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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 8 heures 19 minutes

Travaux de mesures géophysiques à Valence

jeu, 18/08/2016 - 14:39
TRAVAUX DE MESURES GÉOPHYSIQUES À VALENCE

Les travaux de sismiques en cours, et par conséquent les camions vus ces derniers temps, du côté de Valence et de Chabeuil dans la Drôme, ne sont pas liés aux hydrocarbures de roche-mère, mais d'après un article de journal transmis par Jasmine, sentinelle toujours vigilante, ces travaux effectués par l'entreprise Fonroche seraient liés au permis de géothermie de Valence.

La mairie de chabeuil a bien eu un signalement de la part de la police municipale, qui n'a pas d'info sur l'objectif... ils savent seulement que c'était un sondage souterrain (mesures géophysiques) ...

BHP Billiton, numéro un mondial du secteur minier a déprécié ses actifs dans le schiste

jeu, 18/08/2016 - 14:25
BHP BILLITON ACCUSE UNE PERTE HISTORIQUE

Le numéro un mondial du secteur minier a déprécié ses actifs dans le schiste aux Etats-Unis, et vu s'envoler les coûts liés à la rupture dévastatrice d'un barrage au Brésil.

Le plongeon des prix des matières premières n'a pas épargné le leader mondial des mines. Au terme d'une année particulièrement mouvementée pour le groupe, BHP Billiton a accusé une perte record de 6,4 milliards de dollars. Ce passage dans le rouge est à mettre au compte de dépréciations et de coûts massifs.

Comme annoncé plus tôt dans l'année, le producteur anglo-australien a en effet de nouveau revu en forte baisse la valeur de ses actifs dans le pétrole et le gaz de schiste aux Etats-Unis : les charges ont amplement dépassé 7 milliards de dollars pour ces activités que BHP a acquises à grands frais en 2011.

Pire résultat depuis la fusion

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En excluant ces dépréciations et charges exceptionnelles, le bénéfice courant a chuté de 81 % à 1,2 milliard de dollars, soit le pire résultat depuis la fusion entre BHP et Billiton il y a quinze ans. Le chiffre est toutefois conforme aux prévisions des analystes. Et la réaction à la Bourse de Londres a d'ailleurs été positive : l'action a gagné 0,7 %.
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« Le pétrole est la clef pour BHP face à ses principaux concurrents miniers », indique la banque suisse qui table sur une hausse de 17 % du prix du Brent sur les douze prochains mois.

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Lire l'article de Muryel Jacque sur Les Echos

En Lorraine comme ailleurs, enterrons les gaz de couche et de schiste !

lun, 15/08/2016 - 08:30
STOP AU GAZ DE COUCHE ET DE SCHISTE !
STOP AUX ÉNERGIES POLLUANTES ET LEUR MONDE !

19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine

Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80 % des réserves fossiles déjà connues, les forages d'exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine la société FDE a le projet délirant de 14 forages d'exploration « gaz de couche » à très court terme.

Continuer dans la logique d'un extractivisme forcené, au mépris total des engagements pris lors de la COP21 montre assez clairement la volonté de nos gouvernants de tout mettre en œuvre pour ne rien changer.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés.

Le week-end du 13 mai dernier, plus de 2000 militants paralysaient une mine de charbon, au nord-est de l'Allemagne.

Enterrerons ces projets !
Les hydrocarbures de schiste et de couche, c'est toujours NON !
Ni en Lorraine, ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain

Rejoignez-nous pour trois journées d'actions, discussions autour des énergies fossiles et leur monde et autour des alternatives, ateliers et concerts

Du 19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine.

Ramenez vos idées, vos pratiques, pelles, bêches, peintures, votre bonne humeur et votre imagination.
Amener vos tentes, cantines à prix libre.

Pour plus de renseignements : http://campLorraine2016.webnode.fr
Pour nous contacter : [email protected]

Collectifs lorrains et Nordistes opposés aux gaz de couche
De nombreux collectifs nationaux en lutte « contre les pétroles et gaz de schiste et de couche » soutiennent et participeront à cette action contre les industries extractives.
Avec le soutien de : ATTAC, les Amis de la Terre, 350.org, initiatives décroissantes pour le Climat, Convergence Citoyenne pour la Transition énergétique,

Télécharger le tract (pdf 105 ko)

TAFTA : offensive des Etats-Unis sur le gaz de schiste

ven, 22/07/2016 - 11:19
TAFTA : OFFENSIVE DES ETATS-UNIS
SUR LE GAZ DE SCHISTE

Branle-bas de combat en Europe depuis les révélations du Guardian sur le volet énergétique du projet TAFTA toujours en cours de négociation entre Nord Américains et Européens. Le 14e tour de table laisse apparaître le fond des vélléités des émissaires américains : vendre leur gaz de schiste aux Européens.

C'est une version ultra libérale qui caractérise cette dernière version du TAFTA : remise en cause des subventions publiques pour les énergies renouvelables, standards d'efficacité énergétiques « volontaires », interdiction des restrictions à l'importation-exportation du gaz naturel. Y compris gaz de schiste.

En supprimant toute aide aux énergies renouvelables et toute norme énergétique, les États-Unis s'attaquent au modèle énergétique des Européens. Ils mettent en péril également la totalité des engagements que les États Européens ont pris à l'occasion de la COP 21 et autres accords internationaux. C'est un marché sans norme ni aides publiques, basé sur les seuls prix du marché des différentes énergies qui semble donc émerger des négociations.

Le but est limpide ainsi que le démontre l'attention prêtée au gaz naturel dans les textes révélés par The Guardian : inonder le marché européen du gaz de schiste américain sous forme de gaz naturel liquéfié, faire sauter toute stratégie nationale ou européenne et toute politique écologique en imposant une énergie pas chère, qui n'intègre pas dans son prix les dégâts environnementaux et économiques qu'elle produit.

L'électricité nucléaire, largement subventionnée, est-elle en péril également ? Les textes sont plus discrets sur l'électricité, et l'accord compte sur « une auto-régulation de la part des industriels » concernés. Un accord 100% idéologique.

Lire l'article sur Breizh-info

Des responsables de la banque du Vatican liées aux combustibles fossiles

ven, 22/07/2016 - 10:54
DES RESPONSABLES DE LA BANQUE DU VATICAN
LIÉES AUX COMBUSTIBLES FOSSILES

Selon une enquête d'Energydesk, des membres du conseil d'administration de la Banque du Vatican ont des liens financiers avec l'industrie des combustibles fossiles, dont le cas rapporté de celui ayant fait un don à une organisation climato-sceptique.

Les infos sont sorties avec le trouble apparu après que deux membres du conseil d'administration ont démissionné de façon inattendue en mai, en invoquant des préoccupations sur la façon dont la Banque a été gérée.

Alors que le pape François s'est lui-même positionné contre l'industrie des combustibles fossiles, notre enquête a révélé que deux membres du conseil d'administration de la banque ont des rôles de direction dans des entreprises qui opérent dans le secteur de l'énergie ou qui y ont investis des millions de livres, y compris dans les géants du pétrole Shell et Exxon.

LES CLIMATO-SCEPTIQUES

Selon l'analyse de Bloomberg, sir Michael Hintze, membre du conseil de la Banque du Vatican est le directeur général de fonds de couverture privée basée aux iles Cayman qui détient 8.3m $ de valeur de stocks dans les sociétés d'énergie, y compris 1,7 million $ dans le géant du fracking, Devon Energy et Anadarko Petroleum.

Hintze a également été chef de la direction et gestionnaire de portefeuille de CQS Rig Finances avant que cette société ne soit liquidée en 2014. Lancé par CQS Cayman, CQS Rig Finance a construit et entretenu les plates-formes pétrolières et gazières, ainsi que d'autres équipements utilisés par l'industrie du pétrole et du gaz.

Le gestionnaire de fonds de couverture d'origine australienne est également administrateur du groupe de réflexion de droite l'Institut des affaires économiques, soutien des climato-sceptiques et Hintz est censément un bailleur de fonds majeur du groupe de pression climato-sceptique de Nigel Lawson Global Fondation Politique Réchauffement (GWPF).

En 2012, le Guardian a obtenu des courriels montrant Hintze soutenant la fondation. Hintze a échoué à répondre aux demandes de Energydesk de clarifier sa relation avec GWPF et de discuter les avoirs de CQS dans le secteur de l'énergie.

GWPF A FORTEMENT CRITIQUÉ L'ENCYCLIQUE CLIMATIQUE DU PAPE QUAND IL A ÉTÉ PUBLIÉ L'AN DERNIER.
Le groupe a écrit dans un communiqué de presse : « le Vatican est égaré par ses conseillers par des déclarations sur les changements climatiques qui sont scientifiquement défaut et éthiquement douteuse."

Hintze est aussi un donateur important du Parti conservateur et a soutenu la campagne pour que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, faisant un don de £ 100,000 au groupe "Quitter l'Europe" la veille du jour où les Britanniques sont allés aux urnes.

UN AUTRE MEMBRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA BANQUE DU VATICAN A AUSSI DES LIENS AVEC LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE.
Jean-Baptiste Douvillen président du conseil d'administration de Franssu, conseille deux fonds qui détiennent ensemble des actions valant des centaines de millions de dollars dans des sociétés pétrolières et gazières.

Un des fonds, Carmignac Gestion, détient des stocks d'une valeur de 675.2m $ dans la compagnie américaine Anadarko Petroleum. L'entreprise a été obligée de payer 5,1 milliards $ pour régler une affaire de dommages environnementaux causés par l'une de ses filiales en 2014. Carmignac Gestion détient également des actions dans Shell et Exxon.

Le banquier allemand Clemens Boersig, qui a quitté son poste à la banque en mai dernier, a reçu 218.000 $ pour son rôle dans le conseil d'administration de la société de gaz Linde AG l'année dernière et reste au conseil de surveillance de l'entreprise.

L'entreprise, qui se spécialise dans les produits chimiques industriels, les soins de santé et de l'ingénierie est impliqué dans des projets de gazéification du charbon en Inde et a récemment montré un intérêt pour l'industrie pétrochimique iranienne en plein essor, assister à un événement à Téhéran avant Noël. Linde est non seulement intéressé par les combustibles fossiles et le dos "de l'économie de l'hydrogène », un remplacement possible pour le pétrole.

