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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 1 heure 9 minutes

USA - fracking : des plaintes de citoyens révèlent des données supprimées durant 12 ans

lun, 13/02/2017 - 15:03
9442 PLAINTES DÉPOSÉES PAR DES CITOYENS À PROPOS DU FRACKING RÉVÈLENT QUE DES DONNÉES ONT ÉTÉ SUPPRIMÉES PENDANT 12 ANS

Devinez ce qui a été trouvé dans les classeurs du département de protection de l'environnement ( DEP) de la Pennsylvanie après que des opérateurs avaient foré 10 027 puits fracturés au cours des 12 dernières années ?

Pas moins de 9 442 plaintes de citoyens concernant le fracking. Et 44% de ces plaintes concernent l'eau.

Le DEP de la Pennsylvanie a enfin divulgué ces plaintes à PUBLIC HERALD, organisation à but non lucratif de journalisme d'investigation.

Il y a beaucoup de choses à apprendre des 9442 plaintes concernant le fracking, désormais rendues publiques dans la Pennsylvanie, au moment où les législateurs décident si, oui ou non, il faut faire de la fracturation hydraulique dans le Maryland occidental.


Les plaintes de citoyens par rapport aux puits fracturés

* Trait vert : puits forés avec FH
* Trait rouge : nombre total de plaintes
* Trait bleu : plaintes concernant l'eau
* Commentaire : Au moment où le fracking a pris son essor en 2008, le nombre de citoyens déposant des plaintes concernant l'eau, l'air et la terre auprès du DEP a fait de même.)

Il y a un an, nous avons signalé que la contamination de l'eau potable due au fracking dans la Pennsylvanie semblait être beaucoup plus importante que l'on ne l'avait dit précédemment. A ce jour, le DEP de la Pennsylvanie ne rapporte que 284 cas avérés de contamination de l'eau par rapport aux 10 027 puits fracturés. Ce pourcentage de 3% semble plutôt bas.

Ce qui a semblé louche à beaucoup de personnes, c'est que le taux officiel de contamination de l'eau dans l'état est très différent de ce que signalent les citoyens sur le terrain. Des milliers de reportages, des vidéos sur You Tube et de posts sur les réseaux sociaux rapportent une histoire complètement différente de problèmes sérieux avec l'eau dus au fracking, une pollution atmosphérique en forte hausse, la destruction des terres et des impacts négatifs sur la santé.

Dans les communautés rurales, beaucoup de particuliers sont dépendants de puits domestiques d'eau potable, non de l'eau fournie par la municipalité. Le nouveau processus pour le forage des puits de gaz naturel appelé fracking fore à travers les aquifères de surface pour atteindre le gaz naturel à des kilomètres sous la terre dans des bassins de roches schisteuses. Les 9 442 plaintes concernant le fracking dans la Pennsylvanie désormais rendues publiques révèlent que :


1 Le nombre de plaintes déposées par des citoyens est alarmant, choquant même. Pour chaque puits foré avec FH, un particulier ou un commerçant ou un opérateur de gaz a signalé un problème.


2 Des plaintes concernant des puits d'eau potable constituent 44% des plaintes déposées au DEP. Le DEP est le numéro d'urgence 911 pour les problèmes des citoyens avec le pétrole et le gaz. 96% de ces plaintes concernant l'eau ont été rejetées. Le nombre actuel des plaintes concernant l'eau est plus élevé parce que le DEP classe la migration du méthane et d'autres problèmes d'eau dans des catégories différentes ; ces cas-là viennent s'ajouter aux 4 108 cas rapportés jusqu'à maintenant.


3 La contamination de l'eau est effectivement répandue et systémique : Le nombre total des plaintes et les plaintes concernant l'eau viennent de tous les sites du fracking et ne sont pas concentrées dans une seule région.

Plaintes concernant le fracking par bureau régional

Colonnes : Bureau régional de l'Agence de protection de l'environnement américaine/ puits fracturés/plaintes concernant l'eau/%eau -puits/total plaintes/total puits
Commentaire : Le compte des puits forés et fracturés, le total des plaintes et des plaintes liées à l'eau classées par région APE dans la Pennsylvanie.


4 Le taux de plaintes augmente avec le temps : Au fur et à mesure que le fracking s'étendait dans la Pennsylvanie, les opérateurs de gaz auraient dû réduire les impacts négatifs sur la terre, l'air et l'eau avec le temps. Ces données laissent penser qu'au fur et à mesure que le fracking se poursuit, le pourcentage de plaintes s'accroît.

Parce que les données que constituent les plaintes de citoyens n'ont jamais été étudiées année après année, on a raté des occasions de développer les meilleures pratiques, de partager des savoirs, d'effectuer des études scientifiques et peut-être réduire des impacts futurs. Malheureusement, le DEP de la Pennsylvanie et le Gouverneur Wolf vendaient l'idée que le fracking n'est pas dangereux en signalant un nombre inférieur de violations. Le DEP n'a jamais signalé le vrai volume des plaintes des citoyens.

Le fracking fait grimper les plaintes concernant l'eau de 4 à 40% des puits forés.

* Trait marron : puits conventionnels dans la Pennsylvanie
* Trait rouge : puits fracturés
* Rectangles bleus : Les plaintes concernant l'eau
* Commentaire : Au fur et à mesure que les forages conventionnels ont été remplacés par le fracking en 2010, ( le taux de ) plaintes par rapport aux puits a augmenté de plus en plus vite. Le fracking est différent et plus mauvais que les forages conventionnels.

Pourquoi ces données concernant les plaintes n'ont-elles jamais été rendues publiques ?

Public Herald signale une série d'articles qui analysent la suppression, par le DEP, des données des plaintes citoyennes pendant 12 ans.

Ces données constituées par les plaintes récemment découvertes remettent en question l'étude sur l'eau et le fracking effectuée par l'EPA. Après la conclusion préliminaire de la première étude de l'EPA que « Le fracking n'est pas dangereux. », (les auteurs) du rapport final ont déclaré qu'il pouvait y avoir des problèmes avec l'eau dans certaines situations.

L'APE a-t-elle seulement vu ces 9 442 plaintes de citoyens ? Ce qui augmente cette pagaïe, c'est le fait qu'il manque plusieurs milliers de plaintes enregistrées. Sur trois ans, Public Herald a scanné 6 981 plaintes avant que le DEP ne leur a envoyé par mail 9442 plaintes. Qu'est-il advenu des presque 3000 plaintes enregistrées ?

Ces données auraient eu une valeur inestimable pour les scientifiques, les professionnels de la santé, les citoyens et les communautés pour apprendre, étudier, faire des projets et s'adapter. Combien de personnes sont-elles tombées malades malgré le fait que les pouvoirs publics savaient que l'on contaminait des puits d'eau potable ? Le Dr Stolz a expliqué : » La suppression d'informations par les régulateurs fait qu'il est très difficile de connaître la vérité sur ces incidents.. »

Qu'est-il arrivé aux 3 824 citoyens qui ont signalé (un problème) par téléphone et ont vu leur plainte rejetée ?

Le DEP a jugé que, dans 96% des plaintes concernant l'eau et le fracking, les problèmes n'étaient pas dus aux opérations de forage pour le gaz à proximité. Ces appels, était-ce une farce ?

Le Dr John F. Stolz a déclaré à Public Herald : » Vous me dites qu'il y a des milliers de personnes dans la Pennsylvanie qui veulent rouler le DEP ? Je n'accepte pas cette idée. » Le Dr Stolz est Professeur de Biologie à l'Université Duquesne et, par le biais de son Center for Environmental Research and Education, effectue des analyses d'eau gratuites pour des citoyens qui signalent des impacts sur leur eau.

A Quoi ressemblera l'avenir ?

S'il existe un niveau minimum de dommages inhérents au fracking , ainsi que les données le laissent penser, à quoi ressemblera le fracking avec 20 000 puits fracturés dans une région ? Qu‘adviendra-t-il du tourisme et des paysages ruraux du Maryland occidental ?

Source de l'article
Article de Laurel Peltier : Ecowatch le 31 janvier 2017
Titre : 9,442 Citizen-Reported Fracking Complaints Reveal 12 Years of Suppressed Data.
Traduction : Maureen Johnson

Réforme du code minier adopté à l'Assemblée Nationale ... et maintenant ?

jeu, 26/01/2017 - 11:49
PROPOSITION DE LOI PORTANT ADAPTATION
DU CODE MINIER À L'ENVIRONNEMENT

Après de longs de débat, la proposition de loi portant adaptation du code minier à l'environnement a été adopté ce 25 janvier 2017, en première lecture en séance plénière à l'Assemblée Nationale.

Après de longues discussions, l'article 7 H sur l'interdiction des hydrocarbures non-conventionnels qui exclut les gaz de couche a été adopté en séance plénière à l'Assemblée Nationale.

Article 7 H
(1) Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code minier est complété par une section 3 ainsi rédigée :

(2) « Section 3
Dispositions relatives aux hydrocarbures non conventionnels

(4) « Art. L. 111‑4. – Sont considérés comme hydrocarbures non conventionnels :

(5) « – les hydrocarbures liquides ou gazeux, qui sont piégés dans la roche-mère, à l'exception des hydrocarbures gazeux contenus dans les couches de charbon ;

(6) « – les hydrates de méthane enfouis dans les mers ou sous le pergélisol.

(7) « Art. L. 111‑5. – I. – L'exploration et l'exploitation, par quelque technique que ce soit, des hydrocarbures non conventionnels, sont interdites sur le territoire national, dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental.

(8) « II. – L'autorité administrative compétente ne peut accorder aucun titre d'exploration ou d'exploitation ni aucune autorisation de travaux lorsque le titre ou l'autorisation concerne des hydrocarbures non conventionnels.

(9) « Art. L. 111‑6. – Le rapport prévu à l'article L. 115‑3 comporte une évaluation de l'application des articles L. 111‑3 et L. 111‑4. »

Les collectifs SGHDS considèrent

que par bien des points cette réforme n'est pas à la hauteur d'une vision en accord avec la loi sur la transition énergétique et le code de l'environnement.

que la définition des hydrocarbures non-conventionnels, fruit des pressions des industriels, ne repose sur aucun argument scientifique et laisse la porte ouverte à de nombreux PERH d'hydrocarbures non-conventionnels.
La définition proposée par Sabine Buis et Fabrice Verdier ainsi que celle proposée par l'Institut Français de Pétroles et des Energies Nouvelles sont des définitions qui fermeraient définitivement la porte aux PERH d'hydrocarbures non-conventionnels .

* Télécharger un document de présentation de ces deux définitions (pdf 275 ko)
* L'Institut Français des Pétroles et des Énergies Nouvelles

ET MAINTENANT

Pour aller à son terme cette réforme doit être votée à l'identique au Sénat.

Le gouvernement a engagé une procédure accélérée, une commission paritaire mixte est chargée de trouver un compromis sur le texte qui est ensuite soumis par le gouvernement pour approbation aux deux assemblées.

Le texte, faute de temps, peut resté bloqué au sénat et son examen peut être repris (ou pas) après les élections.

Le texte peut rester ainsi indéfiniment en attente d'inscription à l'ordre du jour avant de devenir caduque et de "disparaître".

Les député(e)s élu(e)s aux légistatives 2017 pourront aussi déposer une proposition de loi identique ou déposer une nouvelle proposition de loi plus conformes à leurs aspirations extractiistes.

À la question, restera t il assez de temps pour tout ce processus de navette parlementaire ?,
on peut répondre sans trop s'avancer que l'espoir est infime car la session parlementaire se termine fin février. De plus l'opposition est majoritaire au Sénat et a d'ors et déjà prévenu que le texte serait bloqué.

Malgré les efforts de quelques député(e)s, cette réforme engagée aussi tardivement n'a par conséquent que peu de chances d'aboutir, à tel point qu'il est légitime de se demander si la majorité actuelle n'a pas usé de gesticulations et de postures électoralistes alors que cette réforme aurait pu être menée à bien dès 2012 alors qu'elle tenait le Sénat et l'Assemblée Nationale.

Le scénario négaWatt 2017 - 2050

mer, 25/01/2017 - 18:30
NÉGAWATT 2017-2050

Le scénario négaWatt 2017-2050 a été rendu public mercredi 25 janvier 2017.

