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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 5 heures 3 minutes

Le scénario négaWatt 2017 - 2050

ven, 02/12/2016 - 11:31
LA DÉMARCHE NÉGAWATT

Croissance non contrôlée de notre consommation d'énergie, épuisement des ressources naturelles, inégalités d'accès à l'énergie, dérèglement climatique, risque nucléaire, dépendance énergétique… de nombreux constats qui nous poussent à revoir en profondeur notre modèle énergétique, notre façon de consommer et de produire l'énergie.

Partant du principe que l'énergie la moins polluante est celle qu'on ne consomme/produit pas, négaWatt propose de repenser notre vision de l'énergie en s'appuyant sur une démarche en trois étapes.

Une approche de bon sens : sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables

La démarche négaWatt sur le site de l'association négaWatt

LE SCÉNARIO NÉGAWATT 2017-2050

Actualisé et enrichi par de nouvelles analyses réalisées par l'Association négaWatt, le nouveau scénario négaWatt confirme non seulement la possibilité technique d'une transition énergétique vers le 100 % renouvelable, mais insiste également sur l'ensemble des co-bénéfices associés.

Les effets positifs d'une transition ambitieuse sur l'emploi, l'économie, la sécurité énergétique, la pollution de l'air ou encore la précarité énergétique seront par exemple présentés.

Ainsi, le scénario négaWatt 2017-2050 éclaire les choix qui feront d'une transition indispensable et possible une transformation réussie, bénéfique pour l'ensemble de la société.

Présentation officielle du scénario négaWatt à Paris le 25 janvier 2017
L'agenda des conférences de présentation du scénario négaWatt
Une présentation du scénario négaWatt organisée par l'association Bourgs en Transition aura lieu à Bourg St Andéol le 11 janvier 2017 à 20h00

EN MATIÈRE D'ÉNERGIE, L'ÉTAT DES LIEUX EST ACCABLANT

La croissance de la consommation des énergies fossiles que sont le charbon le pétrole et le gaz dit « naturel » n'est pas soutenable.
D'une part, elle augmente les émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui nous entraînent toujours plus vite vers un réchauffement climatique aux conséquences difficilement calculables.
D'autre part, elle accélère l'épuisement de réserves qui ne sont pas infinies, nous rapprochant chaque jour un peu plus de tensions géostratégiques et économiques majeures.

Est-ce inévitable ? Comment rompre avec ce comportement irresponsable sans réduire notre qualité de vie ?

L'urgence de la transition énergétique
Cette démarche est la seule à même de répondre aux défis toujours plus pressants de l'énergie. Il y a en effet urgence du côté des impacts comme du côté des ressources.

De nombreuses réponses existent, simples, de bon sens, immédiatement applicables par tous.
Elles se fondent sur la sobriété et l'efficacité énergétique, c'est-à-dire réduire à la source la quantité d'énergie nécessaire pour un même service, mieux utiliser l'énergie à qualité de vie constante.

Ce gisement d'économie d'énergie, appelé négaWatt est bien plus important que les autres gisements d'énergie ; il faut donc l'utiliser en priorité !

Devenez producteur de négaWatts !
“Produire des négaWatts” c'est donc rompre avec nos (mauvaises) habitudes en préférant la sobriété énergétique au gaspillage. C'est rechercher la meilleure utilisation possible de l'énergie, plutôt que de continuer d'en consommer toujours plus. Il existe partout de véritables "gisements de négawatts".

Loin du "retour à la bougie ou à la lampe à pétrole", cette démarche vise à faire la chasse aux watts inutiles grâce à une utilisation plus efficace de l'énergie, et à recourir judicieusement aux énergies renouvelables.

Une fois les gaspillages énergétiques éliminés, et l'efficacité énergétique renforcée, une production d'énergie uniquement réalisée à partir de sources renouvelables peut s'envisager.

Les énergies de stock que sont le pétrole, le gaz, le charbon et l'uranium s'épuisent à un rythme très élevé.

A l'inverse, les énergies de flux que sont le solaire, l'éolien, l'hydraulique, le bois, la biomasse, le biogaz ou la géothermie se renouvelleront en permanence à l'échelle du passage de l'humanité sur Terre.

Il n'y pas d'autre avenir qu'un système énergétique sobre, efficace et basé sur ces énergies de flux. La transition vers cette solution soutenable est non seulement souhaitable, elle est surtout possible. _ À une condition : la décider vite pour pouvoir l'engager sans tarder.

Sobriété, efficacité, énergies renouvelables, c'est le fondement de la démarche négaWatt !

La démarche négaWatt sur le site de l'association négaWatt

Canada : non à l'oléoduc destiné à exporter le pétrole des sables bitumineux

sam, 26/11/2016 - 22:07
CANADA : NON À L'OLÉODUC DE KINDER MORGAN DESTINÉ À EXPORTER LE PÉTROLE DES SABLES BITUMINEUX SUR LA CÔTE OUEST

On est des milliers contre Kinder Morgan

La soirée de lundi 21 novembre a été ponctuée de beauté, de force et de résilience. Plus de 2 000 personnes, dans plus de 50 communautés à travers le Québec et le Canada, se sont tenues debout, unies et solidaires contre l'oléoduc de Kinder Morgan destiné à exporter le pétrole des sables bitumineux sur la côte ouest.

Pendant cette journée d'action, des milliers de personnes d'un océan à l'autre se sont tenues ensemble contre les pipelines — du terminal de Burnaby, près de Vancouver en Colombie-Britannique jusqu'à la communauté de Saint John au Nouveau Brunswick où se termine le tracé d'Énergie Est, en passant par le Bas St-Laurent où la lutte contre les hydrocarbures continue.

Nous étions ensemble en solidarité pour dire au premier ministre Trudeau qu'il doit respecter ses promesses en matière de climat et de droits autochtones — et que la première étape parmi les décisions attendues d'ici la fin 2016 est de rejeter le projet de pipeline Kinder Morgan.

La mobilisation a dépassée toute attente, et a été une incroyable démonstration de solidarité.

Un pas en avant, un bond en arrière

Le gouvernement Trudeau prend une approche à lutte aux changements climatique qui se fait de plus en plus incohérente.

Plus tôt cette semaine, à la sortie de la COP22 de Marrakech, la Ministre de l'environnement et du climat Catherine McKenna a annoncé la fermeture graduelle des centrales au charbon d'ici 2030.
C'est évidemment une bonne nouvelle, mais dans un monde où nous sommes sur une trajectoire catastrophique en matière d'émissions de gas à effet de serre, c'est tout insuffisant.

S'il on regarde cette mesure dans le contexte de la décision récente du gouvernement d'approuver le projet LNG Pacific Northwest — une “bombe de carbone à retardement” — et sachant les décisions à venir d'un jour à l'autre sur les pipelines, c'est tout simplement alarmant. Quitter le charbon aurait le même impact que de retirer 1,3 million de voitures sur les routes canadiennes, mais approuver Kinder Morgan serait l'équivalent d'ajouter plus de 30 millions de voitures sur ces mêmes routes. On parle en gros, d'un projet qui serait l'équivalent de 24 nouvelles centrales au charbon construites. L'incohérence est claire.

Le projet de Kinder Morgan acheminerait 890 000 barils de pétrole des sables bitumineux par jour jusqu'à Burnaby, près de Vancouver, il attirerait plus de 400 navires super-pétroliers sur la côte pacifique, et mettrait en danger d'extinction les populations d'épaulards, rajoutons à cela son impact sur les changements climatiques. De plus, la consultation avec les communautés et les Premières nations sur le tracé n'ont pas accordé de permission au projet : les maires de Vancouver et Burnaby s'y opposent, plus de 22 municipalités et 59 Premières nations sont contre, et lors de consultations tenues cet été 91% du public a refusé le projet.

Mais si le gouvernement Trudeau croit qu'il y a des oléoducs plus acceptables que d'autre, il se trompe tout simplement.

Ni à l'est ni à l'ouest

Le gouvernement Trudeau doit également prendre une décision sur les oléoducs Northern Gateway et la Ligne 3 d'Enbridge d'ici quelques jours.
C'est simple : il n'y a pas de “bons” ou “mauvais” pipelines. S'il veut respecter ses engagements sur le climat, les droits autochtones, et le respect de la volonté des communautés, Justin Trudeau ne peut pas approuver un nouveau projet d'infrastructure pour l'expansion des sables bitumineux.

Plus proche de chez moi, la lutte au projet d'Énergie Est a pris de l'importance de façon fulgurante depuis deux ans à l'échelle du Québec tout entier. Bien que plusieurs victoires ont été remportées, — comme celle du port de Cacouna — et même si maintenant 60% de la population québécoise s'oppose à ce projet, c'est loin d'être terminé, et le mouvement n'a définitivement pas fini de dire son dernier mot.
La soirée de lundi n'était évidemment pas la première ou dernière mobilisation contre Kinder Morgan.

Quelques jours plus tôt, à Vancouver, plus de 5 000 personnes ont marché pour démontrer leur opposition au projet, après des mois de mobilisation des groupes locaux et Premières nations. L'opposition au projet de Kinder Morgan dure depuis des années. Elle a débuté localement, avec la nation Tsleil-Waututh portant le flambeau. Puis, la lutte s'est étendue à de nombreuses communautés partout en Colombie-Britannique.

Mais cette semaine, j'ai constaté que la résistance contre le projet de Kinder Morgan s'étendait dorénavant d'un océan à l'autre, et que celle contre Énergie Est savait s'allier afin de devenir plus forte pour l'intérêt de tous et toutes. Ces luttes qui convergent contre l'expansion des sables bitumineux d'est en ouest continuent de grandir en un véritable mouvement pour la justice climatique et les droits des peuples autochtones.

Comme l'a exprimé en anglais sur Twitter un de mes amis à Victoria, Colombie-Britannique : “Amis de la côte ouest, regardez les photos des #KMVigils qui arrivent d'Ontario, du Québec. Nous devons garder ces images dans nos coeurs et s'en rappeler quand viendra le temps de les soutenir contre #ÉnergieEst” — Torrance Coste

Pour moi, lundi a démontré que nous sommes ensemble contre les pipelines. La Pocatière, Rimouski, Sherbrooke, et en tout 9 villes au Québec — comme en témoigne cette vidéo Facebook live à Québec. Dans les Maritimes, Charlottetown, Sackville et Saint John. En Ontario, Sudbury, Hamilton et Thunder Bay. Dans les Prairies, Saskatoon, Winnipeg et Regina. En Alberta, Edmonton et Calgary, les villes les plus proches du coeur des sables bitumineux. Enfin, plus de 12 communautés de la Colombie-Britannique, d'une foule de plus de 200 personnes à Victoria jusqu'à un petit groupe réuni devant une bibliothèque à l'ouest de Vancouver. Sans oublier des dizaines d'autres communautés réparties aux quatre coins du Canada.