Douville de Franssu, Hintze et Boersig ont tous été nommés au conseil d'administration de la banque de Surintendance, qui dirige ses politiques et de la stratégie d'investissement, en Juillet 2014 comme partie d'un effort visant à réformer l'institution.

Mauricio Larraín, ancien ambassadeur des États-Unis à la Cité du Vatican Mary Ann Glendon et Alfred Xuereb, le secrétaire sans droit de vote, le représentant de l'église sur le conseil ont été nommés au conseil d'administration de la banque en même temps que Carlo Salvatori a quitté son poste, ainsi que Boersig, en mai.

Les membres du conseil d'administration de la Banque du Vatican jouissent d'un mandat de cinq ans, mais Boersig et Salvatori ont choisi de quitter leur poste au début. À l'époque, Reuters a rapporté que les deux hommes ont été frustrés par la lenteur du changement dans l'établissement.

« Le changement climatique est un problème qui ne peut plus être laissée à une future génération" - Pape François, en Septembre 2015 dans l'Encyclique Climatique

Dans son encyclique l'an dernier, le Pape François a déclaré que la destruction du monde naturel pour le propre bénéfice de l'homme était un « péché » contre Dieu et les générations futures.

Les groupes et militants, comme 350.org et Naomi Klein, ont appelé la Banque du Vatican à se mettre en cohérence avec le message du pape sur le changement climatique et à céder leurs actifs dans les entreprises du pétrole et du charbon.

Max Hohenberg, porte-parole de la Banque du Vatican, a précédemment déclaré au Guardian : "il n'y a vraiment pas grand-chose à céder". Il est rapporté que 95% des actifs de la banque sont à égalité dans les obligations d'État. On estime que la banque dispose de 6 milliards d'euros sous gestion.

Aucun des membres du conseil d'administration en vedette dans cette histoire n'a répondu aux demandes de commentaires envoyés par Energydesk.
La Banque du Vatican a refusé de commenter nos résultats.

Lire en anglais l'article de Joe Sandler Clarke sur energydesk.greenpeace.org

Gaz de schiste et santé ne font pas bon ménage

ven, 22/07/2016 - 09:00
ASTHME. DAVANTAGE DE CRISES
PRÈS DES EXPLOITATIONS DE GAZ DE SCHISTE

Les asthmatiques vivant près de puits de gaz de schiste aurait jusqu'à quatre fois plus de risques d'avoir une crise.

Selon des chercheurs américains, la probabilité d'une crise est d'autant plus grande que les puits sont dans une phase de production, qui peut durer de nombreuses années.

Asthme et puits de gaz de schiste ne feraient pas bon ménage. C'est ce que révèle une étude publiée lundi dans la revue américaine JAMA Internal Medicine et réalisée à partir de patients vivant en Pennsylvanie (États-Unis). Dans cet État de l'est du pays, l'industrie de la fracturation hydraulique (qui permet d'extraire le gaz), a mis en exploitation plus de 9 000 puits ces dix dernières années.

Dans le détail, les scientifiques ont analysé les dossiers médicaux d'un groupe d'assurance maladie entre 2005 à 2012 dans plus de 40 comtés de Pennsylvanie. Les auteurs ont trouvé plus de 35 000 patients asthmatiques âgés de cinq à 90 ans.

21 000 attaques bénignes, 4 782 cas d'hospitalisations
Un risque de crise d'asthme entre 1,5 et 4 fois plus élevé

Naissances prématurées, poids faible des nouveau-nés ..

« Notre étude est la première à se pencher sur l'asthme et cette activité, mais nous avons déjà plusieurs recherches suggérant des effets néfastes sur la santé liés à la fracturation hydraulique », relève un des auteurs, Sara Rasmussen, chercheuse au département de la santé environnementale à l'université Johns Hopkins de Baltimore.

De précédentes études avaient en effet montré que les activités de fracturation hydraulique pouvaient être liées à des naissances prématurées, un poids plus faible des nouveau-nés et divers symptômes cutanés et respiratoires.

Lire l'article sur Ouest-France.fr

L'Amérique défavorisée, proie de l'industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries

mer, 20/07/2016 - 11:47
L'AMÉRIQUE DÉFAVORISÉE, PROIE DE L'INDUSTRIE DES GAZ DE SCHISTE, DE SES POLLUTIONS ET DE SES ESCROQUERIES

Des petits propriétaires floués, des grandes multinationales abusées par la promesse de profits mirobolants, des habitants qui subissent les pollutions et le bruit assourdissant des puits de forage à l'orée de leurs jardins, une faune qui s'exile, des séismes qui se multiplient… Telle est la réalité de l'industrie des gaz de schiste dans le Midwest états-unien. Enquête à Youngstown, dans l'Ohio, l'une des zones les plus pauvres de l'Amérique.

Déversements sauvages de déchets toxiques, contamination des réseaux d'eau urbains, séismes... La ville de Youngstown dans l'Ohio fait l'expérience cruelle des problèmes environnementaux associés à l'expansion du gaz de schiste. Aussi bien la fracturation hydraulique que la pratique – peu connue en Europe – qui consiste à réinjecter ses eaux usées dans le sous-sol, représentent un risque majeur de contamination des ressources en eau. Une question qui concerne aussi les Européens, alors que la Bruxelles envisage d'ouvrir davantage le continent aux importations de gaz de schiste américain.

Le gaz de schiste est surtout une affaire de gagnants et de perdants. Si l'arrivée dans l'Ohio de cette industrie a profité aux compagnies pétrolières et à leurs actionnaires, les retombées pour les populations locales paraissent autrement plus problématiques. Les propriétaires qui ont loué leurs terres à ces compagnies pour qu'elles en exploitent le sous-sol peinent souvent à recueillir les bénéfices financiers qu'on leur a fait miroiter, tandis que les riverains des sites de fracturations en subissent de plein fouet les nuisances (voir le premier volet de cette enquête). Au-delà, c'est la population dans son entier qui est affectée par l'impact environnemental de l'industrie du schiste.

Autour de Youngstown comme un peu partout dans le monde, ce sont les menaces de contamination de l'eau potable par des produits chimiques toxiques ou du méthane qui focalisent les craintes. Pourtant, malgré les controverses, une grande partie des élus et fonctionnaires américains chargés de réguler le gaz de schiste semblent continuer à se fier aveuglément aux dires des industriels sur l'innocuité de leurs procédés. « Les fonctionnaires d'ici n'ont visiblement jamais entendu parler du principe de précaution », soupire Raymond Beiersdorfer, un habitant de Youngstown qui anime la résistance contre le gaz de schiste.

Un exemple ? À Youngstown même, un permis de fracturer a été accordé à la société Halcón, sur une concession de 5 000 acres (20 km2) en bordure du Meander Reservoir, un immense lac artificiel creusé dans les années 1930 et qui constitue l'unique source d'eau potable de la ville. Apparemment, ni le département municipal de l'eau ni l'agence de l'environnement de l'Ohio n'avaient été notifiés par le département des ressources naturelles de l'État, qui a délivré l'autorisation, malgré le risque que les produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique ne migrent progressivement dans le réseau d'eau potable de Youngstown. Début 2013, déjà, des fissures ont été repérées sur un puits de gaz de schiste foré par Consol Energy, dans le bassin versant du réservoir.

Pourtant, les dirigeants politiques locaux et une bonne partie de la population continuent à s'accrocher aux promesses d'emplois et de développement économique brandies par l'industrie du gaz de schiste. Au premier rang – c'est une autre particularité de Youngstown – figurent deux entreprises françaises, Total et Vallourec. La première détient 25% des actifs de Chesapeake dans la formation d'Utica, tandis que la seconde a inauguré en grande pompe il y a quelques années à Youngstown une usine produisant des tubes spéciaux destinés à la fracturation hydraulique. Cette usine, sur fond de crise du secteur pétrolier et gazier, est en train de supprimer des emplois par dizaines.

Un puits de gaz de schiste peut s'installer du jour au lendemain
Multinationales naïves
Le business des droits de forage
Propriétaires floués
Des produits toxiques dans les réseaux d'eau potable
Les déchets déversés dans les zones à fort taux de chômage
Quand Youngstown devient une zone sismique
Déversements sauvages

Une leçon à méditer
Pour Ted Auch, les problèmes qui entourent l'industrie de la réinjection illustrent un enjeu plus général : pour juger du véritable impact du gaz de schiste, il est indispensable de regarder au-delà de la seule fracturation hydraulique, pour considérer cette filière industrielle dans son ensemble. À l'enjeu du traitement des eaux usées s'ajoute ainsi celui des déchets solides. Forer des puits à plusieurs milliers de mètres de profondeur implique de faire remonter des quantités importantes de roche et de terre, elles aussi potentiellement chargées de substances toxiques et radioactives. L'industrie ne communique aucun chiffre, mais Fractracker estime que chaque puits de gaz de schiste produit entre 700 et 800 tonnes de déchets solides. Ces déchets partent dans des camions et, selon Ted Auch, « on n'a aucune idée d'où ils vont. Personne n'est en charge de les superviser. ».

Ce n'est pas tout : il y a aussi l'extraction à grande échelle de sable pour la fracturation, le passage incessant de camions qui abiment les routes, la construction de gazoducs... Ces impacts se font souvent sentir dans des régions différentes : ce sont par exemple les États du Wisconsin, du Minnesota, du Michigan et de l'Illinois, où l'extraction de gaz de schiste est quasi inexistante, qui subissent de plein fouet le développement de l'extraction de sable pour servir les besoins de cette industrie. Ted Auch y voit une leçon que l'Europe devrait méditer. Si, par exemple, l'Angleterre se mettait à pratiquer massivement la fracturation hydraulique — comme l'espère aujourd'hui le gouvernement conservateur — on pourrait voir se multiplier rapidement en France des concessions d'extraction de sable, ou voir arriver les déchets du gaz de schiste.

