignages concordants, les manifestants ont été rattrapés par le chef de daïra, fou furieux de les voir sur les lieux entrain d'arrêter les groupes électrogènes servant à alimenter le site. Accompagné par des éléments de la gendarmerie, ce dernier les a sommés de quitter le champ au risque de se voir arrêter.

Les manifestants sont rentres au crépuscule à Sahat Somoud pour raconter leur périple à Dar Lahmar. Mohamed Azzaoui, membre du groupe des 22 a affirmé en plénière que « les tergiversations des autorités qui atermoient les prises de décisions claires et concrètes font que les plus jeunes sortent de leurs gonds après autant de patience ».

Il a par ailleurs exhorté les autorités à faire preuve de responsabilité et « permettre l'application à la lettre des directives du Président de la République concernant l'arrêt des travaux à la phase d'exploration que nous interprétons comme étant un refus de la fracturation pour l'heure ».

Les jeunes eux, ont en tout cas promis, en chantant, de revenir le lendemain si jamais la décision d'arrêter les travaux n'arrivait pas. Rappelons enfin, que le site pétrolier de Dar Lahmar fait partie du Bassin de l'Ahnet, et qu'il compte pour le moment deux puits horizontaux d'exploration lancés dans ce site ou était également prévu un puits vertical d'écho.

Les anti-schiste en sit-in permanent à Ouargla
Pendant ce temps, les anti-schistes de Ouargla tiennent depuis deux jours un sit-in permanent à la place de la Rose de sable baptisée Sahat Echaab. Un exposé du Pr Segni Laadjal, enseignant à l'université de Ouargla est présenté en soirée pour donner un récapitulatif sur les résultats des dernières études concernant les dangers du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste - Journée de colère au Sud

El Watan le 01-02-15

Pari tenu pour le mouvement anti-gaz de schiste qui a mobilisé plusieurs manifestants à Metlili, Ouargla, Tamanrasset, Bordj Omar Driss alors qu'une marche aussi grandiose qu'émouvante a eu lieu à In Salah.

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du président de la République à Alger, la commémoration du déclenchement des protestations anti-gaz de schiste d'In Salah, le 31 décembre 2014, a fait tache d'huile à travers plusieurs villes du pays et en France, où des rassemblements ont été organisés hier par des activistes convaincus, dont le message commun est l'appel à un moratoire sur le gaz de schiste.

Des centaines d'hommes et de femmes se sont joints à la grande marche d'In Salah où des citoyens d'Adrar, Laghouat, El Bayadh, Djelfa et Tamanrasset sont venus exprimer leur soutien à la population lors d'une journée de colère. Les organisateurs donnent plus de 8000 participants à « Youm el ghadab ». « Arrêtez de nous donner des leçons, ce peuple est conscient, il sait que le danger le guette et il n'a rien fait de répressible.

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A Ghardaïa, Metlili, Ouargla, des rassemblements se sont déroulés au centre-ville où la foule a salué la résistance d'In Salah en exprimant une implication plus chaude et plus concernée.

Le rassemblement de Ouargla s'est voulu plus technique, plus réglementaire, insistant sur les déclarations contradictoires des autorités « qui viennent de reconnaître que des puits de gaz de schiste sont forés depuis 2012, que la fracturation hydraulique est d'usage depuis plus de dix ans et que des forages de Tight Gas, un gaz résiduel emprisonné dans des poches de roches non poreuses ou de sables agglomérés nécessitant des technologies similaires au gaz de schiste sont effectués par Total dans l'Ahnet et le Touat ».

Le collectif populaire anti-gaz de schiste n'en revient toujours pas de « la quantité d'informations secrètes ou cachées subitement divulguées depuis le déclenchement des protestations d'In Salah il y a un mois ». Rien que pour cela, merci In Salah, souligne Nadir Bouhetta intervenant sur « le mensonge d'Etat et les tergiversations des membres du gouvernement qui, toute honte bue, ne démissionnent pas et se permettent de nous qualifier de traîtres et antinationalistes ». Les différents collectifs en appellent à la vigilance populaire et à la mobilisation non-stop afin d'organiser une protestation de longue haleine.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

In Salah : La population intercepte un convoi destiné à la fracturation hydraulique

El Watan le 30-01-15

Alors que de nouveaux pourparlers sont prévus au courant de la semaine prochaine entre une délégation d'habitants d'In Salah et un représentant du Président de la République à Alger, une dizaine de jeunes de la ville auraient mis au jour, vendredi, vers 17h, l'arrivée d'équipements destinés à la fracturation hydraulique au niveau du puits de gaz de schiste TP214 à Dar Lahmar, à quelque 28 Km d'In Salah.

Selon nos informations, le convoi de camions banalisés, ne portait pas le sigle de la multinationale chargée de la fracturation hydraulique, seconde étape du 2eme forage prévu dans la région. Un des chauffeurs ayant été sommé de s'arrêter a affirmé que les camions appartenaient bien à Halliburton, qu'ils venaient d'Aqebli située à 140 Km d'In Salah, territorialement dépendante de la wilaya d'Adrar et qu'ils se rendaient à In Salah.

En fait, comme le convoi empruntait l'évitement des poids lourds et se dirigeait vers le site des puits de gaz de schiste, les jeunes n'ont pas trop cru à la version du chauffeur et lui ont demandé de prendre la route de la base de vie de Halliburton, située elle à 9 km d'In Salah. Les jeunes, qui ont suivi le camion jusqu'à destination ont été reçu par le responsable de la base qui leur a répondu « khatina taksir hydrauliki » « nous ne sommes pas concernés par la fracturation hydraulique ».

A In Salah, ou le rituel du vendredi vient d'être achevé à la place Somoud, l'information a fait le tour de la ville en quelques minutes. Les représentants de la société civile dénoncent une nouvelle entourloupe, ils appellent la population à plus de vigilance et convient les protestataires à un meeting demain matin pour prendre les décisions qui s'imposent apprend-on auprès du comité.

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Manifestations dans plusieurs villes demain

El Watan le 30-01-15

Plusieurs manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste sont prévues demain dans différentes régions du pays. Ouargla, El Bayadh, Adrar, Guelma, Oum El Bouaghi, Alger, Ghardaïa, Tamanrasset et Illizi, s'y préparent, au moment où le mouvement d'In Salah connaît des fractures par rapport à la position à prendre concernant les déclarations du président de la République.

« A In Salah, certains se disent favorables aux décisions prises par le chef de l'Etat, pendant que d'autres campent sur leur position d'arrêt définitif du projet, avoue Djenani, protestataire de Tamanrasset. A Tamanrasset, nous sortirons pour dire non à l'exploitation du gaz de schiste en Algérie. » A Metlili, au sud de Ghardaïa, les habitants restent mobilisés. « Nous ne changerons pas de position.

Nous restons solidaires contre le projet. Leurs décisions ne sont que poudre aux yeux », affirme Hamdane Abdessalam, chômeur, qui précise que le rassemblement aura lieu à 9h sur la place du Moudjahid, au centre-ville. Même état d'esprit du côté de Labiodh Sidi Cheikh, au sud d'El Bayadh, où les habitants ont manifesté, mardi dernier, contre les braconniers du Golfe, même si Mohamed Boudiaf Boucif avoue que la mobilisation s'affaiblit : « L'Etat a découragé beaucoup de gens avec sa propagande, ses relais médiatiques et politiques. »

A Guelma, le sit-in est prévu à 10h devant la stèle du 8 Mai 1945. Même topo à Alger : Ahmed Rezzak, scénographe, acteur et l'un des organisateurs de la manifestation, alerte l'opinion sur les conséquences que peuvent engendrer la persévérance du gouvernement. « Il n'y que le décret présidentiel affirmant l'arrêt du projet qui pourra nous donner satisfaction. Le projet du gaz de schiste cache un autre projet. Si le gouvernement persiste, cela nous mènera à la soudanisation de l'Algérie », regrette-t-il.

Le représentant d'Adrar, Mohamed Gasmi, tente d'expliquer la situation actuelle à In Salah : « La fracturation a commencé depuis plusieurs jours. L'Etat a su deviser les rangs. Nous allons sortir samedi et nous discuteront prochainement avec les habitants d'In Salah pour discuter de la suite à donner au mouvement, que nous souhaitons rassembleur et national. » Pendant que des willayas continuent à manifester leur solidarité, l'Etat persiste et In Salah résiste.

Pour expliquer dans le détail la situation actuelle, le RCD organisera, aujourd'hui, une conférence sur la chute du prix du pétrole et le gaz de schiste ; elle sera animée par l'universitaire Madjid Yousfi à 14h, au siège régional d'Alger du parti. Pour sa part, le Collectif contre le gaz du schiste en Algérie organisera aussi une manifestation demain à Paris.

Lire la suite de l'article de Meziane Abane sur El Watam

In Salah encore plus opposée au gaz de schiste

El Watan le 29-01-15

In Salah campe sur son opposition au gaz de schiste.
L'intimidation, la banalisation, le pourrissement n'ont en rien entamé la volonté de faire entendre la voix de la population aux plus hautes instances du pays.

Le général Hamel, qui a semble t-il honoré la première partie de son engagement, à savoir faire parvenir l'unique revendication au président Bouteflika, n'est pas revenu, comme promis, avec la réponse « positive » attendue. Cette réponse n'a pas été annoncée directement par le Président mais via un communiqué officiel faisant suite au Conseil ministériel restreint, tenu au moment où l'équipe nationale jouait sa place en quarts de finale de la CAN.

Sur le contenu qui a relégué les protestations anti-gaz de schiste au second plan après les projets de développement et la promulgation de nouvelles wilayas, les protestataires ont compris leur déconvenue. _ Eux qui attendaient depuis un mois que le Président tranche. Ni la promotion de cette daïra enfouie dans les sables ocres du désert en wilaya ni les promesses d'un développement local ciblé à l'avenir et encore moins l'exhortation du président de la République aux instances gouvernementales de « mieux communiquer » sur la question du gaz de schiste à l'avenir n'apaisent les esprits.

Le mouvement citoyen a donc tranché, lui aussi. Il s'en tient à sa « détermination à faire stopper toutes les opérations liées au gaz de schiste, allant du simple forage horizontal ou vertical au recours à la fracturation hydraulique ». La réponse a été donnée mardi soir, dans une marche nocturne scandant « La wilaya, la tanmiya, In Salah hiya dahia » (ni wilaya, ni développement, In Salah est la victime). In Salah a donc tranché ; la protestation continue de plus belle. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui, notamment à Ouargla où des étudiants ont manifesté mercredi devant le pole 2 de l'université.

A In Salah, berceau de la protestation anti-gaz de schiste, après la douche froide, l'heure est à la concertation. La colère est perceptible. Fracture ? « Le communiqué parle d'un arrêt de l'exploration après la finalisation du deuxième puits. Ils veulent à tout prix achever la fracturation hydraulique en usant de produits chimiques que nous dénonçons ! Bouteflika ne nous a donc pas compris ? » témoigne un activiste.

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L'avenir de cette protestation ? Les perspectives de ce mouvement si le gouvernement franchit le pas de la seconde fracturation ?
« Nous savons que Bouteflika commet une grosse faute avec cette décision. On ne traite même pas un enfant de la sorte. On arrête un moment pour expliquer et voir la réaction, alors s'ils continuent sur leur lancée, on considèrera que c'est de la hogra. Le choix même d'In Salah comme zone expérimentale est perçu en tant que tel. »
Les gens de la région ont l'impression de vivre leur 5 Octobre. « Nous emprisonner ? In Salah est une prison à ciel ouvert, c'est un grand village dépourvu de tout ! Des droits confisqués. Maintenant, c'est le droit à la vie qu'on veut nous confisquer ! »

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Déception et colère à In Salah

El Watan le 27-01-15

Le mouvement anti-gaz de schiste n'a que sa mobilisation franche et déterminée face aux autorités, résolument tout aussi déterminées à en finir avec la protestation entamée le 31 décembre 2014 par un groupe de jeunes universitaires de la ville d'In Salah.

Au lendemain de la dissolution du comité des 22 délégués, la population s'est retrouvée devant le fait accompli : une contestation sans leader. Continuer ou baisser les bras, alors que le wali a demandé la désignation de nouveaux porte-parole et annoncé que les autorités ne reculeraient pas devant la protestation qui devra, selon lui, s'apaiser et réviser sa position envers les engagements du Premier ministre.

Hier, une nouvelle marche a été organisée à travers la ville pour signifier aux autorités locales, notamment le wali, que le mouvement ne s'essouffle pas malgré la volonté exprimée et mise en pratique par le chef de daïra d'In Salah et le wali de Tamanrasset. La manifestation a entraîné élèves et professeurs du CFPA et du technicum pour revenir ensuite à « sahat Somoud wal wihda », une place qui symbolise désormais la résistance et l'unité de la société civile d'In Salah au gaz de schiste. Infiltration, pressions et autres intimidations n'ont pas manqué de devenir plus directes, plus personnalisées.

Le wali ordonne la reprise de l'activité dans les administrations

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Contestation anti-gaz de schiste : Une journée avec les "Indignés " d'In Salah

Maghreb Emergent le 25-01-15

Ce reportage de Nejma Rondeleux du Huffington Post Algérie décrit heure après heure le sit-in tenu par les habitants d'In Salah depuis près d'un mois pour protester contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Ils campent là depuis 24 jours. Hommes et femmes, jeunes, vieux et enfants, tous ceux qui s'opposent au gaz de schiste se retrouvent, à un moment ou un autre, sur cette place du centre-ville d'In Salah, rebaptisée Sahat Essoumoud (Place de la Résistance), le jour où les protestataires y ont élu domicile. Depuis le 1er janvier, elle est devenue le cœur de cette ville de 50.000 habitants, distante de 1.200 km d'Alger. Et le symbole d'une contestation citoyenne unique en Algérie.

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Des manifestants tentent de fermer la route menant aux forages

El Watan le 24-01-15

Une quarantaine de manifestants anti gaz de schiste a tenté lundi, en début d'après midi, la route menant au site des forages exploratoires a une trentaine de kilomètres au sud de In Salah, au lieux dit Gour Mahmoud.

Les deux puits tests, Aht1 et Aht2, contestés par la population locale, sont localisés à quelques kilomètres de la route nationale N°1, la route de l'unité africaine, vers Tamanarasset.

Le premier puits est déjà réalisé, alors que le deuxième est en phase de forage verticale. L'ENTP, filiale de Sonatrach, est l'entreprise chargée de la réalisation.

