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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

Syndiquer le contenu Stop Gaz de Schiste - France - Ardèche
Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 6 heures 43 minutes

Encore une raison de renforcer la loi "Hulot"

sam, 23/09/2017 - 20:08
PERMIS OFFSHORE PROLONGÉ EN GUYANE :
LE BESOIN DE RENFORCER LA LOI HULOT !

L'arrêté ministériel, signé le 14 septembre dernier par Nicolas Hulot prolongeant le permis de recherche d'hydrocarbures en haute mer "Guyane maritime", au profit de Total, est paru ce 21 septembre au Journal officiel.

Cet arrêté est symptomatique des limites du projet de loi Hulot "mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'énergie et à l'environnement", qui sera examiné la semaine prochaine par les commissions "affaires économiques" et "développement durable et aménagement du territoire" de l'Assemblée nationale.

Des ONG environnementales et des collectifs en lutte contre l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de schistes et de couche réagissent en lançant une campagne pour renforcer le texte du projet de loi avant son examen par l'Assemblée.

"Le projet de loi Hulot doit impérativement être renforcé, pour que la trentaine de permis de recherche actuels ne soient pas systématiquement prolongés et surtout pour restreindre le “droit de suite”, afin qu'ils ne débouchent pas automatiquement sur des concessions (permis d'exploitation) si les industriels en font la demande”, explique Juliette Renaud, des Amis de la Terre France, “Or en l'état du texte, cette loi ne permettra pas de le faire".

"Le message envoyé aujourd'hui par Nicolas Hulot avec cet arrêté ministériel est un signal transmis aux industriels : ils savent ainsi que le gouvernement a bien pris note des recommandations du Conseil d'État qui l'incite à "atténuer" les effets de la loi Hulot dans l'examen des demandes de prolongations et de demandes d'octroi de nouveaux permis en cours d'instruction", ajoute Isabelle Levy du collectif du Pays Fertois “Non au pétrole de schiste”.

350.org, les Amis de la Terre France, Attac France et des collectifs Non au gaz et pétrole de schiste et au gaz de couche ont lancé une campagne d'interpellation à cet effet, proposant d'écrire aux députés qui siègent dans ces commissions pour leur demander de déposer des amendements allant dans le sens d'un renforcement de la loi.

"Les députés doivent faire un choix : céder aux pressions des industriels, qui poussent dans le sens d'un affaiblissement du projet de loi, ou au contraire s'en saisir comme une opportunité unique de vraiment planifier la sortie des combustibles fossiles, en restreignant notamment le droit de suite", poursuit Nicolas Haeringer de 350.org

“Déjà mise à mal par l'entrée en vigueur du CETA ce jeudi 21 septembre - qui va encourager au Canada ce que le gouvernement prétend interdire en France - l'exemplarité affichée par le gouvernement et Nicolas Hulot n'est-elle finalement qu'une façade sans consistance ? La signature de la prolongation de ce permis de recherche ne peut que polluer le signal qu'ils affirment vouloir envoyer au monde entier. Les députés doivent désormais combler les failles du projet de loi pour que l'ambition affichée, « mettre fin aux énergies fossiles », ne reste pas qu'une promesse en l'air.

Entre #MakeThePlanetGreatAgain ou MakeTheBusinessGreatAlways, il va falloir choisir”, précise Maxime Combes, pour Attac France.

Lire l'article sur Les Amis de la Terre.org

Projet de loi "Hulot" : campagne afin de peser sur les débats

jeu, 21/09/2017 - 10:11
CAMPAGNE AUTOUR DU PROJET DE LOI "HULOT"

Le projet de loi visant à une sortie des hydrocarbures sera examiné prochainement à l'Assemblée nationale puis au Sénat ensuite afin, selon le gouvernement, d'être adopté en procédure accélérée avant la fin de l'année.

Cette loi définira la manière dont la France entend atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, adopté à l'issue de la COP21. La loi Hulot doit donc envoyer un signal fort, qui montre la détermination de l'État à agir face à l'urgence climatique.

Or, en l'état, le texte de loi ne le permet pas.

Depuis 2011, le Collectif 07 SGHDS (composé de 120 structures adhérentes : collectifs citoyens, associations, syndicats, partis politiques, élus) s'oppose à l'aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique des projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels prévus sur nos territoires.

Ce projet de loi mérite par conséquent toute nôtre attention et toute nôtre vigilance.

Il relève incontestablement de l'intérêt général, présent dans la Charte de l'environnement qui stipule en préambule de la Constitution que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré ».

Les collectifs et les citoyens attendent de la loi que la France n'accorde plus aucun permis d'exploitation et que soient clairement et définitivement interdites l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels, quelle que soit la technique employée.

LA CAMPAGNE

MOBILISONS NOUS ET MONTRONS NOTRE DÉTERMINATION !

Le Collectif 07 SGHDS, conjointement avec les collectifs "Stop au pétrole et gaz de schiste et de couche" et des ONG telles que 350.org, Attac et Amis de la Terre , initie une série "d'actions" à mener collectivement et rapidement afin de s'assurer que les député.e.s renforcent ce projet de loi.

Le calendrier de la procédure (voir pdf 45ko) est ainsi défini :
* 25/09 : examen du texte en commission des Affaires Économiques (le dépôt d'amendements sera clôt le 21/09 à 17h00)
* 26/09 : examen du texte en commission du Développement Durable avec l'audition de N. Hulot (le dépôt d'amendements sera clôt le 22/09 à 17h00)
* 03/10 : examen du texte à l'Assemblée nationale (le dépôt d'amendements sera clôt le 29/09 à 17h00)
* le texte de loi sera ensuite soumis au Sénat.

Contact & info : Paul Reynard (porte-parole) : 06 85 55 00 63 et Christophe Tourre : 06 23 66 15 51

ACTION 1 LES COLLECTIFS INTERPELLENT LEURS DÉPUTÉS ET SÉNATEURS
Cette action est désormais terminée.

Mi-septembre : les collectifs et ONG ont décrypté le projet de loi et interpellé les députés de la commission du développement durable.
* Téléchargez la note décryptage du texte de projet de loi (pdf 144 ko)
* Télécharger la lettre du Collectif 07 SGHDS aux députés et sénateurs de l'Ardèche (pdf 62 ko)

Les collectifs et ONG ont ensuite rédigé et transmis à ces mêmes députés une proposition d'amendements au texte de loi (pdf 110 ko).

ACTION 2 : LETTRE AUX DÉPUTÉS DE COMMISSIONS
Participez à cette action en cours.

Écrivez aux 137 député.e.s membres des commissions Affaires économiques et Développement durable de l'Assemblée, qui décideront, lundi et mardi prochains, des amendements retenus, avant le vote du texte de loi le 3 octobre.

Signez la lettre ci-dessous via la plate-forme du réseau des 350

Madame la députée, Monsieur le député,

La commission dont vous êtes membre examinera dans quelques jours le projet de loi Hulot.

Vous avez là une occasion unique d'écrire une page importante de la transition vers une société juste et durable. En l'état, les mesures proposées par le gouvernement ne permettent pas d'atteindre les objectifs annoncés.

Vous devez donc vous assurer que le texte de loi soit renforcé, en intégrant notamment deux dispositions clefs :
l'interdiction claire et définitive de l'exploration et de l'exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique employée ;
des restrictions réelles au droit de suite, pour que la France n'accorde plus aucun permis d'exploitation à l'industrie fossile.

ACTION 3 : .....
À venir.

En fonction de l'avancée du projet de loi.

Le permis Béarn des Gaves a expiré

mar, 19/09/2017 - 14:42
Le permis Béarn des Gaves a expiré

Hydrocarbures : les Anglais renoncent, le gaz du Béarn des gaves ne sera donc pas exploité

Le permis Béarn des Gaves recouvrait une zone de 950 km2 à l'ouest de la concession de Lacq, à cheval sur l'extrémité du Béarn et le Sud des Landes. C'est en son cœur qu'une poche de gaz avait été découverte.

Le permis d'exploration d'hydrocabures en Béarn des gaves a expiré et disparaît de la carte nationale des autorisations. L'entreprise Europa Oil a renoncé à explorer, faute de partenaires financiers pour conduire ce projet.

Certes ce dossier avait disparu des radars et conversations depuis quelque temps. Reste qu'il était encore possible, jusqu'à il y a quelques mois du moins, de voir un jour des forages d'exploration d'hydrocarbures en Béarn des gaves, plus précisement dans la région de Salies-de-Béarn

Lire l'article de Éric Normand sur La République des Pyrenees

Lettre du Collectif 07 SGHDS aux députés et sénateurs de l'Ardèche

sam, 16/09/2017 - 09:00
PROJET DE LOI VISANT À « METTRE FIN AUX ÉNERGIES FOSSILES »
LE COLLECTIF 07 INTERPELLE DÉPUTÉS ET SÉNATEURS DE L'ARDÈCHE

Suite à l'annonce du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de mettre “fin aux énergies fossiles”, le Collectif 07 Stop aux gaz et huiles de schiste a sollicité les députés et sénateurs de l'Ardèche.

En effet le projet de loi prochainement étudié en commission du développement durable puis à l'Assemblée Nationale mérite toute nôtre attention.

Largentière le 13/09/17

Monsieur le député, monsieur le sénateur

Lors de la présentation du plan climat le 6 juillet 2017, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a annoncé vouloir mettre “fin aux énergies fossiles”, afin de “servir d'exemple pour les autres nations”.