Deux articles de Olivier Petitjean sur Bastamag
L'Amérique défavorisée, proie de l'industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries
L'industrie du gaz de schiste accusée de venir « mettre ses déchets chez les Noirs et les pauvres »

Philadelphie : marche pour une révolution des énergies propres

mar, 12/07/2016 - 16:35
MARCHE POUR UNE RÉVOLUTION DES ÉNERGIES PROPRES

Le temps de l'action est arrivé
Dimanche, 24 Juillet - Philadelphie

A la veille de la Convention Nationale Démocratique, des milliers de personnes marcheront afin d'éviter la catastrophe climatique et afin de présenter ces demandes directement aux décideurs actuels et futurs :
* Interdire la fracturation hydraulique maintenant
* Laisser les combustibles fossiles dans le sol
* Arrêter les énergies sales
* La justice climatique pour tous
* Transition rapide vers les énergies renouvelables

Organisée par "Americans Against Fracking & Pennsylvanians Against Fracking"

Plus d'infos sur www.cleanenergymarch.org

Gaz et huiles de schiste au Wyoming : des produits chimiques toxiques ingérés pa la population

dim, 10/07/2016 - 09:59
DES PRODUITS CHIMIQUES TOXIQUES TROUVÉS DANS LE CORPS DE GENS HABITANT À PROXIMITÉ DES OPÉRATIONS D'EXTRACTION DE GAZ ET DE PÉTROLE À PAVILLION DANS LE WYOMING

Jeudi, une coalition de groupes agissant pour défendre la santé humaine et environnementale a publié ( les résultats de ) recherches complètement nouvelles, associant des méthodes de monitoring atmosphériques à de nouvelles techniques de biomonitoring pour déterminer si l'on pouvait détecter dans le corps des riverains des émissions atmosphériques toxiques issues d'opérations d'extraction de gaz naturel.

Lors de l'étude, intitulée When the Wind Blows : Tracking Toxic Chemicals in Gas Fields and >Impacted Communities, ( Quand il fait du vent : Sur la piste de produits chimiques toxiques dans les gisements gaziers et les communautés impactées ), on a détecté dans les urines de participants à l'étude, des traces de huit produits chimiques dangereux émis par l'infrastructure du gaz à Pavillion dans le Wyoming. Beaucoup de ces produits chimiques étaient présents dans le corps des participants à des concentrations qui dépassent de loin les concentrations moyennes dans le grand public aux USA.

Deb Thomas, Directeur de Shale Test, qui habite le Wyoming et a été l'un des directeurs de l'étude, a déclaré : « Si votre eau potable est contaminée par des produits chimiques toxiques, vous pouvez éventuellement vous débrouiller avec une autre source, mais si l'air que vous respirez est toxique, vous ne pouvez pas choisir de respirer ailleurs. Quelle que soit la direction du vent, l'extraction du gaz implique tellement de sources d'émissions que les gens ne peuvent éviter d'être exposés à des produits chimiques toxiques issus des opérations. Malheureusement, c'est ce à quoi doivent s'attendre tous ceux qui vivent avec des forages pour le gaz ou le pétrole si ces forages donnent lieu à une production. »

Des experts scientifiques, avec des citoyens de Pavillion, ont utilisé un ensemble de différentes méthodes de monitoring atmosphérique et de biomonitoring pour comprendre si des émissions atmosphériques issues des installations pour l'extraction du gaz sont absorbées par le corps des riverains. Ils ont ensuite utilisé de nouvelles méthodes de biomonitoring qui ont été développées pour détecter la signature de produits chimiques dangereux chez les participants à l'étude par le biais des métabolites ou des produits de « dégradation « (« break-down » products ) et d'autres preuves d'exposition à des produits chimiques toxiques.

John Fenton, fermier et habitant de Pavillion, a déclaré : « Dans notre famille, nous avons eu des odeurs fantômes, des éruptions cutanées, la perte de cheveux, des problèmes respiratoires, des problèmes neurologiques, des crises d'épilepsie, des cancers et d'énormes impacts sur notre façon de réfléchir et de raisonner. Ces symptômes correspondent aux effets connus des produits chimiques toxiques émis dans l'air que nous respirons par les opérations d'extraction du gaz. Ce projet de biomonitoring a été l'occasion de découvrir si les produits chimiques dont nous savons qu'ils sont présents dans l'air sont également présents dans notre corps. »

Les chercheurs ont trouvé des composés organiques volatils ( COV) dans l'air émis par les opérations d'extraction du gaz à Pavillion et dans l'air qui entoure les gens qui travaillent et qui habitent dans la localité. Plus tard, des chercheurs ont trouvé des traces de ces mêmes produits chimiques dans le corps des gens qui participaient à l'étude. Les chercheurs se sont concentrés sur les COV et une famille spécifique de COV appelés produits chimiques BTEX ( benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes ), parce que l'on sait que ces produits chimiques sont dangereux pour la santé humaine, même à des niveaux faibles.

Des COV détectés lors de cette étude sont liés à des maladies chroniques telles que des cancers, des dysfonctionnements de la reproduction et du développement ; ainsi qu'à des problèmes respiratoires, des maux de tête, des saignements de nez et des éruptions cutanées.. Les directeurs de l'étude notent que, parce que les COV se trouvent quasiment partout dans les produits et dans nos habitations, il est possible que les COV détectés dans le corps des participants soient venus de sources multiples. Ayant développé ces méthodes nouvelles pour l'air et le biomonitoring de ces produits chimiques toxiques, les chercheurs espèrent améliorer ces méthodes pour mieux comprendre comment ces produits chimiques se déplacent dans l'environnement.

Dans When the Wind Blows on détaille ces résultats spécifiques :

Dans les échantillons d'air prélevés à proximité de Pavillion ; on a trouvé des produits chimiques toxiques, y compris des produits chimiques BTEX, qui correspondent à ceux associés à l'extraction du pétrole et du gaz et l'infrastructure associée.. Ce résultat est en accord avec des résultats de monitorings atmosphériques antérieurs de la région de Pavillion et d'autres sites d'extraction du pétrole et du gaz aux USA.

Lors de l'analyse d'échantillons d'urines ( biomonitoring ), on a trouvé des produits de dégradation dangereux et des traces ( métabolites ) de produits chimiques BTEX et autres COV liés à l'extraction du pétrole et du gaz dans le corps des participants à l'étude qui habitaient Pavillion.

On a détecté, à la fois dans l'air près de Pavillion et dans le corps de participants au projet huit produits chimiques liés à des maladies chroniques telles que le cancer ou d'autres maladies, y compris des dysfonctionnements au niveau de la reproduction ou du développement et des problèmes de santé tels que des difficultés respiratoires, des maux de tête, des saignements de nez, des éruptions cutanées et la dépression.

Les résultats du monitoring de l'atmosphère et du corps humain à la fois indiquent que des communautés vivant ou travaillant à proximité d'opérations d'extraction du gaz peuvent être exposées de façon intermittente à des mélanges complexes de substances chimiques associées à l'extraction du pétrole et du gaz. Il existe peu d'informations concernant la façon dont les COV mélangés agissent les uns avec les autres et dans le corps humain, mais des recherches scientifiques indiquent que, dans certains cas, les COV pourraient agir les uns avec les autres ( ou se combiner avec d'autres facteurs ) d'une manière qui augmente les dangers chez les êtres humains. Les niveaux de certains COV dangereux dans l'air, à la fois près des sites d'extraction du gaz et dans l'air respiré par les participants à l'étude dépassaient au moins un des Environmental Screening Level (ESL), qui sont des seuils de concentration atmosphériques qui sont fixés par les agences sanitaires publiques et les régulateurs environnementaux. Au-delà de ces seuils, il y a risque pour la santé humaine.

Des produits dangereux issus de la dégradation des COV étaient présents dans les urines de participants à l'étude à des niveaux beaucoup plus élevés que ceux trouvés habituellement chez les gens, avec un exemple dix fois plus élevé.

La grande dangerosité des produits chimiques émis dans l'air et les conclusions indiquant que les niveaux de certains des métabolites des COV dans les urines des personnes étudiées sont bien plus élevés que les niveaux que l'on trouve généralement chez les gens envoient un signal sans ambiguïté qu'il faut procéder à d'autres mesures pour empêcher les expositions.

Wilma Subra, biochimiste primée, l'une des scientifiques impliqués dans le projet, a déclaré : » Il est scandaleux que les habitants de Pavillion ne savent pas s'il y a des produits chimiques toxiques dans l'air ou dans leur corps, surtout quand l'extraction du gaz s'effectue ici depuis des décennies. Il est possible que nous découvrions et que nous prouvions seulement aujourd'hui qu'ils sont exposés à des produits chimiques toxiques dans l'air depuis trente ans. Il faut espérer que les méthodes que nous avons développées au cours de cette étude les aideront à obtenir de meilleures protections de la part des agences gouvernementales responsables de la santé publique – et aideront d'autres communautés aux USA à obtenir les protections auxquelles elles ont droit. »

Le rapport contient également des évaluations de dangerosité effectuées par Clean Production Action sur beaucoup de produits chimiques toxiques détectés dans l'air ou le corps de gens habitant Pavillion. L'analyse GreenScreen for Safer chemicals présentée dans le rapport est un outil mondialement reconnu, conçu pour présenter de façon succincte les connaissances scientifiques sur les dangers associés à des produits chimiques spécifiques, ainsi que les lacunes dans les données, là où des recherches sur les dangers n'ont pas été effectuées. L'analyse GreenScreen montre que beaucoup des produits chimiques détectés dans l'air autour de Pavillion et dans le corps des participants à l'étude sont extrêmement dangereux et devraient être évités – bien que, depuis des décennies, les habitants de Pavillion ne puissent pas éviter ces expositions qui continuent encore.
En se basant sur les conclusions de ce rapport et sur les nouvelles méthodes développées pour comprendre les impacts sanitaires qui résultent des émissions atmosphériques des opérations pour l'extraction du gaz, les auteurs de ce rapport et des groupes affiliés font les recommandations suivantes :
Il est nécessaire de faire d'autres contrôles de biomonitoring pour permettre de comprendre et d'empêcher l'exposition aux produits chimiques toxiques.

On a besoin de faire encore des recherches sur les impacts délétères de l'exposition accumulée à de multiples produits chimiques – et sur les effets de perturbation endocrinienne de ceux-ci.

Mettre en œuvre la régulation de précaution et faire en sorte qu'une information transparente soit divulguée au public. Il semble que la régulation actuelle ne protège pas les communautés habitant à proximité des opérations d'extraction du gaz et les agences de régulation disposent déjà de suffisamment de données sur les émissions pour justifier une action rapide pour protéger la santé publique et l'environnement.

