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COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

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Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.
Mis à jour : il y a 6 heures 40 minutes

ALUGEN : Le générateur d'hydrogène

sam, 18/06/2016 - 14:12
L' ALUGEN, générateur d'hydrogène

L' ALUGEN génère de l'hydrogène à la demande à partir d'eau et grâce à l'aluminium car celui ci a la capacité de casser la molécule d'eau. L' aluminium et l'eau sont donc un énorme réservoir d'énergie.
L' ALUGEN permet donc le stockage et la création de l'énergie utilisable à volonté.

L' ALUGEN comprend un générateur et un réservoir qui mélange la soude à l'eau pour obtenir la bonne solution de soude caustique (entre 100g et 300g par litre).

L' ALUGEN est un générateur d' hydrogène embarqué inventé et breveté par Gérard Montel, un ardéchois artisan et inventeur depuis plus de 30 ans.

Le générateur est une cuve fermée hermétiquement ayant en son milieu un panier (boite) en inox percé contenant des plaques d'aluminium.
Lorsque l'aluminium est entièrement dissout, il est transformé entièrement en aluminate de sodium. Il suffit alors de changer le panier.
Lorsque la soude caustique arrive en contact avec l'aluminium, il se produit une réaction produisant de l'hydrogène. Lorsque suffisamment d'hydrogène repousse la soude caustique vers le bas, la réaction s'arrête.

Tout le monde sait et pense qu'il n'y a que l' électrolyse pour générer de l' hydrogène soit dépenser plus d' énergie que d' énergie récoltée. Mais l' Alugene démontre qu'on peut faire de l 'hydrogène plus simplement par mise en contact de deux éléments courants l' aluminium et la soude tout en récupérant un élément utile l' aluminate de sodium.

* Presentation de l' Alugen
* Pour ceux que cela intéresse : techniquement comment ça marche ? Lire l'article complet sur https://fr.ulule.com/projet-lindberg/

LE VÉLO À HYDROGÈNE

L' Alugene qui servira à réaliser le très médiatique tour de France est déjà construit sur la remorque qui sera tiré par un vélo électrique à hydrogène d'un constructeur.

Cet Alugene fonctionne à 10 bars de pression et a été testé jusqu' à 20 bars permettant de penser qu'on pourra créer des Alugenes personnels à 200 bars et plus
afin de remplir ses propres cartouches d' hydrogène à des usages divers : vélos, voitures, chauffages, générateurs d' électricité, poste à souder.

Le dernier modèle réalisé avec 2 autoclaves de 20 litres permet de créer 5 litres d' hydrogène à la minute pendant 3 jours de 24 heures soit 1Kwh pendant 3 jours pleins et pourrait permettre à un vélo à hydrogène comme il en existe de rouler électrique pendant 3000 kms soit un tour de France

Le tour de France 2016 sera sans doute une première étape, médiatique du projet.

Ce modèle est visible sur You Tube
et sur Facebooke

Le KTM Macina cross qui va faire le tour de France sans ravitaillement

LA VOITURE À HYDROGÈNE

Environ 20 fois ce prototype seront nécessaire à installer dans une voiture pour réaliser le projet Lindberg
Suivez les dernières avancées du projet sur www.tourneseul.fr - menu Lindberg

PROJET LINDBERG

Le projet Lindberg consiste à faire le tour des 28 pays d'Europe avec une voiture à hydrogène ravitaillée uniquement avec de l'eau, et ce grâce à l' ALUGEN, un générateur d' hydrogène embarqué inventé et breveté par Gérard Montel, un ardéchois artisan et inventeur depuis plus de 30 ans.

Seront d'abord réalisées de petites unités qui pourront servir de poste à souder ou de chauffage très écologiques et économiques pour lesquels nous avons remarqué une forte demande.
Puis l'aboutissement sera un modèle de grande dimension pour pouvoir faire rouler une voiture.
Les différents modèles seront équipés de capteurs de température, de pression et de niveau permettant une utilisation en toute sécurité.

L' ALUGEN construit par une entreprise spécialisée fera rouler une voiture style Hyundai ou Toyota à moteur électrique et pile à combustible.
L'ALUGEN devra être capable de produire entre 150 et 200 litres à la minute de manière à fournir, à la demande, ce qui est nécessaire pour rouler et pas davantage.
L'ALUGEN aura une taille de 1m x 1m sur une hauteur de 0,40m et aura un réservoir de fabrication des soudes caustiques un peu plus grand.

A QUOI VA SERVIR LE FINANCEMENT ?

La collecte servira à construire un ALUGEN 1500 fois plus grand que les petits prototypes déjà testés et 20 fois plus grand que le dernier prototype réalisé.
Ceux ci produisent environ 1 litre d' hydrogène en 10 minutes, le dernier 5 litres à la minute.
La collecte servira de plus à financer une partie du voyage.

La collecte a d'ors et déjà rapportée plus de 10.000 euros de financement pour le projet et Gérard Montel compte profiter de l'aide de sociétés liées à la filière hydrogène: : vehicules et chauffages, ainsi que celles qui voudront s'investir dans le projet.

LES ALTERNATIVES AUX ÉNERGIES FOSSILES

Note du Collectif 07 SGHDS

La production d'hydrogène, ou plus exactement de dihydrogène, peut s'obtenir par différents procédés : extraction chimique d'hydrocarbures fossiles., extraction de l'eau via la production biologique par des algues, par électrolyse, par réduction chimique, par thermolyse ...

Certains de ces procédés sont très hautement polluants avec un bilan écologique et énergétique très mauvais alors que d'autres pourraient peut-être bien entrer dans le cadre des solutions d'avenir en faisant appel à des sources d'énergies renouvelables comme source d'énergie pour la production d'hydrogène.

Le problème est aussi la matière première, les quantités nécessaires et son extraction. Ici l'aluminium. Le bilan écologique et énergétique de la production d'aluminium sera t il suffisamment bon pour être acceptable ?
L'alu est très répandu sur terre, mais jamais pur. Pour l'obtenir on part en général de la bauxite mais cela engendre une consommation importante d'énergie, d'importantes émissions de CO2 et des rejets de boues rouges toxiques comme à Gardanne avec les rejets toxiques dans la Méditerranée. Lors de l'électrolyse, sont émis des gaz tels que du dioxyde de carbone(CO2), du monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), et des fluorures gazeux."

L'hydrognène pourrait donc être une intéressante source d'énergie mais uniquement si le procédé de production possède un bilan écologique et énergétique correct.
Certains pays tels les USA ou le Japon, se donnent les moyens de la recherche en ce domaine.
Rapellons, sans entrer dans les détails, que les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, uranium ...) et le nucléaire sont d'ors et déjà condamnées tant par la raréfaction de ces ressources que par les pollutions qu'elles engendrent.

* McPhy Energy : un générateur d'hydrogène couplé à un stockage solide. La société française (Rhone-Alpes) McPhy développe une solution pour stocker de l'hydrogène sous une forme solide. Lire l'article

Rapport sur la toxicité des émissions atmosphériques près des champs gaziers

sam, 18/06/2016 - 12:04
QUAND LE VENT SOUFFLE" :
RAPPORT DE SUIVI DES PRODUITS CHIMIQUES TOXIQUES DANS LES CHAMPS GAZIERS
ET IMPACTS SUR LES POPULATIONS CONCERNÉES.

La Clean Production Action du Royaume Uni avec le réseau Coming Clean des USA, vient de lancer un rapport sur la toxicité des émissions atmosphériques et des résultats de biosurveillance dans la communauté autour de la production de gaz dans Pavillion, Wyomilng USA.

Quand le vent souffle
"Quand le vent souffle" : rapport de suivi des produits chimiques toxiques dans les champs gaziers et impacts sur les populations concernées.
Ce lien contient le rapport, communiqué de presse, vidéos de la caméra FLIR de
émissions et plus encore

Le rapport contient les résultats de l'air et de la biosurveillance et l'évaluation des risques ainsi que les données concernant les produits chimiques émis par la production de gaz.
Le résultat est une compréhension plus complète de ce qui semble inévitable : les risques pour la santé associés à la production de gaz.

Selon ce rapport, le risque élevé des produits chimiques émis dans l'air, ainsi que les niveaux de certains métabolites de COV dans l'urine des personnes étudiées sont bien au-dessus des niveaux de la population générale. C'est un signal clair que les organismes gouvernementaux doivent agir maintenant pour protéger les gens qui vivent et travaillent dans la région de Pavillion et dans les champs de pétrole et de gaz partout aux États-Unis.

Ce rapport et ses conclusions auront un intérêt international pour toute communauté face à une nouvelle production de gaz, qu'elle soit conventionnelle ou non-conventionnels tellle que la fracturation hydraulique.
La production de gaz ne soulève pas seulement le problème du méthane : les condensats de gaz contiennent aussi une variété de composés organiques volatils dont beaucoup sont très dangereux pour la santé et l'environnement.

Une société britannique de fracking envisage de déverser les eaux usées dans la mer

sam, 18/06/2016 - 11:33
UNE SOCIÉTÉ BRITANNIQUE DE FRACKING ENVISAGE DE DÉVERSER LES EAUX USÉES DANS LA MER

Les courriels de la société Inéos montrent qu'elle envisage le déversement d'eaux usées provenant de la fracturation hydraulique dans la mer.

Ineos, propriétaire de la raffinerie de Grangemouth et détient 21 licences de schiste, essentiellemet dans le nord-ouest, North Yorkshire et les Midlands-Est, a dit qu'elle veut devenir le plus grand acteur dans l'industrie naissante du gaz de schiste au Royaume-Uni.

Dans un courriel envoyé en mars à un résident dans le district Ryedale, North Yorkshire, où les conseillers ont donné en mai le feu vert au fracking par une autre société, un cadre supérieur a déclaré que l'eau produite lors de la fracturation hydraulique pourrait être déchargé dans la mer après avoir été traité. Il n'a pas dit où l'eau traitée serait libérée.