Après l'adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015 puis l'Accord de Paris sur le climat signé en 2016, la France est désormais engagée dans la transition énergétique et dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Si l'action reste largement insuffisante et rencontre encore de nombreuses résistances, elle peut en revanche s'appuyer sur la mobilisation croissante d'acteurs de plus en plus nombreux de la société.

C'est dans ce contexte que s'inscrit, cinq ans après le précédent, le nouveau scénario de l'Association négaWatt, qui confirme que le « 100 % renouvelables » est possible dès 2050. Dans la droite ligne de ses prédécesseurs, le scénario négaWatt 2017-2050 est un exercice riche et complexe.

Les effets positifs d'une transition ambitieuse sur l'emploi, l'économie, la sécurité énergétique, la pollution de l'air ou encore la précarité énergétique seront par exemple présentés.

Ainsi, le scénario négaWatt 2017-2050 éclaire les choix qui feront d'une transition indispensable et possible une transformation réussie, bénéfique pour l'ensemble de la société.

La synthèse ne saurait faire le tour des questions qui se posent déjà et ne manqueront pas se poser à l'avenir. Elle en présente toutefois l'essentiel, depuis les points forts de ce nouveau scénario jusqu'à ses impacts environnementaux et socio-économiques, en passant par sa méthodologie et l'explication de son contenu sur la demande et l'offre d'énergie.

Sobriété, efficacité, énergies renouvelables, c'est le fondement de la démarche négaWatt !

Sur le site internet de négaWatt
* La synthèse du scénario négaWatt 2017-2050
* les 12 points clés du scénario négaWatt 2017-2050
* l'agenda des conférence de présentation du scénario négaWatt 2017-2050

La démarche négaWatt sur le site de l'association négaWatt

LES 12 POINTS-CLÉS DU SCÉNARIO 2017-2050

Un constat majeur : la courbe de la consommation s'est inversée

La consommation d'énergie est orientée à la baisse depuis quelques années dans l'ensemble des pays de l'OCDE. Pour la France la courbe de consommation rejoint de fait celle tracée par le scénario négaWatt dès 2003.

Cette baisse affecte également les émissions de gaz à effet de serre, non seulement celles mesurées sur le territoire national mais aussi celles contenues dans nos importations : le phénomène n'est pas lié à la crise de 2008-2009 ni à un mouvement de délocalisation, il est bien structurel et non conjoncturel.

La sobriété et l'efficacité sont les clés de l'inflexion de la demande

Grâce aux actions de sobriété et d'efficacité qui se traduisent par la suppression des gaspillages, la consommation d'énergie finale en 2050, au terme du scénario négaWatt 2017, est réduite de moitié et l'énergie primaire de 63 %, tout en maintenant un haut niveau de services.

Ce résultat est obtenu grâce à la maîtrise du dimensionnement, du nombre et de l'usage de nos appareils et équipements, au développement d'une mobilité “servicielle”, à un programme ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments et à une occupation plus raisonnée de l'espace.

Une confirmation : le “100 % renouvelables” est possible dès 2050
Il est possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l'horizon 2050. La biomasse solide reste la première source de production d'énergie renouvelable, suivie de très près par l'éolien puis le photovoltaïque, lui-même suivi de très près par le biogaz.

Les énergies fossiles importées ne servent plus qu'à des usages non énergétiques. Le fonctionnement des 58 réacteurs nucléaires actuels n'étant pas prolongé au-delà de la quatrième visite décennale (environ 40 ans), le dernier d'entre eux est arrêté en 2035. Basée sur l'exploitation partout sur son territoire de ses ressources diversifiées, la France assure pleinement sa sécurité énergétique.

Zéro émissions nettes en 2050 : la France devient neutre en carbone

Le couplage des scénarios négaWatt et Afterres2050 montre que les émissions nettes de gaz à effet de serre, toutes sources confondues, deviennent nulles en 2050 : les "puits de carbone" agricoles et forestiers compensent alors les émissions résiduelles, principalement dues à l'agriculture.

Par la suite, la quantité de carbone stockée finit par plafonner, et la fonction puits de carbone se réduit progressivement sur la période 2050-2100.

Gaz et électricité, une complémentarité incontournable

Les vecteurs gaz et électricité voient leur part augmenter de manière concomitante, au détriment notamment des carburants liquides, pour représenter en 2050 plus de 70 % de la consommation d'énergie finale. Capables de couvrir une très grande part de nos usages, ces deux vecteurs sont d'évidence complémentaires et non concurrents.

La valorisation et le stockage possible des excédents d'électricité renouvelable sous forme de méthane de synthèse (power-to-gas) est l'une des clés de voûte du système énergétique de 2050.

L'agriculture et la forêt jouent un rôle majeur

Couplé au scénario négaWatt, le scénario Afterres2050 montre également que l'agriculture et la forêt jouent un rôle majeur sur le climat, à la croisée des enjeux climatiques et énergétiques, par la fourniture de ressources renouvelables, le stockage de carbone et la réduction des gaz à effet de serre

Le triptyque négaWatt appliqué au système alimentaire démontre ici aussi toute sa pertinence : sobriété dans la consommation, efficacité des modes de production, utilisation et production de ressources renouvelables.

L'économie circulaire, moteur du renouveau industriel

Pour répondre à l'évolution des besoins, l'industrie doit réorienter ses productions vers des biens et équipements plus durables, loin de la surconsommation actuelle, et veiller au contenu de ses produits en énergie grise et en matériaux.

En développant les filières de réparation, de recyclage et de récupération, il est possible de diviser par deux les quantités de matières minières consommées, y compris en prenant en compte le développement des énergies renouvelables qui offrent par ailleurs de nouvelles opportunités pour l'industrie.

Des bénéfices multiples pour la santé et l'environnement

Le scénario négaWatt améliore très significativement la qualité de l'air, de l'eau et des sols ainsi que la biodiversité avec des conséquences positives majeures sur la santé publique.

Il rend notre air bien plus sain par la quasi-suppression des particules émises par les combustibles et carburants (remplacés par du méthane), par l'utilisation d'équipements de combustion performants pour la biomasse et par une forte diminution des émissions d'ammoniac agricole.

La transition énergétique, un bienfait pour l'économie et l'emploi

Le scénario négaWatt s'avère globalement moins coûteux que le scénario tendanciel, même en considérant un prix des énergies importées stable. Il est aussi nettement plus riche en emplois : la transition énergétique crée pas moins de 400 000 emplois nets d'ici 2030, confirmant les analyses antérieures.

La société française devient ainsi plus résiliente face à d'éventuels chocs extérieurs tels que, par exemple, une crise géopolitique entraînant une rupture d'approvisionnement ou une hausse soudaine du prix du baril.

Une France plus solidaire et plus responsable

La mise en œuvre de la sobriété, de l'efficacité et du développement des énergies renouvelables apporte à tous les territoires, ruraux comme urbains, de l'activité et des richesses qui permettent de construire à terme un paysage énergétique réparti plus équitablement : elle permet notamment de réduire très fortement le nombre de personnes en situation de précarité énergétique.

À l'international, la France envoie un triple message : de responsabilité en prenant toute sa part de l'effort climatique, d'exemplarité en contribuant à l'émergence d'un nouveau modèle de développement et enfin de solidarité vis-à-vis des pays où la croissance de la consommation d'énergie reste une nécessité.

Il n'y a plus de temps à perdre

Il ne faut ni attendre de grand soir énergétique, ni se contenter de gadgets : la priorité pour les 5 ans à venir est à la mise en œuvre des lois et mesures décidées durant les deux quinquennats précédents, mais dont le rythme d'application est très insuffisant. Une réelle volonté d'agir doit se manifester clairement et à toutes les échelles, entre continuité des engagements et nouveaux trains de mesures.

Le combat pour le climat n'est pas perdu, mais chaque année d'atermoiements obère notre avenir énergétique et climatique.

Le scénario négaWatt, une boussole et un tempo pour agir

Partout dans les territoires, des acteurs de toutes natures, citoyens, entrepreneurs, élus se sont déjà engagés concrètement pour construire un nouveau paysage énergétique.

À ceux-là et à tous les autres qui, toujours plus nombreux, leur emboîtent le pas, le scénario négaWatt offre une trajectoire et un rythme pour guider l'action : à tous, nous disons de s'en saisir pour réussir la transition énergétique, notre immense et vital chantier pour la première moitié de ce siècle.

La transition écologique et sociale créatrice d'emplois

lun, 23/01/2017 - 22:16
"CRÉER 1 MILLIONS « D'EMPLOIS CLIMAT » D'ICI 2020,
C'EST POSSIBLE SI NOUS LE SOUHAITONS !"

La plateforme "Emplois-Climat" composée de syndicats, associations sociales et environnementale, lance une campagne et soumet au débat public un rapport qui permet de donner une réponse au chômage et d'entrer de plein pied dans la transition écologique nécessaire au vu de l'urgence climatique.

Lier la question du climat et celle de l'emploi est fondamental pour réussir une transition écologique juste socialement.
Ce rapport montre également que l'argent nécessaire ne manque pas.
La volonté politique fait, par contre, cruellement défaut. Créer 1 millions « d'emplois climat » d'ici 2020, c'est possible si nous le souhaitons !

Un rapport qui appelle à l'action
Combattre la crise et accélérer la transition écologique !

Ce rapport montre qu'il est possible de créer d'ici 2020 un million d'emplois nets dans les secteurs liés à la transition écologique pour un coût total de 105 Md € en rythme de croisière.

Le succès de la transition écologique juste socialement dépend en grande partie de la capacité collective à résoudre l'équation entre emplois et créés et détruits (dans certains secteurs d'activités comme les centrales au charbon et le transport routier). Notre proposition est donc déclinée par secteurs d'activité.

La plateforme "Emplois-Climat" appelle donc dès maintenant à des investissements publics et des politiques orientant ceux des secteurs privés et la formation vers la création d'un million d'emplois additionnels dans des secteurs que considérés cruciaux.
De tels investissements, possibles et finançables, permettront d'accélérer la transition écologique, de l'inscrire dans les territoires, de développer des filières du futur et de créer des nouvelles activités.

Visitez le site internet de la plateforme "Emplois-Climat" et téléchargez le rapport

Ci-dessous quelques éléments extraits du rapport :

"CRÉER 1 MILLIONS « D'EMPLOIS CLIMAT » D'ICI 2020, C'EST POSSIBLE SI NOUS LE SOUHAITONS !"

La crise climatique et les injustices sociales nous imposent d'agir vite et d'une manière efficace.
Elle suppose un sursaut démocratique.
Elle demande des changements profonds de notre système de fiscalité, du système éducatif et de nos modes de consommation et de production.

Les actions en faveur de la lutte contre les changements climatiques ne sont pas contradictoires avec les objectifs de création d'emplois et de justice sociale.

Les deux transitions “sociale et écologique” doivent donc se construire ensemble et se renforcer mutuellement.

Comme la transition écologique peut apporter une partie des réponses pour diminuer le chômage, les politiques sociales rendent la société plus démocratique et plus juste et ainsi plus réceptive aux principes écologiques. C'est ce renforcement mutuel qu'il faut construire aujourd'hui !

La transition écologique est un véritable projet de société.

Les emplois climats représentent une des réponses à la crise sociale et économique mais seulement si les politiques de reconversion se placent au centre de l'action.
Un enjeu central d'une transition “sociale et écologique” juste est la reconvertion des emplois en perte de vitesse
permettre aux salarié.e.s de se former
orienter les efforts de formation initiale et continue vers les secteurs porteurs

Une transition écologique riche en emplois de bonne qualité est possible et finançable par des investissements publics et des politiques orientant les secteurs privés et la formation vers la création d'un million d'emplois additionnels dans des secteurs que nous considérons cruciaux :
énergies renouvelables,
rénovation des bâtiments,
auto-rénovation accompagnée,
identification et accompagnement des ménages en précarité énergétique,
agro-écologie,
infrastructures de transport durable,
recyclage,
réparation et réutilisation,
accompagnement des PME/TPE et des collectivités dans l'application des politiques de la transition écologique,
éducation aux enjeux de la transition écologique,
adaptation aux effets du réchauffement climatique,
etc...