La décision du gouvernement sur l'oléoduc Kinder Morgan arrive d'ici quelques jours. Je sais que peu importe la décision qui sera prise, nous nous mobiliserons pour tenir le premier ministre Trudeau responsable. Et je sais que peu importe si le pipeline est à l'est ou à l'ouest, nous serons solidaires pour assurer un avenir libre d'énergies fossiles. Nous continuerons d'être en solidarité, à l'est comme à l'ouest, quand viendrons les moments où nous devrons encore nous mobiliser ensemble — comme lundi — pour montrer au gouvernement qu‘approuver un pipeline leur coûtera cher de promesses brisées et d'électeurs désillusionnés, dans toutes les provinces.

Aujourd'hui, nous pouvons continuer à maintenir la pression. Envoyez un message au premier ministre Trudeau et à son cabinet, leur demandant de dire non au projet d'oléoduc de Kinder Morgan.

Lire l'article de Aurore Foret, membre de 350.org

NON au pipeline de Standing Rock - Dakota

sam, 26/11/2016 - 21:47
LA LUTTE CONTRE UN PIPELINE
AU SACRED STONE CAMP DE STANDING ROCK - DAKOTA

Des milliers d'Amérindiens et sympathisants sont rassemblés au Sacred Stone Camp sur les terres de la Réserve Sioux de Standing Rock dans le Dakota afin de s'opposer au « serpent noir », un pipeline qui est une importante menace pour la qualité de l'eau du bassin qui alimente la Réserve et qui a déjà détruit plusieurs sites sacrés de la tribu.

Ce pipeline de 1890 km doit transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers les côtes Est et Sud des États-Unis et, au-delà, vers d'autres marchés.

Il est à noter que le pipeline a été repositionné par rapport à son trajet originale au nord de Bismarck après que des citoyens blancs se soient opposés du fait de la menace sur leur eau potable - menace admise par le Corps du génie de l'armée US.

Les violences des forces de l'ordre envers les opposants sont fréquentes. Un expert des droits de l'homme des Nations unies a accusé les forces de sécurité américaines d'avoir recours à une force excessive contre les manifestants qui tentent d'arrêter un projet de pipeline qui traverse des terres consacrées aux populations autochtones.

Il n'est plus possible de tolérer la promotion des intérêts des sociétés pétrolières et des banques (*) par le mensonge et les violences disproportionnées des forces de l'ordre.
Ici et ailleurs, nôtre défi commun est de protéger les habitants, leur santé, leur éco omie et leur environnement dont l'eau.
Un appel mondial de soutien est lancé afin de protégez l'espace vital de Standing Rock Sioux MAINTENANT car demain sera trop tard.

(*) Selon Bastamag, les chiffres compilés par l'ONG Food and Water Watch montrent que les banques françaises Crédit Agricole, Natixis et Société Générale sont engagées dans le projet du Dakota Access Pipeline par des prêts à hauteur de 2,5 milliards de dollars.

La lutte au Sacred Stone Camp de Standing Rock - Dakota

Ce qui se passe au Sacred Stone Camp est des plus intéressant et instructif en ce qui concerne la lutte, sur le terrain, face aux pétroliers.

Il y a trois mois, quelques centaines de membres des tribus Sioux sont venues défendre leur terre face à l'avancée du pipeline Nord Dakota.

Leur lutte était annoncée non violente et l'est restée malgré les violences des forces de l'ordre, les arrestations, les blessés ...

Ces violences policières ont indigné la population américaine et de nombreuses personnes, parmi lesquelles des personnalités, sont venues soutenir les manifestants.

Aujourd'hui, malgré le froid et la neige, c'est un village de toile de plus de 10 000 personnes qui s'est formé à Sacred Stone.

Cette mobilisation a été possible grâce à la gestion de la communication (principalement sur les réseaux sociaux).

Pour mener cette lutte, les manifestants utilisent tous les moyens actuels pour faire face aux forces de l'ordre.
Un de leurs outils est le drone. Les drones sont utiliser pour survoler les forces de l'ordre et se renseigner sur leurs déplacements (quelques drones ont été abattus par les militaires) et pour réaliser des vidéos de communication.

Pour suivre l'évolution de la situation :
La page Facebook de Sacred Stone Camp (avec des vidéos en direct)
Le site internet de Sacred Stone Camp
La page Facebook de Josh Fox

Cinéma Le Palace Aubenas : Qu'est-ce qu'on attend ?

jeu, 24/11/2016 - 14:58
QU'EST CE QU'ON ATTEND ?

DIMANCHE 27 NOVEMBRE à 16h00 au cinéma "Le Palace" d'Aubenas

Pour la clôture des “Rencontres des cinémas d'Europe”
Projection suivie d'un débat avec la réalisatrice du film

QU'EST CE QU'ON ATTEND ?

Un film-documentaire de 119 minutes de Marie-Monique Robin

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C'est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.

« Qu'est-ce qu'on attend ? » raconte les multiples initiatives qui permettent à cette petite ville alsacienne de 2 200 habitants de réduire son empreinte écologique.

La municipalité d'Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le 21ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l'alimentation, l'énergie, les transports, l'habitat, l'argent, le travail et l'école. « L'autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l'économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis).

Depuis 2005, la commune a économisé 120 000 euros en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an.
Elle a créé une centaine d'emplois. Et elle n'a pas augmenté ses impôts locaux.

Alors, qu'est-ce qu'on attend ?

Tourné sur quatre saisons, pendant une année cruciale – 2015 – qui a vu l'aboutissement de la quasi totalité du programme de transition, le film a d'abord pris la forme d'un reportage de 52 minutes, diffusé par France 3 Alsace le 7 mai dernier sous le titre « Sacré Village ! »
Ce format ne suffisait cependant pas à rendre raison de la richesse du matériel filmé ni de la richesse humaine qu'il représentait : la démarche de transition globale, encouragée par la municipalité et désirée par des citoyens éclairés, génère une puissante dynamique, qui va s'amplifiant tout au long du film.

Pour évoquer cette aventure citoyenne, il semblait plus adapté de substituer au commentaire journalistique la parole des personnages, racontant eux-mêmes leurs motivations, leurs hésitations, leurs enthousiasmes.

Ainsi a germé l'idée de porter sur grand écran l'histoire exemplaire d'Ungersheim. Une histoire portée par ses personnages, élus ou simples habitants ... Jean-Sébastien, jeune intendant de la régie agricole municipale, qui a quitté son métier de vétérinaire pour plus d'éthique. Muriel, co-propriétaire du nouvel éco-hameau construit selon les principes de Bedzed. Christophe et Lili, qui ont converti l'exploitation familiale pour devenir paysans-boulangers. Sébastien, Hayat, Céline, salariés en insertion aux Jardins du Trèfle Rouge. Et bien sûr, Jean-Claude Mench et ses adjoints à la Mairie d'Ungersheim, grands artisans du programme municipal qui articule l'ensemble de ces actions.

Ils méritaient un film, pour que les initiatives collectives et le bonheur d'agir se répercutent en échos, et que des communes aux quartiers, les spectateurs rassemblés se posent la question titre : « Qu'est-ce qu'on attend ? »

Bande annonce : https://vimeo.com/183460957
Plus d'infos : http://m2rfilms.com/qu-est-ce-qu-on-attend

Ségolène Royal déterminée à interdire un permis dans le Sud-Ouest

mer, 23/11/2016 - 15:00
RECHERCHE D'HYDROCARBURES : ROYAL DÉTERMINÉE À INTERDIRE UN PERMIS DANS LE SUD-OUEST

Paris - La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué mardi avoir pris un nouvel arrêté pour interdire le renouvellement d'un permis de recherche d'hydrocarbures dans le Sud-Ouest, à l'encontre d'une décision de justice sommant l'exécutif de prolonger ce permis.

Selon des informations de presse, la société australienne Gas2Grid a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Pau, où elle contestait un arrêté du ministère de l'Environnement lui refusant à l'automne 2015 la prolongation pour cinq ans de ce permis de recherche dit de Saint-Griède (sur les départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Landes).

Mais Ségolène Royal a dit mardi camper sur sa position : On ne peut pas dire +il faut construire des stratégies bas carbone, avoir une programmation pluriannuelle de l'énergie+ et continuer à donner des permis miniers, a-t-elle déclaré devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Dans l'état actuel du code minier, il y a un droit à prolongation du permis. Ce droit se télescope avec la loi de transition énergétique, a-t-elle expliqué. J'ai remotivé différemment un nouvel arrêté de refus de prolongation de ce permis en faisant précisément valoir la stratégie bas carbone, la programmation pluriannuelle de l'énergie et donc la baisse des énergies fossiles de 30% d'ici 2030.

Peut-être qu'il va y avoir une évolution jurisprudentielle, je le souhaite. En tout cas, (...) si le tribunal administratif annule à nouveau cet arrêté, je ferai appel devant le Conseil d'Etat, a-t-elle ajouté, encourageant les entreprises énergétiques à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans de coûteux forages d'hydrocarbures.

Dépêche AFP du 22/11/16 relayée par Romandie.com

Gers : pas de forages à Saint-Griède

mer, 23/11/2016 - 14:34
PAS DE FORAGES À SAINT-GRIÈDE

Communique de presse – 22 novembre 2016

Le Collectif 32 Non au gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers renouvellent leur ferme opposition aux projets de forages de gaz et de pétrole dans le Gers, dont il est certain qu'il s'agit de gaz et de pétrole de schiste dont l'exploitation fait appel à la fracturation hydraulique, très polluante pour notre environnement.

Saisi par la société australienne Gas2Grid, titulaire du PERH (Permis exclusif de recherche d'hydrocarbures) de Saint-Griède pour cinq ans depuis le 21 avril 2008, le Tribunal administratif de Pau a donné le 17 novembre un délai de trente jours au ministère de l'Environnement pour accorder la prolongation de ce permis sous peine d'une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

Ce jugement s'inscrit dans une procédure commencée le 21 septembre 2015, lorsque, suite à la mobilisation des Gersois-se-s depuis plus de deux ans, Madame Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, a pris un arrêté rejetant la demande de prolongation du permis de Saint-Griède faite en janvier 2013. Gas2Grid ayant déposé un référé, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le 29 décembre 2015 cet arrêté de rejet, considérant que le motif de celui-ci : « Risques de Troubles à l'ordre public » était insuffisant. En août 2016, l'arrêt du Conseil d'État, saisi en appel par le ministère de l'Environnement, confirmait ce jugement.