"Nous allons capturer et contenir ce flux de retour de fracking, le traiter de nouveau aux normes convenues ... avec l'Agence de l'environnement et, lorsque cela est autorisé, le décharger le plus probablement dans la mer », écrit Tom Pickering, directeur pour Ineos Shale, répondant aux préoccupations sur l'endroit où une telle « flowback " se ferait.

Les militants et les écologistes vivant à proximité des sites potentiels ont mis en évidence les impacts environnementaux potentiels de la fracturation hydraulique, comme la contamination des réserves d'eau, des tremblements mineurs et la pollution atmosphérique locale. Mais la question de savoir où les énormes quantités d'eaux usées résultant seront disposées a reçu moins d'attention.

Les entreprises de gaz de schiste pompent de l'eau, des produits chimiques et du sable à haute pression souterraine pour fracturer la roche de schiste et libérer le gaz à l'intérieur, mais chaque puits peut utiliser jusqu'à 6m gallons d'eau. Entre 20 et 40% des flux de retour à la surface, contenant des sels, des produits chimiques et de matières radioactives naturelles qui l'Agence de l'environnement (EA) dit est susceptible d'être classé comme déchet radioactif.

En vertu des règlements d'évaluation environnementale, l'eau doit être traitée sur place ou ailleurs dans une installation de traitement désigné, avant qu'un permis ne soit délivré pour la décharger. Ineos et le corps de commerce de l'industrie ont dit que toutes les eaux usées de fracturation hydraulique seraient traitée avant d'être éliminés.

Mark Ellis-Jones, directeur du programme de pétrole et de gaz à terre à l'EA projet, a déclaré en avril à un groupe parlementaire inter-partis : "Nous sommes convaincus que tous les déchets qui découlent du fracking seront gérées suffisamment et convenablement par nos permis environnementaux. "

Cependant, certains experts britanniques sont très préoccupés du le traitement des eaux usées de fracking.

Un rapport sur les impacts environnementaux de la technique par le Conseil de recherche sur l'environnement naturel l'an dernier a averti que : « Une grande incertitude, compte tenu de l'immaturité du développement pétrolier et gazier non conventionnel [ie schiste fracking de gaz] au Royaume-Uni, est de savoir comment les eaux usées seront produites et quels seront les mécanismes réglementaires et les techniques pour les traiter ou les réutiliser ".

Il a ajouté : « L'une des préoccupations les plus importantes pour le développement des ressources non conventionnelles est la gestion appropriée des flowback (fluxde retour) et de l'eau produite."

En Mars, l'Institution Chartered de l'eau et gestion de l'environnement, qui représente les professionnels de l'eau, a déclaré dans une réponse de consultation à l'EA que « nous sommes préoccupés par la capacité de traiter le fluide de reflux à l'heure actuelle".

Il a noté : « Les technologies de traitement avancées peuvent ne pas être en mesure de traiter les niveaux de solides dissous dans l'eau produite qui limiterait la capacité de traiter l'eau produite sur place. La dilution dans une usine de traitement peut être en mesure de réduire la salinité, mais elle peut ne pas être appropriée pour diluer au niveau requis pour diluer les radionucléides présents à des niveaux réglementaires. "

Il y a deux ans, l'entreprise de schiste Cuadrilla a retiré une demande de permis de fracking dans le Lancashire après que l'EA a durci les règles sur l'élimination sans danger. Le changement est venu après que 2m gallons d'eaux usées avaient déjà été rejetées dans le canal maritime de Manchester.

Le Dr Paul Johnston, de l'Unité de la science Greenpeace a fait valoir que la décharge « d'énormes quantités d'eau chargées en métaux et de la radioactivité et des constituants chimiques » en « milieux marins sensibles" est "un pas en arrière en matière de protection de l'environnement".

Mais l'industrie dit que l'eau pourrait être traités et éliminés en toute sécurité.

Ineos ne possède pas directement des plans pour l'immersion dans la mer, mais un porte-parole a déclaré : « Les eaux usées d'Ineos seront enfermées dans des réservoirs à double peau de stockage avant d'être recyclées. Un permis d'environnement de l'Agence de l'environnement ... sera nécessaire lorsque nous aurons besoin de disposer d'une autorisation de traitement d'eau selon un plan de gestion des déchets convenu. Nous utiliserons des entreprises agréées de traitement des eaux pour traiter nos eaux usées ".

Un porte-parole d'UK Onshore Oil and Gas, qui représente l'industrie du schiste, a déclaré : « Lors de la plase d'exploration, les opérateurs vont envoyer tout les fluide de refux dans des installations de traitement pour l'élimination sans danger autorisées par l'Agence de l'environnement ... Lorsque l'industrie déutera la production commerciale, elle voudra recycler les fluides de refux et lee réutiliser pour la prochaine étape de l'opération ".

Lire l'article sur The Gardian

Irlande du Nord : opposition aux gaz de schiste

sam, 18/06/2016 - 10:58
MANIFESTATION EN IRLANDE DU NORD

Commentant son arrestation pour avoir protesté pacifiquement contre les risques environnementaux liés à l'exploration de combustibles fossiles sur le site controversé de forage pétrolier à Woodburn Forest, Irlande du Nord, la directrice des Amis de la Terre d'Irlande du Nord a déclaré :

« J'agissais dans le cadre de la loi quand je me suis rendu sur le site de forage Woodburn Forêt, dimanche, pour soutenir la campagne anti-forage, et et j'ai été étonné d'être arrêté pour simplement affirmer qu'un droit de passage public a été utilisé par la communauté depuis des décennies.

"Je suis déterminé à combattre cette charge et je suis actuellement en discussion avec mon avocat. La société n'a pas le droit d'occuper et d'empêcher l'accès à ce droit de passage.

"Le forage pétrolier à Woodburn Forêt constituerait une menace réelle pour l'environnement local - y compris l'eau potable - et notre climat. Le fait d'ignorer que cela puisse continuer sans autorisation sape notre démocratie et les efforts pour mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles détracteurs du climat.

Mike Childs, le directeur de campagne des Amis de la Terre Angleterre, Pays de Galles et de l'Irlande du Nord a déclaré :

"James Orr a notre plein soutien. La manifestation pacifique est une activité essentielle dans une démocratie, et beaucoup de nos droits et libertés ont résulté de cela dans le passé. Nous allons continuer à soutenir James et les militants de forage opposés à Woodburn Forêt ".

Lire l'article sur foe. co.uk

La société InfraStrata a achevé le forage d'exploration à Woodburn Forest dans le comté d'Antrim, Irlande du Nord sans rencontrer des réserves probantes d'hydrocarbures

D'autre part, InfraStrata plc (AIM : INFA), la société indépendante d'exploration de pétrole et de stockage de gaz, annonce que le forage a été achevé à Woodburn Forest dans le comté d'Antrim, Irlande du Nord.

Le puits a été foré à une profondeur de 2.000 mètres et a rencontré deux intervalles de réservoir de grès classiques, les Trias Sherwood et Permien inférieur Sandstones. l'analyse du journal Wireline a calculé porosités de plus de 20% les parties supérieures des deux Sherwood et Permien inférieur Sandstones mais les deux cibles étaient l'eau humide.

Le puits sera maintenant bouché et abandonné.

Andrew Hindle, PDG de InfraStrata dit :
Suite à la cession d'actifs d'exploration en fin d'année dernière cela reste notre seul projet d'exploration avec des coûts entièrement couverts par le puits.
La fin des activités liées au puits complétera les obligations du programme de travail sur la licence PL1 / 10. La licence est récemment entré dans sa deuxième mandat de cinq ans. Il est naturellement décevant de ne pas avoir rencontré une accumulation d'hydrocarbures et la joint-venture va maintenant évaluer pleinement les données collectées dans le puits et décider où concentrer son activité future d'exploration dans le bassin.
InfraStrata et ses partenaires du projet tiennent à remercier toutes les personnes impliquées dans les opérations pour leur travail acharné et leur dévouement. Nous allons maintenant travailler avec nos entrepreneurs locaux à restaurer professionnellement le site.

En Lorraine comme ailleurs, enterrons les gaz de couche et de schiste !

sam, 11/06/2016 - 21:00
STOP AU GAZ DE COUCHE ET DE SCHISTE !
STOP AUX ÉNERGIES POLLUANTES ET LEUR MONDE !

19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine

Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80 % des réserves fossiles déjà connues, les forages d'exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine la société FDE a le projet délirant de 14 forages d'exploration « gaz de couche » à très court terme.

Continuer dans la logique d'un extractivisme forcené, au mépris total des engagements pris lors de la COP21 montre assez clairement la volonté de nos gouvernants de tout mettre en œuvre pour ne rien changer.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés.

Le week-end du 13 mai dernier, plus de 2000 militants paralysaient une mine de charbon, au nord-est de l'Allemagne.

Enterrerons ces projets !
Les hydrocarbures de schiste et de couche, c'est toujours NON !
Ni en Lorraine, ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain

Rejoignez-nous pour trois journées d'actions, discussions autour des énergies fossiles et leur monde et autour des alternatives, ateliers et concerts

Du 19 au 21 août 2016
A Volmerange-lès-Boulay en Lorraine.

Ramenez vos idées, vos pratiques, pelles, bêches, peintures, votre bonne humeur et votre imagination.
Amener vos tentes, cantines à prix libre.

Pour plus de renseignements : http://campLorraine2016.webnode.fr
Pour nous contacter : [email protected]

Collectifs lorrains et Nordistes opposés aux gaz de couche
De nombreux collectifs nationaux en lutte « contre les pétroles et gaz de schiste et de couche » soutiennent et participeront à cette action contre les industries extractives.
Avec le soutien de : ATTAC, les Amis de la Terre, 350.org, initiatives décroissantes pour le Climat, Convergence Citoyenne pour la Transition énergétique,

Télécharger le tract (pdf 105 ko)

Pétrole. Dans l'Arctique canadien, Shell fait place à un parc maritime

sam, 11/06/2016 - 08:42
PÉTROLE. DANS L'ARCTIQUE CANADIEN,
SHELL FAIT PLACE À UN PARC MARITIME

Shell vient de céder ses droits de prospection dans l'Arctique canadien à une ONG environnementale. Pour la région, c'est une bonne nouvelle. Pour la multinationale, un pas de plus pour s'adapter à la baisse des prix du pétrole.