Promouvoir des sources d'énergie propres et renouvelables et cesser de promouvoir le gaz naturel en le qualifiant de « propre » et de « sans danger ». Les données et les évaluations de dangerosité présentées dans ce rapport montrent des émissions de COV , qui semblent être inévitables dans l'extraction du gaz naturel. Cela indique que l'extraction ne peut être effectuée d'une manière qui protège véritablement les travailleurs, et le public . Pour protéger vraiment les travailleurs, les habitants et le public de ces dangers toxiques, il faut un changement complet de notre système énergétique – vers une énergie propre comme le solaire et les éoliennes.

Assurer un contrôle en continu ,des évaluations sanitaires et une remise en conformité des sites pour protéger des gens déjà impactés par l'extraction du pétrole et du gaz.

Source : Ecowatch, le 16 juin, 2016-06-22
L'article en anglais
Title : Toxic Chemicals Found in Residents Living Near Oil and Gas Operations in Pavillion, Wyoming
Traduction : Maureen Johnson

La part de méthane émise par l'extraction du gaz de schiste a été quantifiée.

sam, 09/07/2016 - 22:01
GAZ DE SCHISTE : UNE POLLUTION INSIDIEUSE
LA PART DE MÉTHANE ÉMISE PAR L'EXTRACTION DU GAZ DE SCHISTE A ÉTÉ QUANTIFIÉE

Article de Alice Maestracci sur "Pour La Science.fr"

Perchés à 3 580 mètres d'altitude, dans la station d'observation de Jungfraujoch (Alpes Suisse), Whitney Bader et Bruno Franco, du Groupe infrarouge de physique atmosphérique et solaire (GIRPAS) de l'université de Liège, mesurent l'abondance et la répartition d'une trentaine de gaz présents dans l'atmosphère, comme à leur ordinaire. Suite à la mise au point d'une nouvelle méthode qui leur permet d'analyser encore plus finement le spectre infrarouge de la lumière, ils mettent à jour les séries temporelles collectées depuis le milieu des années 1980, autrement dit les valeurs représentant l'évolution de ces gaz dans l'atmosphère et dans le temps, afin de mesurer plus spécifiquement la quantité d'éthane (C2H6). Les résultats marquent un changement de tendance intriguant. L'éthane est un des précurseurs de la formation de l'ozone dans les basses couches de l'atmosphère. Depuis les années 1980, et grâce à des mesures politiques visant à préserver la qualité de l'air, sa concentration diminuait d'environ 1% par an. Cependant, ces nouveaux résultats montrent qu'elle réaugmente depuis 2009, à raison de 5% par an.

L'éthane n'étant pas en lui-même un polluant majeur, la hausse de sa concentration aurait pu être anodine ; mais sa dégradation dans l'atmosphère le rend dangereux. Ce gaz est émis essentiellement par l'activité humaine, et en particulier lors de fuites dues à l'exploitation et au transport de gaz naturel. Une fois dans l'atmosphère, l'éthane réagit avec un composé hydroxyle (OH) pour former du monoxyde de carbone (CO) et, étant un précurseur de l'ozone (O3), il favorise son apparition dans la troposphère (située entre 0 et 12 kilomètres d'altitude), ce qui accroît les risques de pollution pour l'humain, la faune et la flore. Par ailleurs, il augmente la durée de vie du méthane (CH4), le deuxième gaz à effet de serre anthropique, en limitant sa réaction avec ce même composé hydroxyle.

D'où vient cette inversion de tendance ? C'est ce qu'ont essayé de savoir les deux chercheurs et Emmanuel Mahieu, responsable du GIRPAS. Pour cela, ils ont contacté leurs collègues américains du réseau NDACC (Network for the Detection of Atmospheric Composition Change) afin d'avoir un aperçu de l'état de l'atmosphère au dessus de l'hémisphère Nord. Les mesures des stations situées en Amérique du Nord et à Hawaï témoignent aussi d'une réaugmentation de la concentration en éthane depuis 2009, avec les plus fortes croissances observées au Colorado et à Toronto, à proximité de nombreuses zones d'exploitation de gaz de schiste. Les forages américains, nombreux depuis le milieu des années 2000, sont-ils responsables de l'augmentation conséquente du taux d'éthane dans l'atmosphère ? C'est en tout cas l'hypothèse que les chercheurs ont voulu tester.

L'exploitation par fracturation hydraulique des gisements de gaz de schiste libère en effet des hydrocarbures dont du méthane et de l'éthane, dans un rapport plus ou moins constant (entre 9 à 12 fois plus de méthane que d'éthane). C'est cette propriété qu'ils ont utilisée pour valider leur hypothèse. Les flux de méthane dans l'atmosphère sont détectables depuis l'espace – contrairement à ceux d'éthane. Il est donc possible, sur la base de la quantité de méthane émise depuis les régions incriminées, de déduire le flux d'éthane. La cartographie de ces émissions couplée à une carte de la distribution des puits d'extraction aux États-Unis leur a permis de quantifier les émissions d'éthane dues à l'extraction du gaz de schiste. Les résultats de cette étude sont concordants avec leurs premières mesures directes.

Ainsi, la seule exploitation du gaz de schiste aurait pour conséquence l'augmentation de 75 % des émissions d'éthane en provenance d'Amérique du Nord. Ce résultat a ensuite servi à apprécier la quantité de méthane émise par cette industrie. Jusqu'à présent, il était difficile de distinguer la contribution de chaque source, car le méthane provient d'une dizaine de sources naturelles et anthropiques telles que l'élevage, l'utilisation des énergies fossiles ou les marécages. Cependant, en s'appuyant sur le rapport de concentration constant entre éthane et méthane, les chercheurs ont pu déduire qu'en 2009, l'extraction du gaz de schiste a produit 20 millions de tonnes de méthane dans l'atmosphère. Dès lors, l'émission de méthane due à l'extraction du gaz de schiste a augmenté et atteignait 35 millions de tonnes en 2014, soit 10 % des émissions annuelles globales de méthane d'origine anthropique.

Ces travaux pointent les effets néfastes de l'extraction du gaz de schiste sur le climat. Cette industrie a certes réduit les émissions de CO2 (liées à la production d'électricité à partir du charbon), mais elle a un rôle dans l'augmentation des émissions du méthane, dont l'impact sur le climat est environ 25 fois plus important que celui du CO2

Lire l'article sur "Pour La Science.fr"

Fracking Has Contaminated Drinking Water, EPA Now Concludes

sam, 09/07/2016 - 21:30
FRACKING HAS CONTAMINATED DRINKING WATER,
EPA NOW CONCLUDES

The acknowledgment of instances of fracking-related water contamination marks a notable reversal for the Obama administration.

By Neela Banerjee, Insideclimate News

Editor's note March 30, 2016 : For our latest reporting on fracking and drinking water contamination, read "Fracking Study Finds Toxins in Wyoming Town's Groundwater and Raises Broader Concerns."

After years of asserting that hydraulic fracturing has never tainted drinking water, the Obama administration issued a long-awaited study of the controversial oil and gas production technique that confirmed "specific instances" when fracking "led to impacts on drinking water resources, including contamination of drinking water wells."

The conclusion was central to a nearly 1,000-page draft assessment issued Thursday by the Environmental Protection Agency to address public concerns about the possible effects of fracking on drinking water.

In the past, top Obama administration officials such as former EPA administrator Lisa Jackson and Energy Secretary Ernest Moniz maintained that there was no evidence fracking had fouled drinking water, despite findings to the contrary by EPA's own scientists in several highly publicized cases. The acknowledgment of instances of fracking-related contamination marks a notable reversal for the administration.

"Today EPA confirmed what communities living with fracking have known for years : fracking pollutes drinking water," said Earthworks policy director Lauren Pagel. "Now the Obama administration, Congress and state governments must act on that information to protect our drinking water, and stop perpetuating the oil and gas industry's myth that fracking is safe."

Still, the EPA determined that the number of contamination cases "was small compared to the number of hydraulically fractured wells."

"We did not find evidence that these mechanisms [of possible contamination] have led to widespread, systemic impacts on drinking water resources in the United States," the study said.

Oil and gas companies have also consistently contended that fracking has never contaminated drinking water. In the face of the EPA study results, industry groups such as Energy in Depth seized upon the conclusion that contamination did not appear to be widespread to argue that fears over fracking were unfounded.

"With this new report, it couldn't be clearer that shale development is occurring in conjunction with environmental protection—and the claims by anti-fracking activists have been thoroughly debunked," wrote Katie Brown on Energy In Depth's website.

But EPA officials said the study is not meant to provide a comprehensive tally of water contamination incidents. There is no national database of the number of wells fracked or contamination incidents at oil and gas sites. For 40 years, Congress and successive administrations have exempted the oil and gas sector from a host of federal pollution rules that would require detailed reporting of its activities.

As a result, the report stitches together a piecemeal picture of fracking-related incidents. It relies on several case studies involving a handful of major incidents, such as a well blowout in Killdeer, N.D., that state regulators investigated. It also uses state data for possible contamination events, such as spills of fracking fluid at well pads, which EPA acknowledges provides a limited scope of the problem.

"The spills occurred between January 2006 and April 2012 in 11 states and included 151 cases in which fracturing fluids or chemicals spilled on or near a well pad," the study said. "Due to the methods used for the EPA's characterization of spills, these cases were likely a subset of all fracturing fluid and chemical spills during the study's time period."

The study notes that the small number of contamination incidents included in the report might not be due only to their rarity but "to other limiting factors," including the lack of pre- and post-fracking data about drinking water resources ; the dearth of long-term studies ; and "the inaccessibility of some information on hydraulic fracturing activities and potential impacts," most likely held by companies.

"This is a study of how we can best protect our water resources," said Dr. Thomas A. Burke, EPA's science adviser and deputy assistant administrator of the Office of Research and Development, which conducted the study. As far as fracking goes, Burke said during a press conference, "it's not a question of safe or unsafe."

Launched five years ago at the behest of Congress, the water study was supposed to provide critical information about the method's safety "so that the American people can be confident that their drinking water is pure and uncontaminated," said a top EPA official at a 2011 hearing.

But the report was delayed repeatedly, largely because the EPA failed to nail down a key component : the prospective, or baseline, sampling of water before, during and after fracking. Such data would have allowed EPA researchers to gauge whether fracking affects water quality over time, and to provide best industry practices that protect drinking water. EPA had planned to conduct such research, but its efforts were stymied by oil and gas companies' unwillingness to allow EPA scientists to monitor their activities, and by an Obama White House unwilling to expend political capital to push the industry, an InsideClimate News report from March showed.

