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Equateur : détention arbitraire de Javier Ramirez, un des dirigeants d'Intag

Date de publication: 
Jeudi, 10 Avril, 2014
Par: 
Cordinadora zonal del Intag

Javier Ramírez: Détenu arbitrairementJavier Ramírez: Détenu arbitrairementVoici la traduction en français d’un communiqué à propos du récent emprisonnement de Javier Ramírez, président de la communauté de Junín dans la vallée d'Intag en Equateur. Ce village se trouve à proximité du gisement de cuivre du mega projet minier de Llurimagua (anciennement projet Junín), actuellement aux mains de l'entreprise chilienne d'Etat Codelco.
Javier Ramírez est accusé de rébellion, sabotage et de terrorisme. L'ordre de détention vient du procureur de Cotacachi, le canton dont dépend la vallée d'Intag. Ce message est un appel aux organisations et mouvements sociaux à dénoncer cette manœuvre et la politique de criminalisation des luttes sociales que mène le gouvernement de Correa en adhérant à la lettre ci-dessous.

VOICI LA TRADUCTION DU TEXTE DE LA LETTRE POUR LAQUELLE ON RECHERCHE DES SIGNATURES (ADHÉSIONS) : 

Pour signer cet appel, envoyer votre soutien à : [email protected]

Aux Président, Ministres et Assembléistes, Aux autorités judiciaires, Aux autorités du Cantón Cotacachi et de la zone d’Intag Organisations sociales, écologistes et de défense des droits de l’homme exigent la liberté immédiate et l’abandon des charges contre Javier Ramírez, président de la communauté de Junín.

Le 10 avril 2014, à 20h, Polivio Pérez et Javier Ramírez, dirigeants communautaires de la zone d’Intag-Cotacachi, province d’Imbabura, ont été arrêtés.

Intag Cordinadora zonalIntag Cordinadora zonalDepuis, Mr. Javier Ramírez, président de la communauté de Junín, est gardé en détention pour 30 à 90 jours de prison préventive au titre de “présomption de délit de rébellion contre l’administration publique ”. La plainte a été déposée par la Société nationale des mines de l'Equateur Enami. Le lendemain, le procureur de Cotacachi a ajouté deux accusations plus graves, celles de "terrorisme" et de  "sabotage" Selon les rapports de presse, les accusations se rapportent à une altercation survenue le 6 avril entre des membres de la communauté et des employés d'Enami, événement lors duquel Javier n'était pas présent, même à proximité. Son frère Hugo Ramirez doit également faire face à des accusations, mais n'a pas été arrêté. Nous craignons que d'autres membres de la communauté puissent se trouver sur cette liste injustifiée .

Mr. Ramírez est une personne pacifique, respectée et qui ne mènerait sous aucun prétexte des actes de « rébellion ». Bien au contraire, Mr. Ramírez est, tout comme ses voisins, internationalement reconnu comme un des défenseurs de ce que sa communauté a mis en place, un projet de production respectueuse de la forêt, de la biodiversité et de la nature qu’elle a réussi à consolider au cours des années et pour lequel nous éprouvons du respect et de l’admiration.

En tant qu’organisations engagées pour la défense des droits de l’homme et de la nature, nous sommes préoccupées par ces faits qui ont lieu en Equateur, pays qui a ratifié de multiples traités internationaux garantissant le respect des droits de l’homme, ainsi que de ceux qui défendent ces droits, pays dont la Constitution établit le droit à l’eau comme droit fondamental, garantit la souveraineté alimentaire, reconnaît le droit à la résistance face aux actions et omissions du pouvoir public ou des personnes physiques ou morales qui portent atteinte ou peuvent porter atteinte aux droits constitutionnels.

Occupation Forage Jouarre (77) lun, 30/09/2013 - 21:32 — J.D.

Sources et ressources

Industrie minière

Quelques liens utiles pour en savoir plus sur les enjeux et les impacts de l’industrie minière : un début de recensement de sources documentaires (articles, sites Internet, etc.) en français.