Après s'être retiré de l'Alaska, Shell abandonne ses forages en Arctique. Le géant pétrolier a cédé le 8 juin ses permis de prospection sur une zone côtière de l'Arctique canadien à une organisation environnementale, la Nature Conservancy, rapporte le Financial Post. L'ONG ayant à son tour rétrocédé les permis au gouvernement canadien, l'espace de 8 625 kilomètres carrés dans le détroit de Lancaster a toutes les chances de devenir un parc de conservation naturel maritime.

Le projet de parc naturel marin s'étend sur 44 500 kilomètres carrés, soit la quasi-totalité du détroit qui relie l'Atlantique Nord à l'océan Arctique. Cette zone maritime pour laquelle Shell détenait les permis depuis quarante ans est prisée par nombre de mammifères marins tels que le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, mais aussi l'ours polaire et d'importantes colonies d'oiseaux polaires, précise Radio Canada. “Des Inuits ont chassé dans la zone depuis des générations et continuent à le faire.”

Le site phys.org rappelle de son côté que le groupe néerlando-britannique réduit ses prospections un peu partout dans le monde. “Face à la baisse des prix du pétrole, Shell pourrait abandonner jusqu'à dix pays dans le cadre de son plan de cession d'actifs dans les secteurs du pétrole et gaz à hauteur de 10 %.” Une annonce dans ce sens a été faite mardi 9 juin.

Lire l'article sur Courrier International.com

Le gazoduc Fos-Dunkerque et son tronçon en Vallée du Rhône

sam, 04/06/2016 - 21:00

Engageons une réflexion
Parce que la lutte contre les gaz et huile de schiste s'insère dans dans un cadre énergétique plus global et parce que nous sommes soucieux de vivre dans un monde économiquement, socialement et écologiquement soutenable, il parait important de porter une réflexion approfondie sur les différentes formes d'énergies que nous utilisons.

ERIDAN, L'ABERRANT GAZODUC D'ENGIE

Dans la très encombrée – et nucléarisée – vallée du Rhône, une filiale du groupe s'apprête à construire une autoroute du gaz. Mais l'utilité de cette canalisation, explosive par nature, reste à démontrer. Où se mêlent intérêts industriels, enjeux européens et interrogations sur l'exploitation, localement, des gaz de schiste.

Eridan, c'est son nom, n'a rien d'un long gazoduc tranquille. Il reliera Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), près de Fos-sur-Mer et de ses terminaux méthaniers, à Saint-Avit, au nord de la Drôme. Soit 220 kilomètres de tuyau dans un couloir ô combien encombré. Marcoule à gauche, Tricastin à droite… Sur la carte, le tracé mitonné par GRTgaz zigzague entre les sites nucléaires. Il s'additionne à une ligne à grande vitesse, une autoroute et des lignes à haute tension. Dans le Gard, il traverse les vignes de l'appellation Signargues ; plus au sud, la plaine de la Crau, réputée pour son foin. Résultat, Eridan soulève dans son sillage une multitude d'oppositions. Alors qu'en général une telle infrastructure, discrète car enterrée, passe quasi inaperçue.

Sur la totalité du parcours d'Eridan, la population concernée oscillerait entre 30 000 et 35 000 individus. « Au départ, on n'a pas vraiment réagi. Le débat public [en 2009] s'est déroulé sans tracé précis, on parlait d'un fuseau, de “gros tuyau”, reprend l'élu local. Et puis en 2012, on découvre que GRTgaz veut passer au pied de Marcoule ! » _ Autrement dit, le berceau du nucléaire français. Le site historique du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), où cohabitent des usines Areva et EDF, ainsi que six réacteurs en cours ou en attente de démantèlement dont le fameux Phénix, se trouve en face de la commune, sur l'autre rive du Rhône.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) tique. « Les exploitants estiment que le tracé de la canalisation induit, en cas d'accident, des conséquences inacceptables sur les installations nucléaires », écrit la division de Marseille dans une lettre datée du 18 février 2013.

Une étude est commandée à l'Ineris, un institut placé sous la tutelle du ministère de l'écologie et chargé d'évaluer les risques industriels. Son rapport démontre la dangerosité d'Eridan.

4 juin 2016 | Par Nicolas Barriquand pour MÉDIAPART

LE GAZODUC FOS-DUNKERQUE
ET SON TRONÇON EN VALLÉE DU RHÔNE

L'objectif de ce projet Eridan est l'import d'hydrocarbures « gaz » depuis le terminal méthanier de Fos dont, très certainement, du Gds en provenance d'Ailleurs (Algérie, USA, Argentine)
Il est l'un des cinq maillons du dispositif prévu par GRTGaz pour relier la mer du Nord à la Méditerranée afin de transporter du gaz naturel sous 80 bars de pression.

Sa très grande capacité (20 millons de m3 de gaz) et son tracé vont donc multiplier les risques et les nuisances auxquels sont déjà soumis les habitants de ce secteur de la Vallée du Rhône (Voie ferrée, LGV, RN7, autoroute A7, sites nucléaires, centres d'enfouissement, ...).

Selon le Collectif « ALTERNATIVE AU GAZODUC FOS-DUNKERQUE » :
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

L'année 2015 peut être une année charnière, avec la Conférence de Paris, pour arrêter plusieurs « grands projets inutiles imposés », dont celui-là !
* Comment accepter que l'on interdise (du moins pour l'instant…) d'extraire du gaz de schiste en France et refuser de voir que les mêmes sociétés travaillent pour l'extraction, en d'autres régions du monde, à l'extraction de gaz de schiste pour l'importer et le consommer en France et en Europe ?
* Comment ne pas voir qu'un gazoduc géant de Fos à Dunkerque qui vient se surajouter au réseau français (un des meilleurs réseaux d'Europe qui maille bien le territoire), est la porte ouverte à cette arrivée d'un gaz de schiste venu d'ailleurs et qui pourrait, demain être extrait ICI, attendu que le tracé de ce gazoduc passe à proximité des principales zones potentielles de gaz de schiste de France ?

Les désastres sont considérables, non seulement en terme social et environnemental, mais aussi économique, pour peu que nous nous projetions dans la durée.

Nous sommes convaincus que les objectifs européens et français qui, pour l'énergie et le climat à l'horizon 2030, prévoit :
* un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport au niveau de 1990,
* une amélioration de l'efficacité énergétique de 30 %,
* enfin, une augmentation de la part des énergies renouvelables de 27 % dans le mix énergétique de l'UE, peuvent se traduire par une réduction de l'ordre de 50% de la consommation de gaz en Europe et en tout cas en France, comme le prévoit plusieurs rapports européens

Pour nous, l'objectif, au-delà de l'abandon pur et simple de ce projets dangereux, est de contribuer à la transition énergétique, avec nos moyens, telle qu'elle se dessine aussi à toutes les échelles de territoire.

LES INFRASTRUCTURES EN FRANCE

Selon la Direction Générale de l'Énergie et du Climat - Direction de l'Energie
L'industrie pétrolière et gazière en 2009 - Extraits de la fiche 11

Le réseau français de transport de gaz naturel permet d'acheminer le gaz depuis les points d'importation sur le territoire national jusqu'aux lieux de livraison (distributions publiques et gros clients industriels).
Il est exploité par deux opérateurs :
* GRTgaz, filiale à 100 % de GDF-SUEZ, exploite 6 600 km de réseau principal et 24 500 km de réseau régional ;
* TIGF, filiale à 100 % de Total, exploite 600 km de réseau principal et 4 300 km de réseau régional.

Les stockages souterrains de gaz naturel sont un maillon logistique essentiel de l'approvisionnement en gaz naturel pour un pays non producteur tel que la France. Ils permettent en effet aux fournisseurs d'ajuster leurs importations de gaz naturel à la consommation de leur clientèle, fortement dépendante du climat dans la plupart des cas.
Deux gestionnaires exploitent les stockages souterrains en France :
* Storengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ créée début 2009, gère un parc de 12 sites en France, dont 9 en nappes aquifères (centrés sur le bassin parisien) et 3 en cavités salines (dans le sud-est), représentant un volume total de 109 TWh (80 % des capacités françaises) ;
* TIGF exploite dans le sud-ouest deux sites en nappes aquifères, à Izaute et Lussagnet, qui représentent un volume utile total de 28 TWh (20 % des capacités françaises).

Les terminaux méthaniers : En 2009, le gaz naturel liquéfié à – 160° (GNL) a représenté environ 24 % des importations totales françaises (soit 141 TWh), ce qui correspond à un taux d'utilisation de
l'infrastructure supérieur à 75 %.
Le GNL arrivant en France provient essentiellement d'Algérie, du Nigeria et d'Egypte.
Deux terminaux méthaniers sont actuellement opérationnels en France à Fos Tonkin (7 Gm3/an) et à Montoir de Bretagne (10 Gm3/an). Tous deux sont la propriété d'Elengy, filiale à 100 % de GDF-SUEZ. Un troisième terminal est en cours de construction à Fos sur Mer par la Société du terminal de Fos Cavaou. Ce terminal est la propriété commune de GDF-SUEZ (69,7 %) et de Total (30,3 %).

L'avènement de l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel : notamment de garantir la vente de biogaz par les producteurs à des fournisseurs à un tarif public.

Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC GÉANT et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »
Chargé de mission, Jean-Pierre Gautry
26, rue Banasterie - 84000 Avignon
[email protected] ou 06 11 87 85 60
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Les raisons de la colère

Trois raisons, contre la construction d'un gazoduc géant Fos-Dunkerque :

L'injustice :
* Passage en force non démocratique, par un tronçonnage du projet ;
* Dangerosité très sous-estimée, voire masquée du projet gazoduc ;
* Risque mortel pour les uns à 1600 m. pour les autres à 20m de leur maison.

Le danger mortel qui en cache un autre :
* Liens entre Gazoduc et zone d'exploration potentielle de gaz de schiste française (malgré les démentis) ;
* Un tracé de gazoduc qui précède une nouvelle production de gaz fossile ;

L'incohérence d'un autre âge :
* Gaspillage financier, payé par le consommateur, pour aucune production énergétique ;
* Projet en désaccord avec les politiques de transition énergétique en France et Europe, seul résultat des lobbies à Bruxelles et à Paris ;
* Renforcement de la dépendance énergétique Française.