La multinationale spécialiséee dans les services pétroliers, dont la fracturation hydraulique est également sur site. Situé au nord du bassin de l'Ahnet, les forages sont sous la protection de l'armée.

Cette action coïncide avec la visite du wali de Tamanrasset, dont les pourparlers menés hier avec le groupe des 22, le collectif de la société civile, ont butté sur l'intransigeance des manifestants anti fracking, qui exigent, entre autres, l'arrêt immédiat des forages, la sécurisation et nettoiement des sites et une annonce solennelle et officielle de l'abandon de l'option des gaz non conventionnels.

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

« Fracturation » dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste

El Watan le 24-01-15

Dissension en vue dans les rangs du collectif anti-gaz de schiste. A In Salah, l'heure est décidément à la fracturation. Et pas seulement hydraulique. Pour couper l'herbe sous les pieds des « radicaux » et éviter d'éventuels « dérives » et « embrasement » « , le collectif antigaz de schiste –une partie du moins- fait montre de sa disponibilité à plier le camps si des « garanties »sont données quant au non recours à la fracturation hydraulique , à la fermeture -après sécurisation et nettoiement- des sites.

A peine 48 heures après la sortie de du premier ministre Abdelmalek Sellal(portant poursuite des forages exploratoires en cours et assurance quant à la non exploitation immédiate du gaz de schiste) qualifiée par ce même collectif de « provocante », le ton change et les revirements se font jour.

Hier matin, la placette de la Daira de In Salah, débaptisée « sahat Essoumoud » (place de la résistance) s'est partiellement vidé de ses pensionnaires. L'ambiance en ce vendredi était résolument à la démobilisation. Les agents de police ont réoccupé le siège de la circonscription après une éclipse de trois semaines.

Assis à même le sol, Abdelkader Bouhafs, un des leaders du mouvement tentaient de d'expliquer la vingtaine d'irréductibles la décision du gouvernement Sellal portant cessation des forages et du temps que celle-ci prendra pour devenir effective.

La veille, le conclave du « groupe des 22 » délégués du mouvement était partagé sur les actions à entreprendre. Escalade, pas escalade ; poursuite ou arrêt du mouvement, l'unité du Collectif était mise à rude épreuve. Dans leur communiqué n° 4 (rendu public jeudi soir),

les membres du collectif dit de la société civile de In Salah se sont « démarqués de toute escalade ou toute dérive quant au caractère pacifique (du mouvement) et auquel appellent des intrus parmi les manifestants ».

Vendredi, à 11 heures, Abdelkader Bouhafs assure que le « camp sera levé si des garanties sont données quant à la sécurisation des forages, la cimentation des puits et le nettoiement de la zone ». « Nous n'avons pas d'autre revendications, dit-il même pas l'abrogation de la loi (sur les hydrocarbures) ou autre comme prétendu. Nous avons aussi convenu de la mise sur pieds d'une commission mixte de suivi de la fermeture des puits dans laquelle siégeront des membres du collectif. Cette commission devra rendre compte à la population du déroulement de l'opération et ponctuera son travail par un pv ».

Des tractations ont lieu au niveau local,précise-t-il, avec le chef de daira précisément, Moulay Adelkader. « Nous avons demandé des garanties quant au non recours à la fracturation hydraulique pour ce qui est du deuxième forage en cours » à Gour Mahmoud,à 30 km sud de In Salah. Pour ce cadre de la Sonatrach, ingénieur en télécommunication, « Sellal ne s'est pas bien exprimé » mercredi soir lors de l'émission Débat de l'Heure de l'ENTV.

« Je suis certain que la population lèvera le camp s'il y a une annonce claire, de préférence du président, quant au non recours à la fracturation et des garanties quant au suivi des opérations par les délégués de la société civile ».

« On ne va quand même pas s'entêter, ajoute-t-il, alors qu'une décision a été prisé par le gouvernement d'arrêter les forages , de sécuriser et nettoyer les sites. Cela n'aura pas de sens. Nous faisons confiance à l'Etat. C'est mon avis et il n'est pas forcément celui de la population.

A la population, nous devons expliquer que fermer un forage est un processus. Ce n'est pas avec un simple un bouton d'allumage que ça fonctionne ».

Même son de cloche (ou presque) chez Azzaoui Mohamed, membre du collectif. La décision du premier ministre est positive, souligne-t-il mais mal exprimée. « Il y a une mauvaise communication, dit-il. L'installation d'une commission technique de suivi a été décidée jeudi lors d'une rencontre avec le chef de Daira porteur d'éclaircissement des hautes autorités.

Cette commission sera créée pour superviser la fermeture du forage qui nécessité évidemment des opérations préalables. On nous a expliqué aussi que la loi soumet déjà tout forage à l'obtention préalable d'une autorisation expresse du président de l'Apc, autrement dit de la population locale.

On expliquera donc ce soir ou demain à la population que la décision (du gouvernement) est positive et nous attendons une décision officielle de fermeture définitive ».

Lire la suite de l'article de Mohand Aziri sur El Watam

Yousfi défend sa thèse

L'Expression dz le 17-01-15

« C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus.

Youcef Yousfi ne recule pas. L'exploitation du gaz de schiste est presque une obligation pour assurer l'énergie au pays à long terme. Le ministre de l'Energie a exposé tous ses arguments pour défendre cette thèse devant la commission parlementaire des finances.

Lors d'une réunion tenue jeudi dernier à l'APN, le ministre n'a pas laissé l'ombre d'un doute sur la poursuite de cette démarche. « On ne peut pas importer le gaz de l'étranger alors que le Bon Dieu nous a donné des ressources », a soutenu Yousfi tout en assurant que l'exploitation du gaz de schiste n'aura pas de danger sur la santé des citoyens, ni sur l'environnement.

« Je ne comprends pas pourquoi les gens ont attendu le début du forage pour exprimer leurs craintes alors que la loi a été votée en 2013 »,s'est-il demandé en rejetant en bloc les visions développées par certains pseudo experts.

« Ce ne sont que des rumeurs, l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun impact sur l'eau ni sur l'environnement », a-t-il plaidé tout en affirmant qu'avant chaque forage, des concertations sont menées entre le gouvernement et les autorités locales pour obtenir l'autorisation. Le ministre a fait savoir qu'avant le forage des études sont élaborées pour connaître la nature du terrain et éviter que la couche des eaux ne soit touchée.

Toujours sur les inquiétudes des gens du Sud, l'hôte des députés pense que la solution est aussi simple : « Ceux qui ont peur n'ont qu'à écouter les experts. » M.Yousfi a sollicité les députés afin de convaincre la population de In Salah « que l'exploitation du gaz de schiste n'a aucun effet néfaste sur la santé ». « C'est votre rôle, vous devez expliquer aux gens que les eaux souterraines de la région ne seront pas touchées », a-t-il dit en s'adressant aux élus. En guise de preuve, Youcef Yousfi a exhibé devant eux un échantillon de la roche d'où est sorti le gaz de schiste. « La même que celle de Hassi Rmel ».

M.Yousfi a expliqué que chaque pays a comme priorité d'assurer son indépendance énergétique à long terme ce qui justifie, selon lui, le recours à l'exploration du gaz de schiste. Sans l'énergie il n'y aura pas de progrès ni de développement de l'industrie, a-t-il appuyé pour convaincre. M.Yousfi a réfuté l'existence de contradictions entre lui et le Premier ministre.

Il n'y a pas de contradiction entre M.Sellal et moi, a-t-il précisé. Par ailleurs et lors de son exposé sur la politique énergétique du pays, le premier responsable du secteur a indiqué que l'Algérie va revoir à la hausse la capacité de production de ses projets en énergies renouvelables en les portant à 25.000 MW au lieu de 12.000 MW arrêtés en 2011

M.Yousfi a fait savoir que son département allait présenter dans les prochaines semaines une actualisation du programme des énergies renouvelables adopté en 2011 par le gouvernement.
La nouvelle mouture va contenir une révision à la hausse des capacités des projets dans le renouvelable en les portant à 24.000 ou 25.000 MW au lieu des 12.000 arrêtés dans le programme de 2011. Le ministre a précisé que l'Algérie est en mesure de mener à terme ce projet d'envergure pour produire d'ici à 2030 plus d'un tiers des besoins du pays en électricité à partir de sources renouvelables.

Selon lui, le groupe Sonelgaz chargé de la mise en oeuvre de ce projet a déjà achevé les études de faisabilité de l'actuel programme de 12.000 MW et a déjà des estimations sur le coût et la rentabilité de ces projets. Il a ajouté que le gouvernement est décidé à diversifier le bouquet énergétique du pays en optant pour l'énergie solaire malgré ses coûts très élevés qui oscillent entre 10 à 12 DA le kilowatt contre 2,5 DA kWh pour l'électricité produite à partir du gaz.

L'actualisation du programme des énergies renouvelables, rappelle le ministre, vient en application des mesures édictées en décembre dernier par le président de la République qui avait chargé le secteur de l'Energie de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d'énergie, tout en développant les énergies nouvelles et renouvelables. Dans son Plan national de développement des énergies renouvelables, l'Algérie avait prévu de dédier 10.000 MW supplémentaires à l'exportation sous réserve de satisfaire à trois conditions que sont un partage de financements avec ses futurs partenaires, une ouverture plus conséquente du marché européen de l'électricité et un transfert de la technologie.

Lire la suite de l'article de Nadia BENAKLI sur L'Expression dz

Bouteflika aurait décidé le gel des forages de gaz de schiste

El Watan le 17-01-15

In Salah en liesse, In Salah triomphante. La présidence aurait émis une décision en faveur du gel des forages de gaz de schiste à In Salah.

L'information a été confirmée par Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah qui affirme que « l'arrêt du projet de gaz de schiste a été décidé, le président Bouteflika a tranché en faveur des habitants ».

Notre interlocuteur précise que les détails de cette information seront transmis directement par le général major Abdelghani Hamel, qui reviendra comme promis avant la fin de semaine à In Salah pour l'annonce officielle de cette décision qui met fin à la polémique entretenue depuis trois semaines par les autorités du pays avec des discours tout à fait contradictoires des responsables de Sonatrach, le ministre de l'énergie et le Premier ministre.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Contestation du gaz de Schiste : Le pouvoir désorienté

El Watan le 17-01-15

Les Algériens ne décolèrent pas sur la question de l'exploitation du gaz de schiste. Les manifestations se poursuivent et In Salah devient le cœur battant de la mobilisation contre ce gaz non conventionnel dont l'exploitation risque de priver les générations futures de précieuses ressources en eau.

In Salah met le pouvoir d'Alger devant ses responsabilités et l'accule là où il se croyait seul maître à décider de l'avenir de ce pays. Il s'en trouve d'ailleurs désorienté, ne sait plus quoi répondre.

Après la tentative de Saadani de surfer sur la fibre régionaliste pour calmer les algériens du Sud alors que le FLN a bien voté la loi autorisant le recours au gaz de schiste, ou encore l'invitation de la Présidence au dialogue sans même envoyer un émissaire sur les lieux pour discuter avec la population, ou bien les assurances non convaincantes du ministre de l'Energie et le PDG de Sonatrach sur l'impact minime de la technique de fracturation hydraulique sur l'environnement, c'est au tour du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de trouver une sortie moins directe en choisissant de poster un message, hier, sur sa page facebook disant que « le gouvernement n'a jamais délivré aucune autorisation d'exploitation du gaz de schiste en Algérie ».

Une affirmation en totale contradiction avec l'annonce faite par le Conseil des ministres de mai 2014 autorisant l'exploitation des gaz non conventionnels. La compagnie française Total est opérationnelle depuis fin 2013 en Algérie, dans le bassin de Timimoun, en association avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa, ainsi qu'à Ahnet (In Salah) avec Schlumberger, Sonatrach et la turque Partex.

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Une ambiguïté qui cache mal un malaise en haut lieu du fait des manifestations quasi quotidiennes à In Salah, qui se sont étendues à d'autres villes du sud du pays. Des populations du Sud qui n'occupent pas la rue pour demander des faveurs mais pensent aux générations futures.

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La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) a salué la mobilisation des habitants du Sud contre l'exploitation du gaz de schiste.

Lire la suite de l'article de Nadjia Bouaricha sur El Watam

Impasse dans le dossier du gaz de schiste : Le Sud en ébullition

El Watan le 15-01-15

L'appel du front populaire anti-gaz de schiste, né de la jonction des différents collectifs de wilaya, a été entendu. Des regroupements ont été organisés toute la semaine pour sensibiliser les populations et raviver leur intérêt à la question de l'heure, celle du gaz de schiste. « Il s'agit pour nous de marquer notre soutien à In Salah, à cette belle mobilisation qui se poursuit et défie Sonatrach », affirme Tahar Belabès qui prend part chaque après-midi aux « rencontres d'échauffement » tenues à Souk Lahdjar, près du ksar de Ouargla.

Le collectif a choisi la place du 27 Février 1962 pour ce nouveau rassemblement et prévoit une mobilisation plus importante que celle de samedi dernier. « Nous avons misé sur un encadrement plus nombreux qui fait du porte-à-porte dans tous les quartiers, nous avons même opté pour le jeudi, un jour de semaine, pour sonder la population », dit Nadir Boukhetta, membre du comité d'organisation. Des chercheurs du cru local sont associés à cette manifestation qui se tiendra simultanément dans chaque ville du sud du pays.

A l'heure où les anti-schiste organisaient une collecte de fonds à l'est du ksar, un groupe de chômeurs bloquait pour la deuxième journée consécutive l'accès à la place du 1er Mai, dans le quartier sud du ksar de Ouargla, réclamant le départ du directeur de l'ANEM. Même son de cloche à Tamanrasset, où l'activité commerciale a repris normalement hier.

Les organisateurs d'une marche, à laquelle ont participé des milliers de personnes, appellent à une participation massive à celle d'aujourd'hui, au moment où la direction de l'éducation a tenu une réunion avec l'ensemble des directeurs d'établissements scolaires pour sensibiliser les élèves et leurs parents contre l'implication des écoliers, collégiens et lycéens, dans ce mouvement de protestation. La réunion s'est tenue au siège de la wilaya en présence du wali et des services de sécurité pour étudier l'évolution préoccupante de la situation, affirme notre correspondant.

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Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Gaz de Schiste : Appel à des marches dans plusieurs villes du Sud

El Watan le 14-01-15

Le front anti-gaz de schiste s'élargit. Une manifestation d'un million de personnes se prépare dans six wilayas du Sud et du Grand-Sud, dont trois concernées directement par le projet gouvernemental d'extraction du gaz de schiste, prévoyant le forage de 200 puits par an pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz annuellement pour les 20 prochaines années, ainsi que confirmé dimanche par Saïd Sahnoune, PDG par intérim de Sonatrach.