De tels investissements, possibles et finançables, permettront d'accélérer la transition écologique, de l'inscrire dans les territoires, de développer des filières du futur et de créer des nouvelles activités.

La création d'un million d'emplois net (en prenant en compte le nombre d'emplois détruits dans les secteurs fragilisés par la transition écologique) est déclinée par secteurs d'activité et mise en relation avec des besoins financiers pour créer des emplois additionnels.

Elle est accompagnée de 7 mesures et orientations qui la rendent opérationnelle :
1. Créer 250 000 emplois aidés labellisés “transition écologique”
2. Créer 100 000 emplois “transition écologique” dans le service public
3. Investir dans les secteurs privés de la transition écologique pour créer 650 000 emplois
4. Résoudre l'opposition entre protection du climat et perte d'emplois dans les secteurs fragilisés par une reconversion qui doit être anticipée et territorialisée et une offre de formation adaptée
5. Assurer la qualité et la protection sociale des emplois de la transition écologique juste
6. Lancer des changements structurels pour adapter les emplois au cadre de la transition écologique
7. Conditionner les dispositifs de soutien au secteur privé à la création d'emplois de qualité en particulier dans des secteurs de la transition écologique

Les dépenses et investissements publics et privés nécessaires pour réussir ce pari se chiffrent à 105 Md€ par an en rythme de croisière.

Emplois créés et emplois détruits dans la transition écologique
De nombreuses études montrent que les mesures de la transition écologique sont à l'origine d'une création de nouvelles activités de travail et de nouvelles façons de produire donc de nouveaux emplois.
Dans un rapport publié en 2012, l'Organisation Internationale du Travail estimait que “la transition vers l'économie verte pourrait générer jusqu'à 60 millions d'emplois” dans le monde. En 2015, la campagne globale sur les emplois-climat les estime à 120 millions au niveau mondial au cours des vingt prochaines années.

En France, le nombre des emplois créés dans les secteurs de la transition écologique continue d'augmenter chaque année.

La loi sur la transition énergétique votée en 2015 a fixé certains objectifs et les étapes clés de la transition en France : une diminution par deux de la consommation d'énergie en 2050, la diminution
de la consommation d'énergies fossiles de 30% en 2030, une limitation de la production d'électricité nucléaire avec un objectif de 50% du mix électrique en 2025, etc.

Les mesures politiques et outils financiers nécessaires pour atteindre ces objectifs n'œuvrent ainsi pas seulement en faveur de la protection de notre planète mais doivent favoriser aussi la création “d'emplois climat”.

L'article 2 de la loi sur la transition énergétique fixe notamment comme objectif aux politiques de l'énergie de “garantir un haut niveau de protection sociale et de garanties collectives à l'ensemble
des personnels des secteurs concernés par la transition énergétique et accompagnent les besoins de formation et les transitions professionnelles”. Il est essentiel que cet objectif structure des politiques publiques adaptées afin que la transition énergétique concourt à l'amélioration de la situation des travailleurs concernés.

Une transition écologique, juste socialement, doit obligatoirement prendre en compte les contraintes de ces secteurs d'activité vulnérables aux politiques climatiques, en France comme ailleurs, afin d'accompagner les salarié.e.s vers d'autres emplois plus compatibles avec la transition écologique et les entreprises vers d'autres modèles économiques.

Ces transitions et reconversions doivent être anticipées, accompagnées et financées.
Le renforcement des formations initiales et continues des métiers de la transition écologique est un sujet clé pour réussir ce challenge.

A ce sujet l'article 182 de la loi transition énergétique prévoit que l'Etat élabore, en concertation avec les organisations syndicales de salarié.e.s, les organisations représentatives des employeurs
et les collectivités territoriales, un plan de programmation de l'emploi et des compétences tenant compte des orientations fixées par la programmation pluriannuelle de l'énergie.

Ce plan devra notamment servir à indiquer les besoins en termes de compétences et formations continues pour prendre en compte les évolutions en matière d'emplois liés à la transition écologique.
Cet accompagnement actif à la reconversion est prévu par l'article 180 de la loi transition énergétique qui stipule que les politiques d'emploi et le dialogue social, tant au niveau des branches
professionnelles que des entreprises, doivent consacrer une attention particulière à l'accompagnement des transitions professionnelles afférentes à la transition écologique et énergétique.

Ce même article insiste sur le lien entre les politiques de la transition écologique et les implications de ces politiques sur l'emploi.

Ainsi l'Etat, les régions et les partenaires sociaux sont en charge d'évaluer les besoins en matière d'emplois et de compétences sur les territoires et dans les secteurs professionnels au regard de
la transition écologique en lien avec la programmation pluriannuelle de l'énergie qui indique les orientations en termes de consommation et de production énergétique.

Il y a urgence, il est dès maintenant nécessaire de préparer et d'organiser les transformations et reconversions qui sont complexes pour éviter des gestions de crise.

L'enjeu des politiques publiques à mettre en œuvre est donc triple :
Soutenir le développement des activités nouvelles, nécessaires pour la transition écologique et socialement utiles, en particulier dans les territoires touchés par les transformations liées à la transition écologique ;
Proposer des offres de reconversion adaptées aux besoins des salarié.e.s des secteurs touchés par les suppressions d'emplois et des territoires concernés dès maintenant, pour éviter des reconversions en “situation de crise” ;
S'assurer de la pérennité et de la qualité des emplois créés.

La croyance dans la poursuite indéfinie des gains de productivité et de la croissance comme solution aux problèmes de chômage et de la transition écologique est de plus en plus contestée car elle empêche d'aborder la grande bifurcation écologique et sociale nécessaire aujourd'hui.

Pour qu'une telle transition soit un succès, il est également nécessaire de faire décroître, en valeur absolue, la quantité de matières premières et d'énergie consommées, par l'intermédiaire de politiques d'efficacité et de sobriété. Ceci en conservant ou en ayant pour objectif d'atteindre un niveau de confort acceptable, et par l'utilisation de technologies appropriées, notamment low-tech, moins consommatrices.

Pour avancer vers la sortie des énergies fossiles, réduire les consommations énergétiques est en effet la clef, afin de pouvoir fournir les besoins restants par l'utilisation des énergies renouvelables.
Plusieurs études montrent qu'il est possible de vivre dans un environnement énergétique 100% renouvelable à un prix abordable.

La réduction des consommations énergétiques passe par isoler les logements, utiliser de façon accrue les transports collectifs ou les modes actifs comme le vélo, et, plus largement, par la transformation des modes de consommation et du modèle industriel.

Environ un quart de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre provient de l'agriculture et de l'utilisation des terres agricoles.
Cependant il n'y a pas une seule forme d'agriculture :

une agriculture intensive qui est responsable d'une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, du fait de ses pratiques : élevages hors sol, usines plutôt que des fermes, grande consommation de foncier, d'eau, ... Elle est actuellement favorisée par les choix politiques et elle occupe pratiquement tout l'espace agricole en détruisant un maximum d'emplois.

une agriculture paysanne, durable, économe, autonome, résiliente, qui d'une part crée de la valeur ajoutée et de l'emploi et d'autre part respecte l'environnement (moins d'intrants, moins de changement d'affectation des sols, moins de gaz à effet de serre, moins d'utilisation d'énergie fossile...)

La réorientation des politiques agricoles vers ce deuxième modèle est une priorité qui permettra très rapidement d'opérer une transition pour réduire les intrants et les impacts de l'agriculture.
Ainsi les paysans participeront pleinement à l'atténuation des changements climatiques tout en nourrissant l'humanité.

Au-delà des critiques ou réserves qui peuvent et doivent être formulées pour avancer dans la prévision des destructions et créations d'emplois en lien avec la transition écologique, aucun modèle ne peut prendre complètement en compte l'effet multiplicateur des dynamiques de transition, dès lors qu'elles sont enclenchées.

Mais il apparaît évident que loin d'aller vers une “fin du travail” le passage à des sociétés durables, mobilisant moins “d'esclaves énergétiques”, engendrera un surcroît d'activité et une réappropriation du sens du travail.

Vers une interdiction définitive des gaz et huiles de schiste ?

dim, 22/01/2017 - 10:00
VERS UNE INTERDICTION DÉFINITIVE DES GAZ DE SCHISTE ?

Mardi 17 janvier 2017, la commission du développement durable à l'Assemblée Nationale a adopté un amendement qui prévoit l'interdiction des hydrocarbures non-conventionnels et par conséquent des gaz et huiles de de schiste.

Cet amendement, porté par Sabine Buis députée PS de l'Ardèche et soutenu par Fabrice Verdier député PS du Gard et de Delphine Batho députée PS des Deux-Sèvres, a été adopté après de vives discussions.

La proposition de loi portant adaptation du Code Minier au code de l'Environnement sera présentée les 24 et 25 janvier 2017 en séance plénière de l'Assemblée nationale et devra y être votée par les députés pour que ce texte puisse entrer en vigueur.

La session parlementaire s'achève fin février. Les délais pour une navette parlementaire sont donc très courts et le texte pourrait tout simplement tomber aux oubliettes avant les échéances électorales.

Notons toutefois que Sabine Buis a retiré son amendement à propos de la définition des hydrocarbures non-conventionnels, au profit de celui de Jean Paul Chanteguet qui exclut le gaz de couche de ces hydrocarbures non-conventionnels.

La volonté délibérée de ne pas interdire ces gaz de couche parait bien réelle.
Les collectifs ont comme l'impression que la Lorraine a été « sacrifiée.

Cette définition des hydrocarbures non-conventionnels proposé par JP Chanteguet ne convient pas aux collectifs qui demandent à l'Assemblée Nationale de réintégrer et de voter la définition proposée par Sabine Buis et Fabrice Verdier.
Une autre définition est proposée par l'Institut Français de Pétroles et des Energies Nouvelles.
Télécharger un document de présentation de ces deux définitions (pdf 275 ko)

Ecouter les interviews sur France Bleu.fr

Prendre connaissance de l'ensemble des amendements qui ont été adoptés ou rejetés
Pour simplifier la lecture, téléchargez en pdf
* les amendements adoptés (pdf 565 ko)
* les amendements retirés par Sabine Buis et Fabrice Verdier (pdf 125 ko)

DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR INTERPELLER NOS DÉPUTÉ-E-S.

Vous pouvez envoyer un courriel vôtre député-e
Rechercher l'adresse de courriel de vôtre député-e

Madame la députée, monsieur le député

La proposition de loi portant adaptation du Code Minier au code de l'Environnement sera présentée les 24 et 25 janvier 2017 en séance plénière de l'Assemblée nationale et devra y être votée par les député-e-s pour que ce texte puisse entrer en vigueur.

Cette proposition de loi engage l'avenir des citoyens et des territoires.

Je vous demande, s'il vous plaît, en tant qu'élu-e d'agir afin :

que la procédure de réforme du code minier aille à son terme avant les échéances électorales.

que l'amendement interdisant les hydrocarbures non-conventionnels soit voté.

que l'amendement déposé puis retiré par Sabine Buis portant sur la définition des hydrocarbures non-conventionnels soit réintégré et voté en place de celui de JP Chanteguet.

Formule de politesse

Justice climatique

ven, 13/01/2017 - 13:00
POUR LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le mouvement international pour la justice climatique et une culture libérée des énergies fossiles communique :

Nous n'avons qu'une résolution à partager pour 2017 : mobiliser, ensemble, toutes nos forces et toute notre énergie pour que cette année marque un point de basculement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L'année qui vient de s'achever est l'année la plus chaude jamais enregistrée, juste devant 2015 et 2014... L'enjeu se chiffre en centaines de millions de vies. Nous ne pouvons plus attendre.

Nous devons donc rompre nos liens avec l'industrie des combustibles fossiles.
Celle-ci cherche, par tous les moyens, à nous convaincre que ses activités sont compatibles avec un monde préservé du chaos climatique. Total tente ainsi de se présenter comme une entreprise responsable, qui a pris la mesure du défi que représente le changement climatique.

350.org, en lien avec l'Observatoires des multinationales en propose donc une analyse détaillée, qui montre que les activités et les choix stratégiques de Total nous mènent dans le mur.

