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Alès : les anti gaz de schiste très remontés contre TOTAL
Ils étaient une quarantaine de citoyens des collectifs non au gaz de schiste du nord du Gard rassemblés hier, samedi 28 avril à partir de 15h sur le rond point du pont neuf à Alès sous la banderole marquée du slogan très provocateur « Total nique ta mer et tes Cévennes. » Pendant près d'une heure, ils ont attiré l'attention des Alésiens en distribuant des tracts dénonçant la prévalence financière devant la sécurité environnementale du 1° pétrolier français dans ces activités industrielles.
« En effet, après la relaxe de ce dernier dans les poursuites judiciaires en France suite à la catastrophe de l'Ericka, après la fuite de la plateforme gazière au large de l'Ecosse, Total ne désarme pas et use de tous les moyens pour venir forer en Cévennes pour extraire des gaz de schiste. Après l'abrogation de son permis de Montélimar, Total a posé un recours au tribunal afin de faire annuler cette abrogation. Les plages souillées et l'atmosphère polluée par la fuite de gaz en mer ne lui suffisent pas, il faut maintenant qu'il vienne s'essuyer les pieds en Cévennes » ont précisé les membres des collectifs Basta !GazAlès, Auzonnet-Céze-Ganiére, d'Anduze, de Barjac et de Fons sur Lussan, par voie de communiqué de presse.
Un millier de tracts ont ainsi été distribués en rappelant également aux passants que trois permis d'hydrocarbures de roche mère touchent le bassin alésien.
Article d'Objectifs Gard du 30 avril 2012
Lire l'article + photo sur Objectif Gard.com
Chéroy, vendredi 27 avril. 20 h 30. La première réunion publique d’information sur les nouveaux permis d’exploration de pétrole fait salle pleine… et même débordante ! Plus de 120 personnes s’étaient déplacées sous la pluie à l’appel du tout nouveau collectif « non au pétrole de SCHISTE – Bocage Gâtinais ».
La commune de Chéroy a récemment découvert qu’elle se trouvait sur le territoire défini par le permis nouveau du même nom, en mauvaise passe d’être octroyé aux compagnies Lundin et Concorde . – « Pas grave ! Rien à craindre » aurait répondu à la ronde le conseiller général de Chéroy Jean-Baptiste Lemoyne, il ne s’agit que d’explorer et la Loi « Jacob » interdit la fracturation hydraulique ! »
Certes, mais tout cela est théorique, la réalité ? Elle est sur le terrain : les compagnies ne vont pas se contenter d’investir pour les beaux yeux de la science, ni de rechercher les « poches de pétrole conventionnel » dont même les pétroliers s’accordent à dire qu’elles ont été toutes reconnues et qu’il n’y a plus rien d’intéressant, sauf à descendre dans la roche-mère (citations de M. Roux de TOTAL en 2001 – et de M. Vially de l’IFP en 2012)
En outre, comme le rappelle l’Association des Hydrologues des Services Publics : " tout forage est susceptible d'être à l'origine d'une dégradation irréversible " toute exploration, forage quel qu’il soit, présente un réel danger pour les nappes phréatiques. Surtout dans la région avec le régime quarstique du Lunain réputé fantasque et ses effets de pollution immédiate (une question d'heures) . Par ailleurs, deux accident de forage purement « conventionnel » à Chailly en Bière sont restés dans les mémoires.
Enfin, comment se fier aux estimations et promesses pharaoniques des compagnies pétrolières quand tout démontre qu’elles sont fausses et relèvent de la propagande mensongère ?
La présentation faite au cours de cette réunion, nous remet les pieds sur terre. Dans une analyse implacable, non dénouée d’humour, elle compare les estimations du « trésor sous nos pieds » dans le Bassin parisien aux chiffres officiels de pétrole de schiste récolté dans le Bassin de Bakken (North Dakota.USA) dont la géologie est similaire – mais pas la densité de population ! - (1000 ha/km² en IdF, contre 4 ha/km²au North Dakota).