Les déclarations de M. Sahnoune ont eu l'effet d'une bombe auprès des populations du Sud. Au moment où les protestataires d'In Salah dénoncent le fait que les forages sont maintenus à l'heure où la protestation prend de l'ampleur, que les rangs du camp anti-gaz de schiste grossissent, que de nouveaux villages, villes et wilayas se joignent à la protestation, Sonatrach continue à appliquer son programme à Dar Lahmar, non pas à 200 km d'In Salah mais à seulement 28 km de cette ville de 40 000 âmes et à 25 km d'El Barka, dont une habitante s'étonne que l'on dise que « les puits de gaz de schiste sont dans le bassin d'Ahnet, une zone déserte, inhabitée, alors que je vois les sondes de ma fenêtre » !

Pendant qu'une « milyounia » – en fait une série de rassemblements simultanés programmés demain à Ouargla, Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Laghouat et Biskra – se prépare, In Salah restructure ses rangs. Entre ceux qui ont opté pour la reprise de l'école et ceux qui prônent la paralysie générale, la voix des sages a tranché en faveur de la démocratie, à savoir la souplesse et la libre décision. Sitôt connue, cette règle de conduite a donné lieu à une manifestation des écoliers, hier matin, dans les rues d'In Salah.

La population exige l'arrêt de l'exploitation du puits

Une centaine de véhicules sont arrivés lundi soir de Foggaret Ezzoua (40 km d'In Salah) dont les habitants en avaient assez de manifester seuls chez eux ; ils ont donc dressé leurs tentes sur l'esplanade de la daïra d'In Salah où la foule était plus nombreuse, hier, au sit-in quotidien. Annoncée par Abdelkader Zizah, le médecin de la ville, via les réseaux sociaux, l'information concernant une décision du président Bouteflika d'arrêter les forages a secoué l'assistance pendant une bonne heure.

C'est d'ailleurs pour cette raison que les manifestants ont convoqué un conseil extraordinaire vers 17h, pour informer les autorités du maintien de la protestation jusqu'à l'officialisation d'une éventuelle décision de la Présidence. Entre-temps, la société civile d'In Salah a confié à une délégation de six personnes la mission de rencontrer l'émissaire du président Bouteflika, attendu dans les prochaines heures.

Parmi eux un cardiologue, un médecin généraliste, un financier, un géologue, un chimiste et un spécialiste de l'environnement. Ces délégués sont chargés d'une seule prérogative : convaincre l'envoyé spécial du point de vue de la population, à savoir l'arrêt de l'exploration et le nettoyage du site de Dar Lahmar, en attendant une concertation nationale.

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Exploitation Gaz de schiste : Les étudiants disent NON !

El Watan le 14-01-15

Les étudiants de Ouargla et Tamanrasset ont été les premiers à répondre à l'appel des organisateurs de la protestation anti-gaz de schiste d'In Salah. Lancée le 31 janvier, alors que les vacances scolaires et universitaires arrivaient à leur fin, la première manifestation organisée sur la RN1 qui a été coupée à la circulation, comptait une vingtaine d'étudiants de la ville qui ont décidé de prolonger leur séjour parmi les leurs à l'occasion de la manif.

Le surlendemain, alors que les forces de l'ordre avaient procédé à la réouverture de la Transsaharienne, deux bus pleins d'étudiants du centre universitaire de Tamanrasset sont arrivés à In Salah où ils ont organisé une marche au centre-ville avant de se joindre au sit-in devant la daïra. Les étudiants de la région ont activement participé à ce mouvement, certains ont décidé de boycotter la rentrée, d'autres sont repartis vers le nord avec des idées dans la tête.

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Mobilisation pour la Milyonia anti-gaz de schiste

A 1600 km de là, les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset n'ont pas baissé les bras. Ils interpellent au quotidien les autorités locales sur la question de l'exploitation du gaz de schiste et renouvellent par des marches et des sit-in leur soutien aux manifestations d'In Salah. 2000 personnes, des étudiants pour la plupart, mais aussi quelques enseignants du centre, ont participé la semaine dernière à la première marche entre le centre universitaire et le siège de la wilaya.

Comme à In Salah, les banderoles reprennent les revendications du mouvement, à savoir l'arrêt immédiat du forage à Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Ces slogans sont clairement opposés à la politique de Sonatrach dans la région « Non au gaz de schiste », « On a peur pour nos enfants », « Basta la marginalisation », « L'Algérie n'est pas à vendre », « quelle honte on vend le Sahara pour des dollars ». Et à 800 km de la capitale, les étudiants de l'université Kasdi Merbah se sont joints au collectif Houmat Al Watan qui chapeaute le mouvement de protestation anti-gaz de schiste à Ouargla et à travers les autres wilayas du Sud.

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Alors que la désobéissance civile s'élargit à presque toutes les activités

Presse.dz le 14-01-15

Abdelmalek Sellal réclamé à In-Salah

Dans cette ville du sud du pays, la contestation est à son comble et les manifestants ne comptent pas baisser les bras tant que les autorités ne répondront pas favorablement à leur principale revendication.

Le soulèvement des habitants du sud du pays contre l'exploitation du gaz de schiste, enclenché depuis le début de l'année et qui a pris de court aussi bien l'opinion nationale que les pouvoirs publics, est encore loin de connaître son épilogue. Mieux, la désobéissance civile s'est généralisée de plus belle, avant-hier et hier à In-Salah, à la suite, notamment, de l'annonce de la venue de l'énigmatique émissaire de la présidence de la République.

Cette information, qui s'est propagée rapidement, comme “une traînée de sable”, dans cette ville désertique, a stimulé en premier les transporteurs par autobus, employés et propriétaires, qui ont décidé du gel de leur activité durant toute la nuit de lundi à mardi.

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Quel que soit le responsable qui viendra, l'essentiel, pour nous, est de voir les pouvoirs publics prendre la décision d'arrêter l'exploitation du gaz de schiste, et nous n'avons aucune concession à faire sur ce sujet”, a précisé Mohamed Azzaoui, un des membres du comité citoyen, confirmant la promesse de la Présidence qui ne dévoile toujours pas l'identité de son émissaire, encore moins la date de sa venue. Pendant ce temps, la désobéissance civile se poursuit.

Lire la suite de l'article sur Presse.dz

La Présidence invite les protestataires au dialogue

El Watan le 13-01-15

Après 14 jours de contestation, la Présidence invite les protestataires au dialogue. Reste à désigner le lieu de la rencontre : la capitale ou In Salah.

La présidence de la République a demandé aux protestataires d'In Salah de désigner une délégation de cinq ou six personnes pour rencontrer le représentant personnel du président Bouteflika, à Alger ou à In Salah, apprend-on auprès du comité d'organisation de cette manifestation.
Le dialogue semble renoué avec les plus hautes instances du pays depuis dimanche, pour trouver une solution au problème posé par la population qui boucle son 14e jour de protestation pacifique devant la daïra d'In Salah et à travers les grandes villes du Sud, notamment Tamanrasset.

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Tamanrasset paralysée

L'appel à la contestation a été suivi dans toutes les localités de la wilaya de Tamanrasset. Des marches pacifiques et des sit-in imposants y ont été organisés en signe de solidarité avec In Salah. Les protestataires, dont le nombre est sans cesse croissant, ont décidé de hausser le ton en annonçant une « milyonia » du Sud et du Grand-Sud. Cette annonce aurait eu l'effet d'une bombe auprès des gouvernants, qui cherchent des solutions pour renouer le dialogue et la négociation.

A In Salah et Tamanrasset, où l'on adhère massivement à ce mouvement, les commerçants ont tous baissé rideau, hier jusqu'à 18h. Les employés de certaines administrations et établissements publics ont été également sommés de rejoindre la protesta, nous dit-on. « Tout le monde est concerné par cette calamité, pas uniquement les habitants d'In Salah. Nous devons faire preuve de résistance pour que ce projet polluant soit immédiatement arrêté.

Pour ce faire, nous devons tous nous mobiliser, tous doivent assumer leur responsabilité. » Une vaste campagne de sensibilisation est menée via les réseaux sociaux contre l'exploitation des gaz non conventionnels et les conséquences néfastes qui en découleront. La contestation, qui gagne en intensité, s'est étendue aux établissements scolaires ; des écoliers se sont joints aux chœurs de l'indignation.

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Une manifestation anti gaz de schiste samedi prochain à Alger

El Watan le 12-01-15

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent, doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud ».

Un appel vient d'être lancé en vue d'organiser un sit-in de protestation à Alger. Le sit-in aura lieu le 17 janvier prochain (samedi) au jardin Khemsti, à proximité de la Grande poste.

« Tous les Algériens, là où ils se trouvent doivent exprimer leur solidarité avec in Salah et le Grand Sud », a estimé Mehdi Bsikri, l'un des initiateurs de cette action. « In Salah milite pour toute l'Algérie », a-t-il ajouté.

Cet appel, diffusé sur les réseaux sociaux, survient après 12 jours de manifestations qui ont gagné plusieurs villes du sud du pays. Toutefois, ce mouvement de protestation n'a pas fait fléchir Sonatrach qui a annoncé, hier samedi, par la voix de son PDG, un programme de forage de 200 puits de gaz de schiste par an.

Lire la suite de l'article de Farouk Djouadi sur El Watam

Sonatrach maintient ses options

El Watan le 12-01-15

Comme le ministre de l'Energie, Sonatrach reste sourde aux appels des citoyens d'In Salah de surseoir à l'exploitation du gaz de schiste.
Lors d'une intervention, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale, le PDG par intérim de Sonatrach, Saïd Sahnoune, a indiqué que la compagnie investira 70 milliards de dollars dans le gaz de schiste dans les prochaines années, tout en reconnaissant qu'il y a des « amalgames » sur le sujet.

Il a ainsi affirmé que la compagnie nationale des hydrocarbures investira « 70 milliards de dollars sur 20 ans pour produire 20 milliards de mètres cubes de gaz de schiste par an ». « Ce projet permettra la création de 50 000 emplois. » Et d'ajouter que pour que cette ressource soit rentable, il faudra forer « au moins 200 puits ».

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A cela, Saïd Sahnoune ajoute la hausse des besoins locaux en énergie, un autre argument mis en avant : « Nous prévoyons pour 2015 une consommation de gaz naturel estimée à 35 milliards de mètres cubes par an. Nous avons atteint un pic historique en janvier de cette année avec une consommation de 100 millions de mètres cubes en une seule journée. »

Lire la suite de l'article de Ali Boukhlef sur El Watam

Algérie:poursuite de la protestation contre l'exploitation du Gaz de schiste, activité commerciale paralysée à Tamanrasset

Maghreb Emergent le 12-01-15

Le mouvement de protestation contre l'exploitation du gaz de schiste dans la région d'In-Salah s'est poursuivi lundi à Tamanrasset, ou l'activité commerciale est quasiment paralysée, a-t-on constaté sur place.

Les employés de la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et de la direction des ressources en eau, ont organisé un sit-in pacifique devant le siège de la wilaya, tandis que le personnel de la commune de Tamanrasset s'est rassemblé devant le siège de l'APC, en signe de protestation contre "l'exploitation du gaz du schiste dans la région".

Une marche pacifique regroupant des étudiants et des lycéens, a également été organisée à travers les artères principales de la ville de Tamanrasset, avant d'aboutir devant le siège de la wilaya où un sit-in pacifique se tient encore.
L'activité commerciale est paralysée au centre-ville, suite à la fermeture des marchés et des locaux commerciaux.

Le mouvement de protestation contre "l'exploitation du gaz de schiste" se poursuit aussi à In-Salah où un sit-in pacifique est toujours maintenu devant le siège de la daïra.

Le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi, s'était rendu, jeudi dernier, dans la daïra d'In-Salah pour rencontrer les représentants des protestataires et notables de la région et les avait assurés que "l'exploitation de cette énergie ne comportait aucun danger", appelant les protestataires, par le biais de leurs représentants, à "faire preuve de sagesse et à s'assurer des conséquences de l'exploitation du gaz de schiste".
Les protestataires ont, toutefois, campé sur leur position et décidé de poursuivre leur action de protestation jusqu'à obtenir la "suspension" du projet d'exploitation du gaz de schiste dans la région.

Lire la suite de l'article sur Maghreb Emergent.info

Les opposants décrètent la fermeture des commerces à Tamanrasset

El Watan le 11-01-15

Les opposants aux gaz de schiste décrètent la fermeture des commerces dans toute la wilaya de Tamanrasset à partir de demain lundi, a-t-on appris auprès des protestataires qui ont investi la rue, ce dimanche 11 janvier, à Tamanrasset en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah.

Tout en appelant à « la désobéissance civile », les manifestants demandent aux commerçants de toute la wilaya de baisser rideau du matin jusqu'à 18h pour que « tout le monde prenne conscience de ce qu'endurent les habitants de Tidikelt depuis 12 jours de protestation et de résistance contre l'exploitation des gaz non conventionnels dans le Sud. Les commerçants qui ne respectent pas cette note assumeront leur entière responsabilité, » menacent-ils, dans un communiqué distribué lors de la marche à laquelle ont pris part près de 1000 personnes.

Les marcheurs, constitués pour la majorité d'entre eux par des étudiants, collégiens et lycéens, ont parcouru plus de 10 km, scandant des slogans appelant particulièrement à « arrêter l'exploitation du gaz de schiste à In Salah ». Sous l'œil vigilant des services de sécurité mobilisés à cet effet, les protestataires ont organisé un sit-in de moins d'une heure à la place publique Ilamen, au centre-ville, avant d'amorcer leur marche à destination du centre universitaire El hadj Moussa Ag Akhamok en passant par le siège de la wilaya et sillonnant les principales artères de la capitale de l'Ahaggar.

Arborant des pancartes et des banderoles où l'on pouvait lire, entre autres, « Non au génocide », « Nous sommes tous jaloux de notre pays », « non au gaz de schiste », les manifestants ont dénoncé le silence des autorités locales et l'omerta observée par le Président de la République pendant que tout le sud s'embrase. Des slogans hostiles au pouvoir en place ont été également scandés par les contestataires qui ont pointé d'un doigt accusateur les députés de la région, du fait qu'ils ont adopté "aveuglement" ce projet "polluant et destructeur" sans penser à sa dangerosité ou encore à son impact pernicieux sur l'environnement et la santé publique.