Inscrivez-vous pour être l'un.e des premier.e.s à recevoir notre rapport au moment où nous le rendrons public

Les discours du groupe français ne résistent pas à l'épreuve des faits. Nous avons donc décidé de publier un contre-rapport, décryptant la stratégie climat de Total, que nous rendrons public demain. Ce rapport montre à quel point le discours de la multinationale gazière et pétrolière est éloigné de sa stratégie. Les activités de Total nous rapprochent chaque jour un peu plus du chaos climatique.

Ce rapport n'a pas vocation à rester un simple document, rangé sur une étagère. Nous le concevons comme la brique de base d'une vaste campagne, que nous déroulerons tout au long de l'année 2017 :
Pour que la puissance publique cesse d'accorder des subventions et des exonérations d'impôts à Total.
Pour que les banques cessent de financer les activités destructrices du climat de Total.
Pour que les investisseurs institutionnels ne soutiennent plus l'exploitation ou l'exploration des gisements de gaz et de pétrole de Total et désinvestissent.
Pour que les universités refusent d'être financées par Total.
Pour que les musées renoncent à leurs partenariats avec Total.

Pour que nous tournions, enfin, la page des combustibles fossiles et écrivions, toutes et tous ensemble, un chapitre d'une nouvelle ère : celui d'un avenir 100% renouvelable.

TOTAL : UNE STRATÉGIE CLIMAT EN TROMPE-L'OEIL

Total aime se présenter comme une entreprise responsable, ayant pris la mesure du changement climatique.
Le groupe a même rendu publique sa « stratégie climat », expliquant comment il entend contribuer à maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C.

TOTAL-MENT IRRÉSPOSABLE
La stratégie climat de Total n'est pas à la hauteur face aux exigences de la crise climatique.
Elle ne propose aucune rupture significative avec la stratégie d'extraction de gaz et de pétrole poursuivie par le groupe depuis des années.
Elle présente de nombreuses omissions et présentations trompeuses, à tel point qu'on peut douter de la sincérité de l'exercice.

LES PRINCIPALES LIMITES DE LA STRATÉGIE CLIMAT DE TOTAL
Total entend continuer à investir pour exploiter de nouveaux gisements de gaz et de pétrole dans les années à venir.
Les engagements pris lors de la COP21 imposent pourtant de laisser les fossiles dans le sol. Mais Total entend nous faire croire que des technologies aussi coûteuses que controversées peuvent nous permettre de continuer comme si de rien n'était : capture-séquestration carbone, nucléaire, etc.

Les engagements concrets de Total ne portent que sur le gaz, les agro-carburants et la capture-séquestration du carbone. Total ne s'engage qu'à la marge dans le développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

Total insiste ainsi sur le rôle central que jouera le gaz dans sa vision de la transition énergétique – incluant du gaz non-conventionnel, notamment du gaz de schiste.

Total investit dans le même temps dans des régions sensibles (notamment en Arctique), comme dans des pratiques risquées et polluantes (sables bitumineux, forages en haute-mer, fracturation hydraulique, etc.).

Au final, la stratégie climat de Total est avant tout un exercice de communication, destiné à rassurer ses actionnaires et les pouvoirs publics. Total entend continuer dans la même direction qu'avant : forer toujours plus loin, toujours plus profond.

LIBÉRONS LE LOUVRE DES FOSSILES !

Ensemble, demandons au Louvre à mettre un terme à son partenariat avec Total
Le musée du Louvre est un lieu essentiel, qui nous permet de comprendre l'histoire humaine et de la situer dans le temps long, multimillénaire.

En acceptant de recevoir des dons d'entreprises du secteur des combustibles fossiles, telles que Total, le musée du Louvre contribue à renforcer l'idée que nous pouvons exploiter les combustibles fossiles sans dommage.

Nous demandons au Musée du Louvre de mettre immédiatement terme à ses liens avec Total et l'industrie des combustibles fossiles.

POURQUOI ?

Partout dans le monde, des centaines de millions de vies sont d'ores et déjà bouleversées par le dérèglement climatique, et des pans entiers de la vie terrestre et de notre patrimoine commun pourraient continuer à disparaître rapidement.

Si nous sommes en mesure d'identifier les victimes du dérèglement climatique, nous pouvons également en désigner les responsables : l'industrie fossile.

L'industrie fossile, ne respecte pas la ligne rouge claire tracé par l'Accord de Paris, adopté à l'issue de la COP21. Le consensus scientifique est clair, pour maintenir le dérèglement climatique au plus près des 1,5°C, nous devons renoncer à exploiter 80% des réserves connues de charbon, gaz, pétrole.

Signez la pétition

Campagne code minier

mer, 04/01/2017 - 18:09
CAMPAGNE CODE MINIER

Les 17 et 18 janvier 2017, la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale examinera la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement.
Celle-ci sera ensuite discutée, en séance publique, en première lecture, à l'Assemblée Nationale et soumise au vote de votre député(e) après débat.

Des collectifs opposés au gaz de couche et aux pétrole et gaz de schiste vous proposent de mener une campagne de mobilisation citoyenne afin de faire pression sur vos députée(e)s en les interpellant au moyen de cartes-pétitions pour leur demander d'amender le texte.

Ces cartes-pétitions expriment très brièvement en une ou deux phrases des demandes au regard des objections (non exhaustives) que nous pouvons avoir concernant le contenu de cette proposition de loi.

Ces demandes ont « ciblées » quelques points emblématiques de ce texte mais nous sommes conscients qu'elles n'en font pas le tour complet car elles sont nombreuses.
(téléchargez, en pdf, les 16 fiches de synthèse des remarques formulées par des collectifs opposés au gaz de couche et aux pétrole et gaz de schiste).

C'est pourquoi, il est important d'aller rencontrer personnellement son-sa député(e), pour ceux qui le peuvent, et pourquoi pas avec l'ensemble des cartes-pétitions que vous aurez signées.
N'oubliez pas, ils seront dans la période de présentation de leurs vœux, un moment à saisir pour les sensibiliser et leur rafraîchir la mémoire puisqu'ils feront leur bilan et dessineront leurs perspectives...

Le kit de la campagne intitulé « La sale mine du futur code minier » se décline par un texte de présentation expliquant le pourquoi de cette campagne, accompagné de six cartes-pétitions à envoyer à son-sa député(e) avant le 10 janvier 2017.
Téléchargez l'ensemble du kit avec tous ses documents

Comment participer à cette campagne ?

I – Dans chaque dossier, vous trouverez un texte de présentation de cette campagne.

II - Pour envoyer une ou plusieurs cartes à votre député(e), vous devez d'abord l'imprimer.
Vous trouverez trois dossiers

  • 1 - un dossier avec les cartes couleur
  • 2 - un dossier avec les cartes en noir et blanc
  • 3 - un dossier avec les cartes sans logo

Deux solutions s'offrent à vous

1) la carte « pliée »
Vous imprimez la carte que vous avez choisie dans le fichier « cartes pliées »
Vous découpez le haut et le bas de la feuille comme indiqué
Vous pliez suivant les pointillés
Vous collez (ou scotchez la carte)

2) la carte « recto-verso »
(Dans cette version, les cartes sont groupées deux par deux)
Vous imprimez le recto des cartes choisies dans le fichier « Cartes recto-verso »
Vous imprimez ensuite le verso de la même carte au verso de votre feuille
Vos découpez les cartes suivant les traits de coupe

III - Signez et faites signer les cartes-pétitions, puis envoyez-les à votre député(e) avant le 10 janvier 2017
Faire une recherche localisée de votre député(e) par département

IV - Diffusez-les autour de vous réseaux, ami(e)s, associations, média(s) de votre département

GB : la forêt de Sherwood menacée par les gaz de schiste

mer, 04/01/2017 - 15:48
LA FORÊT DE SHERWOOD,
FUTURE ZAD DE « ROBIN DES BOIS » ÉCOLOS ?

En Angleterre, les opposants à l'extraction du gaz de schiste se mobilisent pour sauvegarder la forêt de Sherwood et son arbre quasi millénaire, menacés par un groupe pétrochimique.

Article de Alexandre Hervaud sur Libération

Encouragée outre-Manche par les gouvernements conservateurs successifs, l'exploitation du gaz de schiste pourrait viser un lieu symbolique et s'attirer de nombreux détracteurs : la forêt de Sherwood, dans le comté de Nottinghamshire, à jamais liée au folklore de Robin de Bois.

La branche anglaise des Amis de la Terre, ONG engagée dans la protection environnementale, a annoncé dimanche que le groupe pétrochimique britannique Ineos compte lancer des mesures de prospection sismique, soit l'analyse des échos d'ondes sismiques créées par des camions vibreurs pour visualiser en profondeur les structures géologiques. Ces études préparatoires constituent une première étape avant la fracturation hydraulique, méthode controversée qui consiste à injecter en profondeur et à forte pression un mélange d'eau et produits chimiques additionnés de sable pour libérer du gaz contenu dans de la roche de schiste.

L'une des « nombreuses zones » concernées selon l'ONG, qui a récupéré des documents via une requête officielle auprès de la Commission des forêts du Royaume-Uni, est la forêt de Sherwood, une réserve naturelle nationale. Pour les Amis de la Terre, « si ces plans sont maintenus, la prospection sismique d'Ineos aurait lieu à quelques centaines de mètres du Major Oak [« grand chêne, ndlr], un arbre de plus de huit cents ans qui aurait abrité Robin des Bois et ses joyeux compagnons », selon le folklore local qui a irrigué la littérature puis la culture populaire depuis la fin du Moyen Age. L'arbre, fragilisé, a déjà plusieurs de ses branches soutenues par des tuteurs afin d'éviter qu'elles ne s'affaissent sous leur poids.

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Prévu samedi aux abords de la forêt, un rassemblement d'opposants, comme la pétition, se sert d'un logo avec une flèche décochée sur un arbre. « Le public veut protéger la campagne anglaise et préfère les énergies renouvelables au gaz de schiste pollueur, qui ne fait qu'empirer le changement climatique », déclare Shrubsole sur le site des Amis de la Terre.

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Lire la suite de l'article de Alexandre Hervaud sur Libération

USA : selon l'EPA les ressources en eau menacées par la fracturation hydraulique

mer, 14/12/2016 - 16:01
USA : L'EPA CONCLUT À UN RISQUE DE POLLUTION DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE SUR LES RESSOURCES EN EAU

Un rapport de lEPA (Agence de protection de l'environnement américaine) conclut que la technique d'extraction par la fracturation hydraulique peut avoir des effets néfastes sur la qualité et la disponibilité des réserves d'eau.

Néanmoins, Thomas Burke, conseiller scientifique de l'EPA, souligne que cette évaluation est incomplète du fait que manquent des données sur l'état de l'eau "avant et après la fracturation" (état zéro de l'eau) sur les sites de fracturation.

Ce rapport fournit toutefois des preuves scientifiques que cette technique d'extraction peut avoir des effets indésirables fréquents et importants sur les réserves d'eau situées à proximité des puits de gaz et de pétrole de schiste.

Le rapport souligne également une importante diminution de la disponibilité de l'eau du fait de la grande consommation de cette ressource par la technique de la fracturation hydraulique.

Le rapport soulignée encore la pollution engendrée par la concentration de substances chimiques toxiques contenues dans le fluide de fracking, tant lors de la fracturation que lors du stockage de la partie récupérée lors du flux de retour.

Le rapport souligne aussi la faiblesse des structures des puits qui engendrent une pollution des sols mais aussi de l'air.

Note du collectif 07 SGHDS :
Depuis plusieurs années l'expertise du Collectif 07 SGHDS démontre ces faits aujourd'hui mis en lumière par l'EPA malgré la résistance et le lobbying des compagnies pétrolières.

Nôtre expertise ne souligne pas seulement que les eaux souterraines et les eaux de surface seraient polluées pour des décennies voire des siècles mais que l'impact serait extrêmement négatif sur l'air et le climat et par conséquent sur nôtre santé.
Elle souligne aussi que si cette industrie est difficilement rentable sur les gisements considérés comme importants des USA, elle ne créera que peu d'emploi dans nos régions dont les gisements sont considérés comme peu conséquents mais détruira à jamais nôtre économie agricole et touristique mise en oeuvre depuis plus d'un demi-siècle.