* La création du Collectif « Alternative au gazoduc Fos-Dunkerque »
* Les différentes zones d'échanges gaziers en France
* La « dorsale gazière »
* Eridan et les PERH de gaz de schiste
* Le gaz en France et en Europe
* Les dangers du gazoduc
* Les énergies renouvelables
* La transition énergétique
* Le Collectif « ALTERNATIVE GAZODUC FOS-DUNKERQUE »

Retrouvez dans ce document pdf (3,3 Mo) tout le détail de ces "raisons de la colère"
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

Collectif « Alternative au Gazoduc Fos Dunkerque »

Argumentaire contre l'Arrêté inter préfectoral N° 2014300-0001 du 27 octobre 2014,
Relatif au Projet ERIDAN portant déclaration d'utilité publique les travaux de construction et d'exploitation de la canalisation de transport de gaz entre SAINT-MARTIN-DE-CRAU (13) et SAINT-AVIT (26), projet dénommé « ERIDAN », emportant mise en compatibilité des documents d'urbanisme des communes concernées, et instituant les Servitudes d'Utilité Publique « de passage » prévues aux articles L555-27 et R555-30 a) du code de l'Environnement, au bénéfice de la société GRTgaz.

Le projet ERIDAN est contraire aux objectifs de la stratégie énergétique de la France et de l'Europe
Il est démontré que le projet ERIDAN est en contradiction avec le plan stratégique de développement énergétique de la France
Le projet ERIDAN est né d'une duperie et de données fallacieuses
Le gazoduc géant Fos Dunkerque précède l'arrivée du gaz de schiste en France
Le projet ERIDAN est dangereux, voire mortel et dans tous les cas, inégalitaire en droit
ERIDAN appartient à la catégorie des « Grands Projets Inutiles Imposés »
Le Collectif « Alternative au gazoduc Fos Dunkerque » dit NON au GAZODUC ERIDAN et dit OUI à la LOI TRANSITION ENERGETIQUE, avec ses ambitions, son contenu et ses moyens

Retrouvez dans ce document pdf (631 ko) tout le détail de l'argumentaire
Site internet du Collectif « Alternative au Gazoduc Fos-Dunkerque »

PÉTITIONS
Initiée par FNE 84, les Riverains du Rhône, PIERREDOMACHAL, l'ADECAR la cyberaction N° 646 : NON AU GAZODUC AU PIED DES CENTRALES NUCLEAIRES EN VALLEE DU RHONE est en cours.

Ecosse : moratoire sur les gaz de schiste

jeu, 02/06/2016 - 21:40
ECOSSE : MORATOIRE SUR LES GAZ DE SCHISTE

L'Écosse a imposé un moratoire sur les permis d'exploration pour le gaz de schiste, peu après que le Parlement de Westminster se soit opposé à une interdiction nationale.

Le Parlement écossais organisera une consultation publique et une enquête sur les conséquences de l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique sur la santé publique avant d'en autoriser l'exploration.

Cette décision a été annoncée par Fergus Ewing, ministre écossais de l'Énergie, issu du Parti national écossais pro-européen. Le parti travailliste a également soutenu le moratoire, estimant ne pas avoir les garanties nécessaires pour autoriser la fracturation hydraulique.

Opposition

Une position radicalement opposée à celle du gouvernement britannique, qui cherche à créer des conditions favorables à l'exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels. Le Premier ministre, David Cameron, a en effet annoncé cette semaine qu'il « ferait tout pour le gaz de schiste », ajoutant que son exploitation contribuerait à l'amélioration de la sécurité énergétique, à la baisse des prix et à la lutte contre le changement climatique.

Le 26 janvier, le Parlement de Westminster a d'ailleurs rejeté à une large majorité une proposition de moratoire national sur l'exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni. Certaines conditions d'extractions ont toutefois été renforcées et les forages interdit dans les parcs nationaux.

Les ressources en gaz de schiste écossaises sont estimées à 80 000 milliards de mètres cubes, assez que pour couvrir les besoins en gaz du Royaume-Uni pendant plus de 30 ans.

Selon la Feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050 de la Commission européenne, le gaz est un combustible « essentiel » à l'effort de réduction des émissions de CO2. Son extraction est néanmoins très réglementée au niveau européen.

Réaction des conservateurs

Ian Duncan, eurodéputé conservateur, a réagi avec colère à l'annonce de cette interdiction, accusant le gouvernement écossais de jouer avec le feu, au détriment de l'emploi en Écosse.

« Le gouvernement écossais possède déjà un certain volume d'informations sur la sûreté et le succès des méthodes d'extraction », estime-t-il. « À une période si stratégique pour l'emploi en mer du Nord, il me semble irrationnel de ne pas exploiter les opportunités offertes par les huiles et gaz non conventionnels. »

L'association des Amis de la Terre Écosse a pour son compte déclaré que cette interdiction « témoignait de la persévérance des personnes et des communautés du pays qui luttent contre cette industrie sans répit depuis plusieurs années. »

« Exploiter de nouveaux combustibles fossiles est la dernière chose dont nous ayons besoin étant donné les récentes mises en garde urgentes émanant des spécialistes du climat. Ce n'est pas non plus une mesure responsable de la part d'un pays qui tente d'atteindre ses objectifs [en matière de climat] » conclut la déclaration de l'association.

Lire l'article sur Euractiv.fr

Total abandonne la prospection de gaz de schiste au Danemark

jeu, 02/06/2016 - 21:27
TOTAL ABANDONNE LA PROSPECTION DE GAZ DE SCHISTE AU DANEMARK

Copenhague (awp/afp) - Relayé par Romandie.com

Le groupe Total a officiellement abandonné mercredi ses activités d'exploration dans le gaz de schiste au Danemark, où les forages se sont avérés décevants.

Un des deux permis de prospection de Total au Danemark, concernant des gisements dans la région du Nordjylland (nord-ouest), expirait formellement ce 1er juin.

"Nous y avions foré un puits sans fracturation hydraulique, qui nous avait permis de mettre en évidence la présence de gaz, mais dans des quantités insuffisantes pour une exploitation commerciale", a expliqué un porte-parole du groupe pétrolier dans un communiqué à l'AFP.

"Ce puits avait été rebouché en septembre 2015, et le site a depuis été restauré à son état d'origine", a-t-il ajouté.

Total possédait également une licence dans le Nordsjaelland (nord-est) mais y avait renoncé en juillet 2015 sans avoir procédé au moindre forage. Total était opérateur de ce projet à 80%, en association avec la compagnie pétrolière danoise Norsofonden.

"Il n'y a pas suffisamment de gaz de schiste dans les sous-sols de Dybvad, dans le Nordjylland, pour une exploitation commerciale", a confirmé le ministère danois de l'Energie dans un communiqué en jugeant "regrettable" le retrait du groupe français.

NON à l'importation de gaz de schiste

jeu, 19/05/2016 - 12:14
NON à L'IMPORTATION DE GAZ DE SCHISTE

La France va désormais importer du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis.

EDF et Engie (ex. GDF Suez) ont signé des contrats aux Etats-Unis leur permettant d'importer du gaz de schiste en France, sans que le gouvernement français, actionnaire majoritaire et de référence dans chacune de ces deux entreprises ne tente de les en empêcher.
Il faut savoir que les investissements des entreprises et des banques françaises dans le gaz de schiste (production, exploitation, services ou importations) sont encouragés et jugés de façon bienveillante par notre gouvernement.

Rappelons que faute de pouvoir investir dans le gaz de schiste en France, les compagnies pétrolières de notre pays, telles que TOTAL, ont largement investi dans le boum du gaz de schiste américain, au Nord comme au Sud de ce continent. Elles ont investi plus de 4 milliards de dollars de capitaux dans des projets d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels aux Etats-Unis.

La France va désormais importer du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis,
Et pourtant, nous savons tous, gouvernants comme gouvernés, que les gaz et huiles de schiste et autres hydrocarbures non conventionnels sont une aberration économique, sanitaire et environnementale.
La preuve est que notre lutte a permis, en 2011, la promulgation de la loi Jacob interdisant la fracturation hydraulique.

De même avons-nous noté , il y a peu, que Madame Royal, Ministre de l'Environnement et de l'Energie, a réaffirmé que cette technique resterait interdite en France. Nous sommes donc bien tous d'accord.

La France va désormais importer du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis.
Et pourtant, la France a présidé la COP21 sur les enjeux climatiques, et c'est sous sa gouverne que les 195 états représentés ont adopté un accord international qui pose le cadre d'une transition vers des économies bas-carbone, dans l'objectif de maintenir, si cela est encore possible, le réchauffement de notre Terre en deçà de 2°C.
Rappelons que les scientifiques les plus sérieux s'accordent pour affirmer que, dans cette optique, 80% des énergies fossiles ne doivent pas être extraits du sol.

La France va désormais importer du gaz de schiste en provenance des Etats-Unis
Mais le Collectif 07 continuera à affirmer haut et fort : NI ICI, NI AILLEURS.

En conséquence,il demande au gouvernement de se montrer cohérent et de tout mettre en oeuvre pour empêcher cette importation de gaz naturel américain extrait par la fracturation hydraulique.
Cela le mettrait en accord avec les engagements pris lors de la COP21 sur la transition énergétique et nous ferait entrer dans la voie vertueuse d'une véritable décarbonisation fondée sur la sobriété et l'efficacité énergétique.
N'oublions pas que nous sommes tenus, pour les générations futures, de préserver l'équilibre climatique, donc du vivant.

Largentière le 16 mai 2016

Télécharger le communiqué de presse (pdf 90 ko)

NO to shale gas import

jeu, 19/05/2016 - 12:00
NO to SHALE GAS IMPORT

France is going to import shale gas coming from the US.

EDF and Engie (former GDF Suez) signed contracts with US-based firms allowing importing shale gas in France, and the French government, major shareholder in both enterprises, did nothing to prevent them.