Lire la suite de l'article de Ravah Ighil sur El Watam

La protestation contre l'exploitation du gaz de schiste gagne Metlili

El Watan le 10-01-15

Plus de 500 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur l'esplanade jouxtant le musée du Moudjahid, en plein centre ville de Metlili, daïra située a 45 Kms au sud du chef lieu de wilaya de Ghardaïa.

Munis de banderoles de hauts parleurs, de micros et de mégaphones, et dans une parfaite organisation, les protestataires ont écoutes des spécialistes en la matière, enfants de la région, qui ont martelés leurs convictions quant au danger potentiel de cette nouvelle technique d'extraction, source, selon eux, de tous les dangers tant pour les humains que pour la vie animale et végétale.

Prenant la parole en 1er, le Docteur Gheziel Med Mouloud, docteur en économie de développement et directeur du laboratoire de recherche en tourisme, de territoire et de société à l'Université Noumérate de Ghardaïa, a mis l'accent sur "les risques patents sur la santé de la population que les pouvoirs publics doivent absolument préserver "ajoutant que "la communication avec les citoyens qui sont en droit de savoir ce qui les préoccupe et qui met la vie de leurs enfants en péril".

Pour le Dr Bouzid Abdelhakim, enseignant- chercheur à l'Université de Ouargla"c'est une grave erreur de persister dans ce type d'extraction que les pays développés, notamment les européens ont rejetés."il ajoute " notre pays gagnerait a exploiter d'autres ressources propres tel le solaire ".

Après avoir écoutes les spécialistes en la matière, les protestataires, répétant tout au long du parcours le slogan "Ya lil Aar, ya lil Aar, ba3ou el Sahra be Dollar ", se sont dirigés vers le cimetière des Martyrs ou ils ont récité la fatiha et entonnés l'hymne national avant de reprendre le chemin vers l'esplanade avant de se disperser dans le calme.

Hamdane Abdeslam, activiste des droits de l'homme, membre de la CNDDC et l'un des organisateurs de cette journée de protestation nous déclare que " c'est n'est pas fini tant que les torches du gisement de gaz de schiste de In Salah ne seront pas éteintes. Nous sommes solidaires avec la population de In Salah et à travers votre journal, nous lançons un appel aux autorités. Si d'ici lundi, celles-ci n'auraient pas été éteintes, nous irons a plus de 4000 jeunes de Metlili et nous nous dirigerons jusqu'aux puits ou nous camperont autant de temps qu'il faudra ".

Véritable ultimatum lancé aux pouvoirs publics qui se doivent d'écouter leur peuple.

Lire la suite de l'article de K.Nazim sur El Watam

La protestation anti-gaz de schiste entame sa 2e semaine

El Watan le 10-01-15

Plusieurs manifestations aujourd'hui à travers le Sud

La mobilisation a atteint son summum, ce week-end, à In Salah, où la population s'est retrouvée durant toute la journée d'hier à la place de la daïra, baptisée, place de la Résistance, depuis que ce grand espace de sable ocre est devenu le symbole de la protestation de la population locale contre l'expérimentation du gaz de schiste à Dar Lahmar, 28 km au nord d'In Salah.

Entre pression et décompression, la journée de jeudi a été riche en rebondissements, houleuse et porteuse d'interrogations sur cette confrontation ouverte, quasiment inédite, entre la population d'une région donnée et le gouvernement à propos de ses choix, de sa politique, de ses projets ayant un impact environnemental qui suscite des appréhensions et des peurs aussi fortement exprimées par les habitants et qui s'y opposent avec force.

Toute la ville attendait sur le qui-vive l'issue de la confrontation directe entre ses 40 délégués et le ministre de l'Energie, arrivé en milieu de journée pour une rencontre, qui s'est soldée, rappelons-le, par une rupture du dialogue, le retrait des représentants de la société civile d'In Salah et le départ quasi instantané de la délégation officielle vers Alger.

Youcef Yousfi, venu présenter une politique énergétique, un programme d'action à l'horizon 2030, a presque accusé la population d'In Salah de freiner le développement futur de l'Algérie en s'opposant à la seule alternative génératrice de revenus et de souveraineté pour le siècle à venir. Plusieurs délégués ont pris la parole, pressant le représentant du gouvernement de se donner un délai de réflexion, d'organiser un débat national, sur la question du gaz de schiste en particulier, et les alternatives énergétiques de l'Algérie en général.

Abdelkader Bouhafs, représentant de l'association Shams In Salah, est revenu sur les risques encourus par les riverains des puits schisteux, évoquant particulièrement la peur qui hante les habitants qui gardent en mémoire les séquelles encore visibles des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, le site d'In Eker étant à 100 km à peine de la ville, en plein massif de l'Ahaggar.

Moratoire

« Nous ne sommes pas égoïstes, monsieur le ministre, et encore moins indifférents à l'avenir du pays et des générations futures, nous pourrions l'être, ces ressources sont sous nos pieds, nous n'en profitons pas de toute façon, mais c'est un moratoire que nous vous demandons, comment pouvez-vous être aussi insensible à nos cris de détresse ? » Aucune des deux parties n'est arrivée à convaincre l'autre. La rupture du dialogue a été consommée et en restera là, en attendant sûrement d'autres médiations, peut-être un changement de position du gouvernement, une intervention providentielle du président de la République en personne que les gens d'In Salah espèrent en silence.

Cette absence du président Bouteflika, qu'In Salah pensait sensible à ses souffrances, malgré une politique catastrophique à l'égard des villes éloignées du sud du pays, notamment celles faisant partie du Sud utile, celui qui offre sans compter toutes ses richesses à la communauté nationale. Et voilà qu'une région comme In Salah, qui n'a, somme toute, pas demandé plus qu'un arrêt momentané des forages, un délai de réflexion, un moratoire, un débat national responsable et constructif, soit ainsi traitée.

Mobilisation

La population n'en revient pas. Beaucoup de manifestants espèrent que cette protestation soit suivie d'un effet bénéfique pour tous, les femmes en particulier se sont investies totalement, de la manière la plus complète, en poussant leurs hommes, leurs enfants à résister, à maintenir le pacifisme de cette protestation, à en tirer le meilleur profit.

C'est une image d'une ville entière, une population qui frôle les 55 000 habitants, unie conte le gaz de schiste. Et comme pour souligner encore plus et renforcer cette unité, la prière du vendredi a été unifiée. Elle a eu lieu en plein air à la place de la Résistance, où toute la ville s'est déplacée, laissant un peu de place à des groupes venus d'In Ghar, Iguestene et Tamanrasset.

Une unité confortée par des marques de sympathie et de soutien plus grand chaque jour. Les rangs des protestataires grossissent de jour en jour à In Salah et les villes environnantes. Jeudi soir, Ouargla, Adrar, El Ménéa, Illizi et Metlili annonçaient pour aujourd'hui des manifestations de soutien à la population d'In Salah. Le gaz de schiste cristallise la lutte pour l'émancipation du sud du pays, la mobilisation des citoyens est là pour le dire.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Gaz de schiste : Yousfi n'a pas convaincu In Salah


El Watan le 09-01-15

Hôtel Tidikelt. In Salah. Jeudi 8 février 2015. 17h15.
Une quarantaine de représentants de la société civile se lèvent comme un seul homme et décident de quitter la salle de réunion de l'hôtel, où un consortium d'experts, de hauts responsables du groupement Sonatrach, le wali de Tamanrasset et des directeurs de l'Exécutif sous la présidence de Youcef Yousfi, ministre de l'Energie, assistaient depuis plus de deux heures à une rencontre sur les perspectives énergétiques de l'Algérie à l'horizon 2030.

Les experts, chapeautés par Ahmed Adli, ex-wali de Ghardaïa et actuel secrétaire général du ministre de l'Intérieur, étaient revenus mercredi, en compagnie de Mahmoud Djamaâ, wali de Tamanrasset, à In Salah pour tenter de renouer le dialogue avec les prestataires. Un dialogue officiellement rompu lundi soir, quand le wali s'est avoué incapable de prendre un engagement quant à la suspension des forages de gaz de schiste de Dar Lahmar, à 28 km d'In Salah. Les délégués de la ville l'avaient alors chargé de porter leur doléance en haut lieu et de demander au président de la République d'intervenir. En vain. De retour, mercredi, avec les experts du ministère de l'Energie, le wali a de nouveau essuyé un échec cuisant. Les représentants des In Salhis ne lui ont pas prêté oreille, même les notables non accrédités ont eu la même réponse que ceux restés dehors : « arrêter l'exploration du gaz de schiste, discuter après ».

Arrivé vers 14h30 à In Salah, le ministre de l'Energie y atterrit au lendemain des déclarations de Abdelmalek Sellal à l'issue de sa rencontre avec les députés des wilayas de Ouargla et Tamanrasset. Les deux régions qui osent défier le gouvernement et exiger une révision de sa politique, de son attitude, de sa vision envers tout le Sud du pays.D'abord pour l'emploi dans les zones pétrolières qui pose un problème de gestion et de passe-droits que les chômeurs dénoncent depuis plus de dix ans, et contre l'exploration et l'exploitation des gisements de gaz de schiste depuis juin 2014 à Ouargla et le 31 janvier à In Salah.

Sellal avait annoncé la couleur. Son message disait en substance que « le programme en était encore à la phase d'exploration », « que l'Algérie ne pouvait en aucun cas se risquer à ne pas connaître ses potentialités et ses réserves réelles en gaz de schiste quand les USA lançaient de nouvelles explorations », « que le gouvernement allait lancer un vaste programme de développement des régions sahariennes » et « que les élus devaient jouer leur rôle et calmer le jeu ».

Yousfi, unique orateur à prendre la parole pendant plus d'une heure, a commencé par parler « de la sécurité énergétique du pays » et de sensibiliser l'assistance sur « la nécessité d'être solidaire du reste des Algériens et penser aux générations futures dont l'avenir est entre nos mains. » In Salah serait donc le gisement miracle de l'Algérie, un second Hassi Messaoud mais gazier cette fois-ci, contenu dans les schistes du Tidikelt et du Touat « grâce à des potentialités qui feront vivre le pays pour les cent prochaines années ». « Quels sont vos arguments ? De quoi avez-vous peur ? Démontrez-moi le danger et je vous suivrai », a martelé le ministre de l'Energie.

Détermination

Youcef Yousfi s'est heurté aux appréhensions réelles des habitants. Les riverains de Dar Lahmar n'y sont pas allés par quatre chemins. « Notre sol est fragile et poreux, la fracturation hydraulique use de produits chimiques nombreux et très nocifs pour la santé, nous avons justement peur pour nos vies et celles des générations futures, nous vous demandons d'arrêter tout de suite l'exploration et de revenir dans une année, le temps de prouver qu'il n'y a pas de danger ».

Tels sont les arguments rapportés par Ahmed Slimani, délégué de In Salah centre. Plusieurs ingénieurs du cru local sont intervenus pour présenter les résultats d'études scientifiques sérieuses de par le monde. « Rien à faire, le ministre est resté inflexible », dit notre interlocuteur. C'est là que des délégués se sont mis debout : « Nous ne sommes pas aussi naïfs que vous le pensez M. le ministre, c'est à vous d'apporter la preuve qu'il n'y a pas de danger à opérer ces explorations et à fracturer ces roches au risque de polluer l'eau fossile, notre seule richesse ».

Le ministre réagit du tac au tac : « Pensez-vous qu'on vous veut du mal ? Que le gouvernement risquerait des vies pour du gaz ? » Eclats de rire dans la salle. « Pourquoi serait-il à nous, population, de démontrer des vérités scientifiques que vous êtes les seuls à ne pas accepter ? Vous êtes bien le représentant du gouvernement ; avez-vous le pouvoir de décider d'arrêter les forages ? Non, eh bien nous quittons la salle ». Ce fut chose faite en cinq minutes. Sans plus tarder ni essayer une quelconque médiation, la délégation officielle a quitté à 17h30 l'hôtel Tidikelt pour l'aéroport Tafsaout d'In Salah, où elle devait embarquer sur un vol spécial sur Alger. La ville reste quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire qui se renforce au fil des jours.

Malgré les pressions

Venus dans le même avion que le ministre, les députés de la wilaya de Tamanrasset ont brillé par leur absence. Lâchée par son P/APC cloîtré dans sa maison depuis une semaine, par son chef de daïra qui a regretté sa menace de démission, la population se cramponne à quelques élus de l'APW et de l'APN qui ont adhéré à son combat, tel le député Baba Ali que Sellal aurait chargé d'une médiation au cas où celle de Yousfi échouait. La détermination des délégués d'In Salah est remarquable.

Soumis à des pressions intenables depuis une dizaine de jours, ils ont opté pour un mot d'ordre : revenir à la base avant chaque prise de décision.Ces militants ont commencé leur combat dans les associations et les écoles pour sensibiliser la population. Cette protestation qui a trouvé écho dans toutes les villes du Sud du pays où les localités environnantes d'In Ghar, Iguestene, Tit, Aoulef, Tamentit, Tamanrasset et El Ménéa ont été les premières à exprimer leur solidarité. Adrar, Metlili et Ouargla suivront demain, samedi. -

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Pourquoi le gaz de Schiste est inopportun en Algérie

El Watan le 08-01-15

Avec la déplétion des principaux gisements de Hassi Messaoud, pour le pétrole, et de Hassi R'mel, pour le gaz, la chute de la production globale des hydrocarbures d'environ 17 à 20% durant la dernière décennie, la stagnation ou la diminution du niveau des réserves et les faibles volumes découverts annuellement, malgré les lourds investissements de recherche, les officiels algériens ont décidé de chercher la solution en braquant leurs projecteurs vers une autre génération d'hydrocarbures, les hydrocarbures non conventionnels et en particulier le gaz de schiste dont les réserves sont estimées, exagérément, à plus de 20 000 milliards (vingt mille milliards) de mètres cubes par l'Advanced resources international (ARI) dans le cadre d'un rapport établi à l'échelle mondiale pour le compte de l'US Energy information administration (EIA).

Ce rapport, publié en juin 2013, classe l'Algérie à la 4e place dans le monde après les USA, la Chine et l'Argentine. C'est ainsi que les dernières révisions de la loi sur les hydrocarbures (en vigueur depuis le 9 mars 2013) ont lancé, prématurément, un appât pour les compagnies pétrolières en injectant des blocs présumés potentiels en gaz de schiste dans le 4e appel d'offres dont l'ouverture des plis, effectuée le 30 septembre 2014, s'est soldée par des résultats très décevants au vu des attentes des décideurs et notamment quand on sait que la décision d'exploiter le gaz de schiste en Algérie a été officiellement avalisée par le Conseil des ministres en date du 21 mai 2014.