L'expertise du Collectif 07 SGHDS démontre que le prix de revient élevé, la surestimation des gisements et des rendements, le rythme élevé de l'épuisement des gisements, la surestimation de la création d'emplois et les risques élevés qui pèsent sur l'économie, la santé et l'environnement font que ce secteur est fondamentalement non rentable.

L'état français a peu à gagner et nos régions ont beaucoup à perdre.
Ne laissons pas les compagnies détruire nôtre avenir pour quelques dollars de plus.
Les élus nationaux feraient bien de se souvenir qu'ils sont des serviteurs de la République et pas des multinationales.

L'aberration économique, sanitaire et environnementale des hydrocarbures non-conventionnels, le chant des sirènes et le doux murmure des multinationales : Lire l'expertise du Collectif 07 SGHDS

Creuser et forer, pour quoi faire ?

mer, 07/12/2016 - 14:39
CREUSER ET FORER, POUR QUOI FAIRE ?

RÉALITÉS ET FAUSSES VÉRITÉS DU RENOUVEAU EXTRACTIF EN FRANCE

LE RAPPORT DES AMIS DE LA TERRE

Nouvelle proposition de loi sur le code minier déposée à l'Assemblée nationale, rejet d'une demande de prolongation de permis de gaz de schiste dans le Sud-Ouest : la question extractive semble refaire surface en France.

En réalité, elle n'a jamais été enterrée et notre territoire est quadrillé de permis : tout est prêt pour une relance minière et pétrolière, lorsque le contexte économique et politique sera de nouveau favorable, dans un futur peut-être proche.

C'est ce que révèle le nouveau rapport des Amis de la Terre France : “Creuser et forer, pour quoi faire ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France”.
Il décrypte la situation réelle du secteur extractif français, et démonte un à un les faux arguments qui sont martelés pour promouvoir une relance et obtenir l'acceptabilité sociale de ces projets aux lourds impacts sociaux, environnementaux et climatiques.

SOMMAIRE :

Introduction

Les impacts humains et environnementaux des mines et des forages pétroliers dans les pays dits en développement sont largement documentés : guerre civile au Soudan ou au Nigeria, conflits armés et travail des enfants en République Démocratique du Congo, pollutions et cancer à Baotou en Chine, déplacements et répression des populations au Pérou, etc

Moins nombreux sont ceux qui savent que les problématiques de dénis de démocratie, et les lourds dégâts environnementaux et sanitaires causés par les projets extractifs sont aussi monnaie courante dans les pays dits développés. La France notamment n'est pas épargnée, alors qu'on assiste depuis quelques années à un discret renouveau extractif dans notre pays, à l'insu de la majorité de la population.

Ce rapport vise à mettre en lumière cette volonté de relancer l'exploitation de notre sous-sol, impulsée par les industriels et promue par le gouvernement. Cette promotion du renouveau extractif en France passe d'abord par la communication et la diffusion de fausses vérités visant à convaincre la population de la possibilité de mines et forages « propres et responsables », et obtenir ainsi « l'acceptabilité sociale » nécessaire au développement de ces projets.

Plus concrètement, ce renouveau extractif passe par le dépôt de demandes et la délivrance de permis quadrillant petit à petit tout notre territoire, en métropole et en outre-mer. Pourtant, les populations de Salsigne ou de Lacq, peuvent témoigner des impacts sanitaires et environnementaux des exploitations passées qu'elles subissent encore aujourd'hui. Conscient de ces enjeux, un fort mouvement anti-gaz et huiles de schiste puis anti-mines s'est créé en France.

La France, un pays minier et pétrolier ?

On croyait le temps des mines révolu, depuis la fermeture des exploitations charbonnières dans le Nord, et de celles d'uranium dans le Limousin. On pense souvent aussi que le risque de voir se multiplier les puits de gaz de schiste s'est éloigné pour toujours depuis la loi d'interdiction de la fracturation hydraulique en 2011. Pourtant, les actions politiques et pressions industrielles pour promouvoir un renouveau extractif sur notre territoire existent bien.

Tout est fait pour tenter d'endormir la contestation et la critique, et tout est prêt pour le moment, peut-être bien proche, où le contexte économique et politique sera de nouveau favorable à l'extraction.

1. Aux origines du renouveau extractif
2. Hydrocarbures de schiste et de couche : un faux statu quo
CARTE : une France quadrillée de permis d'hydrocarbures
3. Mines : le renouveau silencieux
CARTE : une relance minière discrète mais bien réelle
4. Code minier : une mauvaise réforme

Les fausses vérités justifiant l'extractivisme

« Opportunité de revitalisation, de création de valeurs et d'emplois dans les territoires ruraux », « source importante de reconquête économique », et tout cela dans des « conditions soutenables sur le plan environnemental et social ».

L'exploitation d'hydrocarbures et de métaux en France permettrait de plus au pays de sécuriser son accès aux matières premières stratégiques et de s'affranchir de la dépendance de la Russie et de la Chine. _ Que demander de plus en période de crise économique ? Les populations locales qui se mobilisent contre ces projets miniers et pétroliers n'auraient-elles donc rien compris et seraient-elles en train de renoncer au progrès ? Si les promoteurs du renouveau extractif ne manquent pas de promesses à faire miroiter, le passage au crible de leurs différents arguments et leur confrontation à la réalité des faits permettent de les déconstruire un à un.

Responsabilité sociale de l'entreprise et bataille de l'opinion
Faux-argument n°1 : Avoir des mines ou des réserves d'hydrocarbures en France nous permettra d'être moins dépendants de la Chine pour les terres rares et de la Russie pour le gaz
Faux-argument n°2 : En France, les mines seront « propres » et « responsables »
Faux-argument n°3 : Le développement des gaz et pétrole de schiste et la réouverture des mines vont créer des emplois

Conclusions et recommandations

Alors que les pressions industrielles et décisions politiques se multiplient depuis quelques années pour promouvoir le renouveau extractif en France, tout est prêt pour que ce dernier termine de se concrétiser : les entreprises détiennent déjà de nombreux permis et/ou ont déposé des demandes pour en disposer, les annonces de renforcement du cadre législatif se sont transformées en projets de texte assouplissant davantage les quelques contraintes imposées au secteur…

Pourtant, confrontées à la réalité des faits, les promesses des industriels et des pouvoirs publics se révèlent être de simples mirages visant à amadouer les populations locales dans des régions souvent en manque d'emplois, et à faire taire les critiques.

Malgré tout, s'appuyant sur leurs propres expériences ou celles d'autres pays, les populations sur le terrain ne sont pas dupes et restent décidées à s'opposer à ces projets miniers et pétroliers au regard de leurs lourdes conséquences sociales, environnementales et climatiques.

Lire l'article et téléchargez le rapport des Amis de la Terre

Les lobbies miniers veulent un code juridique qui les arrange

mer, 07/12/2016 - 14:30
LES LOBBIES MINIERS VEULENT UN CODE JURIDIQUE QUI LES ARRANGE

Article de Isabelle Lévy et Claude Taton sur Reporterre

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a déposé une « proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement ».
Elle a été retirée juste avant le week-end. Tant mieux, car, expliquent les auteurs de cette tribune, les modifications prévues allaient faciliter l'exploitation du sous-sol et compliquer les recours contre celle-ci.

Le Code minier français régit l'ensemble des usages du sous-sol. Il précise les conditions dans lesquelles une exploration et une exploitation de mine peuvent être réalisées, mais aussi les dispositions relatives à l'arrêt des travaux miniers (« après-mine »).

Visiblement, même si l'agenda de l'Assemblée nationale semble quasi bouclé jusqu'à la fin de la mandature, le groupe socialiste a cru bon devoir déposer en catimini une « proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement ».

Cette proposition vient tout juste d'être retirée, le 18 novembre. Il n'est pas impossible que l'alerte que nous avons lancée directement auprès du président de la la Commission de développement durable de l'Assemblée, M. Chanteguet, ait joué un rôle dans ce retrait.

Car plusieurs dispositions de ce texte nous semblaient très inquiétantes.

Il prévoyait notamment que « la détention d'un titre minier n'est pas nécessaire pour l'exploration minière lorsqu'elle est réalisée […] par le propriétaire de la surface […] »
Cela signifie que l'État ne serait plus le seul détenteur du droit à accorder un territoire déterminé pour entreprendre l'exploration minière.
Tout propriétaire de surface n'aurait qu'à informer de son intention les services de l'État, par une simple déclaration, pour se voir conférer la possibilité d'entreprendre des activités de recherches sur son terrain, sans qu'il y ait un dossier à instruire.

Il est évident qu'aucune leçon n'est tirée de la signature de l'accord de Paris de décembre 2015.
Quid de la lutte contre le réchauffement climatique ?
Quid du fait de laisser 80 % des ressources déjà identifiées d'hydrocarbures dans le sous-sol ?

Mais il y a pire, l'article L. 116.5 stipulait que « les décisions administratives prises en application du présent code ne peuvent être refusées au motif […] qu'elles ne s'inscrivent pas dans les orientations de cette politique ».
Traduction rapide : l'État pourrait octroyer un permis non conforme aux orientations générales définies en matière de gestion des ressources.
L'État ne pourrait donc pas refuser un permis à un industriel au motif que ce permis ne s'inscrit pas dans la politique pourtant définie préalablement.
La possible contradiction entre la politique définie et l'octroi des permis était d'emblée prévue dans ce nouveau Code minier.

Le texte a été retiré, et c'est une bonne nouvelle. Toutefois, il semblerait qu'un nouveau texte soit en préparation, illustrant que la pression pour procurer un cadre favorable à l'activité extractive (hydrocarbures ou autres substances minérales) reste forte.

Isabelle Lévy est porte-parole du Collectif fertois contre le pétrole de schiste et Claude Taton est membre du réseau Frack Free Europe, qui milite pour une interdiction des méthodes de fracturation hydraulique.

Lire l'article de Isabelle Lévy et Claude Taton sur Reporterre

Le fantasme sur le renouveau minier de la France

mer, 07/12/2016 - 14:00
LE FANTASME DES FILLON, MACRON, ET MONTEBOURG SUR LE RENOUVEAU MINIER DE LA FRANCE

Article de Aurélie Delmas sur Reporterre

Des industriels aux politiques, les nombreux partisans de l'exploitation du sous-sol en France préparent l'opinion à leur entrée en action, évoquant mines et forages « propres » et « responsables ».

Pour démontrer la fausseté de leurs arguments, Les Amis de la Terre publient aujourd'hui un rapport.

« Les populations locales qui se mobilisent contre ces projets miniers et pétroliers n'auraient-elles donc rien compris ? » ironise l'association Les Amis de la Terre.
Elle publie ce mardi 6 décembre un rapport sur « le renouveau extractif en France » — comprendre : le retour des mines et des forages à l'insu de la majorité de la population.

Pour une partie des industriels et de la classe politique française, l'exploitation d'hydrocarbures et de métaux est un moyen de revitaliser les territoires ruraux et s'affranchir de la dépendance à la Russie et à la Chine… le tout dans des conditions prétendument « soutenables sur le plan environnemental et social ».

Vraiment ?

Dans le livret intitulé Creuser et forer, pour quoi faire ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France, la branche française de l'ONG, dont l'objectif est de promouvoir une société écologiquement viable et socialement équitable, met en garde contre les fausses vérités destinées à « verdir l'image du secteur extractif sans jamais poser la question de fond : faut-il extraire ? » résume Juliette Renaud, chargée de campagne sur les industries extractives pour l'association, interrogée par Reporterre.

Gaz de couche, de schiste, or, argent, tungstène, cuivre, zinc, plomb… les sous-sols de la Bretagne, du Limousin, du Pays basque, de Moselle, de Guyane, de Nouvelle-Calédonie et d'ailleurs aiguisent les appétits spéculatifs et politiques. Des dizaines de permis d'exploration d'hydrocarbures sont en cours de validité, plus d'une centaine sont en attente d'autorisations, même si la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste est interdite en France depuis 2011. Des permis d'exploration minière quadrillent le territoire. « Il y a urgence à faire obstacle à cette relance minière et pétrolière », estiment les Amis de la Terre.