As a result, the study does not offer new empirical data gathered by the EPA about fracking's effects, said several scientists who research oil and gas development's impact on water. Rather, the EPA report provides an overview of existing literature and of cases of fracking-related water pollution investigated by state regulators.

"It's comprehensive in its treatment of the literature, but it's not very comprehensive in bringing new research or data from the field," said Robert Jackson, professor of environment and energy at Stanford University. "That's my biggest disappointment : They didn't do prospective studies, they didn't do well monitoring, they didn't do much field research. I don't feel like we have a lot of new information here."

Despite its conclusion that fracking has not led to systemic water contamination, the report nonetheless catalogues risks to drinking water at every step of the process : from acquiring water to use in stimulating the well and mixing the fracking chemicals with the water to constructing wells, injecting the fracking fluid into the well, and handling of fracking waste water that flows back up the well.

Further, the study confirmed problems that independent researchers have identified over the last five years in peer-reviewed scientific literature. The EPA cited the high number of chemical spills on well pads in places such as Colorado, where fracking fluid could leach into the water table. It confirmed the migration of methane into some people's drinking water in Pennsylvania. Moreover, it noted that oil and gas companies, especially in the West, frack in underground sources of drinking water––or USDWs––formations where pockets of water and hydrocarbons weave through each other.

Industry has denied such types of fracking. But Jackson and his Stanford colleague Dominic DiGiulio presented research at a conference last year that said oil and gas companies are fracking at much shallower depths than widely believed, sometimes through the underground water sites.

The draft report now goes to the EPA's Science Advisory Board for review and it will be open for public comment after June 5.

Article de Neela Banerjee sur Insideclimate News et liens

Le tract de l'été 2016 : l'actualite des hydrocarbures non conventionnels

jeu, 30/06/2016 - 14:16
L'ACTUALITE DES HYDROCARBURES NON CONVENTIONNELS


EN FRANCE

Alors que le permis de Montélimar suit son cours juridique, le président de Total propose d'effectuer des forages de recherche pour le gouvernement. Les permis du Bassin d'Alès, de la Plaine d'Alès et de Navacelles sont en demande de renouvellement depuis plus d'un an. Toujours aucune réponse du gouvernement.

D'anciens bassins houillers français dans le Nord-Pas-de-Calais, le Jura, la Lorraine, la Provence et les Cévennes sont convoités par les entreprises gazières. Ainsi, l'entreprise britannique European Gas Limited (EGL), qui a racheté l'entreprise publique Gazonor (ex-Charbonnages de France) dispose de plusieurs permis exclusifs de recherches en Lorraine (ici et là), dans le Jura et dans le bassin de Gardanne (Bouche-du-Rhône). Ce serait alors un “gaz de couche made in France” promu par le gouvernement !

Le “gaz de couche” n'est autre que du méthane piégé au cœur des veines de charbon des anciennes houillères, que la technique d'extraction est similaire à celle utilisée pour les gaz de schiste et qu'il est principalement exploité aux États-Unis, au Canada et en Australie.

En Lorraine

L'association APEL 57, que nous soutenons, a déposé le 23 mai 2016, 6 recours (3 référés en suspension et 3 référés en annulation) devant le Tribunal administratif de Strasbourg à l'encontre des 3 arrêtés préfectoraux pris par le Préfet de Moselle autorisant les forages de gaz de couche dans les communes de Longeville-lès-Saint-Avold , Zimming et Lachambre.
Trois journées d'actions, discussions, ateliers et concerts sont prévues du 19 au 21 août à Volmerange-lès-Boulay. En Lorraine, comme ailleurs, enterrons les gaz de couche et de schiste !

La France va importer du gaz de schiste en provenance des USA

EDF et Engie (ex. GDF Suez) ont signé des contrats aux Etats-Unis leur permettant d'importer du gaz de schiste en France, sans que le gouvernement français, actionnaire majoritaire et de référence dans chacune de ces deux entreprises, ne tente de les en empêcher et ce, malgré les déclarations de la ministre de l'environnement.

Les investissements des entreprises et des banques françaises dans le gaz de schiste (production, exploitation, services ou importations) sont donc encouragés et jugés de façon bienveillante par notre gouvernement.

Dans le même temps, une filiale du groupe Engie s'apprête à construire une autoroute du gaz pour relier la mer du Nord à la Méditerrannée.
Rappelons que faute de pouvoir investir dans le gaz de schiste en France, les compagnies pétrolières de notre pays, telles que TOTAL, ont largement investi dans le boum du gaz de schiste américain et dans les sables bitumineux, au Nord comme au Sud de ce continent.

La Province d'Alberta au Canada et ses sables bitumineux

Les pétroliers français Total et canadien Suncor, associés avec le groupe minier canadien Teck, vont investir 13,5 milliards de dollars pour exploiter une mine de sables bitumineux.
La Commission européenne souhaiterait pénaliser l'importation de pétrole issu de ces sables bitumineux mais le Royaume-Uni et... la France s'y opposent !

Ainsi, la France a refusé de soutenir une directive européenne visant à désigner les sables bitumineux canadiens comme la forme de pétrole de loin la plus néfaste pour le climat !
Ce positionnement est évidemment salué par la compagnie Total.

Alors, faisons le point

Lorsque nous disons NI ICI, NI AILLEURS, c'est en sachant que l'exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique mondiale. L'eau des lacs est rendue toxique, les rivières sont transformées en égouts industriels, pendant que les forêts rasées sont parcourues par des camions gigantesques... Les sables bitumineux apportent l'enfer d'un point de vue écologique.
Ce bitume, englué dans la glaise et le sable sous les forêts du nord de l'Alberta, ne se donne pas, il faut aller le chercher au prix de techniques coûteuses, extrêmement polluantes, dangereuses
pour tous et en particulier pour la santé des Premières Nations vivant sur ces territoires. Cette exploitation détruit la biodiversité et contribue largement au réchauffement climatique. Ce pétrole est le plus “sale” au monde.

Les collectifs Stop au gaz de schiste réaffirment leur combat

contre l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

Pour être cohérents avec les accords de la COP 21 qui prévoient de limiter le réchauffement climatique en-deçà de 2° par rapport au niveau pré-industriel, et le dernier rapport du GIEC qui préconise de garder 80% des réserves prouvées d'hydrocarbures dans le sol, nous devons donc laisser définitivement la roche-mère et autres réservoirs non conventionnels conserver leurs richesses fossiles et investir, de préférence, dans les énergies renouvelables et décarbonées.

NI ICI, NI AILLEURS !

Télécharger la tract (pdf 1 Mo)

ALUGEN : Le générateur d'hydrogène

sam, 18/06/2016 - 14:12
L' ALUGEN, générateur d'hydrogène

L' ALUGEN génère de l'hydrogène à la demande à partir d'eau et grâce à l'aluminium car celui ci a la capacité de casser la molécule d'eau. L' aluminium et l'eau sont donc un énorme réservoir d'énergie.
L' ALUGEN permet donc le stockage et la création de l'énergie utilisable à volonté.

L' ALUGEN comprend un générateur et un réservoir qui mélange la soude à l'eau pour obtenir la bonne solution de soude caustique (entre 100g et 300g par litre).

L' ALUGEN est un générateur d' hydrogène embarqué inventé et breveté par Gérard Montel, un ardéchois artisan et inventeur depuis plus de 30 ans.

Le générateur est une cuve fermée hermétiquement ayant en son milieu un panier (boite) en inox percé contenant des plaques d'aluminium.
Lorsque l'aluminium est entièrement dissout, il est transformé entièrement en aluminate de sodium. Il suffit alors de changer le panier.
Lorsque la soude caustique arrive en contact avec l'aluminium, il se produit une réaction produisant de l'hydrogène. Lorsque suffisamment d'hydrogène repousse la soude caustique vers le bas, la réaction s'arrête.

Tout le monde sait et pense qu'il n'y a que l' électrolyse pour générer de l' hydrogène soit dépenser plus d' énergie que d' énergie récoltée. Mais l' Alugene démontre qu'on peut faire de l 'hydrogène plus simplement par mise en contact de deux éléments courants l' aluminium et la soude tout en récupérant un élément utile l' aluminate de sodium.

* Presentation de l' Alugen
* Pour ceux que cela intéresse : techniquement comment ça marche ? Lire l'article complet sur https://fr.ulule.com/projet-lindberg/

LE VÉLO À HYDROGÈNE

L' Alugene qui servira à réaliser le très médiatique tour de France est déjà construit sur la remorque qui sera tiré par un vélo électrique à hydrogène d'un constructeur.

Cet Alugene fonctionne à 10 bars de pression et a été testé jusqu' à 20 bars permettant de penser qu'on pourra créer des Alugenes personnels à 200 bars et plus
afin de remplir ses propres cartouches d' hydrogène à des usages divers : vélos, voitures, chauffages, générateurs d' électricité, poste à souder.

Le dernier modèle réalisé avec 2 autoclaves de 20 litres permet de créer 5 litres d' hydrogène à la minute pendant 3 jours de 24 heures soit 1Kwh pendant 3 jours pleins et pourrait permettre à un vélo à hydrogène comme il en existe de rouler électrique pendant 3000 kms soit un tour de France

Le tour de France 2016 sera sans doute une première étape, médiatique du projet.

Ce modèle est visible sur You Tube
et sur Facebooke

Le KTM Macina cross qui va faire le tour de France sans ravitaillement

LA VOITURE À HYDROGÈNE

Environ 20 fois ce prototype seront nécessaire à installer dans une voiture pour réaliser le projet Lindberg
Suivez les dernières avancées du projet sur www.tourneseul.fr - menu Lindberg

PROJET LINDBERG

Le projet Lindberg consiste à faire le tour des 28 pays d'Europe avec une voiture à hydrogène ravitaillée uniquement avec de l'eau, et ce grâce à l' ALUGEN, un générateur d' hydrogène embarqué inventé et breveté par Gérard Montel, un ardéchois artisan et inventeur depuis plus de 30 ans.

Seront d'abord réalisées de petites unités qui pourront servir de poste à souder ou de chauffage très écologiques et économiques pour lesquels nous avons remarqué une forte demande.
Puis l'aboutissement sera un modèle de grande dimension pour pouvoir faire rouler une voiture.
Les différents modèles seront équipés de capteurs de température, de pression et de niveau permettant une utilisation en toute sécurité.