Sur les 31 périmètres lancés en appel d'offres, seuls quatre ont été pris par des consortiums dominés par des partenaires qui connaissent bien le domaine minier algérien (Repsol, Shell, Statoil), mais aucune compagnie n'a manifesté le moindre intérêt pour l'exploitation du gaz de schiste tant ambitionné par le gouvernement.

Ce manque d'engouement de la part des investisseurs étrangers trouve son explication plutôt dans le volet économique que dans le volet sécuritaire, comme le pensent certains milieux. L'acte isolé de la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel, le 21 septembre dernier, soit 10 jours avant le dépôt des offres et l'ouverture des plis, ne peut faire subitement de l'Algérie un pays à « hauts risques » comme il l'a été dans les années 1990 quand le pays traversait une période d'insécurité très généralisée, mais les contrats d'exploration avec les compagnies étrangères se signaient par dizaines.

Il y a 3 principales raisons de l'inopportunité du gaz de schiste en Algérie : une réactivité du management des projets inadaptée, un cadre géologie peu attractif en matière de shale gas, et une rentabilité incertaine. Sur le plan logistique et managérial, l'exploitation du gaz de schiste demande une réactivité et des prises de décision rapides, voire instantanées, notamment quand il s'agit d'acquisition et d'acheminement du matériel vers les chantiers.

...

L'Algérie s'est donc trop empressée en voulant exploiter son prétendu gaz de schiste sans recueillir les avis de ses vrais experts et spécialistes sur l'opportunité de ce dossier. Ces avis semblent clairement exhibés par les partenaires au vu des résultats du quatrième appel à la concurrence dont l'ouverture des plis a eu lieu, publiquement, le 30 septembre 2014.

Lire la suite de l'article de Mohamed Saïd Beghoul sur El Watam

La population d'In Salah refuse de rencontrer les experts du gouvernement


El Watan le 07-01-15

Finalement, personne n'attendait les experts en gaz de schiste dépêchés par le gouvernement. Ces derniers n'ont pas été reçus à l'aéroport Tafsaout d'In Salah. Informés de l'hostilité de la population à leur venue, ils sont repartis bredouille.

L'avion de la délégation d'experts dépêchés par le gouvernement mercredi matin à In Salah est reparti à Alger peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Hier, en fin de soirée, le comité de coordination de la manifestation anti gaz de schiste menée depuis une semaine par la population de cette ville avait pris la décision de ne pas recevoir les experts dont la venue é été annoncée dimanche dernier pour absorber la colère des gens et apaiser leurs craintes quant aux dangers de l'exploitation du gaz de schiste dans la région de Dar Lahmar, a 28 Km de In Salah.

Aux dernières nouvelles, le sit-in populaire devant la daïra est maintenu, la population campe sur sa position et demande la venue de Sellal en personne pour annoncer la décision ferme et solennelle du gouvernement d'arrêter immédiatement et de manière définitive toute exploitation du gaz de schiste dans la région du Tidikelt.

Le comité de coordination a en outre fait appel via les réseaux sociaux à tout le peuple algérien pour exprimer franchement son soutien à la population d'In Salah et se positionner contre l'exploitation du gaz du schiste sur tout le territoire national. La population refuse que son combat pour préserver les nappes d'eaux souterraines soit réduit à une simple revendication de projets de développement de la ville.

Lire la suite de l'article de Houria Alioua sur El Watam

Algérie : imposante marche contre le gaz de schiste à Tamanrasset


El Watan le 06-01-15

Les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset se sont joints au large mouvement de protestation préparé par les opposants à l'exploitation du gaz de schiste dans le sud.

Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d'In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l'extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.

L'arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l'on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l'économie de l'Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».

Les protestataires exigent sans condition l'instauration d'un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d'expérimentation dans le site de l'Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d'Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.

« Cette protestation de soutien aux manifestants d'In Salah n'est qu'un début. Nous n'allons pas nous taire jusqu'à l'aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu'aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd'hui et après 52 ans d'indépendance on n'acceptera jamais qu'on soit traité de la sorte ».

Lire la suite de l'article de Ravah Ighil sur El Watam

Code minier : le Gouvernement engage la rédaction du projet de loi

ven, 20/03/2015 - 19:54
CODE MINIER : LE GOUVERNEMENT ENGAGE LA RÉDACTION DU PROJET DE LOI

Extraits de l'article d'Arnaud Gossement

Les ministres de l'écologie (Ségolène Royal) et de l'économie (Emmanuel Macron) ont diffusé un communiqué de presse commun aux termes duquel ils annoncent l'ouverture d'une période de concertation sur l'avant-projet de loi relatif au code minier. Le texte devrait être mis en ligne dans les jours prochains. Analyse.

Pour mémoire, la réforme du code minier a été engagée en 2009. L'article 92 de la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures habilite en effet le Gouvernement a créer la partie législative du code minier, par ordonnances ....

Force est de constater que cette habilitation ne fait nullement référence au droit de l'environnement. Pour une raison principale : à la date de publication de cette loi, la controverse relative à l'exploitation des gaz et huiles de schiste n'a pas encore véritablement commencé en France. C'est l'année suivante, en 2010, qu'elle éclatera.

Pour ma part, j'ai été auditionné sur le sujet par la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale, présidée par le député Jean-Paul Chanteguet, le 31 octobre 2012. J'ai également été auditionné par le Groupe de travail mis en place par la députée Sabine Buis.

En février 2015, c'est justement la députée PS Sabine Buis qui a relancé cette réforme du code minier, laquelle apparaissait abandonnée depuis un an. Lors de la discussion en séance publique du projet de loi pour la croissance et l'activité, la députée avait défendu un amendement tendant à inscrire la réforme du code de minier dans le champ de l'habilitation prévu à l'article 28 du texte.

En séance publique, la députée avait obtenu l'engagement du ministre de l'économie de relancer la réforme du code minier. Voici le compte rendu des débats de la séance du 6 février :
"M. le président. La parole est à Mme Sabine Buis, pour soutenir l'amendement no 1942.

Mme Sabine Buis. Cet amendement tend simplement à soumettre les dispositions du droit minier aux droits et objectifs de la Charge de l'environnement adossée à notre Constitution. Dit autrement, il nous propose tout simplement d'engager la réforme du code minier qui est attendue par de nombreux acteurs depuis longtemps et qui est annoncée depuis 2012 lorsque nous avons été élus.

Durant l'année 2013, j'ai eu l'occasion de procéder, avec de nombreux collègues, à de multiples auditions sur le sujet, notamment dans le cadre de la commission du développement durable. Et je souhaiterais revenir un instant sur le sujet car j'ai rédigé cet amendement peut-être un peu trop vite en l'axant principalement sur les permis exclusifs de recherche.

L'objectif est de demander une réforme du code minier et en nul cas de stopper des projets.

Lorsque nous avons procédé aux auditions, la demande a été unanime, chez les industriels comme chez les ONG : il faut absolument réformer le code minier, car des projets sont en attente dans les tiroirs, parce que les industriels ne savent pas ce que va devenir le code minier dont la réforme est annoncée depuis si longtemps, et d'autres sont stoppés sur le terrain pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont pas été soumis à la Charte constitutionnelle de l'environnement.

Ainsi, dans ma circonscription, un permis exclusif de recherche est en cours de renouvellement et expire le 31 mars 2015. Ce permis fait partie des permis dits blancs, sur lesquels certains n'ont jamais voulu faire émerger la vérité.

C'est pour cela, entre autres, que j'ai formulé mon amendement de la sorte. Il ne s'agit pas, je le répète, de prendre position dans un sens ou un autre par rapport au gaz de schiste, mais de proposer une vraie réforme du code minier qui permettrait d'un côté de faire avancer certains projets des industriels, et de l'autre de libérer des projets sur le terrain du côté des ONG.

M. le président. Quel est l'avis de la commission ?

M. Christophe Castaner, rapporteur thématique. La commission a émis un avis défavorable à cet amendement. Toutefois, à titre personnel, il me semble que les arguments exposés par Sabine Buis sont intéressants

M. le président. Quel est l'avis du Gouvernement ?

M. Emmanuel Macron, ministre. Vous avez raison de rappeler cet engagement important, qui a été pris dès 2012, de réformer le code minier. M. Tuot, qui a mené un important travail d'expertise et de consultation, a remis, à l'été 2014, une proposition de texte à mon prédécesseur, qui a été étudiée par les services compétents. Un texte, préparé par mon ministère à l'issue de ces travaux, est désormais prêt. Je vous propose de commencer, à partir de la fin du mois de février, des concertations sur la base du texte élaboré d'après les travaux de M. Tuot. Ce sujet va bien au-delà de la question des gaz de schiste, puisqu'il s'agit de rénover les conditions dans lesquelles on accorde ou on renouvelle les permis miniers dans notre pays.

M. le président. La parole est à Mme Sabine Buis.

Mme Sabine Buis. Je m'étais promis de ne rien lâcher sur cet amendement tant il me tient à cœur, mais les propos du ministre sont très rassurants et je veux les croire. Je vais donc retirer mon amendement, sans me dire que je commets une erreur. Nous sommes dans la seconde moitié du mandat et il était temps de prendre des engagements. Je vous en remercie, monsieur le ministre, et soyez certain que je suis à votre disposition, comme de nombreux autres parlementaires, pour traiter de ce sujet au plus vite.

Lire l'article d'Arnaud Gossement

La mobilisation citoyenne contre les projets de forages dans le Gros-de-Vaud prend de l'ampleur et s'organise.

lun, 16/03/2015 - 20:30
SUISSE : LA MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LES PROJETS DE FORAGES DANS LE GROS-DE-VAUD PREND DE L'AMPLEUR ET S'ORGANISE

Ce mardi 3 mars 2015, ce sont plus de 55 personnes qui se sont réunies à Thierrens (VD) pour créer un collectif opposé à tout forage lié aux hydrocarbures, qu'il soit prospectif ou d'exploitation.

Les membres de « Halte aux forages Vaud » demandent l'interdiction pure et simple de toute exploration et exploitation touchant aux hydrocarbures, dans l'ensemble du canton.

Ceci vise aussi bien les demandes de forages de prospection du consortium PEOS-SEAG prévus dans le Gros-de-Vaud que le forage existant à Noville.

Une pétition et une campagne de sensibilisation de la population sont d'ores et déjà lancées. D'autres actions seront mises sur pied dans un proche avenir.

En effet, PEOS-SEAG, devenu entre temps eCORP Switzerland AG, a demandé l'autorisation de procéder à des forages prospectifs, en vue d'extraire du gaz conventionnel, dans les villages de Dommartin (commune de Montilliez), Sullens, Thierrens (commune de Montanaire) et Vuarrens.

Le moratoire actuellement en vigueur ne protège en rien contre ces forages, car il ne concerne que le gaz de schiste, et pourrait à tout moment être levé par le Conseil d'Etat.

Étant donné que les hydrocarbures ne peuvent être ni explorés, ni exploités sans mettre en péril nos ressources en eau potable et notre environnement, le collectif Halte aux forages Vaud demande aux autorités cantonales de ne pas entrer en matière et d'interdire la prospection et l'exploitation des gisements d'hydrocarbures dans le canton.

Les membres du collectif estiment que l'investissement dans les énergies fossiles ne fait que retarder les économies d'énergie, le développement et la production d'énergies renouvelables, qui doivent aujourd'hui constituer une priorité absolue.

Ils rejettent ainsi toute production supplémentaire d'énergies fossiles, qui rime avec l'émission de gaz à effets de serre dans l'atmosphère.

La pétition va dans ce sens, et une charte qui engage les membres du collectif a été approuvée par ces derniers.

Gageons que le collectif Halte aux forages Vaud n'a pas fini de faire parler de lui !

Contact :
www.gareauxforages.ch
[email protected]
Madeleine Pasche, 1410 Thierrens 021/905.32.97

SIGNEZ LA PÉTITION SUR AVAAZ

Département du territoire et de l'environnement (DTE), VD, Suisse : VAUD / Hydrocarbures : Halte aux forages d'exploration

"Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants et petits-enfants"

PÉTITION CITOYENNE À L'ATTENTION DES AUTORITÉS DU CANTON DE VAUD, ET PLUS PARTICULIÈREMENT DU DTE

NON aux explorations et exploitations d'hydrocarbures dans le Canton de Vaud !
Noville et Gros-de-Vaud, même combat : NON aux énergies sales !

La réalisation des projets en cours aurait (notamment) pour conséquences :
Un risque majeur de contamination de l'eau potable alimentant une grande partie des habitants du canton
Un risque important de pollution grave de l'air et du sol
Des émissions de gaz à effet de serre renforçant le réchauffement climatique
Des risques sismiques
Des nuisances sonores importantes dues aux travaux de forage et au trafic des poids lourds
Une dégradation de la qualité de vie et une perte importante de la valeur foncière des régions concernées
Un impact très négatif sur le paysage : bétonnage et fragmentation des territoires (densité pouvant aller jusqu'à 1 plateforme de forage tous les 2-4 km2 dans le Gros-de-Vaud)

Le collectif citoyen « Hydrocarbures – Halte aux forages Vaud » demande aux autorités du Canton de Vaud d'interdire tout forage d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures sur l'ensemble du territoire cantonal. Le gaz naturel ne peut être exploité en Suisse sans mettre en péril nos ressources en eau potable et notre environnement. Le moratoire sur le gaz de schiste actuellement en vigueur dans le canton ne constitue pas une protection suffisante, parce qu'il pourrait être annulé d'un jour à l'autre par le Conseil d'Etat.

Ne transmettons pas aux générations futures un sous-sol et des ressources en eau contaminés, ni un climat détraqué !

Tout peut changer, capitalisme et changement climatique

dim, 15/03/2015 - 15:25
NAOMI KLEIN : "TOUT PEUT CHANGER,
CAPITALISME ET CHANGEMENT CLIMATIQUE"

« L'industrie pétrolière risque de brûler cinq fois plus de co2 que ce que peut en absorber l'atmosphère »

« Quand vous affrontez les compagnies les plus riches de la planète, le combat n'est pas équitable », prévient Naomi Klein, écrivaine et militante altermondialiste canadienne dont le nouveau livre « Tout peut changer » sort en France en mars.

Ces compagnies, vous les connaissez, ce sont celles qui exploitent le pétrole, le charbon et le gaz enfouis dans le sol : BP, Exxon, Shell, Total…
Si elles extraient l'ensemble des réserves fossiles qu'elles détiennent, ce ne sera plus un réchauffement mais un embrasement climatique, à cause du carbone qui sera libéré dans l'atmosphère.
Pourtant, Naomi Klein demeure optimiste et voit dans la période qui s'ouvre « une opportunité unique pour notre génération » pour changer le système. Entretien.