Le Collectif 32 Non au Gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers ont à de multiples reprises manifesté leur inquiétude, mais ne sont pas surpris de cette décision, l'arrêté ayant été pris très tardivement et le motif du rejet ne portant pas sur le fond du permis de Saint-Griède. En effet, le but visé par Gas2Grid est l'exploitation du gaz de schiste avec la technique de la fracturation hydraulique actuellement interdite par la loi du 13 juillet 2011, en comptant sur une prochaine autorisation demandée par les industriels du gaz et du pétrole, soutenus par certains politiques.

Dans un courrier que nous lui adressons ce jour, nous demandons à Madame Royal de saisir le Conseil d'État pour obtenir l'annulation du jugement du Tribunal administratif de Pau et d'utiliser toutes les voies de recours possibles. Nous renouvelons également auprès d'elle notre demande de clarifier enfin la situation juridique dans ce domaine, alors que les concessionnaires et pétitionnaires de
permis contestent systématiquement devant les tribunaux les arrêtés qu'ils considèrent défavorables.
Le ministère de l'Environnement doit rejeter explicitement l'ensemble des demandes de permis ainsi que les demandes de prolongation ou de mutation sur des permis déjà attribués.

Un courrier similaire est adressé à Monsieur Philippe Martin, président du Conseil départemental et à Monsieur Pierre Ory, Préfet du Gers, leur demandant de nous recevoir rapidement.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, puis la Cop 21 et la Cop 22 ont confirmé la nécessité de privilégier la transition énergétique et de diminuer le recours aux énergies fossiles, avec pour objectifs la réduction des émissions de CO2 dans l'atmosphère et la limitation du réchauffement climatique. Ces objectifs sont ceux que le Collectif 32 Non au gaz de schiste et Bien Vivre dans le Gers préconisent et pour lesquels ils agissent.

Les Gersois-e-s sont mobilisé-e-s depuis des années et refusent toute exploration et exploitation d'hydrocarbures, conventionnels ou non-conventionnels, dans leur département et sur l'ensemble du territoire ; leur détermination demeure entière en cette période pré-électorale.

Contact presse :
Sylviane Baudois, porte-parole du Collectif 32 Non au gaz de schiste
Tel. 06 83 20 51 96 - Courriel

Télécharger le communiqué de presse (pdf 144 ko)

Vous trouverez ci-dessous les PERH attribués et demandes de PERH dans notre département (éléments à notre connaissance ce jour, dans la mesure où le site du ministère de l'Environnement n'est pas à jour et où sur le site du BRGM, les dernières données affichées datent du 1er juillet 2015).

Permis attribués
Permis de Tarbes-Val d'Adour attribué le 9 janvier 2008 pour cinq ans à Europa Oil&Gas et prolongé jusqu'au 15 janvier 2015. (nous n'avons pas d'informations sur une autre demande de prolongation).
Permis des Côtes de Gascogne attribué le 9 janvier 2008 pour cinq ans à Total E&P ; sa mutation demandée en faveur de Geopetrol n'a pas été effectuée et la prolongation demandée n'a pas été accordée. Apparemment, Total a renoncé à ce permis, qui n'existerait plus.
Permis de Saint-Griède. Attribué le 21 avril 2008 pour cinq ans à Gas2Grid. La prolongation déposée le 24 janvier 2013 a été refusée le 21 septembre 2015.

Demandes de permis
Demande de permis de Séméacq, déposée le 9 octobre 2015 par Celtique Energie.
Demande de Permis d'Eauze, déposée par Gas2Grid le 4 novembre 2010. Suite à l'ouverture à la concurrence, nouveau pétionnaire : BNK France le 21 mai 2013, sous le nom de permis de Belmont.
Demande de permis de Mirande, déposée par Gas2Grid le 30 mars 2011. Suite à l'ouverture à la concurrence, deux nouveaux pétionnaires : BNK France, le 15 mai 2013, sous le nom de permis de Lias et Vermilion, le 24 mai 2013, sous le nom de permis d'Astarac.

Le Collectif 32 Non au Gaz de schiste fait partie de l'association Bien Vivre dans le Gers,
constituée de membres individuels et des organisations suivantes :
Les Alternatifs 32, Les Amis de laTerre, Bien Vivre à Lannepax, Collectif 32 Non au gaz de schiste, Confédération Paysanne 32,Eauch Bien Commun, Ende Doman, EELV 32, GABB 32, Gascogna Terra, MODEF 32, NPA 32, Parti de Gauche 32, Tasque Environnement, UFC-QUE CHOISIR 32, Union syndicale Sud/Solidaires du Gers, et est soutenue par FNE Midi-Pyrénées, Générations Futures et Riverains de Lannepax

Collectif Non aux gaz de schiste 32 -Cournet - 32390 Montestruc-Sur-Gers
Bien vivre dans le Gers - À l'Etang - 32190 Lannepax

Collectifs contre les pétroles et les gaz de schiste et de couche

lun, 21/11/2016 - 19:49
COLLECTIFS CONTRE LES PÉTROLES ET LES GAZ DE SCHISTE ET DE COUCHE NOUS DEMANDONS L'ARRÊT DES TRAVAUX À LACHAMBRE, EN LORRAINE

Communiqué de presse
Le 17 Novembre 2016



La société « La Française de l'énergie » prétend exploiter le gaz de couche, en Lorraine et dans le bassin minier du Nord. Or, la perméabilité du charbon en Lorraine est très faible : 1,7 millidarcy, ce qui rend cette exploitation non rentable hors fracturation hydraulique, ce que l'entreprise a parfaitement démontré. En effet, le seul puits qui a permis de certifier des ressources est celui de Folschviller qui a été fracturé (avant la loi de 2011) et depuis, malgré la technique innovante et infaillible tant vantée par M. Moulin, président de l'entreprise, les forages sont des échecs.
A Tritteling, 3500 m de drains multilatéraux n'ont pas ajouté un seul m3 de gaz dans les réserves prouvées de l'entreprise. Dans le Nord, la géologie est plus défavorable encore, avec des couches plus minces et très plissées.

Le BRGM avait déjà exprimé en 2013 cette difficulté d'une exploitation rentable des gaz de charbon sans fracturation hydraulique, liée à la faible perméabilité des charbons français !
Pourtant, l'entreprise s'entête, profite de la complicité de l'état et 16 nouveaux forages sont déjà autorisés : Pontpierre, Longeville, Lachambre, Zimming… en Lorraine, Avion et Divion dans le Nord/Pas-de-Calais.

De nombreux témoignages en provenance d'Australie où le gaz de couche est exploité, renforcent nos craintes sur les dégâts sanitaires et environnementaux inhérents à cette exploitation : menaces sur la quantité d'eau disponible, risques de contamination de la nappe phréatique, fuites de méthane, affaissements de terrains, séismes, …

« la Française de l'Énergie : LFDE » est née suite à une opération de marketing d'une autre société, EGL, elle-même endettée à hauteur de 26 millions d'euros. LFDE garde les mêmes incapacités financière et technique et a pu obtenir son introduction en bourse en juin 2016. Elle rachète dans la foulée Gazonor, ce qui lui permet d'avoir enfin des revenus, puisque Gazonor commercialise du gaz de mine.
Le dossier d'introduction en bourse est basé sur des mensonges ; mensonges sur les surfaces de permis, incluant des surfaces non encore attribuées à LFDE, mensonges sur les techniques qui seront utilisées (techniques inefficaces), sur les réserves de gaz largement surestimées…
Les actionnaires espérés se sont vite évanouis et l'action est passée de 27 € en juin à 11 € environ en novembre.

Alors que le code minier prévoit l'étude de la capacité financière et de la capacité technique par les services de l'État avant toute délivrance de permis, on ne peut qu'être étonné devant les acceptations de travaux de forages qui se multiplient.

Et bien sûr, la première raison qui interdit l'exploitation des gaz de schiste et de couche est le réchauffement climatique

Les scientifiques affirment qu'il faut laisser 80% des énergies fossiles dans le sous-sol afin de ne pas dépasser les deux degrés de réchauffement de la planète, au-delà desquels les conditions d'une vie acceptable sur terre seraient menacées. Où est donc le sens de continuer à explorer pour trouver de nouvelles énergies fossiles ? Malgré les beaux discours de nos gouvernants lors de la COP 21 à Paris, les accords signés ne sont pas contraignants, peu ambitieux et laissent aux multinationales une part belle pour continuer leur business « as usual ».

Les lobbys pétro-gaziers sont à l'œuvre (lobbyisme à l'intérieur des institutions européennes : promesse d'embauche aux élus, financement de projets, corruption de tous ordres) ; la production d'énergie fossile continue et même les prix baissent parce qu'il y a surproduction : RIEN ne change !

La baisse drastique de production de fossiles à laquelle on était en droit de s'attendre au vu des cris d'alerte des scientifiques n'a pas lieu !

Pire, on nous présente maintenant le gaz comme énergie de transition alors que les fuites de méthane inhérentes à l'extraction de gaz de schiste et de couche est comprise entre 6 et 8% des volumes extraits et que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2 pour le réchauffement climatique !
Face à une entreprise mensongère, ne prenant en compte aucune exigence ni de la population inquiète des risques sanitaires à venir, ni de la contrainte climatique, nous demandons l'arrêt de ces forages.

Pour les collectifs, les gaz de schiste et de couche,
c'est donc ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain !


Contacts presse
En Lorraine : Marieke Stein (06 06 86 31 76) ; Jérémy Nicolas (06 71 04 31 27)
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Le MDDE mis en demeure de renouveler le permis de Saint-Griède

ven, 18/11/2016 - 15:13
LE MDDE MIS EN DEMEURE DE RENOUVELER LE PERMIS DE SAINT-GRIÈDE

Le tribunal administratif de Pau somme le ministère de l'Environnement d'accorder un permis de recherche d'hydrocarbures à un foreur australien

La société australienne Gas2grid avait esté devant le tribunal administratif de Pau contre un arrêté du ministère de l'Environnement.

Ce dernier, en date du 21 septembre 2015, refusait à la compagnie pétrolière la prolongation d'un permis de recherche d'hydrocarbures pour les cinq ans à venir. Et ce, au nom de risques de troubles à l'ordre public, des manifestations ayant eu lieu contre ces forages.

Ce permis, dit de Saint-Griède, concerne un territoire de 52 km2 à cheval sur le Gers, les Hautes-Pyrénées et le nord des Pyrénées-Atlantiques.