L' ALUGEN construit par une entreprise spécialisée fera rouler une voiture style Hyundai ou Toyota à moteur électrique et pile à combustible.
L'ALUGEN devra être capable de produire entre 150 et 200 litres à la minute de manière à fournir, à la demande, ce qui est nécessaire pour rouler et pas davantage.
L'ALUGEN aura une taille de 1m x 1m sur une hauteur de 0,40m et aura un réservoir de fabrication des soudes caustiques un peu plus grand.

A QUOI VA SERVIR LE FINANCEMENT ?

La collecte servira à construire un ALUGEN 1500 fois plus grand que les petits prototypes déjà testés et 20 fois plus grand que le dernier prototype réalisé.
Ceux ci produisent environ 1 litre d' hydrogène en 10 minutes, le dernier 5 litres à la minute.
La collecte servira de plus à financer une partie du voyage.

La collecte a d'ors et déjà rapportée plus de 10.000 euros de financement pour le projet et Gérard Montel compte profiter de l'aide de sociétés liées à la filière hydrogène: : vehicules et chauffages, ainsi que celles qui voudront s'investir dans le projet.

LES ALTERNATIVES AUX ÉNERGIES FOSSILES

Note du Collectif 07 SGHDS

La production d'hydrogène, ou plus exactement de dihydrogène, peut s'obtenir par différents procédés : extraction chimique d'hydrocarbures fossiles., extraction de l'eau via la production biologique par des algues, par électrolyse, par réduction chimique, par thermolyse ...

Certains de ces procédés sont très hautement polluants avec un bilan écologique et énergétique très mauvais alors que d'autres pourraient peut-être bien entrer dans le cadre des solutions d'avenir en faisant appel à des sources d'énergies renouvelables comme source d'énergie pour la production d'hydrogène.

Le problème est aussi la matière première, les quantités nécessaires et son extraction. Ici l'aluminium. Le bilan écologique et énergétique de la production d'aluminium sera t il suffisamment bon pour être acceptable ?
L'alu est très répandu sur terre, mais jamais pur. Pour l'obtenir on part en général de la bauxite mais cela engendre une consommation importante d'énergie, d'importantes émissions de CO2 et des rejets de boues rouges toxiques comme à Gardanne avec les rejets toxiques dans la Méditerranée. Lors de l'électrolyse, sont émis des gaz tels que du dioxyde de carbone(CO2), du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), et des fluorures gazeux."

L'hydrognène pourrait donc être une intéressante source d'énergie mais uniquement si le procédé de production possède un bilan écologique et énergétique correct.
Certains pays tels les USA ou le Japon, se donnent les moyens de la recherche en ce domaine.
Rapellons, sans entrer dans les détails, que les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, uranium ...) et le nucléaire sont d'ors et déjà condamnées tant par la raréfaction de ces ressources que par les pollutions qu'elles engendrent.

* McPhy Energy : un générateur d'hydrogène couplé à un stockage solide. La société française (Rhone-Alpes) McPhy développe une solution pour stocker de l'hydrogène sous une forme solide. Lire l'article

Rapport sur la toxicité des émissions atmosphériques près des champs gaziers

sam, 18/06/2016 - 12:04
QUAND LE VENT SOUFFLE" :
RAPPORT DE SUIVI DES PRODUITS CHIMIQUES TOXIQUES DANS LES CHAMPS GAZIERS
ET IMPACTS SUR LES POPULATIONS CONCERNÉES.

La Clean Production Action du Royaume Uni avec le réseau Coming Clean des USA, vient de lancer un rapport sur la toxicité des émissions atmosphériques et des résultats de biosurveillance dans la communauté autour de la production de gaz dans Pavillion, Wyomilng USA.

Quand le vent souffle
"Quand le vent souffle" : rapport de suivi des produits chimiques toxiques dans les champs gaziers et impacts sur les populations concernées.
Ce lien contient le rapport, communiqué de presse, vidéos de la caméra FLIR de
émissions et plus encore

Le rapport contient les résultats de l'air et de la biosurveillance et l'évaluation des risques ainsi que les données concernant les produits chimiques émis par la production de gaz.
Le résultat est une compréhension plus complète de ce qui semble inévitable : les risques pour la santé associés à la production de gaz.

Selon ce rapport, le risque élevé des produits chimiques émis dans l'air, ainsi que les niveaux de certains métabolites de COV dans l'urine des personnes étudiées sont bien au-dessus des niveaux de la population générale. C'est un signal clair que les organismes gouvernementaux doivent agir maintenant pour protéger les gens qui vivent et travaillent dans la région de Pavillion et dans les champs de pétrole et de gaz partout aux États-Unis.

Ce rapport et ses conclusions auront un intérêt international pour toute communauté face à une nouvelle production de gaz, qu'elle soit conventionnelle ou non-conventionnels tellle que la fracturation hydraulique.
La production de gaz ne soulève pas seulement le problème du méthane : les condensats de gaz contiennent aussi une variété de composés organiques volatils dont beaucoup sont très dangereux pour la santé et l'environnement.

Une société britannique de fracking envisage de déverser les eaux usées dans la mer

sam, 18/06/2016 - 11:33
UNE SOCIÉTÉ BRITANNIQUE DE FRACKING ENVISAGE DE DÉVERSER LES EAUX USÉES DANS LA MER

Les courriels de la société Inéos montrent qu'elle envisage le déversement d'eaux usées provenant de la fracturation hydraulique dans la mer.

Ineos, propriétaire de la raffinerie de Grangemouth et détient 21 licences de schiste, essentiellemet dans le nord-ouest, North Yorkshire et les Midlands-Est, a dit qu'elle veut devenir le plus grand acteur dans l'industrie naissante du gaz de schiste au Royaume-Uni.

Dans un courriel envoyé en mars à un résident dans le district Ryedale, North Yorkshire, où les conseillers ont donné en mai le feu vert au fracking par une autre société, un cadre supérieur a déclaré que l'eau produite lors de la fracturation hydraulique pourrait être déchargé dans la mer après avoir été traité. Il n'a pas dit où l'eau traitée serait libérée.

"Nous allons capturer et contenir ce flux de retour de fracking, le traiter de nouveau aux normes convenues ... avec l'Agence de l'environnement et, lorsque cela est autorisé, le décharger le plus probablement dans la mer », écrit Tom Pickering, directeur pour Ineos Shale, répondant aux préoccupations sur l'endroit où une telle « flowback " se ferait.

Les militants et les écologistes vivant à proximité des sites potentiels ont mis en évidence les impacts environnementaux potentiels de la fracturation hydraulique, comme la contamination des réserves d'eau, des tremblements mineurs et la pollution atmosphérique locale. Mais la question de savoir où les énormes quantités d'eaux usées résultant seront disposées a reçu moins d'attention.

Les entreprises de gaz de schiste pompent de l'eau, des produits chimiques et du sable à haute pression souterraine pour fracturer la roche de schiste et libérer le gaz à l'intérieur, mais chaque puits peut utiliser jusqu'à 6m gallons d'eau. Entre 20 et 40% des flux de retour à la surface, contenant des sels, des produits chimiques et de matières radioactives naturelles qui l'Agence de l'environnement (EA) dit est susceptible d'être classé comme déchet radioactif.

En vertu des règlements d'évaluation environnementale, l'eau doit être traitée sur place ou ailleurs dans une installation de traitement désigné, avant qu'un permis ne soit délivré pour la décharger. Ineos et le corps de commerce de l'industrie ont dit que toutes les eaux usées de fracturation hydraulique seraient traitée avant d'être éliminés.

Mark Ellis-Jones, directeur du programme de pétrole et de gaz à terre à l'EA projet, a déclaré en avril à un groupe parlementaire inter-partis : "Nous sommes convaincus que tous les déchets qui découlent du fracking seront gérées suffisamment et convenablement par nos permis environnementaux. "

Cependant, certains experts britanniques sont très préoccupés du le traitement des eaux usées de fracking.

Un rapport sur les impacts environnementaux de la technique par le Conseil de recherche sur l'environnement naturel l'an dernier a averti que : « Une grande incertitude, compte tenu de l'immaturité du développement pétrolier et gazier non conventionnel [ie schiste fracking de gaz] au Royaume-Uni, est de savoir comment les eaux usées seront produites et quels seront les mécanismes réglementaires et les techniques pour les traiter ou les réutiliser ".

Il a ajouté : « L'une des préoccupations les plus importantes pour le développement des ressources non conventionnelles est la gestion appropriée des flowback (fluxde retour) et de l'eau produite."

En Mars, l'Institution Chartered de l'eau et gestion de l'environnement, qui représente les professionnels de l'eau, a déclaré dans une réponse de consultation à l'EA que « nous sommes préoccupés par la capacité de traiter le fluide de reflux à l'heure actuelle".

Il a noté : « Les technologies de traitement avancées peuvent ne pas être en mesure de traiter les niveaux de solides dissous dans l'eau produite qui limiterait la capacité de traiter l'eau produite sur place. La dilution dans une usine de traitement peut être en mesure de réduire la salinité, mais elle peut ne pas être appropriée pour diluer au niveau requis pour diluer les radionucléides présents à des niveaux réglementaires. "

Il y a deux ans, l'entreprise de schiste Cuadrilla a retiré une demande de permis de fracking dans le Lancashire après que l'EA a durci les règles sur l'élimination sans danger. Le changement est venu après que 2m gallons d'eaux usées avaient déjà été rejetées dans le canal maritime de Manchester.

Le Dr Paul Johnston, de l'Unité de la science Greenpeace a fait valoir que la décharge « d'énormes quantités d'eau chargées en métaux et de la radioactivité et des constituants chimiques » en « milieux marins sensibles" est "un pas en arrière en matière de protection de l'environnement".

Mais l'industrie dit que l'eau pourrait être traités et éliminés en toute sécurité.

Ineos ne possède pas directement des plans pour l'immersion dans la mer, mais un porte-parole a déclaré : « Les eaux usées d'Ineos seront enfermées dans des réservoirs à double peau de stockage avant d'être recyclées. Un permis d'environnement de l'Agence de l'environnement ... sera nécessaire lorsque nous aurons besoin de disposer d'une autorisation de traitement d'eau selon un plan de gestion des déchets convenu. Nous utiliserons des entreprises agréées de traitement des eaux pour traiter nos eaux usées ".