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Brochures et Dossiers

Quand l’agro-écologie tisse des « liens qui libèrent » : une expérience colombienne

Par Anna Bednik. Dans Franck Gaudichaud (dir.), Amériques latines : émancipations en construction, Cahiers de l’émancipation, Syllepse, janvier 2013

La  globalisation du  capitalisme  uniformise les  territoires,  s’insinue dans  tous les  domaines  de  la  vie, instille dans les esprits l’utilitarisme et la logique de domination et détruit peu à peu les autres formes d’inscription dans le  monde.  Sa  progression  exige  toujours  davantage  :  de  plus  en  plus  d’activités  génératrices  de  profit  et d’inégalités  qui  rendent  ce  profit  possible,  toujours  plus  de  matières  premières  à  offrir  aux  exigences  – assidûment  croissantes  –  d’une  humanité  en  passe  de  devenir  un  appendice  de  la  machine  économique  et transformant toute forme d’existant en ressource exploitable. De nombreux chemins peuvent mener à ce même résultat. En Colombie, où, comme dans d’autres pays de la région,  le  néolibéralisme  s’est  enraciné  au  cours  des  trois  dernières  décennies,  la  redéfinition  des  scénarios sociaux et productifs est aussi allée de pair avec « toujours plus de violence ». Appliquant à la lettre la doctrine de la guerre antisubversive contre les guérillas communistes qui le défient depuis bientôt 50 ans, l’Etat a laissé le pays à la merci de groupes paramilitaires. Sous-traitants de la guerre sale pour l’armée régulière, mercenaires de « sécurité » et de coercition pour ceux qui ont des intérêts à défendre et de l’argent pour payer, ces derniers se  sont  progressivement  affirmés  comme  de  nouvelles  élites  locales  et  régionales.  Leur  autonomie  et  leur pouvoir ont grandi, tout comme leur faculté à s’imposer aux différents échelons de l’Etat. Financés en grande partie par des capitaux illicites (issus du narcotrafic, des extorsions, de la contrebande, etc.), ils ont aussi étendu leur emprise sur des secteurs d’activité classiques, jusqu’à construire dans les régions sous leur domination de véritables  « Etats  territoriaux  et  économies  privées»  (Medina  Gallego  2008:136).  L’expansion  du paramilitarisme  a  renforcé  le  modèle  de  latifundio  et  favorisé  l’extension  des  activités  stratégiques  pour  les capitaux (locaux comme transnationaux): culture de la coca, élevage extensif, agriculture transgénique et agro-combustibles, monocultures forestières, exploitations minière et pétrolière, mégaprojets «de développement». Lire la suite

Campagnes & Actions

Gaz de schiste et violences policières à Barton Moss : ça suffit !

Date de publication: 
Lundi, 24 Mars, 2014
Par: 
Les Collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille"

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE
www.nongazdeschiste.fr 
lE 24 MARS 2014

A l’Attention de Monsieur l’Ambassadeur du Royaume-Uni à Paris
Sir Peter Ricketts
35 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

 

Monsieur  l’Ambassadeur,

Au nom des collectifs français opposés à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels (gaz et  pétrole de schiste et de houille, entre autres) nous tenons à vous faire part de notre  profonde indignation concernant les  violences policières répétées que subissent des citoyens britanniques à Barton  Moss. 

Lundi dernier,  le 17 mars 2014, une mère de famille de quatre enfants a  été pour la seconde fois arrêtée par la Police du Grand Manchester avec une  brutalité inacceptable face à  une protestation pacifique (1). Ces démonstrations de force sont indignes d’un pays européen. 

Précédemment, une femme enceinte, une enfant de 15 ans, ainsi que des  personnes âgées ont elles aussi, entre autres, été arrêtées sans ménagement.  Plus de cent arrestations et intimidations ont eu lieu sur ce site où la  protestation est continue depuis le début des travaux de forage. Selon la  communauté locale, plus de 80 personnes ont été blessées par la police du Grand  Manchester. C’est inacceptable. Nous tenons donc à manifester notre solidarité avec les personnes victimes de ces violences de la part des forces de l’ordre de votre pays.  

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