Son nouveau livre sortira en mars en France : « Tout peut changer, capitalisme et changement Climatique » (This Changes everything),aux éditions Actes Sud.
Naomi Klein, journaliste, écrivaine et militante altermondialiste canadienne s'est fait connaître par ses ouvrages critiques du capitalisme, « No Logo » puis « La stratégie du choc ».

Voici des extraits d'une conférence en ligne à laquelle elle a participé avec le mouvement écologiste 350.org, le 28 janvier 2015 [1]. 350.org vient de lancer une campagne appelant les institutions financières à retirer leurs investissements des secteurs pétroliers, gaziers, et du charbon.

Objectif : faire en sorte que ces multinationales ne brûlent pas la majeure partie du carbone qu'elles détiennent dans leurs gisements, ce qui serait fatal à l'atmosphère de la planète.

« Quand vous affrontez les compagnies les plus riches de la planète, le combat n'est pas équitable »
Quand vous affrontez les compagnies les plus riches de la planète, on ne peut pas dire que le combat soit équitable. En revanche, quand leurs propres investisseurs se mettent à douter, je pense qu'il y a moyen de remporter de grandes victoires pour mettre un terme aux nouvelles frontières des combustibles fossiles, l'arrêt de la fracturation hydraulique et des forages dans l'Arctique.
Tout cela est très lié à la logique du mouvement de désinvestissement et à la nécessité de laisser le charbon sous terre. Mais on sait pertinemment que l'on ne va pas gagner cette bataille du désinvestissement d'un seul coup.« Quand vous affrontez les compagnies les plus riches de la planète, le combat n'est pas équitable »

Je crois que nous sommes aujourd'hui dans une bien meilleure position pour faire de telles avancées. Nous avons là une fenêtre d'opportunité et ce n'est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers. Ce que je veux dire par là est que quand The Economist parle d'opportunité unique pour notre génération, comprenez bien, cela veut dire qu'une telle opportunité ne se représentera pas de sitôt.

« Nous nous battons pour que ceux qui s'en tirent le plus mal soient les premiers à bénéficier d'un nouveau modèle économique »
Pourquoi nous battons-nous ? Pour garder les ressources sous terre, pour empêcher de nouvelles frontières pour les combustibles fossiles, pour des sociétés entièrement approvisionnées en énergies renouvelables, pour des transports en commun gratuits, pour que les pollueurs paient et pour que la manière dont nous financerons la transition soit juste.
Nous nous battons pour que ceux qui s'en sont le plus mal tirés sous l'ancien modèle économique soient les premiers à bénéficier du nouveau modèle. Voilà certains des principes sur lesquels nous sommes tous d'accords et pour lesquels nous sommes prêts à nous rassembler.

Campagne de désinvestissement, appelant les investisseurs à se désengager financièrement des secteurs pétroliers, gaziers et du charbon pour qu'ils arrêtent de brûler du carbone
J'aimerais revenir un peu sur l'origine.
Lorsque nous avons eu l'idée d'un mouvement national puis international de désinvestissement des combustibles fossiles, il existait déjà des initiatives au sein de quelques universités, encouragées à se désinvestir du charbon. En revanche il n'y avait pas encore eu d'appel général au désinvestissement des combustibles fossiles.
Cet appel est né d'un coup de téléphone entre Bill McKibben [journaliste états-unien et militant écologiste, fondateur du mouvement 350.org] et moi-même après avoir lu le « Carbon Tracker research ».
Cette étude montre que l'industrie des combustibles fossiles possède cinq fois plus de dioxyde de carbone en réserve que ne peut absorber l'atmosphère. En le laissant inexploité nous avons une chance de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C.
Ce rapport ne nous était pas adressé, mais s'adressait aux investisseurs, comme pour les avertir de l'existence d'une bulle financière. C'était deux ans après le krach immobilier. Et on les avertit cette fois qu'une autre bulle se profile à l'horizon, qu'il faut faire en sorte d'éviter son éclatement. Evidemment que ces industries ne peuvent pas brûler cinq fois plus de carbone que ne peut en absorber l'atmosphère. Leurs actifs, leurs réserves en hydrocarbures, risqueront donc d'être perdus.

Lire l'entretien de Naomi Klein sur Bastamag

LE CAPITALISME DÉTRUIT LE CLIMAT : LE DERNIER LIVRE DE NAOMI KLEIN

Dans son dernier livre, This Changes Everything Capitalism Vs. The Climate, l'auteure de La stratégie du choc, démontre de façon limpide les liens entre l'économie capitaliste et le dérèglement climatique. « Il est toujours plus facile de nier la réalité que d'abandonner notre vision du monde », écrit Naomi Klein, qui en appelle au sursaut des consciences. Un livre fort et passionné, facile à lire, où l'urgence sonne à chaque page.

Il est toujours plus facile de nier la réalité que d'abandonner notre vision du monde », écrit Naomi Klein dans son nouveau livre, Ceci change tout : le Capitalisme contre le climat.

D'une certaine manière, nous sommes tous des climato-sceptiques, parce que nous ne pouvons pas imaginer tout changer, nos modes de vie, nos perspectives d'avenir, l'économie. Alors, on enregistre toutes ces informations sans réagir et on se dit que ça va peut-être s'arranger, que rien n'est sûr.

C'est après la Conférence de Copenhague de 2009, que Naomi Klein a compris qu'on ne pouvait pas compter sur les chefs d'États, et « que personne ne viendrait nous sauver ! » Pourtant, « nous avons encore le choix et il n'est pas trop tard pour réussir à maintenir le réchauffement dans des limites tolérables, mais quoi que nous choisissions, tout changera drastiquement.

Soit nous décidons de ralentir le changement climatique et il faut transformer radicalement notre économie, soit nous continuons sur notre lancée sans rien changer au modèle économique, et c'est notre monde physique qui se transformera radicalement, pour le pire. »

Marché "fondamentaliste" et "Big Green" indulgents
Elle montre, dans la première partie du livre comment, à la fin des années 1980, le mouvement écologiste a déraillé et comment la mondialisation et une vision « fondamentaliste » du marché se sont imposées dans le monde développé, sous l'influence de groupes de réflexion puissants et bien financés.

Naomi Klein accuse certaines ONG environnementales, les « Big Green », d'indulgence envers les pollueurs, et l'ancien vice-président Al Gore d'être « en grande partie responsable de les avoir convaincues de soutenir l'Accord de libre-échange nord-américain NAFTA en 1993 ».

Fausses solutions
La deuxième partie, « Pensée magique », ausculte les différentes solutions techniques, inquiétantes et lucratives, proposées pour résoudre le changement climatique, comme les systèmes de géo-ingénierie.

Il est d'autant plus difficile de changer une vision du monde que les profits en dépendent. « Si nous n'avons pas fait ce qu'il fallait pour réduire les émissions, explique Naomi Klein, c'est parce que cela allait contre le capitalisme déréglementé, qui est l'idéologie dominante depuis 1980. »

Des raisons d'espérer
Pourtant, le livre reste optimiste, car, dit-elle, « c'est peut-être au moment du désastre ou juste après, qu'il est possible de reconstruire autrement. » Et, « en 2009, une étude a montré comment 100 % de l'énergie nécessaire dans le monde, pour tous les usages, pourrait être fournie par l'eau, le vent et le soleil dès 2030. »

La troisième partie du livre salue la construction d'une économie alternative basée sur des principes et des valeurs nouvelles et l'émergence d'un mouvement populaire, Blockadia, qui gagne des victoires étonnantes contre le secteur des combustibles fossiles, par exemple sur le front du désinvestissement des sociétés pétrolières.

Lire l'article sur Reporterre

Groningue (NL) : des séismes qui font du bruit

jeu, 12/03/2015 - 22:45
GRONINGUE (NL) : DES SÉISMES QUI FONT DU BRUIT

C'est bien l'exploitation du gaz de Groningue qui est responsable des séismes ayant détruit des milliers de logements en 2012 et 2013, confirme le rapport d'une autorité indépendante. De quoi saper la confiance des Néerlandais dans leur industrie gazière et leurs autorités.

Ni le gouvernement néerlandais, ni ExxonMobil, ni la Royal Dutch Shell n'ont jamais considéré le risque sismique en un demi-siècle d'exploitation du plus gros gisement européen de gaz naturel. Telle est la principale conclusion d'un rapport, rendu public mercredi 18 février, par le bureau néerlandais de la sûreté, une autorité indépendante.

Deux fois la consommation française

L'histoire commence en 1959. Dans le sous-sol de la région de Groningue (nord des Pays-Bas), on découvre de gigantesques réserves de gaz naturel.
Mis en exploitation quatre ans plus tard, le gisement « éléphant » de Groningue produit rapidement une centaine de milliards de mètres cube d'hydrocarbures par an : l'équivalent de deux années de consommation française actuelle !

L'exploitation du champ est confiée à la Nederlandse Aardolie Maatschappij (NAM), une co-entreprise appartenant, à parts égales, à la Shell anglo-néerlandaise et à l'américaine ExxonMobil. Le tout sous la
supervision du gouvernement néerlandais, trop content de récupérer, chaque année, une dizaine de milliards d'euros de taxes « gazières ».

Séismes destructeurs

L'histoire aurait pu en rester là. Le 8 août 2012, des séismes provoquent d'importants dégâts. Des dizaines de milliers de logements et de bâtiments publics sont touchés. Du jamais vu de mémoire de géologue hollandais ! La terre tremble de nouveau le 8 février suivant. Rares sont, désormais, les semaines sans secousses. L'exploitation du gaz, qui a toujours été considérée comme sûre, est montrée du doigt. La confiance entre les représentants de la NAM et les 150.000 habitants de la région de Groningue est rompue.

Le gouvernement néerlandais ne prend pas les choses à la légère. Après avoir reconnu, sur le tard, l'origine gazière des tremblements de terre de 2012 et 2013, La Haye débloque 1,2 milliard d'euros (en fait payés par la NAM), sur 5 ans, pour dédommager les victimes. En novembre dernier, le gouvernement ordonne de réduire de 80% la production dans la petite (mais prolifique) région de Loppersum, située à proximité de l'épicentre de la zone sismique. La production totale du champ gazier est désormais limitée à 42 milliards de mètres cube par an.

Ce train de mesures n'a pas calmé les Néerlandais. Fin novembre 2014, 700 propriétaires et une douzaine de bailleurs ont assigné la NAM devant la justice et lui réclament le paiement de la valeur de 100.000 logements. La justice n'a pas tranché. Il semble néanmoins acquis que la NAM devra réduire de nouveau sa production. Ce qui ne fera pas le bonheur de ses clients (dont la France) qui souhaitent plus que jamais réduire leur dépendance à l'égard du gaz russe.

Lire l'article de Valéry Laramée de Tannenberg sur Le Journal de l'Environnement

Londres : la marche pour le climat attire une foule immense

mar, 10/03/2015 - 22:20
LONDRES : LA MARCHE POUR LE CLIMAT ATTIRE UNE FOULE IMMENSE, Y COMPRIS RUSSELL BRAND

Plus de 15 000 manifestants se sont rassemblés à Londres samedi pour une marche sur le changement climatique, qui s'est terminée par un rassemblement devant le Parlement.

L'activiste Russell Brand a fait un discours près de Westminster. L'événement était l'un des 2500 prévus dans le monde appelant à une action plus forte sur le changement climatique.

Caroline Lucas, députée du Parti Vert de Brighton Pavilion, a déclaré : « Le changement climatique est là, visible, et nous savons qu'il est temps d'agir." Il est temps de se lever contre ceux qui sont déterminés à brûler les dernières gouttes de pétrole et de gaz et être confiant dans notre pouvoir pour construire un avenir meilleur. En venant ensemble, nous aidons à construire le mouvement climatique et inspirer les autres à nous rejoindre ".

Elle a ajouté : « Les jeunes, les parents, grands-parents, ceux qui sont nouveaux au mouvement et militants vétérans, nous pouvons tous jouer notre rôle, exigeant notre gouvernement de légiférer pour le bien commun et non des intérêts particuliers à court terme Nous allons élever nos voix pour. une année d'action climatique au Royaume-Uni et dans le monde n'a jamais vu auparavant. "

Vivienne Westwood s'est adressée aux manifestants par vidéo, mettant en garde "le temps est compté." Le créateur de mode a dit : "Comme vous marcherez mes modèles descendront la passerelle. Il est très important que vous soyez là, je crois que cette démonstration est super importante pour le monde entier. Pour le moment, nous au Royaume-Uni, devons faire deux choses pour gérer au mieux, nous devons manifester et nous devons voter aux élections ".

Elle a poursuivi : "Les principaux partis veulent juste le pouvoir, ils croient que tout doit être détenue par quelques personnes qui ne veulent pas changer. Nous voulons des députés qui ne soient pas d'accord avec l'ancien système. La presse et la télévision ne reflètent pas l'ais de l'opinion publique, Internet le fait. Vous n'êtes pas seul, les gens savent ce qui se passe. Nous devons poursuivre la lutte contre le changement climatique, le temps est compté ".

Elle a été rejointe par Matt Wrack, secrétaire général de l'Union des sapeurs-pompiers. Il a dit : « Nous sommes ravis de voir une alliance croissante entre les travailleurs et les militants climatiques exigeants une solution juste au changement climatique. Il est fou que des millions de personnes dans le monde souffrent sans énergie."

Il a ajouté : "Il est malade les sociétés d'énergie poussent les prix à travers le toit ... multinationales fout pour vous ou leurs familles, mais sur leurs bénéfices, ce est ce que ce système est construit sur Pour nous, la réponse est dans la démocratie et. cela signifie remettre en cause ceux qui sont au pouvoir. Je demande, faites-vous confiance aux banques de faire face au changement climatique ? Avez-vous confiance des multinationales pour faire face à des changements climatiques ? Non, ce est pourquoi nous disons qu'il est temps de mettre notre démocratie là où elle appartient , avec les gens ordinaires à travers le monde. "

John Sauven, directeur exécutif de Greenpeace UK, a ajouté : « Nous ne pouvons avoir de l'énergie propre, nous pouvons avoir des emplois propres, nous pouvons avoir de l'énergie propre si tout le monde sur cette planète est de rester ensemble Cette année va être l'année la plus importante,. cela va être le début de la plus grande mobilisation que nous avons vu sur cette question du changement climatique et de la pauvreté ".