C'est à l'aune de ces objectifs ambitieux que le projet de loi “mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'énergie et à l'environnement” présenté par Nicolas Hulot doit être jugé.

Son seul titre et les effets d'annonce ne peuvent suffire. Dans les faits, on observe malheureusement un important décalage entre les objectifs annoncés par le gouvernement et le contenu réel de ce projet de loi.

La première version du projet de loi, soumise au CNTE pour avis le 23 août 2017, présentait déjà des lacunes importantes. Et la version transmise mercredi 6 septembre 2017 à l'Assemblée nationale, très fortement modifiée suite à l'avis du Conseil d'Etat (avis non contraignant), comporte de nouveaux reculs.

Ainsi, si les objectifs annoncés par le gouvernement sont ambitieux et appropriés, les mesures concrètement contenues dans le projet de loi ne permettent tout simplement pas de les atteindre. Il n'y aura ni transition progressive jusqu'en 2040, ni d'interdiction effective de l'exploration des hydrocarbures non conventionnels. Les permis actuels seront prolongés et donneront lieu à de nouvelles concessions, et les concessions actuelles pourront être prolongées jusqu'en 2040.

Le Collectif 07 Stop aux gaz et huiles de schiste vous demande de porter et/ou soutenir des amendements qui viseraient à améliorer cette proposition de loi afin de la rendre cohérente avec les objectifs initiaux du ministre de la Transition écologique et solidaire, pour respecter l'engagement de la France lors de la signature des accords de Paris et enfin, engager notre pays dans une transition énergétique indispensable.

Depuis 2011, la mobilisation et la détermination des ardéchois (citoyens, syndicats, syndicats professionnels, associations, élus ...) contre ces projets désastreux pour nôtre climat, nôtre environnement, nôtre santé et nôtre économie agricole et touristique ont été fortes et déterminantes.
Aujourd'hui encore, cet engagement se traduit par une collaboration des collectifs à l'échelle nationale ainsi que par une très forte attente des ardéchois d'une loi mettant définitivement fin à ces projets désastreux.

PS : vous trouverez en pdf-joint une note de décryptage du projet de loi présenté, note rédigée par des représentant.e.s des associations et collectifs citoyens.

Monsieur, veuillez accepter l'expression de nos sentiments distingués

Pour la coordination du Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste
Porte-parole : Paul Reynard – Tel. 06 85 55 00 63

Télécharger la lettre du Collectif 07 SGHDS aux députés et sénateurs de l'Ardèche (pdf 62 ko)

Téléchargez la note décryptage du texte de projet de loi (pdf 144 ko)

LETTRE ENVOYÉE AU DÉPUTÉS ET SÉNATEURS DE L'ARDÈCHE :

Hervé Saulignac, député de la 1ère circonscription de l'Ardèche
Membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Olivier Dussopt, député de la 2ème circonscription de l'Ardèche
Membre de la commission des lois

Fabrice Brun, député de la 3ème circonscription de l'Ardèche
Membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Mathieu Darnaud, sénateur de l'Ardèche

Jacques Genest, sénateur de l'Ardèche

Une copie de cette lettre a été envoyé aux élus ardéchois (maires, conseillers départementaux et régionaux)

Algérie : plan d'action sur l'énergie

jeu, 14/09/2017 - 22:02
ALGÉRIE : FEU VERT POUR LA PROSPECTION DU GAZ DE SCHISTE

Au chapitre de l'énergie, le gouvernement Ouyahia souligne dans son plan d'action qu'il accompagnera, de tout concours ou facilitations nécessaires, la mise en place du plan de développement des hydrocarbures conventionnels, avec pour objectifs, d'accroître les découvertes de pétrole et de gaz et de développer l'exploitation des potentialités existantes.

Le document du gouvernement indique à ce titre que l'entreprise Sonatrach bénéficiera des conditions appropriées (financières comprises) pour conduire cette politique et pour mobiliser les partenariats et les associations étrangères nécessaires. Et de préciser : “Les créances détenues par Sonatrach sur le Trésor public seront graduellement apurées en liquidités, de sorte à permettre à cette compagnie de financer ses investissements d'abord en fonds propres.”

L'Exécutif demeurera également à l'écoute du secteur de l'énergie pour toute révision de la loi sur les hydrocarbures à l'effet d'améliorer l'attractivité de notre pays en direction des partenaires étrangers dans la prospection et l'exploitation des hydrocarbures, d'autant que le domaine minier à mettre en valeur demeure important dans le secteur des hydrocarbures.

Par ailleurs, il encouragera les prospections destinées à mieux connaître le potentiel national en hydrocarbures schisteux.
C'est là, y est-il souligné, un impératif pour préserver à moyen et long termes l'indépendance du pays en hydrocarbures. Le plan d'action du gouvernement explique que la prospection des hydrocarbures “schisteux”, qui nécessitera plusieurs années de recherche et d'évaluation, sera menée dans le strict respect de l'environnement et de la santé de la population.
Elle sera également accompagnée d'un effort particulier d'explications et de vulgarisation en direction de l'opinion publique.
Par ailleurs, les capacités de raffinage, de stockage et de distribution des produits pétroliers seront améliorées.

Ainsi, un effort accru sera investi pour développer les industries en aval des hydrocarbures avec le concours des investisseurs nationaux et étrangers. Cet effort qui dégagera une plus-value dans la valorisation locale des hydrocarbures, permettra également le développement d'une industrie pétrochimique à même d'accompagner le développement d'autres branches de l'industrie locale.

Le renouvelable est également évoqué dans le document du gouvernement.
Il y est ainsi relevé que le cabinet Ouyahia veillera à la poursuite de l'imposant programme censé porter la production d'électricité à plus de 30 000 MW à l'horizon 2020.
Outre le développement des capacités, la réussite de ce programme passe, selon les concepteurs de ce plan, par une amélioration de la gestion de l'entreprise publique concernée et le redressement de sa situation financière gravement déstructurée. Cela nécessitera une évolution graduelle de la tarification, une lutte sévère contre les branchements illicites, ainsi qu'une politique ferme pour le recouvrement des créances détenues sur les consommateurs, y compris les administrations publiques. Le gouvernement veillera, dans ce domaine, à faire progresser la réalisation du programme national adopté en Conseil des ministres, en 2015.
Ce programme s'articulera notamment autour d'un cadre législatif et réglementaire incitatif pour la production et la commercialisation des énergies renouvelables, d'une intégration des capacités nationales qui sont déjà appréciables, et de la mise en place d'une véritable activité économique orientée vers les énergies renouvelables.

Youcef Salami

Lire l'article sur Liberte-Algerie.com

Global Fracking Day le 14 et 15 octobre 2017

jeu, 14/09/2017 - 21:46
LETTRE EXIGEANT UN ARRÊT IMMÉDIAT ET MONDIAL DE TOUTES LES ACTIVITÉS DE FRACTURATION HYDRAULIQUE

Organisations : Signez pour dire non au fracking sur globalfrackdown.org

Chers Chef d'Etat / Ministres / parlementaires / conseillèr/es,

De bien des manières, la fracturation hydraulique (aussi connu sous le nom de ‘fracking') se profile comme un problème environnemental majeur de notre temps. Elle touche tous les aspects de nos vies – l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons, et la santé de nos communautés – et perturbe notre climat.

Des centaines d'études scientifiques avalisées par des comités de lecture ont révélé et documenté les ravages de plus d'une décennie d'utilisation à large échelle de la fracturation hydraulique (essentiellement aux Etats-Unis et au Canada).

L'industrie de la fracturation hydraulique est prodigieusement gloutonne en territoires et en eau. La construction d'un réseau de milliers du puits génère un détériore significativement le développement des régions visées et affecte inévitablement les communautés et les zones culturellement ou écologiquement sensibles qui s'y trouvent.

A une échelle globale, les émissions fugitives de méthane du gaz posent un grand risque pourtant trop souvent ignoré. En moyenne, un peu moins de 4% de la production totale d'un puits de gaz est perdu dans l'atmosphère, à travers des fuites accidentelles et des dégazages effectués pendant l'extraction, le stockage et le transport aux consommateurs. Pour le gaz de schiste, de nombreuses études sont en cours, mais on estime que les émissions seraient trois fois plus grandes, soit jusqu'à 12% de la production totale pendant le cycle de vie d'un puits.

Puisque le méthane est au moins 86 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le dioxyde de carbone sur une période de vingt ans, choisir la continuité ou même encore plus de gaz de schiste signifie qu'il ne sera pas possible de limiter le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C et de poursuivre les efforts visant à limiter l'augmentation de la température à 1,5°C, comme convenu à Paris.

Ces engagements cruciaux ne laissent que peu de place à l'improvisation. Nous ne disposons en effet que de très peu de temps avant que ces seuils ne soient atteints :Nous avons déjà atteint les 1.1°C de réchauffement climatique en 2016 et nous devrions atteindre les 1.5°C en moins de 10 ans au rythme des émissions actuelles.

C'est la raison pour laquelle nous, membres d'une communauté mondiale unie et en constante croissance, demandons :
Une interdiction immédiate, sans aucune exemption, de tous types de ‘fracking', qu'il soit effectué dans le cadre de travaux de recherche, d'exploration et d'exploitation des sources d'énergie fossiles. - Cette interdiction doit être applicable que le fracking soit utilisé sans ou avec des produits chimiques, hydrauliques ou pas.
Une interdiction générale d'importation et de commerce des sources d'énergie fossiles extrait grâce à la fracturation hydraulique.
Une interdiction générale sur l'injection de déchets de fracturation et sur le stockage souterrain de liquides et des eaux usées provenant de l'extraction des hydrocarbures.
Des efforts immédiats et conséquents pour une transition juste se basant sur un 100% d'énergie renouvelable et sur des mesures ambitieuses d'efficacité énergétique.
Le futur proche le réclame ; C'est le moment ou jamais !