Car, dans la meilleure hypothèse, tous comptes faits selon l’Institut Français du Pétrole, il n’y aurait que 1,6 milliards de barils « exploitables » disséminés dans la roche-mère d’Ile-de-France et 500 forages feraient passer notre « autonomie énergétique annuelle », de 5 jours actuellement à … 15 ou 18 jours par an, pendant seulement une poignée d’années. Pas de quoi faire frémir la balance commerciale ! Les autres promesses sont à l’avenant : il ne faut pas s’attendre à payer moins cher l’essence, ni à inverser la tendance-chômage, les compagnies –toutes étrangères- préférant importer des travailleurs ne parlant la langue des pays exploités – et n’ayant aucune intention de nous faire des cadeaux. Car ce que recherchent ces compagnies plus financières que pétrolières, c’est un enrichissement rapide des actionnaires.
Le prétexte de recherche scientifique est aussi très suspect : le code Minier autorise en effet les bénéficiaires de permis « de recherche » à exploiter les hydrocarbures qu’ils trouveront, c’est-à-dire de les commercialiser sans avoir à payer de taxes. Mais, comme ces permis sont accordés pour 5 ans et renouvelables 2 fois, les compagnies auront fait le plein de nos richesses en sous-sols avant l'échéance des 15 ans de permis d’explorer…
En revanche, que d’emplois détruits localement, que de pollutions et catastrophes sanitaires, écologiques, partout où cette industrie, nécessairement violente, a sévi.
Allons-nous vraiment prendre les risques de pollutions et destructions irréversibles, pour … si peu d’avantages ? Allons-nous épuiser et brûler toutes nos réserves d’énergie fossiles en sachant que le changement climatique nous l’interdit ?
Mais que faire alors ? Les idées fusent dans la salle… Parer au pire, garder l’œil ouvert… un réseau de vigilance s’est déjà constitué entre les collectifs. Il fonctionne. - Ecrire, écrire, écrire… convaincre les élus, locaux, départementaux, nationaux, européens… Eduquer les jeunes… Utiliser tous les moyens de résistances légaux : les maires ont la possibilité d’agir localement.
Et surtout, résister courageusement, manifester collectivement notre détermination, notre refus.
Dans l’assistance plusieurs personnes rappellent qu’il nous faut changer déjà nos mentalités, notre « conditionnement » à surconsommer, à produire trop de « biens » inutiles dont on ne sait plus comment s’en débarrasser… Nous préparer à de nouveaux modes de vie, de partage, de solidarité, de courage, de convivialité, pour préserver un héritage à nos enfants.
Convivialité, courage, partage… Cette réunion organisée et documentée en un temps record par les bénévoles en a donné un bel exemple.
Merci aux « Amis de la Mare », à sa dynamique présidente Isabelle Ksyk, à Isabelle Michaut-pascual, à Patrick Troubadour, aux amis et citoyens des nouveaux Collectifs, aux élus qui se sont déplacés et sont intervenus : les conseillers municipaux de Chéroy, M. Dominique Bourreau, Maire de Villeneuve La Guyard et Conseiller Général du Canton de Pont-sur-Yonne et à tous les habitants qui sont venus s’informer, proposer leurs solutions.
Une seconde réunion est prévue à VOULX,
vendredi 4 mai prochain, à 20 h 30,
à la salle du Mille Club.
Chéroy, vendredi 27 avril. 20 h 30. La première réunion publique d’information sur les nouveaux permis d’exploration de pétrole fait salle pleine… et même débordante ! Plus de 120 personnes s’étaient déplacées sous la pluie à l’appel du tout nouveau collectif « non au pétrole de SCHISTE – Bocage Gâtinais ».