Il a ajouté : "Il est fou que les sociétés d'énergie explosent les prix ... les multinationales n'ont rien à faire de vous ou de leurs familles, mais ne s'inquiètent que de leurs bénéfices, c'est ce pourquoi le système est construit. Pour nous, la réponse est dans la démocratie et cela signifie remettre en cause ceux qui sont au pouvoir.
Je demande, faites-vous confiance aux banques pour faire face au changement climatique ? _ Avez-vous confiance dans les multinationales pour faire face à des changements climatiques ?
Non, c'est pourquoi nous disons qu'il est temps de mettre notre démocratie là où elle doit être, avec les gens ordinaires à travers le monde. "

John Sauven, directeur exécutif de Greenpeace UK, a ajouté : « Nous pouvons avoir de l'énergie propre, nous pouvons avoir des emplois propres, nous pouvons avoir un pouvoir propre si tout le monde sur cette planète reste ensemble. Cette année va être l'année la plus importante, cela va être le début de la plus grande mobilisation que nous avons vu sur cette question du changement climatique et de la pauvreté ".

Le vendredi, le vice-président américain Joe Biden s'est moqué des membres du Congrès qui refusaient l'idée de changement climatique, disant que c'est "en nier la gravité."

S'adressant à Shane Smith, fondateur de VICE, dans une interview pour la chaîne HBO, Biden a déclaré : "Il arrive au point où vous ne pouvez pas sérieusement regarder quelqu'un dans les yeux et dire, eh bien, cela n'a rien avoir à faire avec les ativités humaines." À propos des membres du Congrès qui nient le changement climatique, M. Biden a déclaré, "C'est presque comme en nier la gravité maintenant ... l'incrédulité volontaire ne peut être maintenue plus longtemps."

Lire l'article en anglais avec de nombreuses photos sur The Huffington Post

PERH de Saint-Just-en-Brie : Vincent Eblé écrit à Ségolène Royal

lun, 09/03/2015 - 22:57
PROLONGATION D'UN PERMIS DE RECHERCHES D'HYDROCARBURES : VINCENT EBLÉ ÉCRIT À SÉGOLÈNE ROYAL

Communiqué de presse du Conseil Général de Seine et Marne
Melun, le 09/03/15

Vincent Eblé, Sénateur et Président du Département de Seine-et-Marne a adressé un courrier à Ségolène Royal, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, pour lui demander l'annulation de l'arrêté ministériel du 23 février 2015 prolongeant exceptionnellement le permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures (PERH) dit « Permis de Saint-Just-en-Brie ».

Alerté par le Collectif du Pays Fertois, Vincent Eblé s'interroge sur « l'emploi du qualificatif « conventionnel » pour désigner ces mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux », comme pour le PERH dit « Permis de Ger » dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, et demande des précisions à la ministre.

« Par ailleurs, je m'interroge également sur le respect de l'article 50 du Code minier. En effet, ce PERH a été attribué par arrêté ministériel le 23 juin 2000, pour une durée de 4 ans. Il a été
successivement prolongé de trois périodes de 4 ans jusqu'au 6 juillet 2013.
Le 3 juillet 2013, la société Vermilion, attributaire, a demandé une prolongation exceptionnelle de 3 ans, arguant d'un contexte défavorable aux prospections minières durant l'année 2011, l'empêchant de fait de poursuivre ses travaux d'exploration minière.
La prolongation accordée le 23 février 2015 est intervenue 19 mois après la demande. Or, l'article 50 du Code minier précise que tout silence pendant plus de 15 mois vaut décision de rejet », ajoute le
Président du Département de Seine-et-Marne.

« Cette prolongation ne me semble pas justifiée : 15 années de recherches semblent largement suffisantes pour définir le potentiel « conventionnel » de ce bassin.
Par ailleurs, la rédaction de l'arrêté et son adoption tardive ne sont pas en conformité avec le Code minier.

Aussi, je vous serais extrêmement reconnaissant de bien vouloir retirer cet arrêté », conclu Vincent Eblé.

Contacts presse :
Nadia Deghirmendjian : 01 64 14 71 15 – 06 74 53 66 15 - [email protected]
Claire Peyrard : 01 64 14 60 42 - 06 72 84 70 49 - [email protected]

Télécharger le communiqué de presse (pdf 112 ko)

Coalition Climat 21 : Le Collectif Ardèche OUI à la Transition s'implique pour mobiliser !

sam, 07/03/2015 - 23:49
COALITION CLIMAT 21 : LE COLLECTIF ARDÈCHE OUI À LA TRANSITION S'IMPLIQUE POUR MOBILISER !

Considéré comme "le sommet de la dernière chance", la COP21 qui aura lieu à Paris fin 2015 doit aboutir à un accord international permettant de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C. La société civile se mobilise au sein de la Coalition Climat 21 pour faire prendre conscience des enjeux climatiques et "contribuer à la création d'un rapport de force favorable à une action climatique ambitieuse et juste".

Le Collectif Ardèche OUI à la transition s'implique pour mobiliser !

Suite à une sollicitation du Collectif 07 Stop au gaz de schiste, le Collectif Ardèche Oui à la transition énergétique et écologique a décidé, lors de sa plénière du 24 février de s'impliquer en amont et durant la COP21. L'objectif est multiple : informer le grand public, fédérer et impliquer les gens sur des propositions concrètes, interpeller les élus et les candidats, et faire remonter des propositions d'action à la coalition climat.

Le collectif souhaite organiser un temps fort le dernier week-end de septembre, qui correspond à la date de la journée de la transition citoyenne. Il lance un appel à l'organisation d'actions en lien avec la COP21 sur l'ensemble du territoire ardéchois, durant les deux mois qui suivront (octobre et novembre 2015). Dans ce cadre, les structures souhaitant organiser des actions pourront s'appuyer sur le collectif pour mutualiser des animations et des outils de communication et les appuyer techniquement et financièrement, selon ses capacités.

Participez aux décisions !
La prochaine plénière aura lieu le 24 mars à 18h30 à Aubenas ou Uzer ! (lieu à confirmer).
A l'ordre du jour, principalement la constitution de groupes de travail pour l'organisation de toutes ses actions sur notre territoire : Animation (par exemple Théatre forum), Outils de communication, Organisation de la journée de la Transition du 26 ou 27 septembre, etc.

Rejoignez-nous le 24 mars pour l'organisation et faites nous part de vos propositions d'actions à [email protected]

Site internet du Collectif 07 Oui à la Transition Energétique et Ecologique

Gaz de schiste : vers le renouvellement des permis bloqués depuis 2011 ?

sam, 07/03/2015 - 23:31
GAZ DE SCHISTE : VERS LE RENOUVELLEMENT
DES PERMIS BLOQUÉS DEPUIS 2011 ?

Un arrêté prolonge exceptionnellement l'un des 61 permis suspectés de viser des hydrocarbures non conventionnels. Une première qui pourrait initier une série, compte tenu du blocage des travaux et des garanties données par l'Etat en 2011.

Le 23 février, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, et Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, ont validé une "prolongation exceptionnelle" jusqu'au 6 janvier 2016 du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit permis de Saint-Just-en-Brie (Seine-et-Marne), au profit de la société Vermilion. L'arrêté, publié partiellement en ligne le 4 mars, prolonge le permis jusqu'au 6 janvier 2016 sur une surface inchangée de 302,7 km2.

Une première appelée à se reproduire ?

Dans sa demande officielle de prolongation exceptionnelle, datant de juillet 2013, Vermilion explique que "les évènements de l'année 2011 ont créé un contexte défavorable pour les activités pétrolières, en particulier pour la réalisation de travaux d'exploration". En conséquence, Vermilion a dû annuler les forages et la campagne d'acquisition géophysique prévus au cours de la troisième période du permis minier. L'entreprise pointe les difficultés administratives rencontrées à l'époque, les "événements autour du projet de loi sur la fracturation hydraulique" et des "risques de manifestation".

Vermilion "[considère] que ces circonstances qui ont affecté le déroulement de [ses] travaux justifient [sa] demande de prolongation exceptionnelle du permis". Par ailleurs, l'entreprise souligne que depuis 2012, les travaux d'exploration sont soumis à la réalisation d'une étude d'impact et d'une enquête publique. Le groupe pétrolier entend explorer le réservoir gréseux du Keuper (grés de Chaunoy), les réservoirs du Dogger (Jurassique) et les réservoirs gréseux du Trias (grés du Rhétien et de Dannemarie).

Cette prolongation exceptionnelle d'un permis sera-t-elle la première d'une longue série ? La question se pose car l'officialisation, en février 2011, du report des opérations de recherche de certains opérateurs a donné lieu à des contreparties. En effet, à cette occasion, les ministres concernés "[avaient] pris acte de l'intérêt des industriels pour une éventuelle prolongation de la durée des permis d'exploration afin de prendre en compte ces décisions [de report des travaux]".

Or, en octobre 2011, sur les 64 permis visés par la procédure, 61 ont pu être conservés par leurs détenteurs, puisque seuls les permis de Nant et Villeneuve-de-Berg, détenus par Schuepbach, et le permis de Montélimar, délivré au groupe Total, ont été abrogés. Progressivement, les permis devraient donc arriver à terme, sans que les travaux aient réellement avancé. Certains pourraient faire l'objet d'une demande de prolongation exceptionnelle.

Insister sur le "conventionnel"
Double exception

Lire la suite de l'article de Philippe Collet sur Actu-Environnement

Les pétitions et cyberactions

jeu, 05/03/2015 - 20:00
Les pétitions à signer :

Petition Secretary Sally Jewell : Stop touting fracking propaganda !
signez cette pétition sur petitions.moveon.org

Pétition contre le lancement du premier forage de gaz de schiste dans le bassin de l'Ahnet (Algérie)
signez cette pétition sur La Pétition.be

Pétition contre le renouvellement du PERH du Bassin d'Alès qui arrive à expiration
sur Collectif 07 SGHDS

Signez l'appel "Toutes et tous hors Tafta !"
sur Collectif Stop Tafta.org

Stop TIPP et CETA
Sur stop-ttip.org

Nous protestons contre le traité transatlantique.
Signez la pétition sur 24.net

Cyber-action n°643 : Urgent : relance imminente des permis de recherche du gaz de schiste
Participez sur Cyber-acteur.org

Stop fracking in South Africa : Many people in South Africa are very concerned about the potential negative impacts that the extensive process of shale gas mining can cause, as recorded in the USA, international research reports and articles.
Signez cette pétition sur Avaz.org

Code Minier : intérêt général et démocratie en danger
signez cette pétition sur pétition 24.net

Pétition contre le traité transatlantique (TAFTA)
Signez cette pétition sur Collectif Stop Tafta.org
Signez cette pétition sur Pétition 24.net

Stop au gaz de schiste en Kabylie : Exploitation des gaz de schiste en Kabylie : Ferhat Mehenni interpelle F. Hollande
Signez cette pétition sur Avaz.org

Charte de Bruxelles : Pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé
Signez cette pétition sur http://iecc-tpie.org

Cyber-action n°596 : Députés, co-signez la PPL contre les hydrocarbures non-conventionnels !
Participez sur Cyber-acteur.org

A tous les chefs de gouvernement_moratoire sur le gaz de schiste
Signez cette pétition sur Pétitions 24.net

Pétition pour que l'Union Européenne interdise les gaz et huiles de schiste !
Signez cette pétition sur Gaz et Huile de Schiste, NON MERCI

Pétition "NON à l'exploration du GAZ DE HOUILLE en Nord/Pas-de-Calais"
signez cette pétition sur Pétition 24.net

Pétition européenne pour Mettre un Terme à l'Écocide en Europe
signez cette pétition sur End Ecocide Europe.fr

Contre l'exploitation des gaz et huiles de schiste dans la plaine d'Alès (30) !
Collectif d'Alès - « Basta ! Gaz Alès »
signez cette pétition sur Pétition24

Avant le pétrole, on a besoin d'eau pour vivre
Pétition contre les permis en Seine et Marne
Vous joindre à cet appel sur Avaaz.org

Mobiliser la société face au pic pétrolier
Vous joindre à cet appel sur Tribune-Pic-Petrolier.org

Gaz de schiste non merci
signez la pétition sur Pétition Publique.fr

Pétition pour l'interdiction de la fracturation hydraulique en Irlande
signez cette pétition sur Avaaz.org

Pétition de soutien à "Occupy Chevron en Pologne"
signez cette pétition sur Mouve On.org
signez cette pétition sur Avaaz.org

La demande de renouvellement du PERH des Moussières rejetée !

jeu, 05/03/2015 - 19:00
LA DEMANDE DE RENOUVELLEMENT DU PERMIS DE RECHERCHE D'HYDROCARBURES DES MOUSSIÈRES REJETÉE !

Après plus de trois ans de lutte citoyenne contre l'implantation de la société Celtique sur les plateaux du Haut-Bugey (Ain) et du Haut-Jura, l'État a renoncé à accorder le renouvellement du permis de recherche d'hydrocarbures dit des Moussières formulé par cette société britannique.

Une victoire
Enfin une bonne nouvelle ! Trois ans et demi de lutte récompensés.
Des heures de recherche, d'étude des dossiers, d'information au public, de mobilisation.
Des courriers à l'administration et aux élus.
Des rencontres citoyennes de partage d'information.
Des manifestations (A Lantenay, Saint Julien en Genevoix, Bourg en Bresse, Nantua, Aix les Bains, Nantua, Saint-Claude, Bellegarde) qui ont à chaque fois mobilisé la population du plateau et de la plaine du Bugey, du Haut Jura et des départements voisins en Région Rhône-Alpes.
Des soirées, des nuits, des week-ends passés pour la protection de notre environnement, de la santé, de l'eau.

Et voilà enfin le verdict de l'administration qui est rendu suite à la demande de renouvellement du permis exclusif de recherche d'hydrocarbures (PERH) des Moussières par la société Celtique :
Les ministres de l'Écologie et de l'Économie ont signé le rejet de la demande suivant en cela l'avis du Préfet de l'Ain instructeur du dossier.

Est-ce la fin d'un combat ?
Certainement pas. Le combat n'est pas terminé.
Tout d'abord, la vigilance est de mise car il n'est pas exclu que l'ex-titulaire du PERH fasse un recours.
Ensuite, il existe toujours des demandes de permis notamment la demande du Permis de Blyes (qui touche l'Ain, l'Isère, le Rhône et les pays de Savoie) dont on se demande pourquoi elle n'a toujours pas été balayée par l'administration qui connait parfaitement la cible visée par le pétitionnaire : LE GAZ DE SCHISTE.
En 2011, cette demande était clairement identifiée par le Ministère en charge de l'écologie comme une « demande ciblant le gaz de schiste » (voir ici l'information supprimée depuis). La lettre de la société pétitionnaire REALM Energy ne pouvait être plus claire qui stipulait que « les substances faisant partie de la demande sont tous les hydrocarbures liquides et/ou gazeux et toutes substances connexes s'y rapportant dont le gaz et l'huile de schiste » (voir ici).
La demande de Permis de Gex Sud, le Permis de Gex et bien d'autres (voir ici pour Rhône-Alpes et Franche-Comté) continuent à poser problème et font l'objet d'un large rejet de la part de la population.