Organisations, associations, collectifs, signez la lettre sur globalfrackdown.org

GLOBAL FRACKING DAY le 14 et 15 octobre 2017

Le Collectif 07 SGHDS n'organise aucun un événement mais appelle à rejoindre les actions proposées ci-dessous :

ANNECY : samedi 14/10, manifestation à 14 heures (devant la Préfecture)

LYON : samedi 14/10, déambulation prévue entre 11h et 14h (Rendez-vous à la fosse aux ours)

VALENCE : samedi 14/10, place Porte Neuve à 14h00

MONTÉLIMAR : dimanche 15/10, pique-nique informel à partir de 12h00 à la base nautique de Montélimar, au bord du Rhône.

LES VANS : samedi 14/10, rassemblement à 10h00 autour du stand permanent lors du marché.

Unissons-nous à nouveau et montrons au monde notre mouvement mondial pour
protéger le climat et l'environnement,
mettre fin au fracking,
garder les énergies fossiles dans le sol,
empêcher un enfermement dans les fossiles via de mauvais investissements,
refuser les accords de libre échange TAFTA et CETA qui sont la porte ouverte à l'exploitation du gaz de schiste en Europe !

Ces accords de libre échange (TAFTA entre USA et UE, CETA entre Canada et UE) mettent en danger notre démocratie. Leurs enjeux sont fondamentaux :
porte ouverte à l'exploitation du gaz de schiste en Europe !
abandon de la compétence des tribunaux au profit « d'arbitrages privés » pour régler les conflits entre « investisseurs » et États,
abaissement des barrières tarifaires, amplifiant la concurrence débridée, empêchant la relocalisation des activités, ruinant des milliers de paysans…
nivellement par le bas des normes protégeant l'alimentation, la santé publique, les droits sociaux, l'environnement …
privatisation croissante des services publics.
En savoir plus sur les accords de libre échange

Mettre fin aux énergies fossiles ?

lun, 11/09/2017 - 20:55
« METTRE FIN AUX ÉNERGIES FOSSILES » ?

NOTE DE DÉCRYPTAGE DU PROJET DE LOI HULOT

11 septembre 2017

Lors de la présentation du plan climat le 6 juillet 2017, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a annoncé vouloir mettre “fin aux énergies fossiles”, afin de “servir d'exemple pour les autres nations”. C'est à l'aune de ces objectifs ambitieux que le projet de loi “mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'énergie et à l'environnement” présenté par Nicolas Hulot doit être jugé.

Son seul titre et les effets d'annonce ne peuvent suffire. Dans les faits, on observe malheureusement un important décalage entre les objectifs annoncés par le gouvernement et le contenu réel de ce projet de loi.

La première version du projet de loi, soumise au CNTE pour avis le 23 août 2017, présentait déjà des lacunes importantes. Et la version transmise mercredi 6 septembre 2017 à l'Assemblée nationale, très fortement modifiée suite à l'avis du Conseil d'Etat, comporte de nouveaux reculs.

Ainsi, si les objectifs annoncés par le gouvernement sont ambitieux et appropriés, les mesures concrètement contenues dans le projet de loi ne permettent tout simplement pas de les atteindre. Il n'y aura ni transition progressive jusqu'en 2040, ni d'interdiction effective de l'exploration des hydrocarbures non conventionnels. Les permis actuels seront prolongés et donneront lieu à de nouvelles concessions, et les concessions actuelles pourront être prolongées jusqu'en 2040.

La présente note offre un décryptage du texte du projet de loi et de ses principales failles.

Elle a été rédigée par : Juliette Renaud, Les Amis de la Terre France - Isabelle Lévy, collectif du Pays Fertois “Non au pétrole de schiste” (77) - Nicolas Haeringer, 350.org - Maxime Combes, Attac France

Téléchargez la note décryptage du texte du projet de loi (pdf 144 ko)

EXTRAITS :

L'idée de laisser les énergies fossiles dans le sol ... Un bel objectif, ambitieux et approprié
Geler l'exploration comme l'exploitation de nouveaux gisements n'est pas une option parmi d'autres, mais un élément clef de toute réponse adéquate à la crise climatique.

Point n°1. Hydrocarbures non conventionnels : la porte reste ouverte

Il ne prévoit en effet aucune définition ni interdiction immédiate de l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Par conséquent, il n'y a pas d'amélioration par rapport à la loi Jacob de 2011 : seule la technique de la fracturation hydraulique est interdite, et celle-ci n'est toujours pas définie.

Contrairement à ce qu'avance le gouvernement dans son étude d'impact, il y a donc encore des permis de recherche en cours de validité qui visent en réalité des hydrocarbures dits non conventionnels.

La situation des permis de recherche est bien moins claire que ce qu'affirme le gouvernement, sans compter les concessions actuellement exploitées pour des hydrocarbures conventionnels, sur lesquelles il existe également des réserves d'hydrocarbures non conventionnels, qui pourraient donc éventuellement être exploitées d'ici à 2040.

Finalement, la seule petite avancée dans l'actuel projet de loi est l'abrogation des articles 2 et 4 de la loi “Jacob” du 13 juillet 2011, qui ouvraient la porte à l'expérimentation sous couvert de recherches scientifiques sous contrôle public.

Point n°2. Prolongation des concessions actuelles : pas de fin progressive de l'exploitation

Toutes les concessions actuelles pourront être prolongées.

Point n°3. Du permis de recherche à de nouvelles concessions : une impossible remise en cause du droit de suite ?

tous les détenteurs des 33 permis de recherche actuels - dont 2 offshore (12)- auront non seulement la possibilité de voir leurs permis prolongés, mais aussi le droit à une première concession, en raison du “droit de suite”

Pourtant, juridiquement, il y aurait des possibilités de restreindre ou encadrer ce droit de suite en modifiant l'article 132-6 du code minier.

La restriction du droit de suite est indispensable pour que l'Etat retrouve sa souveraineté et une marge de manoeuvre nécessaire pour refuser d'octroyer des concessions au vu des risques environnementaux et de l'urgence climatique.

Point n°4. Nouveaux permis de recherche : une interdiction incomplète

Autrement dit, toutes les demandes de permis pour lesquelles les industriels ont présenté un recours en justice, et obtenu un jugement favorable en dernière instance, pourront être délivrées. Il n'y a actuellement aucune donnée publique sur le nombre de permis concernés.

Il est donc indispensable qu'avant le débat parlementaire, le gouvernement rétablisse la publication des informations détaillées concernant l'ensemble des titres miniers octroyés ou en cours d'instruction (permis et concessions).

Transparence de l'information : Il serait nécessaire que le gouvernement communique la liste des recours en cours et des jugements en dernière instance déjà prononcés.

Point n°5. Code minier, sortie des énergies fossiles : le projet de loi ne s'attaque qu'à 1% du problème

Des mesures concrètes sont indispensables et urgentes pour réduire notre consommation, et s'engager donc réellement à mettre fin à notre dépendance aux énergies fossiles.

Il est tout aussi indispensable que soit engagée au plus vite une réforme globale du Code minier

Téléchargez la note décryptage du texte du projet de loi (pdf 144 ko)

Vers une interdiction de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures en France ?

sam, 09/09/2017 - 12:30
PROJET DE LOI RELATIF À L'INTERDICTION DE L'EXPLORATION ET DE L'EXPLOITATION DES HYDROCARBURES EN FRANCE

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement, Nicolas Hulot a présenté ce 6 septembre 2017 en conseil des ministres un projet de loi relatif à l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures en France à l'horizon 2040.

il n'attribuerait plus de nouveaux permis d'exploration d'hydrocarbures et en ne prolongerait pas les concessions d'exploitation existantes au-delà de 2040.

il interdirait immédiatement l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et de l'ensemble des hydrocarbures non conventionnels. L'interdiction se poserait "quelle que soit la technique utilisée".

les articles 2 et 4 de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire la recherche et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique seraient abrogés.

à la demande du Conseil d'État, la situation des nombreuses demandes mises en attente par le précédent gouvernement sera clarifiée : les nouveaux permis de recherche pourront être refusés, tandis que les situations légalement acquises seront respectées tout en se conformant au nouvel objectif de fin d'autorisation de renouvellement à l'horizon 2040 ».

Ce projet de loi (sur le site de l'Assemblée Nationale) doit être débattu en procédure accélérée à partir de la fin du mois de septembre et le gouvernement espère son adoption d'ici la fin de l'année.

La France serait ainsi le premier pays du monde à prendre une telle décision qui vise à mettre en oeuvre la recommandation de l'Agence internationale de l'énergie : laisser les deux tiers des ressources fossiles connues dans le sol pour maintenir la hausse de la température mondiale en dessous 2°C".
Ce serait une décision symbolique mais importante : seulement 1% de la consommation pétrolière et gazière en France étant est issue de la production nationale.

Rappel : depuis plusieurs années, les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), répètent que pour espérer contenir la hausse de la température moyenne sous la barre de 2°C par rapport à l'époque préindustrielle, 80 % des réserves fossiles connues (charbon, pétrole et gaz) doivent être laissées dans le sous-sol.
La France s'est engagée dans l'accord de Paris (COP 21) visant à atteindre cet objectif.