La commune de Chéroy a récemment découvert qu’elle se trouvait sur le territoire défini par le permis nouveau du même nom, en mauvaise passe d’être octroyé aux compagnies Lundin et Concorde . – « Pas grave ! Rien à craindre » aurait répondu à la ronde le conseiller général de Chéroy Jean-Baptiste Lemoyne, il ne s’agit que d’explorer et la Loi « Jacob » interdit la fracturation hydraulique ! »
Certes, mais tout cela est théorique, la réalité ? Elle est sur le terrain : les compagnies ne vont pas se contenter d’investir pour les beaux yeux de la science, ni de rechercher les « poches de pétrole conventionnel » dont même les pétroliers s’accordent à dire qu’elles ont été toutes reconnues et qu’il n’y a plus rien d’intéressant, sauf à descendre dans la roche-mère (citations de M. Roux de TOTAL en 2001 – et de M. Vially de l’IFP en 2012)
En outre, comme le rappelle l’Association des Hydrologues des Services Publics : ” tout forage est susceptible d’être à l’origine d’une dégradation irréversible ” toute exploration, forage quel qu’il soit, présente un réel danger pour les nappes phréatiques. Surtout dans la région avec le régime quarstique du Lunain réputé fantasque et ses effets de pollution immédiate (une question d’heures) . Par ailleurs, deux accident de forage purement « conventionnel » à Chailly en Bière sont restés dans les mémoires.
Enfin, comment se fier aux estimations et promesses pharaoniques des compagnies pétrolières quand tout démontre qu’elles sont fausses et relèvent de la propagande mensongère ?
La présentation faite au cours de cette réunion, nous remet les pieds sur terre. Dans une analyse implacable, non dénouée d’humour, elle compare les estimations du « trésor sous nos pieds » dans le Bassin parisien aux chiffres officiels de pétrole de schiste récolté dans le Bassin de Bakken (North Dakota.USA) dont la géologie est similaire – mais pas la densité de population ! – (1000 ha/km² en IdF, contre 4 ha/km²au North Dakota).
Car, dans la meilleure hypothèse, tous comptes faits selon l’Institut Français du Pétrole, il n’y aurait que 1,6 milliards de barils « exploitables » disséminés dans la roche-mère d’Ile-de-France et 500 forages feraient passer notre « autonomie énergétique annuelle », de 5 jours actuellement à … 15 ou 18 jours par an, pendant seulement une poignée d’années. Pas de quoi faire frémir la balance commerciale ! Les autres promesses sont à l’avenant : il ne faut pas s’attendre à payer moins cher l’essence, ni à inverser la tendance-chômage, les compagnies –toutes étrangères- préférant importer des travailleurs ne parlant la langue des pays exploités – et n’ayant aucune intention de nous faire des cadeaux. Car ce que recherchent ces compagnies plus financières que pétrolières, c’est un enrichissement rapide des actionnaires.
Le prétexte de recherche scientifique est aussi très suspect : le code Minier autorise en effet les bénéficiaires de permis « de recherche » à exploiter les hydrocarbures qu’ils trouveront, c’est-à-dire de les commercialiser sans avoir à payer de taxes. Mais, comme ces permis sont accordés pour 5 ans et renouvelables 2 fois, les compagnies auront fait le plein de nos richesses en sous-sols avant l’échéance des 15 ans de permis d’explorer…
En revanche, que d’emplois détruits localement, que de pollutions et catastrophes sanitaires, écologiques, partout où cette industrie, nécessairement violente, a sévi.
Allons-nous vraiment prendre les risques de pollutions et destructions irréversibles, pour … si peu d’avantages ? Allons-nous épuiser et brûler toutes nos réserves d’énergie fossiles en sachant que le changement climatique nous l’interdit ?
Mais que faire alors ? Les idées fusent dans la salle… Parer au pire, garder l’œil ouvert… un réseau de vigilance s’est déjà constitué entre les collectifs. Il fonctionne. – Ecrire, écrire, écrire… convaincre les élus, locaux, départementaux, nationaux, européens… Eduquer les jeunes… Utiliser tous les moyens de résistances légaux : les maires ont la possibilité d’agir localement.