La question de la consultation de la population est fondamentale
Pour elle, ce rapport est l'occasion à la fois de « remettre sur la place publique ce qui se passe dans la discrétion » et d'« obliger les candidats à se positionner » sur la question.
Un an après les promesses de la COP21 et à quelques mois des élections présidentielle et législatives, le statu quo est de rigueur « dans l'attente d'une modification ou d'une évolution de la loi interdisant la fracturation hydraulique lors de la prochaine mandature », décrypte le rapport.

Reconstituer notre puissance industrielle et les emplois qui vont avec
Sauf que l'argument des emplois ne tient pas pour Les Amis de la Terre, qui expliquent dans leur rapport qu'« en France, le nombre d'emplois créés pour une mine est estimé entre une dizaine par le collectif StopMines et 100, 150 ou 300 emplois directs selon l'entreprise Variscan. Sachant qu'une mine serait exploitée entre 5 ans et 30 ans, l'exploitation d'une mine permettrait de créer 10 emplois sur 5 ans pour les estimations les plus pessimistes à 300 emplois sur 30 ans selon les estimations les plus optimistes. Les emplois indirects ne sont pas estimés. Tout comme ne le sont pas les emplois agricoles qui seront détruits avec la dégradation du sol et de l'eau ainsi que tous les emplois liés à la qualité de vie (tourisme, immobilier, etc.) ».

Vu le coût et la quantité dans nos sous-sols, cette indépendance est utopique
De toute façon, pour les Amis de la Terre, « les mines et les forages “propres” n'existent pas.
Premièrement, ils ont des impacts humains et environnementaux inhérents à leurs processus d'exploration et exploitation.
Deuxièmement, il y a souvent des accidents, y compris dans les pays dits développés. Troisièmement, l'après-mine n'est pas assez réglementée et pris en compte, et les impacts se font sentir des dizaines voire des centaines d'années après la fermeture.
En bref, des substances dangereuses qui étaient “emprisonnées” dans les roches sont libérées et se retrouvent dans l'air, l'eau et les sols », résume le rapport.

En 32 pages, élaborées sur plusieurs mois, le rapport des Amis de la Terre tente donc d'apporter une contre-argumentation aux discours politiques qui ont été élaborés lors de la dernière décennie.

Lire l'article de Aurélie Delmas sur Reporterre

Les gaz de houille

mar, 06/12/2016 - 11:00
GAZ DE HOUILLE, GAZ DE MINE, GAZ DE COUCHE...
DE QUOI PARLE-T-ON ?

La houille (60 à 90 % de carbone) comme le lignite (50 à 60 % de carbone) et l'anthracite (93 à 97 % de carbone) est un charbon, c'est à dire une roche sédimentaire exploitée en tant que combustible et formée à partir de la dégradation partielle de la matière organique des végétaux.

Gaz de houille, gaz de mine, gaz de couche... Les médias entretiennent soigneusement la confusion en choisissant de parler de gaz de houille.

Pour les anciens mineurs le gaz de houille c'est le grisou, un gaz qui circule librement dans les anciennes mines ou qui s'échappe suite à des travaux miniers.
Pour d'autres, c'est du gaz de synthèse issu de la fabrication du coke, dit aussi gaz de mine,
Pour ceux qui veulent noyer le poisson c'est celui dont on parle, c'est à dire le gaz de couche.

LE GAZ DE HOUILLE EST LE TERME GÉNÉRIQUE
POUR DÉSIGNER LES GAZ (MÉTHANE) ISSUS DU CHARBON,
DONT LES GAZ DE MINE ET LES GAZ DE COUCHE.

Le gaz de mine est exploité dans les régions minières. Il s'échappe passivement des puits des mines de charbon abandonnées ou en activité et peut être dangereux pour les populations (grisou). On l'exploite, par drainage, sans faire de forage, pour des raisons de sécurité (éviter un coup de grisou par accumulation de gaz) mais aussi désormais pour valoriser le gaz même si c'est peu rentable.

Les gaz de couche sont contenus dans des couches de charbon beaucoup plus profondes (1000 à 4000 m), sur des zones qui n'avaient pas été exploitées pour le charbon.

Pour récupérer ce gaz, il est nécessaire de faire des forages à branches horizontales voire de fracturer la roche.
Comme le gaz de schiste, c'est un gaz de roche mère. La roche mère (1), dans ce cas, est le charbon dont on veut l'extraire.
(1) Lire l'article à ce propos

Le gaz de couche, est encore appelé :
- "gaz en couche de pétrole" sur le panneau de permis de la société EGL,
- "méthane houiller" ou méthane de houille par les canadiens francophones
- "coalbed methan" par les anglais
- "enhanced coalbed methan" par les australiens

TECHNIQUE DE L'EXPLORATION

Le gaz de schiste est contenu dans des petites poches disséminées dans la roche ; dès le forage d'exploration, il faut fracturer la roche pour libérer le gaz et obtenir un débit significatif.

Le gaz de couche est aussi constitué de méthane mais il est adsorbé (2) à la surface des blocs de charbon et peut être libéré si l'on diminue la pression, par exemple en pompant l'eau dans la couche de charbon. (2) L'adsorption sur Wikipédia

Le débit sera proportionnel à la surface de contact entre le forage et le charbon.
Lorsque le gaz en contact avec les branches horizontales du forage a été libéré, le rendement diminue très vite.

Il faut donc dans un premier temps multiplier les branches horizontales dans la couche de charbon pour avoir un débit intéressant lors de l'exploitation.

Il faudra dans un deuxième temps utiliser la fracturation hydraulique pour augmenter le rendement, comme cela se fait couramment en Australie ou en Chine avec tous les problèmes économiques, sanitaires et environnementaux que cela implique pour les polulations locales.

La technique de récupération assistée de gaz de couche s'appuie sur les techniques pétrolières de forage.

Cette technique d'extraction nécessite de connaitre l'épaisseur, la largeur et le pendage des couches de charbon qu'on souhaite exploiter (par analyse sismique préalable du sous-sol et modélisation).

Elle permet de forer le charbon naturellement micro-fracturé sans fracturation hydraulique. 95% des sites de production actuels de gaz de couche dans le monde, utilisent les forages horizontaux.

* Un forage et un tubage d'acier descendent d'abord verticalement, puis sont orientés au sein de la veine de charbon.

* Il faut ensuite faire diminuer la pression dans la veine de charbon ce qui libère alors de l'eau et du gaz qui seront séparés en surface.

* Le gaz est séché et envoyé à une station de compression puis injecté dans un gazoduc

Encore une fois, un des problèmes majeurs qui domine est celui de l'eau

* Les quantités d'eau pompées au départ sont très importantes.
Les chiffres varient entre 60 m3 et 70m3 par jour et cela parfois pendant plusieurs mois.
Ces chiffres sont très variables en fonction des lieux.

* L' « eau de production » peut-être réinjectée dans des formations isolées ou stockée dans des bassins d'évaporation. Elle peut-être parfois utilisée pour l'irrigation ou bien rejetée dans les cours d'eau ou encore réinjecté dans le sol.
Il faut noter que, même sans aucune injection, ces eaux sont très salées et riches en métaux lourds, soufre, arsenic, métaux radioactifs.
A notre connaissance, il n'existe aucune possibilité de dépolluer une telle quantité d'eau.

Un autre problème est le sous-sol

* Des régions comme le Nord Pas-de-Calais possède un sous-sol qui ressemble déjà à un gruyère.
L'exploitation du charbon dans les mines a laissé des dizaines de kilomètres de galeries.

* Le risque de microséismes serait réel (microséismes qui avaient interrompu l'exploitation durant quelques mois au Royaume-Uni) si l'on continuait à forer, avec un risque d'affaissement à long terme, surtout dans une région aussi densément peuplée.
Dans le le Nord Pas-de-Calais de nombreux pompages son actuellement nécessaires pour éviter l'inondation de certains quartiers des zones affaissées du bassin houiller !

Les incendies

Même sans stimulation, la dépression créée modifie complètement la circulation des fluides souterrains. L'aspiration des aquifères, le déplacement du méthane et la pénétration d'air qui ont déjà entrainé des incendies.

Ces incendies sont une très grave complication de l'exploitation, l'entrée d'air permet dans certaines conditions de chaleur et de pression des départs de feus spontanés, pratiquement non contrôlables (voir l'incendie du terril d'Alès)

Les nuisances

* Les nuisances sonores sont très importantes (compresseurs, camions).

* La destruction des paysages également (plate forme de forage, pistes, bassins de rétentions ).
L'exploitation nécessite la réalisation de forages nombreux et rapprochés ainsi que de nouvelles infrastructures (routes pour les transports de matériels, de gaz, d'eau...) qui entraînent la destruction des paysages tout autant que celle des économies agricoles et touristiques

* Comme pour le gaz de schiste le rendement d'un puits de forage de gaz de houille diminue très vite (diminution souvent de 50 % dès la fin de la deuxième année). Pour augmenter les rendements (comme cela se fait presque partout) les compagnies seront ensuite tentées de pratiquer la fracturation hydraulique.

* Une fois l'exploitation terminée les puits de forages vont rester et des remontées de gaz se produiront par les fissures naturelles de la roche, vraisemblablement sur plusieurs kilomètres autour du puits de forage.
L'expérience a maintes fois démontré qu'une fois les bénéfices engrangés, les entreprises n'assurent pas réellement la gestion et le coût des conséquences de l'après-exploitation. Des pollutions lourdes sont inévitables.

TÉLÉCHARGER CE DOCUMENT (pdf 222 ko)

TÉLÉCHARGER L'ANALYSE DES RISQUES PUBLIÉE PAR L'INERIS ET LE BRGM (pdf 187 ko)

NON au pipeline de Standing Rock - Dakota

lun, 05/12/2016 - 19:30
LA LUTTE CONTRE UN PIPELINE
AU SACRED STONE CAMP DE STANDING ROCK - DAKOTA

Des milliers d'Amérindiens et sympathisants sont rassemblés au Sacred Stone Camp sur les terres de la Réserve Sioux de Standing Rock dans le Dakota afin de s'opposer au « serpent noir », un pipeline qui est une importante menace pour la qualité de l'eau du bassin qui alimente la Réserve et qui a déjà détruit plusieurs sites sacrés de la tribu.

Ce pipeline de 1890 km doit transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers les côtes Est et Sud des États-Unis et, au-delà, vers d'autres marchés.

"Le Corps des ingénieurs de l'armée américaine n'approuvera pas les permis nécessaires à la construction de l'oléoduc Dakota Access
l'administration fédérale doit en modifier le tracé du pipeline.
Une étude d'impact environnemental étudiera la possibilité pour l'oléoduc de passer sous le Missouri.

« C'est une victoire pour nous, mais le combat n'est pas terminé », ont affirmé en réponse un regroupement de plusieurs organisations autochtones américaines. L'armée n'a en effet pas déclaré vouloir stopper définitivement la construction du « serpent noir ». Changer son tracé lui permettrait tout de même de traverser le Missouri et représenterait d'importants risques environnementaux et sanitaires.

De son côté, l'entreprise Energy Transfer Partners a dénoncé une « action politique » de l'administration Obama. Dans un communiqué publié dimanche, elle s'annonce être toujours « entièrement engagée à terminer ce projet vital et espère achever la construction du pipeline sans changement de tracé au niveau du lac Oahe. Rien que l'administration ait pu faire aujourd'hui ne change cela. »

Le combat n'est donc certainement pas terminé

Les violences des forces de l'ordre envers les opposants sont fréquentes. Un expert des droits de l'homme des Nations unies a accusé les forces de sécurité américaines d'avoir recours à une force excessive contre les manifestants qui tentent d'arrêter un projet de pipeline qui traverse des terres consacrées aux populations autochtones.

Il n'est plus possible de tolérer la promotion des intérêts des sociétés pétrolières et des banques (*) par le mensonge et les violences disproportionnées des forces de l'ordre.
Ici et ailleurs, nôtre défi commun est de protéger les habitants, leur santé, leur éco omie et leur environnement dont l'eau.
Un appel mondial de soutien est lancé afin de protégez l'espace vital de Standing Rock Sioux MAINTENANT car demain sera trop tard.

(*) Selon Bastamag, les chiffres compilés par l'ONG Food and Water Watch montrent que les banques françaises Crédit Agricole, Natixis et Société Générale sont engagées dans le projet du Dakota Access Pipeline par des prêts à hauteur de 2,5 milliards de dollars.