RÉELLE VOLONTÉ OU OPÉRATION DE COMMUNICATION ?

ce projet de loi est-il une réelle volonté d'agir ou une fumeuse opération de communication ?
La question se pose après réflexion et lecture des éléments fournis par le gouvernement.

La version déposée du texte diffère de celle présentée à la presse !!

Ce 08/09/17, nous apprenons que la version du projet de loi déposée le 06/09/17 à l'Assemblée Nationale par le gouvernement diffère de celle présentée au Conseil National de la Transition Énergétique, à la presse, aux assos et ONG !! Elle tiendrait compte des remarques formulées par le Conseil d'Etat dans son avis délibéré le 1er septembre.

Les principales différences :

la suppression de l'interdiction immédiate de toute exploration et exploitation d'hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique employée.

la suppression de la définition des "hydrocarbures non conventionnels".

Le projet de loi n'a donc plus pour objet premier de "consolider" la loi du 13 juillet 2011 en créant une interdiction immédiate de toute exploration ou exploitation d'hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique employée.

LE COLLECTIF 07 SGHDS SALUE TOUTEFOIS L'ESPRIT DE CE PROJET DE LOI MAIS POINTE DES "FAILLES" ET SE POSE DES QUESTIONS :

ce n'est pour l'instant qu'un projet de loi.

quel en sera le texte définitif adopté à l'Assemblée Nationale ?

les concessions d'exploitation existantes seraient donc renouvelées ?

le "droit de suite", qui fait que le détenteur d'un permis d'exploration pourra toujours demander un permis d'exploitation, généralement délivré pour 20 à 25 ans serait maintenu.

les PERH actuellement en cours de validité pourraient être renouvelés et pourraient donner lieu à concession.

quid des demandes de permis "en cours d'instruction". (L'Ardèche et le Gard sont concernés par les PERH du Bassin, de la Plaine d'Alès, de Navacelle et de Montélimar).

comment interdire définitivement le renouvellement des PERH actuellement valides et qui le resteraient ?

le gaz de couche est pour l'instant exclu de la liste des hydrocarbures non conventionnels alors que c'en est bel et bien un, qui oblige à la fracturation hydraulique.

qu'en serait-il de l'exploration et de l'exploitation en mer profondes (Méditerranée + Guyane Maritime + Réunion) ?

Actuellement, 63 PERH (permis d'exploration et de recherche d'hydrocarbures) et une trentaine de concessions d'hydrocarbures sont en cours de validité
131 demandes de PERH ne verraient pas le jour

Restons donc vigilants et attendons de voir ce qui sortira de ce projet de loi.

L'ABERRATION ÉCONOMIQUE, SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTALE DES HYDROCARBURES NON-CONVENTIONNELS.

L'action du Collectif 07 SGHDS et de ses structures adhérentes a été essentielle dans cette lutte.

Le travail d'information et de vulgarisation effectué ainsi que les analyses scientifiques ont permis de démontrer l'aberration économique, sanitaire et environnementale des hydrocarbures non-conventionnels.

La veille et la la vigilance citoyennes exercées sur le territoire ont été déterminantes tout comme la détermination à empêcher coûte que coûte les travaux de débuter.
Le rassemblement de février 2016 de Barjac a été une fois encore la manifestation de cet engagement et de cette détermination à faire échec à ces projets désastreux pour nos territoires.

NO GAZARAN

QUELQUES ANALYSES DE LA SITUATION :

De Coralie Schaub sur Libération.fr : Projet de loi sur les hydrocarbures : « Une jolie opération de communication »
Le texte transmis à l'Assemblée nationale mercredi, qui diffère de la version précédente, ne change pas réellement la donne par rapport à la situation actuelle, s'inquiète Juliette Renaud, de l'ONG les Amis de la Terre.

De Jade Lindgaard sur Médiapart : Projet de loi sur les hydrocarbures : « Une jolie opération de communication »
Le texte transmis à l'Assemblée accorde plus de marges de manœuvre aux pétroliers voulant forer le sol français que la précédente version du projet de loi présentée aux associations. Et pourtant le ministère de la transition écologique n'en a rien dit.

Une analyse de la situation d'Arnaud Gossement - Avocat associé / Gossement Avocats
En conclusion, je ne partage pas l'idée selon laquelle la deuxième version du projet de loi constituerait un "recul" par rapport aux propos du ministre de la transition écologique. Je ne pense pas davantage que l'avis du Conseil d'Etat aurait été "dicté par le lobby pétrolier" et ce, même si je ne le partage pas entièrement.

De Hervé Kempf sur Reporterre
Hydrocarbures : le gouvernement a plié devant les intérêts miniers. Présentant la loi sur les hydrocarbures, le gouvernement a cherché un effet de communication, mais en présentant une version inexacte du projet à la presse et aux ONG. Surtout, il a assoupli le texte, n'osant pas faire prévaloir l'intérêt général du climat sur les droits acquis des opérateurs miniers.

Stop au productivisme effréné

mar, 05/09/2017 - 20:30
LE CAPITALISME EST INCOMPATIBLE AVEC LA SURVIE DE LA PLANÈTE

Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l'étendue des atteintes à l'environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu'il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne. Ils proposent d'autres alternatives.

Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l'environnement s'accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l'été sous forme d'une avalanche d'études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l'échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu'il est déjà trop tard pour redresser la barre.

Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d'une catastrophe planétaire annoncée :

Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d'ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l'Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l'Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc...

Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre que 2016 aura été l'année de tous les records en matière de températures, d'émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.

Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d'autres chercheurs parlent de 5% de chances.)

Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Technology ( MIT ) et de l'Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l'Asie du Sud-Est invivable d'ici 2100.

Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l'Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial auront disparu d'ici à 2100. C'est déjà le cas pour 20% d'entre eux.

Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d'années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences « catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l'économie et la société en général.

Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s'accélérer dans les prochaines années. Selon l'un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l'université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.
Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l'aide d'un brise-glace. Ce rêve de relier l'Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.

Pour couronner le tout, un institut de recherche international travaillant sur les données fournies par l'ONU, nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c'est-à-dire que l'humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt.
En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.

Le capitalisme responsable
Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s'accordent également sur leurs causes : c'est bien le développement explosif de la production et l'exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l'ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours. Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décennies en est une preuve supplémentaire .........

Quelles alternatives ?
Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdissement », est une impasse, ..... il faut poser clairement, analyse l'historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXème siècle. ............... mais on a l'impression que changer les choses est au delà de nos possibilités. ......... le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l'emploi. » C'est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », ........ C'est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l'environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital.

Constatant la vitalité des combats pour l'environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent ( des villes, des régions, par exemple ), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L'objectif est de se situer « à la même échelle d'action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l'Etat national. »

Le rôle crucial des femmes
De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. ........ Cet apport des femmes au combat écologique est également majeur pour Daniel Tanuro qui explique que « la place que le patriarcat donne aux femmes, leur procure une conscience particulière. » Il rappelle que 90% de la production vivrière dans les pays du Sud est assurée par des femmes, faisant d'elles le fer de lance de tous les combats actuels liés à l'agriculture, à la propriété de la terre, aux pollutions ou au climat.

Lire l'article de Jean-Jacques Régibier sur l'Humanité.fr

The Uninhabitable Earth

mar, 05/09/2017 - 19:30
THE UNINHABITABLE EARTH

Famine, economic collapse, a sun that cooks us : What climate change could wreak — sooner than you think.

I. ‘Doomsday'

Peering beyond scientific reticence.

It is, I promise, worse than you think. If your anxiety about global warming is dominated by fears of sea-level rise, you are barely scratching the surface of what terrors are possible, even within the lifetime of a teenager today. And yet the swelling seas — and the cities they will drown — have so dominated the picture of global warming, and so overwhelmed our capacity for climate panic, that they have occluded our perception of other threats, many much closer at hand. Rising oceans are bad, in fact very bad ; but fleeing the coastline will not be enough.

Indeed, absent a significant adjustment to how billions of humans conduct their lives, parts of the Earth will likely become close to uninhabitable, and other parts horrifically inhospitable, as soon as the end of this century.

The Earth has experienced five mass extinctions before the one we are living through now, each so complete a slate-wiping of the evolutionary record it functioned as a resetting of the planetary clock, and many climate scientists will tell you they are the best analog for the ecological future we are diving headlong into. Unless you are a teenager, you probably read in your high-school textbooks that these extinctions were the result of asteroids. In fact, all but the one that killed the dinosaurs were caused by climate change produced by greenhouse gas. The most notorious was 252 million years ago ; it began when carbon warmed the planet by five degrees, accelerated when that warming triggered the release of methane in the Arctic, and ended with 97 percent of all life on Earth dead. We are currently adding carbon to the atmosphere at a considerably faster rate ; by most estimates, at least ten times faster. The rate is accelerating. This is what Stephen Hawking had in mind when he said, this spring, that the species needs to colonize other planets in the next century to survive, and what drove Elon Musk, last month, to unveil his plans to build a Mars habitat in 40 to 100 years. These are nonspecialists, of course, and probably as inclined to irrational panic as you or I. But the many sober-minded scientists I interviewed over the past several months — the most credentialed and tenured in the field, few of them inclined to alarmism and many advisers to the IPCC who nevertheless criticize its conservatism — have quietly reached an apocalyptic conclusion, too : No plausible program of emissions reductions alone can prevent climate disaster.