Un porte-parole d'UK Onshore Oil and Gas, qui représente l'industrie du schiste, a déclaré : « Lors de la plase d'exploration, les opérateurs vont envoyer tout les fluide de refux dans des installations de traitement pour l'élimination sans danger autorisées par l'Agence de l'environnement ... Lorsque l'industrie déutera la production commerciale, elle voudra recycler les fluides de refux et lee réutiliser pour la prochaine étape de l'opération ".

Lire l'article sur The Gardian

Irlande du Nord : opposition aux gaz de schiste

sam, 18/06/2016 - 10:58
MANIFESTATION EN IRLANDE DU NORD

Commentant son arrestation pour avoir protesté pacifiquement contre les risques environnementaux liés à l'exploration de combustibles fossiles sur le site controversé de forage pétrolier à Woodburn Forest, Irlande du Nord, la directrice des Amis de la Terre d'Irlande du Nord a déclaré :

« J'agissais dans le cadre de la loi quand je me suis rendu sur le site de forage Woodburn Forêt, dimanche, pour soutenir la campagne anti-forage, et et j'ai été étonné d'être arrêté pour simplement affirmer qu'un droit de passage public a été utilisé par la communauté depuis des décennies.

"Je suis déterminé à combattre cette charge et je suis actuellement en discussion avec mon avocat. La société n'a pas le droit d'occuper et d'empêcher l'accès à ce droit de passage.

"Le forage pétrolier à Woodburn Forêt constituerait une menace réelle pour l'environnement local - y compris l'eau potable - et notre climat. Le fait d'ignorer que cela puisse continuer sans autorisation sape notre démocratie et les efforts pour mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles détracteurs du climat.

Mike Childs, le directeur de campagne des Amis de la Terre Angleterre, Pays de Galles et de l'Irlande du Nord a déclaré :

"James Orr a notre plein soutien. La manifestation pacifique est une activité essentielle dans une démocratie, et beaucoup de nos droits et libertés ont résulté de cela dans le passé. Nous allons continuer à soutenir James et les militants de forage opposés à Woodburn Forêt ".

Lire l'article sur foe. co.uk

La société InfraStrata a achevé le forage d'exploration à Woodburn Forest dans le comté d'Antrim, Irlande du Nord sans rencontrer des réserves probantes d'hydrocarbures

D'autre part, InfraStrata plc (AIM : INFA), la société indépendante d'exploration de pétrole et de stockage de gaz, annonce que le forage a été achevé à Woodburn Forest dans le comté d'Antrim, Irlande du Nord.

Le puits a été foré à une profondeur de 2.000 mètres et a rencontré deux intervalles de réservoir de grès classiques, les Trias Sherwood et Permien inférieur Sandstones. l'analyse du journal Wireline a calculé porosités de plus de 20% les parties supérieures des deux Sherwood et Permien inférieur Sandstones mais les deux cibles étaient l'eau humide.

Le puits sera maintenant bouché et abandonné.

Andrew Hindle, PDG de InfraStrata dit :
Suite à la cession d'actifs d'exploration en fin d'année dernière cela reste notre seul projet d'exploration avec des coûts entièrement couverts par le puits.
La fin des activités liées au puits complétera les obligations du programme de travail sur la licence PL1 / 10. La licence est récemment entré dans sa deuxième mandat de cinq ans. Il est naturellement décevant de ne pas avoir rencontré une accumulation d'hydrocarbures et la joint-venture va maintenant évaluer pleinement les données collectées dans le puits et décider où concentrer son activité future d'exploration dans le bassin.
InfraStrata et ses partenaires du projet tiennent à remercier toutes les personnes impliquées dans les opérations pour leur travail acharné et leur dévouement. Nous allons maintenant travailler avec nos entrepreneurs locaux à restaurer professionnellement le site.

Pétrole. Dans l'Arctique canadien, Shell fait place à un parc maritime

sam, 11/06/2016 - 08:42
PÉTROLE. DANS L'ARCTIQUE CANADIEN,
SHELL FAIT PLACE À UN PARC MARITIME

Shell vient de céder ses droits de prospection dans l'Arctique canadien à une ONG environnementale. Pour la région, c'est une bonne nouvelle. Pour la multinationale, un pas de plus pour s'adapter à la baisse des prix du pétrole.

Après s'être retiré de l'Alaska, Shell abandonne ses forages en Arctique. Le géant pétrolier a cédé le 8 juin ses permis de prospection sur une zone côtière de l'Arctique canadien à une organisation environnementale, la Nature Conservancy, rapporte le Financial Post. L'ONG ayant à son tour rétrocédé les permis au gouvernement canadien, l'espace de 8 625 kilomètres carrés dans le détroit de Lancaster a toutes les chances de devenir un parc de conservation naturel maritime.

Le projet de parc naturel marin s'étend sur 44 500 kilomètres carrés, soit la quasi-totalité du détroit qui relie l'Atlantique Nord à l'océan Arctique. Cette zone maritime pour laquelle Shell détenait les permis depuis quarante ans est prisée par nombre de mammifères marins tels que le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, mais aussi l'ours polaire et d'importantes colonies d'oiseaux polaires, précise Radio Canada. “Des Inuits ont chassé dans la zone depuis des générations et continuent à le faire.”

Le site phys.org rappelle de son côté que le groupe néerlando-britannique réduit ses prospections un peu partout dans le monde. “Face à la baisse des prix du pétrole, Shell pourrait abandonner jusqu'à dix pays dans le cadre de son plan de cession d'actifs dans les secteurs du pétrole et gaz à hauteur de 10 %.” Une annonce dans ce sens a été faite mardi 9 juin.

Lire l'article sur Courrier International.com

Le gazoduc Fos-Dunkerque et son tronçon en Vallée du Rhône

sam, 04/06/2016 - 21:00

Engageons une réflexion
Parce que la lutte contre les gaz et huile de schiste s'insère dans dans un cadre énergétique plus global et parce que nous sommes soucieux de vivre dans un monde économiquement, socialement et écologiquement soutenable, il parait important de porter une réflexion approfondie sur les différentes formes d'énergies que nous utilisons.

ERIDAN, L'ABERRANT GAZODUC D'ENGIE

Dans la très encombrée – et nucléarisée – vallée du Rhône, une filiale du groupe s'apprête à construire une autoroute du gaz. Mais l'utilité de cette canalisation, explosive par nature, reste à démontrer. Où se mêlent intérêts industriels, enjeux européens et interrogations sur l'exploitation, localement, des gaz de schiste.

Eridan, c'est son nom, n'a rien d'un long gazoduc tranquille. Il reliera Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), près de Fos-sur-Mer et de ses terminaux méthaniers, à Saint-Avit, au nord de la Drôme. Soit 220 kilomètres de tuyau dans un couloir ô combien encombré. Marcoule à gauche, Tricastin à droite… Sur la carte, le tracé mitonné par GRTgaz zigzague entre les sites nucléaires. Il s'additionne à une ligne à grande vitesse, une autoroute et des lignes à haute tension. Dans le Gard, il traverse les vignes de l'appellation Signargues ; plus au sud, la plaine de la Crau, réputée pour son foin. Résultat, Eridan soulève dans son sillage une multitude d'oppositions. Alors qu'en général une telle infrastructure, discrète car enterrée, passe quasi inaperçue.

Sur la totalité du parcours d'Eridan, la population concernée oscillerait entre 30 000 et 35 000 individus. « Au départ, on n'a pas vraiment réagi. Le débat public [en 2009] s'est déroulé sans tracé précis, on parlait d'un fuseau, de “gros tuyau”, reprend l'élu local. Et puis en 2012, on découvre que GRTgaz veut passer au pied de Marcoule ! » _ Autrement dit, le berceau du nucléaire français. Le site historique du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), où cohabitent des usines Areva et EDF, ainsi que six réacteurs en cours ou en attente de démantèlement dont le fameux Phénix, se trouve en face de la commune, sur l'autre rive du Rhône.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) tique. « Les exploitants estiment que le tracé de la canalisation induit, en cas d'accident, des conséquences inacceptables sur les installations nucléaires », écrit la division de Marseille dans une lettre datée du 18 février 2013.

Une étude est commandée à l'Ineris, un institut placé sous la tutelle du ministère de l'écologie et chargé d'évaluer les risques industriels. Son rapport démontre la dangerosité d'Eridan.

4 juin 2016 | Par Nicolas Barriquand pour MÉDIAPART

LE GAZODUC FOS-DUNKERQUE
ET SON TRONÇON EN VALLÉE DU RHÔNE

L'objectif de ce projet Eridan est l'import d'hydrocarbures « gaz » depuis le terminal méthanier de Fos dont, très certainement, du Gds en provenance d'Ailleurs (Algérie, USA, Argentine)
Il est l'un des cinq maillons du dispositif prévu par GRTGaz pour relier la mer du Nord à la Méditerranée afin de transporter du gaz naturel sous 80 bars de pression.

Sa très grande capacité (20 millons de m3 de gaz) et son tracé vont donc multiplier les risques et les nuisances auxquels sont déjà soumis les habitants de ce secteur de la Vallée du Rhône (Voie ferrée, LGV, RN7, autoroute A7, sites nucléaires, centres d'enfouissement, ...).

Selon le Collectif « ALTERNATIVE AU GAZODUC FOS-DUNKERQUE » :
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

L'année 2015 peut être une année charnière, avec la Conférence de Paris, pour arrêter plusieurs « grands projets inutiles imposés », dont celui-là !
* Comment accepter que l'on interdise (du moins pour l'instant…) d'extraire du gaz de schiste en France et refuser de voir que les mêmes sociétés travaillent pour l'extraction, en d'autres régions du monde, à l'extraction de gaz de schiste pour l'importer et le consommer en France et en Europe ?
* Comment ne pas voir qu'un gazoduc géant de Fos à Dunkerque qui vient se surajouter au réseau français (un des meilleurs réseaux d'Europe qui maille bien le territoire), est la porte ouverte à cette arrivée d'un gaz de schiste venu d'ailleurs et qui pourrait, demain être extrait ICI, attendu que le tracé de ce gazoduc passe à proximité des principales zones potentielles de gaz de schiste de France ?

Les désastres sont considérables, non seulement en terme social et environnemental, mais aussi économique, pour peu que nous nous projetions dans la durée.