Pour suivre l'évolution de la situation :
La page Facebook de Sacred Stone Camp (avec des vidéos en direct)
Le site internet de Sacred Stone Camp
La page Facebook de Josh Fox

La lutte au Sacred Stone Camp de Standing Rock - Dakota

Ce qui se passe au Sacred Stone Camp est des plus intéressant et instructif en ce qui concerne la lutte, sur le terrain, face aux pétroliers.

Il y a trois mois, quelques centaines de membres des tribus Sioux sont venues défendre leur terre face à l'avancée du pipeline Nord Dakota.

Leur lutte était annoncée non violente et l'est restée malgré les violences des forces de l'ordre, les arrestations, les blessés ...

Ces violences policières ont indigné la population américaine et de nombreuses personnes, parmi lesquelles des personnalités, sont venues soutenir les manifestants.

Aujourd'hui, malgré le froid et la neige, c'est un village de toile de plus de 10 000 personnes qui s'est formé à Sacred Stone.

Cette mobilisation a été possible grâce à la gestion de la communication (principalement sur les réseaux sociaux).

Pour mener cette lutte, les manifestants utilisent tous les moyens actuels pour faire face aux forces de l'ordre.
Un de leurs outils est le drone. Les drones sont utiliser pour survoler les forces de l'ordre et se renseigner sur leurs déplacements (quelques drones ont été abattus par les militaires) et pour réaliser des vidéos de communication.

Ni gaz de schiste, ni gaz de couche

lun, 05/12/2016 - 19:00
NI GAZ DE SCHISTE, NI GAZ DE COUCHE

Aujourd'hui Samedi 3 Novembre, vers 10 h 30 des membres des collectifs opposés à l'exploration et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche se sont réunis devant une agence du Crédit mutuel, à Lyon.

Ils dénonçaient l'implication du Crédit Mutuel Nord Europe dans l'introduction en Bourse de l'entreprise LFDE « la Française de l'énergie », seule façon pour ses dirigeants de tenter d'échapper à une situation financière désastreuse.

Cette entreprise a commencé l'exploration des gaz de couche en Lorraine où 16 forages sont déjà autorisés et FDE se projette dans son exploitation dans le bassin minier du Nord de la France et en Lorraine.

Cette banque qui tente d'apparaitre (campagnes publicitaires, communication…) comme responsable et engagée, a pourtant investi 4 millions d'euros dans ces énergies sales.

En effet, le gaz de couche a des conséquences environnementales graves (pollution potentielle des nappes phréatiques et de l'air, risques d'affaissements de terrains et problèmes sanitaires). Et surtout, le méthane est un gaz à effet de serre qui a un impact très important sur le climat.

Cette action avait pour objectif de sensibiliser les clients et les responsables de ce groupe aux orientations des investissements de leur banque à l'heure où le désinvestissement dans les énergies fossiles apparait comme une nécessité absolue pour lutter contre les désordres climatiques.

Articles à consulter :
La Française de l'Energie et le gaz de couche : une affaire non-rentable
Communiqué de presse des collectifs contre les pétroles et les gaz de schiste et de couche


Les collectifs réunis en Coordination Nationale

dim, 04/12/2016 - 17:30
Coordination nationale « des collectifs non au pétrole et gaz de schiste et de couche »

.

La coordination nationale se compose de collectifs citoyens opposés à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures « non conventionnels », à la fracturation du sous-sol, aux forages extrêmes et appelant à une véritable transition énergétique pérenne.

Ces collectifs se rencontrent régulièrement en coordination nationale. Ces réunions sont des temps de débats, d"échanges, de mutualisations d' idées, d'actions et d'expertises. De ce creuset, émerge une force de proposition.

Le site des collectifs réunis en Coordination Nationale : http://www.nongazdeschiste.fr/

Déclaration des collectifs opposés au pétrole et gaz de schiste et de couche réunis en Coordination Nationale.

Le 04 décembre 2016

Déclaration des collectifs réunis en coordination nationale les 3 et 4 décembre 2016

L'opposition au pétrole et gaz de schiste et de couche persiste et signe

Les collectifs contre les pétrole et gaz de schiste et de couche se sont réunis les 3 et 4 décembre en coordination nationale à Lyon. Au delà de leur lutte contre ces énergies extrêmes, ils réaffirment leur adhésion aux valeurs de sobriété énergétique et de solidarité :

solidarité avec la Lorraine, où les forages de la Française de l'Energie, purement spéculatifs, sont une menace imminente

solidarité avec les nations indiennes du Dakota du nord, en lutte contre la violation de leurs territoires par l'industrie pétrolière, et très fortement réprimés par l'Etat fédéral

sobriété indispensable à la mise en oeuvre de l'Accord de Paris (COP 21) bafouée par les investissements d'EDF, d'Engie et de Total dans la production et l'importation des hydrocarbures.

Soyons chacun-e acteurs de cette solidarité et de cette sobriété.

Les politiques peuvent changer, notre détermination reste intacte, ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain

Contacts presse :
Jeremy Nicolas
Tel. 0671043127

Michel Jacques
Tel. 0675234070

Télécharger le communiqué de presse (pdf 123 ko)

LES COMMUNIQUÉES DE PRESSE
DES COLLECTIFS ET ASSOCIATIONS PARTENAIRES
RÉUNIS EN COORDINATION NATIONALE

Lyon (69) les 03 et 04 décembre 2016
Lyon (69) les 02 et 03 avril 2016
Nancy les 26 et 27 septembre 2015
Lyon (69) les 22 et 23 novembre 2014
Merlieux-et-Fouquerolles (02) les 5 et 6 avril 2014
Valence les 25 et 26 janvier 2014
St Avolt les 12 et 13 octobre 2013
Lille les 07 et 08 septembre 2013
St Christol-Lez-Alès le 20 et 21 août 2013
Châteauneuf-les-Valence le 27 et 28 avril
La Ferté-sous-Jouarre le 24 et 25 novembre 2012
Ginestas le 08 et 09 septembre 2012
Lyon le 30 juin et 01 juillet 2012
Aups le 07 et 08 avril 2012
Cahors le 03 et 04 mars 2012
Paris le 14 et 15 janvier 2012
Jaujac le 05 et 06 novembre 2011
Nant le 01 octobre 2011
Lezan le 28 août 2011
Soubes le 23 juillet 2011
Lyon le 26 juin 2011
Doue le 02 avril 2011
St Marcel les Valence le 26février 2011

Canada : non à l'oléoduc destiné à exporter le pétrole des sables bitumineux

sam, 26/11/2016 - 22:07
CANADA : NON À L'OLÉODUC DE KINDER MORGAN DESTINÉ À EXPORTER LE PÉTROLE DES SABLES BITUMINEUX SUR LA CÔTE OUEST

On est des milliers contre Kinder Morgan

La soirée de lundi 21 novembre a été ponctuée de beauté, de force et de résilience. Plus de 2 000 personnes, dans plus de 50 communautés à travers le Québec et le Canada, se sont tenues debout, unies et solidaires contre l'oléoduc de Kinder Morgan destiné à exporter le pétrole des sables bitumineux sur la côte ouest.

Pendant cette journée d'action, des milliers de personnes d'un océan à l'autre se sont tenues ensemble contre les pipelines — du terminal de Burnaby, près de Vancouver en Colombie-Britannique jusqu'à la communauté de Saint John au Nouveau Brunswick où se termine le tracé d'Énergie Est, en passant par le Bas St-Laurent où la lutte contre les hydrocarbures continue.

Nous étions ensemble en solidarité pour dire au premier ministre Trudeau qu'il doit respecter ses promesses en matière de climat et de droits autochtones — et que la première étape parmi les décisions attendues d'ici la fin 2016 est de rejeter le projet de pipeline Kinder Morgan.

La mobilisation a dépassée toute attente, et a été une incroyable démonstration de solidarité.

Un pas en avant, un bond en arrière

Le gouvernement Trudeau prend une approche à lutte aux changements climatique qui se fait de plus en plus incohérente.

Plus tôt cette semaine, à la sortie de la COP22 de Marrakech, la Ministre de l'environnement et du climat Catherine McKenna a annoncé la fermeture graduelle des centrales au charbon d'ici 2030.
C'est évidemment une bonne nouvelle, mais dans un monde où nous sommes sur une trajectoire catastrophique en matière d'émissions de gas à effet de serre, c'est tout insuffisant.

S'il on regarde cette mesure dans le contexte de la décision récente du gouvernement d'approuver le projet LNG Pacific Northwest — une “bombe de carbone à retardement” — et sachant les décisions à venir d'un jour à l'autre sur les pipelines, c'est tout simplement alarmant. Quitter le charbon aurait le même impact que de retirer 1,3 million de voitures sur les routes canadiennes, mais approuver Kinder Morgan serait l'équivalent d'ajouter plus de 30 millions de voitures sur ces mêmes routes. On parle en gros, d'un projet qui serait l'équivalent de 24 nouvelles centrales au charbon construites. L'incohérence est claire.

Le projet de Kinder Morgan acheminerait 890 000 barils de pétrole des sables bitumineux par jour jusqu'à Burnaby, près de Vancouver, il attirerait plus de 400 navires super-pétroliers sur la côte pacifique, et mettrait en danger d'extinction les populations d'épaulards, rajoutons à cela son impact sur les changements climatiques. De plus, la consultation avec les communautés et les Premières nations sur le tracé n'ont pas accordé de permission au projet : les maires de Vancouver et Burnaby s'y opposent, plus de 22 municipalités et 59 Premières nations sont contre, et lors de consultations tenues cet été 91% du public a refusé le projet.

Mais si le gouvernement Trudeau croit qu'il y a des oléoducs plus acceptables que d'autre, il se trompe tout simplement.

Ni à l'est ni à l'ouest

Le gouvernement Trudeau doit également prendre une décision sur les oléoducs Northern Gateway et la Ligne 3 d'Enbridge d'ici quelques jours.
C'est simple : il n'y a pas de “bons” ou “mauvais” pipelines. S'il veut respecter ses engagements sur le climat, les droits autochtones, et le respect de la volonté des communautés, Justin Trudeau ne peut pas approuver un nouveau projet d'infrastructure pour l'expansion des sables bitumineux.

Plus proche de chez moi, la lutte au projet d'Énergie Est a pris de l'importance de façon fulgurante depuis deux ans à l'échelle du Québec tout entier. Bien que plusieurs victoires ont été remportées, — comme celle du port de Cacouna — et même si maintenant 60% de la population québécoise s'oppose à ce projet, c'est loin d'être terminé, et le mouvement n'a définitivement pas fini de dire son dernier mot.
La soirée de lundi n'était évidemment pas la première ou dernière mobilisation contre Kinder Morgan.

Quelques jours plus tôt, à Vancouver, plus de 5 000 personnes ont marché pour démontrer leur opposition au projet, après des mois de mobilisation des groupes locaux et Premières nations. L'opposition au projet de Kinder Morgan dure depuis des années. Elle a débuté localement, avec la nation Tsleil-Waututh portant le flambeau. Puis, la lutte s'est étendue à de nombreuses communautés partout en Colombie-Britannique.

Mais cette semaine, j'ai constaté que la résistance contre le projet de Kinder Morgan s'étendait dorénavant d'un océan à l'autre, et que celle contre Énergie Est savait s'allier afin de devenir plus forte pour l'intérêt de tous et toutes. Ces luttes qui convergent contre l'expansion des sables bitumineux d'est en ouest continuent de grandir en un véritable mouvement pour la justice climatique et les droits des peuples autochtones.

Comme l'a exprimé en anglais sur Twitter un de mes amis à Victoria, Colombie-Britannique : “Amis de la côte ouest, regardez les photos des #KMVigils qui arrivent d'Ontario, du Québec. Nous devons garder ces images dans nos coeurs et s'en rappeler quand viendra le temps de les soutenir contre #ÉnergieEst” — Torrance Coste

Pour moi, lundi a démontré que nous sommes ensemble contre les pipelines. La Pocatière, Rimouski, Sherbrooke, et en tout 9 villes au Québec — comme en témoigne cette vidéo Facebook live à Québec. Dans les Maritimes, Charlottetown, Sackville et Saint John. En Ontario, Sudbury, Hamilton et Thunder Bay. Dans les Prairies, Saskatoon, Winnipeg et Regina. En Alberta, Edmonton et Calgary, les villes les plus proches du coeur des sables bitumineux. Enfin, plus de 12 communautés de la Colombie-Britannique, d'une foule de plus de 200 personnes à Victoria jusqu'à un petit groupe réuni devant une bibliothèque à l'ouest de Vancouver. Sans oublier des dizaines d'autres communautés réparties aux quatre coins du Canada.