Over the past few decades, the term “Anthropocene” has climbed out of academic discourse and into the popular imagination — a name given to the geologic era we live in now, and a way to signal that it is a new era, defined on the wall chart of deep history by human intervention. One problem with the term is that it implies a conquest of nature (and even echoes the biblical “dominion”). And however sanguine you might be about the proposition that we have already ravaged the natural world, which we surely have, it is another thing entirely to consider the possibility that we have only provoked it, engineering first in ignorance and then in denial a climate system that will now go to war with us for many centuries, perhaps until it destroys us. That is what Wallace Smith Broecker, the avuncular oceanographer who coined the term “global warming,” means when he calls the planet an “angry beast.” You could also go with “war machine.” Each day we arm it

II. Heat Death

The bahraining of New York.

Humans, like all mammals, are heat engines ; surviving means having to continually cool off, like panting dogs. For that, the temperature needs to be low enough for the air to act as a kind of refrigerant, drawing heat off the skin so the engine can keep pumping. At seven degrees of warming, that would become impossible for large portions of the planet's equatorial band, and especially the tropics, where humidity adds to the problem ; in the jungles of Costa Rica, for instance, where humidity routinely tops 90 percent, simply moving around outside when it's over 105 degrees Fahrenheit would be lethal. And the effect would be fast : Within a few hours, a human body would be cooked to death from both inside and out.

Climate-change skeptics point out that the planet has warmed and cooled many times before, but the climate window that has allowed for human life is very narrow, even by the standards of planetary history. At 11 or 12 degrees of warming, more than half the world's population, as distributed today, would die of direct heat. Things almost certainly won't get that hot this century, though models of unabated emissions do bring us that far eventually.

At present, most regions reach a wet-bulb maximum of 26 or 27 degrees Celsius ; the true red line for habitability is 35 degrees. What is called heat stress comes much sooner.

III. The End of Food

Praying for cornfields in the tundra.

Climates differ and plants vary, but the basic rule for staple cereal crops grown at optimal temperature is that for every degree of warming, yields decline by 10 percent. Some estimates run as high as 15 or even 17 percent. Which means that if the planet is five degrees warmer at the end of the century, we may have as many as 50 percent more people to feed and 50 percent less grain to give them. And proteins are worse : It takes 16 calories of grain to produce just a single calorie of hamburger meat, butchered from a cow that spent its life polluting the climate with methane farts.

Pollyannaish plant physiologists will point out that the cereal-crop math applies only to those regions already at peak growing temperature, and they are right — theoretically, a warmer climate will make it easier to grow corn in Greenland. But as the pathbreaking work by Rosamond Naylor and David Battisti has shown, the tropics are already too hot to efficiently grow grain, and those places where grain is produced today are already at optimal growing temperature — which means even a small warming will push them down the slope of declining productivity. And you can't easily move croplands north a few hundred miles, because yields in places like remote Canada and Russia are limited by the quality of soil there ; it takes many centuries for the planet to produce optimally fertile dirt.

IV. Climate Plagues

What happens when the bubonic ice melts ?

Rock, in the right spot, is a record of planetary history, eras as long as millions of years flattened by the forces of geological time into strata with amplitudes of just inches, or just an inch, or even less. Ice works that way, too, as a climate ledger, but it is also frozen history, some of which can be reanimated when unfrozen. There are now, trapped in Arctic ice, diseases that have not circulated in the air for millions of years — in some cases, since before humans were around to encounter them. Which means our immune systems would have no idea how to fight back when those prehistoric plagues emerge from the ice.

V. Unbreathable Air

A rolling death smog that suffocates millions.

Our lungs need oxygen, but that is only a fraction of what we breathe. The fraction of carbon dioxide is growing : It just crossed 400 parts per million, and high-end estimates extrapolating from current trends suggest it will hit 1,000 ppm by 2100. At that concentration, compared to the air we breathe now, human cognitive ability declines by 21 percent.

Already, more than 10,000 people die each day from the small particles emitted from fossil-fuel burning ; each year, 339,000 people die from wildfire smoke, in part because climate change has extended forest-fire season (in the U.S., it's increased by 78 days since 1970). By 2050, according to the U.S. Forest Service, wildfires will be twice as destructive as they are today ; in some places, the area burned could grow fivefold. What worries people even more is the effect that would have on emissions, especially when the fires ravage forests arising out of peat.

VI. Perpetual War

The violence baked into heat.

Climatologists are very careful when talking about Syria. They want you to know that while climate change did produce a drought that contributed to civil war, it is not exactly fair to say that the conflict is the result of warming ; next door, for instance, Lebanon suffered the same crop failures. But researchers like Marshall Burke and Solomon Hsiang have managed to quantify some of the non-obvious relationships between temperature and violence : For every half-degree of warming, they say, societies will see between a 10 and 20 percent increase in the likelihood of armed conflict. In climate science, nothing is simple, but the arithmetic is harrowing : A planet five degrees warmer would have at least half again as many wars as we do today. Overall, social conflict could more than double this century.

This is one reason that, as nearly every climate scientist I spoke to pointed out, the U.S. military is obsessed with climate change : The drowning of all American Navy bases by sea-level rise is trouble enough, but being the world's policeman is quite a bit harder when the crime rate doubles. Of course, it's not just Syria where climate has contributed to conflict. Some speculate that the elevated level of strife across the Middle East over the past generation reflects the pressures of global warming — a hypothesis all the more cruel considering that warming began accelerating when the industrialized world extracted and then burned the region's oil.

VII. Permanent Economic Collapse

Dismal capitalism in a half-poorer world.

The murmuring mantra of global neoliberalism, which prevailed between the end of the Cold War and the onset of the Great Recession, is that economic growth would save us from anything and everything.
But in the aftermath of the 2008 crash, a growing number of historians studying what they call “fossil capitalism” have begun to suggest that the entire history of swift economic growth, which began somewhat suddenly in the 18th century, is not the result of innovation or trade or the dynamics of global capitalism but simply our discovery of fossil fuels and all their raw power — a onetime injection of new “value” into a system that had previously been characterized by global subsistence living. Before fossil fuels, nobody lived better than their parents or grandparents or ancestors from 500 years before, except in the immediate aftermath of a great plague like the Black Death, which allowed the lucky survivors to gobble up the resources liberated by mass graves. After we've burned all the fossil fuels, these scholars suggest, perhaps we will return to a “steady state” global economy. Of course, that onetime injection has a devastating long-term cost : climate change.

VIII. Poisoned Oceans

Sulfide burps off the skeleton coast.

That the sea will become a killer is a given. Barring a radical reduction of emissions, we will see at least four feet of sea-level rise and possibly ten by the end of the century. A third of the world's major cities are on the coast, not to mention its power plants, ports, navy bases, farmlands, fisheries, river deltas, marshlands, and rice-paddy empires, and even those above ten feet will flood much more easily, and much more regularly, if the water gets that high. At least 600 million people live within ten meters of sea level today.

But the drowning of those homelands is just the start. At present, more than a third of the world's carbon is sucked up by the oceans — thank God, or else we'd have that much more warming already. But the result is what's called “ocean acidification,” which, on its own, may add a half a degree to warming this century. It is also already burning through the planet's water basins — you may remember these as the place where life arose in the first place.

That isn't all that ocean acidification can do. Carbon absorption can initiate a feedback loop in which underoxygenated waters breed different kinds of microbes that turn the water still more “anoxic,” first in deep ocean “dead zones,” then gradually up toward the surface. There, the small fish die out, unable to breathe, which means oxygen-eating bacteria thrive, and the feedback loop doubles back.

IX. The Great Filter

Our present eeriness cannot last.

So why can't we see it ? In his recent book-length essay The Great Derangement, the Indian novelist Amitav Ghosh wonders why global warming and natural disaster haven't become major subjects of contemporary fiction — why we don't seem able to imagine climate catastrophe, and why we haven't yet had a spate of novels in the genre he basically imagines into half-existence and names “the environmental uncanny.”

Surely this blindness will not last — the world we are about to inhabit will not permit it. In a six-degree-warmer world, the Earth's ecosystem will boil with so many natural disasters that we will just start calling them “weather” : a constant swarm of out-of-control typhoons and tornadoes and floods and droughts, the planet assaulted regularly with climate events that not so long ago destroyed whole civilizations. The strongest hurricanes will come more often, and we'll have to invent new categories with which to describe them ; tornadoes will grow longer and wider and strike much more frequently, and hail rocks will quadruple in size. Humans used to watch the weather to prophesy the future ; going forward, we will see in its wrath the vengeance of the past. Early naturalists talked often about “deep time” — the perception they had, contemplating the grandeur of this valley or that rock basin, of the profound slowness of nature. What lies in store for us is more like what the Victorian anthropologists identified as “dreamtime,” or “everywhen” : the semi-mythical experience, described by Aboriginal Australians, of encountering, in the present moment, an out-of-time past, when ancestors, heroes, and demigods crowded an epic stage. You can find it already watching footage of an iceberg collapsing into the sea — a feeling of history happening all at once.