Les élus et la population avaient en effet à l'époque exprimé leur refus de voir des recherches de gisements de gaz de schiste sur leur territoire. D'où l'arrêté pris conjointement par le ministère de l'Environnement et celui de l'Économie en 2015.

Mais le tribunal administratif de Pau a jugé que l'arrêté n'était pas justifié et l'annule dans sa décision rendue jeudi matin. Il donne trente jours au ministère de l'Environnement pour prolonger le permis de Saint-Griède, sinon le contribuable, pardon le ministère, devra payer une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

Contre le sens de l'histoire ?
Anticipée et saluée par l'Amicale des foreurs et métiers du pétrole, basée à Bordes, cette décision doit théoriquement permettre à la société australienne de reprendre ses analyses de sol en vue d'une exploitation éventuelle de gaz de schiste. Cela dit, les cours bas du pétrole ne rendent plus cette exploitation très attractive mais les choses pourraient changer.

Ce qui est certain, c'est qu'à l'heure de la COP22 et de la transition énergétique, le signal envoyé par le tribunal administratif ne va pas dans le bon sens. La recherche de nouvelles énergies fossiles est juste contraire au sens de l'histoire et à la volonté partagée de réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère et de limiter le réchauffement climatique.

Article de Laurent Vissuzaine sur La République des Pyrénées

SIGNEZ LA PÉTITION contre l'exploration d'hydrocarbures dans les Pyrénées-Atlantiques !
Depuis juillet 2011 la fragmentation hydraulique est interdite en France. Demain qu'en sera-t-il ?
Aujourd'hui une grande partie des Pyrénées-Atlantiques (40%de la surface et 50% de la population) est couverte par des permis de recherche d'hydrocarbures.
sur Mes Opinions.com

Dakota Pipeline : soutien aux Sioux de Standing Rocks

mer, 16/11/2016 - 17:54
APPEL DE SOUTIEN AUX SIOUX DE STANDING ROCKS MENACÉS PAR LE DAKOTA PIPELINE AUX ÉTATS-UNIS

Appel mondial de soutien aux Sioux de Standing Rocks et aux Amérindiens ainsi qu'aux agriculteurs et à tous ceux qui sont menacés par le Dakota Pipeline aux États-Unis

Le temps est venu. Un soutien à la tribu de Standing Rock est nécessaire.

Il n'est plus possible de tolérer la promotion des intérêts des sociétés pétrolières par le mensonge, les balles en caoutchouc, les matraques et l'armée des États démocratiques parce que ces États deviennent alors antidémocratiques.

Notre défi commun est de protéger les gens et l'eau contre la mauvaise volonté des entreprises. Protégez l'espace vital de Standing Rock Sioux MAINTENANT. Demain sera trop tard.

Frack Free World propose une action :
Veuillez écrire une lettre ouverte au président des Etats-Ubis via l'ambassade américaine.
Cette lettre peut aussi être envoyée aux médias, publiée sur les réseaux sociaux, sites internet etc.
Modèle de lettre à envoyer à : Ambassade des Etats-Unis d'Amérique - 2 avenue Gabriel - 75008 Paris

Infos mais aussi chansons de soutien (Trevor Hall, Neil Young) sur : Frack Free World

Suivre l'actualité du mouvement de résistance :
* La page Facebook du camp
* La page Facebook de Josh Fox

LES AMÉRICAINS INDIGÈNES FONT FACE À UNE FORCE EXCESSIVE DANS LES MANIFESTATIONS DU PIPELINE DU DAKOTA DU NORD

GENÈVE (15 novembre 2016) - Un expert des droits de l'homme des Nations unies a accusé les forces de sécurité américaines d'avoir recours à une force excessive contre les manifestants qui tentent d'arrêter un projet de pipeline qui traverse des terres consacrées aux populations autochtones.

Selon Maina Kiai, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion et d'association pacifiques, les forces de l'ordre, les sociétés de sécurité privées et la garde nationale du Dakota du Nord ont utilisé une force injustifiée pour traiter les opposants au pipeline Dakota Access.

Certaines des 400 personnes détenues pendant les manifestations avaient subi "des conditions inhumaines et dégradantes en détention", a ajouté M. Kiai.

Les manifestants disent avoir fait face à des balles en caoutchouc, à des gaz lacrymogènes, à des matraques, à des grenades à compression tout en exprimant leurs préoccupations à l'égard de l'impact environnemental et en essayant de protéger les cimetières et autres sites sacrés de la tribu Sioux Rock.

"Les tensions se sont intensifiées au cours des deux dernières semaines, les forces de sécurité locales ayant recours à une réponse de plus en plus militarisée face aux manifestations et au déplacement forcé de camps situés près du chantier", a déclaré l'expert en droits.

"Il s'agit d'une réponse troublante aux personnes qui prennent des mesures pour protéger les ressources naturelles et le territoire ancestral face à l'activité de recherche de profits", a t-il noté.
"L'utilisation excessive de l'appareil de sécurité de l'Etat pour réprimer les manifestations contre les activités corporatives qui sont présumées violer les droits de l'homme est erronée et contraire aux Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l'homme".

« Les gens pensent que leurs préoccupations sont ignorées et ont le droit d'organiser des assemblées pacifiques afin que ces préoccupations puissent être entendues. » Les autorités ont l'obligation de protéger activement ce droit, a t-il ajouté.

Le Rapporteur spécial a reconnu que certaines manifestations étaient devenues violentes, mais a souligné que la réponse devait être strictement proportionnée et ne pas affecter les manifestants pacifiques.

"Le droit à la liberté de réunion pacifique est un droit individuel, et il ne peut pas être enlevé indistinctement ou en masse en raison des actes violents de quelques-uns", a t-il dit. « L'utilisation de la violence par certains manifestants ne doit pas servir de justification pour annuler les droits pacifiques de tous les autres ».

Le Rapporteur spécial s'est dit préoccupé par l'ampleur des arrestations et des conditions de détention : « Le fait de marquer des personnes et de les détenir dans des cages surpeuplées, sur le plancher de béton nu, sans recevoir de soins médicaux et avec traitement dégradant. "

M. Kiai a également a informé d'une annonce du 8 novembre par l'opérateur de pipeline Energy Transfer LLC Corporation, affirmant que la phase finale de la construction commencerait dans deux semaines, ignorant "délibérément" une précédente décision des organismes fédéraux. « J'appelle la Pipeline Company à interrompre toutes les activités de construction dans un rayon de 20 milles à l'est et à l'ouest du lac Oahe », a-t-il déclaré.

La construction de l'oléoduc s'est poursuivie malgré un appel lancé en septembre our son arrêt par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, et d'autres experts.

Le pipeline de 1,7 milles (1 890 km), conçu pour transporter du pétrole brut à une raffinerie près de Chicago, est construit par Energy Transfer et le Corps of Engineers de l'armée américaine.
Les manifestants disent que plusieurs sites sacrés de la tribu des Sioux rocheuses ont déjà été détruits au bulldozer et que des travaux de construction approchent du fleuve Missouri considéré comme sacré. En outre, les manifestants estiment que le projet représente une menace importante pour la qualité de l'eau potable.

L'appel de M. Kiai a été approuvé par
le Rapporteur spécial sur les peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz
le Rapporteur spécial sur les droits culturels, Karima Bennoune
le Rapporteur spécial sur la question des obligations en matière de droits de l'homme relatives à la jouissance d'un environnement sûr, propre, sain et durable, John Knox
le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, Michel Forst
le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement, Léo Heller
le président actuel du Groupe de travail des Nations Unies sur la question des droits de l'homme et des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales, Pavel Sulyandziga.

Lire le rapport de Maina Kiai, expert des droits de l'homme des Nations unies

La pression des lobbies

mer, 16/11/2016 - 15:35
LE CHANT DES SIRÈNES ET LE DOUX MURMURE DES MULTINATIONALES

Alors qu'il s'avère que l'Europe ne sera définitivement pas l'eldorado promis ou espéré par les compagnies. Alors que les hydrocarbures non-conventionnels s'avèrent être une aberration économique, sanitaire et environnementale, la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol), cercle de réflexion français d'orientation libérale, par la voix du journaliste Vincent Giret (chroniqueur économique au Monde et à France info) dans son article dans le supplément du Monde Eco & Entreprise du 11 novembre considère que “Ce bouleversement (des gaz et huiles de schiste) provoque déjà, comme un séisme, une série de répliques économiques, stratégiques et géopolitiques” et est en passe de provoquer une nouvelle révolution énergétique.

Toujours selon ce cercle de réflexion "un angle mort dans notre champ de vision politique et mental nous empêcherait d'en mesurer la portée." Nous serions collectivement prisonniers d'un carcan « politiquement correct » : en traitant par « le mépris » et « la diabolisation » « la révolution des huiles non conventionnelles », nous nous empêcherions de penser « le réel » et d'agir sur les nouveaux paramètres systémiques de la transition énergétique".
Et de conclure “On ne pourra pas penser la dynamique énergétique sans faire avec la révolution des huiles non conventionnelles”.

Pourtant, de nombreux analystes dénoncent la bulle financière que représente l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. Ils décrivent un secteur d'activité fondamentalement non rentable :
Le prix de revient élevé de l'exploration et de l'exploitation,
la surestimation des gisements et des rendements,
le rythme élevé de l'épuisement des gisements,
la surestimation de la création d'emplois,
et les risques élevés qui pèsent sur l'économie, la santé et l'environnement

S'appuyant sur les antécédents en Amérique du Nord et en Europe (Allemagne, Grande Bretagne, Suisse,..), ainsi que sur les nombreuses études réalisées par des chercheurs et universitaires indépendants de différents pays, les collectifs Stop au Gaz et Huiles de Schiste rappellent que L'exploitation de ces ressources conduit à :
l'augmentation des gaz à effet de serre et toxiques (méthane, CO2, Oxydes, …),
une consommation irresponsable des ressources en eau
une pollution de l'air, de la terre et de l'eau
des risques accrus pour la santé (cancers, maladies neurologiques, …),
des effets sismiques,
la fragilisation des économies locales et une destruction d'emplois (agriculture, tourisme, …),
la destruction des paysages,
tout cela pour une création d'emplois insignifiante.

De plus, pour être cohérents avec les accords de la COP 21 et les déclarations du GIEC qui préconise de garder 80% des réserves prouvées d'hydrocarbures dans le sol, nous devons laisser définitivement la roche-mère et autres réservoirs non conventionnels conserver leurs ressources fossiles.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste dénonce le lobbying industriel et financier qui, à l'approche des échéances électorales, intensifie sa pression pour imposer sa politique climaticide et perpétuer un modèle industriel et énergétique du passé.