La décision du gouvernement sur l'oléoduc Kinder Morgan arrive d'ici quelques jours. Je sais que peu importe la décision qui sera prise, nous nous mobiliserons pour tenir le premier ministre Trudeau responsable. Et je sais que peu importe si le pipeline est à l'est ou à l'ouest, nous serons solidaires pour assurer un avenir libre d'énergies fossiles. Nous continuerons d'être en solidarité, à l'est comme à l'ouest, quand viendrons les moments où nous devrons encore nous mobiliser ensemble — comme lundi — pour montrer au gouvernement qu‘approuver un pipeline leur coûtera cher de promesses brisées et d'électeurs désillusionnés, dans toutes les provinces.

Aujourd'hui, nous pouvons continuer à maintenir la pression. Envoyez un message au premier ministre Trudeau et à son cabinet, leur demandant de dire non au projet d'oléoduc de Kinder Morgan.

Lire l'article de Aurore Foret, membre de 350.org

Cinéma Le Palace Aubenas : Qu'est-ce qu'on attend ?

jeu, 24/11/2016 - 14:58
QU'EST CE QU'ON ATTEND ?

Projection
Barjac : mardi 03 janvier
Les Vans : lundi 09 janvier

QU'EST CE QU'ON ATTEND ?

Un film-documentaire de 119 minutes de Marie-Monique Robin

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C'est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.

« Qu'est-ce qu'on attend ? » raconte les multiples initiatives qui permettent à cette petite ville alsacienne de 2 200 habitants de réduire son empreinte écologique.

La municipalité d'Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le 21ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l'alimentation, l'énergie, les transports, l'habitat, l'argent, le travail et l'école. « L'autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l'économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).

Depuis 2005, la commune a économisé 120 000 euros en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an.
Elle a créé une centaine d'emplois. Et elle n'a pas augmenté ses impôts locaux.

Alors, qu'est-ce qu'on attend ?

Tourné sur quatre saisons, pendant une année cruciale – 2015 – qui a vu l'aboutissement de la quasi totalité du programme de transition, le film a d'abord pris la forme d'un reportage de 52 minutes, diffusé par France 3 Alsace le 7 mai dernier sous le titre « Sacré Village ! »
Ce format ne suffisait cependant pas à rendre raison de la richesse du matériel filmé ni de la richesse humaine qu'il représentait : la démarche de transition globale, encouragée par la municipalité et désirée par des citoyens éclairés, génère une puissante dynamique, qui va s'amplifiant tout au long du film.

Pour évoquer cette aventure citoyenne, il semblait plus adapté de substituer au commentaire journalistique la parole des personnages, racontant eux-mêmes leurs motivations, leurs hésitations, leurs enthousiasmes.

Ainsi a germé l'idée de porter sur grand écran l'histoire exemplaire d'Ungersheim. Une histoire portée par ses personnages, élus ou simples habitants ... Jean-Sébastien, jeune intendant de la régie agricole municipale, qui a quitté son métier de vétérinaire pour plus d'éthique. Muriel, co-propriétaire du nouvel éco-hameau construit selon les principes de Bedzed. Christophe et Lili, qui ont converti l'exploitation familiale pour devenir paysans-boulangers. Sébastien, Hayat, Céline, salariés en insertion aux Jardins du Trèfle Rouge. Et bien sûr, Jean-Claude Mench et ses adjoints à la Mairie d'Ungersheim, grands artisans du programme municipal qui articule l'ensemble de ces actions.

Ils méritaient un film, pour que les initiatives collectives et le bonheur d'agir se répercutent en échos, et que des communes aux quartiers, les spectateurs rassemblés se posent la question titre : « Qu'est-ce qu'on attend ? »

Bande annonce : https://vimeo.com/183460957
Plus d'infos : http://m2rfilms.com/qu-est-ce-qu-on-attend

Ségolène Royal déterminée à interdire un permis dans le Sud-Ouest

mer, 23/11/2016 - 15:00
RECHERCHE D'HYDROCARBURES : ROYAL DÉTERMINÉE À INTERDIRE UN PERMIS DANS LE SUD-OUEST

Paris - La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué mardi avoir pris un nouvel arrêté pour interdire le renouvellement d'un permis de recherche d'hydrocarbures dans le Sud-Ouest, à l'encontre d'une décision de justice sommant l'exécutif de prolonger ce permis.

Selon des informations de presse, la société australienne Gas2Grid a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Pau, où elle contestait un arrêté du ministère de l'Environnement lui refusant à l'automne 2015 la prolongation pour cinq ans de ce permis de recherche dit de Saint-Griède (sur les départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Landes).

Mais Ségolène Royal a dit mardi camper sur sa position : On ne peut pas dire +il faut construire des stratégies bas carbone, avoir une programmation pluriannuelle de l'énergie+ et continuer à donner des permis miniers, a-t-elle déclaré devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Dans l'état actuel du code minier, il y a un droit à prolongation du permis. Ce droit se télescope avec la loi de transition énergétique, a-t-elle expliqué. J'ai remotivé différemment un nouvel arrêté de refus de prolongation de ce permis en faisant précisément valoir la stratégie bas carbone, la programmation pluriannuelle de l'énergie et donc la baisse des énergies fossiles de 30% d'ici 2030.

Peut-être qu'il va y avoir une évolution jurisprudentielle, je le souhaite. En tout cas, (...) si le tribunal administratif annule à nouveau cet arrêté, je ferai appel devant le Conseil d'Etat, a-t-elle ajouté, encourageant les entreprises énergétiques à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans de coûteux forages d'hydrocarbures.

Dépêche AFP du 22/11/16 relayée par Romandie.com

Gers : pas de forages à Saint-Griède

mer, 23/11/2016 - 14:34
PAS DE FORAGES À SAINT-GRIÈDE

Communique de presse – 22 novembre 2016

Le Collectif 32 Non au gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers renouvellent leur ferme opposition aux projets de forages de gaz et de pétrole dans le Gers, dont il est certain qu'il s'agit de gaz et de pétrole de schiste dont l'exploitation fait appel à la fracturation hydraulique, très polluante pour notre environnement.

Saisi par la société australienne Gas2Grid, titulaire du PERH (Permis exclusif de recherche d'hydrocarbures) de Saint-Griède pour cinq ans depuis le 21 avril 2008, le Tribunal administratif de Pau a donné le 17 novembre un délai de trente jours au ministère de l'Environnement pour accorder la prolongation de ce permis sous peine d'une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

Ce jugement s'inscrit dans une procédure commencée le 21 septembre 2015, lorsque, suite à la mobilisation des Gersois-se-s depuis plus de deux ans, Madame Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, a pris un arrêté rejetant la demande de prolongation du permis de Saint-Griède faite en janvier 2013. Gas2Grid ayant déposé un référé, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le 29 décembre 2015 cet arrêté de rejet, considérant que le motif de celui-ci : « Risques de Troubles à l'ordre public » était insuffisant. En août 2016, l'arrêt du Conseil d'État, saisi en appel par le ministère de l'Environnement, confirmait ce jugement.

Le Collectif 32 Non au Gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers ont à de multiples reprises manifesté leur inquiétude, mais ne sont pas surpris de cette décision, l'arrêté ayant été pris très tardivement et le motif du rejet ne portant pas sur le fond du permis de Saint-Griède. En effet, le but visé par Gas2Grid est l'exploitation du gaz de schiste avec la technique de la fracturation hydraulique actuellement interdite par la loi du 13 juillet 2011, en comptant sur une prochaine autorisation demandée par les industriels du gaz et du pétrole, soutenus par certains politiques.

Dans un courrier que nous lui adressons ce jour, nous demandons à Madame Royal de saisir le Conseil d'État pour obtenir l'annulation du jugement du Tribunal administratif de Pau et d'utiliser toutes les voies de recours possibles. Nous renouvelons également auprès d'elle notre demande de clarifier enfin la situation juridique dans ce domaine, alors que les concessionnaires et pétitionnaires de
permis contestent systématiquement devant les tribunaux les arrêtés qu'ils considèrent défavorables.
Le ministère de l'Environnement doit rejeter explicitement l'ensemble des demandes de permis ainsi que les demandes de prolongation ou de mutation sur des permis déjà attribués.

Un courrier similaire est adressé à Monsieur Philippe Martin, président du Conseil départemental et à Monsieur Pierre Ory, Préfet du Gers, leur demandant de nous recevoir rapidement.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, puis la Cop 21 et la Cop 22 ont confirmé la nécessité de privilégier la transition énergétique et de diminuer le recours aux énergies fossiles, avec pour objectifs la réduction des émissions de CO2 dans l'atmosphère et la limitation du réchauffement climatique. Ces objectifs sont ceux que le Collectif 32 Non au gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers préconisent et pour lesquels ils agissent.

Les Gersois-e-s sont mobilisé-e-s depuis des années et refusent toute exploration et exploitation d'hydrocarbures, conventionnels ou non-conventionnels, dans leur département et sur l'ensemble du territoire ; leur détermination demeure entière en cette période pré-électorale.

Contact presse :
Sylviane Baudois, porte-parole du Collectif 32 Non au gaz de schiste
Tel. 06 83 20 51 96 - Courriel

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Vous trouverez ci-dessous les PERH attribués et demandes de PERH dans notre département (éléments à notre connaissance ce jour, dans la mesure où le site du ministère de l'Environnement n'est pas à jour et où sur le site du BRGM, les dernières données affichées datent du 1er juillet 2015).

Permis attribués
Permis de Tarbes-Val d'Adour attribué le 9 janvier 2008 pour cinq ans à Europa Oil&Gas et prolongé jusqu'au 15 janvier 2015. (nous n'avons pas d'informations sur une autre demande de prolongation).
Permis des Côtes de Gascogne attribué le 9 janvier 2008 pour cinq ans à Total E&P ; sa mutation demandée en faveur de Geopetrol n'a pas été effectuée et la prolongation demandée n'a pas été accordée. Apparemment, Total a renoncé à ce permis, qui n'existerait plus.
Permis de Saint-Griède. Attribué le 21 avril 2008 pour cinq ans à Gas2Grid. La prolongation déposée le 24 janvier 2013 a été refusée le 21 septembre 2015.

Demandes de permis
Demande de permis de Séméacq, déposée le 9 octobre 2015 par Celtique Energie.
Demande de Permis d'Eauze, déposée par Gas2Grid le 4 novembre 2010. Suite à l'ouverture à la concurrence, nouveau pétionnaire : BNK France le 21 mai 2013, sous le nom de permis de Belmont.
Demande de permis de Mirande, déposée par Gas2Grid le 30 mars 2011. Suite à l'ouverture à la concurrence, deux nouveaux pétionnaires : BNK France, le 15 mai 2013, sous le nom de permis de Lias et Vermilion, le 24 mai 2013, sous le nom de permis d'Astarac.

Le Collectif 32 Non au Gaz de schiste fait partie de l'association Bien Vivre dans le Gers,
constituée de membres individuels et des organisations suivantes :
Les Alternatifs 32, Les Amis de laTerre, Bien Vivre à Lannepax, Collectif 32 Non au gaz de schiste, Confédération Paysanne 32,Eauch Bien Commun, Ende Doman, EELV 32, GABB 32, Gascogna Terra, MODEF 32, NPA 32, Parti de Gauche 32, Tasque Environnement, UFC-QUE CHOISIR 32, Union syndicale Sud/Solidaires du Gers, et est soutenue par FNE Midi-Pyrénées, Générations Futures et Riverains de Lannepax

Collectif Non aux gaz de schiste 32 -Cournet - 32390 Montestruc-Sur-Gers
Bien vivre dans le Gers - À l'Etang - 32190 Lannepax