Nous sommes convaincus que les objectifs européens et français qui, pour l'énergie et le climat à l'horizon 2030, prévoit :
* un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport au niveau de 1990,
* une amélioration de l'efficacité énergétique de 30 %,
* enfin, une augmentation de la part des énergies renouvelables de 27 % dans le mix énergétique de l'UE, peuvent se traduire par une réduction de l'ordre de 50% de la consommation de gaz en Europe et en tout cas en France, comme le prévoit plusieurs rapports européens

Pour nous, l'objectif, au-delà de l'abandon pur et simple de ce projets dangereux, est de contribuer à la transition énergétique, avec nos moyens, telle qu'elle se dessine aussi à toutes les échelles de territoire.

LES INFRASTRUCTURES EN FRANCE

Selon la Direction Générale de l'Énergie et du Climat - Direction de l'Energie
L'industrie pétrolière et gazière en 2009 - Extraits de la fiche 11

Le réseau français de transport de gaz naturel permet d'acheminer le gaz depuis les points d'importation sur le territoire national jusqu'aux lieux de livraison (distributions publiques et gros clients industriels).
Il est exploité par deux opérateurs :
* GRTgaz, filiale à 100 % de GDF-SUEZ, exploite 6 600 km de réseau principal et 24 500 km de réseau régional ;
* TIGF, filiale à 100 % de Total, exploite 600 km de réseau principal et 4 300 km de réseau régional.

Les stockages souterrains de gaz naturel sont un maillon logistique essentiel de l'approvisionnement en gaz naturel pour un pays non producteur tel que la France. Ils permettent en effet aux fournisseurs d'ajuster leurs importations de gaz naturel à la consommation de leur clientèle, fortement dépendante du climat dans la plupart des cas.
Deux gestionnaires exploitent les stockages souterrains en France :
* Storengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ créée début 2009, gère un parc de 12 sites en France, dont 9 en nappes aquifères (centrés sur le bassin parisien) et 3 en cavités salines (dans le sud-est), représentant un volume total de 109 TWh (80 % des capacités françaises) ;
* TIGF exploite dans le sud-ouest deux sites en nappes aquifères, à Izaute et Lussagnet, qui représentent un volume utile total de 28 TWh (20 % des capacités françaises).

Les terminaux méthaniers : En 2009, le gaz naturel liquéfié à – 160° (GNL) a représenté environ 24 % des importations totales françaises (soit 141 TWh), ce qui correspond à un taux d'utilisation de
l'infrastructure supérieur à 75 %.
Le GNL arrivant en France provient essentiellement d'Algérie, du Nigeria et d'Egypte.
Deux terminaux méthaniers sont actuellement opérationnels en France à Fos Tonkin (7 Gm3/an) et à Montoir de Bretagne (10 Gm3/an). Tous deux sont la propriété d'Elengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ. Un troisième terminal est en cours de construction à Fos sur Mer par la Société du terminal de Fos Cavaou. Ce terminal est la propriété commune de GDF-SUEZ (69,7 %) et de Total (30,3 %).

L'avènement de l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel : notamment de garantir la vente de biogaz par les producteurs à des fournisseurs à un tarif public.

Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC GÉANT et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »
Chargé de mission, Jean-Pierre Gautry
26, rue Banasterie - 84000 Avignon
[email protected] ou 06 11 87 85 60
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Les raisons de la colère

Trois raisons, contre la construction d'un gazoduc géant Fos-Dunkerque :

L'injustice :
* Passage en force non démocratique, par un tronçonnage du projet ;
* Dangerosité très sous-estimée, voire masquée du projet gazoduc ;
* Risque mortel pour les uns à 1600 m. pour les autres à 20m de leur maison.

Le danger mortel qui en cache un autre :
* Liens entre Gazoduc et zone d'exploration potentielle de gaz de schiste française (malgré les démentis) ;
* Un tracé de gazoduc qui précède une nouvelle production de gaz fossile ;

L'incohérence d'un autre âge :
* Gaspillage financier, payé par le consommateur, pour aucune production énergétique ;
* Projet en désaccord avec les politiques de transition énergétique en France et Europe, seul résultat des lobbies à Bruxelles et à Paris ;
* Renforcement de la dépendance énergétique Française.

* La création du Collectif « Alternative au gazoduc Fos-Dunkerque »
* Les différentes zones d'échanges gaziers en France
* La « dorsale gazière »
* Eridan et les PERH de gaz de schiste
* Le gaz en France et en Europe
* Les dangers du gazoduc
* Les énergies renouvelables
* La transition énergétique
* Le Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Retrouvez dans ce document pdf (3,3 Mo) tout le détail de ces "raisons de la colère"
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

Collectif « Alternative au Gazoduc Fos Dunkerque »

Argumentaire contre l'Arrêté inter préfectoral N° 2014300-0001 du 27 octobre 2014,
Relatif au Projet ERIDAN portant déclaration d'utilité publique les travaux de construction et d'exploitation de la canalisation de transport de gaz entre SAINT-MARTIN-DE-CRAU (13) et SAINT-AVIT (26), projet dénommé « ERIDAN », emportant mise en compatibilité des documents d'urbanisme des communes concernées, et instituant les Servitudes d'Utilité Publique « de passage » prévues aux articles L555-27 et R555-30 a) du code de l'Environnement, au bénéfice de la société GRTgaz.

Le projet ERIDAN est contraire aux objectifs de la stratégie énergétique de la France et de l'Europe
Il est démontré que le projet ERIDAN est en contradiction avec le plan stratégique de développement énergétique de la France
Le projet ERIDAN est né d'une duperie et de données fallacieuses
Le gazoduc géant Fos Dunkerque précède l'arrivée du gaz de schiste en France
Le projet ERIDAN est dangereux, voire mortel et dans tous les cas, inégalitaire en droit
ERIDAN appartient à la catégorie des « Grands Projets Inutiles Imposés »
Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC ERIDAN et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Retrouvez dans ce document pdf (631 ko) tout le détail de l'argumentaire
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

PÉTITIONS
Initiée par FNE 84, les Riverains du Rhône, PIERREDOMACHAL, l'ADECAR la cyberaction N° 646 : NON AU GAZODUC AU PIED DES CENTRALES NUCLEAIRES EN VALLEE DU RHONE est en cours.

Ecosse : moratoire sur les gaz de schiste

jeu, 02/06/2016 - 21:40
ECOSSE : MORATOIRE SUR LES GAZ DE SCHISTE

L'Écosse a imposé un moratoire sur les permis d'exploration pour le gaz de schiste, peu après que le Parlement de Westminster se soit opposé à une interdiction nationale.

Le Parlement écossais organisera une consultation publique et une enquête sur les conséquences de l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique sur la santé publique avant d'en autoriser l'exploration.

Cette décision a été annoncée par Fergus Ewing, ministre écossais de l'Énergie, issu du Parti national écossais pro-européen. Le parti travailliste a également soutenu le moratoire, estimant ne pas avoir les garanties nécessaires pour autoriser la fracturation hydraulique.

Opposition

Une position radicalement opposée à celle du gouvernement britannique, qui cherche à créer des conditions favorables à l'exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels. Le Premier ministre, David Cameron, a en effet annoncé cette semaine qu'il « ferait tout pour le gaz de schiste », ajoutant que son exploitation contribuerait à l'amélioration de la sécurité énergétique, à la baisse des prix et à la lutte contre le changement climatique.

Le 26 janvier, le Parlement de Westminster a d'ailleurs rejeté à une large majorité une proposition de moratoire national sur l'exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni. Certaines conditions d'extractions ont toutefois été renforcées et les forages interdit dans les parcs nationaux.

Les ressources en gaz de schiste écossaises sont estimées à 80 000 milliards de mètres cubes, assez que pour couvrir les besoins en gaz du Royaume-Uni pendant plus de 30 ans.

Selon la Feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050 de la Commission européenne, le gaz est un combustible « essentiel » à l'effort de réduction des émissions de CO2. Son extraction est néanmoins très réglementée au niveau européen.

Réaction des conservateurs

Ian Duncan, eurodéputé conservateur, a réagi avec colère à l'annonce de cette interdiction, accusant le gouvernement écossais de jouer avec le feu, au détriment de l'emploi en Écosse.

« Le gouvernement écossais possède déjà un certain volume d'informations sur la sûreté et le succès des méthodes d'extraction », estime-t-il. « À une période si stratégique pour l'emploi en mer du Nord, il me semble irrationnel de ne pas exploiter les opportunités offertes par les huiles et gaz non conventionnels. »

L'association des Amis de la Terre Écosse a pour son compte déclaré que cette interdiction « témoignait de la persévérance des personnes et des communautés du pays qui luttent contre cette industrie sans répit depuis plusieurs années. »

« Exploiter de nouveaux combustibles fossiles est la dernière chose dont nous ayons besoin étant donné les récentes mises en garde urgentes émanant des spécialistes du climat. Ce n'est pas non plus une mesure responsable de la part d'un pays qui tente d'atteindre ses objectifs [en matière de climat] » conclut la déclaration de l'association.

Lire l'article sur Euractiv.fr

Total abandonne la prospection de gaz de schiste au Danemark

jeu, 02/06/2016 - 21:27
TOTAL ABANDONNE LA PROSPECTION DE GAZ DE SCHISTE AU DANEMARK

Copenhague (awp/afp) - Relayé par Romandie.com

Le groupe Total a officiellement abandonné mercredi ses activités d'exploration dans le gaz de schiste au Danemark, où les forages se sont avérés décevants.

Un des deux permis de prospection de Total au Danemark, concernant des gisements dans la région du Nordjylland (nord-ouest), expirait formellement ce 1er juin.

"Nous y avions foré un puits sans fracturation hydraulique, qui nous avait permis de mettre en évidence la présence de gaz, mais dans des quantités insuffisantes pour une exploitation commerciale", a expliqué un porte-parole du groupe pétrolier dans un communiqué à l'AFP.

"Ce puits avait été rebouché en septembre 2015, et le site a depuis été restauré à son état d'origine", a-t-il ajouté.

Total possédait également une licence dans le Nordsjaelland (nord-est) mais y avait renoncé en juillet 2015 sans avoir procédé au moindre forage. Total était opérateur de ce projet à 80%, en association avec la compagnie pétrolière danoise Norsofonden.

"Il n'y a pas suffisamment de gaz de schiste dans les sous-sols de Dybvad, dans le Nordjylland, pour une exploitation commerciale", a confirmé le ministère danois de l'Energie dans un communiqué en jugeant "regrettable" le retrait du groupe français.