Adaptation du code minier au droit de l'environnement

mer, 16/11/2016 - 14:30
ADAPTATION DU CODE MINIER AU DROIT DE L'ENVIRONNEMENT

Communiqué de presse du 14 novembre 2016 sur la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement

Les collectifs contre les gaz et huiles de schiste ont été invités, le 27 octobre à une audition sur la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement par le rapporteur de la loi, M. Jean-Paul Chanteguet, Président de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée Nationale.

L'INCOHÉRENCE DE CE PROJET DE LOI
Dans l'exposé des motifs, le rapporteur souligne “La présente proposition de loi est ambitieuse car elle se propose, de moderniser le code minier en prenant en compte les principes constitutionnels de la Charte de l'environnement, et d'assurer aux activités minières un meilleur niveau de sécurité juridique”.

Alors que le texte du projet de loi qui ouvre grand la porte aux industriels est totalement à l'opposé d'une politique environnementale cohérente avec les engagements pris par la France lors de la COP 21. Ce texte représente une dérive libérale, totalement à l'opposé d'une politique sociale des territoires digne de ce nom.

L'INQUIÉTUDE DES COLLECTIFS
Lors de l'audition, les représentants des collectifs ont tenu à souligner les points les plus problématiques de ce projet de loi présenté dans l'urgence en fin de mandature.
Lire le compte-rendu de la délégation des collectifs (pdf 108 ko

CE PROJET DE LOI DOIT ÊTRE ABANDONNÉ
Les collectifs demandent aux députés, membres de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire qui doivent examiner ce texte à partir de la mi-décembre de rejeter en bloc ce projet de loi incompatible avec le développement de nos territoires ruraux et d'agir en concertation avec les différents acteurs environnementaux.

LE PROJET DE LOI
sur Assemblee-Nationale.fr

LES GAZ ET HUILES DE SCHISTE, NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD'HUI NI DEMAIN !

Contact : Paul Reynard – Porte parole – 06 85 55 00 63 / contact

LE COLLECTIF 07 STOP AU GAZ ET HUILES DE SCHISTE
Le collectif ardéchois "Stop au gaz de schiste" se compose d'associations, de nombreux collectifs citoyens locaux, d'organisations syndicales, de collectivités locales et d'organisations politiques (110 organisations de tous horizons, 2 500 inscrits à la lettre d'informations, 18 000 personnes mobilisées à Villeneuve de Berg, appuyé par le Collectif des élus, le Parc Naturel des monts d'Ardèche,…).
Créé en janvier 2011, il veut affirmer son refus de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste, qu'elles soient expérimentales ou industrielles. Il dénonce :
* Les conséquences environnementales désastreuses (pollution des réserves d'eau potable, du sol et des sous-sols) et la destruction des paysages
* Les ravages socio-économiques (agriculture, tourisme,...),
* Les atteintes irréversibles à la santé (produits mutagènes, reprotoxiques ou cancérigènes).
* L'aberration énergétique et la fuite en avant que ce choix représente à l'heure de la lutte contre le changement climatique,

Collectif 07 Stop au gaz et huiles de schiste
39, rue Jean-Louis Soulavie - 07110 Largentière
contact - www.stopaugazdeschiste07.org

COP 22 et climat

mar, 15/11/2016 - 21:44
COP 22 ET CLIMAT

Ce lundi, plus de 400 organisations du monde entier ont transmis un message aussi simple que fort aux chef.fe.s d'Etats et de gouvernements réuni.e.s à Marrakech pour la conférence des Nations Unies sur le climat : il n'y pas de place sur notre planete pour de nouveaux projets fossiles.

Dans l'enceinte de la COP22, des représentant.e.s de communautés en lutte contre l'industrie fossile au Nigeria, en Inde, au Bresil, au Canada et aux Etats-Unis ont rendu publique une lettre soutenue par plus de 400 organisations, demandant de mettre immediatement fin au developpement de nouveaux projets fossiles afin d'engager au plus vite la transition juste vers un futur 100% renouvelable.

Daniele Violetti, directeur de cabinet de la presidente de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, reçoit la lettre ouverte

Cet appel a été rendu public au moment ou les négociations entrent dans la phase la plus intense, au lendemain d'une marche appelant à la justice climatique qui a rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Marrakech.

Geler l'octroi de nouveaux permis d'exploration de gisements de charbon, de gaz et de petrole est indispensable si nous voulons atteindre les objectifs fixés par les gouvernements l'an passé, à Paris, à l'issue de la COP21. Pour honorer leur promesse, les dirigeant.e.s n'ont qu'une seule solution : mettre un terme au developpement de nouveaux projets fossiles.

Alors que les chefs d'Etat discutent des étapes à venir dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris, nous sommes toujours plus nombreuses et nombreux à subir les consequences dévastatrices du changement climatique, ainsi qu'à lutter pour défendre nos communautés, comme pour stopper la pollution engendrée par les centrales électriques, les mines, les oléoducs, etc.

Nous vous remercions d'avoir déjà ajoute votre voix à des millions d'autres.

[1]Pourriez-vous demander à vos proches d'y joindre la leur, et de signer notre appel demandant le gel de tout nouveau projet fossile ?

Ici, à Marrakech, notre equipe soutient de toute sa force le combat si courageux des opposant.e.s au projet d'oléoduc Dakota Access aux Etats-Unis.

Elles et ils organisent aujourd'hui une grande journée d'actions pour bloquer ce projet. Vous pouvez les soutenir, en leur envoyant un message ! Il est important qu'elles et ils sachent que le mouvement mondial pour le climat les soutient, en particulier apres les résultats de l'élection présidentielle, et au moment ou ils intensifient leurs efforts pour protéger leurs terres, leur accès `a l'eau et leurs droits face à la cupidite de l'industrie pétroliere.

La lutte continue. Nous savons que le vrai pouvoir n'est pas entre les mains de celles et ceux qui nous dirigent. Il est entre celles des peuples du monde entier.

Le monde ne peut attendre. Zero fossile - notre lutte, notre horizon.

Le mouvement des 350

Lire l'article sur le gel le développement de tout nouveau projet fossile et signez l'appel

Un futur code minier qui fait mieux que TAFTA

mar, 15/11/2016 - 21:15
UN FUTUR CODE MINIER QUI FAIT MIEUX QUE TAFTA

Par Claude Taton sur son blog Médiapart

De même que CETA ou TAFTA ne sont pas que de simples réglementations permettant les échanges commerciaux, le code minier n'est pas un simple catalogue des bonnes pratiques juridiques établies entre les industriels et l'État. Il s'agit d'un nouvel emballage pour conserver de très vieilles pratiques d'exploitation des ressources du sous-sol tout en favorisant un peu plus la financiarisation et le libéralisme.

2011, on découvre, partout en France, que des entreprises pétrolières s'apprêtent à fracturer le sous-sol en toute légalité pour aller y récupérer du pétrole et du gaz de schiste. Ces permis ont été signés en toute opacité mais aussi en toute légalité par Jean Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie et de l'Energie sous le gouvernement Fillon. Ces permis sont conformes au code minier en vigueur. Le code minier avait alors été décrié se révélant inadapté aux menaces environnementales des activités minières ainsi qu'aux exigences des populations locales d'être associées au processus de décision publique en matière minière.

Il est vrai que les populations s'étaient senties dépossédées de cette question en étant mises devant le fait accompli. Il était inacceptable que le droit minier permette à une administration d'autoriser la conduite d'activités dangereuses pour l'environnement sans jamais consulter les populations.

La réforme du code minier refait surface

2016, pour la énième fois, la révision du code minier vient de refaire surface, tel un serpent de mer. Fin septembre, une proposition de loi parlementaire est déposée à l'Assemblée Nationale [n°4043] dans le plus grand silence médiatique.( 1)

On aurait pu penser que le groupe parlementaire, signataire de cette proposition de loi, aurait pu apprendre et tenir compte des nombreuses mobilisations citoyennes de ces cinq dernières années (Sivens, Notre Dames Des Landes, Roybon, Ferme des 1000 vaches, gaz et pétrole de schiste, gaz de couche, etc ).

Nous pensions que les autorités politiques en avaient tiré les conséquences et seraient plus attentives à la prise en considération des acteurs locaux et des communautés qui animent et font vivre les territoires.

Perpétuer un modèle industriel et énergétique du passé.

Ce projet de modification du code minier nous laisse un goût amer. Derrière cette jolie expression « proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement », nous voyons qu'il s'agit uniquement de perpétuer un modèle industriel et énergétique du passé. Cette proposition n'est pas simplement un toilettage ou une modernisation d'un instrument juridique, tel qu'on veut nous le faire croire. Elle consacre la volonté de relancer, en France, l'activité extractive et de répondre aux industriels qui demandent de simplifier les procédures de sorte que leurs activités puissent être garanties durant des décennies à venir.

Cette relance de l'activité minière (2), initiée par Arnaud Montebourg et poursuivie par Emmanuel Macron, respectivement, ex-ministre du redressement productif et ex-ministre de l'Économie, fait fi de tout débat démocratique et les procédures de consultations numériques ne servent qu'à cautionner soi-disant « une participation du public » alors que les décisions des autorités sont déjà acquises aux projets des industriels.

Vers un système à l'américaine ?

Plusieurs dispositions de cette proposition de loi nous inquiètent profondément. Rappelons qu'en France, aujourd'hui, l'exploration et l'exploitation minière nécessitent l'obtention d'un titre minier. L'État étant propriétaire du sous-sol, il est le seul à pouvoir déléguer à un industriel le droit de l'explorer.

Or, le texte prévoit [article L.113.1] que « la détention d'un titre minier n'est pas nécessaire pour l'exploration minière lorsqu'elle est réalisée (...) par le propriétaire de la surface (…) après déclaration à l'autorité administrative compétente de l'État » (1)

Cela signifierait implicitement que l'État ne serait plus le seul détenteur du droit à accorder un territoire déterminé pour entreprendre l'exploration minière.

Tout propriétaire de surface n'aurait qu'à informer de son intention les services de l'État par une simple déclaration, comme le stipule la proposition de loi, pour se voir conférer la possibilité d'entreprendre des activités de recherches sur son terrain. Cette exploration ayant lieu sans qu'il y ait un dossier à instruire. En quelque sorte, il s'agirait d'un droit automatique, ouvert à tout propriétaire de surface foncière.