Keep in mind that, as they can't invest in shale gas exploitation in France, oil companies of France, like TOTAL, invested heavily in the America's shale boom, as well in the North as in the South of the continent. Together they invested more than 4 billion dollars in the exploitation of non-conventional hydrocarbons in the US.

France is going to import shale gas coming from the US.
And yet, all of us, governing as well as governed, know that shale gas and oil as well as all the other non-conventional hydrocarbons are an economic, environmental and health aberration. Proof is that our struggle permitted the adoption, in 2011, of the law prohibiting hydraulic fracturing, the law Jacob.

Likewise we noted that recently Mrs Royal, French Minister of Environment and Energy, reaffirmed that this technique is now prohibited in France and will be in the future as well. So we all agree about this point.

France is going to import shale gas coming from the US.
And still, France presided the COP21, the international conference on climate issues. It was under French leadership that the 195 represented countries adopted an international treaty which gives a framework for the transition towards low-carbon economies, aiming to keep –if still possible- global warming under 2°C. Bear in mind that scientists of the utmost integrity agree that, to reach this goal, 80% of the reserves of hydrocarbons shouldn't be extracted but stay where they are.

France is going to import shale gas coming from the US.
But the Collectif07 continues to claim high and clear : NOT HERE, NOT ELSEWHERE.

Consequently, the Collectif07 asks the French government to show coherence and do everything to prevent this import of American natural gas produced by means of hydraulic fracturing.
This action would put France in harmony with its engagements on energy-transition taken during the COP21, and would engage us on the virtuous path of real de-carbonization, based on efficiency and frugality in energy use.
Let's not forget that, for the sake of future generations, we're held to preserve the climate balance and so, life.

Largentière France, May 19th 2016

Download the Press release (pdf 90 ko)

NON à l'importation de gaz de schiste

mer, 11/05/2016 - 21:42
GAZ DE SCHISTE : POUR INTERDIRE LES IMPORTATIONS, RÉVISONS LES RÈGLES DE L'OMC

Par Maxime Combes : sortons de l'âge des fossiles !

Interrogée à l'Assemblée nationale, Ségolène Royal a annoncé vouloir interdire l'importation de gaz de schiste sur le territoire national.

L'intention est louable. Mais la proposition est contraire aux pratiques et décisions récentes du gouvernement et de la Commission européenne en la matière. Et elle se heurte de plein fouet aux règles de l'OMC. Explications.

Après la Norvège et le Portugal, la France va importer du gaz de schiste provenant des Etats-Unis. L'information n'est pourtant pas nouvelle.

Cela fait deux ans que l'on sait qu'EDF et Engie ont signé des contrats aux Etats-Unis leur permettant d'importer du gaz de schiste en France, sans que le gouvernement, pourtant actionnaire majoritaire et de référence dans chacune des deux entreprises, ne cherche à les en empêcher. Cela fait également deux ans que nous alertons sur les investissements des entreprises françaises (et notamment des banques françaises) dans le gaz de schiste (production, exploitation, services ou importation). Des investissements qui sont encouragés et jugés de façon bienveillante par le Président de la République et le gouvernement.

Interrogée sur France 2 ce dimanche 8 mai, Ségolène Royal a affirmé qu'on ne pouvait « pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation ». C'est juste. Mais c'est pourtant ce qu'ont laissé faire le gouvernement et les services de l'Etat, en toute connaissance de cause, depuis plus de deux ans.

Autrement dit : Ségolène Royal annonce vouloir interdire les importations de gaz de schiste que le gouvernement et les services de l'Etat ont encouragées ou, du moins, n'ont pas cherché à bloquer.

En affirmant vouloir étudier « juridiquement » la façon d'interdire les importations prévues par EDF et Engie, Ségolène Royal, en plus de réagir avec retard, expose au grand jour le manque de sérieux et les négligences du gouvernement en matière de contrôle sur les choix d'investissement d'entreprises dont l'Etat est actionnaire majoritaire (EDF) et de référence (Engie). Rappelon-nous d'ailleurs que le gouvernement avait sélectionné ces deux entreprises pour être des sponsors de la COP21 au prétexte que cela les inciterait à avoir des comportements plus climato-compatibles au lendemain de la COP21 qu'avant (voir ici et ici) : il n'en est manifestement rien.

Un manque de sérieux qui se double d'une mauvaise compréhension des systèmes énergétiques.
Les contrats prévoient d'importer 100 % de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de la production étatsunienne, le GNL étant la seule forme sous laquelle il est possible de transporter du gaz (de schiste ou pas) à travers les océans.
Il se trouve qu'aux Etats-Unis, comme dans les autres pays, il n'existe qu'un seul système gazier d'acheminement et de distribution (gazoducs), de stockage et de traitement du gaz (usines de liquéfaction et de regazéification).

Autrement dit : à partir du moment où vous souhaitez importer du gaz naturel liquéfié d'un pays qui exploite – ou envisage d'exploiter – des gaz de schiste, vous importez (ou importerez) nécessairement du gaz de schiste !

Autrement dit bis : à partir du moment où vous souhaitez interdire l'importation de gaz de schiste, vous devez interdire l'importation de gaz de tous les pays exploitant du gaz de schiste.

Autrement dit ter : interdire l'importation de gaz de schiste tout en ayant encouragé la construction de nouveaux ports méthaniers (Dunkerque) ou l'extension de ports existants (Montoir, Fos-sur-mer) est contradictoire.

« Permettre aux entreprises européennes d'importer des ressources énergétiques et matières premières des États-Unis », telle est une des missions qu'a assigné la Commission européenne au Tafta.
Autrement dit : la Commission européenne négocie au nom du gouvernement français la facilitation des importations de gaz de schiste que Ségolène Royal annonce vouloir interdire !

Le 16 février, la Commission européenne a dévoilé de nouvelles propositions en matière d'approvisionnement en gaz : elle encourage l'UE et les Etats-membres à une importation massive de gaz de schiste venant des Etats-Unis au nom de la sécurité de l'approvisionnement énergétique des pays-membres de l'UE.

Pour des raisons techniques liées à l'interconnexion des réseaux gaziers européens, la question de l'interdiction de l'importation de gaz de schiste doit donc se poser au niveau européen, en étant accompagnée d'une proposition d'interdiction d'exploitation sur le sol européen. Si Ségolène Royal est sincère, c'est clairement la direction à suivre. La tâche est immense. De nombreux pays ne veulent pas interdire l'exploitation des gaz de schiste et les récentes décisions de la Commission européenne vont dans le sens contraire. Néanmoins, une telle proposition pourrait être soutenue par de nombreuses organisations de la société civile européenne.

Au nom du climat et de l'environnement, proposer d'interdire au niveau européen l'importation de gaz de schiste – et donc de GNL – de pays les exploitant serait une proposition courageuse et de nature à faire bouger les lignes. Une telle proposition se heurterait frontalement aux règles du commerce international qui sont consignées dans les accords de l'OMC.

Lire l'article sur le Blog Médiapart de Maxime Combes

Canada : incendie au cœur des champs de sables bitumineux

dim, 08/05/2016 - 18:15
CANADA : INCENDIE AU CŒUR DES CHAMPS DE SABLES BITUMINEUX

L'incendie de forêt qui a forcé l'évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta, progresse inexorablement.
Parti dimanche 1er mai de feux de broussailles, l'incendie à Fort McMurray (province de l'Alberta, Canada) continue de s'étendre.
Vendredi 6 mai, les feux étaient passés d'une superficie de 800 km² à 1 000 km², selon Radio-Canada.

Au cœur des champs de l'industrie des sables bitumineux dont Fort McMurray est la capitale, au moins 1 600 maisons ont été détruites par le feu, qui a déjà brûlé plus de 200 000 hectares de forêt.
Le site pétrolier de Syncrude a été évacué.

Vendredi 6 mai. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d'habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s'étaient réfugiés dans des camps de l'industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l'or noir, après l'ordre général d'évacuation donné mardi.

Sur le front de l'incendie, les nouvelles sont rassurantes pour Fort McMurray. Centre-ville, hôpital, aéroport ont été épargnés, mais « les dommages sont considérables, la ville n'est pas près d'être sécurisée et la reconstruction prendra des mois ».
Le bilan de vendredi fait état de 101 000 hectares brûlés et de deux nouveaux foyers d'incendies déclenchés par des éclairs dus au feu principal. Aucun site d'exploitation de pétrole ou de gaz n'a été touché, a encore précisé M. Morrison.

Cependant, plusieurs compagnies d'Athabasca, principale région productrice de pétrole issu des sables bitumineux, ont mis leurs installations au ralenti, avec un minimum d'employés. L'Association canadienne des producteurs de pétrole (CAPP) refusait, vendredi, d'évaluer les pertes, bien que les médias aient fait état d'une réduction de la production de 800 000 à un million de barils par jour, soit la moitié de la normale, depuis mardi. Dans le même temps, les prix du baril de pétrole clôturaient à la hausse vendredi comme la veille. Affichant une perte record de 4,8 milliards d'euros en 2015, les compagnies pétrolières canadiennes ont supprimé plusieurs dizaines de milliers d'emplois depuis deux ans à la suite de la chute des cours pétroliers.

Installé dans ce nord profond et ultraconservateur de l'Alberta, « Fort McMoney », comme on surnommait cette ville il n'y a pas si longtemps tant sa croissance paraissait sans limite, s'était mise à tourner au ralenti ces derniers mois, malgré la baisse continue des coûts d'exploitation.
A 30 ou 40 dollars le baril, le plus grand site mondial d'exploitation de pétrole, avec ses sols gorgés de sables bitumineux évalués à 170 milliards de barils (3e réserve de la planète de ce mélange de bitume, de sable et d'argile), a vu ses projets d'investissement se tarir.

Depuis les derniers mois de 2015, le temps paraissait bien fini où les travailleurs affluaient de toutes parts, attirés par les promesses de ruée vers l'or de ce « Klondike » du XXIe siècle. Oubliées les semaines où l'ouvrier qualifié était payé 4 000 dollars (environ 3 500 euros) la semaine « douze-heures-par-jour-sept-jours-sur-sept », primes comprises. Terminés aussi les petits boulots au McDonald's local à 20 dollars de l'heure, le double du salaire habituel.