Lire l'article (en anglais) de David Wallace-Wells sur NYMAG
To read an annotated version of this article, complete with interviews with scientists and links to further reading

Lettre des collectifs à Nicolas Hulot

sam, 02/09/2017 - 19:02
MONSIEUR HULOT, CLASSEZ LES GAZ DE COUCHE DANS LES HYDROCABURES NON-CONVENTIONNELS DONT VOUS ALLEZ FAIRE INTERDIRE L'EXPLORATION ET L'EXPLOITATION

Monsieur Nicolas HULOT, Ministre de la Transition écologique et solidaire

Objet : Projet de loi hydrocarbures / exclusion du gaz de couche (Coal Bed Methane)
Demande de rendez-vous

Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Suite à votre présentation du « Plan Climat », le 6 juillet dernier, le gouvernement doit adopter le 6 septembre en conseil des ministres un projet de loi relatif à l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels en France.

Dans ses principales orientations, ce projet de loi suscite de réels espoirs chez tous les défenseurs de l'environnement.
Toutefois, l'exclusion du gaz de couche (Coal Bed Methane) de cette interdiction étonne et inquiète les associations et collectifs lorrains ainsi que ceux du Jura et du nord de la France, en particulier, concernés par l'activité et les projets d'une entreprise dénommée “La Française de l'Energie.”

En effet, reprenant la proposition de loi réformant le code minier adopté en janvier 2017 par l'Assemblée nationale, l'article L. 711-1 du nouveau projet de loi est ainsi conçu : « Sont considérés comme hydrocarbures non-conventionnels : 1° Les hydrocarbures liquides ou gazeux qui sont piégés dans la roche-mère, à l'exception des hydrocarbures gazeux contenus dans les couches de charbon ; (...) ».

Cette exclusion du CBM du projet d'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures ne peut s'expliquer que par une confusion entre « gaz de mine » et « gaz de couche », confusion soigneusement entretenue par la Française de l'Energie. Cette entreprise, par une communication basée sur des glissements de sens continuels entre ces deux termes, se sert de son activité de production de gaz de mine dans le Nord pour obtenir le soutien des autorités à son projet lorrain d'extraction de gaz de couche, alors qu'il ne s'agit ni du même gaz, ni des
mêmes techniques d'extraction, loin s'en faut.

Il nous paraît essentiel de rappeler la distinction entre ces deux énergies :

le gaz de mine (grisou), accumulé dans d'anciennes mines de charbon, est exploité par simple pompage, sans aucun forage supplémentaire. Ce gaz doit être capté, et c'est l'activité de la Française de l'Energie dans le Nord.

Le gaz de couche, lui, est adsorbé dans des couches de charbon profondes, jamais exploitées, et très peu perméables. Il est parfaitement inoffensif s'il reste dans le sol. En revanche, les impacts environnementaux de son extraction sont avérés, que ce soit sur la qualité de l'air, des eaux profondes et de surface, ou sur les paysages. Celle-ci nécessite des techniques invasives (forages horizontaux, « stimulation » de la couche de charbon), avec des conséquences environnementales bien documentées.

D'ailleurs, alors que la Française de l'Energie prétend, sans en avoir fait la preuve, pouvoir exploiter le gaz de couche sans recours à la fracturation hydraulique, elle annonce dans le même temps des « tests de stimulation » dans les DAOTM déposés en Préfecture en 2015.

Depuis 2004, La Société European gas Limited, renommée en 2015 Française de l'Energie, recherche du gaz de couche en Lorraine. En dépit d'une communication laissant croire à des résultats probants, ces forages ont en réalité tous été des échecs : ennoyage des puits de Diebling (2006) et Folschviller1 (2007), pannes à répétitions à Tritteling (2014-2015), perte de milliers de mètres-cubes d'eau dans une faille lors du récent forage de Lachambre (2016-2017)...

Ces échecs successifs et leurs impacts environnementaux ont éveillé de fortes oppositions locales, très peu médiatisées en raison de l'omerta qui pèse sur ce sujet en Moselle.

Ces réalités sont ignorées des pouvoirs publics. Lors de l'examen de la proposition de loi réformant le code minier par l'Assemblée nationale, en janvier 2017, M. Chanteguet, rapporteur de la proposition, justifiait ainsi l'exclusion du gaz de couche de l'interdiction des hydrocarbures non conventionnels : « Nous avons retiré les hydrocarbures liquides ou gazeux piégés dans les couches de charbon. Je pense que les dispositions votées confortent et sécurisent l'entreprise qui les exploite en Lorraine. Aujourd'hui nous exploitons en France le gaz de mines, et nous avons commencé à exploiter le gaz de houille dans des veines déjà fracturées. »

Il s'agit là d'une grossière erreur : si la Française de l'Energie exploite bien le gaz de mine dans le nord, elle ne détient, en Lorraine, que des Permis de Recherche : elle n'exploite pas de
gaz de couche. Toujours en train d'expérimenter, elle n'a jamais fait la preuve de sa capacité à produire du gaz.

ll est indispensable d'interdire l'exploration de ce gaz de couche au même titre que celle des autres hydrocarbures.

Nous, citoyens et collectifs mosellans, soutenus par les collectifs opposés aux hydrocarbures de schiste, vous demandons de faire évoluer le texte de votre projet de loi. Nous souhaitons la simplification du projet de texte de loi en limitant l'art. L. 712-2 à la mention « L'exploration des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux est interdite sur le territoire national, dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental » sans exclusion du gaz de couche.

Nous avons l'espoir que vous n'autoriserez pas, par ce projet de loi, la poursuite de l'exploration du gaz de couche ainsi que de sa future exploitation, ce qui condamnerait notre région et celle du Nord de la France, déjà durablement dégradées par leur passé minier, à un avenir fossile.

C'est pourquoi nous vous prions, Monsieur le Ministre, de bien vouloir nous recevoir au Ministère de la Transition écologique, avant la présentation du projet de loi, afin de clarifier ces éléments, preuves à l'appui (journaux de forages et rapports de fin de forages obtenus à la DREAL, notamment).

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée,

Metz, le 29 août 2017

Marieke Stein
Pour l'APEL57 (Association pour la Préservation de l'Environnement Local)

Télécharger la lettre (pdf 735 ko) avec la liste de signataires

Projet de loi relatif à l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures

sam, 02/09/2017 - 18:30
LE GAZ DE COUCHE ÉCHAPPE À L'INTERDICTION DE L'EXPLORATION DES HYDROCARBURES !

Depuis plusieurs années, les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), ne cessent de marteler que pour espérer contenir la hausse de la température moyenne sous la barre de 2°C par rapport à l'époque préindustrielle, 80 % des réserves fossiles connues (charbon, pétrole et gaz) doivent être laissées dans le sous-sol.

Il y a urgence, le point de bascule du réchauffement planétaire aux conséquences dévastatrices ne cesse de se rapprocher à grand pas ou n'est il déjà pas franchi ?

Le gouvernement doit adopter, le 6 septembre, en conseil de ministres un projet de loi relatif à l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures suite aux annonces faites par le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, lors de la présentation de son « plan climat », le 6 juillet dernier.

Une première lecture rapide du texte laisse à penser une fin prochaine de l'extraction pétrolière et gazière et le bannissement de l'explorationde tous les hydrocarbures liquide ou gazeux mais … les hydrocarbures contenus dans les couches de charbon non exploitées seraient volontairement exclus des nouvelles dispositions de la loi.

Le gaz de couche est un hydrocarbure gazeux comme le précisait le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières, établissement public, service géologique national) dans son rapport de 2013.

Le gaz de couche est un méthane contenu dans les couches profondes de charbon non exploitées situées entre 1.000 et 2.000 m de profondeur (voir article précédent). C'est une énergie fossile, qui par sa combustion, participerait au dérèglement climatique. Il est responsable de 32 % du réchauffement climatique : « Sans effort spécifique majeur de réduction des émissions de méthane, l'objectif de l'Accord de Paris n'a aucune chance d'être respecté.

Pourquoi et comment interpréter cette exception inscrite dans le projet de loi alors que le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot s'était engagé à en finir avec les énergies fossiles et à promouvoir la neutralité carbone ?

Le gouvernement a-t il une fois de plus céder aux lobbies et s'est-il laissé séduire par les annonces de la Française de l'Énergie ? .......

LFDE joue sur la confusion entre le gaz de couche (exploré en Lorraine) et le gaz de mine (exploité dans le Nord de la France, voir article précédent sur le blog « Le gaz de couche, c'est pas du grisou ») afin d'obtenir les autorisations de forage et, par cette confusion, se targue de contribuer à l'effort de réduction de l'empreinte carbone et de promouvoir ainsi une activité prochaine de production « d'énergie verte », le greenwasching est en marche !

Et la « supercherie » a fonctionné, le Conseil régional Grand Est ayant décidé de verser 1,75 millions d'euros pour soutenir le projet commun « REGALOR-ressources gazières de Lorraine » au bénéfice de l'Université de Lorraine et de l'entreprise Française de l'Énergie, en somme de l'argent public pour de la recherche d'une énergie fossile !.

.............

Cela va à l'encontre de tous les discours tenus par le ministre de la transition écologique, de mettre fin aux énergies fossiles et « d'assécher » leur recherche. N'est-on pas dans une posture de la part du gouvernement ou plus tôt une imposture ?

Dans le texte du projet de loi figure cette disposition mentionnant que « L'exploration des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux est interdite sur le territoire national, dans la zone économique exclusive et sur le plateau continental ( Art. L. 712-2. ). Ce seul article suffirait, l'exploration des mines d'hydrocarbures est interdite, il serait le premier acte de l'abandon de cette industrie.