Ce serait une première étape vers un système à l'américaine où le propriétaire du sol est libre de vendre ou de louer ses terres à tout futur exploitant minier. L'absence de toute instruction signifie qu'il n'y aurait plus de mise en concurrence, qu'il n'y aurait pas d'instruction au niveau national et local par les services de l'État et qu'aucun avis ne serait formulé pour savoir si la demande est recevable. De plus, le public ne serait aucunement informé et consulté sur ce projet.

Il suffirait de créer une entreprise ad hoc, que celle-ci achète 2 Ha quelque part dans la Brie et qu'elle déclare son intention d'explorer… et le tour est joué ! Quelques mois plus tard, l'entreprise pourrait être absorbée, via une fusion acquisition par une vraie entreprise pétrolière ou minière… et le transfert se ferait sans mutation.

Dès lors, on pourrait voir se profiler de multiples entreprises juniors qui agiraient en « faux-nez » des pétroliers ou des entreprises minières en acquérant des surfaces foncières pour ensuite les revendre aux plus offrants. La financiarisation serait vraiment à l'œuvre. Le rapprochement des réglementations française et américaine, via deux lignes au milieu d'un code qui ne se prétend que réglementaire, serait-il un cheval de Troie pour Tafta, on peut se le demander !

Une autre disposition [article L.116.2] mentionne concrètement l'inscription dans le code minier de « la politique nationale des ressources (...) dont l'objectif est de déterminer les orientations de gestion et de valorisation des ressources connues ou estimées pour servir l'intérêt économique des territoires et de la nation. »(1). De fait, le renouveau minier est clairement affirmé dans le code s'inscrivant comme un des axes de la politique industrielle souhaitée par le gouvernement.

Aucune restriction à l'exploration et à l'exploitation minière ?

Toutefois, un pas supplémentaire est franchi, en ce sens, qu'un article stipule que « Les décisions administratives prises en application du présent code ne peuvent être refusées au motif […] qu'elles ne s'inscrivent pas dans les orientations de cette politique. »[article L.116.5] (1)

Le nouveau code minier prévoit d'emblée que l'État ne pourrait donc pas refuser un permis à un industriel au motif que ce permis ne s'inscrit pas dans la politique pourtant définie préalablement. Les orientations de cette politique ne pourraient pas être opposables aux autorisations prévues par le code minier. Cette disposition rend inutile le recours aux tribunaux arbitraux proposés par Tafta !

Cela traduirait-il une volonté d'empêcher toute restriction à l'exploration et à l'exploitation minière laissant penser que les considérations relatives au dérèglement climatique et à l'aménagement du territoire ne peuvent, à priori, limiter l'exploration ou l'exploitation minière ?

Une participation du public ne se résume pas à son information

Cette proposition de loi aurait pu être une occasion de répondre à la demande des citoyens de prendre part aux décisions les concernant notamment sur l'opportunité des projets miniers et ses objectifs. Elle n'en fait pas mention.

Permettre aux populations de se saisir de l'intérêt général des projets miniers en amont et de faire porter le débat sur l'expertise du besoin censé les justifier au regard, des considérations environnementales et sanitaires, de leur impact sur l'économie locale et sur l'aménagement du territoire, aurait pu être la question centrale de cette réforme car la participation du public ne se résume pas à son information.

Par ailleurs, la participation du public est toujours limitée à la notion de « populations locales ». Comment seront définies ces « populations locales » ? Les limites administratives des communes inscrites dans le périmètre d'un permis d'explorer ou d'exploiter n'ont pas grand chose à voir avec le territoire réellement impacté par une exploration et/ou une exploitation. Quid des bassins versants, des vents dominants, etc ? Les nappes phréatiques ne respectent pas vraiment le pointillé du découpage des communes. On sait que les risques en matière d'environnement ne se limitent pas aux pointillés des zones administratives concernées. Le nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière a fait son temps !

L'acceptabilité sociale comme enjeu

Conscient de l'enjeu de l'acceptabilité sociale, la proposition de loi se propose d'encadrer les activités minières en prenant un peu mieux en compte les impacts environnementaux ou la réparation des dommages, avec la création d' « une mission d'indemnisation de l' après-mine ». Mais comment peut-on réparer une nappe phréatique polluée aux produis chimiques et quel coût donner à une telle pollution ?

Même le responsable du bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non énergétiques, Rémi Gallin, déclarait « la mine propre n'existe pas... une mine a toujours un impact sur les populations, l'environnement, elle transforme toujours un territoire. A notre charge de rendre cet impact positif ».(3)

Le choc de simplification

Enfin, le nouveau code minier n'échappera pas à la vague de simplification initiée par Emmanuel Macron, reprise par Jean Vincent Placé. Désormais, le silence gardé par l'administration vaudra accord tacite dans le cas d'une demande de prolongation ou de mutation d'un permis d'explorer. Il suffira à l'administration de laisser dormir un dossier pendant six/douze mois et le permis sera automatiquement prolongé/muté. Comment les populations seront-elles informées des demandes de prolongation et de mutation ? Quel sera le point de départ des recours éventuels ? Les dossiers d'instruction de mise en place d'une nouvelle voie ferrée, d'un pont, d'une branche d'autoroute sont-ils aussi soumis à la nouvelle règle « silence gardé vaut acceptation ».

Bien plus qu'un simple instrument juridique !

On l'aura compris, le code minier n'est pas qu'un simple instrument juridique. De même que CETA ou TAFTA ne sont pas que de simples réglementations permettant les échanges commerciaux, le code minier n'est pas un simple catalogue des bonnes pratiques juridiques établies entre les industriels et l'État. Il s'agit d'un nouvel emballage pour conserver de très vieilles pratiques d'exploitation des ressources du sous-sol tout en favorisant un peu plus la financiarisation et le libéralisme.

On aurait pu espérer que le code minier du XXIe siècle se situe dans une perspective différente. Un texte prenant en compte les engagements signés lors de la COP21, la nécessité de laisser 80% des réserves prouvées d'hydrocarbures dans le sous-sol, de valoriser une économie circulaire… On aurait pu !

Par Claude Taton sur son blog Médiapart
Cet article a été co-écrit avec Isabelle Lévy, membre du collectif du Pays Fertois, Non au pétrole de schiste, ni ici, ni ailleurs !

(1) http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion4043.pdf

(2) Depuis 2013, de nombreux permis exclusifs de recherches de substances minérales (PERM) ont été délivrés en Bretagne, en Creuse, en Guyane et en Ariège, dans la Sarthe ainsi qu'en Mayenne etc.... http://alternatives-projetsminiers.org/

(3) http://www.usinenouvelle.com/article/metaux-critiques-ne-pas-passer-du-peak-oil-au-peak-all.N335446

La Française de l'Energie et le gaz de couche : une affaire non-rentable

mar, 25/10/2016 - 13:09
LA FRANÇAISE DE L'ENERGIE ET LE GAZ DE COUCHE EN FRANCE :
UNE AFFAIRE NON-RENTABLE

Française de l'Energie : comment des familles françaises engluées dans la gabégie financière du gaz de couche essaient de refiler à d'autres le mistigri.

Le dossier d'introduction en bourse de la Française de l'Energie (FDE) n'est pas vraiment un document convaincant s'il s'agit de faire venir des investisseurs.

D'un côté, nous avons une entreprise qui se prétend « un opérateur de premier plan dans le secteur de l'énergie en France » (chapitre 6 page 59) avec un mirobolant chiffre d'affaire de... 0 € au 31/12/2015 et un déficit consolidé de 2 586 612 € la même année.

La note d'introduction en bourse le souligne : « Le Groupe a subi des pertes et n'a généré aucun chiffre d'affaires au cours des deux derniers exercices et pourrait ne pas devenir rentable ou être en mesure de maintenir sa rentabilité. (...). Rien ne garantit que le Groupe puisse un jour générer un chiffre d'affaires suffisant pour compenser les pertes passées, actuelles et futures et pour atteindre une rentabilité, ce qui pourrait affecter sa capacité à poursuivre son activité. En outre, même si le Groupe devient rentable, celle-ci pourrait ne pas se maintenir. » En effet : « Le Groupe ne peut garantir aux investisseurs qu'il pourra réellement découvrir des ressources ou les exploiter de manière rentable. »

Quant à être un opérateur de premier plan, même la note reconnait que « Les concurrents du Groupe comprennent des sociétés plus importantes et mieux établies disposant de ressources financières significatives et supérieures, d'un personnel plus nombreux et d'installations plus importantes. »

Qu'est-ce qu'en réalité cette petite société bien vantarde qui ne compte que 14 salariés et 3 stagiaires à temps partiel ?
C'est le nouveau nom d'une filiale d'une société australienne EG Limited Australie qui a misé quelques sous pour prospecter en France à l'époque où Nicolas Sarkozy distribuait des permis à tour de bras. EGL Australie a acheté pour cela en 2007 la société Heritage Petroleum PLC (une société anglaise détenant un petit nombre de permis et de demandes de permis en France) ainsi que Gazonor (pour 26,2 M€) une société française titulaire de permis dans la région Nord-Pas de Calais et appartenant auparavant à Charbonnages de France.
Elle créé une filiale européenne European Gas SAS (ancien nom de FDE) à qui elle transfère ses permis et sa dette.

Vient en 2011 la grande mobilisation contre les gaz de schiste et la société australienne n'a plus qu'une idée : reprendre ses billes et se défaire du risque.
En effet, EG SAS est endettée de 32 M€ auprès d'une société luxembourgeoise du groupe Albert Frères (Transcor Astra Luxembourg) et n'a pas vendu une seule goutte de gaz. Elle revend donc Gazonor à une autre filiale du groupe financier luxembourgeois Transcor Astra France, en contrepartie du « remboursement » des 32 M€ d'obligations convertibles en action (dette titrisée).

Les trois sociétés restent en relations contractuelles pour continuer à chercher du gaz mais tout ne se passe pas pour le mieux puisque FDE intente un procès à Transcor et à Gazonor pour manquements à leurs obligations contractuelles. Mais la société australienne ne veut vraiment plus miser sur le gaz de charbon en France et décide en 2012 de se débarrasser de sa filiale française en demandant d'abord à une partie de ses actionnaires (souvent des familles françaises basées à Londres) d'échanger leurs actions australiennes contre celles d'une filiale anglaise (EGLUK) à qui est refourguée la future FDE.

En septembre 2013, EGL Australie vendu sa participation résiduelle de 25 % dans EGLUK à plusieurs investisseurs et notamment à Chaldon Limited et Maritime Manufacturers Associates Ltd qui était déjà directement actionnaires de European Gas SAS. EGL Australie est donc à présent débarrassée de tout risque financier concernant les permis de Lorraine qu'elle avait demandé.