Et surtout, résister courageusement, manifester collectivement notre détermination, notre refus.
Dans l’assistance plusieurs personnes rappellent qu’il nous faut changer déjà nos mentalités, notre « conditionnement » à surconsommer, à produire trop de « biens » inutiles dont on ne sait plus comment s’en débarrasser… Nous préparer à de nouveaux modes de vie, de partage, de solidarité, de courage, de convivialité, pour préserver un héritage à nos enfants.
Convivialité, courage, partage… Cette réunion organisée et documentée en un temps record par les bénévoles en a donné un bel exemple.
Merci aux « Amis de la Mare », à sa dynamique présidente Isabelle Ksyk, à Isabelle Michaut-pascual, à Patrick Troubadour, aux amis et citoyens des nouveaux Collectifs, aux élus qui se sont déplacés et sont intervenus : les conseillers municipaux de Chéroy, M. Dominique Bourreau, Maire de Villeneuve La Guyard et Conseiller Général du Canton de Pont-sur-Yonne et à tous les habitants qui sont venus s’informer, proposer leurs solutions.
Une seconde réunion est prévue à VOULX,
vendredi 4 mai prochain, à 20 h 30,
à la salle du Mille Club.
rédigé par : Cadel
La presse anglophone relaye l'information :
Environ 70 personnes ont été évacuées d'une zone dans un rayon de 5-mile d'un puits de gaz naturel d'environ 10 miles au nord-est de Douglas, Wyoming suite à une fuite de boue et de gaz mardi 24 avril 2012 après-midi.
Le puits est foré par Chesapeake Energy Corp ( NYSE : CHK ) dans un réservoir de gaz de schiste connu sous le nom de Niobrara, qui s'étend au sud dans le Colorado et à l'Est dans le Nebraska.
La fuite a eu lieu "tandis que les techniciens étaient en train de mettre en place un nouveau tube sur le puits" selon un rapport dans le journal local, le budget de Douglas.
Chesapeake a vendu une participation d'un tiers dans ses baux Niobrara à la CNOOC Ltd ( NYSE : CEO ), la branche américaine de la Chine Offshore Oil Co., pour 1,3 milliard de dollars en Janvier 2011.
Selon le budget, Chesapeake a sollicité l'aide des Bottes & Coots division de Halliburton Co. ( NYSE : HAL ) pour le contrôle du puits.
La partie horizontale du puits avait été forés et la société était en train d'installer le tubage du puits avant de procèder à la fracturation hydraulique.
L'année dernière, Chesapeake avait eu une éruption sur un puits dans le bassin de Marcellus en Pennsylvanie. Des fluides de fracturation et des boues avaient été déversées allentour.
Il n'existe aucune estimation de la quantité de fuite de gaz dans l'atmosphère, mais il semble y avoir un danger d'explosion assez limité.
[L'article- en anglais>http://247wallst.com/2012/04/26/che...]
L'offensive des industriels est imminente. Les appuis administratifs dont ils disposent, l'avancement des dossiers en Dreal, leurs communications, sont inquiétants.
Il apparaît de plus en plus clairement que nous approchons du moment où il faudra mettre en place des actions de blocage pour empêcher l'installation des plateformes de forage.
Déjà leur communication par voie de presse s'emplifie par des discours du type : "nous faisons de l'exploration sans fracturation hydraulique sur des gisements conventionnels ".
Cette communication est basée sur une sémantique rassurante, positiviste, dans le but de faire succomber la population et les élus aux charmes de ces sirènes.
Lire le communiqué de presse de l'Amicale des foreurs (pdf de 3.3 Mo)
Il n'en demeure pas moins que les faits, eux, n'ont pas changé.
Il est donc important de continuer à s'informer et à informer nos concitoyens et nos élus.
Malgré la loi interdisant la fracturation hydraulique, les compagnies pétrolière ne désarment pas.
