Glossaire

Banco Mundial (fr)

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L'une des instituions spécialisées des Nations Unies, la Banque mondiale est composée de cinq organismes et rassemble 185 pays membres. Elle fut créée en 1944 à Bretton Woods et avait pour objectif initial de soutenir la reconstruction de l'Europe de l'après-guerre (via la BIRD -Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement). A partir des années 1960 et la création de l'Association internationale de développement (AID), son objectif déclaré est de « réduire la pauvreté », notamment par le biais d'octroi à des pays en développement de prêts conditionnés.

Bolsa de la deuda (fr)

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A partir de 1983, en créant une "bourse de la dette", les banques vont convertir leurs créances sur les PED en «titres de la dette», échangés désormais à un « prix du marché ». Rapidement toutefois, les banques sont prises au piège : la plupart de ces créances étant alors considérées comme douteuses, leur offre augmente rapidement et leurs prix baissent, certains de ces « titres » perdant entre 30 et 70% de leur valeur. S'opposant au remboursement de la dette par les pays emprunteurs à la hauteur de cette «valeur du marché», à partir de 1987, les banques vont convertir leurs créances en investissements, en échangeant une partie des remboursements de la dette contre des prises de participation dans l'économie des pays débiteurs. Ces derniers vont ainsi céder à l'Occident de larges secteurs de leurs industries nationales à des prix souvent dérisoires.

Lire Arnaud Zacharie (CADTM Belgique), « L'évolution des flux de capitaux vers les pays émergents », dans Nouvelles dettes, nouvelles crises, nouveaux mécanismes : Propositions du FMI et alternatives, AITEC, mars 2003

 

Club de Londres (fr)

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Un groupe informel de banques commerciales, formé dans les années 1970 sur le modèle du Club de Paris.

Club de Paris (fr)

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Un groupe informel de créanciers publics (19 pays développés en sont membres permanents) formé en 1956. C'est au sein de ce groupe que se négocient des accords de rééchelonnement de la dette bilatérale.

Consenso de Washington (fr)

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L'expression de l'économiste John Williamson (1989) pour désigner les mesures recommandées aux économies en difficulté, et en particulier à celles d'Amérique latine, par les IFI ayant leur siège à Washington DC : Banque mondiale et FMI, soutenus, en la matière, par le Département du Trésor américain.

Control de cambio (fr)

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Politique monétaire qui soumet à une régulation totale ou partielle les opérations de paiement avec l'étranger.

Crisis financieras en America Latina (fr)

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  • 1982 (Août) : Le Mexique se déclare en cessation de paiements. La crise financière s'étend rapidement à toute l'Amérique latine et aux Caraïbes.
  • 1994 (Décembre) - 1995 : Nouvelle crise financière au Mexique. Allocation de crédits d'urgence des bailleurs de fond internationaux sous condition de renforcement des plans d'austérité.
  • 1999 (Janvier) : Crise financière au Brésil. Les pays voisins, dont l'Argentine (premier partenaire commercial du Brésil), sont rapidement touchés.
  • 2001 (Décembre) : Le refus du FMI de l'aide d'urgence de 1,2 milliard de dollars à l'Argentine (l'objectif budgétaire qu'il lui avait fixé n'ayant pas été atteint) entraine la fuite des capitaux et la crise du système bancaire, qui provoquent à leur tour un «effet domino » touchant le Brésil (2002) et les autres pays latino-américains.

Deuda bilateral (fr)

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Dette contractée auprès d'un autre Etat (notamment auprès des agences de crédit à l'exportation).

Deuda ecologica (fr)

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Selon Joan Martinez Alier (Deuda ecológica y deuda externa, 1997), exprimée en termes monétaires, «la dette écologique» comprendrait :

Pour le compte du commerce écologiquement inégal :

  • Les coûts de reproduction / maintien des ressources naturelles renouvelables exportées. Par exemple, le repositionnement des nutriments incorporés dans les exportations agricoles ;
  • Les coûts actualisés de la non-disponibilité future des ressources non-renouvelables détruites. Par exemple, l'épuisement des gisements, la biodiversité détruite...Ces grandeurs restent toutefois difficiles à évaluer ;
  • Les coûts de réparation (non payés) des dommages produits localement par les exportations (par exemple, la contamination des eaux par le mercure pour les exportations d'or), ou, lorsqu'il n'existe pas de réparation possible, la valeur actualisée de ces dommages (appelée parfois «passifs environnementaux».

Pour le défaut de paiement des services environnementaux :

  • Coûts de réparation des conséquences des importations des résidus toxiques solides ou liquides ;
  • La valeur correspondante aux résidus gazeux absorbés gratuitement jusqu'à aujourd'hui (principalement CO2);
  • La valeur des connaissances portant sur les ressources génétiques cédées gratuitement, lorsqu'il y a eu une exploitation commerciale de ces dernières.
« Il ne s'agit pas de mercantiliser la nature, mais d'utiliser le langage et les idées de la «pensée unique» du tout-économique dominante dans les centres du pouvoir du monde, pour y exposer le thème de la dette écologique, sans oublier pour autant la diversité et l'incommensurabilité des valeurs qui est l'unique fondement possible d'une économie écologique. Il existe bien entendu d'autres langages qui, au-delà de la chrématistique, peuvent et doivent être maniés par le Sud ». Joan Martinez Alier, "Deuda ecológica y deuda externa". Rencontre "La Deuda Externa y el Final del Milenio", juillet 1997, Caracas.