En mai 2015, c'est au tour d'EGLUK de se défaire de ces actifs douteux. Elle propose à ses actionnaires d'échanger leurs actions de la société anglaise en contrepartie de l'attribution d'actions European Gas SAS (futur FDE). En juin 2015, 87,5 % des anciens actionnaires de EGLUK sont devenus actionnaires de EG SAS et EGLUK a conservé une participation de seulement 12,5 % dans la filiale française.

Le 24 juin 2015, EG SAS a modifié sa dénomination sociale en « La Française de l'Energie ».

Désormais, tout le risque et la dette reposent sur quelques familles françaises fortunées et souvent expatriées.

FDE affiche dans son bilan 28 M€ d'actif mais ne possède rien en réalité.
Ces actifs sont pour partie une estimation (dont la note convient qu'elle est arbitraire et non fiable) de revenus futurs si les forages sont exploitables dont le montant est étrangement proche du coût d'achat de Gazonor, à quoi s'ajoutent des frais de forage (plusieurs millions) et une provision de 474 k€ pour couvrir les coûts d'abandon des puits et de remise en état du site de Tritteling en cas d'arrêt de l'activité d'exploration et de forage.

Si les actifs sont largement fictif ou hasardeux, la dette de FDE est bien réelle et s'élève à 18,217 M€.
Cette dette se décompose en une dette financière (9.605 k€ prêtés par l'ancienne société-mère et que les actionnaires de FDE s'engagent à rembourser avec un taux d'intérêt de 15%) et un emprunt obligataire convertible (8.613 k€). Concernant l'emprunt obligataire, il est expliqué page 193 du rapport que : « La Société ne générant pas de flux de trésorerie positifs, des levées de fonds étaient réalisées tous les 12 ou 18 mois pour financer ses travaux d'exploration et ses dépenses administratives et autres frais généraux. La dernière levée de fonds, qui a pris la forme d'un emprunt convertible de 8 millions d'euros, a été réalisée en janvier 2015 (via les Obligation Convertibles 2015). »

FDE ne manque pas d'imagination en tout cas pour générer du cash sans produire le moindre chiffre d'affaire, mais en faisant miroiter aux actionnaires pris au piège des lendemains qui chantent.
Par exemple, le 24 juin 2015, FDE a émis 160 obligations convertibles assorties de bons de souscription d'actions à certains actionnaires. Le recours aux bons est un moyen d'émettre des actions à un prix beaucoup plus élevé que celui qui pourrait être pratiqué lors d'une augmentation de capital normale même si la rentrée des fonds est différée.

Autre technique, le coup d'accordéon : lorsqu'une société enregistre des pertes, ces dernières figurent en négatif dans les capitaux propres. Si les reports à nouveau et les réserves ne suffisent pas à absorber ses pertes, il peut arriver que les capitaux propres soit inférieurs à la moitié du capital social, ce qui peut être un motif de faillite. Le coup d'accordéon consiste dans une réduction du capital social avant une augmentation de capital, dans le but de « nettoyer »les pertes existantes avant l'entrée de nouveaux investisseurs. Certes, il y a des risques juridiques, mais le but est de faire croire que la mariée est habillée.

Il est à noter que ces montages opaques et compliqués visant à donner à de la dette de FDE une apparence de capital sont élaborés par des gens qui savent aussi se servir au passage.
Ainsi Julien Moulin, président de FDE, ne se contente pas de sa rémunération directe de président et d'administrateur. Le 24 juin, 2015, FDE a conclu avec la société anglaise Nebula Resources Limited contrôlée par Moulin lui-même, un contrat de prestation de services consistant en des actions de lobbying, en particulier auprès des institutions européennes en charge de la politique énergétique, et de services de conseil financier dans le cadre de la préparation de l'introduction en bourse et, plus généralement, dans la recherche de financements. Au titre de contrat de prestations de services, NRL (donc Julien Moulin) perçoit des honoraires fixes d'un montant de 10.000 euros par mois et aura droit à des honoraires de succès proportionnel au produit de toute levée de fonds de plus de 20 M€.

Par ailleurs, FDE est liée par un contrat de prestation de services de conseil financier à la société Karlin Limited, elle-même détenue par M. Johannes Niemetz, lui aussi co-dirigeant de FDE. Mais n'y voyons aucun conflit d'intérêt...

Enfin, dans le cadre du financement du groupe et de la mise en place de l'emprunt obligataire, la banque Deltec, également actionnaire de la société a perçu des commissions égales à 362.500 €.

Nous pouvons donc constater que même dans une barque pleine de gogos qui prend l'eau de toute part, certains sont moins gogos que d'autres. Mais bienvenue aux nouveaux investisseurs...

Le cours de l'action FDE sur Boursorama traduit bien ce qu'il en est : de 25,80€ lors de l'introduction en bourse le 13 juin 2016, il dégringole inexorablement pour atteindre 12,40€ à ce jour (25 octobre 2016)

Nouveau record pour les émissions de gaz à effet de serre

lun, 24/10/2016 - 21:18
NOUVEAU RECORD POUR LES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Les émissions de gaz à effet de serre dans le monde ont battu un record en 2015. Ce seuil continue d'augmenter en 2016. Pour la première fois, 400 parties par million (ppm) de CO2 ont été constatées en moyenne sur toute une année.

"Nous allons dans la mauvaise direction", a indiqué devant la presse à Genève le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas. Les niveaux avaient déjà atteint la barre des 400 ppm sur plusieurs mois et sur certains sites, mais jamais en moyenne sur toute une année.

Elle "était considérée comme la limite cruciale" pour les concentrations de C02, selon M. Taalas. Ces niveaux devraient rester au-dessus de ce taux pour 2016 et "pour de nombreuses générations".

Si les émissions ne sont pas réduites, les concentrations de CO2 vont continuer à progresser de 2 ppm par an en moyenne comme sur les 10 dernières années, a précisé une autre responsable de l'OMM. Ou même peut-être davantage si l'utilisation des énergies non renouvelables ne baisse pas de manière importante.

Augmentation liée à El Niño
Le recours uniquement aux énergies renouvelables semble "impossible", mais tout dépend de l'"attitude humaine", a estimé la responsable. Plus de 90% des émissions sont liées aux énergies non renouvelables et 10% à la déforestation.

Par rapport à l'ère préindustrielle, dont le niveau de ppm ne pourra pas être atteint à nouveau avant des dizaines de milliers d'années, les concentrations de C02 ont augmenté de plus de 40%.

Celles de méthane ont progressé de près de 160% et sont à nouveau en hausse depuis une dizaine d'années. Celles du protoxyde d'azote (N2O) d'origine industrielle, agricole et domestique se sont étendues de plus de 120% et augmentent "de manière continue".

Pour 2016, El Niño a contribué avec des sécheresses dans les régions tropicales. Les plus fortes augmentations de CO2 sont observées pendant les années où ce courant chaud est constaté. La hausse en 2017 devrait être moins importante.

La capacité d'absorption de CO2 par les forêts, la végétation et les océans a par ailleurs été diminuée. Forêts et océans absorbent environ la moitié du CO2 mais pourraient ne pas en absorber davantage. La fraction de dioxyde de carbone qui reste dans l'atmosphère serait alors augmentée.

Demande lancée aux Etats
Sur les 25 dernières années jusqu'en 2015, l'effet du réchauffement sur le climat s'est étendu de plus de 35%. Deux tiers sont dus au C02 et moins de 20% au méthane.

El Niño "a disparu. Le changement climatique non", ajoute M. Taalas. "Sans lutter contre le C02, nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique", a-t-il expliqué. Autre problème, une réduction des émissions de gaz à effet de serre actuellement ne diminuerait pas le nombre de désastres climatiques avant 2060.

L'accord conclu récemment pour éliminer les hydrofluorocarbures constitue une avancée "mais ne résoudra pas le problème", explique M. Taalas. Pour limiter le réchauffement à 1,5° comme le souhaite l'accord sur le climat, il faudra une action sur le C02.

Avant la prochaine Conférence sur le climat (COP22), qui aura lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, M. Taalas appelle à "mettre la pression sur les Etats" pour passer de la volonté politique à l'action concrète.

Lire l'article sur Romandie.com

Gelez le développement de tout nouveau projet fossile

lun, 24/10/2016 - 19:56
GELEZ LE DÉVELOPPEMENT DE TOUT NOUVEAU PROJET FOSSILE

La présidence française de la COP s'achèvera sous peu, à l'ouverture de la prochaine conférence de l'ONU sur le climat, qui s'ouvrira à Marrakech le 7 novembre prochain.

L'accord de Paris, négocié par 196 chefs d'Etats et de gouvernement en décembre dernier, entrera en vigueur, trois jours seulement avant que cette 22 ème COP ne débute.

Nous étions plus de 15 000, dans les rues de Paris au moment même ou ce traité était signé. Nous prenions alors l'engagement collectif à poursuivre le combat pour la justice climatique.

Nous serons également nombreuses et nombreux à Marrakech, pour prolonger cet engagement.

Ce qui s'est passé entre ces deux conférences est source d'espoir autant que de craintes.
Bien sur, nous souhaitons que les gouvernements qui ont ratifié l'accord de Paris mettent leurs actes en conformité avec leur propre engagement, et bloquent le développement de tout nouveau projet fossile.

L'accord de Paris va entrer en vigueur plus rapidement que tout autre traité à ce jour, preuve que la dynamique menant vers des politiques climatiques ambitieuses se prolonge.
Les énergies renouvelables continuent leur irrésistible essor, et plus de 600 investisseurs ont d'ores et déjà désinvesti du charbon, du gaz et du pétrole.

Les faits sont simples, comme l'ont montré nos ami.e.s de Oil Change International : les gisements gaziers et pétroliers actuellement exploités sont tellement importants qu'ils suffisent à nous faire dépasser la barre des 1,5 DEGC de réchauffement. Si nous y ajoutons le charbon des mines en cours d'exploitation, nous dépasserons les 2 DEGC. Mais, l'industrie fossile continue de pousser à exploiter toujours plus.

Ces températures sont toutefois les lignes rouges que les dirigeant.e.s du monde entier se sont engagé.e.s à ne pas franchir. Tous les forages exploratoires, tous les permis accordés pour exploiter un nouveau gisement ou une nouvelle mine sont des actes irresponsables, qui enfreignent l'accord de Paris.

Nous demandons donc aux dirigeant.e.s qui se réuniront à Marrakech de prendre la mesure suivante : geler le développement de nouveaux projets fossiles. Pour réorienter les financements au service d'une transition juste vers des énergies 100 % renouvelables, par et pour les peuples du monde entier.
Si vous aussi, vous considérez qu'il s'agit d'une priorité, vous pouvez signer notre pétition mondiale sur le sujet.