Ce texte de projet de loi doit évoluer, de nombreuses autres questions restent en suspens, à savoir le bien fondé de la distinction des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, le devenir des permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures attribués et en cours de validité, leur éventuelle prolongation, le droit de suite qui ne permet pas l'interdiction d'octroi de nouvelles concessions, l'avenir de la loi Jacob qui feront l'objet d'autres articles et analyses.

Lire la totalité de l'article de Claude Taton

Le Brésil rejette un projet de Total

sam, 02/09/2017 - 18:00
L'AGENCE ENVIRONNEMENTALE BRÉSILIENNE A REJETÉ L'ÉTUDE D'IMPACT DE TOTAL CONCERNANT UN FORAGE AU LARGE DE L'AMAZONE

L'agence environnementale brésilienne (IBAMA) a rejeté ce mardi 29 août l'étude d'impact de Total concernant son projet de forage au large de l'amazone, démontrant l'incapacité de la multinationale à forer sans menacer l'environnement et un écosystème unique.

C'est un revers cinglant que vient de connaître Total. L'Agence environnementale brésilienne (IBAMA) porte un sérieux coup aux projets d'exploration pétrolière de Total dans l'embouchure de l'Amazone. En effet, l'IBAMA vient de rejeter le dossier de Total concernant l'attribution des licences environnementales qui devaient permettre au pétrolier de forer près du Récif de l'Amazone.

La Présidente de l'IBAMA a indiqué que Total n'avait pas fourni d'informations assez convaincantes sur les risques environnementaux liés au projet, rendant impossible l'attribution des licences.

C'est une victoire d'étape importante, mais il reste une dernière chance à Total pour arriver à ses fins.

Pour rappel :

Samedi 27 mai, une journée de mobilisation a eu lieu dans 19 villes de France et 5 autres pays dans le monde (Brésil, Luxembourg, Malaisie, Pays-Bas et la Turquie) pour s'opposer au projet de forage de Total au large du Récif de l'Amazone. En France, les militants d'ANV-COP21, dans une action conjointe avec Greenpeace pour la première fois, ont investi 20 stations-services et les ont transformées en récifs coralliens recouverts de pétrole.

Total se présente comme la major de l'énergie responsable, elle développe en parallèle ce projet d'extraction de pétrole offshore nuisible pour la biodiversité et le climat. Alors qu'une marée noire sur le récif serait extrêmement dommageable et que nous savons bien qu'il faut laisser les ressources pétrolières non exploitées dans le sol. En s'engageant dans ce projet, Total va à l'encontre des objectifs de l'Accord de Paris et met en péril notre avenir, c'est pourquoi nous devons agir !
Nous sommes déterminés à protéger ce récif et nous ne lâcherons rien jusqu'à l'abandon Total !

Lire l'article sur www.greenpeace.fr

Gaz de schiste Québec

sam, 02/09/2017 - 17:00
SOUTIEN AU CAMP DE RÉSISTANCE CITOYENNE AU PROJET GALT DE JUNEX

Québec, le 16 août 2017 – Dans la foulée du démantèlement des barricades qui ont bloqué l'accès au site Galt de Junex du 8 au 14 août dernier, près de Gaspé, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) apprend avec satisfaction que le Camp de la rivière York, établi en appui aux manifestants, sera maintenu.

Les citoyennes et citoyens qui avaient organisé le camp de soutien ont en effet annoncé hier soir qu'ils demeureront sur place pour continuer à s'opposer aux travaux d'exploration de Junex, prévus pour le début de septembre.

Le RVHQ encourage les gens qui le peuvent à rejoindre le camp, situé aux abords de la route 198 à 20 km de Gaspé, ou à soutenir autrement l'action en cours. L'information à ce sujet se trouve sur la page Facebook du Camp de la rivière – Galt-Junex.

« L'une après l'autre, toutes les consultations ont démontré sans équivoque que l'acceptabilité sociale n'est pas au rendez-vous, a souligné Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole du RVHQ. La population n'a plus le choix des moyens face à l'aveuglement du gouvernement Couillard qui s'entête quand même à favoriser cette industrie et à y engloutir des fonds publics. » Rappelons que Junex a obtenu à la fin de juillet 5,5 millions $ pour le rachat de ses permis sur l'île d'Anticosti et que Ressources Québec a annoncé le 4 août un investissement de 8,4 millions $ dans les travaux d'exploration maintenant envisagés au site Galt.

À l'instar des groupes gaspésiens Environnement Vert Plus et Tache d'huile, qui participent aux activités du Camp de la rivière York, le RVHQ s'oppose à tout projet d'exploitation ou de transit de pétrole ou de gaz fossile au Québec. Il s'oppose avec une intensité toute particulière aux projets d'exploration en cours en Gaspésie, qui mènent selon toute vraisemblance à des opérations de fracturation hydraulique, comme l'ont démontré les études du gouvernement lui-même. En effet, qu'il s'agisse du site Galt de Junex ou des sites Haldimand ou Bourque de Pétrolia, l'Institut national de la recherche scientifique a montré que les formations géologiques analogues sont exploitées au moyen de forages horizontaux avec fracturation hydraulique (1).

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RENSEIGNEMENTS : Carole Dupuis 438 884-8200 Jacques Tétreault 450 261-6151 [email protected]

Lire l'article sur stopgazdeschiste.org

Pollution de l'air : victoire des Amis de la Terre

sam, 02/09/2017 - 15:30
RECOURS SUR LA POLLUTION DE L'AIR : VICTOIRE HISTORIQUE DES AMIS DE LA TERRE

Après 11 ans de combat, les Amis de la Terre viennent d'obtenir une victoire historique.

Ainsi, dans un arrêt rendu le 12 juillet 2017, le Conseil d'État fait droit à la requête des Amis de la Terre France et enjoint au gouvernement de prendre des mesures relatives à la qualité de l'air sur l'ensemble du territoire, en particulier en matière de concentrations excessives de particules fines et de dioxyde d'azote, et ce, dans les plus brefs délais.

Une décision qui consacre de plus le droit pour les justiciables de saisir le juge pour qu'il impose le respect d'une Directive européenne à son Gouvernement.

« C'est immense. » Louis Cofflard ne cache pas sa satisfaction. « C'est la première fois, à ma connaissance, qu'une ONG parvient à faire condamner l'Etat à respecter une directive européenne qu'il viole depuis des années », déclare au Monde l'avocat de l'association Les Amis de la Terre, dont il est aussi président de la section parisienne.

Dans un arrêt rendu mercredi 12 juillet, le Conseil d'Etat – la plus haute juridiction administrative française – lui a donné raison en « enjoignant au premier ministre et au ministre chargé de l'environnement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en œuvre (…) un plan relatif à la qualité de l'air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d'azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites (…) dans le délai le plus court possible ». Et il ordonne au gouvernement de « le transmettre à la Commission européenne avant le 31 mars 2018 ».

Corollaire au non-respect de la directive, la France est également poursuivie par Bruxelles pour insuffisance de ses plans d'action, les fameux plans de protection de l'atmosphère (PPA). En 2015, Les Amis de la Terre avaient déposé une requête devant le Conseil d'Etat pour que cette directive soit appliquée sur l'ensemble du territoire. La dernière d'une longue série débutée en 2006 contre le premier PPA d'Ile-de-France. Cet ultime recours aura été le bon.

Pour l'ONG les Amis de la Terre, cet arrêt va « obliger l'Etat à adopter des plans beaucoup plus ambitieux ».

« La décision du conseil d'Etat souligne la faiblesse des politiques conduites jusqu'à présent par l'Etat et les collectivités territoriales au regard de cet enjeu sanitaire majeur responsable de trop nombreux décès prématurés en France », ont réagi les ministres de la transition écologique et de la santé dans un communiqué commun diffusé jeudi 13 juillet.
« Nicolas Hulot et Agnès Buzyn ont fait de la question santé/environnement et de la qualité de l'air une priorité de leur feuille de route commune, poursuit le communiqué.

Lire la totalité de l'article sur Le Monde.fr

Festival "gaz pas les houilles" en Moselle

dim, 13/08/2017 - 14:48
FESTIVAL "GAZ PAS LES HOUILLES" À ADELANGE EN MOSELLE

Les collectifs "STOP Gaz De Couche 57" et "les Ingazables" organisent le festival "Gaz pas les Houilles" le 26 et 27 août 2017 à Adelange en Moselle.

Tous le week-end des stands d'information sur différentes luttes, ainsi que plusieurs associations seront à votre disposition.

Samedi, à 14h un point sera fait sur le projet d'exploitation de gaz de couche, puis des discussions collectives auront lieu en présence des collectifs provenant des différentes luttes.

Dimanche, des ateliers d'auto-formation seront organisés, dans un esprit jovial et seront instructif pour les participants, comme pour les spectateurs.

APPEL GAZ PAS LES HOUILLES

Les collectifs « STOP Gaz De Couche 57 » et « Les Ingazables » vous proposent des stands d'information, des ateliers d'auto-formation, et bien plus encore...

Rejoignez-nous à Adelange (57) le 26 et 27 août 2017
Concert samedi soir, à partir de 19h.
Camping à partir de vendredi soir,
cantine à prix libre...

Le Gaz De Couche , cousin du Gaz De Schiste , risque d'être exploité massivement en France dans les années qui arrivent.

EGL récemment renommée La Française De l'Énergie projette de forer 240 puits en Lorraine, puis 180 dans le Nord.
Cette société possède également des concessions en Belgique et envisage d'exploiter en Sarre (Allemagne).

Malgré l'opposition des conseils municipaux et de la population, le conseil régional du Grand-Est vient d'accorder une subvention de 1,75 Millions d'euros à cette société pour la recherche d'une énergie fossile !