En pratique les sociétés pétrolières, avec leurs nouvelles autorisations de recherche ou d'explorations d'hydrocarbures vont reprendre la seule technique qu'ils connaissent pour évaluer la rentabilité des gisements : la fracturation hydraulique ou une technique similaire.
Il s'agit tout au plus d'aménager quelques techniques permettant une autre sémantique ayant pour but de rassurer les populations et les élus mais les risques environementaux et sanitaires encourus seront les mêmes quelles que soit la forme de stimulation employée.
Et pour cause : la France possède des gisements dit "non-conventionnels".
Ce ne sont pas pas des hydrocarbures de réservoirs (dit conventionnels) contenus dans une roche poreuse et perméable dans laquelle ils se sont accumulé et mis naturellement sous pression mais des hydrocarbures de roche-mère qui se caractérisent par le fait :
Les caractéristiques de ces hydrocarbures de roche-mère obligent pour leur extraction, et quels que soit l'hydrocarbure recherché, des techniques faisant appel à des formes de stimulation hautement polluantes (fracturation, lavage au solvant, acidification, chauffage à la vapeur d'eau…).
De plus la quantité d'eau nécessaire à ces stimulation est proprement effarante, stupéfiante.
Mais encore la pollution est engendrée par les boues et les fluides de remontée qui contiennent des métaux lourds, toxiques, radioactifs contenus naturellement dans la roche mère ou par les produits injectés pour améliorer la stimulation.
Tous ces hydrocarbures sont extrêmement difficiles et coûteux à extraire d'où non seulement des désastres environnementaux, sanitaires et économiques mais aussi une aberration financière.
L'extraction demande énormément d'énergie (presque autant que celle qui en sera retirée). C'est donc extrêmement coûteux et ce n'est rentable que parce que les compagnies laisseront à la charge du contribuable les dépenses des dégâts collatéraux financiers, sanitaires, économiques et environnementaux si tant est que tous ces dégâts puissent être réparables ce qui n'est pas le cas, loin de là.
Pour plus de détails sur ces hydrocarbures ou sur les différentes formes de stimulation veuillez consulter les documents de la "Boite à outils Scientifique et plus particulièrement le diaporama sur cette page de notre site
LÉGISLATIF
DANGER, ON JOUE AVEC LES MAUX :
Exploitation ou recherche ? Interdiction ou Test ? Techniques alternatives : lesquelles, il n'existe rien d'autre que la fracturation hydraulique pourtant :
le Décret n° 2012-385 du 21 mars 2012 donne à la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux « pour mission d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives. Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées aux seules fins de recherche scientifique… ».
la Commission interministérielle sur les gaz et huiles de schiste préconisent le lancement d'un programme de recherche scientifique, dans un cadre national ou européen, sur les techniques de fracturation hydraulique et leurs impacts environnementaux. Il prévoit aussi une réforme de la fiscalité pétrolière "de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation d'hydrocarbures sur leur territoire". Moyen grossier pour affaiblir la détermination des élus locaux qui s'opposent à cette industrie sur leur territoire.
le Conseil général de l'Economie, de l'Industrie , de l'Energie et des technologues préconise de « tester la fracturation hydraulique dans des forages pilotes sur chaque bassin ».
28/04/2012 : Association Vigi-Nature
Communiqué de presse de Vigi-Nature du 31/03/2012 : on dit se préparer à aborder le problème dans toute sa complexité.
Lire le communiqué de presse (pdf e 1,2 Mo)
25/04/12 : Une coalition de 40 ONG et associations interpelle le Parlement Européen à propos du développement à grande ampleur des gaz et huiles de schiste, des sables bitumineux et des gaz de houille par les Etats membres, ainsi que du recours à la fracturation hydraulique.
Lire l'article
24/04/12 : Michèle RIVASI - députée européenne EELV.
Séismes : une étude qui fait trembler l'industrie des gaz de schiste.
Une étude américaine officielle (non publiée pour l'instant) a établi un lien entre la réinjection des eaux usées dans les puits fracturés et l'intensification de séismes à proximité des puits.