Avec un tiers de ses logements vacants avant son évacuation, Fort McMurray connaissait le plus fort taux d'inoccupation du pays. Les hôtels étaient à moitié vides. Et les ambitions de production des groupes pétroliers revues à la baisse : un peu plus de 4 millions de barils par jour étaient attendus en 2030, soit 2 millions de barils de moins que les projections faites en 2014. Avant le départ des feux, les dépenses en capital de l'industrie du pétrole et du gaz avaient l'objectif d'atteindre 31 milliards de dollars cette année, soit une baisse de 62 %, par rapport au record de 81 milliards en 2014.
Aucun calcul ni aucune nouvelle projection n'ont été faits depuis les incendies. Près de 20 % de la production vient d'être arrêtée. Un chiffre provisoire tant le manque de main-d'œuvre va se faire sentir dans les jours à venir.

En un an, le secteur avait déjà perdu plus de 35 000 emplois dans la région. Le triple, si l'on y ajoute les intermédiaires et les sociétés liées à l'industrie pétrolière. Pour les groupes pétroliers, cette crise tombait d'autant plus mal que le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau projetait de plafonner les aides publiques à la production des sables bitumineux et de limiter leur empreinte carbone. L'exact contre-pied des années Stephen Harper, l'ancien premier ministre conservateur, élu de l'Alberta.
Le veto de Barack Obama, en décembre 2015, au projet controversé d'extension de l'oléoduc Keystone XL, destiné à acheminer le pétrole bitumineux canadien aux raffineries texanes, avait un peu plus plongé le secteur dans le doute.

Près de 25 % de l'économie canadienne est liée à l'industrie pétrolière. Avant les feux, il en coûtait entre 40 et 65 dollars pour produire un baril de pétrole dans ces sables bitumineux. Rien ne dit si ces coûts seront maintenus une fois la situation maîtrisée sur le front des incendies.

Sur Le Monde : articles, photos, vidéos
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/06/fort-mcmurray-une-region-petroliere-en-crise-frappee-par-les-flammes_4914959_3244.html#H1Si1lkQVdrseDLX.99
* http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/07/au-canada-l-exode-par-terre-et-par-air-pour-fuir-l-incendie-a-fort-mcmurray_4915235_3244.html#ryJtGmJfRgwP3ulL.99
* http://www.lemonde.fr/incendie-de-fort-mcmurray/article/2016/05/08/a-lac-la-biche-l-attente-des-sinistres-de-fort-mcmurray_4915496_4915262.html#rC18d0sH98KFlp6H.99

Libérons-nous des énergies fossiles

sam, 30/04/2016 - 16:49
LIBÉRONS-NOUS DES ÉNERGIES FOSSILES
« BREAK FREE FROM FOSSIL FUELS »

DÉSOBÉISSANCE : la montée de la résistance internationale contre les combustibles fossiles

DÉSOBÉISSANCE raconte l'histoire de quatre communautés se préparant à participer à la semaine d'action Libérons-nous des énergies fossiles en mai 2016.

Du 3 au 15 mai, des actions ciblant des projets charbonniers, pétroliers et gaziers seront organisées sur tous les continents. Si Désobéissance vous interpelle, unissez-vous aux milliers de personnes qui prendront part en mai à l'intensification des actions pacifiques défendant nos valeurs.

DÉSOBÉISSANCE est un nouveau film sur la phase suivante du mouvement pour le climat : une action courageuse menée aux premières lignes de la crise climatique sur tous les continents par des personnes comme vous et moi, qui en ont assez du pouvoir de l'industrie fossile et de la pollution qu'elle engendre.

DÉSOBÉISSANCE raconte l'histoire de la lutte qui est menée pour sauver le monde.
Il raconte les combats de David contre Goliath menés par des chefs de file qui, partout dans le monde, risquent leur vie aux premières lignes pour préserver un climat vivable.
Ces scènes réelles et palpitantes entrecoupées de témoignages des plus illustres acteurs et actrices du débat mondial sur les mouvements sociaux et la justice climatique composent un récit personnel, passionné et puissant.
Difficile d'imaginer un enjeu plus décisif ni des missions plus critiques.

Le film nous emmène aux cotes des organisateurs de << Libérons-nous >> au Canada, en Allemagne, en Turquie et aux Philippines, qui se préparent à la mobilisation en vue des actions majeures du mois de mai. Désobéissance est la preuve en image que le mouvement mondial pour laisser les combustibles fossiles sous terre est en train de gagner en force, en courage et en détermination.

Vous y retrouverez Naomi Klein, auteure et activiste, Bill McKibben, co-fondateur de 350.org, Lidy Nacpil, membre du conseil d'administration de 350.org, ainsi que des dizaines d'autres voix inspirantes, qui sont aux premières lignes du combat pour la justice climatique partout dans le monde.

Durée du film : 35 minutes
Date de sortie : 29 avril 2016

Des projections sont programmées partout dans le monde dès le 30 avril afin de soutenir l'organisation qui se met en place pour venir à bout de l'industrie fossile.
Assister à une projection ou télécharger/regarder le film !
Tout savoir sur Watch Disobedience

LIBÉRONS-NOUS DES ÉNERGIES FOSSILES (« BREAK FREE FROM FOSSIL FUELS »), MAI 2016
Du 04 au 15 mai, rejoignez une vague mondiale de résistance pour laisser le charbon, le pétrole et le gaz sous terre
Tout savoir sur "Break Free"

AVION : Non à l'exploitation du gaz de couche

sam, 30/04/2016 - 13:00
AVION : NON À L'EXPLOITATION DU GAZ DE COUCHE

NON À L'EXPLOITATION DU GAZ DE COUCHE ; NI ICI NI AILLEURS
SAMEDI 07 MAI 2016 À 16H00
TOUTES ET TOUS À AVION

Rendez-vous : parc des glissoires -près de la mairie

Parcours à vélo : si vous ne voulez pas tout faire à vélo, vous pouvez nous rejoindre dans les villages, ... pique-niquer (auberge espagnole) et faire un bon bout de chemin avec les cyclistes.

L'entreprise « la Française de l'Énergie », ex EGL, veut exploiter, dans le bassin minier et dans de nouveaux territoires de la région (voir liste des villages ci-dessous*), le « gaz de couche » contenu dans les couches de charbon. Elle veut commencer à Divion et à Avion.

Les dangers de l'exploration pour le gaz de couche sont multiples :
Danger sur les nappes phréatiques qui seront traversées par ces forages.
Fuite de méthane qui est un gaz à effet de serre.
Danger pour notre santé
Danger de mouvements de terrains et de séismes.
... sans compter la dévaluation possible de la valeur des maisons.

Si ces explorations étaient « concluantes », il y aurait exploitation de très nombreux puits ... à durée très limitée.
Quand les puits ne seront plus rentables, cela se passera comme à Metaleurop.
De plus, cette industrie sale ne génère qu'un à deux emplois par puits !

« La Française de l'Énergie » sévit déjà en Lorraine : quatre puits, trois échecs ; elle est autorisée à en forer 12 nouveaux ! Elle veut prendre la main sur Gazonor, qui exploite le grisou et possède deux permis de recherche et deux concessions.

C'est un projet financier que nous dénonçons !
Pour préserver la vie sur terre
Non à l'exploitation des gaz de couche

Collectif "Tous debout ... Pour le climat, la Terre et l'humanité"

(*) En dehors du bassin minier : Ablain-St-Nazaire, Acheville, Agnez-les-Duisans, Agnières, Anzin-St-Aubin, Arleux-en-Gohelle, Aubigny-en-Artois, Bailleul-Sire-Berthoult, Bajus, Biache-St-Vaast, Bouvigny-
Boyeffles, Brebières, Camblain-l'abbé, Cambigneul, Cappelle-Fermont, Carency, Caucourt, Courchelettes, Cuincy, Diéval, Duisans, Ecurie, Esquerchin, Estrée-Cauchy, Etrun, Farbus, Férin, Fresnes-les-Montauban, Fresnicourt-le-Dolmen, Fresnoy-en-Gohelle, Frévin-Cappelle, Gauchin-le-Gal, Gavrelle, Goeulzin, Gouy-Servins, Gouy-sous-Bellone, Habarcq, Haute-Avesnes, Hermaville, Hermin, Izel-les-Equerchin, La-Comté, La-Thieuloye, Magnicourt-en-Comté, Maroeuil, Monchy-Breton, Mont-St-Eloi, Neuville-St-Vaast, Neuvireuil, Noyelles-sous-Bellone, Ohlain, Oppy, Plouvain, Quiéry-la-Motte, Rebreuve-Ranchicourt,
Roclincourt, Servins, Vimy, Vitry-en-Artois, Willerval.

Gaz de schiste : Bruxelles décide de poursuivre la Pologne

ven, 29/04/2016 - 21:04
GAZ DE SCHISTE :
BRUXELLES DÉCIDE DE POURSUIVRE LA POLOGNE

La nouvelle pourrait bien constituer un coup de grâce aux perspectives d'extraction du gaz de schiste en Pologne, déjà bien mal en point. La Commission européenne a décidé, jeudi 28 avril, de renvoyer la Pologne devant la Cour de justice de l'Union européenne pour des manquements présumés de sa législation en matière d'études d'impact environnemental concernant la fracturation hydraulique – méthode controversée d'extraction du gaz non conventionnel.

« En vertu de la loi polonaise, il est possible de forer jusqu'à une profondeur de 5 000 mètres, sans évaluer préalablement l'impact potentiel sur l'environnement, indique l'exécutif communautaire dans un communiqué. Le seuil introduit ne prend pas en compte tous les critères et les normes établies par la directive sur l'évaluation d'impact environnemental. »

La Commission rappelle que selon la législation européenne, les forages profonds doivent être évalués pour les déchets qu'ils produisent, pour leurs effets sur l'eau et le sol et leur impact sur les ressources naturelles.