Aux États-Unis, 10% des forages sont des puits d'extraction de Gaz De Couche.
C'est ce même gaz qui est exploité en Australie par la « société-mère » de La Française De l'Énergie.

Malgré les conséquences environnementales de cette exploitation, la société profite de la confusion avec le gaz de mine, ou grisou, pour imposer ce projet.

Pour le forage de Lachambre (57) qui est en cours depuis le début de l'année, plus de 8 000 000 d'eau potable et 204 000 litres de gazole ont été gaspillés.
Des tonnes de produits chimique ont été injectés dans le sol, en espérant trouver du gaz qui sera transformé en électricité, dans une centrale qui a un rendement inférieur à 50% !

Pour plus d'infos : [email protected]

Télécharger l'appel (pdf 67 ko)

En savoir plus :
Gaz de houille, gaz de mine, gaz de couche
Gaz de houille en Lorraine


Le Collectif 07 SGHDS interpelle Nicolas Hulot

jeu, 13/07/2017 - 14:27
Communiqué de presse du Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste suite aux déclarations de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique et Energétique

Communiqué de presse - Largentière le 13 juillet 2017

Nous prenons acte de la décision du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Nicolas Hulot, de ne plus accorder de permis d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.

Cependant nous ne pouvons accepter que les 60 permis attribués par les précédents ministres soient toujours actifs (ou en demande de prolongation) et nous demandons l'arrêt immédiat des travaux y compris ceux d'exploitation du gaz de couche (emprisonné dans le charbon non exploité).

Le coût des compensations engendré par l'arrêt définitif de la recherche et de l'exploitation d'hydrocarbures, qu'ils soient conventionnels ou non conventionnels, ne pourra jamais égaler le coût de l'impact économique, sanitaire et environnemental.

De plus, la lutte contre le changement climatique dans laquelle la France s'est officiellement engagée conduit nécessairement à l'abandon de cette industrie qui ne ferait que fortement aggraver les effets du réchauffement climatique.

Les hydrocarbures dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques doivent rester définitivement dans le sol, qu'il s'agisse des gaz et huiles de schiste, du gaz de couche, des hydrocarbures du pergélisol ou enfouis sous les sols marins ou encore des sables bitumineux.

Nous serons extrêmement vigilants sur la réforme du Code Minier en cours depuis plusieurs années, qui devra interdire toute forme de prospection y compris sous le prétexte de recherche scientifique.

Il est temps de se tourner résolument vers la transition énergétique et d'axer toutes les recherches dans le sens des énergies renouvelables. Nous demandons au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire d'assumer pleinement sa charge en cohérence avec les accords de la COP 21.

"No gazaran, ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain"

Contact presse :
Paul Reynard
Tel. 04 75 52 57 60 et 06 85 55 00 63
[email protected]

Télécharger le communiqué de presse (pdf 66 ko)

Ensemble, exigeons une politique climatique ambitieuse

ven, 07/07/2017 - 14:17
MAKE FRANCE GREEN AGAIN

Suite au retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré vouloir aller plus vite et plus loin dans la lutte contre les changements climatiques. La séquence ouverte par la décision de Donald Trump de sortir de l'Accord de Paris est décisive pour passer à la vitesse supérieure en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Aussi, cet engagement doit se traduire dans un ensemble de mesures aussi cohérentes que concrètes – tant sur le plan national qu'international. Les 13 points ci-dessous doivent en constituer la colonne vertébrale.

Ensemble, exigeons une politique climatique ambitieuse

Le site http://makefrancegreenagain.fr est une initiative collective, portée par 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Greenpeace France, Oxfam France et le Réseau Action Climat.
Il permettra d'assurer le suivi des politiques climatiques françaises et servira d'outil de mobilisation pour peser sur ses grandes orientations.

Pour chacune des mesures, le site propose une évaluation des politiques françaises et souligne ce qui doit changer :
Les mesures annoncées vont dans le bon sens
Les mesures annoncées sont largement insuffisantes
Le compte n'y est pas

Les mesures détaillées concernent :
la taxe sur les transactions financières,
le développement des énergies renouvelables,
les émissions négatives,
les véhicules polluants,
le modèle agricole et alimentaire,
les mobilités,
les infrastructures,
la fiscalité, le logement,
l'énergie nucléaire,
les énergies fossiles,
les impacts sociaux de la transition,
le suivi de la politique climatique française.

Si vous soutenez les revendications ci-dessus et souhaitez contribuer à leur mise en œuvre, remplissez le formulaire sur http://makefrancegreenagain.fr.

Et si le gouvernement travaillait avec les collectifs ?

ven, 07/07/2017 - 11:44
ET SI LE GOUVERNEMENT TRAVAILLAIT AVEC LES COLLECTIFS ?

Communiqué de presse du 07/07/2017

L'interview de Nicolas Hulot confirme, ce que nous savions déjà, à savoir que lorsqu'un permis de recherche est donné par l'état, il est difficile de le retirer.

Il confirme également ce que les collectifs dénoncent depuis le début l'attitude perverse de nos anciens ministres qui tout en se disant anti "gaz de schiste" ont continué à donner des permis qui concernaient de toute évidence des hydrocarbures non conventionnels, et, plus grave, ont même laissé commencer des travaux de forages pour le gaz de couche.

Les contraintes financières seules évoquées ne sauraient justifier le maintien des possibilités de prospection des permis déjà octroyés. La protection de la santé et de l'économie à long terme font pourtant partie des objectifs du gouvernement.

L'action contre le changement climatique est une priorité pour notre ministre, les énergies fossiles non conventionnelle, doivent rester sous terre.

Les hydrocarbures, dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques en raison de leur difficulté d'accès doivent définitivement rester inexploitables .Les hydrocarbures, ceux dont l'extraction nécessite de nouvelles techniques en raison de leur difficulté d'accès : gaz et huiles de schiste, gaz de couche( prisonnier du charbon non exploité), hydrocarbures du pergélisol, ou, enfouis sous des sols marins à très grandes profondeurs, sables bitumineux, doivent définitivement rester en place.

Les collectifs attendent du nouveau code minier qu'il en rende impossible la prospection, même affublée du nom fallacieux, dans ce cas, de recherche scientifique, et, bien sûr interdite aussi l'extraction. Pour les permis de recherche déjà attribués, il reste donc nécessaire de n'autoriser aucun travaux, ni de renouveler aucun permis quand de toute évidence la cible visée par les foreurs est un hydrocarbure non conventionnel.

Il existe des expertises sérieuses, indépendantes, qui permettent de juger de la sincérité des sociétés pétrolières pour chaque permis attribué.

La détermination des collectifs sera sans faille pour bloquer par des actions citoyennes non violentes tous les travaux dont l'autorisation a été obtenue sans aucun respect de la démocratie et au mépris de la santé humaine et d'un écosystème préservé.

Collectifs signataires : Auzonnet, Cèze et Ganière, et des Hautes Cévennes.

Contact presse :
Annie Durand 04 66 56 65 78 / 06 47 20 52 30

Irlande : pas de fracturation hydraulique

sam, 01/07/2017 - 15:51
L'IRLANDE INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

« Nous avons fait l'histoire » : l'Irlande se joint à la France, à l'Allemagne et à la Bulgarie dans l'interdiction de la fracturation hydraulique

L'Irlande devrait interdire la fracking à terre après que le Sénat ait adopté mercredi une loi interdisant la technique controversée de forage.

Le projet de loi 2016 sur le pétrole et autres minéraux (interdiction de la fracturation hydraulique terrestre) n'attend désormais que la signature du président irlandais Michael D. Higgins. On s'attend à ce que le président signe cette loi dans les prochains jours.

L'ile d'Emeraude rejoindra ainsi trois autres États membres de l'Union européenne, la France, l'Allemagne et la Bulgarie qui ont interdit la pratique sur terre.

Fine Gael TD Tony McLoughlin a présenté le projet de loi d'initiative parlementaire - ce qui signifie qu'il n'a pas été présenté par le gouvernement - l'année dernière. Le projet de loi a été adopté en mai par le Parlement irlandais.

« Nous avons fait l'histoire », a tweeté McLoughlin après le vote et l'a appelé l'un des « moments les plus fiers de ma carrière politique ».

McLoughlin a également publié une déclaration qui a mentionné l'impact de fracking aux États-Unis :

Cette loi signifie que les communautés de l'Ouest et du Nord-Ouest de l'Irlande seront préservées des effets négatifs de la fracturation hydraulique. Des comtés tels que Sligo, Leitrim, Roscommon, Donegal, Cavan, Monaghan et Clare ne seront plus confrontés à des effets négatifs comme ceux observés dans les villages et les villes aux États-Unis, où de nombreuses régions ont maintenant décidé de mettre en place des interdictions similaires à celle dont nous sommes saisis.

Si le fracking aétait autorisée en Irlande et en Irlande du Nord, cela constituerait une menace importante pour l'air, l'eau et la santé et la sécurité des individus et des communautés.

La fracking doit être considérée comme une grave préoccupation pour la santé publique et l'environnement pour l'Irlande.

Le groupe environnemental Friends of the Earth Ireland a célébré le passage du projet de loi en twitant : "Un jour à célébrer. Un jour pour #ClimatePride. Le Parlement irlandais a adopté une loi à #BanFracking. Voici un nouvel avenir de Fossil Free".

Lire l'article en anglais sur Ecowatch.com