Pas dans notre jardin ... ni celui du voisin
Et puis ce combat n'est pas uniquement celui de la protection de notre jardin, de notre territoire de proximité.
Il nous mobilise collectivement pour la sauvegarde des ressources hydriques, que ça soit dans les montagnes des Alpes, sur les plateaux de l'Ain et du Jura, dans les montagnes et vallées de l'Ardèche et du Gard, de la Lozère et d'ailleurs mais aussi dans les plaines du bassin parisien, dans le Pas de Calais et en Lorraine.
Pour la qualité de l'air, pour la préservation de ce qui peut encore l'être face au changement climatique. La lutte contre l'exploitation à outrance des ressources fossiles au profit du développement d'énergie plus propres et renouvelables nous concerne : Ici et ailleurs, en Europe, en Afrique du Nord en Amérique latine.

Lire l'article dans sa totalité sur le site des collectifs de Rhône-Alpes nord

Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain !

Un Algérien va marcher 1350 Kms dans le désert algérien contre TOTAL et le Gaz de schiste

mar, 03/03/2015 - 21:12
UN ALGÉRIEN VA MARCHER 1350 KMS DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN CONTRE TOTAL ET LE GAZ DE SCHISTE

Conférence de presse ce vendredi 13 mars à 12h devant le Siège de Total à Paris-La Défense

Présentation de la Marche de 1350 Kms dans le désert contre TOTAL et l'exploitation du gaz de schiste dans le Sahara algérien.

Rachid Nekkaz débutera le 21 mars prochain une longue marche pacifique de 1350 Kms à pied depuis le foyer de la contestation sociale contre TOTAL qui exploite le gaz de schiste à In Salah, en plein coeur du désert algérien.

Dans cette localité de 50 000 âmes, se tiennent des sit-in quotidiens avec des milliers de personnes depuis 2 mois. 25 000 manifestants ont défilé le 24 février dernier.

Un moratoire de 7 ans
L'entreprise TOTAL qui exploite ce site algerien n'entend pas adopter un moratoire de 7 ans nécessaire car les risques de pollution de la nappe phréatique, seule source en eau dans la région, sont importants.

Un enjeu financier énorme
70 mds $ d'investissements sont prévus sur 20 ans dans ce secteur car l'Algérie représente la 3ème réserve mondiale de gaz de schiste.

Par cette marche de 1350 Kms sur 50 jours, Rachid Nekkaz entend faire entendre raison au gouvernement algerien et à TOTAL pour qu'ils s'engagent à respecter un moratoire de 7 ans sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste en Algérie, le temps de développer des techniques d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste plus efficaces et plus sûres.

Gaz de schiste interdit en France
Pour rappel, en France l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste à partir de la fracturation hydraulique sont interdites depuis la Loi du 13 juillet 2011.

Rachid Nekkaz
* En novembre 2014, Rachid Nekkaz avait déjà fait une marche de 675 Kms sur 30 jours à l'Est du pays pour " un changement pacifique en Algerie ".
* En janvier dernier, Rachid Nekkaz a été élu par les médias algériens " l'Homme Politique de l'année 2014" : http://nekkaz-mjc.com/?p=212102
* Il détient par ailleurs la Première page politique Facebook en Algérie avec 459 000 fans : https://m.facebook.com/pages/Rachid-Nekkaz/101539433680

Contact :
Rachid Nekkaz
Président du Parti " Mouvement pour la Jeunesse et le Changement "
Tel : (33) 6 60 41 90 59
www.nekkaz-mjc.com

Urgent : Rachid Nekkaz arrêté et expulsé d'In-Salah

Algérie Focus le 05/03/15

Rachid Nekkaz, a été arrêté et expulsé d'In-Salah vers Alger, ce matin, par les forces de police. C'est ce que nous apprenons sur sa page Facebook.

Rachid Nekkaz s'est rendu hier soir à In-Salah pour soutenir la population locale dans son combat contre l'exploitation du gaz de schiste. Un accueil triomphal lui a été réservé par la population locale.

“Certains à Alger n'ont pas apprécié l'accueil triomphal que le peuple d'In Salah a réservé à Rachid Nekkaz hier soir” peut-on lire sur sa page Facebook. “Rachid Nekkaz soutient et soutiendra à 100% le refus du peuple d'In Salah du gaz de schiste pendant sept ans en Algérie et dans le monde entier”, ajoute-ils encore.

Rappelons que la population de In-Salah a connue une répression terrible ces derniers jours de la part des services de sécurité.

Lire l'article de Arezki Ibersiene sur Algérie Focus

Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d'In Salah

dim, 01/03/2015 - 20:33

Communique de presse des Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille
1er mars 2015, les collectifs locaux communiquent :

Soutien des collectifs français anti-schiste aux citoyens d'In Salah

Dans le sud algérien la population d'In Salah s'oppose depuis deux mois à la fracturation hydraulique.

Samedi 28 février 2015, craignant que la compagnie Halliburton ne procède à une fracturation hydraulique à la suite du forage effectué pour le compte de Sonatrach ces dernières semaines sur le deuxième puits d'exploration d'Ahnet (AHT-2), le mouvement citoyen d'In Salah a poursuivi sa mobilisation en se rendant à la base de vie de la compagnie américaine pour manifester son opposition.

En réaction à ce mouvement de protestation, les unités anti-émeutes de la gendarmerie ont réprimé violemment, faisant des blessés tout en procédant à plusieurs arrestations. Cette répression s'est poursuivie jusqu'au centre ville d'In Salah par le saccage de la Place de la Résistance, lieu symbolique du mouvement citoyen qui a démarré le 31 décembre 2014. Dimanche, dès les premières heures, des participants à cette manifestation citoyenne ont été blessés au cours d'affrontements violents.

Les collectifs français opposés aux gaz et pétrole de schiste et au gaz de houille condamnent vivement ces violences exercées à l'encontre de la population d'In Salah qui a cherché légitimement et pacifiquement à se préserver des conséquences sanitaires et environnementales de telles expérimentations.

Nous dénonçons ce passage en force au moment même où la société civile d'In Salah a tenté de renouer le dialogue avec les autorités en adressant la semaine dernière, au chef de l'Etat, une demande de moratoire sur le gaz de schiste cosignée par des experts algériens en énergie, démarche qui est restée sans réponse. Le mutisme des autorités algériennes s'est transformé en répression cherchant à discréditer les actions légitimes de protestation.

Nous refusons qu'en Algérie et ailleurs, les gouvernements soutiennent les compagnies pétrolières et gazières nationales ou internationales, publiques ou privées, pour imposer leurs choix au détriment de l'intérêt des populations et détruire leurs territoires.

Les collectifs français expriment toute leur solidarité avec les citoyens d'In-Salah et leur détermination sans faille à mettre un terme définitif à ces expérimentations.

Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain !

Les Collectifs français “NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille”

Contact presse :
Christine Poilly 06.21.68.30.87.
Isabelle Levy 06.63.04.05.19.

Télécharger le communiqué de presse (pdf 225 ko)

Signataires :
Collectif viganais contre les gaz et huile de schiste (30)
Collectif Carmen (02 - Sud de l'Aisne)
Collectif Orb-Jaur non au gaz de schiste (34)
Collectif Stop gaz de schiste 69 (69)
Collectif du Haut-Bugey non aux forages pétroliers (01)
Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain (01, 73, 74)
Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30)
Collectif Valgorge (07)
Collectif du Pays-Fertois (77)
Collectifs Isérois Stop GHRM (38)
Collectif IdF Non au gaz et pétrole de schiste (75, 93)
Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste (07)
Collectif Houille ouille ouille (59, 62)
Collectif Garrigue-Vaunage (30)
Collectif Stop Gaz de Schiste 39 (39)
Collectif Bastagaz !Ales (30)
Collectif de vigilance Plaine d'Ales, Camis'Gaz (30)
NOGANINA 07
Collectif de Barjac (30)
Collectif de campagnan (34)
Collectif "non gaz de schiste" Florac (48)
Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34)
Collectif du Céressou (34)
Collectifs Montpeyroux, Arboras, Aniane (34)
Collectif Gignac et Environs (34)
Collectif Local de St Maurice d'Ibie (07)
Collectif Stop GdS de St Paul le jeune (07)
Collectif Touche pas à mon schiste (07)
Intercollectif Gardéchois (07, 30)
Collectif Béziers non au gaz de schiste (34)
Colectif du Grand Valentinois (26)
Collectif du Pays de Coulommiers (77)
Convergence citoyenne pour la transition énergétique

PERH du bassin d'Alès : Communiqué commun de l'inter-collectif Gardéchois et du Collectif 07 SGHDS

mer, 25/02/2015 - 14:36
NON AU RENOUVELLEMENT DU PERMIS DU BASSIN D'ALÈS

Communiqué de presse commun de l'inter-collectif Gardéchois et du Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste

En 2010, la société Mouvoil a obtenu un permis exclusif de recherche d'hydrocarbures, dit du bassin d'Alès, sur un territoire qui concerne 9 communes du Gard et 4 de l'Ardèche. Ce permis arrive à échéance le 1er mars 2015.

Depuis le 13 janvier, l'inter-collectif Gardéchois a lancé une campagne de signature de pétitions pour demander à Mme Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, de ne pas proroger ce permis.

Réunis en assemblée, ce mardi 24 février 2015, l'inter-collectif Gardéchois et le collectif 07 Stop au Gaz de Schiste ont comptabilisé 4534 signatures pour la pétition papier et 4500 signatures sur la pétition en ligne pour une population concernée par le permis de 6500 habitants.

Les deux collectifs ont décidé de remettre, en mains propres, ces pétitions à Madame la Ministre de l'Ecologie et de transmettre les résultats de cette pétition aux députés, sénateurs, de l'Ardèche et du Gard ainsi qu'à Messieurs les préfets et sous-préfets de ces départements.

Après 5 ans de mobilisation, notre détermination, renforcée par les résultats de cette pétition, reste intacte pour refuser toute exploration ou exploitation d'huile ou de gaz de schiste.

Contact Presse :
Ardèche : tel. 04 75 36 72 83 - tel. 06 23 66 15 51
Gard : 06 33 56 02 40 ou 06 11 09 79 19

* La pétition en ligne : http://petition.bassindales.fr/
* Infos sur le PERH du bassin d'Alès : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article274

Télécharger le communiqué de presse (pdf 105 ko)

Climat : « Notre pouvoir d'agir est plus important qu'on ne l'imagine »

mar, 24/02/2015 - 14:50
CLIMAT : « NOTRE POUVOIR D'AGIR EST PLUS IMPORTANT QU'ON NE L'IMAGINE »

Alors que le monde file vers une augmentation de la température de 4 à 5°C d'ici la fin du siècle, des négociations sur le changement climatique ont repris depuis le 8 février à Genève. Ces discussions, sous l'égide de l'Onu, sont destinées à préparer la conférence internationale de Paris fin 2015. Mais les blocages diplomatiques persistent. De nombreuses multinationales s'opposent, au nom de leurs chiffres d'affaires, à toute mesure contraignante. Alors que faire ? « C'est par l'intermédiaire des milliers d'innovations sociales et écologiques mises en œuvre dans nos quartiers et nos territoires, pour vivre mieux, que nous construisons le monde demain », réagit Maxime Combes de l'association Attac France.

Les négociations de l'Onu sur le changement climatique ont repris cette semaine à Genève. Objectif : nettoyer le texte de 38 pages élaboré en décembre dernier à Lima qui regroupe les différentes options soumises par les États dans la perspective d'un accord à Paris en décembre 2015 (lire l'analyse du texte de Lima). Au milieu de la semaine, le texte avait déjà doublé de volume. Sans grand espoir que les points durs qui n'ont pas été levés ces dernières années ne le soient, comme par miracle, en Suisse. En parallèle, collectivités publiques, médias de communication, multinationales, scientifiques, artistes et show-biz, ONG et militants, chacun à leur manière, se préparent pour ce qui est annoncé par François Hollande comme une conférence « historique ».

En 2009 déjà, Copenhague devait être « historique ». Intervenant juste après l'élection d'Obama et les engagements du G8 de l'Aquila, Copenhague est alors présenté comme « le sommet de la dernière chance », celui qui devait « sauver le climat ». Le retour de bâton a été terrible : Copenhague a substitué la sidération à l'espérance et la résignation à la mobilisation (nos articles). S'en souvenir devrait conduire à plus de modestie et de lucidité quant à la préparation de la conférence de Paris.

Pas d'accord contraignant en perspective
Faire preuve de lucidité nécessite de dire qu'il n'y aura pas d'accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux – rester en deçà des 2°C – à Paris. Si accord il y a, il ne sera pas contraignant.

« L'avenir du climat ne dépend pas des seules négociations de l'Onu »
Être lucide, c'est aussi convenir de la faible influence des scientifiques, ONG, mouvements sociaux et écologistes, syndicats, collectivités locales ou journalistes sur le cours des négociations.

Miser sur les innovations locales, sociales et écologiques
Être lucide sur les négociations n'implique pas pour autant de se résigner.
De plus, notre pouvoir d'agir ne se réduit pas à bloquer les projets climaticides. Il est plus important qu'on ne l'imagine.

Enfin, être lucide impose d'être radical. Aller à la racine des choses et ne pas rester à la surface du clapotis médiatique ... Le changement climatique s'inscrit dans une histoire. L'histoire d'un capitalisme prédateur, dominé par les populations riches des pays occidentaux – et désormais des pays émergents – qui soumet notre avenir à la poursuite indéfinie d'un business as usual insoutenable. Il n'y aura pas de grand soir ou de petit matin pour le climat. Pas plus à Paris qu'à Copenhague. Mais ce n'est pas pour autant la fin de l'Histoire. Détachons-nous de la technicité des négociations et servons-nous de Paris2015 comme d'une caisse de résonance pour écrire une nouvelle page, celle « de sociétés plus agréables à vivre, plus conviviales, plus solidaires, plus justes et plus humaines » comme nous y invite le processus Alternatiba.

Lire le suite de l'article de Maxime Combes sur Bastamag.net
Maxime Combes, économiste membre d'Attac France