Télécharger le communiqué de presse (pdf de 40 ko)
31/03/12 : Sabine BUIS candidate PS à l'élection législative dans la 3ème circonscription de l'Ardèche
Pascal TERRASSE, candidat PS à l'élection législative dans la 1ère circonscription de l'Ardèche
Remise de la réponse signée de François HOLLANDE à la lettre aux candidats à S Sernin le 31 mars 2012
Télécharger le communiqué de presse (pdf de 60 ko)
26/03/12 : Michèle Rivasi, porte-parole d'Eva Joly - EELV
Gaz et huile de schiste : notre avenir énergétique n'est pas à brader, il est à débattre.
Publié le 26/03/2012 sur blogs.rue89.com
Télécharger le communiqué de presse (pdf de 135 ko)
Ce problème généralement peu évoqué semble avoir été ignoré de nos chers ingénieurs du ministère de l'écologie. Il concerne au premier chef l'Ile de France, dont les resources en pétrole de schiste sont contenues dans des roches d'une structure géologique comparable au Dakota du Nord.
Dans l'ouest du Dakota du Nord, des centaines de feux s'élèvent au-dessus des champs de blé, de tournesols et des balles de foin. La nuit, ils illuminent le ciel des Prairies comme des lucioles géantes.
Ce ne sont pas des feux de forêt causés par la foudre ou d'autres actes de la nature, mais la combustion délibérée de gaz naturel par les sociétés avides d'extraire le pétrole des schistes bitumineux du bassin de Bakken et de profiter du prix élevé du brut. Le gaz est extrait en même temps que le pétrole beaucoup plus rentable, alors que rien n'incite à le récupérer, Les foreurs traitent le gaz en tant que déchet et le brûle tout simplement
Chaque jour, près de 3 millions de m3 cubes de gaz naturel sont brûlés en torchère de cette façon - soit assez d'énergie pour chauffer un demi-million de foyers par jour.
Le gaz torché crache aussi au moins deux millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère chaque année, autant que 384 000 voitures ou une Centrale électrique au charbon.
Tous compte faits, 30 % du gaz naturel produit dans le Dakota du Nord est brûlé comme déchet. Comme d'ailleurs cela se pratique encore en Russie, au Nigeria et en Iran.
Avec les réglementations gouvernementales trop laxistes cette pratique est employée également pour les schistes Eagle Ford au Texas, et certains autres états .
Le Dakota du Nord n'est pas aussi mauvais que le Kazakhstan, mais ce n'est pas ce que l'on attend d'une société civilisée et efficace. Bruler un produit précieux et irremplaçable pour les générations suivantes, simplement parce que c'est cher à mettre sur le marché, est scandaleux a déclaré Michael E. Webber, associé directeur du Centre pour l'énergie ...
Les compagnies pétrolières disent que la réalité économique est la cause du torchage dans le Bakken, le plus grand champ pétrolier découvert aux États-Unis durant ces quatre dernières décennies. Ils soutiennent qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer pour les pipelines et les usines de liquéfaction pour le commercialiser. Et la réinjection du dioxyde de carbone qui est faite couramment dans les champs de pétrole conventionnel, est plus difficile et coûteuse dans les schistes moins perméables.
"Ce champ couvre 50 000 Km carré, de sorte qu'il faut du temps pour aller tester ce qui est là et ensuite construire un système de collecte et de pipelines, a déclaré Harold G. Hamm, chef de la direction des Ressources Continental, l'un des plus grands producteurs de pétrole dans le Bakken.
Le torchage est un recul de l'industrie car la plupart des champs de pétrole et de gaz aux États-Unis ont développé des équipements pour collecter et traiter le gaz.
Mais la hausse récente de la production de gaz a changé le calcul économique. Le Prix du gaz naturel a chuté à partir de 2008 depuis que de vastes champs de gaz de schiste sont exploités par la fracturation hydraulique et le forage horizontal. Alors que ces mêmes techniques ont ouvert la voie à la production de pétrole de schiste.