« C'est un grand succès de la mobilisation antifracturation hydraulique, s'est réjoui Antoine Simon, de l'ONG Les Amis de la Terre Europe. Nous devons maintenant attendre la décision de la Cour, mais compte tenu de l'évidence de l'infraction, nous sommes sans doute proches de voir la plus haute instance européenne émettre un précédent juridique contraignant sur la fracturation hydraulique. »

Hémorragie des investissements dans le secteur
Longtemps annoncée comme un nouvel eldorado européen du secteur du schiste, la Pologne voit désormais toute perspective d'exploitation commerciale à grande échelle se réduire comme peau de chagrin.
En 2010, avec l'appui de campagnes de communication massives, le pays a traversé une véritable fièvre du schiste qui promettait de faire de la Pologne une « nouvelle Norvège ». En 2011, l'agence américaine d'information sur l'énergie avait attribué à la Pologne 5 300 milliards de m3 de réserves. Mais ce chiffre a été brutalement divisé par cinq un an plus tard par l'Institut polonais de géologie.

Le gaz de schiste polonais s'est avéré bien moins rentable que celui extrait aux Etats-Unis, surtout depuis la chute du prix du baril de pétrole.
Depuis 2012, le nombre de concessions est ainsi passé de 113 à 32, et les grandes multinationales ont toutes progressivement retiré leurs investissements. L'exode des géants de l'énergie a commencé mi-2012, quand ExxonMobil a annoncé l'arrêt de ses forages de prospection. Marathon Oil, Chevron, ENI, Talisman Energy, Canadian International Oil et le français Total lui ont emboîté le pas. Enfin, en juin 2015, ConocoPhillips a annoncé le retrait de ses trois concessions, pourtant considérées comme les plus prometteuses du pays.

Lire l'article Jakub Iwaniuk sur Le Monde.fr

Australie : pour dénoncer la fracturation hydraulique, il met le feu... à une rivière !

dim, 24/04/2016 - 22:10
AUSTRALIE : POUR DÉNONCER LA FRACTURATION HYDRAULIQUE, IL MET LE FEU... À UNE RIVIÈRE !

VIDÉO. Un député écologiste australien a mis le feu à une rivière du Queensland pour démontrer la présence d'émanations de méthane.

On se souvient peut-être en 2010 de cet activiste américain qui, dans le documentaire Gasland, mettait le feu à l'eau coulant d'un robinet pour dénoncer le danger de l'exploitation du gaz de schiste. Les images avaient marqué les esprits. Jeremy Buckingham, lui, n'a eu besoin que d'un allume-gaz, qu'il a approché de l'eau, pour voir une rivière s'enflammer devant ses yeux !

Ce député écologiste australien a fait de la lutte contre fracturation hydraulique son cheval de bataille.
Afin de dénoncer les émanations de méthane que l'on retrouve dans la nature, après les fracturations en masse menées notamment par l'Australie, l'élu s'est donc fait filmer dans une barque voguant sur la rivière Condamine, à plus de 200 kilomètres de la ville de Brisbane, dans l'État du Queensland. Lorsqu'il met le feu à de petites bulles de méthane, à la surface de l'eau, les flammes sont si fortes qu'elles entourent sa barque et frôlent ses jambes.

« Nous comprenons que cela puisse inquiéter... »

« Incroyable ! Une rivière en feu ! » s'exclame le député, devant la violence de l'incendie, qui s'est étendu à d'autres zones de la rivière et mettra de nombreuses minutes avant de s'éteindre.

L'élu a choisi cette rivière pour dénoncer les effets de la fracture hydraulique, car elle se situe, selon lui, près d'un site d'extraction, utilisé par un exploitant pour obtenir du méthane.
« J'ai été choqué par la force de l'explosion, lorsque j'ai voulu savoir si le gaz naturel de la rivière Condamine était inflammable, écrit-il sur sa page Facebook.

Il existe certaines inquiétudes sur le fait que la fraction hydraulique puisse permettre au gaz naturel de s'infiltrer dans les roches. Le méthane ne pollue pas simplement les rivières, il a aussi la capacité de retenir la chaleur. Des fuites de ce gaz pourraient contribuer à accroître le réchauffement climatique. » « La fracturation devrait être interdite. Partout. Sans « si », sans « mais », sans exception. Interdisez-la ! » s'exclame Jeremy Buckingham sur Facebook.

De son côté, Origin Energy, le groupe visé par Jeremy Buckingham, est resté de marbre. Il a indiqué dans un communiqué qu'il surveillait de près ces émanations de méthane dans la rivière. « Nous comprenons que cela puisse inquiéter, a-t-il pourtant reconnu. Mais ces émanations ne présentent aucun risque pour l'environnement ou la sécurité publique, si tant est que les gens à proximité fassent preuve de bon sens », a-t-il conclu.

Lire l'article et voir la vidéo sur Le Point

Quand forer tue

dim, 24/04/2016 - 20:10
QUAND FORER TUE :
LE SECRET BIEN GARDÉ DE L'ÉPOPÉE DU GAZ DE LACQ

C'était le plus gros site de production de gaz en France. Une fierté nationale, une mythologie fondatrice des prétendues Trente Glorieuses. Cinquante ans après son ouverture, on découvre une inquiétante surmortalité parmi les riverains du gisement de Lacq. Mais ce sujet dérange les pouvoirs publics qui ont jusqu'ici enterré ou refusé les études épidémiologiques.

Article Médiapart par Jade Lindgaard

Premier volet de l'enquête quand forer tue

Un jour, l'Amérique a surgi en Béarn. À Lacq, dans l'arrière-pays de Pau, on découvre du gaz, un gisement pléthorique. Une manne. C'étaient les années 1950. La Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA), ancêtre du groupe Elf, démarre l'exploitation d'un des plus gros gisements français d'hydrocarbures.

Chacun savait que le gisement ne serait pas éternel. Mais personne n'imaginait à quel point il serait toxique. En 2002, un demi-siècle après le début de l'épopée de Lacq, des chercheurs font une autre découverte : à proximité de l'usine, une surmortalité est détectée. Mais leur étude n'est pas transmise au grand public. Les années passent. Aucune autre enquête épidémiologique n'est initiée par les pouvoirs publics. Le secret peut bien rester gardé quelques années de plus.

C'est pour briser cette omerta qu'une association locale de défense de l'environnement, la Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso), la publie aujourd'hui et interroge les pouvoirs publics : que faites-vous pour comprendre ce qui s'est passé autour de Lacq ? Le site de forage le plus prestigieux de la Ve République a-t-il prospéré au détriment de la vie de ses riverains ?

Que s'est-il passé ? Les chercheurs ne sont pas capables de l'expliquer. Il n'existe aucune preuve d'un lien de causalité directe entre la présence de l'usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq, écrivent-ils. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d'une possible relation » entre l'activité industrielle du bassin de Lacq et l'évolution de la mortalité, ainsi que d'un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pour la Sepanso, « la prétendue culture du risque industriel dont se vantent les industriels, politiques et leurs communicants, est inexistante à Lacq. Les risques sont passés sous silence » et c'est « scandaleux ». L'association réclame une nouvelle étude épidémiologique, un observatoire de la population et la délocalisation des études sanitaires hors de la tutelle de l'agence régionale de santé, « qui a failli à sa mission ».

Médecin urgentiste à Bayonne, nouvel habitant du Béarn et adjoint à la mairie de Laà-Mondrans, commune située à une vingtaine de kilomètres de Lacq, Loïc Coudry fait partie des rares élus locaux qui ont écrit à la ministre de la santé, Marisol Touraine, pour demander une nouvelle expertise sur l'impact sanitaire des industries du bassin de Lacq. « Cela fait 14 ans que l'étude de l'Isped est sortie, et personne ne s'est posé la question du lien entre les industries chimiques et la santé des gens ? En tant que médecin, ça me pose un problème.

En réalité, dès qu'ils ont découvert le gisement de Lacq, les ingénieurs en ont compris la particularité : il contient beaucoup d'hydrogène sulfuré (16 %). L'usine de désulfuration de ce gaz brut produit du soufre mais rejette beaucoup de dioxyde de soufre (SO2) dans l'atmosphère : 700 tonnes par jour.

L'État a-t-il voulu occulter leur impact sur la santé des riverains ? L'agence régionale de santé le dément et assure avoir « pris en compte » la situation du bassin de Lacq. En octobre 2015, alors qu'une association de riverains se crée pour dénoncer une vague d'odeurs très irritantes, elle saisit l'Institut national de veille sanitaire (INVS) sur l'opportunité d'une nouvelle étude épidémiologique.

Joint par Mediapart, le responsable du pôle de santé publique et environnementale de l'ARS, Michel Noussitou, nie l'existence d'une surmortalité dans le bassin de Lacq et refuse d'employer ce terme « connoté ».
Pour Michel Noussitou, de l'ARS, « ce type d'étude ne permet pas de conclure » car le bassin de population n'est pas assez important.

Pendant de longues années, la puissance publique s'en est remise aux industriels pour mesurer les émissions de substances dangereuses et garantir le respect des normes. Mais dans l'histoire récente, ils ont souvent été pris en défaut de ne pas appliquer leurs obligations. L'étude de 2002 signale de « fréquents » dépassements de seuil (de recommandation mais aussi d'alerte) de dioxyde de soufre, bien qu'il puisse causer des difficultés à respirer et des maladies respiratoires. L'Union européenne a ouvert un contentieux avec la France pour non-respect des quotas d'émissions de SO2 entre 2005 et 2008.

Le bassin de Lacq figure parmi les points noirs du Plan national santé-environnement.

Prochain épisode : La fabrique du silence.

Lire l'article de Jade Lindgaard sur Médiapart

Suisse : marche contre le forage de Noville (lac Léman)

sam, 23/04/2016 - 15:37
SUISSE : MARCHE CONTRE LE FORAGE DE NOVILLE (LAC LÉMAN)

Dimanche 08 mai 2016 à 14h00,
Marche pacifique et joyeuse de Villeneuve à Noville, au bout du lac Léman en Suisse contre un projet qui menace le plus grand réservoir d'eau douce d'Europe centrale.