Les entreprises du secteur des combustibles fossiles, ainsi que leurs investisseurs, nous poussent au plus près d'un mur. La transition doit donc démarrer au plus vite. C'est un objectif à fois réaliste (90% de la capacité en production énergétique installée l'an passée est renouvelable) et ambitieux.
Nos gouvernements doivent planifier et organiser le déclin de l'industrie fossile, pour aider les salarié.e.s du secteur, et faire en sorte que l'essor des renouvelables bénéficie `a tou.te.s - en particulier aux plus vulnérables et à celles et ceux qui sont les plus touché.e.s par le chaos climatique.

Le futur de ce traité ne dépend que de nous. Nous ne laisserons pas l'accord de Paris devenir un ensemble de mots creux, sans aucun impact.
Nous sommes donc déterminé.e.s à poursuivre la construction du mouvement pour le climat - un mouvement de masse, qui stoppe l'industrie des combustibles fossiles et nous permette de nous réapproprier notre avenir.
C'est le sens de l'engagement que nous avions formulé dans les rues de Paris, au moment ou les dirigeant.e.s adoptaient leur accord : nous mobiliser, à chaque fois que nécessaire, pour nous veiller à ce que les lignes rouges d'un futur juste et vivable ne soient jamais franchies.

Tout au long de l'année 2016, nous avons honoré notre promesse - à Pau comme à Ende Gelaende notamment. Et nous savons qu'il est indispensable de continuer à le faire. Les chef.fe.s d'Etat et de gouvernement qui ont signé l'accord de Paris de leur nom devraient en faire autant, et se joindre à nous pour bloquer les nouveaux projets de l'industrie des combustibles fossiles.

Le mouvement des 350

Signez l'appel

Site internet du mouvement 350

USA : de graves pollutions

lun, 24/10/2016 - 19:00
POLLUTIONS RÉPÉTÉES AUX USA

Un pipeline appartenant à la même entreprise qui détient le Dakota Access a répandu 55,000 gallons de pétrole dans une rivière, mettant en danger l'eau potable de six millions de personnes.

Le pipeline géré par Sunoco logistics s'est rompu jeudi soir après de fortes averses en Pennsylvanie. 55,000 gallons de pétrole se sont déversés dans le Wallis Run, qui s'écoule dans la rivière Susquehanna.

La rivière Susquehanna avait précédemment été déclarée la troisième rivière la plus en danger aux USA par l'ONG American Rivers.
Elle est menacée en raison du développement de l'industrie gazière, particulièrement la pratique de la fracturation hydraulique ou "fracking".

La fracturation a causé des problèmes majeurs aux USA en raison du prétendu “Cheney's loophole”, le texte qui exempte des entreprises de forage de la grande majorité de règlements environnementaux américains.

Beaucoup d'autres rivières et fleuves aux USA sont mises en danger par la fracturation. American Rivers dit que la fracturation "pose un des risques les plus grands depuis des décennies pour les rivières nationales. Nous prenons un risque majeur sur l'eau potable pour des millions d'Américains."

Lire l'article en anglais

Fracturation hydraulique, les compagnies pétrolières rejettent leurs eaux usées directement dans les océans avec l'approbation de l'autorité environnementale

Dans le Golfe du Mexique, les compagnies pétrolières et gazières déversent des quantités illimitées d'eaux usées et de produits chimiques directement dans l'océan avec l'approbation de l'EPA, l'autorité environnementale fédérale des États-Unis.
* 284 milliards de litres de fluide de fracturation hydraulique rejetés en mer
* 1.500 opérations de fracking dans l'océan exemptées de contrôle
* La fracturation hydraulique exemptée de l'application de la Loi sur l'assainissement de l'eau
* Malgré le désastre environnemental… on continue

Lire l'article en anglais sur True Activist
Lire l'article en français sur Stop Gaz de Schiste Rhône-Alpes

Les pétitions et cyberactions

jeu, 20/10/2016 - 17:00
PARTICIPEZ À LA LUTTE ET SIGNEZ LES PÉTITIONS


Gelez le développement de tout nouveau projet fossile
Nous demandons donc aux dirigeant.e.s qui se réuniront à Marrakech de prendre la mesure suivante : geler le développement de nouveaux projets fossiles. Pour réorienter les financements au service d'une transition juste vers des énergies 100 % renouvelables, par et pour les peuples du monde entier.
sur 350.org


Contre le projet de Loi sur les hydrocarbures à Québec
Pour un Québec propre, sans extraction de pétrole ni de gaz, sans expropriation, sans fracturation hydraulique.
sur Avaaz


Nous refusons l'extraction du gaz de couche
Des projets d'extractivisme de gaz de couche, notamment en Lorraine et dans le Nord/Pas-de-Calais ne demandent qu'un contexte politique favorable alors qu'il faudrait laisser 80% des énergies fossiles dans le sol.
sur CyberActeurs


Pétition "NON à l'exploration du GAZ DE HOUILLE en Nord/Pas-de-Calais"
signez cette pétition sur Pétition 24.net


Stop TIPP et CETA
Stop Collectif Stop Tafta.org


Mobiliser la société face au pic pétrolier
Vous joindre à cet appel sur Tribune-Pic-Petrolier.org


Gaz de schiste non merci
signez la pétition sur Pétition Publique.fr

Lille : Manifestation contre le gaz de couche

mar, 18/10/2016 - 10:10
À L'APPEL DES COLLECTIFS
MANIFESTATIONS CONTRE LE GAZ DE COUCHE
ET CONTRE LE TRAITÉ TAFTA/CETA

Communiqué de presse à l'attention des médias et pétitions

Les collectifs du Nord/Pas-de-Calais opposés au gaz de couche et de schiste se sont retrouvés ce samedi 22 Octobre place de la République à Lille pour manifester leur ferme opposition au projet écocide de l'exploration et de l'exploration du gaz de couche dans notre région.

Ce fut l'occasion d'expliquer que la région, qui souffre aujourd'hui des conséquences de plus de 200 ans d'exploitation minière, sortira perdante si 150 puits étaient forés comme le prévoit la Française de l'Energie (qui n'a de française que le nom !) ; d'expliquer aussi que les changements climatiques nous imposent un autre modèle de développement et que les banques doivent se désengager des investissements dans les énergies fossiles.
C'est pourquoi nous dénonçons l'engagement du « crédit mutuel Nord Europe » dans le projet « gaz de couche » dans le bassin minier du Nord.

Les manifestants ont convergé vers la place du Général de Gaulle pour rejoindre les opposants aux traités TAFTA et CETA et en soutien à la Wallonie qui a choisi de résister à la signature du traité avec le Canada.

Ensemble, ils ont appelé la France à rejoindre les Belges dans leur combat. OGM, poulets chlorés, gaz de couche et de schiste... les diktats des lobbies, ils n'en veulent pas. Les tribunaux arbitraires qui menaceraient la santé, l'emploi, l'environnement et la souveraineté des démocraties, ils n'en veulent pas.

Messieurs les parlementaires wallons, vous avez montré votre sagesse et votre courage politique, tenez bon !

PETITIONS

Luttons contre l'exploitation du gaz de couche en Lorraine et dans notre région

Une des actions possibles est de signer la ou les pétitions sur ce sujet.
Sur cyberacteurs.org
Sur change.org

La perversité des traités transaltlantiques

ven, 14/10/2016 - 12:17
LA PERVERSITÉ DES TRAITÉS TRANSALTLANTIQUES

Des ouvriers anticipent les effets du CETA et entament la démolition du ministère de l'Environnement.

Paris, le 14 octobre - Après le ministère de l'Agriculture mardi matin, c'est aujourd'hui le ministère de l'Environnement qui a été symboliquement démoli. Trente ouvriers s'y sont en effet rendus pour prendre acte de la volonté du gouvernement français de voter la signature du CETA. L'objectif : montrer que ce ministère deviendrait alors inutile.

Aujourd'hui, à 8 heure, trente militants d'Alternatiba, d'ANV Cop 21, d'Attac, des Amis de la terre et de 350.org France, ont enfilé leurs tenues de chantier pour simuler un chantier de démolition devant le ministère de l'Environnement et le transfert de ses compétences au secrétariat d'État au Commerce extérieur.

L'action avait pour but d'alerter sur les dangers du CETA qui risque d'être voté par les vingt-huit ministres du Commerce ce mardi 18 octobre et appliqué provisoirement dès cet hiver, malgré l'absence d'étude d'impact officielle récente.

La ministre Ségolène Royal a elle-même exprimé ses doutes sur la "climato-compatibilité" du CETA (1). Pour Thomas Borrell, chargé de campagne des Amis de la terre, "l'incompatibilité du CETA avec une politique ambitieuse en faveur du climat ne fait aucun doute. C'est le droit même de tout État à adopter démocratiquement des législations protectrices du climat et de l'environnement qui est menacé, notamment par l'instauration d'un système de tribunal arbitral permettant aux multinationales d'attaquer un État qui prendrait des mesures contraires à leurs intérêts.
Toute décision publique visant à réduire l'exploitation et l'importation d'énergies fossiles pourrait être contestée par les lobbys énergétiques : ils réclameront des millions d'euros de compensation aux Etats qui adopteraient des politiques de transition".

"Sous la pression citoyenne, plus de 600 institutions dans le monde ont déjà choisi de désinvestir des combustibles fossiles pour ne plus être financièrement et moralement impliquées dans les énergies fossiles. Pourtant le CETA encourage clairement l'investissement dans l'extraction et le transport de ces carburants du passé - notamment des sables bitumineux. La signature du traité serait la preuve que le gouvernement préfère se ranger aux côtés de l'industrie fossile plutôt que de respecter les principes de l'accord de Paris, qui exigent de mettre un terme à l'ère des énergies fossiles dès à présent ", ajoute Clémence Dubois, chargée de campagne pour 350.org.

"Cet accord aurait non seulement des effets désastreux mais menacerait également la transition vers les alternatives locales et citoyennes à la crise climatique que l'on défend au quotidien" rappelle Jessica Zeganadin, porte-parole d'Alternatiba et d'ANV-COP21. "Énergies renouvelables, relocalisation de l'économie et de la consommation, services publics de qualité, emplois durables, tout serait sacrifié sur l'autel des profits des multinationales. Ségolène Royal a exprimé ses doutes, il faut maintenant qu'elle choisisse : faire respecter les principes de l'accord de Paris ou signer le CETA ! Sinon, son ministère risque bien de devenir inutile..." conclut-elle.

Lire l'article sur Les Amis de la Terre.org