Avec des prix du pétrole élevés et une forte demande mondiale et des baux à court terme de cinq ans pour les terres dans le Bakken, les foreurs ont constaté qu'il était plus rentable de simplement prendre le pétrole et de brûler le gaz. La construction d'infrastructure pour gérer le gaz ferait augmenter considérablement les coûts et la lenteur du développement, et les efforts déployés jusqu'ici pour utiliser le gaz pour la production d'électricité ont eu un succès limité, car il contient des composants qui posent des problèmes.
«Je vais vous dire pourquoi les gens refusent a déclaré Troy Anderson, opérateur principal d'une usine de traitement du gaz dans le Dakota du Nord proprieté de Whiting Petroleum . «Les pipelines sont chers: Vous devez les entretenir. Vous avez besoin d'un permis pour les construire. Ils sont une douleur. "
Bien que la capture du gaz soit la meilleure option, les scientifiques disent que le torchage est n'est pas le pire pour l'environnement car la combustion du gaz produit du CO2 dans l'atmosphère qui est moins nocif que l'évacuation du gaz naturel - qui est du méthane-, et qui a beaucoup plus d'impact sur l'effet de serre que le CO2.
Jusqu'à présent, les fonctionnaires de la santé du Dakota disent que le torchage n'a pas produit de graves problèmes de pollution atmosphérique. Mais le torchage pourrait éventuellement devenir un autre casse-tête environnemental pour une industrie déjà l'objet d'attaques sur la fracturation hydraulique, qui pourrait mettre en péril la qualité de l'eau.
L'Agence fédérale pour la protection de l'environnement a récemment proposé de nouvelles normes d'émissions atmosphériques pour les puits par fracturation , et elle a également commencé à réclamer aux compagnies pétrolières de collecter les données provenant de la fracturation et des autres opérations.
"Un jour, un régulateur va dire:« Je ne vais pas vous donner un autre permis jusqu'à ce que vous me disiez ce que vous allez faire avec le gaz, "a déclaré Charif Souki, directeur général de Cheniere Energy, qui espère à terme, exporter l'excédent de gaz sous forme liquéfiée.
Les écologistes commencent aussi à s'alarmer. "Il est temps pour les organismes de réglementation de porter un regard critique sur les impacts du torchage et de s'assurer que les solutions à ce problème sont trouvées avant la poursuite de l'expansion généralisée de cette pratique», a déclaré Mall Amy, analyste principal des politiques à la Natural Resources Defense Council. Certaines des entreprises qui travaillent dans le Dakota du Nord, y compris Whiting, investiront 3 milliards de dollars au cours des trois prochaines années dans les pipelines et plusieurs grandes usines de transformation et livreront du gaz aux marchés du Midwest plutôt que de le brûler.
Whiting, une société du Colorado qui a été l'un des premiers explorateurs dans le Bakken, voit une valeur particulière dans le gaz qui se trouve ici, car il contient de grandes quantités de propane et de butane qu'il peut extraire et vendre avec profit
«Notre objectif est d'avoir zéro émission", a déclaré James T. Brown, président de Whiting et chef de l'exploitation. "C'est une perte de gaspiller toute cette énergie."
Bien que les projets de Whiting et d'autres pourraient réduire le torchage au cours des deux prochaines années, certains dirigeants reconnaissent que ce sera un problème persistant si l'industrie augmente le nombre de puits dans la zone de 5.000 à un 48000 comme projeté au cours des 20 prochaines années.
Wayde Schafer, organisateur du Sierra Club du Nord Dakota conservation, a déclaré que l'industrie avait besoin de ralentir le développement si elle ne pouvait pas protéger l'air. "Vous pouvez le faire rapidement et vous pouvez bien faire les choses", at-il dit.
D'après Clifford Krauss , New York Times - 26/09/2011