Venez nombreux marcher avec nous pour découvrir le site de forage à Noville qui menace la réserve des Grangettes ainsi que ce immense stock d'eau potable qu'est le lac Léman.
L'événement sur Facebook

La compagnie Petrosvibri veut reprendre ses recherches au forage de Noville, dans le but avéré d'exploiter du gaz.
Petrosvibri veut reprendre ses recherches dans le but avéré d'exploiter du gaz !

L'exploitation du tight gas requiert de nombreux forages verticaux ; à partir de chacun des puits verticaux forés, des puits horizontaux sont alors forés en étoiles.
Lors de son premier forage, M. Petitpierre de Petrosvibri a annoncé dans la presse que huit puits horizontaux avaient ainsi été forés à partir du puits vertical.
Un incident sérieux s'était produit lors de ce forage, nécessitant l'usage de charges explosives pour dégager le train de tiges, bloqué par un effondrement.
Chacun de ces puits sera fracturé avec la technique de la fracturation hydraulique afin de produire du gaz, ou un stimulation chimique nécessitant moins d'eau et moins de pression mais plus de produit chimiques toxiques.

Monsieur Petitpierre annonçait vouloir une vingtaine de puits après la première campagne de recherche, en vue d'exploiter la zone.

Chaque forage va bétonner environ 1 hectare (+ les accès), à moins que la compagnie gazière ne se prépare à des forages offshore : quoi de plus beau et surtout de plus écologique qu'une plate-forme pétrolière sur le lac Léman à quelques encablures du château de Chillon.
Et que faire en cas de tremblement de terre, d'explosion sur la plate-forme, de fuite ?

Article et dossier sur le traitement des boues du forage de Noville lors du forage exploratoire effectué par la compagnie Petrosvibri en 2009-2010.
Lire l'article et le dossier

Informer n'est pas un délit

ven, 22/04/2016 - 22:43
INFORMER N'EST PAS UN DÉLIT :
UN LIVRE CONTRE LES CENSURES

Alors que de nombreux scandales éclatent en France, une majorité de parlementaires européens a choisi récemment d'ériger en principe le « secret des affaires », à travers le vote d'une directive qui permettra de poursuivre systématiquement et massivement désormais tous les journalistes et lanceurs d'alerte. A moins que la France et d'autres pays, via le Conseil des Etats membres ne bloquent dans les semaines qui viennent cette directive dangereuse. Mais encore faut-il avoir la volonté de défendre - avec sincérité - la liberté d'informer et le droit de savoir de 500 millions d'Européens.

INFORMER N'EST PAS UN DÉLIT : UN LIVRE CONTRE LES CENSURES

Seize journalistes racontent dans un livre collectif, Informer n'est pas un délit, dirigé par Fabrice Arfi (Mediapart) et Paul Moreira (agence Premières Lignes), les coulisses de certaines de leurs enquêtes et les embûches posées sur le chemin de la liberté d'informer.

C'est une première en France. Seize journalistes ont décidé de raconter dans un livre collectif, Informer n'est pas un délit (Calmann-Lévy), dirigé par Fabrice Arfi (Mediapart) et Paul Moreira (agence Premières Lignes), les coulisses de certaines de leurs enquêtes célèbres et les embûches posées sur le chemin de la liberté d'informer.

Préfacé par la journaliste de France 2 Élise Lucet, présentatrice du magazine d'enquête Cash Investigation, l'ouvrage aborde toutes les facettes de ces nouvelles censures qui font de la France une démocratie ni adulte ni protectrice sur le terrain du droit de savoir des citoyens : espionnage, menaces, pressions, harcèlement judiciaire, contournement du droit de la presse, secret défense, secret des affaires, poids des lobbys…

À l'occasion de la parution de l'ouvrage, qui sera en librairie ce mercredi 30 septembre, Mediapart publie le chapitre rédigé par Paul Moreira, qui démonte ce culte du secret si français qui empêche un véritable accès aux documents administratifs. Cet accès existe depuis des décennies en Suède, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Sans que ces pays ne se soient soudainement transformés en dictatures de la transparence…

De la liberté d'informer
Par Paul Moreira

Journalistes et lanceurs d'alerte vivent avec la possibilité permanente de voir leurs fichiers et le contenu de leurs mails visités. Pas seulement par la NSA. J'ai appris lors d'enquêtes auprès des vendeurs d'armes électroniques qu'il n'est plus réservé aux services secrets de pénétrer les systèmes informatiques, d'observer ce que contient un ordinateur. Le marché est désormais ouvert aux privés.
Chaque communication électronique avec des géants économiques nous met en état d'insécurité. Peuvent-ils cracker mon ordinateur ? Mon téléphone ? Oui, ils le peuvent. Vont-ils le faire ? La menace plane sans cesse.
Aujourd'hui, la transparence est une arme presque exclusivement aux mains des pouvoirs économiques ou politiques. Le citoyen, journaliste ou lanceur d'alerte, n'a jamais été aussi vulnérable. Le droit à l'information, lui, est sans cesse contesté.

Pour les enquêtes touchant les multinationales, nous prenons désormais des précautions exceptionnelles. Pendant les réunions, les possesseurs d'iPhone les déposent dans une pièce suffisamment lointaine. Les autres font sauter carte SIM et batterie. Nous débranchons du réseau téléphones filaires et ordinateurs. Nous n'ouvrons jamais aucune pièce jointe qui nous paraît suspecte. Pour les points vraiment sensibles, si nous ne voulons prendre aucun risque, nous avons recours à la bonne vieille poste. Une lettre manuscrite, écrite au stylo et délivrée par un facteur, à vélo.

Voilà le monde dans lequel nous vivons. Tous, journalistes comme lanceurs d'alerte ou simples citoyens, peuvent être en permanence observés, enregistrés, traqués. Une guerre asymétrique. L'arsenal protégeant l'opacité des pouvoirs est sans commune mesure avec celui de l'accès à l'information des citoyens.

Pourtant, ce n'est pas une fatalité ...
Dès 1776, la Suède a appliqué ce principe très simple : le public a le droit de savoir. Savoir ce que les élus et fonctionnaires font de l'argent public. Savoir sur quoi ils s'appuient pour prendre des décisions d'intérêt public. Cet accès, ce droit de regard, est inscrit dans la Constitution et dans l'ADN des sociétés scandinaves.

Aux États-Unis une loi, le Freedom of Information Act, autorise n'importe quel citoyen – américain ou pas… – à solliciter des documents auprès de la CIA, du FBI, du département de la Défense. Le FOIA est utilisé quotidiennement par des milliers de citoyens pour tenter de mettre en lumière des affaires plus concrètes, liées à la pollution, la santé, l'environnement. Aussi gênante soit-elle pour le gouvernement, cette loi est devenue partie intégrante du diagramme démocratique américain et aucun homme politique n'oserait la supprimer.

Au Royaume-Uni, la première loi sur l'accès aux documents administratifs a été votée en 2005 mais Tony Blair regrette cette promesse de campagne : « On ne peut gouverner, poursuit Tony Blair dans une interview à Associated Press, le 17 novembre 2011, sans pouvoir tenir des discussions confidentielles concernant des problèmes de la plus haute importance.

En vérité, la loi anglaise, comme la loi américaine, connaît des exemptions. Si la déclassification des documents met en danger la sécurité nationale, ceux-ci devront rester secrets. Mais les demandes des citoyens sont soumises à un « test d'intérêt public ». Une notion absente du droit français. Cela signifie que si l'intérêt public est supérieur au statut d'exemption, alors celui-ci doit être levé.

En France, il existe bien une loi d'accès aux documents administratifs. Celle-ci a été votée en 1978. Mais elle connaît tant d'exclusions qu'elle est quasiment inutilisable.
Enfin – détail qui achève de vider de sens la loi de 1978 –, arguant de la nécessaire « protection de la vie privée », si la divulgation d'un document comporte un nom propre et vient à « porter préjudice » à un fonctionnaire, celle-ci est impossible.
Une instance devrait faire office de contre-pouvoir : la CADA, Commission d'accès aux documents administratifs. Formée de juristes et d'historiens, elle a été mise en place pour convaincre l'administration de respecter la loi. Mais son rôle n'est que consultatif. Elle permet de débloquer certaines situations, mais dès qu'on arrive sur des affaires vraiment sensibles, ses avis ne sont pas pris en compte. En bref, la loi de 1978 est inutilisable et inutilisée, sauf pour la transmission de dossiers médicaux et de documents du cadastre.
Il existe bel et bien un nœud français. Un accommodement avec le non-dit, l'opaque, le flou.
Voici donc circonscrit le gène de l'opacité administrative française. Lorsque la vérité surgit, c'est par accident.

On aimerait penser que la France va assez rapidement rejoindre le Royaume-Uni et les États-Unis dans une législation plus citoyenne dans l'accès aux documents et archives. Ce n'est pas le cas.

Pendant la présidence Sarkozy, une loi de programmation militaire a étendu le secret-défense à des lieux devenus inaccessibles aux perquisitions judiciaires.

À la lecture des actuelles exclusions prononcées par la CADA, on mesure à quel point une muraille de Chine sépare les citoyens de l'administration lorsqu'on évoque les documents. « La communication des documents doit être refusée lorsqu'elle pourrait porter atteinte à l'exercice des activités régaliennes de l'État. Ainsi ne sont pas communicables : les délibérations du gouvernement, le secret de la défense nationale, la conduite de la politique extérieure ; la monnaie et le crédit public ; la sûreté de l'État, la sécurité publique ou des personnes ; le déroulement des procédures juridictionnelles ; la recherche des infractions fiscales et douanières. »

En bref, l'essentiel de l'activité de l'État français devient invisible à la société civile. Il existe pourtant aujourd'hui une urgence démocratique à instituer une véritable loi d'accès aux documents.
Il est vital que la transparence devienne enfin la règle et le secret l'exception.

Sources de l'article : Médiapart

Note du Collectif 07 SGDS : dans ces conditions, les luttes telles que celles que nous menons contre les gaz et huiles de schiste pourraient devenir plus difficiles encore. Mais la détermination et le désir de justice des citoyens font que cette aristocratie ne pourra plus contenir longtemps la démocratie.